Les élections présidentielles au Nigeria sont très attendues

Lorsque le Nigeria ira voter aux élections présidentielles du 25 février 2023, ce sera la première élection présidentielle en 20 ans au cours de laquelle Muhammadu Buhari ne sera pas sur le bulletin de vote. Il sera limité dans le temps après avoir servi les deux mandats autorisés par la Constitution à la suite de trois précédentes tentatives infructueuses de 2003 à 2011.

Les conventions de nomination des principaux partis politiques nigérians ont maintenant conclu avec clarté quant à qui concourra pour devenir le 16e chef d’État du Nigéria, succédant à Muhammadu Buhari. Contre l’ancien vice-président Atiku Abubakar du Peoples’ Democratic Party (PDP), le All Progressives Congress (APC) au pouvoir opposera l’ancien gouverneur de l’État de Lagos, Bola Ahmed Tinubu. Ils seront les deux premiers candidats.

Les élections dans les partis

Azubike Ishiekwene a décrit l’histoire du choix du candidat de l’APC comme une chronique de la maîtrise de l’ambivalence stratégique de Muhammadu Buhari. Il y a peu de preuves pour soutenir l’existence d’une telle sorcellerie stratégique.

Voici une vidéo relatant cette nouvelle :

La veille du début prévu de la convention, 11 gouverneurs d’États du nord du Nigeria tous sur la plateforme de l’APC ont émis une position commune affirmant que la recherche d’un successeur comme candidat présidentiel de l’APC soit limitée à nos compatriotes des États du sud. Dans la même déclaration, ils ont appelé “tous les aspirants des États du nord à se retirer dans l’intérêt national et à autoriser uniquement les aspirants du sud à se présenter aux primaires. C’était un gros problème parce que les gouverneurs déterminent collectivement qui remporte la nomination du parti à la présidence grâce à leur contrôle des délégués de leurs différents États.

De nombreux candidats

Sur les 23 candidats à la nomination du parti au pouvoir au poste de président, seul Abubakar Badaru (Jigawa) ; Yahaya Bello (Kogi); Ahmad Lawan (Yobe); et Sani Yerima (Zamfara) étaient du nord.

Quelques instants après la publication de cette déclaration, des informations ont filtré selon lesquelles le président Buhari avait également approuvé la position des gouverneurs du nord. Cela semblait une prochaine étape logique après que le président a informé son parti la semaine précédente qu’il souhaitait se voir accorder le privilège de désigner son successeur pour diriger le parti aux élections de l’année prochaine. Il y avait un point de différence important entre la position des gouverneurs du Nord et celle du président : alors que les gouverneurs exhortaient tous les aspirants du Nord à abandonner leurs ambitions et à se retirer, le président a choisi de garder le silence à ce sujet.

Assez bizarrement, après avoir informé le parti de son désir d’oindre un candidat pour lui succéder, le président Buhari a sauté sur le jet présidentiel et s’est rapidement envolé pour Ibiza pendant trois jours. De retour d’Espagne à peine trois jours avant la Convention, le président s’est de nouveau envolé pour le Ghana. Il ne pouvait épargner le temps ou l’attention nécessaires pour obtenir le résultat qu’il désirait. Il n’y avait là aucun génie stratégique. Il a plutôt attisé le vide politique que les gouverneurs du Nord n’ont été que trop heureux de saisir.

Moussa D.

Ecole de journalisme à Tunis, je traite de beaucoup de sujets liés à l'actualité de mon continent de coeur : Economie, Marché, Politique et Santé ... je m'intéresse à tout et à tout le monde.

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