Alors que l’invasion acridienne dévastatrice continue de se propager en Afrique de l’Est et qu’une nouvelle vague de criquets se rassemble, la pulvérisation de pesticides semble la seule option possible pour le Kenya, malgré les risques possibles pour l’environnement. Deltaméthrine, téflubenzuron ou chlorpyrifos, ce sont les noms barbares des produits chimiques, qui sont les outils de combat pour endiguer l’invasion acridienne qui sévit en Afrique de l’Est.

Le gouvernement kenyan a récemment lancé une opération de pulvérisation à grande échelle dans les comtés de Marsabit, Samburu et Wajir, où les criquets ont commencé à se reproduire. Ces quatre régions sont parmi les plus touchées dans le pays. Après, le Kenya, l’Ethiopie et la Somalie, les criquets ont maintenant atteint d’autres pays comme le sud du Soudan ou encore la Tanzanie. 

Une réaction tardive

De nombreux agriculteurs n’ont pas attendu le gouvernement et se sont tournés vers des entreprises privées. Les habitants ont demandé l’aide de grandes entreprises afin de leur trouver des solutions efficaces. Les agriculteurs ont un attachement particulier à leur terre, ils ne peuvent pas simplement s’asseoir et la regarder être détruite par les criquets. Certaines personnes ont pointé du doigt le ministère de l’Agriculture, qui aurait dû être mieux préparé, car l’ONU avait déjà fait des avertissements auparavant. 

Le Kenya et l’Ouganda avait vu venir cette situation depuis longtemps. Malheureusement, ils n’étaient pas encore prêts. Il est important d’avoir des équipes sur le terrain qui connaissent le comportement et la biologie des criquets, et savent comment les surveiller. 

Sélection cible

Si l’essaim dépasse une surface de 500 ha, les opérations aériennes, utilisant des avions légers volant à basse altitude, sont déclenchées. Les membres de l’équipe au sol repèrent les insectes et transmettent les coordonnées aux pilotes. Les criquets sont des proies faciles entre 18 h et 6 h. Pour pulvériser les criquets, il faut le faire tôt le matin, car ils sont immobiles pendant cette période. Pour voler, ils doivent emmagasiner de la chaleur. Les avions peuvent également pulvériser un essaim en vol, juste avant ou après son atterrissage. 

Au Kenya, les avions d’intervention, aujourd’hui au nombre de huit, appartiennent au gouvernement, à l’armée de l’air et à une société de pulvérisation privée. Ils se concentrent principalement sur les criquets immatures brun rosé. Ils sont les plus redoutables, car c’est durant cette phase qu’ils sont les plus mobiles et les plus voraces. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *