Isabel Dos Santos, femme d’affaires et fille de l’ancien Président angolais Jose Eduardo dos Santos, a dénoncé un déni de justice suite au rejet de son appel auprès des tribunaux après le gels de ses actifs et de ses comptes bancaires.

Isabel dos Santos révoque un déni de droit suit eu rejet de son appel

L’affaire de corruption de grande envergure qui concerne Isabel dos Santos, fille de l’ancien Président de la République angolaise Jose Eduardo Dos Santos, a connu un nouveau rebondissement.

La principale concernée a révoqué, lundi, un déni de droit provenant des tribunaux angolais et portugais. La femme d’affaires milliardaire a fait appel de la décision de justice ordonnant le gel de ses actifs et de ses comptes bancaires en Angola, et de ceux de son époux : Sindika Dokolo, intervenue en décembre 2019. L’appel a été rejeté.

Retour sur les faits

Depuis les premières dénonciations, Isabel dos Santos n’a cessé de nier les faits pour lesquels elle est accusée. Pour rappel, Isabel dos Santos est soupçonnée par le gouvernement en place d’avoir détourné pas moins de 5 milliards de dollars des caisses de l’Etat.

Des centaines de milliers de documents subtilisés par un pirate informatique attestant de ces allégations ainsi qu’une enquête dénommée Luanda Leaks, menée par l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) ont été rendus publics en janvier 2020.

Ces publications ont été suivies par l’ouverture d’une enquête initiée par la Bourse portugaise concernant les origines de la fortune de la milliardaire. Cette dernière détient notamment une grande part des actions de plusieurs grands groupes portugais appartenant à différents secteurs stratégiques dont la société de télécommunication Nos, la banque EuroBic, Efacec Power Solutions ou encore Galp Energia.

Les autorités portugaises ont également gelé une partie des avoirs d’Isabel dos Santos au Portugal. La femme d’affaires et son époux possèdent également plusieurs autres sociétés offshores dans différents pays.

Isabel dos Santos au cœur d’un règlement de compte politique ?

Isabel dos Santos, surnommée « La Princesse » par les Angolais et connue à l’échelle mondiale pour être « la femme la plus riche d’Afrique » a sollicité ses nombreux avocats pour assurer sa défense.

Un communiqué adressé dans la foulée des Luanda Leaks réfute les accusations de détournement de fonds et explique que l’enquête de l’ICIJ a été menée dans l’objectif de discréditer Isabel dos Santos aux yeux des Angolais et de « retourner l’opinion publique » dans le cadre d’une vendetta politique perpétrée par l’actuel président angolais Joao Lourenço.

Depuis son arrivée à la tête de l’Etat, ce dernier a écarté tous les proches de son prédécesseurs qui étaient assignés à des missions politiques et/ou économiques importantes au nom de la lutte contre la corruption.

Dans l’avis émis lundi, Isabel dos Santos affirme que la Juge a refusé de considérer la falsification des documents qui ont servi de preuve pour le gel de ses avoirs.

Helder Pitta Gros, le Procureur Générale de Luanda, a confié aux journalistes son intention de mettre en oeuvre « tous les moyens possibles (…) pour ramener (Madame) dos Santos dans le pays ».

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