Le port de Bujumbura est le plus grand port du Burundi et du lac Tanganyaika. Le port a été construit dans les années 1950 et bien que ses installations et équipements soient anciens, ils sont considérés comme étant en assez bon état pour diverses réparations. En 2010, quelque 170 000 tonnes de marchandises ont été traités dans ce port. 100 000 d’entre eux ont été acheminées via le lac et 70 000 par voie terrestre.

Malheureusement, les différentes crises auxquelles la région a été confrontée ont eu un impact sur les investissements. De plus, un mauvais entretien des infrastructures de transport a favorisé la hausse des prix des marchandises dans le pays. Cependant, un investissement de 23,4 millions d’euros a été réalisé pour le développement de ce port. 

Un accord signé avec la BAD

La banque africaine de développement ou BAD a accordé un investissement de 23,4 millions d’euros pour le développement de ce port. Le FAD (Fonds africain de développement) va fournir 17,3 millions d’euros et les 6,1 millions restant seront accordés par la FAT (Facilité d’appui à la transition). Cet investissement va permettre de développer le secteur du transport au Burundi. 

Les accords de subvention ont été signés le 18 février entre Daniel Ndoye, responsable de la BAD au Burundi et Domitien Ndihokybwayo, ministre des Finances du pays. Grâce à cet argent, le Burundi pourra alors disposer du financement nécessaire pour enclencher la première phase du projet de développement du corridor de transport du lac. Ce projet comprend en outre la rénovation entière du port de Bujumbura. Avec ce financement, le pays pourra améliorer la connectivité régionale et maximiser l’efficacité et la capacité du port. 

Un investissement essentiel pour le développement de la région

Compte tenu de la pacification de la région et des perspectives de développement économique, le port de Bujumbura devrait servir de plaque tournante des transports. Le port est situé au carrefour des corridors de transport Centre et Nord. La signature de cet accord avec la BAD constitue donc une aide précieuse pour la région afin de favoriser les échanges commerciaux avec d’autres pays africains. 

Le projet, cofinancé par la BAD et le gouvernement du Burundi, bénéficie également d’une subvention de l’Union européenne, moyennant la somme de 19,7 millions d’euros. Cependant, cet accord n’a pas encore été signé. Toute la population du Burundi va bénéficier de ces différentes aides internationales au niveau économique et commercial. 

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