Mali

Mali : que faire face à une paix devenue très fragile ?

Au Mali, les combats entre l’armée nationale et certains groupes rebelles se sont intensifiés ces derniers jours dans la région de Kidal. Ils pourraient raviver les tensions communautaires et nuire sérieusement aux chances d’un retour de la paix.  

Mardi, l’armée malienne est parvenue à s’emparer de Kidal, quelques jours après avoir lancé une vaste offensive sur les villes du nord occupées par certains groupes rebelles depuis 2012. Elle contrôle désormais le bastion des indépendantistes tout comme Ber, Aguelhok, Anéfis et Tessalit plus au nord.

L’offensive, un danger pour la paix ?

La prise de Kidal s’est faite à l’issue de deux jours d’intenses combats qui auraient fait très peu de victimes civiles. Pour le moment il n’y a pas eu de représailles comme le craignaient certaines organisations internationales de défense des droits de l’Homme. Du côté des politiques, Mr Oumar Mariko, président du parti Sadi actuellement en exil, avait appelé dimanche à un cessez-le-feu immédiatement pour éviter un bain de sang.

De l’échec de l’accord d’Alger de 2015

L’opposant malien estime que cette guerre éloigne le Mali « des objectifs politiques stratégiques d’unité nationale, de stabilité et de démocratie ». Il redoute qu’elle attise les tensions communautaires et détruise les chances de retrouver la paix au Mali. Comme lui, de nombreux politiques maliens estiment que la reprise des hostilités n’est que la conséquence des échecs politiques. En particulier l’échec de l’accord d’Alger de 2015.

Qui vise à mettre fin au conflit malien

Signé en juin 2015 à Bamako, après des négociations menées à Alger entre la République du Mali et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), cet accord vise à mettre fin au conflit malien. Il prévoit la création d’une armée intégrant les anciens rebelles, la décentralisation effective et la mise en place des mesures de développement économique spécifiques au nord. Il inclut également des efforts communs pour l’instauration du dialogue, de la justice et de réconciliation nationale.

Aliou Diallo a un projet pour le Mali

Dans un Mali en proie à une guerre depuis plus de dix ans, des voix appellent à la paix. Comme celle d’Aliou Diallo, un autre poids lourd de la politique malienne. L’homme d’affaires et philanthrope a toujours prôné la paix et la stabilité. Dans plusieurs tribunes, il appelle les fils et filles du Mali à s’unir autour de la mère patrie pour son essor. Cette unité ne pourra se faire, selon lui, sans tous les fils du pays. C’est ensemble que les Maliens pourraient combattre efficacement le terrorisme.

L’éducation et l’entrepreneuriat jeunes comme priorités

L’ex député de Kayes a rédigé un programme ambitieux pour le Mali, dans lequel il propose des solutions concrètes. Notamment une décentralisation poussée pour un développement harmonieux des régions sur la base de l’exploitation équitable de leurs ressources. Aliou Diallo veut aussi combattre la pauvreté, le chômage et le terrorisme en finançant massivement l’entrepreneuriat jeunes et en construisant des écoles et des universités partout dans le pays.

Une alternative crédible pour les Maliens

Par ailleurs, il prévoit des routes, des ponts, des usines, des centrales électriques ou encore des marchés modernes sur tout le territoire national. Cela permettra de mettre fin aux frustrations et aux violences qui en découlent. Il n’y aura plus de Maliens de seconde zone donc. Aliou Diallo se présente à la présidentielle prochaine afin de déployer sa vision. De nombreux Maliens le considèrent comme une alternative crédible pour conduire la transition démocratique, car moins clivant.

Moussa D.

Ecole de journalisme à Tunis, je traite de beaucoup de sujets liés à l'actualité de mon continent de coeur : Economie, Marché, Politique et Santé ... je m'intéresse à tout et à tout le monde.

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