Au moment où le monde entier est secoué par une crise sanitaire sans précédent crée par le covid-19, le peuple béninois, et précisément la direction générale de la télévision béninoise est obligée de faire face à une affaire d’harcèlement sexuel.

L’affaire pendait, il y a longtemps, dans cette administration mais elle vient d’être réveillée par  deux jeunes dames, pensionnaires de ladite maison. Il s’agit de deux journalistes, Angéla Kpeidja de la télévision nationale et Priscille Kpogbeme, mise au chômage par cette télévision. 

Le témoignage accablant de deux jeunes dames  

En effet Angéla Kpeidja  qui travaille encore à la télévision nationale béninoise, a bravé les réserves de ce statut pour révéler à  la face du monde entier, une affaire d’harcèlement sexuel qui ronge  l’administration de l’appareil national.

C’était à l’occasion de la  fête du travail.  Selon elle, ce sont plusieurs journalistes qui subissent ces humiliations. Quant à Priscille Kpogbeme c’est dans une   vidéo postée sur sa page Facebook qui lui sert de moyen pour dénoncer ses bourreaux .

Face à la gravité des révélations, la réaction de la direction de la  télévision  nationale béninoise n’a pas attendue longtemps. «  Nous voudrions porter à votre connaissance qu’à ce jour, la Direction générale de l’ORTB n’a reçu aucune plainte portant sur harcèlement moral, sexuel ou pour viol sur un personnel féminin. Des faits qui, s’ils existent, sont suffisamment graves pour être seulement dénoncés Angela Kpeidja.

Nous sommes en parfaite harmonie avec  les  valeurs de notre maison à savoir Professionnalisme, Innovation et Esprit d’Equipe. En effet  l’ORTB demeure une entreprise au sein de laquelle les droits et devoirs des travailleurs sont garantis » écrit la direction de la télévision nationale béninoise. Il faut noter que cette réaction est antérieure à une rencontre du Président de la  République béninoise, Patrice Talon avec les deux entités en conflit. 

Le président béninois Patrice Talon obligé de réagir

 « J’ai tenu, ce mardi 5 mai 2020, une séance de travail avec les responsables de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB), certains membres de mon Gouvernement dont le Ministre de la Communication et Mme Angela KPEIDJA suite à sa dénonciation de faits graves dont elle aurait été victime.

Je me suis intéressé au sujet, convaincu que de nombreuses femmes béninoises, dans le cadre de leur travail, peuvent être sujettes à ces pratiques répréhensibles. En effet, dans la société moderne que s’emploie à bâtir au quotidien notre Gouvernement avec l’ensemble du peuple béninois, les pratiques liées aux harcèlements, aux violences basées sur le genre, ne doivent pas avoir droit de cité et ne doivent pas rester impunies », a écrit le Président.

Avant de renchérir « Cela est valable pour cet office comme pour l’ensemble des administrations publiques et privées de notre pays. D’ores et déjà, j’ai la conviction que l’acte posé par Mme Angela KPEIDJA sera le déclencheur d’une aube nouvelle pour faire en sorte que les victimes d’abus à caractère sexuel soient mieux protégées dans notre pays », souligne Patrice Talon.

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