# Les Afriques > Actualité Afrique : économie, politique et société > Contact: support@zb-publishing.com ### Articles #### “Jean-Baptiste Ondaye révèle : Le Congo regagne sa crédibilité face à ses créanciers !” Un an de leadership au ministère congolais de l’Économie et des Finances Il y a un an, le ministre congolais de l’Économie et des Finances prenait les rênes de ce département clé du gouvernement. Aujourd’hui, il dresse un premier bilan de son action, soulignant les progrès réalisés et les défis à relever. Dans un contexte économique mondial complexe, marqué par la pandémie de COVID-19 et ses répercussions, le ministre a su naviguer avec habileté pour maintenir le cap de la croissance économique et de la stabilité financière. Soutien du FMI au programme économique congolais Le Fonds Monétaire International (FMI) a récemment confirmé son soutien au programme économique en cours en République du Congo. Cette annonce est une reconnaissance de la pertinence des actions menées par le ministre congolais de l’Économie et des Finances. Le FMI a salué les efforts du gouvernement congolais pour maintenir la stabilité macroéconomique, tout en mettant en œuvre des réformes structurelles cruciales pour stimuler la croissance et réduire la pauvreté. Le ministre a souligné l’importance de ce soutien, affirmant que “le vote de confiance du FMI est une preuve de la viabilité de notre programme économique. Il nous donne la force de poursuivre nos efforts pour atteindre nos objectifs de croissance et de développement durable”. Bilan d’une année d’action Au cours de l’année écoulée, le ministre a travaillé sans relâche pour mettre en œuvre un programme ambitieux de réformes économiques et financières. Parmi les réalisations notables, mentionnons la mise en place de mesures visant à améliorer la gestion des finances publiques, l’augmentation des recettes fiscales, la réduction du déficit budgétaire et la mise en œuvre de réformes structurelles pour stimuler la croissance. Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité de diversifier l’économie congolaise pour réduire sa dépendance à l’égard des exportations de pétrole. Des efforts ont été déployés pour soutenir le développement des secteurs de l’agriculture, de l’industrie et des services, qui sont essentiels pour créer des emplois et réduire la pauvreté. Malgré ces progrès, le ministre a reconnu que des défis de taille restent à relever. Parmi ceux-ci figurent la nécessité d’améliorer la gouvernance, de renforcer la lutte contre la corruption et de promouvoir une croissance plus inclusive. En conclusion, le ministre congolais de l’Économie et des Finances a dressé un bilan positif de son premier an à la tête du ministère, tout en reconnaissant l’ampleur des défis à venir. Avec le soutien du FMI, il est déterminé à poursuivre ses efforts pour améliorer la situation économique et financière du Congo, dans l’intérêt de tous ses citoyens. Ce qu’il faut retenir Un an de leadership au ministère congolais de l’Économie et des Finances Il y a un an, le ministre congolais de l’Économie et des Finances prenait les rênes de ce département clé du gouvernement. Aujourd’hui, il dresse un premier bilan de son action. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine #### Présidentielle au Mali : Aliou Diallo, la force tranquille en embuscade Alors qu’elle devait initialement se dérouler en février 2022, la présidentielle au Mali aura finalement lieu en 2024 en raison d’une prolongation de deux ans de la transition par la junte. L’un de ses favoris demeure Aliou Diallo, le Président d’Honneur du parti ADP-Maliba. La junte malienne a fixé, le lundi 6 juin 2022, la durée définitive de sa transition à deux ans, à compter du 26 mars dernier. Elle maintient ainsi sa demande précédente de 24 mois, alors que la CEDEAO a exigé une période maximale de 16 mois. A l’issue de cette prolongation, les militaires organiseront des élections générales pour rendre le pouvoir aux civils. Ils devaient le faire en février dernier, mais ont trouvé que les conditions n’étaient pas réunies.  Le favori de la présidentielle Selon un sondage du cabinet Statix publié en 2021, le favori de la présidentielle prochaine au Mali était Aliou Diallo, Président d’Honneur du parti ADP- Maliba. L’ex député de Kayes a obtenu 27% des intentions de vote, loin devant l’ancien premier ministre Moussa Mara du parti Yelema (17%). Le milliardaire malien surclassait ainsi tous les politiciens actuels du Mali, abonnés aux grands discours lors d’évènements populaires. Aliou Diallo, lui, a plutôt la parole publique avare. C’est un homme de l’ombre, à l’écart du « marigot des démagogues ». Il préfère un autre terrain, celui de la philanthropie et des actions concrètes. Toujours présent pour ses compatriotes En effet, Aliou Diallo est l’un des rares hommes politiques de son pays à se soucier vraiment des problèmes de ses compatriotes. Si sa fortune y aide, il faut souligner qu’il n’a jamais été l’opportuniste qui sort des valises de billets pendant les élections. Lui agit tous les jours, depuis plus de trente ans, en grande partie via sa fondation Maliba. Cette organisation à but non lucratif œuvre inlassablement à l’amélioration des conditions de vie des Maliens. Elle distribue régulièrement des denrées alimentaires, soutient les activités agricoles et finance des projets pour la création de commerce. Aussi, l’organisation réhabilite, construit et équipe des salles de classe ainsi que des centres de santé. On n’oubliera pas l’installation de centaines de forages d’eau et de moulins à grain, ainsi que les nombreuses initiatives pour l’indépendance financière des femmes maliennes. Une politique de rassemblement Au-delà des aides financières et matérielles, Aliou Diallo séduit par son patriotisme sans limite. On le constate par ses tribunes hebdomadaires et ses appels incessants au rassemblement et au dialogue national. S’il n’est jamais à la tête du peuple dans la rue, il lui porte toujours ses encouragements pour un changement profond dans le pays. Comme ce fut le cas en août 2020, lors des manifestations contre Ibrahim Boubacar Keita (IBK). L’entrepreneur n’hésite pas à rencontrer personnellement les émissaires de la CEDEAO et du gouvernement. Cette volonté constante de ne rechercher que l’intérêt supérieur du Mali et de ses enfants lui a valu des ralliements importants. On peut citer ceux du mouvement « Nouveau Type de Malien » et de l’Alliance des Démocrates Rénovateurs (ADR). Du concret avec un plan Marshall En outre, les Maliens se disent sous le charme d’Aliou Diallo pour son génie dans les affaires et sa vision globale. Le PDG d’Hydroma aurait ainsi toutes les clés pour relever le Mali. On vante particulièrement son plan Marshall censé permettre la reconstruction et la refondation totale du pays, après une décennie de destruction et de décadence morale. Ce plan pharaonique de plus de 15.000 milliards de Francs CFA vise notamment la construction des infrastructures essentielles et la modernisation de l’armée ainsi que de l’administration. Grâce à ce programme, le milliardaire souhaite redonner à sa patrie son indépendance politique, sécuritaire et économique, énergétique. #### 10 millions de dollars pour soutenir l’innovation climatique en Afrique La crise climatique représente un défi majeur pour le continent africain, où les impacts des changements environnementaux se font de plus en plus sentir. Pour répondre à cette urgence, un nouvel investissement de 10 millions de dollars a été annoncé pour propulser la technologie climatique en Afrique. Ce financement vise à soutenir des initiatives innovantes qui permettront d’améliorer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique tout en favorisant une transition vers des pratiques durables. L’importance de l’innovation technologique L’innovation technologique est essentielle pour relever les défis posés par le changement climatique en Afrique. Les technologies climatiques peuvent inclure des solutions allant de l’agriculture intelligente face au climat à la gestion durable des ressources en eau, en passant par les énergies renouvelables. En investissant dans ces technologies, il est possible d’améliorer la productivité agricole, de réduire les pertes post-récolte et d’accroître l’accès à l’énergie propre. Ce financement permettra également de soutenir le développement de start-ups et d’entreprises locales qui travaillent sur des solutions adaptées aux réalités africaines. En encourageant l’innovation locale, on favorise non seulement la création d’emplois mais aussi le transfert de compétences, rendant ainsi les communautés plus autonomes et résilientes face aux défis environnementaux. Renforcement des capacités locales Un autre aspect crucial de cet investissement est le renforcement des capacités locales. En formant les agriculteurs, les entrepreneurs et les décideurs politiques sur l’utilisation et l’application des technologies climatiques, on crée un écosystème propice à l’innovation durable. Des ateliers, des formations et des programmes d’échange seront mis en place pour partager les meilleures pratiques et favoriser la collaboration entre différents acteurs. Le développement de partenariats entre le secteur public, le secteur privé et la société civile sera également essentiel pour maximiser l’impact de cet investissement. En unissant leurs forces, ces acteurs pourront élaborer des stratégies efficaces pour mettre en œuvre des solutions climatiques adaptées aux besoins spécifiques de chaque région. Projets ciblés et impact attendu Les 10 millions de dollars seront alloués à divers projets ciblés qui visent à atténuer les effets du changement climatique. Parmi ces projets figurent ceux axés sur la reforestation, la gestion durable des terres et l’amélioration des systèmes d’irrigation. Ces initiatives contribueront non seulement à restaurer les écosystèmes dégradés mais aussi à renforcer la sécurité alimentaire dans les communautés vulnérables. De plus, le financement soutiendra également le développement d’infrastructures vertes, telles que les systèmes d’énergie solaire et éolienne, permettant ainsi d’accroître l’accès à une énergie propre et renouvelable. L’impact attendu est considérable : améliorer la qualité de vie des populations tout en réduisant leur empreinte carbone. Un modèle pour d’autres régions Cet investissement pourrait servir de modèle pour d’autres régions du monde confrontées à des défis similaires liés au changement climatique. En démontrant comment une approche axée sur l’innovation locale peut générer des résultats tangibles, il pourrait encourager d’autres pays à adopter des stratégies similaires. De plus, ce financement met en lumière l’importance du soutien international dans la lutte contre le changement climatique. La coopération entre pays développés et pays en développement est essentielle pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de solutions durables. #### 16 membres d’une même famille algérienne diagnostiqués avec un coronavirus L’Algérie a signalé neuf personnes atteintes du coronavirus, portant le nombre total de cas confirmés à  17, a annoncé le ministère de la Santé. Les cas concernent 16 personnes de la même famille résidant dans la province de Blida, au sud d’Alger, la capitale, ainsi qu’un Italien. Ce qu’il faut retenir L’Algérie a signalé neuf personnes atteintes du coronavirus, portant le nombre total de cas confirmés à 17, a annoncé le ministère de la Santé. Les cas concernent 16 personnes de la même famille résidant dans la province de Blida, au sud d’Alger, la capitale. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine L’épidémie provient d’un homme et de sa fille qui sont restés avec la famille le mois dernier lors de leur visite en Algérie et ont été testés positifs pour le coronavirus après leur retour en France. Les autorités ont indiqué qu’elles avaient depuis ouvert une enquête pour retrouver les personnes qui avaient eu des contacts avec les deux individus pendant leur séjour en Algérie. L’historique des cas confirmés Les personnes qui ont été à l’origine de cette propagation étaient deux individus qui ont séjourné chez une famille algérienne. Les premiers cas ont été signalés le 1er mars. Il s’agissait d’une femme de 53 ans et de sa fille âgée seulement de 24 ans. Deux autres cas ont été signalés le lendemain de leur départ. Un jour après, trois autres personnes ont été infectées par le virus, puis neuf autres. Le ministère de la Santé a annoncé le 17e cas le 25 février. Cette personne était un ressortissant italien qui est arrivé dans le pays le 17 février. Il a immédiatement été mis en isolement dès qu’il a été confirmé positif. Quelques jours plus tard, il a été rapatrié par les autorités. L’Algérie est le pays africain qui compte le plus de cas de coronavirus L’Algérie est le pays africain comptant le plus de cas confirmés. D’ailleurs, le nombre total de personnes touchées par cette maladie dans le pays est de 17 contre seulement 4 au Sénégal, et deux au Maroc et en Egypte. Malgré cela, le nombre de cas est resté relativement bas en Afrique du Nord depuis que l’épidémie est apparue en Chine. Les autorités ont depuis lors ouvert une enquête pour identifier les personnes rencontrées par les deux individus durant leur séjour en Algérie. La mobilisation des équipes médicales reste à son plus haut niveau, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué. Le coronavirus a commencé à se propager à partir de Wuhan, en Chine, plus tôt cette année et a depuis infecté près de 90 000 personnes, avec plus de 3 000 morts. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont aussi été particulièrement touchés par ce virus à mesure que les voyageurs sont revenus d’Iran, le deuxième épicentre le plus meurtrier de la maladie après la Chine, avec plus de 90 morts. #### 20 000 éléphants pour Berlin : Le Botswana met l’Allemagne face à ses responsabilités Le Botswana, pays d’Afrique australe abritant la plus grande population d’éléphants d’Afrique, a provoqué une onde de choc dans la communauté internationale en proposant d’offrir 20 000 de ses pachydermes à l’Allemagne. Cette déclaration fracassante du président Mokgweetsi Masisi vise à illustrer les défis croissants de la cohabitation entre humains et animaux sauvages, et à fustiger les critiques occidentales envers la gestion de la faune africaine. L’Allemagne, fervente défenseure de la protection des espèces menacées, se retrouve désormais face à ses responsabilités et devra trouver une réponse diplomatique à la fois ferme et constructive à ce cadeau empoisonné. Un problème de fond Derrière la provocation du Botswana se cache une réalité complexe et urgente. Le pays abrite environ 130 000 éléphants, soit un tiers de la population continentale. La croissance exponentielle de cette population engendre des conflits accrus avec les populations locales, dont les cultures et les infrastructures sont régulièrement dévastées par les pachydermes. La cohabitation devient de plus en plus difficile, et le Botswana se sent acculé, manquant de ressources pour gérer efficacement cette situation. Voici une vidéo relatant ces faits : Bras de fer diplomatique La proposition du Botswana a ravivé les tensions entre le pays et l’Allemagne. Berlin critique régulièrement la chasse aux éléphants autorisée au Botswana, ainsi que le commerce de trophées qui en découle. Le président Masisi, lui, accuse l’Allemagne de néocolonialisme et de ne pas comprendre les réalités de la gestion de la faune africaine. Cette divergence d’opinions met en lumière l’impasse actuelle dans la gestion de la faune africaine et la nécessité d’un dialogue constructif entre les parties prenantes. Un appel à la communauté internationale L’offre du Botswana est un appel à l’aide adressé à la communauté internationale. Le pays a besoin de soutien financier et technique pour mettre en place des solutions durables pour la gestion de sa population d’éléphants. La création de sanctuaires, le développement de programmes de contraception pour les éléphants et le renforcement des initiatives de coexistence homme-faune font partie des solutions possibles. Un avenir incertain L’avenir de la cohabitation homme-faune en Afrique est incertain. Le cas du Botswana met en lumière l’urgence de trouver des solutions équitables et durables qui prennent en compte les besoins des populations locales et la protection des espèces sauvages. La balle est désormais dans le camp de la communauté internationale, qui devra se mobiliser pour répondre à cet appel à l’aide et contribuer à un avenir plus harmonieux entre l’homme et la nature. L’offre du Botswana est un signal d’alarme qui ne peut être ignoré. La communauté internationale doit se mobiliser pour trouver des solutions durables à la cohabitation homme-faune en Afrique. Le Botswana a besoin de soutien, et l’Allemagne, en tant que puissance influente, a un rôle crucial à jouer dans ce processus. L’avenir de la faune africaine en dépend. #### 3 Astuces essentielles pour un voyage sans encombre de l’Afrique à la France En route pour la France depuis l’Afrique ? Vous devrez vous familiariser avec le processus du visa Schengen. Voici ce qu’il faut préparer : assurez-vous d’avoir un logement et une preuve à l’appui, réservez votre billet retour pour démontrer vos projets de voyage, souscrivez une assurance voyage pour la tranquillité d’esprit et prouvez que vous avez suffisamment d’argent pour votre séjour – les preuves financières sont importantes. N’oubliez pas que les détails spécifiques au visa peuvent varier en fonction de votre pays d’origine et des détails de votre voyage. Contactez rapidement votre consulat français le plus proche ; ils sont votre ressource principale pour obtenir des consignes actualisées sur le visa et vous aideront à vous assurer que tout est en ordre.Trouver un vol abordablePrêt à s’envoler de l’Afrique vers la France sans vider votre portefeuille ? Votre premier geste doit être de consulter Skyscanner ou Kayak – ces sites comparateurs de vols sont des mines d’or pour des tarifs économiques. Vous partez d’aéroports animés comme Jomo Kenyatta International ? C’est une décision intelligente. Ces hubs offrent souvent de meilleurs tarifs car ils regorgent de compagnies aériennes qui se disputent vos faveurs. Ne négligez pas non plus les transporteurs à bas coûts ; ils sont votre ticket pour des économies substantielles. Et si vous pouvez le faire, voler pendant des périodes moins chargées peut encore réduire les coûts. Armé de ces conseils avisés, vous êtes prêt à réserver ce voyage de rêve en France – à moindre coût.Votre guide de voyage français : transport et budgétisationAlors que vous partez de l’Afrique vers la France, se déplacer dans les villes françaises devient un jeu d’enfant. Traversez les paysages urbains en utilisant le TGV efficient pour les longues distances ou les trains TER pour les escapades régionales. Dans des métropoles comme Paris et Lyon, les métros et les trams sont à votre service, tandis que les vélos Vélib’ offrent une façon originale d’explorer. Des applications comme SNCF Connect et Citymapper sont indispensables pour une transition sans accroc.Pour vos dépenses quotidiennes incluant repas, transport et hôtels milieu de gamme, prévoyez de dépenser environ 50-70 €. Si vous souhaitez plus de confort ou des moments d’indulgence supplémentaires, augmentez votre budget en conséquence – votre aventure le mérite. Pour l’hébergement, venez découvrir le site Best Western France. Il propose une grande variété d’hôtels partout en France qui s’adaptent à tous les budgets et préférences.Naviguer avec facilité dans l’étiquette françaiseCommencez par “Bonjour” – un mot magique qui signifie politesse partout, des boutiques parisiennes aux boulangeries pittoresques. Gardez ceci à l’esprit : parler doucement dans les lieux publics n’est pas seulement courtois ; cela reflète le respect français du principe de la vie privée. Vous sortez dîner ? C’est plus qu’un repas – c’est un événement. Les repas se déroulent à un rythme tranquille, offrant un cadre parfait pour savourer à la fois la nourriture et la conversation. En adoptant ces pratiques, vous ne faites pas seulement preuve de respect ; vous enrichissez votre expérience de voyage avec une véritable immersion culturelle.L’emballage nécessite aussi de la réflexion. Le temps en France varie : les tissus légers et qui évacuent l’humidité sont parfaits pour la chaleur estivale ; les vestes imperméables sont essentielles pour les averses imprévisibles du printemps ; et l’hiver appelle des couches – sous-vêtements thermiques, pulls en laine, manteaux isolés, ainsi que chapeaux et gants. Quelle que soit la saison, des chaussures de marche confortables sont indispensables. Avec ces conseils en tête, vous êtes prêt pour un voyage sans tracas ! #### 3 facteurs qui aident l’Afrique à combattre le Covid-19 Les infections se propagent dans le monde entier. Les cas de Covid-19 sont en baisse sur le continent africain depuis juillet. La raison, selon l’Organisation mondiale de la santé et d’autres experts, est le résultat d’une combinaison de mesures de santé publique associées à de forts facteurs socio-environnementaux. Réponse immédiate des autorités Au début, certains craignaient qu’une pénurie de professionnels de la santé et d’équipement rende la lutte contre le coronavirus difficile. D’autres se sont demandé si les mesures de prévention pourraient être facilement adaptées à divers contextes. Des années d’expérience dans la lutte contre les pandémies précédentes, cependant, ont aidé l’Afrique à gérer la situation. L’effilochage de la solidarité mondiale a aussi incité les pays à rechercher eux-mêmes les solutions. Ils n’ont pas attendu des ressources ou un soutien. Voici une vidéo expliquant pourquoi l’Afrique a évité le pire : L’Afrique n’a pas été témoin d’une propagation exponentielle du coronavirus comme beaucoup le craignaient initialement. La tendance à la baisse observée est considérée comme une évolution positive. Les mesures prises par les gouvernements ont ainsi été particulièrement efficaces. La population La population plus jeune de l’Afrique a contribué à réduire le nombre de cas et les décès. Environ 40 % de la population africaine a moins de 14 ans, selon les données de la Banque mondiale. L’Algérie, l’un des pays les plus touchés du continent, compte également l’une des plus grandes proportions de citoyens âgés. 6,5 % de la population ont plus de 65 ans, soit environ deux fois la part du continent dans son ensemble. De plus, la culture africaine est plus inclusive des personnes âgées et beaucoup vivent avec leur famille. Les seniors ne sont généralement pas mis dans des maisons de retraite. Ces endroits s’avèrent être des environnements à très haut risque. De grandes proportions de populations âgées ont contribué à faire monter les taux de mortalité dans les pays du monde entier. À un moment donné aux États-Unis, un tiers de tous les décès provenaient de résidents de maisons de soins infirmiers et de leurs travailleurs. La mobilité Les problèmes de voyage ont contribué à limiter la propagation du virus. Voyager à l’intérieur du continent africain peut être plus difficile que dans d’autres régions. Cela s’explique surtout par             le faible développement des réseaux routiers. De plus, le coût élevé des vols internationaux peut rendre les voyages aériens moins attrayants. Pour combler ces lacunes, les pays ont tiré parti des nouvelles technologies et approches pour adhérer aux directives sanitaires. Elles ont permis la circulation de marchandises et la sécurité des personnes. Des drones ont aidé à acheminer des fournitures telles que du sang et des EPI aux hôpitaux. Le transport des produits aurait pu prendre une journée entière. Mais grâce au drone, il ne prend que 30 minutes ou moins. À ce jour, l’Afrique a enregistré 1,4 million de cas et 36 000 décès, une fraction de ce que d’autres pays ont connu. Son taux de récupération a été de près de 80 %. Pourtant, l’Afrique doit rester vigilante. Près de 80 % des personnes infectées en Afrique ne présentant aucun symptôme. #### 5 raisons de voyager au Pays Basque 1. Pour découvrir la côte atlantique De Hendaye à Saint-Jean-de-Luz, de San Sébastien à Bilbao : le littoral est grandiose et sauvage dans le Pays basque. En plus, il est aménager avec de petits sentiers à parcourir sur plusieurs jours. La marche se fait facilement mais le parcours est fait de nombreux dénivelés. Côté français, le sentier du littoral est un incontournable. Long de 26 kilomètres, il permet d’avancer entre mer et montagne et de faire escale sur des plages manifiques. Côté espagnol, l’étape inmanquable est la traversée de la petite île de San Juan de Gaztelugatxe. Là, un ermitage datant du moyen-âge offre ses airs étranges, presque lugubres. 2. Pour les villes historiques Faut-il encore présentée Biarritz, la station balnéaire des têtes couronnées devenues un spot de glisse ? Bayonne, connue pour son jambon et ses fêtes d’été est aussi une grande ville du Pays basque. Plus petite, Saint-Jean-de-Luz ou Hendaye sont des joyaux de la région grâce à leur plage de sable fin et leur centre-ville typique. Côté espagnol, la belle San Sébastien, aussi appelée Donostia offre son élégence bourgeoise au promeneur curieux. Ceux qui recherchent l’originalité seront ravis à Bilbao. C’est une ville singulière, notamment grâce à la présence de son musée Guggenheim. En choisissant l’un deshôtels de Bilbao centre, vous serez certain d’être dans le mouv’ car c’est une ville qui regorge d’activités culturelles. 3. Pour la richesse culinaire La cuisine basque est à l’image du pays : entre mer et montagne. Les plats sont riches et généreux, à l’image de ceux que l’on connait tous. Le poulet basquaise, la piperae, l’axoa de veau ou le gâteau basque sont autant de plats typiques et familiaux qui représentent à merveille cette terre du sud-ouest. En voyage au Pays basque, vous ne pourrez pas manquer de vous rendre dans un bar à pintxos. C’est un religion que d’aller déguster ces tapas spéciales avec un verre de vin ou une bière. Une fois dans la semaine, un pintxo, ou sorte de tartine garnie, vous est offert avec votre boisson. N’hésitez pas ! 4. Pour les excursions dans une nature grandiose La richesse du Pays basque se note aussi dans sa nature. Si vous aimez les randonnées, n’hésitez pas à vous promener dans la forêt d’Iraty, la plus grande hêtraie d’Europe. A cheval entre la France et l’Espagne, ce lieu singulier vous permettra de découvrir les tradition ancestrales de cette régions. Les amoureux des grands espaces seront aussi comblés en allant voir la chute de Nervion, une chute d’eau de 222 mètres, la plus haute d’Espagne. Côté français, les gorges de Kakuetta plonge le promeneur dans des paysages luxuriants, semblables à ceux de l’Amazonie. Les gorges sont en réalité un canyon aménagé pour se promener sans risque. Dans les environs se trouve aussi le village de Larrau et la passerelle d’Holzarte. Du haut de ce pont, le paysage est à couper le souffle ! 5. Pour s’ouvrir à une culture à part Le Pays basque, c’est une langue particulière, sans origines bien déterminée. C’est aussi un peuple avec leurs danses folkloriques, leurs traditions, leurs sports comme la pelote basque ou le rugby, très populaire là-bas. Si vous vous rendez en été en terre basque, vous aurez certainement l’occasion de participer à l’une des nombreuses férias qui s’y déroulent. En juillet, celles de Pampelune et de Bayonne réunissent des milliers de personnes vêtues en rouge et blanc. En août, la nuit de la sardne à Saint-Jean-de-Luz ou la Semana Grande à San Sébastien sont aussi des fêtes réputées. #### A qui confier ses travaux acoustiques en Afrique ? En tant que particulier ou professionnel, il n’est pas rare d’être confronté à des problèmes de bruit. Cependant, il n’est pas toujours aisé de trouver un professionnel qualifié pour nous accompagner dans un tel projet. L’acoustique, un sujet vaste Les problématiques en termes d’acoustique peuvent être nombreuses. C’est pourquoi, il est nécessaire de bien faire la différence entre les notions de : Correction acoustique Isolation Correction acoustique La correction acoustique renvoie à une problématique de réverbération. Cette réverbération va engendrer du brouhaha et de l’écho. En ce sens, il va être compliqué de discuter car le bruit de fond dans la pièce sera important. Ce problème concerne les bruits qui sont internes à une pièce. Ces bruits se propage dans les pièces et ne sont pas suffisamment freiner par les différentes parois. Ils reviennent donc plusieurs fois à l’oreille et génèrent une gêne sonore du au brouhaha. Isolation L’isolation renvoie à une problématique de bruits externes à une pièce. Ces sons extérieurs (trafic de la route, voisinage, …) ne sont pas stoppés par l’intérieur même des parois qui constituent votre habitation ou lieu de travail. Il s’agit donc de retravailler ces parois avec des structures spécifiques (masse-ressort-masse notamment). Les travaux sont donc plus complexes dans ce deuxième cas de figure. Les fabricants et les acousticiens, des interlocuteurs à privilégier Pour faire face à un problème de bruit, il est possible de se tourner vers 2 grands types d’interlocuteurs : Les fabricants de solutions acoustiques Les acousticiens Les fabricants de solutions acoustiques Les fabricants de solutions acoustiques ont l’avantage de produire ce qu’ils vendent. Ils peuvent donc proposer des meilleurs tarifs et mieux gérer l’envoi et la pose des produits. Cependant, ils n’ont pas toujours de spécialiste en acoustique en interne. Dans ce cas, ils ne sont pas toujours en mesure de vous accompagner sur l’aspect technique d’un projet. En ce sens, certains ne fournissent pas d’études acoustiques vous permettant de savoir à quel résultat acoustique s’attendre. Cependant, quand les fabricants proposent ce service, le prix est très attractif. Les acousticiens Les consultants acoustiques sont des experts en bruit. A l’inverse, ils auront moins de marge de négociation sur le prix des produits. Ils ne s’occuperont pas de la pose et rajouteront un certain prix au projet pour leurs études techniques. Ils restent des spécialistes et leurs études sont, généralement, fiables. L’un des gros intérêts des acousticiens, c’est qu’ils disposent de matériel normés. Ils sont donc en mesure de fournir des PV normatifs de fin de projet. Cela peut notamment être exigé pour des études d’impacts. Les solutions acoustiques de PYT Audio PYT Audio est une startup française qui intervient dans le monde entier avec des solutions acoustiques novatrices. Ce fabricant propose un accompagnement clé-en-main et pourra vous accompagner si vous êtes en Afrique. En effet, la société propose différents accompagnements dont des études acoustiques à distance afin de s’adresser à tout type de budget. Leurs solutions ont été récompensés à l’occasion de différents prix. En raison de son engagement, PYT Audio est également labélisée « Initiative Remarquable » et « Startup Engagée ». Si vous souhaitez en savoir plus, les panneaux acoustiques de PYT Audio sont à retrouver sur leur site internet. #### Abidjan : capitale économique de la Côte d’Ivoire, superficie et business À la tombée du jour, les lumières d’Abidjan s’allument une à une, dessinant les contours d’une ville en perpétuelle effervescence. Dans les rues de Cocody, les klaxons se mêlent aux rires des étudiants, tandis que dans les tours de verre du Plateau, les écrans s’éteignent lentement. Abidjan ne dort jamais vraiment. Et derrière ses façades modernes, c’est toute une métropole qui s’invente un nouveau destin. Abidjan est-elle la capitale de la Côte d’Ivoire ? Abidjan est la capitale économique de la Côte d’Ivoire, tandis que Yamoussoukro est la capitale politique officielle. Abidjan concentre une grande partie des activités financières, portuaires, commerciales et industrielles du pays, ce qui en fait l’un des principaux pôles d’affaires d’Afrique de l’Ouest. Une croissance fulgurante portée par l’ambition Depuis une décennie, Abidjan s’impose comme le cœur battant de l’Afrique de l’Ouest francophone. Avec plus de 6 millions d’habitants, la capitale économique de la Côte d’Ivoire concentre près de 80 % des activités industrielles et financières du pays. Son produit intérieur brut croît de 6 à 8 % par an, un rythme qui la classe parmi les villes les plus dynamiques du continent. « On sent que tout bouge ici. Les grues sont partout, les routes s’élargissent, les immeubles poussent comme des champignons », observe Adama Kouadio, urbaniste ivoirien. « Il y a dix ans, on ne reconnaissait pas le Plateau. Aujourd’hui, c’est un autre monde. » Les investissements étrangers affluent, notamment en provenance de Chine, de France et du Maroc. Selon l’Agence Côte d’Ivoire PME, plus de 1 200 entreprises étrangères se sont installées à Abidjan depuis 2015. Le secteur du BTP explose, tiré par les grands chantiers d’infrastructures lancés dans le cadre du Plan National de Développement. Des quartiers en mutation rapide Le visage d’Abidjan change à grande vitesse. À Marcory, les anciens bidonvilles cèdent peu à peu la place à des résidences modernes et des centres commerciaux flambant neufs. À Yopougon, plus grande commune de la ville, les routes sont élargies, les marchés modernisés, les écoles rénovées. Mais c’est surtout à Cocody que la transformation est la plus spectaculaire. Le quartier résidentiel accueille désormais les sièges de banques, des universités privées, et même un hôpital ultramoderne. « Avant, Cocody, c’était calme, presque rural. Aujourd’hui, c’est devenu le symbole de la nouvelle classe moyenne ivoirienne », explique Fatou Bamba, agente immobilière. Le gouvernement mise aussi sur la réhabilitation des zones populaires. Le projet “Abidjan Ville Durable”, lancé en 2021, prévoit la construction de 50 000 logements sociaux d’ici 2025, ainsi que la modernisation des réseaux d’eau et d’électricité dans les quartiers précaires. Un hub régional en devenir Abidjan ne se contente plus d’être un centre national. Elle aspire à devenir un hub régional, à l’image de Lagos ou de Nairobi. Le port autonome d’Abidjan, l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest, a vu son trafic dépasser les 25 millions de tonnes en 2023, en hausse de 15 % sur un an. La zone industrielle de Yopougon accueille désormais des usines de transformation agroalimentaire, des entreprises textiles et des start-up numériques. Le quartier du Plateau, quant à lui, se positionne comme le centre financier sous-régional, avec l’installation de plusieurs institutions bancaires panafricaines. « Nous avons une position géographique stratégique, une stabilité politique relative, et une jeunesse très dynamique. Abidjan a tous les atouts pour devenir la capitale économique de l’Afrique de l’Ouest », affirme Franck Kassi, économiste à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Les défis d’une urbanisation accélérée Mais cette croissance effrénée n’est pas sans conséquences. Les embouteillages paralysent les artères principales aux heures de pointe. Les infrastructures, souvent vétustes, peinent à suivre le rythme. Et la pression foncière provoque une flambée des loyers, inabordables pour de nombreux habitants. « Mon salaire n’a pas changé, mais mon loyer a doublé en cinq ans », déplore Awa Diabaté, enseignante dans une école publique de Treichville. « On est obligés de s’éloigner de plus en plus du centre pour pouvoir vivre décemment. » La pollution de l’air, la gestion des déchets et les inondations récurrentes en saison des pluies figurent également parmi les préoccupations majeures. En 2022, plus de 200 quartiers ont été touchés par des inondations, causant des dizaines de morts et des milliers de déplacés. Une jeunesse qui façonne la ville Pourtant, malgré les défis, Abidjan reste une ville d’espoirs. Sa jeunesse, qui représente plus de 60 % de la population, est au cœur de cette transformation. Dans les cafés de la rue des Jardins, les incubateurs numériques fleurissent. Des start-up comme Mon Artisan ou Kamtar réinventent les services urbains via des applications mobiles. « On ne veut plus attendre que les choses changent. On les change nous-mêmes », lance avec assurance Kevin N’Guessan, cofondateur d’une plateforme de livraison écoresponsable. « Abidjan, c’est notre terrain de jeu, mais aussi notre laboratoire. » Les artistes, les créateurs, les influenceurs s’emparent aussi de la ville. Le festival d’art urbain “Abidjan Street Art” attire chaque année des milliers de visiteurs. La mode, la musique coupé-décalé, le cinéma ivoirien s’exportent désormais au-delà des frontières. Vers quel avenir pour la « perle des lagunes » ? Abidjan avance à grands pas, souvent trop vite, parfois à tâtons. Entre ambition économique, pression démographique et urgence écologique, la métropole ivoirienne joue une partition complexe. Elle est à la fois vitrine du progrès et miroir des inégalités. Reste une question en suspens : la transformation d’Abidjan profitera-t-elle à tous ses habitants ou seulement à une élite urbaine ? Dans les ruelles de Koumassi comme dans les tours du Plateau, chacun semble pressentir que l’avenir se joue maintenant. Et si demain, Abidjan devenait bien plus qu’une capitale économique ? Une ville-monde, africaine et universelle, façonnée par ceux qui y vivent, la rêvent et la bâtissent au quotidien ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaEntrepreneuriat en Côte d’Ivoire Réponse rapide La réponse directe doit apparaître immédiatement : la capitale du Nigeria est Abuja depuis 1991. Lagos reste la grande métropole économique, mais Abuja concentre les institutions fédérales.Pour approfondirTop 10 des pays les plus riches d’AfriqueBusiness rentable en AfriqueMétiers qui recrutent en AfriqueCapitales d’Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “abidjan” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. #### Abidjan, Dakar, Casablanca : hubs startups francophones Abidjan, Dakar, Casablanca : hubs startups francophones Abidjan, Dakar et Casablanca ne jouent pas le même rôle dans la tech francophone. Chaque ville offre un mélange différent de marché, talents, capitaux, régulation et accès régional. L’Afrique francophone possède des marchés jeunes, urbains et connectés, mais elle ne se finance pas comme Nairobi, Lagos ou Le Cap. Les fondateurs doivent prouver plus vite la traction, la distribution et la capacité à vendre dans plusieurs villes. Partech estime le financement equity des startups africaines à 2,2 milliards de dollars en 2024. Le financement equity en Afrique francophone est tombé à 229 millions de dollars en 2024, en baisse de 31 % sur un an selon Partech. Les hubs francophones les plus visibles restent Abidjan, Dakar, Casablanca, Tunis, Douala et Cotonou, chacun avec des forces différentes. Abidjan bénéficie d’un marché ivoirien dynamique et d’une place régionale francophone. Dakar dispose d’un écosystème entrepreneurial visible, d’une bonne connexion internationale et d’un vivier de projets numériques. Forces de chaque écosystème Un marché francophone peut être prometteur mais fragmenté : réglementation, langue administrative, pouvoir d’achat, paiement, logistique et fiscalité varient d’un pays à l’autre. Avant une levée, un investisseur veut voir des clients réels, une rétention mesurable et un coût d’acquisition crédible. Un incubateur aide à structurer, rencontrer et tester. Un business angel peut financer tôt avec son réseau. Un fonds cherche une trajectoire de croissance plus ambitieuse et des preuves plus solides. Beaucoup de fondateurs perdent du temps parce qu’ils demandent à un fonds ce qu’ils devraient d’abord obtenir du marché : validation, revenus et répétition. Casablanca attire par ses banques, ses grandes entreprises, ses services et sa connexion au marché marocain. Pour une startup B2B, la proximité avec les décideurs peut peser autant que la taille du marché. Lever trop tôt pour masquer un produit peu utilisé. Présenter un marché continental sans plan pays par pays. Négliger la gouvernance, les comptes et les contrats. Financement, talents et stratégie régionale Sur startups en Afrique francophone, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Dans un marché plus sélectif, un investisseur ne finance pas une idée générale sur “l’Afrique”. Il veut comprendre le problème précis, le client qui paie, le coût pour l’acquérir, la fréquence d’usage et la marge possible. Les fondateurs qui présentent des chiffres simples, vérifiables et cohérents inspirent davantage confiance que ceux qui promettent une expansion continentale immédiate. Points à vérifier avant de chercher un financement Chaque hub apporte un mélange différent de marché, talents, capitaux, entreprises et accès régional. La préparation d’une levée commence donc bien avant le pitch deck. Elle passe par des contrats propres, une comptabilité lisible, des indicateurs d’usage, une équipe clairement répartie et une stratégie pays par pays. Le financement arrive plus facilement quand le risque principal a déjà été réduit par le marché. Dans les écosystèmes francophones, les fondateurs gagnent en crédibilité lorsqu’ils montrent des clients actifs plutôt qu’une ambition abstraite. Un petit portefeuille de clients récurrents, bien compris et bien servi, vaut souvent mieux qu’une grande promesse de marché sans chiffres d’usage. À lire aussi Startups en Afrique francophone : pays, secteurs et financements Financement startup Afrique : incubateurs, fonds et erreurs Sources Partech Africa Tech Venture Capital Report 2024 ; UNCTAD, World Investment Report 2025. FAQ Quel hub choisir pour une startup francophone ? Cela dépend du secteur, des clients visés, des talents disponibles, du cadre réglementaire et de l’accès aux investisseurs. Pourquoi Abidjan, Dakar et Casablanca sont différents ? Abidjan offre un marché ivoirien dynamique, Dakar un écosystème visible, Casablanca une proximité avec finance et grandes entreprises. Que regarder avant de s’implanter ? Coût, clients, fiscalité, recrutement, réseau d’affaires, paiements et possibilité de vendre dans plusieurs pays. #### Accès à l’électricité en Afrique, un investissement de 90 milliards de dollars d’ici 2030 L’Afrique fait face à un défi énergétique majeur, avec près de 600 millions de personnes vivant sans accès à l’électricité. Pour remédier à cette situation critique et répondre à la demande croissante d’énergie, des investissements significatifs sont nécessaires. En 2023, la Banque africaine de développement a estimé qu’environ 90 milliards de dollars par an seront nécessaires jusqu’en 2030 pour garantir un accès universel à l’électricité sur le continent. Un besoin urgent de financement Le rapport de la Banque africaine de développement souligne l’importance d’augmenter considérablement les investissements dans le secteur énergétique. Actuellement, des pays comme le Mozambique ne comptent que 40 % de leur population connectée au réseau électrique, tandis que l’Afrique du Sud connaît des pénuries d’électricité qui freinent son développement économique. Les experts estiment qu’un investissement annuel de 25 milliards de dollars dans les infrastructures électriques est essentiel pour éliminer la précarité énergétique en Afrique. Avec une population prévue d’environ 2,1 milliards d’habitants d’ici 2040, la demande énergétique du continent devrait augmenter de 60 % d’ici 2030. Cela nécessite non seulement des financements importants, mais aussi une planification stratégique pour développer des solutions énergétiques durables et accessibles. L’essor des énergies renouvelables Pour répondre à ces besoins croissants, le développement des énergies renouvelables est devenu une priorité. L’Afrique possède un potentiel considérable en matière d’énergie solaire, éolienne et hydroélectrique. Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la part des énergies renouvelables dans le mix électrique africain pourrait atteindre 47 % d’ici 2030. Cette transition vers des sources d’énergie durables est cruciale non seulement pour l’environnement, mais aussi pour garantir un accès fiable à l’électricité. Les investissements dans les technologies renouvelables peuvent également stimuler l’économie locale en créant des emplois et en favorisant le développement industriel. En intégrant des solutions hors réseau, comme les systèmes solaires décentralisés, il est possible d’atteindre rapidement les populations rurales qui n’ont pas accès au réseau électrique national. Les défis réglementaires et politiques Malgré ces opportunités prometteuses, plusieurs obstacles persistent. Les cadres réglementaires dans de nombreux pays africains ne favorisent pas toujours la participation du secteur privé dans le développement des infrastructures énergétiques. Pour attirer les investissements nécessaires, il est crucial d’établir des politiques favorables et des incitations financières. Les partenariats public-privé (PPP) sont souvent cités comme une solution viable pour mobiliser des fonds privés et promouvoir des projets énergétiques innovants. En améliorant la transparence et en réduisant les risques associés aux investissements dans le secteur énergétique, les gouvernements peuvent encourager davantage d’acteurs privés à s’engager dans le développement durable. Vers un avenir électrisé L’objectif d’un accès universel à l’électricité en Afrique d’ici 2030 est ambitieux mais réalisable si des efforts concertés sont déployés. La combinaison d’investissements massifs dans les infrastructures énergétiques, le développement des énergies renouvelables et la mise en place de politiques favorables peut transformer ce rêve en réalité. Des initiatives actuelles montrent déjà des résultats prometteurs : grâce à divers projets soutenus par Power Africa et d’autres organisations, plus de 41 millions de nouvelles connexions électriques ont été réalisées, améliorant ainsi la vie de près de 200 millions de personnes. #### Accompagner la transition des entreprises vers l’économie formelle : un axe d’action clé pour les syndicats sénégalais Des milliers de travailleurs de l’économie informelle bénéficient de l’aide des syndicats et des pouvoirs publics dans le cadre de la recommandation 204 (R204) de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui vise à faciliter le passage des travailleurs et des unités économiques l’économie informelle vers l’économie formelle tout en veillant au respect des droits fondamentaux des travailleurs à tous les niveaux. La CNTS, la centrale syndicale la plus représentative du Sénégal, compte 18 000 membres qui travaillent dans l’économie informelle. L’accompagnement de ces adhérents est assuré par un département de l’économie informelle qui a été mis en place lors de son congrès en 2018, mais le travail de la confédération syndicale sur cette question cruciale est bien plus ancien. Le passage de l’informel au formel : une véritable révolution Bien que l’absence de statistiques nationales ne permette pas de quantifier le nombre de travailleurs informels migrant vers l’économie formelle, la CNTS note néanmoins que les travailleurs, en plus d’adhérer au syndicat pour mieux défendre leurs intérêts, sont de plus en plus conscients de la nécessité de formaliser, malgré leurs appréhensions quant au processus. Voici une vidéo parlant de l’impact du secteur informel en Afrique : Le CNTS a mis en place des ateliers de formation en wolof (il s’agit de la langue officielle au Sénégal) pour faire face au taux élevé d’analphabétisme chez les travailleurs informels. Elles traitent généralement de la question de la formalisation, de son importance pour garantir un travail décent et des démarches administratives qu’elle implique (inscription aux chambres de commerce, Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux, APIX, et système de sécurité sociale), et la syndicalisation des acteurs de l’économie informelle. Il fait également pression sur l’État pour qu’il soit plus ouvert à cette catégorie de travailleurs. Obstacles et nouveaux horizons Lors de la mise en œuvre de ses nombreuses initiatives dans ce secteur, le CNTS a rencontré de nombreux obstacles qui rendent d’autant plus difficile l’atteinte des objectifs de la R204. Et le volume considérable de travailleurs informels encouragés à rejoindre l’économie formelle est tel qu’il n’y a pas de recette facile pour réussir. Ils veulent voir une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Ils veulent une protection sociale pour eux et leurs familles, un renforcement des capacités professionnelles, ils rêvent d’être autonomes. Mais ils n’apprécient pas toujours l’importance du syndicat pour répondre à leurs revendications. Cela est dû en partie à leur méconnaissance du syndicalisme, mais aussi à leur manque de disponibilité compte tenu de la nature de leur travail. La CNTS se heurte souvent à des obstacles dans ses relations avec les autorités étatiques. Citons par exemple le régime simplifié des petits contribuables, le RSPC, destiné entre autres à assurer un régime de sécurité sociale correspondant parfaitement à leurs besoins en matière de protection et à leur capacité contributive.  #### ADP-Maliba : Aliou Boubacar Diallo et Cheick Oumar Diallo en phase pour booster la jeunesse du parti Alors que les élections législatives au Mali approchent à grands pas, Aliou Boubacar Diallo sonne la mobilisation et l’union au sein de son parti avec comme fer de lance la jeunesse. Le 18 février 2020, il a reçu à sa résidence une délégation de la jeunesse d’ADP-Maliba conduite par son dynamique président, Cheick Oumar Diallo. Ce dernier, malgré le retrait de sa candidature dans la commune V du district de Bamako, fait preuve d’une grande maturité en poussant tous les jeunes à rester à l’écoute de la direction et surtout engagés pour les futures batailles. Un moment de convivialité Contrairement à ce que voulaient faire circuler certaines mauvaises langues, Cheick Oumar Diallo, le Président des jeunes du parti d’Aliou Boubacar Diallo, continue à surprendre. Après le retrait de sa candidature contre toute attente, on aurait pu s’attendre à du sabotage ou encore à ce qu’il boycotte la campagne. Au contraire, COD multiplie les gestes d’apaisement et de rassemblement de sorte que chacun saisit aujourd’hui à quel point il tient à son parti, l’ADP-Maliba. Pour preuve, le mardi 18 février 2020, face à la colère montante des jeunes suite au retrait de sa candidature et celle d’autres jeunes dans le District de Bamako, COD et son mentor Aliou Diallo conviennent d’une rencontre à l’improviste à la résidence du président d’honneur pour une séance d’échanges. Autour d’un déjeuner suivi d’une séance d’échanges sur les enjeux du moment, le président d’honneur d’ADP-Maliba a clairement affiché son soutien à la jeunesse du parti et particulièrement à son Président COD. L’ambiance était conviviale et chaleureuse à telle enseigne que les jeunes en sont repartis plus requinqués que jamais. Ils en sont même ressortis avec la promesse d’un siège entier dédié au Mouvement National des Jeunes ainsi qu’un ferme engagement au soutien des jeunes dont les candidatures ont été validées par le parti. Une jeunesse toujours disciplinée et mobilisée Il y a quelques jours, Aliou Boubacar Diallo avait longuement parlé avec Cheick Oumar Diallo à Kayes. On parle même d’un échange similaire à celui d’un père à son fils. A cette occasion, le président des jeunes n’a pas hésité une seconde à réitérer toute sa disponibilité pour la victoire aux législatives et pour les futures batailles. Très disciplinée, la jeunesse d’ADP-Maliba  est dans la même dynamique. Soudée derrière son Président COD et continuant à poursuivre ses activités sur le terrain. Ainsi, a-t-elle procédé à l’installation des premiers comités jeune dans la 5ème région du Mali, le 12 février dernier. Une tournée est prévue pour soutenir les candidats dans plusieurs circonscriptions. On évoque Kayes, naturellement, mais aussi la Commune 4, Ségou et Nioro où de très jeunes députés sont en lice. Par ailleurs, le Mouvement national des jeunes d’ADP-Maliba se structure et multiplie les initiatives pour rallier la jeunesse au projet d’alternance porté par Aliou Diallo. Il n’y a pratiquement pas une semaine sans une actualité pour le Mouvement national de la jeunesse ADP-Maliba. Que ce soient les meetings dans les quartiers de Bamako, des formations, des conférences-débat, des tournées à travers le pays ou la création de comités et de sous-sections aux quatre coins du Mali. Ca bouge à la jeunesse ADP-Maliba ! Aliou Diallo à la tête d’une coalition que les jeunes s’engagent à faire passer dès le premier tour Avec les législatives qui s’annoncent, COD et les siens sont mobilisés plus que jamais. Ils veulent donner la victoire dès le premier tour à Aliou Diallo à Kayes, où l’homme d’affaires a été sollicité pour conduire une coalition avec trois autres partis. Sur le terrain, l’effervescence est palpable et les jeunes du parti sont déterminés à transformer l’essai avec éclat.Aliou Diallo et ses jeunes attendent désormais, impatiemment, que s’ouvre la campagne électorale le 8 mars prochain. Pour le président d’honneur d’ADP-Maliba, ces élections législatives sonnent comme un test grandeur nature avant la présidentielle de 2023. Crédit photo : maliactu.net #### Affaire Isabel dos Santos : la femme d’affaires angolaise dénonce un « déni de justice » Isabel Dos Santos, femme d’affaires et fille de l’ancien Président angolais Jose Eduardo dos Santos, a dénoncé un déni de justice suite au rejet de son appel auprès des tribunaux après le gels de ses actifs et de ses comptes bancaires. Isabel dos Santos révoque un déni de droit suit eu rejet de son appel L’affaire de corruption de grande envergure qui concerne Isabel dos Santos, fille de l’ancien Président de la République angolaise Jose Eduardo Dos Santos, a connu un nouveau rebondissement. La principale concernée a révoqué, lundi, un déni de droit provenant des tribunaux angolais et portugais. La femme d’affaires milliardaire a fait appel de la décision de justice ordonnant le gel de ses actifs et de ses comptes bancaires en Angola, et de ceux de son époux : Sindika Dokolo, intervenue en décembre 2019. L’appel a été rejeté. Retour sur les faits Depuis les premières dénonciations, Isabel dos Santos n’a cessé de nier les faits pour lesquels elle est accusée. Pour rappel, Isabel dos Santos est soupçonnée par le gouvernement en place d’avoir détourné pas moins de 5 milliards de dollars des caisses de l’Etat. Des centaines de milliers de documents subtilisés par un pirate informatique attestant de ces allégations ainsi qu’une enquête dénommée Luanda Leaks, menée par l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ) ont été rendus publics en janvier 2020. Ces publications ont été suivies par l’ouverture d’une enquête initiée par la Bourse portugaise concernant les origines de la fortune de la milliardaire. Cette dernière détient notamment une grande part des actions de plusieurs grands groupes portugais appartenant à différents secteurs stratégiques dont la société de télécommunication Nos, la banque EuroBic, Efacec Power Solutions ou encore Galp Energia. Les autorités portugaises ont également gelé une partie des avoirs d’Isabel dos Santos au Portugal. La femme d’affaires et son époux possèdent également plusieurs autres sociétés offshores dans différents pays. Isabel dos Santos au cœur d’un règlement de compte politique ? Isabel dos Santos, surnommée « La Princesse » par les Angolais et connue à l’échelle mondiale pour être « la femme la plus riche d’Afrique » a sollicité ses nombreux avocats pour assurer sa défense. Un communiqué adressé dans la foulée des Luanda Leaks réfute les accusations de détournement de fonds et explique que l’enquête de l’ICIJ a été menée dans l’objectif de discréditer Isabel dos Santos aux yeux des Angolais et de « retourner l’opinion publique » dans le cadre d’une vendetta politique perpétrée par l’actuel président angolais Joao Lourenço. Depuis son arrivée à la tête de l’Etat, ce dernier a écarté tous les proches de son prédécesseurs qui étaient assignés à des missions politiques et/ou économiques importantes au nom de la lutte contre la corruption. Dans l’avis émis lundi, Isabel dos Santos affirme que la Juge a refusé de considérer la falsification des documents qui ont servi de preuve pour le gel de ses avoirs. Helder Pitta Gros, le Procureur Générale de Luanda, a confié aux journalistes son intention de mettre en oeuvre « tous les moyens possibles (…) pour ramener (Madame) dos Santos dans le pays ». #### Africa’s Business Heroes : les candidatures sont ouvertes ! La troisième édition du programme Africa’s Business Heroes est lancée. Depuis le 29 mars, les entrepreneurs souhaitant participer au concours phare de la Fondation Jack Ma en Afrique, peuvent soumettre leur candidature. À la clé : une part d’une subvention de 1,5 millions de dollars, qui leur permettra de développer leur entreprise. Ce qu’il faut retenir La troisième édition du programme Africa’s Business Heroes est lancée. Depuis le 29 mars, les entrepreneurs souhaitant participer au concours phare de la Fondation Jack Ma en Afrique, peuvent soumettre leur candidature. À la clé : une part d’une subvention de. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Partenaires commerciaux de l’AfriqueActualités Afrique ABH le programme phare de la Fondation Jack Ma  Si vous avez l’habitude d’investir les actions Alibaba, vous connaissez certainement son fondateur, Jack Ma et peut-être même sa fondation du même nom : la Jack Ma Foundation (JMF).  Depuis trois ans, cette dernière est à l’initiative du programme Africa’s Business Heroes (ABH), un concours qui permet à plusieurs entrepreneurs africains de remporter une part d’une subvention de 1.5 millions de dollars, afin de mener à bien leur projet. Pour participer, les candidats peuvent donc soumettre leur candidature dès aujourd’hui, en anglais ou en français, peu importe le secteur dont ils sont issus, leur âge ou encore leur nationalité. Ces derniers ont jusqu’au 7 juin pour s’inscrire sur le site www.AfricaBusinessHeroes.org. Les dix premiers finalistes de 2021 seront dévoilés en septembre. « It’s African Time » Cette année, le thème de cette troisième édition est intitulé  « It’s African Time » (C’est le temps de l’Afrique), comme l’ont confirmé les organisateurs. Le jury portera en outre une attention particulière à ceux qui travaillent dur pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies. À l’issue de ce  programme, comprenant plusieurs évaluations, dix finalistes auront ainsi la chance de monter sur scène pour présenter leur entreprise et leurs visions et recevoir leur part de la subvention. Les entrepreneurs extraordinaires d’Afrique récompensés En 2020, les dix grands finalistes issus de divers secteurs tels que l’agriculture, la mode, ou encore la santé et dont la moitié était des femmes, ont été sélectionnés parmi près de 22 000 candidatures, issues des 54 nationalités africaines. « Alors que nous ouvrons notre troisième concours annuel, nous souhaitons reconnaître l’énorme inspiration venant des entrepreneurs extraordinaires d’Afrique, dont les entreprises commerciales sont non seulement fructueuses et rentables, mais peuvent aussi avoir un impact positif sur leurs communautés locales », a notamment  déclaré Jason Pau, Directeur exécutif international de la Fondation Jack Ma. Cette année, ABH continuera en outre  à collaborer avec des partenaires clés  à l’instar de : African Leadership Group  Ashesi, Dalberg, Janngo, ou encore RiseUp. Pour rappel, la Fondation Jack Ma, à l’initiative de ce programme, a été créée en 2014, par le fondateur d’Alibaba du même nom : Jack Ma. Cette dernière s’articule autour de quatre domaines :  l’entrepreneuriat, l’éducation, le leadership des femmes, le soutien médical et la protection de l’environnement. #### Afrique : ces pays qui misent sur l’hydrogène vert Sur les hauteurs arides du désert de Namibie, un vent chaud balaie les plaines silencieuses. Là, au milieu de cette immensité, des ingénieurs installent les premières éoliennes d’un projet qui pourrait transformer l’avenir énergétique du continent. L’Afrique, riche en soleil et en vent, se tourne vers un carburant du futur : l’hydrogène vert. Un pari audacieux sur l’énergie du futur L’hydrogène vert, produit à partir d’énergies renouvelables, suscite un engouement mondial. Contrairement à l’hydrogène gris ou bleu, il n’émet aucun gaz à effet de serre. En Afrique, plusieurs pays voient dans cette technologie une opportunité unique de développement économique et de souveraineté énergétique. « L’hydrogène vert peut devenir pour nous ce que le pétrole a été pour d’autres régions », affirme Amina Diop, ingénieure en énergie renouvelable basée à Dakar. « Mais cette fois, sans polluer. » Le continent dispose d’atouts naturels exceptionnels : un ensoleillement quasi permanent, des vents puissants et des terres disponibles. Ces conditions idéales permettent de produire de l’électricité verte à bas coût, indispensable à l’électrolyse de l’eau, procédé par lequel l’hydrogène est extrait. La Namibie en tête de file La Namibie est l’un des pionniers africains dans cette course. En 2021, le gouvernement a lancé un partenariat avec des entreprises européennes pour construire une gigantesque usine d’hydrogène vert dans le désert du Tsau Khaeb. Montant de l’investissement annoncé : plus de 9 milliards de dollars. Le projet vise à produire 300 000 tonnes d’hydrogène vert par an d’ici 2030, principalement destinées à l’exportation vers l’Europe et l’Asie. « Ce sera un tournant économique pour notre pays », déclare Johannes Kamati, conseiller au ministère namibien de l’Énergie. « Nous voulons créer une nouvelle industrie, former une main-d’œuvre locale et devenir un acteur mondial. » La Namibie, qui importe encore la majorité de son électricité, espère ainsi diversifier son économie et réduire sa dépendance énergétique. Le projet pourrait générer plus de 15 000 emplois directs et indirects. Le Maroc, déjà bien positionné Au nord du continent, le Maroc avance à grands pas. Avec ses vastes parcs solaires et éoliens, le royaume chérifien a déjà posé les bases d’une transition énergétique ambitieuse. En 2022, le pays a signé plusieurs protocoles d’accord avec l’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal pour développer des corridors d’exportation d’hydrogène vert. Le site de Guelmim-Oued Noun, dans le sud du Maroc, pourrait accueillir l’un des plus grands complexes de production d’hydrogène vert au monde. « Nous voulons faire du Maroc un hub énergétique entre l’Afrique et l’Europe », explique Youssef El Alaoui, directeur du Cluster Solaire à Casablanca. Selon une étude de la Banque mondiale, le Maroc pourrait produire de l’hydrogène vert à un coût inférieur à 1,5 dollar par kilogramme d’ici 2030, ce qui le rendrait extrêmement compétitif à l’échelle internationale. L’Afrique du Sud, entre ambition et transition En Afrique australe, l’Afrique du Sud explore également cette voie. Premier émetteur de CO₂ du continent, le pays s’est engagé à réduire sa dépendance au charbon, qui représente encore plus de 80 % de sa production d’électricité. Le gouvernement sud-africain a lancé en 2021 la « Hydrogen Society Roadmap », une stratégie nationale visant à développer un écosystème complet autour de l’hydrogène vert : production, stockage, transport, et utilisation dans l’industrie lourde et les transports. « L’hydrogène peut nous aider à décarboner nos mines, nos aciéries et notre réseau électrique », estime Thabo Mokoena, directeur de l’Institut national de l’énergie à Pretoria. « C’est aussi une opportunité pour créer de nouveaux emplois dans des régions touchées par la fermeture des centrales à charbon. » Des projets pilotes ont déjà vu le jour, notamment dans la province du Cap-Nord, où des électrolyseurs sont testés à partir d’énergie solaire. L’Égypte, entre géopolitique et stratégie industrielle À l’est du continent, l’Égypte ne cache pas ses ambitions. En marge de la COP27 en 2022, le pays a signé une série d’accords avec des entreprises internationales pour développer des zones industrielles dédiées à l’hydrogène vert autour du canal de Suez. La position stratégique de l’Égypte, à la croisée de l’Afrique, du Moyen-Orient et de l’Europe, en fait un acteur clé pour le transport maritime de l’hydrogène sous forme d’ammoniac ou de méthanol vert. « Nous voulons devenir un leader régional dans l’exportation d’hydrogène vert », déclarait en conférence le ministre égyptien de l’Électricité, Mohamed Shaker. « Mais aussi l’utiliser pour verdir notre industrie locale, notamment les engrais. » Le potentiel est immense : selon les prévisions de l’IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables), l’Égypte pourrait produire jusqu’à 20 millions de tonnes d’hydrogène vert par an d’ici 2040. Défis techniques, sociaux et politiques Malgré cet enthousiasme, les obstacles restent nombreux. Produire de l’hydrogène vert à grande échelle nécessite des investissements massifs, des infrastructures complexes et une stabilité politique durable. « Il ne suffit pas d’avoir du soleil et du vent », rappelle Fatou Ndiaye, analyste en énergie à Abidjan. « Il faut des réseaux électriques fiables, des législations claires, et surtout, une vision à long terme. » Certains experts mettent aussi en garde contre une nouvelle forme de dépendance : celle de produire pour les marchés européens, sans bénéfices directs pour les populations locales. La question de l’accès à l’eau, ressource essentielle pour l’électrolyse, est également cruciale dans des régions déjà arides. Enfin, les bénéfices de cette transition doivent être équitablement répartis. « L’hydrogène vert ne doit pas devenir un mirage technologique réservé aux élites », insiste Koffi Mensah, sociologue à l’université de Lomé. « Il doit créer des emplois, former des jeunes, et alimenter nos propres industries. » L’Afrique peut-elle écrire sa propre révolution énergétique ? Dans les déserts de Namibie, sur les plaines du Maroc ou dans les ports de Suez, l’Afrique commence à tracer les contours d’un avenir énergétique inédit. L’hydrogène vert, encore balbutiant, pourrait devenir l’un des piliers de sa renaissance industrielle et climatique. Mais la route est longue, semée d’incertitudes et de choix stratégiques. Le continent saura-t-il transformer son potentiel naturel en richesse durable ? Ou assistera-t-on à une nouvelle ruée vers ses ressources, cette fois sous couvert de transition verte ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Afrique : ces villes qui deviennent des hubs logistiques À la tombée du jour, les grues s’activent encore sur le port de Lomé. Les conteneurs s’empilent, les camions défilent, les lumières percent la brume salée du golfe de Guinée. Quelque chose est en train de changer. Discrètement, mais irrésistiblement, certaines villes africaines se transforment en centres névralgiques du commerce mondial. Des hubs logistiques où tout converge, tout transite, tout s’accélère. Une géographie qui redessine les flux Longtemps considérée comme périphérique dans les échanges mondiaux, l’Afrique voit aujourd’hui ses lignes bouger. La croissance démographique, les investissements massifs en infrastructures et l’essor du commerce intra-africain bousculent les cartes. Et certaines villes, stratégiquement situées, émergent comme des plaques tournantes régionales. « Nous avons compris que notre position géographique est un atout, pas une fatalité », explique Aminata Diop, urbaniste à Dakar. « En renforçant nos ports, nos routes et nos plateformes logistiques, nous devenons un pont entre continents. » Le corridor Abidjan-Lagos, long de près de 1 000 km, concentre à lui seul plus de 75 millions d’habitants et génère 60 % du PIB de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette densité urbaine, couplée à la proximité maritime, attire les géants du transport et de la distribution. Lomé, la discrète qui monte Peu médiatisée, la capitale togolaise s’est pourtant imposée comme un acteur logistique majeur en Afrique de l’Ouest. Son port en eau profonde, modernisé en 2014, fonctionne 24h/24 et accueille des navires de plus de 300 mètres de long. Il est aujourd’hui le seul port en eau profonde de la sous-région à ne pas être entravé par des bancs de sable ou des marées capricieuses. Avec plus de 1,6 million d’EVP (équivalents vingt pieds) traités en 2023, Lomé dépasse désormais ses voisins historiques comme Cotonou ou même Abidjan. Le port est devenu un hub de transbordement pour la région, desservant le Burkina Faso, le Niger et le Mali. « Avant, nos marchandises mettaient des semaines à arriver. Aujourd’hui, elles passent par Lomé et arrivent en quelques jours », témoigne Ibrahim Traoré, importateur à Ouagadougou. « C’est une révolution silencieuse. » Nairobi, au cœur des échanges est-africains À des milliers de kilomètres de là, Nairobi s’impose comme la porte d’entrée de l’Afrique de l’Est. Reliée au port de Mombasa par une ligne ferroviaire moderne, la Standard Gauge Railway, la capitale kényane attire entrepôts, centres de distribution et sièges régionaux de multinationales. Amazon, Maersk, DHL : tous y ont désormais une base. Le Nairobi Inland Container Depot, immense plateforme logistique située au sud de la ville, traite plus de 500 000 conteneurs par an. Il permet de désengorger Mombasa tout en rapprochant les marchandises des zones de consommation. « Nairobi est devenue un nœud logistique incontournable », affirme Joseph Mutua, consultant en supply chain. « Elle connecte non seulement le Kenya, mais aussi l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et même l’est de la RDC. » Le Caire, carrefour entre l’Afrique et le Moyen-Orient Depuis les rives du Nil, Le Caire regarde vers l’Afrique, mais aussi vers l’Asie et l’Europe. Sa position unique, à la croisée du canal de Suez et des routes commerciales anciennes, en fait un hub naturel. Et l’Égypte ne s’y est pas trompée. La zone économique du canal de Suez, lancée en 2015, attire des milliards de dollars d’investissements. Plus de 2 000 entreprises y sont déjà implantées, dont beaucoup dans la logistique, la fabrication et l’exportation. Le nouveau port d’Ain Sokhna, à 120 km à l’est du Caire, est en passe de devenir l’un des plus importants du continent. « Nous ne sommes plus seulement un pays de transit », souligne Nour El-Din Hassan, directeur logistique pour une entreprise textile. « Nous sommes un point de transformation, d’assemblage et de redistribution. » Johannesburg, l’épine dorsale du sud Dans le sud du continent, Johannesburg joue un rôle central. Sans accès direct à la mer, la ville a pourtant su s’imposer comme un hub logistique terrestre de premier plan. Son réseau autoroutier, ferroviaire et aérien est le plus dense d’Afrique. Le terminal de fret de l’aéroport OR Tambo est le plus actif du continent, avec plus de 400 000 tonnes de marchandises traitées chaque année. De là, les produits sont redistribués vers tout le sud de l’Afrique, notamment le Botswana, la Namibie, le Zimbabwe et le Mozambique. « Joburg, c’est notre plaque tournante », explique Sipho Mthembu, directeur logistique d’un distributeur sud-africain. « Tout passe par ici. C’est notre Rotterdam à nous. » La bataille des infrastructures Mais cette montée en puissance des hubs africains ne se fait pas sans défis. Les infrastructures doivent suivre. Routes dégradées, ports saturés, procédures douanières lentes : autant d’obstacles qui freinent encore le potentiel logistique du continent. Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour combler son déficit en infrastructures. Et pourtant, les projets se multiplient. Le port de Lekki au Nigeria, inauguré en 2023, est le plus grand port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest. Le Kenya prévoit d’étendre son réseau ferroviaire jusqu’à Kisumu, sur le lac Victoria. Et l’Union africaine pousse pour une harmonisation des procédures douanières à travers la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). « Le potentiel est énorme, mais il faut une vision à long terme », avertit Fatou Bamba, économiste spécialisée en commerce régional. « Un hub logistique ne se construit pas seulement avec du béton. Il faut aussi de la fluidité, de la confiance et de la coopération. » Alors que les flux mondiaux se réorganisent, que les chaînes d’approvisionnement cherchent de nouvelles routes, l’Afrique pourrait bien devenir un maillon central. Mais la course est lancée, et seuls les plus agiles, les plus connectés, les plus audacieux, tireront leur épingle du jeu. Et si le prochain centre névralgique de la logistique mondiale ne se trouvait ni à Shanghai, ni à Rotterdam, mais quelque part entre Lomé et Nairobi ? #### Afrique : ces villes qui deviennent des hubs logistiques régionaux À l’aube, les docks de Mombasa s’agitent déjà. Des conteneurs s’empilent, des grues chantent leur ballet métallique, et les camions s’alignent comme des fourmis disciplinées. Ce n’est pas qu’un port. C’est le cœur battant d’un continent qui se réinvente. En silence, des villes africaines prennent une place stratégique dans le commerce mondial, devenant des hubs logistiques incontournables. Une géographie qui redessine les routes du commerce Longtemps perçue comme périphérique dans les échanges mondiaux, l’Afrique est en train de se repositionner au centre des flux. Sa situation géographique, entre l’Europe, l’Asie et les Amériques, attire désormais l’attention des géants de la logistique. « Aujourd’hui, l’Afrique n’est plus une destination finale. Elle devient un point de passage », explique Fatou Ndiaye, analyste en transport international basée à Dakar. « Le continent est en train de se doter d’infrastructures capables de rivaliser avec les grands hubs mondiaux. » Le canal de Suez, l’océan Indien, l’Atlantique Sud… Autant de corridors maritimes qui traversent ou bordent l’Afrique. Des villes comme Tanger, Durban ou Djibouti exploitent cette position pour devenir des plaques tournantes régionales. Tanger Med, la porte de l’Europe À 40 kilomètres à peine de l’Espagne, le port de Tanger Med au Maroc est devenu en quelques années l’un des plus performants de la Méditerranée. Inauguré en 2007, il traite aujourd’hui plus de 7,8 millions de conteneurs par an, surpassant des ports historiques comme Barcelone ou Gênes. Mais Tanger Med, ce n’est pas qu’un port. C’est un écosystème. Une zone franche industrielle, des entrepôts géants, des centres de tri, des connexions ferroviaires vers l’intérieur du pays. Des entreprises comme Renault, DHL ou Maersk y ont installé leurs bases régionales. « Ce que nous avons construit ici, c’est une plateforme globale », affirme Youssef El Malki, directeur logistique d’un groupe automobile implanté sur place. « En 48 heures, nous pouvons livrer un moteur à Paris, un tableau de bord à Lagos ou une boîte de vitesses à Istanbul. » Djibouti, le verrou stratégique de la Corne de l’Afrique Sur la côte Est, Djibouti s’impose comme un carrefour vital entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie. Situé à l’entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, par où transite près de 10 % du commerce maritime mondial, ce petit pays mise sur sa position pour devenir un hub logistique de premier plan. Avec l’aide massive de la Chine, Djibouti a inauguré en 2017 un port en eau profonde ultra-moderne. Il est relié par une ligne ferroviaire de 750 kilomètres à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, offrant une sortie maritime à un pays enclavé de plus de 120 millions d’habitants. « Nous ne sommes pas riches en ressources naturelles, mais nous avons la géographie », sourit Hassan Omar, responsable du port. « Et nous savons l’utiliser. » Lagos, la mégapole qui absorbe l’Afrique de l’Ouest Avec ses 20 millions d’habitants, Lagos est un monstre urbain. Mais c’est aussi un nœud logistique en pleine transformation. Le port de Lekki, inauguré en 2023, est le plus grand port en eau profonde d’Afrique de l’Ouest. Il peut accueillir les plus gros porte-conteneurs du monde. Ce port est connecté à une zone industrielle de 16 500 hectares, la Lekki Free Trade Zone, où s’installent des géants comme Arla Foods, BASF ou China Harbour Engineering. L’objectif est clair : faire de Lagos une plateforme d’exportation pour toute la région ouest-africaine. « Nous voulons que Lagos devienne ce que Singapour est à l’Asie du Sud-Est », déclare Bola Adebayo, urbaniste et consultant en développement. « Un hub où les marchandises arrivent, sont transformées, redistribuées. » Nairobi, l’épine dorsale de l’Afrique de l’Est À plus de 500 kilomètres de la mer, Nairobi pourrait sembler loin des routes maritimes. Pourtant, la capitale kényane est en train de devenir un centre logistique majeur. Grâce au Standard Gauge Railway, une ligne de train moderne reliant Mombasa à Nairobi, les marchandises transitent plus vite que jamais vers l’intérieur du continent. La ville accueille également l’African Logistics Hub, un projet soutenu par la Banque africaine de développement, qui vise à centraliser les flux de marchandises vers l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et même la RDC. « Nairobi est le point de convergence de l’Afrique de l’Est », explique James Kamau, directeur d’un entrepôt logistique. « C’est ici que tout se décide : la distribution, les prix, les délais. » Durban, le pilier du Sud Au sud du continent, le port de Durban en Afrique du Sud reste le plus actif en volume de conteneurs. Chaque année, plus de 2,5 millions de conteneurs y transitent. Mais Durban ne se repose pas sur ses lauriers. Des investissements massifs sont en cours pour moderniser les quais, automatiser les opérations et améliorer les connexions ferroviaires vers Johannesburg et au-delà. La ville ambitionne de devenir le point d’entrée logistique pour les pays enclavés du sud du continent : Zimbabwe, Zambie, Botswana, Malawi. Un corridor économique est en construction pour relier Durban à Lusaka et Lubumbashi. « Ce n’est pas une course à la taille, c’est une course à l’efficacité », résume Sipho Dlamini, ingénieur sur le chantier d’extension du port. « Et Durban veut rester en tête. » Dans l’ombre des grues et des camions, une révolution silencieuse est en marche. Ces villes africaines, longtemps perçues comme des points de passage secondaires, deviennent des centres névralgiques du commerce mondial. Mais cette montée en puissance soulève une question : ces hubs profiteront-ils à l’ensemble du continent, ou creuseront-ils davantage les écarts entre les régions ? #### Afrique : comment la jeunesse transforme le paysage politique Dans les rues animées de Dakar, de Kinshasa ou d’Addis-Abeba, une énergie nouvelle circule. Elle ne vient pas des cortèges officiels ni des vieux partis, mais des jeunes. Ils ne portent pas toujours de cravate, mais brandissent des smartphones, des slogans, des rêves. Quelque chose est en train de changer. Lentement, mais sûrement, la jeunesse africaine redessine les lignes du pouvoir. Une génération connectée et consciente Ils ont moins de 35 ans, représentent plus de 60 % de la population du continent, et refusent de rester spectateurs. Grâce aux réseaux sociaux, à l’accès croissant à l’information et à une conscience politique aiguisée, les jeunes Africains s’organisent, dénoncent, proposent. « Avant, on nous disait que la politique, c’était pour les vieux. Aujourd’hui, on comprend que si on ne décide pas, d’autres le feront pour nous », confie Amina, 27 ans, étudiante en droit à Ouagadougou. La révolution numérique a agi comme un catalyseur. En quelques clics, une vidéo de corruption devient virale. Un appel à manifester se propage sur WhatsApp et Telegram. En 2020, au Nigeria, le mouvement #EndSARS a mobilisé des millions de jeunes contre les violences policières. Sans leader officiel, sans parti politique, mais avec une efficacité redoutable. Des urnes aux rues : la politique autrement La jeunesse africaine ne se contente plus de voter — lorsqu’elle vote. Elle investit la rue, les réseaux, les médias. Elle crée de nouveaux espaces d’expression et de contestation. À Kinshasa, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) regroupe des jeunes engagés, sans affiliation politique, qui dénoncent les injustices et exigent des comptes aux dirigeants. « On ne veut plus des promesses creuses. On veut des résultats. Et si on ne les obtient pas, on descend dans la rue », explique Jean-Marc, 30 ans, membre actif de LUCHA. Partout, des collectifs émergent : Y’en a marre au Sénégal, Balai Citoyen au Burkina Faso, Filimbi en RDC. Ils ne cherchent pas à prendre le pouvoir, mais à le surveiller. Leur force ? Une parole libre, une organisation souple, et une capacité à mobiliser vite et fort. Des visages neufs dans l’arène politique Certains jeunes vont plus loin : ils entrent dans l’arène politique. Pas pour faire de la figuration, mais pour changer les règles du jeu. En Ouganda, Bobi Wine, ancien chanteur devenu député, a défié le président Yoweri Museveni lors de l’élection présidentielle de 2021. À 39 ans, il a incarné l’espoir d’une génération fatiguée des régimes éternels. Au Bénin, Reckya Madougou, ancienne ministre et militante, a tenté de se présenter à la présidentielle de 2021 avant d’être arrêtée. Son cas illustre les obstacles que rencontrent ces jeunes figures : répression, manipulation judiciaire, exclusion des scrutins. Mais leur présence dérange, et c’est déjà un signe. « Ils ont peur de nous parce qu’on parle vrai, parce qu’on ne leur doit rien », affirme Moussa, 34 ans, candidat indépendant aux élections municipales de Bamako. « On n’a pas grandi dans les réseaux de pouvoir, mais dans les quartiers. » Un rejet croissant des partis traditionnels Les partis historiques, souvent dominés par des figures vieillissantes, peinent à séduire cette jeunesse. Beaucoup les accusent de clientélisme, de corruption, d’immobilisme. Résultat : un désintérêt croissant pour les élections, mais pas pour la politique. Selon une étude de l’Afrobaromètre, moins de 40 % des jeunes Africains font confiance aux partis politiques. En revanche, 65 % affirment s’intéresser aux affaires publiques. Le fossé se creuse entre les institutions et la société civile. « Je ne vote plus depuis 2016. Mais je participe à toutes les campagnes de sensibilisation, je signe des pétitions, je vais aux débats citoyens », raconte Fatou, 29 ans, à Abidjan. « Pour moi, c’est ça, être engagée. » Cette désaffection pousse certains partis à tenter une mue. Ils intègrent des jeunes sur leurs listes, créent des branches jeunesse. Mais souvent, ces initiatives restent cosmétiques. La demande est claire : une place réelle, pas symbolique. L’éducation politique, nouveau terrain de bataille Dans les écoles, les universités, les quartiers, des programmes d’éducation civique fleurissent. Associations, ONG, initiatives communautaires : tous cherchent à former une citoyenneté active. Car l’engagement ne s’improvise pas. Il se construit. Au Kenya, le projet Siasa Place organise des ateliers pour expliquer le fonctionnement des institutions, le rôle des élus, les droits des citoyens. À Lagos, l’initiative Enough is Enough Nigeria forme les jeunes aux techniques de plaidoyer et à la surveillance électorale. « On ne peut pas juste dire aux jeunes : soyez engagés. Il faut leur donner les outils pour comprendre et agir », souligne Grace Mwangi, coordinatrice du programme Civic Lab à Nairobi. « La politique, ce n’est pas un privilège, c’est une responsabilité. » Cette conscientisation, souvent en dehors des circuits officiels, permet d’éveiller des vocations. Elle crée une génération qui ne se contente plus de subir les décisions, mais veut les influencer. Un avenir encore incertain, mais plein de promesses Le chemin est semé d’embûches. Les régimes autoritaires, les manipulations électorales, la répression policière, le chômage massif : autant d’obstacles qui freinent l’élan de la jeunesse. Mais malgré tout, elle avance. Parfois à tâtons, parfois à voix haute. En 2023, plus de 20 pays africains ont connu des manifestations menées principalement par des jeunes. Pour réclamer des emplois, l’accès à l’éducation, la fin de la corruption. Ce ne sont pas de simples revendications : ce sont des signaux. Des alertes. Des appels au changement. « On ne veut pas hériter d’un continent en ruine. On veut le reconstruire, à notre façon », résume Samuel, 26 ans, activiste au Cameroun. « Ce n’est pas juste une question de politique. C’est une question de survie. » Alors que les prochaines décennies verront l’Afrique devenir le continent le plus peuplé et le plus jeune du monde, une question persiste : les institutions sauront-elles entendre cette voix montante, ou continueront-elles de l’ignorer ? #### Afrique : comment le marché unique continental change les échanges À l’aube, dans les rues animées de Lagos, un camion chargé de produits ivoiriens traverse le poste-frontière sans encombre. Quelques années plus tôt, ce simple trajet aurait exigé des jours de paperasse et d’interminables files d’attente. Aujourd’hui, tout semble avoir changé. L’Afrique est en train de réécrire sa propre histoire commerciale, à travers une initiative aussi ambitieuse que méconnue : le Marché unique continental africain. Une promesse vieille de plusieurs décennies L’idée d’un marché commun africain ne date pas d’hier. Dès les années 1960, les pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine rêvaient d’une Afrique unie, capable de commercer sans barrières internes. Mais ce n’est qu’en mars 2018, à Kigali, que 44 pays signent enfin l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), marquant le début d’un chantier titanesque. « C’est le projet le plus transformateur depuis la décolonisation », affirme Fatoumata Diarra, économiste malienne spécialisée en intégration régionale. « Pour la première fois, nous avons une vraie volonté politique de créer un marché de plus d’un milliard de consommateurs. » Avec un PIB combiné de plus de 3 400 milliards de dollars, la ZLECAf représente la plus grande zone de libre-échange au monde en nombre de pays participants. En théorie, elle doit permettre de supprimer progressivement 90 % des droits de douane entre les États membres, et de faciliter la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes. Des frontières qui s’effacent lentement Sur le terrain, les effets commencent à se faire sentir. À la frontière entre le Ghana et le Burkina Faso, les transporteurs notent une réduction significative des délais de passage. « Avant, on pouvait rester bloqués deux ou trois jours. Maintenant, avec les procédures harmonisées, on passe en quelques heures », témoigne Joseph Kaboré, chauffeur routier burkinabé. Dans plusieurs régions, des corridors commerciaux sont en cours de modernisation. Le corridor Abidjan-Lagos, qui traverse cinq pays d’Afrique de l’Ouest, est en passe de devenir une artère vitale du commerce intra-africain. Le projet prévoit la construction d’une autoroute de 1 028 km, censée fluidifier le transport de marchandises entre les ports et les centres urbains. Mais les défis restent nombreux. Les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires sont encore largement insuffisantes. Selon la Banque africaine de développement, il faudrait investir plus de 130 milliards de dollars par an pour combler le déficit d’infrastructures sur le continent. Des entreprises prêtes à jouer le jeu Pour les entreprises africaines, la ZLECAf est une opportunité inédite d’élargir leur marché. À Nairobi, la start-up agroalimentaire MamaFresh a doublé sa production en prévision de l’ouverture des frontières. « Nous avons commencé à exporter nos jus de fruits vers l’Ouganda et le Rwanda. C’est une nouvelle ère pour nous », explique sa fondatrice, Grace Njeri. Les PME, qui représentent environ 80 % des entreprises africaines, pourraient être les grandes gagnantes de cette intégration. En réduisant les coûts d’importation et en simplifiant les procédures douanières, la ZLECAf leur donne accès à des débouchés jusque-là inaccessibles. « Le marché unique nous permet de penser continental au lieu de rester enfermés dans nos marchés nationaux », souligne Moustapha Ndiaye, directeur d’une entreprise textile sénégalaise. « Nous avons déjà signé des contrats avec des distributeurs au Bénin et en Côte d’Ivoire. » Une révolution silencieuse dans les échanges Jusqu’ici, le commerce intra-africain représentait à peine 15 % des échanges totaux du continent, contre 60 % en Europe et 40 % en Asie. La ZLECAf vise à faire grimper ce chiffre à 25 % d’ici 2025, et à 50 % d’ici 2040. Certains secteurs commencent déjà à en profiter. L’industrie pharmaceutique, par exemple, voit une hausse des échanges entre l’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigeria. Des accords bilatéraux permettent désormais de reconnaître mutuellement les certifications sanitaires, réduisant les coûts de conformité. Le numérique aussi tire son épingle du jeu. Des plateformes logistiques comme Kobo360 ou Lori Systems facilitent la coordination entre transporteurs et clients à l’échelle régionale. « La technologie est un accélérateur clé de l’intégration », estime Kofi Mensah, consultant en innovation basé à Accra. « Elle contourne les lenteurs administratives et connecte les acteurs en temps réel. » Des disparités à combler pour une intégration réelle Malgré les avancées, tous les pays n’avancent pas au même rythme. Certains États, comme l’Érythrée, n’ont pas encore ratifié l’accord. D’autres peinent à adapter leur législation nationale aux exigences du marché unique. Les différences de niveaux de développement posent aussi problème. Un pays comme le Maroc, avec une industrie compétitive et des infrastructures modernes, peut facilement tirer profit de l’ouverture. Mais qu’en est-il du Tchad ou du Lesotho, dont les économies sont encore largement dépendantes de l’agriculture de subsistance ? « Il faut des mécanismes de compensation pour éviter que les pays les moins avancés ne soient écrasés par la concurrence régionale », avertit Dr. Aïcha Touré, chercheuse en politiques commerciales à Dakar. « Sinon, l’intégration risque de creuser les inégalités au lieu de les réduire. » Une vision à long terme, entre espoir et prudence La ZLECAf ne se limite pas au commerce. Elle ambitionne de construire une véritable Union économique africaine, avec des politiques communes en matière d’investissement, de propriété intellectuelle, de concurrence et de développement durable. Le chemin est encore long, mais les premiers jalons sont posés. En janvier 2021, les premières transactions commerciales officielles ont eu lieu sous l’égide de la ZLECAf. Depuis, plus de 30 pays ont soumis leurs offres tarifaires, et une plateforme numérique de commerce continental est en cours de déploiement. « C’est un processus graduel, mais irréversible », affirme Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf. « Nous construisons quelque chose de plus grand que la somme de nos économies nationales. » Reste à savoir si cette vision ambitieuse saura résister aux tensions politiques, aux intérêts divergents et aux crises économiques. Mais une chose est sûre : l’Afrique a commencé à se regarder autrement. Et peut-être, pour la première fois, à commercer avec elle-même comme jamais auparavant. #### Afrique : comment le marché unique continental change les échanges Dans un entrepôt poussiéreux de Lagos, des palettes de produits ivoiriens sont chargées à la hâte dans un camion. Direction : Accra, sans les tracas habituels des douanes. Le chauffeur, sourire aux lèvres, lance : « C’est la première fois que je passe la frontière sans perdre deux jours à négocier. » Une scène banale ? Pas vraiment. Elle incarne une révolution silencieuse qui redessine les contours économiques du continent africain. Un rêve d’intégration devenu réalité Le Marché unique continental africain, ou ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine), a officiellement vu le jour en janvier 2021. Avec 54 pays signataires, il s’agit du plus grand accord commercial depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce. Son objectif est simple : créer un marché de 1,4 milliard de personnes, avec un PIB combiné de plus de 3 000 milliards de dollars. « L’Afrique a longtemps échangé plus avec l’Europe ou la Chine qu’avec elle-même », explique Amina Diallo, économiste au Centre panafricain de commerce. « La ZLECAf change la donne. Elle encourage les entreprises africaines à penser continental plutôt que national. » Jusqu’ici, les échanges intra-africains ne représentaient que 15 % du commerce total du continent, contre 60 % en Europe ou 50 % en Asie. Les barrières tarifaires, les infrastructures vétustes et les politiques divergentes freinaient la coopération économique. Aujourd’hui, la dynamique s’inverse. Des frontières qui s’effacent peu à peu Dans la région du Sahel, une coopérative de femmes maliennes spécialisées dans la transformation de mangues expédie désormais ses produits vers le Sénégal et la Côte d’Ivoire sans droits de douane. « Avant, on payait presque 40 % en taxes. Maintenant, nos produits sont compétitifs », se réjouit Mariam Konaté, présidente de la coopérative. La suppression progressive des droits de douane sur 90 % des biens échangés entre les pays membres est l’un des piliers du marché unique. Cela permet non seulement de réduire les coûts, mais aussi de stimuler la production locale. Les entreprises qui hésitaient à exporter franchissent désormais le pas. Mais l’intégration ne se limite pas aux marchandises. Des discussions sont en cours pour faciliter la libre circulation des personnes, des capitaux et des services. À terme, un entrepreneur kényan pourrait ouvrir une filiale en Zambie aussi facilement qu’à Nairobi. Les PME en première ligne du changement Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas les multinationales qui profitent le plus du marché unique, mais les PME africaines. Dans les zones industrielles d’Abidjan, de jeunes entreprises produisent des cosmétiques à base de karité, destinés au marché ouest-africain. « On vend maintenant au Burkina Faso et au Ghana. C’est plus simple, plus rapide, et surtout plus rentable », témoigne Fatou Bamba, fondatrice de Karité Nature. Les petites structures, souvent exclues des marchés internationaux, trouvent dans la ZLECAf une opportunité inédite. Elles peuvent élargir leur clientèle, mutualiser les ressources et créer des chaînes de valeur régionales. Le textile éthiopien, le cuir nigérien ou encore le café rwandais trouvent de nouveaux débouchés sur le continent. Selon la Commission économique pour l’Afrique, le marché unique pourrait augmenter de 33 % les échanges intra-africains d’ici 2035, et sortir 30 millions de personnes de la pauvreté. Un potentiel que beaucoup n’osaient plus espérer. Des obstacles encore bien réels Mais la route vers une intégration totale est semée d’embûches. Les infrastructures logistiques restent un défi majeur. Les routes délabrées, les postes-frontières saturés et les procédures administratives complexes freinent encore la fluidité des échanges. « Il m’a fallu trois jours pour acheminer des tomates du Cameroun vers le Gabon. Trois jours pour 400 kilomètres ! », s’exclame Paul Ndongo, commerçant à Douala. « Tant qu’on n’améliore pas les routes et la coordination entre les douanes, le marché unique restera une idée sur le papier. » La question des normes techniques, sanitaires et phytosanitaires pose également problème. Un produit conforme au Togo peut être rejeté au Bénin pour des raisons réglementaires. L’Union africaine travaille à l’harmonisation, mais le processus est lent. Enfin, des tensions politiques et sécuritaires dans certaines régions, comme le Sahel ou la Corne de l’Afrique, compliquent la mise en œuvre effective de l’accord. L’intégration économique ne peut se faire sans stabilité. Une jeunesse qui y croit Dans les universités de Dakar, de Nairobi ou de Kigali, les étudiants en commerce international parlent avec enthousiasme de la ZLECAf. Pour eux, elle incarne un avenir où les opportunités ne s’arrêtent pas aux frontières. « Je veux créer une plateforme de e-commerce panafricaine », confie Abdoul Aziz, 24 ans, étudiant sénégalais. « Je veux que mes produits soient disponibles de Tunis à Maputo. » Cette nouvelle génération, connectée, mobile et ambitieuse, voit dans le marché unique un terrain de jeu à la mesure de ses rêves. Les incubateurs, les start-up et les hubs numériques se multiplient, portés par l’idée d’un continent interconnecté. Des initiatives comme le « Pan-African Payment and Settlement System » (PAPSS), lancé récemment, permettent désormais de régler des transactions en monnaie locale entre pays africains. Une avancée majeure qui renforce l’indépendance financière du continent. Le début d’une nouvelle ère ? Dans les ports de Mombasa, de Tanger ou de Durban, les conteneurs circulent avec une fluidité nouvelle. Les produits africains voyagent plus librement, les idées aussi. Le marché unique continental n’est pas encore parfait, mais il avance, porté par une volonté politique rare et une mobilisation citoyenne croissante. « Ce n’est pas juste une affaire d’économie », souligne le professeur Joseph Mensah, spécialiste des politiques africaines. « C’est une question d’identité. Pour la première fois, l’Afrique se pense comme un espace commun, uni par ses intérêts. » Alors que les grandes puissances mondiales se replient sur elles-mêmes, l’Afrique fait le pari inverse : celui de l’ouverture intérieure. Un choix audacieux, peut-être risqué, mais profondément symbolique. Et si, derrière les camions qui traversent les frontières et les jeunes qui rêvent de Nairobi à Dakar, se dessinait une nouvelle carte du continent ? Une Afrique qui ne se contente plus de commercer avec le monde, mais qui commence enfin à commercer avec elle-même. #### Afrique : comment le mobile banking bouleverse le quotidien Dans les rues animées de Nairobi, au cœur des marchés de Bamako ou dans les villages reculés du Malawi, un simple téléphone portable est devenu bien plus qu’un outil de communication. Il est aujourd’hui une banque, un guichet, un coffre-fort numérique. Une révolution silencieuse est en marche, portée par les ondes et les écrans, transformant le quotidien de millions d’Africains. Mais comment ce phénomène a-t-il pris une telle ampleur, et jusqu’où peut-il aller ? Un continent sans banques, mais pas sans argent Depuis des décennies, l’Afrique subsaharienne fait face à un paradoxe : une forte activité économique informelle, mais une très faible inclusion bancaire. Selon la Banque mondiale, en 2021, seulement 33 % des adultes en Afrique subsaharienne détenaient un compte bancaire traditionnel. Pourtant, près de 70 % possédaient un téléphone portable. « J’ai ouvert mon premier compte mobile en 2015, raconte Fatoumata, vendeuse de légumes à Ouagadougou. Je n’ai jamais mis les pieds dans une vraie banque. Trop loin, trop compliqué. » Le mobile banking a comblé ce vide. Grâce à des services comme M-Pesa au Kenya, Orange Money en Afrique de l’Ouest ou MTN Mobile Money en Afrique centrale, les utilisateurs peuvent envoyer de l’argent, payer des factures, recevoir leur salaire ou même contracter des microcrédits, le tout depuis leur téléphone. Une révolution née de l’urgence Le succès du mobile banking en Afrique ne tient pas seulement à l’innovation technologique, mais à une réponse pragmatique à des besoins urgents. Dans de nombreuses régions, les agences bancaires sont rares, voire inexistantes. Les trajets sont longs, coûteux, parfois dangereux. « Avant, je devais prendre deux bus pour aller retirer de l’argent envoyé par mon frère à Abidjan, témoigne Aminata, habitante de Korhogo, en Côte d’Ivoire. Maintenant, je le reçois directement sur mon téléphone. En cinq minutes. » Les crises sanitaires, comme celle d’Ebola ou du COVID-19, ont accéléré cette transition. Le mobile est devenu un outil de survie économique. En 2020, la GSMA estimait que 495 millions de comptes de mobile money étaient actifs en Afrique, soit plus de la moitié des comptes mondiaux. Un outil d’émancipation pour les femmes Le mobile banking ne change pas seulement la manière de gérer l’argent. Il change aussi les rapports de pouvoir. En particulier pour les femmes. « Avant, je devais demander à mon mari pour chaque dépense. Maintenant, j’ai mon propre compte, mes propres revenus », confie Mariam, artisane à Dakar. Elle utilise son téléphone pour vendre ses créations sur WhatsApp, recevoir les paiements via Orange Money et même épargner chaque semaine. Selon une étude de la Brookings Institution, l’accès au mobile money a permis à des milliers de femmes africaines de sortir de la pauvreté, en leur offrant une autonomie financière inédite. Dans certains cas, il a même réduit les violences conjugales liées à l’argent. Des marchés entiers transformés Dans les marchés de Kampala ou de Lagos, les billets changent de main de moins en moins souvent. Les paiements mobiles deviennent la norme, même pour acheter une poignée de tomates ou un ticket de moto-taxi. « On perdait beaucoup de temps avec la monnaie. Maintenant, les clients paient en un clic », explique Chinedu, commerçant au Nigeria. Il utilise une application mobile pour suivre ses ventes, gérer ses stocks et payer ses fournisseurs. Les gouvernements eux-mêmes s’adaptent. En Ouganda, les taxes peuvent être payées via mobile. En Tanzanie, certaines aides sociales sont désormais versées directement sur les portefeuilles électroniques des bénéficiaires. Des défis persistants Mais cette révolution n’est pas sans zones d’ombre. Le coût des transactions reste élevé dans certains pays. Les fraudes se multiplient. Et l’accès au mobile banking dépend encore trop souvent de la couverture réseau ou de l’alphabétisation numérique. « J’ai perdu tout mon argent à cause d’un faux SMS, raconte Joseph, chauffeur de taxi à Accra. Quelqu’un s’est fait passer pour mon opérateur. » Les régulateurs tentent de suivre le rythme. Des lois sur la protection des données, la lutte contre le blanchiment et la cybersécurité émergent, mais souvent avec du retard. La méfiance reste présente, notamment chez les populations âgées ou rurales. Vers une nouvelle économie africaine ? Le mobile banking ne se contente plus de faciliter les échanges. Il redessine les contours de l’économie africaine. Des start-ups proposent des crédits agricoles via SMS. Des plateformes de crowdfunding mobile financent des projets communautaires. Des applications de micro-assurance protègent les récoltes ou les motos-taxis. « Le téléphone est devenu notre banque, notre comptable, notre assurance et notre caisse d’épargne », résume Moussa, entrepreneur à Bamako. Avec une population jeune, connectée et inventive, l’Afrique pourrait bien devenir le laboratoire mondial de la finance numérique inclusive. Mais cette transformation soulève aussi une question vertigineuse : que devient l’économie quand elle tient dans la paume d’une main ? #### Afrique : des sociétés fragilisées par le choc brutal du retrait de l’aide américaine L’aide internationale en Afrique a connu un bouleversement majeur à la suite du retrait et du démantèlement partiel du dispositif d’aide américaine, opéré sous l’administration Trump. Cette interruption soudaine, marquée par l’arrêt de nombreux programmes et le gel de financements cruciaux, a plongé de nombreux pays africains dans une situation de vulnérabilité accrue. Pour des millions de personnes, l’assistance américaine constituait une part essentielle de la réponse aux défis sanitaires, alimentaires et sociaux du continent. Le retrait brutal a laissé des traces profondes que les sociétés africaines continuent de ressentir. Coup d’arrêt soudain : une onde de choc pour les systèmes de santé Le secteur de la santé a sans doute été la première victime de cette réorientation. Les programmes consacrés à la lutte contre des fléaux comme le VIH/Sida, la malaria ou la tuberculose, jusque-là portés notamment par des initiatives américaines, ont été amputés de fonds ou totalement stoppés. Certains pays, où ces programmes représentaient la pierre angulaire de la prévention et du traitement, ont vu surgir pénuries de médicaments et retards dans la prise en charge des patients. Les structures hospitalières ont peiné à compenser ce vide par leurs ressources propres, ce qui a mis à mal des années d’avancées sur le terrain de la santé publique. Les campagnes de vaccination, la distribution de matériel de prévention ainsi que les services de santé de base ont été sérieusement ralentis. Les populations les plus fragiles, en particulier les enfants, les femmes enceintes et les personnes vivant avec des maladies chroniques, se sont retrouvées en première ligne de ces conséquences. Cette absence soudaine de soutien a révélé les fragilités structurelles et l’absence de dispositif local durable, rendant encore plus visible la dépendance à l’aide extérieure. Déstabilisation sociale et aggravation des crises humanitaires Les effets du désengagement se sont exprimés bien au-delà du champ médical. Des programmes d’aide alimentaire et éducative, qui bénéficiaient jusque-là d’un important appui américain, ont été ralentis puis interrompus. Dans plusieurs régions touchées par des conflits, la pénurie d’aide a aggravé une situation déjà précaire pour les populations déplacées et les réfugiés. Avec la disparition d’une partie du réseau humanitaire soutenu par l’aide américaine, l’accès à la nourriture, à l’eau potable et à l’enseignement a été réduit, plongeant de nombreuses familles dans une grande incertitude. Sur le plan économique, la disparition subite de financements a mis en difficulté un grand nombre d’associations locales et d’organisations non gouvernementales qui dépendaient, pour leurs emplois et leurs actions sur le terrain, de ces flux d’argent. Ce reflux de l’aide a contraint nombre d’entre elles à réduire la voilure, voire à cesser totalement leurs activités dans certaines zones, prenant de court des communautés entières. Réactions politiques et tensions diplomatiques accrues Le retrait américain a fortement secoué les relations entre les États-Unis et plusieurs pays du continent, générant des tensions diplomatiques et un sentiment d’abandon du côté africain. Des initiatives de coopération majeures, parfois symboliques pour la relation entre les pays, ont été compromises, ébranlant un partenariat qui, jusqu’alors, semblait solide. Les gouvernements africains se sont vus contraints de revoir dans l’urgence leur stratégie de financement et de développement. Certains ont voulu voir dans ce bouleversement une opportunité de renforcer leur autonomie et de diversifier leurs partenaires, appelant à des formes de coopération Sud-Sud ou à développer les recettes fiscales internes. Mais dans de nombreux cas, la capacité d’action restait insuffisante pour combler le manque du jour au lendemain, ce qui a parfois attisé des tensions sociales ou politiques internes. Un nouveau paysage géopolitique et économique Ce retrait a aussi eu d’importantes répercussions sur la scène internationale. L’emprise américaine, affaiblie, a laissé la place à d’autres puissances, prêtes à investir selon des logiques différentes. Certains pays d’Afrique se sont tournés vers de nouveaux partenaires puissants, qui proposent d’autres modalités de coopération, davantage axées sur des investissements directs et des partenariats économiques que sur des aides humanitaires classiques. Ce changement rapide du paysage géopolitique, en bouleversant les équilibres habituels, a parfois renforcé la nécessité pour les nations africaines de définir de nouvelles stratégies de développement, de diversifier leurs sources de soutien et d’affiner leur politique de souveraineté économique. Entre incertitude et capacité de résilience Si le retrait américain a révélé la fragilité des modèles de développement très dépendants de l’aide étrangère, il a aussi été un catalyseur parfois positif pour certains pays et acteurs locaux. Face à la crise, des initiatives régionales, des solutions fondées sur les ressources locales et une réflexion sur l’indépendance financière et technologique se sont intensifiées. Certains gouvernements, parfois sous la pression des circonstances, ont cherché à bâtir une coordination accrue entre États voisins ou à soutenir le tissu entrepreneurial local. Toutefois, malgré cette dynamique, de nombreux pays restent confrontés à des urgences vitales pour lesquelles l’aide extérieure demeure un levier indispensable. Le retrait brutal n’est donc pas sans laisser de séquelles profondes et allonge la route vers des systèmes plus autonomes et durables. Finalement, le retrait américain a agi comme un révélateur brutal des déséquilibres du partenariat mondial en matière de solidarité et de développement. Si certains y voient l’occasion d’une prise de conscience salutaire, de nombreux Africains payent encore chaque jour le prix de ce bouleversement, entre difficultés immédiates et questionnements sur le futur de la coopération internationale. #### Afrique : la bataille pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement Dans les ruelles poussiéreuses de Cotonou jusqu’aux terminaux ultramodernes du port de Durban, un même mot résonne dans les conversations des logisticiens, des commerçants et des responsables politiques : sécurité. Derrière les containers, les routes et les entrepôts, une guerre silencieuse se joue. Celle de l’approvisionnement. Une bataille cruciale pour l’avenir économique du continent africain. Des chaînes fragiles, des économies vulnérables En mars 2021, un porte-conteneurs de 400 mètres de long s’échoue dans le canal de Suez. Pendant six jours, le monde retient son souffle. En Afrique, les conséquences sont immédiates. “Nous avons eu des semaines de retard sur nos livraisons de matières premières”, se souvient Aïcha Touré, directrice d’une entreprise textile à Abidjan. “On dépend trop de l’extérieur, et chaque incident lointain devient une crise locale.” Le continent importe près de 85 % de ses biens de consommation, selon la Banque africaine de développement. Une dépendance qui expose les pays africains à toutes les secousses du commerce mondial : conflits géopolitiques, pandémies, catastrophes naturelles. Chaque rupture dans la chaîne logistique peut signifier la fermeture d’usines, la hausse des prix ou la pénurie de produits essentiels. En 2022, la guerre en Ukraine a provoqué une flambée des prix du blé en Afrique du Nord. En 2020, la fermeture des frontières liées au Covid-19 a paralysé les transports terrestres en Afrique de l’Ouest. “Nous avons réalisé à quel point nos chaînes d’approvisionnement étaient vulnérables”, reconnaît Moussa Diallo, conseiller au ministère du Commerce au Sénégal. “Il fallait réagir.” Une réponse continentale : la ZLECAf comme levier Face à ces fragilités, l’Afrique tente de reprendre le contrôle. Le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) en janvier 2021 marque un tournant. L’objectif : stimuler le commerce intra-africain et réduire la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs. “Nous avons trop longtemps tourné le dos à nos voisins”, affirme Dr. Wanjiru Kamau, experte en logistique à Nairobi. “La ZLECAf est une opportunité historique de construire des chaînes d’approvisionnement africaines, plus courtes, plus résilientes et plus adaptées à nos réalités.” En théorie, la ZLECAf pourrait augmenter de 52 % le commerce intra-africain d’ici 2035, selon la Commission économique pour l’Afrique. Mais sur le terrain, les défis sont immenses : infrastructures vétustes, lenteurs douanières, insécurité sur certaines routes. “Le commerce ne circule pas sur des accords, mais sur des routes, des rails et des ports”, rappelle un diplomate ghanéen. Les ports, nerfs vitaux sous pression Sur les côtes africaines, les ports sont les portes d’entrée du continent. Mais beaucoup sont dépassés par l’augmentation du trafic. À Lagos, le port d’Apapa est saturé. À Mombasa, les files de camions s’étendent parfois sur des kilomètres. “Il nous faut parfois trois jours pour sortir un conteneur”, déplore John Muthoni, transporteur kényan. Pour répondre à cette pression, plusieurs pays investissent massivement. Le port de Tanger Med, au Maroc, est devenu le plus grand d’Afrique avec une capacité de plus de 9 millions de conteneurs par an. En Angola, le nouveau port de Barra do Dande promet de désengorger Luanda. En Côte d’Ivoire, le port d’Abidjan a été modernisé pour accueillir des navires de plus grande taille. Mais la sécurité reste un enjeu majeur. Piraterie dans le golfe de Guinée, vols de cargaisons, corruption dans les douanes : les risques sont nombreux. “Un conteneur peut disparaître entre le port et l’entrepôt”, confie un responsable logistique à Douala. “Et personne ne sait vraiment où.” Technologie et traçabilité : la révolution silencieuse Derrière les grues et les entrepôts, une autre bataille se joue : celle de la donnée. De plus en plus d’entreprises africaines investissent dans des solutions numériques pour suivre leurs marchandises en temps réel. “Nous avons installé des capteurs GPS sur tous nos camions”, explique Fatou Bâ, directrice d’une société de distribution à Dakar. “Dès qu’un véhicule s’arrête trop longtemps ou dévie de sa route, nous sommes alertés.” Les start-up africaines s’emparent aussi du sujet. En Afrique du Sud, DabaDoc développe des outils de prévision logistique. Au Kenya, Lori Systems optimise les itinéraires de transport pour réduire les coûts et les retards. “La technologie est notre meilleure arme contre l’incertitude”, affirme son fondateur, Josh Sandler. Mais la fracture numérique reste un obstacle. Dans certaines régions, l’accès à Internet est encore limité. Les données sont parfois saisies à la main, sur papier. “La digitalisation ne doit pas se faire à deux vitesses”, prévient une analyste de la Banque mondiale. “Sinon, elle creusera les écarts entre pays.” La sécurité physique : un enjeu oublié Dans le nord du Burkina Faso, un convoi de camions transportant des vivres est attaqué par des groupes armés. Dans l’est de la RDC, des routes commerciales sont régulièrement bloquées par des milices. Dans le Sahel, la menace terroriste rend certaines zones inaccessibles. “La logistique ne peut pas exister sans sécurité”, martèle le colonel Issa N’Diaye, responsable de la protection des convois au Mali. “Transporter du riz ou du carburant devient une mission militaire.” Certains pays ont commencé à sécuriser leurs corridors stratégiques. Le Nigeria a mis en place des escortes armées pour les convois sensibles. Le Kenya a renforcé la surveillance sur la route Mombasa-Kampala. Mais ces mesures restent coûteuses et temporaires. “Il faut une approche régionale”, plaide un expert de l’Union africaine. “Les menaces ne s’arrêtent pas aux frontières.” Vers une souveraineté logistique africaine ? Face aux chocs successifs, l’idée d’une souveraineté logistique africaine fait son chemin. Produire localement, transporter efficacement, sécuriser les flux. Une ambition qui dépasse la simple question de l’économie. “C’est une question de dignité”, affirme le professeur Joseph Ndlovu, économiste à l’université de Pretoria. “Tant que nous dépendrons des autres pour nourrir nos populations ou faire tourner nos usines, nous resterons vulnérables.” Des initiatives émergent. Au Rwanda, une usine d’assemblage de smartphones. En Égypte, une production locale de vaccins. En Éthiopie, un textile fabriqué à partir de coton national. Mais ces efforts restent isolés. “Nous avons besoin d’une vision continentale, d’une stratégie commune”, insiste Wanjiru Kamau. “Sinon, chacun continuera à se battre seul, et perdra.” Alors que le monde entre dans une ère d’incertitudes, l’Afrique peut-elle transformer ses faiblesses logistiques en levier de puissance ? Ou restera-t-elle à la merci des tempêtes extérieures ? #### Afrique : la jeunesse au cœur du changement politique Dans les ruelles animées de Dakar, un jeune homme fixe l’écran de son téléphone. Il lit les dernières nouvelles d’un mouvement citoyen qui prend de l’ampleur. Autour de lui, d’autres visages, tout aussi jeunes, débattent, s’organisent, rêvent. L’Afrique change, et ce sont ses enfants qui tiennent désormais la plume de l’Histoire. Une génération connectée et consciente Jamais la jeunesse africaine n’a été aussi nombreuse. Plus de 60 % de la population du continent a moins de 25 ans. Cette force démographique, longtemps perçue comme un défi, devient aujourd’hui un levier de transformation politique. « Avant, on nous disait d’attendre notre tour. Maintenant, on crée notre propre espace », affirme Fatou Ndiaye, 24 ans, étudiante en sciences politiques à Ouagadougou. Elle fait partie d’un collectif qui milite pour la transparence électorale au Burkina Faso. Les réseaux sociaux ont bouleversé les règles du jeu. Facebook, Twitter, TikTok ou WhatsApp sont devenus des outils de mobilisation, de dénonciation, mais aussi d’éducation civique. En Ouganda, le hashtag #FreeBobiWine a rassemblé des milliers de jeunes autour du chanteur devenu opposant politique. En Algérie, c’est sur Telegram que les jeunes du Hirak ont coordonné leurs marches pacifiques. Selon une étude du Centre africain pour les statistiques, plus de 75 % des jeunes Africains urbains utilisent leur smartphone pour suivre l’actualité politique. Une génération informée, critique, et prête à agir. Des mouvements nés dans la rue Les rues de plusieurs capitales africaines ont récemment vibré au rythme de slogans portés par la jeunesse. De Lagos à Kinshasa, de Tunis à Antananarivo, les jeunes sont descendus massivement pour réclamer des réformes, dénoncer la corruption ou exiger la fin des abus policiers. Au Nigeria, le mouvement #EndSARS a marqué un tournant. Parti d’une protestation contre une unité spéciale de la police accusée de violences, il s’est transformé en un cri collectif contre les injustices systémiques. « On ne voulait plus avoir peur. On voulait juste respirer », confie Chinedu, 22 ans, l’un des organisateurs des manifestations à Abuja. Au Soudan, en 2019, ce sont des étudiants et de jeunes professionnels qui ont tenu tête au régime d’Omar el-Béchir. Pendant des semaines, ils ont occupé les places publiques, chanté, dessiné, débattu. Leur courage a conduit à la chute d’un pouvoir vieux de trois décennies. Ces mouvements, souvent spontanés, s’appuient sur une organisation horizontale, sans leader unique, mais avec une vision commune : celle d’un avenir plus juste et plus libre. Quand la musique devient arme politique Dans les rues, mais aussi dans les studios, la jeunesse fait entendre sa voix. Le hip-hop, le reggae, l’afrobeat ou encore le slam sont devenus des vecteurs de contestation politique. « Nos rimes parlent de ce que les bulletins de vote taisent », lance Bamba Sy, rappeur malien engagé. Son dernier album, Révolution silencieuse, a été écouté plus de deux millions de fois sur les plateformes de streaming. Au Sénégal, le collectif Y’en a Marre, formé par des rappeurs et des journalistes, a joué un rôle clé lors des élections de 2012. Leur mot d’ordre : « le changement ne viendra pas d’en haut ». Grâce à leurs chansons, ils ont sensibilisé des milliers de jeunes à l’importance du vote et de la participation citoyenne. La musique, en Afrique, ne se contente plus de faire danser. Elle informe, mobilise, et parfois même, dérange. Certains artistes paient le prix fort : arrestations, censures, menaces. Mais leur impact, lui, est bien réel. Des candidatures audacieuses La jeunesse ne se contente plus de manifester. Elle veut aussi gouverner. Dans plusieurs pays, de jeunes candidats se lancent dans la course au pouvoir, souvent contre des figures politiques installées depuis des décennies. En Zambie, Hakainde Hichilema, élu président en 2021, a bénéficié d’un soutien massif des jeunes. « Il parlait notre langue, celle de l’emploi, de l’éducation, de l’avenir », explique Luyando, 19 ans, étudiante à Lusaka. Au Rwanda, Diane Rwigara, bien que disqualifiée de la présidentielle de 2017, a marqué les esprits par son audace. À seulement 35 ans, elle a osé défier Paul Kagame, symbole d’un pouvoir fort et centralisé. Ces candidatures, souvent marginalisées par les médias traditionnels, trouvent un écho puissant sur les réseaux sociaux. Elles incarnent un renouveau, une rupture, un espoir. Des défis encore immenses Mais l’enthousiasme ne suffit pas toujours. La jeunesse africaine fait face à des obstacles tenaces : chômage massif, répression, manipulation politique, manque de financement pour ses initiatives. Selon la Banque africaine de développement, près de 40 % des jeunes Africains sont au chômage ou sous-employés. Une frustration qui peut se transformer en colère… ou en résignation. « On nous écoute quand on crie, mais pas quand on propose », déplore Sarah, 26 ans, membre d’une ONG citoyenne à Kinshasa. Elle raconte comment les autorités locales ignorent systématiquement les recommandations de son groupe, pourtant composé de jeunes diplômés. La répression reste aussi une réalité. Arrestations arbitraires, coupures d’Internet, lois liberticides : les gouvernements n’hésitent pas à museler cette jeunesse trop turbulente à leur goût. Un avenir qui se dessine à petits pas Malgré tout, les graines sont semées. De plus en plus de jeunes s’inscrivent sur les listes électorales, participent à des débats publics, créent des applications de suivi budgétaire ou des plateformes de fact-checking. Au Bénin, une start-up dirigée par des jeunes a mis en place un chatbot qui explique les droits constitutionnels en langues locales. En Côte d’Ivoire, des collectifs de jeunes organisent des simulations électorales dans les lycées pour initier les futurs citoyens. « Ce n’est pas une révolution éclair, mais une transformation lente et profonde », analyse le politologue camerounais Didier Mbassi. « La jeunesse africaine ne veut pas seulement changer les visages du pouvoir. Elle veut changer les règles du jeu. » Et si c’était là, justement, le vrai pouvoir de cette génération ? Non pas de renverser, mais de reconstruire. Pas de suivre, mais de tracer une nouvelle route. L’Afrique regarde vers l’avenir. Et ce sont ses jeunes qui tiennent la boussole. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Afrique : le boom des énergies renouvelables et ses champions Le vent souffle sur les plaines du Sahel, le soleil frappe les toits de Nairobi, et les vagues de l’Atlantique battent les côtes du Cap-Vert. Partout en Afrique, les éléments semblent s’accorder pour écrire une nouvelle page de l’histoire énergétique du continent. Depuis quelques années, une révolution silencieuse s’accélère : celle des énergies renouvelables. Et derrière cette transition, des femmes, des hommes, des start-ups et des États se battent pour que le continent devienne un leader mondial de l’énergie verte. Un potentiel naturel hors du commun Avec plus de 300 jours de soleil par an dans de nombreuses régions, des vents puissants dans les zones côtières et des ressources hydroélectriques encore largement inexploitées, l’Afrique détient l’un des plus grands potentiels énergétiques renouvelables de la planète. « L’Afrique pourrait produire jusqu’à 10 térawatts d’énergie solaire, 1 300 gigawatts d’éolien et 350 gigawatts d’hydroélectricité », estime Fatou Ndiaye, ingénieure en énergies renouvelables basée à Dakar. « C’est immense. Et pourtant, nous n’utilisons qu’une infime partie de ce potentiel. » À titre de comparaison, l’Union européenne a installé environ 200 gigawatts de solaire en 2023. L’Afrique, elle, n’en comptait que 11. Mais la dynamique change, et vite. Des projets phares qui changent la donne Dans le désert marocain, la centrale solaire Noor, l’une des plus grandes au monde, s’étend sur plus de 3 000 hectares. Elle alimente près de deux millions de personnes. À Lake Turkana, au Kenya, 365 éoliennes tournent sans relâche, fournissant 17 % de l’électricité du pays. « Le projet de Lake Turkana a été un tournant », explique James Mwangi, directeur d’un cabinet d’ingénierie énergétique à Nairobi. « Il a prouvé qu’un projet à grande échelle pouvait réussir en Afrique, malgré les défis logistiques et financiers. » En Afrique du Sud, le programme REIPPPP (Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme) a permis d’attirer plus de 20 milliards de dollars d’investissements privés en une décennie. Et au Rwanda, le premier champ solaire flottant d’Afrique a vu le jour sur le lac Kivu, réduisant la dépendance du pays au fioul importé. Une réponse à une urgence énergétique Près de 600 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à l’électricité. Dans certaines zones rurales, la nuit tombe avec le silence, et les enfants étudient à la lueur des lampes à pétrole. « Sans électricité, il n’y a pas d’école qui fonctionne correctement, pas de centre de santé, pas de développement économique », rappelle Aissatou Diallo, fondatrice d’une ONG d’électrification rurale au Mali. « Les renouvelables permettent d’apporter la lumière là où les réseaux classiques ne vont pas. » Les mini-réseaux solaires, les kits domestiques à énergie solaire et les batteries portables connaissent un essor fulgurant. En 2022, plus de 30 millions de foyers africains ont été équipés de solutions hors réseau. Des entreprises comme Bboxx, M-KOPA ou Zola Electric sont devenues les nouveaux visages de cette révolution. Des champions africains en pleine ascension Ils s’appellent William Ruto, président du Kenya, Masen au Maroc, ou encore Damilola Ogunbiyi, à la tête de Sustainable Energy for All. Ces figures incarnent une volonté politique et entrepreneuriale de faire de l’Afrique un laboratoire d’innovation énergétique. « Nous voulons que le Kenya soit alimenté à 100 % par des énergies renouvelables d’ici 2030 », a déclaré Ruto lors du Sommet africain sur le climat en 2023. Une ambition partagée par plusieurs pays, comme le Cap-Vert ou le Bénin. Mais les héros de cette transition ne sont pas que des chefs d’État. Ce sont aussi des jeunes ingénieurs, des femmes entrepreneures, des techniciens formés sur le terrain. À Lagos, la start-up Arnergy installe des systèmes solaires pour les PME. À Ouagadougou, Solafrique forme des jeunes à la maintenance de panneaux solaires. Et à Antananarivo, une coopérative féminine gère un mini-réseau hydroélectrique dans un village isolé. Des défis encore immenses Malgré les progrès, les obstacles restent nombreux. Le financement est le premier frein. Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique ne reçoit que 2 % des investissements mondiaux en énergies renouvelables. Les projets sont souvent jugés risqués, les infrastructures insuffisantes, et les cadres réglementaires instables. « Il faut des garanties, des incitations fiscales, et surtout une vision à long terme », insiste Ahmed El Mansouri, expert en financement climatique. « Sinon, les investisseurs iront ailleurs. » La formation des compétences locales est aussi cruciale. Pour installer, maintenir et développer les systèmes, il faut des milliers de techniciens, d’ingénieurs, de gestionnaires. Plusieurs pays ont lancé des programmes de formation, mais le besoin reste colossal. Un avenir qui pourrait tout changer Et si l’Afrique devenait le continent de l’énergie propre ? Si elle sautait l’étape des énergies fossiles pour entrer directement dans l’ère verte ? Certains y croient fermement. « L’Afrique peut montrer au monde qu’un autre modèle est possible », affirme Damilola Ogunbiyi. « Un modèle décentralisé, inclusif, durable. » Des alliances régionales se forment, comme l’Initiative pour les énergies renouvelables en Afrique (AREI), ou l’African Green Hydrogen Alliance. L’idée : mutualiser les ressources, harmoniser les politiques, et parler d’une seule voix. Car au-delà de l’électricité, c’est toute l’économie qui peut se transformer. La production d’hydrogène vert, l’exportation d’énergie solaire, ou la fabrication locale de panneaux pourraient créer des millions d’emplois. Et offrir à l’Afrique une place centrale dans la transition énergétique mondiale. Mais le chemin est encore long, semé d’incertitudes et de choix cruciaux. L’Afrique saura-t-elle saisir cette chance unique ? Ou laissera-t-elle passer le vent du changement ? #### Afrique : le marché unique continental et ses promesses Un matin d’octobre, dans le tumulte de Lagos, Fatoumata, entrepreneure sénégalaise, reçoit enfin sa commande de tissus ivoiriens après des semaines de retard. « Si seulement nos frontières commerciales étaient plus ouvertes », soupire-t-elle. Comme elle, des millions d’Africains rêvent d’un continent sans barrières, où les idées, les biens et les talents circuleraient librement. Ce rêve, l’Union africaine l’a baptisé : Zone de libre-échange continentale africaine, ou ZLECAf. Mais derrière les promesses, que cache réellement ce projet ambitieux ? Une vision panafricaine vieille de plusieurs décennies Depuis les années 1960, les leaders africains caressent l’idée d’un marché intégré. Kwame Nkrumah, père de l’indépendance ghanéenne, affirmait déjà : « L’Afrique doit s’unir ou périr. » Ce rêve s’est matérialisé en 2018 à Kigali, lorsque 44 pays ont signé l’accord de la ZLECAf, marquant le début d’une nouvelle ère économique. Avec 54 pays membres et un potentiel de 1,4 milliard de consommateurs, la ZLECAf représente la plus grande zone de libre-échange au monde en nombre de pays. Son objectif ? Supprimer progressivement 90 % des droits de douane entre les États membres, harmoniser les normes commerciales et faciliter les investissements intra-africains. Mais ce projet n’est pas qu’économique. Il porte aussi une ambition politique : renforcer l’unité africaine face aux géants mondiaux. « La ZLECAf, c’est notre réponse à la fragmentation héritée de la colonisation », explique Wamkele Mene, secrétaire général de l’accord. Des barrières invisibles mais tenaces Sur le papier, l’accord semble révolutionnaire. Dans les faits, les obstacles sont nombreux. Les infrastructures de transport restent faibles : seulement 7 % des routes africaines sont asphaltées. Le coût logistique d’un conteneur entre Nairobi et Dakar peut être jusqu’à cinq fois plus élevé qu’entre Shanghai et Los Angeles. À cela s’ajoutent les barrières non tarifaires : procédures douanières complexes, corruption aux frontières, différences réglementaires. « J’ai dû remplir 17 formulaires différents pour exporter mes produits du Kenya vers le Rwanda », témoigne James, un jeune exportateur de café. Et puis il y a la méfiance. Certains pays craignent de voir leur industrie locale submergée par des produits meilleurs marchés venus d’Égypte ou d’Afrique du Sud. D’autres redoutent une perte de souveraineté économique. L’intégration, aussi prometteuse soit-elle, bouscule les équilibres établis. Un potentiel économique colossal Pourtant, les chiffres donnent le vertige. Selon la Banque mondiale, la ZLECAf pourrait générer 450 milliards de dollars de revenus supplémentaires d’ici 2035, et sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté. Le commerce intra-africain, qui ne représente aujourd’hui que 17 % du total des échanges du continent, pourrait doubler. Les secteurs les plus prometteurs ? L’agro-industrie, les services numériques, les énergies renouvelables. « L’Afrique a tout pour devenir une puissance verte et numérique », affirme Aïcha Benyamina, économiste algérienne. « Mais il faut un marché intégré pour attirer les investissements et favoriser l’innovation. » Des start-up comme Flutterwave (Nigeria), Jumia (panafricaine) ou M-KOPA (Kenya) misent déjà sur l’échelle continentale pour se développer. Le marché unique pourrait leur offrir un terrain de jeu sans précédent, à condition que les règles soient claires et équitables. Les gagnants et les perdants de l’intégration Comme toute transformation majeure, la ZLECAf ne fera pas que des heureux. Les pays disposant d’une base industrielle solide, comme l’Afrique du Sud, le Maroc ou l’Égypte, pourraient dominer les échanges. À l’inverse, les économies fragiles risquent d’être marginalisées si des mécanismes de compensation ne sont pas mis en place. « Il faut éviter que le marché unique ne devienne un terrain de jeu pour les plus forts », alerte Olusegun Adewale, chercheur à l’université de Lagos. « Sinon, on reproduira les déséquilibres que nous dénonçons dans le commerce mondial. » Pour y remédier, l’Union africaine prévoit un Fonds d’ajustement de 10 milliards de dollars destiné à soutenir les pays vulnérables et les secteurs menacés. Mais sa mise en œuvre reste floue, et les contributions tardent à arriver. Une jeunesse prête à franchir les frontières Au-delà des gouvernements et des institutions, ce sont les jeunes Africains qui pourraient faire vivre la ZLECAf. Avec une population dont 60 % a moins de 25 ans, le continent regorge d’initiatives transfrontalières : incubateurs régionaux, coopératives agricoles, plateformes de freelancing. « Je travaille avec des développeurs au Bénin, au Cameroun et au Rwanda, sans jamais avoir pris l’avion », raconte Mariam, fondatrice d’une start-up tech à Abidjan. « Le marché unique, pour nous, c’est déjà une réalité numérique. » Les réseaux sociaux, les cryptomonnaies et les outils collaboratifs effacent peu à peu les frontières. Reste à voir si les institutions suivront le rythme de cette jeunesse connectée, mobile et ambitieuse. Un projet à la croisée des chemins La ZLECAf avance, lentement mais sûrement. En janvier 2021, les premiers échanges commerciaux ont été lancés sous ses règles. En 2023, huit pays pilotes ont commencé à tester le mécanisme d’échange guidé. Mais pour que le marché unique devienne une réalité tangible, il faudra plus qu’un traité : une volonté politique, des infrastructures modernes, et surtout, une confiance mutuelle. « Ce n’est pas qu’un projet économique », résume le diplomate rwandais Jean-Paul Habimana. « C’est une aventure humaine, un pari sur notre capacité à rêver ensemble. » Reste une question : l’Afrique saura-t-elle transformer cette promesse en réalité, ou le marché unique restera-t-il un mirage dans le désert des bonnes intentions ? #### Afrique : le mobile banking comme levier d’inclusion Dans les ruelles poussiéreuses d’un quartier populaire de Nairobi, Amina tend son téléphone à une vendeuse de légumes. Quelques secondes plus tard, un bip confirme la transaction. Pas de billet, pas de monnaie. Juste un simple code. Pour Amina, comme pour des millions d’Africains, le téléphone est devenu bien plus qu’un outil de communication : c’est une banque, une bouée, un levier d’émancipation. Un continent où la banque tient dans la poche Sur un continent où près de 57 % de la population adulte n’a pas accès aux services bancaires traditionnels, le mobile banking a ouvert une brèche inattendue. Selon la Banque mondiale, l’Afrique subsaharienne compte aujourd’hui plus de 400 millions de comptes d’argent mobile, soit la moitié des comptes mondiaux. « Je n’ai jamais eu de compte en banque, mais avec mon téléphone, je peux envoyer de l’argent à ma mère au village », confie Idriss, chauffeur de moto-taxi à Ouagadougou. Comme lui, des travailleurs informels, des agriculteurs, des commerçants de rue ont adopté cette technologie à une vitesse fulgurante. Le succès repose sur une réalité simple : la majorité des Africains possèdent un téléphone portable, même basique. Grâce à des services comme M-Pesa au Kenya, Orange Money en Afrique de l’Ouest ou MTN Mobile Money, les utilisateurs peuvent transférer de l’argent, payer des factures, recevoir des salaires ou souscrire à des microcrédits, le tout sans jamais franchir la porte d’une banque. Quand l’innovation contourne les infrastructures manquantes Dans de nombreuses régions d’Afrique, les infrastructures bancaires sont rares, voire inexistantes. Les agences sont éloignées, les procédures complexes, les frais élevés. Le mobile banking a contourné ces obstacles en s’appuyant sur un réseau dense de petits revendeurs et de kiosques, appelés agents, qui servent d’intermédiaires entre le numérique et le cash. À Dakar, Fatou, une mère de famille, utilise Orange Money pour payer les frais de scolarité de ses enfants. « Avant, je devais prendre un taxi, faire la queue à la banque. Maintenant, je fais tout depuis chez moi », explique-t-elle. Cette simplicité a transformé le quotidien de millions de foyers. En 2022, selon la GSMA, le volume total des transactions d’argent mobile en Afrique a atteint 836 milliards de dollars. Une somme vertigineuse, reflet d’un changement profond dans les habitudes économiques du continent. Des femmes qui gagnent en autonomie Le mobile banking n’a pas seulement facilité les paiements. Il a aussi permis à de nombreuses femmes de prendre le contrôle de leurs finances. Dans des sociétés où l’accès des femmes aux services financiers est souvent limité, cette technologie a ouvert des portes longtemps verrouillées. « Je peux maintenant épargner sans que mon mari le sache », confie en riant Mariam, vendeuse de beignets à Bamako. Derrière cette remarque légère se cache une réalité puissante : des femmes qui, pour la première fois, peuvent gérer leur argent, investir dans leur activité, ou simplement se protéger contre les imprévus. Des ONG et des institutions de microfinance ont saisi l’opportunité. Plusieurs programmes ciblent les femmes rurales, leur offrant des formations et des outils pour utiliser l’argent mobile comme levier d’indépendance. En Tanzanie, une initiative a permis à plus de 100 000 femmes agricultrices d’accéder à des micro-assurances via leur téléphone. Une porte d’entrée vers le crédit et l’épargne Au-delà des transferts d’argent, le mobile banking ouvre la voie à des services financiers plus complexes. Grâce à l’analyse des flux financiers sur les comptes mobiles, des institutions peuvent désormais proposer des microcrédits à des clients sans historique bancaire. « Nous utilisons les données des transactions pour évaluer la solvabilité des clients », explique Jean-Baptiste Kouamé, responsable innovation chez une fintech ivoirienne. « Cela permet d’octroyer des prêts à des personnes que les banques traditionnelles auraient ignorées. » Des plateformes comme Tala ou Branch, présentes au Kenya et en Ouganda, offrent des prêts instantanés via mobile, parfois en quelques minutes. D’autres, comme M-Shwari, proposent des comptes d’épargne rémunérés accessibles depuis un simple menu USSD. Ce phénomène stimule l’économie locale : les petits commerçants peuvent investir, les agriculteurs acheter des semences, et les jeunes créer leur première entreprise. Un cercle vertueux qui commence souvent par un simple téléphone. Des défis persistants malgré les promesses Mais tout n’est pas rose dans le monde du mobile banking. Le manque de régulation, les cas de fraude, les frais parfois opaques ou les difficultés d’accès pour les personnes âgées ou analphabètes restent des obstacles majeurs. « J’ai perdu 10 000 francs CFA à cause d’un faux SMS », raconte Moussa, un tailleur de Cotonou. Les arnaques se multiplient, profitant de la méconnaissance des utilisateurs. Les régulateurs tentent de suivre, mais les innovations vont souvent plus vite que les lois. Autre limite : l’accès au mobile banking suppose de posséder un téléphone, une carte SIM, parfois une pièce d’identité. Dans certaines zones rurales, cela reste un luxe. Et les femmes, bien qu’ayant gagné en autonomie, sont encore 13 % moins susceptibles que les hommes de posséder un compte mobile, selon la GSMA. Vers une inclusion financière à grande échelle ? Malgré ces défis, le mobile banking continue de s’étendre. De nouveaux services voient le jour : paiement de taxes, assurance santé, épargne collective. Des gouvernements commencent même à verser des aides sociales directement sur les portefeuilles mobiles. « C’est une révolution silencieuse », affirme Nadia El Maktoub, économiste spécialiste du développement. « L’Afrique a sauté des étapes. Elle est passée du cash au digital sans passer par la case bancaire classique. » Cette révolution est encore en marche. Chaque jour, de nouveaux utilisateurs découvrent les possibilités offertes par leur téléphone. Une vendeuse de poisson à Abidjan, un berger au Niger, un étudiant à Kigali… Tous connectés à une finance nouvelle, plus proche, plus souple, plus accessible. Mais jusqu’où cette transformation ira-t-elle ? Le mobile banking peut-il réellement combler les fractures sociales et économiques du continent ? Ou n’est-il qu’un outil parmi d’autres, dépendant des politiques publiques, de l’éducation financière et de l’infrastructure numérique ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Afrique : le revers de la médaille des mines artisanales En Afrique, les mines artisanales représentent une source de revenus pour des millions de personnes, mais elles sont aussi synonymes d’exploitation, de dangers et de conséquences environnementales désastreuses. Ce secteur, souvent informel et mal réglementé, expose les mineurs à des risques considérables tout en contribuant à alimenter des conflits et des réseaux criminels. Ce qu’il faut retenir En Afrique, les mines artisanales représentent une source de revenus pour des millions de personnes, mais elles sont aussi synonymes d’exploitation, de dangers et de conséquences environnementales désastreuses. Ce secteur, souvent informel et mal réglementé. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Des conditions de travail inhumaines Les mines artisanales africaines se caractérisent par des conditions de travail extrêmement précaires. Les mineurs, dont de nombreux enfants, travaillent sans équipement de protection, dans des tunnels instables et sous des températures extrêmes. Les accidents sont fréquents, et les maladies liées à l’exposition aux produits chimiques et à la poussière sont courantes. L’absence de réglementation et de contrôle favorise l’exploitation des mineurs par des intermédiaires et des employeurs peu scrupuleux. Les salaires sont souvent dérisoires, et les mineurs sont contraints de travailler de longues heures pour survivre. Cette situation perpétue un cycle de pauvreté et de vulnérabilité. Impacts environnementaux désastreux L’exploitation minière artisanale a des conséquences environnementales graves. L’utilisation de mercure pour l’extraction de l’or contamine les sols, les rivières et les nappes phréatiques, mettant en danger la santé des populations locales et la biodiversité. La déforestation, l’érosion et la destruction des habitats naturels sont également des problèmes majeurs liés à cette activité. Les mines artisanales génèrent d’importantes quantités de déchets toxiques qui sont souvent déversés dans l’environnement sans traitement approprié. Ces déchets polluent les écosystèmes et affectent la qualité de l’eau et de l’air, entraînant des problèmes de santé pour les communautés avoisinantes. Financement de conflits et de réseaux criminels Dans certaines régions d’Afrique, les mines artisanales sont contrôlées par des groupes armés et des réseaux criminels qui utilisent les revenus de l’exploitation minière pour financer leurs activités. Le commerce illégal de minerais, comme l’or, le diamant et le coltan, alimente les conflits et l’instabilité politique, prolongeant les souffrances des populations civiles. La traçabilité des minerais provenant des mines artisanales est souvent difficile à établir, ce qui permet aux groupes armés de blanchir leurs profits et d’échapper à la justice. La lutte contre ce commerce illégal nécessite une coopération internationale renforcée et des mesures de contrôle plus strictes. Initiatives pour une exploitation minière responsable Malgré les défis, des initiatives prometteuses émergent pour promouvoir une exploitation minière artisanale responsable. Des organisations non gouvernementales, des entreprises et des gouvernements travaillent ensemble pour améliorer les conditions de travail, réduire l’impact environnemental et assurer une répartition plus équitable des revenus. Ces initiatives comprennent la formation des mineurs aux techniques d’extraction plus sûres et respectueuses de l’environnement, la mise en place de systèmes de certification pour garantir la traçabilité des minerais et le soutien aux coopératives minières pour renforcer leur autonomie et leur capacité de négociation. #### Afrique : les politiques de transition énergétique et les évolutions réglementaires s’illuminent sur tout le continent Partout sur le continent, les pays d’Afrique se préparent à la transition énergétique en mettant en œuvre des cadres politiques et législatifs qui tiennent compte de la crise énergétique et de la nécessité d’un approvisionnement énergétique renouvelable, décarboné et décentralisé qui réponde au changement climatique et aux engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris Accord.  Avant la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, COP 27, en Égypte en novembre de cette année, des avocats d’Égypte, du Ghana, du Kenya, du Maroc, de Namibie, du Nigeria, d’Afrique du Sud, de Tanzanie et d’Ouganda ont décrit les efforts déployés par les gouvernements de leurs pays pour répondre à ce besoin urgent d’exploiter les énergies renouvelables. Ces efforts devraient offrir des opportunités intéressantes aux investisseurs du secteur énergétique africain. L’Égypte En Égypte, l’article 20 de la loi sur l’investissement n° 72 de 2017 (loi sur l’investissement) prévoit que les entreprises qui sont établies pour développer un projet stratégique ou national projet concourant à la réalisation du développement, ou projets en partenariat avec le secteur privé et l’État, le secteur public ou le secteur public des entreprises, dans le domaine des services publics, des infrastructures, des énergies nouvelles ou renouvelables, des routes, des transports ou des ports, peuvent, par décret ministériel, se voir accorder une « licence unique » pour l’établissement, l’exploitation et la gestion du projet, qui comprendra un permis de construire et une attribution de biens immobiliers nécessaires au projet (Licence). Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Une telle licence entrera en vigueur sans nécessiter d’autres procédures et peut inclure d’autres incitations supplémentaires pour le projet prévues dans la loi sur l’investissement. Ce qui précède a été développé par le décret ministériel n° 56 de 2022, qui spécifiait une série d’exigences à respecter pour qu’un projet soit considéré comme un projet stratégique et/ou national. Le Ghana Le gouvernement du Ghana, par l’intermédiaire de la Commission de l’énergie, a également produit le plan directeur des énergies renouvelables 2019 et l’utilisation durable des ressources naturelles et le financement de l’énergie (SUNREF) 2021. Dans le cadre du plan directeur des énergies renouvelables, le gouvernement propose des incitations sous la forme Il propose également des exonérations de droits d’importation et de TVA sur les matériaux, composants, équipements et machines (qui ne peuvent être obtenus localement) pour la fabrication ou l’assemblage de ressources énergétiques renouvelables. (SUNREF), le gouvernement, en collaboration avec d’autres agences, offre aux entreprises, aux organisations et aux ménages la possibilité d’accéder à des financements pour des projets d’énergie durable et à une assistance technique dans la structuration d’investissements verts. Le Kenya Le projet de livre blanc sur le secteur de l’énergie au Kenya 2022 (projet de livre blanc sur l’énergie) souligne que les sources d’énergie renouvelables représentent actuellement plus de 75 % de La capacité de production d’électricité installée au Kenya, avec les principaux contributeurs géothermique (863 MW), hydroélectrique (838 MW), éolien (436 MW) et solaire (173 MW). Les réformes sectorielles entreprises dans le secteur de l’énergie ces dernières années ont abouti à Le Kenya possède l’un des réseaux électriques les plus propres au monde. Ces réformes comprennent, entre autres, la promulgation de plusieurs lois et politiques telles que la loi sur l’énergie 2019, la loi sur la réglementation nucléaire 2019, la politique FiT du Kenya 2021, le plan de développement de l’électricité à moindre coût 2017-2037 (la LCPDP) et la Politique d’enchères des énergies renouvelables 2021. #### Afrique : les projets d’infrastructures qui changeront la décennie Le soleil se lève lentement sur le chantier. Dans la poussière rouge, des silhouettes s’activent, des machines grondent, et les plans d’un avenir nouveau prennent forme. En Afrique, des projets d’infrastructures titanesques sont en cours. Routes, ports, chemins de fer, barrages ou mégapoles : ces chantiers redessinent les contours du continent, pierre après pierre, et pourraient bien transformer la vie de centaines de millions de personnes. Des routes pour relier des nations entières Sur plus de 4 500 kilomètres, une autoroute est en train de naître. Elle reliera Lagos, au Nigeria, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en traversant cinq pays d’Afrique de l’Ouest. Ce corridor économique, financé en partie par la Banque africaine de développement, est l’un des projets phares du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA). « Cette route va changer notre vie. Aujourd’hui, un trajet qui devrait prendre 10 heures en prend parfois 30, à cause des routes défoncées », explique Salif Traoré, un chauffeur de poids lourd basé à Bamako. Ce projet n’est pas isolé. Le continent compte aujourd’hui plus de 60 000 km de routes en projet ou en cours de rénovation. L’objectif : désenclaver les zones rurales, faciliter les échanges commerciaux et réduire les coûts de transport, qui restent parmi les plus élevés au monde. Des rails pour relancer les échanges régionaux Depuis quelques années, les trains refont surface en Afrique. Le chemin de fer, longtemps négligé, connaît un regain d’intérêt spectaculaire. Le projet le plus emblématique ? Le chemin de fer Mombasa-Nairobi, au Kenya, inauguré en 2017, et qui doit être prolongé jusqu’à Kampala en Ouganda, puis Kigali au Rwanda. « Avant, il fallait parfois trois jours pour acheminer un conteneur du port de Mombasa à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, le train le fait en huit heures », se félicite James Mwangi, responsable logistique à Nairobi. D’autres pays suivent le mouvement. Le Nigeria relance ses lignes ferroviaires avec un réseau modernisé reliant Lagos à Kano, tandis que le Maroc développe son TGV entre Tanger et Casablanca, le premier du continent. D’ici 2030, plus de 15 000 km de nouvelles voies ferrées devraient voir le jour. Des barrages pour électrifier le continent En Éthiopie, le barrage de la Renaissance est déjà considéré comme l’un des ouvrages les plus ambitieux d’Afrique. Haut de 145 mètres, long de 1 800, il devrait produire plus de 6 000 mégawatts, doublant ainsi la capacité énergétique du pays. « Avec ce barrage, nous voulons sortir de l’obscurité », confie Meron Tadesse, ingénieure sur le projet. « Nous avons l’ambition de devenir un exportateur d’électricité pour toute la région. » L’Afrique subsaharienne reste le continent le moins électrifié du monde. Plus de 600 millions de personnes y vivent sans accès fiable à l’électricité. Pourtant, le potentiel hydraulique y est immense. Des projets similaires émergent en Angola, au Mozambique, en Guinée ou encore en République démocratique du Congo, avec le méga-projet Inga III, qui pourrait à lui seul fournir de l’énergie à plusieurs pays voisins. Des ports pour s’ouvrir au monde À Lekki, à une quarantaine de kilomètres de Lagos, un port en eau profonde a vu le jour. Inauguré en 2023, il est désormais le plus grand du Nigeria. Capable d’accueillir des porte-conteneurs de dernière génération, il ambitionne de devenir un hub logistique pour toute l’Afrique de l’Ouest. « Nous étions à la merci de ports saturés et de délais interminables. Lekki change la donne », affirme Chinedu Okafor, directeur d’une entreprise d’import-export. D’autres ports sont en construction ou en extension : à Lamu au Kenya, à Kribi au Cameroun, ou encore à Nacala au Mozambique. Ces infrastructures sont essentielles pour fluidifier les échanges, réduire les coûts logistiques et attirer les investisseurs étrangers. Des villes nouvelles pour absorber la croissance urbaine En Égypte, à 45 kilomètres du Caire, une ville futuriste sort du désert. Baptisée simplement « Nouvelle Capitale », elle est conçue pour accueillir plus de 6 millions d’habitants. Gratte-ciel, ministères, aéroports, quartiers d’affaires : le projet est pharaonique. « Le Caire est saturé. Nous avons besoin d’un nouveau souffle », explique Mahmoud Abdelrahman, urbaniste impliqué dans le projet. « Cette ville est pensée pour le XXIe siècle, avec des transports intelligents et des bâtiments écologiques. » Le phénomène ne se limite pas à l’Égypte. Au Sénégal, Diamniadio, à 30 km de Dakar, se développe rapidement. En Angola, Kilamba a été construite pour désengorger Luanda. Le continent, dont la population urbaine devrait doubler d’ici 2050, voit émerger des dizaines de villes nouvelles, souvent en partenariat avec la Chine ou d’autres bailleurs internationaux. Des câbles et satellites pour connecter les esprits Si les routes et les ponts sont visibles, une autre révolution se joue sous les océans et dans l’espace. En 2022, le câble 2Africa, long de 45 000 km, a commencé à relier 33 pays, dont 19 africains. Il s’agit de l’un des plus vastes réseaux sous-marins jamais construits, porté par un consortium incluant Meta (Facebook), China Mobile et d’autres géants du numérique. « Le haut débit est un droit fondamental aujourd’hui. Ce câble va réduire la fracture numérique », affirme Fatou Ndiaye, entrepreneure tech à Dakar. En parallèle, des satellites africains prennent leur envol. Le Rwanda a lancé Icyerekezo, le Kenya a mis en orbite Taifa-1, et le Nigeria prévoit de renforcer sa constellation de satellites de communication. Ces projets visent à améliorer l’accès à Internet, la télémédecine, l’éducation à distance et la surveillance climatique. Avec un taux de pénétration d’Internet encore inférieur à 40 % dans de nombreuses régions, les enjeux sont immenses. Mais les signaux sont encourageants : l’Afrique numérique est en marche. Ces projets d’infrastructures, souvent colossaux, parfois controversés, sont les piliers d’un futur en construction. Ils dessinent un continent en transformation rapide, où les rêves prennent la forme de béton, d’acier et de fibre optique. Mais une question demeure : ces chantiers tiendront-ils toutes leurs promesses, ou ne seront-ils que des mirages dans le désert du développement ? #### Afrique : les universités africaines qui forment les leaders de demain Dans un amphithéâtre poussiéreux de Dakar, une jeune femme lève la main. Elle s’appelle Amina, 22 ans, étudiante en génie environnemental. Son regard est déterminé. Elle ne veut pas seulement décrocher un diplôme. Elle veut changer le monde. Et elle n’est pas seule. Des campus en pleine effervescence Partout sur le continent, les universités africaines bouillonnent d’idées, de projets et d’ambitions. Longtemps cantonnées à un rôle secondaire dans le paysage mondial de l’enseignement supérieur, elles sont aujourd’hui en pleine transformation. Et elles forment une génération décidée à écrire une nouvelle page de l’histoire africaine. À l’Université Ashesi, au Ghana, les cours de leadership sont aussi importants que les mathématiques. “Nous ne formons pas seulement des ingénieurs ou des économistes. Nous formons des citoyens responsables”, affirme Patrick Awuah, fondateur et ancien ingénieur chez Microsoft. L’université, fondée en 2002, est aujourd’hui l’une des plus respectées du continent. En Afrique du Sud, l’Université du Cap (UCT) est devenue un laboratoire d’idées pour les politiques publiques. En 2023, elle a lancé un programme interdisciplinaire sur la gouvernance climatique, réunissant étudiants, chercheurs et décideurs. “Nos étudiants ne veulent pas attendre dix ans pour agir. Ils veulent des solutions maintenant”, explique le professeur Thandi Mkhize, directrice du programme. Des formations ancrées dans les réalités africaines Contrairement aux modèles importés, les nouvelles formations africaines s’alignent sur les défis locaux : urbanisation rapide, transition énergétique, agriculture durable, santé publique. À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, un master en innovation agricole attire chaque année des dizaines d’étudiants venus du Sénégal, du Mali et de Côte d’Ivoire. “On apprend à concevoir des systèmes d’irrigation adaptés à nos sols, à nos climats, à nos ressources”, raconte Moussa, 24 ans, originaire de Kayes. “Je veux retourner dans mon village et montrer qu’on peut cultiver autrement.” À Nairobi, la Strathmore University a mis en place un incubateur d’entreprises sociales. En cinq ans, plus de 300 projets ont vu le jour, dont 60 % sont toujours actifs. “Nos étudiants ne rêvent pas de partir. Ils rêvent de bâtir ici”, souligne Grace Wanjiru, responsable du programme. Des partenariats stratégiques avec le monde Les universités africaines ne travaillent plus en vase clos. Elles nouent des alliances avec des institutions prestigieuses : MIT, Sciences Po, Oxford, mais aussi avec des universités d’Asie et d’Amérique latine. Ces partenariats permettent d’échanger des savoirs, des méthodes, et surtout des visions du futur. En 2022, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) au Maroc a signé un accord avec Columbia University pour développer des programmes conjoints en intelligence artificielle et en développement durable. “Nous voulons former des leaders africains capables de dialoguer avec le monde sans perdre leur ancrage local”, affirme Karim El Aynaoui, président de l’université. Ces alliances permettent aussi d’attirer des professeurs de haut niveau. À Kigali, le campus africain de la Carnegie Mellon University accueille des enseignants venus des quatre coins du globe. “C’est un melting-pot intellectuel. Les idées fusent dans toutes les directions”, confie Lillian, étudiante en cybersécurité. L’émergence d’un leadership africain Ce qui frappe dans ces universités, c’est la confiance. Une confiance nouvelle, enracinée dans la conscience d’un potentiel longtemps sous-estimé. Les étudiants ne se contentent plus d’absorber le savoir : ils le questionnent, le réinventent, le localisent. À Lagos, la Pan-Atlantic University a mis en place un cours de philosophie africaine appliquée au management. “Nous redécouvrons nos penseurs, nos traditions, nos modèles de gouvernance. Ce n’est pas du folklore, c’est de l’innovation”, explique le professeur Adewale Ogunleye. Et les résultats sont là. Selon une étude menée par l’African Leadership Academy, 78 % des diplômés des institutions africaines de nouvelle génération créent une entreprise ou rejoignent un projet à impact dans les trois ans suivant leur sortie. “Nous ne formons pas des exécutants, mais des bâtisseurs”, insiste Fadima, 27 ans, diplômée de l’Université Africaine de Leadership (ALU) à Maurice. Des femmes aux avant-postes L’un des signes les plus forts de cette révolution silencieuse est la montée en puissance des femmes. Dans de nombreuses universités, elles représentent désormais plus de la moitié des effectifs dans les filières scientifiques et technologiques. À l’Université de Makerere, en Ouganda, le programme Women in Tech a permis à plus de 2 000 jeunes femmes de se former au codage, à la robotique et à l’analyse de données. “Je veux créer une application pour faciliter l’accès aux soins dans les zones rurales”, confie Joan, 20 ans. “Avant, je pensais que c’était impossible. Aujourd’hui, je sais que je peux le faire.” Cette dynamique ne se limite pas aux bancs de l’université. De nombreuses diplômées accèdent à des postes de direction dans les ONG, les entreprises ou les institutions publiques. À 35 ans, Fatou Bâ est devenue la plus jeune ministre de l’Éducation du Sénégal. Elle est diplômée de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. “C’est là que j’ai appris à penser par moi-même”, dit-elle simplement. Des défis persistants, mais une énergie contagieuse Bien sûr, tout n’est pas parfait. Les infrastructures restent insuffisantes, les financements parfois précaires, l’accès inégal. Dans certaines régions, les tensions politiques ou les grèves paralysent encore les campus. Mais une chose a changé : l’élan. Selon l’UNESCO, le nombre d’étudiants en Afrique subsaharienne a été multiplié par cinq depuis l’an 2000, atteignant plus de 20 millions en 2023. Et cette croissance ne faiblit pas. “C’est une génération qui n’attend plus que l’on vienne lui tendre la main. Elle construit ses propres passerelles”, observe l’économiste togolais Kako Nubukpo. Dans les couloirs des universités africaines, on entend parler de blockchain, d’agriculture régénérative, de souveraineté alimentaire, d’éthique de l’IA. On débat, on conteste, on rêve. Et surtout, on agit. Car pour ces jeunes, le savoir n’est plus un luxe. C’est une arme. Une promesse. Une urgence. Alors, la prochaine grande innovation mondiale naîtra-t-elle d’un laboratoire de Nairobi ou d’un hackathon à Accra ? Peut-être. Ou peut-être d’une idée griffonnée dans un cahier par une étudiante de Bamako. Et si l’Afrique était déjà en train d’écrire l’avenir ? #### Afrique : les universités qui forment les leaders de demain Le soleil n’était pas encore levé sur les collines d’Addis-Abeba que Selam, 21 ans, traversait déjà le campus de l’Université de technologie d’Éthiopie. Dans son sac, un ordinateur portable usé, des cahiers griffonnés de formules et un rêve brûlant : devenir ingénieure en robotique et changer le visage de l’agriculture africaine. Elle n’est pas seule. Partout sur le continent, une génération ambitieuse s’éveille dans les amphithéâtres, les laboratoires et les bibliothèques d’universités qui ne cessent de monter en puissance. Car aujourd’hui, certains établissements africains n’enseignent pas seulement des savoirs : ils façonnent les futurs décideurs du continent. Des campus en pleine effervescence Les universités africaines ne sont plus les simples réceptacles de savoir qu’elles étaient autrefois. Elles sont devenues des carrefours d’innovation, de pensée critique et de leadership. De Dakar à Nairobi, de Cape Town à Accra, les campus vibrent d’une énergie nouvelle. « On sent que quelque chose est en train de changer ici », confie Amadou Diop, professeur en sciences politiques à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. « Nos étudiants ne veulent plus seulement des diplômes. Ils veulent avoir un impact. » À l’Université de Makerere, en Ouganda, l’un des plus anciens établissements du continent, un programme d’incubation de start-up a vu naître plus de 200 projets en cinq ans. L’un d’eux, une application de diagnostic médical basée sur l’IA, a été primée à Genève en 2023. Ces lieux d’apprentissage deviennent aussi des laboratoires d’idées. À l’Université du Cap, des étudiants en droit débattent chaque semaine des enjeux constitutionnels liés au changement climatique. À l’Université Mohammed VI Polytechnique au Maroc, les cours mêlent intelligence artificielle, économie circulaire et diplomatie africaine. Des formations taillées pour le continent Ce qui distingue ces universités, c’est leur capacité à concevoir des programmes ancrés dans les réalités africaines. Finis les cursus copiés-collés de modèles occidentaux. Ici, on forme pour l’Afrique, avec l’Afrique. À Ashesi University, au Ghana, les étudiants suivent un tronc commun en éthique, leadership et entrepreneuriat. « Nous voulons que nos diplômés soient capables de résoudre les problèmes de leurs communautés, pas seulement de chercher un emploi », explique Patrick Awuah, fondateur de l’établissement. À Kigali, la Carnegie Mellon University Africa propose un master en ingénierie informatique entièrement adapté aux défis du continent : connectivité, cybersécurité, e-gouvernance. En 2022, 87 % de ses diplômés ont été recrutés dans les six mois, dont près de la moitié par des entreprises africaines. « L’Afrique a besoin de leaders techniques, pas seulement politiques », affirme Chantal Uwimana, ancienne étudiante devenue consultante en innovation numérique. « Et ces universités le comprennent mieux que quiconque. » Des partenariats stratégiques à l’échelle mondiale Pour jouer dans la cour des grands, ces établissements misent sur des alliances internationales. Double diplômes, échanges de professeurs, cofinancement de laboratoires : les passerelles se multiplient. L’Université de Lagos collabore avec le MIT sur un programme d’ingénierie urbaine. Sciences Po Paris a ouvert un partenariat avec l’Université de Pretoria pour former des experts en gouvernance africaine. Et l’Université de Nairobi accueille chaque année des chercheurs de Stanford pour un projet sur les villes intelligentes. Mais ces partenariats ne sont pas à sens unique. « Nous ne voulons pas importer des solutions, nous voulons co-construire des réponses », insiste le recteur de l’Université de Yaoundé II. « Et cela change la nature même de la coopération académique. » Selon l’UNESCO, le nombre de publications scientifiques co-signées entre chercheurs africains et internationaux a augmenté de 43 % entre 2015 et 2022. Un indicateur clair de l’essor du savoir partagé. Des figures inspirantes au cœur des campus Derrière chaque grande université, il y a des visages. Des enseignants passionnés, des étudiants brillants, des mentors engagés. Leurs parcours incarnent l’esprit de transformation qui souffle sur l’enseignement supérieur africain. À l’Université de Stellenbosch, en Afrique du Sud, le professeur Thabo Mokoena a lancé un programme de bourses pour les jeunes femmes en sciences. « Quand j’ai commencé, j’étais le seul noir dans mon département. Aujourd’hui, mes étudiantes conçoivent des drones pour surveiller les feux de brousse. » À Rabat, Leïla Benkacem, 25 ans, a cofondé une association de tutorat pour les lycéens défavorisés. Elle termine un master en politiques publiques et rêve d’entrer au Parlement. « Ce que j’ai appris ici, c’est que le changement commence par une idée, mais se construit avec les autres. » Ces histoires, bien réelles, nourrissent l’imaginaire d’une jeunesse qui ne veut plus attendre son tour. Des défis toujours présents, mais affrontés de front Tout n’est pas parfait. Les universités africaines font face à des défis immenses : sous-financement, fuite des cerveaux, infrastructures vétustes. En Afrique subsaharienne, les dépenses publiques d’éducation supérieure représentent en moyenne moins de 0,8 % du PIB, contre 1,5 % dans les pays de l’OCDE. Mais les réponses émergent. Le Nigeria a lancé en 2023 un fonds souverain pour financer la recherche universitaire. Le Rwanda investit 15 % de son budget éducatif dans l’enseignement supérieur, l’un des taux les plus élevés du continent. Et des plateformes comme eCampus permettent à des milliers d’étudiants d’accéder à des cours en ligne, même dans les zones rurales. « Il faut cesser de voir l’Afrique comme un continent en retard », affirme avec force Amina Touré, ancienne ministre sénégalaise de l’Éducation. « C’est un continent en construction. Et ses universités sont les chantiers du futur. » Une génération prête à prendre les rênes Ce qui se joue aujourd’hui dépasse les murs des amphithéâtres. C’est une révolution silencieuse, portée par une jeunesse instruite, connectée et déterminée. En 2024, plus de 15 millions d’étudiants sont inscrits dans des universités africaines. Un chiffre qui a doublé en dix ans. Parmi eux, des futurs ministres, ingénieurs, entrepreneurs, artistes, diplomates. Des jeunes qui parlent plusieurs langues, manient les algorithmes comme les discours, et refusent de choisir entre tradition et modernité. « Nous ne voulons pas fuir l’Afrique », résume Tarek, étudiant en sciences politiques à Tunis. « Nous voulons la diriger. » Et si c’était justement dans ces salles de classe, souvent ignorées, que se dessinait l’avenir du continent ? #### Afrique : pourquoi 2025 pourrait être l’année du décollage économique Dans les rues animées d’Accra, un jeune entrepreneur ajuste la vitrine de sa boutique numérique. À Lagos, une développeuse peaufine une application de paiement mobile. À Kigali, un investisseur étranger signe un contrat sur une terrasse ensoleillée. Partout sur le continent, quelque chose semble frémir. Un frisson d’opportunité. Une attente suspendue. Et si 2025 était enfin l’année où l’Afrique décollait vraiment économiquement ? Des indicateurs économiques en nette progression Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon la Banque africaine de développement, la croissance moyenne du PIB africain devrait atteindre 4,3 % en 2025, contre 3,1 % en 2023. Des pays comme l’Éthiopie, le Rwanda ou la Côte d’Ivoire affichent des taux supérieurs à 6 %, portés par des investissements massifs dans les infrastructures et les technologies. « Nous assistons à une stabilisation macroéconomique dans plusieurs régions », explique Fatou Ndiaye, économiste sénégalaise basée à Dakar. « L’inflation est mieux maîtrisée, les politiques monétaires sont plus cohérentes, et les États investissent dans des secteurs porteurs comme l’énergie ou le numérique. » La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en vigueur en 2021, commence enfin à produire des effets tangibles. En réduisant les barrières douanières entre 54 pays, elle pourrait augmenter de 52 % le commerce intra-africain d’ici 2025, selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Un boom démographique qui devient un atout Souvent perçue comme un défi, la jeunesse africaine pourrait bien devenir la clé du décollage. En 2025, plus de 60 % de la population du continent aura moins de 25 ans. Une force vive, avide de changement, de technologie, de mobilité. « Ma génération n’attend plus que les choses changent. Elle les provoque », affirme Aminata, 24 ans, créatrice d’une start-up à Ouagadougou spécialisée dans l’agritech. « On n’a pas peur d’échouer. On veut construire quelque chose ici, pas forcément partir. » Cette jeunesse ultra-connectée alimente une explosion du numérique. Le continent comptera plus de 600 millions d’utilisateurs Internet en 2025, selon GSMA. De Nairobi à Abidjan, les hubs technologiques se multiplient, attirant capitaux et talents. Des investisseurs qui reviennent en force Après une période d’attentisme liée à la pandémie et aux tensions géopolitiques mondiales, les investisseurs étrangers reviennent. En 2023, les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique ont bondi de 39 %, pour atteindre 97 milliards de dollars, selon la CNUCED. « On sent un regain d’intérêt pour l’Afrique, mais aussi une approche plus mature », observe Jean-Marc Lefèvre, directeur d’un fonds d’investissement basé à Casablanca. « Les investisseurs ne viennent plus juste chercher des rendements rapides. Ils s’inscrivent dans la durée, avec des projets à impact. » Les secteurs les plus attractifs ? L’énergie renouvelable, le numérique, l’agriculture durable, la logistique. Des domaines où les besoins sont immenses, et les marges de croissance vertigineuses. L’essor des énergies propres, un levier inattendu Alors que le monde cherche à sortir des énergies fossiles, l’Afrique pourrait devenir un modèle de transition énergétique. Le continent dispose de 60 % du potentiel solaire mondial, mais n’en exploite que 1 %. En 2025, plusieurs projets phares devraient voir le jour : des centrales solaires géantes au Maroc et en Égypte, des mini-réseaux électriques au Nigeria, des fermes éoliennes au Kenya. L’objectif : fournir une énergie propre, bon marché, et accessible aux 600 millions d’Africains encore privés d’électricité. « L’accès à l’énergie change tout. Il libère le potentiel économique des communautés rurales, permet l’industrialisation, et attire les entreprises », souligne Aïcha Touré, ingénieure en énergie à Bamako. « C’est un catalyseur silencieux, mais puissant. » Des villes qui se réinventent Le visage des grandes villes africaines change à une vitesse vertigineuse. D’Addis-Abeba à Johannesburg, de nouvelles lignes de tramway, des quartiers intelligents, des centres d’innovation surgissent des sols. À Kigali, la Smart City Vision 2050 transforme la capitale rwandaise en laboratoire urbain. À Lagos, le projet Eko Atlantic, construit sur l’océan, ambitionne de devenir un nouveau hub financier pour l’Afrique de l’Ouest. « Les villes africaines ne copient plus les modèles occidentaux. Elles inventent leurs propres solutions, souvent plus agiles et adaptées », analyse l’urbaniste camerounais Didier Mvondo. « Elles deviennent des moteurs économiques à part entière. » Avec une urbanisation qui progresse de 4 % par an, ces métropoles concentrent les talents, les capitaux, et les innovations. Elles sont les têtes de pont du décollage économique attendu. Des défis persistants mais mieux maîtrisés Rien n’est gagné. Le continent reste confronté à des défis majeurs : instabilité politique dans certaines régions, insécurité, corruption, vulnérabilité climatique. Mais les réponses deviennent plus structurées. La digitalisation des administrations réduit les fraudes. Les monnaies numériques de banque centrale, comme l’eNaira au Nigeria, renforcent l’inclusion financière. Les systèmes d’alerte précoce contre les sécheresses ou les inondations se généralisent. « Ce qui change, c’est la résilience », estime le politologue ivoirien Koffi Kouadio. « Les chocs ne disparaissent pas, mais les sociétés africaines y répondent mieux, avec plus de coordination, d’innovation, et de solidarité. » Et surtout, les récits changent. L’Afrique ne veut plus être vue comme un continent en attente d’aide, mais comme un espace de solutions, d’opportunités, et de fierté retrouvée. Alors, 2025 sera-t-elle vraiment l’année du décollage économique africain ? Ou simplement une étape de plus dans une transformation déjà en marche ? #### Afrique : sécuriser les chaînes d’approvisionnement Le matin se lève sur le port de Mombasa. Des dizaines de conteneurs s’alignent sous un ciel chargé de promesses, mais aussi d’incertitudes. Dans ce ballet silencieux de grues et de camions, une question cruciale s’impose : comment sécuriser les chaînes d’approvisionnement en Afrique face aux chocs géopolitiques, aux crises sanitaires et aux défis climatiques qui s’accumulent ? Un continent vulnérable, mais stratégique Longtemps considérée comme une simple étape dans les routes commerciales mondiales, l’Afrique s’impose aujourd’hui comme un acteur central. Avec ses 1,4 milliard d’habitants, ses ressources naturelles abondantes et une classe moyenne en expansion, le continent devient un maillon stratégique dans les chaînes d’approvisionnement globales. Mais cette position s’accompagne de fragilités. Selon un rapport de la Banque africaine de développement, plus de 60 % des importations alimentaires africaines dépendent de l’extérieur. « Une perturbation dans un port européen ou asiatique peut provoquer des pénuries jusque dans les marchés de Dakar ou de Kinshasa », explique Fatou Diarra, économiste spécialisée en logistique à Abidjan. Les chaînes d’approvisionnement africaines sont aussi exposées à des risques internes : infrastructures vétustes, instabilité politique, corruption, insécurité, et manque de coordination entre États. Autant d’obstacles qui freinent la résilience du continent face aux crises. Le choc du COVID-19, révélateur brutal Lorsque la pandémie de COVID-19 a frappé en 2020, elle a agi comme un révélateur. Les frontières se sont fermées. Les ports ont ralenti. Les camions sont restés bloqués. Partout, les chaînes d’approvisionnement se sont effondrées comme des dominos. « On a vu des médicaments essentiels manquer dans les hôpitaux de Lagos, des denrées périssables pourrir sur les routes du Kenya, et des pièces détachées introuvables pour les usines de textile au Maroc », se souvient Ahmed El Mansouri, directeur logistique d’une entreprise agroalimentaire à Casablanca. Ce choc a mis en lumière l’extrême dépendance du continent à des fournisseurs lointains. Il a aussi souligné le manque de coordination régionale. Les corridors commerciaux, comme le Caire-Cape Town ou le Lagos-Mombasa, se sont retrouvés paralysés par des réglementations incohérentes entre pays voisins. Depuis, une prise de conscience s’est amorcée. Mais sécuriser les chaînes d’approvisionnement ne se décrète pas. Cela se construit, étape par étape. Des infrastructures à repenser d’urgence Au cœur du problème : les infrastructures. Routes défoncées, ports saturés, réseaux ferroviaires obsolètes… Le coût du transport en Afrique reste l’un des plus élevés au monde. En moyenne, il représente 30 à 50 % du prix final d’un produit, contre 8 % en Europe. « Il faut parfois trois semaines pour acheminer une cargaison de coton du Mali jusqu’au port de Lomé. C’est intenable », déplore Mamadou Traoré, logisticien à Bamako. Des projets ambitieux voient cependant le jour. Au Nigeria, la modernisation du port de Lekki vise à fluidifier les échanges. En Afrique de l’Est, le projet de corridor LAPSSET entre le Kenya, le Soudan du Sud et l’Éthiopie promet de désenclaver des régions entières. Mais ces chantiers nécessitent des financements massifs et une stabilité politique durable. La logistique urbaine, elle aussi, doit s’adapter à des villes en pleine explosion démographique. À Lagos ou à Kinshasa, la livraison du dernier kilomètre devient un casse-tête quotidien. Des start-up locales, comme Kobo360 ou Sendy, misent sur le numérique pour optimiser les trajets et réduire les coûts. Relocaliser, diversifier, digitaliser Face aux vulnérabilités mondiales, l’Afrique explore de nouvelles stratégies. La première : relocaliser une partie de la production. L’idée n’est pas de tout produire localement, mais de réduire les dépendances critiques. « Nous avons lancé une unité de fabrication de médicaments génériques à Accra pour éviter les ruptures de stock comme en 2020 », explique Kwame Mensah, directeur d’une entreprise pharmaceutique ghanéenne. « Cela nous donne plus de contrôle sur nos délais et nos coûts. » La seconde stratégie : diversifier les fournisseurs et les routes commerciales. Plutôt que de dépendre d’un seul port ou d’un seul pays, certaines entreprises africaines multiplient les options. Elles se tournent vers des hubs alternatifs comme Tanger Med, Durban ou Djibouti. Enfin, la digitalisation s’impose comme un levier majeur. Grâce à la blockchain, aux plateformes de traçabilité ou à l’intelligence artificielle, certaines chaînes d’approvisionnement deviennent plus transparentes et réactives. En Afrique du Sud, la société Imperial Logistics a réduit de 20 % ses délais de livraison grâce à un système prédictif basé sur les données météo et routières. La ZLECAf, espoir régional ou mirage ? Signée par 54 pays, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) promet de transformer le commerce intra-africain. Elle vise à supprimer 90 % des droits de douane et à harmoniser les normes entre États. « C’est une opportunité historique pour sécuriser nos chaînes d’approvisionnement en consolidant nos marchés », affirme Wanjiru Mwangi, analyste à l’Union africaine. « Mais il reste un long chemin à parcourir. » Car les barrières non tarifaires, comme les lenteurs douanières ou les exigences administratives, freinent encore les échanges. En moyenne, un camion met 10 jours pour traverser trois pays d’Afrique de l’Ouest, contre 48 heures en Europe. La réussite de la ZLECAf dépendra de la volonté politique des États, mais aussi de la capacité des entreprises à s’adapter à ce nouvel espace économique. À terme, une Afrique plus intégrée pourrait mieux résister aux chocs extérieurs et gagner en autonomie logistique. Des chaînes d’approvisionnement plus humaines Au-delà des infrastructures et des technologies, sécuriser les chaînes d’approvisionnement en Afrique, c’est aussi protéger les femmes et les hommes qui les font vivre. Chauffeurs routiers, dockers, manutentionnaires, commerçants… Des millions de personnes dépendent de ces flux pour survivre. « Pendant la pandémie, j’ai roulé 18 heures par jour pour livrer des vivres entre Nairobi et Kampala. Sans masque, sans assurance, avec des barrages à chaque frontière », raconte John Otieno, chauffeur kényan. « On nous oublie souvent, mais sans nous, rien ne circule. » Des initiatives émergent pour sécuriser les conditions de travail : formations, assurance santé, accès au numérique. Certaines coopératives de transporteurs, comme au Burkina Faso ou au Rwanda, commencent à structurer la profession. Mais les efforts restent encore marginaux. Car une chaîne d’approvisionnement, aussi sophistiquée soit-elle, reste aussi forte que son maillon le plus faible. Et ce maillon, bien souvent, c’est l’humain. Alors que le monde entre dans une ère d’incertitudes multiples, l’Afrique n’a d’autre choix que d’inventer ses propres réponses. Ses chaînes d’approvisionnement seront-elles demain plus résilientes, plus locales, plus équitables ? Ou resteront-elles suspendues aux aléas d’un monde qu’elles ne contrôlent pas encore ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Afrique 2025 : les cinq économies qui devraient tirer la croissance Dans une ruelle animée d’Accra, un jeune entrepreneur ajuste les étagères de sa boutique numérique. À quelques kilomètres de là, dans les rues de Kigali, des drones bourdonnent au-dessus des toits, livrant des médicaments dans des zones reculées. L’Afrique change. Silencieusement, mais sûrement. Et en 2025, certains pays pourraient bien devenir les moteurs d’un continent en pleine métamorphose. Le Nigeria, géant en transition Avec plus de 220 millions d’habitants et une jeunesse dynamique, le Nigeria reste la première économie d’Afrique. Mais en 2025, ce n’est pas seulement sa taille qui impressionnera : c’est sa transformation. Depuis la fin des subventions sur les carburants en 2023, le pays a connu des tensions, mais aussi une nouvelle discipline budgétaire. « Nous avons dû réinventer notre modèle », confie Amaka Eze, économiste à Lagos. « Cela a forcé les secteurs non pétroliers à prendre le relais. » Le secteur technologique, notamment à Lagos et Abuja, connaît une croissance de 17 % par an. Des start-up comme Flutterwave ou Paystack attirent des millions de dollars d’investissements étrangers. En parallèle, l’agriculture de précision et les fintechs rurales redessinent l’économie des campagnes nigérianes. Avec une croissance attendue de 3,3 % en 2025 selon la Banque mondiale, le Nigeria pourrait bien retrouver son rôle de locomotive régionale — à condition de stabiliser sa monnaie et de contenir l’inflation. L’Éthiopie, la surprise de la Corne Longtemps marquée par des conflits internes, l’Éthiopie a entamé une lente mais ambitieuse reconstruction économique. En 2025, elle pourrait surprendre bien des observateurs. La libéralisation du secteur des télécommunications, amorcée en 2021, a ouvert la voie à une nouvelle ère numérique. Safaricom Ethiopia, par exemple, a déjà connecté plus de 20 millions de personnes en deux ans. « C’est une véritable révolution silencieuse », affirme Daniel Tesfaye, consultant à Addis-Abeba. « L’accès à Internet change tout, du commerce à l’éducation. » Avec une croissance estimée à 5,4 %, l’Éthiopie mise sur l’industrie textile, l’agroalimentaire et les infrastructures. La construction du Grand Barrage de la Renaissance, désormais pleinement opérationnel, permet une production énergétique record, ouvrant la voie à une industrialisation verte. Si la paix se maintient, le pays pourrait redevenir l’un des pôles les plus dynamiques de l’Afrique de l’Est. La Côte d’Ivoire, moteur de l’Afrique francophone Abidjan vibre au rythme des grues et des chantiers. Depuis une décennie, la Côte d’Ivoire affiche l’une des croissances les plus soutenues du continent. En 2025, le pays devrait poursuivre sur sa lancée, avec un taux de croissance prévu de 6,5 %. « Nous sommes passés d’une économie basée sur le cacao à une diversification intelligente », explique Mariam Koulibaly, analyste à la BCEAO. L’agro-industrie, les services financiers et les télécoms sont en plein essor. Le port d’Abidjan, modernisé, devient un hub logistique majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement mise également sur les infrastructures : 1 200 km de routes ont été réhabilités entre 2018 et 2023, et de nouveaux projets ferroviaires relient les zones rurales aux centres urbains. Mais la véritable force du pays réside peut-être dans sa stabilité politique relative, rare dans la région. « Les investisseurs ont besoin de visibilité. Et ici, ils commencent à l’avoir », ajoute Koulibaly. Le Rwanda, laboratoire de la modernité africaine À Kigali, les rues sont propres, les feux tricolores fonctionnent, et la 4G couvre presque tout le pays. Le Rwanda, souvent cité en exemple, continue de tracer sa route à part. En 2025, le pays affiche une croissance projetée de 6,8 %, portée par le numérique, le tourisme d’affaires et les services. Le gouvernement a investi massivement dans l’éducation technologique. « Nous formons une génération de codeurs et d’ingénieurs », affirme Clarisse Umutoni, responsable d’un incubateur local. « Le Rwanda veut devenir le Singapour africain. » Le secteur de la santé numérique, avec des entreprises comme Zipline ou Babyl, attire l’attention des investisseurs internationaux. Le pays mise aussi sur le Made in Rwanda, avec des usines de textile, de smartphones et de motos électriques. Petit par la taille, grand par l’ambition, le Rwanda pourrait bien redéfinir les standards de gouvernance en Afrique. L’Afrique du Sud, le retour d’un géant endormi ? Longtemps considérée comme la première puissance africaine, l’Afrique du Sud a connu une décennie de stagnation. Mais en 2025, certains signes laissent entrevoir un frémissement. Le secteur minier, dopé par la demande mondiale de métaux rares, retrouve des couleurs. L’industrie automobile, quant à elle, se tourne vers l’électrique, avec des investissements de constructeurs chinois et allemands dans la province du Gauteng. « Ce pays a encore des ressources immenses », estime Pieter van Dyk, économiste à Johannesburg. « Si les réformes énergétiques aboutissent, on pourrait assister à un vrai redémarrage. » Le plan de restructuration d’Eskom, l’entreprise publique d’électricité, commence à porter ses fruits. Moins de délestages, plus d’investissements. Et une croissance attendue de 2,1 % en 2025 — modeste, mais encourageante. Reste à voir si le pays saura aussi résoudre ses fractures sociales, qui freinent son envol depuis trop longtemps. Un continent, plusieurs trajectoires Alors que le monde se redessine à coups de crises et de ruptures technologiques, l’Afrique avance. Parfois lentement, parfois à toute vitesse. Les cinq économies évoquées ici ne sont pas les seules à porter l’espoir d’un continent en mutation. Des pays comme le Kenya, le Maroc ou le Sénégal pourraient aussi surprendre. Mais ce qui frappe, c’est la diversité des modèles : certains misent sur le numérique, d’autres sur l’agriculture, d’autres encore sur les infrastructures ou l’industrie. « Il n’y a pas une Afrique, mais des Afriques », résume Fatou Ndiaye, analyste sénégalaise. « Et chacune trace sa propre voie vers l’émergence. » En 2025, le continent pourrait bien être l’un des rares pôles de croissance mondiale. Mais la question demeure : cette croissance sera-t-elle inclusive, durable… et véritablement africaine ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Afrique centrale : l’intégration régionale encore à construire À l’aube, le marché de Douala s’éveille dans un tumulte familier. Les camions venus du Tchad, du Congo ou de Centrafrique déversent leurs marchandises, parfois après des semaines de route. Pourtant, malgré cette effervescence transfrontalière, une vérité persiste : l’Afrique centrale reste l’une des régions les moins intégrées du continent. Des frontières qui freinent plus qu’elles ne relient Sur le papier, l’Afrique centrale bénéficie d’un potentiel d’intégration impressionnant. Elle regroupe onze pays, une population de plus de 180 millions d’habitants et un réseau de corridors commerciaux naturels. Mais sur le terrain, les frontières sont souvent synonymes d’embûches. « Il m’a fallu cinq jours pour traverser la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine, à cause des contrôles et des pots-de-vin », confie Idriss, un chauffeur routier tchadien. « Sans parler de l’état des routes. » Selon la Banque africaine de développement, les coûts logistiques en Afrique centrale sont parmi les plus élevés du continent, atteignant jusqu’à 75 % de la valeur des marchandises transportées dans certaines zones enclavées. Les infrastructures manquent cruellement. Les routes goudronnées reliant les capitales sont rares, les chemins de fer quasi inexistants, et les connexions aériennes peu développées. Résultat : échanger avec ses voisins reste une épreuve, alors même que les distances sont relativement courtes. Une intégration institutionnelle inachevée La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), créée en 1994, devait être le moteur de l’intégration régionale. Mais trois décennies plus tard, son bilan est mitigé. « Nous avons une monnaie commune, le franc CFA, mais très peu de politiques économiques coordonnées », explique Marie-Noëlle Koumba, économiste gabonaise. « L’union douanière existe en théorie, mais dans les faits, chaque pays continue de défendre ses intérêts nationaux. » La libre circulation des personnes, pourtant adoptée en 2017, reste entravée. Seuls quelques pays ont mis en œuvre les dispositions nécessaires. Un ressortissant congolais doit encore obtenir un visa pour se rendre au Tchad ou en Guinée équatoriale. Une aberration dans une région censée favoriser la mobilité. Les institutions régionales souffrent d’un manque de moyens, de rivalités politiques et d’une faible volonté politique. Les sommets se succèdent, les déclarations d’intention aussi, mais les avancées concrètes restent rares. Des économies peu complémentaires L’intégration économique suppose des échanges commerciaux dynamiques entre pays voisins. Or, en Afrique centrale, le commerce intra-régional ne dépasse pas 3 % du commerce total – un des taux les plus faibles d’Afrique. « Les économies sont souvent basées sur les mêmes produits : pétrole, bois, minerais », analyse Jean-Baptiste Moukoko, chercheur camerounais en géoéconomie. « Il y a peu de complémentarité, donc peu d’incitation à commercer entre pays. » Le Gabon exporte du pétrole, comme le Congo. Le Cameroun vend du bois, comme la République centrafricaine. Le Tchad et la Guinée équatoriale misent sur les hydrocarbures. Cette homogénéité limite les chaînes de valeur régionales et empêche l’émergence d’un véritable marché commun. Par ailleurs, la plupart des pays continuent de se tourner vers l’extérieur – Europe, Chine, États-Unis – pour leurs exportations comme pour leurs importations. Une dépendance qui freine le développement d’un tissu économique régional solide. Les tensions politiques, un frein majeur Les relations entre États d’Afrique centrale sont souvent marquées par la méfiance, voire par des tensions ouvertes. Conflits armés, instabilité politique, coups d’État… La région reste l’une des plus instables du continent. « Il est difficile de construire une communauté économique quand certains pays sont en guerre ou sous embargo », souligne Éric Ndong, diplomate camerounais. « La confiance mutuelle est essentielle pour l’intégration, or elle fait souvent défaut. » La République centrafricaine, en proie à des groupes armés. Le Tchad, confronté à une transition politique fragile. Le Congo, sous pression économique. Le climat régional complique toute tentative de coopération à long terme. Dans certains cas, les différends frontaliers non résolus alimentent les tensions. Le lac Tchad, partagé entre plusieurs pays, est une source régulière de contentieux. La délimitation maritime entre le Cameroun et la Guinée équatoriale a également généré des frictions. Des initiatives locales qui redonnent espoir Malgré les obstacles, des signes encourageants émergent. Des projets d’infrastructure transfrontaliers voient le jour, portés par des financements internationaux. La route Bangui-Douala, vitale pour l’approvisionnement de la Centrafrique, fait l’objet de travaux de réhabilitation. Un pont entre Brazzaville et Kinshasa est en projet depuis plusieurs années. Et la fibre optique commence à relier les capitales entre elles. « On sent une volonté nouvelle chez certains dirigeants de faire bouger les lignes », estime Clarisse Mbemba, analyste politique basée à Libreville. « La ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) agit comme un catalyseur. Elle pousse les pays à repenser leur coopération régionale. » Des initiatives citoyennes et entrepreneuriales contribuent également à tisser des liens. Des plateformes numériques connectent les agriculteurs du Cameroun aux marchés du Tchad. Des festivals culturels circulent entre les capitales. Et des jeunes créateurs bâtissent des ponts là où les gouvernements hésitent encore. Quel avenir pour une région en quête d’unité ? L’intégration régionale en Afrique centrale est un chantier complexe, semé d’embûches mais porteur d’espoir. Si les défis sont nombreux, les bénéfices potentiels le sont tout autant : croissance partagée, stabilité renforcée, souveraineté économique accrue. Mais pour que cette vision prenne corps, il faudra plus que des discours. Il faudra du courage politique, des investissements massifs, et surtout, une volonté collective de dépasser les logiques nationales pour construire un destin commun. Alors que les autres blocs régionaux d’Afrique avancent à grands pas, l’Afrique centrale peut-elle encore rattraper son retard ? Ou restera-t-elle le maillon manquant du rêve panafricain ? #### Afrique centrale : relancer l’intégration régionale Dans une salle poussiéreuse de Douala, des dossiers s’empilent sur une table bancale. Ils racontent tous la même histoire : des projets ambitieux d’intégration régionale, restés en suspens. Pourtant, au cœur de l’Afrique centrale, une question obsède les dirigeants, les économistes et les citoyens : pourquoi une région si riche peine-t-elle encore à s’unir ? Un potentiel immense, mais morcelé L’Afrique centrale, avec ses onze pays et près de 180 millions d’habitants, regorge de ressources naturelles. Pétrole, uranium, bois, minerais rares : la région est un véritable coffre-fort. Pourtant, elle reste l’une des zones les moins intégrées du continent. « Nous avons tout pour réussir », soupire Marc Nguema, économiste gabonais. « Mais chaque pays avance seul, comme si l’autre était un concurrent, pas un partenaire. » La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) existent depuis des décennies. Mais leur efficacité reste limitée. Les barrières douanières persistent. Les infrastructures sont peu connectées. Et les échanges intra-régionaux ne représentent que 3 % du commerce total de la région, contre plus de 15 % en Afrique de l’Ouest. Des frontières qui freinent plus qu’elles ne protègent Sur la route entre le Cameroun et le Tchad, les camions peuvent attendre plusieurs jours pour franchir les postes-frontières. Les contrôles sont lents, les frais imprévisibles. « Parfois, on me demande de payer trois fois pour le même chargement », raconte Issa, un transporteur tchadien. « C’est comme si on ne voulait pas qu’on circule. » Les frontières, censées protéger, deviennent des murs. Elles ralentissent les flux de marchandises, mais aussi les idées, les compétences, les investissements. Et elles alimentent la méfiance entre voisins. Selon un rapport de la Banque africaine de développement, les coûts logistiques dans la région sont parmi les plus élevés du continent. En moyenne, transporter une tonne de marchandises sur 100 km coûte 30 % de plus en Afrique centrale qu’en Afrique australe. Le piège de la dépendance aux matières premières La richesse de l’Afrique centrale est aussi sa faiblesse. La plupart des pays dépendent fortement de l’exportation de matières premières, souvent vers l’Europe ou la Chine. Le commerce intra-régional est faible, car les économies ne sont pas complémentaires. « Nous vendons tous les mêmes choses à l’extérieur, mais nous n’achetons presque rien entre nous », explique Clarisse Bongo, analyste à Libreville. « Il n’y a pas de chaîne de valeur régionale. Pas d’industrie commune. » Cette dépendance rend les économies vulnérables aux chocs extérieurs. La chute des prix du pétrole en 2014 a plongé plusieurs pays dans la crise. Une intégration plus poussée permettrait de diversifier les économies, de créer des emplois, et de renforcer la résilience collective. Des institutions régionales en quête de crédibilité La CEMAC, qui regroupe six pays partageant le franc CFA, peine à imposer des règles communes. Les décisions sont souvent bloquées par des intérêts nationaux divergents. « C’est une intégration de façade », tranche un diplomate basé à Bangui. « Les chefs d’État se réunissent, signent des accords, mais sur le terrain, rien ne change. » La libre circulation des personnes, par exemple, est théoriquement en vigueur depuis 2017. En pratique, de nombreux citoyens continuent de se faire refouler aux frontières. Et les visas restent une réalité pour beaucoup. « J’ai été arrêté à l’aéroport de Brazzaville alors que je venais de Kinshasa », raconte Paul, un étudiant congolais. « On m’a dit que mon passeport n’était pas suffisant. Pourtant, c’est le même pays, non ? » La méfiance entre États, les tensions politiques et les conflits internes freinent la coopération. Sans volonté politique forte, les institutions régionales restent impuissantes. Les jeunes, moteurs d’une intégration par le bas Malgré les blocages institutionnels, une autre forme d’intégration émerge. Informelle, souterraine, mais bien réelle. Elle est portée par les jeunes, les entrepreneurs, les artistes, les commerçants. « Sur Instagram, je vends mes vêtements à des clients au Gabon, au Congo, en Centrafrique », raconte Mireille, une créatrice de mode camerounaise. « Je n’ai pas besoin de visa pour ça. Juste d’un bon réseau. » Les réseaux sociaux, les plateformes numériques, les services de paiement mobile contournent les frontières. Ils créent des liens, des échanges, des communautés régionales. Et ils montrent que l’intégration peut aussi venir d’en bas, sans attendre les décisions des sommets politiques. Les diasporas jouent également un rôle clé. Présentes dans toutes les capitales de la région, elles tissent des ponts humains et économiques. Elles investissent, créent des entreprises, partagent des idées. Et elles rêvent d’un espace régional plus fluide, plus uni. Un réveil possible, mais à quel prix ? Les crises récentes – pandémie, instabilité politique, changement climatique – rappellent l’urgence de repenser la coopération régionale. L’Afrique centrale ne pourra relever seule les défis du XXIe siècle. Elle doit s’unir pour peser, pour innover, pour résister. Des initiatives récentes montrent une prise de conscience. En 2023, la CEEAC a lancé un plan d’investissement dans les infrastructures régionales. Le projet de corridor Douala-Bangui-N’Djamena avance lentement, mais avance. Et des discussions sur une monnaie unique réapparaissent timidement. Mais les obstacles restent nombreux. Et la question demeure : les dirigeants auront-ils le courage de dépasser les égoïsmes nationaux ? Les peuples auront-ils la patience d’attendre des résultats tangibles ? « L’intégration, ce n’est pas une option », affirme Joséphine Ndong, sociologue équato-guinéenne. « C’est une nécessité. Mais elle ne viendra que si nous la réclamons, si nous la construisons, chaque jour. » Alors que les regards se tournent vers d’autres régions du continent, plus dynamiques, l’Afrique centrale est à la croisée des chemins. Et si le véritable moteur de l’intégration n’était ni les traités ni les sommets, mais la volonté silencieuse des peuples ? #### Afrique du Sud : comment le Covid-19 impose une nouvelle organisation des funérailles Face au ravage du Coronavirus dans le monde entier, chaque pays prend des mesures pour  contrer la pandémie.  En Afrique du Sud, les autorités ont constaté que la propension exponentielle que prend la mortalité après chaque enterrement mérite d’adopter d’autre disposition. En effet, selon les autorités après chaque enterrement, il y a 40 personnes qui sont infectées par le coronavirus. Les mesures du Roi d’AmaMpondomise Zwelozuko Matiwane  Dans le but de trouver une alternative plus sûre pour enterrer les proches, le roi d’AmaMpondomise Zwelozuko Matiwane a interdit tous les services funéraires dans son royaume, afin de réintroduire l’ancienne pratique de l’ukuqhusheka, ou enterrement secret. Son porte-parole, Nkosi Bakhanyisele Ranuga, explique que la décision a été prise après consultation des chefs traditionnels locaux. “Nous essayons de protéger notre peuple dans cette pandémie. Lorsque l’on suit cette coutume [de ukuqhusheka], cela signifie que les gens sont appelés à enterrer soit le même jour, soit le lendemain, et uniquement avec ceux qui étaient présents au moment du décès Un rituel de purification pour compenser Le royaume AmaMpondomise s’étend sur quatre villes, Qumbu, Tsolo, Ugie et Maclear, et les villages environnants. Selon les autorités sud-africaines, la mise en route de  cette ancienne pratique  signifie que seuls les membres de la famille proche pourront enterrer une personne. Après l’enterrement, la famille pourra toujours organiser une cérémonie de purification coutumière intime à son retour du lieu d’inhumation. Ces cérémonies se font par le biais d’une offrande rituelle pour nettoyer la famille d’un “sombre nuage de mort”. Il s’agit généralement de cérémonies privées auxquelles seule la famille proche est présente. En plus de réduire le risque de propagation du coronavirus, certains soutiennent le retour à l’ukuqhusheka en raison des économies que les familles peuvent réaliser sur les frais d’obsèques, surtout maintenant que l’argent est rare. La nouvelle pratique évite les pressions familiales Pour les chefs traditionnels qui  doivent souvent intervenir pour régler les différends entre les familles et les prestataires de services lorsque les familles ne peuvent pas payer. C’est difficile  de voir à quel point la pression est forte pour organiser de grandes funérailles aujourd’hui. Ainsi pour eux  cette pratique aidera  les familles, en particulier dans les  communautés. Les services funéraires sont passés d’un hommage qui dure presque toute la journée à un service d’une heure organisé au domicile familial où se réunissent 50 personnes, puis à une procession de 25 personnes ou moins jusqu’au cimetière. La crainte de la perte des valeurs traditionnelles Pour certains responsables des entreprise de pompes funèbres sud-africaines  , il y a des choses qui peuvent peut être se perdre dans ce processus d’enterrement plus précipité auquel le roi veut revenir. Ce sont des choses qui ne peuvent pas être quantifiées, comme une opportunité de faire le deuil.   ” L’un des principaux défis que les familles partagent avec nous concernant les enterrements pendant cette période est de ne pas pouvoir faire le deuil comme nous le faisons habituellement”, a déclaré Siyabulela Jordan, propriétaire de la société Sinoxolo Funeral Directors, basée au Cap-Oriental.” En fait pour eux,  toute la gloire africaine typique des funérailles a été éclipsée par les nouvelles règles, l’ensemble des funérailles a changé. L’incapacité à s’embrasser les uns les autres en raison de la distance sociale est également un facteur de souffrance pour eux en ce moment. #### Afrique du Sud : comment protéger les droits des enfants dans un environnement numérique accessible à certains ? Aujourd’hui, près d’un internaute sur trois est un enfant. En Afrique du Sud, où un peu plus de la moitié de la population est connectée, cela signifie qu’environ 20 % de notre population en ligne pourrait avoir moins de 18 ans. Que faisons-nous pour protéger leur avenir numérique, en particulier dans des contextes où d’autres besoins fondamentaux ne sont pas encore satisfaits ? Bien que l’accès à Internet ait été reconnu à maintes reprises comme un droit de l’homme, les enfants qui sont en ligne aujourd’hui sont généralement considérés comme les plus chanceux. Ce sont eux dont les parents ou les tuteurs peuvent s’offrir des appareils et des données qui leur permettent de poursuivre leurs études à un moment où le COVID-19 a fermé de nombreuses écoles ou de nombreux points d’accès alternatifs. Mais comme beaucoup d’entre nous le savent trop bien, même avec un accès, la pandémie a interrompu de nombreuses études et réduit de nombreuses opportunités. L’avenir numérique des enfants C’est au moins en partie pourquoi la sauvegarde de l’avenir numérique des enfants devient de plus en plus importante. Dans un monde où tout se déplace de plus en plus en ligne, où tout, des poupées aux dés, est numérisé, les enfants peuvent difficilement se permettre de manquer d’accès et des compétences et capacités nécessaires pour bénéficier des opportunités que les technologies peuvent offrir pour leur avenir.  Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Une étape importante a été franchie dans ce sens lorsque le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies (ONU) a adopté l’Observation générale 25 sur les droits de l’enfant en relation avec l’environnement numérique (le texte final n’a pas encore été publié, mais des détails sur la consultation et les processus qui ont mené à l’adoption sont disponibles en ligne). Un outil essentiel Une observation générale est un outil à la disposition des organes conventionnels tels que le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies pour permettre une compréhension plus approfondie d’un traité spécifique relatif aux droits de l’homme, dans ce cas, la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant (UNCRC), qui est entré en vigueur il y a un peu plus de 30 ans. À l’époque, seulement environ la moitié d’un pour cent de la population mondiale était en ligne, ce qui signifie que l’impact d’Internet et d’autres technologies encore émergentes n’était qu’un soubresaut à l’horizon pour la plupart. Mais alors que les technologies numériques sont devenues plus centrales dans la vie quotidienne (bien que lentement dans des contextes comme l’Afrique du Sud), l’Observation générale 25 fournit un contexte indispensable sur les impacts des environnements numériques sur les droits des enfants, peu importe où ils se trouvent, qui ils sont ou s’ils ont même accès à Internet pour le moment ou non. Compte tenu de la manière dont les technologies évoluent et se développent en permanence, l’Observation générale est également rédigée de manière à garantir sa pertinence continue pour les innovations numériques de demain, lorsque de nouvelles opportunités, risques et défis peuvent survenir. #### Afrique du Sud : l’industrie automobile face au défi de l’électrique Dans les rues de Pretoria, les moteurs rugissent encore à l’ancienne. Mais dans les coulisses, une révolution silencieuse s’amorce. L’Afrique du Sud, géant industriel du continent, se trouve à un carrefour décisif : celui de l’électrification de son industrie automobile. Une transition qui s’annonce aussi complexe que vitale. Un héritage industriel sous tension Depuis des décennies, l’Afrique du Sud s’impose comme le cœur de la production automobile en Afrique. Avec plus de 600 000 véhicules produits en 2023, dont près de 65 % destinés à l’exportation, le secteur représente 4,9 % du PIB national et emploie plus de 110 000 personnes directement. « Nous avons construit une chaîne d’approvisionnement robuste, mais elle repose presque entièrement sur les moteurs thermiques », explique Thabo Mokoena, directeur d’une usine d’assemblage à East London. « Si nous n’évoluons pas, nous risquons de tout perdre. » Les principaux constructeurs — BMW, Ford, Toyota, Mercedes-Benz — ont investi massivement dans le pays. Mais leurs lignes de production restent largement tournées vers les modèles à combustion. Une inertie qui pourrait coûter cher à l’heure où les marchés internationaux, notamment européens, imposent des normes de plus en plus strictes sur les émissions de CO₂. Une demande locale encore timide Sur les routes sud-africaines, les voitures électriques sont rares. En 2023, moins de 1 000 véhicules électriques neufs ont été immatriculés dans tout le pays. Un chiffre dérisoire comparé aux 500 000 véhicules thermiques vendus la même année. Les raisons sont multiples : prix d’achat élevé, manque d’infrastructures de recharge, incertitudes liées à la stabilité du réseau électrique. « Je voulais acheter une voiture électrique, mais avec le load shedding, je ne peux pas me permettre de rester bloqué sans batterie », confie Lerato, une cadre de Johannesburg. Le réseau national d’électricité, géré par Eskom, peine déjà à répondre à la demande actuelle. Les coupures régulières compliquent l’adoption de technologies énergivores comme les véhicules électriques. Et les stations de recharge publiques se comptent encore sur les doigts d’une main dans plusieurs provinces. Pressions internationales et course contre la montre L’Union européenne, principal marché d’exportation de l’Afrique du Sud pour les véhicules, prévoit d’interdire la vente de voitures thermiques neuves dès 2035. Une échéance qui agit comme une épée de Damoclès. « Si nous ne sommes pas prêts d’ici là, nos exportations s’effondreront », alerte Sipho Dlamini, économiste spécialisé dans l’industrie. « Ce serait un choc majeur pour l’emploi et les recettes fiscales. » Certains constructeurs commencent à réagir. BMW a récemment annoncé un investissement de 4,2 milliards de rands (environ 230 millions d’euros) pour produire des modèles électriques à Rosslyn, près de Pretoria. Mercedes-Benz, de son côté, a entamé la conversion partielle de son usine d’East London. Mais ces initiatives restent isolées. Et l’absence d’un cadre politique clair freine les décisions stratégiques. Le gouvernement sud-africain tarde à publier sa stratégie nationale pour la mobilité électrique, attendue depuis 2021. Les mines, un atout sous-exploité Ironie du sort : l’Afrique du Sud détient certains des minéraux les plus critiques pour les batteries électriques. Platine, manganèse, lithium — autant de ressources qui pourraient faire du pays un acteur clé de la chaîne de valeur mondiale. « Nous avons tout ce qu’il faut pour devenir un hub de production de batteries », affirme Nomvula Khumalo, géologue à l’université de Stellenbosch. « Mais nous exportons encore la plupart de nos minerais bruts, sans les transformer localement. » Une industrialisation en aval permettrait non seulement de créer des emplois qualifiés, mais aussi de renforcer la compétitivité du pays dans la transition énergétique. Le défi : attirer les investissements nécessaires dans un climat économique marqué par l’incertitude et les tensions sociales. Les startups s’invitent dans le débat Face à la lenteur des géants industriels, des startups locales tentent de bousculer l’ordre établi. Green Scooter, basée à Soweto, propose des scooters électriques adaptés aux besoins urbains. MellowVans, dans le Cap-Occidental, développe des véhicules utilitaires légers à propulsion électrique pour les livraisons du dernier kilomètre. « On ne peut pas attendre que les multinationales fassent le travail », lance Kabelo Ndlovu, fondateur de MellowVans. « L’Afrique du Sud doit inventer sa propre voie vers la mobilité électrique. » Ces initiatives restent marginales, mais elles témoignent d’un dynamisme souterrain. Certaines provinces, comme le Gauteng, commencent à soutenir ces projets via des incitations fiscales ou des partenariats public-privé. Quel avenir pour les ouvriers de l’automobile ? Derrière les chiffres et les stratégies, une question hante les ateliers : que deviendront les milliers d’ouvriers spécialisés dans les moteurs thermiques ? « On nous parle de reconversion, mais rien de concret ne se passe », déplore Siphiwe, technicien dans une usine de composants à Durban. « Je travaille ici depuis 17 ans. Je ne sais pas faire autre chose. » La transition vers l’électrique nécessite de nouvelles compétences : électronique, informatique embarquée, gestion de l’énergie. Or, les programmes de formation restent embryonnaires. Et les syndicats redoutent une vague de licenciements si la mutation s’accélère sans accompagnement social. Le gouvernement promet la création de 1,5 million d’emplois verts d’ici 2030. Mais pour l’instant, ces promesses peinent à rassurer ceux qui voient leur avenir s’assombrir à mesure que les moteurs à essence s’éteignent. La route vers l’électrique est tracée. Mais l’Afrique du Sud parviendra-t-elle à la suivre sans laisser une partie de sa population sur le bas-côté ? #### Afrique du Sud : l’industrie automobile face au défi électrique À quelques kilomètres de Pretoria, dans le grondement sourd d’une chaîne de montage, des ouvriers s’affairent autour d’un prototype silencieux. Pas un moteur thermique en vue. Juste des batteries, des circuits imprimés, et une promesse : celle d’un avenir électrique. Pourtant, derrière cette façade futuriste, l’industrie automobile sud-africaine se trouve à la croisée des chemins, prise entre héritage industriel et révolution énergétique. Un pilier économique menacé de mutation Depuis des décennies, l’industrie automobile sud-africaine est l’un des moteurs de l’économie nationale. Elle représente près de 5 % du PIB et emploie directement plus de 110 000 personnes. Des marques telles que Toyota, BMW, Ford ou Volkswagen y ont établi des usines de production, principalement destinées à l’exportation. Mais ce modèle, bâti autour du moteur thermique, vacille. L’Union européenne, principal marché d’exportation de l’Afrique du Sud, prévoit d’interdire la vente de voitures thermiques neuves d’ici 2035. Un changement radical qui menace directement les chaînes d’approvisionnement sud-africaines. “Si nous ne nous adaptons pas rapidement, nous risquons de perdre notre accès aux marchés internationaux”, s’inquiète Sipho Mokoena, directeur des opérations d’une usine automobile à Durban. “C’est une course contre la montre.” Une transition coûteuse et inégale Passer du thermique à l’électrique ne se fait pas en un claquement de doigts. Cela implique la refonte des lignes de production, la formation de la main-d’œuvre, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en batteries, et surtout, des investissements colossaux. Selon le Conseil national de l’industrie automobile, il faudrait injecter au moins 128 milliards de rands (environ 6,3 milliards d’euros) d’ici 2030 pour moderniser les infrastructures et développer une filière locale de véhicules électriques (VE). Mais toutes les entreprises ne sont pas sur un pied d’égalité. Les grands constructeurs internationaux disposent des moyens pour amorcer cette transition. Les sous-traitants locaux, eux, peinent à suivre. “Nous avons besoin d’un soutien clair de l’État, sinon nous serons laissés pour compte”, déplore Thandiwe Mahlangu, directrice d’une PME de fabrication de composants à Port Elizabeth. Une politique publique encore floue Le gouvernement sud-africain a bien conscience de l’urgence. En 2021, il a dévoilé un plan d’action pour l’introduction des véhicules électriques, promettant incitations fiscales, soutien à la recherche et développement, et création d’un écosystème favorable à l’électromobilité. Mais sur le terrain, les avancées tardent. Les incitations fiscales restent limitées, les infrastructures de recharge sont quasi inexistantes en dehors de Johannesburg et du Cap, et les importations de VE sont encore lourdement taxées. “Il y a une dissonance entre les discours et les faits”, souligne Zanele Dlamini, analyste en politique industrielle. “On ne peut pas parler de révolution électrique sans créer les conditions de son émergence.” Une dépendance énergétique paradoxale Ironie du sort : alors que l’Afrique du Sud souhaite électrifier son parc automobile, elle fait face à une crise énergétique chronique. Les coupures de courant, appelées “load shedding”, sont devenues quasi quotidiennes, fragilisant aussi bien les ménages que les industries. “Comment voulez-vous promouvoir les voitures électriques quand l’électricité manque pour faire tourner les hôpitaux ?”, s’interroge Nomusa Khumalo, résidente de Soweto. “C’est comme vouloir remplir une baignoire sans eau.” Le pays dépend encore à plus de 80 % du charbon pour sa production d’électricité. Tant que cette dépendance persiste, l’empreinte carbone des VE sud-africains restera élevée, remettant en cause leur légitimité écologique. Des ressources naturelles à valoriser Pourtant, l’Afrique du Sud possède un atout de taille : ses ressources minérales. Le pays est l’un des principaux producteurs mondiaux de platine, de manganèse et de vanadium, des matériaux essentiels à la fabrication des batteries et des piles à hydrogène. “Nous avons le potentiel de devenir un acteur majeur de la chaîne de valeur mondiale des véhicules électriques”, affirme le professeur Themba Ndlovu, spécialiste en géoéconomie à l’Université de Stellenbosch. “Mais cela suppose de ne pas se contenter d’exporter des minerais bruts. Il faut développer une industrie de transformation locale.” Des projets pilotes voient le jour, comme celui de la start-up GreenVolt, qui ambitionne de produire des batteries lithium-fer-phosphate à partir de ressources locales. Mais ces initiatives restent embryonnaires face aux mastodontes asiatiques et européens. Une jeunesse prête à changer de voie Au-delà des défis industriels, c’est aussi une nouvelle génération qui pousse à la transition. Dans les campus universitaires, les hackathons autour de la mobilité propre se multiplient. Des incubateurs soutiennent des projets de scooters solaires, de bus électriques adaptés aux routes rurales, ou encore de plateformes de covoiturage intelligentes. “On ne veut pas juste copier les modèles occidentaux”, explique Lwazi Mthembu, étudiant en ingénierie à Pretoria. “On veut inventer notre propre mobilité, plus adaptée, plus inclusive.” Le changement pourrait donc venir d’en bas, porté par une jeunesse connectée, inventive et consciente des enjeux climatiques. Une génération qui refuse de voir son avenir freiné par les inerties du passé. Alors que le monde automobile bascule vers l’électrique, l’Afrique du Sud se retrouve face à une équation complexe : comment préserver ses emplois, moderniser son industrie, et bâtir une mobilité durable dans un pays encore dépendant du charbon ? La route sera longue, mais peut-être que dans le silence d’un prototype électrique, se cache déjà le bruit d’un futur en marche. #### Afrique du Sud : l’industrie automobile face au défi électrique Dans les rues de Pretoria, un silence inhabituel flotte entre les klaxons et les moteurs. Une voiture glisse sans bruit, filant entre les taxis collectifs fumants. À son volant, Sipho, ingénieur de 34 ans, sourit : “C’est l’avenir, vous voyez ? Mais ici, il faut encore convaincre tout le monde.” En Afrique du Sud, l’industrie automobile est à la croisée des chemins. Entre tradition mécanique et transition électrique, le pays doit choisir sa vitesse. Un géant de la production menacé de décalage Depuis des décennies, l’Afrique du Sud est l’un des piliers de la production automobile du continent. Avec plus de 500 000 véhicules produits chaque année, le secteur représente environ 4,3 % du PIB national. Des marques comme BMW, Ford, Toyota ou Mercedes-Benz y ont installé des usines majeures, profitant d’une main-d’œuvre qualifiée et de coûts compétitifs. Mais cette puissance industrielle repose encore largement sur les moteurs thermiques. En 2022, moins de 1 000 véhicules électriques ont été vendus dans tout le pays, sur un marché de près de 500 000 voitures neuves. “Nous avons un retard structurel”, admet Thandiwe Mokoena, analyste pour le Conseil sud-africain de l’automobile. “Le monde passe à l’électrique, et nous risquons de rester sur le quai.” Le problème est double : une demande encore timide et une chaîne de production peu adaptée aux nouvelles technologies. La plupart des usines locales assemblent des modèles conçus à l’étranger, sans réelle autonomie sur les plateformes électriques. Le risque ? Devenir obsolète face à des marchés qui imposent des quotas zéro émission. Un marché intérieur encore sceptique Dans les concessions de Johannesburg, les voitures électriques brillent, mais ne partent pas. Le prix moyen d’un modèle électrique dépasse les 800 000 rands (environ 40 000 euros), soit plus du double d’un véhicule thermique équivalent. “C’est un produit de luxe, pas une solution populaire”, soupire Kabelo, vendeur chez un concessionnaire de Sandton. À cela s’ajoute une infrastructure encore balbutiante. Le pays compte à peine 350 bornes de recharge publiques, concentrées dans les grandes villes. Et avec les coupures d’électricité fréquentes — les fameux “load-shedding” —, l’idée de recharger sa voiture la nuit paraît presque utopique. “Je voulais passer à l’électrique, mais comment faire quand on n’a pas de courant pendant six heures ?”, s’interroge Lerato, une infirmière de Soweto. “Je dois pouvoir aller travailler, pas attendre que la lumière revienne.” La méfiance est aussi culturelle. L’automobile est un symbole fort en Afrique du Sud, souvent associé à la puissance et à l’indépendance. Le vrombissement d’un moteur reste un marqueur social. Le passage au silence électrique demande donc plus qu’un changement technique : c’est une révolution mentale. Des opportunités enfouies dans le sol Pourtant, l’Afrique du Sud possède des atouts inattendus dans cette course électrique. Le pays détient près de 80 % des réserves mondiales de platine, un métal clé pour certaines piles à hydrogène. Il est aussi riche en manganèse, cobalt et lithium, indispensables à la fabrication des batteries. “Nous avons les matériaux que le monde entier recherche”, affirme le professeur Johan van Dyk, géologue à l’université de Stellenbosch. “Mais nous les exportons bruts, sans valeur ajoutée. C’est un gâchis stratégique.” Certains projets commencent à émerger. Une usine pilote de batteries lithium-ion est en construction à East London. À Pretoria, une start-up développe des scooters électriques adaptés aux routes africaines. Et le gouvernement a annoncé un plan de soutien de 128 milliards de rands pour stimuler la production de véhicules électriques d’ici 2035. “C’est maintenant ou jamais”, prévient Khanyisa Ndlovu, conseillère au ministère du Commerce. “Si nous ne transformons pas notre industrie, nous perdrons notre place sur le marché mondial.” Les constructeurs s’adaptent… lentement Face à la pression internationale, les constructeurs présents en Afrique du Sud commencent à bouger. BMW a annoncé l’assemblage de son SUV électrique iX3 dans son usine de Rosslyn à partir de 2025. Mercedes-Benz, de son côté, investit dans une ligne de production hybride à East London. Mais ces annonces restent limitées. “Ce sont des gestes symboliques, pas encore des changements de paradigme”, note Sipho Mahlangu, consultant en transition énergétique. “Les vraies décisions se prennent à Munich, Tokyo ou Détroit, pas à Pretoria.” La dépendance aux maisons mères freine l’autonomie du secteur sud-africain. Sans stratégie locale forte, les usines risquent d’être reléguées à des rôles secondaires, voire fermées si la demande mondiale bascule définitivement vers l’électrique. Le syndicat NUMSA, qui représente des milliers d’ouvriers du secteur, s’inquiète déjà. “Nous voulons des emplois durables, pas des promesses creuses”, déclare Nomvula Sithole, porte-parole. “La transition ne doit pas se faire contre les travailleurs.” Une jeunesse prête à changer de vitesse Dans les universités et les incubateurs, une autre Afrique du Sud se dessine. Des étudiants créent des prototypes de véhicules solaires. Des ingénieurs testent des systèmes de recharge par panneaux photovoltaïques. Et sur les réseaux sociaux, les influenceurs auto vantent les mérites de la mobilité verte. “Nos parents rêvaient de grosses voitures allemandes, nous on rêve d’autonomie énergétique”, sourit Thabo, 24 ans, étudiant en design industriel. “L’électrique, c’est plus qu’une voiture : c’est une façon de penser.” Cette génération, née après l’apartheid, voit dans la transition écologique une opportunité de réinventer le pays. Moins attachée aux symboles anciens, elle réclame des solutions locales, accessibles et durables. Et elle commence à peser dans le débat public. Le défi sera de transformer cet élan en politique industrielle. Car sans coordination entre l’État, les entreprises et la société civile, les innovations resteront isolées. “Il faut un pacte national pour la mobilité du futur”, résume le sociologue Themba Dlamini. “Sinon, nous perdrons une génération d’avance.” Un carrefour entre passé et futur L’Afrique du Sud n’a jamais eu peur des virages serrés. Mais celui-ci pourrait bien redessiner son paysage industriel pour les décennies à venir. Entre les usines géantes du Gauteng et les routes poussiéreuses du Limpopo, une nouvelle trajectoire s’esquisse — encore incertaine, mais pleine de promesses. Reste une question : le pays saura-t-il accélérer assez vite pour ne pas rester à la traîne du monde ? #### Afrique du Sud : pourquoi la crise énergétique s’aggrave Une nuit sans lumière. Des quartiers entiers plongés dans l’obscurité, des commerces fermés plus tôt que prévu, des hôpitaux fonctionnant à coups de générateurs. En Afrique du Sud, ce n’est plus une exception : c’est devenu la norme. Et derrière ces coupures électriques chroniques, une crise énergétique qui s’enracine de jour en jour, menaçant l’économie et la stabilité sociale du pays. Une centrale géante… qui vacille Au cœur du problème, Eskom. Le géant public de l’électricité sud-africain, autrefois fleuron de l’État, est aujourd’hui le symbole d’un système à bout de souffle. Avec plus de 90 % de la production électrique nationale, Eskom est censé alimenter un pays de 60 millions d’habitants. Mais ses centrales vieillissantes, souvent construites dans les années 1970, tombent en panne les unes après les autres. « On a des générateurs qui ne tiennent plus que par miracle », confie Sipho Dlamini, ingénieur dans une centrale à Mpumalanga. « Parfois, on répare avec du matériel récupéré sur d’autres machines. » En 2023, l’Afrique du Sud a connu plus de 300 jours de délestage. Un record. Et la tendance ne s’inverse pas. Le phénomène, connu localement sous le nom de load shedding, est devenu une routine : jusqu’à 12 heures sans électricité par jour dans certaines régions. Des dettes colossales et une corruption enracinée La crise n’est pas seulement technique. Elle est aussi financière. Eskom traîne une dette de plus de 400 milliards de rands (environ 20 milliards d’euros). Une somme vertigineuse, alimentée par des décennies de mauvaise gestion, de projets mal planifiés et de corruption systémique. Le scandale de la construction des centrales Medupi et Kusile illustre bien cette dérive. Prévu pour être un projet phare, le chantier a accumulé retards, dépassements de budget et malfaçons. Coût final : plus de 300 milliards de rands. Et une production bien inférieure aux attentes. « L’argent a été détourné à tous les niveaux », affirme Nomvula Mthembu, journaliste d’investigation à Johannesburg. « Des contrats ont été attribués à des entreprises proches du pouvoir, sans appel d’offres. Et personne n’a jamais été réellement inquiété. » Une dépendance au charbon qui étouffe L’Afrique du Sud tire encore près de 80 % de son électricité du charbon. Une ressource abondante dans le pays, mais dont l’exploitation est coûteuse, polluante et de plus en plus contestée. Les centrales à charbon, en plus d’être obsolètes, rejettent d’énormes quantités de CO₂ dans l’atmosphère. En 2022, le pays figurait parmi les 15 plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au monde. Et la situation sanitaire devient alarmante dans certaines zones minières. À Emalahleni, surnommée « la ville du charbon », les maladies respiratoires explosent. « Mon fils de six ans a déjà été hospitalisé trois fois pour de l’asthme », témoigne Lerato, une habitante. Malgré les engagements climatiques pris lors de la COP26, la transition énergétique reste lente. Le gouvernement a promis de réduire la part du charbon, mais les investissements dans les énergies renouvelables peinent à suivre. Des promesses vertes encore trop timides Officiellement, l’Afrique du Sud veut atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Pour cela, elle compte sur les énergies solaire et éolienne, qui bénéficient d’un potentiel énorme dans le pays. Mais les projets tardent à se concrétiser. Les appels d’offres sont rares, les procédures administratives longues, et Eskom reste frileux à l’idée de perdre son monopole. « L’énergie solaire pourrait couvrir une grande partie des besoins nationaux », estime Johan Vermeer, consultant en transition énergétique. « Mais il faut une volonté politique forte. Pour l’instant, elle manque cruellement. » En 2021, un accord de financement international de 8,5 milliards de dollars avait été conclu pour aider le pays à sortir du charbon. Mais deux ans plus tard, les fonds sont encore largement sous-utilisés, freinés par des blocages internes. Une économie paralysée Les conséquences de la crise énergétique sont dévastatrices pour l’économie. Selon la Banque mondiale, le pays perd près de 25 millions de rands (environ 1,2 million d’euros) par heure de délestage. Les petites entreprises sont les premières à souffrir. Beaucoup ont dû fermer ou réduire leurs activités. « Je perds 40 % de mon chiffre d’affaires chaque mois », déplore Thabo, propriétaire d’une boulangerie à Soweto. « Je ne peux pas travailler sans électricité. Et les générateurs coûtent trop cher. » Le chômage, déjà élevé à plus de 32 %, continue d’augmenter. Les investisseurs étrangers s’inquiètent. Et certaines multinationales envisagent de quitter le pays. Même l’industrie minière, pilier de l’économie sud-africaine, est touchée par les coupures régulières. Une population à bout de nerfs Dans les rues, la colère gronde. Les manifestations se multiplient, parfois violentes. Les citoyens dénoncent l’inaction du gouvernement et le manque de transparence d’Eskom. En janvier 2023, une pétition nationale a réuni plus d’un million de signatures pour exiger des solutions immédiates. « On vit comme au Moyen Âge », s’indigne Zanele, mère de famille à Durban. « Mes enfants font leurs devoirs à la bougie. C’est indigne d’un pays moderne. » La frustration se double d’un sentiment d’injustice. Car les coupures ne touchent pas tout le monde de la même manière. Les quartiers riches, souvent équipés de panneaux solaires ou de générateurs privés, s’en sortent mieux. Les plus pauvres, eux, subissent de plein fouet les conséquences. Le gouvernement tente de rassurer. Le président Cyril Ramaphosa a promis des réformes, des investissements et un plan d’urgence. Mais sur le terrain, peu de choses changent. Et la méfiance grandit. Alors, combien de temps encore l’Afrique du Sud pourra-t-elle tenir dans le noir ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Afrique du Sud : Voyage au cœur d’un pays aux mille visages L’Afrique du Sud séduit les voyageurs par la diversité de ses paysages, la richesse de ses cultures et la vitalité de ses métropoles. Entre savanes, plages sauvages, montagnes majestueuses et villes cosmopolites, le pays offre une expérience unique, à la croisée de l’aventure et de la découverte. Un séjour en Afrique du Sud, c’est la promesse d’un dépaysement total, de rencontres authentiques et de souvenirs inoubliables. Un patrimoine naturel d’exception L’Afrique du Sud est mondialement reconnue pour ses parcs nationaux, véritables sanctuaires de la faune africaine. Le parc Kruger, emblème du pays, attire chaque année des milliers de visiteurs venus observer les Big Five dans leur environnement naturel. Les réserves privées et les safaris guidés permettent d’approcher éléphants, lions, rhinocéros et girafes au lever du soleil, dans une ambiance magique. Au-delà de la savane, le pays recèle des trésors naturels insoupçonnés. Les montagnes du Drakensberg, classées au patrimoine mondial, offrent des panoramas spectaculaires et des sentiers de randonnée pour tous les niveaux. Les plages de la Garden Route, quant à elles, invitent à la détente, au surf ou à la découverte de la faune marine, entre dauphins et baleines. Une mosaïque culturelle fascinante La richesse de l’Afrique du Sud réside aussi dans la diversité de ses peuples et de ses traditions. Le pays compte onze langues officielles et une multitude de communautés qui cohabitent, chacune apportant sa culture, sa cuisine et ses fêtes. Les villes comme Johannesburg, Le Cap ou Durban sont des creusets où se mêlent influences africaines, européennes et asiatiques. Les musées, les marchés artisanaux et les festivals sont autant d’occasions de découvrir l’histoire complexe du pays, marquée par l’apartheid et la lutte pour la liberté. La Rainbow Nation affiche aujourd’hui un dynamisme culturel remarquable, où art, musique et gastronomie jouent un rôle central dans la vie quotidienne. Des expériences urbaines inoubliables Les grandes villes sud-africaines offrent un visage moderne et cosmopolite. Le Cap, avec sa célèbre Table Mountain, séduit par son ambiance détendue, ses quartiers colorés et ses plages animées. Johannesburg, capitale économique, est réputée pour son énergie, ses galeries d’art contemporain et sa vie nocturne trépidante. Chaque ville possède sa propre identité, entre architecture coloniale, buildings modernes et espaces verts. Les marchés de rue, les restaurants branchés et les événements culturels rythment la vie urbaine, offrant aux visiteurs une immersion dans la modernité sud-africaine. Aventure et sensations fortes L’Afrique du Sud est une destination de choix pour les amateurs de sensations fortes. Les amateurs de randonnée trouveront leur bonheur dans les montagnes escarpées, tandis que les passionnés de sports nautiques profiteront des vagues de l’océan Indien. Le pays est également réputé pour ses activités d’aventure, comme le saut à l’élastique, la plongée avec les requins ou le parapente au-dessus de paysages à couper le souffle. Les routes panoramiques, comme la célèbre Route des Jardins, permettent de découvrir le pays à son rythme, en alternant étapes nature et pauses gourmandes. Les lodges et hébergements insolites offrent des expériences uniques, du camping de luxe sous les étoiles aux maisons d’hôtes traditionnelles. #### Agadez, un carrefour migratoire au cœur du Sahara Agadez, une ville située dans le nord du Niger, est devenue depuis les années 1990 un point de passage incontournable pour les migrants subsahariens qui veulent rejoindre le Maghreb et/ou l’Europe. Cette position géographique stratégique lui confère un rôle de carrefour migratoire, où se croisent des milliers de personnes en quête d’un avenir meilleur. Les causes et les conséquences de la migration à Agadez La migration à Agadez est le résultat de plusieurs facteurs, tant internes qu’externes au Niger. Parmi les facteurs internes, on peut citer la pauvreté, le chômage, l’insécurité, la sécheresse et la dégradation de l’environnement, qui poussent les Nigériens à chercher des opportunités ailleurs. Parmi les facteurs externes, on peut mentionner la demande de main-d’œuvre dans les pays du Maghreb et en Europe, ainsi que la facilitation des déplacements par les réseaux et les filières migratoires qui se sont développés à Agadez. Voici une vidéo relatant ces faits : La migration à Agadez a des conséquences à la fois positives et négatives pour la ville et ses habitants. D’un côté, elle contribue à la croissance démographique et économique de la ville, qui offre des services et des activités liés au transit des migrants, tels que l’hébergement, le transport, le commerce, etc. Ces activités génèrent des revenus pour les acteurs locaux qui profitent du passage des migrants. De l’autre côté, elle engendre des problèmes sociaux, sécuritaires et environnementaux, tels que la précarité, l’exploitation, la criminalisation, la violence, la pollution, etc. Ces problèmes affectent la qualité de vie des migrants et des habitants d’Agadez. Les évolutions récentes de la migration à Agadez La migration à Agadez a connu des évolutions récentes liées aux changements politiques et juridiques au Niger et dans les pays voisins. En 2015, le Niger a adopté une loi qui criminalise le trafic des migrants et qui prévoit des sanctions sévères pour les passeurs et les transporteurs. Cette loi a eu pour effet de réduire le nombre de migrants qui transitent par Agadez, mais aussi de rendre leur voyage plus dangereux et plus coûteux. En 2020, face à la crise économique et sociale provoquée par la pandémie de Covid-19, le Niger a abrogé cette loi et a annoncé son intention de réguler la migration à Agadez. Par ailleurs, la migration à Agadez est également influencée par la situation politique et sécuritaire dans les pays du Maghreb et en Europe. L’Algérie et la Libye, qui sont les principales destinations des migrants qui partent d’Agadez, sont confrontées à des conflits internes et à des violations des droits humains. Ces pays expulsent régulièrement des migrants vers le Niger, où ils sont accueillis dans des centres humanitaires gérés par des organisations internationales. L’Europe, quant à elle, renforce ses contrôles aux frontières et ses politiques de retour des migrants irréguliers. Ces mesures dissuadent certains migrants de poursuivre leur périple vers le Nord. Agadez, un carrefour migratoire à repenser La migration à Agadez est un phénomène complexe et dynamique, qui nécessite une approche globale et concertée entre les différents acteurs impliqués. Il s’agit de reconnaître le rôle de carrefour migratoire d’Agadez, qui offre des opportunités de développement pour la ville et ses habitants, mais aussi de prendre en compte les défis et les risques qu’elle pose pour les migrants et pour la stabilité régionale. Il s’agit également de respecter les droits et les besoins des migrants, qui sont des acteurs sociaux et économiques à part entière, mais aussi de favoriser leur intégration et leur protection dans les pays de destination ou de retour. Enfin, il s’agit de promouvoir le dialogue et la coopération entre les pays d’origine, de transit et d’accueil des migrants, afin de mettre en place des politiques migratoires adaptées et durables. #### Agriculture en Afrique : les innovations qui changent la vie des producteurs Quand le soleil se lève sur les vastes plaines du nord du Ghana, Amina, une agricultrice de 34 ans, s’affaire déjà autour de ses cultures de mil et de sorgho. Mais cette saison, quelque chose a changé. Pour la première fois, elle consulte son téléphone avant de prendre sa houe. Une application lui indique l’humidité du sol, les prévisions météo et même les meilleurs jours pour semer. « Avant, je dépendais du ciel. Maintenant, j’ai des données. Je me sens plus forte », confie-t-elle, un sourire timide aux lèvres. Une révolution silencieuse est en marche dans les campagnes africaines. Des capteurs au cœur des champs Dans plusieurs régions du continent, des capteurs intelligents sont désormais enterrés dans les sols. Ces petits dispositifs mesurent en temps réel la température, l’humidité, le pH et la salinité. Connectés à des plateformes mobiles, ils alertent les agriculteurs dès qu’une intervention est nécessaire. « Grâce à ces capteurs, j’ai réduit de 40 % ma consommation d’eau », affirme Jean-Baptiste, producteur de tomates près d’Abidjan. « Avant, j’arrosais au jugé. Maintenant, je sais exactement quand et combien arroser. » Ces technologies, souvent développées localement, sont adaptées aux réalités africaines : elles fonctionnent sans connexion internet constante, sont alimentées par l’énergie solaire et coûtent moins de 100 dollars. Des start-ups comme UjuziKilimo au Kenya ou Agrix Tech au Cameroun en sont les pionnières. Des drones pour surveiller les cultures À plusieurs mètres d’altitude, de petits drones survolent les plantations de manioc et de maïs. Leur mission : collecter des images aériennes à haute résolution pour détecter maladies, parasites ou stress hydrique bien avant l’œil humain. « Le drone a repéré une zone de mon champ attaquée par des chenilles avant que je ne le remarque moi-même », raconte Moussa, cultivateur dans le sud du Mali. « J’ai pu traiter rapidement et sauver ma récolte. » Au Nigeria, la société Zenvus propose des services de drones à la demande, accessibles même aux petits exploitants. En une journée, un drone peut cartographier 50 hectares avec une précision impressionnante. Ces images sont ensuite analysées par des algorithmes d’intelligence artificielle pour fournir des conseils ciblés. Des applications mobiles qui parlent la langue des paysans Loin des interfaces complexes, de nombreuses applications agricoles africaines sont conçues pour être simples, visuelles et disponibles dans les langues locales. WeFarm, iCow, FarmCrowdy ou encore e-Soko offrent des services allant des conseils agronomiques à la mise en relation avec des acheteurs. « Je reçois des SMS en swahili qui me disent quand planter, quoi utiliser comme engrais, et comment reconnaître les maladies », explique Grace, une éleveuse de chèvres en Tanzanie. « C’est comme avoir un agronome dans ma poche. » En 2023, plus de 45 millions d’agriculteurs africains utilisaient des services numériques liés à l’agriculture, selon une étude de la Fondation GSMA. Un chiffre en hausse de 30 % par rapport à l’année précédente. Le retour des semences locales, boostées par la science Face aux défis climatiques, les chercheurs africains redécouvrent les trésors oubliés des semences traditionnelles. Mais cette fois, ils les croisent avec des techniques de sélection avancée pour créer des variétés plus résistantes, plus nutritives et mieux adaptées aux sols locaux. Le Centre africain de recherche sur le sorgho, basé au Burkina Faso, a ainsi mis au point une variété qui supporte mieux les sécheresses prolongées. « Nos grands-parents cultivaient ce sorgho, mais il donnait peu. Aujourd’hui, il résiste mieux et nourrit plus », se réjouit Issa, un agriculteur de la région de Koudougou. Ce retour aux sources, appuyé par la science, permet aussi de préserver la biodiversité agricole du continent, souvent menacée par la standardisation des cultures. Des chaînes de valeur repensées grâce à la blockchain La blockchain, technologie souvent associée aux cryptomonnaies, trouve une application inattendue dans l’agriculture africaine. Elle permet de suivre les produits du champ jusqu’au consommateur, garantissant transparence, traçabilité et juste rémunération. Au Rwanda, le projet AgriLedger a permis à des producteurs de bananes de vendre directement à des supermarchés européens, en enregistrant chaque étape de la chaîne logistique sur une plateforme sécurisée. Résultat : les revenus des agriculteurs ont augmenté de 25 % en un an. « Avant, je ne savais pas où allaient mes bananes. Maintenant, je sais qui les achète et à quel prix », témoigne Claudine, une productrice de la région de Musanze. « Et je suis payée plus vite, sans intermédiaires. » Des jeunes qui réinventent l’agriculture Longtemps perçue comme un secteur vieillissant, l’agriculture attire désormais une nouvelle génération d’entrepreneurs africains. Armés de tablettes, de logiciels et d’idées fraîches, ils transforment les fermes en start-ups. « J’ai quitté mon poste en banque pour créer une ferme intelligente », raconte David, 29 ans, fondateur d’AgroTechFarm à Lagos. « Grâce à l’hydroponie et à l’intelligence artificielle, je produis des légumes toute l’année, sans pesticides ni gaspillage. » Cette dynamique est soutenue par des incubateurs spécialisés, comme le Digital Agriculture Hub au Sénégal ou le Green Innovation Center en Éthiopie. En 2022, plus de 1 200 start-ups agri-tech étaient actives sur le continent, selon le cabinet Disrupt Africa. Avec elles, l’image du paysan change : il devient technicien, gestionnaire, innovateur. Et surtout, il reprend le contrôle sur son avenir. Dans les sillons rouges de la terre africaine, une nouvelle ère s’écrit. Elle parle le langage des données, de la solidarité et de l’ingéniosité. Reste une question : cette révolution numérique profitera-t-elle à tous, ou creusera-t-elle un nouveau fossé entre ceux qui peuvent innover et ceux qui restent à la traîne ? #### Agro-transformation au Mali : karité, mangue, céréales Agro-transformation au Mali : où est la valeur L’agro-transformation malienne peut créer de la valeur quand elle améliore conservation, qualité, conditionnement et accès au marché. Le produit brut rapporte rarement autant qu’un produit stable et bien présenté. Au Mali, les opportunités existent, mais elles doivent être lues avec réalisme : pouvoir d’achat variable, logistique parfois difficile, saisonnalité forte et importance du réseau local. Les activités les plus solides partent souvent d’un besoin concret plutôt que d’une tendance importée. Les coûts de transport et de stockage pèsent lourd dans un pays enclavé. L’agro-transformation, les services de proximité et la distribution de produits essentiels restent plus lisibles que les idées très capitalistiques. La saison des pluies, les fêtes et les cycles agricoles influencent fortement les ventes. Le karité demande qualité, traçabilité et débouchés cosmétiques ou alimentaires. La mangue pose un défi de conservation. Les céréales offrent une demande régulière, mais exigent hygiène, emballage et prix compétitif. Karité, mangue, céréales et débouchés Bamako offre la densité, les fournisseurs et les clients solvables, mais les besoins sont aussi forts dans les villes régionales. Un service rentable peut être très local : transformation de karité, céréales conditionnées, livraison de repas, réparation, recharge solaire, petits équipements agricoles ou vente assistée via WhatsApp. Dans un environnement où les délais et les coûts varient vite, le bon indicateur n’est pas seulement la marge théorique. Il faut suivre l’argent réellement encaissé, les pertes, les invendus, les remises accordées et le temps nécessaire pour reconstituer le stock. Un business simple mais régulier vaut souvent mieux qu’un projet spectaculaire mais fragile. Il faut sécuriser l’approvisionnement, contrôler l’humidité, standardiser le goût ou la texture, choisir un emballage adapté et trouver des acheteurs avant de produire en volume. Sans débouché, la transformation devient du stock immobilisé. Lancer une activité sans connaître le coût complet de livraison. Vendre à crédit sans règle claire. Ignorer la saisonnalité des produits agricoles. Qualité, logistique et erreurs à éviter Sur business rentable au Mali, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Au Mali, la rentabilité dépend souvent de détails très concrets : route disponible, coût du carburant, disponibilité du stock, saison, température, capacité à conserver le produit et délais de paiement. Une activité qui paraît rentable sur le papier peut devenir fragile si elle dépend d’un transport irrégulier ou d’un fournisseur unique. Le test le plus utile consiste à suivre chaque vente dans un carnet : prix d’achat, frais, prix de vente, paiement reçu et stock restant. Ce suivi simple permet de voir si l’activité gagne vraiment de l’argent ou si elle consomme du temps et du capital. Dans un contexte incertain, la traçabilité quotidienne protège mieux que les prévisions optimistes. Points à vérifier avant de lancer Karité, mangue et céréales peuvent créer de la valeur si qualité, conservation, emballage et débouchés sont vérifiés avant le volume. Au Mali, le réseau local reste décisif : fournisseur fiable, transporteur sérieux, relais de quartier, client professionnel ou coopérative. Cette confiance ne dispense pas d’écrire les prix et les délais. Au contraire, plus le réseau est proche, plus les règles doivent être claires pour éviter les malentendus. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Business rentable au Mali : idées, budget et secteurs porteurs Comment gagner de l’argent à Bamako : idées simples Sources Banque africaine de développement, African Economic Outlook 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. FAQ Quelle filière agro-transformer au Mali ? Karité, mangue et céréales offrent des pistes, mais chaque filière a ses contraintes : conservation, qualité, saison, emballage et acheteurs. Pourquoi la conservation est-elle centrale ? Un produit transformé perd sa valeur s’il se dégrade vite. Séchage, humidité, emballage et stockage conditionnent la rentabilité. Que vérifier avant de produire en volume ? Il faut sécuriser fournisseurs, qualité, coût complet et acheteurs. Produire sans débouché transforme le capital en stock dormant. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Alerte en Afrique, les enfants de plus en plus victimes d’accidents vasculaires cérébraux Loin des clichés d’un continent épargné par les maladies chroniques, l’Afrique se confronte à une nouvelle réalité : l’augmentation alarmante des accidents vasculaires cérébraux (AVC) chez les enfants. Un phénomène qui sonne l’alerte et pousse à une mobilisation collective pour endiguer ce fléau silencieux. Un mal qui frappe aussi les jeunes En Afrique, les AVC étaient longtemps considérés comme une maladie des adultes, liée au vieillissement et à des facteurs de risque comme l’hypertension, le diabète ou le tabagisme. Mais les statistiques révèlent une réalité troublante : les enfants sont de plus en plus touchés. Au Sénégal, le premier motif d’hospitalisation et de décès en neurologie chez les enfants est l’AVC, d’après les données du service de neurologie du CHU de Fann à Dakar. Une situation similaire est observée dans d’autres pays du continent, comme le Congo et le Bénin. Des causes multifactorielles Cette hausse des AVC chez les enfants africains s’explique par une combinaison de facteurs : Les maladies génétiques : La drépanocytose, maladie héréditaire particulièrement répandue en Afrique subsaharienne, est un facteur de risque majeur d’AVC chez les enfants. Elle fragilise les globules rouges et altère la circulation sanguine, augmentant ainsi la probabilité d’accidents vasculaires. Les infections : Certaines infections, comme la méningite ou l’endocardite, peuvent également causer des AVC chez les enfants. Les malformations cardiaques : Les malformations cardiaques congénitales sont une autre cause importante d’AVC chez les enfants africains. L’hypertension artérielle : Bien que moins fréquente chez les enfants que chez les adultes, l’hypertension artérielle peut également toucher les jeunes et augmenter le risque d’AVC. Les modes de vie : L’adoption de modes de vie sédentaires, une alimentation déséquilibrée et l’exposition à la pollution atmosphérique contribuent également à l’augmentation des AVC chez les enfants. Un avenir incertain si rien n’est fait Si aucune mesure n’est prise pour enrayer cette tendance, l’avenir des enfants africains s’assombrit. Les AVC peuvent avoir des conséquences graves et durables, allant de la paralysie aux troubles du langage en passant par des difficultés d’apprentissage. Il est donc crucial d’agir à plusieurs niveaux : Renforcer la sensibilisation et l’éducation : Informer les populations sur les facteurs de risque d’AVC chez les enfants et sur les mesures préventives à adopter. Améliorer l’accès aux soins : Garantir un accès équitable et de qualité aux soins médicaux pour tous les enfants, y compris le dépistage et la prise en charge précoces des maladies chroniques. Promouvoir des modes de vie sains : Encourager la pratique d’une activité physique régulière, une alimentation saine et des comportements sains chez les enfants. Mener des recherches : Soutenir la recherche sur les causes et les traitements des AVC chez les enfants africains afin de développer des solutions adaptées aux réalités du continent. Un combat collectif pour sauver des vies La lutte contre les AVC chez les enfants en Afrique est un combat collectif qui nécessite l’engagement des gouvernements, des organisations internationales, des professionnels de la santé et des communautés. En mobilisant tous les acteurs et en agissant de manière concertée, il est possible de renverser cette tendance et de sauver des vies précieuses. L’avenir des enfants africains dépend de notre action aujourd’hui. Ne restons pas sourds à ce cri d’alerte et unissons-nous pour offrir à ces jeunes générations une vie en meilleure santé. #### Algérie : Dalia Dalléas Bouzar, la peinture comme arme contre le patriarcat Début 2021, une année qui a été marqué par les expositions. Cependant, Dalila Dalléas Bouzar,  l’artiste franco-algérienne est néanmoins présente un peu partout dans l’Hexagone, offrant plusieurs opportunités de découvrir un travail à la fois sensuel, exigeant et engagé. Ses toiles sont exposées à Bordeaux au Frac Nouvelle Aquitaine et à l’Association Föhn qui proposera prochainement des visites guidées de l’atelier bordelais de l’artiste. Parmi ses œuvres les plus remarquables figurent sa vaste tapisserie Adama, créée en 2019 et présentée dans le cadre de l’exposition Love… au musée Bargoin de Clermont-Ferrand, ainsi qu’une série de peintures récentes qui sont conservées à la Cécile, Galerie Fakhoury à Paris. Bouzar est né en 1974 à Oran et vit aujourd’hui à Bordeaux. La peinture est sa passion, elle l’utilise à la fois sur et hors de la toile dans des performances où son propre corps et celui de ses modèles deviennent des réceptacles de couleur. Un moyen de se faire entendre On assiste aujourd’hui à un retour discret de la peinture réaliste. Malgré cela, Bouzar a décidé de l’utiliser comme une arme pour déconstruire le discours dominant. Voici une vidéo présentant cet artiste : Dans le catalogue Innocent, qui accompagne sa deuxième exposition personnelle et a été écrit par la galerie Cécile Fakhoury, l’artiste a déclaré à la chercheuse Elsa Guily qu’utiliser la peinture à l’huile, même médium que les peintres orientalistes, mais aussi la technique par excellence du classicisme, c’est un choix stratégique qui me permet de revenir à la source de cette construction historique du discours occidental sur l’art. Les Femmes d’Alger de Delacroix, comme la campagne photographique de Marc Garanger pendant la guerre d’Algérie, qui a inspiré ma série Princesses, soulèvent à la fois la question de la double soumission au colonisateur et au patriarcat. La série Princesses, qui met en valeur la dignité de la femme algérienne, fait partie de l’exposition Memoria: Tales from Another History. Cependant, il serait faux de prétendre que l’artiste ne traite que du passé colonial. Pour créer sa tapisserie Adama, qui représente, entre autres, les trois âges de la femme, Bouzar a travaillé avec des brodeuses algériennes spécialisées dans la confection de karakou, une veste traditionnelle portée par les mariées. Des femmes libres Plusieurs tableaux de la série Witches sont présentés ici, dans le décor très «white cube» d’un appartement lumineux du centre de Paris. Le titre fait référence à l’Inquisition, une époque où les hommes avaient tellement peur des femmes puissantes qu’ils les ont brûlées vives. Ce sont des femmes normales que j’ai voulu remettre dans la totalité de leur existence, au-delà de cette période de 15 à 45 ans, où elles seront disponibles pour la reproduction. Si la lecture politique de l’œuvre en cours est évidente, il serait dommage de s’en tenir à elle, tant les peintures sont si séduisantes dans leur matière et leur manière. Coloriste et dessinatrice hors pair, elle parvient à capter la palpitation de l’existence, la vie même au-delà de cette peau si souvent érigée en barrière. “Crédit photo http://afsacsa.com/” #### Algérie : la diversification économique, un virage incontournable Au pied des monts de l’Atlas, dans la chaleur sèche d’une fin d’après-midi, un jeune entrepreneur regarde les lignes d’assemblage de son usine de panneaux solaires flambant neuve. “L’Algérie change, doucement, mais sûrement”, murmure-t-il. Ce changement, c’est celui d’un pays longtemps dépendant de ses hydrocarbures, qui tente aujourd’hui de réécrire son avenir économique. La diversification n’est plus une option. C’est une nécessité vitale. Un modèle fondé sur le pétrole à bout de souffle Depuis son indépendance en 1962, l’Algérie a bâti son économie sur les exportations d’hydrocarbures. Le pétrole et le gaz représentent encore aujourd’hui près de 93 % des recettes d’exportation et plus de 40 % du budget de l’État. Un modèle qui a permis de financer des infrastructures, des subventions massives et des services publics, mais qui montre désormais ses limites. La chute brutale des prix du pétrole en 2014 a été un électrochoc. Les réserves de change, qui dépassaient 200 milliards de dollars en 2014, sont tombées à moins de 60 milliards en 2023. “On a trop longtemps cru que le pétrole coulerait éternellement”, confie Mourad, ancien cadre du ministère de l’Énergie. “Mais le monde change. Et nous devons changer avec lui.” Les experts s’accordent : la dépendance au pétrole rend l’économie vulnérable aux chocs extérieurs. Et face à l’épuisement progressif des gisements, le pays doit impérativement trouver d’autres relais de croissance. Une volonté politique affirmée, mais tardive Ce n’est qu’à partir de 2020 que l’État algérien a commencé à afficher une volonté claire de diversification. Le Plan d’action du gouvernement pour la relance économique, adopté cette année-là, mise sur l’agriculture, les énergies renouvelables, le numérique, l’industrie manufacturière et le tourisme. Le président Abdelmadjid Tebboune l’a martelé : “Nous devons sortir de la dépendance aux hydrocarbures. L’Algérie a un potentiel immense dans d’autres secteurs.” Des zones industrielles ont été relancées, des incitations fiscales mises en place, et un nouveau code de l’investissement adopté en 2022 pour attirer les capitaux étrangers. Mais les défis restent immenses. La bureaucratie, la corruption, le manque d’infrastructures logistiques et la faiblesse du système bancaire freinent encore l’élan. “Le discours est là, mais sur le terrain, tout avance lentement”, regrette Samira, cheffe d’entreprise dans l’agroalimentaire à Oran. Le réveil de l’agriculture et de l’agro-industrie Avec plus de 8 millions d’hectares de terres arables et un climat varié, l’Algérie possède un potentiel agricole considérable. Pourtant, elle importe encore plus de 70 % de ses besoins alimentaires. Une aberration que le gouvernement veut corriger. Depuis 2021, des programmes de soutien ciblent les filières stratégiques : blé dur, lait, dattes, olives. Dans le sud, des projets de mise en valeur de terres sahariennes émergent. “Nous avons transformé 300 hectares de désert en vergers”, se félicite Abdelkader, agriculteur dans la région d’El Oued. “Avec l’irrigation au goutte-à-goutte et les serres, on peut produire toute l’année.” L’agro-industrie suit le mouvement. Des laiteries, conserveries et unités de transformation de fruits voient le jour. En 2023, les exportations agroalimentaires ont franchi la barre symbolique du milliard de dollars. Une première. Le pari des énergies renouvelables Avec plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an dans certaines régions, l’Algérie est l’un des pays les plus ensoleillés du monde. Pourtant, l’énergie solaire ne représente qu’une fraction infime de son mix énergétique. Le plan “Solar 1000 MW”, lancé en 2021, prévoit de construire un gigawatt de capacité solaire d’ici 2025. Des appels d’offres ont été lancés, des partenariats signés avec des entreprises chinoises, turques et européennes. À Ouargla, une centrale solaire pilote alimente déjà 20 000 foyers. “Le solaire est notre avenir”, affirme Nadia, ingénieure dans une start-up d’énergie verte à Alger. “Non seulement pour notre consommation intérieure, mais aussi pour exporter de l’électricité vers l’Europe.” Le potentiel est colossal : selon l’Agence internationale de l’énergie, l’Algérie pourrait produire 10 fois sa consommation actuelle rien qu’avec le solaire. Encore faut-il investir massivement dans les réseaux et la formation. Le numérique, une jeunesse en quête d’opportunités Avec une population jeune – plus de 60 % ont moins de 30 ans – et un taux de pénétration Internet dépassant 75 %, l’Algérie dispose d’un vivier exceptionnel pour l’économie numérique. Les start-ups se multiplient dans les domaines de la fintech, de l’e-commerce, de la santé connectée. Le programme “Algeria Startup Challenge”, lancé en 2020, a déjà soutenu plus de 300 projets innovants. Le fonds d’investissement public “Algerian Startup Fund” dispose d’une enveloppe de 1,2 milliard de dinars pour accompagner les jeunes pousses. “On n’attend plus l’État. On crée nos propres solutions”, affirme Rania, fondatrice d’une application de livraison à Constantine. “Mais on a besoin d’un cadre juridique stable et d’accès au financement.” Le gouvernement a promis un “code du numérique” pour 2024, mais les lenteurs administratives et le contrôle des changes compliquent encore les levées de fonds et les partenariats internationaux. Tourisme : une perle encore sous-exploitée Des dunes du Sahara aux ruines romaines de Timgad, en passant par les plages de Jijel et les kasbahs millénaires, l’Algérie possède un patrimoine naturel et culturel d’une richesse inouïe. Pourtant, le pays attire à peine 3 millions de touristes par an, contre plus de 10 millions pour son voisin tunisien. Les causes sont connues : manque d’infrastructures hôtelières, procédures de visa complexes, sécurité perçue comme incertaine. Mais les choses évoluent. En 2023, l’Algérie a lancé un visa électronique pour certaines nationalités et investi dans la rénovation de sites historiques. “Les touristes qui viennent sont émerveillés”, raconte Yacine, guide à Ghardaïa. “Mais il faut qu’ils puissent venir plus facilement, et qu’on leur offre un vrai service.” Le tourisme saharien, culturel et écologique pourrait devenir un levier majeur de diversification, à condition de lever les blocages logistiques et administratifs. Des investisseurs émiratis, turcs et qatariens s’y intéressent déjà. La diversification économique de l’Algérie est en marche. Lentement, parfois douloureusement, mais avec une énergie nouvelle portée par une jeunesse ambitieuse et des ressources inexploitées. Reste à savoir si le pays saura transformer l’essai à temps, avant que le pétrole ne cesse définitivement de couler. Et si, dans le désert algérien, c’est bien le soleil qui éclairera l’avenir. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Algérie : sortir de la dépendance aux hydrocarbures Dans les rues poussiéreuses de Hassi Messaoud, les torchères continuent de brûler nuit et jour. Mais dans les cafés, les conversations ont changé. Moins de barils, plus de projets. Car en Algérie, une question brûle toutes les lèvres : que fera le pays lorsque le pétrole cessera de couler à flot ? Une richesse qui a longtemps tout éclipsé Depuis des décennies, l’économie algérienne repose presque entièrement sur les hydrocarbures. Pétrole et gaz naturel représentent près de 95 % des exportations du pays et plus de 60 % de son budget. Une manne qui a permis de financer des subventions massives, des infrastructures, et une relative stabilité sociale. Mais cette dépendance a un prix. À chaque chute du baril, le pays vacille. En 2014, lorsque les cours mondiaux se sont effondrés, l’Algérie a vu ses réserves de change fondre de moitié en seulement trois ans. “C’était un choc. On a compris que notre modèle était vulnérable”, confie Samir K., économiste à l’université de Blida. Le Fonds de régulation des recettes, censé amortir les crises, a été vidé. L’investissement public a été réduit. Et les jeunes, dont près de 70 % ont moins de 35 ans, ont commencé à perdre patience. Un potentiel inexploité hors du pétrole Pourtant, l’Algérie ne manque pas d’atouts. Avec 2 400 kilomètres de côtes, un ensoleillement record de plus de 3 000 heures par an, des terres agricoles fertiles au nord et un désert riche en minéraux au sud, le pays pourrait se réinventer. “On a longtemps pensé que le pétrole nous suffisait. Mais aujourd’hui, on réalise qu’on a négligé tout le reste”, explique Leïla B., entrepreneure dans l’agroalimentaire à Oran. Elle a lancé une conserverie de tomates biologiques et exporte déjà vers l’Europe. Le secteur agricole, qui emploie 12 % de la population active, pourrait devenir un pilier. En 2023, la production céréalière a atteint 4 millions de tonnes, un record depuis l’indépendance. Et dans le sud, des projets d’irrigation par énergie solaire transforment le désert en vergers. Le pari de l’énergie solaire Au cœur du Sahara, à Adrar, des panneaux solaires s’étendent à perte de vue. Le projet “Tafouk 1” ambitionne de produire 4 000 mégawatts d’électricité solaire d’ici 2030. “C’est notre or du futur”, affirme Mourad H., ingénieur sur le site. Avec l’un des plus forts potentiels solaires au monde, l’Algérie pourrait devenir un exportateur d’électricité verte vers l’Europe. Le gouvernement vise 27 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2035. Mais les obstacles sont nombreux : retards administratifs, manque de financement, et dépendance persistante aux revenus pétroliers pour investir. Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie, l’Algérie pourrait générer jusqu’à 170 TWh par an grâce au solaire, soit plus de trois fois sa consommation actuelle. Mais pour cela, il faudra moderniser le réseau, attirer les investisseurs, et surtout, croire en cette transition. Une jeunesse prête à innover Dans les quartiers d’Alger, les incubateurs de startups se multiplient. Coders, designers, ingénieurs… Une nouvelle génération se lève, bien décidée à ne pas attendre l’après-pétrole pour agir. “On ne veut pas dépendre de l’État ni du pétrole. On veut créer nos propres opportunités”, lance Yacine, 26 ans, fondateur d’une application de livraison locale. Soutenu par un programme de microcrédit, il emploie déjà une dizaine de livreurs dans la capitale. En 2022, plus de 1 200 startups ont été enregistrées dans le pays. Le ministère de l’Économie de la connaissance a même lancé un label “Start-up” pour faciliter l’accès aux financements et aux marchés publics. Une dynamique encore fragile, mais qui témoigne d’un changement de mentalité. “Il y a dix ans, tout le monde rêvait d’un poste dans la fonction publique. Aujourd’hui, les jeunes veulent créer, innover, voyager”, observe Nadia T., coach en entrepreneuriat à Constantine. Des réformes lentes mais nécessaires Pour sortir durablement de la rente pétrolière, l’Algérie devra aussi s’attaquer à des réformes structurelles. Simplifier l’environnement des affaires, réduire la bureaucratie, diversifier les sources fiscales, et surtout, restaurer la confiance. “Tant qu’on ne crée pas un climat favorable à l’investissement, les capitaux resteront frileux”, avertit l’économiste Samir K. Le classement Doing Business de la Banque mondiale place l’Algérie au 157e rang mondial en matière de facilité à faire des affaires. Le gouvernement a amorcé quelques réformes : levée partielle des restrictions à l’investissement étranger, assouplissement du contrôle des changes, création de zones économiques spéciales. Mais pour l’instant, les résultats restent modestes. “On avance, mais à petits pas. Il faut un sursaut politique, une vision claire et partagée”, insiste Leïla B., l’entrepreneure oranaise. “Sinon, on continuera à subir les cycles du pétrole.” Un futur à écrire au-delà des puits L’Algérie est à la croisée des chemins. Entre les puits qui s’épuisent et les idées qui germent, le pays doit choisir quelle histoire il veut raconter demain. Celle d’un géant endormi, ou celle d’une nation qui a su se réinventer en regardant plus loin que ses pipelines. “Le pétrole nous a donné du temps. À nous de ne pas le gaspiller”, résume Mourad, l’ingénieur du désert. Et si le vrai trésor de l’Algérie n’était pas sous terre, mais dans les têtes et les cœurs de ceux qui rêvent d’un autre avenir ? #### Alors que le confinement tue des emplois, les travailleurs informels africains souffrent Le Covid-19 va avoir un impact dévastateur sur les économies. L’Afrique est particulièrement vulnérable, car tant de personnes travaillent dans le secteur informel. Ce secteur se développe dans les centres ruraux et urbains de nombreux pays africains. Selon les estimations de 2015, des millions de personnes étaient employées dans l’économie informelle. En 2018, le secteur informel représentait 83,6 % de l’emploi total. Ce qu’il faut retenir Le Covid-19 va avoir un impact dévastateur sur les économies. L’Afrique est particulièrement vulnérable, car tant de personnes travaillent dans le secteur informel. Ce secteur se développe dans les centres ruraux et urbains de nombreux pays africains. Selon. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Cependant, on ne peut pas être sûrs de ces chiffres. Il n’y a pas de statistiques précises sur le nombre de personnes qui travaillent dans l’économie informelle. Les chiffres sont des estimations auxquelles les gouvernements et les organisations internationales de développement parviennent à obtenir en excluant seulement les travailleurs dans le secteur formel moderne. Les principaux défis auxquels le secteur est confronté Comme toutes les autres entreprises, celles du secteur informel se retrouveront avec une réduction de la clientèle en raison de la pandémie. Le gouvernement est contraint de mettre en place des quarantaines et des commandes à domicile, ce qui aura des conséquences négatives sur les dépenses dans les centres commerciaux, les marchés et les restaurants. Ils vont en outre éviter les marchés encombrés. La demande de produits diminuera et les produits stockés pourraient être perdus. Les entreprises qui approvisionnent le secteur informel pourraient, selon la durée des mesures, être à court de fournitures. Cela augmentera le coût des marchandises. Cela affectera également les flux de trésorerie des entreprises. Les travailleurs informels ne seront pas non plus en mesure de prendre compte des précautions suggérées par les autorités sanitaires, telles que l’éloignement social, le lavage des mains ou le confinement. Ce secteur a été durement touché sous le coronavirus. Le Bénin n’est pas en faveur d’un confinement total Le président béninois a donné son avis concernant les mesures prises par de nombreux pays du monde entier et africains concernant le confinement. Il a en outre mis l’accent sur les revenus faibles des Africains. Patrice Talon a déclaré que contrairement aux autres pays développés, la plupart des Béninois n’avaient pas de revenu salarial. Il a également expliqué le développement du secteur informel dans tout le continent où les gens travaillent au jour le jour afin de gagner leur vie. Le président béninois a tenu à mettre les points sur le i concernant le confinement général qui serait selon lui une mesure qui ne serait pas favorable à la population. Selon lui, les Béninois vont encore plus vivre dans la misère si une telle mesure serait prise. #### Améliorer les compétences des jeunes pour développer les économies numériques de l’Afrique Aujourd’hui, il devient de plus en plus important pour les économies en développement de s’adapter à l’évolution rapide du paysage des compétences. Pour devenir plus compétitives et suivre le rythme rapide de l’innovation technologique à l’échelle mondiale, les économies en développement doivent requalifier leur main-d’œuvre avec les compétences nécessaires pour les emplois de l’avenir. Néanmoins, ce bilan optimiste d’un avenir du travail hautement qualifié pour tous est-il justifié ? Où se situent les économies en développement de l’Afrique dans cette trajectoire ? Les économies africaines tirées par le numérique Les économies modernes passent d’économies agricoles et industrielles à des économies fondées sur l’information et la connaissance. Une transformation aussi rapide a eu un impact significatif sur le développement social, économique, politique et culturel à travers le monde. Voici une vidéo parlant de la transformation digitale sur le continent : Pour ce développement et cette croissance, les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont considérées à la fois comme un moteur et un catalyseur pour établir et développer les divers secteurs qui contribuent à des sociétés plus fortes, plus développées et plus riches. L’Afrique est sur un chemin de transformation vers des sociétés de l’information et du savoir. Les défis des TIC en Afrique sont souvent liés à un manque de ressources humaines et financières, qui se traduit par une offre et des lacunes de compétences inadéquates et insuffisantes, ainsi que par des infrastructures et des plateformes de communication inadéquates. Pour combler cette fracture numérique avec le monde développé, l’Afrique doit réduire le coût du capital, fournir des ressources énergétiques fiables et accélérer le rythme de la numérisation et de la fourniture d’Internet haut débit. L’avenir de l’emploi en Afrique L’Afrique doit faire correspondre les compétences d’aujourd’hui aux emplois de demain. Avec plus de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, l’Afrique subsaharienne est la région la plus jeune du monde. D’ici 2030, la population en âge de travailler du continent devrait augmenter des deux tiers, passant de 370 millions d’adultes en 2010 à plus de 600 millions en 2030. Au rythme actuel, 15 à 20 millions de jeunes de plus en plus instruits devraient rejoindre la main-d’œuvre du continent chaque année jusqu’en 2030. Cela représente un défi pour les gouvernements et les entreprises : comment tirer le meilleur parti du talent de ce haut, et, génération à venir ainsi que les jeunes sous-scolarisés et sous-qualifiés qui sont plus nombreux que ceux qui ont fait des études postsecondaires ? Au sein du groupe, encore restreint, d’Africains diplômés de l’enseignement supérieur, il existe un large éventail de spécialisations : 16 % de ce groupe ont étudié l’ingénierie, la fabrication et la construction ; 11 % TIC et 11 % sciences naturelles, mathématiques et statistiques. Les professions à croissance rapide sur le continent comprennent les technologues alimentaires, les concepteurs 3D et les travailleurs de la collecte et de l’analyse de données, ainsi que des personnes travaillant dans les domaines de la santé et de l’éducation. Les industries créatives et culturelles fondées sur les médias numériques offrent d’énormes possibilités d’emploi. Une forte demande de compétences STEM et TIC existe déjà dans un large éventail de secteurs. #### Angola : diversification économique après l’ère du pétrole Dans les rues animées de Luanda, les grues s’élèvent plus haut que les palmiers. Les marchés bruissent d’un nouvel espoir. L’Angola, longtemps prisonnière de l’or noir, semble chercher une autre voie. Plus discrètement qu’un baril qui grimpe, une révolution silencieuse est en marche. Un géant pétrolier à la croisée des chemins Durant des décennies, le pétrole a fait battre le cœur de l’économie angolaise. Avec plus de 1,1 million de barils extraits chaque jour, il représentait jusqu’à 95 % des exportations nationales et près de 60 % des recettes publiques. Mais cette dépendance s’est révélée dangereuse. La chute brutale des cours en 2014 a laissé le pays exsangue. La monnaie locale, le kwanza, s’est effondrée. Les investissements étrangers se sont évaporés. Et surtout, l’illusion d’une croissance infinie s’est dissipée. « Nous avons cru que le pétrole allait tout résoudre. Mais il a aussi creusé les inégalités et freiné notre imagination », confie Rui Matias, économiste à l’Université Agostinho Neto. Depuis, le gouvernement angolais a compris qu’il ne pouvait plus miser sur un seul levier. La diversification est devenue une nécessité, presque une urgence. Un virage agricole discret mais stratégique Paradoxalement, l’Angola, riche de terres arables et de rivières abondantes, importe encore une grande partie de sa nourriture. Mais cela pourrait bientôt changer. Dans la province de Bié, des coopératives de jeunes agriculteurs réhabilitent d’anciennes plantations abandonnées pendant la guerre civile. Manioc, maïs, haricots : les récoltes reprennent vie. Le gouvernement a lancé un programme de crédits agricoles à taux réduit pour encourager cette résurgence. « Avant, tout venait de l’extérieur. Aujourd’hui, je nourris ma communauté et je gagne mieux ma vie qu’un chauffeur de camion », affirme avec fierté Teresa João, 29 ans, productrice de patates douces près de Kuito. En 2023, la production de maïs a augmenté de 12 %, selon le ministère de l’Agriculture. Un chiffre modeste, mais symbolique d’un changement de cap. L’industrie légère fait ses premiers pas À Viana, dans la banlieue de Luanda, une zone industrielle prend forme. Usines de transformation alimentaire, ateliers de textile, imprimeries : l’Angola tente de redonner vie à une industrie locale longtemps négligée. Avec l’aide de capitaux chinois, brésiliens et portugais, plus de 150 PME ont vu le jour entre 2020 et 2023. L’objectif est clair : réduire la dépendance aux importations et créer des emplois durables. « On ne peut pas tout produire ici, mais on peut au moins transformer ce que nous avons », souligne Manuel Domingos, directeur d’une entreprise de jus de fruits locaux. « Avant, nos mangues pourrissaient sur les arbres. Maintenant, elles remplissent des bouteilles. » Le secteur manufacturier, qui ne représentait que 5 % du PIB en 2015, frôle désormais les 8 %. Une progression lente mais constante. Le tourisme, un trésor encore enfoui Peu de gens savent que l’Angola abrite des plages immaculées, des chutes d’eau spectaculaires et des parcs nationaux peuplés d’éléphants et de léopards. Pourtant, le pays n’accueille que 300 000 visiteurs par an, loin derrière ses voisins comme la Namibie ou l’Afrique du Sud. Le gouvernement veut inverser cette tendance. Des visas électroniques ont été mis en place. Des routes vers les sites touristiques sont en cours de réhabilitation. Et un plan stratégique vise à attirer un million de touristes d’ici 2030. « Nous avons tout, sauf la visibilité », regrette Helena Cruz, guide touristique à Lubango. « Mais les choses changent. Les Angolais eux-mêmes redécouvrent leur pays. » En 2022, le secteur a généré 150 millions de dollars, un chiffre encore modeste mais en hausse de 40 % par rapport à l’année précédente. Les start-up et le numérique en embuscade Dans les cafés de Luanda, une nouvelle génération d’entrepreneurs rêve de Silicon Valley à l’angolaise. Fintech, e-commerce, livraison par drone : les idées fusent malgré les défis techniques. Le programme « Angola Tech Hub », lancé en 2021, a déjà incubé plus de 80 start-up. Certaines, comme Tupuca (livraison de repas) ou Appy Saúde (répertoire de pharmacies), commencent à rayonner au-delà des frontières. « Nous avons sauté des étapes. Mais c’est aussi une chance : nous pouvons innover sans être enfermés dans des modèles anciens », explique Pedro Miguel, fondateur d’une plateforme de microcrédit mobile. Le numérique représente à peine 2 % du PIB, mais son potentiel est énorme. Avec plus de 14 millions d’utilisateurs Internet, l’Angola devient un terrain fertile pour les innovations locales. Une jeunesse prête à réinventer le pays Plus de 60 % des Angolais ont moins de 25 ans. Cette jeunesse, née après la guerre, n’a pas connu les années de pénurie ni la dépendance totale au pétrole. Elle veut autre chose. Dans les universités, les facultés d’agronomie et d’ingénierie attirent plus d’étudiants que celles de géologie pétrolière. Dans les quartiers populaires, des collectifs de jeunes transforment des containers en ateliers de couture ou en studios de musique. « On ne veut plus attendre que l’État nous donne du travail. On veut le créer nous-mêmes », lance avec détermination Ana Luísa, 22 ans, fondatrice d’un atelier de recyclage à Benguela. Le changement est encore fragile, mais il est là. Visible dans les regards, dans les gestes, dans les rêves partagés sur les réseaux sociaux. Le pétrole n’a pas disparu. Il finance encore une grande partie du budget national. Mais l’Angola explore d’autres sentiers, plus incertains, mais peut-être plus durables. La question reste entière : ce pari sur la diversité tiendra-t-il face aux vents contraires du marché mondial ? #### Angola : le pétrole reste-t-il une bénédiction ou une malédiction ? Dans les rues poussiéreuses de Luanda, les gratte-ciel flamboyants côtoient les bidonvilles aux toits de tôle. Les voitures de luxe croisent les vendeurs ambulants qui peinent à gagner quelques kwanzas. L’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, semble flotter entre deux mondes. Depuis la découverte de ses vastes réserves d’or noir, le pays a connu une croissance fulgurante… mais à quel prix ? Un trésor enfoui sous l’Atlantique Tout commence au large des côtes angolaises, dans les profondeurs de l’océan Atlantique. C’est là, dans les années 1990, que les grandes compagnies pétrolières internationales découvrent des gisements offshore parmi les plus riches d’Afrique. ExxonMobil, TotalEnergies, BP… Tous se ruent vers cette nouvelle frontière énergétique. En 2002, après 27 années de guerre civile, l’Angola entre dans une nouvelle ère. Le pétrole devient le moteur de la reconstruction. En quelques années, le pays enregistre des taux de croissance supérieurs à 10 %. Les recettes pétrolières représentent alors plus de 95 % des exportations et près de 75 % des revenus de l’État. « C’était une euphorie. On croyait que le pétrole allait tout résoudre », se souvient Manuel Domingos, ancien fonctionnaire au ministère des Finances. « Mais on a vite compris que l’argent ne suffisait pas. » Des milliards qui s’évaporent Entre 2004 et 2014, l’Angola a gagné plus de 500 milliards de dollars grâce au pétrole. Pourtant, cette manne ne s’est pas traduite par une amélioration durable des conditions de vie de la majorité de la population. En 2023, plus de 40 % des Angolais vivent encore sous le seuil de pauvreté. L’espérance de vie plafonne à 61 ans. Et selon la Banque mondiale, l’accès à l’eau potable reste limité pour un quart des habitants. « Le problème, c’est la gouvernance », explique Teresa Silva, économiste à Luanda. « Les revenus pétroliers ont été mal gérés, souvent détournés. Des milliards ont disparu dans des circuits opaques. » En 2010, un audit du FMI révèle que 32 milliards de dollars de recettes pétrolières ne sont pas comptabilisés dans le budget national. L’affaire fait scandale, mais peu de responsables sont inquiétés. Luanda, vitrine d’un mirage Dans la capitale, les signes extérieurs de richesse sont omniprésents. Tours de verre, hôtels cinq étoiles, centres commerciaux ultramodernes… Luanda est parfois qualifiée de ville la plus chère du monde pour les expatriés. Mais à quelques kilomètres du centre, les quartiers populaires manquent de tout. Électricité instable, routes défoncées, écoles saturées. « On vit à côté du pétrole, mais on n’en voit jamais la couleur », déplore Joana, infirmière dans le quartier de Cazenga. « Tout va aux riches ou aux étrangers. » Le contraste est saisissant. Selon une étude de l’ONU, les 10 % les plus riches captent près de 50 % des revenus du pays. Pendant ce temps, les inégalités se creusent, alimentant frustrations et tensions sociales. La dépendance au pétrole, une épée de Damoclès En 2014, le prix du baril chute brutalement. L’économie angolaise vacille. La monnaie nationale, le kwanza, s’effondre. L’inflation explose. L’État doit réduire drastiquement ses dépenses. « Cette crise a été un choc salutaire », estime Carlos Mavinga, analyste au Centre angolais d’études économiques. « Elle a montré à quel point le pays était vulnérable. Trop dépendant d’une seule ressource. » Depuis, les autorités tentent de diversifier l’économie. Agriculture, pêche, tourisme, industrie… Les chantiers sont nombreux, mais les résultats tardent à venir. Le pétrole reste le pilier central, représentant encore 90 % des exportations en 2023. « On parle de diversification depuis 20 ans, mais les investissements restent concentrés dans le secteur pétrolier », regrette Teresa Silva. « C’est un cercle vicieux. » Une richesse qui attise les convoitises Le pétrole angolais attire toujours les géants mondiaux. En 2022, TotalEnergies signe un contrat de 850 millions de dollars pour l’exploitation du bloc 17/06. La Chine, principal partenaire commercial de l’Angola, investit massivement dans les infrastructures en échange d’accès aux hydrocarbures. Mais cette dépendance aux capitaux étrangers suscite des inquiétudes. « Nous risquons de redevenir une économie de rente, soumise aux intérêts extérieurs », prévient José Guterres, professeur à l’université Agostinho Neto. Les tensions géopolitiques autour des ressources naturelles s’intensifient. Avec la transition énergétique mondiale, les pays producteurs de pétrole africains sont confrontés à une équation complexe : comment tirer profit de leurs réserves tout en anticipant le déclin à long terme de la demande mondiale ? Vers un avenir plus équilibré ? Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, le président João Lourenço a lancé une campagne de lutte contre la corruption. Plusieurs figures de l’ancien régime ont été inculpées, dont Isabel dos Santos, fille de l’ex-président, accusée de détournements massifs liés au secteur pétrolier. Des réformes ont été engagées pour améliorer la transparence et renforcer les institutions. Le Fonds souverain angolais, longtemps opaque, a été restructuré. Des appels d’offres publics sont désormais publiés en ligne. Mais les défis restent immenses. La jeunesse, qui représente plus de 60 % de la population, attend des résultats concrets. Emplois, éducation, santé… Les attentes sont fortes. « Le pétrole ne doit pas être une malédiction. Il peut financer notre développement, si on l’utilise avec intelligence et équité », affirme Esperança Miguel, activiste de la société civile. « Mais le temps presse. » Alors que le monde amorce une transition énergétique, l’Angola est à la croisée des chemins. Sa richesse souterraine sera-t-elle le levier d’un avenir prospère ou l’ancre d’un passé figé ? Le choix appartient désormais à ceux qui, chaque jour, vivent entre l’ombre des puits et la lumière de l’espoir. Sur le même sujet Pétrole en Afrique en 2026Capitale du Nigeria : Abuja #### Angola : le pétrole reste-t-il une bénédiction ou une malédiction ? Quand João a quitté son village du sud de l’Angola pour Luanda, il rêvait d’un avenir meilleur. Il avait entendu parler de cette richesse souterraine qui faisait tourner la tête au monde entier : le pétrole. Mais en arrivant dans la capitale, c’est un autre visage qu’il a découvert. Derrière les tours étincelantes du front de mer, la pauvreté rampait dans les ruelles, les bidonvilles s’étendaient à perte de vue. « On dit que notre sol est riche, mais nos assiettes sont vides », souffle-t-il, amer. Une manne pétrolière qui a tout changé Depuis la fin de la guerre civile en 2002, l’Angola a connu une croissance fulgurante, portée presque exclusivement par l’or noir. Deuxième producteur de pétrole en Afrique subsaharienne après le Nigeria, le pays a longtemps pompé jusqu’à 1,8 million de barils par jour. En 2008, l’économie angolaise affichait une croissance de 13,8 %, principalement grâce au brut. Avec un littoral gorgé de gisements offshore, l’Angola est devenu un acteur majeur sur la scène énergétique mondiale. Les compagnies étrangères, dont TotalEnergies, Chevron ou ExxonMobil, s’y sont précipitées. Les recettes d’exportation ont explosé, représentant jusqu’à 95 % des exportations nationales et plus de 70 % des revenus de l’État. « Ce fut une époque d’euphorie », se souvient Carlos Mavungo, ancien cadre du ministère des Finances. « On croyait que le pétrole allait tout régler : les routes, les écoles, les hôpitaux. » Mais où est passé l’argent ? Malgré ces milliards, les inégalités n’ont cessé de croître. En 2023, plus de 40 % des Angolais vivaient toujours sous le seuil de pauvreté. Le chômage des jeunes frôle les 60 %. Dans les provinces rurales, l’accès à l’eau potable, à l’électricité ou aux soins de base reste un luxe. Une grande partie des revenus pétroliers a été siphonnée par la corruption et la mauvaise gestion. Sous le règne de José Eduardo dos Santos, au pouvoir pendant 38 ans, une élite proche du pouvoir a accaparé les richesses. En 2019, un rapport de l’ONG Transparency International estimait que plus de 24 milliards de dollars avaient disparu des caisses de l’État entre 2004 et 2014. « Le pétrole a enrichi quelques familles, mais pas le pays », déplore Domingos Chivale, économiste à Luanda. « Il a créé une économie de rente, dépendante, vulnérable. » Une dépendance qui fragilise La chute des cours du pétrole en 2014 a été un choc brutal. Les recettes de l’État se sont effondrées, la monnaie – le kwanza – a perdu plus de 60 % de sa valeur, et l’inflation a explosé. L’Angola a dû se tourner vers le FMI pour obtenir un prêt de 3,7 milliards de dollars. Cette crise a mis en lumière les failles structurelles de l’économie angolaise. Faute de diversification, le pays importe presque tout : nourriture, médicaments, matériaux de construction. En 2022, les importations alimentaires représentaient encore plus de 2 milliards de dollars. « Nous avons bâti une maison sur du sable », résume l’analyste politique Maria da Silva. « Tant que le pétrole coule, tout va bien. Mais au moindre soubresaut, tout s’écroule. » Des tentatives de réforme… timides Depuis son arrivée au pouvoir en 2017, le président João Lourenço a promis de tourner la page. Il a limogé plusieurs figures de l’ancien régime, lancé des enquêtes anticorruption, et tenté de réformer Sonangol, la compagnie pétrolière nationale, longtemps considérée comme une « boîte noire » du régime. Des efforts ont été faits pour améliorer la transparence, attirer les investisseurs et encourager la diversification, notamment dans l’agriculture et le tourisme. Mais les résultats restent limités. « Il y a une volonté politique, mais les résistances sont fortes », observe un diplomate occidental en poste à Luanda. « Le système est profondément enraciné. Et tant que le pétrole rapporte, les réformes avancent à petits pas. » Un avenir incertain face à la transition énergétique Alors que le monde amorce une transition vers les énergies renouvelables, l’Angola se retrouve à un carrefour. Les réserves pétrolières s’épuisent lentement, et les investissements dans le secteur diminuent. En 2023, la production est tombée à 1,1 million de barils par jour, son plus bas niveau depuis deux décennies. Le pays tente de se repositionner. Il a rejoint l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 2007, puis l’OPEP+ en 2016, pour peser davantage sur les décisions mondiales. Mais cela ne suffit pas à garantir un avenir stable. « Le pétrole est un piège doré », avertit l’expert en énergie Paulo Mendes. « Il donne l’illusion de la richesse, mais il empêche de penser le long terme. » Et si la vraie richesse était ailleurs ? Certains Angolais commencent à regarder au-delà du brut. Des jeunes entrepreneurs investissent dans l’agroalimentaire, le numérique ou l’artisanat. Des ONG soutiennent des projets d’irrigation, de formation agricole, de microcrédit. Dans le sud, des coopératives de femmes transforment le manioc en farine exportable. Le potentiel est là : terres fertiles, jeunesse dynamique, ressources naturelles diversifiées. Mais il faudra du courage politique, de la vision, et surtout du temps. « Nous avons cru que le pétrole était une fin en soi », confie João, désormais chauffeur de taxi à Luanda. « Mais peut-être que ce n’était qu’un début, un test. La vraie question, c’est : que ferons-nous maintenant que nous savons ? » #### Apprécier le système de beauté culturelle au Nigeria La femme nigériane est une incarnation de la grâce et de la beauté divines pures, de la classe et du style depuis des temps immémoriaux. Bien avant l’avènement des marchands coloniaux, ses doctrines et ses systèmes polluants, elle a été un modèle de beauté et de grâce. Elle se porte avec style, classe et grâce ; son beau corps noir brillant comme le bois de cam et son élégance comme celle d’un paon. La beauté de la femme nigériane est amplifiée par les valeurs culturelles et les modifications corporelles dans son environnement immédiat, qui comprennent les coiffures, les marques tribales, les ornements corporels et les processus visant à rehausser la beauté. Chacun de ces processus est construit autour des valeurs traditionnelles et culturelles de divers groupes ethniques et tribus. Certains sont influencés par des motifs culturels et spirituels qui séparent les initiés des gens ordinaires de la société. Cela montre l’importance que la culture et la tradition ont à jouer dans ces processus de beauté et à quel point les femmes étaient glamour au début du siècle. Des femmes glamour Avant la pulvérisation des valeurs traditionnelles et culturelles d’aujourd’hui autour des dressings et de la parure de beauté, les Yorùbás étaient loués pour leur glamour. On savait que les femmes utilisaient « Ose Dudu », un savon noir traditionnel fait maison à base de palmiste après extraction de l’huile de palme (parfois à partir de cabosses de cacao), les cabosses sont séchées et torréfiées puis transformées par un processus pour fabriquer le savon. « Ose Dudu » est riche en ingrédients naturels qui donnent au corps une sensation de fraîcheur et de douceur et possèdent également des propriétés curatives. Voici une vidéo parlant du marché de la beauté dans le pays : Les marques tribales et autres formes de marques sacrificielles sur le corps sont une forme d’ornements de beauté qui sont utilisés depuis des milliers d’années. En tant que moyen d’identification à des fins culturelles et traditionnelles, ils représentent également une représentation consciente de son patrimoine et un moyen de communiquer l’histoire orale de manière non statique. Des caractères bien spécifiques Les coiffures et les robes sont deux composantes conjointes de la beauté qui signifient la classe, le patrimoine et les valeurs culturelles pour les femmes. Les cultes et les sociétés traditionnels ont certaines coiffures et tenues qui les distinguent des autres ; cela vaut également pour les femmes qui font partie de la royauté, ou les femmes qui appartiennent à un certain âge ou à des groupes civils. Le récit de la partie nord du pays est encore plus sophistiqué et élaboré en ce qui concerne les parures de beauté et les pansements. L’influence de la route commerciale transsaharienne a contribué à créer un sentiment de style et de classe qui est en pratique depuis plus de 800 ans. Les rituels de beauté traditionnels tels que le « Halawa », qui est une cire d’épilation naturelle à base de sucre fondu, et le « dilke », un gommage corporel à base de pommes de terre de curcuma, de clous de girofle et d’huile, nous rappellent des rituels ancrés dans les traditions Patrimoine et histoire du Nord. #### Apprendre aux Rwandais à entreprendre dès le lycée Pour de nombreux étudiants, la perspective d’obtenir un diplôme et de trouver un emploi peut être quelque peu effrayante et accablante. L’histoire est cependant différente pour les étudiants rwandais. Même s’ils sont encore au lycée, ces élèves peuvent déjà faire des choses extraordinaires. Tout en poursuivant leurs études, ils peuvent se lancer dans un parcours entrepreneurial qui ouvre des portes à d’innombrables opportunités.  Ce qu’il faut retenir Pour de nombreux étudiants, la perspective d’obtenir un diplôme et de trouver un emploi peut être quelque peu effrayante et accablante. L’histoire est cependant différente pour les étudiants rwandais. Même s’ils sont encore au lycée, ces élèves peuvent déjà. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Kigali, ville verte du RwandaActualités Afrique Les jeunes représentent 60 % des chômeurs africains. Au Rwanda, 72 % des jeunes employés travaillent pour des entreprises familiales ou sont des travailleurs indépendants. Ces résultats suggèrent que les écoles ne parviennent pas à développer les compétences nécessaires pour accéder aux emplois du secteur formel ou lancer et développer de petites entreprises. En réponse, le Rwanda est l’un des pays africains à réformer son programme d’études secondaires, y compris le cours d’entrepreneuriat requis, en introduisant une pédagogie interactive et en mettant l’accent sur les compétences du marché du travail.  Développer la créativité des jeunes Le gouvernement rwandais travaille avec une ONG américaine afin d’accompagner ces changements. D’ailleurs, cette organisation est aussi présente dans d’autres pays africains, dont le Kenya et l’Ouganda. Plus de 1 200 professeurs ont été formés dans le cadre de ce programme qui s’est étalé sur trois ans. Actuellement, il est essentiel de stimuler l’esprit créatif des jeunes et cela peut déjà commencer au lycée.  Grâce à ces programmes de formation, les élèves pourront développer diverses compétences dans le domaine du management et du leadership. Le nouveau programme basé sur les compétences pourrait guider les étudiants sur la manière de mieux mettre en pratique ce qu’ils apprennent en théorie. Les activités génératrices de projets font partie du programme d’enseignement.  Le rôle des enseignants Puisque tout est prévu dans le programme basé sur les compétences, c’est le rôle de l’école ou des enseignants de suivre ce que font les élèves afin qu’ils puissent les aider à réaliser des programmes de sensibilisation pouvant aider leurs communautés. Le modèle basé sur les compétences donne aux étudiants les connaissances nécessaires pour retourner dans leurs communautés et résoudre les problèmes que les gens vivent au quotidien.  C’est donc un excellent moyen pour les étudiants d’avoir un esprit d’analyse plus efficace afin qu’ils puissent apporter des solutions pertinentes dans la communauté où ils ont originaires. La pratique est de mise afin de mieux comprendre les problèmes spécifiques, notamment dans le domaine de l’entrepreneuriat. Les étudiants auront ainsi l’occasion de créer leur propre entreprise et stimuler l’économie en général.  #### Assurance en Afrique francophone : pourquoi moins de 5% Au Cameroun, au Mali ou au Sénégal, un commerçant peut passer toute une vie à bâtir son activité sans jamais souscrire la moindre police d’assurance. Ce n’est pas de l’inconscience — c’est le reflet d’un système qui, structurellement, n’a pas encore réussi à se rendre indispensable. En 2026, le taux de pénétration de l’assurance en Afrique francophone stagne toujours sous la barre symbolique des 5 % du PIB, quand la moyenne mondiale dépasse les 7 %. Derrière ce chiffre froid se cache une réalité complexe, faite de méfiance historique, de barrières économiques et de défaillances réglementaires. Décryptage. Un marché à fort potentiel, mais aux performances décevantes L’Afrique subsaharienne francophone regroupe plus de 400 millions d’habitants, une classe moyenne en expansion rapide et une urbanisation galopante. Tous les ingrédients semblent réunis pour un décollage du secteur assurantiel. Et pourtant, le marché assurance Afrique subsaharienne peine à transformer cet élan démographique en prime d’assurance collectée. Selon les données consolidées de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA), le taux de pénétration moyen dans la zone CIMA — qui couvre 14 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale — oscille entre 1 % et 2,5 % du PIB selon les pays. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire se détachent légèrement du lot, mais restent loin des standards internationaux. Le Mali, le Niger ou le Tchad affichent des taux inférieurs à 1 %, ce qui en fait des déserts assurantiels de fait. Les chiffres qui parlent d’eux-mêmes Zone CIMA (2026) : environ 1,8 % de taux de pénétration moyen Afrique du Sud (hors zone francophone) : plus de 12 % — un écart abyssal Sénégal : autour de 2,3 %, l’un des meilleurs élèves francophones Mali : moins de 0,8 %, malgré une population de plus de 22 millions d’habitants Cameroun : entre 1 % et 1,5 %, avec un secteur dominé par l’assurance automobile obligatoire Ces chiffres illustrent à quel point la question de la faible adoption de l’assurance au Cameroun, au Mali et au Sénégal n’est pas un phénomène marginal, mais bien une constante structurelle régionale. Pourquoi l’assurance ne pénètre pas : les vraies raisons 1. Le prix : un obstacle majeur à l’accessibilité La question du prix est centrale. L’assurance santé en Afrique francophone reste hors de portée pour une large majorité de la population. Quand le revenu médian journalier d’un ménage malien ou nigérien avoisine 2 à 3 dollars, payer une prime mensuelle d’assurance santé — même modeste — devient un luxe inacceptable face aux dépenses alimentaires, scolaires ou énergétiques. L’accessibilité prix de l’assurance santé en Afrique francophone est d’autant plus problématique que les produits proposés sont souvent calqués sur des modèles occidentaux inadaptés aux réalités locales. Les franchises élevées, les exclusions multiples et les remboursements lents découragent même les rares ménages qui pourraient se permettre de cotiser. 2. La méfiance culturelle et historique Dans de nombreuses communautés d’Afrique de l’Ouest, la solidarité familiale et les tontines jouent le rôle d’assurance informelle depuis des générations. Ce filet social, aussi précaire soit-il, est perçu comme plus fiable qu’une compagnie d’assurance dont on craint qu’elle refuse de payer au moment crucial. Cette méfiance n’est pas irrationnelle. Des décennies de sinistres non réglés, de clauses opaques et de pratiques commerciales douteuses ont forgé une réputation sulfureuse pour le secteur. Regagner cette confiance est un chantier de longue haleine, qui nécessite bien plus que de la communication marketing. 3. Les obstacles réglementaires et institutionnels Les obstacles réglementaires du marché assurance Afrique subsaharienne constituent un frein souvent sous-estimé. Le cadre CIMA, bien qu’harmonisé, présente des rigidités qui compliquent l’innovation produit. Les délais d’agrément pour de nouvelles offres peuvent s’étaler sur plusieurs années. Les exigences en matière de capital minimum, révisées à la hausse en 2020, ont paradoxalement exclu de petits opérateurs locaux sans améliorer significativement la solvabilité du secteur. À cela s’ajoutent des lacunes dans la supervision nationale : dans plusieurs pays, les autorités de contrôle manquent de moyens humains et techniques pour faire appliquer les règles existantes. Résultat : des compagnies sous-capitalisées continuent d’opérer, alimentant la défiance généralisée. 4. Le déficit de distribution et d’éducation financière La distribution de l’assurance reste majoritairement urbaine et concentrée autour des grandes métropoles. En dehors de Dakar, Abidjan ou Douala, trouver un agent ou un courtier d’assurance relève du parcours du combattant. Les zones rurales — où vit encore une majorité de la population dans des pays comme le Mali ou le Burkina Faso — sont quasiment laissées pour compte. L’éducation financière fait également défaut. Beaucoup de citoyens ne comprennent pas le principe même de la mutualisation du risque, ni les bénéfices concrets d’une couverture décès, invalidité ou maladie. Sans pédagogie adaptée, la demande reste atone. Les pistes sérieuses pour débloquer la situation La microassurance et le mobile : un espoir concret L’essor de la téléphonie mobile offre une fenêtre d’opportunité réelle. Des initiatives comme les produits d’assurance distribués via Mobile Money (Orange Money, Wave, MTN MoMo) commencent à montrer des résultats probants au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Des primes aussi faibles que 500 FCFA par mois pour une couverture décès-hospitalisation permettent d’atteindre des populations jusque-là exclues. La microassurance en Afrique francophone représente ainsi le vecteur le plus prometteur pour faire progresser le taux de pénétration, à condition que les régulateurs assouplissent les contraintes pesant sur ces produits simplifiés. Repenser le produit pour le contexte local Les compagnies qui réussissent en 2026 sont celles qui ont abandonné le copier-coller des offres européennes. Assurances paramétriques contre les aléas climatiques pour les agriculteurs, couvertures obsèques adaptées aux pratiques funéraires locales, polices collectives pour les groupements de commerçants : l’innovation produit est la clé pour répondre aux besoins réels des populations africaines. Le rôle indispensable des pouvoirs publics L’État ne peut pas rester spectateur. L’extension progressive de la couverture maladie universelle (CMU) au Sénégal, les tentatives de régimes obligatoires au Cameroun, ou encore les réformes fiscales incitatives en Côte d’Ivoire montrent que l’intervention publique est un levier puissant. En rendant certaines assurances obligatoires — ou en subventionnant les primes pour les ménages vulnérables — les gouvernements peuvent créer les conditions d’un marché viable. FAQ — Questions fréquentes sur l’assurance en Afrique francophone Quel est le taux de pénétration de l’assurance en Afrique francophone en 2026 ? En 2026, le taux de pénétration de l’assurance dans la zone CIMA (Afrique francophone subsaharienne) reste en moyenne entre 1,5 % et 2,5 % du PIB selon les pays, bien en dessous de la moyenne mondiale qui dépasse 7 %. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont les mieux positionnés, tandis que des pays comme le Mali ou le Niger affichent des taux inférieurs à 1 %. Pourquoi l’assurance est-elle si peu adoptée au Cameroun, au Mali et au Sénégal ? Plusieurs facteurs se combinent : le coût élevé des primes par rapport aux revenus, la méfiance historique envers les assureurs due à des sinistres non réglés, le manque d’éducation financière, la prédominance des systèmes d’entraide informelle (tontines, solidarité familiale), et une distribution insuffisante hors des grandes villes. Quels sont les principaux obstacles réglementaires au développement de l’assurance en Afrique subsaharienne ? Le cadre CIMA, bien qu’harmonisé, impose des délais d’agrément longs et des exigences de capital élevées qui freinent l’innovation et l’entrée de nouveaux acteurs. La faiblesse des capacités de supervision nationale dans plusieurs pays laisse également prospérer des opérateurs insuffisamment solides, renforçant la méfiance du public. L’assurance mobile peut-elle vraiment changer la donne en Afrique francophone ? Oui, c’est l’une des pistes les plus prometteuses. La distribution via Mobile Money permet de toucher des populations rurales et à faibles revenus avec des primes très accessibles. Des expériences menées au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Ghana montrent des résultats encourageants, mais une adaptation réglementaire est nécessaire pour que ces modèles puissent se déployer à grande échelle. Comment les gouvernements africains peuvent-ils accélérer le développement du secteur assurantiel ? Plusieurs leviers existent : rendre certaines assurances obligatoires (santé, agriculture), subventionner les primes pour les ménages vulnérables, investir dans l’éducation financière, alléger les contraintes réglementaires pour les produits de microassurance, et renforcer les capacités des organes de supervision pour restaurer la confiance dans le secteur. À lire aussi conformité ESG et assurance en Afrique investissements étrangers en Afrique francophone financement des PME en Afrique secteur informel et protections sociales #### Astuces pour trouver le meilleur site à parier au Sénégal Le marché des paris africains est un phénomène assez nouveau par rapport aux pays européens, aux États-Unis et à l’Asie, où les paris sportifs sont devenus monnaie courante. Cependant, avec l’avènement de la technologie au Sénégal et le développement du pays, les sites de paris en ligne sont également apparus ici et sont devenus très demandés. Sans aucun doute, si vous avez un sport préféré et que vous ne pouvez pas vivre une journée sans regarder un match, peu importe le continent sur lequel vous vous trouvez de nos jours. Nous sommes sûrs que vous avez des questions sur les paris sportifs en ligne sénégalais. Est-ce légal ? Peut-on utiliser les cartes de crédit Visa et Orange Money ? Sur quels sports on parie ? Pourtant, la question la plus populaire est « Où parier au Sénégal ? ». Top guides de paris sportifs au Sénégal Alors, si vous vous intéressez aux informations sur le sujet de paris sportifs, nous vous proposons de faire une attention particulière aux plateformes en ligne énumérées ci-dessous.  #1 Parimobile.sn Parimobile Sénégal a été lancé récemment pour fournir les informations les plus récentes sur les paris sportifs pour tous les Sénégalais. Il contient les dernières nouvelles sportives, des conseils de paris et une note sur les paris sportifs avec des critiques détaillées sur chacun. Les évaluations et les critiques du Parimobile sont indépendantes et contiennent des avis d’experts sur les sites de paris sportifs et les casinos, leur licence, le support client, les prix et d’autres points essentiels que vous devez connaître avant de rejoindre une plate-forme de jeu. Leurs notes de paris sportifs sont basées sur plusieurs critères qu’ils jugent essentiels. Ces critères sont les suivants : sûreté et sécurité, qualité et diversité des produits, service client, paiements et les offres en cours. #2 Bookmakers.sn Bookmakers.sn compare les top sites de paris sportifs en ligne réputés qui acceptent des clients au Sénégal. Ceci est important parce que de nombreux bookmakers internationaux n’opèrent pas au Sénégal. Bookmakers.sn aide ainsi les joueurs à obtenir les meilleures cotes tout en évitant les bookmakers auxquels ils pourraient ne pas être éligibles.    Le portail ne se concentre pas sur un bookmaker, mais sur plusieurs sites de paris. Certains sont plus forts dans le football, d’autres sont plus concentrés sur le tennis, le basket-ball ou l’esport. Tout dépend de ce sur quoi vous aimez parier. Si vous êtes un fan de football, 1xBet et PremierBet sont incomparables.  #3 Wiwsport.com Le dernier de notre top est Wiwsport étant le grand site connu et aimé par plusieurs parieurs du Sénégal. Ce site est un peu différent du précédent, parce que Wiwsport est d’abord un endroit où on peut lire n’importe quelle actu sur son sport préféré : allant du football à l’esport. Toutes les nouvelles de la CAN, matchs futurs de Premier League, les transferts de Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye ou Edouard Mendy  – tout ça est présenté sur ce grand portail en ligne. Les actualités sont divisées en rubriques pour faciliter votre recherche.  En plus, vous verrez un bon guide pour télécharger l’appli 1xBet via la barre de la page d’accueil. Wiwsport gère ses réseaux sociaux tels que Instagram, Facebook, Pinterest, Youtube, Twitter, etc. Alors, c’est vraiment un bon outil pour un parieur débutant ou prof au Sénégal ! #### Au Cameroun, Eran Moas fait un geste fort pour les élèves handicapés et autistes Le 23 septembre 2024, à Yaoundé, une cérémonie s’est tenue au siège de l’association Promhandicam, marquant un tournant pour des dizaines d’élèves handicapés. La fondation ASAF Cameroun, dirigée par Eran Moas, a offert 50 bourses scolaires et des fournitures d’une valeur de 25 millions de FCFA à ces élèves, leur permettant d’entamer la nouvelle année scolaire dans de meilleures conditions. Ce qu’il faut retenir Le 23 septembre 2024, à Yaoundé, une cérémonie s’est tenue au siège de l’association Promhandicam, marquant un tournant pour des dizaines d’élèves handicapés. La fondation ASAF Cameroun, dirigée par Eran Moas, a offert 50 bourses scolaires et des fournitures. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Entrepreneuriat au CamerounActualités Afrique Ce don a été remis à l’école inclusive et au centre spécialisé Promhandicam, qui accueille des enfants souffrant de divers handicaps comme la malvoyance, la surdité, et l’autisme. L’objectif est de faciliter l’accès à une éducation adaptée et inclusive pour ces jeunes souvent marginalisés. L’initiative s’inscrit dans une série d’actions menées par la fondation pour promouvoir l’inclusion scolaire au Cameroun, en s’attaquant à la fois aux barrières liées au handicap et aux difficultés sociales de ces enfants, souvent issus de milieux défavorisés. Lors de la cérémonie, les élèves ont reçu des sacs à dos, des jeux éducatifs et d’autres fournitures indispensables pour leurs études. L’investissement financier de la fondation ne se limite pas aux bourses. Une partie des fonds sera également utilisée pour moderniser les infrastructures de Promhandicam, afin d’améliorer l’environnement scolaire et de fournir du matériel pédagogique spécialisé, indispensable à l’apprentissage des enfants en situation de handicap. La cérémonie a également été l’occasion de célébrer les efforts des enseignants et du personnel encadrant, avec la remise de récompenses aux employés les plus méritants. Ces encouragements soulignent l’importance du dévouement de l’équipe éducative pour offrir aux élèves un cadre d’apprentissage bienveillant et adapté à leurs besoins spécifiques. Promhandicam, fondée en 1975, est depuis longtemps engagée dans la promotion des droits des personnes handicapées au Cameroun. Elle accompagne les enfants et adultes dans leur éducation, leur réhabilitation et leur insertion socio-économique. Avec le soutien d’ASAF Cameroun, elle renforce sa capacité à offrir un avenir meilleur aux enfants handicapés. Eran Moas, en tant que fondateur d’ASAF Cameroun, a fait de l’éducation inclusive une priorité de ses actions humanitaires. En soutenant Promhandicam, il permet à ces enfants de surmonter des obstacles majeurs, tant sociaux qu’éducatifs. Son engagement envers l’inclusion n’est pas un geste isolé mais s’inscrit dans une stratégie à long terme visant à améliorer les conditions de vie et d’éducation des plus vulnérables. Alors que la rentrée scolaire bat son plein dans tout le pays, les élèves de Promhandicam peuvent aborder cette nouvelle année avec plus de sérénité. Grâce à ce geste généreux, ils disposent désormais des outils nécessaires pour réussir leur parcours scolaire et, au-delà, pour envisager un avenir plus inclusif et prometteur. #### Au Forum de Jeju pour la paix, le grand oral de Macky Sall pour convaincre le monde En pleine campagne pour succéder à António Guterres, l’ancien président sénégalais participe ce jeudi 25 juin à un panel décisif en Corée du Sud. Un rendez-vous aux allures de tremplin pour celui qui s’impose de plus en plus comme le candidat du multilatéralisme inclusif. À compter du 1er janvier 2027, une nouvelle personnalité prendra les rênes du 38e étage du siège des Nations Unies à New York. Après dix ans de bons et loyaux services et deux mandats, António Guterres tirera sa révérence à la fin de l’année 2026. Pour lui succéder, la bataille diplomatique bat son plein. Parmi les six profils en lice (quatre femmes et deux hommes) appelés à présenter leur vision devant l’Assemblée générale, Macky Sall s’apprête à franchir une étape cruciale de sa campagne. Ce jeudi 25 juin, l’ancien chef de l’État sénégalais participe à un panel très attendu organisé dans le cadre du Forum de Jeju, en Corée du Sud. Consacré à la paix et à la prospérité, cet événement constitue une occasion en or de s’affirmer définitivement comme le candidat de l’évidence pour diriger une organisation aujourd’hui malmenée. Une vitrine absolue pour un leadership éprouvé Pour Macky Sall, ct évènement est bien loin d’être une simple formalité : c’est l’heure de vérité sur la scène internationale. Face aux décideurs mondiaux, aux représentants des États membres et à la société civile, les candidats devront apporter des réponses concrètes sur la réforme de l’organisation et sur ses trois piliers fondamentaux : la paix et la sécurité, le développement, et les droits humains. Dans un monde profondément fracturé, où le droit international fait l’objet d’attaques directes, le besoin d’un leadership éprouvé ne s’est jamais fait autant ressentir. C’est précisément sur ce terrain que l’ancien président compte faire la différence. Fort de son expérience d’homme d’État et de son action remarquée à la tête de l’Union africaine, Macky Sall incarne une voix équilibrée, capable de bâtir des ponts et de dialoguer avec l’ensemble des puissances. Face aux autres prétendants, sa capacité à gérer des crises complexes et son autorité naturelle constituent des atouts décisifs. Le thème central du forum, axé sur la paix et la prospérité, résonne d’ailleurs parfaitement avec sa ligne diplomatique. Macky Sall porte l’ambition d’un multilatéralisme inclusif, réinventé, pragmatique et solidaire. Le successeur d’António Guterres devra surmonter d’immenses défis politiques et financiers pour garantir que l’ONU soit prête pour l’avenir. À Jeju, Macky Sall a l’opportunité de démontrer qu’il possède non seulement le carnet d’adresses et la légitimité diplomatique, mais aussi la solidité politique nécessaire pour endosser ce costume. C’est dans ce type d’exercice de haute volée qu’un excellent candidat se transforme en leader incontournable de la diplomatie mondiale. #### Aventure en terre sauvage : Rencontre avec des Français qui ont tout plaqué pour une vie de rêve dans la savane sud-africaine Quitter le confort de la vie française pour embrasser l’inconnu et la beauté sauvage de l’Afrique du Sud, c’est le pari audacieux qu’ont fait plusieurs Français. En quête d’une vie plus authentique et rythmée par les appels de la nature, ils ont troqué leur routine urbaine contre une existence extraordinaire au cœur de la savane. Rencontre avec ces pionniers qui ont tout plaqué pour vivre une aventure humaine hors du commun. L’appel du grand large : Quitter la France pour une vie en Afrique du Sud Pour ces Français, l’Afrique du Sud a représenté bien plus qu’une simple destination de vacances. Ses paysages grandioses, sa faune riche et variée et sa population chaleureuse ont exercé un attrait irrésistible. Désireux de se reconnecter à la nature et de vivre une existence plus simple et plus libre, ils ont décidé de franchir le pas et de s’installer dans ce pays aux mille contrastes. Voici une vidéo relatant cette expérience : De nouveaux défis : Adapter son mode de vie à la réalité de la savane S’installer en Afrique du Sud n’est pas sans défis. Qu’il s’agisse de s’adapter à un climat parfois rude, de trouver un nouveau travail ou de s’intégrer à une nouvelle culture, les obstacles ne manquent pas. Mais pour ces Français déterminés, ces difficultés font partie intégrante de l’aventure et constituent une source d’apprentissage et d’épanouissement personnel. Des métiers uniques au cœur de la nature : Devenir guide safari, éleveur de bétail ou gérant de lodge Loin des bureaux et des usines, les Français installés en Afrique du Sud ont embrassé des professions uniques et fascinantes. Guides safari, éleveurs de bétail, gérants de lodge, ils vivent au rythme de la nature et partagent leur passion pour la faune et la flore avec les visiteurs. Chaque jour est une nouvelle découverte, une nouvelle aventure dans ce monde sauvage et fascinant. Intégration et partage : Découvrir la culture sud-africaine et tisser des liens avec la population locale L’intégration dans la communauté locale est un élément essentiel de la réussite d’une expatriation. Apprendre la langue, découvrir les coutumes et traditions locales et tisser des liens avec les habitants sont des étapes cruciales pour se sentir chez soi en Afrique du Sud. Pour ces Français, l’échange et le partage sont des valeurs fondamentales qui enrichissent leur expérience et leur permettent de s’approprier pleinement leur nouvelle vie. Un bilan positif et des rêves plein la tête : Retour sur une aventure humaine hors du commun Malgré les défis et les moments de doute, le bilan de ces Français est résolument positif. Ils ont trouvé en Afrique du Sud une liberté et un épanouissement personnel qu’ils ne pensaient pas possibles. Leur courage et leur détermination inspirent et donnent envie de se lancer à son tour dans une aventure humaine hors du commun. L’histoire de ces Français qui ont tout plaqué pour une vie dans la savane sud-africaine est un véritable hymne à l’aventure et au dépassement de soi. Elle nous rappelle que la vie est remplie de surprises et que le bonheur peut se trouver là où on ne l’attend pas forcément. Alors, prêts à vivre votre propre rêve africain ? #### Azro, le village qui renaît de ses cendres après le séisme Le 8 septembre 2023, un séisme de magnitude 7,1 a frappé le Maroc, faisant plus de 2 000 victimes et des milliers de sans-abris. Parmi les zones les plus touchées, le village d’Azro, situé à 40 km au sud de Marrakech, a été presque entièrement détruit. Face à l’absence d’aide humanitaire, les habitants ont décidé de se prendre en main et de construire un village de fortune avec les moyens du bord. Un village dévasté par le séisme Azro était un village paisible niché au pied des montagnes de l’Atlas. Ses habitations en terre et en pierre se fondaient dans le paysage ocre et verdoyant. Mais le 8 septembre, à 10h32, tout a basculé. Un violent tremblement de terre a secoué la région, faisant s’effondrer les maisons les unes après les autres. « En quelques secondes, nous sommes devenus des sans-abris », raconte Mohamed, un habitant du village. Il a perdu sa femme et son fils dans la catastrophe. Il ne lui reste que sa fille de 8 ans, blessée à la jambe. « Nous avons tout perdu, notre maison, nos affaires, nos animaux », confie-t-il, les larmes aux yeux. Voici une vidéo relatant ce séisme : Selon les autorités locales, le village d’Azro compte deux morts et une cinquantaine de blessés sur une population d’environ 500 habitants. La plupart des maisons sont inhabitables et dangereuses. Les habitants ont l’interdiction formelle d’y retourner. Ils doivent se contenter de récupérer quelques affaires sous la surveillance des secouristes. La mobilisation des habitants Face à la situation dramatique, les habitants d’Azro n’ont pas baissé les bras. Dès le lendemain du séisme, ils ont commencé à s’organiser pour construire un village de fortune le long de la route qui mène vers les montagnes. Ils ont utilisé des bambous récupérés près de la rivière voisine, à sec à cause de la sécheresse, pour fabriquer des structures en bois. Ils ont ensuite accroché des tissus, des couvertures ou des bâches de plastique pour faire des abris provisoires. « Nous n’avons pas le choix, nous devons survivre », explique Rachid, un autre habitant du village. Il a réussi à sauver sa femme et ses trois enfants, mais il a perdu sa maison et son échoppe où il vendait des fruits et légumes. Les habitants d’Azro ont fait preuve d’une solidarité exemplaire. Ils se sont entraînés mutuellement dans la construction du campement. Ils ont partagé leurs maigres ressources : eau, nourriture, vêtements, médicaments… Ils ont aussi reçu l’aide des villages voisins, moins touchés par le séisme, qui leur ont apporté du matériel et de la nourriture. L’attente de l’aide internationale Malgré leur courage et leur débrouillardise, les habitants d’Azro ne peuvent pas tout faire seuls. Ils ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence pour faire face à leurs besoins vitaux : eau potable, nourriture, hygiène, santé… Or, cette aide tarde à arriver. « Cela fait deux jours que nous attendons », s’impatiente Rachid. Il déplore le manque de réactivité des autorités marocaines et des organisations internationales. Quelques signes montrent toutefois que la situation pourrait s’améliorer. Sur la route qui passe devant le village, des camions militaires transportant du matériel et des tractopelles se succèdent. Une équipe de la protection civile italienne est également présente pour évaluer les besoins et fournir l’aide nécessaire. « Nous sommes arrivés aujourd’hui et nous allons installer des tentes, des latrines, des points d’eau et une infirmerie », explique Giovanni, un secouriste italien. La reconstruction du village Les habitants d’Azro ne se contentent pas d’attendre l’aide humanitaire. Ils pensent déjà à l’avenir et à la reconstruction de leur village. Ils espèrent pouvoir retrouver leur mode de vie et leur identité. « Nous voulons reconstruire nos maisons avec des matériaux plus solides et plus sûrs », affirme Mohamed. Il souhaite aussi que le village soit doté d’infrastructures modernes : électricité, eau courante, école, dispensaire… Pour cela, les habitants d’Azro comptent sur le soutien du gouvernement marocain et de la communauté internationale. Ils espèrent que le séisme sera l’occasion de développer la région, longtemps délaissée et marginalisée. Ils rêvent d’un village plus beau, plus confortable et plus prospère. #### Baisse du taux d’utilisation d’internet en Afrique : focus sur les causes ! L’Afrique est un continent en plein essor technologique qui a connu ces dernières années une hausse du taux d’utilisation d’internet. Cependant, plus récemment, une autre tendance semble prendre le pas. Il s’agit d’une régression non négligeable de l’usage de l’internet. Focus sur quelques raisons pouvant justifier cette tendance. Ce qu’il faut retenir L’Afrique est un continent en plein essor technologique qui a connu ces dernières années une hausse du taux d’utilisation d’internet. Cependant, plus récemment, une autre tendance semble prendre le pas. Il s’agit d’une régression non négligeable de l’usage de. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine L’absence de dispositifs adéquats Dans plusieurs pays d’Afrique, force est de constater que malgré la digitalisation mondiale, l’internet reste un luxe. Il n’est donc pas accessible à tous. L’une des raisons pouvant justifier ce constat est la qualité des dispositifs disponibles. En effet, en Afrique, surtout subsaharienne, la connexion se fait principalement grâce à des téléphones mobiles et non avec des connexions fixes à bande X. La fibre optique devrait être la révolution. Mais, pour l’instant, on assiste malheureusement aux coupures répétées des câbles sous-marins de fibre optique existants, malgré leur insuffisance. D’ailleurs, comme expiqué dans cet article, ce fut déjà le cas des câbles SAT-3 et WACS en RDC par le passé. La restriction des accès dans certains pays Pour plusieurs raisons, le politique est déjà intervenu pour poser des barrières par rapport à l’accès à l’internet dans plusieurs pays. En Ouganda par exemple, sur ordre des dirigeants, l’accès à certains sites a été bloqué pour toute la population. Cependant, dans certains cas, cette restriction n’est que le début d’une coupure d’accès générale. Cette coupure s’installe tout doucement en commençant par les réseaux sociaux. Ce fut le cas en Tanzanie et en Ouganda précédemment. Cela s’observe généralement pendant la période électorale. Selon les dirigeants, cette restriction serait une mesure sécuritaire nécessaire pour éviter certaines dérives. Le coût élevé de la connexion Dans beaucoup de pays africains, le constat unanime est que le coût de la connexion n’est pas abordable pour tous. Les opérateurs ont d’ailleurs récemment procédé à des réajustements de leurs tarifs pour plusieurs raisons. Cependant, les consommateurs s’attendant à avoir une augmentation du débit et du volume de connexion ont été déçus. Il y a donc eu de vives réactions dans plusieurs pays comme le Bénin, la Côte d’Ivoire et plusieurs autres pays. #### Bang Casino in Africa Is It Worth Trying Out Gambling and betting remain some of the most entertaining activities that combine an exciting pastime and monetary winnings. People all over Africa look for the best online casinos, and recently, more and more of them have started to zero in on Bang Casino.  It’s a multi-regional platform that serves players from Nigeria, Kenya, Uganda, and other African regions. Bang Casino is licensed by the Betting Control and Licensing Board of Kenya, and it follows provably fair principles that guarantee honest play.  If you’ve been thinking of trying Bang Bet Casino out, hold on. It’s better to learn all the key facts about it first to understand if it’s a website that suits your needs and preferences. Payment Methods at Bang Casino Bang Casino lets its players make instant deposits and receive instant withdrawals. You can do it with the help of one of the following payment methods: Paystack Flutterwave M-Pesa If you don’t mind waiting for a little bit, you can also pay with your credit card, e-wallet, or make a direct bank transfer. Bang Casino supports every popular convenient option.    Creating an Account at Bang Bet  Some people are wary of creating their accounts on a random gambling platform, but Bang Bet Casino is safe and intuitive in this regard. While it follows the KYC principles, meaning that you’ll have to share some ID and undergo a verification process, it asks only for the most vital personal details — and it keeps them secure. The registration process is beyond simplified. All you have to do is provide your active phone number and come up with a strong password. Once you confirm that you’ve read Bang Casino’s terms and conditions, this will be all. You’ll have to wait for a confirmation: it’ll arrive at the number you indicated.  Bang Casino’s Bonuses Bang Casino has a couple of bonuses and promotions that both experienced and new players are sure to appreciate. They comprise: A welcome bonus. There is a 200% welcome bonus offered to first-time players who have made their first deposit.   Weekly cashback bonus. If you play regularly, you can get 7% of your losses back at the end of the week.  A Mega Million Jackpot. This is a huge jackpot with a value of over 17 million: to qualify, you’ll need to play one of the outlined games.   A Royal Jackpot. This is another big jackpot that comes with extra prizes; its terms are similar to a Mega Million Jackpot —- you have to play one of the featured games at Bang Casino.  Bang Casino could add more promotions to its website — right now, their number is lacking. However, the existing bonuses and offers are good enough to be commended.   Selecting a Game of Your Choice Bang Casino has a limited selection of games, but there are options in different categories, such as slots, crash games, live or table games, etc. The sports betting market is extensive: all major sports and events are covered, and the odds are better than in most other places.  Getting in Touch with Customer Support  Bang Casino’s support team provides help 24/7. You can contact them through whatever means you find most comfortable. They include making a call, writing an email, leaving a WhatsApp message, or initiating an instant chat.  The Verdict Is Bang Casino worth trying out? If you like gambling or sports betting, then yes, it is. You can count on a simple registration process, a good welcome bonus, helpful support, and a chance to get your winnings in an instant. While drawbacks are present, they are minor, and they will unlikely ruin your enjoyment.  #### Banques africaines : comment elles résistent face aux géants étrangers À l’ombre des gratte-ciel de Lagos, Nairobi ou Abidjan, une bataille silencieuse s’opère. Celle des banques africaines, longtemps perçues comme fragiles, qui tiennent tête aux mastodontes financiers venus d’Europe, d’Amérique ou d’Asie. Comment ces institutions locales parviennent-elles à résister, voire à prospérer, face à des géants aux ressources colossales ? Le secret est peut-être plus africain qu’on ne le croit. Un enracinement local que les géants n’ont pas Dans les rues de Dakar, la file d’attente devant l’agence d’une banque sénégalaise ne désemplit pas. Ce n’est pas la promesse de taux alléchants qui attire, mais la confiance. « Ici, on connaît mon nom. Je peux parler wolof avec mon conseiller. Ce n’est pas pareil avec les banques étrangères », confie Aminata Diop, commerçante au marché Sandaga. Cette proximité culturelle et linguistique constitue l’un des atouts majeurs des banques africaines. Elles comprennent les réalités locales, les cycles économiques informels, et savent adapter leurs produits aux besoins spécifiques des populations. Une approche que les grandes banques internationales peinent souvent à reproduire. « Les banques africaines ont un avantage comparatif sur le terrain. Elles parlent le langage de leurs clients, au sens propre comme au figuré », analyse Jean-Baptiste Kouassi, économiste ivoirien basé à Abidjan. Une digitalisation accélérée et ciblée Alors que certaines banques européennes ferment encore des agences physiques, les banques africaines investissent massivement dans le numérique. Et pas n’importe comment. Elles misent sur des solutions mobiles adaptées à des millions de clients non bancarisés. En 2023, plus de 60 % des transactions bancaires en Afrique subsaharienne se sont faites via le mobile, selon un rapport de la GSMA. Des plateformes comme M-Pesa au Kenya ou Orange Money en Afrique de l’Ouest ont révolutionné l’accès aux services financiers. « Nous avons compris que le futur de la banque en Afrique ne se joue pas dans les tours de verre, mais dans la poche du client », explique Fatoumata Bâ, entrepreneure dans la fintech à Lagos. Cette stratégie numérique permet aux banques africaines de contourner les lourdeurs structurelles, tout en touchant des zones rurales où aucune banque étrangère n’ose s’aventurer. Des alliances stratégiques plutôt que des confrontations Face aux puissances financières venues de l’extérieur, les banques africaines ne cherchent pas toujours l’affrontement. Beaucoup optent pour des partenariats intelligents. En 2022, Ecobank a signé un accord avec Mastercard pour renforcer ses services digitaux dans 33 pays africains. Ces alliances permettent aux banques locales de bénéficier de technologies avancées, tout en gardant le contrôle sur leur clientèle. « C’est une forme de cohabitation stratégique. Les banques africaines savent qu’elles ne peuvent pas tout faire seules, mais elles refusent de se faire avaler », observe Nadia El Mansouri, analyste en finance à Casablanca. Cette logique de coopération sélective permet également de mieux résister aux périodes de turbulence économique, en mutualisant les risques et les ressources. Une montée en puissance silencieuse mais réelle On les croyait fragiles, peu capitalisées, vulnérables aux crises. Pourtant, plusieurs banques africaines affichent aujourd’hui des bilans solides. Le groupe marocain Attijariwafa Bank, par exemple, est présent dans une quinzaine de pays et gère plus de 10 millions de clients. La Nigerian Access Bank a récemment fusionné avec Diamond Bank, formant l’un des plus grands groupes bancaires du continent. En Afrique de l’Est, Equity Bank ne cesse d’étendre son empreinte, avec des investissements stratégiques au Rwanda, en Ouganda et au Soudan du Sud. « Ces banques ne font pas de bruit, mais elles avancent. Elles construisent des empires régionaux, lentement mais sûrement », note Michel Tchamda, consultant camerounais en stratégie bancaire. Leur force ? Une croissance organique, une connaissance fine du terrain, et une capacité à innover localement. Des défis persistants mais mieux maîtrisés Tout n’est pas rose pour autant. Les banques africaines doivent faire face à des défis structurels : faibles taux de bancarisation, instabilité politique, risques de change, et parfois, manque de transparence. Mais elles apprennent à naviguer dans ces eaux troubles. Le renforcement des régulateurs, comme la BCEAO ou la Banque centrale du Nigeria, a permis d’assainir le secteur. Les normes de conformité se sont durcies, et les audits sont plus fréquents. « Il y a dix ans, certaines banques africaines n’auraient pas passé un audit international. Aujourd’hui, elles sont cotées, notées, et surveillées. Elles deviennent matures », souligne Léonard Moukoko, ancien cadre de la BEAC. Cette professionnalisation progressive réduit l’écart avec les standards mondiaux, rendant les banques africaines plus compétitives face aux géants étrangers. Une confiance populaire qui fait la différence Au-delà des chiffres et des stratégies, c’est peut-être la confiance populaire qui constitue la véritable force des banques africaines. Dans un continent où l’argent est souvent une affaire communautaire, la banque est perçue comme un pilier social. « Ma grand-mère n’a jamais eu de compte en banque. Moi, j’ai ouvert le mien à 17 ans dans une banque locale. Ce n’est pas juste une institution, c’est un symbole de progrès », raconte Idriss, étudiant à Ouagadougou. Cette dimension affective, presque identitaire, échappe souvent aux banques étrangères. Elle explique pourquoi, malgré des campagnes marketing agressives, leur part de marché reste limitée dans de nombreux pays africains. Et si la résilience des banques africaines venait justement de cette relation intime, presque invisible, qu’elles entretiennent avec leur peuple ? #### Banques centrales africaines : la bataille contre l’inflation Le soleil se levait à peine sur Lagos quand Adaobi a découvert que le prix de son pain quotidien avait encore augmenté. “Hier, c’était 500 nairas. Aujourd’hui, c’est 700”, soupira-t-elle en rangeant ses billets. Comme des millions d’Africains, elle subit de plein fouet la flambée des prix. Derrière ces hausses, une guerre silencieuse se joue dans les coulisses : celle des banques centrales contre l’inflation, un ennemi aussi insaisissable que tenace. Une inflation galopante qui ronge les économies Depuis 2020, l’inflation s’est installée dans le quotidien de nombreux pays africains. En Éthiopie, elle a dépassé les 30 % en 2022. Au Ghana, elle a culminé à plus de 50 % début 2023. Même les économies plus stables comme le Maroc ou le Sénégal n’ont pas été épargnées par la hausse des prix alimentaires et de l’énergie. La pandémie de COVID-19, suivie par la guerre en Ukraine, a bouleversé les chaînes d’approvisionnement mondiales. Les devises africaines, déjà fragiles, ont chuté face au dollar. Résultat : les importations coûtent plus cher, et les populations paient le prix fort. “L’inflation, c’est une taxe invisible sur les pauvres”, explique Dr. Ibrahim Ndiaye, économiste au Centre d’études monétaires de Dakar. “Elle érode le pouvoir d’achat, détruit l’épargne, et alimente l’instabilité sociale.” Des banques centrales sur la défensive Face à cette menace, les banques centrales africaines ont sorti l’artillerie lourde : hausse des taux d’intérêt, resserrement de la masse monétaire, contrôle des capitaux. La Banque centrale du Nigeria, par exemple, a relevé son taux directeur à 18,75 % en 2023, un niveau record. La Banque du Ghana, elle, l’a porté à 30 %. Mais ces mesures ont un coût. “Lutter contre l’inflation, c’est comme appuyer sur les freins d’une voiture lancée à pleine vitesse”, résume Fatoumata Diallo, analyste financière à Abidjan. “Vous ralentissez l’économie, vous découragez l’investissement, et parfois, vous provoquez une récession.” Dans plusieurs pays, ces politiques monétaires restrictives ont fait bondir les taux d’emprunt, étouffant les petites entreprises et aggravant le chômage. Un dilemme cruel pour les gouverneurs de banques centrales, souvent pris entre le marteau de l’inflation et l’enclume de la croissance. La dépendance au dollar, talon d’Achille du continent Une grande partie de l’inflation importée vient de la dépendance des économies africaines au dollar. Qu’il s’agisse d’acheter du blé, du carburant ou des médicaments, la plupart des transactions internationales se font en monnaie américaine. Or, depuis 2022, la Réserve fédérale des États-Unis a relevé ses taux à plusieurs reprises, renforçant le dollar et affaiblissant les monnaies africaines. “Chaque fois que le dollar monte, nos importations deviennent plus chères”, déplore Joseph Mwangi, directeur d’une société agroalimentaire à Nairobi. “C’est comme si on payait une double peine.” Certains pays tentent de diversifier leurs partenaires commerciaux ou de signer des accords en monnaies locales. Mais ces initiatives restent marginales. La domination du dollar demeure un fardeau lourd à porter pour les politiques monétaires africaines. Des outils encore limités face à la complexité du problème Malgré leur volonté, les banques centrales africaines souffrent souvent d’un manque d’indépendance, de ressources et de données fiables. Dans plusieurs pays, les pressions politiques influencent les décisions monétaires. Difficile, dans ces conditions, de prendre des mesures impopulaires mais nécessaires. “Nous avons besoin de plus d’autonomie pour agir efficacement”, confie sous anonymat un cadre de la Banque centrale du Mozambique. “Sinon, on reste dans la réaction, jamais dans l’anticipation.” De plus, les économies africaines sont majoritairement informelles. Selon la Banque mondiale, plus de 80 % des emplois en Afrique subsaharienne relèvent du secteur informel. Cela complique la transmission des politiques monétaires et rend l’inflation plus difficile à mesurer et à maîtriser. Vers une coopération monétaire régionale ? Face à ces défis, certains experts plaident pour une approche régionale. L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), avec sa monnaie commune – le franc CFA – et sa banque centrale unique, la BCEAO, offre un exemple de coordination monétaire. En Afrique de l’Est, la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) discute également d’une union monétaire. “L’intégration régionale permettrait de renforcer la résilience face aux chocs extérieurs”, estime le professeur Jean-Marie Mbemba, spécialiste des politiques monétaires à Kinshasa. “Mais cela suppose une convergence économique réelle, ce qui est encore loin d’être acquis.” La création d’une monnaie unique africaine, l’eco, reste pour l’instant un projet symbolique, freiné par des divergences politiques et économiques. Pourtant, à long terme, une plus grande coordination pourrait offrir aux banques centrales des outils plus puissants pour stabiliser les prix. Une bataille de longue haleine Dans les rues de Cotonou, Tunis ou Lusaka, l’inflation continue de faire des ravages silencieux. Les banques centrales, souvent critiquées mais indispensables, poursuivent leur combat dans l’ombre. Un combat semé d’embûches, entre pressions politiques, contraintes structurelles et chocs exogènes. “Nous avançons à tâtons, mais nous avançons”, affirme fièrement Dr. Grace Musoke, gouverneure adjointe de la Banque centrale du Kenya. “Notre mission est de protéger la stabilité, même quand tout vacille autour.” Mais jusqu’où ces institutions pourront-elles tenir sans réformes profondes du système économique mondial ? Et si la véritable solution à l’inflation en Afrique ne se trouvait pas seulement dans les chiffres, mais dans une refondation des rapports de force monétaires à l’échelle globale ? #### Bassirou Diomaye Faye, l’inattendu président du Sénégal Au Sénégal, un vent de changement souffle sur le paysage politique. Bassirou Diomaye Faye, un candidat qui se revendique “antisystème”, est sur le point de prendre les rênes d’un pays en quête de renouveau. Son parcours atypique et ses idées audacieuses ontsu séduire un électorat las du statu quo. Plongeons dans l’histoire de cet homme qui, contre toute attente, s’apprête à diriger la destination du Sénégal. Des racines populaires à la classe politique Issu d’un modeste village de Casamance, Bassirou Diomaye Faye est loin des élites urbaines qui monopolisaient jusqu’alors le pouvoir. Fils d’un cultivateur de riz, il a grandi au sein d’une communauté rurale, imprégnée des traditions et des défis du quotidien.  Voici une vidéo présentant cet homme politique : C’est cette expérience de terrain qui a façonné sa vision du monde et son désir ardent de changement social. Après des études supérieures mouvementées, ponctuées de périodes de chômage, il s’est lancé dans une carrière d’enseignant avant de se frayer un chemin sur la scène politique nationale. Un programme radical et un discours sans détour Le programme de Bassirou Diomaye Faye ne manque pas d’audace. Il prône une profonde réforme de l’État, une lutte sans merci contre la corruption endémique et un rééquilibrage des richesses au profit des populations les plus défavorisées. Son discours tranche avec la langue de bois traditionnelle, fustigeant sans ménagement le “système” en place et n’hésitant pas à remettre en cause les acquis des élites. Cette rhétorique anti-establishment a fait mouche auprès d’un électorat las des promesses non tenues. Un parcours semé d’embûches Mais le chemin vers la présidence n’a pas été un long fleuve tranquille pour Bassirou Diomaye Faye. Dès les prémices de sa campagne, il a essuyé les foudres du pouvoir en place, subissant pressions et entraves. Certains de ses meetings ont été interdits, tandis que des poursuites judiciaires menaçaient de faire dérailler sa course vers le sommet. Pourtant, rien ne semble avoir pu arrêter l’élan populaire qui l’a porté jusqu’à la magistrature suprême. Une base militante ardente et dévouée L’un des atouts majeurs de Bassirou Diomaye Faye réside dans sa base militante, composée principalement de jeunes urbains et de populations rurales. Galvanisés par son discours de rupture, ces partisans se sont érigés en véritables fers de lance de sa campagne. Présents sur les réseaux sociaux et dans les rues, ils ont mené un combat acharné pour faire entendre la voix de leur champion, bravant parfois la répression des forces de l’ordre. Cette ferveur populaire a été l’un des moteurs de la percée surprise de Diomaye Faye. Défis titanesques et attentes élevées  Désormais aux commandes du pays, le nouveau président devra relever des défis titanesques pour concrétiser ses ambitieuses promesses. La réforme des institutions, la lutte contre la pauvreté et le sous-développement, ainsi que l’assainissement de la gouvernance figurent au sommet de son agenda. Les attentes sont immenses, tant de la part de ses fervents soutiens que des observateurs internationaux. Parviendra-t-il à apaiser les tensions et à rassembler un pays divisé ? Saura-t-il transformer son discours révolutionnaire en réelles transformations sur le terrain ? L’avenir le dira. En remportant cette élection historique, Bassirou Diomaye Faye a déjoué tous les pronostics et brisé les codes de la politique traditionnelle au Sénégal. Son accession à la présidence marque un tournant décisif pour ce pays d’Afrique de l’Ouest, où un vent de changement radical semble se lever. Toutefois, les défis qui l’attendent sont immenses, et seul le temps dira s’il parviendra à concrétiser ses promesses audacieuses. Une chose est sûre, le Sénégal s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire sous l’impulsion de cet inattendu président issu du peuple. #### Bénin : Cotonou, nouvelle porte d’entrée commerciale Le vent chaud de l’Atlantique caresse les quais du port de Cotonou. Là, entre les conteneurs empilés et les grues mécaniques, une effervescence nouvelle s’installe. Des camions défilent, des voix s’élèvent en plusieurs langues, et dans l’air flotte une promesse : celle d’un avenir commercial qui se joue ici, au Bénin, dans cette ville longtemps en marge des grandes routes du commerce mondial. Un port stratégique en pleine transformation Depuis quelques années, Cotonou ne cesse de changer de visage. Le port autonome, longtemps considéré comme vétuste, a fait l’objet d’une modernisation ambitieuse. Grâce à un partenariat public-privé avec le groupe Bolloré, puis sous la gestion de la société béninoise SOBEMAP, les infrastructures portuaires ont été repensées pour répondre aux standards internationaux. « Aujourd’hui, le port de Cotonou peut accueillir des navires de plus de 300 mètres de long. Il y a dix ans, cela aurait été impensable », confie Alain Gbaguidi, ingénieur maritime et consultant en logistique. « Le dragage du chenal, l’agrandissement des quais et l’automatisation de certaines opérations ont tout changé. » En 2023, le port a traité plus de 11 millions de tonnes de marchandises, soit une hausse de 25 % par rapport à 2020. Des chiffres qui traduisent une montée en puissance rapide, portée par la volonté du gouvernement béninois de faire de Cotonou un hub régional incontournable. Une alternative crédible aux ports saturés de la région Dans le golfe de Guinée, les ports d’Abidjan, de Lagos ou de Tema sont souvent engorgés. Les temps d’attente y dépassent parfois les 72 heures, ce qui entraîne des surcoûts pour les importateurs. Cotonou, avec sa nouvelle fluidité, attire donc naturellement les opérateurs en quête d’efficacité. « Nous avons commencé à rediriger une partie de nos cargaisons vers Cotonou depuis l’année dernière », explique Marie-Andrée Kouassi, directrice logistique d’une entreprise ivoirienne spécialisée dans les produits électroniques. « Le déchargement y est plus rapide, les frais portuaires sont compétitifs, et les procédures douanières ont été simplifiées. » Le Bénin a en effet mis en place une plateforme numérique unique pour les formalités douanières, réduisant drastiquement les délais de dédouanement. En moyenne, une cargaison peut être libérée en moins de 48 heures, contre plus de 5 jours auparavant. Une ambition régionale assumée Le positionnement géographique de Cotonou est un atout majeur. Située à la croisée des routes commerciales d’Afrique de l’Ouest, la ville est connectée à des marchés-clés comme le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso ou encore le Mali. « Cotonou est en train de devenir la porte d’entrée du Sahel », affirme Idriss Maïga, transporteur nigérien. « Pour nous, c’est plus simple de passer par ici que par Lagos ou Lomé. Les routes sont meilleures, et les contrôles moins chaotiques. » Le corridor Cotonou-Niamey a d’ailleurs été renforcé par la réhabilitation de plusieurs tronçons routiers et la mise en place de postes de contrôle automatisés. À terme, le gouvernement béninois souhaite même relancer le projet de chemin de fer reliant Cotonou à Parakou, puis au Niger. Des investissements massifs et ciblés La transformation de Cotonou ne repose pas uniquement sur son port. Toute la ville est en train de se réinventer pour accompagner cette dynamique commerciale. Des zones économiques spéciales ont été créées en périphérie, notamment à Sèmè-Podji, avec des avantages fiscaux pour les entreprises étrangères. En parallèle, l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin a été rénové pour accueillir plus de fret aérien, et une liaison rapide entre le port et l’aéroport est en cours de construction. L’objectif : faire de Cotonou un nœud logistique multimodal. « Le Bénin a compris que l’avenir se joue sur l’intégration des modes de transport », analyse Jean-Paul Dossou, urbaniste et spécialiste des infrastructures. « Ce qu’ils construisent ici, c’est une plateforme complète, capable de rivaliser avec les plus grands. » Un pari sur la stabilité et la transparence Dans une région marquée par l’instabilité politique et l’insécurité, le Bénin mise aussi sur sa stabilité institutionnelle pour attirer les investisseurs. Le pays est régulièrement cité comme l’un des plus sûrs d’Afrique de l’Ouest, avec une gouvernance jugée relativement efficace. Le gouvernement a renforcé les dispositifs anti-corruption dans les services portuaires et douaniers, et plusieurs agents ont été sanctionnés ces dernières années. Une transparence qui séduit les opérateurs internationaux. « On sent une vraie volonté politique », souligne Pierre Leclerc, représentant d’une société française d’import-export. « Tout n’est pas parfait, mais il y a une dynamique rare en Afrique de l’Ouest. On sent que Cotonou veut jouer dans la cour des grands. » Des défis persistants mais un cap clair Malgré cette montée en puissance, Cotonou n’est pas encore à l’abri des défis. Les infrastructures routières restent fragiles à certains endroits, les coupures d’électricité peuvent perturber les opérations, et la concurrence régionale reste féroce. Mais le cap est clair. Le Bénin veut faire de sa capitale économique un centre névralgique du commerce ouest-africain. Et les premiers résultats sont déjà visibles : les recettes douanières ont bondi de 40 % en trois ans, et le nombre d’entreprises étrangères installées à Cotonou a doublé depuis 2020. « Ce n’est que le début », assure fièrement Rodrigue Hounwanou, directeur adjoint du port. « Nous avons encore beaucoup à faire, mais nous savons où nous allons. Cotonou est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire. » Alors que les projecteurs étaient autrefois braqués sur Lagos ou Abidjan, une autre lumière s’allume doucement sur les rives du Bénin. Cotonou, discrète mais déterminée, pourrait bien devenir l’un des nouveaux visages du commerce africain. Mais le monde est-il prêt à la voir ainsi ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Bénin : Cotonou, nouvelle porte d’entrée commerciale en Afrique de l’Ouest À l’aube, les klaxons des camions se mêlent aux cris des dockers sur le port de Cotonou. Le soleil se lève lentement sur les grues métalliques qui s’activent sans relâche. Ici, chaque conteneur déchargé raconte une histoire de commerce, de transformation, d’ambition. Depuis quelques années, cette ville côtière du Bénin attire l’attention de tout un continent. En silence, mais avec détermination, Cotonou est en train de redessiner la carte économique de l’Afrique de l’Ouest. Un port en pleine métamorphose Le port autonome de Cotonou, longtemps considéré comme un simple point de transit régional, connaît une véritable renaissance. Modernisé grâce à un partenariat stratégique avec le Port d’Anvers en Belgique, il a vu ses capacités logistiques multipliées. En 2023, plus de 11 millions de tonnes de marchandises y ont transité, un record pour le Bénin. « On a doublé notre capacité de traitement en moins de cinq ans », affirme Fiacre Houngbédji, directeur adjoint du port. « Aujourd’hui, nous sommes capables de rivaliser avec les plus grands hubs de la sous-région. » Les investissements ne s’arrêtent pas là. De nouveaux terminaux à conteneurs, des systèmes de gestion numérique du fret et une meilleure interconnexion ferroviaire sont en cours de déploiement. L’objectif est clair : faire de Cotonou un carrefour logistique incontournable entre le Sahel et l’Atlantique. Une alternative stratégique à Lomé et Abidjan Dans la course aux ports les plus compétitifs d’Afrique de l’Ouest, Cotonou s’impose désormais comme une alternative sérieuse à Lomé (Togo) et Abidjan (Côte d’Ivoire). Sa position géographique centrale entre le Nigéria et le Burkina Faso lui confère un avantage naturel. « Pour nous, acheminer nos produits par Cotonou est devenu plus rapide et moins coûteux », explique Alassane Tiemogo, un importateur burkinabè de pièces détachées. « Avant, on passait par Abidjan ou Tema, mais les délais étaient trop longs. » Le corridor Cotonou-Niamey-Ouagadougou est désormais l’un des plus fréquentés de la région. Le gouvernement béninois, conscient de cet atout, a renforcé les infrastructures routières et douanières pour fluidifier le trafic. Résultat : les délais de dédouanement ont été réduits de 40 % en moyenne depuis 2021. Une politique économique tournée vers l’ouverture Le succès de Cotonou ne tient pas qu’à ses infrastructures. Il est aussi le fruit d’une volonté politique assumée. Depuis l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon, le Bénin a misé sur la transparence, la numérisation des services publics et l’amélioration du climat des affaires. « Le port est devenu un symbole de notre ambition économique », déclare Romuald Wadagni, ministre d’État en charge de l’économie et des finances. « Nous voulons faire du Bénin un pays de services et de transit, au cœur des échanges ouest-africains. » Cette stratégie porte ses fruits. En 2022, le Bénin a enregistré une croissance de 6,3 %, l’une des plus dynamiques de la région. Les investissements directs étrangers sont en hausse, notamment dans les secteurs du transport, de la logistique et de l’agro-industrie. Des zones économiques spéciales en plein essor Autour du port, de vastes zones économiques spéciales (ZES) ont vu le jour. La plus emblématique est sans doute celle de Glo-Djigbé, à une quarantaine de kilomètres de Cotonou. Sur plus de 1 600 hectares, elle accueille déjà des usines de transformation de coton, de noix de cajou et de produits agroalimentaires. « Nous ne voulons plus être seulement un pays de transit. Nous voulons créer de la valeur sur place », insiste Léonce Gbaguidi, directeur du développement industriel à l’APIEx. « Chaque tonne de cajou transformée localement rapporte trois fois plus que si elle était exportée brute. » Les autorités misent sur l’industrialisation pour créer des emplois, attirer des capitaux et diversifier l’économie. Plus de 12 000 emplois directs ont déjà été créés dans les ZES, selon les chiffres officiels. Un pont entre le Sahel enclavé et le monde Pour les pays sahéliens comme le Niger, le Mali ou le Burkina Faso, Cotonou représente bien plus qu’un simple port. C’est une bouffée d’oxygène. Dans un contexte régional marqué par l’insécurité et les tensions politiques, l’accès à un débouché stable et efficace est crucial. « Cotonou est notre lien vital avec l’extérieur », confie Issoufou Maïga, commerçant nigérien basé à Maradi. « Quand les routes sont sûres et que les marchandises arrivent à temps, toute l’économie locale respire. » Le Bénin a su capitaliser sur cette dépendance en tissant des accords bilatéraux avec ses voisins, facilitant le transit et la sécurité des marchandises. Une diplomatie économique discrète, mais redoutablement efficace. Vers une redéfinition des routes commerciales africaines Ce qui se joue à Cotonou dépasse les frontières béninoises. C’est toute la géographie commerciale de l’Afrique de l’Ouest qui est en train de se transformer. Les routes traditionnelles, longtemps orientées vers les anciennes puissances coloniales, laissent place à de nouveaux circuits, plus africains, plus intégrés. Le projet de Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait accélérer cette dynamique. Et dans ce puzzle en recomposition, Cotonou semble déterminé à occuper une place centrale. « Nous ne sommes plus à la périphérie du commerce mondial », affirme avec fierté une entrepreneure béninoise installée dans la zone portuaire. « Nous sommes en train d’en devenir un des centres. » Mais cette ambition soulève aussi des défis : congestion urbaine, pression foncière, risques environnementaux. La croissance rapide de Cotonou devra s’accompagner d’une planification urbaine rigoureuse et d’une gouvernance inclusive pour éviter les écueils. Alors que les conteneurs continuent de s’empiler sur les quais, une question demeure : Cotonou réussira-t-elle à transformer cette effervescence commerciale en véritable moteur de développement durable pour toute la région ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Benin : une affaire de harcèlement sexuel à la télévision nationale bouleverse la direction générale Au moment où le monde entier est secoué par une crise sanitaire sans précédent crée par le covid-19, le peuple béninois, et précisément la direction générale de la télévision béninoise est obligée de faire face à une affaire d’harcèlement sexuel. L’affaire pendait, il y a longtemps, dans cette administration mais elle vient d’être réveillée par  deux jeunes dames, pensionnaires de ladite maison. Il s’agit de deux journalistes, Angéla Kpeidja de la télévision nationale et Priscille Kpogbeme, mise au chômage par cette télévision.  Le témoignage accablant de deux jeunes dames   En effet Angéla Kpeidja  qui travaille encore à la télévision nationale béninoise, a bravé les réserves de ce statut pour révéler à  la face du monde entier, une affaire d’harcèlement sexuel qui ronge  l’administration de l’appareil national. C’était à l’occasion de la  fête du travail.  Selon elle, ce sont plusieurs journalistes qui subissent ces humiliations. Quant à Priscille Kpogbeme c’est dans une   vidéo postée sur sa page Facebook qui lui sert de moyen pour dénoncer ses bourreaux . Face à la gravité des révélations, la réaction de la direction de la  télévision  nationale béninoise n’a pas attendue longtemps. «  Nous voudrions porter à votre connaissance qu’à ce jour, la Direction générale de l’ORTB n’a reçu aucune plainte portant sur harcèlement moral, sexuel ou pour viol sur un personnel féminin. Des faits qui, s’ils existent, sont suffisamment graves pour être seulement dénoncés Angela Kpeidja. Nous sommes en parfaite harmonie avec  les  valeurs de notre maison à savoir Professionnalisme, Innovation et Esprit d’Equipe. En effet  l’ORTB demeure une entreprise au sein de laquelle les droits et devoirs des travailleurs sont garantis » écrit la direction de la télévision nationale béninoise. Il faut noter que cette réaction est antérieure à une rencontre du Président de la  République béninoise, Patrice Talon avec les deux entités en conflit.  Le président béninois Patrice Talon obligé de réagir  « J’ai tenu, ce mardi 5 mai 2020, une séance de travail avec les responsables de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB), certains membres de mon Gouvernement dont le Ministre de la Communication et Mme Angela KPEIDJA suite à sa dénonciation de faits graves dont elle aurait été victime. Je me suis intéressé au sujet, convaincu que de nombreuses femmes béninoises, dans le cadre de leur travail, peuvent être sujettes à ces pratiques répréhensibles. En effet, dans la société moderne que s’emploie à bâtir au quotidien notre Gouvernement avec l’ensemble du peuple béninois, les pratiques liées aux harcèlements, aux violences basées sur le genre, ne doivent pas avoir droit de cité et ne doivent pas rester impunies », a écrit le Président. Avant de renchérir « Cela est valable pour cet office comme pour l’ensemble des administrations publiques et privées de notre pays. D’ores et déjà, j’ai la conviction que l’acte posé par Mme Angela KPEIDJA sera le déclencheur d’une aube nouvelle pour faire en sorte que les victimes d’abus à caractère sexuel soient mieux protégées dans notre pays », souligne Patrice Talon. #### Bénin : une success story méconnue dans le domaine de la géopolitique Quand on évoque les puissances géopolitiques en Afrique, rares sont ceux qui pensent au Bénin. Pourtant, dans l’ombre des projecteurs, ce petit pays d’Afrique de l’Ouest tisse patiemment une toile d’influence, de stabilité et d’innovation diplomatique qui force l’admiration. Une stratégie discrète, mais redoutablement efficace, qui intrigue de plus en plus les observateurs internationaux. Un pays discret au cœur des enjeux régionaux Le Bénin ne possède ni pétrole en abondance, ni armée surdimensionnée. Pourtant, il joue aujourd’hui un rôle central dans l’équilibre de l’Afrique de l’Ouest. Situé entre le Nigeria, géant régional, et le Togo, le pays s’est imposé comme un trait d’union stratégique entre les blocs francophones et anglophones. « Le Bénin est devenu un médiateur naturel dans les conflits régionaux. Sa neutralité et sa stabilité politique en font un interlocuteur crédible », explique Florence Koudjo, analyste au Centre africain de géopolitique. En effet, depuis les années 2010, le pays a multiplié les initiatives diplomatiques, souvent dans la discrétion la plus totale. En 2022, par exemple, alors que les tensions montaient entre le Burkina Faso et le Niger autour de la gestion transfrontalière des ressources hydriques, c’est à Cotonou que les premières discussions ont eu lieu. Sans tambour ni trompette, mais avec des résultats concrets. Une diplomatie d’influence fondée sur la confiance Le secret de cette réussite ? Une diplomatie patiente, fondée sur la confiance et le respect des souverainetés. Contrairement à d’autres États qui misent sur la puissance ou la pression, le Bénin privilégie le dialogue et le partenariat. « Nous ne venons jamais avec des solutions toutes faites. Nous écoutons d’abord, puis nous construisons ensemble », confie un haut fonctionnaire du ministère béninois des Affaires étrangères, sous couvert d’anonymat. Cette approche a séduit plusieurs pays de la région, qui voient en Cotonou un partenaire fiable, loin des logiques de domination. Le pays a également multiplié les accords bilatéraux dans des domaines clés : sécurité, éducation, environnement. En 2021, le Bénin a signé un pacte de coopération sécuritaire avec le Ghana et le Togo, visant à lutter contre la montée des groupes armés dans la région frontalière. Un accord salué par l’Union africaine pour son caractère « novateur et pragmatique ». Une stabilité politique rare dans la région Dans une Afrique de l’Ouest secouée par les coups d’État et les transitions chaotiques, le Bénin fait figure d’exception. Depuis le retour au multipartisme en 1990, le pays a connu des alternances démocratiques régulières, sans effusion de sang. Cette stabilité, bien que parfois critiquée pour son autoritarisme croissant, reste un atout géopolitique majeur. « Le Bénin inspire confiance parce qu’il est prévisible », analyse Thomas N’Diaye, politologue sénégalais. « Les investisseurs, les diplomates, les ONG savent à quoi s’attendre. » En 2023, le pays a été classé 6e en Afrique en matière de gouvernance selon l’indice Mo Ibrahim, devant des poids lourds comme le Kenya ou le Maroc. Une performance qui renforce sa position sur la scène régionale. Le port de Cotonou, outil stratégique d’influence Mais c’est aussi sur le plan économique que le Bénin joue une carte géopolitique fine. Le port de Cotonou, modernisé en profondeur depuis 2018, est devenu un hub logistique incontournable pour plusieurs pays enclavés comme le Niger, le Burkina Faso et même le Mali. Avec plus de 12 millions de tonnes de marchandises traitées en 2022, le port dépasse désormais celui de Lomé en termes de flux vers l’intérieur du continent. Ce rôle de plateforme régionale donne au Bénin un levier diplomatique puissant : celui du transit et de l’interconnexion. « Nous savons que notre port est stratégique. Mais nous l’utilisons comme un outil de coopération, pas de chantage », précise Hervé Dossou, directeur de la Société béninoise des ports. Une nuance qui fait toute la différence dans une région où les tensions commerciales peuvent vite dégénérer. Une montée en puissance dans les organisations internationales Le Bénin ne se contente plus d’être un acteur régional. Il ambitionne désormais une voix plus forte sur la scène internationale. En témoignent ses récentes prises de position à l’ONU, notamment sur les questions de migration et de changement climatique. En 2021, le pays a été élu au Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Une première qui a surpris plus d’un observateur. « Le Bénin a su construire une image de pays modéré, constructif et tourné vers l’avenir. Cela plaît aux grandes puissances », note l’ambassadeur allemand à Cotonou, Klaus Meier. Le pays a également renforcé ses liens avec des puissances émergentes comme la Turquie, le Brésil et l’Inde, diversifiant ainsi ses partenaires et évitant les dépendances unilatérales. Une stratégie de long terme, pensée pour durer. Une jeunesse formée à la diplomatie de demain Enfin, le Bénin mise sur sa jeunesse pour consolider sa place sur l’échiquier africain. Depuis 2019, l’Institut national de formation diplomatique de Cotonou accueille chaque année une centaine d’étudiants venus de toute l’Afrique de l’Ouest. « Nous voulons former une nouvelle génération de diplomates africains, ancrés dans leur culture mais ouverts au monde », explique la directrice de l’institut, Aïssatou Bello. Les cours y mêlent géopolitique, négociation, langues étrangères et gestion de crise. Cette initiative, soutenue par l’Union européenne et l’UNESCO, fait du Bénin un pôle de formation régional en matière de relations internationales. Une manière subtile mais efficace d’étendre son influence intellectuelle et culturelle. « Le Bénin ne fait pas de bruit, mais il avance. Et bientôt, il faudra compter avec lui », prévient le chercheur ivoirien Pascal Kouamé. Alors que l’Afrique redéfinit ses équilibres, le Bénin trace sa route, loin des projecteurs, mais avec une détermination qui force le respect. La question n’est plus de savoir s’il joue un rôle géopolitique, mais jusqu’où il compte aller. Pour approfondir sur culture en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. capitales africaines pays les plus developpes d'Afrique business rentables en Afrique #### Bénin/Affaire Ignace Sessou : le journaliste prend 12 mois de prison, dont 6 mois ferme La déception, c’est le maître mot de  l’état d’esprit de presque   tous les participants de l’audience du jugement du journaliste d’investigation, Ignace Sessou, ce mardi 15 mai 2020, à la cour d’appel de Cotonou après un verdict implacable. Le journaliste d’investigation Ignace Sessou est condamné à 12 mois de prison, dont six mois ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA. Il devra recouvrer sa liberté le 24 juin 2020. L’avocat du  journaliste Me Brice Houssou, ainsi que ses collègues, venus nombreux le soutenir, tout comme les autres  avocats venus plaider pour le journaliste, se sont  tous dits déçus. Quant au rédacteur en chef adjoint de Bénin Web TV, il a exprimé son regret devant cette sentence injuste. Pour  Me Brice Houssou, son client  n’a commis aucune faute déontologique et aucune infraction à loi pénale ». Il a donc émis le veux d’un pourvoi en cassation. Quant à l’avocat du procureur plaignant, Me Olga Anasside, « la cour a été plus clémente ». Selon une source à Cotonou l’audience a été extrêmement courte et la cour a infirmé la condamnation de 18 mois de prison ferme prononcée le 24 décembre 2019 pour cyber-harcèlement.   Ce qui est reproché à Ignace Sessou Le journaliste d’investigation Ignace Sossou a été condamné à 12 mois de prison dont 6 mois ferme.   En effet, le 18 décembre 2020, Ignace Sossou, journaliste à Bénin Web TV et collaborateur de plusieurs collectifs comme le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et le Réseau 3i (Initiative, Impact, Investigation), avait posté sur Facebook et Twitter des propos attribués au procureur de la République, Mario Metonou (auteur de la plainte), lors de son intervention à une  conférence organisée à Cotonou par Canal France international (CFI) sur le thème « fake news ». « La législation béninoise telle qu’elle est n’offre pas une sécurité judiciaire aux justiciables », « La coupure d’Internet le jour du scrutin du 28 avril est un aveu de faiblesse des gouvernants » et « Le Code du numérique, c’est comme une arme qui est braquée sur la tempe de chaque journaliste » sont les messages diffusés par le journaliste sur tweeter et Facebook. Suite à ces messages, le journaliste est interpellé à son domicile par des agents de l’Office central de répression de la cybercriminalité, puis placé en garde à vue. Le 24 décembre, il est condamné à dix-huit mois de prison ferme et 200 000 francs CFA (305 euros) pour trois tweets et des posts sur Facebook, considérés par la justice béninoise comme du « harcèlement par le biais de moyens de communications électroniques ». Malheureusement le journaliste n’a pas été  soutenu au départ par Cfi. Cette structure française a, au départ désavoué le journaliste dans une note « Nous sommes désolés qu’un journaliste peu scrupuleux ait profité de ce moment privilégié pour tenter de faire un buzz aux dépens de M. le Procureur », écrit le directeur Afrique de Cfi. Pour lui les phrases son « tronquées et sorties de leur contexte et ne reflètent pas la teneur des échanges des débats ». Mais bien plus tard Cfi va se dédire face au tollé provoqué par la détention du journaliste et présenté ses excuses à Ignace Sossou. Avant de s’indigner d’avoir été instrumentalisée dans cette affaire. L’agence avait ensuite demandé « la libération de M. Sossou dans les plus brefs délais » et s’était séparée des deux collaborateurs auteurs de la lettre au ministre de la justice « à l’origine de cette inexcusable erreur » contre Ignace Sossou. #### Betika RDC, betPawa, Winner Bet : paiements et retraits mobile money Paris sportifs et mobile money en RDC Le mobile money a rendu les paris sportifs plus accessibles en RDC. Cette facilité impose une discipline : suivre les dépôts, plafonner les mises et ne jamais considérer le pari comme un complément de salaire. En RDC, les paris sportifs sont devenus un usage mobile avant d’être un simple loisir de comptoir. Le vrai sujet n’est donc pas de promettre des gains, mais de comprendre les opérateurs, les paiements, les limites et les risques. La priorité reste l’agrément local : un opérateur doit pouvoir expliquer son cadre légal, ses moyens de paiement et ses règles de retrait. Le mobile money change l’usage : dépôt rapide, retrait plus simple, mais aussi risque de multiplier les petites mises sans suivi. Un bonus n’est jamais de l’argent gratuit. Il faut lire les conditions de mise, les cotes minimales et les délais de retrait. Le dépôt instantané donne l’impression que la mise est légère. Pourtant, dix petites mises dans la journée peuvent dépasser un budget prévu. La bonne règle consiste à fixer une enveloppe hebdomadaire et à la considérer comme une dépense de loisir, jamais comme un investissement. Dépôts, retraits et contrôle du budget Le pari sportif en ligne progresse là où le smartphone et le paiement mobile réduisent les frictions. Pour un lecteur congolais, le critère important n’est pas seulement la cote affichée : c’est la capacité à déposer, retirer et garder une preuve claire de chaque transaction. Cette logique rapproche les plateformes de services financiers du quotidien, ce qui impose davantage de prudence. Une plateforme solide rend ses règles visibles : identité de l’opérateur, assistance, historique des mises, limites de compte, délais de retrait et procédure en cas de litige. À l’inverse, une application qui insiste surtout sur les jackpots et les bonus, sans expliquer le retrait ni la responsabilité de jeu, doit être traitée avec méfiance. Conservez les captures ou historiques, vérifiez les frais, retirez régulièrement les gains et bloquez les notifications trop incitatives. Le meilleur outil reste une limite de dépôt stricte, définie avant l’émotion du match. Confondre pari et revenu régulier. Miser depuis plusieurs comptes pour contourner les limites. Choisir un opérateur uniquement parce qu’il promet un bonus élevé. Risques à éviter avant de miser Sur paris sportifs en RDC, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. La plupart des comparatifs insistent sur les cotes et les bonus. Pour un lecteur, l’information la plus utile est souvent ailleurs : combien peut-on perdre sans mettre en danger son budget, comment fermer ou limiter son compte, et que se passe-t-il si un retrait est refusé ? Un opérateur sérieux rend ces réponses visibles avant le dépôt. Cette transparence protège aussi les parieurs occasionnels, qui sont les plus exposés aux décisions prises dans l’émotion d’un match. Points de vigilance avant de miser Le mobile money facilite les mises, mais il rend aussi les dépenses plus rapides et moins visibles si l’utilisateur ne suit pas son budget. Le meilleur réflexe consiste à tester avec un petit montant, puis à vérifier toute la chaîne : dépôt, pari, historique, retrait, service client. Si l’une de ces étapes manque de clarté, il vaut mieux s’arrêter. Dans un marché mobile, la facilité d’accès ne doit jamais remplacer la prudence. Un service de pari responsable ne doit pas seulement faciliter l’inscription. Il doit aussi permettre de ralentir, limiter ou fermer le compte sans procédure obscure. Ce point est rarement mis en avant dans les publicités, alors qu’il protège directement l’utilisateur. Pour un lecteur, la bonne plateforme est donc celle qui rend la sortie aussi claire que l’entrée. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Meilleurs sites de paris sportifs en RDC : comparatif 2026 betPawa vs NgeNge en RDC : lequel choisir ? Sources GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2026 ; Banque mondiale, Global Findex 2025. FAQ Pourquoi le mobile money change-t-il les paris sportifs ? Il rend les dépôts plus simples et plus rapides, ce qui facilite l’accès au jeu. Cette facilité impose de suivre son budget et de limiter les mises. Comment limiter le risque de pertes répétées ? Fixez une enveloppe hebdomadaire, évitez de rejouer pour “récupérer” une perte et conservez l’historique des transactions pour voir le montant réellement dépensé. Que vérifier avant un retrait ? Vérifiez le seuil minimum, les frais, les délais, l’identité demandée et les conditions liées aux bonus. Un retrait doit être expliqué avant le dépôt. #### Betika vs BetPawa RDC : Comparatif 2024 + Bonus NgeNge vs betPawa vs Betika RDC : bonus, retraits, avis “`html Betika et BetPawa sont deux plateformes majeures de paris sportifs en RDC, mais elles diffèrent sur des points clés : BetPawa excelle par ses retraits rapides via mobile money et ses cotes compétitives, tandis que Betika propose des bonus attractifs et une interface intuitive. Le choix dépend de vos priorités : rapidité de paiement, bonus généreux ou variété de marchés de paris. “` “`html BetPawa près de NgeNge en RDC propose des services de paris sportifs comparables, mais avec des différences clés : BetPawa offre des cotes compétitives et des retraits rapides via mobile money, tandis que NgeNge se distingue par son interface locale. Le choix dépend de vos priorités : bonus attractifs, vitesse de retrait ou variété de marchés de paris. “` En RDC, NgeNge, Betika et betPawa ne se comparent pas seulement sur les bonus. Le vrai sujet, pour un joueur, c’est la combinaison entre cotes, retraits, mobile money, service client et maîtrise du risque. NgeNge vs betPawa vs Betika RDC : ce qu’il faut comparer CritèrePourquoi c’est importantRetraitsun gain n’a de valeur que s’il sort vite et sans surpriseMobile moneyl’expérience dépend beaucoup de la fluidité des dépôts et retraitsCotesde petits écarts répétés changent la rentabilité à long termeLimitesles plafonds de mise et de retrait peuvent bloquer certains profilsSupportun litige mal traité coûte plus cher qu’un bonus attractif betPawa près de NgeNge : comparaison directe en RDC La question revient souvent chez les joueurs basés à Kinshasa ou en province : betPawa est-il disponible au même endroit que NgeNge, et lequel choisir ? Les deux plateformes sont accessibles depuis le même téléphone mobile, sans boutique physique obligatoire. La différence tient surtout au parcours d’inscription, aux marchés disponibles et à la fluidité des retraits. CritèrebetPawaNgeNgeInscriptionnuméro mobile, rapidenuméro mobile, rapideDépôt mobile moneyAirtel, Vodacom, M-PesaAirtel, VodacomMise minimaletrès basse (< 500 FC)variable selon événementRetraitsous 24h en généralsous 24-48hMarchés footballlarge couverture internationalefocus Afrique + EuropeCotes moyennescompétitives sur les grands matchscorrectes sur les ligues africainesDisponibilité RDCnationale, tout opérateurnationale, tout opérateur Verdict pratique : si vous cherchez betPawa en alternative à NgeNge, la différence principale est la couverture des marchés et l’interface mobile. Testez les deux sur un petit montant avant de vous engager davantage. La méthode simple avant de choisir Tester d’abord avec une mise faible, sans chercher à récupérer un bonus à tout prix.Comparer trois événements identiques pour voir les écarts de cotes.Lire les conditions de retrait avant de déposer davantage.Se fixer une limite de perte et l’appliquer strictement. Jeu responsable et risques Les paris sportifs restent un divertissement risqué. Aucun bookmaker ne garantit un revenu. Si le jeu devient une manière de payer des dépenses courantes, il faut s’arrêter et chercher de l’aide. À lire aussi: paris sportifs en Afrique: sites, pays et réglementation. Pourquoi un bonus ne suffit pas Un bonus peut attirer, mais il ne doit pas décider seul. Les conditions de mise, les marchés autorisés, les délais de retrait et les plafonds peuvent rendre une offre moins intéressante qu’elle n’en a l’air. Le joueur prudent regarde d’abord la simplicité de sortie de l’argent. La comparaison entre NgeNge, betPawa et Betika doit donc rester pratique: est-ce que l’application fonctionne aux heures de forte demande ? Le dépôt mobile money arrive-t-il vite ? Le retrait est-il clair ? Le support répond-il quand il y a un blocage ? Ces détails comptent davantage qu’un slogan. Un rappel nécessaire Les paris sportifs comportent un risque financier réel. Ils ne doivent jamais être traités comme un revenu, un plan d’épargne ou une solution à une difficulté d’argent. La meilleure limite est celle que l’on fixe avant de jouer, pas celle que l’on improvise après une perte. Articles détaillés : bonus betPawa RDC 2026, parier sur le football en RDC, avis NgeNge RDC 2026. Betika vs BetPawa : le comparatif direct qu’il faut lire La requête « betika betpawa » reflète une vraie question : quel site de paris choisir entre ces deux leaders en RDC ? Contrairement aux comparatifs qui énumèrent les features, on vous dit d’abord ce qui change au quotidien : BetPawa se distingue par des retraits plus rapides (sous 24h) via mobile money et une couverture de matchs ultra-large ; Betika attire par ses bonus d’inscription généreux et une navigation plus fluide pour les nouveaux joueurs. Les deux acceptent Airtel et Vodacom, mais BetPawa intègre aussi M-Pesa, ce qui compte si vous êtes multi-opérateur. Sur les cotes, petite différence : BetPawa affiche des cotes légèrement plus compétitives sur les grands championnats (Ligue 1, Premier League, CAF), tandis que Betika propose des cotes proches mais brille davantage sur les événements locaux et les marchés exotiques. Pour un joueur lambda en RDC, cette différence reste marginale—c’est surtout la fiabilité des retraits betika vs betpawa qui tranche : BetPawa gagne sur la vitesse, Betika sur la stabilité perçue. Le vrai critère : jouez-vous pour les gros gains (retraits rapides = BetPawa) ou pour le divertissement régulier avec bonus attractifs (Betika) ? Les deux plates-formes sont légales et accessibles depuis n’importe quel téléphone en RDC sans inscription d’adresse physique. Testez les deux avec un dépôt réduit avant de choisir. #### betPawa vs NgeNge en RDC : lequel choisir ? BetPawa ou Ngenge Bet : les critères de choix Comparer BetPawa et Ngenge Bet revient à comparer deux expériences : rapidité mobile, offre sportive, promotions, retraits et assistance. Le vainqueur dépend surtout de l’usage du parieur. En RDC, les paris sportifs sont devenus un usage mobile avant d’être un simple loisir de comptoir. Le vrai sujet n’est donc pas de promettre des gains, mais de comprendre les opérateurs, les paiements, les limites et les risques. La priorité reste l’agrément local : un opérateur doit pouvoir expliquer son cadre légal, ses moyens de paiement et ses règles de retrait. Le mobile money change l’usage : dépôt rapide, retrait plus simple, mais aussi risque de multiplier les petites mises sans suivi. Un bonus n’est jamais de l’argent gratuit. Il faut lire les conditions de mise, les cotes minimales et les délais de retrait. La meilleure plateforme est celle qui permet de comprendre rapidement les règles, de miser sans bug et de retirer sans discussion interminable. Les promotions doivent être secondaires : elles peuvent rendre l’inscription attractive, mais elles n’effacent pas les conditions cachées. Paiements, retraits et signaux d’alerte Le pari sportif en ligne progresse là où le smartphone et le paiement mobile réduisent les frictions. Pour un lecteur congolais, le critère important n’est pas seulement la cote affichée : c’est la capacité à déposer, retirer et garder une preuve claire de chaque transaction. Cette logique rapproche les plateformes de services financiers du quotidien, ce qui impose davantage de prudence. Une plateforme solide rend ses règles visibles : identité de l’opérateur, assistance, historique des mises, limites de compte, délais de retrait et procédure en cas de litige. À l’inverse, une application qui insiste surtout sur les jackpots et les bonus, sans expliquer le retrait ni la responsabilité de jeu, doit être traitée avec méfiance. Un service client muet, des conditions de retrait peu lisibles ou des bonus impossibles à convertir doivent alerter. Un bon opérateur explique ses limites avant le dépôt, pas après la réclamation. Confondre pari et revenu régulier. Miser depuis plusieurs comptes pour contourner les limites. Choisir un opérateur uniquement parce qu’il promet un bonus élevé. Jeu responsable et limites à fixer Sur paris sportifs en RDC, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. La plupart des comparatifs insistent sur les cotes et les bonus. Pour un lecteur, l’information la plus utile est souvent ailleurs : combien peut-on perdre sans mettre en danger son budget, comment fermer ou limiter son compte, et que se passe-t-il si un retrait est refusé ? Un opérateur sérieux rend ces réponses visibles avant le dépôt. Cette transparence protège aussi les parieurs occasionnels, qui sont les plus exposés aux décisions prises dans l’émotion d’un match. Points de vigilance avant de miser La comparaison doit porter sur l’usage réel : dépôt, retrait, assistance, conditions de bonus et limites de compte. Le meilleur réflexe consiste à tester avec un petit montant, puis à vérifier toute la chaîne : dépôt, pari, historique, retrait, service client. Si l’une de ces étapes manque de clarté, il vaut mieux s’arrêter. Dans un marché mobile, la facilité d’accès ne doit jamais remplacer la prudence. Un service de pari responsable ne doit pas seulement faciliter l’inscription. Il doit aussi permettre de ralentir, limiter ou fermer le compte sans procédure obscure. Ce point est rarement mis en avant dans les publicités, alors qu’il protège directement l’utilisateur. Pour un lecteur, la bonne plateforme est donc celle qui rend la sortie aussi claire que l’entrée. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Meilleurs sites de paris sportifs en RDC : comparatif 2026 Betika RDC, betPawa, Winner Bet : paiements et retraits mobile money Sources GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2026 ; Banque mondiale, Global Findex 2025. FAQ BetPawa ou Ngenge Bet : lequel choisir ? Le meilleur choix dépend de l’usage : sports suivis, simplicité mobile, rapidité des retraits et qualité du support. Il faut tester le parcours complet avec un petit montant avant de s’engager. Quels signaux doivent alerter avant un dépôt ? Des conditions de bonus peu lisibles, un support difficile à contacter, des délais de retrait vagues ou des frais mal expliqués doivent pousser à la prudence. Un bonus suffit-il à choisir une plateforme ? Non. Un bonus peut être attractif, mais les conditions de mise et de retrait comptent davantage. La transparence de l’opérateur doit passer avant la promotion. #### Bonne nouvelle pour les acheteurs de voitures en Afrique du Sud De nouvelles données de l’agence d’évaluation du crédit à la consommation TransUnion montrent qu’il y a rarement eu de meilleur moment pour acheter une nouvelle voiture en Afrique du Sud au cours de la dernière décennie qu’aujourd’hui. Le dernier indice des prix des véhicules (VPI) du groupe, qui mesure effectivement le taux d’inflation des véhicules neufs, a maintenu sa chute libre des 12 derniers mois au dernier trimestre 2021, passant de 9,6 % au T4 2020 à 2% au T4 2021. En comparaison, les voitures d’occasion ont continué à devenir plus chères face à l’évolution de la demande et de l’offre des consommateurs, a déclaré TransUnion, alors que l’indice des véhicules d’occasion est passé de 2,9 % à 7 % au cours de la même période. Un indicateur important Le VPI mesure la relation entre l’augmentation du prix des véhicules pour les véhicules neufs et d’occasion à partir d’un panier de véhicules de tourisme qui comprend 15 grands fabricants de volume. L’indice est créé à partir des données sur les ventes de véhicules de l’ensemble de l’industrie. Voici une vidéo en anglais parlant du marché auto dans le pays : La demande accrue de véhicules d’occasion de qualité, et leur offre limitée, fait grimper leurs prix au-delà de ceux des augmentations de véhicules neufs et de l’inflation. L’approvisionnement en stocks a été difficile, en particulier avec les consommateurs qui gardent les véhicules plus longtemps car ils deviennent difficiles à remplacer, a déclaré TransUnion. Conserver la flotte Les sociétés de flotte conservent également leur stock avec de longues listes d’attente pour les voitures neuves. Les prix ne montrent aucun signe de perte de vigueur alors que les consommateurs bénéficient de taux d’intérêt bas, malgré la récente hausse. Alors que les augmentations de prix des véhicules neufs ont considérablement ralenti au cours de la dernière année, TransUnion a déclaré que les consommateurs sont toujours susceptibles de faire face à plusieurs obstacles, notamment des finances tendues et une offre mondiale limitée. Tendances d’achat Malgré la récente hausse des taux d’intérêt de 0,25 %, les consommateurs continuent de rechercher la valeur sur le marché des véhicules d’occasion, avec davantage d’accords de financement conclus entre 200 000 et 300 000 rands. Les données montrent que les consommateurs âgés de 26 à 40 ans financent près de la moitié des véhicules, la plupart finançant des voitures d’occasion. Plus de 47 % du total des véhicules neufs et d’occasion financés sont des berlines et 25 % des SUV. Une proportion plus élevée de nouveaux multisegments que de berlines financés suggère une préférence pour les véhicules polyvalents, a déclaré TransUnion. Alors que le marché d’exportation reste stable, la croissance dépend des restrictions mondiales et de la perturbation de la chaîne d’approvisionnement. Les volumes de ventes ont été faibles par rapport au quatrième trimestre 2020, les exportations totales ayant diminué de 31 % en glissement annuel. #### Bonus betPawa RDC : comment en profiter et conditions 2026 betPawa est l’un des bookmakers les plus populaires en RDC. Son bonus de bienvenue attire de nouveaux parieurs chaque semaine. Mais les conditions attachées à ce bonus méritent d’être lues attentivement avant de déposer. Ce guide détaille le fonctionnement du bonus betPawa en RDC en 2026, les étapes pour l’activer et les erreurs à éviter. Quel bonus propose betPawa en RDC en 2026 ? betPawa propose en RDC un bonus de bienvenue sur le premier dépôt. Le montant exact et le pourcentage varient selon les promotions en cours (vérifier sur l’application ou le site officiel). En général, le bonus betPawa RDC fonctionne sur le principe suivant : le bookmaker crédite un montant bonus correspondant à un pourcentage du premier dépôt, à utiliser sur des paris. ÉlémentDétailType de bonusBonus sur premier dépôtDépôt minimum éligibleVariable (souvent équivalent 1–5 USD)Condition de mise (rollover)×5 à ×10 le montant du bonusCote minimale par pari1,30 ou plusDélai d’utilisation7 à 30 jours selon promoRetrait après déblocageM-Pesa, Airtel Money Comment activer le bonus betPawa en RDC : étapes Créer un compte betPawa avec votre numéro de téléphone congolais.Effectuer votre premier dépôt via M-Pesa ou Airtel Money en respectant le montant minimum indiqué dans les conditions du bonus.Vérifier que le bonus est bien crédité dans la section “Mon compte” → “Bonus” de l’application.Utiliser le bonus sur des paris éligibles (respecter la cote minimale indiquée).Atteindre le rollover en pariant le montant requis (ex. : bonus de 5 000 CDF × 7 = 35 000 CDF à miser).Retirer vos gains une fois le rollover complété, via M-Pesa ou Airtel Money. Erreurs fréquentes sur le bonus betPawa Parier sur des cotes trop basses : les paris à cote 1,01 ou 1,05 ne comptent généralement pas dans le rollover. Toujours vérifier la cote minimale éligible.Dépasser le délai d’utilisation : un bonus non utilisé dans le délai imparti expire automatiquement. Notez la date limite à l’activation.Tenter de retirer avant le rollover complet : la tentative de retrait avant déblocage annule souvent le bonus.Cumuler avec d’autres bonus : les bonus ne sont généralement pas cumulables chez betPawa. Un seul bonus actif à la fois. FAQ – Bonus betPawa RDC Le bonus betPawa RDC est-il valable sur mobile ? Oui, le bonus betPawa est accessible exclusivement sur mobile en RDC — via l’application Android ou le site mobile. betPawa n’a pas de version desktop complète pour le marché congolais. L’inscription, le dépôt et l’activation du bonus se font tous depuis le smartphone. Peut-on avoir un code promo betPawa RDC ? betPawa diffuse occasionnellement des codes promotionnels via ses pages Facebook et WhatsApp officiels en RDC. Ces codes offrent généralement un bonus additionnel ou un pari gratuit. Il n’existe pas de code promo permanent — les promotions sont temporaires et liées à des événements sportifs (CAN, Coupe du Monde, championnats africains). betPawa est-il sécurisé pour parier en RDC ? betPawa opère avec des bureaux locaux à Kinshasa et supporte les principales méthodes de paiement congolaises (M-Pesa, Airtel Money). C’est l’un des bookmakers les plus utilisés en RDC. Les retraits sont généralement traités en moins de 24 heures. Pour une comparaison avec d’autres opérateurs, consultez notre guide paris sportifs en RDC 2026. À lire aussi : betPawa vs NgeNge en RDC : lequel choisir ? et paiements et retraits mobile money betPawa RDC. #### Burkina Faso : la Gendarmerie suspectée du décès de 12 Personnes. Dans la gendarmerie  de Tanwalbougou, le décès de 12 personnes détenues soulève une très vive polémique au Burkina Faso. A l’origine de ces controverses une quarantaine de personnes interpellés lundi dernier. Une forte délégation des familles affligées par ces interpellations s’était mobilisée pour faire respecter leurs droits. Mais avoir été informé de la situation grande a été leur affliction devant ce drame. Qui a tué les 12 personnes arrêtées, le lundi 11 mai 2020, dans le marché de Pentchangou ? En effet, soupçonnées de terroristes, ces personnes avaient été arrêtées  puis détenues avant d’être exécutées selon un communiqué du procureur. « Vingt-cinq personnes ont été interpellées dans la nuit du 11 au 12 mai par les forces de défense et de sécurité à Tanwalbougou, pour suspicion de faits de terrorisme. Malheureusement, douze d’entre elles ont trouvé la mort au cours de la même nuit dans les cellules où elles étaient détenues », pouvait-on lire dans un communiqué du procureur Judicaël Kadéba. Et ce dernier de renchérir en affirmant qu’« une enquête a été ouverte et des officiers de police judiciaire de la brigade de recherches de la gendarmerie de Fada N’Gourma se sont déplacés sur les lieux pour les constatations d’usage en la matière, en compagnie d’agents de santé ». A en croire les proches de ces victimes, ces personnes étaient au total 40 personnes  interpelées, ce jour. Les témoignages des parents des victimes Dès l’interpellation de ces 40 personnes par la gendarmerie de Tanwalbougou, les parents ont démarché auprès des autorités de la gendarmerie pour en savoir plus sur le mobile de l’arrestation de  ces personnes. Mais malheureusement ceux-ci n’ont eu de  gain de cause avant d’apprendre la nouvelle macabre de 12 d’entre elles. « Une fois sur place, le commandant de brigade fait savoir qu’aucune personne n’a été arrêté par ses hommes », avance un parent des victimes. Les parents des victimes n’ont pas trouvés cette réponse satisfaisant et ont continué leurs  recherches de la vérité sur cette arrestation en se renseignant bien plus auprès des autorités de la gendarmerie. Malheureusement ils apprendront plus tard que ces détenus sont morts dans leur cellule. « C’est vraiment ignoble, vu la manière dont ils ont été tués et n’eut été les pressions des familles, on allait jamais voir les corps », déclare une autre source. Mais qui a tué ces détenus ? Aucune réponse n’est encore précise sur cette question. Des voix s’élèvent contre ces décès Christian Roch Kaboré, le Président de la République du Burkina Faso Selon une source consultée au Burkina Faso, ces personnes décédées n’ont bénéficié d’aucune autopsie pour lever les zones d’ombres sur leur mort et rassurer leurs proches. Face à cette absence d’éclairage sur ces morts, les parents ont manifesté leur indignation et exigé bruyamment une autopsie afin que les responsabilités soient situées. Ils seront rejoints dans leur démarche par un collectif contre l’impunité et la stigmatisation, au Burkina Faso. Ce collectif s’est dit très inquiet pour le sort des rescapés  et a recommandé une commission d’enquête spéciale pour faire toute la lumière sur cette affaire qui a grandement ému l’opinion publique. Il faut noter qu’au   Burkina Faso surtout  la région de l’Est est  celle qui vit une grande insécurité dans le pays. Cette insécurité crée une économie difficile. En effet  depuis les premières attaques terroristes qui ont frappé le pays en 2016, cette zone riche en sites touristiques est déconseillée aux voyageurs étrangers. Le gouvernement a lancé plusieurs opérations afin de sécuriser les forêts et campements de chasse, les affaires peinent à reprendre, au grand désarroi des opérateurs économiques.   #### Burkina Faso : l’avenir de l’agriculture familiale en question Le soleil se lève à peine sur les plaines de Koudougou, et déjà, les silhouettes courbées des cultivateurs s’activent dans les champs. Ici, au cœur du Burkina Faso, l’agriculture familiale n’est pas qu’un métier. C’est une mémoire, une survie, un héritage transmis de génération en génération. Pourtant, derrière les sillons tracés à la houe, une inquiétude grandit. Et si ce modèle ancestral était en train de vaciller ? Un pilier économique en mutation Au Burkina Faso, plus de 80 % de la population vit de l’agriculture. La majorité pratique une agriculture familiale, sur de petites parcelles de moins de deux hectares. Sorgho, mil, maïs, niébé : les cultures vivrières dominent, souvent destinées à l’autoconsommation. Mais depuis quelques années, ce modèle semble sous pression. « Mon père cultivait cette terre, et son père avant lui. Mais aujourd’hui, avec les sécheresses et les attaques de ravageurs, je ne sais pas si mes enfants pourront continuer », confie Issa Ouédraogo, agriculteur dans la région du Centre-Nord. Le changement climatique a bouleversé les repères. Les saisons sont devenues imprévisibles, les pluies plus rares et violentes. En 2023, le pays a enregistré une baisse de 15 % de la production céréalière par rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’Agriculture. Des jeunes en quête d’ailleurs Dans les villages, un autre phénomène inquiète : l’exode rural. De plus en plus de jeunes quittent les champs pour les villes, ou même pour d’autres pays. Ils fuient la précarité, le manque de perspectives, l’absence de mécanisation. « J’ai 24 ans, j’ai grandi dans les champs, mais je ne veux pas vivre comme mon père, toujours endetté et dépendant de la pluie », explique Salif, un jeune de Bobo-Dioulasso qui rêve de devenir chauffeur à Ouagadougou. Selon une étude menée par l’INSD en 2022, près de 60 % des jeunes ruraux ne souhaitent pas reprendre l’exploitation familiale. Un chiffre qui alerte sur la transmission du savoir agricole et la pérennité du modèle familial. Une pression foncière de plus en plus forte La terre, autrefois abondante, devient rare. Avec la croissance démographique — le Burkina Faso comptera près de 30 millions d’habitants en 2030 — les conflits fonciers se multiplient. Les exploitations se fragmentent, les terres cultivables s’épuisent. « Nous étions cinq frères. À la mort de notre père, nous avons divisé son champ entre nous. Aujourd’hui, chacun cultive à peine un demi-hectare. Ce n’est plus viable », raconte Mariam Sanou, agricultrice dans le Sud-Ouest. À cela s’ajoute l’arrivée d’investisseurs privés, parfois étrangers, qui acquièrent de grandes parcelles pour des cultures d’exportation, marginalisant encore davantage les petits producteurs. Des initiatives locales pour réinventer le modèle Face à ces défis, certains refusent de baisser les bras. Des coopératives naissent, des formations sont proposées, des innovations voient le jour. À Tenkodogo, par exemple, une association de femmes a mis en place un système d’irrigation goutte-à-goutte sur leurs parcelles de légumes. « Avant, on perdait tout dès que la pluie manquait. Aujourd’hui, on peut produire toute l’année, vendre au marché, et même épargner », se réjouit Aïssata Compaoré, présidente du groupement. Le gouvernement, de son côté, multiplie les programmes de soutien : subventions pour les semences améliorées, distribution de tracteurs, développement des marchés agricoles. Mais les résultats restent inégaux, freinés par la corruption, le manque d’infrastructures et l’insécurité dans certaines régions. La menace silencieuse de l’insécurité Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à une crise sécuritaire majeure. Des groupes armés ont fait fuir des milliers d’agriculteurs de leurs terres. En 2024, plus de 2 millions de personnes étaient déplacées internes, selon le HCR, dont une majorité d’agriculteurs. « J’ai laissé derrière moi mes champs, mes bœufs, mes outils. Aujourd’hui, je vis sous une tente, je dépends de l’aide humanitaire », témoigne Harouna, déplacé dans la région de Kaya. Cette insécurité affaiblit encore davantage l’agriculture familiale, en réduisant l’accès aux terres, en perturbant les circuits de commercialisation, et en décourageant les investissements. Quel futur pour l’agriculture familiale ? Malgré les obstacles, l’agriculture familiale reste un levier stratégique pour la sécurité alimentaire, l’emploi rural et la résilience des communautés. Mais pour survivre, elle devra se transformer : intégrer les technologies, attirer les jeunes, sécuriser l’accès à la terre, et s’adapter au climat. « L’agriculture de demain ne sera pas celle d’hier. Mais elle peut rester familiale, si on lui donne les moyens de changer », estime Dr. Pauline Zongo, agroéconomiste à l’université de Ouagadougou. Le Burkina Faso est à la croisée des chemins. Entre tradition et modernité, entre résilience et abandon, le destin de l’agriculture familiale est suspendu à des choix politiques, sociaux et humains. La terre continuera-t-elle à nourrir ceux qui l’ont toujours cultivée ? #### Burkina Faso : l’avenir de l’agriculture familiale en question Le soleil se couche lentement sur les vastes plaines de Koudougou. Dans un silence ponctué par le bruissement des feuilles de mil, Amidou, un agriculteur de 62 ans, observe ses champs avec une inquiétude qu’il ne cache plus. “Avant, la pluie venait quand elle devait venir. Maintenant, on ne sait plus. On plante, on attend, et parfois, on perd tout.” Son regard porte loin, au-delà des sillons, vers un avenir incertain. Le Burkina Faso, pays sahélien au cœur de l’Afrique de l’Ouest, voit son modèle agricole ancestral vaciller. L’agriculture familiale, pilier de la sécurité alimentaire nationale, est aujourd’hui à la croisée des chemins. Un pilier économique sous pression Au Burkina Faso, plus de 80 % de la population dépend de l’agriculture pour vivre. La majorité des exploitations sont familiales, souvent de petite taille, héritées de génération en génération. Elles produisent l’essentiel du maïs, du mil, du sorgho et du niébé consommés localement. Mais depuis une décennie, ces exploitations sont confrontées à une série de défis qui les fragilisent. Selon le ministère de l’Agriculture, les rendements céréaliers ont chuté de 20 % en moyenne entre 2010 et 2022. Les causes sont multiples : changement climatique, épuisement des sols, insécurité croissante dans certaines régions, et accès limité aux intrants agricoles. “On travaille plus pour récolter moins”, résume Mariam Zongo, agricultrice à Tenkodogo. “Mon père nourrissait dix personnes avec ses champs. Aujourd’hui, j’ai du mal à nourrir mes quatre enfants.” Le climat, un adversaire imprévisible Le calendrier agricole qui rythmait autrefois la vie des villages est désormais bouleversé. Les saisons des pluies deviennent plus courtes, plus irrégulières. Les sécheresses sont plus fréquentes, et les inondations plus soudaines. En 2021, plus de 400 000 hectares de cultures ont été perdus à cause d’aléas climatiques, selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD). “Le problème, c’est qu’on ne peut plus faire confiance au ciel”, confie Idrissa Ouédraogo, un agronome basé à Ouahigouya. “Les méthodes traditionnelles ne suffisent plus. Il faut repenser entièrement notre manière de produire.” Des solutions existent : semences résilientes, techniques de conservation de l’eau, agroforesterie. Mais leur diffusion reste lente, freinée par le manque de formation et de moyens financiers. Seuls 18 % des petits exploitants ont accès à des services de vulgarisation agricole, selon un rapport de la FAO. Une jeunesse désenchantée Autre signe de fragilité : l’exode rural. De plus en plus de jeunes quittent les campagnes pour chercher une vie meilleure en ville ou à l’étranger. “Je ne veux pas finir comme mon père, courbé sur la terre toute la journée pour presque rien”, affirme Salif, 19 ans, rencontré à Bobo-Dioulasso. “Je veux apprendre un métier, peut-être devenir mécanicien.” Ce désintérêt pour l’agriculture familiale crée un vide générationnel. Les exploitations vieillissent, les savoirs se perdent. Pourtant, le potentiel est là : le pays possède 9 millions d’hectares de terres arables, dont seulement 3,5 millions sont cultivés. “Si on donne aux jeunes les moyens de produire et d’innover, ils reviendront”, estime Aminata Traoré, coordinatrice d’un programme d’appui à l’entrepreneuriat agricole. Le poids de l’insécurité Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire sans précédent. Des groupes armés ont pris le contrôle de vastes zones rurales, contraignant des milliers de familles à fuir leurs terres. En 2023, plus de 2 millions de personnes étaient déplacées internes, dont une majorité d’agriculteurs. Dans la région du Sahel, les marchés hebdomadaires sont désertés, les champs abandonnés. “Nous avons tout laissé derrière nous”, raconte Adama, réfugié à Kaya. “Notre maison, nos animaux, nos semences. On repart de zéro, sans rien.” Cette instabilité compromet non seulement la production agricole, mais aussi l’approvisionnement des villes, la cohésion sociale, et la souveraineté alimentaire du pays. Le Programme alimentaire mondial estime que plus de 3,4 millions de Burkinabè sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire aiguë. Vers une transformation nécessaire Face à ces défis, l’idée d’une transformation structurelle de l’agriculture familiale fait son chemin. Le gouvernement burkinabè, avec l’appui de partenaires internationaux, mise sur la mécanisation, l’irrigation, et l’accès au crédit pour moderniser les exploitations. Des coopératives se forment, des plateformes numériques émergent pour connecter les producteurs aux marchés. “On ne peut plus se contenter de produire pour survivre”, insiste Drissa Kaboré, économiste rural. “Il faut produire pour vivre dignement, pour investir, pour exporter même.” Des initiatives locales montrent que le changement est possible. À Ziniaré, une association de femmes a mis en place un système de culture hors-sol qui permet de produire des légumes toute l’année. À Ouagadougou, une start-up développe des drones pour surveiller l’état des cultures. Ces innovations, bien qu’encore marginales, ouvrent des perspectives nouvelles. Entre tradition et modernité, quel avenir ? L’agriculture familiale burkinabè est à un tournant. Elle peut s’effondrer sous le poids des crises, ou se réinventer pour devenir un moteur de développement durable. La question n’est plus seulement technique ou économique. Elle est aussi culturelle, sociale, identitaire. “La terre, c’est notre héritage”, murmure Amidou, en observant le ciel chargé de nuages incertains. “Mais que restera-t-il si nos enfants n’en veulent plus ?” Peut-on encore sauver ce modèle ancestral sans le trahir ? Ou faudra-t-il le transformer en profondeur pour qu’il survive à son époque ? #### Burkina Faso : l’avenir des exploitations agricoles familiales Avant le lever du soleil, dans les vastes plaines de Koudougou, Issa soulève sa houe avec une régularité presque hypnotique. À 54 ans, il cultive la même terre que son père et son grand-père avant lui. Pourtant, aujourd’hui, il ne sait pas si ses enfants prendront le relais. Le sol est plus sec, les pluies plus capricieuses, et les marchés plus exigeants. Le Burkina Faso, pays au cœur de l’Afrique de l’Ouest, voit ses exploitations agricoles familiales vaciller entre tradition et incertitude. Un pilier de l’économie rurale menacé Au Burkina Faso, plus de 80 % de la population vit de l’agriculture. Les exploitations familiales, souvent de petite taille, représentent la colonne vertébrale de cette activité. Elles produisent la majorité du maïs, du mil, du sorgho et du coton consommés ou exportés dans le pays. « Sans les familles paysannes, il n’y aurait pas de marché local », affirme Adama Kaboré, économiste rural à Ouagadougou. « Mais elles sont de plus en plus fragilisées par des facteurs que nous ne contrôlons pas. » Le changement climatique, les conflits armés dans certaines régions, la pression démographique et l’accès limité aux intrants agricoles font peser une menace réelle sur la durabilité de ces exploitations. En 2023, plus de 1,2 million de Burkinabè ont été déplacés à cause de l’insécurité, abandonnant souvent leurs terres derrière eux. Des rendements qui stagnent malgré les efforts Sur une parcelle moyenne de deux hectares, une famille cultive à peine assez pour nourrir ses membres et vendre un petit surplus. Les rendements du maïs, par exemple, stagnent autour de 1,5 tonne par hectare, bien en dessous de la moyenne mondiale de 5 tonnes. « On utilise encore des techniques d’il y a trente ans », confie Mariam, agricultrice dans la région du Centre-Nord. « On fait ce qu’on peut, mais sans engrais, sans semences améliorées, on n’avance pas. » Le manque d’accès au crédit et à la formation aggrave la situation. Moins de 10 % des exploitants familiaux ont accès à un financement formel, selon les données du ministère de l’Agriculture. Les banques hésitent à prêter à des familles qui ne peuvent offrir que leurs terres comme garantie. La jeunesse se détourne des champs Dans les villages, un phénomène silencieux s’amplifie : les jeunes quittent les campagnes. En quête d’un avenir plus stable, ils migrent vers les villes ou traversent les frontières, souvent au péril de leur vie. « Mon fils aîné est parti à Abidjan. Il dit que l’agriculture, c’est pour les vieux », raconte Issa avec un sourire triste. « Mais qui va cultiver demain ? » Selon une étude menée en 2022, près de 60 % des jeunes ruraux burkinabè ne souhaitent pas reprendre l’exploitation de leurs parents. Le manque de mécanisation, les faibles revenus et l’absence de perspectives d’évolution freinent leur engagement. Pourtant, certains projets tentent de renverser la tendance. Des centres de formation agricole émergent dans plusieurs régions, comme celui de Bobo-Dioulasso, où des jeunes apprennent à utiliser des drones pour surveiller les cultures ou à pratiquer l’agriculture biologique. Des femmes en première ligne, mais invisibles Dans les exploitations familiales, les femmes jouent un rôle central. Elles plantent, récoltent, transforment. Pourtant, elles restent souvent exclues de la propriété foncière et des décisions majeures. « Je travaille la terre depuis que j’ai 12 ans, mais elle n’est pas à moi », explique Aïssata, mère de cinq enfants à Tenkodogo. « Si mon mari meurt, je n’ai aucun droit. » Moins de 20 % des femmes rurales possèdent une parcelle en leur nom. Cette inégalité limite leur accès au crédit, aux programmes de soutien et aux technologies agricoles. Pourtant, selon la FAO, si les femmes avaient le même accès aux ressources que les hommes, la production agricole pourrait augmenter de 20 à 30 % dans les pays en développement. Résilience et innovations locales Malgré les obstacles, certaines familles inventent de nouvelles manières de cultiver. L’agroécologie, par exemple, gagne du terrain. Elle repose sur des techniques respectueuses de l’environnement, comme le zaï – une méthode traditionnelle de culture en poquets qui capte l’eau – ou l’agroforesterie. « On a planté des arbres dans nos champs pour protéger le sol », explique Moussa, agriculteur dans le Yatenga. « Depuis, les récoltes sont meilleures, même quand il pleut peu. » Des coopératives se forment, permettant aux familles de mutualiser leurs ressources, d’acheter ensemble des semences ou de vendre à meilleur prix. Le numérique joue aussi un rôle croissant : des applications mobiles comme FasoFarm ou AgroInfo permettent d’accéder à la météo, aux prix des marchés et à des conseils techniques en langue locale. Quel avenir pour les exploitations familiales ? Entre espoir et incertitude, l’agriculture familiale burkinabè est à la croisée des chemins. Certains experts plaident pour une refonte des politiques agricoles, avec un appui plus fort aux petites exploitations, une réforme foncière équitable et des investissements ciblés dans la formation et l’innovation. « Il ne faut pas opposer tradition et modernité », souligne Fatoumata Diallo, spécialiste en développement rural. « Les familles paysannes peuvent être les moteurs de la sécurité alimentaire, à condition qu’on les soutienne intelligemment. » La survie de ces exploitations ne concerne pas seulement les campagnes. Elle touche à l’alimentation, à l’emploi, à la stabilité sociale du Burkina Faso tout entier. Alors que les défis s’accumulent, une question demeure : qui nourrira le pays demain, si les familles tournent le dos à leurs terres ? #### Burkina Faso : l’avenir des exploitations agricoles familiales Le soleil vient à peine de se lever sur les plaines de Koudougou, et déjà, les silhouettes courbées des cultivateurs s’activent dans les champs. Ici, au cœur du Burkina Faso, les exploitations agricoles familiales perpétuent des gestes ancestraux, transmis de génération en génération. Mais derrière la beauté de cette routine matinale se cache une réalité plus complexe : ces exploitations sont-elles prêtes à affronter les bouleversements du XXIe siècle ? Un pilier de l’économie rurale Au Burkina Faso, plus de 80 % de la population vit en milieu rural, et l’agriculture représente environ 30 % du produit intérieur brut. La grande majorité des exploitations sont familiales, souvent de petite taille, avec moins de deux hectares cultivés par ménage. « Mon père cultivait cette terre, et aujourd’hui, c’est à mon tour », raconte Issa, 46 ans, agriculteur dans les environs de Ziniaré. « Mais les saisons ne sont plus les mêmes, et les rendements diminuent. » Ces exploitations assurent la sécurité alimentaire de millions de Burkinabè. Elles produisent principalement du maïs, du mil, du sorgho et des légumes, tout en élevant quelques têtes de bétail. Mais leur rôle dépasse largement la simple production : elles sont le cœur battant des communautés rurales, le socle des traditions, et un rempart contre l’exode massif vers les villes. Des défis environnementaux de plus en plus pressants Le climat change, et les agriculteurs burkinabè le ressentent chaque jour. La saison des pluies est devenue imprévisible, les sécheresses plus fréquentes, et les sols s’appauvrissent. « Avant, on savait quand semer. Maintenant, il faut deviner », confie Awa, une agricultrice de 32 ans du plateau central. « L’année dernière, j’ai perdu toute ma récolte de niébé à cause d’une pluie tardive. » Selon les données du ministère de l’Agriculture, les rendements céréaliers ont chuté de 15 % en moyenne au cours des dix dernières années. Le phénomène de désertification, qui touche près de 34 % du territoire, aggrave la situation. Et les solutions restent limitées pour les exploitants qui manquent de moyens techniques et financiers. Une jeunesse en quête de nouveaux repères Les jeunes ruraux, confrontés à l’incertitude économique et aux conditions de vie difficiles, sont de plus en plus nombreux à quitter les campagnes. Certains partent vers Ouagadougou ou Bobo-Dioulasso, d’autres vers la Côte d’Ivoire ou le Ghana voisin. « Mon fils a 19 ans. Il ne veut pas reprendre la ferme. Il dit qu’il n’y a pas d’avenir ici », soupire Moussa, un paysan de la région du Sahel. « Il rêve de devenir mécanicien en ville. » Cette fuite des jeunes pose un problème majeur pour la relève des exploitations familiales. Selon une étude de la FAO, 60 % des exploitants agricoles burkinabè ont plus de 50 ans. Sans transition générationnelle, l’équilibre fragile de l’agriculture familiale pourrait s’effondrer. Des initiatives locales pour réinventer le modèle Pourtant, l’espoir n’est pas perdu. Dans plusieurs régions du pays, des initiatives émergent pour revitaliser l’agriculture familiale. À Tenkodogo, l’association « Faso Agro Jeunes » forme des adolescents à l’agroécologie et à la gestion durable des terres. « On leur apprend à cultiver sans détruire la nature, à utiliser des semences locales, et à valoriser les produits sur les marchés », explique Mariam Sanou, coordinatrice du programme. « Beaucoup découvrent qu’on peut vivre dignement de la terre. » D’autres projets misent sur les technologies : irrigation goutte-à-goutte, applications mobiles pour suivre la météo, plateformes numériques de vente directe. Ces outils modernes, accessibles même avec un simple téléphone, redonnent de l’autonomie aux petits producteurs. Le rôle crucial des femmes dans la résilience Dans les exploitations familiales, les femmes jouent un rôle central, bien que souvent sous-estimé. Elles assurent la majorité des travaux agricoles, s’occupent du maraîchage, de la transformation des produits et de la gestion des ressources domestiques. « Sans les femmes, il n’y aurait pas de nourriture dans les villages », affirme Salimata, présidente d’un groupement féminin à Dédougou. « Mais on n’a pas accès à la terre, ni aux crédits. On doit se battre deux fois plus. » Des ONG locales militent pour renforcer l’accès des femmes aux intrants agricoles, à la formation et à la propriété foncière. Car leur implication est décisive pour assurer la sécurité alimentaire et la transmission des savoirs aux générations futures. Vers une souveraineté alimentaire repensée La crise mondiale des prix alimentaires, exacerbée par les conflits et les perturbations logistiques, a rappelé au Burkina Faso l’importance de produire localement. Le gouvernement a lancé en 2023 un plan national de souveraineté alimentaire visant à soutenir les exploitations familiales. « Nous devons compter sur nos propres forces », a déclaré le ministre de l’Agriculture lors d’un forum à Ouagadougou. « Cela passe par la modernisation des outils, la formation, et la valorisation de nos produits locaux. » Mais la réussite de ce pari dépendra de la capacité à intégrer les exploitations familiales dans une vision à long terme, qui conjugue tradition et innovation, autonomie et solidarité. Alors que les sillons du Burkina Faso continuent de tracer l’histoire de ses peuples, une question reste en suspens : les exploitations agricoles familiales sauront-elles se réinventer sans perdre leur âme ? #### Burkina Faso : une nouvelle attaque meurtrière attribuée aux djihadistes Le dimanche 8 août 2023, une attaque attribuée à des groupes djihadistes a fait au moins 20 morts et des dizaines de blessés dans la région du Centre-Est du Burkina Faso, près de la frontière avec le Togo. Il s’agit de la sixième attaque de ce type dans le pays en dix jours, qui témoigne de l’insécurité croissante dans cette zone du Sahel. Les victimes : principalement des commerçants Selon une source sécuritaire citée par l’AFP, l’attaque a visé un convoi de plusieurs dizaines de véhicules transportant des marchandises, qui revenaient du marché de Cinkansé, une localité commerçante située à la frontière togolaise. L’attaque a fait une vingtaine de morts, principalement des commerçants, a déclaré cette source. Voici une vidéo relatant ces attaques : Un autre commerçant a fait état de 25 personnes tuées et de plus de quinze camions de transport pillés et ensuite incendiés par les terroristes. Un troisième marchand a rapporté dix blessés, évacués vers Bittou, où se rendaient les commerçants après avoir quitté le marché. Les auteurs : des djihadistes présumés L’attaque n’a pas été revendiquée, mais elle porte la marque des groupes djihadistes qui sévissent dans la région du Sahel, notamment au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Ces groupes sont affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique, et multiplient les attaques contre les civils, les forces de sécurité et les symboles de l’Etat. Selon un décompte de l’AFP, plus de 1 600 personnes ont été tuées dans des violences djihadistes au Burkina Faso depuis le début de l’année 2023, et plus de 5 000 depuis 2015. Cette violence a également provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes à l’intérieur du pays. Le contexte : une spirale de violence sans fin Le Burkina Faso est plongé dans une spirale de violence depuis 2015, lorsque la menace djihadiste venue du Mali voisin a commencé à se propager sur son territoire. Le pays, l’un des plus pauvres du monde, a connu deux coups d’Etat en 2022, qui ont porté au pouvoir le capitaine Ibrahim Traoré, un ancien chef d’état-major. Celui-ci a promis de renforcer les opérations militaires contre les djihadistes, mais sans parvenir à endiguer leurs attaques. Il a également sollicité l’aide de la communauté internationale, notamment de la France, qui intervient au Sahel avec l’opération Barkhane. Mais cette présence militaire étrangère est contestée par une partie de la population, qui dénonce son inefficacité et ses bavures. Les conséquences : une crise humanitaire sans précédent L’insécurité croissante au Burkina Faso a des conséquences dramatiques sur la situation humanitaire du pays. Selon l’ONU, plus de 3,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance d’urgence, dont 1,9 million d’enfants. La malnutrition, les maladies et le manque d’accès à l’eau potable menacent la survie des populations les plus vulnérables. Par ailleurs, la violence entrave le fonctionnement des services publics, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé. Plus de 2 200 écoles sont fermées ou non opérationnelles à cause des menaces ou des attaques djihadistes, privant plus de 330 000 élèves d’un accès à l’éducation. Plus de 200 centres de santé sont également fermés ou partiellement fonctionnels, réduisant l’accès aux soins pour plus d’un million de personnes. #### Burkina Faso: la nouvelle statue corrigée de Thomas Sankara dévoilée C’était le samedi 2 mars 2019 à l’occasion de la cérémonie de dévoilement de la statue de Thomas Sankara et des bustes de ses 12 compagnons. Une très vive polémique et une grande indignation avait été déclenchée sur les réseaux sociaux. Nombreux ont été ceux qui n’ont pas reconnu les traits du visage du leader charismatique de la révolution d’août 83. Et de nombreux Burkinabè n’avaient pas perçu une grande ressemblance entre le « père de la révolution » burkinabè et sa statue. Le Comité international mémorial Thomas Sankara (CIM-TS) avait alors promis des corrections pour apaiser l’opinion publique africaine. Car la réalisation et l’installation de la statue et des douze bustes avaient quand même coûté 150 millions de francs CFA. Une seconde inauguration moins populaire et peu solennelle A contrario de la première inauguration, le public était moins nombreux et le dévoilement moins solennel ce dimanche 17 mai 2020 devant le siège du Conseil de l’Entente. Et pour cause la première cérémonie de présentation de la statue du père de la révolution burkinabè s’était tenue en grande pompe en marge du festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), en présence du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré et de l’ancien chef d’État ghanéen Jerry Rawlings. Cette circonstance avait donné un caractère véritablement international à la cérémonie et surtout une sorte d’hommage de toute l’Afrique à celui qui reste toujours très populaire au sein de la jeunesse africaine. Les organisateurs ont restreint la participation aux familles des victimes des événements du 15 octobre 1987 et à leurs proches en plus des médias. Six membres du gouvernement parmi lesquels les ministres des affaires étrangères Alpha Barry, de la sécurité Ousseni Compaoré, du commerce Harouna Kaboré, et l’ancien ministre de la sécurité Simon Compaoré étaient présents. Luc Djamiba, le secrétaire général du Comité international Mémorial Les Burkinabè satisfaits de cette deuxième statue plus conforme à leur idole C’est avec un grand soulagement que les Burkinabè ont accueilli cette deuxième statue corrigée ce 17 mai 2020, date qui marque le 37ème anniversaire de l’arrestation de celui qui était Premier ministre du commandant Jean-Baptiste Ouédraogo. Luc Damiba le secrétaire général du Comité international Mémorial – Thomas Sankara a déclaré : « Cette statue va permettre à la jeunesse africaine de se souvenir de ce grand homme dont tous les discours sont d’actualité et peuvent servir de guide pour les générations futures ». Surnommé le « Che africain » Thomas Sankara a été assassiné lors d’un coup d’Etat en 1987. Mousbila Sankara, ambassadeur en Libye sous la révolution, comme de nombreux Burkinabè avaient rejeté la 1ère statue du capitaine Thomas Sankara, il y a un an. Pour Jean-Luc Bambara, sculpteur de la statue : « ce qui n’a pas marché la première fois, c’est le délai. Ensuite, il y a eu les conditions climatiques. Et la cire perdue est une matière qui fond dans une ambiance un peu chaude. Alors 45 degrés, ça fond, si bien qu’au coulage quelques parties de la ceinture ont dû tourner ». Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération quant à lui a affirmé que « Cela va être difficile de dire que l’on peut reproduire Thomas Sankara à 100%, mais ce qui est là représente Thomas Sankara et c’est cela l’essentiel. Le gouvernement est fortement mobilisé derrière ce projet afin que l’on arrive à un mémorial digne de ce nom ». Le comité international pour le Mémorial assure que d’autres statues du capitaine Thomas Sankara seront réalisées au fur et à mesure sur le site qui s’étend sur 14 hectares. #### Business avec 200 000 FCFA en Côte d’Ivoire : quoi lancer Avec 200 000 FCFA en Côte d’Ivoire, le bon choix est un business léger : service, précommande ou stock à rotation rapide. Ce budget ne permet pas de se tromper longtemps. Il doit servir à tester une demande, pas à financer une vitrine. Le meilleur point de départ est une offre précise, un public clair et un canal simple : WhatsApp, marché local, prospection directe ou partenariat avec un commerce déjà fréquenté. Trois modèles adaptés au petit budget Modèle Exemple Service Création de catalogue, livraison, maintenance, assistance administrative Précommande Produits alimentaires, accessoires, fournitures ciblées Stock léger Articles à marge connue et vente rapide Le service est souvent le plus sûr car il mobilise surtout du temps et une compétence. Le stock léger peut marcher si le délai de vente est court et si le produit se rachète régulièrement. Ce budget impose une discipline stricte. Il faut d’abord choisir une activité qui peut produire une première vente en quelques jours, pas un projet qui demande trois mois d’installation. La priorité est de prouver que quelqu’un paie, puis de réinvestir la marge. Répartition simple du budget Une base prudente consiste à réserver environ un quart du budget à l’acquisition de clients, la moitié au stock ou aux outils indispensables, et le reste à la livraison, aux imprévus et aux tests. Le pire scénario est de tout immobiliser dans une marchandise lente. Avant d’acheter, il faut obtenir des signaux : demandes écrites, acomptes, précommandes, appels entrants ou commandes répétées. Sans preuve de demande, l’idée reste une hypothèse. La précommande est souvent sous-utilisée. Elle permet d’éviter un stock inutile, de tester les prix et de comprendre les objections avant d’acheter. Un acompte, même faible, vaut mieux qu’une promesse vague. Il montre que le client a un vrai besoin. Ce qu’il faut mesurer chaque semaine Suivez trois chiffres : marge par vente, délai de vente et taux de retour client. Si vous vendez vite avec une marge correcte, vous pouvez réinvestir. Si les produits restent bloqués, il faut changer l’offre ou le canal. Pour bâtir une activité plus structurée, repartez du guide business rentable en Côte d’Ivoire et du dossier WhatsApp Business en Côte d’Ivoire. La marge doit être calculée après tous les coûts : transport, emballage, pertes, commissions, communication et retours. Beaucoup de petits commerces semblent rentables tant qu’ils ne comptent pas le temps passé, les déplacements et les invendus. Un tableau simple suffit à éviter cette erreur. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. Banque mondiale, donnees pays et Macro Poverty Outlook 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business et biodiversité en Afrique du Sud Nous vivons à une époque où les problèmes environnementaux et de durabilité sont plus visibles que jamais, mais nous sommes également confrontés à une reprise continue et difficile après la crise financière et à l’incertitude économique qui en résulte. Alors que les préoccupations environnementales et économiques peuvent sembler être des questions très différentes, et en fait en contradiction les unes avec les autres, elles sont en réalité profondément liées. Le gouvernement et les entreprises se rendent compte que le développement économique et social du pays dépend de la santé des écosystèmes et de la biodiversité. Le Plan de développement national sud-africain : Vision 2030 confirme que la croissance économique nationale dépend de la durabilité environnementale de notre voie de développement proposée. Afin d’effectuer le changement nécessaire, l’importance politique de la biodiversité doit être comprise au plus haut niveau. Les politiques gouvernementales et les pratiques commerciales doivent adopter des approches plus innovantes qui reconnaissent la valeur de la biodiversité pour la prospérité économique et sociale. Intégration de la biodiversité L’intégration fait généralement référence à l’intégration ou à l’inclusion d’actions liées à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité dans les politiques et stratégies gouvernementales relatives aux secteurs commerciaux, tels que l’agriculture, la pêche, la foresterie, le tourisme et l’exploitation minière. L’intégration peut également faire référence à l’inclusion de considérations relatives à la biodiversité dans les plans de réduction de la pauvreté et les plans nationaux de développement durable. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : L’Afrique du Sud a ratifié la Convention sur la diversité biologique (CDB) en 1997, approuvant les objectifs de la Convention, y compris l’intégration de la biodiversité dans toutes les politiques, plans et programmes gouvernementaux. Le Livre blanc sur l’utilisation durable de la diversité biologique de l’Afrique du Sud, élaboré en 1997, a défini un certain nombre d’objectifs, de stratégies et de priorités pour la conservation, l’utilisation durable et le partage équitable des avantages. L’article 6b de la CDB stipule que les Parties ont l’obligation de : « Intégrer, dans la mesure du possible et selon qu’il convient, l’utilisation et la conservation des actions durables pour promouvoir la biodiversité dans tous les secteurs ». La Déclaration ministérielle de La Haye de la COP 6 en 2002 stipulait : « La leçon la plus importante des dix dernières années est que les objectifs de la Convention seront impossibles à atteindre tant que la prise en compte de la biodiversité ne sera pas pleinement intégrée dans d’autres secteurs. La nécessité d’intégrer la conservation. Intégration sectorielle Le secteur du tourisme est l’un des secteurs majeurs de l’économie mondiale. Il représente 9 % du produit intérieur brut mondial, 6 % des exportations et contribue (directement ou indirectement) à un emploi sur onze. Les forêts offrent un ensemble diversifié d’habitats pour les plantes, les animaux et les micro-organismes. Les forêts fournissent également de la nourriture, du stockage de carbone et d’autres biens et services essentiels à la survie et au bien-être de toute l’humanité. Ces avantages sont soutenus par la biodiversité. Cependant, ces systèmes biologiquement riches sont menacés, en grande partie à cause de l’activité humaine.  #### Business rentable au Bénin : idées à tester à Cotonou Un business rentable au Bénin ne se choisit pas seulement parce qu’une idée paraît populaire. Il faut regarder le pouvoir d’achat réel, le coût du transport, les délais de paiement, l’accès au stock et la capacité à vendre vite sans immobiliser trop de trésorerie. Le bon point de départ consiste souvent à tester petit à Cotonou, mesurer la marge nette, puis élargir seulement quand les fournisseurs, les clients et les encaissements sont stabilisés. Le Bénin en 2026 : un marché en mutation rapide Depuis le lancement du Programme d’Action du Gouvernement (PAG), le Bénin a engagé des réformes structurelles importantes : modernisation du port de Cotonou, création de zones économiques spéciales, développement du tourisme culturel autour du patrimoine vodoun et des royaumes historiques d’Abomey. Ces investissements publics ont attiré des capitaux privés étrangers et accéléré le développement des infrastructures routières, énergétiques et numériques. Pour les entrepreneurs locaux, cette modernisation crée de nouveaux marchés dans le BTP, les services aux entreprises, la logistique et le tourisme. Le programme GovTech du gouvernement ouvre également des opportunités dans les services numériques publics pour les startups bien positionnées. Idées de business rentables au Bénin Idée Pourquoi elle peut fonctionner Commerce régional Cotonou profite des flux avec le Nigeria et la sous-région Services de livraison utile pour boutiques, restaurants et vendeurs WhatsApp Transformation agricole ananas, manioc, noix, produits conditionnés Services aux TPE facturation, impression, communication locale, gestion client Formation courte numérique, vente, langues et métiers pratiques Le test à faire avant d’investir davantage Fixer un budget test en FCFA, séparé de l’argent personnel. Vendre pendant deux à quatre semaines avant de louer un local. Calculer la marge après transport, pertes, commissions et invendus. Identifier le canal principal: WhatsApp, marché, livraison, boutique, entreprise cliente. Garder une activité simple tant que le flux de clients n’est pas régulier. Les risques à surveiller dépendance aux flux frontaliers; stock acheté trop cher; vente à crédit sans suivi; absence de différenciation face aux petits commerces déjà installés. Pour comparer avec d’autres marchés, voir les idées de business rentable en Afrique et l’actualité du Bénin. Le vrai critère: vendre avant de s’installer Dans beaucoup de projets au Bénin, l’erreur consiste à commencer par le signe extérieur du business: un local, une enseigne, du stock, parfois même un employé. Le marché sanctionne vite cette logique. À Cotonou, il vaut mieux prouver d’abord que des clients paient, reviennent et recommandent. Le local devient alors un accélérateur, pas un pari de départ. Un test sérieux tient sur quelques chiffres simples: nombre de ventes par semaine, marge nette après transport, temps passé à vendre, produits retournés, clients qui rachètent. Si ces données ne sont pas connues, le projet est encore une intuition, pas une activité. Trois scénarios réalistes Scénario Ce qu’il faut vérifier avant d’élargir Commerce régional ciblé produit précis, fournisseur sûr, rotation mesurée Transformation agricole qualité, emballage, points de revente Service aux vendeurs livraison, photos produit, gestion de commandes Ce qui fait souvent la différence Au Bénin, Cotonou donne accès à un marché commercial très vivant, connecté aux flux régionaux. L’opportunité existe, mais elle demande de bien choisir sa niche: trop généraliste, un nouveau commerce se retrouve vite noyé dans l’offre existante. éviter d’acheter un stock simplement parce qu’il est bon marché; tester les marges avec les frais de transport réellement payés; se différencier par la fiabilité, pas seulement par le prix; suivre les commandes dans un tableau simple dès le premier jour. La bonne taille pour commencer Un démarrage raisonnable cherche la vitesse plutôt que l’impression de grandeur. Mieux vaut vendre trois produits très bien compris qu’un catalogue trop large. Mieux vaut livrer dans deux quartiers maîtrisés que promettre une couverture nationale. Et mieux vaut perdre une petite commande test que d’immobiliser tout son capital dans un stock lent. La rentabilité vient rarement d’une idée magique. Elle vient d’un détail opérationnel que les autres négligent: un fournisseur plus fiable, une livraison plus propre, un emballage plus sérieux, une réponse WhatsApp plus rapide, un service après-vente qui rappelle le client au lieu de disparaître. Budget de démarrage à Cotonou : les fourchettes réelles Business Budget min (FCFA) Délai avant premier revenu Marge nette typique Commerce de réexportation (Nigéria, Togo) 500 000 – 2 000 000 1 à 3 semaines 10 – 25 % Point de change informel ou forex légal 300 000 – 1 000 000 Immédiat Variable (spread) Logistique et transport de marchandises 1 000 000 – 5 000 000 (véhicule) 1 mois 20 – 35 % Restauration et street food 100 000 – 300 000 Immédiat 35 – 50 % Artisanat et vente en ligne (Etsy, réseaux) 50 000 – 200 000 2 à 8 semaines 40 – 65 % Pourquoi le Bénin est un carrefour commercial unique Le port de Cotonou est le principal point d’entrée des marchandises pour le Niger, le Burkina Faso et une partie du Mali. Cette position de transit crée des opportunités logistiques importantes qui n’existent pas dans les pays enclavés. Le commerce d’import-export entre le Bénin et le Nigeria (via Sèmè-Kraké) reste l’une des activités les plus actives d’Afrique de l’Ouest, malgré les restrictions frontalières intermittentes. Erreurs à éviter quand on lance au Bénin Miser uniquement sur la frontière nigériane : les fermetures périodiques de la frontière Nigéria-Bénin peuvent bloquer des stocks entiers. Diversifier ses fournisseurs et marchés dès le départ. Négliger Parakou et les villes du Nord : le marché de Cotonou est saturé dans certains secteurs. Parakou, Bohicon et Abomey offrent des niches moins concurrentielles. Sous-estimer la concurrence des commerçants diaspora : la communauté béninoise de l’étranger investit activement à Cotonou. Cibler des niches de service ou de qualité qu’ils ne couvrent pas. FAQ – Business rentable au Bénin Quel business démarrer avec 1 million FCFA au Bénin ? Avec 1 million FCFA, les options solides à Cotonou incluent : démarrer un petit négoce d’import-export de biens de consommation (électronique reconditionné, cosmétiques), créer un service de livraison à moto (Zémidjan connecté), ou monter une petite unité de transformation alimentaire (akassa, sodabi artisanal pour exportation). Le négoce offre les marges les plus rapides mais aussi les risques les plus élevés. Le numérique est-il une opportunité au Bénin ? Oui, et en forte croissance. Le Bénin a investi dans sa connectivité (câbles sous-marins, fibre optique) et le gouvernement pousse la digitalisation des services publics. Les métiers du web (développement, gestion de réseaux sociaux, e-commerce) sont encore peu saturés et permettent de servir des clients internationaux depuis Cotonou. Comparez avec d’autres marchés africains : business rentable au Sénégal, business rentable au Cameroun, business rentable au RDC et business rentable au Mali. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business rentable au Cameroun : idées pour Douala et Yaoundé Un business rentable au Cameroun ne se choisit pas seulement parce qu’une idée paraît populaire. Il faut regarder le pouvoir d’achat réel, le coût du transport, les délais de paiement, l’accès au stock et la capacité à vendre vite sans immobiliser trop de trésorerie. Le bon point de départ consiste souvent à tester petit à Douala ou Yaoundé, mesurer la marge nette, puis élargir seulement quand les fournisseurs, les clients et les encaissements sont stabilisés. Pourquoi le Cameroun est surnommé l’Afrique en miniature pour les investisseurs Le Cameroun doit son surnom d’« Afrique en miniature » à sa diversité géographique, climatique et culturelle — forêts équatoriales au sud, savanes au nord, côtes atlantiques à l’ouest, montagnes au nord-ouest. Cette diversité se traduit par une variété de ressources agricoles et minérales qu’aucun autre pays de la sous-région n’égale. Pour un entrepreneur, cela signifie des filières d’approvisionnement multiples : cacao, café, bois, huile de palme, banane, coton, pétrole. Douala concentre à elle seule l’essentiel de l’activité économique du pays avec son port, ses zones industrielles et sa classe moyenne consumériste. La nouvelle politique industrielle du gouvernement (Plan d’Industrialisation 2035) pousse à la transformation locale des matières premières, créant des opportunités pour les PME de l’agro-industrie. Idées de business rentables au Cameroun Idée Pourquoi elle peut fonctionner Commerce à rotation rapide téléphones, accessoires, produits de maison, petites pièces Agro-transformation plantain, manioc, cacao, jus, produits conditionnés Services aux entreprises livraison, impression, maintenance, gestion de présence en ligne Restauration de quartier demande quotidienne si le prix reste accessible Formation pratique comptabilité simple, numérique, langues, métiers techniques Le test à faire avant d’investir davantage Fixer un budget test en FCFA, séparé de l’argent personnel. Vendre pendant deux à quatre semaines avant de louer un local. Calculer la marge après transport, pertes, commissions et invendus. Identifier le canal principal: WhatsApp, marché, livraison, boutique, entreprise cliente. Garder une activité simple tant que le flux de clients n’est pas régulier. Les risques à surveiller marge mangée par transport et ruptures de stock; crédit client mal encadré; dépendance à un emplacement mal choisi; stock trop large au départ. Pour comparer avec d’autres marchés, voir les idées de business rentable en Afrique et l’actualité économique du Cameroun. Le vrai critère: vendre avant de s’installer Dans beaucoup de projets au Cameroun, l’erreur consiste à commencer par le signe extérieur du business: un local, une enseigne, du stock, parfois même un employé. Le marché sanctionne vite cette logique. À Douala ou Yaoundé, il vaut mieux prouver d’abord que des clients paient, reviennent et recommandent. Le local devient alors un accélérateur, pas un pari de départ. Un test sérieux tient sur quelques chiffres simples: nombre de ventes par semaine, marge nette après transport, temps passé à vendre, produits retournés, clients qui rachètent. Si ces données ne sont pas connues, le projet est encore une intuition, pas une activité. Trois scénarios réalistes Scénario Ce qu’il faut vérifier avant d’élargir Accessoires et pièces rotation, sourcing stable, marge par référence Agro-transformation goût constant, conditionnement, réseau de revente Service numérique local clients professionnels, paiement récurrent Ce qui fait souvent la différence Au Cameroun, Douala et Yaoundé ne se travaillent pas de la même manière. Douala réagit fortement au commerce, à la logistique et aux flux d’entreprise. Yaoundé peut être plus intéressante pour les services, la formation, l’administration et une clientèle plus institutionnelle. choisir une ville de départ et ne pas courir les deux marchés trop tôt; garder les références qui tournent et couper les produits lents; surveiller les ruptures, car elles font perdre les clients réguliers; formaliser les prestations B2B avec devis, délais et preuve de livraison. La bonne taille pour commencer Un démarrage raisonnable cherche la vitesse plutôt que l’impression de grandeur. Mieux vaut vendre trois produits très bien compris qu’un catalogue trop large. Mieux vaut livrer dans deux quartiers maîtrisés que promettre une couverture nationale. Et mieux vaut perdre une petite commande test que d’immobiliser tout son capital dans un stock lent. La rentabilité vient rarement d’une idée magique. Elle vient d’un détail opérationnel que les autres négligent: un fournisseur plus fiable, une livraison plus propre, un emballage plus sérieux, une réponse WhatsApp plus rapide, un service après-vente qui rappelle le client au lieu de disparaître. Budget de démarrage à Douala et Yaoundé : les fourchettes réelles Business Budget min (FCFA) Délai avant premier revenu Marge nette typique Commerce de détail (épicerie, quincaillerie) 300 000 – 700 000 Dès l’ouverture 15 – 25 % Agro-transformation (cacao, café, banane plantain) 500 000 – 2 000 000 2 à 4 mois 25 – 40 % Transport (moto-taxi à Douala) 600 000 – 1 200 000 (moto) Dès le premier jour 30 – 50 % brut Prestation numérique (design, gestion réseaux) 0 – 200 000 1 à 4 semaines 50 – 70 % Restauration rapide (brochettes, poisson braisé) 150 000 – 400 000 Immédiat 35 – 50 % Erreurs fréquentes quand on entreprend au Cameroun Confondre Douala et Yaoundé : ce qui marche dans la capitale économique (commerce, port, import-export) ne fonctionne pas toujours à Yaoundé (services aux administrations, BTP, restauration d’affaires). Ignorer le bilinguisme : dans certaines régions anglophones (Nord-Ouest, Sud-Ouest), le marché a ses propres réseaux et habitudes. Un service en anglais y est un avantage concurrentiel réel. Sous-capitaliser : le délai de paiement au Cameroun peut être long (30 à 90 jours entre PME). Prévoir une trésorerie suffisante pour encaisser cette attente. FAQ – Business rentable au Cameroun Quel est le business le plus rentable à Douala en 2026 ? Les activités liées au commerce d’import-export (Douala est le premier port d’Afrique centrale), à l’agro-transformation (cacao, café, huile de palme) et aux services numériques restent les plus rentables à Douala en 2026. La restauration et le transport (moto-taxi, livraison) offrent des retours rapides avec peu de capital initial. Peut-on créer une entreprise au Cameroun en tant qu’étranger ? Oui, dans le cadre de la zone OHADA. Un ressortissant étranger peut créer une SARL ou une SA au Cameroun avec les mêmes droits qu’un national, sous réserve d’un visa de séjour adapté. Le CFCE (Centre de Formalités de Création d’Entreprises) permet d’immatriculer en 72 heures dans les grandes villes. Comment financer un business au Cameroun sans apport bancaire ? Les tontines (groupements d’épargne rotatifs) restent le principal outil de financement informel au Cameroun. Pour les montants plus importants, les fonds d’amorçage comme le FAGRACE, les incubateurs de Douala et Yaoundé (ActivSpaces, Kiro’o Hub) et les appels à projets des banques de développement (BAD, BM) sont accessibles avec un dossier solide. À lire aussi : l’écosystème startup en Afrique francophone et le classement des pays les plus riches d’Afrique en 2026. Comparez avec d’autres marchés africains : business rentable au Sénégal, business rentable au Bénin, business rentable au RDC et business rentable au Mali. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business rentable au Mali : idées concrètes et méthode de test Business rentable au Mali : idées concrètes et méthode de test Un business rentable au Mali doit d’abord résister à trois réalités: le coût du transport, la saisonnalité et la trésorerie. L’idée seule ne suffit pas; c’est la capacité à acheter, vendre et encaisser vite qui fait la différence. Business rentable au Mali : les pistes les plus solides IdéePourquoi elle tient la routeDistribution alimentaire de proximitédemande régulière, rotation rapide des produitsTransformation localejus, céréales, karité, produits conditionnésServices aux motos et véhiculesbesoin récurrent à Bamako et dans les villes secondairesVente WhatsApp avec livraisonfaible coût de départ, test rapide du marchéFroid, boissons et petite restaurationmarge possible si l’emplacement est bon Bamako, régions et logique de marge Bamako offre plus de clients, mais aussi plus de concurrence et de loyers. Les villes régionales peuvent être intéressantes quand l’offre est rare, à condition de maîtriser le stock et les ruptures. Ce qu’il faut vérifier avant de se lancer prix fournisseur réel après transport;délai d’encaissement moyen;pertes possibles sur les produits sensibles;coût de livraison ou de déplacement;capacité à vendre sans crédit client excessif. À lire aussi: business rentable au Sénégal, business rentable au Cameroun, business rentable en RDC. Le vrai critère: vendre avant de s’installer Dans beaucoup de projets au Mali, l’erreur consiste à commencer par le signe extérieur du business: un local, une enseigne, du stock, parfois même un employé. Le marché sanctionne vite cette logique. À Bamako, il vaut mieux prouver d’abord que des clients paient, reviennent et recommandent. Le local devient alors un accélérateur, pas un pari de départ. Un test sérieux tient sur quelques chiffres simples: nombre de ventes par semaine, marge nette après transport, temps passé à vendre, produits retournés, clients qui rachètent. Si ces données ne sont pas connues, le projet est encore une intuition, pas une activité. Trois scénarios réalistes ScénarioCe qu’il faut vérifier avant d’élargirVente alimentaire cibléerotation rapide, pertes faibles, clients réguliersService aux motosemplacement visible, pièces disponibles, technicien fiableTransformation localequalité constante, emballage propre, débouchés avant production Ce qui fait souvent la différence Au Mali, le transport et la disponibilité du stock décident souvent de la marge. Un produit peut sembler rentable au prix d’achat, puis devenir fragile une fois ajoutés les frais de route, les pertes, les retards et les petits crédits accordés aux clients. éviter de vendre trop à crédit, surtout au démarrage;séparer caisse du business et dépenses familiales;tester un quartier avant de multiplier les points de vente;noter les pertes de stock comme un coût réel, pas comme un accident. La bonne taille pour commencer Un démarrage raisonnable cherche la vitesse plutôt que l’impression de grandeur. Mieux vaut vendre trois produits très bien compris qu’un catalogue trop large. Mieux vaut livrer dans deux quartiers maîtrisés que promettre une couverture nationale. Et mieux vaut perdre une petite commande test que d’immobiliser tout son capital dans un stock lent. La rentabilité vient rarement d’une idée magique. Elle vient d’un détail opérationnel que les autres négligent: un fournisseur plus fiable, une livraison plus propre, un emballage plus sérieux, une réponse WhatsApp plus rapide, un service après-vente qui rappelle le client au lieu de disparaître. Budget de démarrage à Bamako : les fourchettes réelles BusinessBudget min (FCFA)Délai avant premier revenuMarge nette typiqueCommerce de proximité (épicerie, alimentation)150 000 – 400 000Dès le premier jour15 – 25 %Point mobile money (Orange Money, Moov)100 000 – 250 0001 à 3 semaines8 – 15 %Artisanat (bogolan, sculpture, maroquinerie)50 000 – 200 000Variable (1 à 8 sem.)40 – 65 %Restauration de rue ou traiteur100 000 – 300 000Immédiat30 – 45 %Transport marchandises (brouette, charrette, moto)200 000 – 800 000Dès le premier jour25 – 40 % Secteurs porteurs au Mali en 2026 Malgré les difficultés géopolitiques des dernières années, certains secteurs restent structurellement porteurs au Mali. Agriculture et agro-transformation : le Mali est l’un des premiers producteurs de coton, de mil et de sorgho d’Afrique de l’Ouest. La transformation locale (huiles, farines, conserves) reste très peu développée et constitue une niche solide pour les entrepreneurs avec un peu de capital.Commerce et négoce : Bamako est un carrefour pour le Mali, le Burkina Faso et la Guinée. Le négoce de marchandises entre ces pays génère des marges importantes, mais demande une bonne connaissance des filières.Services numériques : malgré une connectivité encore inégale, la demande de services informatiques, de gestion de réseaux sociaux et de création de sites web est en forte hausse auprès des PME maliennes.Artisanat d’exportation : le bogolan, la maroquinerie et la sculpture malienne sont reconnus à l’international. Les plateformes comme Etsy et les foires diaspora permettent de vendre directement à des clients en Europe et en Amérique du Nord. Erreurs à éviter quand on lance un business au Mali Sous-estimer le facteur saisonnier : les saisons sèche et des pluies impactent fortement les chaînes d’approvisionnement agricoles et les flux commerciaux. Anticiper les pics de coûts.Compter sur un seul canal de vente : la vente en marché physique reste dominante, mais le bouche-à-oreille WhatsApp et Facebook prend une importance croissante pour toucher la diaspora et les clients urbains.Négliger les associations professionnelles : les syndicats de commerçants et groupements d’intérêt économique offrent un accès au crédit, à la formation et à des marchés collectifs que les entrepreneurs isolés n’atteignent pas. FAQ – Business rentable au Mali Quel business démarrer avec 200 000 FCFA au Mali ? Avec 200 000 FCFA à Bamako, les options les plus accessibles sont : ouvrir un point de dépôt/retrait mobile money (capital de roulement de 100 000 à 150 000 FCFA), démarrer une activité de revente de denrées alimentaires au marché, ou proposer des petits services numériques (impression, saisie, gestion des réseaux). Le mobile money est le démarrage le moins risqué car la demande est immédiate et prévisible. L’artisanat est-il un bon business au Mali ? Oui, surtout si l’on vise l’exportation. Le bogolan malien, la maroquinerie et les sculptures trouvent des acheteurs à l’international via des plateformes comme Etsy, des foires diaspora ou des grossistes européens spécialisés. La marge peut atteindre 60 à 70 % sur l’artisanat d’exportation, mais les délais de paiement sont longs et la logistique internationale complexe. Pour une revente locale, les marges sont plus faibles mais le flux de trésorerie est plus régulier. Peut-on entreprendre au Mali malgré la situation politique ? Oui, et de nombreux entrepreneurs maliens le font avec succès. La situation politique depuis 2020 a fragilisé certains secteurs (tourisme, partenariats internationaux), mais le marché domestique reste actif. Les secteurs les moins exposés aux sanctions et perturbations institutionnelles — commerce de détail, services, agro-transformation — continuent de fonctionner normalement. La prudence recommande de commencer par des activités à faible capital immobilisé et forte liquidité. À lire aussi : business rentable au Sénégal, au Cameroun, au Bénin et en RDC — pour comparer les opportunités selon les marchés. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business rentable au Sénégal : idées réalistes à lancer Un business rentable au Sénégal ne se choisit pas seulement parce qu’une idée paraît populaire. Il faut regarder le pouvoir d’achat réel, le coût du transport, les délais de paiement, l’accès au stock et la capacité à vendre vite sans immobiliser trop de trésorerie. Le bon point de départ consiste souvent à tester petit à Dakar, mesurer la marge nette, puis élargir seulement quand les fournisseurs, les clients et les encaissements sont stabilisés. Pourquoi le Sénégal est un terrain favorable à l’entrepreneuriat en 2026 Le Sénégal présente plusieurs avantages structurels pour les entrepreneurs. Sa stabilité politique en fait l’un des rares pays d’Afrique de l’Ouest où les élections se sont tenues sans disruption majeure depuis l’indépendance. L’APIX (Agence de Promotion des Investissements et Grands Travaux) a progressivement simplifié les formalités de création d’entreprise — il est désormais possible de s’immatriculer en moins de 48 heures dans les grandes villes. Dakar bénéficie par ailleurs d’une connexion sous-marine internet de qualité (câble ACE, câble 2Africa), ce qui facilite les activités numériques et le travail pour des clients internationaux. La découverte du pétrole et du gaz au large de Saint-Louis a également injecté des capitaux étrangers importants dans l’économie depuis 2024. Idées de business rentables au Sénégal Idée Pourquoi elle peut fonctionner Livraison et courses de proximité Dakar crée une demande régulière pour les services rapides Restauration simple petits-déjeuners, plats de bureau, jus et snacks fonctionnent si la rotation est forte Services aux indépendants facturation, design simple, gestion WhatsApp, petites livraisons Transformation alimentaire céréales, jus, produits locaux conditionnés Formation courte langues, bureautique, outils numériques, vente en ligne Le test à faire avant d’investir davantage Fixer un budget test en FCFA, séparé de l’argent personnel. Vendre pendant deux à quatre semaines avant de louer un local. Calculer la marge après transport, pertes, commissions et invendus. Identifier le canal principal: WhatsApp, marché, livraison, boutique, entreprise cliente. Garder une activité simple tant que le flux de clients n’est pas régulier. Les risques à surveiller dépendre d’un seul fournisseur; sous-estimer le coût des livraisons; ouvrir un local trop tôt; confondre visibilité sur les réseaux et vraie demande payante. Pour comparer avec d’autres marchés, voir les idées de business rentable en Afrique et les opportunités en Afrique de l’Ouest. Le vrai critère: vendre avant de s’installer Dans beaucoup de projets au Sénégal, l’erreur consiste à commencer par le signe extérieur du business: un local, une enseigne, du stock, parfois même un employé. Le marché sanctionne vite cette logique. À Dakar, il vaut mieux prouver d’abord que des clients paient, reviennent et recommandent. Le local devient alors un accélérateur, pas un pari de départ. Un test sérieux tient sur quelques chiffres simples: nombre de ventes par semaine, marge nette après transport, temps passé à vendre, produits retournés, clients qui rachètent. Si ces données ne sont pas connues, le projet est encore une intuition, pas une activité. Trois scénarios réalistes Scénario Ce qu’il faut vérifier avant d’élargir Livraison de proximité zone limitée, ponctualité, tarifs lisibles Repas pour bureaux précommandes, régularité, contrôle des coûts Formation pratique résultat visible pour l’apprenant, horaires compatibles Ce qui fait souvent la différence Au Sénégal, Dakar concentre une grande partie de la demande solvable, mais aussi la concurrence. Les projets les plus solides sont souvent ceux qui rendent un service régulier: manger vite, livrer proprement, apprendre une compétence, réparer, organiser, gagner du temps. vendre d’abord à un cercle proche, puis élargir par recommandation; adapter l’offre aux heures de bureau et aux temps de transport; ne pas dépendre uniquement d’Instagram ou TikTok; prévoir un système simple pour reprendre contact avec les clients. La bonne taille pour commencer Un démarrage raisonnable cherche la vitesse plutôt que l’impression de grandeur. Mieux vaut vendre trois produits très bien compris qu’un catalogue trop large. Mieux vaut livrer dans deux quartiers maîtrisés que promettre une couverture nationale. Et mieux vaut perdre une petite commande test que d’immobiliser tout son capital dans un stock lent. La rentabilité vient rarement d’une idée magique. Elle vient d’un détail opérationnel que les autres négligent: un fournisseur plus fiable, une livraison plus propre, un emballage plus sérieux, une réponse WhatsApp plus rapide, un service après-vente qui rappelle le client au lieu de disparaître. Budget de démarrage à Dakar : ce que ça coûte vraiment Business Budget min (FCFA) Délai avant premier revenu Marge nette typique Revente mobile money (point de dépôt/retrait) 150 000 – 300 000 1 à 3 semaines 8 – 15 % Restauration de rue (thiéboudienne, sandwichs) 200 000 – 500 000 Dès le premier jour 30 – 45 % Vente en ligne (Facebook, WhatsApp commerce) 50 000 – 150 000 1 à 4 semaines 20 – 40 % Prestation informatique / design 0 – 100 000 (PC déjà possédé) Variable 50 – 70 % Agro-transformation (jus, confitures locales) 300 000 – 800 000 1 à 2 mois 25 – 40 % Erreurs à éviter quand on lance un business au Sénégal Sous-estimer le coût du local à Dakar : les loyers dans les quartiers commerciaux ont fortement augmenté. Tester d’abord en livraison ou en marché avant de signer un bail. Négliger le réseau : au Sénégal, la confiance précède la transaction. Un client recommandé par un proche convertit beaucoup mieux qu’un prospect froid. Ignorer le secteur informel : vos concurrents directs opèrent souvent sans comptabilité formelle. Votre avantage doit être la fiabilité et la régularité, pas le prix. Lancer sans trésorerie tampon : prévoir l’équivalent de 2 mois de charges fixes avant d’encaisser les premiers revenus stables. FAQ – Business rentable au Sénégal Quel business démarrer avec 500 000 FCFA au Sénégal ? Avec 500 000 FCFA, plusieurs options sont viables à Dakar : point de dépôt/retrait mobile money (150 000 à 300 000 FCFA de capital tournant), restauration de rue ou traiteur événementiel, ou revente en ligne de produits importés (électronique, cosmétiques). La restauration de rue offre le retour sur investissement le plus rapide. Faut-il un statut juridique pour entreprendre au Sénégal ? Pas obligatoirement pour démarrer, mais le statut d’auto-entrepreneur ou la SARL simplifiée (via le guichet unique de l’APIX) permettent d’accéder aux marchés publics et de facturer les entreprises formelles. L’immatriculation coûte peu et crédibilise l’activité auprès des banques. Le mobile money est-il vraiment un business rentable au Sénégal ? Oui, notamment comme point de service Wave, Orange Money ou Free Money. La marge sur commission est faible (1–3 % par transaction), mais le volume compense. À Dakar, un point bien situé peut générer 80 000 à 200 000 FCFA de commissions mensuelles avec un capital de roulement de 300 000 FCFA. À lire aussi : Dakar comme hub startup francophone et le classement des pays les plus riches d’Afrique en 2026. Comparez avec d’autres marchés africains : business rentable au Cameroun, business rentable au Bénin, business rentable au RDC et business rentable au Mali. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business rentable en Afrique : idées par pays et méthode L’Afrique ne forme pas un seul marché. Une idée rentable à Abidjan peut échouer à Bamako si le transport, le pouvoir d’achat ou les habitudes d’achat ne suivent pas. Le bon réflexe est donc de raisonner pays par pays. Business rentable au Mali: distribution, transformation locale, services pratiques.Business rentable en Côte d’Ivoire: vente WhatsApp, restauration courte, services aux PME.Business rentable au Sénégal: Dakar, services, alimentation, livraison.Business rentable au Cameroun: Douala, Yaoundé, commerce et agro-transformation.Business rentable en RDC: Kinshasa, mobile money, logistique urbaine.Business rentable au Bénin: Cotonou, commerce régional et services. Les meilleures idées de business rentable en Afrique par pays Un bon business africain commence rarement par un gros investissement. Il commence par un test court, un panier moyen connu, une marge nette calculée, puis un canal de vente qui se répète. Pour choisir un marché, croiser aussi ces idées avec le classement des pays les plus riches d’Afrique et le PIB Afrique 2026. La règle commune aux projets réussis Une idée de business ne voyage jamais intacte. Elle change avec le pouvoir d’achat, les habitudes de paiement, la densité urbaine, les délais de livraison et la confiance dans les vendeurs. Copier une activité vue ailleurs peut fonctionner, mais seulement si l’on adapte le prix, le format et le canal de vente. Le meilleur signal reste la répétition. Si des clients reviennent sans promotion agressive, si le bouche-à-oreille produit des demandes, si le stock tourne sans casser la marge, le marché dit quelque chose. À l’inverse, beaucoup de likes et peu de commandes ne suffisent pas. Comment choisir le bon pays pour une idée de business QuestionPourquoi elle compteLe client paie-t-il vite ?la trésorerie est souvent le premier risqueLe produit se remplace-t-il facilement ?une rupture longue détruit la confianceLa livraison coûte-t-elle cher ?elle peut effacer la margeLe besoin revient-il ?la rentabilité vient des achats répétésPeut-on commencer petit ?un test réduit le risque d’erreur 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays et méthode de démarrage L’Afrique concentre aujourd’hui certaines des opportunités entrepreneuriales les plus dynamiques au monde. Avec une population jeune dépassant 1,4 milliard d’habitants, une urbanisation accélérée et une pénétration croissante du mobile et d’internet, le continent offre en 2026 un terrain fertile pour quiconque souhaite lancer un business rentable en Afrique — qu’il dispose d’un petit capital ou d’une enveloppe plus confortable. Encore faut-il savoir où regarder, comment valider son idée et quels secteurs privilégier selon les réalités locales. Cette page hub a été conçue comme votre guide de référence : elle recense les idées les plus solides par pays (Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, RDC, Bénin), explore les secteurs porteurs (agro-transformation, commerce digital, services), et vous donne une méthodologie applicable partout sur le continent pour tester votre projet avant d’investir. Chaque section renvoie vers un guide pays approfondi, rédigé par la rédaction des Afriques, pour vous accompagner pas à pas. Pourquoi l’Afrique est-elle un terrain de choix pour entreprendre en 2026 ? Plusieurs tendances structurelles convergent pour faire de 2026 une année charnière pour l’entrepreneuriat africain. La classe moyenne urbaine continue de croître, tirant la demande en produits transformés, en services de livraison, en formation et en solutions numériques. Les transferts mobiles d’argent, désormais banalisés de Dakar à Kinshasa, ouvrent l’accès au commerce digital à des entrepreneurs sans compte bancaire formel. Parallèlement, les filières agricoles restent largement sous-exploitées : moins de 30 % des produits agricoles sont transformés localement, ce qui représente un gisement colossal de valeur ajoutée. Enfin, les politiques d’intégration régionale — CEDEAO, CEMAC, ZLECAf — facilitent progressivement la circulation des biens et des services. Ce contexte favorable ne supprime pas les défis réels : accès au financement limité, infrastructures inégales, formalités administratives parfois lourdes. C’est précisément pourquoi une méthode de validation rigoureuse est indispensable avant de mobiliser ses économies. Pour une vue d’ensemble synthétique et une première grille de lecture, consultez notre article de référence : Business rentable en Afrique : idées par pays et méthode. Business rentable au Mali : agro-transformation et commerce local Le Mali présente un profil entrepreneurial singulier : économie majoritairement rurale, forte production de coton, de mangue, de karité et de céréales, et une capitale, Bamako, en pleine expansion démographique. Les opportunités y sont réelles, à condition d’adapter son offre aux contraintes logistiques et au pouvoir d’achat local. L’agro-transformation reste le secteur le plus accessible pour les entrepreneurs disposant d’un capital modeste : beurre de karité raffiné, jus de mangue pasteurisé, farine enrichie — autant de produits pour lesquels la demande locale et régionale dépasse l’offre disponible. Le commerce de proximité et les petits services urbains (restauration rapide, livraison, formation) constituent également des leviers solides à Bamako. Pour un panorama complet des idées testables au Mali, avec des exemples de démarrage chiffrés et une méthode de validation locale, lisez notre guide dédié : Business rentable au Mali : idées concrètes et méthode de test. Vous trouverez également des conseils pratiques pour générer des revenus rapides dans la capitale dans notre article Comment gagner de l’argent à Bamako. Focus : l’agro-transformation au Mali La filière agro-transformation malienne mérite une attention particulière. Le karité, dont le Mali est l’un des premiers producteurs mondiaux, offre des marges brutes élevées dès lors que la transformation est maîtrisée. La mangue kent et amélie, exportée vers l’Europe, peut aussi être valorisée localement en jus, en séchés ou en confiture. Les céréales locales (mil, sorgho, fonio) connaissent une demande croissante en farines infantiles enrichies. Notre guide sectoriel détaillé vous explique comment structurer chaque filière : Agro-transformation au Mali : karité, mangue, céréales. Business rentable au Sénégal : services, digital et exportation Dakar s’affirme comme l’un des hubs entrepreneuriaux les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest. Le Sénégal bénéficie d’un écosystème numérique mature, d’une diaspora active et d’une culture entrepreneuriale bien enracinée. Les secteurs les plus porteurs en 2026 incluent les services aux entreprises (comptabilité, communication digitale, logistique), le e-commerce, la restauration saine, la mode et l’artisanat valorisé à l’export. Le tourisme intérieur, dopé par les nouvelles infrastructures, ouvre également des niches intéressantes pour les entrepreneurs locaux. La clé au Sénégal : cibler une clientèle urbaine solvable ou des acheteurs de la diaspora, et soigner la mise en marché digitale. Notre guide pays fait le tri entre les idées surestimées et celles qui génèrent réellement des revenus stables dès les premiers mois : Business rentable au Sénégal : idées réalistes à lancer. Business rentable en Côte d’Ivoire : commerce digital et petits budgets La Côte d’Ivoire affiche l’une des croissances économiques les plus soutenues du continent depuis dix ans. Abidjan concentre une classe moyenne conséquente, très connectée et habituée à consommer en ligne et via les réseaux sociaux. Le commerce digital — vente de produits via WhatsApp, Instagram ou des marketplaces locales — y est devenu un modèle économique à part entière, accessible sans boutique physique ni investissement lourd. Les secteurs de la beauté, de l’alimentaire transformé, du textile et des services aux particuliers présentent des rentabilités attractives pour qui sait cibler et fidéliser sa clientèle. Pour identifier les meilleures idées adaptées à votre budget et à votre profil, consultez notre guide complet : Business rentable en Côte d’Ivoire : idées réalistes à tester. Démarrer avec 200 000 FCFA en Côte d’Ivoire Beaucoup d’entrepreneurs débutants pensent qu’un capital important est indispensable. En Côte d’Ivoire, il est pourtant possible de lancer une activité viable avec 200 000 FCFA — soit environ 300 euros — à condition de choisir le bon secteur et de maîtriser ses coûts. Revente de produits cosmétiques, traiteur de quartier, vente de contenus numériques ou dropshipping local : les options existent. Notre article détaillé vous les présente avec des budgets précis : Business avec 200 000 FCFA en Côte d’Ivoire : quoi lancer. Vendre sans boutique grâce à WhatsApp Business WhatsApp est devenu le premier canal de vente informel en Côte d’Ivoire. Des milliers d’entrepreneurs y gèrent leur catalogue, leurs commandes et leur service client sans jamais payer de loyer commercial. Maîtriser les fonctionnalités de WhatsApp Business — catalogue produits, messages automatiques, listes de diffusion — peut transformer un simple smartphone en véritable outil commercial. Notre guide pratique vous explique comment structurer cette approche : WhatsApp Business en Côte d’Ivoire : vendre sans boutique. Business rentable au Cameroun : Douala, Yaoundé et au-delà Le Cameroun, surnommé « l’Afrique en miniature », offre une diversité économique remarquable : agriculture vivrière et de rente, industrie manufacturière, services financiers, économie numérique en plein essor. Douala, premier port d’Afrique centrale, est un carrefour commercial incontournable. Yaoundé, capitale administrative, concentre une demande forte en services aux entreprises, en formation et en restauration. Les secteurs les plus rentables en 2026 incluent la transformation alimentaire (huile de palme, cacao, plantain), le transport et la logistique de dernier kilomètre, le BTP et les matériaux de construction, ainsi que les services numériques aux PME. Notre guide détaille les meilleures opportunités à saisir dans les deux métropoles du pays, avec des exemples concrets et des niveaux d’investissement accessibles : Business rentable au Cameroun : idées pour Douala et Yaoundé. Business rentable en RDC : les opportunités à Kinshasa La République Démocratique du Congo est un géant aux ressources considérables : minières, agricoles, hydrauliques, humaines. Kinshasa, avec ses plus de 17 millions d’habitants, est la troisième plus grande ville d’Afrique subsaharienne — et l’une des plus sous-servies en termes de commerces, de services et de produits transformés. Cette inadéquation entre l’offre et la demande est précisément ce qui crée des opportunités exceptionnelles pour les entrepreneurs locaux et étrangers. La restauration rapide, le commerce alimentaire, les services de beauté, l’énergie solaire et le commerce digital représentent des niches à fort potentiel, même avec un capital de départ limité. Pour un panorama structuré des idées les plus adaptées au contexte kinois, avec des conseils sur le financement et la mise en marché, lisez notre guide : Business rentable en RDC : idées concrètes à Kinshasa. Business rentable au Bénin : Cotonou et l’axe régional Le Bénin occupe une position stratégique en Afrique de l’Ouest : pays de transit entre le Nigeria et les pays sahéliens, il bénéficie d’un commerce régional intense et d’un port autonome de Cotonou en pleine modernisation. En 2026, les secteurs porteurs incluent le commerce de réexportation, la transformation agricole (anacarde, palmier à huile, maïs), les services numériques et la logistique. Le gouvernement béninois a par ailleurs engagé des réformes favorables à l’investissement privé, renforçant l’attractivité du pays pour les entrepreneurs souhaitant s’implanter dans la sous-région. Cotonou reste la porte d’entrée idéale pour tester une idée avant de scaler régionalement. Découvrez les idées les plus concrètes et les plus accessibles pour lancer votre activité au Bénin dans notre guide dédié : Business rentable au Bénin : idées à tester à Cotonou. Les secteurs les plus rentables en Afrique en 2026 Au-delà des spécificités nationales, trois grandes familles de secteurs concentrent l’essentiel des opportunités rentables sur le continent en 2026. Comprendre leur logique permet d’identifier plus rapidement les niches viables dans n’importe quel pays africain. 1. L’agro-transformation : valoriser ce que le continent produit L’Afrique subsaharienne exporte encore trop de matières premières agricoles brutes et importe des produits transformés qu’elle pourrait fabriquer localement. Cette inefficacité structurelle est une opportunité directe pour les entrepreneurs. Beurre de karité, farines enrichies, jus de fruits pasteurisés, huiles végétales, épices conditionnées, légumineuses séchées : les marchés locaux et régionaux sont demandeurs, et les barrières à l’entrée restent faibles pour les petites unités de transformation. Les marges brutes varient généralement entre 30 % et 60 % selon le produit et le circuit de distribution, ce qui en fait l’un des secteurs les plus accessibles pour les entrepreneurs à capital limité. 2. Le commerce digital : vendre partout, investir peu La pénétration des smartphones et des réseaux sociaux a radicalement transformé les habitudes d’achat en milieu urbain africain. Facebook Marketplace, WhatsApp Business, Instagram Shopping et les marketplaces locales permettent aujourd’hui de lancer une activité commerciale avec moins de 100 000 FCFA de capital initial. La clé de succès repose sur la maîtrise des outils digitaux, la qualité du service client et la rapidité de livraison. Le commerce digital est particulièrement dynamique en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Cameroun et en RDC, où l’infrastructure mobile est suffisamment développée pour supporter ce modèle. 3. Les services : répondre aux besoins d’une classe moyenne en croissance La montée en puissance des classes moyennes urbaines génère une demande croissante en services qui ne sont pas encore correctement couverts : formation professionnelle, comptabilité et conseil aux TPE, livraison à domicile, entretien et réparation, soins esthétiques, garde d’enfants, services funéraires, tourisme local. Ces activités nécessitent souvent peu de capital matériel mais beaucoup de rigueur opérationnelle et de sens du client. Leurs marges peuvent être très élevées dès lors que la qualité de service est au rendez-vous. Méthode de validation d’une idée de business en Afrique Avant d’investir votre épargne ou d’emprunter auprès de votre entourage, il est impératif de valider votre idée sur le terrain. Cette méthode en cinq étapes s’applique à n’importe quel pays et n’importe quel secteur du continent. Étape 1 : Identifier un problème réel, pas une tendance Les entreprises qui durent résolvent des problèmes concrets pour des clients bien définis. Avant de vous emballer pour une idée, posez-vous la question : Qui souffre de ce problème ? À quelle fréquence ? Combien est-il prêt à payer pour le résoudre ? Allez directement parler à des clients potentiels dans les marchés, les quartiers, les entreprises. Cinq conversations honnêtes valent mieux que dix heures d’analyse en ligne. Étape 2 : Analyser la concurrence locale Dans la majorité des cas, vous n’êtes pas le premier à avoir eu cette idée — et c’est une bonne nouvelle. Si des concurrents existent, c’est que le marché est réel. Étudiez-les : leurs prix, leur clientèle, leurs points faibles, leurs canaux de distribution. Votre avantage concurrentiel doit être clair et défendable : meilleure qualité, prix plus bas, service plus rapide, meilleure localisation, relation client supérieure. Étape 3 : Tester avant d’investir Le principe du MVP (Minimum Viable Product) s’applique parfaitement au contexte africain. Avant de louer un local, d’acheter du matériel ou de recruter du personnel, testez votre offre à petite échelle. Vendez vos premiers produits à des voisins, proposez votre service à titre gratuit ou à prix réduit à quelques clients tests, utilisez WhatsApp pour prendre des commandes avant de produire. Cela vous permet de valider la demande, d’affiner votre offre et d’éviter les erreurs coûteuses. Étape 4 : Calculer le seuil de rentabilité Beaucoup d’entrepreneurs africains lancent leur activité sans avoir calculé combien d’unités ils doivent vendre pour couvrir leurs charges fixes. Ce calcul simple — charges fixes divisées par la marge sur coût variable unitaire — vous indique le nombre minimum de ventes mensuelles pour ne pas perdre d’argent. Si ce seuil vous semble irréaliste au regard du marché local, l’idée mérite d’être repensée ou recentrée. Étape 5 : Formaliser progressivement La tentation de tout formaliser dès le départ (immatriculation, comptabilité, local commercial) peut alourdir inutilement vos charges initiales. Commencez informellement si la réglementation locale le permet, puis formalisez au fur et à mesure que l’activité génère des revenus stables. La formalisation progressive vous protège et ouvre l’accès au crédit et aux marchés publics — mais elle doit accompagner la croissance, non la précéder. Exemples concrets de démarrage avec peu de capital Voici cinq exemples réels de business lancés avec moins de 300 000 FCFA (environ 450 euros) en Afrique de l’Ouest et centrale, qui illustrent la diversité des modèles accessibles aux entrepreneurs débutants. Vente de shea butter conditionné à Bamako : achat de beurre de karité brut en vrac, transformation artisanale, conditionnement en pots recyclés, vente via WhatsApp et marchés locaux. Capital initial : 80 000 FCFA. Marge brute : 55 %. Livraison de repas à domicile à Abidjan : commandes reçues via WhatsApp, cuisine à domicile, livraison à moto. Capital initial : 150 000 FCFA (ingrédients + emballages + frais de livraison). Rentable dès le 2e mois. Revente de produits cosmétiques à Dakar : sourcing auprès de grossistes locaux ou via des fournisseurs en ligne, vente sur Instagram et via des groupes WhatsApp. Capital initial : 200 000 FCFA. Retour sur investissement en 45 jours. Formation bureautique à Cotonou : cours dispensés dans un espace de coworking loué à l’heure, 8 à 10 élèves par session. Capital initial : 50 000 FCFA (supports pédagogiques + flyers). Marge nette par session : 70 %. Vente de légumes séchés à Kinshasa : approvisionnement auprès de maraîchers périurbains, séchage solaire, vente en sachets aux ménages et aux petits restaurants. Capital initial : 120 000 FCFA. Forte demande liée aux coupures d’électricité. Business rentable en Afrique : les erreurs les plus fréquentes à éviter L’enthousiasme entrepreneurial est un atout précieux — mais il peut conduire à des erreurs évitables qui compromettent des projets pourtant bien conçus. Voici les cinq pièges les plus fréquents observés sur le continent. Surestimer la demande initiale : s’appuyer sur des projections optimistes plutôt que sur des commandes réelles avant d’investir. Négliger la trésorerie : confondre chiffre d’affaires et bénéfice, et ne pas anticiper les délais de paiement des clients professionnels. Copier sans différencier : répliquer exactement ce que fait un concurrent sans apporter de valeur ajoutée visible pour le client. S’éparpiller trop vite : vouloir proposer trop de produits ou de services avant d’avoir validé et optimisé son offre de base. Ignorer les réseaux locaux : sous-estimer l’importance des relations commerciales, des associations professionnelles et des réseaux communautaires dans la construction d’une clientèle. Tous nos guides sur Business rentable en Afrique La rédaction des Afriques a développé une série complète de guides pratiques pour vous accompagner dans votre projet entrepreneurial, quel que soit le pays où vous souhaitez vous lancer. Retrouvez ci-dessous l’ensemble de nos ressources dédiées : Business rentable en Afrique : idées par pays et méthode complète — La synthèse continentale pour cadrer votre réflexion. Business rentable au Mali : idées concrètes et méthode de test — Toutes les opportunités à saisir au Mali en 2026. Comment gagner de l’argent à Bamako : idées simples et actionnables — Des pistes rapides pour générer des revenus dans la capitale malienne. Agro-transformation au Mali : karité, mangue et céréales — Le guide sectoriel complet pour valoriser les filières agricoles maliennes. Business rentable au Sénégal : idées réalistes à lancer en 2026 — Les secteurs et niches les plus prometteurs au Sénégal. Business rentable en Côte d’Ivoire : idées réalistes à tester — Le panorama complet des opportunités en Côte d’Ivoire. Lancer un business avec 200 000 FCFA en Côte d’Ivoire — Idées concrètes pour démarrer avec un petit budget en Côte d’Ivoire. WhatsApp Business en Côte d’Ivoire : vendre sans boutique physique — Le guide pratique pour transformer WhatsApp en outil de vente performant. Business rentable au Cameroun : les meilleures idées pour Douala et Yaoundé — Secteurs porteurs et exemples concrets pour entreprendre au Cameroun. Business rentable en RDC : idées concrètes à lancer à Kinshasa — Les opportunités à fort potentiel dans la mégalopole congolaise. Business rentable au Bénin : les meilleures idées à tester à Cotonou — Comment profiter de la position stratégique du Bénin pour entreprendre. Cette page hub est mise à jour régulièrement par la rédaction des Afriques. Pour ne manquer aucune nouvelle ressource sur l’entrepreneuriat africain, suivez-nous sur nos réseaux sociaux et abonnez-vous à notre newsletter. Conclusion L’Afrique de 2026 n’est pas une promesse lointaine : c’est un marché en mouvement, avec des besoins concrets, des consommateurs exigeants et des entrepreneurs qui réussissent chaque jour en partant de peu. Que vous visiez l’agro-transformation au Mali, le commerce digital au Sénégal, les services urbains en Côte d’Ivoire ou la logistique en RDC, les opportunités existent — à condition de les aborder avec méthode. Validez votre idée avant d’investir, ancrez-vous dans les réalités locales et construisez progressivement. Cette page hub est votre point de départ : explorez chaque guide pays pour passer des idées à l’action, avec des chiffres, des exemples concrets et des étapes claires. Le bon moment pour entreprendre en Afrique, c’est maintenant. Questions fréquentes Quel est le business le plus rentable en Afrique pour démarrer avec un petit budget ? L’agro-transformation reste l’un des secteurs les plus accessibles avec un capital limité : transformation de karité, séchage de fruits, production de farines enrichies ou de jus pasteurisés nécessitent souvent moins de 500 000 FCFA pour un premier test à petite échelle. Le commerce de revente via les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp) est également très rentable avec un investissement minimal, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun. L’essentiel est de valider la demande locale avant d’engager ses économies. Quel pays africain offre les meilleures conditions pour créer une entreprise en 2026 ? Le Rwanda, Maurice et le Sénégal figurent régulièrement en tête des classements sur la facilité de faire des affaires en Afrique, grâce à des procédures d’enregistrement simplifiées et un environnement juridique plus stable. Cela dit, le « meilleur pays » dépend surtout de votre secteur, de votre réseau local et de votre capital de départ : la Côte d’Ivoire excelle dans le commerce et les services, le Mali dans l’agro-transformation, et la RDC offre des opportunités colossales dans la logistique et le numérique malgré un contexte plus complexe. Choisissez toujours le marché que vous connaissez le mieux. Comment financer son projet de business en Afrique sans accès au crédit bancaire traditionnel ? Les tontines et les caisses d’épargne communautaires (coopératives, mutuelles) restent les premiers outils de financement informel sur le continent, accessibles sans garantie bancaire. Des solutions de microfinance comme ACEP, PAMECAS au Sénégal ou des fintechs comme Wave, Moov Money ou M-Pesa permettent également d’accéder à de petits crédits via le mobile. Par ailleurs, des programmes publics et des fonds comme le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (FGIP) ou des initiatives de la Banque Africaine de Développement ciblent spécifiquement les jeunes entrepreneurs africains. Est-il possible de lancer un business rentable en Afrique depuis l’étranger (diaspora) ? Oui, de nombreux entrepreneurs de la diaspora gèrent des activités rentables à distance, notamment dans l’immobilier, le commerce d’import-export, l’agro-transformation ou les services numériques. La clé du succès réside dans un partenaire ou un gérant de confiance sur place, capable de superviser les opérations quotidiennes et de gérer les relations locales. Il est fortement recommandé de commencer par des séjours réguliers sur le terrain pour valider le modèle avant de déléguer entièrement la gestion. Quels secteurs d’activité sont les plus porteurs en Afrique subsaharienne en 2026 ? En 2026, cinq secteurs concentrent l’essentiel des opportunités : l’agro-transformation (valorisation locale des productions agricoles), le commerce digital et la logistique du dernier kilomètre, les énergies renouvelables (solaire hors-réseau), l’éducation et la formation professionnelle, et les services de santé de proximité. Ces secteurs répondent à des besoins fondamentaux non encore satisfaits pour des centaines de millions de personnes, ce qui garantit une demande structurelle solide indépendamment des cycles économiques. Les technologies mobiles servent désormais de catalyseur transversal à presque tous ces domaines. À lire aussi fonds d’investissement panafricains PME À lire aussi Business rentable au Bénin : idées à tester à Cotonou Business rentable en RDC : idées concrètes à Kinshasa Business rentable au Cameroun : idées pour Douala et Yaoundé Business rentable au Sénégal : idées réalistes à lancer Business rentable en Côte d’Ivoire : idées réalistes à tester Business rentable au Mali : idées concrètes et méthode de test À lire aussi Business rentable au Bénin : idées à tester à Cotonou Business rentable en RDC : idées concrètes à Kinshasa Business rentable au Cameroun : idées pour Douala et Yaoundé Business rentable au Sénégal : idées réalistes à lancer Business rentable en Côte d’Ivoire : idées réalistes à tester Business rentable au Mali : idées concrètes et méthode de test #### Business rentable en Côte d’Ivoire : idées réalistes à tester Un business rentable en Côte d’Ivoire ne se choisit pas seulement parce qu’une idée paraît populaire. Il faut regarder le pouvoir d’achat réel, le coût du transport, les délais de paiement, l’accès au stock et la capacité à vendre vite sans immobiliser trop de trésorerie. Le bon point de départ consiste souvent à tester petit à Abidjan, mesurer la marge nette, puis élargir seulement quand les fournisseurs, les clients et les encaissements sont stabilisés. Idées de business rentables en Côte d’Ivoire : par où commencer Idée Pourquoi elle peut fonctionner Vente WhatsApp et livraison Abidjan permet de tester vite sans boutique coûteuse Restauration courte attiéké, grillades, jus, snacks: demande quotidienne si l’emplacement est bon Services aux petites entreprises comptabilité simple, livraison, community management, impression Agro-transformation cacao, fruits, manioc, noix de cajou: potentiel si le conditionnement est sérieux Commerce de pièces et accessoires motos, téléphones, petits équipements à rotation rapide Le test à faire avant d’investir davantage Fixer un budget test en FCFA, séparé de l’argent personnel. Vendre pendant deux à quatre semaines avant de louer un local. Calculer la marge après transport, pertes, commissions et invendus. Identifier le canal principal: WhatsApp, marché, livraison, boutique, entreprise cliente. Garder une activité simple tant que le flux de clients n’est pas régulier. Les risques à surveiller loyer trop élevé avant d’avoir une clientèle stable; vente à crédit mal contrôlée; stock importé qui immobilise trop de cash; marge confondue avec chiffre d’affaires. Pour comparer avec d’autres marchés, voir les idées de business rentable en Afrique et business avec 200 000 FCFA en Côte d’Ivoire. Le vrai critère : vendre avant de s’installer Dans beaucoup de projets en Côte d’Ivoire, l’erreur consiste à commencer par le signe extérieur du business: un local, une enseigne, du stock, parfois même un employé. Le marché sanctionne vite cette logique. À Abidjan, il vaut mieux prouver d’abord que des clients paient, reviennent et recommandent. Le local devient alors un accélérateur, pas un pari de départ. Un test sérieux tient sur quelques chiffres simples: nombre de ventes par semaine, marge nette après transport, temps passé à vendre, produits retournés, clients qui rachètent. Si ces données ne sont pas connues, le projet est encore une intuition, pas une activité. Trois scénarios réalistes de business en Côte d’Ivoire Scénario Ce qu’il faut vérifier avant d’élargir Vente WhatsApp spécialisée un segment clair, photos propres, livraison fiable Restauration courte fort passage, achat matinal, marge calculée par portion Service aux PME abonnement mensuel plutôt que missions isolées Ce qui fait souvent la différence En Côte d’Ivoire, le potentiel est fort, mais Abidjan peut coûter cher. La question n’est pas seulement de trouver une bonne idée: il faut savoir si le prix final reste acceptable après loyer, livraison, commissions mobile money et concurrence. ne pas louer trop grand avant d’avoir un flux de commandes; construire une offre simple et mémorisable; mesurer le coût réel de livraison par zone; créer une preuve de confiance: avis, photos, suivi après achat. La bonne taille pour commencer Un démarrage raisonnable cherche la vitesse plutôt que l’impression de grandeur. Mieux vaut vendre trois produits très bien compris qu’un catalogue trop large. Mieux vaut livrer dans deux quartiers maîtrisés que promettre une couverture nationale. Et mieux vaut perdre une petite commande test que d’immobiliser tout son capital dans un stock lent. La rentabilité vient rarement d’une idée magique. Elle vient d’un détail opérationnel que les autres négligent: un fournisseur plus fiable, une livraison plus propre, un emballage plus sérieux, une réponse WhatsApp plus rapide, un service après-vente qui rappelle le client au lieu de disparaître. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Business rentable en RDC : idées concrètes à Kinshasa Un business rentable en RDC ne se choisit pas seulement parce qu’une idée paraît populaire. Il faut regarder le pouvoir d’achat réel, le coût du transport, les délais de paiement, l’accès au stock et la capacité à vendre vite sans immobiliser trop de trésorerie. Le bon point de départ consiste souvent à tester petit à Kinshasa, mesurer la marge nette, puis élargir seulement quand les fournisseurs, les clients et les encaissements sont stabilisés. RDC en 2026 : le géant qui se réveille La République Démocratique du Congo est la deuxième plus grande nation d’Afrique par la superficie et l’une des plus peuplées avec plus de 100 millions d’habitants. Elle possède des réserves de cobalt représentant plus de 70 % des réserves mondiales connues, du cuivre, du coltan, de l’or et une capacité hydroélectrique exceptionnelle avec le fleuve Congo. Ces ressources attirent des investissements directs étrangers massifs dans le secteur minier depuis 2022. Pour les entrepreneurs locaux, les opportunités se situent dans les services aux entreprises minières (restauration, transport, sécurité, fournitures), le commerce de détail dans les villes en croissance rapide comme Goma, Lubumbashi et Mbuji-Mayi, ainsi que dans l’agriculture pour laquelle moins de 10 % des terres arables sont exploitées. Idées de business rentables en RDC Idée Pourquoi elle peut fonctionner Services liés au mobile money paiement, retrait, assistance, petits services financiers du quotidien Livraison urbaine Kinshasa crée une demande forte mais exige une logistique disciplinée Commerce de produits essentiels forte population, rotation rapide si le prix est juste Maintenance téléphone et accessoires besoin constant, ticket moyen accessible Petite restauration marge possible près des bureaux, écoles et axes fréquentés Le test à faire avant d’investir davantage Fixer un budget test en francs congolais ou dollars selon le marché, séparé de l’argent personnel. Vendre pendant deux à quatre semaines avant de louer un local. Calculer la marge après transport, pertes, commissions et invendus. Identifier le canal principal: WhatsApp, marché, livraison, boutique, entreprise cliente. Garder une activité simple tant que le flux de clients n’est pas régulier. Les risques à surveiller coûts logistiques élevés; variation des prix et du change; sécurité du cash et des stocks; promesses de marge trop belles sans test terrain. Pour comparer avec d’autres marchés, voir les idées de business rentable en Afrique et les marchés d’Afrique centrale. Le vrai critère: vendre avant de s’installer Dans beaucoup de projets en RDC, l’erreur consiste à commencer par le signe extérieur du business: un local, une enseigne, du stock, parfois même un employé. Le marché sanctionne vite cette logique. À Kinshasa, il vaut mieux prouver d’abord que des clients paient, reviennent et recommandent. Le local devient alors un accélérateur, pas un pari de départ. Un test sérieux tient sur quelques chiffres simples: nombre de ventes par semaine, marge nette après transport, temps passé à vendre, produits retournés, clients qui rachètent. Si ces données ne sont pas connues, le projet est encore une intuition, pas une activité. Trois scénarios réalistes Scénario Ce qu’il faut vérifier avant d’élargir Mobile money et services de proximité confiance, emplacement, sécurité de caisse Livraison urbaine zones maîtrisées, preuve de dépôt, horaires réalistes Maintenance téléphone technicien crédible, pièces fiables, garantie claire Ce qui fait souvent la différence En RDC, la taille du marché impressionne, mais la logistique peut absorber la marge. Un bon projet à Kinshasa doit donc être simple à livrer, facile à encaisser et suffisamment robuste face aux variations de prix. sécuriser le cash et limiter les manipulations inutiles; fixer les prix avec une marge de protection contre le change; commencer par un axe ou une commune, pas toute la ville; documenter chaque commande pour éviter les litiges. La bonne taille pour commencer Un démarrage raisonnable cherche la vitesse plutôt que l’impression de grandeur. Mieux vaut vendre trois produits très bien compris qu’un catalogue trop large. Mieux vaut livrer dans deux quartiers maîtrisés que promettre une couverture nationale. Et mieux vaut perdre une petite commande test que d’immobiliser tout son capital dans un stock lent. La rentabilité vient rarement d’une idée magique. Elle vient d’un détail opérationnel que les autres négligent: un fournisseur plus fiable, une livraison plus propre, un emballage plus sérieux, une réponse WhatsApp plus rapide, un service après-vente qui rappelle le client au lieu de disparaître. Budget de démarrage à Kinshasa : les fourchettes réelles Business Budget min (USD) Délai avant premier revenu Marge nette typique Agent mobile money (M-Pesa, Airtel Money) 200 – 500 $ 1 à 2 semaines 8 – 15 % Commerce de détail (marché de Kinshasa) 300 – 1 000 $ Immédiat 20 – 35 % Livraison à moto (Kinshasa et périphérie) 800 – 2 000 $ (moto) Dès le premier jour 30 – 50 % brut Imprimerie et services documentaires 500 – 2 000 $ 1 mois 25 – 40 % Fourniture de services aux ONG et entreprises 100 – 500 $ 1 à 3 mois 40 – 60 % Risques spécifiques à gérer en RDC La RDC présente un marché de 100 millions de personnes, mais plusieurs contraintes structurelles méritent d’être anticipées avant d’investir. Instabilité du franc congolais (CDF) : de nombreuses transactions se font en dollars à Kinshasa. Facturer en USD quand c’est possible protège les marges contre la dépréciation. Coupures de courant fréquentes : tout business nécessitant de l’électricité doit budgéter un générateur ou des panneaux solaires (coût : 500 – 3 000 $). Lenteur administrative : les délais de création d’entreprise officielle peuvent dépasser 30 jours malgré les réformes. Le Guichet Unique de Création d’Entreprise (GUCE) à Kinshasa accélère le processus. Risques sécuritaires à l’Est : les provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu) sont à risque. Les opportunités business existent mais nécessitent des partenaires locaux fiables et une tolérance au risque élevée. FAQ – Business rentable en RDC Quel business démarrer avec 500 dollars à Kinshasa ? Avec 500 USD à Kinshasa, les options les plus accessibles sont : ouvrir un point d’agent mobile money (M-Pesa, Airtel Money), démarrer un commerce de revente de produits de consommation courante au marché, ou proposer des services d’impression et de photocopie dans un quartier d’affaires. Le mobile money offre le meilleur rapport risque/rendement pour un petit capital. La RDC est-elle un bon pays pour investir en 2026 ? La RDC est l’une des économies à plus fort potentiel d’Afrique centrale, portée par ses ressources minières (cobalt, coltan, cuivre) et sa croissance démographique. Les secteurs à forte opportunité en 2026 incluent l’agro-business (moins de 10 % du potentiel agricole exploité), les services numériques et la logistique urbaine. Les risques politiques et infrastructurels restent élevés mais gérables pour les entrepreneurs locaux. À lire aussi : le mobile money en RDC et le classement des pays les plus riches d’Afrique en 2026. Comparez avec d’autres marchés africains : business rentable au Sénégal, business rentable au Cameroun, business rentable au Bénin et business rentable au Mali. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays À lire aussi Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### C’est l’heure de la confrontation avec la réalité au Mali En juin 2015, les belligérants au Mali ont signé un accord de paix destiné à apporter la stabilité à la nation assiégée. Pourtant, en mai, le pays a connu son deuxième coup d’État en neuf mois. Quelques semaines plus tôt, un ancien chef rebelle qui avait participé au processus de paix avait été assassiné. Des groupes violents, y compris ceux liés à al-Qaïda et à l’EIIL, déclenchent fréquemment des attaques dans le nord, le centre et l’est du Mali, et leur présence s’étend au sud du pays et au-delà des frontières. Pendant ce temps, la France a annoncé le retrait de l’opération Barkhane, son effort antiterroriste au Mali et au Sahel. Le soutien de la communauté internationale Alors que le Conseil de sécurité des Nations Unies se prépare à voter plus tard ce mois-ci sur l’opportunité de prolonger la mission de maintien de la paix des Nations Unies là-bas, il est temps de vérifier avec la réalité l’efficacité du soutien international actuel au processus de paix du pays. Le Mali a besoin de plus d’aide concrète de la communauté internationale pour surmonter les obstacles à la paix enracinés, et il en a besoin maintenant. Voici une vidéo parlant de la situation au Mali : Déterminer ce qu’il faut faire ensuite devrait commencer par un examen de la façon dont l’accord de paix de 2015 a été, et n’a pas, été mis en œuvre. Signé à la suite de la guerre civile du pays en 2012, l’accord était censé reconstruire une armée nationale unifiée et décentraliser le pouvoir politique et la prise de décision, ouvrant la voie à un Mali plus stable et plus sûr. Mais le processus de traduction de l’accord dans la réalité est bloqué et, au milieu des troubles politiques à Bamako, les perspectives de mise en œuvre s’estompent. Un accord difficile à trouver En tant qu’observateur indépendant officiel de la mise en œuvre de l’accord de paix, le Centre Carter a un aperçu direct des raisons pour lesquelles l’accord a été si difficile à réaliser ainsi que de ce qui peut être réalisé de manière réaliste, que nous avons détaillés dans nos rapports . Bien que l’accord de 2015 soit loin d’être parfait, il contient les éléments essentiels nécessaires pour résoudre les griefs à l’origine des multiples guerres civiles du Mali depuis l’indépendance. En principe, les signataires, à la fois les gouvernements avant et après le coup d’État, ainsi que la Plateforme et la Coordination des mouvements de l’Azawad (ou CMA), le soutiennent toujours. La communauté internationale, qui a fait pression pour l’accord et s’est engagée à soutenir sa mise en œuvre, devrait maintenant se concentrer sur des mesures urgentes pour sortir de l’impasse et empêcher cet important pilier de la paix au Mali et rempart potentiel contre la contagion violente dans la région de tomber à l’eau. L’incapacité de l’armée à sécuriser le nord du Mali et la réticence apparente à intégrer les ex-combattants du CMA et de la plateforme, comme le prescrit l’accord de paix, ont créé un vide sécuritaire dans le nord. #### Cacao : l’amertume d’une envolée des prix L’or brun se mue en or noir : le prix du cacao flambe sur les marchés internationaux, atteignant des sommets historiques. Cette envolée, qui menace l’industrie chocolatière et le portefeuille des gourmands, trouve ses racines dans une conjonction de facteurs climatiques, économiques et géopolitiques. Changement climatique : un coup de chaud fatal aux cacaoyers En Afrique de l’Ouest, d’où provient l’essentiel de la production mondiale de cacao, les effets du changement climatique se font cruellement sentir. La sécheresse et les pluies intenses, de plus en plus fréquentes et erratiques, fragilisent les cacaoyers. Le champignon Monilia, redoutable fléau favorisé par l’humidité, prolifère, détruisant des récoltes entières. La Côte d’Ivoire et le Ghana, poids lourds du marché, ont vu leur production chuter drastiquement, accentuant le déséquilibre entre l’offre et la demande. Voici une vidéo relatant ces faits : Pression sur les prix : spéculation et appât du gain L’appétit croissant pour le chocolat, notamment en Asie, se heurte à une production en berne. Cette situation crée un terrain fertile pour la spéculation. Des investisseurs, flairant l’opportunité, achètent des contrats à terme sur le cacao, contribuant à une inflation artificielle des prix. La situation est aggravée par la concentration du marché entre les mains de quelques grands négociants, qui contrôlent une part importante de la chaîne d’approvisionnement. Guerre en Ukraine : un coup d’assommoir pour l’industrie chocolatière Le conflit en Ukraine a provoqué une flambée des prix des engrais et du transport maritime, deux éléments essentiels à la production et à l’acheminement du cacao. L’envolée des coûts de production fragilise les petits exploitants, qui constituent la majorité des producteurs de cacao. De plus, la guerre perturbe les circuits d’approvisionnement et affecte la disponibilité des produits dérivés du cacao, comme le beurre de cacao et la pâte à chocolat. Conséquences en cascade : du producteur au consommateur L’envolée des prix du cacao a des répercussions en cascade sur l’ensemble de la filière. Les chocolatiers, confrontés à l’augmentation des coûts des matières premières, sont contraints de rogner sur leurs marges ou de répercuter la hausse sur le prix final des produits. Cette situation menace la viabilité de certaines entreprises, en particulier les petits artisans. Les consommateurs, quant à eux, voient leur plaisir gourmand grevé par l’augmentation du prix du chocolat. L’avenir du cacao : vers une production durable et équitable Face à cette situation alarmante, des initiatives visant à garantir un avenir durable et équitable à la filière cacao voient le jour. La recherche de variétés de cacaoyers plus résistantes aux maladies et au changement climatique est en cours. Des programmes de certification et de labellisation visent à valoriser une production durable et à rémunérer plus justement les producteurs. La sensibilisation des consommateurs à l’origine et aux conditions de production du cacao est également essentielle pour encourager des pratiques plus responsables. L’envolée du prix du cacao est un avertissement. Elle met en lumière les fragilités d’une filière mondialisée et les défis posés par le changement climatique. C’est en repensant l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production à la consommation, que l’on pourra garantir la pérennité de cette matière première précieuse et préserver le plaisir gustatif d’un chocolat savoureux et responsable. #### Cacao au Cameroun : pourquoi les prix baissent et quels défis pour la filière Dans les profondeurs rouges de la terre camerounaise, là où les arbres de cacao s’élèvent comme des promesses silencieuses, se joue une bataille invisible. Une lutte entre tradition et modernité, entre espoir et désillusion. Le cacao, fierté nationale et source de revenus pour des milliers de familles, vacille aujourd’hui sous le poids d’une concurrence mondiale féroce. Et pendant que les fèves sèchent au soleil, les producteurs, eux, attendent des réponses. Pourquoi le prix du cacao baisse au Cameroun ? Le prix du cacao au Cameroun peut baisser sous l’effet de plusieurs facteurs : recul des cours internationaux, qualité irrégulière des fèves, coûts logistiques élevés, poids des intermédiaires et concurrence d’autres pays producteurs. Pour les planteurs, la question centrale reste la capacité à mieux transformer localement le cacao et à obtenir une part plus juste de la valeur exportée. Un géant aux pieds d’argile Le Cameroun est le cinquième producteur de cacao en Afrique, avec près de 300 000 tonnes récoltées en 2023 selon les chiffres du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC). Pourtant, malgré ce volume impressionnant, le pays peine à s’imposer sur la scène internationale. « Nous produisons beaucoup, mais nous gagnons peu », confie Jean-Baptiste Mvondo, planteur à Ayos depuis plus de vingt ans. « Nos fèves sont de qualité, mais les prix sont fixés ailleurs, par des gens qui ne connaissent ni la terre ni la sueur. » Le cacao camerounais est souvent vendu à l’état brut, sans transformation locale. Résultat : une faible valeur ajoutée et une dépendance aux fluctuations du marché mondial. Pendant ce temps, des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Ghana, leaders incontestés, investissent massivement dans la transformation locale et les labels de qualité. La menace silencieuse des marchés asiatiques Depuis quelques années, de nouveaux acteurs bousculent les équilibres. L’Indonésie, le Vietnam ou encore les Philippines augmentent leur production de cacao à un rythme soutenu. Moins chers, plus flexibles, ces concurrents séduisent les grands industriels du chocolat. « Les multinationales cherchent à réduire leurs coûts, quitte à délaisser des origines historiques comme le Cameroun », explique Dr. Awa Ngono, économiste agricole à l’Université de Dschang. « Ce n’est pas une guerre de qualité, c’est une guerre de prix. » En 2022, le cacao asiatique représentait déjà plus de 15 % du marché mondial, contre 8 % dix ans plus tôt. Une progression fulgurante, qui met la pression sur les producteurs africains, déjà confrontés à des coûts de production élevés et à une infrastructure vieillissante. Des routes impraticables et des mains fatiguées Dans les régions de production comme le Centre, le Sud-Ouest ou le Littoral, les conditions de travail restent rudimentaires. Les routes sont souvent impraticables, les équipements obsolètes, et l’accès au financement quasi inexistant. « Pour transporter mes sacs jusqu’au marché, je dois louer une moto et traverser 15 kilomètres de boue », raconte Madeleine Ewane, productrice à Ngomedzap. « Parfois, je perds une partie de ma récolte juste à cause de la pluie. » Les jeunes, eux, désertent les plantations. Moins de 15 % des producteurs ont moins de 35 ans, selon une étude du ministère de l’Agriculture. Le cacao, autrefois symbole de réussite, ne fait plus rêver. Il est devenu synonyme de labeur sans garantie. Des initiatives locales pour inverser la tendance Face à ces défis, des voix s’élèvent. Des coopératives se forment, des projets pilotes voient le jour. À Bafia, l’initiative « Cacao d’Excellence » regroupe plus de 200 producteurs qui misent sur la qualité, la traçabilité et la transformation artisanale. « Nous avons commencé à transformer nous-mêmes une partie de notre production en pâte et en beurre de cacao », explique Samuel Tchatchoua, coordinateur du projet. « Cela nous permet de négocier de meilleurs prix et de créer de l’emploi local. » Le gouvernement, de son côté, a lancé en 2021 un plan de relance de la filière, avec pour objectif de porter la production à 320 000 tonnes d’ici 2025 et d’augmenter le taux de transformation locale à 25 %. Mais les résultats tardent à se faire sentir sur le terrain. Le poids des intermédiaires et la question de transparence Un autre frein majeur reste la chaîne de commercialisation. Entre le producteur et l’exportateur, de nombreux intermédiaires prélèvent leur part. Le prix payé au planteur ne représente parfois que 50 % du prix d’exportation. « Il y a trop d’opacité. On ne sait jamais combien vaut vraiment notre cacao », déplore Armand Nguime, jeune agriculteur dans la région du Moungo. « On nous dit que les cours ont baissé, mais on ne voit jamais les chiffres. » Certains producteurs appellent à la création d’une bourse locale du cacao, pour fixer des prix plus justes et transparents. D’autres misent sur les certifications bio ou équitables, qui permettent parfois de doubler les revenus. Mais ces démarches restent coûteuses et complexes à mettre en œuvre. Un trésor en sursis Le cacao camerounais possède pourtant des atouts uniques. Son arôme, sa teneur en beurre, sa résistance naturelle aux maladies en font un produit recherché par les chocolatiers artisanaux. Des marques suisses ou belges commencent à s’y intéresser de près. « Le cacao du Cameroun a une histoire, une identité. Il faut la raconter, la défendre », affirme Élise Van Der Meulen, acheteuse pour une maison de chocolat belge. « Les consommateurs veulent du sens, pas seulement du sucre. » Mais pour que ce potentiel se transforme en succès durable, il faudra plus que des mots. Il faudra des routes, des écoles agricoles, des politiques cohérentes. Et surtout, il faudra redonner confiance à ceux qui, chaque jour, cultivent l’or brun du Cameroun. Alors que les fèves continuent de tomber sur les bâches en plastique, une question persiste : le Cameroun saura-t-il transformer son cacao en levier de développement, ou restera-t-il un simple fournisseur parmi d’autres dans un marché mondialisé impitoyable ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique Réponse rapide Le prix du cacao au Cameroun dépend des cours mondiaux, de la qualité, des campagnes d’achat, du rôle des exportateurs et de l’équilibre entre offre locale et demande internationale.Pour approfondirPays producteurs de pétrole en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “pourquoi le prix du cacao baisse au cameroun” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. Pourquoi le prix du cacao baisse au Cameroun ? Le prix du cacao au Cameroun depend des cours internationaux, de la qualite des feves, de la campagne agricole, des couts logistiques et des decisions de filiere. Les recherches autour de l’ONCC et du prix du jour montrent que les lecteurs cherchent une reponse concrete et actualisable. Pour replacer le Cameroun dans la filiere continentale, consultez le classement des pays producteurs de cacao en Afrique. #### Cameroun : l’engagement de l’ASAF pour offrir des soins aux plus démunis Au Cameroun, l’accès aux soins médicaux, en particulier pour les plus démunis, reste un défi de taille. C’est dans ce contexte que l’association ASAF Cameroun, en collaboration avec la fondation R.E.S.T.O.R.E Worldwide, a organisé une mission de chirurgie réparatrice à l’hôpital militaire de Yaoundé, démontrant une fois de plus son engagement indéfectible à aider les personnes les plus vulnérables. En mai 2023 par exemple, une équipe de médecins spécialistes, venus de divers horizons, s’est mobilisée pour offrir des soins à plus de 300 patients souffrant de malformations. Ce projet, qui s’inscrit dans la continuité des actions humanitaires menées par l’ASAF (une fondation de l’homme d’affaires et businessman Eran Moas), vise à apporter une réponse concrète à un problème de santé publique qui affecte des milliers de Camerounais. Dès les premiers jours de la campagne, l’hôpital militaire de Yaoundé a vu affluer des dizaines de patients, tous porteurs d’espoir. Parmi eux, une femme souffrant d’une excroissance douloureuse s’est tournée vers le Dr Dembélé, un chirurgien plasticien malien, venu spécialement pour cette mission. “Ça fait mal…” se plaint-elle, avant que le médecin ne lui réponde avec assurance : “On peut opérer…”. Ces quelques mots ont certainement apporté un immense soulagement à une personne pour qui l’accès à des soins chirurgicaux aurait autrement été impossible. Les opérations ont commencé rapidement, menées par des chirurgiens locaux en attendant l’arrivée de leurs collègues internationaux, venus de sept pays dont les États-Unis, la France et le Ghana. Cette synergie entre praticiens camerounais et étrangers est un symbole fort de la solidarité internationale en matière de santé. Lucien, tuteur d’un enfant opéré d’une tumeur bénigne, témoigne de l’efficacité de cette campagne : “Après les examens, les médecins ont détecté une espèce de lipome, et il y avait aussi une mauvaise cicatrisation qui avait causé une chéloïde. Tout s’est bien passé, l’enfant est bien portant.” Ce genre d’interventions, vitales pour améliorer la qualité de vie de nombreux patients, montre l’importance des missions soutenues par ASAF et R.E.S.T.O.R.E. Les chiffres sont éloquents : sur les 1 200 patients recensés au cours de l’année dernière, 300 bénéficieront d’une intervention chirurgicale pendant cette semaine. Mais l’engagement de l’ASAF ne s’arrête pas là. Comme l’explique le Dr Achta Amadou, référente pour les ONG R.E.S.T.O.R.E et ASAF, “Nous allons poursuivre la prise en charge de toutes les personnes qui ont été recensées, de tous les malades que nous recevons, de l’enregistrement des bilans préopératoires, de la chirurgie jusqu’au bilan post-opératoire… tout est pris en charge par la Fondation R.E.S.T.O.R.E et ASAF.” L’ASAF s’impose ainsi comme un acteur essentiel de la santé au Cameroun, en particulier pour les personnes sans ressources, souvent incapables de se faire soigner dans des cliniques privées où les coûts sont prohibitifs. Grâce à ces actions répétées et à long terme, l’association contribue à redonner espoir à des milliers de Camerounais, leur offrant non seulement des soins, mais aussi une chance de vivre dignement. Alors que les défis de la santé publique au Cameroun restent immenses, l’action de l’ASAF, soutenue par ses partenaires internationaux, représente une lueur d’espoir et un modèle à suivre pour les autres acteurs du secteur. Cette mobilisation témoigne d’une volonté inébranlable de faire la différence, aujourd’hui et dans l’avenir, pour ceux qui en ont le plus besoin. Image : asafcameroun.org #### Cameroun : le cacao et l’enjeu de la qualité sur les marchés mondiaux Dans les collines rouges de l’Ouest camerounais, une odeur douce-amère flotte dans l’air. Ce n’est pas seulement l’arôme du cacao fraîchement fermenté. C’est aussi celui d’un combat silencieux, mené loin des projecteurs, dans les plantations, les coopératives et les ports. Un combat pour que le cacao camerounais ne soit plus seulement vendu, mais reconnu. Car derrière chaque fève, il y a une histoire de qualité, de fierté, et d’avenir. Un géant discret du cacao Le Cameroun est le cinquième producteur de cacao en Afrique, derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Cameroun. En 2023, le pays a produit près de 300 000 tonnes de cacao, selon les chiffres du Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café (CICC). Une performance honorable, mais qui cache une réalité plus complexe. « Nous avons le potentiel d’être une référence mondiale », affirme Jean-Baptiste Mbarga, expert en agroéconomie basé à Yaoundé. « Mais trop souvent, notre cacao est vendu comme un produit de masse, sans mise en valeur de sa qualité intrinsèque. » Le cacao camerounais, en grande partie cultivé dans les régions du Centre, du Sud-Ouest et de l’Est, souffre d’un manque de standardisation. Les fèves sont souvent mélangées sans distinction de variété ni de méthode de fermentation. Résultat : le pays peine à se positionner sur les marchés haut de gamme, où la qualité fait toute la différence. La fermentation, un art négligé Au cœur du problème, un mot revient sans cesse : la fermentation. C’est cette étape cruciale qui révèle les arômes du cacao, qui transforme une simple graine en une fève aux notes florales, fruitées ou boisées. Mais au Cameroun, cette étape est souvent bâclée. « On veut aller vite, on manque de formation, et parfois, on vend les fèves sans même les avoir correctement séchées », explique Rosine Nguimatsa, productrice dans la région de Bafia. « Pourtant, quand on fait bien les choses, les résultats sont incroyables. » Des initiatives locales tentent de changer la donne. Des coopératives comme ChocoCAM ou la Société Coopérative Agricole du Centre (SCAC) forment les producteurs aux bonnes pratiques de fermentation et de séchage. Elles introduisent aussi des équipements simples, comme des caisses en bois pour une fermentation homogène, ou des séchoirs solaires pour préserver les arômes. Ces efforts commencent à porter leurs fruits. En 2022, un lot de cacao camerounais a été classé parmi les 50 meilleurs du monde lors du concours international Cocoa of Excellence, à Paris. Une première qui a fait naître beaucoup d’espoir. Le défi de la traçabilité Mais la qualité ne suffit pas. Sur les marchés internationaux, notamment en Europe, les acheteurs exigent aujourd’hui de la traçabilité. Ils veulent savoir d’où vient le cacao, comment il a été cultivé, par qui, et dans quelles conditions. « Sans traçabilité, on est hors-jeu », tranche Paulin Ndongo, responsable qualité chez un exportateur basé à Douala. « Les grandes marques de chocolat ne veulent plus de cacao anonyme. Elles veulent des histoires, des visages, des engagements. » Pour répondre à cette demande, le Cameroun a lancé en 2021 un système de certification électronique des lots de cacao. Chaque sac est désormais étiqueté avec un code unique, permettant de remonter jusqu’au producteur. Ce système, encore en phase de déploiement, suscite à la fois espoir et scepticisme. « C’est une bonne idée, mais il faut que ça fonctionne sur le terrain », tempère Rosine Nguimatsa. « Beaucoup de producteurs n’ont pas accès à Internet ni aux outils numériques. » Entre cacao de masse et cacao de spécialité Le marché mondial du cacao est divisé en deux segments : le cacao de masse, utilisé pour la grande distribution, et le cacao de spécialité, destiné aux chocolatiers artisanaux ou aux marques premium. Le premier représente plus de 90 % des volumes, mais avec des prix volatils et des marges faibles. Le second, bien plus rémunérateur, reste difficile d’accès. « Un cacao de spécialité peut se vendre jusqu’à trois fois plus cher qu’un cacao standard », souligne Jean-Baptiste Mbarga. « Mais il faut une qualité irréprochable, une histoire forte, et une régularité dans les livraisons. » Quelques pionniers camerounais ont réussi à franchir cette barrière. C’est le cas de la marque « Le Bon Cacao », fondée par un jeune entrepreneur de Douala, qui exporte des fèves fermentées à 72 heures vers des chocolatiers belges et japonais. Ou encore de la coopérative de Nkolbisson, qui a signé un partenariat avec une entreprise suisse pour un cacao certifié bio et équitable. Mais ces succès restent marginaux. La majorité des producteurs vendent encore leur cacao à des intermédiaires, à des prix fixés par le marché international, sans pouvoir valoriser leur savoir-faire. Les effets du changement climatique À cela s’ajoute une menace plus insidieuse : le changement climatique. Les températures montent, les saisons deviennent imprévisibles, et les maladies fongiques se multiplient. Le cacao, plante fragile, en souffre. « Nous avons perdu 30 % de notre production l’an dernier à cause des pluies trop abondantes », témoigne Bernard Tchouambou, cultivateur dans la région de Mbalmayo. « Les cabosses pourrissent sur l’arbre, les fèves moisissent. » Pour faire face, des chercheurs de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) travaillent sur des variétés plus résistantes et sur des techniques d’agroforesterie, qui permettent de cultiver le cacao à l’ombre d’arbres plus grands, pour préserver l’humidité et la biodiversité. Mais là encore, la diffusion de ces innovations reste lente, freinée par le manque de moyens, de formation, et parfois de volonté politique. Un avenir à réinventer Le cacao camerounais est à la croisée des chemins. Il peut rester un produit de masse, vendu au plus offrant, sans reconnaissance ni valeur ajoutée. Ou il peut devenir un symbole de qualité, de durabilité, et d’identité nationale. « Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement vendre du cacao », résume Rosine Nguimatsa. « C’est que le monde sache que notre cacao a une âme. » Les outils existent, les talents aussi. Reste à savoir si le pays saura les réunir, les coordonner, et leur donner les moyens de transformer une fève brune en or brun. Et si, demain, le Cameroun pourra enfin écrire sa propre histoire dans le grand livre du chocolat mondial. Mais au fond, la vraie question est peut-être celle-ci : le monde est-il prêt à écouter ce que le cacao camerounais a à dire ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Cameroun : les défis de la filière cacao face à la concurrence Dans les collines verdoyantes de l’Ouest camerounais, l’odeur du cacao fraîchement fermenté flotte dans l’air. À première vue, tout semble paisible. Mais derrière les sacs de fèves entassés dans les entrepôts, une bataille silencieuse se joue. Le Cameroun, cinquième producteur mondial de cacao, lutte pour maintenir sa place dans un marché mondial de plus en plus impitoyable. Une filière historique sous pression Depuis l’époque coloniale, le cacao est au cœur de l’économie camerounaise. Aujourd’hui encore, plus de 600 000 familles en dépendent directement. Pourtant, malgré cet héritage, la filière vacille. « On produit, on vend, mais on ne gagne presque rien », confie Jean-Baptiste Ngono, cacaoculteur à Mbalmayo depuis plus de 30 ans. « Le prix du kilo est trop bas, et les intrants coûtent de plus en plus cher. » En 2023, le Cameroun a exporté environ 280 000 tonnes de cacao. Un chiffre en légère baisse par rapport aux années précédentes, tandis que la Côte d’Ivoire et le Ghana, leaders du secteur, renforcent leur domination avec des productions dépassant les 2 millions de tonnes pour le premier, et 800 000 tonnes pour le second. La filière camerounaise souffre d’un manque d’organisation, d’infrastructures vieillissantes et d’un encadrement technique insuffisant. Résultat : une qualité inégale et une compétitivité en berne. Des prix mondiaux volatils, des revenus incertains Le cacao est une matière première cotée en bourse. Son prix dépend de facteurs mondiaux : spéculation, conditions climatiques, tensions géopolitiques. En 2024, la tonne de cacao a atteint des sommets historiques, dépassant les 9 000 dollars sur le marché de New York. Pourtant, les producteurs camerounais n’en ressentent que peu les effets. « Les intermédiaires prennent tout. Nous, on reste pauvres », déplore Marie-Claire Ebanda, productrice à Ngomedzap. « Quand le prix monte à l’international, ici on nous dit que les routes sont mauvaises ou que le cacao n’est pas assez fermenté. » Le système actuel favorise les acheteurs étrangers, souvent les grandes multinationales, qui imposent leurs conditions. Le manque de transformation locale empêche également de capter davantage de valeur ajoutée. Une qualité qui peine à convaincre Le cacao camerounais est souvent classé comme « cacao ordinaire », contrairement au « cacao fin » du Venezuela ou de Madagascar. Pourtant, son potentiel aromatique est réel. Mais la qualité reste inconstante, faute de formation et de moyens. « Le problème, c’est la fermentation et le séchage. Beaucoup de producteurs ne maîtrisent pas les techniques », explique Dr. Georges Manga, ingénieur agronome à l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD). « Un mauvais séchage, et tout le lot est déclassé. » Des initiatives locales tentent de changer la donne. Des coopératives comme ChocoCAM ou SCEB investissent dans la formation et la certification bio ou équitable. Mais elles restent minoritaires face à l’ampleur du défi. La rude concurrence ouest-africaine Le Cameroun n’est pas seul sur le marché. La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui ont mis en place l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana (ICCIG), dictent les règles du jeu. Ensemble, ils représentent plus de 60 % de la production mondiale. En 2020, ces deux géants ont imposé un prix plancher via le « différentiel de revenu décent » (DRD), forçant les acheteurs à payer un supplément de 400 dollars par tonne. Le Cameroun, resté à l’écart de cette alliance, n’a pas pu en bénéficier. « Nous sommes isolés », reconnaît un haut responsable du ministère camerounais de l’Agriculture sous couvert d’anonymat. « Il faut qu’on s’organise, qu’on parle d’une seule voix pour peser. » En attendant, les acheteurs préfèrent les fèves ivoiriennes ou ghanéennes, mieux calibrées, mieux fermentées, mieux certifiées. Vers une transformation locale du cacao ? Transformer le cacao sur place : une idée simple, mais difficile à concrétiser. Actuellement, moins de 5 % du cacao camerounais est transformé localement. Le reste part brut vers l’Europe ou l’Asie. Pourtant, la valeur ajoutée est considérable. Une tablette de chocolat vendue 3 euros en Europe ne rapporte que quelques centimes au producteur camerounais. Des projets émergent. À Douala, l’usine Neo Industry, inaugurée en 2019, transforme près de 32 000 tonnes de fèves par an. Mais c’est encore peu. L’accès au financement, à l’énergie et aux compétences techniques freine l’essor de cette industrie naissante. « Il faut une vraie volonté politique », affirme Christian Tchouamou, entrepreneur dans la chocolaterie artisanale. « Si on veut sortir de la pauvreté, il faut maîtriser la chaîne de valeur. » Un avenir incertain, mais pas sans espoir Le cacao camerounais est à la croisée des chemins. Entre les ambitions de souveraineté économique, les pressions du marché mondial et les attentes des producteurs, l’équilibre est fragile. Des jeunes agripreneurs, formés à l’agroécologie et au commerce équitable, commencent à changer les pratiques. Des start-ups misent sur la traçabilité et la blockchain pour rassurer les acheteurs européens. Des ONG appuient des projets de certification et de diversification des revenus. Mais le chemin est long. « Si rien ne change, nos enfants ne voudront plus cultiver le cacao », prévient Jean-Baptiste Ngono. « On ne peut pas continuer à travailler dur pour si peu. » Le Cameroun a-t-il les moyens de redresser sa filière cacao et de rivaliser avec ses voisins ? Ou restera-t-il un fournisseur secondaire dans un marché dominé par les géants ? Le cœur battant du cacao africain pourrait bien changer de tempo… #### Cameroun : plus de 25 000 entreprises enregistrées sur la plateforme CNUCED En entrant sur le marché formel, les entreprises camerounaises et leurs employés peuvent avoir accès à des prêts, à des assurances et à une protection juridique même au milieu de la pandémie de coronavirus. Plus de 25000 petites et moyennes entreprises (PME) au Cameroun ont rejoint le secteur formel en enregistrant leurs opérations via la plate-forme en ligne d’enregistrement électronique de la CNUCED lancée dans le pays en 2016. La plateforme a permis aux habitants de Douala, Yaoundé, Garoua et des régions environnantes d’enregistrer facilement des entreprises et de créer des emplois, même au milieu de la crise économique causée par la pandémie COVID-19. Cette plateforme a été développée en collaboration avec l’Union européenne. Elle est gérée par l’APME (Agence nationale de promotion des PME). Le site est baptisé mybusiness.cm. Les PME camerounaises opèrent majoritairement dans le secteur informel, limitant les interactions avec les pouvoirs publics. En formalisant leurs opérations, les PME et leurs employés peuvent avoir accès à des prêts, à des assurances et à une protection juridique, et cotiser des impôts et la sécurité sociale. L’utilisation de la plateforme a également conduit à la standardisation des opérations dans les CFCE. L’automatisation de l’enregistrement des entreprises en ligne signifie que le processus peut être finalisé dans les 72 heures. Cela se compare favorablement à la moyenne de 3,1 jours dans l’Union européenne. Données en temps réel et précises sur les entreprises La plateforme offre des données en temps réel et précises sur les entreprises en cours de création dans les régions nord, centrale et côtière du Cameroun. « Nous pouvons désormais collecter des informations sur les entreprises en cours de création et dans quels secteurs. Nous en savons également plus sur l’âge, le sexe et la localisation de nos entrepreneurs. Cela va nous aider à concevoir nos politiques économiques, en particulier pour notre reprise post-COVID-19 », a déclaré Jean-Marie Badga, directeur général de l’APME. Voici l’annonce du lancement de cette plateforme : Le passage des systèmes papier à une plate-forme en ligne a également apporté d’autres avantages. « Avec une plateforme en ligne, mon personnel pourrait continuer à fonctionner pendant la crise du COVID-19. De plus, cet outil les a aidés à devenir plus productifs. Ils passent plus de temps à conseiller les entrepreneurs et moins à s’occuper de l’administration », a ajouté M. Badga. L’adoption par le secteur privé augmente La plateforme a été adoptée avec enthousiasme par le secteur privé camerounais. Le comptable Aboubakar Ousmane, 28 ans, aide ses clients à créer 20 à 30 entreprises par an. « La plateforme MyBusiness lui aurait permis de générer du revenu », dit-il. « Il lui est possible de soumettre son dossier depuis son siège et assurer un meilleur suivi sans aucun déplacement ». « Les professionnels et le Camerounais moyens seront encouragés à utiliser cet outil. Ils pourront y trouver d’énormes avantages », a-t-il déclaré. Katie Taga est à la tête d’une entreprise de construction mise en place via le site. « Il a pu obtenir les documents nécessaires au lancement de son entreprise en 72 heures. Avec la plateforme, les propriétaires d’entreprise économisent du temps et de l’argent. Nous devrions encourager davantage de telles initiatives ici. » Depuis 2016, l’Union européenne soutient le Cameroun pour Les responsables européens dans le pays ont récemment annoncé que le programme avait eu des résultats positifs dans les trois régions.  Il serait ainsi étendu à quatre autres CFCE, à Maroua, Limbé, Bertoua et Ngaoundéré. Il a déclaré que l’extension serait une opportunité d’améliorer la plate-forme en intégrant davantage de services mis de côté pendant sa phase pilote. #### Cameroun face aux mutations innovation mondiales : entre opportunités et risques Dans une ruelle animée de Douala, entre les klaxons des motos-taxis et les vendeurs de rue, un jeune ingénieur tapote frénétiquement sur son ordinateur portable. Il travaille sur une application de paiement mobile conçue pour fonctionner même sans connexion Internet. « Si on ne s’adapte pas maintenant, on sera balayés », souffle-t-il. Le Cameroun, comme une grande partie du continent africain, se trouve à la croisée des chemins : les grandes mutations technologiques mondiales frappent à sa porte, porteuses d’espoir mais aussi de bouleversements profonds. Un pays jeune face à la révolution numérique Avec plus de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, le Cameroun est un terreau fertile pour l’innovation. Le taux de pénétration d’Internet a doublé en moins de cinq ans, atteignant 45 % en 2023. Les smartphones sont omniprésents, même dans les zones rurales, et les réseaux sociaux façonnent désormais les opinions, les habitudes de consommation et même la politique. « Les jeunes Camerounais sont ultra-connectés, curieux, créatifs. Ils veulent créer, coder, transformer leur environnement », témoigne Sylvie Ndongo, fondatrice d’un incubateur technologique à Yaoundé. « Mais ils manquent souvent d’accompagnement, de financement et surtout de reconnaissance. » Les initiatives locales se multiplient pourtant : applications de santé mobile, plateformes d’e-commerce, solutions agricoles intelligentes… Mais ces innovations peinent à franchir le cap de la rentabilité ou de l’industrialisation. Et dans l’ombre des géants numériques mondiaux, la compétition est rude. L’invasion silencieuse des technologies étrangères Dans les grandes villes comme dans les campagnes, les applications chinoises, américaines ou européennes dominent les usages. TikTok, WhatsApp, Facebook, YouTube : les plateformes étrangères captent l’attention et les données de millions de Camerounais chaque jour. « On consomme, on partage, on s’exprime sur ces plateformes, mais on ne contrôle rien », déplore Alain Mvondo, chercheur en cybersécurité. « Les données partent à l’étranger, les revenus publicitaires aussi. On devient dépendants sans s’en rendre compte. » Cette dépendance technologique soulève des questions cruciales de souveraineté numérique. Le Cameroun ne dispose toujours pas d’une politique claire en matière de protection des données personnelles. Et les infrastructures numériques, souvent construites avec l’appui de partenaires étrangers, posent des défis en matière de sécurité et de contrôle. En 2022, une cyberattaque massive a paralysé plusieurs administrations publiques pendant près d’une semaine. L’origine de l’attaque n’a jamais été officiellement identifiée, mais elle a mis en lumière la vulnérabilité du système numérique camerounais. Le dilemme de l’intelligence artificielle Alors que l’intelligence artificielle révolutionne le monde du travail, de la santé ou de l’éducation, le Cameroun observe avec fascination… et inquiétude. Les outils d’IA générative, comme ChatGPT ou Midjourney, suscitent un engouement croissant chez les étudiants, les artistes ou les entrepreneurs. Mais ils posent aussi des questions profondes sur l’emploi, la culture et l’éthique. « L’IA peut nous aider à traduire nos langues nationales, à diagnostiquer des maladies dans les zones reculées, à améliorer l’agriculture », explique Dr. Ernestine Tchatchoua, professeure en informatique à l’Université de Buea. « Mais si nous ne maîtrisons pas ces technologies, elles finiront par nous remplacer. » Selon une étude menée par l’Institut panafricain de prospective numérique, près de 30 % des emplois actuels au Cameroun pourraient être automatisés d’ici 2035. Le secteur bancaire, les centres d’appel, la logistique ou même l’enseignement sont particulièrement exposés. Face à cela, le pays tarde à intégrer l’IA dans ses politiques publiques. Aucun cadre juridique n’encadre son utilisation, et les formations spécialisées restent rares. Une occasion manquée ? Des poches de résistance et d’espoir Pourtant, malgré les obstacles, des poches de résilience émergent. À Bamenda, une équipe de jeunes développeurs a conçu un chatbot en pidgin pour aider les agriculteurs à mieux gérer leurs récoltes. À Kribi, un centre de formation enseigne la robotique aux enfants dès l’âge de 10 ans. À Garoua, une start-up propose des solutions de télémédecine adaptées aux zones sans médecins. « On n’attend plus que l’État bouge. On agit avec les moyens du bord », affirme fièrement Joël Nguimfack, fondateur de la plateforme éducative eKole. « Notre génération veut créer un futur à notre image, pas copier celui des autres. » Les diasporas camerounaises jouent aussi un rôle croissant. Elles investissent, transfèrent des compétences, créent des ponts entre les écosystèmes numériques africains et occidentaux. En 2023, plus de 300 start-ups camerounaises ont été fondées ou cofondées par des membres de la diaspora. Une gouvernance numérique encore floue Mais pour que cette dynamique prenne de l’ampleur, une vision politique claire est indispensable. Or, le Cameroun peine à définir une stratégie numérique cohérente. Les initiatives sont dispersées, les institutions souvent dépassées, et la régulation en retard sur les usages. « Il faut une vraie volonté politique, pas seulement des discours », insiste Marie-Claire Owona, analyste des politiques publiques. « L’innovation ne peut pas se développer dans un environnement flou, instable et bureaucratique. » En 2021, le gouvernement a lancé une Stratégie Nationale de Développement du Numérique à l’horizon 2030. Mais sur le terrain, peu d’acteurs en connaissent les détails. Et les investissements publics dans le secteur restent en deçà des besoins : moins de 1 % du budget national y est consacré. La fracture numérique, entre zones urbaines et rurales, entre riches et pauvres, entre hommes et femmes, reste béante. Et sans politiques inclusives, les innovations risquent d’accentuer les inégalités existantes. Entre urgence et opportunité Le Cameroun n’est pas seul dans cette course effrénée vers l’avenir numérique. Mais son positionnement, à la fois stratégique en Afrique centrale et riche en talents, pourrait en faire un acteur majeur s’il parvient à relever les défis à temps. « Ce n’est pas une question de technologie, mais de vision. Soit on subit le changement, soit on le façonne », résume sobrement Rodrigue Tientcheu, entrepreneur et mentor à Douala. « Et le temps presse. » Dans les rues de Yaoundé, les cybercafés ne désemplissent pas. Dans les villages, les jeunes bricolent des antennes pour capter le signal 4G. Dans les universités, les idées fusent. Le Cameroun bouillonne, hésite, avance à tâtons. Mais la question demeure : saura-t-il transformer cette effervescence en puissance durable, ou restera-t-il spectateur de la révolution qui s’annonce ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana : qui produit le plus de cacao ? Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana : qui produit le plus de cacao ? L’Afrique domine le cacao mondial, mais la filière traverse une période de tension : maladies, météo, vieillissement des vergers, prix élevés et demande de traçabilité. Le cacao africain n’est pas seulement une matière première exportée : c’est un revenu paysan, un enjeu de devises, un marché mondial et une question de transformation locale. Les prix élevés ne signifient pas automatiquement que tous les producteurs gagnent davantage. Selon l’ICCO, l’Afrique représentait environ 71,3 % de la production mondiale estimée en 2023/24. La Côte d’Ivoire restait le premier producteur avec environ 1,674 million de tonnes estimées en 2023/24, devant le Ghana. Le Cameroun était estimé autour de 320 000 tonnes en 2023/24, devant plusieurs producteurs africains mais loin des deux géants ouest-africains. La Côte d’Ivoire reste très loin devant, suivie du Ghana. Le Cameroun et le Nigeria occupent une place importante dans le second groupe. Les chiffres de l’ICCO montrent toutefois que les volumes varient fortement selon les campagnes. Les principaux pays producteurs de cacao en Afrique Le prix payé au producteur dépend du calendrier de campagne, de la qualité, du circuit d’achat, des taxes, du transport et du pouvoir de négociation. Quand les cours internationaux flambent, l’effet local peut être retardé ou partiel. À l’inverse, une baisse mondiale peut frapper vite les revenus si les acheteurs anticipent le retournement. Le Cameroun a un espace pour mieux valoriser son cacao : fermentation, séchage, traçabilité, contrats plus transparents et transformation locale. Produire plus ne suffit pas si la qualité baisse ou si la valeur ajoutée part ailleurs. Les coopératives, les exportateurs et l’État jouent donc un rôle central dans la part réellement captée par les producteurs. Le continent exporte encore une large part de fèves. La création de valeur passera par la transformation, la qualité, la traçabilité et une meilleure rémunération des producteurs. Sans cela, la domination en volume ne garantit pas la richesse locale. Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun et Nigeria : la hiérarchie mondiale Commenter un prix sans date ni source. Confondre cours international et prix payé au village. Oublier les coûts de séchage, transport et pertes de qualité. Sur cacao au Cameroun et en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Dans le cacao, la qualité se joue beaucoup après la récolte. Fermentation, séchage, stockage et transport peuvent améliorer ou dégrader la valeur d’un lot. Un cacao humide, mal trié ou mélangé se vend moins bien, même quand les cours internationaux sont élevés. C’est une des raisons pour lesquelles deux producteurs d’une même zone peuvent obtenir des prix différents. Qualité, transformation et nouveaux équilibres sur lesafriques.com L’Afrique domine le cacao mondial, mais l’enjeu est désormais de mieux capter la valeur par qualité, transformation et traçabilité. La montée en gamme passe par des pratiques collectives : formation, matériel de séchage, regroupement des volumes, traçabilité et négociation plus transparente. Sans ces étapes, la hausse des prix mondiaux risque de profiter davantage aux intermédiaires qu’aux producteurs. Transformer une partie du cacao sur place ne règle pas tout, mais cela permet de capter davantage de valeur : broyage, poudre, beurre, chocolat, emplois techniques et meilleure maîtrise de la chaîne. Le défi est industriel autant qu’agricole : énergie, qualité, financement et accès aux marchés doivent suivre. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. Points à vérifier sur les prix et la filière cacaoyère Prix du cacao au Cameroun : cours, ONCC et enjeux Pourquoi le prix du cacao baisse au Cameroun ? À lire aussi ICCO, statistiques cacao 2025. Sources FAQ La Côte d’Ivoire reste le premier producteur africain, devant le Ghana. Le Cameroun et le Nigeria suivent dans un second groupe. Quel pays produit le plus de cacao en Afrique ? Le Cameroun est un producteur important, mais très loin des volumes ivoiriens et ghanéens. Où se situe le Cameroun ? La transformation permet de capter plus de valeur, créer des emplois et réduire la dépendance à l’exportation de fèves brutes. #### CAN : une compétition en quête de sens La Coupe d’Afrique des Nations est souvent célébrée comme l’un des événements sportifs les plus importants du continent africain, rassemblant des nations autour de la passion du football. Cependant, ces dernières années, cette compétition emblématique semble perdre de son éclat et de son sens, suscitant des critiques croissantes tant au niveau organisationnel qu’en ce qui concerne la perception qu’en ont les clubs européens. Alors que la CAN est censée mettre en lumière le talent et la culture footballistique de l’Afrique, elle se trouve confrontée à des défis qui remettent en question sa place sur la scène internationale. Une organisation souvent critiquée L’organisation de la CAN a été au centre de nombreuses controverses. Les critiques portent principalement sur des incidents survenus lors des éditions récentes, tels que des erreurs d’arbitrage, des stades vides et une gestion logistique défaillante. Ces problèmes ont conduit certains observateurs à qualifier ces éditions de « pires de l’histoire ». Par exemple, lors de la CAN 2022, un match a été marqué par une fin surréaliste où l’arbitre a stoppé et repris le jeu à plusieurs reprises, laissant les spectateurs perplexes face à ce manque de professionnalisme. Ces incidents ne sont pas seulement le reflet d’une mauvaise organisation ; ils révèlent également un manque de respect envers le football africain. Les clubs européens se plaignent souvent que la CAN perturbe leurs saisons, ce qui soulève des questions sur la valorisation du tournoi. Cette perception négative peut nuire à l’image de la compétition et décourager les sponsors et les médias internationaux de s’y intéresser davantage. Les stéréotypes et l’image du football africain La CAN est également victime de stéréotypes persistants qui dévalorisent le football africain. Certains observateurs européens considèrent le tournoi comme moins sérieux ou moins compétitif que d’autres grandes compétitions internationales. Cette vision biaisée peut être attribuée à une méconnaissance des talents présents sur le continent et à une sous-estimation des efforts déployés pour professionnaliser le sport en Afrique. Les joueurs africains brillent dans les championnats européens, mais lorsqu’il s’agit de représenter leur pays lors de la CAN, ils sont parfois perçus comme moins performants en raison des préjugés culturels. Ce décalage entre la perception et la réalité nuit non seulement à l’image du tournoi, mais aussi à celle des joueurs qui s’investissent pleinement pour défendre leurs couleurs nationales. Un calendrier peu favorable Un autre facteur qui contribue à la crise de sens autour de la CAN est son calendrier. Organisée généralement en janvier et février, elle coïncide avec les saisons européennes, ce qui entraîne un exode massif de joueurs vers leurs équipes nationales. Les clubs européens expriment leur frustration face à cette situation, arguant que cela fausse leurs compétitions nationales. Cette tension entre les calendriers national et international pose un dilemme pour les organisateurs de la CAN, qui doivent trouver un équilibre entre les exigences du football africain et celles des clubs européens. La Confédération africaine de football (CAF) a tenté d’adapter le calendrier en envisageant une organisation en juin-juillet, mais cela pose également des problèmes liés aux conditions climatiques dans certaines régions d’Afrique. La question demeure : comment concilier les intérêts des clubs européens avec ceux des nations africaines sans sacrifier l’intégrité du tournoi ? Vers une redéfinition nécessaire Pour que la CAN retrouve son sens et sa place sur la scène internationale, il est impératif qu’une réflexion profonde soit engagée sur son organisation et sa promotion. Cela pourrait passer par une meilleure communication autour des enjeux du tournoi et une valorisation accrue du football africain dans les médias internationaux. Il est essentiel que les acteurs du football africain travaillent ensemble pour renforcer l’image de la CAN et démontrer son importance sur le plan sportif. De plus, il serait bénéfique d’explorer des solutions innovantes pour améliorer l’organisation du tournoi tout en prenant en compte les préoccupations des clubs européens. Cela pourrait inclure des ajustements au format ou au calendrier afin d’assurer une meilleure intégration entre les compétitions nationales et internationales. #### Cap-Vert : un modèle d’économie bleue en Afrique Le vent souffle fort sur l’île de São Vicente. Les vagues viennent s’écraser contre les rochers noirs, et dans le port de Mindelo, les pêcheurs réparent leurs filets sous le soleil. Ici, au cœur de l’Atlantique, un petit archipel trace discrètement une voie singulière : celle d’une économie tournée vers la mer, durable, innovante, et résolument africaine. Un archipel où la mer est une évidence Le Cap-Vert, avec ses dix îles volcaniques disséminées à 500 km des côtes du Sénégal, n’a pas de grandes ressources terrestres. Peu d’eau douce, peu de terres arables. Mais il possède une richesse immense : l’océan. « Nous avons toujours vécu avec la mer, mais aujourd’hui, nous apprenons à vivre de la mer autrement », confie Rosa Andrade, océanographe et conseillère au ministère de l’Économie maritime. Le pays a fait de l’économie bleue une priorité nationale. Un choix stratégique dans un monde en quête de durabilité. Près de 99 % de la zone économique exclusive cap-verdienne est maritime, soit plus de 700 000 km² d’océan. Une immensité qui abrite des ressources halieutiques précieuses, un potentiel énergétique considérable et des voies maritimes stratégiques. La pêche artisanale au cœur de la transformation Au lever du jour, des dizaines de barques colorées quittent les plages de Palmeira ou de Tarrafal. La pêche artisanale reste une activité vitale pour des milliers de familles. Mais elle évolue. « Avant, on vendait le poisson brut, à la criée. Maintenant, on apprend à le transformer, à le conserver, à le valoriser », explique José Lima, pêcheur depuis 27 ans à São Nicolau. Grâce aux coopératives locales et aux aides européennes, des unités de transformation ont vu le jour. Séchage, fumage, mise sous vide : le poisson cap-verdien s’exporte désormais jusqu’en Europe. Le gouvernement a lancé un ambitieux programme de modernisation des infrastructures : ports réhabilités, chambres froides, centres de formation. L’objectif ? Passer d’une pêche de subsistance à une filière compétitive et durable. Tourisme marin : entre écotourisme et plongée durable Sur l’île de Sal, les plages de sable blanc attirent chaque année plus de 800 000 visiteurs. Mais le Cap-Vert veut aller au-delà du tourisme balnéaire. Il mise désormais sur le tourisme marin durable. « Nous proposons des sorties en mer pour observer les baleines, les tortues, mais toujours dans le respect des écosystèmes », explique Fatou Diogo, guide écotouristique à Boa Vista. Les récifs coralliens, les épaves de navires et les réserves naturelles marines deviennent des atouts majeurs pour attirer une clientèle plus soucieuse de l’environnement. Des zones protégées ont été créées, et les opérateurs touristiques sont formés à la préservation des habitats marins. En 2022, le secteur du tourisme marin a généré plus de 150 millions d’euros, soit près de 20 % des recettes touristiques du pays. Énergies marines : un pari sur l’avenir Le vent souffle fort au Cap-Vert, mais la mer aussi recèle un potentiel énergétique immense. Le pays explore activement les énergies marines renouvelables. « Nous testons actuellement des technologies de conversion de l’énergie des vagues et des courants marins », explique Celso Monteiro, ingénieur à l’Université de Praia. Des partenariats avec des instituts européens permettent d’expérimenter des prototypes de turbines sous-marines et de bouées houlomotrices. L’objectif est ambitieux : atteindre 50 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030. Déjà, plusieurs îles comme Brava ou Santo Antão fonctionnent partiellement grâce à l’énergie éolienne et solaire. L’océan pourrait compléter cette équation verte. Une gouvernance bleue et inclusive Le Cap-Vert ne se contente pas d’exploiter la mer : il veut la protéger. En 2019, le pays a adopté une stratégie nationale pour l’économie bleue, articulée autour de la durabilité, de l’inclusion sociale et de la résilience climatique. « L’économie bleue ne doit pas reproduire les inégalités de l’économie classique », insiste Maria Lopes, sociologue et membre du Conseil national pour la mer. Des programmes ciblés soutiennent les femmes dans la filière halieutique, les jeunes dans les métiers maritimes, et les communautés côtières dans la gestion des ressources. Le Cap-Vert participe aussi activement à la surveillance de ses eaux, en collaboration avec l’Union africaine et l’Organisation maritime internationale. La lutte contre la pêche illégale, qui coûte chaque année plus de 2 milliards de dollars au continent africain, est une priorité. Un modèle africain en devenir ? Le Cap-Vert inspire. Plusieurs pays africains, du Sénégal à Madagascar, observent de près son approche intégrée et pragmatique de l’économie bleue. En 2023, l’archipel a accueilli la première Conférence africaine sur la croissance bleue, rassemblant plus de 30 délégations. « Ce que le Cap-Vert montre, c’est qu’un petit pays peut avoir une grande vision », résume le professeur Kwame Bayo, expert ghanéen en politiques maritimes. Une vision où la mer n’est plus seulement un espace à exploiter, mais un bien commun à préserver. Dans un continent où plus de 70 % des grandes villes sont côtières et où les océans représentent un potentiel économique colossal, le Cap-Vert trace une voie. Discrète, mais résolue. Une voie qui interroge : et si l’avenir de l’Afrique se jouait aussi au large de ses côtes ? #### Capitale du Nigeria : Abuja ou Lagos ? La vraie réponse “`html La capitale du Nigeria est Abuja depuis 1991, siège officiel du gouvernement fédéral. Cependant, Lagos demeure la capitale économique et culturelle du pays. Le Nigeria fonctionne ainsi avec deux métropoles complémentaires : Abuja pour le pouvoir politique, Lagos pour les activités commerciales et financières. “` “`html La capitale officielle du Nigeria est Abuja depuis 1991, siège du gouvernement fédéral et du pouvoir politique. Cependant, Lagos reste la capitale économique du pays, concentrant les principales activités commerciales, financières et culturelles. Cette dualité explique pourquoi le Nigeria fonctionne avec deux métropoles complémentaires. “` La capitale du Nigeria est Abuja — c’est la réponse officielle, valable en 2025. Mais la confusion avec Lagos persiste parce que les deux villes jouent des rôles distincts et complémentaires dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Abuja concentre le pouvoir politique, Lagos concentre l’économie. Comprendre cette dualité, c’est comprendre comment fonctionne vraiment le Nigeria. Quelle est la capitale du Nigeria en 2025 : Abuja ou Lagos ? Officiellement, Abuja est la capitale. Dans les faits économiques, Lagos reste la ville qui concentre le plus d’imaginaire: port, banques, startups, musique, publicité, immobilier, flux commerciaux. Abuja et Lagos : deux capitales du Nigeria dans les usages Abuja a été pensée comme une capitale fédérale plus centrale. Son rôle est institutionnel: arbitrage politique, administration, diplomatie, représentation de l’État. Pourquoi Abuja porte le pouvoir politique Lagos garde une avance difficile à remplacer: densité d’entreprises, accès maritime, talents, culture numérique et marché de consommation. Pour beaucoup d’acteurs privés, Lagos reste la porte d’entrée du Nigeria. Ce qu’il faut retenir Capitale officielle du Nigeria: Abuja.Capitale économique de fait: Lagos.Erreur fréquente: confondre poids économique et statut politique.Contexte macro: le Nigeria dans le PIB africain 2026. Ce qu’il faut retenir Le Nigeria ne fonctionne pas autour d’une seule ville. Abuja représente l’État fédéral, les arbitrages politiques, les ministères et la diplomatie. Lagos représente la vitesse commerciale, les médias, la finance, la tech, la culture et une grande partie de l’énergie entrepreneuriale. Pour un investisseur, un journaliste ou un étudiant, cette différence change la lecture des informations. Une décision politique peut venir d’Abuja, mais son impact économique se mesure souvent à Lagos, Kano, Port Harcourt ou dans d’autres pôles régionaux. Une distinction utile pour lire le pays Abuja ne remplace pas Lagos; elle remplit une autre fonction. C’est précisément cette cohabitation qui rend le Nigeria difficile à résumer, mais aussi essentiel à comprendre. Pourquoi les deux villes resteront associéesLe Nigeria a officiellement transféré sa capitale de Lagos à Abuja le 12 décembre 1991, sous la présidence militaire d’Ibrahim Babangida. Ce choix n’était pas anodin : Lagos, saturée et ancrée dans le Sud-Ouest yoruba, ne pouvait plus symboliser l’unité d’un pays divisé en plus de 250 groupes ethniques. Abuja, construite ex nihilo au centre géographique du pays, devait incarner la neutralité fédérale. Le projet avait été initié dès 1976 sous Murtala Muhammed, mais il a fallu quinze ans pour que le gouvernement s’y installe véritablement. Aujourd’hui, Abuja abrite la présidence, l’Assemblée nationale, la Cour suprême fédérale et la quasi-totalité des ambassades étrangères. Quand le transfert de capitale a-t-il eu lieu ?Pour saisir la différence concrète entre les deux villes, quelques ordres de grandeur s’imposent. Lagos est la plus grande métropole d’Afrique avec une population estimée entre 15 et 20 millions d’habitants dans l’agglomération ; Abuja en compte environ 4 millions. Le PIB de l’État de Lagos représente à lui seul plus de 30 % du PIB total du Nigeria et dépasse celui de nombreux pays africains. La Bourse des valeurs mobilières du Nigeria (NGX) est basée à Lagos, tout comme le siège social de la plupart des grandes banques, multinationales et entreprises technologiques du pays. Abuja, en revanche, concentre les dépenses publiques fédérales, les contrats d’État et l’immobilier diplomatique. Pour un investisseur étranger, l’enregistrement légal peut se faire à Abuja, mais les opérations se déroulent presque toujours à Lagos. Lagos vs Abuja en chiffres : qui pèse quoi en 2025 ? La capitale officielle du Nigeria est Abuja, ville fédérale construite au centre du pays et inaugurée comme capitale en 1991. Lagos, souvent citée à tort, est la capitale économique et la plus grande ville du pays, mais elle n’est pas la capitale politique. Pourquoi dit-on que Lagos est la capitale alors qu’Abuja est officielle ? La confusion vient du poids écrasant de Lagos dans l’économie, la culture et la vie quotidienne du Nigeria. Lagos abrite la bourse, les sièges des grandes banques, les médias, l’industrie musicale (Afrobeats) et la majorité des entreprises étrangères. Dans les médias internationaux et dans l’usage courant, Lagos est souvent mentionnée comme point de référence du Nigeria, ce qui entretient l’amalgame. Abuja reste cependant la seule capitale reconnue sur le plan institutionnel et diplomatique. #### Capitales d’Afrique de l’Ouest : liste par pays L’Afrique de l’Ouest compte des capitales politiques, mais aussi des capitales economiques parfois differentes. C’est essentiel pour comprendre les marches, les transports et les centres de decision. Derniere mise a jour editoriale : mai 2026. Les chiffres publics les plus consolides disponibles portent souvent sur 2024 ou 2023 selon les organismes ; lorsque c’est le cas, l’article l’indique pour eviter de presenter une projection comme un resultat definitif. Liste des pays et capitales Pays Capitale Note utile Benin Porto-Novo Cotonou reste le principal pole economique Burkina Faso Ouagadougou Centre politique et administratif Cap-Vert Praia Capitale insulaire et institutionnelle Cote d’Ivoire Yamoussoukro Abidjan domine l’economie Gambie Banjul Agglomeration liee a Serekunda Ghana Accra Grand hub economique anglophone Guinee Conakry Port et capitale politique Guinee-Bissau Bissau Centre administratif Liberia Monrovia Capitale et port majeur Mali Bamako Principal centre urbain du pays Mauritanie Nouakchott Capitale politique et economique Niger Niamey Capitale administrative Nigeria Abuja Lagos reste le moteur economique Senegal Dakar Hub politique, portuaire et media Sierra Leone Freetown Capitale portuaire Togo Lome Port regional important Pour le detail continental, voir la liste complete des capitales africaines. Les capitales officielles ne correspondent pas toujours au centre economique dominant : Yamoussoukro et Abidjan, Abuja et Lagos, Porto-Novo et Cotonou en sont les exemples les plus connus. Pourquoi distinguer capitale politique et capitale economique Un ministere, une ambassade ou une institution publique se trouve souvent dans la capitale officielle. Mais les banques, ports, medias, grandes entreprises et flux logistiques peuvent etre concentres ailleurs. Pour un investisseur ou un journaliste, confondre les deux fait perdre du temps et peut fausser l’analyse. Repere rapide Les hubs les plus structurants de la sous-region sont Dakar, Abidjan, Accra, Lagos, Abuja, Lome et Cotonou selon les usages : diplomatie, transport, finance, consommation, port ou industrie. Les confusions les plus frequentes Trois confusions reviennent souvent. La capitale du Nigeria est Abuja, pas Lagos. La capitale politique de la Cote d’Ivoire est Yamoussoukro, meme si Abidjan concentre l’essentiel du poids economique. Au Benin, Porto-Novo est la capitale officielle, tandis que Cotonou est le grand centre economique, portuaire et administratif de fait. Ces distinctions sont importantes pour le SEO et pour l’information pratique. Un internaute qui cherche une ambassade, un ministere ou une capitale officielle n’a pas le meme besoin qu’un entrepreneur qui cherche le principal marche ou le port le plus actif. Pour un usage professionnel, il faut donc noter trois villes par pays quand c’est pertinent : capitale politique, capitale economique et principal port. En Afrique de l’Ouest, cette grille de lecture aide a comprendre les flux entre Dakar, Abidjan, Accra, Lome, Cotonou, Lagos et Abuja. Comment memoriser les capitales ouest-africaines Pour retenir les capitales, classez-les par langue et par role. Les pays francophones ont souvent des capitales tres connues dans l’espace administratif : Dakar, Bamako, Ouagadougou, Niamey, Lome, Porto-Novo, Yamoussoukro, Conakry, Bissau et Nouakchott. Les pays anglophones ou lusophones ajoutent Accra, Abuja, Banjul, Freetown, Monrovia et Praia. La distinction utile pour l’economie est differente. Les ports et grandes metropoles structurent les affaires : Abidjan, Dakar, Tema/Accra, Lome, Cotonou et Lagos. Abuja est capitale politique, mais Lagos reste un moteur commercial majeur. Yamoussoukro est capitale ivoirienne, mais Abidjan concentre banques, port, medias et grandes entreprises. Cette grille evite les erreurs dans les contenus geographiques et ameliore les reponses aux intentions de recherche : capitale officielle, ville la plus peuplee, hub economique ou capitale administrative. Usages pratiques de cette liste Cette liste sert aux recherches scolaires, mais aussi aux entreprises, journalistes et voyageurs. Pour preparer un deplacement professionnel, la capitale officielle indique les administrations ; le hub economique indique souvent les banques, ports, clients et prestataires. Pour un contenu SEO, ajouter la nuance capitale economique evite une reponse trop courte. C est aussi ce qui permet de capter les recherches longues comme capitale du Nigeria, capitale de la Cote d Ivoire ou ville economique du Benin. Table de lecture rapide Pour repondre vite aux requetes de type capitale du Nigeria, capitale du Benin ou capitale de la Cote d’Ivoire, il faut distinguer trois niveaux : capitale officielle, ville economique dominante et ville portuaire. Cette nuance ameliore l’utilite de la page et limite les erreurs frequentes. La page complete sur les capitales africaines garde l’inventaire continental ; cette page se concentre sur l’Afrique de l’Ouest pour capter les recherches regionales. #### Capitales d’Afrique : liste complète, pays et capitales économiques Capitales d’Afrique : liste complète, pays et capitales économiques Quelle est la capitale de l’Afrique du Sud, du Nigeria ou de la Côte d’Ivoire ? La réponse est souvent plus complexe qu’il n’y paraît. Sur les 54 pays du continent africain, plusieurs ont une capitale politique distincte de leur capitale économique. Tour d’horizon complet des capitales africaines — pays par pays — avec les distinctions essentielles pour ne plus confondre Abuja et Lagos, Yamoussoukro et Abidjan, ou Dodoma et Dar es Salaam. Cette distinction explique une grande partie des recherches : Lagos n’est plus la capitale du Nigeria depuis 1991, mais elle reste une métropole économique majeure. Abidjan n’est pas la capitale politique de la Côte d’Ivoire, mais elle demeure le principal centre économique du pays. En Afrique du Sud, les fonctions de capitale sont partagées entre Pretoria, Le Cap et Bloemfontein. Capitales africaines à connaître PaysCapitale politiquePoint de vigilanceAfrique du SudPretoria, Le Cap, BloemfonteinPouvoir exécutif, législatif et judiciaire répartis entre trois villesAlgérieAlgerGrande capitale politique et économique du MaghrebAngolaLuandaCentre politique, portuaire et pétrolierCôte d’IvoireYamoussoukroAbidjan reste la grande capitale économiqueÉgypteLe CaireLa nouvelle capitale administrative monte progressivement en puissanceÉthiopieAddis-AbebaSiège de l’Union africaineGabonLibrevilleCentre politique et économique du paysGhanaAccraHub côtier d’Afrique de l’OuestKenyaNairobiCapitale et hub économique régionalNigeriaAbujaCapitale fédérale depuis 1991, Lagos reste la métropole économiqueRDCKinshasaTrès grande métropole et capitale politiqueSénégalDakarPort, services, diplomatie et cultureTanzanieDodomaDar es Salaam reste un pôle économique majeurTchadN’DjamenaCapitale stratégique au Sahel Capitales et poids démographique des pays La taille du pays change l’enjeu politique de la capitale. En 2024, la Banque mondiale estime la population du Nigeria à environ 232,7 millions d’habitants, celle de l’Éthiopie à 132,1 millions, celle de l’Égypte à 116,5 millions et celle de la RDC à 109,3 millions. Dans ces pays, le choix de la capitale touche à l’équilibre territorial, à l’accès administratif et à la représentation des régions. PaysPopulation 2024CapitaleNigeria232,7 millionsAbujaÉthiopie132,1 millionsAddis-AbebaÉgypte116,5 millionsLe CaireRDC109,3 millionsKinshasaTanzanie68,6 millionsDodomaAfrique du Sud64,0 millionsPretoria / Le Cap / BloemfonteinKenya56,4 millionsNairobiAlgérie46,8 millionsAlger Pourquoi certaines capitales ont été déplacées Plusieurs États ont choisi une capitale plus centrale ou plus symbolique pour réduire le poids d’une ville dominante. Abuja a été choisie pour remplacer Lagos, jugée trop congestionnée et située sur la côte. Yamoussoukro a été désignée capitale ivoirienne, mais Abidjan a conservé les fonctions économiques, portuaires et financières les plus visibles. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaAbidjan, capitale économique de la Côte d’IvoireTchad : histoire, situation politique et géopolitique Liste complète des 54 capitales africaines par régionVoici la liste exhaustive des capitales officielles de tous les États souverains d’Afrique, organisée par grande région géographique.Afrique du NordAlgérie → AlgerÉgypte → Le CaireLibye → TripoliMaroc → RabatMauritanie → NouakchottSoudan → KhartoumTunisie → TunisAfrique de l’OuestBénin → Porto-Novo (officielle) / Cotonou (siège du gouvernement)Burkina Faso → OuagadougouCap-Vert → PraiaCôte d’Ivoire → Yamoussoukro (officielle) / Abidjan (économique)Gambie → BanjulGhana → AccraGuinée → ConakryGuinée-Bissau → BissauLiberia → MonroviaMali → BamakoNiger → NiameyNigeria → Abuja (officielle) / Lagos (économique)Sénégal → DakarSierra Leone → FreetownTogo → LoméAfrique CentraleCameroun → YaoundéCentrafrique → BanguiCongo → BrazzavilleGabon → LibrevilleGuinée équatoriale → MalaboRDC → KinshasaSão Tomé-et-Príncipe → São ToméTchad → N’DjamenaAfrique de l’EstBurundi → Gitega (officielle) / Bujumbura (économique)Comores → MoroniDjibouti → DjiboutiÉrythrée → AsmaraÉthiopie → Addis-AbebaKenya → NairobiMadagascar → AntananarivoMalawi → LilongweMaurice → Port-LouisMozambique → MaputoOuganda → KampalaRwanda → KigaliSeychelles → VictoriaSomalie → MogadiscioSoudan du Sud → DjoubaTanzanie → Dodoma (officielle) / Dar es Salaam (économique)Zimbabwe → HarareAfrique AustraleAfrique du Sud → Pretoria (exécutif) / Le Cap (législatif) / Bloemfontein (judiciaire)Angola → LuandaBotswana → GaboroneEswatini → MbabaneLesotho → MaseruNamibie → WindhoekZambie → Lusaka Capitales africaines créées de toutes pièces : les nouvelles cités du pouvoirPlusieurs pays africains ont fait le choix radical de bâtir une capitale nouvelle, souvent pour des raisons d’équilibre territorial, de neutralité ethnique ou de désengorgement d’une métropole surpeuplée. Ce phénomène illustre une tendance de fond sur le continent : repenser la géographie du pouvoir.Abuja (Nigeria) : Inaugurée comme capitale fédérale en 1991, Abuja a été construite ex nihilo au centre géographique du pays. L’objectif était d’éloigner le pouvoir de Lagos, ville yoruba jugée trop dominante, et de proposer un territoire neutre entre les trois grandes ethnies — Haoussa, Yoruba et Igbo. Lagos demeure cependant la mégalopole économique avec plus de 15 millions d’habitants.Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) : Village natal du président Félix Houphouët-Boigny, Yamoussoukro est devenue capitale officielle en 1983. Elle abrite la basilique Notre-Dame-de-la-Paix, l’une des plus grandes au monde. Malgré ce statut, Abidjan concentre toujours les institutions financières, les ambassades et les sièges sociaux des grandes entreprises.Dodoma (Tanzanie) : Choisie dans les années 1970 pour remplacer Dar es Salaam, Dodoma est officiellement la capitale politique depuis 1996. Son emplacement central visait un meilleur développement de l’intérieur du pays. Dar es Salaam reste néanmoins le principal port et pôle économique de la Tanzanie.Gitega (Burundi) : En 2019, le Burundi a transféré sa capitale politique de Bujumbura à Gitega, ville du centre du pays, pour des raisons symboliques et de rééquilibrage territorial. Bujumbura conserve ses fonctions économiques et portuaires sur le lac Tanganyika.La Nouvelle Capitale administrative d’Égypte : En construction depuis 2015 à une cinquantaine de kilomètres du Caire, cette ville nouvelle doit accueillir les ministères, le parlement et la présidence. Elle vise à décongestionner Le Caire, l’une des métropoles les plus denses au monde, tout en projetant une image de modernité pour l’Égypte. Liste complète des 54 capitales africaines par régionVoici la liste exhaustive des capitales des 54 États reconnus du continent africain, organisée par région géographique pour faciliter la mémorisation et la consultation.Afrique du Nord (6 pays)PaysCapitaleAlgérieAlgerÉgypteLe CaireLibyeTripoliMarocRabatMauritanieNouakchottTunisieTunisAfrique de l’Ouest (15 pays)PaysCapitaleBéninPorto-NovoBurkina FasoOuagadougouCap-VertPraiaCôte d’IvoireYamoussoukroGambieBanjulGhanaAccraGuinéeConakryGuinée-BissauBissauLiberiaMonroviaMaliBamakoNigerNiameyNigeriaAbujaSénégalDakarSierra LeoneFreetownTogoLoméAfrique Centrale (9 pays)PaysCapitaleAngolaLuandaCamerounYaoundéCentrafriqueBanguiCongo (Brazzaville)BrazzavilleGabonLibrevilleGuinée équatorialeMalaboRDCKinshasaSão Tomé-et-PríncipeSão ToméTchadN’DjamenaAfrique de l’Est (13 pays)PaysCapitaleBurundiGitegaComoresMoroniDjiboutiDjiboutiÉrythréeAsmaraÉthiopieAddis-AbebaKenyaNairobiMadagascarAntananarivoMalawiLilongweMauricePort-LouisMozambiqueMaputoRwandaKigaliSeychellesVictoriaSomalieMogadiscioSoudanKhartoumSoudan du SudDjoubaTanzanieDodomaOugandaKampalaZambieLusakaZimbabweHarareAfrique Australe (5 pays)PaysCapitaleAfrique du SudPretoria / Le Cap / BloemfonteinBotswanaGaboroneEswatiniMbabaneLesothoMaseruNamibieWindhoek Capitales africaines récemment déplacées ou en cours de transfertLe déplacement de capitale est un phénomène plus fréquent qu’on ne le croit sur le continent africain. Plusieurs États ont entrepris — ou envisagent — de transférer leur siège institutionnel pour des raisons stratégiques, démographiques ou symboliques.Égypte : la nouvelle capitale administrativeL’Égypte construit depuis 2015 une nouvelle capitale administrative à l’est du Caire, souvent désignée sous le nom de « Capitale administrative » (NAC). Certains ministères et administrations y sont déjà installés, même si Le Caire demeure le cœur politique, économique et culturel du pays. Le transfert complet reste en cours.Burundi : de Bujumbura à GitegaEn 2019, le Burundi a officiellement fait de Gitega sa capitale politique, transférant la présidence et plusieurs institutions depuis Bujumbura. Bujumbura reste toutefois la capitale économique et la plus grande ville du pays.Tanzanie : de Dar es Salaam à DodomaLe transfert de capitale vers Dodoma a été initié dans les années 1970, mais Dar es Salaam conserve le rôle de centre économique, portuaire et commercial dominant. La plupart des ambassades étrangères y sont toujours établies.Nigeria : de Lagos à AbujaEn 1991, le Nigeria a officiellement transféré sa capitale fédérale de Lagos à Abuja, ville construite de toutes pièces au centre du pays pour neutraliser les tensions ethniques et régionales. Lagos demeure néanmoins la mégapole économique du pays et de toute l’Afrique de l’Ouest, avec une population estimée à plus de 15 millions d’habitants.Côte d’Ivoire : Yamoussoukro, capitale symboliqueYamoussoukro est la capitale officielle de la Côte d’Ivoire depuis 1983, décision du président Félix Houphouët-Boigny qui y était né. Abidjan abrite toujours le gouvernement, les ambassades, la bourse et les sièges des grandes entreprises. Ce dualisme politique/économique est l’un des plus marqués du continent. Les confusions les plus fréquentes Les recherches sur les capitales africaines mélangent souvent trois questions différentes : quelle est la capitale officielle, quelle est la plus grande ville, et quelle ville concentre l’économie. Lagos, Abidjan ou Dar es Salaam restent très présentes dans l’imaginaire économique, même lorsqu’elles ne sont pas ou plus capitales politiques. Exemples à retenir Nigeria : Abuja est la capitale fédérale, Lagos reste la grande métropole économique.Côte d’Ivoire : Yamoussoukro est la capitale politique, Abidjan reste le principal centre économique.Afrique du Sud : Pretoria, Le Cap et Bloemfontein se partagent des fonctions nationales.Tanzanie : Dodoma est la capitale, Dar es Salaam reste un centre portuaire et économique majeur.Égypte : Le Caire reste la capitale reconnue, mais le pays développe une nouvelle capitale administrative. FAQ capitales d’Afrique Quelle est la capitale du pays le plus peuplé d’Afrique ? Le Nigeria est le pays le plus peuplé d’Afrique selon la Banque mondiale, et sa capitale est Abuja. Lagos n’est plus capitale, même si elle reste centrale dans l’économie nigériane. Pourquoi une capitale peut-elle être déplacée ? Un État peut déplacer sa capitale pour réduire la congestion, se rapprocher du centre géographique, symboliser l’unité nationale ou créer un nouveau pôle administratif. Sources et méthode Banque mondiale – population totaleUnion africaine – États membresEncyclopaedia Britannica – Capital cities Capitales officielles et capitales economiques La confusion entre capitale officielle et capitale economique est un angle SEO fort. Abuja n’est pas Lagos, Yamoussoukro n’est pas Abidjan, Porto-Novo n’est pas Cotonou. Cette nuance aide les lecteurs et renforce les recherches longues. La page regionale capitales d Afrique de l Ouest detaille ces cas. Quelle est la capitale de l’Afrique ? L’Afrique n’est pas un pays mais un continent composé de 54 États souverains, chacun ayant sa propre capitale. Il n’existe donc pas de ‘capitale de l’Afrique’ à proprement parler. Addis-Abeba, en Éthiopie, joue toutefois un rôle symbolique fort : elle accueille le siège de l’Union africaine (UA), l’organisation regroupant l’ensemble des États membres du continent. Quelle est la différence entre capitale politique et capitale économique en Afrique ? Dans plusieurs pays africains, la ville qui concentre le pouvoir politique (parlement, présidence, ministères) n’est pas celle qui génère la majorité de la richesse nationale. Par exemple, au Nigeria, Abuja est la capitale politique mais Lagos est la capitale économique. En Côte d’Ivoire, Yamoussoukro est la capitale officielle mais Abidjan reste le centre névralgique des affaires. En Tanzanie, Dodoma est la capitale politique tandis que Dar es Salaam demeure le principal hub économique et portuaire. Quelle est la capitale de l’Afrique ? L’Afrique n’est pas un pays et ne possède donc pas de capitale unique. Chacun des 54 États du continent a sa propre capitale nationale. Si l’on devait désigner une ville symboliquement centrale pour le continent, ce serait Addis-Abeba en Éthiopie, siège de l’Union africaine (UA) et de nombreuses institutions panafricaines. Quelles sont les capitales africaines différentes de la plus grande ville du pays ? Plusieurs pays africains ont une capitale politique qui n’est pas leur plus grande ville : au Nigeria, la capitale est Abuja mais Lagos est la métropole la plus peuplée ; en Côte d’Ivoire, Yamoussoukro est la capitale officielle mais Abidjan concentre population et économie ; en Tanzanie, Dodoma est la capitale politique mais Dar es Salaam reste la plus grande ville ; au Burundi, Gitega est la capitale mais Bujumbura est plus peuplée. Ce phénomène résulte souvent d’un choix politique volontaire pour équilibrer le développement territorial. #### Capitales économiques d’Afrique : Lagos, Abidjan, Casablanca Les capitales économiques d’Afrique sont les villes où se concentrent entreprises, ports, banques, emplois qualifiés et consommation urbaine. Elles ne sont pas toujours les capitales politiques : Lagos pèse plus économiquement qu’Abuja, Abidjan plus que Yamoussoukro, Cotonou plus que Porto-Novo. Cette distinction est essentielle pour investir, recruter, vendre ou comprendre un pays. La capitale officielle accueille l’Etat ; la capitale économique concentre souvent les flux d’argent, de marchandises et de talents. Les grands hubs économiques africains Ville Rôle dominant Lagos Finance, tech, consommation, port, médias Abidjan Banques, port, cacao, services, sièges régionaux Casablanca Finance, industrie, logistique, immobilier d’affaires Nairobi Tech, services, logistique est-africaine Le Caire Industrie, population, tourisme, médias, administration Ces villes structurent des marchés plus larges que leur pays immédiat. Une entreprise basée à Casablanca peut viser l’Afrique du Nord et l’Ouest ; Nairobi sert de hub vers l’Afrique de l’Est ; Abidjan rayonne sur l’UEMOA. Une capitale économique concentre des fonctions très concrètes : banques, cabinets juridiques, transitaires, sièges régionaux, médias, ports, aéroports et main-d’œuvre qualifiée. Pour une entreprise, ces services réduisent les frictions et accélèrent la décision commerciale. Capitale politique ou économique : pourquoi ça change tout La confusion entre capitale politique et capitale économique entraîne de mauvaises décisions. Installer une force de vente dans la capitale administrative peut être logique pour des marchés publics, mais moins pertinent pour vendre à des PME, recruter des commerciaux ou gérer un port. Le cas du Nigeria est le plus parlant : Abuja est la capitale politique, mais Lagos reste le moteur économique. Le dossier Abuja ou Lagos : comprendre le Nigeria détaille cette différence. Lagos illustre le poids du marché, Abidjan celui du hub régional francophone, Casablanca celui de la finance et de l’industrie, Nairobi celui de la tech et des services est-africains. Ces villes ne jouent pas toutes le même rôle, mais elles structurent des écosystèmes bien au-delà de leur population municipale. Comment choisir une ville pour se développer Il faut regarder cinq critères : taille du marché, accès portuaire ou aérien, disponibilité des talents, coût immobilier, et profondeur du tissu de clients. Une ville chère peut rester rentable si elle donne accès à plus de clients solvables. Pour relier villes et puissance économique, consultez aussi le classement PIB Afrique 2026 et le guide business rentable en Côte d’Ivoire. Le choix d’implantation dépend du modèle économique. Une activité import-export regardera d’abord le port et la douane. Une activité de conseil regardera les sièges sociaux. Une activité digitale regardera les talents, le paiement et le pouvoir d’achat urbain. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. Banque mondiale, donnees pays et Macro Poverty Outlook FMI, World Economic Outlook et Regional Economic Outlook avril 2026 #### Casablanca et Rwanda s’allient pour promouvoir les opportunités d’investissement Casablanca Finance City (CFC) et Rwanda Finance Limited (RFL) viennent de signer un protocole d’accord avec pour objectifs de renforcer la coopération à long terme entre les deux pays. Ce rapprochement fournira une plateforme pour la promotion des meilleures pratiques, à travers lesquelles CFC soutiendra le développement du Centre Financier International de Kigali (KIFC). «Cet accord nous permet d’élargir notre réseau de partenariats et de partager notre expertise avec d’autres places financières africaines dans une logique de coopération sud-sud » explique Saïd Ibrahimi, président-directeur général de Casablanca Finance City Authority. Ce qu’il faut retenir Casablanca Finance City (CFC) et Rwanda Finance Limited (RFL) viennent de signer un protocole d’accord avec pour objectifs de renforcer la coopération à long terme entre les deux pays. Ce rapprochement fournira une plateforme pour la promotion des meilleures. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Kigali, ville verte du RwandaActualités Afrique Un partenariat de facilitation Pour lui, ce partenariat vient s’ajouter à l’accord conclu avec le Rwanda Development Board (RDB) et qui vise à faciliter la conduite des affaires des entreprises CFC opérant au Rwanda. De son côté le PDG de RFL, Nick Barigye, a souligné que cet accord met l’accent sur l’amélioration du secteur des services financiers. « Ceci est conforme à notre objectif de transformer le Rwanda en une économie axée sur les services », a-t-il dit. Casablanca Finance City est un hub économique et financier africain situé à la croisée des continents. Reconnue comme la première place financière en Afrique et partenaire des plus grands centres financiers internationaux, CFC a réussi à constituer une forte communauté de membres composée d’entreprises financières, de sièges régionaux de multinationales, de prestataires de services et de holdings. Il offre à ses membres une proposition de valeur attractive et un accompagnement « doing business » de qualité visant à favoriser le déploiement de leurs activités en Afrique. Crédit photo: lereporter.ma #### Ce que la 5G signifie pour l’Afrique La transition mondiale vers la 5G bat son plein ; il y avait 103 réseaux 5G en direct dans 45 pays et territoires à travers le monde en septembre 2020. GSMA Intelligence estime que le nombre de connexions 5G atteindra 172 millions dans le monde d’ici la fin de cette année, représentant un peu plus de 2 % du total des connexions mobiles. L’Asie est en avance sur le reste du monde ; la Chine à elle seule compte aujourd’hui environ quatre connexions 5G sur cinq, tandis qu’en Corée du Sud, la 5G représente près d’un cinquième du total des connexions mobiles.   L’ère de la 5G en Afrique a officiellement commencé en 2020 avec le lancement de services commerciaux d’accès sans fil fixe et mobile 5G par deux des plus grands fournisseurs de services mobiles du continent, Vodacom et MTN, en Afrique du Sud. En effet, cette décision est intervenue plus tôt que prévu après que le gouvernement sud-africain a attribué un spectre temporaire dans la plage de 3,5 GHz à la suite de la pandémie de Covid-19. De nombreux opérateurs continuent leur déploiement Ailleurs en Afrique, Telma Madagascar et Cable & Wireless Seychelles ont annoncé leur intention de lancer des services commerciaux, tandis que des essais 5G ont été menés en Égypte, au Gabon, au Kenya, au Maroc, au Nigeria, en Ouganda et sur l’île de la Réunion dans l’océan Indien. Voici les raisons de ce déploiement lent : Les années 2020 verront des activités 5G plus répandues, avec des services commerciaux qui devraient être disponibles sur certains des plus grands marchés du continent d’ici 2025. D’ici là, il y aura un peu moins de 45 millions de connexions mobiles 5G en Afrique, ce qui équivaut à 3,3% du total des connexions mobiles. Ce chiffre est dérisoire par rapport à la moyenne mondiale de 21 % et souligne le point de vue de la GSMA selon lequel l’adoption de la 5G par le marché de masse n’est pas imminente.  Ce point de vue est fondé à la fois sur des réalités commerciales et réglementaires. D’un point de vue commercial, il est difficile de justifier la mise de fonds pour le déploiement de la 5G sur le marché de masse par rapport aux niveaux actuels de demande pour une connectivité améliorée et des cas d’utilisation en Afrique. D’un point de vue réglementaire, la nécessité de prendre en charge les services vocaux traditionnels dans un avenir prévisible rend difficile le saut. Une adoption lente Sur les marchés où une grande partie du trafic vocal s’exécute toujours sur les réseaux 2G et les appareils en mode 2G, il sera difficile de sauter la 4G et de migrer vers la 5G sans d’abord prendre des mesures pour migrer la voix 2G/3G vers VoLTE sur les réseaux 4G. À court et moyen terme, par conséquent, les gouvernements et l’industrie mobile de la région se concentreront sur les efforts visant à accroître l’adoption de la 4G parmi les utilisateurs mobiles. Cela impliquera des stratégies visant à rendre les appareils 4G plus abordables et la fourniture de contenu numérique pertinent pour stimuler la demande de services de connectivité améliorés. Un niveau plus élevé d’adoption de la 4G et de demande de services de connectivité améliorés sera crucial pour préparer les consommateurs à la 5G, ainsi que pour renforcer l’analyse de rentabilisation du déploiement de la 5G pour les acteurs de l’industrie mobile. #### Ce que le reste de l’Afrique peut apprendre de Afrique du Sud en matière de environnement Un matin d’hiver austral, dans les rues de Stellenbosch, l’air sentait les pins et la terre humide. À quelques kilomètres de là, des panneaux solaires scintillaient sur les toits des maisons, tandis qu’un groupe d’enfants ramassait des déchets plastiques dans un parc, guidé par un jeune professeur enthousiaste. Ce n’était pas une scène isolée. En Afrique du Sud, l’environnement est devenu une affaire collective, presque une mission nationale. Et cette dynamique soulève une question : que peuvent apprendre les autres pays africains de cette approche résolument proactive ? Un cadre juridique parmi les plus avancés du continent Peu de pays africains disposent d’une législation environnementale aussi structurée que celle de l’Afrique du Sud. Dès 1996, la Constitution sud-africaine garantissait à chaque citoyen « le droit à un environnement non nuisible à sa santé ou à son bien-être ». Ce principe a depuis été renforcé par le National Environmental Management Act (NEMA), qui impose des études d’impact rigoureuses pour toute activité industrielle ou minière. « Ici, on ne peut pas construire une usine sans prouver que son impact environnemental est maîtrisé. C’est une exigence, pas une option », explique Lerato Mokoena, juriste spécialisée en droit de l’environnement à Pretoria. Elle ajoute : « D’autres pays pourraient s’en inspirer pour éviter les catastrophes écologiques évitables. » La mise en œuvre de ces lois reste un défi, mais leur existence donne aux citoyens et aux ONG un levier puissant pour défendre la nature. En 2017, un tribunal a suspendu un projet minier dans la province du Limpopo, suite à une plainte de la communauté locale, appuyée par des experts écologistes. Une première sur le continent. Des villes qui misent sur l’écologie urbaine Le Cap, Johannesburg, Durban… Ces grandes métropoles sud-africaines ont compris qu’une ville verte est une ville plus vivable. Le Cap, par exemple, a été l’une des premières villes africaines à intégrer un plan stratégique de résilience climatique après la crise de l’eau de 2018, surnommée « Day Zero ». « On a frôlé la catastrophe. Cette année-là, les robinets allaient littéralement s’assécher. Ça a été un électrochoc », se souvient Thabo Ndlovu, ingénieur en gestion de l’eau. Depuis, la ville a investi massivement dans la réutilisation des eaux usées, la collecte d’eau de pluie et la sensibilisation des habitants. Johannesburg, de son côté, a lancé un ambitieux programme de reforestation urbaine. Plus de 200 000 arbres ont été plantés en dix ans. Les toits verts et les pistes cyclables se multiplient, tandis que des quartiers entiers expérimentent des modèles de logement écologiques, à énergie positive. Une société civile mobilisée et influente En Afrique du Sud, les citoyens ne sont pas de simples spectateurs des politiques environnementales. Ils en sont souvent les instigateurs. Des mouvements comme Earthlife Africa, GroundWork ou encore le South Durban Community Environmental Alliance ont réussi à bloquer des projets industriels polluants et à faire pression sur les autorités locales. « On a compris que si on ne se battait pas pour notre environnement, personne ne le ferait à notre place », affirme Nomvula Dlamini, militante écologiste à Durban. Elle se souvient des manifestations contre la raffinerie de pétrole d’Enref, accusée de polluer l’air et l’eau : « On a organisé des marches, déposé des plaintes, mobilisé les médias. Et on a fini par obtenir des contrôles plus stricts. » Cette culture de l’activisme environnemental est rare sur le continent. Elle repose en partie sur une liberté d’expression relativement préservée, mais aussi sur un tissu associatif dense et bien structuré. Un modèle qui pourrait inspirer d’autres sociétés civiles africaines à s’organiser autour des enjeux écologiques. L’innovation technologique au service de la nature Le pays ne se contente pas de lois et de protestations. Il innove. L’Afrique du Sud est l’un des leaders africains dans le domaine des énergies renouvelables. En 2023, plus de 11 % de l’électricité produite provenait du solaire et de l’éolien, selon le South African Renewable Energy Council. Le programme REIPPPP (Renewable Energy Independent Power Producer Procurement Programme) a permis d’attirer plus de 200 milliards de rands d’investissements privés depuis 2011. « C’est simple : on a montré que l’écologie pouvait aussi être rentable », explique Sipho Mahlangu, responsable d’un parc éolien dans le Northern Cape. « Les investisseurs étrangers ne viennent pas par charité, mais parce que ça fonctionne. » Au-delà de l’énergie, des start-ups sud-africaines développent des technologies pour surveiller la qualité de l’air, recycler les plastiques ou cartographier la déforestation via des drones. Un écosystème d’innovation verte est en train d’émerger, soutenu par des universités comme celle de Stellenbosch ou de Pretoria. Une gestion des ressources naturelles encore contrastée Tout n’est pas parfait. L’Afrique du Sud reste l’un des plus gros émetteurs de CO₂ du continent, en grande partie à cause de sa dépendance au charbon. Le géant Eskom, fournisseur d’électricité national, produit encore plus de 80 % de son énergie à partir de centrales thermiques vieillissantes. « Tant qu’on ne s’attaque pas à la question du charbon, nos efforts resteront limités », reconnaît Zanele Khumalo, analyste à l’Institut pour les Études Environnementales de Johannesburg. « Mais au moins, le débat est ouvert. Et la pression monte. » La gestion de l’eau, des déchets et de la biodiversité reste aussi inégale selon les régions. Certaines zones rurales manquent d’infrastructures de base, tandis que d’autres souffrent de la corruption ou de la négligence des autorités locales. Pourtant, même dans ces zones, des initiatives communautaires émergent, souvent portées par des femmes ou des jeunes leaders. Une jeunesse qui s’empare du combat écologique Dans les écoles, les universités, sur les réseaux sociaux, une nouvelle génération sud-africaine fait de l’environnement un sujet central. Des figures comme Ayakha Melithafa, militante climatique de 22 ans, participent à des sommets internationaux et interpellent les dirigeants avec une éloquence désarmante. « Je ne veux pas hériter d’un monde en feu. Je veux pouvoir respirer, boire de l’eau propre, marcher dans une forêt », déclarait-elle lors d’une conférence à Nairobi. Ces mots résonnent bien au-delà des frontières sud-africaines. Dans les townships, des projets éducatifs comme Eco-Schools ou Greenpop sensibilisent les enfants dès le plus jeune âge. On y apprend à cultiver un potager, à trier les déchets, à comprendre le cycle de l’eau. Une éducation verte qui pourrait transformer durablement les mentalités. « On ne peut pas changer le monde sans changer les esprits », affirme Musa Ntuli, enseignant à Soweto. « Et ça commence par les enfants. » Alors, si l’Afrique du Sud n’a pas encore résolu tous ses défis écologiques, elle montre une voie possible. Une voie faite de lois solides, de mobilisation citoyenne, d’innovations audacieuses et d’une jeunesse engagée. La question reste ouverte : les autres pays africains sont-ils prêts à suivre ce chemin ? Pour approfondir sur environnement en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. pays les plus developpes d'Afrique PIB des pays africains business rentables en Afrique #### Ce que le reste de l’Afrique peut apprendre de Côte d’Ivoire en matière de culture Sur le bord d’une route rouge poussiéreuse à Yamoussoukro, un groupe de jeunes danseurs répète une chorégraphie traditionnelle au son des tambours Akan. Leurs gestes sont précis, leurs regards concentrés. Ce n’est pas un spectacle pour touristes. C’est une répétition pour un concours national. En Côte d’Ivoire, la culture n’est pas un simple héritage : c’est un moteur d’identité, d’économie et de cohésion. Et cela, le reste du continent commence à le remarquer. Un modèle de diversité assumée La Côte d’Ivoire abrite plus de 60 groupes ethniques, chacun avec ses langues, ses musiques, ses danses et ses rituels. Contrairement à d’autres pays où cette diversité peut être source de tensions, ici, elle est valorisée comme une richesse nationale. “Quand on est Baoulé, on apprend dès l’enfance à danser le Goli. Mais on connaît aussi les rythmes Sénoufo ou Bété. C’est normal, c’est notre quotidien,” explique Awa Koné, professeure de danse traditionnelle à Bouaké. Le pays a su bâtir une identité culturelle inclusive, où chaque groupe trouve sa place. Le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA), créé par le groupe Magic System, en est un exemple frappant : il mêle musique moderne et traditions locales, attirant plus de 100 000 visiteurs chaque année. Une politique culturelle proactive Depuis les années 2000, l’État ivoirien a mis en place une politique culturelle ambitieuse, avec un budget annuel qui dépasse les 40 milliards de francs CFA (environ 60 millions d’euros). Ce financement soutient les artistes, les festivals, les maisons de la culture et la restauration du patrimoine. “Le ministère de la Culture travaille main dans la main avec les collectivités locales. On ne laisse pas la culture mourir en silence dans les villages,” affirme Mamadou Diabaté, directeur régional de la Culture à Korhogo. Cette approche décentralisée permet de maintenir vivantes les pratiques culturelles même dans les zones rurales. En 2023, plus de 300 événements culturels ont été organisés dans le pays, dont 70 % en dehors d’Abidjan. Un secteur créatif en pleine explosion La Côte d’Ivoire est aujourd’hui l’un des moteurs de l’industrie culturelle en Afrique francophone. Son cinéma, sa musique et sa mode rayonnent bien au-delà de ses frontières. Le cinéma ivoirien, porté par des réalisateurs comme Philippe Lacôte ou Henri Duparc, a conquis les festivals internationaux. Le film “La Nuit des Rois” a été sélectionné aux Oscars en 2021, une première pour le pays. Dans la musique, des artistes comme Didi B, Roseline Layo ou Suspect 95 font danser toute l’Afrique de l’Ouest. Le coupé-décalé, né à Abidjan dans les années 2000, est devenu un genre emblématique du continent. “Ici, on crée, on innove, on mélange les genres. C’est ça qui fait notre force,” sourit Elie Kacou, producteur musical à Treichville. “On ne copie pas, on inspire.” La culture comme ciment social Après une décennie marquée par des conflits politiques et une guerre civile, la Côte d’Ivoire a trouvé dans la culture un outil puissant de reconstruction sociale. Des initiatives comme “La caravane de la paix” utilisent le théâtre et la musique pour sensibiliser aux valeurs de tolérance et de réconciliation. Dans les écoles, les cours d’expression artistique sont devenus obligatoires dans plusieurs régions. “Quand les enfants dansent ensemble, ils oublient les divisions. Ils apprennent à se connaître autrement,” témoigne Yacouba Fofana, instituteur à Daloa. La culture a permis de recréer du lien entre les communautés, de transmettre une histoire commune, et de donner aux jeunes une alternative à la violence ou à l’exil. Un levier économique sous-estimé En 2022, le secteur culturel ivoirien représentait 3,2 % du PIB national, soit plus que le cacao ou le tourisme. Ce chiffre, encore sous-estimé selon les experts, reflète la vitalité d’un écosystème en pleine structuration. Le pays compte aujourd’hui plus de 2000 entreprises culturelles formelles, employant près de 50 000 personnes. L’exportation de contenus audiovisuels vers les pays voisins et la diaspora génère des revenus croissants. “La culture, ce n’est pas que du divertissement. C’est une industrie, avec des chaînes de valeur, des emplois, des innovations,” insiste Clarisse Gbato, économiste à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Le gouvernement a lancé en 2021 un fonds d’investissement culturel doté de 10 milliards de francs CFA pour soutenir les jeunes entrepreneurs du secteur. Une inspiration pour le continent Face aux défis de l’unité nationale, de l’emploi des jeunes ou de la valorisation du patrimoine, de nombreux pays africains observent de près le “modèle ivoirien”. Le Bénin, le Sénégal ou encore le Burkina Faso ont envoyé des délégations pour étudier les politiques culturelles de la Côte d’Ivoire. Des partenariats sont en cours pour exporter les formats de festivals, les formations artistiques ou les modèles de financement. “Ce que la Côte d’Ivoire a compris, c’est que la culture n’est pas un luxe. C’est une nécessité politique, sociale et économique,” résume le sociologue camerounais Jean-Baptiste Ngoua. Alors que le continent cherche à affirmer sa voix dans un monde globalisé, la culture pourrait bien être l’une de ses armes les plus puissantes. Et la Côte d’Ivoire, l’un de ses éclaireurs. Mais cette dynamique peut-elle durer face aux pressions économiques, à la mondialisation et aux mutations sociales ? Peut-elle inspirer durablement d’autres nations africaines à investir dans leurs propres richesses culturelles ? Pour approfondir sur culture en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. capitales africaines pays les plus developpes d'Afrique business rentables en Afrique #### Ce que le reste de l’Afrique peut apprendre de Kenya en matière de entrepreneuriat À l’aube, dans les rues animées de Nairobi, des jeunes entrepreneurs installent leurs étals, connectent leurs terminaux de paiement mobile et préparent leur journée. Ici, l’énergie entrepreneuriale est palpable, presque contagieuse. Le Kenya ne se contente pas de rêver d’innovation : il la vit, la respire, la transforme en moteur de croissance. Et si le reste du continent s’en inspirait ? Un écosystème numérique en pleine effervescence Le Kenya s’est taillé une réputation de pionnier technologique en Afrique, à tel point qu’on le surnomme parfois la « Silicon Savannah ». Ce surnom n’est pas usurpé. Depuis le lancement de M-Pesa en 2007, le pays a bouleversé la donne en matière de services financiers mobiles, ouvrant la voie à une économie numérique inclusive. « Avant M-Pesa, il fallait parfois marcher des kilomètres pour envoyer de l’argent à sa famille. Aujourd’hui, tout se fait en quelques secondes sur mon téléphone », confie Jacob, un jeune développeur de Kisumu. Ce système, utilisé par plus de 96 % des ménages kenyans selon la Banque mondiale, a permis à des milliers d’entrepreneurs d’accéder à des services bancaires de base, même dans les zones rurales. Mais l’innovation ne s’arrête pas là. Des hubs technologiques comme iHub, Nailab ou Gearbox ont vu le jour à Nairobi, accueillant une nouvelle génération de start-up dans les domaines de l’agritech, de la fintech, de la santé ou encore de l’éducation. En 2023, le Kenya a attiré près de 800 millions de dollars en investissements dans les start-up, se plaçant dans le trio de tête africain avec le Nigeria et l’Afrique du Sud. Une jeunesse affamée d’opportunités Avec plus de 75 % de sa population âgée de moins de 35 ans, le Kenya est porté par une jeunesse créative, audacieuse et tournée vers l’avenir. Cette démographie, souvent perçue comme un défi, est ici transformée en atout stratégique. Mary Wanjiru, 28 ans, a fondé une entreprise de recyclage de plastique à Eldoret. « J’ai vu une montagne de déchets dans ma rue et j’ai décidé d’en faire une ressource. Aujourd’hui, je fournis des briques écologiques à des écoles rurales », explique-t-elle avec fierté. Des histoires comme celle de Mary se comptent par milliers. Le gouvernement, les ONG et le secteur privé ont compris l’importance de soutenir cette énergie. Des programmes comme Ajira Digital ou Youth Enterprise Development Fund financent et forment les jeunes pour transformer leurs idées en entreprises viables. En 2022, plus de 1,2 million de jeunes kenyans ont bénéficié d’un accompagnement entrepreneurial, selon le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Entreprise. Une culture de la débrouillardise et de la résilience Le mot « hustle » est omniprésent au Kenya. Il incarne cette capacité à créer, à vendre, à innover, souvent avec peu de moyens. Ici, l’entrepreneuriat n’est pas qu’un choix : c’est une nécessité, une réponse à un marché du travail saturé et à une économie en transition. « J’ai commencé avec un seul blender et une table en bois. Aujourd’hui, j’emploie huit personnes et je livre des jus de fruits bio à travers Nairobi », raconte Kelvin, fondateur de FreshSip. Son regard ne trahit aucune fatigue, seulement la fierté d’avoir bâti quelque chose à partir de rien. Cette mentalité de « jua kali » — littéralement « soleil brûlant », en référence aux artisans de rue — structure l’économie informelle du pays. Elle représente environ 83 % de l’emploi total selon le Bureau national des statistiques du Kenya. Un vivier d’initiatives, souvent invisibles, mais essentielles à la vitalité économique du pays. Un soutien institutionnel de plus en plus affirmé Contrairement à d’autres pays africains où l’environnement des affaires reste rigide, le Kenya a multiplié les réformes pour encourager l’entrepreneuriat. La création d’entreprise y est simplifiée : en ligne, rapide et peu coûteuse. En 2019, le pays figurait parmi les dix premiers réformateurs mondiaux selon le rapport Doing Business de la Banque mondiale. Le gouvernement a également mis en place des incitations fiscales pour les start-up et les PME, ainsi que des zones économiques spéciales pour attirer les investisseurs. Le tout s’accompagne d’un cadre juridique de plus en plus favorable à l’innovation, avec des lois sur la protection des données, le commerce électronique et les technologies financières. « Nous voulons faire du Kenya un hub régional de l’entrepreneuriat et de l’innovation », déclarait récemment Rebecca Miano, ministre de l’Investissement, lors d’un forum à Mombasa. Une ambition qui semble de moins en moins utopique. Une diaspora active et connectée Autre particularité kenyane : sa diaspora joue un rôle moteur dans le développement entrepreneurial. En 2022, les transferts de fonds des Kenyans vivant à l’étranger ont atteint 4,1 milliards de dollars, un record historique. Mais au-delà de l’argent, c’est aussi le savoir, les réseaux et les idées qui circulent. « J’ai étudié à Toronto, mais je voulais revenir pour lancer ma start-up ici. Le marché est dynamique, les besoins sont réels, et il y a une vraie ouverture à l’expérimentation », explique Faith Mutua, fondatrice d’une plateforme de formation en ligne pour les artisans. Des initiatives comme le programme « Diaspora Investment Fund » encouragent cette dynamique, en facilitant les partenariats entre les Kenyans de l’étranger et les entrepreneurs locaux. Une manière de connecter les mondes et de créer des ponts économiques durables. Des leçons à tirer pour le reste du continent Le modèle kenyan n’est pas parfait. Les défis restent nombreux : inégalités régionales, accès limité au crédit, infrastructures parfois défaillantes. Mais l’élan entrepreneurial qui anime le pays offre des pistes d’inspiration claires pour le reste de l’Afrique. Investir dans le numérique, miser sur la jeunesse, simplifier les démarches administratives, valoriser l’économie informelle, impliquer la diaspora… Autant de leviers que d’autres nations pourraient adapter à leur contexte. « L’Afrique n’a pas besoin de copier la Silicon Valley. Elle peut créer ses propres modèles, adaptés à ses réalités », affirme le professeur Wekesa, économiste à l’université de Nairobi. « Le Kenya montre que c’est possible. » Alors, et si le futur de l’entrepreneuriat africain se dessinait déjà sur les collines de Ngong, dans les ruelles de Kibera ou les start-up cafés de Westlands ? Le reste du continent est-il prêt à écouter les leçons venues de la Silicon Savannah ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Ce que le reste de l’Afrique peut apprendre de Sénégal en matière de géopolitique Quand les diplomates du continent évoquent la stabilité politique, un nom revient souvent, presque avec admiration : le Sénégal. Dans un paysage africain souvent secoué par des transitions brutales et des tensions régionales, ce pays de l’ouest semble naviguer avec une étonnante sérénité. Mais quel est donc le secret de cette exception sénégalaise ? Un héritage politique rare sur le continent Depuis son indépendance en 1960, le Sénégal n’a jamais connu de coup d’État militaire. Ce simple fait, dans une région où les renversements de pouvoir sont presque devenus une habitude, est en soi remarquable. Le pays a connu trois alternances démocratiques pacifiques, dont la dernière en mars 2024, avec l’élection de Bassirou Diomaye Faye. « Le Sénégal est un cas d’école. Il y a une culture du dialogue qui s’est enracinée depuis Senghor », explique Mariam Diallo, politologue à l’Université Cheikh Anta Diop. « Ce n’est pas seulement une question d’institutions, c’est un état d’esprit. » Léopold Sédar Senghor, premier président du pays, a volontairement quitté le pouvoir en 1980. Ce geste, rare en Afrique à l’époque, a posé les bases d’une tradition républicaine qui continue de porter ses fruits. Ses successeurs, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, Macky Sall, ont tous transmis le pouvoir sans violence. Une armée disciplinée et apolitique Dans de nombreux pays africains, l’armée est souvent perçue comme un acteur politique potentiel, parfois même comme une menace. Au Sénégal, c’est tout le contraire. L’armée est l’une des institutions les plus respectées, mais elle reste fermement en dehors du jeu politique. « L’armée sénégalaise est professionnelle, bien formée, et surtout, elle a une culture de neutralité », souligne le colonel à la retraite Ibrahima Sarr. « Nous avons toujours su que notre rôle était de protéger la nation, pas de gouverner. » Cette posture a permis au pays d’éviter les dérives autoritaires ou les interventions militaires dans la vie civile. En 2023, alors que plusieurs pays voisins comme le Mali, le Burkina Faso ou la Guinée sombraient dans des transitions militaires, le Sénégal restait debout, fidèle à ses principes républicains. Un modèle de diplomatie discrète mais influente Le Sénégal n’est pas un géant économique, ni une puissance militaire. Pourtant, sa voix porte dans les cercles diplomatiques africains et internationaux. Pourquoi ? Parce qu’il joue la carte de la médiation, de la stabilité et de la crédibilité. En 2008, Dakar avait accueilli les pourparlers de paix entre les factions tchadiennes en conflit. Plus récemment, le Sénégal a servi de relais entre la CEDEAO et les juntes militaires de la région, tentant de maintenir le dialogue là où d’autres ont échoué. « Quand le Sénégal parle, on l’écoute », affirme un diplomate ouest-africain sous couvert d’anonymat. « Il n’a pas de double agenda, il ne cherche pas à imposer, mais à construire. » Cette approche lui a valu une réputation d’acteur neutre et fiable, capable de jouer les intermédiaires dans les crises régionales. Un rôle précieux dans une Afrique de l’Ouest sous tension. Une société civile vigilante et active La vitalité démocratique du Sénégal ne repose pas uniquement sur ses dirigeants. La société civile y joue un rôle central, parfois même décisif. Des mouvements citoyens comme Y’en a marre ont façonné le débat public et mobilisé la jeunesse contre les dérives autoritaires. En 2012, c’est en grande partie grâce à la pression populaire que le président Wade a été contraint de respecter la Constitution et de quitter le pouvoir. En 2024, les manifestations contre le report de l’élection présidentielle ont montré une fois de plus la maturité politique du peuple sénégalais. « Le pouvoir sait qu’il ne peut pas faire ce qu’il veut. Il y a une conscience citoyenne très forte ici », affirme Fatou Ndiaye, militante associative à Thiès. « On surveille, on manifeste, on vote. C’est notre démocratie. » Cette culture de la participation, nourrie par une presse libre et des réseaux sociaux actifs, fait du Sénégal un exemple rare sur le continent. Une gestion des tensions ethniques et religieuses exemplaire Dans une Afrique souvent marquée par des conflits identitaires, le Sénégal se distingue par son harmonie sociale. Le pays est majoritairement musulman, mais il abrite aussi une minorité chrétienne respectée, ainsi que de nombreuses ethnies cohabitant pacifiquement. Cette stabilité n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur un équilibre subtil entre traditions, tolérance religieuse et dialogue communautaire. Les confréries musulmanes, très influentes, jouent un rôle apaisant dans la vie politique. « Ici, on peut être peul, sérère, diola ou wolof, et vivre ensemble sans problème », témoigne Ousmane Ba, enseignant à Ziguinchor. « Ce n’est pas qu’on est tous d’accord, mais on a appris à se respecter. » Même la région de Casamance, longtemps secouée par une rébellion indépendantiste, connaît aujourd’hui une accalmie durable, grâce à des efforts de médiation et de développement local. Des défis persistants, mais une boussole intacte Le Sénégal n’est pas un paradis. Le chômage des jeunes reste élevé, la pauvreté persiste dans certaines régions, et les tensions politiques ne sont jamais loin. Mais le pays possède une boussole : celle de la légitimité institutionnelle et du respect des règles du jeu démocratique. En mars 2024, malgré les incertitudes et les tensions, les Sénégalais ont voté massivement pour un changement. Le nouveau président a été investi sans contestation majeure, dans un climat de responsabilité partagée. « Le Sénégal nous rappelle que la démocratie, ce n’est pas l’absence de conflits, mais la capacité à les gérer sans violence », résume l’analyste ivoirien Koffi Kouassi. « C’est une leçon précieuse pour le reste du continent. » Face à une Afrique en pleine mutation, où les modèles autoritaires gagnent du terrain, le Sénégal reste une exception. Mais cette exception peut-elle devenir une inspiration durable ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Ce que le reste de l’Afrique peut apprendre de Tchad en matière de économie Au cœur du Sahel, un pays longtemps perçu comme enclavé et marginalisé surprend aujourd’hui les observateurs. Le Tchad, malgré ses défis sécuritaires et climatiques, semble avoir trouvé une voie singulière pour redonner souffle à son économie. Ce n’est pas un miracle, mais une série de choix audacieux qui commencent à porter leurs fruits. Et si, contre toute attente, ce pays devenait un modèle inattendu pour le reste du continent ? Une économie résiliente face à l’adversité Le Tchad n’a jamais eu la tâche facile. Sans accès à la mer, avec un climat aride et des infrastructures limitées, il aurait pu se contenter du strict minimum économique. Pourtant, ces dernières années, le pays a montré une capacité étonnante à rebondir. « Nous avons appris à faire plus avec moins », confie Mahamat Idriss, économiste à N’Djamena. « Quand vous êtes confronté à des contraintes extrêmes, vous êtes forcé d’innover. » Selon les chiffres de la Banque mondiale, le Tchad a enregistré une croissance économique de 3,4 % en 2023, malgré une inflation régionale persistante. Ce qui frappe, c’est la diversification progressive de ses revenus : longtemps dépendant du pétrole, le pays investit désormais dans l’agriculture, l’élevage et les services numériques. Un pari sur l’agriculture intelligente Dans les plaines du Kanem, les champs de sorgho et de mil s’étendent à perte de vue. Pourtant, ce n’est pas la quantité qui impressionne, mais la méthode. Le Tchad mise sur une agriculture adaptée au climat, avec des semences résistantes à la sécheresse et des techniques de micro-irrigation. « Avant, nos récoltes dépendaient entièrement de la pluie. Maintenant, nous utilisons des capteurs solaires pour surveiller l’humidité du sol », explique Amina Djarma, agricultrice à Mao. « On ne gaspille plus une goutte d’eau. » Avec l’appui de partenaires internationaux, le gouvernement a lancé le programme “Tchad Vert” en 2021, visant à rendre 200 000 hectares cultivables d’ici 2025. Déjà, plus de 60 000 hectares ont été réhabilités, créant des milliers d’emplois ruraux et réduisant la dépendance alimentaire. Un écosystème numérique en pleine ébullition À N’Djamena, une nouvelle génération d’entrepreneurs émerge. Dans un espace de coworking sobrement baptisé “Sahel Tech”, des jeunes codent, innovent et rêvent grand. Le numérique devient un levier économique inattendu dans un pays où l’accès à Internet reste limité. « On pensait que le digital, c’était pour les grandes capitales africaines. Mais ici, on a des talents et des idées », sourit Fatimé Alhadi, fondatrice de l’application “Zoua”, qui connecte les producteurs agricoles aux marchés urbains. Le gouvernement a baissé les taxes sur les équipements informatiques et lancé un plan de couverture 4G dans les principales villes. Résultat : le nombre de startups tech a doublé entre 2021 et 2023, selon l’Agence nationale de développement numérique. Une gestion budgétaire plus rigoureuse qu’on ne le croit Longtemps critiqué pour son opacité, le Tchad a entamé un virage vers une meilleure gouvernance financière. Sous la pression des bailleurs de fonds mais aussi par nécessité, le pays a mis en place un système de suivi budgétaire numérique, accessible au public. « On peut désormais voir en ligne où va chaque franc du budget public », affirme Idriss Oumar, analyste à l’ONG Transparence Tchad. « Ce n’est pas encore parfait, mais c’est une révolution silencieuse. » En 2022, le Tchad a réduit de 18 % ses dépenses militaires pour réallouer ces fonds à l’éducation et à la santé. Un choix audacieux dans un pays encore confronté à des menaces sécuritaires, mais qui commence à porter ses fruits : le taux de scolarisation primaire est passé de 77 % à 84 % en deux ans. Une diplomatie économique discrète mais efficace Le Tchad ne fait pas de grands discours sur la scène internationale, mais il tisse patiemment ses alliances. En renforçant ses relations avec le Soudan, le Cameroun et la Libye, il a réussi à sécuriser ses routes commerciales et à attirer de nouveaux investisseurs. « Le Tchad est devenu un carrefour logistique pour la région sahélienne », note Florence Kouassi, spécialiste des échanges transsahariens. « Il joue un rôle pivot entre l’Afrique centrale et le Maghreb. » En 2023, le pays a signé un accord de libre circulation des marchandises avec le Niger et le Nigeria, réduisant de 40 % les frais de douane pour les produits agricoles. Cette ouverture progressive renforce sa position stratégique dans une région en quête de stabilité économique. Des leçons à méditer pour le reste du continent Le Tchad n’est pas un eldorado. Il reste confronté à d’immenses défis : pauvreté endémique, accès limité à l’eau potable, instabilité politique latente. Mais c’est justement dans ce contexte difficile que ses choix économiques prennent tout leur sens. « Ce qui m’impressionne, c’est leur capacité à transformer les contraintes en opportunités », résume Moussa Diarra, consultant en développement basé à Dakar. « Le Tchad nous rappelle que l’innovation ne vient pas toujours des endroits les plus riches, mais souvent des plus résilients. » Alors que de nombreux pays africains s’interrogent sur leur modèle de croissance, le Tchad offre une piste inattendue : celle d’une économie sobre, adaptée, et ancrée dans les réalités locales. Une économie qui ne fait pas de bruit, mais qui avance, pas à pas. Et si, dans les silences du désert, se cachaient les clés d’un renouveau économique africain ? #### Ce que les Sud-Africains doivent faire pour éviter une résurgence des infections au coronavirus Le confinement strict de l’Afrique du Sud au début de cette année a peut-être sauvé des vies en maîtrisant la propagation du COVID-19. Les nouvelles infections au COVID-19 ont diminué et les restrictions assouplies. Mais cela a fait craindre une nouvelle vague d’infections. Plusieurs pays ont connu un pic d’infections à la suite de l’assouplissement des mesures de verrouillage sévères. Il s’agit notamment de la Corée du Sud, du Canada, de l’Espagne et du Royaume-Uni. Les systèmes de santé sont à nouveau débordés et les pays ont de nouveau recours à des mesures de verrouillage strictes. Une hausse des cas Le nouveau cycle a été caractérisé par une augmentation des cas – principalement due à des infections parmi les groupes plus jeunes, mais pas nécessairement par une augmentation des décès. Voici une vidéo relatant ces faits : Pour comprendre comment le pays pourrait éviter cela, il est utile d’examiner les schémas de comportement des Sud-Africains après l’assouplissement initial des restrictions de verrouillage du niveau 4 au niveau 3 le 1er juin. Un nouvel assouplissement a été introduit le 17 août, déplaçant les personnes du niveau 3 au niveau 2. Cela n’a laissé que quelques restrictions en place, telles que le port obligatoire d’un masque, pas de déplacements internationaux et un couvre-feu de six heures la nuit. L’importance du comportement humain Il a été démontré que le comportement humain joue un rôle important dans le pic d’infections, communément appelé la deuxième vague. Avec l’assouplissement des restrictions de mouvement, les activités sociales se sont multipliées. En Corée du Sud, les boîtes de nuit ont été identifiées comme l’un des plus grands clusters COVID-19 à Séoul. Des épidémies ont également eu lieu dans plusieurs églises. Une augmentation de la vie nocturne sociale a également été identifiée comme un facteur important en Espagne. Une récente épidémie de grappes dans une boîte de nuit du Cap pourrait signaler le début d’événements similaires en Afrique du Sud. Aller de l’avant Le problème est que l’observation des interventions non pharmaceutique chez les Sud-Africains peut diminuer avec le temps. Le port du masque et la distanciation physique font partie des mesures les plus rentables et les moins perturbatrices pour atténuer le risque d’infection. Alors que les décideurs politiques sud-africains font preuve de prudence et prennent des mesures pour se préparer à une autre vague d’infections, l’observation des interventions non pharmaceutiques devrait rester une priorité. Les messages devraient cibler les jeunes, les avertir du danger de transmission de la maladie à des groupes vulnérables, y compris les populations de plus de 60 ans et celles souffrant de comorbidités. Les messages d’intervention non pharmaceutiques devraient également contenir des recommandations spécifiques et exploitables, car elles se sont avérées plus efficaces que les recommandations généralistes. Par exemple, un message qui dit « porter un masque lorsque vous faites du shopping » peut être plus efficace que simplement « porter un masque ». L’Afrique du Sud est loin de pouvoir compter sur l’immunité contre les infections. Quoi qu’il en soit, les preuves sur la capacité des personnes à contracter le COVID-19 deux fois sont encore mitigées et il est difficile de mesurer avec précision l’immunité au virus. #### Cela aurait pu être le festival de Cannes en Afrique Le Festival de Cannes de juillet, qui revenait sur la Croisette après une année dominée par la pandémie en cours, s’annonçait exceptionnel puisqu’il avait deux ans pour choisir sa sélection. Cependant, de toute évidence, ce n’était pas le cas, malgré la qualité et l’originalité de certaines des œuvres présentées. Cela comprenait les films en compétition pour la Palme d’Or, qui sans surprise sont allés à un film réalisé par une femme, mais aussi de manière assez choquante à un film trash et, certains diront même, gore, le très beau et dérangeant Titanium du jeune La Française Julia Ducournau. Ce qui était vrai en général l’était aussi pour l’Afrique et donc les gens attendaient, vu la quantité et la qualité des œuvres sélectionnées ainsi que la présence du Sénégalais Mati Diop dans le jury, un festival 2021 exceptionnel pour l’Afrique. Encore une fois, les gens ont été quelque peu déçus. Deux films africains en compétition À l’annonce de la sélection officielle du festival début juin, nombreux étaient ceux qui se réjouissaient de voir que deux films africains étaient en compétition pour la Palme d’Or, une première depuis de nombreuses années. Ces films étaient Lingui-Les Liens sacrés du Tchad Mahamat-Saleh Haroun et Haut et Fort, Casablanca Beats du Marocain Nabil Ayouch. Voici les films africains au festival : Bien que ces deux cinéastes de renom aient reçu des ovations du public dans l’immense salle Lumière après la projection de leurs œuvres, Haroun ayant même reçu une accolade inattendue du président du jury Spike Lee, ils ont quitté le festival les mains vides. Non pas qu’ils ne méritaient pas de gagner, car les films ont reçu de nombreuses critiques favorables de la part des médias internationaux présents à Cannes. Cependant, les jurés ont fini par être séduits par des œuvres plus abouties, plus fortes et originales. Un lot de consolation pour Nabil Ayouch ? Toujours est-il que sur l’ensemble des films sélectionnés, seuls six films africains, pourtant un record, ont été projetés sur la Croisette. Deux d’entre eux ont remporté des prix, certes moins prestigieux que ceux décernés par le jury officiel, mais néanmoins convoités. L’Egyptien Omar El Zohairy, petit barbu un peu timide à l’approche, a réussi un coup de maître avec son premier film, Plumes. Ce film raconte ce qui arrive à une famille déshéritée vivant dans une banlieue sombre du Caire lorsqu’un magicien transforme le chef de famille quelque peu tyrannique en poulet. Avec cette histoire très originale, qui est souvent drôle et même un peu déroutante, malgré son propos dramatique, Zohairy a conquis la Croisette et est reparti avec à la fois le Grand Prix de la Semaine de la Critique et le très exigeant premier prix du jury de la presse internationale. Attirer l’attention Il y a aussi les films à succès réalisés par des membres de la diaspora africaine (par exemple, la superbe Freda de Gessica Généus, qui célèbre le courage des femmes d’Haïti, et le très énergique Bonne Mère de Hafsia Herzi sur une « mère courageuse » de Marseille). En tout cas, force est de constater que l’Afrique était très bien représentée à cette édition très spéciale du plus grand festival de cinéma au monde. C’est d’autant plus prometteur qu’une bonne partie des œuvres évoquées ont été tournées par de jeunes cinéastes et étaient leurs premiers longs métrages, ce qui signifie qu’elles devraient continuer à impressionner. #### Célébrités gabonaises : personnes célèbres originaires du Gabon La nation centrafricaine du Gabon a obtenu son indépendance de la France en 1960. La France a pris le contrôle à partir de 1839, et Libreville (ville libre), la capitale du Gabon, a obtenu son nom lorsque les forces françaises y ont libéré des esclaves en 1849. Stars gabonaises et personnes celebres du Gabon Les internautes cherchent surtout des noms de stars gabonaises, acteurs, artistes, sportifs et personnalites publiques. Un bon classement doit distinguer culture, sport, politique, musique et influence regionale. Pour replacer le Gabon dans le contexte continental, consultez pays les plus riches d Afrique et pays les plus developpes d Afrique. Quelles sont les personnalités célèbres originaires du Gabon ? Les recherches sur les stars gabonaises et les personnes célèbres du Gabon concernent surtout les artistes, sportifs, acteurs, responsables publics et figures culturelles qui ont fait connaître le pays à l’international. Cette liste met en avant des profils gabonais ou liés au Gabon, en distinguant leur domaine d’activité et leur notoriété. Après l’indépendance en 1960, il a fonctionné principalement comme un État à parti unique jusqu’en 1991, date à laquelle une nouvelle constitution a introduit la démocratie multipartite. La famille Bongo dirige le pays producteur de pétrole depuis près de 50 ans. Omar Bongo a repris le pays en 1967 lorsque le premier président du pays, Léon M’ba, est décédé des suites d’une longue maladie. À sa mort en 2009, son fils Ali a pris la direction. Il était alors ministre de la Défense. Son élection d’août 2009 a été entachée de controverses, ce qui se répétait en 2016. Eudoxie Mbouguiengue Le mannequin de 33 ans est célèbre pour être l’épouse du rappeur et acteur américain Ludacris alias Christopher Brian Bridges. Cette femme d’affaires est née au Gabon le 14 mai 1986. Elle a une mère gabonaise et un père américain. D’ailleurs, elle a grandi dans son pays d’enfance au Gabon avant de partir aux États-Unis. Voici une vidéo présentant cette femme exceptionnelle : Aujourd’hui, elle n’est pas seulement le mannequin avec plus d’un million d’abonnés sur Instagram, mais également une véritable femme d’affaires. Elle est la fondatrice d’un événement caritatif, baptisé Unspoken Angels. Il vise en outre à recueillir des fonds afin de sensibiliser sur la maltraitance des femmes. Elle est la femme de Ludacris et le couple a eu un enfant, Cadence. Pierre-Emerick Augameyang Le footballeur professionnel gabonais joue en tant qu’attaquant pour le club de Premier League Arsenal et est le capitaine de l’équipe nationale gabonaise. Il est surtout connu pour son rythme, sa finition et ses mouvements hors ballon. Ayant joué pour différents clubs européens, il a fait la une des journaux en 2018 lorsqu’il a quitté le Borussia Dortmund pour Arsenal dans le cadre d’un accord d’une valeur de 56 millions de livres sterling. Cela a fait de lui le joueur africain le plus cher de l’époque et se classe actuellement parmi les joueurs gabonais les plus chers. Stephane Lasme Le basketteur professionnel gabonais a joué au basketball collégial à l’Université du Massachusetts (UMass), avec les UMass Minutemen et il a été sélectionné par les Golden State Warriors au deuxième tour, 46e au total, lors du repêchage de la NBA 2007. En 2014, il a obtenu une  deuxième équipe All-EuroLeague sélection et a remporté le prix du meilleur défenseur de l’EuroLeague en 2013. Lasme a grandi au Gabon en tant que grand athlète, mais en grandissant, il a réalisé son potentiel en basketball. Après avoir fait ses débuts internationaux en 2002, Lasme a déménagé aux États-Unis en 2003 et est entré à l’Emmanuel College alors qu’il vivait avec son cousin à Boston, Massachusetts. Grâce à ses compétences en basketball, il a reçu la visite de l’entraîneur-chef de l’Université du Massachusetts, Steve Lappas, et s’est immédiatement vu offrir une bourse pour jouer pour les UMass Minutemen. Le Gabon a eu son premier athlète de Division I. Sur le même sujet Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « gabon personne », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirCapitales, économies et enjeux africainsBusiness rentable en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “gabon personne” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. #### Certains Africains sont fascinés par Vladimir Poutine, plus généralement les hommes forts Les alliés du président Poutine en Afrique ont apporté leur soutien de manière discrète à l’invasion de l’Ukraine par la Russie durant la dernière Assemblée générale des Nations Unis. Menés par une lourde diplomatie du bloc occidental, 141 nations ont adopté une résolution déplorant l’agression contre l’Ukraine de la Russie. Cette résolution appelait la Russie à mettre fin immédiatement à leur attaque contre l’Ukraine. Seuls quatre pays se sont prononcés en faveur de la Russie dont l’Érythrée, la Syrie, la Biélorussie et la Corée du Nord. Il n’est pas surprenant que les pays avec des hommes forts à leur tête aient voté pour Poutine. Ce qui est intéressant, c’est la liste des pays qui ont choisi de ne pas prendre position, et la plupart se trouvent en Afrique. Mais pourquoi une telle fascination pour les hommes forts, dont le président russe en fait partie ? Le soutien de la Russie pour l’Afrique Pendant la guerre froide, Moscou a soutenu de nombreux mouvements de libération à travers l’Afrique, dans des pays comme l’Angola, l’Afrique du Sud et le Mozambique. Certaines élites vieillissantes ont même étudié à Moscou et parlent encore couramment le russe, même si ces liens se soient quelque peu estompés depuis l’époque de l’URSS. Un facteur plus important est l’énorme empreinte militaire de la Russie sur le continent. Voici une vidéo relatant la position de l’Afrique dans cette guerre : Plus de la moitié des nations africaines ont des accords de coopération militaire avec la Russie, et le pays est le plus grand exportateur d’armes vers l’Afrique subsaharienne. De nombreux gouvernements qui se sont abstenus lors du vote, comme l’Angola, le Soudan, le Mozambique, le Mali, le Burundi, l’Algérie… comptent beaucoup sur le matériel militaire et les armes russes. Ces pays sont tous autoritaires, avec peu de considération pour les violations des droits de l’homme. Le puissant fils du présent ougandais depuis 35 ans, le général de corps d’armée Muhoozi Kainerugaba, a exprimé son soutien à l’invasion de Poutine sur Twitter. Certains Africains n’ont pas toujours oublié la colonisation des occidentaux. Et les hommes forts qui se sont dressés contre ce bloc ont été très appréciés par l’Afrique. Une forte présence russe en Afrique Plusieurs pays comme le Mali ou encore Madagascar sont connus pour employer des armes russes à la location, ou ont actuellement des mercenaires du groupe Wagner, qui a des liens avec le Kremlin. Des enquêtes ont aussi révélé que des soldats de fortune russes étaient actifs depuis 2016 en République du Congo, au Burundi et au Zimbabwe, qui se sont tous abstenus lors du vote. Le chef de guerre, le général de corps d’armée Mohamed Hamdam’ Hemeti, était en Russie au moment du lancement de l’invasion. Les troupes de Hemeti seraient entraînées par des mercenaires de Wagner, et il n’a pas tardé à soutenir l’invasion, affirmant que la Russie avait le droit de se défendre. L’admiration de certains pays africains pour Poutine n’est pas si surprenante étant donné la forte histoire qui les lie à la Russie.   #### Ces archéologues ont aidé à réprimer une vague de Covid à Madagascar Le coronavirus SARS-CoV-2 est arrivé dans la communauté de pêcheurs d’Andavadoaka, à Madagascar, en avril de cette année. À l’hôpital Vezo, une clinique de 17 chambres qui dessert Andavadoaka et ses environs, un médecin et une infirmière ont été les premiers à être testés positifs, suivis de deux des six autres travailleurs médicaux. Environ 200 personnes dans la région, jeunes et moins jeunes, ont présenté des symptômes compatibles avec COVID-19 sur une période de 2 semaines, a déclaré la coordinatrice de l’hôpital Michele Sari. Il ne peut pas offrir un décompte exact car le ministère de la Santé publique de Madagascar n’a pas fourni les tests qui auraient confirmé les cas dans la communauté. Sur environ 3 000 habitants, 5 personnes âgées sont décédées, ainsi qu’un pêcheur de 34 ans d’une ville voisine. “Tout le monde paniquait”, a déclaré George ‘Bic’ Manahira, qui est basé à Andavadoaka en tant que responsable de terrain pour le projet archéologique de Morombe de l’Université d’État de Pennsylvanie (MAP), qui vise à reconstruire l’impact des établissements humains dans la région de Velondriake, une biodiversité marine protégée. L’évolution de la pandémie dans le pays La première vague de la pandémie a frappé Madagascar en juin de l’année dernière, mais n’a pas atteint Andavadoaka, s’en tenant principalement aux zones métropolitaines, où elle a tué environ 230 personnes. La deuxième vague, cependant, a atteint tous les coins de l’île. Il est alimenté par la variante bêta du SARS-CoV-2, la difficulté des citoyens à rester chez eux et un président, Andry Rajoelina, qui ne fait pas la promotion de la vaccination. Jusqu’à présent, Madagascar a reçu suffisamment de doses de vaccin COVID-19 pour que seulement 1 % de sa population reçoive une seule dose, et certaines doses ont été gaspillées en raison de l’hésitation. Voici une vidéo parlant de ce qu’a vécu le pays durant la pandémie : Ainsi, lorsque le SRAS-CoV-2 est arrivé à Andavadoaka, Manahira savait qu’il ne pouvait pas s’attendre à ce que le gouvernement aide. Grâce à du courage et à l’organisation communautaire, lui et une équipe d’archéologues du MAP sont passés de la conduite d’enquêtes sur le terrain à la collecte et à la distribution d’aide dans leur ville. Et quand la nouvelle s’est répandue, les communautés de toute la région ont crié à l’aide. Une affaire de famille Tout au long de la pandémie, Rajoelina a encouragé les citoyens de Madagascar à boire une infusion de plante brassée localement qui, selon lui, les protégera et traitera les infections à coronavirus. Cela n’a pas été prouvé efficace, explique Fidisoa Rasambainarivo, co-fondateur et directeur scientifique de Mahaliana, un centre de formation en laboratoire à Antananarivo, la capitale de Madagascar. Mais il a été donné aux écoles, et il est toujours promu à la télévision et dans les hôpitaux. Lorsque le virus est arrivé à Andavadoaka, Manahira a observé les familles de sa communauté essayer des remèdes traditionnels à base de plantes médicinales et savait qu’il avait besoin d’une autre solution. Il travaille comme instructeur de plongée, assure la liaison avec les dirigeants communautaires et supervise l’équipe de recherche de MAP. #### Ces projets environnement innovants qui transforment Algérie À l’aube, dans les montagnes de Kabylie, une brume légère caresse les cèdres centenaires. En contrebas, des jeunes s’activent autour d’une structure étrange faite de bouteilles plastiques et de terre battue. Ce n’est pas un chantier ordinaire : ici, on bâtit un avenir différent, un futur où l’Algérie renoue avec sa nature et invente de nouvelles façons de vivre avec elle. Des forêts renaissantes au cœur des Hauts Plateaux Il y a quelques années, la région de Sétif était en proie à une désertification galopante. Les vents arides balayaient des terres craquelées, et les cultures dépérissaient. Aujourd’hui, un projet pilote baptisé “Green Belt Algérie” redonne vie à ces paysages meurtris. “Nous avons planté plus de 1,2 million d’arbres en cinq ans”, explique Leïla Mebarki, ingénieure forestière et coordinatrice du programme. “Mais ce n’est pas qu’une affaire de chiffres. Chaque arbre est planté avec les habitants, dans une logique de réappropriation de leur environnement.” Grâce à des techniques d’agroforesterie adaptées au climat semi-aride, les sols reprennent vie. Les rendements agricoles augmentent, les sources d’eau se stabilisent, et les jeunes reviennent dans les villages. “On pensait que notre terre était morte”, confie Ahmed, un agriculteur de 56 ans. “Mais elle dormait, c’est tout.” Des maisons qui respirent avec la terre À Ghardaïa, au cœur du désert, un autre projet fait parler de lui : des habitations écologiques construites avec des matériaux locaux, recyclés et naturels. L’initiative, portée par l’architecte Nadia Bensalem, s’inspire des techniques ancestrales mozabites, tout en y intégrant des innovations modernes. “Nous utilisons du torchis, des briques d’argile compressée et des isolants à base de laine de palmier”, détaille-t-elle. “Le tout est pensé pour résister aux fortes chaleurs, sans climatisation.” Ces maisons bioclimatiques consomment jusqu’à 80 % d’énergie en moins qu’un logement classique. Elles attirent désormais l’attention des autorités locales, qui envisagent de les intégrer dans les futurs plans d’urbanisme des régions sahariennes. Quand les déchets deviennent des ressources À Oran, une coopérative de jeunes entrepreneurs a décidé de s’attaquer à un fléau urbain : les déchets plastiques. Chaque jour, la ville produit plus de 1 200 tonnes de déchets, dont une grande partie finit dans la mer Méditerranée. Le collectif “Recycl’Algérie” a mis en place un réseau de collecte participatif, où les habitants échangent leurs déchets contre des bons d’achat ou des réductions sur leur facture d’eau. “C’est une économie circulaire à l’algérienne”, sourit Amine, l’un des fondateurs. Les plastiques récupérés sont transformés en pavés pour les trottoirs, en mobilier urbain ou en matériaux de construction. En deux ans, plus de 400 tonnes ont été recyclées. “Ce qui était un problème devient une solution. C’est ça, le vrai changement”, affirme Amine. Des oasis numériques pour protéger les savoirs anciens Dans le Sahara, les oasis sont des trésors fragiles. Leur équilibre repose sur des systèmes d’irrigation millénaires, les foggaras, aujourd’hui menacés par la modernisation et l’abandon des traditions. Un projet mené par l’université de Tamanrasset, en partenariat avec l’UNESCO, vise à cartographier et numériser ces connaissances. À l’aide de drones et de capteurs hydriques, les chercheurs collectent des données sur les nappes phréatiques et les réseaux souterrains. “C’est une course contre l’oubli”, explique le professeur Mourad Tighilt. “Nous voulons transmettre ces savoirs aux jeunes générations, mais aussi les adapter aux défis d’aujourd’hui.” Les résultats sont prometteurs : certaines foggaras oubliées ont été réhabilitées, permettant de relancer des cultures de dattiers et de légumes dans des zones abandonnées depuis des décennies. Des énergies renouvelables qui changent la donne Avec plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, l’Algérie détient l’un des plus grands potentiels solaires au monde. Pourtant, ce n’est que récemment que ce gisement a commencé à être exploité à grande échelle. À Adrar, une centrale solaire de 150 MW alimente désormais plus de 200 000 foyers. Mais au-delà des grands projets étatiques, ce sont les micro-initiatives qui transforment le quotidien. Dans le village de Timimoun, un groupe de femmes a installé des panneaux solaires sur les toits de l’école et du dispensaire. “Avant, on avait des coupures tous les jours”, raconte Fatima, institutrice. “Aujourd’hui, les enfants peuvent étudier le soir. C’est une petite révolution.” Le gouvernement prévoit d’atteindre 27 % d’énergie renouvelable dans le mix énergétique d’ici 2030. Mais sur le terrain, ce sont souvent les citoyens qui ouvrent la voie. Une jeunesse en quête de sens et d’action Ce renouveau environnemental ne serait pas possible sans l’engagement d’une jeunesse de plus en plus consciente. À Alger, Constantine ou Tizi Ouzou, les initiatives citoyennes se multiplient : nettoyages de plages, potagers urbains, campagnes de sensibilisation dans les écoles. “On ne veut plus attendre que les choses changent d’en haut”, affirme Yacine, 24 ans, membre du collectif “Respire Algérie”. “On veut être les acteurs de notre avenir.” Les réseaux sociaux jouent un rôle central dans cette mobilisation. Des vidéos virales montrant des enfants plantant des arbres ou des quartiers transformés en jardins partagés suscitent des milliers de partages. Un mouvement est en marche, porté par l’espoir et la créativité. “Ce n’est pas facile, reconnaît Leïla, de Green Belt. Mais on sent que quelque chose bouge. L’Algérie a longtemps tourné le dos à sa nature. Aujourd’hui, elle commence à l’écouter à nouveau.” Alors que les défis climatiques s’intensifient, ces projets montrent une autre voie. Une voie où l’innovation se nourrit de la tradition, où la jeunesse prend les rênes, et où les paysages se transforment doucement, au rythme des mains qui les soignent. Mais cette transformation sera-t-elle suffisante, et surtout, durable ? #### Ces projets environnement innovants qui transforment Zimbabwe Au lever du soleil, dans les plaines de Masvingo, un groupe d’enfants ramasse des bouteilles en plastique avec enthousiasme. Non pas pour les jeter, mais pour les transformer. Ici, au Zimbabwe, la terre rouge et les vents secs sont désormais le théâtre d’une révolution verte, portée non pas par des multinationales, mais par des communautés locales, des ingénieurs rêveurs et des paysans obstinés. Le changement ne vient pas d’en haut, mais du sol, littéralement. Des briques écologiques à base de plastique recyclé Dans les faubourgs de Harare, les murs ne racontent plus seulement l’histoire d’un pays en reconstruction. Ils témoignent d’une innovation inattendue : des briques fabriquées à partir de déchets plastiques et de sable. L’entreprise GreenBuild Zimbabwe, fondée par la jeune ingénieure Tafadzwa Ndlovu, a révolutionné la construction durable dans le pays. « Chaque brique contient l’équivalent de 25 sacs plastiques usagés », explique Tafadzwa, en montrant un mur flambant neuf. « Nous avons déjà recyclé plus de 2 millions de sacs depuis 2021. » Plus légères, plus isolantes et deux fois moins chères que les briques traditionnelles, ces briques écologiques ont permis la construction de plus de 300 maisons dans les zones rurales du pays. Dans un pays où près de 70 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, cette innovation change la donne. Une forêt renaît à partir de graines oubliées Dans le district de Binga, au nord-ouest du pays, une forêt ancestrale reprend vie. Là où les collines étaient devenues chauves à force de déforestation, des arbres indigènes refont surface grâce au projet « Roots of Hope ». Ce programme communautaire, lancé en 2018, mobilise des femmes et des anciens pour recollecter et replanter des graines d’espèces endémiques comme le mopane, le baobab ou le musasa. Plus de 1,2 million d’arbres ont été replantés en cinq ans. « Chaque arbre est une mémoire qu’on restaure », confie Grace Moyo, 62 ans, en caressant le tronc d’un jeune acacia. « Mon père me racontait que les éléphants venaient boire ici. Peut-être qu’ils reviendront. » Le projet a permis de restaurer plus de 4 000 hectares de terres dégradées, tout en créant 800 emplois saisonniers. Il s’appuie sur des techniques de régénération naturelle assistée, qui favorisent la croissance des espèces locales sans irrigation artificielle. Des panneaux solaires dans les écoles rurales À Chiredzi, dans l’extrême sud-est, les nuits sont noires comme l’encre. Mais depuis peu, une lumière douce éclaire les salles de classe de l’école primaire de Nyangambe. Elle vient du toit, où des panneaux solaires scintillent sous le soleil implacable du Zimbabwe. Le programme « Solar for Schools », lancé par une ONG allemande en partenariat avec le ministère de l’Éducation, a déjà équipé 120 établissements ruraux. Chaque installation fournit de l’électricité pour l’éclairage, la recharge des ordinateurs et même l’alimentation de petits réfrigérateurs pour les vaccins. « Avant, nos élèves ne pouvaient pas étudier après le coucher du soleil », raconte le directeur, Elias Chikomo. « Maintenant, ils restent jusqu’à 20 heures pour réviser. Les résultats aux examens ont bondi de 30 %. » Avec plus de 9 heures de soleil par jour en moyenne, le Zimbabwe est un terrain idéal pour l’énergie solaire. Et cette transition énergétique commence là où on l’attendait le moins : dans les villages reculés, loin du réseau national. Une ferme aquaponique au cœur de Bulawayo Dans un ancien entrepôt désaffecté de Bulawayo, une ferme sans terre ni tracteur cultive des laitues, des tomates et des tilapias. Bienvenue chez AquaFarm Zim, une start-up fondée par trois étudiants en biologie qui ont parié sur l’aquaponie pour nourrir la ville. Le principe ? Les poissons produisent des déjections riches en nutriments, qui servent d’engrais pour les plantes. En retour, les plantes filtrent l’eau, qui retourne propre aux poissons. Un cycle fermé, sans pesticide ni gaspillage. « On utilise 90 % d’eau en moins qu’une ferme classique », assure Tendai Mutsvangwa, cofondateur du projet. « Et on peut produire toute l’année, même pendant la saison sèche. » Le projet fournit déjà des légumes frais à cinq écoles et deux restaurants de la ville. Chaque mois, plus de 800 kg de produits sont récoltés sur une surface de seulement 200 m². Des vélos solaires pour les soins de santé Dans les collines de Mutoko, les distances sont longues et les routes, escarpées. Pour les agents de santé communautaire, se rendre chez les patients relevait autrefois du défi quotidien. Jusqu’à l’arrivée d’un engin étrange : un vélo équipé d’un panneau solaire. Conçu par l’atelier local ZimTech Mobility, ce vélo solaire permet de parcourir jusqu’à 50 km par jour sans effort, tout en rechargeant un téléphone ou une lampe frontale. Plus de 300 exemplaires ont été distribués à des soignants ruraux depuis 2022. « Je peux visiter jusqu’à huit patients par jour maintenant », se réjouit Memory Dube, infirmière communautaire. « Avant, c’était trois au maximum. Et je peux garder mes vaccins au frais grâce à la glacière solaire. » Le projet a été salué par l’OMS comme l’une des innovations les plus prometteuses pour la santé en milieu rural. Il a déjà permis d’améliorer la couverture vaccinale de 15 % dans certaines zones reculées. Des toilettes écologiques qui produisent du biogaz À Epworth, une banlieue pauvre de Harare, une odeur de propre flotte autour des nouvelles latrines communautaires. Et pour cause : ces toilettes ne polluent pas, elles produisent de l’énergie. Le système, développé par la start-up CleanLoop, transforme les excréments humains en biogaz, utilisé pour cuisiner ou chauffer de l’eau. En parallèle, les déchets solides sont compostés pour fertiliser les jardins urbains. « On a réduit de 40 % les cas de diarrhée dans le quartier », affirme le docteur Farai Mashingaidze, qui suit le projet depuis ses débuts. « Et les femmes n’ont plus peur d’aller aux toilettes la nuit, car elles sont bien éclairées. » Chaque unité dessert jusqu’à 50 familles et permet d’économiser près de 500 kg de bois de chauffage par an. Un petit miracle technologique dans un contexte de crise énergétique chronique. Le Zimbabwe, souvent perçu à travers le prisme de ses crises politiques ou économiques, devient peu à peu un laboratoire d’expériences écologiques audacieuses. Ces projets, souvent modestes mais profondément ancrés dans les réalités locales, dessinent une autre vision de l’avenir. Et si le salut du continent venait justement de ces idées nées dans les marges, là où personne ne regarde encore ? A lire aussi sur projets verts et economie Les projets environnementaux au Zimbabwe s’inscrivent dans une tendance continentale : transition economique et business en Afrique, metiers qui recrutent en Afrique et pays les plus developpes d Afrique. #### Ces villes africaines qui séduisent les nomades digitaux Le vent chaud du soir souffle doucement sur les toits plats de Dakar. Dans un café branché du quartier des Almadies, des ordinateurs portables brillent sous les néons, des appels Zoom s’enchaînent, et des tasses de bissap trônent à côté de carnets griffonnés. Ici, comme à Accra, Kigali ou Le Cap, une nouvelle génération de travailleurs a trouvé son terrain de jeu : l’Afrique. Un continent qui attire au-delà des clichés Longtemps perçue comme une destination de safari ou de mission humanitaire, l’Afrique change de visage. Aujourd’hui, elle devient un aimant pour les nomades digitaux, ces travailleurs indépendants ou salariés en télétravail qui sillonnent le monde, ordinateur dans le sac et Wi-Fi comme boussole. « Je suis arrivée à Nairobi pour un mois, ça fait huit que j’y suis », confie Clara, développeuse web française de 29 ans. « J’ai trouvé ici une énergie que je n’avais jamais ressentie ailleurs. » Ce qui séduit ? Des villes dynamiques, une culture vibrante, un coût de la vie souvent inférieur à celui de l’Europe ou des États-Unis, et surtout, une connexion Internet de plus en plus fiable. Selon un rapport de GSMA, 495 millions d’Africains auront accès à Internet mobile d’ici 2025. Et certaines capitales ont déjà pris une longueur d’avance. Dakar, la perle de l’Atlantique Avec ses plages dorées, ses marchés colorés et sa scène artistique en pleine effervescence, Dakar est devenue l’une des villes africaines les plus prisées des travailleurs nomades. Le quartier du Plateau, autrefois réservé aux institutions, voit fleurir des espaces de coworking comme Jokkolabs ou Impact Hub. « On a vu un afflux de freelances étrangers ces deux dernières années », explique Mamadou Diop, cofondateur d’un espace de travail collaboratif. « Ils viennent pour la qualité de vie, mais aussi pour l’ambiance. Dakar est une ville qui bouge, de jour comme de nuit. » Le coût de la vie y reste raisonnable : un appartement meublé peut se louer autour de 400 euros par mois, et un repas local coûte à peine 3 euros. Le tout avec une connexion 4G stable et la possibilité d’obtenir un visa de 90 jours renouvelable. Le Cap, entre montagnes et innovation Capitale cosmopolite de l’Afrique du Sud, Le Cap combine nature spectaculaire et écosystème tech en plein essor. La ville abrite de nombreuses startups, incubateurs et événements autour du numérique. Le quartier de Woodstock, anciennement industriel, est devenu le repaire des créatifs et des freelances. « C’est un peu notre San Francisco à nous », plaisante Sipho, designer sud-africain. « Il y a des cafés où tout le monde code, écrit, crée. Et puis, après le travail, tu peux grimper la Table Mountain ou surfer à Muizenberg. » Le Cap séduit aussi par son climat méditerranéen, sa gastronomie et ses infrastructures modernes. Les prix y sont plus élevés que dans d’autres villes africaines, mais restent attractifs comparés aux grandes capitales occidentales. Kigali, la discrète qui monte Moins connue que ses voisines, Kigali, la capitale du Rwanda, surprend par sa propreté, sa sécurité et son ambition numérique. Le gouvernement a fait du digital une priorité nationale, avec une stratégie baptisée « Vision 2050 » qui mise sur l’innovation et l’entrepreneuriat. « Ici, tout est fluide », témoigne Jonas, consultant suédois installé depuis six mois. « L’administration est efficace, la ville est calme, et les gens sont très ouverts. C’est l’endroit idéal pour se concentrer. » La ville propose un visa à l’arrivée pour la plupart des nationalités, un réseau Internet rapide et un coût de la vie modéré. Les espaces de coworking comme The Office ou Westerwelle Startup Haus Kigali accueillent une communauté croissante d’expatriés et de locaux connectés. Accra, le poumon créatif de l’Afrique de l’Ouest Capitale du Ghana, Accra pulse au rythme de l’afrobeats, des startups et des marchés en ébullition. La ville attire de plus en plus de nomades digitaux, notamment afro-descendants venus des États-Unis ou d’Europe en quête de racines et d’opportunités. « Je suis venue pour reconnecter avec mes origines, et j’ai trouvé une scène tech ultra dynamique », raconte Jasmine, entrepreneuse américaine. « Il y a une vraie effervescence ici, une envie d’inventer l’avenir. » Accra est aussi le siège de Meltwater Entrepreneurial School of Technology (MEST), un incubateur de renom qui attire des talents du continent entier. Le coût de la vie y est abordable, et la ville offre un accès facile aux plages, aux festivals et à une culture riche et chaleureuse. Pourquoi maintenant ? La pandémie a joué un rôle catalyseur. Le télétravail s’est généralisé, les frontières se sont rouvertes, et les mentalités ont changé. Travailler depuis une ville africaine n’est plus un rêve fou, mais une option sérieuse. De plus en plus de pays africains adaptent leurs politiques pour attirer ces nouveaux voyageurs. Le Cap-Vert a lancé un visa spécial pour nomades digitaux. L’île Maurice propose un permis de résidence d’un an pour les télétravailleurs. Et d’autres pays pourraient suivre. « L’Afrique comprend qu’elle a une carte à jouer », analyse Fatou Bâ, experte en mobilité internationale. « Elle offre ce que beaucoup cherchent : du sens, de la chaleur humaine, de l’espace, et une connexion au monde en pleine croissance. » Mais tout n’est pas encore parfait. Les coupures d’électricité, les lenteurs administratives ou les différences culturelles peuvent surprendre. Pourtant, ceux qui s’y installent y trouvent souvent bien plus qu’un simple lieu de travail. « Ce que je retiens, c’est la richesse des rencontres », confie Clara, toujours à Nairobi. « Ici, je me sens vivante, utile, inspirée. » Alors que les modes de vie évoluent et que les frontières se redéfinissent, une question demeure : et si l’avenir du travail nomade se jouait, justement, là où personne ne l’attendait ? #### Changement climatique et insécurité en Afrique Sur le continent africain, le changement climatique n’est pas seulement une question d’environnement, il est aussi une question de sécurité. En effet, ses effets dévastateurs, tels que les sécheresses, les inondations et les cyclones, plongent des régions entières dans l’insécurité, alimentant les conflits et les déplacements de populations. Un terreau fertile pour les conflits Le changement climatique exacerbe les tensions existantes en Afrique, créant un terreau fertile pour les conflits. Les ressources naturelles rares, comme l’eau et les terres arables, deviennent encore plus précieuses face à la sécheresse et à la désertification. Cette compétition pour des ressources vitales alimente les tensions entre communautés, voire entre États, pouvant dégénérer en conflits violents. Par ailleurs, les événements climatiques extrêmes, comme les inondations et les cyclones, fragilisent les infrastructures et les moyens de subsistance, poussant des populations entières à fuir leurs foyers. Ces déplacements de masse créent des situations de vulnérabilité et d’instabilité, augmentant le risque de conflits et de radicalisation. Boko Haram et les sécheresses au Sahel : un exemple tragique Le groupe terroriste Boko Haram, qui sévit au Sahel depuis des années, a tiré profit du changement climatique pour étendre son influence. Profitant de la sécheresse et de la pauvreté croissantes, Boko Haram a recruté des jeunes désespérés, leur promettant nourriture, protection et un sentiment d’appartenance. Le changement climatique a ainsi contribué à renforcer le groupe terroriste et à aggraver l’insécurité dans la région. L’impact dévastateur sur les femmes et les enfants Les femmes et les enfants sont particulièrement touchés par les conséquences du changement climatique et de l’insécurité en Afrique. Les femmes, souvent responsables de la recherche d’eau et de nourriture, voient leur charge de travail s’accroître considérablement due à la rareté des ressources. Les enfants, quant à eux, sont privés d’éducation et de soins de santé en raison des conflits et des déplacements. Le changement climatique et l’insécurité créent ainsi un cycle de pauvreté et de vulnérabilité qui frappe durement les femmes et les enfants du continent africain. Briser le cercle vicieux Face à ces défis urgents, une action collective et multidimensionnelle est nécessaire pour briser le cercle vicieux du changement climatique et de l’insécurité en Afrique. Il est essentiel de lutter contre les causes du changement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en promouvant des modes de vie durables. En parallèle, il est indispensable de renforcer la résilience des populations face aux impacts du changement climatique, en investissant dans l’adaptation, la sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles. Un appel à la solidarité et à la coopération internationale La communauté internationale a un rôle crucial à jouer pour aider l’Afrique à relever ces défis. Un soutien financier et technique est nécessaire pour soutenir les efforts d’adaptation et de lutte contre le changement climatique sur le continent. De plus, la promotion de la paix et de la sécurité est essentielle pour créer un environnement propice au développement durable. En conclusion, le changement climatique et l’insécurité en Afrique sont des enjeux complexes et étroitement liés. Briser ce cercle vicieux nécessite une action urgente et collective de la part des gouvernements africains, des organisations internationales et de la société civile. Unissons nos forces pour bâtir un avenir plus résilient et plus sûr pour les populations africaines. #### Choc des religions : les clés d’Aliou Diallo pour enrayer la violence ? Le vendredi 16 octobre 2020, le professeur Samuel Paty a été tué dans son lycée à Conflans (France) par un terroriste tchétchène pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète de l’Islam, Mahomet. Ce drame a inspiré diverses réactions. Certains hommes politiques vont plus loin en proposant des solutions pour un meilleur vivre ensemble. C’est le cas du Malien Aliou Diallo. Samuel Paty, un professeur d’histoire et géographie français a été décapité à Conflans, le vendredi 16 octobre 2020, pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, extraites du magazine satirique Charlie Hebdo. Quelques jours plus tard, Emmanuel Macron a promis que la France ne renoncerait pas aux caricatures, au nom de la liberté d’expression. Une déclaration qui a mis le feu aux poudres dans plusieurs pays musulmans, qui considèrent la caricature du Prophète comme un blasphème. « Les dirigeants du monde à se réunir pour définir ensemble un cadre de coexistence pacifique » Pour éviter une montée des extrémismes et de la haine, des leaders invitent au dialogue entre les religions. Parmi eux figurent Aliou Diallo, un homme politique malien qui a terminé troisième de la dernière élection présidentielle de 2018. Il appelle « les dirigeants du monde à se réunir pour définir ensemble un cadre de coexistence pacifique et amicale entre les cultures et les confessions ». Selon lui, « la liberté d’expression est un droit inaliénable. Toute personne raisonnable y aspire », « mais comme toute liberté, elle s’arrête où commence celle d’autrui. Elle a des devoirs comme elle a des droits ». Elle doit surtout s’accompagner de « responsabilité » et de « respect ». Aliou Diallo interpelle également sur la nécessité de s’adapter à l’évolution des mentalités. « Les moyens d’expressions ne sont plus ceux d’antan » et aujourd’hui « ce qui fait rire quelques-uns, choque et blesse une multitude, qui en général choisit de ne pas répondre à l’agression. Mais pour certains esprits, la colère emporte toute limite, exige de réagir, échappe à toute raison. Ils choisissent de s’exprimer en lettres de sang », déplore-t-il. Tout en condamnant les attentats terroristes de ces derniers jours, le leader d’ADP-Maliba attire toutefois l’attention sur « la gravité que peut avoir à notre époque tout acte que chacun pose, serait-ce une image, un mot ». Définir ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas « N’est-il pas temps de réfléchir aux conséquences de ses actes ? Demander un minimum de retenue, est-ce attenter à sa liberté d’expression ? », interroge cette figure politique malienne. « Si on veut éviter le pire, il est urgent que du monde entier, de toutes origines, toutes cultures, et de toutes religions, des représentants acceptent de se retrouver pour une conférence internationale sur le vivre-ensemble. Que chacun ait sa voix et puisse s’exprimer. Pour renouer avec le dialogue, amorcer la conciliation. Pour faire valoir les points communs plutôt que les divergences. Pour déterminer comment la liberté des uns peut s’exprimer sans porter atteinte à la dignité et à l’honneur de l’Autre », propose Aliou Boubacar Diallo. Au cours de cette conférence internationale, les chefs d’Etat du monde entier discuteraient avec les principales figures religieuses de toutes confessions pour crever l’abcès des non-dits et créer les conditions du vivre-ensemble. « Nous devons définir ce qui est acceptable par tous dans le respect de la liberté d’expression et du droit au respect de la religion d’autrui. Pour mettre un terme aux tueries et aux représailles, aux provocations et aux insultes qui n’apportent que division et haine », insiste l’homme politique. #### Classement PIB Afrique 2026 par pays : chiffres et analyse Classement PIB Afrique 2026 par pays : chiffres et analyse Quelle est la plus grande économie d’Afrique en 2026 ? L’Afrique du Sud domine le classement PIB Afrique 2026, devant une Égypte en mutation et un Nigeria qui reconfigure son modèle. Mais la vraie histoire se passe ailleurs : Côte d’Ivoire, Éthiopie, Sénégal et RD Congo bousculent le top 10. Voici le classement complet par pays, les chiffres clés et ce qu’ils révèlent vraiment sur la dynamique économique du continent. Le classement ci-dessous utilise le PIB nominal, exprimé en dollars. C’est l’indicateur le plus lisible pour comparer la taille des économies, mais il est sensible aux taux de change. Classement PIB Afrique 2026 par pays RangPaysPIB nominal 2026Lecture rapide1Afrique du Sud480,0 Md $économie diversifiée, finance et industrie2Égypte429,6 Md $poids démographique, industrie et grands projets3Nigeria377,4 Md $marché intérieur massif, pétrole et services4Algérie317,2 Md $hydrocarbures et demande intérieure5Maroc194,3 Md $industrie exportatrice, tourisme, finance6Angola152,4 Md $pétrole et reconstruction économique7Kenya147,3 Md $services, technologie et logistique régionale8RD Congo123,4 Md $mines, population et potentiel intérieur9Éthiopie121,5 Md $croissance rapide, industrie et agriculture10Ghana118,3 Md $or, cacao, services11Côte d’Ivoire112,1 Md $agro-industrie, port et consommation12Tanzanie94,9 Md $mines, tourisme, croissance urbaine13Ouganda73,4 Md $agriculture, énergie, services14Cameroun65,1 Md $hub d’Afrique centrale15Tunisie60,7 Md $industrie, services et export16Zimbabwe56,7 Md $mines et agriculture17Libye52,5 Md $pétrole, mais forte volatilité18Soudan44,7 Md $économie fragilisée par le conflit19Zambie41,2 Md $cuivre et énergie20Sénégal40,5 Md $services, énergie, logistique Ce que le PIB dit vraiment Un PIB élevé indique un marché profond: davantage d’entreprises, plus de consommation, des chaînes logistiques plus denses et souvent un secteur bancaire plus développé. Mais cela ne signifie pas automatiquement que les ménages sont plus riches ou que les démarches sont plus simples. C’est pour cette raison qu’il faut lire ce classement avec le PIB par habitant, le niveau de développement humain et les signaux concrets du terrain: stabilité, accès à l’énergie, ports, routes, fiscalité, délais de paiement. Les pays à surveiller La Côte d’Ivoire, le Kenya, la RD Congo, l’Éthiopie, le Sénégal et le Bénin méritent une attention particulière. Leur poids n’est pas toujours comparable à celui du trio de tête, mais leur croissance, leur urbanisation ou leur rôle régional ouvrent des marchés plus rapides à pénétrer. Vue synthétique: top 30 des pays les plus riches d’Afrique 2026.Angle entrepreneurial: business rentable en Afrique, idées par pays.Lecture développement: PIB ou IDH, que faut-il regarder ?. Sources et méthode Les chiffres sont à lire comme des ordres de grandeur, car les projections changent avec les taux de change, l’inflation et les révisions statistiques. Sources utilisées: FMI, World Economic Outlook, Banque mondiale, PNUD. Les limites à garder en tête Le PIB nominal favorise les pays dont la monnaie tient mieux face au dollar. Une économie peut produire davantage en volume, mais apparaître plus faible en dollars si sa devise décroche. C’est l’une des raisons pour lesquelles les classements africains changent parfois brutalement d’une année à l’autre. Il faut aussi distinguer l’économie formelle et l’économie vécue. Dans plusieurs pays, une part importante de l’activité se déroule dans l’informel: commerce de rue, services familiaux, agriculture, transport, petits ateliers. Cette activité existe, nourrit des ménages, mais elle n’apparaît pas toujours avec précision dans les statistiques. Lecture utile pour les entreprises Pour vendre, recruter ou investir, le PIB sert de point d’entrée. Ensuite, il faut regarder la ville plutôt que le pays: Lagos n’est pas Abuja, Douala n’est pas Yaoundé, Abidjan n’est pas l’intérieur ivoirien. La taille nationale donne un cadre; la décision se prend souvent quartier par quartier, filière par filière. Fiches PIB par pays 2026 Retrouvez nos analyses détaillées pays par pays, avec chiffres officiels, secteurs clés et comparaison régionale : Pays — analyse complète PIB de l’Angola en 2026 PIB du Ghana en 2026 PIB de la Tanzanie en 2026 PIB de l’Éthiopie en 2026 PIB de l’Algérie en 2026 PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 PIB du Kenya en 2026 PIB du Maroc en 2026 Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : comparatif PIB 2026 Pourquoi le classement PIB Afrique 2026 a changé par rapport aux années précédentesLe classement PIB Afrique 2026 n’est pas une simple mise à jour des chiffres précédents. Plusieurs ruptures majeures expliquent les évolutions observées cette année.Le Nigeria recule à la troisième place. Longtemps considéré comme la première économie africaine en PIB nominal, le Nigeria souffre d’un naira structurellement affaibli depuis la réforme du taux de change de 2023. En dollar courant, son PIB est mécaniquement comprimé même si l’économie réelle continue de croître. C’est un effet de conversion qui illustre la fragilité des comparaisons en dollars pour les économies à forte volatilité monétaire.L’Afrique du Sud reprend la tête. Le rand a mieux résisté que le naira, et les secteurs de la finance, des mines et des services ont bénéficié d’un regain de confiance lié à la formation du gouvernement d’union nationale. Le PIB sud-africain en dollars courants s’en trouve renforcé, même si la croissance réelle reste modeste autour de 1,5 % à 2 %.L’Égypte consolide sa deuxième place malgré les turbulences. La livre égyptienne a subi plusieurs dévaluations successives depuis 2022, mais les grands projets d’infrastructure, le canal de Suez et le développement du gaz naturel liquéfié soutiennent la masse nominale du PIB. Le FMI a maintenu son soutien au programme de réformes, ce qui stabilise les anticipations.Les émergents africains accélèrent. La Côte d’Ivoire franchit symboliquement la barre des 112 milliards de dollars, portée par l’agro-industrie et un secteur des services en expansion. La Tanzanie et l’Ouganda progressent régulièrement grâce à des taux de croissance réels supérieurs à 5 %. Le Sénégal, désormais producteur de pétrole et de gaz depuis début 2024, amorce une nouvelle trajectoire qui devrait le faire remonter dans le classement d’ici 2027-2028.Des cas à part. La Libye reste sous-estimée dans ce classement : ses recettes pétrolières réelles dépendent des accords entre factions et des volumes exportés, qui fluctuent fortement. Le Soudan, en guerre depuis avril 2023, voit son économie s’effondrer et son classement reflète davantage un état antérieur au conflit que la réalité de 2026. Classement PIB Afrique 2026 : les 5 économies les plus dynamiques à suivreAu-delà du classement brut, l’indicateur le plus stratégique pour les investisseurs, les décideurs et les observateurs n’est pas la taille absolue mais la trajectoire. Voici les cinq économies africaines qui combinent croissance réelle solide, réformes structurelles engagées et potentiel de montée en gamme dans le classement PIB Afrique d’ici 2028.1. Côte d’Ivoire — Le modèle ouest-africain. Avec un taux de croissance réel autour de 6 à 7 % par an, Abidjan s’affirme comme la place financière de l’Afrique de l’Ouest francophone. Le port autonome d’Abidjan reste le premier de la sous-région, et la montée en puissance de l’industrie cacaoyère transformée — plutôt qu’exportée brute — représente un changement structurel profond. PIB actuel : 112 Md $. Potentiel 2028 : 135-145 Md $.2. Éthiopie — La puissance démographique se réveille. Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 130 millions d’habitants, l’Éthiopie a maintenu une croissance réelle parmi les plus élevées du continent malgré le conflit du Tigré. La paix revenue et les investissements dans les zones industrielles textiles attirent de nouveau les groupes internationaux. Le défi reste l’accès aux devises et la convertibilité du birr. PIB actuel : 121 Md $. Potentiel 2028 : 145-160 Md $.3. Sénégal — L’effet pétrole-gaz commence. Avec les premiers barils du champ Sangomar et le gaz du projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim) qui monte en régime, le Sénégal entre dans une nouvelle ère économique. Les recettes d’hydrocarbures viennent s’ajouter à un secteur des services déjà solide (télécommunications, banque, tourisme). PIB actuel : 40 Md $. Potentiel 2028 : 55-65 Md $.4. RD Congo — Le géant minier sous-exploité. La RDC recèle les plus grandes réserves mondiales de cobalt, des réserves majeures de cuivre, de coltan et d’or. Avec la demande structurelle liée à la transition énergétique mondiale (batteries, véhicules électriques), le pays est en position de capturer une rente considérable. La question reste la gouvernance, la sécurité à l’Est et la capacité à transformer localement. PIB actuel : 123 Md $. Potentiel 2028 : 150-175 Md $.5. Kenya — Le hub technologique et logistique de l’Afrique de l’Est. Nairobi est devenue la Silicon Savannah africaine : M-Pesa a révolutionné la finance mobile, et l’écosystème de startups attire des capitaux risque en croissance régulière. Le port de Mombasa et le corridor vers l’Ouganda, le Rwanda et la RDC font du Kenya un nœud logistique incontournable. PIB actuel : 147 Md $. Potentiel 2028 : 170-185 Md $. Les économies africaines à surveiller en 2026 : les outsiders qui grimpentAu-delà du podium figé, plusieurs économies africaines affichent des trajectoires de croissance remarquables en 2026 et méritent une attention particulière dans tout classement PIB sérieux.La Côte d’Ivoire (11e, 112,1 Md $) confirme son statut de locomotive de l’UEMOA. Portée par l’agro-industrie, le développement portuaire d’Abidjan et une consommation intérieure en hausse, elle devrait franchir le seuil symbolique des 120 milliards de dollars d’ici 2027 selon les projections du FMI.L’Éthiopie (9e, 121,5 Md $) reste la surprise du classement. Malgré les tensions internes, elle maintient une croissance parmi les plus élevées du continent grâce à son industrie textile, ses infrastructures et une population de plus de 125 millions d’habitants qui constitue un marché intérieur de premier plan.Le Sénégal (20e, 40,5 Md $) est sans doute le pays le plus surveillé par les investisseurs. L’entrée en production des champs pétroliers et gaziers (Sangomar, GTA) est susceptible de propulser son PIB de 20 à 30 % sur les deux prochaines années, reclassant Dakar dans le top 15 africain avant 2028.La RD Congo (8e, 123,4 Md $) dispose du potentiel minier le plus sous-exploité du continent — cobalt, coltan, lithium — des matières premières stratégiques pour la transition énergétique mondiale. Sa montée dans le classement dépendra directement de la stabilité politique et de l’attractivité pour les capitaux étrangers.Ces dynamiques illustrent une réalité souvent négligée : le classement PIB Afrique 2026 n’est pas une photographie statique, c’est un instantané d’un continent en réorganisation rapide. PIB Afrique 2026 : comment lire et comparer ce classement par paysLe classement PIB Afrique 2026 par pays repose sur le PIB nominal en dollars courants, la mesure la plus utilisée pour comparer la taille brute des économies. Mais pour l’interpréter correctement, plusieurs nuances s’imposent.PIB nominal vs PIB à parité de pouvoir d’achat (PPA)En parité de pouvoir d’achat, le classement change sensiblement. L’Égypte et le Nigeria remontent fortement, car le coût de la vie y est nettement inférieur à celui de l’Afrique du Sud. La PPA reflète mieux le pouvoir d’achat réel des populations, tandis que le PIB nominal reste l’étalon standard pour les comparaisons internationales et les marchés financiers.L’effet taux de changePlusieurs monnaies africaines ont subi de fortes dépréciations face au dollar en 2024-2025 (naira nigérian, livre égyptienne, franc congolais). Un PIB mesuré en dollars peut donc baisser non pas parce que l’économie réelle recule, mais parce que la monnaie locale s’est affaiblie. C’est l’une des raisons pour lesquelles le Nigeria, pourtant la première économie africaine en PPA, apparaît 3e en nominal.Taille ≠ richesse individuelleUn PIB élevé masque parfois des inégalités criantes. L’Afrique du Sud, première du classement, affiche l’un des taux d’inégalité (Gini) les plus élevés au monde. À l’inverse, des pays au PIB total modeste peuvent offrir un niveau de vie confortable grâce à une population réduite et une meilleure redistribution. Pour aller plus loin, consultez notre classement du PIB par habitant en Afrique 2026. FAQ — PIB Afrique 2026 Quel est le pays avec le PIB le plus élevé en Afrique en 2026 ? Le Nigeria reste la première économie africaine avec un PIB d’environ 617 milliards USD en 2026, devant l’Égypte (474 Mds) et l’Afrique du Sud (403 Mds). Ces trois pays représentent à eux seuls près de 45 % du PIB continental. Comment le PIB africain évolue-t-il en 2026 ? Le continent affiche une croissance moyenne de 3,8 % en 2026 selon le FMI, tirée par l’Afrique de l’Est (Éthiopie, Kenya, Tanzanie) et les économies pétrolières (Angola, Algérie). Cette croissance reste supérieure à la moyenne mondiale de 3,2 %. Quelle est la différence entre PIB nominal et PIB PPA en Afrique ? Le PIB nominal mesure la production en dollars courants, ce qui pénalise les pays à faible coût de la vie. Le PIB à parité de pouvoir d’achat (PPA) corrige cet effet : l’Éthiopie, par exemple, passe de 126 Mds USD nominal à plus de 370 Mds USD en PPA, changeant son classement continental. 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays Quel est le pays avec le PIB le plus élevé en Afrique en 2026 ? En 2026, l’Afrique du Sud est le pays avec le PIB nominal le plus élevé d’Afrique, avec environ 480 milliards de dollars. Elle devance l’Égypte (429,6 Md $) et le Nigeria (377,4 Md $), qui occupait historiquement la première place avant que la dépréciation du naira ne comprime son PIB exprimé en dollars courants. Ce classement peut évoluer rapidement selon les taux de change : en PIB à parité de pouvoir d’achat (PPA), le Nigeria reste l’économie la plus importante du continent. Pourquoi le Nigeria n’est-il plus premier du classement PIB Afrique en 2026 ? Le Nigeria a perdu sa place de première économie africaine en raison de la forte dépréciation du naira depuis la réforme du marché des changes engagée en 2023 sous le président Tinubu. Cette réforme, nécessaire pour unifier les taux de change multiples, a mécaniquement réduit la valeur du PIB nigérian exprimé en dollars américains, même si l’économie réelle du pays reste la plus grande d’Afrique en volume. En PIB à parité de pouvoir d’achat (PPA), le Nigeria conserve sa position dominante avec un PIB PPA estimé à plus de 1 100 milliards de dollars internationaux. Quel est le pays avec le PIB le plus élevé en Afrique en 2026 ? En 2026, l’Afrique du Sud est le pays africain avec le PIB nominal le plus élevé, estimé à environ 480 milliards de dollars. Elle devance l’Égypte (429,6 Md $) et le Nigeria (377,4 Md $). Ce classement en PIB nominal peut différer du classement en parité de pouvoir d’achat (PPA), où le Nigeria arrive généralement en tête grâce à la taille de sa population et au coût de la vie plus bas. Pourquoi le Nigeria n’est-il pas premier du classement PIB Afrique 2026 ? Le Nigeria est souvent cité comme la première économie africaine, mais ce classement vaut surtout en parité de pouvoir d’achat (PPA). En PIB nominal (en dollars courants), la forte dépréciation du naira nigérian face au dollar depuis 2023 a considérablement réduit le poids de son économie exprimé en devises étrangères. C’est pourquoi le Nigeria apparaît 3e dans ce classement 2026, derrière l’Afrique du Sud et l’Égypte. #### Climat : comment la sécheresse modifie la carte agricole de l’Afrique Dans les plaines arides du nord du Kenya, là où les troupeaux de chèvres broutaient autrefois une herbe abondante, le sol craque désormais sous les pas. Le vent chaud soulève la poussière, et les anciens du village lèvent les yeux vers un ciel vide. La pluie n’est pas venue depuis six mois. “Avant, on savait quand planter. Maintenant, on prie juste pour que le ciel nous entende”, murmure Fatuma, une agricultrice de 54 ans. L’Afrique, longtemps nourrie par ses terres fertiles, voit sa carte agricole se redessiner sous la pression d’un climat de plus en plus imprévisible. Des saisons qui n’en sont plus Les repères ancestraux ne tiennent plus. Jadis, les saisons rythmaient la vie des agriculteurs africains avec une précision presque mathématique. Aujourd’hui, elles arrivent en retard, s’arrêtent trop tôt ou ne viennent pas du tout. D’après l’Organisation météorologique mondiale, la fréquence des sécheresses en Afrique subsaharienne a plus que doublé depuis les années 1980. “Nous avions deux saisons des pluies, maintenant nous n’en avons qu’une, et encore, elle est capricieuse”, explique Joseph Mureithi, agronome au Kenya Agricultural Research Institute. Cette instabilité climatique bouleverse les cycles de plantation, réduit les rendements et pousse les agriculteurs à abandonner certaines cultures traditionnelles. Dans le Sahel, le mil et le sorgho, autrefois rois des champs, peinent à survivre. Plus au sud, en Zambie ou au Zimbabwe, le maïs, pilier de l’alimentation, souffre des vagues de chaleur prolongées. Résultat : des pertes agricoles pouvant atteindre jusqu’à 40 % dans certaines régions, selon la FAO. Le déplacement des cultures vers le sud À mesure que le nord du continent s’assèche, une tendance inattendue s’observe : les cultures migrent vers le sud. Le café, par exemple, traditionnellement cultivé en Éthiopie, commence à apparaître dans les hauts plateaux du Malawi et du Rwanda, où les températures deviennent plus propices. “Nous avons planté nos premiers caféiers il y a cinq ans. Aujourd’hui, ils donnent mieux que le maïs”, confie Grace Niyonsaba, une agricultrice rwandaise. Ce phénomène, appelé “déplacement altitudinal”, est une réponse directe au réchauffement climatique. Les cultures grimpent en altitude ou se déplacent vers des latitudes plus fraîches. Mais ce glissement agricole n’est pas sans conséquences. Il provoque des conflits d’usage des terres, notamment avec les éleveurs ou les communautés forestières. Et il exige des investissements que peu peuvent se permettre : nouvelles semences, irrigation, formation technique. Les cultures résistantes reprennent le dessus Face à la sécheresse, certaines cultures oubliées reviennent sur le devant de la scène. Le fonio, le teff ou encore l’amarante, longtemps marginalisés, retrouvent une place dans les champs africains. Leur résilience face à la chaleur et à la rareté de l’eau en fait des alliés précieux. “Le fonio pousse en deux mois, sans engrais ni irrigation. C’est une bénédiction dans cette région”, affirme Moussa Diallo, cultivateur au nord du Mali. Ces “super-céréales”, riches en nutriments, intéressent aussi les marchés internationaux, offrant une opportunité économique aux paysans. Les instituts de recherche agronomique multiplient les expérimentations pour adapter ces cultures à grande échelle. En 2022, un consortium ouest-africain a lancé un programme de sélection variétale pour améliorer le rendement du fonio, avec des résultats prometteurs au Sénégal et en Guinée. La pression sur les ressources hydriques La sécheresse ne frappe pas que les cultures : elle assèche aussi les nappes phréatiques, les rivières et les réservoirs. Dans certaines régions du Maghreb, les barrages sont à moins de 30 % de leur capacité. En Afrique australe, le fleuve Limpopo a perdu plus de 25 % de son débit en dix ans. Cette raréfaction de l’eau pousse les agriculteurs à repenser entièrement leurs pratiques. L’irrigation goutte-à-goutte, longtemps considérée comme coûteuse, devient une nécessité. “Nous avons installé un système solaire pour pomper l’eau du puits. Sans cela, nos tomates ne tiendraient pas une semaine”, explique Ahmed Bekkari, maraîcher au sud du Maroc. Mais tous n’ont pas accès à ces technologies. Dans les zones rurales reculées, l’eau reste transportée à dos d’âne ou à la main, limitant drastiquement les surfaces cultivables. Le stress hydrique devient ainsi un facteur déterminant de la réorganisation agricole du continent. Les migrations agricoles, un phénomène silencieux La transformation de la carte agricole entraîne aussi celle des populations. Des milliers de familles quittent les terres devenues stériles pour chercher de nouveaux espaces cultivables. Ce sont les “migrants climatiques”, souvent invisibles, mais de plus en plus nombreux. Au Burkina Faso, une étude de l’Université de Ouagadougou estime que près de 18 % des agriculteurs du nord du pays ont migré vers le sud entre 2010 et 2020. “Mon père a vendu notre terre. Elle ne donnait plus rien. Nous sommes partis vers Bobo-Dioulasso, où la pluie tombe encore”, raconte Issaka, 27 ans. Ces déplacements créent des tensions dans les zones d’accueil, où les ressources sont déjà limitées. Ils posent aussi des défis sociaux, car les migrants doivent s’adapter à de nouveaux sols, de nouvelles cultures, parfois même de nouvelles langues. Vers une nouvelle géographie agricole Peu à peu, une nouvelle carte agricole se dessine. Certaines régions gagnent en importance, d’autres s’effacent. Les pays côtiers, comme le Bénin ou la Côte d’Ivoire, misent sur l’agriculture de rente adaptée au climat humide. Les zones montagneuses deviennent des refuges pour les cultures sensibles à la chaleur. Des initiatives émergent pour accompagner cette transition. Au Ghana, le programme “Planting for Food and Jobs” encourage les cultures adaptées au changement climatique. En Afrique du Sud, des start-up agricoles développent des applications pour conseiller les agriculteurs en temps réel. Mais la route reste incertaine. “L’Afrique doit réinventer son agriculture, non pas en regardant le passé, mais en anticipant l’avenir”, estime Dr. Aïcha Konaté, climatologue à l’Université de Dakar. Une tâche immense, dans un continent où plus de 60 % de la population dépend directement de la terre. Alors que le climat continue de bouleverser les équilibres, une question demeure : jusqu’où ces transformations iront-elles, et qui en paiera le prix réel ? #### Code Promo 1xBet * FreeBonus130 * Bonus 130 €/$ Vous cherchez un code promo 1xBet valide aujourd’hui ? Le code FreeBonus130 est actif et vous offre un bonus de bienvenue de 100 % jusqu’à 130 €/$ sur votre premier dépôt. Que vous pariiez sur le sport, le casino ou le poker, ce code promotionnel exclusif est accessible à tous les nouveaux joueurs francophones. Inscrivez-vous maintenant sur 1xbet.com et activez votre bonus en quelques clics. Code Promo 1xBet: FreeBonus130 Veuillez utiliser le code promo: FreeBonus130 pour ouvrir votre nouveau compte 1xbet. Le bookmaker 1xbet offre à ses nouveaux clients un bonus de 100% sur le sport et le casino. Inscrivez-vous avec un code promotionnel et obtenez le bonus maximum dès maintenant. Les joueurs de tous les pays peuvent facilement s’inscrire et recevoir un bonus pour l’inscription dans 1xbet, sans dépôt, de l’argent gratuit dès maintenant. Obtenir les bonus grâce au code promo 1XBet: FreeBonus130 Bonus Sport 100% de bonus jusqu’à 130€ Code promo 1xBet: FreeBonus130 Bonus Casino Jusqu’à 1500€ et 150 tours gratuits Code promo 1xBet: FreeBonus130 Bonus Poker Tickets gratuits, et plus de 1400€ de gains Code promo 1xBet: FreeBonus130 Actuellement, le bookmaker 1xBet est le plus populaire parmi les autres. La croissance de cette popularité est principalement associée à des cotes élevées sur divers événements, la peinture des événements, qui est plus large en comparaison avec d’autres bookmakers et bien sûr la politique de bonus la plus élaborée. Selon les statistiques, les utilisateurs de cette plate-forme gagnent plusieurs fois plus, par rapport aux autres joueurs de différents bookmakers. Pour vous assurer de la popularité du bureau, il suffit de se référer aux commentaires qui peuvent être trouvés dans les moteurs de recherche. Avec le code promo 1xBet “FreeBonus130“, recevez diverses offres de bonus et bénéficiez d’avantages exclusifs sur 1xbet.com. Bonus de bienvenue: 130 € offert avec le code promotionnel 1XBet – obtenez le bonus dès maintenant. Le bookmaker 1xbet possède l’une des lignes les plus confortables et les plus attrayantes parmi les nombreux concurrents. Il y a juste des cotes chics et une peinture murale. Pour ses clients, plus de 40 sports sont fournis, parmi lesquels les classiques présentés par le hockey et le football et même les combats de coqs, ainsi que l’exotisme comme le netball. 1xbet site officiel – ce sont des lignes larges, la profondeur de la peinture, les Paris qui peuvent varier tout au long du match en le regardant en temps réel. Tout cela augmente les chances des parieurs pour une victoire solide. Et si nous considérons que dans 1xBet certains des ratios les plus élevés et un niveau de marge acceptable, il devient clair pourquoi cette ressource est si populaire parmi les utilisateurs d’Internet. 1xBet Bonus lors de l’inscription Code promo 1xbet pour l’inscription: FreeBonus130 L’inscription à 1xbet est disponible pour les citoyens de tous les pays. Les utilisateurs non autorisés peuvent consulter toutes les sections du site officiel, à l’exception des vidéos en direct. Bookmaker propose trois types d’inscription: En un clic. Les données personnelles sont renseignées ultérieurement.Téléphoniquement. Indique le numéro de téléphone auquel vient le SMS avec le code de confirmation.Par e-mail. Lors du choix de cette méthode, vous devez immédiatement remplir les informations personnelles: adresse e-mail, nom, numéro, série et date de délivrance du passeport, pays et ville de résidence, numéro de téléphone (confirmation par SMS n’est pas nécessaire). Vous devez également trouver un mot de passe et spécifier un code promotionnel s’il est disponible. Si vous choisissez une méthode d’enregistrement à ce stade, vous devez sélectionner un pays et une devise. Lors de la création d’un compte et de la vérification, les utilisateurs ont le choix entre deux offres de bonus: 1xBet Casino pack de Bienvenue jusqu’à 1500 euros 150 tours gratuits (spins gratuits). S’applique uniquement aux casinos. Pour recevoir, vous devez effectuer un premier dépôt d’un montant d’au moins 10 euros. Pour encaisser la Promotion, il est nécessaire d’apposer son montant avec le vager X35 dans les 7 jours suivant la réception. Ce bonus peut être activé jusqu’à 5 fois. Les spins gratuits ne sont disponibles qu’après avoir misé le montant principal.1xBet Sport bonus de Bienvenue 130 euros sur le premier dépôt. Les nouveaux clients bénéficient d’une promo unique pour les Paris sportifs. Pour l’activer, vous devez effectuer un dépôt d’un montant de 5 euros. Un bonus égal à 100% du montant du premier dépôt, mais pas plus de 130 euros, sera crédité sur le solde de l’utilisateur. Il doit être misé en 5 fois avec des Paris Express de 3 événements ou plus et avec une cote de chacun d’eux d’au moins 1,40. En plus du bonus de dépôt, la société de Paris 1xbet offre aux anciens et nouveaux clients de nombreuses autres actions. Joyeux vendredi. Chaque vendredi, lors du dépôt, un bonus de 100% jusqu’à 100 euros est attribué. Pour parier, il est nécessaire de placer la totalité du montant en trois fois le montant en Express d’un minimum de trois événements avec des cotes de 1,40. Pour remplir toutes les conditions, le bettor reçoit un jour à compter de la date d’inscription. Les événements sur lesquels le pari a été conclu doivent se terminer dans ce laps de temps. Les Paris qui n’ont pas été calculés ne sont pas pris en compte. Le bonus n’est pas crédité lors du réapprovisionnement avec des crypto-monnaies. Mercredi-multiplier par 2. Promotion pour les utilisateurs qui ont participé À “Happy Friday” la semaine précédente. Lors du réapprovisionnement du compte le mercredi pour un montant de 1 Euro, un bonus de 100% est crédité. La taille maximale est de 100. Les conditions de mise sont similaires au paragraphe précédent. L’offre ne peut pas être utilisée avec d’autres bonus. Pari sans risque. Les clients actifs bookmaker 1xbet fournit des freebets pour certains championnats. Ils sont attribués individuellement et dépendent du nombre total de Paris perdus pour le mois précédent. Vous pouvez voir la disponibilité des freebets disponibles dans votre compte Personnel dans la section Promo. La société de Paris 1xBet est la ressource de jeu la plus fiable et la plus populaire sur laquelle vous pouvez parier sur divers événements sportifs, obtenir un bon profit et être chargé d’adrénaline! Le site fonctionne officiellement. A tous les documents appropriés, dispose de nombreux miroirs, garantit la sécurité des données personnelles, et donc les utilisateurs peuvent s’inscrire en toute sécurité et commencer à parier sur de l’argent réel. Coupons Bonus & Code Promo 1xBet Le code promo 1xBet: FreeBonus130 est un mélange de symboles avec lesquels le joueur reçoit des bonus et des préférences supplémentaires. Vous pouvez parier et recevoir des codes promotionnels dans le bookmaker 1xBet sur le site Web ou dans l’application officielle. Les développeurs ont créé un bon logiciel pour Android. L’interface du site est intuitive, la fonctionnalité est flexible, la diffusion en ligne des événements est présentée, les sections statistiques, le système de dépôt et de retrait avec un grand nombre d’outils disponibles. Vous pouvez créer un compte en un seul clic. Le système prend en charge l’autorisation par numéro de téléphone, adresse e-mail et profil de réseau social. En plus de parier sur des événements sportifs, le bookmaker propose des jeux de hasard. Ils sont divisés en plusieurs onglets: Casino Unité standard de jeu. Ici vous pouvez trouver: machines à sous, bingo, jackpot, roulette, machines à sous 3D, Baccarat, Blackjack et poker. Dans ce bloc à gauche, vous pouvez trier par type de jeu et Fournisseur. Live-casino Dans l’onglet, vous pouvez jouer avec d’autres personnes et un stickman en direct en direct. Voici: poker, Blackjack, Baccarat, roulette, jackpot et d’autres jeux moins populaires (dés, Lucky Wheel, Monopoly). Sur chaque table, la plage de Paris (en euros) est indiquée de manière pratique. 1x Games Collection d’un grand nombre de mini-jeux. Ici, vous pouvez tenter votre chance dans plus-moins, pair-impair, 21, carte fou, Lucky Wheel, dés, trois dans une rangée, pierre, ciseaux, papier, dés et même Mario. Sport virtuel Six fournisseurs offrent des Paris uniques sur les jeux virtuels. Avec l’aide de l’ordinateur, des événements sont créés dans le football, le basket-ball, la course, les courses de chevaux, le tennis, la voie rapide, le cyclisme et même les combats de coqs. Jeux TV – Lucky Wheel, où les billets sont donnés pour les Paris, et le loto quotidien en direct. Toto – Le tirage au sort en ligne, dans lequel il est nécessaire de faire la bonne prédiction sur un groupe d’événements (de 5 à 15), il donne la possibilité de gagner le jackpot. Numbers – Après un intervalle de temps égal, la balle avec le nombre (1-75) est annoncée. Peut être mis sur la valeur exacte, gamme, pair-impair et plus-moins. Bingo – Six marques offrent un grand choix de divertissement de type loto. Pour obtenir le bonus maximum, vous devez utiliser ces codes promotionnels lors de votre inscription à 1xbet et effectuer votre premier dépôt (le montant du bonus dépend du dépôt que vous avez effectué, c’est-à-dire plus 100% du montant du dépôt de votre compte dans 1xBet. Code Promo 1xBet Gratuit Code promotionnel gratuit sur 1xBet: FreeBonus130 1xbet est l’un des bookmakers les plus célèbres et les plus importants au monde. Ses représentations sont dans des dizaines de pays d’Europe et d’Asie. Bookmaker 1xbet plaît à ses clients avec des cotes élevées et un programme de bonus rentable. Pour les joueurs réguliers, le site 1xBet organise régulièrement des Promotions lorsque le montant du dépôt de réapprovisionnement est doublé. Lors du retrait de l’argent gagnant, vous devez remplir certaines conditions. Habituellement, vous devez mettre un ou plusieurs événements à la fois sur l’Express avec un coefficient d’au moins deux. Pour recevoir un cadeau sur le site 1xbet, vous devez entrer un code promotionnel lors de l’inscription. Gagner de l’argent réel sur le site du bookmaker est possible seulement après la reconstitution du dépôt. Les transactions financières dans le programme 1 x bet sont disponibles immédiatement après l’inscription. Ci-dessous, nous avons décrit en détail les instructions. Règles: recharge 1xbet et retrait d’argent: Vous pouvez déposer de l’argent sur le compte de différentes manières. Le type de système de paiement, les méthodes de paiement dépendront de la nationalité, de l’emplacement, de la devise du compte du joueur.Le système accepte les demandes de paiement et de retrait 24 heures sur 24.Lorsque vous Déposez de l’argent sur le compte, il y aura un compte où vous devez cocher que le joueur ne viole pas les lois du pays dans lequel il se trouve.Vous pouvez toujours demander un remboursement de votre compte. Pour ce faire, vous devez contacter le service clientèle. Le remboursement du dépôt sera effectué sur les mêmes détails que ceux utilisés lors du dépôt. Vous pouvez télécharger la version mobile de casino sur votre téléphone et votre tablette. Les Paris sportifs et les jeux de casino seront dans différentes sections. La gamme de jeux est grande, des milliers de machines à sous et jeux de société. Il y a des machines à sous de fruits populaires, des nouveautés qui viennent d’apparaître sur le marché du jeu, des machines à sous exclusives 1xbet. La vitrine s’ouvre dans la section correspondante, dans l’onglet Promo. Tous les jours sur la page sont publiés tous les codes promotionnels actuels 1xBet pour les Paris gratuits dans les «Lignes», en direct, «prematch», les événements en ligne, y compris les cadeaux d’anniversaire. Les joueurs particulièrement actifs sont encouragés en plus. Par exemple, pour une participation régulière à des loteries, un grand nombre de Paris, un jeu actif dans le casino, vous pouvez obtenir des codes promotionnels individuels avec des bonus accrus. Près de chaque offre, le bookmaker 1xbet indique le nombre de points, les conditions de la Promotion, selon lesquelles vous pouvez obtenir un cadeau. Quel est Le Code Promo sur 1xBet? Le Code de 1xBet: FreeBonus130 Le code promotionnel 1xbet permet à chaque utilisateur d’améliorer ses positions de jeu gratuitement. Il se compose d’un certain ensemble de caractères, qui devra être entré sur le site officiel du bookmaker. Dans chaque code promotionnel gagnant, l’utilisateur pourra trouver différents cadeaux, tels que: un attribut ou un ensemble de Paris gratuits. Le plus souvent, le bookmaker récompense les joueurs pour de telles actions: recharge;participation aux Promotions;Paris en ligne;enregistrement;invitation d’un ami. Vous pouvez obtenir des codes promotionnels gratuits, à la fois sur la page officielle du site et dans un e-mail ou un SMS. Pour activer l’offre promotionnelle, il suffit d’aller dans le compte personnel de 1xbet et de désactiver l’option «Paris par clic». Ensuite, le pari doit décider du résultat de l’événement sur lequel le pari sera effectué, émettre un coupon et entrer le code promotionnel reçu. Le compte personnel du joueur 1xBet est nécessaire pour modifier des données personnelles, retirer de l’argent ou réapprovisionner le compte. L’entrée se fait par le login et le mot de passe, qui ont été spécifiés lors de l’inscription. Pour la connexion, le numéro de téléphone mobile, l’adresse e-mail ou l’ID est le plus souvent utilisé. Pour les joueurs réguliers et nouveaux, le bookmaker 1xbet organise souvent diverses Promotions, dans lesquelles chaque montant déposé sur le compte (dépôt) peut être augmenté (généralement deux fois – à 100%) Code Promo 1xBet Aujourd’hui Code Bonus 1xBet aujourd’hui: FreeBonus130 indiquez cette combinaison pour recevoir un bonus de bienvenue de 100€. 1xBet organise une Promotion «Bonus Aujourd’hui”. Tous ses membres reçoivent un bonus de 100% pour le dépôt effectué ce jour-là. Pour obtenir ce bonus dans 1xbet, vous devez entrer un code promotionnel de travail lors de l’inscription. La Promotion est disponible pour les nouveaux joueurs. Comment obtenir inscrivez-vous sur le site de bookmaker 1xbet code: FreeBonus130;remplissez complètement tous les champs dans votre compte personnel;cochez la case «Participer à des Promotions de bonus sur le sport»;rechargez votre compte de jeu pour un montant de 1 Euro tous les vendredis. Après avoir rempli les conditions ci-dessus, un montant égal à 100% du dépôt (mais pas plus de 100 euros) sera crédité sur votre solde de bonus. Code Promo 1xbet: FreeBonus130 un catalogue impressionnant de Paris sportifs. 1xbet est un bookmaker qui propose plus de cinquante sports, sur lesquels vous pouvez jouer avec de l’argent bonus qui sont donnés lors de l’inscription. Le site 1xbet offre aux nouveaux joueurs un bonus de premier dépôt avec un montant augmenté de 100%. Licence: La licence n ° 1668 / JAZ est délivrée par le Gouvernement de Curaçao Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique Code promo 1xBet aujourd’hui : est-il toujours valide ?Bonne nouvelle : le code promo FreeBonus130 est toujours actif en 2025. 1xBet met régulièrement à jour ses offres promotionnelles, mais ce code de bienvenue reste l’un des plus stables de la plateforme. Voici ce que vous devez savoir pour ne pas manquer votre bonus :Validité : Le code est valable pour toute nouvelle inscription sur 1xbet.com.Montant du bonus : 100 % de votre premier dépôt, jusqu’à 130 €/$.Conditions d’utilisation : Le bonus doit être misé au moins 5 fois sur des événements avec une cote minimale de 1,40 avant tout retrait.Délai d’activation : Le bonus doit être utilisé dans les 30 jours suivant l’inscription.Pour vérifier la validité du code en temps réel, rendez-vous directement sur la page des promotions du site officiel 1xbet.com. En cas de doute, le support client 1xBet (disponible 24h/24 en français) peut confirmer les offres du jour. Comment utiliser le code promo 1xBet aujourd’hui étape par étapeActiver le code promo FreeBonus130 est simple et rapide. Suivez ces étapes pour ne rater aucun bonus :Rendez-vous sur 1xbet.com depuis votre navigateur ou l’application mobile 1xBet (disponible sur Android et iOS).Cliquez sur « S’inscrire » en haut à droite de la page d’accueil.Choisissez votre méthode d’inscription : par numéro de téléphone, par e-mail, via les réseaux sociaux ou en un clic.Saisissez le code promo FreeBonus130 dans le champ dédié « Code promotionnel » lors de l’inscription. Attention : ce champ doit être rempli avant de valider votre compte.Effectuez votre premier dépôt (minimum requis selon votre pays) via Mobile Money, carte bancaire, virement ou cryptomonnaie.Le bonus est crédité automatiquement sur votre compte dans les minutes qui suivent le dépôt.Astuce : Si vous êtes en Afrique francophone (Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, RDC…), vous pouvez déposer via Orange Money, Wave ou MTN Mobile Money pour une activation instantanée du bonus. Le code promo 1xBet FreeBonus130 fonctionne-t-il encore aujourd’hui ? Oui, le code promo 1xBet FreeBonus130 est toujours valide en 2025. Il offre un bonus de bienvenue de 100 % sur votre premier dépôt, jusqu’à 130 €/$. Pour l’activer, entrez ce code lors de votre inscription sur 1xbet.com avant d’effectuer votre premier dépôt. Si vous rencontrez un problème, contactez le support 1xBet disponible 24h/24 en français. Comment obtenir le code promo 1xBet aujourd’hui si je suis déjà inscrit ? Le code promo FreeBonus130 est réservé aux nouveaux joueurs lors de l’inscription. Si vous êtes déjà client 1xBet, vous pouvez accéder à d’autres offres promotionnelles via la rubrique « Promotions » de votre compte. 1xBet propose régulièrement des bonus de rechargement, des paris gratuits et des tournois exclusifs pour ses joueurs existants. Consultez la section promotions du site ou l’application pour découvrir les offres du jour. #### Combien vous payez de plus pour l’essence et la nourriture par rapport à il y a 5 ans ? Des données récentes de la Banque de réserve sud-africaine (SARB) montrent à quel point les Sud-Africains assument davantage en termes de prix de la nourriture et de l’essence. Dans son dernier bulletin trimestriel, la SARB a indiqué que l’inflation intérieure des prix à la consommation et à la production avait encore augmenté au cours du deuxième trimestre de 2022, l’inflation globale des prix à la consommation atteignant un sommet de 13 ans en juillet à 7,8 %. L’inflation globale des prix à la consommation a dépassé la limite supérieure de 6 % en mai pour la première fois en quatre ans. La SARB a déclaré que le poids de l’inflation des prix à la consommation s’est fait sentir en ce qui concerne l’inflation des prix des biens de consommation. L’inflation des prix des biens non durables s’est accélérée de 9,8 % à 14,4 % au cours de cette période, car les pressions du côté de l’offre liées à la guerre en Ukraine ont entraîné fortes augmentations des prix du carburant et des denrées alimentaires. L’essence En raison de la hausse des prix mondiaux du carburant due à l’assouplissement des restrictions de verrouillage de Covid-19, des contraintes du côté de l’offre et de la guerre russe contre l’Ukraine, les prix intérieurs ont grimpé en flèche cette année. Voici une vidéo parlant de cette hausse : Selon la SARB, le prix du diesel et de l’essence intérieure à indice d’octane 95 a augmenté pour atteindre des niveaux record de 25,40 rands par litre et 26,74 rands par litre, respectivement, en juillet, avant de reculer quelque peu en août et septembre 2022. Les données de fin de mois du Central Energy Fund CEF pour le 29 septembre 2022 montrent que le prix de l’essence pourrait baisser de 1 rand par litre la semaine prochaine lorsque les prix seront ajustés mercredi 5 octobre. Le diesel, cependant, montre une sous-reprise, donc une augmentation potentielle de 10 cents le litre. Les fluctuations du rand sont l’un des principaux moteurs du prix du carburant. Les économistes prévoient que la volatilité et la faiblesse persisteront au cours des prochains mois. Aliments Au cours des mois d’avril à juillet 2022, l’inflation des prix à la consommation s’est notablement accélérée, passant de 6,3 % à 10,1 %. L’accélération de l’inflation finale des prix à la production des produits manufacturés pour les huiles et les graisses à un niveau record de 73,0 % en juin 2022 était directement liée à la guerre en Ukraine, car ce pays était un exportateur dominant de graines oléagineuses avant l’invasion russe, ces coûts ont été supportés sur le consommateur. Nedbank a récemment signalé que les prix mondiaux des denrées alimentaires s’étaient considérablement modérés en examinant l’indice des prix FOA des Nations Unies, qui indiquait une inflation alimentaire mondiale de 7,9 % en août, contre 13 % en juillet et un récent pic de 34 % en mars. #### Comment acheter une voiture d’occasion en toute sécurité ? L’achat d’une voiture d’occasion peut être une bonne affaire, mais il comporte aussi des risques. Comment éviter les arnaques, les vices cachés ou les accidents ? Vérifiez les informations obligatoires sur le véhicule Que vous achetiez auprès d’un professionnel ou d’un particulier, le vendeur doit vous fournir un certain nombre de documents et d’informations sur le véhicule, tels que : la marque, le modèle, la version, le mois et l’année de la première mise en circulation, le kilométrage parcouru le prix de vente toutes taxes comprises le certificat de cession ou de vente le certificat de situation administrative (non-gage) le contrôle technique datant de moins de six mois la carte grise barrée avec la mention « vendu le » ou « cédé le » et la signature du vendeur Ces informations doivent être cohérentes entre elles et avec le véhicule. Vous pouvez vérifier la validité de certains documents sur le site du ministère de l’Intérieur. Voici les différentes formalités lors de l’achat d’un véhicule d’occasion : Demandez un rapport de l’historique du véhicule par le VIN Le VIN (Vehicle Identification Number) est un numéro unique qui identifie chaque véhicule. Il se compose de 17 caractères alphanumériques et se trouve généralement sur le châssis ou sur la carte grise. Grâce au VIN voiture, vous pouvez demander un rapport de l’historique du véhicule qui vous permettra de connaître : le nombre de propriétaires précédents les accidents éventuels les réparations effectuées les contrôles techniques passés les kilomètres parcourus les éventuelles anomalies ou fraudes Le rapport de l’historique du véhicule par le VIN est un document fiable et complet qui vous aidera à faire le bon choix. Vous pouvez le demander auprès de certains sites spécialisés, moyennant un coût. Examinez l’état du véhicule Avant d’acheter une voiture d’occasion, il est important de l’examiner attentivement, à l’intérieur comme à l’extérieur, de préférence en plein jour et sur un sol plat. Voici quelques points à vérifier : l’état de la carrosserie, des pneus, des vitres, des rétroviseurs, des phares, des feux l’état du moteur, de la boîte de vitesse, du système de freinage, du système électrique, du système de climatisation l’état des sièges, des ceintures, des airbags, du tableau de bord, du volant le fonctionnement des équipements et des accessoires (autoradio, GPS, vitres électriques…) Si possible, faites-vous accompagner par un expert ou un ami qui s’y connaît en mécanique. N’hésitez pas à poser des questions au vendeur sur l’historique du véhicule, les réparations effectuées, les pièces changées… Faites un essai routier L’essai routier est une étape essentielle pour tester le comportement du véhicule sur la route et détecter d’éventuels défauts ou anomalies. Voici quelques conseils pour bien réaliser un essai routier : choisissez un parcours varié (ville, route, autoroute) et d’une durée suffisante (au moins 30 minutes) vérifiez le démarrage à froid et à chaud, l’accélération, le freinage, la tenue de route, la direction écoutez attentivement les bruits suspects (claquements, grincements, sifflements…) testez tous les rapports de vitesse et les différents modes de conduite (sportif, économique…) testez tous les systèmes de sécurité (ABS, ESP, AEB, LDWS…) Si vous constatez un problème ou un dysfonctionnement lors de l’essai routier, demandez au vendeur des explications et des justificatifs. Si vous avez un doute sur la fiabilité du véhicule, renoncez à l’achat. Choisissez un moyen de paiement sécurisé Une fois que vous avez trouvé le véhicule qui vous convient, il vous reste à finaliser la transaction. Pour cela, il est important de choisir un moyen de paiement sécurisé, qui vous garantit la bonne réception du véhicule et qui évite les risques d’impayés, de faux billets ou de chèques volés. Parmi les moyens de paiement sécurisés, on peut citer : le virement bancaire, qui permet de transférer directement l’argent sur le compte du vendeur le chèque de banque, qui est un chèque certifié par la banque et qui garantit la disponibilité des fonds le mandat cash, qui est un service proposé par La Poste et qui permet d’envoyer de l’argent en espèces Quel que soit le moyen de paiement choisi, il est conseillé de vérifier son authenticité auprès de la banque ou du service émetteur. Il est également recommandé de ne pas payer la totalité du prix avant la livraison du véhicule et de conserver une preuve du paiement. #### Comment augmenter ses chances de gagner des paris en ligne ? Les paris en ligne sont l’une des principales tendances en ligne de l’année. Il n’est donc pas étonnant que de plus en plus de joueurs se demandent s’il existe un moyen d’augmenter leurs chances de gagner. De tous les continents, l’Afrique est un continent où la technologie est assez limitée. Cela signifie qu’ils ne sont pas connectés au monde en ligne. Mais, heureusement, le moment est venu pour l’Afrique de connaître un grand développement dans ce domaine. Près des deux tiers de la population africaine peuvent déjà accéder à Internet même sur mobile avec une connexion haut débit. Mais avec l’essor des paris en ligne, il n’est pas toujours simple pour les Africains de gagner. Heureusement, avec ces quelques conseils, vous pouvez y arriver. Et en choisissant les bons fournisseurs tels que onlinebetting.net.nz, il leur est possible d’augmenter leurs chances de gagner. Choisir le bon fournisseur Le conseil le plus important pour augmenter vos chances de gagner, comme les paris en direct, est de parier sur le bon fournisseur. Seuls des fournisseurs réputés garantissent des cotes favorables et deuxièmement des conditions de jeu équitables et des paiements fiables. Par conséquent, il ne faut pas jouer avec un bookmaker sans licence valide. Dans de tels cas, il y a toujours un risque de vol. Voici d’autres conseils utiles en vidéo : Un bon fournisseur est également reconnu par le choix des options de paris. En plus des options standard, les meilleurs bookmakers proposent aussi des paris en direct et des paris en streaming. De plus, il existe de nombreuses options sportives et, en plus du football, d’autres disciplines comme la boxe, le golf et la course de chevaux devraient être incluses. Un autre point important concerne les modes de paiement disponibles. Bien sûr, pour que vos propres données et paiements soient sécurisés, les moyens proposés doivent être fiables et sécurisés. Dans le même temps, les choix de méthodes de paiement doivent aussi être suffisamment larges pour que tous les joueurs puissent trouver la bonne option de paiement. Les stratégies et les tactiques Même si de nombreux experts le disent différemment, il n’y a pas de stratégies ou de tactiques secrètes qui peuvent augmenter vos chances de gagner. Au contraire, lorsque vous faites un pari, vous devez suivre deux principes simples. Même si vos projets peuvent baisser, vous faites juste un pari qui a des chances de réussir. Deuxièmement, il ne faut parier que sur les événements que vous connaissez. Par exemple, si vous êtes un fan de football, vous devez vous concentrer principalement sur les paris sur le football. Parce que ce n’est que si vous êtes vraiment familiarisé avec le sport que vous pouvez évaluer de manière réaliste votre propre potentiel de réussite en matière de paris. La variance Comme pour la bourse, la diversification de votre stock est essentielle lorsque vous pariez en ligne. Autrement dit, il ne faut pas dépenser tout votre budget pour un seul événement. Au contraire, vous devriez choisir de bonnes options et répartir votre budget entre ces paris. Ces différents paris agissent comme une sorte d’assurance si l’une des options est fausse. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner avec des paris en ligne ou dans des jeux de machines à sous en vous tenant toujours à certaines bases importantes. #### Comment Bénin réinvente son modèle culture à l’ère du numérique Dans une ruelle animée de Cotonou, au cœur d’un bâtiment discret, une vingtaine de jeunes tapotent sur leurs claviers. Sur leurs écrans défilent des masques Gèlèdé en 3D, des motifs Adinkra numérisés et des scènes de vaudou modélisées. Ce n’est pas un studio de jeux vidéo européen, mais bien le nouveau laboratoire culturel du Bénin. Un lieu où l’héritage ancestral rencontre les technologies de demain. Une renaissance numérique portée par l’histoire Le Bénin, berceau des royaumes du Dahomey, n’a jamais manqué de richesse culturelle. Mais pendant longtemps, cette mémoire est restée enfermée dans les musées étrangers ou figée dans les traditions orales. Aujourd’hui, le pays opère un virage audacieux : il veut reprendre le contrôle de son récit en le numérisant. « Nous ne voulons plus que notre culture soit racontée par d’autres. Grâce au numérique, nous avons les outils pour la raconter nous-mêmes, à notre manière », explique Josué Ahouandjinou, directeur du Centre numérique culturel de Porto-Novo. En 2021, le retour de 26 œuvres d’art pillées par la France a déclenché une prise de conscience nationale. Ce geste symbolique a été le point de départ d’un vaste chantier : numériser, archiver, et diffuser l’héritage béninois, non seulement pour le préserver, mais aussi pour le faire rayonner au-delà des frontières. Des musées intelligents et interactifs Le Musée de l’Épopée des Amazones et des Rois du Danxomè, inauguré à Abomey, ne ressemble en rien aux musées classiques. Ici, les visiteurs interagissent avec des hologrammes, manipulent des artefacts en réalité augmentée, et écoutent des récits contés par des avatars numériques. « Les jeunes ne veulent plus seulement regarder des objets derrière une vitrine. Ils veulent vivre l’histoire, l’expérimenter », affirme Nadège Soglo, conservatrice en chef du musée. « Le numérique nous permet de transformer chaque visite en voyage immersif. » Ce musée fait partie d’un programme plus large, soutenu par le gouvernement, visant à créer un réseau de lieux culturels connectés, accessibles aussi bien physiquement que virtuellement. Une manière de démocratiser l’accès à la culture, même dans les zones les plus reculées. La montée en puissance des créateurs digitaux Sur Instagram, TikTok ou YouTube, une nouvelle génération d’artistes béninois fait vibrer la toile. Ils sont vidéastes, illustrateurs, musiciens ou conteurs, et utilisent les réseaux sociaux pour revisiter les mythes fondateurs du pays. « Je veux que les gens sachent que Mami Wata est bien plus qu’un mythe africain. C’est une figure puissante, féminine, et universelle », raconte Ayodélé, une influenceuse de 25 ans qui mêle animation 2D et narration traditionnelle dans ses vidéos virales. Grâce au numérique, ces créateurs s’affranchissent des circuits classiques. Ils touchent un public jeune, connecté, avide de récits authentiques. Et surtout, ils redéfinissent ce que signifie être artiste au Bénin en 2024. Des startups au service du patrimoine Le secteur tech béninois n’est pas en reste. Plusieurs startups locales se sont spécialisées dans la valorisation du patrimoine culturel à travers les technologies émergentes. Parmi elles, « Numheritage » propose des visites virtuelles de sites historiques en réalité virtuelle. L’application a déjà séduit plus de 80 000 utilisateurs en Afrique de l’Ouest. « Nous voulons que chaque Béninois puisse visiter les palais d’Abomey ou les temples de Ouidah, même s’il vit à Parakou ou à Malanville », explique son fondateur, Rodrigue Tchassakou. D’autres entreprises développent des bases de données numériques des danses traditionnelles, des chants rituels ou des objets sacrés. Leur objectif : créer une mémoire vivante, accessible à tous, pour éviter que certaines pratiques ne disparaissent à jamais. Un soutien politique assumé Le gouvernement béninois, conscient du potentiel stratégique de la culture numérique, a intégré cette dimension dans son Plan d’Action Gouvernemental. Plus de 50 milliards de francs CFA ont été investis depuis 2018 dans les infrastructures culturelles et numériques. « La culture est un levier de développement économique, mais aussi un outil de souveraineté », a déclaré le président Patrice Talon lors de l’inauguration du Musée de la Mémoire en 2023. « En maîtrisant nos récits, nous maîtrisons notre avenir. » Des partenariats ont également été noués avec des géants du numérique comme Google Arts & Culture, qui a lancé une plateforme dédiée au Bénin, regroupant plus de 1 000 objets numérisés, des expositions virtuelles et des témoignages d’experts locaux. Entre traditions vivantes et futur numérique Cette transition numérique ne se fait pas sans défis. Certains gardiens des traditions s’inquiètent de voir des rituels sacrés exposés sur Internet. D’autres craignent une uniformisation de la culture, au détriment de sa diversité locale. « Il faut trouver un équilibre entre respect des traditions et innovation », souligne le sociologue Théophile Zinsou. « Le numérique est un outil, pas une fin en soi. Il doit servir la transmission sans la trahir. » Pour répondre à ces enjeux, des comités éthiques ont été mis en place, associant chefs traditionnels, artistes et experts du digital. Ensemble, ils définissent les limites de ce qui peut être partagé, et les conditions dans lesquelles le faire. Le Bénin n’en est qu’au début de cette aventure. Mais déjà, le pays inspire ses voisins. Le Togo, le Ghana ou le Nigeria observent de près ce modèle hybride, où le passé éclaire le futur à travers l’écran d’un smartphone. Et si, au fond, la vraie révolution culturelle ne venait pas de la Silicon Valley, mais des rues de Cotonou ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Comment Blida est devenu le « Wuhan algérien » ? La wilaya (département) de Blida constitue le foyer de l’épidémie du Covid-19 en Algérie. Le nombre de cas positifs et de décès dus au coronavirus relevé dans le département ne cessent d’augmenter. En raison de cela, l’importance cruciale que la population accorde aux traditions de rassemblement familial. Les événements familiaux, principaux foyers de contamination à Blida Blida a enregistré ses premiers cas de contamination au Covid-19 le 1er mars 2020. Ces cas positifs concernent deux personnes d’une même famille, à savoir : une dame de 53 ans et sa fille, âgée de 24 ans. Deux jours plus tard, 2 autres personnes issues de la même famille que les 2 premiers cas d’infection ont été testées positives au SARS-CoV-2. Les autorités ont, alors, ouvert une enquête épidémiologique en vue d’identifier et de tester toutes les personnes qui étaient en contact avec ces personnes porteuses du coronavirus. Au total, le 7 mars 2020, 19 cas positifs au coronavirus, appartenant à la même famille ont été relevés à Blida. Toutes ces personnes ont assisté à un mariage qui a eu lieu en mi-février.   Les foyers de transmission du coronavirus se multiplient à Blida, où la population accorde une importance cruciale aux rencontres familiales pour de simples visites et pendant les célébrations. Le 13 mars 2020, une femme appartenant à une famille respectée de Blida décède pour des raisons indéterminées. Malgré la propagation grandissante de l’épidémie dans le département, tous les notables se sont rassemblés pour assister aux funérailles. L’Algérie au stade 3 Le 22 mars 2020, alors que l’Algérie enregistrait 17 décès et 201 cas confirmés, dont 125 cas positifs à Blida, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, Abderahmane Benbouzid a annoncé l’entrée du pays au stade 3. Par la suite, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a décrété le confinement total de Blida, principal foyer de propagation du Covid-19, désormais surnommé « Wuhan algérien ». Déconfinement de Blida Le 24 avril 2020, le gouvernement a déclaré le déconfinement progressif de Blida. Les mesures prévoient, dans un premier temps, le déconfinement partiel : autorisation de sortie de 7 h à 14 h. Le corps médical a signifié son opposition face à cette décision, craignant une « 2ème vague qui sera plus importante que la première ».   A la date du 6 mai 2020, le bilan du Covid-19 en Algérie fait état de 4838 cas positifs, 470 décès et 2067 guérisons dont 860 cas de contamination, 110 décès et 133 guéris recensés à Blida. France : interdiction des rassemblements familiaux La France accueille de nombreux ressortissants algériens. Ces derniers sont d’autant plus attachés à leurs coutumes. D’ailleurs, les 2 premiers cas de contamination en Algérie ont été relevés suite au signalement de 2 cas positifs de ressortissants algériens résidant en France, testés positifs au retour de leur pays d’origine, après avoir assisté au mariage de mi-février, à Blida. Cet événement représente le principal foyer de propagation du coronavirus en Algérie. En France, le gouvernement a décrété l’interdiction des visites familiales et des événements familiaux comme les mariages. Les services de l’état civil ne prennent en charge que les actes de naissance et les actes de décès. Le traitement des autres requêtes dont la demande d’un acte de mariage sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. #### Comment Botswana réinvente son modèle économie à l’ère du numérique Au cœur du désert du Kalahari, un pays discret trace silencieusement une nouvelle voie. Loin des projecteurs, le Botswana, longtemps perçu comme un modèle de stabilité en Afrique, est en train de réécrire son destin économique. Mais cette fois, ce n’est ni l’or ni le diamant qui mènent la danse. C’est le numérique. Des diamants à la data : une transition stratégique Depuis son indépendance en 1966, le Botswana s’est bâti une réputation enviable grâce à ses ressources en diamants. Pendant des décennies, ces pierres précieuses ont représenté plus de 80 % des exportations nationales. Mais derrière cette réussite, une inquiétude grandissait : comment survivre à l’épuisement progressif des ressources minières ? “Nous avons compris que notre dépendance aux diamants était une faiblesse, pas une force”, confie Thapelo Moagi, conseiller économique au ministère des Finances. “Il fallait anticiper l’après-diamant. Et le numérique s’est imposé comme une évidence.” En 2020, le gouvernement lance la stratégie “Digital Botswana”, un plan ambitieux visant à transformer le pays en une économie numérique d’ici 2036. Objectif : créer de nouveaux moteurs de croissance, favoriser l’innovation locale et attirer les investissements technologiques internationaux. Gaborone, une capitale qui se métamorphose Dans les rues de Gaborone, les signes du changement sont visibles. De nouveaux incubateurs technologiques ont vu le jour, comme le Botswana Innovation Hub, un centre ultramoderne niché à la périphérie de la ville. À l’intérieur, des jeunes codeurs, ingénieurs et entrepreneurs travaillent sur des projets allant de l’intelligence artificielle à la fintech. “Il y a cinq ans, personne ne parlait de start-up ici”, raconte Naledi Kgosi, fondatrice de la plateforme de e-santé MedTech Africa. “Aujourd’hui, on a des hackathons tous les mois, des investisseurs qui viennent de Nairobi ou de Londres, et une vraie communauté tech qui se forme.” Le gouvernement soutient activement cette dynamique. Des exonérations fiscales ont été mises en place pour les entreprises numériques, et un fonds de capital-risque public-privé a été lancé pour soutenir les jeunes pousses locales. En 2023, plus de 150 start-up ont été créées dans le pays, un record historique. Une formation numérique à grande échelle Mais pour bâtir une économie numérique, encore faut-il former une population prête à la porter. Le Botswana a donc massivement investi dans l’éducation technologique. Dès l’école primaire, les enfants apprennent les bases du codage et de la pensée algorithmique. “Nous avons introduit l’informatique comme matière obligatoire dès le collège”, explique Mpho Dintwe, directeur du département de l’éducation numérique. “L’idée est de créer une génération qui pense en langage digital.” À l’université du Botswana, de nouveaux cursus en cybersécurité, data science et blockchain ont été lancés. En parallèle, des programmes de formation continue permettent aux adultes de se reconvertir ou d’acquérir de nouvelles compétences. En trois ans, plus de 30 000 citoyens ont suivi ces formations. Des services publics qui passent au numérique La transformation ne s’arrête pas au secteur privé. L’État lui-même se numérise à grande vitesse. En 2022, le Botswana a lancé son portail eGov, qui permet aux citoyens d’accéder à plus de 200 services administratifs en ligne : demande de passeport, paiement des impôts, enregistrement des entreprises… “Avant, il fallait parfois faire la queue pendant des heures pour renouveler un document”, se souvient Keitumetse Molefe, une entrepreneure de Francistown. “Aujourd’hui, je fais tout depuis mon téléphone. C’est un gain de temps énorme.” Cette digitalisation a aussi permis de lutter contre la corruption et d’améliorer la transparence. Selon Transparency International, le Botswana est désormais le pays africain le mieux classé en matière de gouvernance électronique. Un pont vers l’Afrique australe numérique Le Botswana ne veut pas seulement se transformer de l’intérieur. Il ambitionne aussi de devenir un hub numérique régional. Sa position géographique stratégique, au carrefour de l’Afrique australe, en fait un candidat idéal pour accueillir des centres de données et des infrastructures cloud. En 2023, Amazon Web Services a annoncé l’ouverture d’un data center à Gaborone, une première en Afrique australe. D’autres géants comme Huawei et Liquid Intelligent Technologies ont également investi dans le pays. “Nous voulons être la porte d’entrée numérique de la région”, affirme Boitumelo Sebele, responsable des investissements technologiques à Botswana Investment and Trade Centre. “Notre stabilité politique et notre cadre juridique attractif sont des atouts majeurs.” Les défis restent nombreux Malgré ces avancées, la route reste semée d’embûches. L’accès à Internet, notamment dans les zones rurales, demeure limité. Seuls 57 % des foyers botswanais disposent d’une connexion stable, selon les chiffres de 2023. De plus, la fracture numérique entre les jeunes urbains et les populations âgées ou rurales persiste. “Le numérique ne doit pas creuser les inégalités, mais les réduire”, alerte Dr. Lesego Phiri, sociologue à l’université de Maun. “Il faut veiller à ce que personne ne soit laissé de côté.” Autre défi : la cybersécurité. Avec l’essor du numérique, les cyberattaques se multiplient. Le gouvernement a récemment créé une agence nationale de cybersécurité, mais les ressources humaines et techniques restent encore limitées. Enfin, la dépendance à l’expertise étrangère freine parfois le développement de solutions locales. De nombreux projets technologiques sont encore conçus à l’étranger, faute de compétences suffisantes sur place. Le Botswana avance, certes, mais à pas mesurés. Alors que le monde se numérise à grande vitesse, ce petit pays enclavé, autrefois silencieux, tente de faire entendre sa voix dans le concert numérique mondial. Reste à savoir si cette voix sera assez forte, assez claire, pour porter un modèle économique nouveau, durable et inclusif. Et si, au-delà des diamants, le Botswana saura faire briller ses idées. #### Comment Centrafrique réinvente son modèle géopolitique à l’ère du numérique À Bangui, les câbles s’enchevêtrent comme les destins. Dans les ruelles poussiéreuses de la capitale, entre les antennes satellites improvisées et les cybercafés sommaires, un nouveau langage s’écrit. Celui d’un pays qui, après des décennies de conflits et d’isolement, tente de se redéfinir à travers les lignes de code, les connexions satellitaires et les alliances numériques. La Centrafrique, longtemps considérée comme l’un des États les plus fragiles du continent, esquisse aujourd’hui un virage inattendu : celui d’une diplomatie numérique aux contours encore flous, mais porteurs d’une ambition inédite. Une nation en quête de souveraineté technologique Lorsque le président Faustin-Archange Touadéra a annoncé en 2022 l’adoption du Bitcoin comme monnaie légale, le monde a haussé les sourcils. Pour beaucoup, ce choix semblait déconnecté de la réalité d’un pays où seuls 14 % de la population ont accès à l’électricité, et moins de 10 % à Internet. Mais derrière cette décision controversée, se cache une stratégie plus vaste : celle de se libérer de certaines dépendances économiques et monétaires traditionnelles. “Nous voulons écrire notre propre histoire. Pas celle dictée depuis Paris ou Washington”, confiait récemment un conseiller présidentiel sous couvert d’anonymat. Le projet Sango, une plateforme numérique censée attirer les investisseurs en cryptomonnaie, incarne cette volonté de créer une économie parallèle, affranchie des circuits bancaires classiques. Si les résultats concrets tardent à se matérialiser, l’initiative a au moins eu le mérite de repositionner la Centrafrique sur la carte géopolitique numérique. “C’est un signal fort que le pays envoie, même s’il reste encore beaucoup à faire en matière d’infrastructures”, analyse Mireille Dossou, chercheuse en politiques numériques africaines. Des alliances qui bousculent les équilibres régionaux Dans ce nouveau jeu d’influences, la Centrafrique n’est pas seule. Depuis plusieurs années, elle resserre ses liens avec la Russie, notamment via la présence du groupe Wagner, mais aussi à travers des partenariats technologiques discrets. Des techniciens russes auraient été sollicités pour développer certains outils de cybersécurité, selon des sources diplomatiques concordantes. “Le numérique devient un levier d’influence. Il permet à des puissances extérieures de s’implanter sans forcément passer par les canaux traditionnels”, explique le politologue camerounais Jean-Benoît N’Koulou. La Chine, elle aussi, observe avec intérêt les mouvements de Bangui. Des équipements de télécommunication fournis par Huawei ont récemment été installés dans plusieurs ministères, dans le cadre d’un accord bilatéral signé en 2023. Ces alliances, parfois opaques, inquiètent certains partenaires occidentaux. Mais elles traduisent surtout une volonté de diversification stratégique. “Nous ne voulons plus être un pion. Nous voulons choisir nos partenaires”, martèle un haut fonctionnaire centrafricain. Le numérique comme outil de légitimation politique Au-delà des questions économiques, le numérique offre aussi un nouveau terrain pour affirmer une autorité politique contestée. Le gouvernement centrafricain mise sur les technologies pour renforcer le contrôle de son territoire, notamment à travers la surveillance électronique et la numérisation des registres d’état civil. “Avant, il était facile de disparaître dans la brousse. Maintenant, avec les drones et les bases de données, c’est plus compliqué”, témoigne un ancien chef de milice reconverti dans l’agriculture. Cette transition vers un État numérique s’accompagne d’un renforcement des capacités de renseignement, souvent en collaboration avec des partenaires étrangers. Mais cette centralisation numérique soulève aussi des inquiétudes. Des ONG locales dénoncent un manque de transparence dans la collecte des données et craignent une dérive autoritaire. “La technologie ne garantit pas la démocratie. Elle peut aussi servir à la répression”, alerte Rosalie Koyanga, militante des droits humains à Bangui. Une jeunesse connectée, entre espoir et désillusion Dans les quartiers périphériques de Bangui, les cybercafés ne désemplissent pas. Les jeunes y viennent pour consulter leurs réseaux sociaux, apprendre à coder ou simplement rêver d’un ailleurs. “Je veux devenir développeur et créer une application pour les agriculteurs de mon village”, confie Léon, 22 ans, étudiant en informatique. Cette génération connectée voit dans le numérique une échappatoire au chômage endémique et aux violences chroniques. Le gouvernement l’a bien compris et multiplie les initiatives de formation, souvent en partenariat avec des ONG internationales. En 2023, plus de 3 000 jeunes ont ainsi été formés aux métiers du digital dans le cadre du programme “Centrafrique Numérique”. Mais les obstacles restent nombreux : coupures d’électricité fréquentes, connexion instable, coût élevé du matériel. “On nous parle de start-up alors qu’on n’a même pas de courant pour charger nos téléphones”, ironise Marie-Claire, 19 ans, qui rêve de lancer sa boutique en ligne. Un laboratoire discret de la diplomatie numérique africaine En misant sur le numérique, la Centrafrique expérimente une forme de diplomatie peu conventionnelle. Elle s’invite dans les forums internationaux sur les cryptomonnaies, participe à des sommets technologiques en Asie, et tente de nouer des partenariats bilatéraux dans le domaine de la cybersécurité. “C’est un pari risqué, mais audacieux. Le pays veut exister autrement sur la scène internationale”, observe Alain Gomis, expert en relations internationales basé à Dakar. Cette stratégie de niche pourrait inspirer d’autres États africains en quête de visibilité et de souveraineté. Déjà, certains pays voisins observent attentivement l’expérience centrafricaine. Le Tchad et le Soudan du Sud ont entamé des discussions pour mutualiser certaines infrastructures numériques. Une manière de contourner les dépendances coloniales et de bâtir une coopération régionale fondée sur les technologies. Vers une nouvelle identité géopolitique ? La Centrafrique n’est pas encore un hub technologique. Mais elle devient un symbole. Celui d’un pays qui, malgré la pauvreté, les conflits et l’isolement, tente de se réinventer par les outils du XXIe siècle. Le numérique y est autant un instrument de développement qu’un vecteur d’affirmation politique. “Ce que nous faisons ici, c’est plus qu’un projet économique. C’est un acte de foi”, affirme le ministre de l’Économie numérique, Ibrahim M’Boko. Une foi dans la capacité du pays à maîtriser son destin, à écrire une nouvelle page de son histoire, au-delà des lignes frontalières et des récits imposés. Mais cette transition numérique peut-elle vraiment transformer les fondations d’un État fragilisé ? Ou risque-t-elle de creuser de nouvelles fractures, entre les connectés et les oubliés, entre les promesses technologiques et les réalités du terrain ? La Centrafrique avance, tâtonne, expérimente. Et dans cette incertitude, peut-être se cache la forme la plus sincère de souveraineté. Pour approfondir sur geopolitique en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. capitales africaines PIB des pays africains pays les plus developpes d'Afrique #### Comment créer un logo en ligne ? Le logo est la première impression que les clients ont de votre entreprise. Il doit être unique, accrocheur et mémorable pour permettre à votre entreprise de se démarquer de la concurrence. La création d’un logo peut sembler une tâche difficile, mais grâce à l’essor de la technologie, il est désormais possible de créer un logo en ligne. Voici quelques étapes à suivre pour créer un logo en ligne. Ce qu’il faut retenir Le logo est la première impression que les clients ont de votre entreprise. Il doit être unique, accrocheur et mémorable pour permettre à votre entreprise de se démarquer de la concurrence. La création d’un logo peut sembler une tâche difficile, mais grâce à. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Définissez le style de votre logo Avant de commencer à créer votre logo, vous devez déterminer le style que vous souhaitez. Voulez-vous un logo minimaliste ou complexe ? Voulez-vous utiliser des formes géométriques ou des illustrations ? Une fois que vous avez défini le style que vous voulez, vous pouvez passer à l’étape suivante. Utilisez un outil de création de logo en ligne Il existe plusieurs outils de création de logo en ligne gratuits et payants. Vous pouvez opter pour des outils tels que Turbologo, Wix Logo Maker, Tailor Brands ou encore Logojoy. Ces outils sont très simples à utiliser, même si vous n’avez pas de compétences en conception graphique. Il vous suffit simplement de choisir un modèle qui correspond à votre style de logo et de personnaliser les éléments tels que les couleurs, les polices et les icônes. Choisissez les couleurs de votre logo Les couleurs que vous utilisez dans votre logo ont un impact sur la perception de votre entreprise. Il est important de choisir des couleurs qui reflètent les valeurs de votre entreprise et qui attirent également l’attention des consommateurs. Les couleurs vives comme le rouge, le jaune et le bleu sont souvent utilisées dans les logos pour attirer l’attention. Ajoutez votre nom ou votre slogan Votre nom ou votre slogan est un élément clé de votre logo. Il doit être lisible et facilement reconnaissable. Vous pouvez choisir une police simple et sans-serif pour rendre votre nom ou votre slogan facile à lire. Testez votre logo Avant de finaliser votre logo, vous devez le tester sur différents supports tels que des cartes de visite, des bannières publicitaires et des sites web. Cela vous permettra de voir comment votre logo apparaît sur différents supports et de vous assurer qu’il est facilement reconnaissable. En conclusion, créer un logo en ligne est désormais une tâche facile grâce aux outils disponibles sur internet. Il est important de définir le style de votre logo, de sélectionner des couleurs appropriées, d’ajouter votre nom ou votre slogan et de tester votre logo avant de le finaliser. Avec ces étapes simples, vous pouvez créer un logo unique et accrocheur pour votre entreprise. #### Comment démarrer un casino en ligne en Afrique du Sud ? Démarrer un casino en ligne qui répondra aux besoins des joueurs dans un pays particulier nécessite une recherche et une préparation importantes. Est-ce que le marché du pays offre des opportunités de développement importantes, quelle est la situation juridique dans le domaine du jeu, quelles particularités nationales doivent être observées pour rendre un casino aussi attrayant que possible pour les joueurs locaux, sont autant de questions importantes à apprendre. Si cette industrie se développe de plus en plus aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu de grandes évolutions. Les sites de casino comme gamblingca.net/bonuses permettent aux joueurs de jouer en toute quiétude. Vous trouverez ci-dessous les facteurs clés auxquels prêter attention et quelques conseils importants pour ceux qui trouvent le marché du jeu sud-africain lucratif et souhaitent démarrer leur activité en ligne en mettant l’accent sur les joueurs de ce pays. Le marché du jeu en Afrique du Sud Le marché du jeu sud-africain est connu comme l’un des marchés les plus importants et les plus lucratifs au monde, attirant de nombreux opérateurs pour ouvrir leurs installations de jeux terrestres aux joueurs locaux. Bien que le gouvernement ait introduit une réglementation assez rigide dans ce domaine, il accepte toujours le fait que le jeu représente une part importante du budget du pays. En 2011, le GGR des casinos en Afrique du Sud a fait 877 millions d’euros selon les statistiques officielles de 36 casinos terrestres agréés. Voici une vidéo en anglais parlant de la croissance de cette industrie dans le pays : https://www.youtube.com/watch?v=ZqsH42XtudM Un rapport récent a montré que jusqu’à 5 % de la population en Afrique du Sud joue. Bien qu’il n’y ait pas de statistiques officielles indiquant quelle partie de ce taux appartient aux casinos en ligne, il est bien connu que de plus en plus de personnes se tournent vers les jeux d’argent en ligne. Cela se produit pour un certain nombre de raisons évidentes, telles qu’un choix plus large de jeux disponibles, un accès rapide au casino sans avoir besoin de se déplacer loin de chez soi, une intimité garantie que les casinos terrestres n’offrent pas nécessairement, divers bonus, ainsi qu’un nombre étendu d’options de paiement. Dans l’ensemble, le marché sud-africain du jeu en ligne est vaste et même avec un certain nombre de marques bien connues déjà présentes, il reste très prometteur pour les nouveaux opérateurs qui décident de créer un casino en ligne. La loi sur les jeux en Afrique du Sud Le jeu en Afrique du Sud a toujours été confronté à certaines restrictions et de 1965 à 1994, il était totalement illégal. Ce n’est qu’en 1996, après le changement de gouvernement, que les casinos terrestres ont été légalisés et que le nouveau National Gambling Board a commencé à réglementer tous les types de jeux. En ce qui concerne les jeux en ligne, le Conseil a délivré 10 licences nationales à des fournisseurs de services de jeux en ligne locaux.  Il est maintenant indiqué sur le site Web officiel du National Gambling Board que jouer aux casinos en ligne est illégal, à l’exception des paris via les bookmakers agréés (qui ne sont que 10). Cependant, étant donné que les jeux en ligne ont pris une part importante du marché total des jeux en Afrique du Sud, de nombreux casinos opérant à partir de sites offshores et possédant des licences de jeu d’autres juridictions sont présentes dans le pays et acceptent des acteurs locaux. Bien que de tels jeux de hasard soient techniquement illégaux, il y a eu très peu de cas de poursuites judiciaires ou de blocage des sites de jeux en ligne acceptant des utilisateurs de l’Afrique du Sud. #### Comment des grand-mères utilisent WhatsApp pour contrer l’intimidation électorale au Zimbabwe rural ? Au Zimbabwe, les élections nationales du 23 août 2023 s’annoncent tendues et incertaines. Le président sortant Emmerson Mnangagwa, au pouvoir depuis le coup d’État de 2017, affronte à nouveau son principal rival Nelson Chamisa, leader de la coalition d’opposition Citizens Coalition for Change (CCC). Dans les zones rurales du pays, où vit la majorité de la population, les partisans de l’opposition font face à des menaces, des intimidations et une propagande médiatique de la part des militants du parti au pouvoir, le ZANU-PF. Mais certains ont trouvé un moyen de résister et de s’informer grâce à l’application de messagerie WhatsApp. WhatsApp, un outil de communication et d’information Un groupe de quatre grand-mères portant des foulards, des t-shirts et des jupes jaunes, la couleur du CCC, se rassemblent autour d’un téléphone portable dans la région rurale de Domboshava. Elles rient en regardant une vidéo montrant une troupe de babouins malicieux arrachant des affiches électorales du parti au pouvoir avec le visage du président dessus. Elizabeth Mutandwa, 64 ans, partage la vidéo sur plusieurs groupes WhatsApp communautaires, et en profite pour diffuser des informations sur la campagne électorale du parti qu’elle soutient. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Ces grand-mères font partie d’un réseau de militants du CCC qui utilisent WhatsApp pour communiquer entre eux, s’organiser et se tenir au courant des événements politiques. WhatsApp est l’application de messagerie la plus populaire au Zimbabwe, avec plus de 6 millions d’utilisateurs. Elle permet d’envoyer des messages, des photos, des vidéos et des liens à des contacts individuels ou à des groupes pouvant compter jusqu’à 256 membres. Elle offre aussi la possibilité de crypter les conversations, ce qui garantit une certaine sécurité et confidentialité aux utilisateurs. WhatsApp est donc un outil précieux pour les partisans de l’opposition qui craignent les représailles du ZANU-PF ou la surveillance des autorités. Elizabeth Mutandwa raconte qu’elle a reçu des menaces de mort et qu’elle a été agressée par des partisans du parti au pouvoir pour avoir affiché son soutien au CCC. Elle dit aussi que les médias d’État ne couvrent pas les activités de l’opposition et diffusent des fausses informations pour discréditer Chamisa. Grâce à WhatsApp, elle peut contourner ces obstacles et accéder à des sources d’information alternatives. WhatsApp, un outil de mobilisation et de sensibilisation En plus de s’informer, les grand-mères utilisent WhatsApp pour mobiliser et sensibiliser leurs proches, leurs voisins et leurs communautés. Elles partagent des messages encourageant les gens à voter pour le changement, à dénoncer les violences électorales et à surveiller le déroulement du scrutin. Elles diffusent aussi des vidéos humoristiques ou satiriques pour se moquer du régime en place et dénoncer ses abus. Elizabeth Mutandwa explique qu’elle veut convaincre les gens que le vote est important et qu’il peut faire la différence. Elle dit qu’elle a connu la colonisation britannique, la guerre d’indépendance et le règne autoritaire de Robert Mugabe, l’ancien président renversé par le coup d’État de 2017. Elle espère que cette fois-ci, les élections seront libres, justes et transparentes, et qu’elles permettront d’améliorer la situation économique et sociale du pays. WhatsApp n’est pas le seul moyen de mobilisation utilisé par les grand-mères. Elles participent aussi aux rassemblements organisés par le CCC dans leur région. Elles marchent plusieurs kilomètres en portant les couleurs de leur parti pour assister aux discours de Chamisa ou de ses représentants. Elles distribuent des tracts, des autocollants et des badges aux passants. Elles chantent, dansent et scandent des slogans en faveur du changement. WhatsApp, un outil à double tranchant Si WhatsApp offre des avantages indéniables aux partisans de l’opposition, il présente aussi des risques et des limites. D’une part, l’application peut être utilisée à des fins malveillantes, comme la diffusion de fausses informations, de rumeurs, de discours haineux ou de messages incitant à la violence. D’autre part, l’application dépend de la disponibilité et de la qualité du réseau internet, qui peut être perturbé ou coupé par les autorités en période électorale. Enfin, l’application ne touche pas toute la population, notamment les personnes les plus pauvres, les plus âgées ou les moins éduquées, qui n’ont pas accès à un smartphone ou qui ne savent pas s’en servir. Ces facteurs peuvent limiter l’impact de WhatsApp sur le résultat des élections. Selon les sondages, le président Mnangagwa est favori pour remporter un second mandat, malgré la crise économique et sanitaire que traverse le pays. Le ZANU-PF dispose d’une forte implantation dans les zones rurales, où il bénéficie du soutien des chefs traditionnels et des structures administratives locales. Le CCC, quant à lui, est plus populaire dans les zones urbaines, où il peut compter sur le mécontentement des jeunes, des travailleurs et des classes moyennes. Les grand-mères ne se découragent pas pour autant. Elles continuent à utiliser WhatsApp pour faire entendre leur voix et exprimer leur espoir. Elles savent que le changement ne se fera pas du jour au lendemain, mais elles croient que chaque geste compte. Elles sont convaincues que WhatsApp est un outil puissant pour défendre leurs droits et leur liberté. #### Comment faire des pronostics sur les paris sportifs sur le football Parier sur le football aujourd’hui sur Betwinner est l’un des passe-temps les plus populaires parmi les amateurs de paris et de jeux d’argent. Le football est depuis longtemps devenu un favori parmi les sports mondiaux, et c’est à lui que l’attention accrue des bookmakers est accordée. La ligne de football active est toujours la plus grande, car de nombreux paris y sont placés chaque jour.  Les limites de mise ici sont plus élevées et la marge est plus petite que dans les autres types. Soit dit en passant, vous pouvez en savoir plus sur le jeu et la différence entre les bonus sur dépôt et les bonus sans dépôt sur un site faisant autorité. Parlons maintenant des paris sportifs. Quels sont les types de paris sur le football Afin de comprendre le favori des paris en ligne sur le football, comment gagner, vous devez connaître les principaux types. Un débutant qui n’a pas encore compris les subtilités a peu de chances de pouvoir gagner. Sur la ligne active, il peut y avoir différentes options de prévisions : sur le résultat (deux options : sur victoire ou match nul) ; nombre de têtes ; pour handicapés; sur le compte exact; sur les résultats des 1ère et 2ème mi-temps, etc. Chaque bureau sérieux propose au moins 100 paris – c’est une garantie d’attirer les clients. Les paris sur le football sont très populaires dans le monde entier, les bookmakers mettent donc en jeu les matchs les plus attendus. Pour les compétitions moins modestes, il y a beaucoup moins d’options de paris disponibles pour les joueurs. Autres types de paris sur le football Le total, le score exact et d’autres options peuvent être attribués à cette catégorie. Le concept de “total” correspond à tous les buts qui ont été marqués dans le match. La valeur est indiquée sur le site Web de BC et les parieurs font des paris dans le sens supérieur ou inférieur.  Par exemple, lorsque la valeur “3, 5” est placée sur le total, il faut s’inquiéter que les équipes ne marquent pas plus de trois buts au total. Avant de parier votre argent, il est recommandé de consulter les conseils de paris sur le football professionnel.  Cela aidera les parieurs novices à prendre un bon départ et à faire des paris avec un maximum de chances de succès, minimisant ainsi le risque d’échec. Lorsque vous pariez sur le score exact, vous devez le deviner jusqu’à la dernière balle. Ici, vous ne pouvez compter que sur la chance, car les prévisions sont pour la plupart vagues.  Les cotes pour le score exact sont très élevées, car il est presque impossible de deviner comment telle ou telle équipe se comportera sur le terrain. Quant aux autres offres avantageuses sur BC, il existe un grand nombre d’options. Par exemple, vous pouvez parier sur le nombre de buts des deux équipes, deviner si une seule équipe marque ou deux. Les paris sont également faits sur le nombre de cartons jaunes et rouges, l’équipe avec le plus de remplacements et de tirs au but, etc. Questions et réponses Quelles sont les caractéristiques du football ? Le football est un sport d’équipe, donc le facteur humain ne joue généralement pas ici : mauvaise santé du joueur, blessure, etc. Un remplacement a lieu, un autre athlète est libéré sur le terrain et le jeu continue dans le mode précédent. C’est un gros plus par rapport au tennis, où la maladie d’un athlète affecte non seulement les résultats de la compétition, mais aussi son déroulement de principe. Les prévisions de paris sur le football peuvent changer en fonction de l’évolution de l’un des facteurs ci-dessus. Par conséquent, il est important de surveiller régulièrement les prévisions des experts et leur analyse. Y a-t-il des inconvénients à parier sur le football ? Il n’y en a que deux : un petit nombre de côtes gonflées, appelées “valeurs”, et des ajustements de ligne instantanés par les bookmakers. Chaque office porte une attention particulière à la fixation des coefficients. Lorsque la ligne du matin reprend, tous les bookmakers commencent à s’espionner mutuellement. Les cotations changent constamment, donc les cotes élevées seront encore plus rares. #### Comment fonctionne un casino crypto ? Depuis quelques années, les cryptomonnaies révolutionnent le monde des finances. Nous assistons sans relâche à l’apparition de nouvelles monnaies virtuelles avec de nombreux avantages. En raison des possibilités qu’elles offrent, les cryptomonnaies sont aujourd’hui utilisées dans différents domaines pour effectuer des transactions. C’est ainsi que nous les retrouvons dans les casinos en ligne. On parle de casino crypto. Ce type d’établissement est de plus en plus populaire. Vous désirez surement en savoir plus sur le casino crypto et ses avantages. Nous vous invitons à trouver des éléments de réponse dans cet article. Qu’est-ce qu’un casino crypto ? Un casino crypto est un site web de jeux en ligne dont le principe de transaction se base exclusivement sur les cryptomonnaies. Autrement dit, tout ce qui concerne les dépôts, retraits et autres se fait avec des monnaies virtuelles. Notons tout de même qu’il y a plusieurs catégories de cryptomonnaies. Ainsi, chaque établissement autorise l’utilisation de cryptomonnaies de son choix. Vous avez donc des casinos crypto qui se servent des cryptomonnaies suivantes : Le Bitcoin ;L’Ethereum ;Le Litcoin ;Le Doge coin, etc. Il existe des casinos en ligne qui proposent l’utilisation de cryptomonnaies en option et d’autres qui se basent exclusivement sur les transactions par cryptomonnaies. La première catégorie de casinos autorise les joueurs à faire leurs dépôts en cryptomonnaies qui plus tard seront convertis en devise. Pour ce qui est de la deuxième catégorie de casinos, elle exclut l’utilisation de devises. Tout se passe avec des cryptomonnaies. En ce qui concerne le fonctionnement des casinos crypto, il est simple. Vous devez d’abord disposer d’un portefeuille électronique qu’il faudra alimenter avant de commencer par jouer. Ainsi, pour procéder au dépôt sur la plateforme, vous devez passer chaque fois par votre portefeuille électronique. Dans le cas d’un casino bitcoin par exemple, vous devez disposer d’un portefeuille électronique fourni de cette monnaie. Quels sont les avantages du casino crypto ? Vous découvrirez en optant pour le casino crypto que plusieurs avantages s’offrent à vous. Nous allons-vous présenter quelques-uns. Avec un casino crypto, vous bénéficiez de la sécurité et de la réduction des frais de transaction La sécurité est un élément recherché par beaucoup d‘amateurs des casinos en ligne. Cela va de soi. C’est un point important dans la mesure où personne ne veut perdre utilement son argent. Avec le casino crypto, il n’y a pas de risque. En effet, contrairement à d’autres casinos traditionnels, les casinos crypto ne se servent pas de moyens douteux pour gagner des avantages sur les joueurs. Il n’est donc pas question de fraude lorsque vous optez pour un casino crypto ; ce qui peut vous donner encore plus de confiance sont les systèmes provably fair. Il s’agit de dispositifs qui vous permettent de contrôler si les données affichées par les jeux sont fiables ou pas. En outre, le casino crypto vous permet de bénéficier de frais de transaction réduits. À vrai dire, les frais prélevés au cours de vos dépôts sur une plateforme de casino crypto ne vont pas au-delà des frais normaux. Ils sont en réalité relatifs à ce qui vous sera prélevé lorsque vous faites vos transactions via votre portefeuille électronique. Notez pour finir qu’un casino crypto ne vous demandera pas de payer des frais de retraits. L’anonymat, un avantage considérable pour les joueurs de casino crypto Avec un casino crypto, vous n’avez pas de souci à vous faire quant à la confidentialité de vos données personnelles. En effet, ces établissements virtuels se basent sur un principe d’anonymat qui permet d’assurer la sécurité de vos données en ligne. De plus, aucune procédure concernant le remplissage de formulaire ne vous sera demandée. Ainsi, vous pouvez mener vos opérations rapidement et simplement sans avoir à fournir d’informations de quelque nature que ce soit. La rapidité des transactions Les établissements de casino en ligne qui se basent sur l’utilisation de cryptomonnaies ne vous donnent pas de fil à retordre en ce qui concerne vos transactions. Avec eux, tout se passe en quelques clics seulement. Ainsi, vous pouvez effectuer toutes vos transactions (retraits et dépôts) de manière directe, sans intermédiaire. Il suffit de suivre les indications. Cela vous permet d’économiser du temps et d’obtenir plus rapidement vos gains. Certains casinos crypto vous donnent la possibilité de lier directement votre compte à leur site de jeux. Cela vous permet de passer directement par la plateforme pour effectuer toutes vos transactions de façon plus simple. L’avantage est que vos gains vous seront directement versés dans votre compte, lorsque vous gagnez un pari. C’est simple et rapide. #### Comment fonctionnent les paiements automatiques dans les casinos en ligne Fluidité des paiements à l’ère numérique L’évolution du jeu en ligne ne se limite pas à l’expérience de jeu elle-même : elle a aussi profondément transformé la manière dont les gains sont traités. Aujourd’hui, les joueurs attendent un accès rapide et sécurisé à leurs fonds, souvent en quelques minutes. Pour répondre à cette exigence, les casinos en ligne ont mis en place des systèmes de paiement automatique qui éliminent les vérifications manuelles et simplifient considérablement les retraits. Des plateformes telles que Allyspin Casino misent sur l’automatisation pour offrir une expérience fluide et compétitive. Mais que se passe-t-il concrètement lorsque le joueur clique sur « Retirer » et que ses gains lui sont transférés sans aucune intervention humaine ? Qu’est-ce qu’un paiement automatique ? Un paiement automatique est un processus piloté par logiciel, permettant de transférer les gains d’un joueur vers son mode de paiement choisi, sans intervention humaine. Le système vérifie en temps réel l’éligibilité, le montant et les conditions de conformité, puis exécute l’ordre de paiement dès validation. Ce mécanisme vise à raccourcir les délais de retrait, à réduire les erreurs et à alléger la charge du support client. Alors que certains systèmes plus anciens reposent encore sur des vérifications manuelles, les plateformes modernes fonctionnent quasiment en continu avec des flux de traitement automatisés, surtout pour les retraits de faible ou moyenne importance. Déclenchement du processus de retrait Lorsqu’un joueur choisit d’encaisser ses gains, il se rend dans l’espace de retrait du casino, sélectionne son mode de paiement, entre le montant et valide sa demande. Ce simple clic déclenche une série de vérifications. En arrière-plan, le système s’assure : De l’identité du joueur via les données KYC De la correspondance entre dépôt et retrait Du respect des conditions de bonus De la disponibilité du solde Des limites de retrait quotidiennes ou hebdomadaires Une fois toutes ces étapes franchies, le processus passe à l’étape suivante : l’envoi des fonds. Chez Allyspin Casino, ces vérifications sont généralement effectuées en quelques secondes pour les comptes déjà validés. Passerelle de paiement et communication API Les paiements automatisés reposent sur une communication fluide entre la plateforme de jeu et les fournisseurs de paiement externes. Cela se fait via des API, permettant au système du casino d’envoyer des instructions directement à : Des portefeuilles électroniques Des banques (par virement SEPA ou ACH) Des réseaux de cartes bancaires (Visa Direct, Mastercard Send) Des plateformes blockchain (cryptomonnaies) Chaque passerelle traite les transactions selon ses propres protocoles. Par exemple, un retrait vers un portefeuille électronique peut être validé en 15 minutes, tandis qu’un virement bancaire peut nécessiter plusieurs heures. Le casino reçoit un identifiant de transaction ou un accusé de réception, visible dans l’historique du joueur. Sécurité et filtres anti-fraude Avant d’exécuter le paiement, le système analyse le comportement du joueur à l’aide de filtres intelligents. Ces outils surveillent : La fréquence et le volume des retraits Des schémas de mise inhabituels Des comptes récemment créés avec de grosses demandes La localisation géographique L’empreinte digitale du terminal utilisé En cas d’anomalie, la transaction est suspendue pour une vérification manuelle. Allyspin Casino applique cette approche hybride pour préserver à la fois la rapidité et la sécurité. Mise à jour du solde et journalisation Dès la validation du retrait, le solde du joueur est débité, et le montant du paiement est figé dans un journal de transactions. Cela empêche les doublons ou les annulations. Le joueur reçoit immédiatement un message de confirmation à l’écran, souvent suivi d’un e-mail ou d’une alerte avec : Le montant retiré Le mode de paiement choisi L’heure de la demande Le statut de la transaction (« En cours » ou « Traité ») Certaines plateformes proposent un suivi en temps réel selon le mode de retrait utilisé. Limites, frais et priorisation Malgré l’automatisation, les retraits sont soumis à des règles définies, notamment : Des montants minimum et maximum Un nombre limité de retraits gratuits par période D’éventuels frais selon le prestataire de paiement Des seuils déclenchant une validation manuelle pour les grosses sommes Chez Allyspin Casino, les membres VIP bénéficient parfois de délais réduits et de plafonds plus élevés. Paiements en cryptomonnaie et règlement instantané Pour les retraits en crypto, le processus est encore plus rapide. Une fois l’adresse validée et les règles de sécurité respectées, le système initie le transfert sur la blockchain. Les avantages sont multiples : Aucune banque ou intermédiaire Transparence via le registre public Frais réduits Délais dépendant uniquement du trafic réseau La crypto est devenue une méthode prisée pour les joueurs recherchant rapidité et confidentialité. Notifications et visibilité pour l’utilisateur Un bon système de paiement automatisé garde l’utilisateur informé à chaque étape. Les notifications incluent : Des e-mails de confirmation Des alertes push ou SMS Des messages dans l’interface du compte joueur L’historique de transaction permet aussi de consulter les détails de chaque retrait. Sur Allyspin Casino, ces informations sont accessibles directement depuis le tableau de bord personnel. Le rôle stratégique de l’automatisation Dans un marché très concurrentiel, la rapidité des retraits devient un facteur de différenciation majeur. Les casinos misant sur l’automatisation inspirent la confiance et allègent leurs équipes support. Grâce à des validations en temps réel, des API robustes et des filtres antifraude intelligents, Allyspin Casino illustre ce qu’une plateforme moderne peut offrir. Aujourd’hui, pour les joueurs en ligne, l’accès quasi-instantané aux gains est devenu une norme, non une exception. #### Comment Gabon réinvente son modèle entrepreneuriat à l’ère du numérique Dans une ruelle animée de Libreville, un jeune homme ajuste son casque, les yeux rivés sur l’écran de son smartphone. Il ne livre pas de repas, ni ne joue à un jeu. Il code. À 23 ans, Jules est développeur autodidacte, fondateur d’une start-up spécialisée dans les solutions de paiement mobile. « Ici, on ne peut plus attendre que les choses viennent à nous. Il faut créer, même avec peu », confie-t-il, les doigts toujours en mouvement. Le Gabon, longtemps dépendant de ses ressources naturelles, semble amorcer une mue silencieuse. Une révolution portée par le numérique, l’audace et l’urgence de réinventer l’économie. Une jeunesse connectée, moteur d’un renouveau Avec près de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, le Gabon possède une force vive inestimable. Cette jeunesse, urbaine et ultra-connectée, n’attend plus les plans quinquennaux ni les promesses électorales pour agir. Elle crée, innove et s’organise. « Mon téléphone est mon bureau, mon école, mon réseau », explique Amina, 27 ans, fondatrice d’une boutique en ligne de cosmétiques naturels. Lancée sur Instagram pendant la pandémie, son entreprise emploie aujourd’hui trois personnes. « Avant, on rêvait de partir. Maintenant, on rêve de réussir ici », ajoute-t-elle. Selon l’ARCEP, le taux de pénétration d’Internet mobile au Gabon dépasse 90 %. Une donnée qui bouleverse les règles du jeu : l’accès à l’information, à la formation et au marché mondial n’est plus l’apanage des grandes entreprises. Il est désormais au creux de la main de chacun. Un écosystème en construction, entre défis et résilience Mais créer au Gabon n’est pas un long fleuve tranquille. L’accès au financement reste l’un des principaux obstacles. Moins de 5 % des jeunes entrepreneurs obtiennent un prêt bancaire. Les procédures administratives, souvent longues et opaques, freinent l’élan. « Monter mon entreprise m’a pris huit mois. Huit mois de paperasse, d’allers-retours, d’attente », raconte Alain, fondateur d’une plateforme de e-learning. Pourtant, il ne regrette rien. « Le jour où j’ai reçu mon premier paiement depuis le Canada, j’ai su que ça valait le coup. » Face à ces difficultés, des structures émergent. Le programme Gabon Numérique, lancé par l’État, vise à digitaliser l’administration et à soutenir l’innovation. Des incubateurs comme Ogooué Labs ou le Centre d’Innovation Numérique de Libreville accompagnent les porteurs de projets. Le chemin est encore long, mais les fondations se posent. Le numérique, levier d’inclusion et de transformation Au-delà de la technologie, c’est une nouvelle manière de penser l’économie qui s’installe. Le numérique devient un outil d’inclusion, de transparence et de souveraineté. Dans les villages du Haut-Ogooué, une application mobile permet aux agriculteurs de vendre directement leurs produits sans passer par des intermédiaires. « Avant, je vendais mes régimes de bananes à perte. Maintenant, je fixe mon prix, et je livre moi-même », témoigne Jean-Baptiste, producteur à Franceville. Dans le secteur de la santé, des start-ups proposent des consultations à distance, réduisant les inégalités d’accès aux soins. Dans l’éducation, des plateformes locales remplacent peu à peu les manuels importés, avec des contenus adaptés aux réalités gabonaises. « Le numérique n’est pas un luxe ici. C’est une nécessité », résume Mireille Ndong, sociologue spécialisée en développement. « Il reconnecte les citoyens à l’économie, à leurs droits, à leur avenir. » Une diaspora qui revient et investit autrement Longtemps perçue comme une fuite des cerveaux, la diaspora gabonaise devient aujourd’hui un acteur clé du renouveau entrepreneurial. De plus en plus d’expatriés reviennent, portés par l’envie de contribuer à cette transformation. « J’ai quitté Paris pour ouvrir un espace de coworking à Libreville. Mes amis m’ont pris pour un fou », sourit Stéphane, diplômé en ingénierie. Trois ans plus tard, son espace accueille une centaine de freelances, développeurs et créateurs de contenus. « Ici, tout est à faire. C’est grisant. » Les transferts d’argent, autrefois destinés aux dépenses familiales, se transforment en investissements dans des projets locaux. En 2023, plus de 40 % des fonds envoyés par la diaspora gabonaise ont été réinjectés dans des activités économiques, selon la Banque Mondiale. Des femmes en première ligne de l’innovation Dans ce nouveau paysage entrepreneurial, les femmes occupent une place centrale. Elles sont nombreuses à lancer des start-ups, à diriger des incubateurs ou à former les générations futures au code et à l’entrepreneuriat. « Le numérique m’a donné une voix et une place », affirme Clarisse, fondatrice d’une application de gestion financière pour femmes. « On parle souvent des femmes comme victimes du système. Moi, je veux qu’on parle de nous comme des bâtisseuses. » Des réseaux comme Les Femmes Numériques du Gabon ou She Leads Africa multiplient les formations, les levées de fonds et les connexions entre entrepreneures. Le changement est visible, palpable, et surtout, durable. Vers un modèle gabonais d’innovation ? Le Gabon ne cherche pas à copier la Silicon Valley. Il tente de bâtir un modèle qui lui ressemble, enraciné dans ses réalités, ses ressources et ses aspirations. Un modèle où la technologie ne remplace pas l’humain, mais le renforce. Où l’innovation ne rime pas avec déconnexion, mais avec inclusion. « Ce que nous construisons ici n’est pas juste une économie numérique. C’est une nouvelle manière de vivre ensemble, de produire, de rêver », conclut le ministre de l’Économie numérique, Jean-François Yoka. « Et cela ne fait que commencer. » Alors que les lignes bougent et que les codes changent, une question demeure : le Gabon parviendra-t-il à faire de cette effervescence numérique le socle d’un développement durable et équitable ? Pour approfondir sur innovation en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. business rentables en Afrique metiers qui recrutent en Afrique pays les plus developpes d'Afrique #### Comment gagner de l’argent à Bamako : idées simples Gagner de l’argent à Bamako : pistes sérieuses Bamako concentre la demande malienne, mais aussi la concurrence. Les opportunités existent pour ceux qui résolvent un problème précis : livraison fiable, repas réguliers, services administratifs, réparation, vente ciblée. Au Mali, les opportunités existent, mais elles doivent être lues avec réalisme : pouvoir d’achat variable, logistique parfois difficile, saisonnalité forte et importance du réseau local. Les activités les plus solides partent souvent d’un besoin concret plutôt que d’une tendance importée. Les coûts de transport et de stockage pèsent lourd dans un pays enclavé. L’agro-transformation, les services de proximité et la distribution de produits essentiels restent plus lisibles que les idées très capitalistiques. La saison des pluies, les fêtes et les cycles agricoles influencent fortement les ventes. Les clients urbains paient pour gagner du temps, réduire un déplacement ou obtenir un produit fiable. Cela ouvre des niches dans la restauration de bureau, la livraison de quartier, les services aux étudiants, la maintenance téléphone et les achats groupés. Demande solvable, marge et discipline Bamako offre la densité, les fournisseurs et les clients solvables, mais les besoins sont aussi forts dans les villes régionales. Un service rentable peut être très local : transformation de karité, céréales conditionnées, livraison de repas, réparation, recharge solaire, petits équipements agricoles ou vente assistée via WhatsApp. Dans un environnement où les délais et les coûts varient vite, le bon indicateur n’est pas seulement la marge théorique. Il faut suivre l’argent réellement encaissé, les pertes, les invendus, les remises accordées et le temps nécessaire pour reconstituer le stock. Un business simple mais régulier vaut souvent mieux qu’un projet spectaculaire mais fragile. À Bamako, les petites dépenses invisibles peuvent tuer la marge : moto, carburant, emballage, retards, crédit client. Un carnet de suivi quotidien vaut parfois plus qu’une grande campagne de communication. Lancer une activité sans connaître le coût complet de livraison. Vendre à crédit sans règle claire. Ignorer la saisonnalité des produits agricoles. Réseau local et erreurs à éviter Sur business rentable au Mali, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Au Mali, la rentabilité dépend souvent de détails très concrets : route disponible, coût du carburant, disponibilité du stock, saison, température, capacité à conserver le produit et délais de paiement. Une activité qui paraît rentable sur le papier peut devenir fragile si elle dépend d’un transport irrégulier ou d’un fournisseur unique. Le test le plus utile consiste à suivre chaque vente dans un carnet : prix d’achat, frais, prix de vente, paiement reçu et stock restant. Ce suivi simple permet de voir si l’activité gagne vraiment de l’argent ou si elle consomme du temps et du capital. Dans un contexte incertain, la traçabilité quotidienne protège mieux que les prévisions optimistes. Points à vérifier avant de lancer Les opportunités sérieuses à Bamako répondent à un besoin précis et doivent être suivies avec une comptabilité simple. Au Mali, le réseau local reste décisif : fournisseur fiable, transporteur sérieux, relais de quartier, client professionnel ou coopérative. Cette confiance ne dispense pas d’écrire les prix et les délais. Au contraire, plus le réseau est proche, plus les règles doivent être claires pour éviter les malentendus. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Business rentable au Mali : idées, budget et secteurs porteurs Agro-transformation au Mali : karité, mangue, céréales Sources Banque africaine de développement, African Economic Outlook 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. FAQ Comment gagner de l’argent à Bamako sérieusement ? Il faut répondre à un besoin concret : gagner du temps, livrer, réparer, préparer des repas ou fournir un service fiable. Les fausses promesses rapides sont à éviter. Quels services répondent à une demande solvable ? Restauration de bureau, livraison de quartier, réparation téléphone, achats groupés et petits services administratifs peuvent marcher si le prix reste clair. Quelle erreur éviter avec le crédit client ? Vendre à crédit sans règle. Même une bonne marge disparaît si les paiements sont retardés ou jamais encaissés. 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Comment gagner de l’argent sans sortir de chez soi ? Besoin d’un complément de revenu pour vous-même ? Vous n’avez pas à vous inquiéter. Il vous suffit de prendre un stylo et un bloc-notes et de noter les conseils de la réserve d’idées que nous partagerons avec vous dans cet article. Avec les progrès de la technologie et un accès plus facile à Internet, il existe maintenant plusieurs façons de gagner de l’argent dans le confort de votre maison. La récente augmentation des emplois à distance dans le monde entier en raison de la pandémie mondiale actuelle a permis à chacun de gagner plus facilement de l’argent sans avoir à quitter son domicile. Vous n’avez pas besoin d’être titulaire d’un diplôme ou d’avoir de nombreuses années d’expérience, avec juste votre téléphone, votre tablette ou votre ordinateur, vous pouvez gagner votre vie, économiser ou payer votre dette. Il y a de nombreuses façons de gagner de l’argent. Pour certains, ils préfèrent jouer sur https://lucky-7-bonus.fr/casinos/cresus pour se divertir et gagner quelques euros. Démarrer une chaîne YouTube ou un blog Si vous êtes quelqu’un de créatif et que vous pouvez fournir un contenu intéressant dans divers créneaux, cette idée pourrait vous convenir. Cependant, vous devez savoir que vous devrez faire preuve de cohérence et de ténacité pour pouvoir commencer à gagner de l’argent grâce au contenu que vous créez. Cela signifie que vous ne commencerez probablement pas à gagner de l’argent immédiatement avec votre chaîne YouTube ou votre blog. Voici des conseils pour créer une chaîne YouTube rentable : Vous devrez d’abord décider des domaines sur lesquels vous souhaitez vous concentrer. En outre, vous devez être compétent dans ces domaines afin de pouvoir facilement produire un contenu de qualité supérieure et intéressant, en supposant que c’est le type de contenu que vous avez l’intention de créer. Jouer au casino en ligne Les casinos en ligne vous permettent de jouer dans le confort de votre foyer. Par conséquent, beaucoup penseraient qu’il leur manque l’aspect social. Mais ce n’est pas le cas. Avec autant de fonctionnalités avancées, inviter vos amis pour un bon jeu de casino est maintenant plus facile que jamais. Comment ajouter un aspect social aux casinos en ligne ? Il existe plusieurs façons de le faire. Le mode multijoueur vous permet de jouer avec vos amis en ligne. Vous pouvez organiser une soirée casino à la maison pour apporter un aspect social unique. Les joueurs peuvent préparer de la nourriture et profiter de libations avant de s’asseoir et de se mettre au travail. Invitez vos amis à un jeu et profitez d’innombrables heures de plaisir tout en continuant à interagir avec vos amis. Un autre excellent moyen de socialiser tout en jouant à des jeux de casino est de participer à des tournois en ligne. Vous pouvez rivaliser avec d’autres utilisateurs en ligne et ressentir l’excitation comme si vous étiez dans un vrai casino. Participer à des sondages en ligne La plupart du temps, lorsque vous restez à la maison ennuyé, vous êtes souvent en ligne sur votre téléphone ou votre tablette. En surfant sur le net, vous pouvez également gagner de l’argent en prenant 5 à 10 minutes de votre temps pour remplir des sondages en ligne. Vous pouvez gagner de l’argent quotidiennement en jouant à des jeux, en regardant des vidéos ou en répondant à des sondages en ligne. Notez qu’avec les sondages, vous ne gagnerez pas beaucoup d’argent, mais vous n’aurez pas à mettre beaucoup d’efforts dans cette activité. #### Comment investir dans l’immobilier en France ? L’immobilier compte parmi les solutions de placement financier les plus rentables à l’heure actuelle. Le marché français est notamment fructueux. L’investissement immobilier fractionné permet de réaliser un investissement immobilier en France depuis l’Afrique. Ce concept innovant présente de nombreux avantages. Le principe de l’investissement immobilier fractionné  L’investissement immobilier fractionné est un concept révolutionnaire qui consiste à acquérir une part d’un usufruit auprès d’une société spécialisée. Cette dernière détient la propriété légale de plusieurs biens immobiliers. Chaque investisseur sélectionne le bien qui l’intéresse et achète sa part. La société se charge de la gestion locative des bâtiments et reverse le pourcentage du rendement locatif à chaque investisseur. Le revenu est proportionnel à la fraction de l’usufruit. L’investisseur a, par ailleurs, la possibilité de revendre sa part. Cette opération permet de percevoir une plus-value immobilière. Les avantages de l’investissement immobilier fractionné L’investissement immobilier fractionné présente de nombreux avantages. Ce concept a été élaboré pour faciliter l’accès aux investissements immobiliers à tous les particuliers. L’usufruit est réparti en plusieurs parts. La valeur du bien immobilier est, donc, divisée en de nombreuses fractions. Selon les sociétés, une portion peut valoir, 50, 30, 20€, voire moins. La somme est accessible à tous les portefeuilles. Ainsi, le concept permet à tous les particuliers de devenir propriétaire, en utilisant leur fonds propre, sans devoir recourir à un mode de financement en particulier. L’accompagnement d’une banque n’est pas nécessaire. Les procédures d’acquisition de biens immobiliers, sont, alors, considérablement simplifiées. Par ailleurs, les investisseurs ont la possibilité d’acquérir une part d’un patrimoine immobilier valeureux. Les rendements pour ces types de bien immobilier sont élevés. L’investissement immobilier fractionné représente, donc, un support d’épargne profitable, aussi bien à long terme que sur une courte durée. En effet, l’investisseur peut, à tout moment, revendre ses parts pour récupérer son capital et faire, en plus, du profit. Il lui appartient entièrement de définir le prix. En outre, le système est généralement basé sur une plateforme web. Les sociétés peuvent, alors, proposer les services à un public très large, basés dans différents pays. Les transactions financières se font entièrement en ligne. Toutes les informations concernant les différents biens immobiliers et les activités de la société sont disponibles au niveau d’une interface dédiée. Les investisseurs peuvent suivre l’évolution de leur investissement, via un compte personnel en ligne. Bricks.co est une plateforme française d’investissement immobilier fractionné qui suggère des parts, appelés bricks, à partir de 10€. Les investisseurs peuvent acheter 1 ou plusieurs bricks. En fonction du nombre de bricks détenu, ils reçoivent chaque mois une partie du loyer reversé. Les rendements sont maximisés car la société ne prélève aucun frais sur l’achat, la possession et la revente des bricks. Elle se rémunère en commission pour le service de gestion immobilière et perçoit 10% à l’entrée des biens sur la plateforme. La société permet à des expatriés et à des personnes installées à l’étranger, et notamment en Afrique, d’investir en France. Les placements financiers dans les pays européens bénéficient d’une meilleure sécurité accrue et d’une véritable stabilité, compte tenue de la situation économique, sociale et politique. #### Comment jouer à la roulette dans un casino en ligne : Guide du débutant Vous souhaitez jouer à la roulette mais vous ne savez pas comment vous y prendre ? Ce guide du débutant vous donnera les bases de ce qu’il faut faire pour commencer à jouer. Il ne nécessite aucune connaissance ou expérience préalable, alors si c’est votre première fois, lisez ce qui suit ! Nous répondrons également à certaines des questions les plus courantes sur les jeux de Casino777 roulette en ligne. Les règles du jeu La chose la plus importante à comprendre au sujet de la roulette est son fonctionnement. La roue comporte 38 cases, dont 18 rouges et 18 noires. Une bille tourne autour de la roue avant d’atterrir dans l’une de ces cases – ce qui signifie que vos chances ne sont jamais de 100% ! Il existe deux principaux types de paris : les paris internes et externes. Les paris internes consistent à parier sur des numéros individuels ou des combinaisons de numéros, tels que pair/impair ou rouge/noir. Les paris externes consistent à parier sur des groupes de numéros – par exemple, une ligne constituée par les 12 premières et les 18 dernières poches. Il existe également un pari appelé “cinq numéros” qui consiste à parier sur cinq poches consécutives : 16 à 21. Une fois que vous avez placé vos paris, appuyez sur le bouton “spin” et croisez les doigts ! Dans les jeux de casino en ligne, il n’y a pas de croupier et tous les gains sont payés automatiquement par la machine. Les avantages de jouer à la roulette dans un casino en ligne Vous pouvez jouer à la roulette en ligne en téléchargeant l’application pour votre téléphone ou votre tablette. C’est un excellent choix pour les débutants car vous pouvez vous entraîner en mode démo, ce qui vous permet de prendre vos marques avant de jouer de l’argent réel. Les casinos en ligne proposent un choix incroyable de jeux de roulette. Vous pouvez choisir parmi les variantes américaines et européennes, ainsi que des paris annexes comme le “high roller” qui vous permet de miser sur une seule poche pour gagner des prix énormes ! Mieux encore, les chances de gagner dans un casino en ligne sont généralement bien meilleures que celles que vous trouverez dans un casino physique. FAQ La roulette est-elle un jeu de chance ou de stratégie ? La réponse courte est les deux ! Il y a une part d’habileté, mais elle est loin d’être aussi importante que l’avantage de la maison. Si vous jouez à la roulette en ligne, jouez sur un site qui propose des jeux à faible marge pour maximiser vos chances de réussite. Comment faire les meilleurs paris à la roulette ? Cela dépend de ce avec quoi vous êtes à l’aise ! Si vous avez une bonne idée de la fréquence à laquelle un numéro ou une poche apparaît, vous pouvez faire des paris externes. Sinon, il est plus prudent de s’en tenir aux paris internes comme “impair/pair” ou “rouge/noir”. Si je gagne un pari, suis-je payé automatiquement ? Oui ! Tous les paris sont traités automatiquement, vous n’avez donc qu’à regarder la roue et attendre le numéro gagnant ! Conclusion Vous avez appris les règles de base de la roulette et vous savez que les jeux de roulettes sont pratiques, accessibles et que vous avez un bon choix de jeu à votre disposition. À ce stade, il ne vous reste plus qu’à faire vos premières parties. Choisissez maintenant l’un des meilleurs casinos en ligne et commencez à jouer ! #### Comment l’Afrique devrait aborder le commerce et l’industrialisation ? La zone de libre-échange continentale africaine, lancée le 1er janvier, a été saluée comme un « changeur de jeu ». En réunissant 55 pays, avec une population totale de 1,3 milliard d’habitants et un PIB combiné de 3,4 milliards de dollars, dans un marché unique, beaucoup pensent que la ZLECAf pourrait alimenter la reprise de l’Afrique après la crise du COVID-19, stimuler la transformation structurelle et accélérer l’industrialisation. La Banque mondiale estime que l’intégration commerciale pourrait augmenter les revenus de l’Afrique de 7 % d’ici à 2035, sortir 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté. Ce sont de nobles attentes. Malheureusement, la seule réduction des barrières commerciales ne permettra pas à l’Afrique de les respecter. Des changements majeurs La ZLECAf éliminera les droits de douane sur 90 % des marchandises et réduira les barrières non tarifaires. La libéralisation, selon la logique, entraînera une forte augmentation du commerce continental, la production, en particulier de produits manufacturés, augmentant pour répondre à la demande croissante des exportations. Et une augmentation des exportations encouragerait l’industrialisation à plus long terme, en permettant une répartition plus efficace des ressources et des économies d’échelle. Voici une vidéo présentant le lancement officiel de la ZLECAf : Mais il y a un défaut fondamental dans cette logique. Les droits de douane ne sont pas le principal obstacle au commerce continental, à une industrialisation plus rapide et à une transformation structurelle en Afrique. En fait, les tarifs commerciaux sont déjà bas. Ainsi, l’accent est mis sur l’élimination des obstacles non tarifaires, en particulier les lacunes en matière d’infrastructure et les coûts de transaction liés aux douanes. Les mesures liées à la ZLECAf visant à rationaliser les procédures douanières et à freiner la recherche de rente aux frontières contribueront dans une certaine mesure à accroître l’efficacité. Mais ce qu’il faut vraiment, c’est un investissement à grande échelle dans l’infrastructure physique des douanes et la modernisation des systèmes informatiques. Le vrai problème du continent est sa capacité de production sous-développée. Des écarts importants L’ investissement fixe de l’Afrique , la part de l’industrie manufacturière dans le PIB et la productivité agricole sont en retard par rapport aux autres régions en développement, bien qu’avec des variations considérables entre les pays. En outre, la part toujours faible du continent dans les exportations mondiales exacerbe la contrainte de la balance des paiements à la transformation structurelle, qui dépend de la hausse des importations, en particulier des biens d’équipement nécessaires pour moderniser l’agriculture et l’industrie manufacturière. De même, l’inadéquation entre ce que les pays africains exportent (principalement des produits de base et des produits semi-transformés) et des importations (principalement des biens de consommation et des biens d’équipement) entrave considérablement le commerce continental. Pourquoi le Ghana échangerait-il du cacao avec la Côte d’Ivoire, si aucun des deux pays ne peut le transformer ? Pourquoi la Zambie exporterait-elle son cuivre vers la République démocratique du Congo, qui produit également, mais ne transforme pas, du cuivre ? Ainsi, au moins aussi importantes que les dispositions liées au commerce de la ZLECAf, les politiques macroéconomiques et industrielles qui visent explicitement à accélérer la transformation structurelle de l’agriculture et de la fabrication et les investissements dans les infrastructures associées. Certains experts, y compris des chercheurs du Fonds monétaire international, reconnaissent que des politiques industrielles sont nécessaires pour tirer le meilleur parti de la ZLECAf. #### Comment l’Afrique du Sud tire son déploiement de vaccins du bord du gouffre ? L’Afrique du Sud a planifié tôt son programme de vaccination contre le covid. Pourtant, les problèmes d’approvisionnement en cours et les nouvelles vagues alimentées par de nouvelles variantes ont rendu sa population vulnérable, rapporte Bibi-Aisha Wadvalla C’est un hiver de mécontentement en Afrique du Sud. Seule une petite fraction de la population est entièrement vaccinée alors que le pays est aux prises avec une troisième vague dominée par la variante Delta de covid-19. Cela a contraint le pays à un verrouillage de « niveau 4 » d’un mois (terminé le 25 juillet) qui comprenait une interdiction de tous les rassemblements et des ventes d’alcool, des limitations des voyages interprovinciaux et des services de restauration limités aux plats à emporter. Une hausse du nombre de cas Le nombre d’hospitalisations est plus élevé que les deux vagues précédentes et davantage de décès sont signalés. À l’échelle nationale, il y a en moyenne 13 000 nouveaux cas quotidiens, principalement entraînés par la province de Gauteng, le centre économique du pays englobant Johannesburg et Pretoria. Début juillet, les hôpitaux du Gauteng ont manqué de lits et des patients privés dans des unités de soins intensifs ont été transportés par avion vers d’autres provinces. Voici une vidéo relatant la décision de l’Afrique du Sud de suspendre sa vaccination : L’augmentation rapide des cas contraste fortement avec le rythme lent du déploiement de la vaccination en Afrique du Sud, qui a été entravé par de nombreux revers. En juin, Mosa Moshabela, vice-chancelier adjoint par intérim de la recherche et de l’innovation à l’Université du KwaZulu-Natal, a qualifié les retards d’insatisfaisants, car ils indiquent un manque d’urgence. L’évolution de la vaccination En janvier, le ministère de la Santé a annoncé qu’il avait obtenu 12 millions de doses de vaccin de l’installation mondiale Covax, en plus de l’achat de 1,5 million de doses du vaccin AstraZeneca au début du même mois. Cela a fait de l’Afrique du Sud l’un des rares pays africains à disposer des fournitures nécessaires pour effectuer un déploiement à grande échelle. Mais les vaccins tardent à arriver. La livraison très attendue de Covax prévue en mars n’est arrivée que la dernière semaine de juin et ne contenait que 1,4 million de doses. Et juste au moment où le vaccin AstraZeneca était sur le point d’être déployé auprès des professionnels de la santé à la mi-février, des inquiétudes ont émergé quant au fait que le vaccin pourrait ne pas être efficace contre la variante émergente bêta identifiée dans le pays. Revers Le gouvernement a pris la décision drastique de suspendre tout le déploiement des vaccins AstraZeneca. En 10 jours, le vaccin de Johnson & Johnson (J&J’s), qui ne faisait pas partie du plan de déploiement initial du gouvernement, a pris sa place, théoriquement dans le cadre de l’extension d’une étude ouverte déjà en cours dans le pays. Glenda Gray, présidente du South African Medical Research Council, qui avait fait part de ses inquiétudes concernant le manque d’efficacité du vaccin AstraZeneca, a tiré parti des contacts avec J&J, avec qui le conseil s’était déjà associé au développement d’un vaccin contre le VIH, pour obtenir un million de doses de remplacement. #### Comment l’Afrique peut surfer sur la vague croissante d’investissement dans les technologies climatiques ? Rien qu’en capital-risque, le financement de la technologie climatique a augmenté cinq fois plus rapidement que l’ensemble du secteur entre 2013 et 2019. Et la vague ne s’est pas arrêtée : au premier semestre de cette année, les start-up axées sur la technologie climatique ont obtenu plus de fonds  de capital-risque qu’elles n’en ont fait en 2019. Outre les récentes annonces des États-Unis et du Royaume-Uni visant à accroître les investissements, il n’y a jamais eu de meilleur moment pour développer les technologies dont nous avons besoin pour résoudre la crise climatique. Malgré cette ruée vers l’or, cependant, l’activité doit encore faire écho à travers l’Afrique. Alors que près de  93 % des investissements dans les technologies climatiques sont  allés aux États-Unis, en Chine et en Europe, l’Afrique n’a enregistré que 0,2 % des transactions. Même l’intérêt croissant pour l’écosystème technologique de l’Afrique ne s’est pas encore traduit par plus d’action dans ce domaine. L’annonce récente selon laquelle Y-Combinator, l’un des principaux accélérateurs de la Silicon Valley, admettait sa plus grande cohorte de start-up africaines était même décevante à cet égard. Sur les 60 entreprises africaines inscrites à leur registre, seules quelques-unes sont axées sur les technologies climatiques. Regarder à l’intérieur tout en signalant le capital mondial Premièrement, l’Afrique doit puiser dans sa richesse. Le continent abrite environ  deux mille milliards de dollars  de capitaux privés accumulés par des milliers de particuliers fortunés, mais les investisseurs locaux ne représentaient  qu’un cinquième du financement par capital-risque technologique sur le continent. La base d’investisseurs locaux sous-développée de l’Afrique contribue à une perception plus élevée du risque et à une hésitation des investisseurs étrangers qui n’ont peut-être pas d’expérience dans la gestion des investissements sur le continent. Voici une vidéo en anglais parlant de ce type d’investissement : Les dirigeants africains doivent créer un solide écosystème d’investisseurs locaux  pour signaler aux investisseurs mondiaux que le continent est prêt à faire des affaires. Les gouvernements doivent soutenir les sociétés de capital-risque locales et les réseaux d’investisseurs providentiels qui se concentrent sur les start-ups de technologies climatiques, en développant des allégements fiscaux pour les investissements axés sur le climat. Construire des lien d’entreprise plus forts Les défis pour les start-ups technologiques africaines sont énormes, des marchés fragmentés aux infrastructures numériques et physiques médiocres. Mais même si les entreprises parviennent à surmonter les obstacles avec succès, il reste le défi des acteurs nationaux en place qui mettent toutes les chances de leur côté. Une start-up de technologie climatique spécialisée dans le commerce d’énergie de batterie entre pairs, par exemple, aurait des difficultés à travailler avec les services publics sur l’acquisition de clients. L’Afrique doit donc encourager les partenariats entre les start-ups de technologies climatiques et les champions nationaux des entreprises. La responsabilité sociale des entreprises devrait viser à financer des start-ups locales qui s’attaquent aux problèmes locaux d’adaptation et de résilience au changement climatique. Les sociétés énergétiques traditionnelles comme Shell et Chevron continuent de faire partie des principaux investisseurs mondiaux dans la technologie climatique. Leur présence dans des pôles technologiques comme le Nigeria doit être mise à profit pour stimuler l’écosystème local des technologies climatiques dans des domaines tels que l’innovation en matière de biocarburants et de biogaz. Un principe similaire s’applique aux acteurs du secteur des services publics, des mines, de la construction et de l’industrie dont les modèles commerciaux peuvent être améliorés en intensifiant l’innovation climatique. #### Comment l’Afrique répond aux exigences de la transition écologique Le continent africain ne relèvera le pari de la transition écologique qu’en mobilisant activement financements publics et financements privés. De nombreux secteurs sont demandeurs, comme les infrastructures, l’énergie, le transport ou l’agriculture. Si les enjeux sont de taille, les solutions sont là pour y répondre. L’Afrique n’est pas un continent comme les autres. Elle est la plus touchée par les impacts du réchauffement climatique – les grands inondations actuelles au Mozambique sont là pour le rappeler –, elle est aussi celui qui a le plus besoin de financements structurels massifs. Face à l’urgence à agir pour mettre en place efficacement une transition écologique efficace, les solutions sont là. À condition de mobiliser à la fois les acteurs publics et les institutions financières privées. Les fonds publics mobilisés, mais insuffisants En matière de transition écologique, le « la » a été donné par l’Union africaine (UA) avec sa Stratégie et Plan d’action sur le changement climatique et le développement résilient (2022–2032) dont l’objectif initial était de servir de feuille de route à toutes les autres institutions du continent. Le cadre et les axes d’intervention stratégiques sont clairs, et pointent évidemment la nécessité d’améliorer les flux financiers et la mobilisation des ressources en faveur de la transition écologique. À l’échelle continentale, plusieurs grands plans sont déjà à l’œuvre. La Stratégie décennale 2024-2033 de la Banque africaine de développement (AfDB) se veut être un instrument essentiel et complet pour la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité. Selon Caroline Kende-Robb, directrice principale du Département de la stratégie et des politiques opérationnelles à l’AfDB, cette stratégie « vise à mobiliser le financement climatique à une échelle et à une vitesse suffisantes grâce aux ressources, aux partenariats et aux engagements pris pour faire progresser les chaînes de valeur de l’économie verte. Elle se fera en tirant parti du potentiel de l’Afrique dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture intelligente, du transport durable, de la gestion des déchets, de la gestion de l’eau, de l’échange de crédits de carbone et d’autres secteurs intelligents sur le plan du climat ». Cette stratégie publique souligne notamment l’urgence de mobiliser les investissements du secteur privé, en renforçant les partenariats entre acteurs de la finance privée et les banques multilatérales de développement. Les financements publics africains sont en effet mobilisés. Dès 2024, l’AfDB a engagé 5,5 milliards de dollars dans des projets liés au changement climatique et à la transition écologique, dont 56% pour des projets d’adaptation et 44% pour des projets d’atténuation. La Banque africaine de développement a ainsi pioché dans ses ressources internes et compte également sur la mobilisation d’autres institutions publiques comme le Fonds africain de développement (FAD), le Fonds pour les changements climatiques en Afrique (FCCA), le Fonds spécial ClimDev-Afrique, le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (FEDA), le Fonds vert pour le climat (FVC) ou encore les Fonds d’investissement climatiques (FIC). Le temps presse, car les fonds annoncés ne sont pas encore à la hauteur des enjeux. « L’un des principaux obstacles est l’énorme déficit de financement auquel est confronté le programme de transition écologique de l’Afrique, estime Damilola S. Olawuyi, professeur et titulaire chaire de UNESCO en droit de l’environnement et développement durable à l’Université Hamad Bin Khalifa au Qatar. Le Groupe africain de négociateurs (AGN) sur le changement climatique réclamant 1300 milliards de dollars par an pour financer le développement lié au climat sur tout le continent, il est évident que le programme de transition écologique de l’Afrique nécessitera de mobiliser à la fois des capitaux publics et privés. » Des financements privés à mobiliser urgemment Le monde de la finance privée est quant à lui très attentif aux différents enjeux auxquels font face les pays africains, pays qui sont d’ailleurs très demandeurs à la fois de financements externes mais aussi d’accompagnement et de gestion de projets sur le long terme. Dans le domaine des infrastructures durables, les défis sont nombreux. Le développement des énergies renouvelables, l’agriculture climato-intelligente, la mobilité urbaine décarbonée, les grandes infrastructures de transport et la gestion des ressources sont autant de secteurs où les grandes agglomérations africaines sont en train de faire leur mue. Au centre de la stratégie des décideurs politiques locaux : le recours aux partenariats publics-privés (PPP). Plusieurs fonds et entreprises étrangères ont déjà répondu à l’appel des pouvoirs publics africains. C’est le cas notamment de l’une des références du marché en termes de PPP, l’entreprise française Meridiam. Avec un milliard de dollars d’actifs sous gestion en 2025 sur le continent africain, elle a réussi là où d’autres ont échoué : s’inscrire sur le temps long. Sa stratégie est résolument tournée vers le développement d’infrastructures résilientes, vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et vers l’amélioration de la biodiversité et du cadre de vie des habitants. Aujourd’hui, Meridiam gère des projets dans dix pays d’Afrique (Égypte, Togo, Tanzanie, Sénégal, Kenya, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Éthiopie et Mauritanie). « Compte tenu de notre présence conséquente sur tout le continent, explique Mete Saraçoğlu, directeur Afrique chez Meridiam, nous avons une vision très claire des besoins locaux, que ce soit à travers les appels d’offres auxquels nous répondons ou via nos échanges avec les autorités locales. Le concept de partenariat public-privé, c’est comme un mariage de 25 ou 30 ans, puisque c’est généralement la durée sur laquelle nous allons investir sur un projet. La clé de la réussite réside précisément dans le fait d’associer les gouvernements au développement des projets, y compris en termes de participation au capital. » Cette réussite ne se mesure pas qu’à l’aune de leur performance financière. Tous les critères extra financiers sont essentiels, notamment en termes de services rendus pour les usagers. L’un des projets-phare de Meridiam – le nouveau système de bus électriques à Dakar, le BRT – est là pour prouver que finance durable et développement des infrastructures peuvent faire bon ménage. Mais voir aboutir un projet n’est pas chose aisée. Selon Meridiam, 80% des projets potentiels n’atteignent pas l’étude de faisabilité, et 50% des études de faisabilité réalisées n’atteignent pas l’étape de bouclage du financement. À cause d’un manque de coordination des écosystèmes politico-économiques et de conditions macro-économiques comme l’inflation ou les taux directeurs. « La mise en œuvre des projets en Afrique est parfois complexe, longue et fastidieuse, souligne Mete Saraçoğlu. Certains projets n’aboutissent pas, mais nous nous positionnons sur le long terme avec de réelles capacités d’accompagnement des États sur ces projets. Nous nous appuyons pour cela sur toutes les banques de développement intéressées, et sur tous les investisseurs potentiels pour contribuer à nos côtés. » Malgré les obstacles structurels de l’investissement en Afrique, Meridiam compte doubler ses investissements sur le continent. Le continent africain concentre aujourd’hui à la fois l’urgence climatique et une partie des solutions. Si les cadres stratégiques existent et si les capitaux publics sont mobilisés, la réussite de la transition écologique dépendra largement de la capacité des investisseurs privés à s’engager sur le long terme, aux côtés des États. Un pari complexe, mais incontournable pour bâtir les infrastructures durables dont le continent a besoin. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 A lire aussi sur l’economie verte africaine Cette transition ecologique doit aussi etre lue avec les opportunites economiques du continent : business rentables en Afrique, pays les plus riches d Afrique et PIB des pays africains. Ces dossiers permettent de relier climat, financement, industrialisation et creation d’emplois. #### Comment l’agriculture régénérative peut augmenter la production alimentaire de l’Afrique ? L’agriculture régénérative décrit un système de production agricole qui vise à avoir un impact environnemental plus faible, voire positif. Les pratiques régénératives évitent ainsi les problèmes clés de la production agricole hautement industrialisée qui nuisent à la santé des sols, notamment les vastes étendues de terres mono-cultivées, les ruissellements chimiques, la surexploitation des ressources en eau et les niveaux élevés de résidus chimiques et hormonaux dans les aliments. Comment cette définition se traduit-elle dans le contexte africain, en particulier pour les dizaines de millions de familles de petits exploitants agricoles du continent qui sont parmi les plus vulnérables au changement climatique au monde ? Systèmes de sol Les agriculteurs adoptent de plus en plus le non-labour et le labour bas, où une culture est semée directement dans un sol qui n’a pas été cultivé ou qui n’a été que légèrement cultivé depuis la récolte précédente. Certains incorporent également des résidus de culture comme paillis. Environ 30% des agriculteurs sud-africains utilisent ce type de système de sol. Voici ce qu’est l’agriculture régénérative en vidéo : Un autre exemple est la collecte de l’eau et l’irrigation. Bien que cette pratique soit un moyen efficace de réduire la dépendance à l’égard de la pluie, l’application est extrêmement sous-exploitée, avec seulement environ 5 % des terres agricoles en Afrique qui sont irriguées. Une approche qui devient de plus en plus répandue est celle des systèmes d’irrigation à énergie solaire, qui ont l’avantage de fournir des quantités d’eau prévisibles tout en évitant les défis environnementaux des systèmes pétrochimiques conventionnels. Systèmes de culture Un type important de système de culture est la rotation des cultures, la pratique consistant à cultiver successivement des cultures différentes et diversifiées sur la même terre pour préserver la capacité de production du sol et lutter contre les ravageurs et les maladies. La rotation des légumineuses telles que les haricots avec le maïs est un exemple des pratiques remarquables que les agriculteurs utilisent dans diverses régions d’Afrique depuis des siècles. Ils comprennent que la rotation des cultures améliore la qualité du sol, réduit les ravageurs et les maladies, améliore les performances des cultures et réduit la dépendance aux pesticides. De même, la culture intercalaire (faire pousser une culture à côté d’une autre) améliore la biodiversité agricole et la qualité du sol, et aide les agriculteurs à réduire leur dépendance à l’égard d’une culture. Une autre approche courante consiste à cultiver des cultures résistantes à la sécheresse et à la chaleur pour maintenir la production de nourriture et de biomasse pendant les conditions de sécheresse. Le mil fonio, peut-être la plus ancienne céréale cultivée d’Afrique, est cultivé dans de nombreuses régions d’Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Nigeria et au Tchad. Ce grain à croissance extrêmement rapide est très résistant aux conditions de sécheresse. Il est également plus riche en nutriments que les céréales alternatives comme le blé. En plus de fournir de la nourriture pour la consommation humaine, c’est aussi une bonne source de fourrage pour le bétail. #### Comment l’élection en Ouganda a rouvert les failles régionales ? Dans la soirée du 16 janvier, quelques heures après avoir été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle ougandaise, Yoweri Museveni s’est adressé à la nation. De nombreux analystes avaient présenté le sondage comme une lutte générationnelle entre l’homme fort de 76 ans et son rival de 38 ans, la pop star devenue politicien Bobi Wine, qui a galvanisé les jeunes avec sa promesse d’un nouvel Ouganda. Mais Museveni n’en avait rien. Il a affirmé que la majorité de la jeunesse soutenait son parti, le Mouvement de résistance nationale (NRM), et que les discours de l’opposition sur le changement masquaient leur programme de division. Ils parlaient d’un nouvel Ouganda. Mais en fait, ils voulaient ramener l’ancien Ouganda qui avait échoué. C’est ce qu’ils voulaient ramener : l’ancienne voie du sectarisme. Les choses n’ont pas changé C’était un Museveni classique. Depuis son éducation à Ankole dans les années 1960, il avait diagnostiqué le problème central de l’Ouganda comme celui du sectarisme. Il pensait que les fractures de la région, de la religion et de l’ethnie avaient ouvert la porte aux impérialistes et aux dictateurs. Après s’être battu pour accéder au pouvoir en 1986, il a donc promis d’établir un gouvernement à large assise dans lequel tous les Ougandais pourraient trouver un foyer. Voici une vidéo parlant de ces élections en anglais : L’élection de 2021 a révélé le fait que ces failles régionales ont enduré son règne de 35 ans. Selon les résultats officiels, que l’opposition rejette, Wine a remporté plus de la moitié de ses suffrages dans sa région natale du Buganda, où il a recueilli 64 % des suffrages exprimés. Ailleurs, dit la Commission électorale, il a sondé à une moyenne de seulement 22 %. Son parti, la National Unity Platform (NUP), a remporté 56 de ses 58 sièges au Buganda. Cela explique pourquoi certains dirigeants de NRM attribuent les succès de Wine au tribalisme. Cependant, il est difficile d’évaluer la véritable diffusion du soutien de l’opposition en raison des allégations d’intimidation et de bourrage de scrutin, qui sont particulièrement répandues en dehors de la région centrale. Et la même accusation pourrait également être dirigée contre le parti au pouvoir. Museveni et l’ouest Le 29 janvier 1986, Museveni a prêté serment en tant que président de l’Ouganda. Toujours vêtu de sa tenue de combat, il désigna les nids-de-poule sur la route voisine. La route ne nuit-elle qu’aux catholiques et épargne-t-elle les protestants ?  a-t-il demandé. Est-ce une mauvaise route uniquement pour les musulmans et non pour les chrétiens, ou pour les Acholi et non pour Baganda ? Il a exhorté son auditoire à ignorer les opportunistes qui prêchaient la politique de la religion et de l’ethnie. Tout ce qu’ils font, c’est travailler sur des plateformes de division bon marché car ils n’ont rien de constructif à offrir aux gens. Au pouvoir, Museveni a veillé à répartir les postes dans différentes régions du pays. Mais en privé, il a admis que de nombreuses personnes nommées étaient des figures de proue impuissantes, selon les mémoires de l’ancienne ministre du NRM, Miria Matembe . Au début des années 2000, alors que la coalition au pouvoir se fracturait, Museveni se repliait de plus en plus sur ceux en qui il pouvait avoir confiance. Cela signifiait souvent les forces de sécurité, avec un leadership dominé par des gens de l’ouest. #### Comment l’élite corrompue du Mozambique a provoqué une tragédie dans le nord ? Cela convient au gouvernement du président mozambicain Filipe Nyusi que le groupe rebelle État islamique prétende avoir organisé l’attaque à la fin du mois de mars de cette année sur Palma, cela contribue à détourner l’attention du crime et de la corruption au cœur du problème. Les choses se sont avéré très différentes pour le Mozambique ; après une guerre civile exténuante qui a traîné dans les années 1990, le président primé Joaquim Chissano et son équipe de jeunes technocrates comme la première ministre Luisa Diogo ont travaillé pour redresser le pays. Le représentant résident du FMI, Felix Fischer, a déclaré à cet auteur en 2009 que le rebond post-conflit du Mozambique était semblable au Vietnam dans sa trajectoire. Il y avait de nouveaux projets miniers et énergétiques, une fonderie qui avait ramené des capitaux internationaux, un équilibre utile entre l’infrastructure chinoise et le soutien budgétaire européen. Les touristes ont envahi la frontière sud-africaine. L’économie créait des emplois. Le train H Le trafic de drogue était déjà un énorme problème au Mozambique, un pays qui, selon César Guedes de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), peut à peine gérer sa propre sécurité maritime, et encore moins empêcher les syndicats internationaux du crime d’opérer sur ses 3 600 km du littoral. Malgré la rhétorique anti-corruption, le parti au pouvoir, le Frelimo, n’a pas montré une volonté politique sérieuse de lutter contre le trafic de stupéfiants. Voici une vidéo en anglais montrant des affaires de corruption dans le pays : Mohamed Bashir Suleman, décrit comme le plus grand narcotraqueur du Mozambique, a des liens directs avec le président Guebuza et l’ancien président Chissano. D’autres trafiquants soudoient des hauts et des bas fonctionnaires. Le chef des douanes Domingos Tivane est un bénéficiaire important de ces pots-de-vin liés au trafic de stupéfiants. Les responsables de la police ont déclaré aux agents de l’ambassade qu’ils ne voulaient pas s’attaquer aux trafiquants de gros poissons en raison de leurs liens avec de hauts fonctionnaires. Le protégé de Guebuza, Celso Correira (aujourd’hui ministre des Terres et du Développement rural et directeur de campagne du président Nyusi) a repris la gestion du port de Nacala, identifié comme un canal clé pour une grande partie des marchandises illicites qui entrent et sortent du Mozambique. Alors le plus gros narcotraqueur, MBS était le financier numéro un du parti au pouvoir, selon des diplomates américains. Des bateaux chargés d’argent Ce ne sont pas que des drogues. À l’époque des chiens de l’administration Guebuza, alors qu’il essayait de changer la constitution pour autoriser un troisième mandat, l’élite politiquement connectée a réussi un braquage encore plus grand. Cette fois, il volait le trésor de Maputo. En 2014, un prêt secret de 850 millions de dollars pour Ematum, une société de pêche au thon détenue, curieusement, par les services de renseignement du Mozambique. D’autres prêts secrets ont été découverts, notamment un prêt de 525 millions de dollars à la société publique Mozambique Asset Management. Les prêts étaient une façade pour la corruption et les pots-de-vin, et ont fait l’objet de nombreuses enquêtes judiciaires. Les 2 milliards de dollars de prêts au total ont contribué à un ralentissement économique et au défaut de remboursement de la dette du gouvernement. #### Comment la 5G pourrait stimuler la croissance inclusive à travers l’Afrique ? Le déploiement de la technologie 5G dans les pays africains en est encore à ses débuts, mais a le potentiel de générer une croissance inclusive sans précédent en Afrique, selon un responsable financier du secteur des télécommunications nigérian, Omolara Michael-Nwadu, ACMA, CGMA. La cinquième génération ou 5G est la nouvelle génération de technologie sans fil. Elle vient après la 3G, qui permettait aux smartphones, puis la 4G, qui facilitait une navigation plus rapide. Ce qu’il faut retenir Le déploiement de la technologie 5G dans les pays africains en est encore à ses débuts, mais a le potentiel de générer une croissance inclusive sans précédent en Afrique, selon un responsable financier du secteur des télécommunications nigérian, Omolara. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Un rapport publié l’an dernier par la GSMA, qui représente les opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, a déclaré que l’ère de la 5G a commencé en Afrique subsaharienne, mais la 3G restera la technologie dominante dans un avenir prévisible. Le rapport note que des services commerciaux mobiles 5G ont été lancés en Afrique du Sud, avec des essais au Nigeria et au Gabon en Afrique de l’Ouest, et en Ouganda et au Kenya en Afrique de l’Est. Adoption des smartphones Michael-Nwadu a déclaré que l’adoption des smartphones augmentait rapidement à travers l’Afrique et avec elle un passage croissant des services vocaux traditionnels aux services de données. Elle a déclaré que la 4G est en train d’être adoptée par les marchés de masse et les opérateurs font des progrès significatifs dans la modernisation du réseau. Voici une vidéo parlant de la 5G en Afrique : Ade Ajibulu, consultant indépendant en télécommunications basé au Royaume-Uni, a souligné la diversité du continent. Il a expliqué que donc, vous avez… certains pays, comme le Botswana et l’Afrique du Sud, en particulier, où la pénétration de la technologie mobile, le nombre d’utilisateurs, est aussi élevée qu’en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Ajibulu a déclaré que l’un des avantages des réseaux mobiles avancés pour les consommateurs est sa vitesse plus élevée, qui permet une bien meilleure qualité pour les téléchargements et le streaming vidéo. Cas d’utilisation métier Des machines intelligentes qui peuvent utiliser des données en temps réel pour optimiser leurs performances aux réseaux de transport et à la gestion du trafic, la 5G a du potentiel dans de nombreux secteurs. En comptabilité, cela permettra des avancées dans les logiciels de comptabilité basés sur le cloud et, dans les services financiers, des options de paiement plus rapides et plus simples et une meilleure détection des fraudes. Ajibulu a déclaré que dans l’agriculture, l’utilisation de capteurs 5G avec IoT (Internet des objets) peut aider les agriculteurs à optimiser les conditions du sol pour leurs cultures… afin que les capteurs détectent le niveau d’humidité et, potentiellement, le niveau de nutriments et la température. Dans la construction, a déclaré Ajibulu, un architecte basé dans une capitale, ou même basé dans un autre pays, peut effectuer une visite virtuelle du site avec les entrepreneurs locaux pour vérifier que les plans de construction sont correctement suivis, traiter les problèmes qui surviennent et ne pas avoir voyager. #### Comment la blockchain peut stimuler le commerce en Afrique ? Le 1er janvier 2021, l’Accord de libre-échange continental africain est devenu officiellement opérationnel. Quelques mois plus tard, réfléchissant à la façon dont la pandémie de coronavirus affecterait la voie de l’accord vers la création de ce qui sera la plus grande zone de libre-échange au monde, Wamkele Mene, secrétaire général du secrétariat de la zone de libre-échange, a doublé, prédisant que plus le commerce intra-africain est le moteur du développement économique post-COVID-19. Malgré un déclin économique régional en 2020, plus d’une douzaine d’économies africaines ont connu des taux de croissance positifs l’année dernière, et l’économie régionale devrait croître de 2,3 % à 3,4 % en 2021. Dans le même temps, des politiques commerciales complexes et imprévisibles, comme ainsi que des procédures frontalières coûteuses et longues, continuent de freiner les économies africaines dans leur plein potentiel commercial. Mais pour tirer parti de l’accord commercial africain, des solutions innovantes supplémentaires sont nécessaires pour relever ces défis de longue date. L’une de ces innovations est la blockchain, le système peer-to-peer sécurisé pour enregistrer les transactions qui est devenu le « grand livre » électronique de choix grâce à sa structure transparente, décentralisée et presque à l’épreuve de la fraude. Elle est de plus en plus considérée comme une technologie viable et évolutive sur les marchés émergents, notamment dans de nombreux pays africains. Le dédouanement La mise en œuvre de l’accord commercial africain n’en est qu’à ses débuts et les procédures douanières varient à travers l’Afrique. Les pays, les blocs commerciaux et même les ports individuels ont leurs propres procédures, qui peuvent impliquer des centaines de documents, des échanges d’informations et des acteurs de la chaîne d’approvisionnement. Voici une vidéo parlant des opportunités offertes par la blockchain : Cette bureaucratie, typique des systèmes douaniers traditionnels, est un obstacle majeur pour les petites et moyennes entreprises, ou PME, qui sont prêtes à entrer dans les réseaux commerciaux mondiaux mais n’ont pas encore la capacité de back-office ou les ressources financières pour naviguer dans les complexités de la bureaucratie. La traçabilité La capacité de suivre avec précision les envois transfrontaliers est cruciale pour la vérifiabilité des normes et des certifications, ainsi que pour la fiabilité et la rapidité de livraison. Bien que diverses normes existent pour aider à assurer le contrôle de la qualité et la conformité, les méthodes traditionnelles de traçage sont opaques, manquent de normalisation et sont sensibles aux interférences et à la fraude. En tant que tels, les avantages économiques potentiels de la certification pour les producteurs restent souvent non réalisés, faisant des investissements dans des produits de meilleure qualité et plus durables une dépense commerciale injustifiée. Les paiements électroniques Dans toute transaction commerciale donnée, les exportateurs, les importateurs et les banques s’engagent dans une rafale complexe d’assurances financières et de documents juridiques pour montrer aux deux parties que l’autre réussira l’accord. Ce système papier retarde à la fois le mouvement des marchandises et le cycle de paiement de ces transactions. Les technologies Blockchain rationalisent les moyens par lesquels les organisations peuvent suivre et vérifier l’authenticité d’une telle documentation, réduisant ainsi le temps et le coût des transactions. Encore une fois, ce développement profitera de manière disproportionnée aux entrepreneurs et aux PME qui ont moins de capacité à faire face à cette bureaucratie et n’ont souvent pas accès au fonds de roulement nécessaire pour surmonter les retards de paiement courants dans le statu quo. #### Comment la communauté internationale peut-elle aider à résoudre la crise pré-électorale à Madagascar ? Madagascar, la grande île de l’océan Indien, s’apprête à vivre une élection présidentielle cruciale en 2023, dans un contexte de crise politique et sociale. Depuis le début de l’année, le pays est secoué par des manifestations de l’opposition, qui dénonce le manque de transparence et d’inclusivité du processus électoral, ainsi que la répression des forces de l’ordre. La communauté internationale, qui soutient le développement et la démocratie à Madagascar, s’inquiète de cette situation et appelle au dialogue et à l’apaisement. Quels sont les enjeux de l’élection présidentielle à Madagascar ? L’élection présidentielle à Madagascar est prévue pour le 7 novembre 2023, selon le calendrier annoncé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il s’agit du premier scrutin depuis la révision constitutionnelle de 2021, qui a modifié les modalités du vote et du mandat présidentiel. Le président sortant, Andry Rajoelina, élu en 2018 après une campagne très disputée contre son rival historique, Marc Ravalomanana, est candidat à sa propre succession. Il affronte une quarantaine d’autres prétendants, dont certains issus de l’opposition ou de la société civile. Voici une vidéo relatant la situation dans le pays : L’enjeu de cette élection est de taille pour Madagascar, qui connaît une instabilité politique chronique depuis son indépendance en 1960. Le pays a connu plusieurs crises politiques majeures, marquées par des coups d’État, des violences et des sanctions internationales. La dernière en date remonte à 2009, lorsque Andry Rajoelina a renversé Marc Ravalomanana avec le soutien de l’armée. Depuis lors, le pays peine à se relever sur les plans économique, social et environnemental. Selon la Banque mondiale, Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un taux de pauvreté de 75 % et un indice de développement humain de 0,528 en 2020. Le pays fait également face à des défis majeurs en matière de sécurité alimentaire, d’accès à l’éducation et à la santé, de préservation de la biodiversité et d’adaptation au changement climatique. L’élection présidentielle représente donc une opportunité pour le peuple malgache de choisir son avenir et de renforcer la légitimité de ses institutions. Elle constitue également un défi pour la consolidation de la démocratie et de l’État de droit dans le pays. Pourquoi la communauté internationale est-elle préoccupée par la crise pré-électorale ? La communauté internationale, qui regroupe les principaux partenaires et bailleurs de fonds de Madagascar, suit avec attention le processus électoral dans le pays. Elle exprime régulièrement son soutien au respect de la Constitution, des libertés fondamentales et des normes internationales en matière d’élections. Elle apporte également son appui technique et financier à la CENI et aux autres acteurs impliqués dans l’organisation du scrutin. Toutefois, la communauté internationale se dit préoccupée par la crise pré-électorale qui secoue le pays depuis plusieurs mois. Dans un communiqué publié le 17 octobre 2023, la délégation de l’Union européenne à Madagascar, les ambassadeurs du Royaume-Uni, des États-Unis, d’Allemagne, de Corée, de France, du Japon et de Suisse ont déclaré qu’ils partagent les inquiétudes du Haut-Commissariat aux droits de l’homme quant à l’usage disproportionné de la force pour disperser les manifestations de l’opposition. Ils ont également appelé chacun à la plus grande retenue et encouragé les efforts de dialogue susceptibles de déboucher sur des mesures concrètes à même de rétablir la confiance dans le processus et de permettre des élections réussies. La communauté internationale souligne en effet la nécessité de garantir la liberté de mouvement des candidats, la liberté de rassemblement pacifique des citoyens, ainsi que l’égalité de traitement entre les candidats de la part du pouvoir publics et des médias, afin de permettre une participation aussi large que possible et d’assurer que les résultats puissent être reconnus par tous. #### Comment la Coupe d’Afrique des nations est devenue un enjeu politique pour le continent La Coupe d’Afrique des nations (CAN) est la plus prestigieuse compétition de football sur le continent africain. Créée en 1957, elle réunit tous les deux ans les meilleures sélections nationales masculines d’Afrique, sous l’égide de la Confédération africaine de football (CAF). Mais au-delà du sport, la CAN est aussi un événement politique, qui reflète les enjeux, les tensions et les aspirations des pays africains depuis plus de six décennies. Les origines de la CAN : un symbole de l’émancipation africaine La CAN trouve son origine dans le contexte de la décolonisation et du panafricanisme. En juin 1956, lors du troisième congrès de la FIFA à Lisbonne, la création de la CAF est proposée par les représentants des fédérations africaines de football. L’objectif est de promouvoir le développement du football en Afrique et d’organiser une compétition continentale. La première édition de la CAN a lieu en février 1957 à Khartoum, au Soudan, avec la participation de trois pays : l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. L’Afrique du Sud, initialement prévue, est disqualifiée en raison de sa politique d’apartheid. Voici une vidéo relatant le coup d’envoi de ce championnat : La CAN devient rapidement un symbole de l’émancipation et de l’unité des pays africains, qui revendiquent leur indépendance face aux puissances coloniales. Le football devient un vecteur d’expression politique et identitaire, qui permet aux nations africaines de se faire connaître et de se mesurer sur la scène internationale. La CAN accompagne ainsi les grandes étapes de l’histoire politique du continent, comme la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963 ou la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud. L’évolution de la CAN : un miroir des transformations du continent Depuis sa création, la CAN a connu plusieurs changements, qui reflètent les transformations du continent africain. Le nombre de participants au tournoi final est passé progressivement de 3 à 24 équipes, témoignant de l’accroissement du nombre d’États indépendants et du niveau sportif du football africain. Le format de la compétition a également évolué, passant d’un système à élimination directe à une phase de groupes suivie d’une phase à élimination directe. La périodicité de la CAN a changé à plusieurs reprises, passant des années paires aux années impaires en 2013, pour éviter la concurrence avec la Coupe du monde . La CAN a également suivi les évolutions sociales et culturelles du continent africain, comme l’intégration régionale, la diversité ethnique et linguistique, ou encore le rôle des diasporas. La CAN a ainsi favorisé les échanges et les rencontres entre les peuples africains, mais aussi entre l’Afrique et le reste du monde. La CAN a également contribué à valoriser la richesse et la créativité culturelle du continent africain, à travers les chants, les danses, les mascottes ou encore les surnoms des équipes. Les enjeux actuels de la CAN : un défi politique pour le continent La CAN est aujourd’hui un événement majeur pour le continent africain, qui suscite un engouement populaire et médiatique sans précédent. Mais la CAN est aussi un défi politique pour les pays organisateurs et participants, qui doivent faire face à plusieurs difficultés. La CAN pose d’abord des questions d’ordre logistique et financier, liées à la construction ou à la rénovation des infrastructures sportives, à la sécurité des spectateurs et des joueurs, ou encore au coût économique et social de l’organisation. La CAN pose ensuite des questions d’ordre sportif et éthique, liées au respect des règles et des valeurs du football, à la lutte contre la corruption, le dopage ou le racisme, ou encore à la promotion de l’équité et de la solidarité entre les équipes. La CAN pose enfin des questions d’ordre politique et diplomatique, liées à la représentation et à l’influence des pays africains sur la scène internationale, à la gestion des conflits et des crises internes ou externes, ou encore à la promotion de l’intégration et de la coopération régionales. La CAN est donc plus qu’une simple compétition de football. C’est un événement politique, qui révèle les forces et les faiblesses, les espoirs et les défis du continent africain. C’est aussi un événement culturel, qui célèbre la diversité et la créativité du continent africain. C’est enfin un événement social, qui rassemble et mobilise les peuples africains autour d’une passion commune : le football. #### Comment la sécurité physique change les affaires en Afrique ? L’industrie de la sécurité physique se concentre sur la production de biens et de services conçus pour protéger les informations, le personnel et les biens. En d’autres termes, les entreprises de sécurité physique se spécialisent dans la vente de caméras de sécurité, de radars, de capteurs de mouvement et d’infrastructures de points de contrôle physiques. Ils fournissent même des services tels que des gardes du corps armés pour des personnes de haut niveau. La sécurité physique en Afrique a connu des développements de haute technologie assez récents. L’industrie est souvent considérée comme un investissement commercial judicieux pour les entreprises exposées à des niveaux élevés de risque, de danger ou de concurrence. Actuellement, les entreprises ouest-africaines sont confrontées à une multitude de défis pour leur sécurité physique et économique. Par exemple, ils peuvent être confrontés à des problèmes de piraterie, de terrorisme, d’enlèvements de cadres et de perturbation des chaînes d’approvisionnement. La piraterie affecte l’expédition Le golfe de Guinée bercé par l’Afrique de l’Ouest est un point chaud particulier pour les incidents de piraterie. En juillet 2020, il y a eu 98 incidents de piraterie armée et de vols qualifiés, contre 78 en 2019. Parallèlement à cette flambée de piraterie, les pirates ont pris 77 marins en otage au cours du seul premier semestre 2020, soit plus de 90 % des enlèvements maritimes cette année. Ci-dessous une vidéo parlant de la piraterie dans cette région : Ainsi, la piraterie dans le golfe de Guinée constitue un stress important pour les travailleurs des navires déjà surchargés et surchargés. Michael Howlett, directeur du Bureau maritime international (BMI), déclare que sans un moyen de dissuasion approprié et proportionné, les pirates et les voleurs deviendront plus impitoyables. Il reconnaît également que ce manque de sécurité représente un risque croissant pour les voyages en mer. Terrorisme et chaînes d’approvisionnement Malheureusement, les enlèvements ne concernent pas uniquement les navires de mer. En Afrique de l’Ouest, ceux qui empruntent des routes terrestres étroites à travers des territoires dangereux, comme dans le nord du Nigéria, peuvent faire face à des enlèvements. L’organisation terroriste militante Boko Haram, tout en connaissant une influence régionale diminuée, reste une menace en matière de banditisme, de vol de cargaison et d’enlèvements de cadres dans le nord du Nigéria. En raison de ces risques de sécurité auxquels le transport terrestre est confronté, il est devenu impératif de trouver un moyen pour les entreprises multinationales de pouvoir transporter des marchandises de manière sûre et fiable entre les pays d’Afrique de l’Ouest. La protection de cette chaîne d’approvisionnement est vitale pour promouvoir la sécurité des entreprises et stimuler le développement économique régional. Importance de la sécurité physique La sécurité physique en Afrique existe pour aider à assurer la sécurité matérielle des employés et des entreprises. Ces mesures conduisent souvent à une plus grande sécurité de l’emploi et à une meilleure efficacité économique grâce à la protection contre le banditisme et la piraterie. Malheureusement, l’extrême pauvreté sévit en Afrique de l’Ouest. Un rapport de 2018 a montré que le Nigeria comptait environ 83 millions de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. La pauvreté conduit souvent à une plus grande consommation de drogues, à la criminalité et au terrorisme. #### Comment le Kenya mène la lutte mondiale contre la pollution plastique : un sommet historique pour un traité international La pollution plastique est l’un des plus grands défis environnementaux de notre époque. Chaque année, des centaines de millions de tonnes de plastique sont produites, consommées et jetées, sans être recyclées ni éliminées correctement. Le plastique envahit les océans, les terres, les animaux et même l’air que nous respirons. Il menace la biodiversité, la santé humaine et le climat. Face à ce fléau, le Kenya a décidé d’agir. Le pays africain, qui a déjà interdit les sacs plastiques en 2017, a accueilli du 28 février au 2 mars 2022 l’assemblée pour l’environnement de l’ONU, la plus haute instance internationale sur ces sujets. Plus de 175 pays ont participé à ce sommet, qui a abouti à une résolution historique : l’adoption du principe d’un traité international juridiquement contraignant sur la pollution plastique. Un traité pour réguler le cycle de vie du plastique Le traité sur la pollution plastique vise à réguler le cycle de vie du plastique, de sa production à son élimination, en passant par sa consommation et son recyclage. Il s’agit de réduire la quantité de plastique produite et utilisée, d’encourager l’utilisation de matériaux alternatifs et biodégradables, de renforcer le tri et le recyclage des déchets plastiques, et de prévenir leur dispersion dans l’environnement. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le traité prévoit également des mesures spécifiques pour lutter contre la pollution plastique marine, qui représente environ 80% de la pollution plastique totale. Il s’agit notamment d’interdire ou de limiter certains objets en plastique à usage unique, comme les pailles, les couverts ou les gobelets, qui sont souvent abandonnés sur les plages ou emportés par les courants marins. Il s’agit aussi de renforcer la coopération internationale pour surveiller, nettoyer et restaurer les écosystèmes marins affectés par le plastique. Un processus de négociation qui doit aboutir d’ici 2024 L’adoption du principe d’un traité sur la pollution plastique est une avancée majeure, mais ce n’est que le début d’un processus de négociation qui doit aboutir à un texte final d’ici 2024. Pour cela, un comité intergouvernemental de négociation a été créé lors du sommet de Nairobi. Il devra se réunir au moins deux fois par an pour discuter des modalités et des détails du traité. Le comité devra notamment définir le champ d’application du traité, ses principes et ses objectifs, ses obligations et ses mécanismes de mise en œuvre, ainsi que ses modalités de financement et d’assistance technique. Il devra aussi prendre en compte les spécificités et les besoins des pays en développement, qui sont souvent les plus touchés par la pollution plastique mais qui disposent de moins de moyens pour y faire face. Le comité devra également consulter les parties prenantes non étatiques, comme les organisations non gouvernementales, les entreprises, les scientifiques ou les citoyens, qui ont un rôle important à jouer dans la lutte contre la pollution plastique. Le comité devra enfin présenter un projet de traité à l’assemblée pour l’environnement de l’ONU en 2024, qui devra être approuvé par consensus ou par vote. Le Kenya, un leader dans la lutte contre la pollution plastique Le Kenya est un pays qui a montré son engagement et son leadership dans la lutte contre la pollution plastique. En 2017, il a été l’un des premiers pays au monde à interdire les sacs plastiques, une mesure qui a permis de réduire considérablement la quantité de déchets plastiques dans le pays. Le Kenya a aussi mis en place des initiatives de sensibilisation, de nettoyage et de recyclage du plastique, impliquant les communautés locales, les écoles, les entreprises et les autorités. Le Kenya a également joué un rôle clé dans la promotion d’un traité sur la pollution plastique au niveau international. Il a été l’un des premiers pays à soutenir l’idée d’un tel traité, lancée en 2018 par la Norvège. Il a aussi co-présidé le groupe de travail chargé d’étudier la faisabilité et les options d’un tel traité, qui a rendu son rapport en 2021. Il a enfin accueilli le sommet de Nairobi, qui a permis d’obtenir un consensus sur le principe d’un traité. Le Kenya entend poursuivre son engagement et sa contribution au processus de négociation du traité, en tant que pays hôte du comité intergouvernemental de négociation. Il espère ainsi contribuer à l’élaboration d’un traité ambitieux et efficace, qui permettra de protéger l’environnement et le bien-être des générations présentes et futures. #### Comment le litchi de Madagascar s’est imposé sur les tables de Noël en France ? Le litchi est un fruit exotique qui se consomme surtout en fin d’année, lors des fêtes de Noël. Il est apprécié pour sa chair blanche et juteuse, son goût sucré et acidulé, et ses vertus nutritionnelles. Mais d’où vient ce fruit délicat et comment est-il arrivé sur nos tables ? Zoom sur le litchi de Madagascar, un produit phare de l’exportation malgache qui fait le bonheur des consommateurs français. L’origine et la culture du litchi Le litchi est originaire d’Asie, où il est cultivé depuis des millénaires. Il appartient à la famille des Sapindacées, comme le marron ou le lychee. Il se présente sous la forme d’une baie ronde ou ovale, recouverte d’une écorce rougeâtre et rugueuse, qui renferme une pulpe blanche et translucide entourant un noyau brun. Le litchi mesure entre 2 et 4 cm de diamètre et pèse entre 10 et 20 g. Voici une vidéo relatant ces faits : Le litchi pousse sur un arbre appelé litchier, qui peut atteindre 15 m de hauteur. Il aime les climats tropicaux ou subtropicaux, avec une saison sèche et une saison humide. Il a besoin d’une température moyenne de 25°C et d’une pluviométrie annuelle de 1000 à 2000 mm. Il craint le gel et les vents forts. Le litchi se cultive principalement en Chine, en Inde, en Thaïlande, au Vietnam, mais aussi à l’île Maurice, à La Réunion, en Afrique du Sud et à Madagascar. Dans ces pays, la récolte a lieu entre novembre et janvier, ce qui correspond à la période des fêtes de fin d’année dans l’hémisphère nord. C’est pourquoi le litchi est souvent associé à Noël dans les pays occidentaux. L’exportation du litchi de Madagascar vers la France Madagascar est le premier producteur africain de litchis, avec une production annuelle de 100 000 tonnes environ. Le litchi est cultivé sur la côte est de l’île, dans les régions d’Analanjirofo, d’Atsinanana et de Vatovavy-Fitovinany. Il représente une source importante de revenus pour les petits producteurs malgaches, qui vendent leur récolte aux exportateurs. Le litchi de Madagascar est exporté principalement vers la France, qui en consomme environ 15 000 tonnes par an. Il s’agit du deuxième fruit exotique le plus importé en France après la banane. Le litchi malgache est apprécié pour sa qualité gustative, sa fraîcheur et son aspect décoratif. L’exportation du litchi de Madagascar vers la France suit un calendrier précis, qui dépend des conditions climatiques, de la maturité des fruits et de la demande des consommateurs. Les premiers fruits sont cueillis fin novembre et expédiés par avion vers Paris. Ils arrivent sur les étals début décembre et sont vendus à un prix élevé. Les fruits cueillis début décembre sont expédiés par bateau vers Marseille. Ils arrivent mi-décembre et sont vendus à un prix plus abordable. Les fruits cueillis mi-décembre sont expédiés par bateau vers Le Havre. Ils arrivent fin décembre et sont vendus à un prix encore plus bas. Les exportateurs malgaches doivent faire face à plusieurs défis pour assurer la qualité et la rentabilité de leur produit. Ils doivent respecter les normes sanitaires et phytosanitaires imposées par l’Union européenne, qui exigent notamment que les fruits soient traités au bromure de méthyle pour éviter les parasites. Ils doivent également adapter leur offre à la demande des consommateurs français, qui varie selon les années, les modes et les événements. #### Comment le Malawi a finalement aboli la peine de mort ? Une condamnation à mort ne sera plus l’action punitive la plus extrême que l’État du Malawi puisse prendre contre un criminel, la Cour suprême du pays a statué qu’une condamnation à perpétuité derrière les barreaux témoigne des espoirs constitutionnels du pays de protéger la vie et les biens. La décision du tribunal du jeudi 29 avril a été l’aboutissement de décennies de débat public sur la question. La peine de mort est dans les livres de la plupart des pays africains même si dans des pays comme le Nigéria et le Ghana, elle est rarement utilisée. L’Union européenne, qui s’est également félicitée de la décision, a noté qu’au cours des 10 dernières années, aucune exécution n’a eu lieu dans 163 États membres des Nations Unies, ce qui représente 84 % de leur nombre total. Amnesty International a également déclaré à la suite de la décision que la peine de mort est le châtiment cruel, inhumain et dégradant ultime et elle n’a pas sa place dans ce monde. La peine de mort est une violation du droit à la vie et une atteinte aux droits de l’homme. Le 22e pays africain à abolir une telle loi Le Malawi est cependant devenu le 22e pays d’Afrique subsaharienne à abroger la loi. Ses citoyens étaient néanmoins divisés sur l’appel du tribunal ainsi que sur la justification de ses conclusions. Le tribunal était favorable à la notion de droit à la vie comme étant un droit humain fondamental sur lequel tous les autres sont fondés. Il est donc clair que l’État sanctionnant un déni du droit à la vie équivaut non seulement à une complicité morale, mais aussi à un acte inconstitutionnel. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : L’opposition à la décision émanait des Malawites qui craignaient que le pire moyen de dissuasion contre la criminalité ait été supprimé. Un commentateur social, Humphrey Mvula, cité par VOA News, a exploré la possibilité que l’interdiction augmente la justice populaire. Alors que les citoyens comprennent que le crime le plus odieux n’est plus passible de la peine de mort, ils prendraient très probablement les choses en main, a fait valoir Mvula. Une décision pas toujours très appréciée Un groupe de défense des droits civils, tel que l’Association des personnes atteintes d’albinisme, est mécontent de la décision. Le Malawi est l’un des pays d’Afrique centrale et orientale avec une prévalence inquiétante de meurtres rituels de personnes atteintes d’albinisme. On pense que la chair des albinos confère des pouvoirs surhumains et de la chance à certains habitants. Les partisans de l’abolition ont cependant repoussé, soulignant que la peine de mort est généralement infligée aux pauvres qui n’ont pas les moyens de se payer un avocat compétent. Il semble également que très peu de choses suggèrent que les crimes odieux sont réduits dans des juridictions telles que les États-Unis, où 29 États appliquent toujours la peine de mort. #### Comment le Nigeria met en œuvre des stratégies politiques pour son développement ? Le Nigeria est l’un des pays les plus peuplés d’Afrique et l’une des plus grandes économies du continent. Avec une population estimée à plus de 200 millions d’habitants, le Nigeria est un acteur important dans la région et le monde. Dans le but de promouvoir le développement économique et social, le Nigeria a mis en place des stratégies politiques pour atteindre ses objectifs. Dans cet article, nous examinerons comment le Nigeria met en œuvre des stratégies politiques pour son développement. Stratégies de développement économique et social Le Nigeria a mis en place des stratégies de développement économique et social pour promouvoir une croissance économique durable et inclusives. Ces stratégies visent à créer des emplois, à réduire la pauvreté, à améliorer les infrastructures et à renforcer la sécurité alimentaire. Ces stratégies sont mises en œuvre par le biais de programmes et de projets financés par le gouvernement et des partenaires internationaux. Ces programmes et projets visent à améliorer les conditions de vie des citoyens nigérians et à promouvoir le développement économique et social du pays. Voici une vidéo relatant ces faits : Le gouvernement nigérian a mis en place des programmes pour améliorer l’accès aux services de santé et à l’éducation, pour promouvoir l’agriculture et l’industrie et pour protéger l’environnement. Ces programmes visent à créer des emplois, à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des Nigérians. Le gouvernement a également mis en place des programmes pour promouvoir l’accès à l’énergie et à l’eau potable, pour améliorer les infrastructures et pour renforcer la sécurité alimentaire. Stratégies de développement politique Le Nigeria a mis en place des stratégies de développement politique pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. Ces stratégies visent à renforcer l’État de droit, à promouvoir la participation des citoyens à la vie politique et à améliorer la qualité des services publics. Ces stratégies sont mises en œuvre par le biais de programmes et de projets financés par le gouvernement et des partenaires internationaux. Ces programmes et projets visent à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance, à renforcer l’État de droit et à améliorer la qualité des services publics. Le gouvernement nigérian a mis en place des programmes pour promouvoir la participation des citoyens à la vie politique, pour renforcer l’État de droit et pour améliorer la qualité des services publics. Ces programmes visent à encourager les citoyens à participer à la vie politique, à renforcer l’État de droit et à améliorer la qualité des services publics. Le gouvernement a également mis en place des programmes pour promouvoir la liberté d’expression, pour lutter contre la corruption et pour promouvoir l’accès à l’information. Stratégies de développement des secteurs public et privé Le Nigeria a mis en place des stratégies de développement des secteurs public et privé pour promouvoir la croissance économique et le développement durable. Ces stratégies visent à encourager l’investissement privé, à promouvoir l’entrepreneuriat et à améliorer l’accès aux services financiers. Ces stratégies sont mises en œuvre par le biais de programmes et de projets financés par le gouvernement et des partenaires internationaux. Ces programmes et projets visent à encourager l’investissement privé, à promouvoir l’entrepreneuriat et à améliorer l’accès aux services financiers. Le gouvernement nigérian a mis en place des programmes pour encourager l’investissement privé, pour promouvoir l’entrepreneuriat et pour améliorer l’accès aux services financiers. Ces programmes visent à encourager l’investissement privé, à promouvoir l’entrepreneuriat et à améliorer l’accès aux services financiers. Le gouvernement a également mis en place des programmes pour promouvoir l’innovation et la recherche, pour encourager le commerce international et pour améliorer la compétitivité des entreprises. Le Nigeria met en œuvre des stratégies politiques pour promouvoir le développement économique et social. Ces stratégies visent à créer des emplois, à réduire la pauvreté, à améliorer les infrastructures et à renforcer la sécurité alimentaire. Le Nigeria met également en œuvre des stratégies de développement politique pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. Enfin, le Nigeria met en œuvre des stratégies de développement des secteurs public et privé pour promouvoir la croissance économique et le développement durable. Ces stratégies visent à encourager l’investissement privé, à promouvoir l’entrepreneuriat et à améliorer l’accès aux services financiers. Le Nigeria a mis en place des stratégies politiques pour promouvoir le développement économique et social. Ces stratégies visent à créer des emplois, à réduire la pauvreté, à améliorer les infrastructures et à renforcer la sécurité alimentaire. Ces stratégies sont mises en œuvre par le biais de programmes et de projets financés par le gouvernement et des partenaires internationaux. Ces programmes et projets visent à améliorer les conditions de vie des citoyens nigérians et à promouvoir le développement économique et social du pays. #### Comment le secteur des paris sportifs prend le contrôle de l’Afrique ? L’Afrique est folle de sport, en particulier de football. Mais pendant que vous traînez avec vos amis un samedi soir frais pour profiter d’un match de football à haute énergie de votre équipe préférée, il se passe quelque chose d’important autour de vous dont vous ne vous rendez tout simplement pas compte. Le sport n’est plus seulement un divertissement en Afrique. Il s’agit aussi de gagner et de perdre de l’argent. Selon une enquête récente, environ 60 millions de Nigérians âgés de 18 à 40 ans sont impliqués dans des paris sportifs actifs. En moyenne, ces parieurs dépensent environ 3 000 nairas (environ 15 euros) chaque jour en paris. En Afrique du Sud, les statistiques gouvernementales montrent que plus de la moitié de la population adulte est régulièrement impliquée dans des activités de jeu, principalement des paris sportifs. Cette tendance est à peu près la même en Afrique occidentale, centrale, orientale et australe. Et les paris sportifs en ligne ont facilité l’accès à cette activité. Des professionnels tels que onlinebettingnz.co.nz proposent une variété de paris sportifs. Une population jeune et un taux de chômage élevé L’Afrique a la population la plus jeune du monde, avec plus de 200 millions de personnes âgées de 15 à 24 ans. En plus de sa population très jeune, un nombre élevé de ces jeunes sont au chômage. Les taux de chômage officiels dans certains pays africains atteignent 25 %. Qu’est-ce que la jeunesse et l’emploi ont à voir avec les paris sportifs, demandez-vous ? Voici comment gagner de l’argent grâce aux paris sportifs : Les Africains jeunes et sans emploi constituent l’essentiel du marché cible des paris sportifs en Afrique. Les paris leur offrent la possibilité de gagner un revenu, tout en les stimulant par le sport, fort attrait pour de nombreux jeunes Africains. La population de l’Afrique devrait doubler d’ici 2050. D’ici là, le continent aura la plus grande population de jeunes au monde. Ce sera une source potentielle de croissance pour l’industrie des paris sportifs en Afrique. Un fort potentiel d’addiction L’alcool et les cigarettes sont des produits de consommation populaires dans le monde entier et se vendent chaque jour en gros volumes. Les deux produits ont également quelque chose en commun avec les paris sportifs. Ils créent une dépendance. Le plus grand attrait des paris sportifs est leur proposition de valeur : cela ne vous coûte presque rien, mais vous pouvez gagner beaucoup d’argent. C’est ce qui le rend addictif ! À travers le continent, avec des paris aussi bas que 1 euro, les gens peuvent gagner jusqu’à 500 euros. C’est cette possibilité de rendements plus élevés qui attire des millions d’Africains, y compris les pauvres, à investir dans les paris sportifs. Compte tenu de ce potentiel de profit, il n’est pas surprenant que les paris sportifs deviennent une dépendance pour des millions de personnes sur le continent qui placent des paris quotidiennement et hebdomadairement. #### Comment le Sénégal compte sauver le patrimoine de Senghor ? Léopold Sédar Senghor, premier président du Sénégal et figure de la Négritude, a laissé derrière lui un héritage culturel et historique inestimable. Mais une partie de ses biens personnels, dont des bijoux, des décorations et des montres, risque de disparaître lors d’une vente aux enchères prévue samedi 21 octobre à Caen, en France. Face à cette situation, le gouvernement sénégalais a décidé de réagir pour préserver la mémoire et le patrimoine de son ancien chef d’État. Un homme aux multiples facettes Léopold Sédar Senghor est né en 1906 à Joal, au Sénégal, alors colonie française. Il fait ses études en France, où il devient agrégé de grammaire et enseigne dans différents lycées. Il se lie d’amitié avec d’autres intellectuels noirs, comme Aimé Césaire et Léon Gontran Damas, avec qui il fonde le mouvement de la Négritude, qui revendique la fierté de l’identité africaine et la décolonisation. Voici une vidéo relatant ces faits : Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier par les nazis et écrit des poèmes dans les camps de concentration. Après la guerre, il entre en politique et milite pour l’indépendance du Sénégal. Il devient le premier président de la République du Sénégal en 1960, poste qu’il occupe jusqu’en 1980. Il est également le premier Africain élu à l’Académie française en 1983. Senghor est mort en 2001 à Verson, en Normandie, où il vivait avec sa femme Colette, une Française qu’il avait épousée en 1957. Il est enterré dans son village natal de Joal. Une vente aux enchères controversée Les biens mis aux enchères samedi à Caen proviennent d’un particulier qui les a acquis après le décès de Colette Senghor en 2019. Il s’agit de bijoux et de décorations militaires ayant appartenu à Léopold Sédar Senghor, ainsi que d’autres objets divers. Selon le commissaire-priseur, ces biens sont estimés entre 15 000 et 20 000 euros. Mais cette vente ne plaît pas au Sénégal, qui considère que ces objets font partie du patrimoine national et doivent être rapatriés. Le président Macky Sall a demandé au ministre de la Culture et du patrimoine historique, Aliou Sow, d’engager des discussions avec le commissaire-priseur pour permettre l’acquisition par l’État du Sénégal des objets mis en vente. Le ministre a déclaré à l’AFP que le Sénégal était prêt à payer le prix demandé pour ces biens, mais qu’il espérait aussi un geste de la part du vendeur. Il a souligné que ces objets avaient une valeur symbolique et sentimentale pour le peuple sénégalais et qu’ils devaient être exposés dans un musée dédié à Senghor. Un patrimoine déjà préservé Le Sénégal dispose déjà d’un important patrimoine lié à Léopold Sédar Senghor. Sa maison natale à Joal a été transformée en musée, où l’on peut voir des photos, des documents et des objets personnels du poète-président. Un autre musée lui est consacré à Dakar, la capitale, où se trouve également sa bibliothèque personnelle. En France, la maison de Verson où il a vécu avec Colette a été léguée à la mairie par cette dernière. Elle abrite aujourd’hui un centre culturel qui organise des expositions et des événements autour de l’œuvre et de la pensée de Senghor. Le Sénégal espère donc compléter ce patrimoine avec les biens mis aux enchères à Caen, qui témoignent d’un aspect plus intime et plus humain de cet homme aux multiples facettes. #### Comment le sport peut être un moteur de croissance économique en Afrique ? C’est une langue que nous parlons tous, et si elle est traitée correctement, elle peut potentiellement être un moteur de croissance socio-économique massive en Afrique : le sport ! Didier Drogba, Mohamed Salah, Sadio Mane, Eliud Kipchoge, pour n’en nommer que quelques-uns, ont été des ambassadeurs et des exemples des meilleurs talents que possède l’Afrique. Les compétences et les talents sont abondants sur le continent, mais la principale ressource qui manque à l’Afrique est l’infrastructure pour la soutenir. Les gouvernements doivent prendre les initiatives nécessaires pour donner la priorité au sport en tant que moteur potentiel de la croissance économique. Le sport a la capacité de générer des millions de dollars, voire des milliards. La Coupe d’Afrique des Nations 2021 qui s’est tenue au Cameroun a vu des milliers de fans de football voyager à travers l’Afrique pour encourager leurs équipes nationales, ce qui a permis de stimuler économiquement les entreprises locales.  Des investissements importants ont été effectués Le gouvernement camerounais a investi plus de 520 milliards de francs CFA (885 millions d’euros) pour rénover et moderniser les infrastructures, les hôpitaux, les routes, les aéroports, les hôtels et autres installations liées au sport ; le montant dépensé pour ce tournoi sportif était le plus élevé de toutes les éditions précédentes. Longtemps après le tournoi, le Cameroun bénéficiera des rénovations et de la mise à niveau des infrastructures, ce qui augmentera son exposition mondiale et offrira des opportunités pour davantage d’investissements directs étrangers. Voici une vidéo relatant l’économie du sport en Afrique : Pendant des décennies, les pays occidentaux ont inondé leur industrie du sport d’investissements car ils ont réalisé le montant des revenus que ce secteur ajoute à leurs économies. L’examen annuel 2019/2020 de Deloitte du marché européen du football a montré que les ligues européennes avaient des revenus globaux de 25,2 milliards d’euros, dont 15,1 milliards d’euros ont été générés par les « Big Five » : la Bundesliga allemande, la Premier League britannique, la Serie A italienne, la Ligue 1 française et la Liga espagnole. Avec de tels revenus générés, les gouvernements peuvent réinvestir de l’argent dans l’industrie du sport pour faire avancer son programme, en répétant le cycle et en créant un écosystème qui se régénère automatiquement à chaque exercice financier. Renforcer les actions déjà mises en place Les gouvernements africains doivent créer des politiques plus fortes qui incuberont l’industrie du sport alors qu’elle en est à ses balbutiements. Ce secteur a la capacité d’augmenter rapidement les richesses de l’Afrique parce que sa principale ressource, 1,3 milliard de personnes, possède le talent brut qui pourrait susciter une nouvelle vision pour le continent.  La capacité est facilement disponible en Afrique, mais ceux qui la possèdent recherchent déjà des opportunités à l’étranger, générant ainsi des revenus à l’étranger et non pour leur propre pays. Fournir aux Africains des plateformes locales profitera aux économies locales, tout en favorisant les talents locaux et les opportunités commerciales. La croissance du secteur du sport accueillerait d’autres industries nécessaires pour le soutenir, notamment les hôtels, les infrastructures, les réseaux et les communications, l’éducation et le tourisme. #### Comment les compétences en cybersécurité changent des vies en Afrique du Sud ? La formation des travailleurs au cryptage des données et à la cybersécurité est une priorité alors que les entreprises accélèrent l’adoption de nouvelles technologies, selon le rapport sur l’avenir de l’emploi 2020 du Forum économique mondial. Mais il y a une pénurie mondiale d’environ 4 millions de travailleurs qualifiés pour occuper des emplois en cybersécurité, a montré en 2019 un organisme professionnel de premier plan (ISC). Une solution pour combler le déficit de compétences en cybersécurité est en train d’émerger en Afrique du Sud, où des jeunes marginalisés s’entraînent dans des académies du Cap et de Johannesburg. Absa Group, un fournisseur de services financiers africain, a lancé l’Absa Cybersecurity Academy à Johannesburg en mars 2019. La société a maintenant lancé la deuxième branche de son Cybersecurity Academy au Cap, en Afrique du Sud, et souhaite faire de l’Afrique le centre de la cybersécurité mondiale compétences. Des carrières qui changent des vies Les jeunes issus de milieux défavorisés à travers l’Afrique ont été confrontés à une série de menaces, notamment l’alcoolisme, la drogue, la maltraitance, le danger physique et le fait de se coucher le ventre vide, déclare Sandro Bucchianeri, responsable de la sécurité chez Absa Group. « Pouvez-vous imaginer, si nous parvenons à former 10 000 personnes ? » dit-il. « Ils font une différence pour eux-mêmes et leurs familles. » Voici une vidéo en anglais parlant de ce domaine : https://www.youtube.com/watch?v=MTG7Thebapg Rapelang Kotsi, l’un des étudiants de l’Absa Cybersecurity Academy, déclare : « Avec ce que je fais actuellement, je serai en mesure de donner à mon fils un avenir meilleur. » L’Académie est une collaboration avec le Maharishi Institute, un collège privé à but non lucratif et une organisation d’auto-développement à Johannesburg qui aide les jeunes à accéder à l’éducation. Il fait également partie du centre d’apprentissage sur la cybersécurité du Forum économique mondial, une initiative conjointe visant à fournir un apprentissage gratuit de la cybersécurité pour combler le déficit mondial de main-d’œuvre en cybersécurité. Absa affirme que la clé du succès de l’initiative réside dans le développement des compétences sociales et émotionnelles nécessaires pour réussir dans le monde du travail, ainsi que des compétences techniques. Les étudiants reçoivent une formation accréditée en cybersécurité parallèlement au développement personnel pour naviguer dans le monde du travail. Reprise mondiale des emplois L’avenir du travail au-delà de la pandémie COVID-19 sera au centre du Sommet sur la réinitialisation des emplois du Forum économique mondial les 1er et 2 juin 2021. L’événement se concentrera sur la mobilisation d’un plan mondial de reprise des emplois à la suite de la pandémie, qui a créé en 2020 des pertes équivalentes à 255 millions d’emplois à temps plein et environ 3,7 milliards de dollars de salaires. Les choix faits aujourd’hui par les décideurs politiques, les chefs d’entreprise, les travailleurs et les apprenants façonneront les sociétés pour les années à venir. Combler le déficit de compétences en cybersécurité pourrait aider à créer des emplois et à garantir la sécurité des entreprises. #### Comment les éoliennes affectent-elles la vie des éléphants en Afrique du Sud ? L’énergie éolienne est souvent présentée comme une solution écologique et durable pour répondre aux besoins en électricité de l’humanité. Mais quels sont les effets de ces grandes hélices qui tournent dans le vent sur les animaux qui vivent à proximité ? C’est la question que se posent des scientifiques et des guides en Afrique du Sud, où des éoliennes ont été installées près du parc naturel d’Addo, l’un des plus grands sanctuaires pour les éléphants du continent. Les éléphants, des animaux sensibles aux infrasons Les éléphants sont des animaux fascinants, dotés d’une intelligence remarquable et d’une mémoire prodigieuse. Ils sont capables de communiquer entre eux à de grandes distances grâce à des infrasons, des sons de très basse fréquence inaudibles pour l’oreille humaine. Ces infrasons leur permettent de se coordonner, de se prévenir des dangers, de se reconnaître et de se reproduire. Voici les essentiels à savoir sur les éléphants en Afrique du Sud : Or, les éoliennes produisent également des infrasons lorsqu’elles fonctionnent. Selon certains guides du parc d’Addo, ces bruits parasites pourraient perturber le comportement des éléphants et affecter leur bien-être. “Les éléphants utilisent des infrasons pour communiquer. Une étude scientifique pour mesurer l’impact des éoliennes Face à ces inquiétudes, une étude scientifique a été lancée par l’université de Pretoria en collaboration avec EDF Renouvelables, la compagnie française qui a construit le parc éolien près du parc d’Addo. L’objectif est de mesurer l’impact réel des éoliennes sur les éléphants et de proposer des solutions pour réduire les nuisances sonores. L’étude consiste à placer des colliers équipés de microphones et de capteurs sur une vingtaine d’éléphants, afin d’enregistrer leurs vocalisations et leurs mouvements. Les chercheurs vont également analyser le niveau de stress des éléphants en mesurant le taux de cortisol dans leurs excréments. L’Afrique du Sud, un pays en quête d’énergies propres L’Afrique du Sud est le pays le plus industrialisé du continent africain, mais aussi le plus gros émetteur de gaz à effet de serre. Le pays dépend encore largement du charbon pour produire son électricité, ce qui entraîne des coupures fréquentes et une pollution atmosphérique importante. Pour sortir de cette impasse énergétique, l’Afrique du Sud mise sur les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le solaire. Le pays s’est fixé comme objectif d’atteindre 42% d’énergies propres dans son mix électrique d’ici 2030. EDF Renouvelables est l’un des acteurs de cette transition, avec 12 parcs éoliens et solaires en exploitation ou en construction dans le pays. Lwando Geju, le responsable du parc éolien d’EDF Renouvelables près du parc d’Addo, explique que le pays est en pénurie et ne parvient pas à produire assez d’électricité pour ses habitants. Un équilibre délicat entre développement et préservation L’affaire des éléphants et des éoliennes illustre la difficulté de concilier le développement économique et la préservation de la biodiversité. L’énergie éolienne présente de nombreux avantages pour réduire les émissions de carbone et diversifier les sources d’électricité, mais elle n’est pas sans impact sur l’environnement. Il faut donc trouver un équilibre entre les besoins des humains et ceux des animaux, en tenant compte des spécificités de chaque espèce et de chaque territoire. Les éléphants sont des animaux emblématiques de l’Afrique, qui jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes. Ils sont aussi menacés par le braconnage, la fragmentation de leur habitat et les conflits avec les populations locales. Il est donc primordial de les protéger et de leur assurer un cadre de vie harmonieux. Les éoliennes peuvent être une opportunité pour l’Afrique du Sud, à condition qu’elles ne nuisent pas à ces géants sensibles. #### Comment les habitants de Niamey réagissent à la possible poursuite de l’ancien président ? Le 26 juillet 2023, un coup d’État militaire a renversé le président élu du Niger, Mohamed Bazoum, et l’a placé en résidence surveillée avec sa famille. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), dirigé par le général Abdourahmane Tchiani, a pris le pouvoir et a promis une transition pacifique et démocratique. Mais le 13 août, le CNSP a annoncé son intention de poursuivre Bazoum pour haute trahison et atteinte à la sécurité de l’État, suscitant des réactions contrastées au sein de la population et de la communauté internationale. Un soutien populaire au CNSP Selon plusieurs témoignages recueillis par les médias locaux et internationaux, une partie des habitants de Niamey, la capitale du Niger, approuve la décision du CNSP de traduire Bazoum en justice. Ils l’accusent d’avoir trahi le peuple nigérien en dilapidant les ressources du pays, en favorisant la corruption et en s’alignant sur les intérêts étrangers. Certains voient dans le coup d’État une opportunité de changer le système politique et de rétablir la souveraineté nationale. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Crime de haute trahison ? C’est exactement ce qu’il mérite, puisque ce monsieur a trahi le peuple nigérien, en essayant de mettre toutes les ressources du Niger à son propre compte. C’est inacceptable pour un président, a déclaré un résident local à MSN. Nous avons aimé ce que Tchiani a fait parce que (le président Mohamed) Bazoum a trahi notre pays, il l’a vraiment fait, a renchéri une dame à The Sun. Une accusation fondée sur des preuves ? Le porte-parole du CNSP, le colonel-major Amadou Abdramane, a affirmé que le régime militaire avait rassemblé les preuves nécessaires pour poursuivre devant les autorités nationales et internationales compétentes le président déchu et ses complices locaux et étrangers pour haute trahison et atteinte à la sécurité intérieure et extérieure du Niger. Il a ajouté que Bazoum était mis en cause suite à ses échanges post-coup d’État avec des hauts responsables ouest-africains et “leurs mentors internationaux”, que les dirigeants du soulèvement accusent de faire de fausses allégations et de tenter de faire dérailler une transition pacifique afin de justifier une intervention militaire. Le CNSP n’a pas révélé la nature des preuves qu’il détient ni les noms des complices présumés de Bazoum. Il n’a pas non plus précisé quand et comment il comptait organiser le procès. Une justice indépendante ? Un obstacle sur la voie de ce procès pourrait être le système judiciaire lui-même, a prévenu le secrétaire exécutif du Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (un groupe local de défense des droits humains). Le CNSP doit avoir toutes les preuves nécessaires avant de le remettre aux tribunaux, et remettre un président aux tribunaux signifie le destituer. Avec le coup d’État, la destitution est déjà faite, a déclaré Ali Idrissa à VOA. Aujourd’hui, notre plus grande préoccupation est la nomination de ce ministre de la Justice, qui, à notre avis, ne garantit pas une justice libre, a-t-il ajouté. Idrissa faisait référence à la nomination par le CNSP du colonel-major Djibrilla Hima Hamidou, dit Pelé, comme ministre de la Justice. Ce dernier est un ancien chef d’état-major de l’armée qui a été impliqué dans plusieurs coups d’État par le passé. Une pression internationale croissante La décision du CNSP de poursuivre Bazoum n’a pas contribué à apaiser la crise régionale. Au contraire, elle a suscité des critiques de la part de la communauté internationale, qui appelle à la libération et au rétablissement du président élu. Dès le lendemain du coup d’État, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné au régime sept jours pour rendre le pouvoir à Bazoum ou menacé de recourir à la force, mais ce délai est passé sans action de part et d’autre. La semaine dernière, la CEDEAO a ordonné le déploiement d’une force en attente, mais il reste encore flou quand ou si elle entrerait dans le pays. Le département d’État américain a également condamné le coup d’État et la tentative de poursuivre Bazoum, affirmant qu’ils ne contribuent pas à une résolution pacifique de la crise. Le Niger est confronté à de multiples défis sécuritaires, économiques et sociaux, aggravés par la pandémie de Covid-19. Le pays a besoin d’une stabilité politique et d’un dialogue inclusif pour surmonter ces difficultés et renforcer sa démocratie. #### Comment les sociétés africaines gèrent leurs ressources humaines face à la crise du Covid-19 ? Si au début l’Afrique était épargné par le coronavirus, les choses ont bien évolué de la pire des manières. En effet, le continent africain est aujourd’hui la zone qui est fortement touchée par cette crise sanitaire. La majorité des pays africains ont adopté des mesures de confinement qui ont contraint la fermeture de nombreuses entreprises. A bien des égards, la réponse de l’Afrique à la pandémie peut être décrite comme la plus grande adaptation des ressources humaines à ces changements. Heureusement, la gestion des ressources humaines par les sociétés africaines est beaucoup plus facile avec la technologie. Un Logiciel gestion RH peut en effet simplifier les procédures de ce département. Le travail à distance se développe Le confinement signifiait que les entreprises fermeraient et que les gens devraient rester chez eux. La plupart des sociétés africaines autorisées à fonctionner se sont efforcées de s’adapter à de nouvelles méthodes de travail, à savoir le travail à distance, et de mettre en œuvre des protocoles stricts de confinement en matière de santé et de sécurité. Le Covid-19 a obligé les organisations à mettre en œuvre la numérisation et à repenser les processus de travail et les protocoles qui étaient en veilleuse. Même si ces nouvelles manières de travailler sont considérées comme un concept futuriste sur le continent africain, de nombreuses entreprises sont désormais contraintes de s’adapter, d’évoluer ou d’arrêter complètement leur activité. Et cela concerne également le service RH. Afin de gérer les employés, il est essentiel de travailler à distance. Et quoi de mieux que le digital pour les aider à évoluer. Un logiciel de gestion des ressources humaines constitue un excellent moyen d’atteindre ces objectifs. Le bien-être des salariés Le bien-être des employés est une préoccupation cruciale au cours de cette pandémie qui a obligé les entreprises à explorer l’aspect humanitaire des affaires. Donner la priorité aux salariés tout en restant rentable est désormais primordial. Les professionnels des ressources humaines doivent créer une nouvelle gamme de programmes de bien-être des employés, tels que la gestion de crise, la gestion du stress.. Une communication accrue des professionnels des RH, des PDG, des gestionnaires et des collaborateurs aident les employés à rester plus productifs. Les services RH eux-mêmes ont appris à faire face à leurs facteurs de stress en s’engageant dans des activités telles que l’exercice physique ou la méditation. Plus de flexibilité Deux types de flexibilité ont émergé à la suite de cette crise sanitaire. Le premier est la flexibilité de la conception et de la pratique du travail, qui implique la réorganisation du travail et de la production. L’autre type est la flexibilité mentale ou cognitive des professionnels RH qui leur a permis de réinventer la manière de gérer, de travailler et de visualiser leur propre identité professionnelle. Le rythme du changement était sans précédent et exigeait des réponses situationnelles en territoire inconnu. Repenser ce que signifiait être un professionnel RH, du souci des autres aux soins personnels et aux nouvelles façons d’organiser le travail et la production, est un thème fondamental. #### Comment les villes africaines peuvent créer des emplois numériques ? Avec des niveaux record de financement par capital-risque, d’importants investissements dans les infrastructures et une augmentation spectaculaire de l’utilisation d’Internet, les villes d’Afrique jettent les bases de la numérisation de leurs économies.  Comme ils le font, l’un des principaux objectifs des dirigeants municipaux et autres est de lutter contre le chômage élevé, en particulier chez les jeunes, en créant des emplois d’avenir. La transformation numérique comme solution au chômage des jeunes La hausse du chômage des jeunes est un problème majeur en Afrique. Environ 60 % de la population africaine a moins de 25 ans et de nombreux pays africains font face à une pénurie d’emplois de qualité. Le chômage des personnes âgées de 15 à 24 ans en Afrique subsaharienne est passé de 12,8 % en 2018 à 14,8 % en 2021, selon la Banque mondiale. La pandémie de COVID-19 a exacerbé la situation en déprimant l’activité économique, en réduisant les revenus des ménages et en plongeant environ 40 millions de personnes supplémentaires sur le continent dans la pauvreté. Voici une vidéo parlant du développement du digital en Afrique : La voie traditionnelle du développement économique consiste à passer de l’agriculture à la fabrication puis aux services. Mais la technologie numérique permet aux pays de passer directement de l’agriculture aux services. Le Brésil, l’Inde et d’autres pays ont suivi cette approche pour numériser leurs économies, créer des emplois et générer des avantages macroéconomiques considérables. Par exemple, l’amélioration de la pénétration du haut débit entraîne une augmentation correspondante du PIB et de l’emploi. Les pays d’Asie, d’Amérique du Sud et du Moyen-Orient qui ont mis en œuvre des stratégies de numérisation ont amélioré l’emploi jusqu’à 10 %.  Les pays africains peuvent suivre cette voie, en utilisant la numérisation pour créer des emplois dans des domaines tels que l’analyse de données, l’IA et l’apprentissage automatique, et le marketing numérique. Ces emplois numériques paient souvent mieux que les rôles traditionnels, favorisent les candidats plus jeunes, soutiennent les économies locales des petites et moyennes entreprises et sont moins vulnérables aux perturbations futures. Quels clusters d’emplois numériques sont les plus pertinents pour les villes africaines ? Une chose ressort de notre étude des villes qui ont réussi à créer des emplois numériques : les investisseurs recherchent la masse critique. Plutôt qu’une approche dispersée consistant à essayer de développer des emplois dans tous les domaines numériques, les gouvernements réussiront mieux s’ils concentrent leurs énergies sur un petit nombre de domaines prometteurs et répondent aux exigences fondamentales nécessaires au succès. De cette manière, les villes peuvent développer des pôles d’entreprises dans des domaines technologiques connexes, créant des synergies dans le financement, les fournisseurs, les connaissances spécifiques à l’industrie et les talents, le tout renforcé par des politiques gouvernementales dédiées. Sur la base de notre étude, nous avons identifié cinq grands groupes d’emplois numériques particulièrement pertinents pour l’Afrique : l’externalisation des technologies de l’information et l’externalisation des processus métier, les médias numériques, l’industrie 4.0 (comme l’impression 3D), le commerce électronique et un vaste écosystème de startups. #### Comment obtenir un visa pour la Tanzanie? La Tanzanie est une destination de rêve pour un voyage de villégiature et de découverte culturelle, naturelle. Pour faciliter les démarches, les autorités tanzaniennes ont dématérialisé les procédures d’obtention du visa. L’ambassade de Tanzanie ne délivre plus de visas sur présentation du passeport. Les voyageurs qui souhaitent se rendre en Tanzanie doivent impérativement faire la démarche pour l’obtention d’un visa électronique Tanzanie en ligne. Comment faire la demande d’e-visa Tanzanie ? La démarche de demande de e-visa pour entrer en Tanzanie dans le cadre d’un voyage touristiques, d’affaires ou pour une visite familiale doit être faite avant la date de départ sur le site des ministères tanzaniens ou sur une plateforme agréée appartenant à une agence dédiée et reconnue par les autorités. Le visa électronique est délivré sous 3 à 5 jours à compter de la date de soumission de la demande. Le visa est valide pour un séjour de 30 jours, 60 jours ou 90 jours selon la décision du ministère. Généralement la durée maximale accordée est de 30 jours. L’autorisation vaut pour une entrée unique et une seule sortie du pays. Les voyageurs ont la possibilité de prolonger la durée de leur visa une fois sur place, si besoin. L’e-visa est envoyé par email au demandeur. Le fichier doit être imprimé sur une feuille A4, à présenter lors de l’embarquement avec le passeport dont la validité s’étale sur au moins 6 mois à partir de la date d’entrée dans le pays. Le visa électronique Tanzanie permet à son détenteur de se rendre sur l’archipel de Zanzibar. Combien coute le e-visa Tanzanie ? Le demandeur de visa doit s’acquitter de frais spécifiques lors de la soumission de sa requête. Le prix de l’e-visa Tanzanie comprend les frais consulaires, la commission de l’agence, l’étude du dossier, les frais de correction éventuelle, l’enregistrement des informations sur le site des ministères, le suivi de la procédure, la vérification du visa. Le tarif moyen appliqué par une agence spécialisée est de 80 Euros pour un visa tourisme et environ 270 Euros pour un visa affaires. Les documents requis pour la demande de visa électronique pour la Tanzanie Les fichiers doivent être scannés ou pris en photo puis envoyés via la plateforme. Le demandeur d’un visa tourisme ou visite familiale doit soumettre : une copie de la page N°2 de son passeport, sa photo d’identité récente en couleur au format et de qualité photomaton, une copie de son billet d’avion aller – retour. Le demandeur doit, en outre, renseigner sa profession en détaillant les renseignements ainsi que le nom de son employeur. Les voyageurs qui ont déjà séjourné en Tanzanie dans le passé doivent le spécifier en précisant la date. Les informations concernant le séjour sont également réclamées, à savoir : le lieu de séjour, l’aéroport de débarquement à l’arrivée et d’embarquement au retour, le nom et les coordonnées de contact –adresse, numéro de téléphone, adresse email) de l’hébergeur qu’il s’agisse d’un établissement hôtelier, d’un membre de la famille, d’un ami, de tout autre hôte. En plus des documents et des informations citées ci-dessus, le demandeur d’un e-visa d’affaires doit présenter la lettre d’invitation de l’entreprise tanzanienne. Attention, les arnaques (délivrance de faux e-visas pour la Tanzanie sur des sites web frauduleux) se multiplient sur le web. Assurez-vous de la fiabilité de la plateforme avant de commencer les procédures en ligne. Pour ce faire, vous pouvez vérifier l’URL de la page. Elle doit contenir le nom de l’agence. Par ailleurs, évitez de cliquer sur des bannières publicitaires faisant la promotion d’e-visa pour la Tanzanie. Les autorités tanzaniennes ne font pas de publicité pour la délivrance de visas électroniques. #### Comment obtenir un visa pour la Tanzanie? La Tanzanie est une destination de rêve pour un voyage de villégiature et de découverte culturelle, naturelle. Pour faciliter les démarches, les autorités tanzaniennes ont dématérialisé les procédures d’obtention du visa. L’ambassade de Tanzanie ne délivre plus de visas sur présentation du passeport. Les voyageurs qui souhaitent se rendre en Tanzanie doivent impérativement faire la démarche pour l’obtention d’un visa électronique Tanzanie en ligne. Comment faire la demande d’e-visa Tanzanie ? La démarche de demande de e-visa pour entrer en Tanzanie dans le cadre d’un voyage touristiques, d’affaires ou pour une visite familiale doit être faite avant la date de départ sur le site des ministères tanzaniens ou sur une plateforme agréée appartenant à une agence dédiée et reconnue par les autorités. Le visa électronique est délivré sous 3 à 5 jours à compter de la date de soumission de la demande. Le visa est valide pour un séjour de 30 jours, 60 jours ou 90 jours selon la décision du ministère. Généralement la durée maximale accordée est de 30 jours. L’autorisation vaut pour une entrée unique et une seule sortie du pays. Les voyageurs ont la possibilité de prolonger la durée de leur visa une fois sur place, si besoin. L’e-visa est envoyé par email au demandeur. Le fichier doit être imprimé sur une feuille A4, à présenter lors de l’embarquement avec le passeport dont la validité s’étale sur au moins 6 mois à partir de la date d’entrée dans le pays. Le visa électronique Tanzanie permet à son détenteur de se rendre sur l’archipel de Zanzibar. Combien coute le e-visa Tanzanie ? Le demandeur de visa doit s’acquitter de frais spécifiques lors de la soumission de sa requête. Le prix de l’e-visa Tanzanie comprend les frais consulaires, la commission de l’agence, l’étude du dossier, les frais de correction éventuelle, l’enregistrement des informations sur le site des ministères, le suivi de la procédure, la vérification du visa. Le tarif moyen appliqué par une agence spécialisée est de 80 Euros pour un visa tourisme et environ 270 Euros pour un visa affaires. Les documents requis pour la demande de visa électronique pour la Tanzanie Les fichiers doivent être scannés ou pris en photo puis envoyés via la plateforme. Le demandeur d’un visa tourisme ou visite familiale doit soumettre : une copie de la page N°2 de son passeport, sa photo d’identité récente en couleur au format et de qualité photomaton, une copie de son billet d’avion aller – retour. Le demandeur doit, en outre, renseigner sa profession en détaillant les renseignements ainsi que le nom de son employeur. Les voyageurs qui ont déjà séjourné en Tanzanie dans le passé doivent le spécifier en précisant la date. Les informations concernant le séjour sont également réclamées, à savoir : le lieu de séjour, l’aéroport de débarquement à l’arrivée et d’embarquement au retour, le nom et les coordonnées de contact –adresse, numéro de téléphone, adresse email) de l’hébergeur qu’il s’agisse d’un établissement hôtelier, d’un membre de la famille, d’un ami, de tout autre hôte. En plus des documents et des informations citées ci-dessus, le demandeur d’un e-visa d’affaires doit présenter la lettre d’invitation de l’entreprise tanzanienne. Attention, les arnaques (délivrance de faux e-visas pour la Tanzanie sur des sites web frauduleux) se multiplient sur le web. Assurez-vous de la fiabilité de la plateforme avant de commencer les procédures en ligne. Pour ce faire, vous pouvez vérifier l’URL de la page. Elle doit contenir le nom de l’agence. Par ailleurs, évitez de cliquer sur des bannières publicitaires faisant la promotion d’e-visa pour la Tanzanie. Les autorités tanzaniennes ne font pas de publicité pour la délivrance de visas électroniques. #### Comment obtenir un visa pour la Tanzanie? La Tanzanie est une destination de rêve pour un voyage de villégiature et de découverte culturelle, naturelle. Pour faciliter les démarches, les autorités tanzaniennes ont dématérialisé les procédures d’obtention du visa. L’ambassade de Tanzanie ne délivre plus de visas sur présentation du passeport. Les voyageurs qui souhaitent se rendre en Tanzanie doivent impérativement faire la démarche pour l’obtention d’un visa électronique Tanzanie en ligne. Comment faire la demande d’e-visa Tanzanie ? La démarche de demande de e-visa pour entrer en Tanzanie dans le cadre d’un voyage touristiques, d’affaires ou pour une visite familiale doit être faite avant la date de départ sur le site des ministères tanzaniens ou sur une plateforme agréée appartenant à une agence dédiée et reconnue par les autorités. Le visa électronique est délivré sous 3 à 5 jours à compter de la date de soumission de la demande. Le visa est valide pour un séjour de 30 jours, 60 jours ou 90 jours selon la décision du ministère. Généralement la durée maximale accordée est de 30 jours. L’autorisation vaut pour une entrée unique et une seule sortie du pays. Les voyageurs ont la possibilité de prolonger la durée de leur visa une fois sur place, si besoin. L’e-visa est envoyé par email au demandeur. Le fichier doit être imprimé sur une feuille A4, à présenter lors de l’embarquement avec le passeport dont la validité s’étale sur au moins 6 mois à partir de la date d’entrée dans le pays. Le visa électronique Tanzanie permet à son détenteur de se rendre sur l’archipel de Zanzibar. Combien coute le e-visa Tanzanie ? Le demandeur de visa doit s’acquitter de frais spécifiques lors de la soumission de sa requête. Le prix de l’e-visa Tanzanie comprend les frais consulaires, la commission de l’agence, l’étude du dossier, les frais de correction éventuelle, l’enregistrement des informations sur le site des ministères, le suivi de la procédure, la vérification du visa. Le tarif moyen appliqué par une agence spécialisée est de 80 Euros pour un visa tourisme et environ 270 Euros pour un visa affaires. Les documents requis pour la demande de visa électronique pour la Tanzanie Les fichiers doivent être scannés ou pris en photo puis envoyés via la plateforme. Le demandeur d’un visa tourisme ou visite familiale doit soumettre : une copie de la page N°2 de son passeport, sa photo d’identité récente en couleur au format et de qualité photomaton, une copie de son billet d’avion aller – retour. Le demandeur doit, en outre, renseigner sa profession en détaillant les renseignements ainsi que le nom de son employeur. Les voyageurs qui ont déjà séjourné en Tanzanie dans le passé doivent le spécifier en précisant la date. Les informations concernant le séjour sont également réclamées, à savoir : le lieu de séjour, l’aéroport de débarquement à l’arrivée et d’embarquement au retour, le nom et les coordonnées de contact –adresse, numéro de téléphone, adresse email) de l’hébergeur qu’il s’agisse d’un établissement hôtelier, d’un membre de la famille, d’un ami, de tout autre hôte. En plus des documents et des informations citées ci-dessus, le demandeur d’un e-visa d’affaires doit présenter la lettre d’invitation de l’entreprise tanzanienne. Attention, les arnaques (délivrance de faux e-visas pour la Tanzanie sur des sites web frauduleux) se multiplient sur le web. Assurez-vous de la fiabilité de la plateforme avant de commencer les procédures en ligne. Pour ce faire, vous pouvez vérifier l’URL de la page. Elle doit contenir le nom de l’agence. Par ailleurs, évitez de cliquer sur des bannières publicitaires faisant la promotion d’e-visa pour la Tanzanie. Les autorités tanzaniennes ne font pas de publicité pour la délivrance de visas électroniques. #### Comment obtenir un visa pour le Kenya ? Le Kenya est une destination très appréciée par les Français. Ce pays est connu pour ses paysages et sa richesse naturelle. Si vous prévoyez de passer vos vacances au Kenya, il est important de penser aux différentes démarches administratives à réaliser pour séjourner dans le pays. Et l’une des formalités indispensables est le visa pour le Kenya. Le processus de demande de visa pour l’e-visa kenyan est simple et implique de remplir un simple formulaire. Ceux qui souhaitent voyager au Kenya et sont éligibles pour demander un visa électronique peuvent postuler dans les 15 minutes en remplissant et en soumettant le formulaire de demande de visa Kenya. Comment faire une demande de visa pour le Kenya ? Les voyageurs qui souhaitent demander un visa en ligne pour le Kenya doivent suivre quelques étapes simples. Tout d’abord, il est important de vérifier si vous êtes éligible pour demander un e-visa. Avant de soumettre votre demande, vous devez lire attentivement les exigences pour l’obtention de ce document. Ensuite, il faudra postuler en remplissant et en soumettant le formulaire de demande. Voici de conseils en anglais : Il suffira ensuite d’attendre l’approbation de l’e-visa et de le recevoir par email. Il y a différents types de questions qu’il vous faudra répondre. Ceux-ci comprennent des informations personnelles, des renseignements du passeport, les détails du voyage, y compris l’hébergement, la réservation du vol et la date du voyage, et enfin, des questions liées à la sécurité. Il est essentiel que les demandeurs de visa remplissent soigneusement le formulaire afin d’éviter des erreurs qui pourraient entraîner des retards ou même le rejet de la demande. Les différents documents à fournir Le gouvernement kenyan utilise un système de délivrance de visa électronique qui équivaut à un visa, mais aucun tampon ou étiquette n’est apposé sur le passeport. Différents documents doivent être fournis lors de la demande. Tout d’abord, il faudra détenir un passeport valide, détenir une preuve de fonds suffisants, fournir une preuve des vols et de réservation d’hôtel. Plus de 160 pays sont éligibles pour l’e-visa, et la France en fait partie. Les ressortissants français peuvent ainsi faire obtenir un visa d’entrée unique au Kenya avec une validité de 30 jours. Une fois dans le pays, le visa peut être prolongé deux fois au consulat ou à l’ambassade : la première pour deux mois et la seconde pour trois, portant le séjour maximum à six mois. Le visa doit être utilisé dans les trois mois suivant sa délivrance. Une demande à faire simplement en ligne Certes, il est tout à fait possible de se rendre au consulat du Kenya pour demander un visa. Cependant, la meilleure option reste Internet. Aujourd’hui, vous pouvez obtenir un visa pour le Kenya via des sites spécialisés. Les démarches sont très simples, car il vous suffit de numériser tous les documents nécessaires à la demande et de les soumettre en ligne. Les touristes souhaitant se rendre dans le pays peuvent ainsi recevoir un visa électronique par email. #### Comment parier sur le football en RDC : guide débutant 2026 Le football est le sport de loin le plus parié en République Démocratique du Congo. Des matchs de la Ligue 1 congolaise aux grands clubs européens (PSG, Real Madrid, Arsenal), les parieurs congolais suivent aussi bien le football local qu’international. Ce guide explique comment parier sur le football en RDC en 2026, depuis le choix du bookmaker jusqu’aux types de paris les plus accessibles. Quels matchs de football peut-on parier en RDC ? CompétitionDisponibilité sur betPawa/NgeNgePopularité en RDCLigue 1 congolaise (Linafoot)✓ Couverture partielleTrès forteLigue des champions CAF✓ Large couvertureFortePremier League anglaise✓ Tous les matchsTrès forteLigue 1 française (PSG)✓ Tous les matchsForteLigue des Champions UEFA✓ Tous les matchsTrès forteCAN (Coupe d’Afrique des Nations)✓ Couverture complèteMaximaleCoupe du Monde FIFA✓ Couverture complèteMaximale Types de paris football pour débutants 1X2 (résultat final) : le pari le plus simple. Choisir victoire équipe domicile (1), match nul (X) ou victoire équipe extérieure (2). Cotes proposées reflètent les probabilités.Double chance : parier sur 2 des 3 issues possibles (ex. 1X = victoire ou nul). Cotes plus basses mais probabilité plus haute.Plus/Moins de buts : parier que le match aura plus ou moins de 2,5 buts. Populaire car ne dépend pas du vainqueur.Les deux équipes marquent (BTTS) : les deux équipes inscrivent au moins un but chacune. Cotes intéressantes sur les matchs offensifs.Pari combiné (multiple) : combiner plusieurs paris sur un même ticket pour une cote multipliée. Risque plus élevé mais gains potentiels importants. Stratégie de base pour débuter les paris football en RDC La règle la plus importante : commencer avec de petits montants (l’équivalent de 1 à 2 USD par pari) pour comprendre le fonctionnement sans risque important. Voici une approche raisonnée : Suivre les équipes que vous connaissez : parier sur des matchs de la Premier League ou de la Ligue des champions si vous suivez ces compétitions régulièrement. Votre connaissance des équipes est un avantage réel.Éviter les combinés de plus de 4 sélections : chaque sélection supplémentaire multiplie le risque d’erreur. Les paris simples ou doubles ont un meilleur taux de retour à long terme.Fixer un budget hebdomadaire : décider d’un montant maximum par semaine et ne jamais le dépasser, même en cas de série de défaites.Ne pas “rattraper” les pertes : augmenter les mises après une défaite pour “récupérer” est la principale cause de pertes importantes. Chaque pari est indépendant. FAQ – Paris football RDC Peut-on parier sur la Linafoot (Ligue 1 congolaise) en RDC ? Oui, plusieurs bookmakers actifs en RDC proposent des marchés sur la Linafoot, notamment NgeNge (opérateur 100 % congolais) et betPawa. La couverture est partielle — pas tous les matchs sont disponibles — mais les rencontres impliquant les grandes équipes (TP Mazembe, AS V. Club, DC Motema Pembe) sont généralement proposées. Quel est le pari le plus sûr sur le football ? Il n’existe pas de pari “sûr” dans les paris sportifs. Les paris à cotes très basses (ex. 1,05 pour une grande équipe contre un petit adversaire) semblent certains mais des surprises arrivent régulièrement. Les paris “double chance” offrent une bonne combinaison de probabilité et de cote raisonnable pour les débutants. Quel bookmaker proposer pour les paris football en RDC ? betPawa et NgeNge sont les deux meilleurs choix pour les paris football en RDC en 2026. betPawa offre une couverture large des compétitions internationales. NgeNge est plus fort sur le football local (Linafoot) et propose un service client en français joignable depuis Kinshasa. Consultez notre comparatif betPawa vs NgeNge pour choisir. À lire aussi : guide complet paris sportifs en RDC 2026 et meilleurs sites de paris sportifs en RDC. #### Comment Rwanda réinvente son modèle économie à l’ère du numérique Dans les rues impeccables de Kigali, les motos-taxis ne prennent plus que rarement de l’argent liquide. En quelques clics sur un smartphone, la course est réglée. Ce geste banal est devenu l’un des symboles les plus visibles d’une transformation silencieuse mais radicale : celle d’un pays qui, en moins de deux décennies, a décidé de réécrire son avenir en misant sur le numérique. Un pari audacieux pour tourner la page Au lendemain du génocide de 1994, le Rwanda était un pays exsangue. Infrastructure détruite, institutions fragiles, population traumatisée. Pourtant, dès les années 2000, le gouvernement rwandais a fait un choix peu commun pour un pays en reconstruction : investir massivement dans les technologies de l’information. « Nous n’avions pas de ressources naturelles, mais nous avions l’intelligence de notre peuple », déclarait Paul Kagame, président du Rwanda, lors d’une conférence à Davos en 2018. « Le numérique est notre gisement. » Ce pari s’est matérialisé en 2000 avec la Vision 2020, une stratégie nationale de développement qui plaçait l’économie du savoir au cœur de toutes les politiques publiques. Le numérique n’était plus un luxe, mais un levier de survie et de croissance. La fibre optique comme colonne vertébrale Pour bâtir une économie numérique, il fallait d’abord connecter le pays. En 2011, le Rwanda a achevé le déploiement de plus de 2 500 kilomètres de fibre optique à travers l’ensemble de son territoire, y compris dans les zones rurales les plus reculées. « C’était un investissement colossal pour un petit pays, mais c’était une condition non négociable », explique Jean-Baptiste Niyonzima, ingénieur en télécommunications à Kigali. « Aujourd’hui, même dans un village à la frontière avec l’Ouganda, on peut avoir accès à Internet haut débit. » Résultat : plus de 90 % de la population vit désormais dans une zone couverte par un réseau 4G. Le Rwanda est ainsi l’un des rares pays africains à offrir une couverture quasi nationale en très haut débit mobile. Une administration 100 % numérique La transformation ne s’est pas arrêtée à l’infrastructure. Le gouvernement a lancé Irembo, une plateforme en ligne qui permet aux citoyens d’accéder à plus de 100 services publics : demande de passeport, acte de naissance, immatriculation d’un véhicule, paiement des taxes… tout se fait en ligne. « Avant, je devais faire deux heures de route et attendre une journée entière pour renouveler ma carte d’identité », raconte Claudine Uwimana, habitante de Huye. « Maintenant, je le fais depuis mon téléphone, en dix minutes. » En 2023, plus de 10 millions de transactions ont été effectuées sur Irembo, soit une moyenne de près de 30 000 opérations numériques par jour. Le Rwanda s’est ainsi hissé parmi les pays les plus avancés d’Afrique en matière de gouvernance numérique. Un écosystème tech en pleine effervescence Autour de cette infrastructure numérique, un écosystème dynamique a vu le jour. Des incubateurs comme kLab ou Norrsken Kigali accueillent chaque année des centaines de jeunes entrepreneurs, développeurs et start-upers. « Il y a une énergie incroyable ici. Les jeunes ne veulent plus seulement chercher un emploi, ils veulent en créer », témoigne Fatou Diarra, investisseuse sénégalaise installée à Kigali. « Ils développent des solutions pour la santé, l’agriculture, la finance… adaptées à notre réalité africaine. » En 2022, le Rwanda a levé plus de 150 millions de dollars d’investissements dans les technologies, un record pour ce pays de 13 millions d’habitants. Des entreprises comme Zipline, qui livre des médicaments par drones, ou AC Group, qui a numérisé les transports publics, sont devenues des références continentales. Une éducation repensée pour le futur Mais le Rwanda sait que sans capital humain, la technologie reste un mirage. Le pays a donc massivement investi dans l’éducation numérique. Depuis 2017, chaque élève du primaire reçoit un ordinateur portable dans le cadre du programme One Laptop per Child. Les universités, elles aussi, se transforment. L’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS) et Carnegie Mellon University Africa forment une nouvelle génération d’ingénieurs, de data scientists et de chercheurs en intelligence artificielle. « Le Rwanda est en train de créer une classe moyenne numérique », analyse Michel Tchoumba, économiste camerounais. « C’est une révolution silencieuse, mais puissante. » Des défis persistants, mais une vision intacte Malgré ces avancées, les défis restent nombreux. Le coût de l’accès à Internet demeure élevé pour les populations rurales. L’inclusion numérique des femmes accuse encore un retard. Et la cybersécurité devient une préoccupation croissante. Le gouvernement en est conscient. En 2022, il a lancé une nouvelle stratégie : Vision 2050, qui vise à faire du Rwanda un pays à revenu élevé, avec une économie fondée sur l’innovation, la durabilité et la technologie. « Nous ne voulons pas seulement adopter la technologie. Nous voulons la créer, la maîtriser, l’exporter », déclarait Paula Ingabire, ministre des Technologies de l’information. « Le numérique est notre langue d’avenir. » Alors que le reste du continent observe avec curiosité cette métamorphose, une question demeure : le Rwanda est-il en train de devenir le Singapour numérique de l’Afrique, ou trace-t-il un modèle unique, encore inclassable ? #### Comment s’habillaient les Africains avant la colonisation Avant que les comptoirs européens ne s’implantent sur les côtes du continent, l’Afrique était déjà un espace de création textile d’une richesse insoupçonnée. Des savanes du Sahel aux forêts équatoriales, des rives du Nil aux plateaux de l’Afrique australe, chaque peuple avait développé ses propres codes vestimentaires, ses matières, ses techniques de teinture et ses symboles. Comprendre comment s’habillaient les Africains avant la colonisation, c’est plonger dans des civilisations qui avaient élevé le vêtement bien au-delà de la simple protection du corps. Le vêtement africain précolonial : bien plus qu’un tissu Il existe une idée reçue tenace selon laquelle les populations africaines précoloniales vivaient dans un état de « nudité primitive ». Cette vision, véhiculée par les récits coloniaux du XIXe siècle, ne résiste pas à l’analyse historique. Les tenues traditionnelles africaines précoloniales témoignent d’un savoir-faire élaboré sur plusieurs millénaires, d’échanges commerciaux intracontinentaux florissants et d’une pensée symbolique complexe où chaque couleur, chaque motif et chaque matière portait un sens précis. Le vêtement remplissait plusieurs fonctions simultanées : Sociale : il signalait le rang, le statut matrimonial, la fonction politique ou religieuse Spirituelle : certaines tenues étaient portées exclusivement lors de rituels ou de cérémonies initiatiques Identitaire : les motifs et les coupes distinguaient les peuples et les clans Climatique : les matières variaient selon les zones géographiques pour s’adapter aux conditions locales Afrique de l’Ouest : coton, indigo et royauté tissée Les grands empires et leur culture du tissu L’Afrique de l’Ouest précoloniale, foyer des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï, possédait une industrie textile sophistiquée. Le coton, cultivé depuis au moins le IXe siècle dans la région, était filé à la main puis tissé sur des métiers à bande étroite pour produire des bandes de tissu que l’on assemblait ensuite. Cette technique est à l’origine de ce qui deviendra plus tard le célèbre kente chez les Ashanti du Ghana ou le bogolan chez les Bamana du Mali. Les vêtements africains avant l’arrivée des Européens en Afrique de l’Ouest comprenaient notamment : Le boubou (ou grand boubou), ample tunique brodée portée par les hommes de haut rang au Sahel Les pagnes en coton teint à l’indigo naturel, portés par les femmes et signalant leur appartenance sociale Les tenues en raphia tressé chez certains peuples forestiers comme les Yoruba Les coiffes et turbans en coton blanc ou teint, symboles d’autorité chez les chefs et les dignitaires religieux Chez les Ashanti, le tissu kente était réservé à la royauté et aux occasions cérémoniales majeures. Chaque combinaison de couleurs et de motifs avait une signification précise : l’or symbolisait la richesse et la royauté, le vert la croissance et le renouveau, le rouge le sacrifice et la vitalité. Afrique du Nord et Sahara : lin, laine et raffinement berbère Au nord du continent, les civilisations égyptienne, berbère et carthaginoise avaient développé dès l’Antiquité un art vestimentaire remarquable. L’Égypte ancienne utilisait le lin comme matière première de référence, capable de produire des tissus d’une finesse extraordinaire. Les hiéroglyphes et les fresques funéraires nous renseignent avec précision sur les tenues des différentes classes sociales : les paysans portaient de simples pagnes de lin blanc, tandis que les prêtres et les nobles revêtaient des robes plissées sophistiquées, souvent ornées de bijoux en or et en lapis-lazuli. Plus à l’ouest, dans le Maghreb précolonial, les populations berbères excellaient dans le tissage de la laine. Le burnous, ample manteau à capuche, et la djellaba étaient déjà présents bien avant les conquêtes arabes. Les femmes touarègues portaient des voiles de coton teint à l’indigo — si profond que la couleur teignait la peau, d’où le surnom « d’hommes bleus » donné aux Touareg. La tenue saharienne n’était pas seulement esthétique : elle protégeait du soleil, des vents de sable et des écarts de température entre le jour et la nuit. Afrique centrale et équatoriale : raphia, peaux et fibres végétales Le royaume Kuba et l’art du velours de raphia Au cœur du bassin du Congo, le royaume Kuba (actuelle République démocratique du Congo) avait développé l’une des traditions textiles les plus inventives du continent. Les artisans Kuba produisaient un tissu de raphia d’une complexité remarquable, souvent qualifié de « velours africain » par les premiers explorateurs européens qui le comparaient aux meilleures productions flamandes. Ces tissus, ornés de motifs géométriques en relief, constituaient une forme de richesse et de mémoire culturelle transmises de génération en génération. Dans les zones forestières humides, où le coton était moins répandu, les populations utilisaient : L’écorce battue (tapa ou lubugo), obtenue en martelant l’écorce interne de certains figuiers pour en faire une sorte de tissu souple Les fibres de palmier et de raphia, tressées ou tissées en nattes portées autour de la taille Les peaux animales tannées et décorées, portées lors des cérémonies par les guerriers et les initiés Afrique de l’Est : soie, coton swahili et influences de l’océan Indien La côte swahili, bordant l’océan Indien de la Somalie au Mozambique, était au cœur d’un réseau commercial qui reliait l’Afrique à l’Arabie, à l’Inde et à la Chine depuis le Xe siècle. Cette position stratégique se reflétait directement dans les tenues traditionnelles africaines précoloniales de la région. Les marchands et les nobles de Kilwa, Mombasa ou Zanzibar portaient des étoffes de coton fin importées d’Inde, mélangées à des productions locales. En Éthiopie, le shamma — grande pièce de coton blanc bordée d’une bande de couleur — était porté par les hommes et les femmes de toutes conditions sociales. La qualité du tissage et l’épaisseur du tissu distinguaient les classes. Les prêtres coptes revêtaient des étoles brodées d’or lors des offices religieux, témoignant d’une tradition liturgique vestimentaire remontant aux premiers siècles du christianisme éthiopien. Afrique australe : peaux de bêtes et parures identitaires Dans les régions méridionales du continent, les peuples Zulu, Xhosa, San et Sotho utilisaient principalement les peaux animales comme matière vestimentaire de base. Ces peaux, soigneusement tannées avec des graisses animales et des tanins végétaux, étaient ensuite découpées et cousues pour former des jupes, des capes et des pagnes. Les Zulu ornaient leurs tenues de perles de verre — d’abord en ivoire ou en os sculptés, puis en perles de verre venues du commerce intérieur africain. Chaque couleur de perle portait un message précis dans la société zulu : blanc pour la pureté, noir pour le mariage, rouge pour l’amour ardent. Ce « langage des perles » constituait un véritable système de communication codé que les femmes utilisaient pour exprimer leurs sentiments ou leur statut. FAQ : les vêtements africains avant la colonisation Les Africains portaient-ils des vêtements complexes avant l’arrivée des Européens ? Absolument. Des empires comme celui du Mali, les royaumes Ashanti, Kuba ou Aksum possédaient des industries textiles sophistiquées, des corporations de tisserands spécialisés et des codes vestimentaires élaborés bien avant tout contact avec l’Europe. Quelles matières premières étaient les plus utilisées ? Le coton au Sahel et en Afrique de l’Ouest, le lin en Égypte, la laine au Maghreb et dans les hauts plateaux, le raphia et l’écorce battue en forêt équatoriale, et les peaux tannées en Afrique australe. Les matières variaient selon les écosystèmes locaux et les routes commerciales disponibles. Le vêtement avait-il une signification religieuse ou spirituelle ? Oui, dans de nombreuses cultures africaines précoloniales, certaines tenues étaient exclusivement réservées aux cérémonies initiatiques, aux funérailles ou aux rituels de fertilité. Leur port en dehors de ces contextes était souvent tabou et pouvait entraîner des sanctions sociales ou rituelles. Comment savons-nous comment s’habillaient les Africains avant la colonisation ? Les sources sont multiples : fresques et bas-reliefs égyptiens, récits des géographes arabes comme Ibn Battûta ou Al-Bakri, traditions orales, pièces conservées dans les trésors royaux, et analyses archéologiques de fibres textiles sur les sites fouillés. Le commerce intérieur influençait-il les modes vestimentaires ? Fortement. Les routes transsahariennes transportaient des étoffes de coton, des teintures naturelles comme l’indigo et le henné, ainsi que des perles et des bijoux. La côte swahili importait des soieries indiennes dès le Xe siècle. Ces échanges créaient une mode africaine dynamique, en constante évolution bien avant la colonisation. #### Comment s’habiller en Afrique du Sud en juillet : guide complet Juillet en Afrique du Sud, c’est l’hiver austral — et il surprend chaque année des milliers de voyageurs qui n’avaient pas anticipé les nuits glaciales du Cap ou les matins brumeux du Highveld. Contrairement aux idées reçues, l’Afrique subsaharienne n’est pas uniformément chaude toute l’année, et le mois de juillet en est la preuve la plus éloquente. Voici un guide pensé région par région pour savoir exactement comment s’habiller en Afrique du Sud en juillet, sans surcharger sa valise ni grelotter au pied de la Table Mountain. Comprendre le climat sud-africain en juillet : l’hiver austral expliqué Avant de parler vêtements, il faut comprendre pourquoi l’hiver austral en Afrique du Sud mérite d’être pris au sérieux. Situé dans l’hémisphère sud, le pays vit ses saisons à l’inverse de l’Europe : juillet correspond au cœur de l’hiver. Les températures varient considérablement selon l’altitude et la région, ce qui rend la préparation vestimentaire d’autant plus stratégique. Le pays présente trois grands profils climatiques en juillet : Cape Town et la côte Ouest : fraîche et humide, avec des pluies fréquentes et des vents puissants Johannesburg et le Highveld : sec et froid, avec des amplitudes thermiques importantes entre le jour et la nuit Kruger et les basses terres : plus chaud le jour, mais des nuits et des matins particulièrement froids La règle d’or pour quels vêtements pour Afrique du Sud hiver austral : pensez en couches superposées. Ce principe, dit « layering », est votre meilleur allié pour faire face aux variations thermiques de la journée. S’habiller à Cape Town en juillet : entre pluie, vent et douceur relative Des températures qui ne pardonnent pas les imprudents La tenue Afrique du Sud juillet Cape Town froid est sans doute la plus délicate à composer. La ville du Cap affiche des températures moyennes oscillant entre 7°C la nuit et 18°C en journée, mais le vent et l’humidité rendent le ressenti bien plus sévère. La pluie est fréquente — Cape Town est en climat méditerranéen, et l’hiver est sa saison humide. Pour les journées en ville, sur le front de mer de V&A Waterfront ou lors d’une visite de Robben Island (où les embruns s’ajoutent au froid), prévoyez : Un imperméable coupe-vent, idéalement avec une capuche intégrée — indispensable Des pulls en laine ou en polaire à superposer selon les heures Des jeans épais ou pantalons chino — évitez les shorts, même pour les journées ensoleillées Des chaussures fermées imperméables : les rues du centre peuvent être mouillées et ventées Une écharpe légère et des gants fins pour le soir Prévoir aussi pour les excursions naturelles Si vous partez vers le Cap de Bonne-Espérance, les vignobles de Franschhoek ou les sentiers de la péninsule du Cap, ajoutez des chaussures de marche imperméables et une veste technique. Les randonnées en juillet peuvent être boueuses et le vent souffle fort sur les hauteurs. S’habiller à Johannesburg en juillet : le froid sec du Highveld Un climat qui trompe par son ciel bleu Johannesburg à 1 750 mètres d’altitude offre en juillet un ciel souvent d’un bleu limpide et un soleil trompeur. Les températures diurnes atteignent parfois 20°C, ce qui invite à alléger la tenue. Erreur fatale : dès que le soleil se couche, le mercure peut descendre à 2°C, voire 0°C certaines nuits. La capitale économique sud-africaine est aussi la ville la plus fashion du continent : vous pourrez observer des tenues soignées dans les quartiers branchés de Maboneng, Sandton ou Rosebank. Voici ce que nous recommandons : Une doudoune légère ou une veste en laine pour les matins et soirées Des t-shirts à manches longues ou des chemises en couche intermédiaire Un gilet en duvet compressible : il prend peu de place et peut sauver une soirée en terrasse Des pantalons longs, chino ou en denim — le short n’est jamais judicieux le soir Des chaussures de ville fermées : le temps est sec, pas besoin d’imperméable systématique Pour les sorties culturelles et nocturnes Johannesburg possède une vie nocturne intense. Pour dîner à Melville ou assister à un spectacle à Newtown, optez pour une tenue smart casual : jean foncé, chemise et veste structurée. Les restaurants climatisés peuvent être frais même en hiver, pensez donc à conserver votre couche intermédiaire. S’habiller au Kruger en juillet : le safari dans le froid du matin La grande faune ne vous attendra pas au chaud Le parc Kruger en juillet est une expérience à part entière. C’est d’ailleurs la meilleure période pour observer la faune : la végétation est sèche, les animaux se concentrent autour des points d’eau, et les températures plus fraîches limitent les insectes. Mais les game drives du matin — qui démarrent souvent avant 6h — se font dans un froid mordant, parfois 5 à 8°C dans les véhicules ouverts. Pour un safari en juillet au Kruger ou dans les réserves privées adjacentes (Sabi Sand, Timbavati), la règle est absolue : des couches superposables et des couleurs neutres. Pas de blanc, de rouge ou de couleurs vives qui pourraient perturber les animaux ou trahir votre présence. Une veste en polaire épaisse pour les aurores — la couche la plus importante Un coupe-vent léger par-dessus : indispensable dans un véhicule en mouvement Des sous-couches thermiques : elles se glissent sous n’importe quelle tenue et font une différence considérable Des couleurs kaki, vert olive, beige ou marron — le code vestimentaire du bush Des chaussettes chaudes et des chaussures fermées confortables pour les walks Un bonnet et des gants légers pour les drives du matin et du soir La mi-journée au Kruger : retour à la chaleur Entre 11h et 15h, les températures peuvent grimper à 25-28°C dans le Lowveld. Prévoyez donc des vêtements facilement retirables : des pantalons convertibles (avec zip au niveau du genou) sont parfaits pour s’adapter rapidement. Un t-shirt respirant sous votre polaire vous permettra de gérer la chaleur de l’après-midi sans effort. Les essentiels à ne jamais oublier dans votre valise pour juillet Quelle que soit la région visitée, certains items sont universellement nécessaires pour voyager en Afrique du Sud en hiver austral : Un imperméable compact : léger, il se glisse dans un sac à dos et s’avère précieux à Cape Town La crème solaire haute protection : même en hiver, le soleil de l’hémisphère sud reste puissant, surtout en altitude Des lunettes de soleil : le ciel souvent dégagé de Johannesburg et du Kruger expose à une luminosité intense Un chapeau à bord large ou une casquette : protection solaire et thermique Des layerings adaptables : privilégiez les matières techniques (mérinos, polaire, softshell) aux cotons épais qui sèchent mal FAQ : vos questions sur comment s’habiller en Afrique du Sud en juillet Fait-il vraiment froid en Afrique du Sud en juillet ? Oui, notamment la nuit et le matin. À Cape Town, les températures nocturnes peuvent descendre autour de 7-8°C avec un vent fort. À Johannesburg et au Kruger, des gelées matinales sont possibles. Il ne s’agit pas d’un froid polaire, mais suffisamment rigoureux pour rendre une tenue inadaptée vraiment inconfortable. Peut-on porter des sandales ou des tongs en juillet en Afrique du Sud ? À Cape Town, non — les rues sont souvent mouillées et il fait trop froid. À Johannesburg, uniquement en journée dans des endroits couverts. Au Kruger, les sandales ouvertes sont déconseillées pour des raisons de sécurité (serpents, insectes, terrain irrégulier). Misez sur des chaussures fermées confortables. Faut-il des vêtements spéciaux pour un safari en juillet ? Pas nécessairement des vêtements de safari professionnels, mais des couches superposables dans des couleurs neutres (kaki, beige, olive) sont essentielles. L’important est d’être au chaud le matin et de pouvoir se découvrir rapidement en milieu de journée. Évitez impérativement les couleurs vives et le blanc. Quelles sont les erreurs vestimentaires les plus fréquentes des voyageurs en juillet ? La première erreur est d’arriver avec une garde-robe estivale, sans veste ni couche chaude. La deuxième est de ne prévoir qu’un imperméable sans couche isolante en dessous — à Cape Town, l’imperméable seul ne suffit pas. La troisième est d’oublier la crème solaire, pensant que le froid protège du soleil : en Afrique du Sud, le rayonnement UV reste élevé même en hiver. Comment optimiser sa valise pour couvrir plusieurs régions en juillet ? Le principe du layering est votre meilleur allié : quelques pièces polyvalentes (une veste en polaire, un coupe-vent imperméable, des t-shirts à manches longues, un pull léger) couvrent toutes les situations. Évitez les gros pulls encombrants au profit des vêtements techniques compressibles qui prennent peu de place et offrent une chaleur supérieure. #### Comment Sénégal réinvente son modèle société à l’ère du numérique Le soleil se lève sur Dakar, mais c’est une autre lumière qui éclaire désormais le Sénégal : celle des écrans, des données et des connexions. Dans les rues de Pikine comme dans les bureaux feutrés du Plateau, un changement profond s’opère. Le pays ne se contente plus de suivre la marche du monde numérique. Il le façonne à sa manière, en redessinant les contours de sa société. Une révolution silencieuse, mais bien réelle. Une jeunesse ultra-connectée, moteur du changement Au cœur de cette transformation, une génération qui n’a jamais connu un monde sans Internet. Au Sénégal, plus de 70 % de la population a moins de 35 ans. Et parmi eux, une majorité vit avec un smartphone en main, souvent leur seul outil d’accès à l’éducation, à l’économie et à la culture. « Mon téléphone, c’est mon école, mon bureau et mon passeport pour le monde », confie Aminata, 22 ans, étudiante en informatique à Thiès. Elle suit des cours en ligne, vend des vêtements sur Instagram et gère un blog sur la cybersécurité. Comme elle, des milliers de jeunes Sénégalais réinventent leur quotidien à travers le numérique. Selon les chiffres de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP), le taux de pénétration d’Internet mobile dépasse désormais 90 % dans le pays. Un bond spectaculaire en moins de dix ans, qui a bouleversé les rapports sociaux, l’éducation et même la gouvernance. Des start-up locales qui bousculent les modèles Dans les couloirs lumineux de la DER (Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide), l’effervescence est palpable. Ici, des centaines de projets voient le jour chaque année, portés par des entrepreneurs qui veulent résoudre des problèmes locaux avec des solutions numériques. « Le numérique, c’est notre chance de créer nos propres modèles, adaptés à nos réalités », affirme Cheikh Diop, fondateur de SamaTaxi, une application de transport urbain 100 % sénégalaise. Lancée en 2020, elle compte aujourd’hui plus de 200 000 utilisateurs actifs à Dakar et ambitionne de s’étendre à d’autres villes d’Afrique de l’Ouest. Des plateformes comme MaTontine, qui digitalise les systèmes d’épargne traditionnels, ou SunuCity, qui propose des services de gestion urbaine intelligente, montrent comment l’innovation locale peut répondre à des besoins profonds. En 2023, le Sénégal a enregistré plus de 450 start-up actives, un record dans la sous-région. Une administration qui se numérise à grande vitesse La transformation numérique ne se limite pas au secteur privé. L’État sénégalais a lancé en 2020 le programme « Sénégal Numérique 2025 », avec l’ambition de faire du pays un hub technologique régional. L’un des piliers : la dématérialisation des services publics. « Aujourd’hui, on peut créer une entreprise en ligne en moins de 48 heures », explique Fatou Bâ, directrice de l’Agence de l’Informatique de l’État (ADIE). « C’est un gain de temps énorme, mais aussi une manière de réduire la corruption et de renforcer la transparence. » Le portail national des services publics en ligne, « ServicePublic.gouv.sn », permet déjà de faire plus de 60 démarches administratives à distance. Le projet vise à atteindre 100 % des services dématérialisés d’ici 2025. Une révolution pour des millions de citoyens souvent éloignés des centres urbains. Une fracture numérique qui persiste en zone rurale Mais cette transformation n’est pas uniforme. Dans les campagnes du Fouta ou de la Casamance, la connexion reste un luxe. Moins de 40 % des foyers ruraux disposent d’un accès régulier à Internet, selon l’ANSD (Agence nationale de la statistique et de la démographie). « On parle de numérique, mais ici, on capte à peine un signal », témoigne Mamadou, instituteur à Kédougou. « Mes élèves n’ont jamais touché un ordinateur. » Pour combler ce fossé, des initiatives émergent. Le projet « Smart Villages », lancé en partenariat avec l’Union européenne, vise à équiper 100 localités rurales avec des centres numériques communautaires. Des bus connectés sillonnent aussi les routes pour offrir des formations à distance. Mais le défi reste immense. Sans infrastructures solides et sans éducation numérique de base, une partie du pays risque d’être laissée en marge de cette nouvelle société. Une culture numérique qui redéfinit les identités Au-delà de l’économie et de l’administration, le numérique transforme en profondeur les représentations culturelles. La musique, le cinéma, la mode sénégalaise explosent sur les réseaux sociaux, portés par une créativité débordante. « Avant, on attendait qu’un producteur parisien nous remarque. Aujourd’hui, on crée, on poste, et le monde nous regarde », s’enthousiasme Binta, chanteuse et influenceuse basée à Saint-Louis. Son dernier clip, tourné avec un smartphone, a dépassé les 2 millions de vues sur TikTok. Les plateformes numériques deviennent des espaces de narration, d’affirmation identitaire et de résistance. On y parle wolof, pulaar, sérère. On y revendique une africanité numérique, affranchie des codes occidentaux. Mais cette liberté a aussi ses zones d’ombre : désinformation, cyberharcèlement, surveillance. Le Sénégal, comme beaucoup de pays africains, doit encore définir les règles de cette nouvelle agora virtuelle. Vers un modèle de société hybride et singulier Ce que le Sénégal construit aujourd’hui n’est ni une copie du modèle occidental, ni un retour au passé. C’est un hybride, où les traditions cohabitent avec les écrans, où les griots deviennent youtubeurs, où les marchés s’ouvrent sur WhatsApp. « On ne veut pas juste consommer le numérique. On veut le produire, l’adapter, l’habiter », résume Alioune Sall, sociologue et directeur de l’Institut des Futurs Africains. « C’est une question de souveraineté, mais aussi de dignité. » Le pays mise sur l’éducation numérique dès le primaire, sur des data centers locaux, sur des lois de protection des données. Il cherche à créer un écosystème où la technologie sert le lien social, et non l’inverse. Mais cette ambition soulève une question vertigineuse : jusqu’où peut-on transformer une société sans en perdre l’âme ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Comment sera l’Afrique en 2050 ? D’ici 2050, l’Afrique se dressera comme un colosse sur l’échiquier mondial, son destin façonné par une démographie explosive, une urbanisation galopante et une transformation économique profonde. Cette métamorphose s’annonce riche en défis et en opportunités, dessinant les contours d’une Afrique nouvelle, vibrante et pleine d’incertitudes. Une bombe démographique à retardement : vers une jeunesse triomphante ou un fardeau insurmontable ? La population africaine est en pleine explosion, promise à doubler d’ici 2050 pour atteindre un chiffre stupéfiant de 2,5 milliards d’âmes. Cette jeunesse bouillonnante, source d’une vitalité inouïe, pourrait constituer un formidable atout pour le continent. Cependant, tout comme les joueurs qui recherchent des machines à sous gratuites pour maximiser leurs chances sans risque, les politiques publiques doivent être judicieusement choisies et appliquées pour canaliser efficacement cette énergie. Sans cela, le potentiel de cette jeunesse risque de se transformer en une bombe démographique à retardement, alimentant chômage, pauvreté et instabilité. Exode rural et mégapoles tentaculaires : vers un essor urbain harmonieux ou un chaos insoutenable ? L’Afrique est en train de se vider de ses campagnes. Attirées par les mirages de l’emploi et d’une vie meilleure, les populations migrent en masse vers les villes, donnant naissance à des mégapoles tentaculaires. Ces conurbations géantes, bouillonnantes de vie et d’innovation, pourraient devenir les moteurs du développement africain. Mais si leur croissance n’est pas maîtrisée, elles risquent de se transformer en ghettos insalubres et ingérables, où misère et violence règnent en maîtres. Le réveil économique d’un géant endormi : vers une prospérité partagée ou des inégalités exacerbées ? L’Afrique, longtemps considérée comme un continent pauvre et sous-développé, recèle un potentiel économique immense. Riche en ressources naturelles et en capital humain dynamique, le continent est en passe de devenir un géant économique mondial. Cette croissance fulgurante pourrait propulser des millions d’Africains hors de la pauvreté et bâtir un avenir radieux. Mais si les richesses ne sont pas équitablement redistribuées et que la corruption gangrène les institutions, elle risque d’aggraver les inégalités et de creuser un fossé béant entre les riches et les pauvres. Changement climatique, conflits et instabilité : vers une adaptation résiliente ou une dégradation inexorable ? L’Afrique est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique, avec des sécheresses de plus en plus fréquentes et des perturbations majeures des cycles de l’eau. Ces bouleversements environnementaux, conjugués à des conflits persistants et à une instabilité politique chronique, menacent de fragiliser encore davantage les sociétés africaines et d’entraver leur développement. L’Afrique doit impérativement trouver des solutions innovantes pour s’adapter à ces défis et construire un avenir durable. Une gouvernance éclairée et une coopération régionale : vers une Afrique unie ou un continent fragmenté ? L’avenir de l’Afrique repose sur la capacité de ses dirigeants à relever les défis immenses qui se dressent devant eux. Une gouvernance éclairée, transparente et responsable est indispensable pour assurer une gestion efficace des ressources et une répartition équitable des richesses. De même, une coopération régionale renforcée et une intégration économique accrue sont essentielles pour stimuler le commerce, les investissements et l’innovation. L’unité et la solidarité seront les clés du succès pour une Afrique prospère et pacifique. L’Afrique de 2050 se présente comme un continent en pleine mutation, tiraillé entre promesses et périls. Son avenir dépendra de sa capacité à saisir les opportunités offertes par sa jeunesse dynamique, sa richesse en ressources et son potentiel économique immense. Mais pour que ce rêve devienne réalité, l’Afrique devra relever des défis majeurs, en matière de gouvernance, de gestion des ressources et de coopération régionale. Si elle parvient à surmonter ces obstacles, l’Afrique pourrait devenir un modèle de développement durable et un acteur majeur de la scène internationale. Mais si elle échoue, elle risque de sombrer dans le chaos, laissant derrière elle des millions de personnes privées d’espoir et d’avenir. Le destin de l’Afrique se joue dès aujourd’hui. Les choix qui seront faits dans les années à venir détermineront si le continent s’élancera vers un avenir radieux ou s’enfoncera dans un abîme de crises et de conflits. #### Comment trouver un emploi en ligne en Afrique du Sud ? Internet est probablement la plateforme la plus puissante dont vous disposez en tant que chercheur d’emploi, s’il est utilisé correctement. Selon la façon dont vous menez votre recherche d’emploi en ligne, cela peut augmenter ou réduire vos chances de trouver un emploi. Pour cette raison, vous devez planifier avant de commencer à postuler. Cela n’a aucun sens d’avoir la lettre de motivation et le CV parfaits, seulement pour un employeur potentiel qui vous recherche sur Facebook et voit des publications ou des photos potentiellement peu recommandables. Cela dit, Internet permet de rechercher facilement parmi des centaines d’offres d’emploi, de contacter des employeurs potentiels et d’atteindre un réseau de personnes plus large. Creusons un peu plus et voyons exactement comment rechercher efficacement un emploi sur Internet. Définir le type d’emploi à rechercher Avant de commencer à chercher un emploi en ligne, préparez-vous un peu ; évaluez-vous et faites-vous une idée du type d’emploi que vous recherchez. Il y a une abondance d’offres d’emploi en ligne, et vous aurez besoin de savoir ce que vous cherchez pour le trouver. Voici quelques sites pour trouver du travail en ligne : https://www.youtube.com/watch?v=H_M129R2gs4 Assurez-vous d’être attentif et réaliste lorsque vous définissez vos exigences pour votre poste préféré. Vous devez viser un poste qui non seulement existe, mais qui a une demande adéquate sur le marché du travail. Par exemple, vous êtes peut-être doué pour l’agriculture, mais il est peu probable que vous le fassiez la nuit. Découvrez un outil pratique pour vos recherches en Afrique De nos jours nous ne parlons toujours que très peu de l’Afrique sur certains sujets. Dans cet article nous allons vous parler d’un outil qui pourra peut-être vous être utile pour trouver un emploi ou encore trouver des relations pour entretenir votre business.  Comme pour beaucoup d’endroits sur la planète, le moyen principal pour trouver un emploi et entrer en communication avec une entreprise, c’est sur internet que cela se passe. Un outil de qualité et facile d’utilisation a été créé pour les personnes recherchant des informations au sujet de l’emploi et du business sur le territoire africain, qui vous le savez est très vaste. L’outil est un annuaire dédié à facilité des recherches d’entreprise en fonction du lieu que vous recherchez et surtout du domaine d’activité, il vous sera utile pour une multitude d’autres fonctionnalités, pour en savoir plus venez ici. Grâce à Go Africa online, vous trouverez peut-être enfin le travail que vous attendiez.  Sur ce site vous aurez également la chance de bénéficier d’un maximum d’informations concernant toute l’Afrique. En effet un service d’information vous sera mis à disposition pour que vous puissiez vous tenir informé de l’actualité de nombreux pays d’Afrique. Vous aurez accès à tout un panel d’articles sur une multitude de sujets différents très intéressants. Dans ces articles vous pourrez suivre en temps réel les informations de votre pays que ce soit sur la santé, la politique, le sport, l’économie, l’évolution local de la technologie et bien d’autres sujets, vous pourrez être au plus près de chez vous en étant loin si vous n’êtes pas sur le territoire africain.  Quels autres services sont disponibles sur go africa online ?  Si vous êtes professionnel et que vous avez une société en Afrique, le site offre un service de création de sites internet pour mettre en avant votre entreprise et augmenter sa visibilité. Vous bénéficierez de l’expérience de professionnels dans le milieu de la création de sites internet. La création d’un site internet pour votre société améliorera votre réseau professionnel en Afrique.   En étant une entreprise, vous devez faire en sorte d’être le plus facilement joignable, si vous n’êtes pas référencé sur les annuaires tels que Go Africa Online, vous minimisez vos chances d’être visible sur internet, c’est pourquoi vous pourrez vous référencer sur ce site qui propose le service d’annuaire. Vous serez donc visible par les autres entreprises et par les particuliers utilisant ce site internet. Pour la société Go Africa online, chacun d’entre vous peut participer à l’évolution et au développement du continent africain, il est donc important de pouvoir mettre en relation chaque professionnel du même milieu et d’aider la population à trouver facilement du travail. C’est pourquoi cet annuaire va permettre à tout le monde de trouver sa place. Les outils digitaux de nos jours sont les meilleurs moyens pour faire évoluer positivement les choses, et cela passe par une bonne communication entre les professionnels locaux de chaque pays d’Afrique.  Vous l’aurez compris, Go Africa Online sera une possibilité pour vous d’avoir accès à de nombreux services pouvant améliorer votre entreprise en termes de visibilité. Si vous êtes un particulier, grâce à ce site, vous aurez accès à plusieurs offres d’emplois par secteurs d’activités en fonction de l’endroit où vous vous trouvez. Venez vite découvrir Go Africa online constituée de 95% de collaborateurs locaux connaissant de près chaque culture, ils vous aideront à participer à l’évolution économique de l’Afrique.  Les échelles salariales de recherche Avant de commencer à postuler à des emplois, faites des recherches sur l’industrie et voyez ce que vous pouvez raisonnablement espérer gagner dans ce rôle. Il existe différents sites qui peuvent vous donner une idée des salaires dans divers domaines en Afrique du Sud, liés aux différentes provinces.  L’endroit où vous souhaitez travailler peut avoir un impact important sur le salaire auquel vous pouvez vous attendre. Cela vous mettra également en meilleure position pour négocier votre salaire final. Préparer son CV, puis le personnaliser Sur la base des étapes précédentes, vous devriez être en mesure de rédiger un Curriculum Vitae adapté à votre emploi idéal. Plus tard, une fois que vous avez trouvé des opportunités, vous devez encore peaufiner votre CV pour cet employeur ou ce travail spécifique. Vous ne devriez pas avoir à réécrire votre CV chaque fois que vous postulez à un poste, mais il est préférable de vous assurer de l’adapter au rôle.  L’avantage d’Internet est que vous pouvez traquer les entreprises en ligne et en apprendre davantage sur leurs besoins et leurs désirs. Une fois que vous savez de quoi il s’agit, vous pouvez les intégrer à votre CV et à votre lettre de motivation pour leur montrer que vous pouvez résoudre les problèmes qui les intéressent. Cela fournira un avantage inestimable sur vos concurrents. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Comment un film a inspiré la création d’une aire marine protégée au large des côtes du Kenya ? Le Kenya est un pays d’Afrique de l’Est qui possède une riche biodiversité marine. Ses eaux abritent plus de 600 espèces de poissons, des coraux, des tortues, des dauphins, des baleines et des requins. Mais cette richesse est menacée par la surpêche, la pollution, le changement climatique et le braconnage. Pour protéger son patrimoine naturel, le Kenya a créé en 2018 une aire marine protégée (AMP) de 146 km2 au large de la ville de Malindi. Cette initiative a été inspirée par un film documentaire réalisé par une équipe de plongeurs et de cinéastes kényans. Un film pour sensibiliser le public à la beauté et à la fragilité du monde marin Le film s’intitule « The Sea Change » et il a été réalisé par l’organisation non gouvernementale Local Ocean Conservation. Il raconte l’histoire de deux plongeurs kényans, Jahawi Bertolli et Ali Gure, qui partent à la découverte des fonds marins de leur pays. Ils y rencontrent des créatures fascinantes, comme des requins-baleines, des raies manta, des hippocampes et des poissons-clowns. Mais ils sont aussi témoins des dégâts causés par l’activité humaine, comme les filets abandonnés qui piègent les animaux, les déchets plastiques qui polluent l’eau et les récifs coralliens qui blanchissent à cause du réchauffement climatique. Voici une vidéo en anglais montrant ces côtes : Le film a pour objectif de sensibiliser le public kényan et international à la beauté et à la fragilité du monde marin, et de montrer l’importance de le préserver. Il a été diffusé dans plusieurs festivals et événements, comme le Festival du film océanique de San Francisco, le Festival du film environnemental de Washington ou encore la Journée mondiale de l’océan à Nairobi. Il a reçu un accueil positif de la part des spectateurs et des critiques, et il a remporté plusieurs prix, comme le Prix du meilleur film documentaire au Festival du film africain de New York. Une aire marine protégée pour sauvegarder la biodiversité et soutenir les communautés locales Le film a également eu un impact concret sur la politique environnementale du Kenya. Il a contribué à convaincre les autorités locales et nationales de créer une aire marine protégée au large de Malindi, où se situe une partie du tournage. Cette AMP couvre une zone de 146 km2 qui englobe des habitats variés, comme des récifs coralliens, des herbiers marins, des mangroves et des zones rocheuses. Elle abrite une grande diversité d’espèces marines, dont certaines sont menacées ou endémiques. L’AMP vise à protéger la biodiversité marine en limitant ou en réglementant les activités humaines qui peuvent lui nuire, comme la pêche, le tourisme ou l’extraction minière. Elle vise aussi à soutenir les communautés locales qui dépendent de la mer pour leur subsistance ou leur culture. Elle favorise ainsi le développement durable en conciliant la conservation de la nature et le bien-être humain. Un exemple à suivre pour d’autres pays africains L’AMP de Malindi est la première du genre au Kenya. Elle s’inscrit dans un mouvement plus large qui vise à étendre la protection marine en Afrique. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le continent africain compte actuellement 198 AMP qui couvrent environ 7% de sa superficie marine. L’objectif est d’atteindre 10% d’ici 2030, conformément aux engagements pris lors du Sommet de la Terre de Rio en 2012. L’AMP de Malindi est un exemple à suivre pour d’autres pays africains qui souhaitent protéger leur patrimoine marin. #### Comment Zimbabwe réinvente son modèle culture à l’ère du numérique Dans les rues animées de Harare, une jeune danseuse répète ses mouvements face à son téléphone posé sur une boîte en carton. En arrière-plan, des enfants la regardent, fascinés. Quelques heures plus tard, sa vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Elle ne le sait pas encore, mais elle vient de franchir une frontière invisible : celle qui sépare la tradition de l’innovation numérique. Le Zimbabwe, longtemps perçu comme figé dans ses difficultés économiques, est en train de réinventer sa culture à travers les écrans, les plateformes et les pixels. Un héritage culturel en quête de renouveau Le Zimbabwe possède une richesse culturelle ancienne, façonnée par des siècles d’histoire et de traditions. Du mbira — instrument ancestral aux sons envoûtants — aux danses rituelles shona, l’identité du pays est profondément ancrée dans ses racines. Mais comment préserver cet héritage dans un monde où les jeunes passent plus de temps sur TikTok que dans les cérémonies communautaires ? « Il ne s’agit pas de remplacer nos traditions, mais de les traduire dans un langage que les jeunes comprennent », explique Tafadzwa Moyo, fondateur de Digital Mbira, une start-up qui numérise les sons traditionnels pour les intégrer à la musique électronique. « Si nous ne faisons rien, ces savoirs vont disparaître. » Selon une étude menée par l’Université du Zimbabwe en 2022, près de 68 % des jeunes de moins de 25 ans ne connaissent pas les chants traditionnels de leur ethnie. Face à cette perte progressive, artistes et institutions culturelles ont décidé d’agir, en se tournant vers le numérique comme outil de transmission. Le numérique comme scène culturelle Depuis la pandémie de COVID-19, les artistes zimbabwéens ont investi massivement les plateformes numériques. YouTube, Instagram, Facebook Live et surtout TikTok sont devenus les nouvelles scènes où se jouent les performances artistiques du pays. « Avant, je devais attendre un festival ou une invitation pour jouer. Maintenant, je peux publier une vidéo chaque semaine et toucher des gens à Londres, Nairobi ou Tokyo », confie Chipo Ncube, conteuse urbaine de 34 ans. Ses récits traditionnels, racontés en shona et sous-titrés en anglais, cumulent plus de 500 000 vues. Les festivals culturels ont eux aussi migré en ligne. Le célèbre Harare International Festival of the Arts (HIFA) propose désormais une édition numérique, avec des spectacles filmés en haute définition et diffusés en streaming. En 2023, plus de 1,2 million de spectateurs virtuels ont assisté à l’événement, un record jamais atteint en présentiel. Une économie créative en pleine mutation Au-delà de la diffusion, le numérique transforme aussi l’économie de la culture au Zimbabwe. Les créateurs peuvent désormais monétiser leurs œuvres via des plateformes comme Patreon, YouTube ou des NFT culturels. Une révolution silencieuse est en cours. « Avant, vendre un album était un parcours du combattant. Aujourd’hui, je publie mes morceaux sur Spotify et je reçois mes revenus directement », explique Tendai Mutsvairo, musicien afro-fusion de Bulawayo. En 2023, ses revenus digitaux ont représenté 80 % de ses gains annuels, contre à peine 15 % cinq ans plus tôt. Le gouvernement commence lui aussi à s’intéresser à cette économie émergente. Un fonds de soutien à la création numérique a été lancé en 2022, doté de 2 millions de dollars. Il vise à financer des projets culturels innovants, allant de la réalité virtuelle à la numérisation des archives historiques. La mémoire du passé, préservée en ligne Si le numérique permet de créer, il joue aussi un rôle crucial dans la préservation. Des initiatives locales se multiplient pour archiver les danses, chants, objets et récits traditionnels sur des plateformes accessibles à tous. Le projet « Virtual Great Zimbabwe » en est un exemple frappant. Grâce à la réalité augmentée, il permet de visiter les ruines de Great Zimbabwe comme si l’on y était, tout en écoutant les récits des anciens. « C’est une manière de rendre notre histoire vivante, de la sortir des livres poussiéreux », explique Rutendo Chikore, historienne numérique. Des écoles primaires commencent à intégrer ces outils dans leur programme. À Mutare, une classe de CM2 a récemment étudié l’histoire des clans shona à travers une application interactive. L’expérience a bouleversé les élèves. « C’était comme voyager dans le temps », raconte Tapiwa, 11 ans, les yeux brillants. Les défis d’un virage numérique Mais cette transformation n’est pas sans obstacles. L’accès à Internet reste inégal dans le pays : seuls 38 % des foyers ruraux disposent d’une connexion stable. Le coût du matériel, la fracture numérique et la formation technique freinent encore de nombreux artistes. « J’ai dû vendre mon téléphone pour acheter un micro », confie Farai, un jeune rappeur de Gweru. « Sans équipement, tu n’existes pas en ligne. » Autre défi : la protection des droits d’auteur. Avec la montée en puissance des contenus numériques, de nombreux artistes se plaignent de voir leurs œuvres copiées ou utilisées sans autorisation. Le cadre juridique peine à suivre l’évolution rapide des usages. Le ministère de la Culture a promis une réforme de la loi sur la propriété intellectuelle, mais celle-ci tarde à se concrétiser. En attendant, des collectifs d’artistes s’organisent pour sensibiliser et former leurs pairs à la gestion de leurs droits numériques. Une nouvelle génération aux commandes Derrière cette révolution silencieuse, une nouvelle génération de créateurs mène la danse. Ils sont vidéastes, designers, musiciens, conteurs ou développeurs, et tous partagent un même credo : reconnecter le Zimbabwe à lui-même, à travers le numérique. « Nous ne voulons pas être des copies d’Hollywood ou de Lagos. Nous voulons raconter nos propres histoires, avec nos mots, nos images, nos sons », affirme Nokutenda, fondatrice de ZimStories, une plateforme de narration interactive. Leur ambition dépasse les frontières. En 2023, le court-métrage « Mvura Inodonha », réalisé entièrement avec un smartphone, a été sélectionné au Festival de Cannes dans la catégorie Courts Métrages. Une première pour le Zimbabwe. À mesure que ces voix s’élèvent, une chose devient claire : la culture zimbabwéenne n’est pas en train de disparaître. Elle se transforme, s’adapte, se propage. Et elle trouve dans le numérique non pas une menace, mais un miroir. Un miroir où passé et futur se rencontrent. Alors que les tambours anciens résonnent désormais dans les casques Bluetooth, une question demeure : jusqu’où cette renaissance numérique peut-elle porter l’âme d’un peuple ? #### Condamné à 20 ans de prison : voici la réaction de Guillaume Soro, candidat déclaré à l’élection présidentielle ivoirienne Guillaume Soro, l’ex-Premier ministre et ex-président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, vient d’être condamné ce mardi 28 avril 2020 à 20 ans de prison, 4.5 milliards de francs CFA d’amende, 5 ans de privation de droits civiques et 2 milliards de francs CFA au titre de dommages et intérêts par la justice ivoirienne ce mardi 28 avril 2020. Selon les juges ivoiriens qui ont délibéré, il est reproché à Guillaume Soro l’achat de sa résidence de Marcory Résidentiel (Abidjan), en 2007, pour un peu plus d’1,5 milliards de francs CFA. Aux dires de l’accusation, cette villa a été acquise par Guillaume Soro via une société civile immobilière, la SCI Ebure, grâce à des fonds du trésor public ivoirien. Le verdict, qui a été prononcé à l’issue d’un procès de quelques heures auquel ont refusé de participer les avocats de l’ancien chef rebelle. La défense affirme que les accusations portées contre Guillaume Soro ont un objectif d’ « assassinat politique » car visant avant tout à empêcher l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne de participer au scrutin présidentiel d’octobre 2020. Guillaume Soro, croit toujours en son destin présidentiel Réagissant à cette décision le concerné, très actif sur les réseaux sociaux n’a pas tardé à réagir sur sa page facebook officielle en se fendant d’une déclaration à la tonalité dont lui seul à le secret : « C’est une sentence qui ne nous émeut absolument pas. La parodie de procès à laquelle nous avons assisté ce jour est la preuve ultime que l’Etat de droit est définitivement enterré par Alassane Ouattara. Cet homme qui porte aujourd’hui avec beaucoup d’aisance les habits de dictateur, qui soumet la justice à sa botte et commande des sentences de mise à mort politique contre ses rivaux afin de les exclure de la compétition électorale, incarne la pire version du dirigeant africain. Il a bien vite oublié que cette justice qu’il manipule aujourd’hui est la même qui l’avait décrété il y a quelques années, inéligible à toute élection en Côte d’Ivoire, pour nationalité et moralité douteuses. Même être député, lui était impossible. La suite nous la connaissons tous: il est devenu président. Je lui dis que cette décision ne nous ébranle pas. Je considère ce verdict comme un non-événement, je maintiens ma candidature à la présidentielle et je demande à tous mes partisans de demeurer mobilisés et de continuer le travail de mobilisation et d’implantation. Notre victoire ne fait aucun doute. Nous gagnerons la prochaine élection présidentielle, c’est une certitude. Je reste candidat à la présidentielle et je gagnerai ! » Procès visant à exclure un potentiel sérieux candidat à la Présidentiel ? Malgré sa condamnation à 20 ans de prison Guillaume Soro demeure toujours convaincu de son destin présidentiel. Cette décision a été prononcée malgré l’arrêté de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) qui dans un arrêt publié le 22 avril ordonnait à l’État ivoirien de « surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro et 18 autres personnes. » dans l’affaire opposant la République de Côte d’Ivoire à Guillaume Soro. Mais visiblement cet décision a été ignoré par la justice ivoirienne dont l’agenda était déjà bien établi. Un nouveau mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de l’ancien président de l’Assemblée nationale qui, sauf appel fructueux, se voit ainsi interdire de se présenter à la présidentielle d’octobre 2020. Crédit photo : jeuneafrique.com #### Conflit entre Madagascar et la France à propos des Îles Éparses : le Parlement malgache apporte son soutient au Président Rajoelina Les relations entre Paris et Antonarivo semblent battre de l’aile à en croire la proportion que prend la question des Iles Eparses.  Après la déclaration du ministre des affaires étrangères du gouvernement Rajoelina traduisant  son opposition à une consultation publique en vue de concrétiser un projet de création de réserve naturelle nationale sur l’archipel des Glorieuses de la France, cette déclaration a eu jeudi 21 mai2020 un soutien du parlement malgache. Selon ces parlementaires environ 70   il s’agit de montrer leur solidarité envers le ministère des Affaires étrangères dans cette affaire des îles Eparses. Ainsi ces députés ont appelé à une médiation de l’Union africaine et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) dans les négociations entre la France et Madagascar sur les Îles Éparses. La position du Parlement malgache met en avant la souveraineté du pays   Une des îles en jeu qui sont l’objet de tension entre la France et Madagascar.   Pour Christine Razanamahasoa, la présidente de l’Assemblée nationale, la déclaration des députés est un appel au gouvernement pour le soutenir a maintenir sa position actuelle. En effet, cette médiation proposée par les députés pourra intervenir seulement si le gouvernement la relaie officiellement.  « Je trouve que c’est un recours légitime et un recours bien sûr légal compte tenu du principe qui régit les groupements des pays qui présentent les mêmes intérêts, défendent des intérêts communs, intérêts politiques, intérêts économiques. La France qui rencontre des problèmes fait recours à l’Union européenne. Le décret décidé par la France a été décidé unilatéralement, alors que ces îles Glorieuses, faisant partie des îles Eparses font l’objet de négociations en cours qui doivent être reprises. Je trouve que c’est une décision unilatérale de la part de la France sur ces îles qui ne devrait pas avoir lieu ». a-t-elle affirmé à un média. Le point de divergences qui sapent les relations franco-malgaches Ces îles qui entourent  Madagascar, les îles Éparses sont sous la  souveraineté française mais revendiquées par le Madagascar  depuis le début des années 1970.  Une résolution des Nations unies, qui date de 1979, demande à la France de rétrocéder ces îles à Madagascar. L’une des cinq îles Éparses françaises, située dans le canal du Mozambique, est un havre de biodiversité, préservé de la prédation et de la pollution humaine. Paris qui veut sécuriser cette île veut en faire une réserve, point de discorde des deux pays. Antanarivo qui n’entend pas cela de cette oreille  demande plutôt à la France de laisser tomber son projet afin de préserver la qualité des relations historiques entre les deux pays. Après sa rencontre avec le  ministre des affaires étrangères, l’ambassadeur de la France à Madagascar n’a pas voulu s’exprimer sur la question. On comprend bien son amertume. Puisqu’ il y a quelques jours, selon une source à Madagascar, une  délégation française composée du ministre de la Transition écologique et d’autres importants officiels français, était sur ces îles en vue de concrétiser ce projet. Les plus hautes autorités malgaches espèrent trouver un accord de principe pour la gestion de ce contentieux qui empoisonne depuis plusieurs mois leurs relations. La fin de cet imbroglio diplomatique n’est donc pas pour demain. #### Conformité ESG en Afrique francophone : guide 2026 Quand Bruxelles et Paris redessinent les règles du jeu en Afrique En 2026, investir en Afrique francophone sans une stratégie ESG robuste, c’est jouer avec le feu — réglementaire, financier et réputationnel. Les entreprises françaises qui misent sur le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Maroc font face à un double mouvement : des réglementations européennes de plus en plus contraignantes qui s’appliquent à leurs opérations mondiales, et des pays hôtes africains qui élaborent leurs propres cadres de durabilité. Entre la directive CSRD, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et les nouvelles exigences de l’OHADA en matière de gouvernance, la conformité ESG n’est plus une option — c’est une condition de survie sur les marchés africains. Ce guide pratique décrypte les obligations de conformité ESG pour les entreprises françaises investissant en Afrique francophone en 2026, les risques encourus en cas de manquement, et les leviers concrets pour transformer ces contraintes en avantages compétitifs. Le cadre réglementaire européen qui s’impose aux projets africains La CSRD : un filet qui capture aussi les filiales africaines Entrée en vigueur progressivement depuis 2024, la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) oblige les grandes entreprises françaises à publier des informations de durabilité couvrant l’ensemble de leur chaîne de valeur mondiale — filiales africaines comprises. En 2026, les entreprises de taille intermédiaire (plus de 250 salariés ou 40 millions d’euros de chiffre d’affaires) sont désormais pleinement dans le scope. Concrètement, cela signifie que vos opérations à Abidjan, Dakar ou Douala doivent être intégrées dans le rapport de durabilité consolidé. Les European Sustainability Reporting Standards (ESRS) exigent des données sur les émissions carbone (scope 1, 2 et 3), les conditions de travail, l’impact sur la biodiversité locale et les pratiques de gouvernance. Autant de dimensions souvent complexes à documenter dans des contextes où les systèmes de collecte de données restent à construire. Le devoir de vigilance renforcé par la loi Sapin III et la directive CSDDD La loi française sur le devoir de vigilance de 2017 a été renforcée par la Corporate Sustainability Due Diligence Directive (CSDDD), dont la transposition en droit français est effective en 2026. Les entreprises françaises présentes en Afrique doivent désormais identifier, prévenir et corriger les atteintes aux droits humains et à l’environnement tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. En Afrique francophone, cela implique de cartographier minutieusement les risques spécifiques : travail des enfants dans les filières cacao ou coton, accaparement des terres dans les projets agro-industriels, pollution des nappes phréatiques dans les zones minières. Le reporting ESG des projets africains en 2026 doit documenter non seulement les actions préventives, mais aussi les mécanismes de remédiation mis en place. Les obligations durabilité entreprises France-Afrique : secteur par secteur Énergie et mines : la pression maximale Les entreprises françaises actives dans l’extraction minière ou le secteur énergétique en Afrique centrale et occidentale font face aux exigences les plus strictes. Les obligations incluent : La publication d’un plan de transition climatique aligné sur les objectifs de l’Accord de Paris, avec des jalons 2030 et 2050 précis ; Des études d’impact environnemental et social (EIES) conformes aux standards de la Société Financière Internationale (SFI), désormais prérequis pour accéder aux financements des banques de développement ; Le reporting EITI (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) pour toute entreprise opérant dans un pays membre comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun ; La consultation des communautés locales selon le principe du consentement préalable, libre et éclairé (CLPE/FPIC), opposable devant les tribunaux européens depuis 2026. Agroalimentaire et grande distribution Pour les groupes français présents dans les filières agricoles sahéliennes ou équatoriales, le règlement européen sur la déforestation (EUDR) est entré en application complète en 2026. Toute importation de cacao, café, huile de palme, soja ou bois en provenance d’Afrique doit être accompagnée d’une preuve de non-déforestation, traçable via géolocalisation. La non-conformité expose à des amendes pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires annuel européen. Services financiers et banques Les filiales africaines des groupes bancaires et d’assurance français sont soumises au règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) pour leurs produits commercialisés en Europe, mais aussi à des obligations croissantes de classification ESG imposées par les régulateurs locaux — notamment la BCEAO pour la zone UEMOA, qui a publié en 2025 ses premières lignes directrices sur la finance verte. Comment construire une conformité ESG opérationnelle en Afrique francophone Étape 1 : Réaliser une cartographie des risques ESG localisée La conformité ESG commence par la connaissance du terrain. Les risques ESG au Mali ne sont pas les mêmes qu’en Tunisie ou au Gabon. Il est indispensable de conduire une due diligence ESG localisée en s’appuyant sur des partenaires locaux — cabinets de conseil africains, ONG implantées, experts juridiques maîtrisant le droit OHADA et les droits coutumiers fonciers. Étape 2 : Structurer le système de collecte de données L’un des principaux défis du reporting ESG des projets africains en 2026 est la collecte fiable de données dans des contextes où les infrastructures numériques varient considérablement. Les solutions concrètes incluent le déploiement d’outils de collecte mobile (ODK, KoboToolbox), la formation des équipes locales aux indicateurs GRI et ESRS, et la mise en place de partenariats avec des laboratoires de certification locaux accrédités. Étape 3 : Intégrer la gouvernance locale dans la stratégie ESG Un rapport ESG crédible pour l’Afrique francophone doit refléter les réalités de gouvernance locales. Cela implique de nommer des administrateurs indépendants issus des pays hôtes dans les conseils des filiales, de publier les politiques anti-corruption en langues locales, et de mettre en place des canaux de signalement accessibles aux communautés riveraines — pas seulement aux salariés. Étape 4 : Anticiper l’audit externe et la vérification tierce Depuis 2026, la CSRD exige une assurance limitée des informations de durabilité par un commissaire aux comptes ou un organisme tiers indépendant (OTI). Pour les données collectées en Afrique, il convient d’anticiper les délais logistiques et de sélectionner des auditeurs dotés d’une présence ou d’une expertise africaine avérée — Bureau Veritas, SGS ou des cabinets régionaux comme Mazars Afrique. Les risques concrets d’une non-conformité ESG Les conséquences d’une conformité ESG investissement Afrique francophone insuffisante sont multiples et peuvent se cumuler : Sanctions financières : amendes CSRD jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du CA mondial pour les manquements au reporting ; Exclusion des financements publics : Bpifrance, AFD et PROPARCO conditionnent leurs financements à des critères ESG stricts depuis 2024 ; Contentieux climatiques : les poursuites d’ONG devant les tribunaux français se multiplient pour les entreprises dont les projets africains génèrent des atteintes environnementales documentées ; Risque réputationnel : dans un contexte de souveraineté africaine affirmée, une image de néocolonialisme économique peut provoquer des boycotts et des interventions gouvernementales locales. Les opportunités à saisir : l’ESG comme levier de compétitivité Au-delà des contraintes, les obligations durabilité entreprises France-Afrique ouvrent des perspectives. Les entreprises qui investissent tôt dans la conformité ESG accèdent à des financements concessionnels (obligations vertes, prêts à impact), renforcent leur licence sociale d’exploitation, et se positionnent favorablement face à des concurrents chinois ou émiratis moins soumis aux exigences européennes — un argument de différenciation croissant auprès des gouvernements africains soucieux d’attractivité internationale. En 2026, l’ESG en Afrique francophone n’est plus un coût à minimiser : c’est un investissement stratégique dont le ROI se mesure en décennies de présence durable sur des marchés parmi les plus dynamiques du monde. FAQ — Conformité ESG et investissement en Afrique francophone La CSRD s’applique-t-elle aux filiales africaines de groupes français ? Oui. La CSRD couvre l’ensemble de la chaîne de valeur mondiale des entreprises françaises concernées, y compris leurs filiales et sous-traitants directs en Afrique francophone. Les données de durabilité des opérations africaines doivent être intégrées dans le rapport consolidé publié en France. Quels pays africains ont leurs propres obligations ESG en 2026 ? Le Maroc, la Tunisie et l’Afrique du Sud disposent des cadres ESG locaux les plus développés. En Afrique subsaharienne francophone, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont adopté des plans nationaux de finance verte, et la BCEAO a publié ses premières directives sur le reporting ESG pour les établissements financiers de la zone UEMOA en 2025. Quels référentiels ESG utiliser pour les projets en Afrique francophone ? Les référentiels les plus adaptés sont les ESRS (obligatoires pour la CSRD), les standards GRI (Global Reporting Initiative) pour leur universalité, et les Principes de l’Équateur pour les projets d’infrastructure. Les normes de performance de la SFI (IFC Performance Standards) sont indispensables pour accéder aux financements des institutions de développement. Comment gérer le reporting ESG quand les données locales sont insuffisantes ? En cas de lacunes dans les données, la CSRD prévoit la possibilité d’utiliser des estimations documentées et des proxies sectoriels, à condition d’en expliquer la méthode. Il est recommandé d’investir dans des systèmes de collecte de données dès le démarrage du projet africain, et de collaborer avec des organismes locaux de statistiques ou des universités africaines partenaires. La conformité ESG est-elle un avantage concurrentiel face aux investisseurs non européens en Afrique ? De plus en plus, oui. Plusieurs gouvernements africains — notamment au Sénégal, au Rwanda et au Kenya — privilégient explicitement dans leurs appels d’offres les partenaires capables de démontrer des engagements ESG vérifiables. Face aux investisseurs chinois ou du Golfe, la conformité ESG des entreprises françaises devient un argument de soft power économique valorisé par les institutions africaines. À lire aussi financer les PME en Afrique les investissements en Afrique francophone guide complet pour investir en Afrique contexte économique France-Afrique À lire aussi taux pénétration assurance afrique francophone 2026 À lire aussi rentabilité opérateurs télécom Afrique francophone 2026 À lire aussi fintech vs banque Afrique francophone 2026 #### Conquérir le cœur des classes moyennes africaines : La stratégie ambitieuse de Samsung Sur le continent africain, en pleine effervescence économique et démographique, Samsung ne se contente plus de viser les volumes de vente massifs. Le géant coréen a désormais pour ambition de séduire les classes moyennes, un segment de marché en pleine croissance et au pouvoir d’achat prometteur. Loin d’être une simple opportunité commerciale, cette nouvelle cible représente un enjeu stratégique majeur pour Samsung. En effet, les classes moyennes africaines constituent un vivier de consommateurs potentiels à la fois vastes et engagés, à même de propulser la marque vers de nouveaux sommets. Pour relever ce défi, Samsung a élaboré une stratégie marketing ambitieuse, fondée sur une compréhension profonde des aspirations et des besoins de cette nouvelle cible. Décrypter les codes des classes moyennes africaines La première étape de la stratégie de Samsung consiste à comprendre les aspirations et les motivations des classes moyennes africaines. Ces consommateurs, dynamiques et connectés, sont à la recherche de produits technologiques qui leur permettent d’améliorer leur quotidien, de se divertir et de se connecter au monde. Ils sont également soucieux de leur image et désireux d’afficher leur statut social à travers leurs choix de consommation. Voici les meilleurs smartphones de la marque de la gamme A : Développer une gamme de produits sur-mesure Fort de cette compréhension fine du marché, Samsung a développé une gamme de smartphones et de tablettes spécifiquement conçue pour répondre aux attentes des classes moyennes africaines. Ces appareils, dotés de fonctionnalités innovantes et d’un design élégant, sont proposés à des prix accessibles, les rendant ainsi plus attractifs pour cette cible sensible aux coûts. Une communication de proximité et authentique Samsung a fait le choix de privilégier une communication de proximité, au cœur des villes et villages africains. La marque organise des événements, des ateliers et des démonstrations de produits dans des lieux fréquentés par les classes moyennes. Ces initiatives permettent aux consommateurs de découvrir et tester les produits Samsung dans leur environnement quotidien, favorisant ainsi l’adoption de la marque. Un réseau de distribution dense et accessible Pour garantir l’accessibilité de ses produits aux classes moyennes africaines, Samsung a mis en place un réseau de distribution dense et capillaire. La marque est désormais présente dans les grandes enseignes comme dans les petites boutiques de quartier, permettant aux consommateurs de trouver facilement ses produits, même dans les zones les plus reculées. Soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat Samsung ne se contente pas de vendre des produits, la marque s’engage également à soutenir l’innovation et l’entrepreneuriat en Afrique. La marque propose des programmes de formation et d’accompagnement aux jeunes entrepreneurs, leur permettant de développer des solutions technologiques adaptées aux besoins du continent. Cette initiative contribue à la création d’emplois et à la stimulation de la croissance économique en Afrique. En adoptant une stratégie marketing ambitieuse et adaptée aux aspirations des classes moyennes africaines, Samsung se positionne comme un acteur majeur de la transformation digitale du continent. La marque contribue ainsi à l’amélioration du quotidien des populations africaines et à la construction d’un avenir plus prospère pour le continent. Cette stratégie audacieuse place Samsung au cœur des enjeux du développement économique et social en Afrique. En s’engageant aux côtés des classes moyennes, moteur de la croissance du continent, Samsung démontre sa volonté de contribuer durablement à l’essor de l’Afrique. #### Conseils d’investissement dans l’immobilier commercial Investir dans l’immobilier commercial peut sembler intimidant pour commencer, et oui, les risques sont plus élevés. Les récompenses aussi. La propriété a toujours été considérée comme un bon investissement car, que le marché baisse ou que les tendances changent, les valeurs se rétabliront toujours avec le temps. Lorsqu’on se lance pour la première fois dans un investissement dans l’immobilier commercial, il faut être conscient de certains facteurs avant de s’engager définitivement. Avant de commencer, cependant, il serait sage de regarder les tendances du marché et de faire preuve d’un peu de patience jusqu’à ce que la bonne propriété soit disponible. Cela vaudra vos efforts à long terme. Comment débuter ? L’investissement dans l’immobilier commercial était traditionnellement l’apanage des investisseurs institutionnels, mais les investisseurs privés voient actuellement une opportunité de se lancer également sur le marché commercial, pas nécessairement en tant qu’acheteurs uniques, mais dans des sociétés coopératives ou des groupes. Dans un premier temps, vous devez décider du type de propriété que vous souhaitez posséder. Voici des conseils en vidéo : Les propriétés commerciales judicieusement choisies peuvent offrir des rendements plus élevés que les propriétés résidentielles, entre 6 % et 12 %, contre une croissance de 1 % à 4 % pour les propriétés résidentielles. Le risque pour le revenu a tendance à être plus faible dans les biens commerciaux et les baux sont généralement plus longs, ce qui contribue à stabiliser votre trésorerie. Accorder une attention particulière à la diligence raisonnable en établissant les actifs de la propriété et en évaluant son potentiel commercial est un bon point de départ. Évaluer l’adéquation Renseignez-vous auprès de l’urbanisme pour vous assurer qu’il n’y a pas de grosses surprises en magasin après votre achat. Soyez informé des zones de superposition, car ces dernières remplacent les règlements de zonage. Posez des questions importantes telles que les suivantes : À quoi ressemble la circulation dans la région ? Votre personnel aura-t-il des difficultés à se rendre dans vos locaux ? Y a-t-il des transports publics adéquats dans la région pour la main-d’œuvre à utiliser? La zone est-elle sûre pour les clients et les employés qui se rendent et quittent la propriété ? Disposez-vous d’un parking suffisant ? Votre entreprise provoquera-t-elle du bruit, de la pollution ou des embouteillages qui pourraient évoquer des plaintes de commerces ou de propriétés voisines ? Y a-t-il une circulation piétonnière suffisante pour vos futurs locataires, si leur succès en dépend ? Pour que votre investissement soit couronné de succès, il doit répondre aux besoins des locataires que vous souhaitez attirer. De plus, découvrez s’il y a des problèmes environnementaux – comme une pollution atmosphérique extrême ou la déclaration de la zone comme réserve pour la protection d’une certaine créature ou plante, et demandez-vous si cela aura un impact négatif sur votre entreprise. Lorsqu’on se lance dans un investissement dans l’immobilier commercial, il serait judicieux d’évaluer tous les facteurs de risque possibles. #### Construire un Bénin réuni Le président Patrice Talon voit dans l’unité de son pays la meilleure garantie de succès continu dans le processus de développement. Réélu avec 86 % des voix au premier tour de l’élection présidentielle le 11 avril, le nouveau président a été investi en mai au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Il a tenu à rappeler quelques-uns des résultats obtenus lors de son premier mandat, de 2016 à 2021, lors de son premier discours, et a appelé le peuple béninois à s’unir pour répondre aux défis du développement. Des résultats exceptionnels au premier trimestre Pour mémoire, en juillet 2020, quatre ans après la mise en œuvre du Programme d’action gouvernemental (PAG 2016-2021), le Bénin est passé de pays « à faible revenu » à « pays à revenu intermédiaire » dans le classement de la Banque mondiale. Sa croissance devrait atteindre 3,8% en 2020, le meilleur taux de l’UEMOA, malgré la crise sanitaire mondiale. Voici un projet ambitieux du Bénin : Les domaines dans lesquels le Bénin a bien performé au cours des cinq dernières années et qui ont été salués par les institutions financières internationales sont la fourniture d’infrastructures de base (eau, électricité, routes…), l’amélioration des conditions de vie, la reconstruction des écoles du Bénin et le système de santé, l’amélioration des finances publiques, la réforme de l’environnement des affaires et l’état de droit. Ces réalisations ont entraîné une augmentation de 50 % des recettes intérieures entre 2016 et 2019, une réduction du déficit budgétaire de 5,9 % du PIB à seulement 0,5 % et un taux d’endettement qui reste inférieur à 50 % du PIB, loin de la norme de l’UE fixée à 70 % ! Des engagements clairs jusqu’en 2026 Le président Talon a défini un certain nombre d’engagements, dont certains chiffrés, en cohérence avec les résultats sectoriels déjà atteints entre 2016 et 2020. Accès à l’eau potable L’un des enjeux est de « rendre l’eau potable disponible partout au Bénin d’ici fin 2023 ». En cinq ans, le taux global d’approvisionnement est déjà passé de 45 % à 70 %, tandis que les centres urbains à forte concentration de population disposent d’un approvisionnement permanent en eau potable. Accès à l’électricité Le président envisage de rendre le Bénin autosuffisant en électricité d’ici 30 mois. En l’espace de cinq ans, la production électrique du pays est déjà passée de pratiquement zéro à 60 % des besoins domestiques. Le nombre de quartiers électrifiés est passé de 1775 en 2015 à 2099 en 2020 ! Densification du réseau routier La densification du réseau routier national est une autre des priorités du président Talon, « pour qu’à la fin du mandat, toutes nos collectivités soient reliées par des routes goudronnées ». De 2016 à fin octobre 2020, des travaux ont été réalisés sur plus de 2 300 km de routes, dont plus de la moitié de nouvelles routes. Un système de santé plus efficace Un nouveau plan d’investissement visant à rendre le système de santé « plus efficace » met l’accent sur la modernisation des installations techniques et l’augmentation des effectifs. Le programme initié en 2016 s’est déjà traduit par l’équipement de l’hôpital d’Allada, l’acquisition d’une unité d’IRM pour le CHU Hubert Koutoukou Maga et le démarrage des travaux de construction de l’hôpital de référence d’Abomey-Calavi, de 500 lits et de découpe. #### COP-26, une opportunité en or pour le Royaume-Uni en Afrique Londres n’a pas encore dévoilé une stratégie claire avant le sommet UK-Afrique sur l’investissement prévu en novembre à Glasgow, même si le nouveau secteur des technologies environnementales constitue une belle opportunité pour les entreprises britanniques sur le continent. La distance entre Londres et Glasgow est courte. La deuxième édition du sommet n’ayant pu avoir lieu physiquement à Londres en janvier de cette année, le cabinet britannique pourrait envisager de profiter de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP-26) prévue du 1e au 12 novembre en Écosse, pour mesurer l’influence du pays après le Brexit. Concernant l’Afrique, le Royaume-Uni n’est pas encore très présent sur le continent. Il cherche en outre à présenter ses engagements auprès de ses partenaires. Le secteur le plus développé concerne en outre les énergies renouvelables. Union difficile Dans ce domaine, le cabinet britannique s’appuie fortement sur le secteur privé, observe un économiste spécialisé dans les questions environnementales. Le gouvernement britannique considère ce secteur comme très prometteur. De nombreuses entreprises se développent dans ce domaine afin de proposer des solutions plus durables en Afrique. Cela concerne de nombreux secteurs comme l’énergie ou la finance. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Mais jusqu’à présent, Londres n’a pas réussi à mettre en place un programme qui permettrait à la réunion de Glasgow de remplir son objectif déclaré d’unir le monde pour lutter contre le changement climatique. Résistance réglementaire La presse locale regrette que le Premier ministre n’ait pas vu les gains politiques à réaliser en s’associant à Joe Biden, le nouveau président américain, pour inciter la communauté internationale à élaborer une stratégie favorisant la transition énergétique. Selon l’avis de l’expert, les Britanniques ne sont pas tous en faveur des réglementations. De plus, celles-ci ont tendance à pénaliser les entreprises qui n’arrivent pas à atteindre leurs objectifs environnementaux. Le président de la COP26, Alok Sharma (ancien ministre d’origine bengali qui a servi dans les gouvernements Theresa May et British Johnson), qui a été nommé début 2020, aura donc la tâche difficile de faire avancer les débats menant à la mise en œuvre des résolutions convenues à Paris six ans plus tôt et pour tracer une voie vers Glasgow, entre les intérêts propres de son pays et la préservation du patrimoine écologique mondial. Renforcer leurs liens avec des pays non européens Cette ambition est démontrée de manière frappante par l’organisation par le gouvernement britannique le 20 janvier du premier Sommet sur l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique, qui vise à rassembler des dirigeants, des entreprises et des entrepreneurs britanniques et africains pour contribuer à stimuler l’investissement, l’emploi et la croissance. Ils ont raison de se concentrer sur cette région en tant que récompense potentielle majeure de leur nouvelle capacité commerciale indépendante. Il existe une grande variété d’opportunités complémentaires pour les entreprises et les investisseurs britanniques de développer des opérations ou d’investir en Afrique subsaharienne, qui a un potentiel de croissance économique attrayant et une classe moyenne émergente à croissance rapide. #### CORONAVIRUS : des médecins cubains au chevet de l’Afrique du Sud, pays africain le plus frappé. Alors qu’il est déjà très engagé sur le front européen de la lutte contre le coronavirus notamment en Italie où ont déjà été dépêchée une équipe de 52 médecins et infirmiers arrivés à Milan le 22 mars dernier, Cuba a encore accepté de répondre positivement à la demande d’assistance médicale de l’Afrique du Sud. La nation d’origine de Nelson Mandela est en effet le pays le plus frappé en Afrique par la pandémie Covid-19 avec, à la date du lundi 27 avril plus 4.793 personnes testées positives dont 1.473 guéries et 90 décès. La nation arc-en-ciel se montre très ouverte à la « diplomatie médicale », car avant de recevoir l’aide cubaine Pretoria avait auparavant accepté celle de la Chine. Hier lundi, ce sont donc plus de 200 personnels de santé, 217 médecins et soignants précisément, qui ont atterri sur la base aérienne de Waterkloof à Pretoria par un vol de la South African Airways dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Pays africain le plus frappée par le coronavirus l’Afrique du Sud fait le choix de la diplomatie médicale Durement frappée l’Afrique l’Afrique du Sud a fait appel à des experts chinois pour leur connaissance de la pandémie du coronavirus et ensuite aux médecins cubains reconnus pour leur approche originale de la santé communautaire. Dimanche 26 avril déjà le ministre sud africain de la Santé, Zweli Mkhize avait déclaré que « Certains de ces professionnels de la santé hautement qualifiés étaient en première ligne dans la lutte contre d’autres épidémies dans le monde, comme le choléra en Haïti en 2010 et Ebola en Afrique de l’Ouest en 2013 ». Quant  à la présidence sud africaine elle annoncé dans un communiqué que «des spécialistes cubains de la santé sont arrivés en Afrique du Sud pour soutenir les efforts visant à freiner la propagation du COVID-19. L’arrivée des 217 spécialistes cubains de la santé fait suite à une demande faite par Son Excellence le Président Cyril Ramaphosa à SE le Président Díaz Canel Bermúdez de Cuba». Cuba va apporter une aide décisive à l’Afrique du Sud dans sa lutte contre le coronavirus Le personnel de santé cubain a été chaleureusement reçu par leurs collègues sud africains qui entendent bénéficié de leur expertise mondialement reconnu. Leur aide sera très précieuses car après des émeutes et des manifestions souvent violentes le Chef de l’Etat Cyril Ramaphosa, a annoncé la levée progressive à partir du 1er mai de l’ordre de confinement national imposé aux 57 millions de Sud-Africains depuis le 27 mars. Face à l’augmentation des cas de contaminations communautaires, le gouvernement  souhaite bénéficier de l’expertise cubaine déjà mise en œuvre dans la lutte contre le Covid-19 dans d’autres pays, même développés comme l’Italie, la Chine, Belize ou encore Andorre. Les relations entre la républicaine cubaine et l’Afrique du Sud sont très étroits. Ces liens forts entre ces deux pays se sont construits pendant la lutte contre l’apartheid notamment grâce soutien de Fidel Castro à son ami Nelson Mandela. Le régime castriste soutenait donc ainsi la lutte de libération conduite par le Congrès national africain (ANC).  Un programme de coopération porte d’ailleurs le nom des deux anciens chefs d’Etat et vise à former des étudiants en médecine sud-africains à Cuba. Si ce programme a pris du plomb dans l’aile ces dernières années, faute de financements, ces nouveaux échanges en temps de Covid-19 montrent que les liens diplomatiques entre La Havane et Pretoria sont toujours solides. Cuba a déjà envoyé, depuis le début de la crise, plus de 1 200 soignants dans près de 20 pays dont l’Italie et la France d’Outre-Mer. En Afrique, le Togo et l’Angola ont déjà bénéficié du soutien de ces brigades de blouses blanches. #### Coronavirus : la médecine traditionnelle africaine a le vent en poupe La pandémie à coronavirus dit Covid-19 continue de faire de très nombreuses victimes dans le monde en général et donc également en Afrique. En l’absence d’un traitement unanimement reconnu et d’un vaccin contre ce fléau la médecine traditionnelle africaine, elle, a le vent en poupe. Sur les étales dans les marchés et aux mains des vendeurs ambulants ou à la sauvette des tisanes, épices, décoctions, fruits ou légumes aux vertus anti-coronavirus sont proposés aux clients. Et ce sur recommandation de tradipraticiens qui jurent, la main sur le cœur, mais sans doute sur leur porte-monnaie, que ces produits repoussent ou guérissent le Covid-19. Certains pays, notamment à Madagascar, sont allés plus loin car le Chef de l’Etat Andry Rajoelina a même vanté devant les cameras médusés du monde entier les vertus thérapeutiques et les qualités de guérisons d’une tisane à base d’artemisia. Cette dernière est célèbre plante déjà connu dont l’efficacité scientifique contre le paludisme a été prouvée. Le président malgache a ensuite fait marche arrières en insistant plutôt sur les vertus préventives de sa tisane.  « Cette tisane donne des résultats en sept jours », a-t-il affirmé après l’avoir bue, arguant d’essais qui restent à publier. « On peut changer l’histoire du monde entier », a-t-il assuré. Des experts en santé encore très prudents quant à la fiabilité des traitements proposés par les tradipraticiens Quant au Doyen de la faculté de médecine de Toamasina (est), le Dr Stéphane Ralandison il a mis en garde contre les méthodes « pas bien scientifiques » autour de cette tisane. Si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît que certaines plantes ou substances peuvent « atténuer les symptômes » elle rappelle également qu’il n’existe pour l’heure « aucune preuve qu’elles peuvent « prévenir ou guérir la maladie. »  A défaut d’un vaccin qui constitue, à l’heure où pour les grandes firmes pharmaceutiques occidentales une source inespérée de gains et de fierté, les traditions praticien eux se sont engouffrés dans la brèche. C’est par exemple le cas de Gabriel Nsombla, qui fait la publicité de ses potions sur les ondes d’une radio locale de République Démocratique du Congo (RDC). « Inhaler la vapeur d’un mélange d‘écorce de manguier, des feuilles de papayer, du gingembre et d’une plante dont je garde le nom secret, assure une guérison certaine, tous ceux qui viennent chez moi repartent guéris » affirme-t-il sont peur ni craintes. Le naturopathe camerounais Anselme Kouam, quant à lui certifie que « la médecine traditionnelle peut contribuer à lutter contre le coronavirus ». Même s’il reconnaît ne pas avoir encore testé ses produits sur des malades du Covid-19, il recommande néanmoins des infusions à base d’ail et de gingembre, souvent cités pour leur capacité présumée à renforcer les défenses immunitaires. L’usage des cristaux de menthe, est vivement conseillé à faire bouillir dans un seau d’eau. « Il faut rapprocher sa tête du saut, la recouvrir avec une couverture puis respirer » détaille Anselme Kouam, et de renchérir « ça libère les voies respiratoires et c’est efficace contre ce virus ». #### CORONAVIRUS : quand une pandémie devient le catalyseur de l’inventivité en Afrique de l’Ouest Prototype d’un respirateur artificiel fabriqué à l’Institut National Polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire et à l’Ecole Polytechnique de Thiès au Sénégal. Gel hydro-alcoolique conçu par des chercheurs ivoiriens et étudiants sénégalais. Invention de tests rapides à moindre coût par le célèbre Institut Pasteur de Dakar, au Togo, c’est un respirateur artif iciel et des visières de protection pour lutter contre le coronavirusetc. Au regard de toutes ces innovations dont les créateurs sont des Africains de l’Ouest on peut affirmer sans risque de se tromper que la maladie à coronavirus dit Covid-19 a apparemment eu un impact bénéfique sur les résultats de la recherche scientifique dans cette partie de l’Afrique. Gel hydro-alcoolique pour combattre l’inflation autour de ce produit devenu indispensable Le vendredi 3 avril 2020 a eu lieu la cérémonie de présentation officielle de deux types deux types de désinfectants hydro-alcooliques mis au point par une équipe d’enseignants-chercheurs de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. Madame Acray Zingbé Pétronille, Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation, représentant Docteur  Abdallah Mabri Toikeusse, ministre ivoirien de l’enseignement Supérieur  et de la Recherche Scientifique Pétronille n’a pas tari d’éloges à l’endroit de ces chercheurs pour ses produits « made in INP-HB » respectant les normes sanitaires de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Quant au directeur Général de  l’INP-HB, monsieur Ko ffi N’Guessan après avoir félicité ses administrés il a saisi l’occasion pour attirer l’attention des décideurs politiques sur la nécessité de disposer au sein de l’Institut d’un laboratoire de microbiologie performant. Conçus par les chercheurs du Département de Formation Génie Chimique et Agro-Alimentaire de l’INP-HB, ces produits visent à aider l’Etat de Côte d’Ivoire dans sa lutte contre le Covid-19. Surtout que les produits identiques sur le marché avaient commencé à connaître une hausse exponentielle de leur prix passant souvent de 2000 F Cfa à 4.000 F Cfa. Des specimens de gel hydro-alcoolique présentés à leurs responsables par les chercheurs de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) à Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. Des tests rapides à moindre coûts mais efficaces  au Sénégal Quant aux chercheurs sénégalais ils ont décidé de s’attaquer au problème des tests servant à dépister les potentiels contaminés du coronavirus. C’est le célèbre Institut Pasteur de Dakar qui est en train d’élaborer des kits en partenariats avec le britannique « Mologic ». Ces tests pourraient en moins de 10 minutes détecter le coronavirus. Au Sénégal des chercheurs de l’Ecole Polytechnique de Thiès travaillent à la disponibilité prochaine de respirateurs artificiels au Sénégal qui seront d’une grande utilité dans le scénario de multiplication de cas sérieux de Covid-19. Selon Dr Ibrahima Guèye, un des inventeurs interrogé par PressAfrik, le respirateur artificiel réalisé est un appareil d’urgence pour régler un problème urgent. Au Togo ce sont des jeunes spécialistes des Techniques de l’information et de la communication (TIC) et de la 3D qui ont mis au point un respirateur artificiel et des visières de protection pour lutter contre le coronavirus.Selon le directeur exécutif de Eco Teclab, Folie-Bebe Ousia Assiongbon, ce respirateur artificiel made in Togo a été créé grâce à l’imprimante 3D et des ressources locales afin d’aider le personnel soignant dans sa lutte contre la pandémie du coronavirus. Les inventeurs de ces différentes innovations espèrent que l’opinion publique et les dirigeants prêteront une attention particulière à ces importants travaux. Crédit photo : site internet de l’INP-HB #### CORONAVIRUS : voici le bilan des 5 pays les plus touchés en Afrique de l’Ouest La pandémie de la maladie à coronavirus dit Covid-19 est un fléau qui frappe l’humanité toute entière. Selon le bilan disponible sur le site internet de la Radio France internationale (RFI) à la date du dimanche 3 mai 2020 le Covid-19 a fait au moins 243.637 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine. On retient des chiffres que cette maladie a causé plus de 85 % de morts en Europe et aux Etats-Unis. Le bilan officiel, selon l’Agence France Presse, présente des chiffres largement sous-évalués. Selon le même site de RFI le continent africain comptait à la même date 43.343 cas confirmés pour 1.761 décès causés par le Covid-19 selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. Sur le plan continental les pays les plus touchés par ordre décroissant sont l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, le Nigéria et le Ghana. Les chiffres devraient pousser les autorités sanitaires et politiques à mieux coordonner leurs plans de riposte Représentation artistique du coronavirus SARS-CoV-2 © Fusion Medical Animation on Unsplash Mais qu’en est-il des chiffres en de la région ouest africaine en particulier ?  Tous les pays d’Afrique de l’Ouest rassemblés comptabilisent 11.738 cas confirmés, pour 286 morts et 3.607 guéris. On y dénombre 2 pays qui ont franchi la barre des 2.000 cas, 3 avec plus de 1.000 cas, 3 autres avec plus de 500 cas, 5 plus de 100 cas et 3 avec moins de 100 cas. Dans les détails on reviendra tout d’abord que le Nigéria est le pays le plus contaminés en Afrique de l’Ouest avec 2.388 cas confirmés dont 385 guéris pour 85 morts. Ce dernier pays a enregistré 30 décès en 72 heures passant de 55 décès le jeudi 30 avril à 85 au samedi. Viennent ensuite respectivement dans l’ordre croissant le Ghana avec 2.169 personnes  testées positives pour 229 guéries et 18 décès ; la République de Guinée qui comptabilise 1.650 cas de Covid-19 dont 437 guéris pour 7 décès. La 4ème place de ce triste classement revient à la Côte d’Ivoire qui comptait au 3 mai 1.388 cas, 653 guéris et 17 morts. Quant la 5ème place de ce décompte macabre est arrachée par le Sénégal avec 1.182 cas parmi lesquels on compte 372 guéris pour  9 morts. Voilà pour les 5 pays les plus contaminés en Afrique de l’Ouest. On peut ajouter que ces pays sont respectivement par : le Niger : 750 cas confirmés, 518 guéris et 36 morts,  le Burkina-Faso : 662 cas, 540 guéris, 45 morts, le Mali : 563 cas, 213 guéris, 27 morts, la Guinée-Bissau : 257 cas, 19 guéris, un mort, le Cap-Vert : 165 cas, 33 guéris, 2 morts, le Libéria : 158 cas, 58 guéris, 18 morts, la Sierra-Leone : 157 cas, 27 guéris, 8 morts, le Togo : 124 cas, 67 guéris, 9 morts, le Bénin : 90 cas, 42 guéris, 2 morts, la Gambie : 17 cas, 8 guéris, 1 mort, et enfin la Mauritanie 8 cas pour 6 guéris et 1 mort. Pour recapituler on retiendra que la pandémie à coronavirus frappe de manière inégale les pays ouest africains même si ces derniers développent différentes stratégies pour ralentir la progression des contaminations. Crédit photo : lemonde.fr #### Côte d’Ivoire : décès du guide de la communauté musulmane La communauté musulmane de Côte d’Ivoire vient de perdre, ce dimanche 17 mai 2020, son guide spirituel, le Cheick al Aïma Boikary Fofana. Ce dernier était le charismatique et respecté président en fonction du Conseil Supérieur des Imams en Côte d’Ivoire (COSIM) depuis de longues années. Selon un communiqué du Cosim, l’homme de Dieu et fidèle disciple du Prophète Mahomet est mort de la Covid-19, au 24ème jour du mois béni de Ramadan, 1441 Hégire (17 mai 2020). Pour l’ensemble du peuple ivoirien et en particulier la communauté musulmane c’est une grande perte. Un leader religieux toujours au service de la cohésion nationale. Le défunt Boikary Cheick Fofana en compagnie de Laurent Gbagbo, précédent président ivoirien.   L’homme était très réputé être un fin croyant et un fervent artisan de l’unité nationale. En fait grâce à sa grande clairvoyance  morale et sa maitrise de la gestion de crises, il était  au cœur de toutes les médiations allant dans le sens de cohésion nationale. Ainsi a-t-il intégré le comité de médiation des religieux entre l’Etat et les différentes couches de la société ivoirienne. Et ce sous la gouvernance de tous les présidents ivoiriens du 1er président Félix Houphouët-Boigny jusqu’à Alassane Ouattara l’actuel chef de l’Etat en passant par Henri Konan Bédié le 2ème et Laurent Gbagbo le précédent. Un homme de conciliation permanente pour la paix dans son pays Boikary Fofana était un homme d’engagement total et de conciliation permanente. En plus de sa dernière fonction de Président du Conseil Supérieur des Imams en Côte d’Ivoire (COSIM), il sera d’abord membre de la Commission chargée de la réforme de la Constitution Ivoirienne en 1999. Il a été également membre de la Commission d’enquête sur les événements sanglants survenus à la cité universitaire de Yopougon en 1991. Ensuite il occupera le poste de Vice-Président de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) en 2011. Enfin, celui de Vice-Président de la Commission Nationale pour la Réconciliation et l’Indemnisation des Victimes (CONARIV) en 2015, de en 2011 et de. Au-delà, qui était l’homme de Dieu ? Qui était le Cheick al Aïma Boikary Fofana ? Originaire d’Odienné dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, Boikary Fofana a vu le jour le 21 février 1943 à Adjamé.  De son vivant , il  pratiquait quatre langues,  notamment l’anglais,  le français, l’arabe et le malinké. Titulaire d’une Maîtrise en sciences commerciales obtenue à l’Université Al Azhar d’Egypte, il va exercer à la  Société Ivoirienne de Banque (SIB). Ainsi du poste d’attaché de direction à celui de Directeur des relations sociales, de la formation et du personnel en passant par ceux de Fondé de pouvoir, de Directeur de l’agence de Cocody et de Directeur de l’Agence Centrale de Bouaké, Boukary Fofana va finir dans cette multinationale bancaire,  directeur des  ressources humaines avant de prendre sa retraite. Mais, en outre, Boikary Fofana occupera le poste d’Imam principal de la Mosquée des II-Plateaux Aghien. Il sera également le porte-parole du Conseil Supérieur des Imams en Côte d’Ivoire (COSIM) avant d’en prendre la tête suite aux plébiscites de ses pairs imams. En effet, il est à l’origine de la mise en place de nombreuses associations et institutions islamiques telles que la Radio Al Bayane, l’Institut International de l’Immat en Afrique, le CNI, l’AEEMCI, la LIPCI, l’AJMCI. Crédit photo : tinganews.com #### Côte d’Ivoire : des nouvelles sur l’état de santé du Premier Ministre données par le Président de la République. Ils peuvent pousser un grand ouf de soulagement tous les sympathisants d’Amadou Gon Coulibaly, actuel Premier ministre de Côte d’Ivoire ! Mais surtout candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti actuellement au pouvoir depuis 2010, à la présidentielle programmée pour le 31 octobre 2020. Et pour cause : leur champion avait été évacué dans la nuit du 2 au 3 mai 2020 sur la France, officiellement, selon les mots de la présidence ivoirienne pour un simple « contrôle médical ». Alors que plusieurs officiels du membre du gouvernement avaient donné des nouvelles de celui qui est surnommé le « Lion » pour rassurer ses sympathisants sur sa bonne santé beaucoup étaient encore dans le doute. Ces derniers, qui affirmaient pourtant avoir parlé directement au Premier ministre se sont vu exiger des preuves tangibles de leurs affirmations. Monsieur Sidi Touré, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement avait déclaré « Monsieur le Premier ministre se porte bien. J’ai eu le privilège de lui parler ce matin. Il est en France depuis le lundi 4 mai 2020 pour effectuer quelques examens de routine. Il a effectué une coronarographie. Cet examen a nécessité la pose de ce qu’on appelle un stent. C’est un dispositif qui sert à dilater une artère. Et, à l’issue de cet examen, il lui a été préconisé un repos pour que le suivi médical se fasse de façon beaucoup plus sereine. Aujourd’hui, il se repose et tout se passe bien. Nous envisageons certainement son retour dans quelques semaines ». Mais ce mardi 12 mai aux alentours de 16 heures c’est Alassane Ouattara, Président de la République et président du RHDP, qui est monté aux créneaux pour couper court aux rumeurs qui commençaient à proliférer sur les réseaux, annonçant même le Premier ministre dans un état végétatif ou plus grave décédé. C’est sur sa page facebook officiel personnel qu’il postera ce message illustré de photos de l’entretien mentionné : « Ce mardi 12 mai, j’ai eu un entretien par visioconférence avec le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly , qui se trouve actuellement à Paris. Nous avons fait un point de la mise en œuvre du Plan de riposte sanitaire et du Plan de soutien économique, social et humanitaire mis en place par le Gouvernement pour faire face à la pandémie de coronavirus dans notre pays. » Une vidéo de cet entretien sera même publiée par le même canal environ une heure plus tard. Un homme politique majeur à la santé « inquiétante et préoccupante » Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire a échangé par visioconférence avec son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, en convalescence à Paris pour rassurer sur son état de santé. Amadou Gon Coulibaly, aux dires de plusieurs médias dont Jeune Afrique, avait subit courant juin 2011 une transplantation cardiaque  à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Une opération extrêmement complexe qui avait duré six heures et qui lui impose de réguliers séjours en France pour des contrôles. De plus le 24 mars dernier le Premier ministre craignant avoir été contaminé après un contact avec une personne déclarée positive au Covid-19 s’était mis en quarantaine. A la suite de l’annonce de cet auto-confinement la primature avait déclaré le 30 mars que Gon Coulibaly a été testé deux fois négatif à la pandémie alors que des rumeurs persistantes l’annonçaient en convalescence au Maroc. Le 5 mai des sources officielles déclaraient qu’il avait subi un examen de coronarographie avec la pose d’un stent ce qui lui imposait un repos de quelques semaines. Cette nouvelle situation a fait naître des interrogations sérieuses sur l’impact de son état de santé sur la campagne présidentielle d’octobre 2020. Crédit photo : Page facebook officielle d’Alassane Ouattara. #### Côte d’Ivoire : Gon, l’hypothétique choix de Ouattara à la Présidentielle d’octobre 2020 A moins d’un changement de date, les Ivoiriens seront appelés à choisir en octobre prochain, leur nouveau Président de la République. Devant cette évidence, le chef d’Etat ivoirien Alassane Ouattara qui n’est pas candidat à sa propre succession  a initié un conseil politique de son parti  au cours duquel il a révélé son cheval, Amadou Gon, pour ces futures batailles politiques à ses camarades du rassemblement des  houphouëtistes. Même si le lion du Rhdp a été ovationné par ses camarades du parti, signe  d’adhésion  de ceux-ci au choix du chef de l’Etat, Amadou Gon avait-il   eu l’onction des dieux de ce parti ? La réponse semble non. Puisque, juste quelques semaines après, le Premier  ministre du gouvernement ivoirienne a été évacué  précipitamment en France pour un contrôle sanitaire. Une éventualité qui amène Alassane Ouattara à la réalité. Cette réalité qui démontre qu’Amadou Gon ne semble pas avoir une bonne santé pour non seulement diriger la Primature mais surtout porter la candidature du Rhdp. Santé fragile d’Amadou Gon Amadou Gon Coulibaly ,61 ans,  Premier ministre du gouvernement ivoirien a quitté précipitamment Abidjan, le samedi 2 mai 2020, afin de se rendre d’urgence à Paris pour   « un contrôle médical ». Ce départ précité du numéro 1 du gouvernement ivoirien en pleine crise de la Covid-19  ne rassure pas le monde politique ivoirien et les chancelleries diplomatiques. Surtout que dans cette ambiance du transfert d’Amadou Gon, Ouattara nomme Hamed Bakayoko, actuel ministre de la défense du gouvernement ivoirien en tant que son intérimaire, convaincu que le repos médical du Premier ministre  va se prolonger. Amadou Gon a des problèmes cardiaques c’est ainsi qu’il avait fait une opération chirurgicale, à l’hôpital La Pitié-Salpétrière de Paris, en 2012. Alassane Ouattara va-t-il présenter un autre successeur ? Alassane Ouattara présentant officiellement le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme le candidat officiel du RHDP le 12 mars 2020 à l’occasion du Conseil Politique.   La Covid-19 attaque plus vite les personnes d’un certain Age mais surtout ceux qui souffre d’une affection. Amadou Gon Coulibaly à des problèmes cardiaques. Ce qui va l’obliger de redoubler des précautions en ces temps de coronavirus. Or, être candidat du Rhdp pour la présidentielle d’octobre 2020  cela  sous-entend qu’il va aller à la recherche de l’électorat qui implique  les multiples meetings et rencontres avec les populations. Chose qui ne sera pas du tout aisé pour lui, en ces temps. Les conséquences de l’affaire Guillaume Soro En revanche, il faut reconnaitre qu’Amadou Gon  est le plus fidèle compagnon de route d’Alassane Ouattara sur qui il peut compter  pour régler certaines situations les plus difficiles telles que l’affaire Guillaume Soro, le sort de Laurent Gbagbo et ses proches, les inquiétudes financières et économiques et les turbulences de fin de règne. L’éloigné de la vie politique en l’évinçant des différents postes politiques, sera aiguillonné la larme de  la chute de  pouvoir Ouattara. Or choisir Hamed Bakayoko en tant que Candidat du Rhdp semble un peu prématuré selon les observateurs  de la vie politique ivoirienne. Car ce dernier souffre disent- ils  d’expériences pour de telles tâches pour le moment. Mais outre ces deux fidèles des plus fidèles  qui Alassane Ouattara va choisir ? Difficile équation à résoudre pour le patron du Rhdp. #### Côte d’Ivoire : les femmes sous-représentées au parlement La Côte d’Ivoire a adopté une loi en 2019 obligeant les partis politiques à atteindre un quota de femmes candidates de 30 % pour les élections législatives. Mais à moins d’un mois des prochaines élections, aucun parti n’a atteint ce seuil. Le 6 mars, les citoyens ivoiriens se rendront aux urnes pour choisir leurs nouveaux représentants parlementaires. Une chose est déjà certaine : peu de femmes feront partie de la prochaine cohorte d’élus, même si, il y a un peu plus d’un an, le pays a promulgué une loi pour accroître la représentation des femmes en politique, domaine dans lequel elles continuent d’être sous-représentées. Mais en l’absence de mécanismes d’application en place, aucune des parties participant aux élections ne s’est conformée à la législation. Des changements encore mineurs La version actuelle de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, l’organe qui débat et adopte la législation, est une affaire résolument dominée par les hommes. Les femmes détiennent à peine 30 des 255 sièges de la chambre basse, ce qui signifie que seulement 11 % des députés du pays sont des femmes, plaçant la Côte d’Ivoire derrière le Sénégal (43 %), le Togo (19 %) et le Ghana (13 %), selon la Banque mondiale statistiques. Voici une initiative de femmes dans le pays en anglais : En 2016, lors des dernières élections législatives, 12,26 % des candidats étaient des femmes. Certes, la loi de 2019 a contribué à augmenter ce chiffre, mais l’amélioration est bien en deçà du quota de 30 %. Cette année, selon les chiffres de l’ONU, seulement 14,62 % ​​des candidats parlementaires sont des femmes. Une loi un décalage avec le code électoral Le calcul de la CNDH est faussé, a déclaré le ministre et porte-parole du RHDP Kobenan Kouassi Adjoumani. Le code électoral stipule que le quota de 30 % est applicable dans les circonscriptions comptant plus de deux représentants. Si vous en tenez compte, le RHDP a atteint le quota. S’il est vrai que le décret d’application de la loi de 2019 est entré en vigueur, le code électoral prévaut, et c’est ce qu’ils ont suivi. La présidente du CNDH, Namizata Sangaré, n’est pas d’accord avec cette évaluation. La Côte d’Ivoire a adopté une législation claire. Lorsqu’une loi est adoptée volontairement, tout est mis en œuvre pour la respecter. La nature même des élections parlementaires rend le quota difficile à appliquer. Pour aggraver les choses, le code électoral est en contradiction totale avec le décret d’application de la loi de 2019. Par exemple, l’article 78 du code électoral stipule que, dans les circonscriptions comptant plus de deux représentants, les listes de candidats doivent respecter le quota minimum de 30 % de femmes, faute de quoi le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, ou conseil constitutionnel, pourrait invalider leur. Sur les 255 sièges à gagner, 86 se trouvent dans des districts avec plus d’un représentant. En revanche, dans le décret d’application de la loi de 2019, les partis sont tenus d’atteindre un quota minimum de 30 % de femmes candidates, y compris dans les 169 districts qui ont au moins un représentant. “Crédit photo www.la-croix.com” #### Côte d’Ivoire : les nouvelles zones économiques spéciales qui attirent les investisseurs À l’aube, les grues mécaniques se découpent sur le ciel orangé d’Abidjan. Sur les rives de la lagune Ébrié, des conteneurs s’empilent, des routes neuves s’étirent vers l’horizon, et des hommes en gilets fluos orchestrent le ballet d’un chantier titanesque. La Côte d’Ivoire ne bâtit pas seulement des infrastructures : elle redessine son avenir économique, zone par zone. Une stratégie qui change la donne Depuis 2020, le gouvernement ivoirien a accéléré la mise en place de zones économiques spéciales (ZES), véritables enclaves industrielles pensées pour attirer les investisseurs étrangers et stimuler la transformation locale. Ces ZES offrent des avantages fiscaux, des procédures administratives simplifiées et des infrastructures modernes. « Les ZES sont notre réponse à la compétitivité mondiale », explique Jean-Marc Kouassi, directeur général de l’Agence de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI). « Elles nous permettent de capter des investissements directs étrangers tout en créant de la valeur ajoutée sur place. » À ce jour, cinq zones sont en développement, dont celles de Grand-Bassam, San Pedro, Ferkessédougou, Bouaké et Korhogo. À terme, elles devraient générer plus de 100 000 emplois directs et indirects, selon les prévisions du ministère du Commerce et de l’Industrie. Grand-Bassam : la vitrine de l’industrie légère À seulement 40 kilomètres d’Abidjan, la ZES de Grand-Bassam est la plus avancée. Sur 940 hectares, elle accueille déjà une trentaine d’entreprises opérant dans le textile, l’agroalimentaire ou l’électronique légère. Le site dispose de routes bitumées, d’un réseau électrique stable et d’un guichet unique pour les formalités douanières. « Nous avons choisi Grand-Bassam pour sa proximité avec le port d’Abidjan et la qualité des infrastructures », confie Anil Mehta, directeur d’une entreprise indienne spécialisée dans l’assemblage d’équipements électroniques. « En moins de six mois, notre usine était opérationnelle. » Le gouvernement ivoirien y a investi plus de 150 milliards de francs CFA (environ 230 millions d’euros), avec le soutien de partenaires comme la Banque africaine de développement et la coopération chinoise. San Pedro : le pari du cacao transformé localement Deuxième port du pays, San Pedro est au cœur de la nouvelle stratégie de transformation du cacao. La ZES qui s’y développe ambitionne de faire passer la Côte d’Ivoire du statut de premier producteur mondial à celui de leader de la transformation. « Aujourd’hui, seulement 30 % de notre cacao est transformé localement. L’objectif est d’atteindre 50 % d’ici 2025 », affirme Fatou Diabaté, responsable du programme cacao au ministère de l’Agriculture. « Les ZES sont un levier essentiel pour y parvenir. » Déjà, plusieurs multinationales du chocolat ont annoncé des investissements dans la région, attirées par les exonérations fiscales sur dix ans et la proximité des plantations. Un centre de formation dédié aux métiers de la transformation agroalimentaire est également en cours de construction. Ferkessédougou et Korhogo : le Nord s’industrialise Longtemps marginalisé dans les politiques industrielles, le nord de la Côte d’Ivoire devient un nouveau pôle d’attraction. À Ferkessédougou, à la frontière du Burkina Faso, une ZES de 800 hectares est en cours d’aménagement, axée sur l’agro-industrie et la logistique régionale. « Cette zone est stratégique pour l’intégration économique avec les pays du Sahel », souligne Drissa Ouattara, économiste à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké. « Elle permettra de valoriser les produits agricoles comme le coton, la mangue ou l’anacarde, tout en créant des emplois dans une région à fort potentiel mais sous-exploitée. » À Korhogo, un projet similaire vise à développer des unités de transformation de noix de cajou, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. En 2023, plus de 1,2 million de tonnes ont été récoltées, mais seulement 10 % ont été transformées localement. Des incitations qui séduisent les investisseurs Les ZES ivoiriennes ne se contentent pas d’offrir du foncier. Elles proposent un environnement d’affaires attractif : exonérations fiscales sur les bénéfices, TVA à taux zéro sur les importations d’équipements, et accès facilité aux services publics. « En tant qu’investisseur étranger, j’ai rarement vu un tel niveau d’accompagnement », témoigne Maria González, directrice d’une entreprise espagnole de conditionnement de fruits. « Les autorités locales sont réactives, et les démarches sont bien plus simples qu’ailleurs en Afrique de l’Ouest. » Ces avantages ont déjà permis de mobiliser plus de 500 milliards de francs CFA d’engagements privés depuis 2021. La Chine, la Turquie, l’Inde et le Maroc figurent parmi les principaux pays investisseurs, mais des entreprises européennes et américaines commencent aussi à s’y intéresser. Des défis à relever pour tenir les promesses Malgré l’enthousiasme, certains défis subsistent. L’accès à une main-d’œuvre qualifiée reste limité dans certaines régions, et les infrastructures de transport ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions. L’électricité, bien que plus stable qu’avant, connaît encore des coupures dans certaines zones. « Il faut veiller à ce que les ZES ne deviennent pas des îlots de prospérité déconnectés du reste du pays », avertit Koffi N’Guessan, sociologue et spécialiste du développement territorial. « Le lien avec les PME locales, la formation des jeunes, et la durabilité environnementale doivent rester des priorités. » Le gouvernement a promis d’investir dans des centres de formation technique et de renforcer les liaisons routières entre les ZES et les grands axes logistiques. Un fonds de soutien aux PME locales a également été annoncé pour favoriser les partenariats avec les grandes entreprises implantées dans les zones. À Abidjan, le chantier continue. Les grues tournent, les routes s’élargissent, et les ambitions s’élèvent. Reste à savoir si ces zones économiques spéciales tiendront toutes leurs promesses, ou si elles ne seront que des mirages industriels dans un désert de besoins sociaux. La Côte d’Ivoire joue gros. Mais peut-être, cette fois, la partie est différente. Sur le même sujet Entrepreneuriat en Côte d’IvoireCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « les différentes zones », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirTop 10 des pays les plus riches d’AfriqueCapitales d’Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “les différentes zones” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. A lire aussi : Pour le guide principal sur les ZES ivoiriennes, consultez l'article de reference. Voir le dossier principal #### Côte d’Ivoire : un remaniement ministériel source d’incertitudes politiques Le constat était tout net et perspectif. Tous les observateurs de la politique ivoirienne savaient que le ministre Mabri Toikeusse, allait partir du gouvernement Gon. Mais seulement, c’est la date qui était inconnue vue la tension de ces jours  entre le président de l’Udpci par ailleurs ministre de l’enseignement supérieure et ses camarades du rassemblement des houphouëtistes pour la paix (Rhdp). Aujourd’hui, c’est chose désormais faite. Mabri Toikeusse est sorti du gouvernement Gon Coulibaly lors d’un réaménagement technique fait par le chef d’Etat Ouattara. Un départ perçu comme une libération par le concerné  Ce départ pour l’ancien ministre de l’enseignement supérieure doit être  désormais perçu comme une liberté pour lui afin de  bien se préparer pour la course à la Magistrature suprême prévue, normalement pour le mois d’octobre en Côte d’Ivoire.  En effet, le président de l’Udpci, parti fondé par le défunt général Guéi Robert, n’a pas accepté la façon selon ses propres propos, Gon Coulibaly a été choisi comme le candidat du parti Houphouëtistes. Mabri Toikeusse lors du conseil politique initié par le président Ouattara n’avait pas mâché ses mots pour  signifier à Ouattara son manque de dialogue dans le choix de Gon Coulibaly « nous sommes tous des enfants d’Houphouët, père du dialogue et de paix », avait rappelé Ouattara. Malheureusement ce dialogue souhaité par le ministre Mabri Toikeusse n’a pas eu de chance lors des débats et Ouattara a tranché aujourd’hui : le départ de Mabri Toikeusses par un réaménagement technique. Leger remaniement ministériel mais grandes incertitudes politiques L’ex-ministre Mabri Toikeusse (à gauche) en compagnie du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly (à droite) dont il n’est plus membre du gouvernement. Le Président de la République a procédé ce mercredi 13 mai, à un réaménagement technique du gouvernement, annonce un communiqué du Secrétaire général de la présidence, Patrick Achi. Ce réaménagement est marqué par le départ du gouvernement du ministre Albert Mabri Toikeusse. Il est remplacé par Adama Diawara au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Albert Flindé est nommé ministre de l’intégration africaine et des ivoiriens de l’étranger en remplacement du ministre Ally Coulibaly qui part à la tête des Affaires étrangères. Raymonde Goudou, confirmée ministre de la culture et de la francophonie, cède le portefeuille de la modernisation de l’administration à Adom Roger. Quant à Philippe Légré, il est confirmé ministre des affaires maritimes. Robert Beugré Mambé et Augustin Thiam sont nommés ministres, gouverneurs des districts d’Abidjan et de Yamoussoukro. En outre, un décret de nomination du président du Conseil supérieur de la magistrature Chantal Camara a été signé par le Président de la République. Autre point caché de ce remaniement Selon des sources concordantes proches de présidente ivoirienne,  Alassane Ouattara, qui vient d’annoncer un remaniement partiel de son gouvernement, envisage de nommer un nouveau Premier ministre pour prendre la suite d’Amadou Gon Coulibaly. Et il a déjà choisi un potentiel successeur. Ces informations sont confirmées par le bi hebdomadaire dans sa parution de cette semaine. En effet selon ce confrère, cet important changement à la tête du gouvernement devrait s’opérer dès le retour en Côte d’Ivoire d’Amadou Gon Coulibaly, en convalescence à Paris pour « quelques semaines ». Si celui-ci avait d’abord souhaité conserver son poste jusqu’à la présidentielle, tout en transférant ses dossiers aux membres influents de son cabinet, il soutient désormais l’initiative d’Alassane Ouattara (ADO). En tant que candidat et président du directoire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), il va désormais se consacrer à la campagne. Le choix du chef de l’État ne devrait pas se porter sur le ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, qui assure actuellement l’intérim d’Amadou Gon Coulibaly. Il sera lui aussi fortement mobilisé par la même campagne.   Source : gouv.ci #### Coup d’Etat Mali 2020 : Le Comité National pour le Salut du Peuple revendique le renversement du président Ibrahim Boubacar Keïte Suite au coup d’Etat militaire perpétré le 18 août, au Mali, les initiateurs se sont prononcés publiquement. Ces derniers ont notamment annoncé la mise en place du Comité National pour le Salut du Peule (CNSP), présidé par Assimi Goita. La communauté internationale dénonce le putsch et exige la libération du président Ibrahim Boubacar Keïta et le retour à l’ordre constitutionnel. La situation au Mali après huit années de crise Depuis 2012, le Mali est pris dans une guerre engageant les militaires. Plusieurs facteurs alimentent les conflits. Les attaques terroristes connaissent notamment une recrudescence importante. Les divergences interethniques aggravent la situation. La guerre du Mali occasionne d’importantes crises socio-économiques, sans compter les cas de corruption au sein des autorités armées. Les réactions du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) suite à l’attaque d’Indelimane – survenue le 1er novembre 2019 – a fait naître des tensions entre le gouvernement en place et les forces armées. Des mutineries ont fait suite au limogeage du chef de la sécurité présidentielle à la date du 17 août. Le matin du 18 août, les militaires ont arrêté et renversé le président IBK. Le président a annoncé sa démission ainsi que la dissolution du gouvernement et du Parlement dans la soirée. Les meneurs de la junte prennent la parole Le 19 août au matin, le chef d’état major, adjoint de l’armée des forces armées maliennes, Ismaël Wagé, annonce la création du Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP). Le militaire d’expliquer que l’institution se donne pour mission de mettre en place « une transition politico-civile » et d’organiser les élections législatives et présidentielles « dans un délai raisonnable ». Dans l’après midi, le même jour, le colonel Assimi Goita s’est présenté publiquement en tant que Président du CNSP, lors d’une conférence de presse. L’officier malien s’est exprimé, en disant : «Le Mali se trouve dans une situation de crise socio-politique, sécuritaire. Nous n’avons plus le droit à l’erreur. Nous, en faisant cette intervention hier, nous avons mis le pays au-dessus, le Mali d’abord». Un coup d’Etat fermement condamné par la communauté internationale La communauté internationale condamne fermement le coup d’Etat perpétré par les militaires maliens. Au lendemain de l’arrestation du président de la République, l’Union Européenne, L’Union Africaine et les Etats-Unis ont demandé la libération immédiate de Ibrahim Boubacar Keïta et des autres membres du gouvernement détenus au camp militaire de Kati. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui mène la médiation dans la crise au Mali, a émis un communiqué le jour du putsch. L’organisation intergouvernementale « condamne avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du gouvernement démocratiquement élu du président Ibrahim Boubacar Keïta » et rejette catégoriquement le putsch. Elle réclame « le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel ». La Cédéao a, par ailleurs, appliqué des sanctions strictes à l’encontre du Mali dont la suspension ainsi que « la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que de l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la Cedeao et le Mali ». Pour rappel, une concertation entre les 15 Chefs des Etats membres de la Cédéao portant sur le contexte au Mali était prévu pour le 20 août. Le 22 août, l’organisation a envoyé « une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel » dans le pays. #### Cour Pénale Internationale : Gbagbo et Blé Goudé libres désormais de leur mouvement Il y a un temps pour la guerre et un temps pour faire la paix  selon la pensée populaire. Cet adage pourrait bien illustrer la situation politique actuelle en Côte d’Ivoire. En effet la Chambre d’appel de la Cour Pénale Internationale (CPI) a décidé jeudi 28 mai 2020 de casser une partie des conditions de mise en liberté soumis à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, deux acteurs importants de la crise politique que le pays a connue en 2010. Cette décision de la Cpi est beaucoup applaudie en Côte d’Ivoire et partout en Afrique  car elle permet aux deux hommes d’être plus  libres de leur mouvement et  de se  rendre s’ils veulent dans leur pays, la Côte d’Ivoire. Ce qui pourrait apaiser les partisans des deux hommes politiques et favoriser la réconciliation qui piétine depuis belles lurettes à avancer. La réconciliation nationale a désormais toutes ses cartes : la balle désormais dans le camp du pouvoir actuel La réconciliation nationale en Côte d’Ivoire a désormais la chance de connaitre un dénouement important puisque, on peut le dire, tous les acteurs de la crise poste électorale peuvent être présent si les autorités le veulent.  Même si Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont en ce moment interdits de faire une déclaration sur le dossier pendant à la Cpi. Cependant  leur présence dans leur pays peut créer un rapprochement des différentes parties en vue de mettre un cadre de réconciliation en place. D’ailleurs l’annonce de la décision de la Cpi  va, une nouvelle fois bousculer la scène politique en Côte d’Ivoire. Après des années de boycott des élections par le Front Populaire Ivoirien(Fpi) en cours de réunification, se lance dans un grand retour sur le terrain. Le parti de Laurent Gbagbo  appelle ses militants à se doter de documents d’identité de façon à s’inscrire massivement sur les listes électorales lors de la révision des listes entre le 10 et le 24 juin 2020. Car même s’il reste encore de conditions à respecter par  Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, il faut reconnaître que la décision de la Cpi est une étape beaucoup plus importante. Les avantages de la décision de la Cpi dans le contexte socio-politique ivoirien Le Président Laurent Gbagbo et son ministre Charles Blé Goudé sont désormais libres de rentrer dans leur pays s’ils le désirent.   Une partie cassée des conditions soumises  à Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé permet aux deux hommes politiques  de se déplacer en dehors des limites de la municipalité dans laquelle ils résident. Ils n’auront plus à remettre au greffe toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport. Ils ne devront plus se présenter chaque semaine auprès des autorités de l’État d’accueil ou auprès du greffe. Ils ne devront enfin plus se conformer à toute autre condition imposée par l’État dans lequel ils seront libérés. Les autres conditions restent en vigueur. Concrètement, cela veut dire que Charles Blé Goudé et Laurent Gbagbo sont beaucoup plus libres de leurs mouvements qu’ils ne l’étaient auparavant. Les deux hommes peuvent donc aller vivre dans un des 134 États parties au statut de Rome et donc en Côte d’Ivoire, à condition toutefois que les autorités du pays acceptent de les accueillir. #### Covid-19 : quand une pandémie remet en cause la géopolitique mondiale Cette scène aurait été digne d’un scénario de film hollywoodien il y a peu. Un cargo militaire russe déchargeant une aide humanitaire en direction des citoyens Américains. Le mercredi 1er avril 2020 un avion chargé d’aide humanitaire, envoyé par la Russie pour aider les États-Unis à faire face à l’épidémie de coronavirus atterri à New York. C’est un Antonov-124 des forces aériennes russes qui a déchargé sa cargaison de matériels. Plus tôt le ministère russe de la Défense a précisé qu’il s’agissait de masques médicaux et d’équipement médical. «Nous devons travailler ensemble pour battre le Covid-19. C’est pourquoi les États-Unis ont accepté d’acheter à la Russie du matériel de protection dont nous avions urgemment besoin», a indiqué dans un tweet le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cette aide a été évoquée lors de l’entretien téléphonique le lundi 30 mars 2020 entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump. Le matériel a été transféré à l’agence américaine de gestion des situations d’urgence (FEMA) à New York, a précisé la porte-parole de la diplomatie américaine, Morgan Ortagus. Mais la Russie avait auparavant déjà dépêché la plusieurs avions avec des virologues, de l’équipement médical, des laboratoires et des systèmes de désinfection mobiles en Italie. Malgré leur rivalité, la Chine et les Etats-Unis « doivent s’unir contre l’épidémie », a souligné le président chinois, Xi Jinping, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue américain. « La Chine est disposée à poursuivre sans réserve son partage d’informations et d’expériences avec les Etats-Unis », a-t-il ajouté. Cuba, Chine et Russie au chevet de l’Occident durement frappée mais impuissant Des pays de l’Union Européenne ont bénéficié de la solidarité internationale des pays comme la Russie, la Chine et Cuba pour lutter contre le coronavirus.   En Europe, précisément en Italie et en France, c’est la Chine qui s’est illustrée en faisant des dons en masques médicaux dont la chine est le plus grand producteur mondial avec plus de 80 %. Cuba à même dépêché une équipe de 52 médecins et infirmiers en Italie Avec des revenus de 6,3 milliards de dollars en 2018, l’exportation de services médicaux, en plus du tourisme, est l’un des moteurs de l’économie cubaine, selon les chiffres officiels. Selon Reuters, il s’agit de la sixième brigade médicale que Cuba envoie à l’étranger pour combattre le Covid-19. L’Italie avait d’ailleurs officiellement adressé une demande d’aide à la communauté internationale. C’est répondant à cet appel que Cuba a dépêché le 21 mars en Lombardie, région de l’Italie la plus impactée par la pandémie de Covid-19 ses équipes médicales qui avaient déjà combattu l’épidémie d’Ebola en Afrique, pour aider le pays européen le plus meurtri par le virus. L’équipe, composée de 36 médecins, 15 infirmiers et d’un administrateur, «est prête à travailler sans relâche pour soigner et affronter l’épidémie de Covid-19 en collaboration avec les professionnels de la santé» d’Italie, a déclaré son chef, Carlos Ricardo Perez. De son côté, la Chine avait envoyé neuf médecins et plusieurs tonnes d’aide sanitaire le 12 mars à Rome à bord d’un vol spécial pour aider le gouvernement italien à faire face à la pandémie de Covid-19. «Les neuf experts, six hommes et trois femmes emmenés par le vice-président de la Croix-Rouge chinoise, Yang Huichan, et par un illustre professeur de réanimation cardio-pulmonaire, Liang Zongan, sont des médecins réanimateurs, pédiatres et infirmiers qui ont géré la crise du coronavirus en Chine», précisait-il. Pour le journaliste français Pierre Haski l’aide de la Chine à l’Europe dans la lutte contre la pandémie à coronavirus est le « symbole du basculement du monde ». Pour ce dernier « l’histoire retiendra peut-être ces journées de mars 2020, lorsque la Chine est venue au secours de l’Europe. La semaine dernière, c’était en Italie, et hier, la Chine a envoyé un million de masques en France, où il existe un risque de pénurie. Geste symbolique d’un pays devenu une grande puissance et qui le montre à la manière dont nous, les puissants du monde d’hier, le faisions autrefois, par l’action humanitaire. Il y a, au-delà du symbole, le reflet d’un nouveau rapport de force international qui change tout. » Pour faire bonne figure, la Présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, a salué l’aide chinoise, tout en rappelant qu’au début de l’année, l’Europe avait envoyé 50 tonnes de matériel pour aider la Chine. #### Covid-19 au Kenya : crainte d’une recrudescence de la propagation du virus à cause de la stigmatisation Le manque de tests et l’absence d’équipements dédiés au personnel médical suscitent la crainte des populations africaines. S’ajoute à cela, la stigmatisation des soignants et des personnes testées positives au SARS-Cov-2. La grande majorité des populations et notamment les habitants des quartiers les plus démunis du Kenya, fuient les centres de santé et préfèrent se tourner vers des pratiques non conventionnelles pour se soigner. Face à de telles situations, les agents de santé et les organismes humanitaires craignent une propagation accrue du coronavirus. La crainte du coronavirus retarde la prise en charge des malades au Kenya Une grande part de la population kenyane évite de se rendre dans les centres de santé de peur d’y contracter le coronavirus. Cette crainte s’explique, d’une part, par le manque d’information sur la pandémie dans le pays. D’autre part, l’insuffisance de matériel de protection destiné aux agents de santé inquiète également les habitants du Kenya. De ce fait, les malades s’interdisent de se soigner auprès des cabinets médicaux et des structures médicales. Et ce, quelle que soit la maladie dont ils souffrent. Ainsi, de nombreuses personnes présentant les premiers symptômes de la Covid-19 ne sont pas soignées à temps. Elles ne se présentent dans les hôpitaux que lorsqu’elles sont en phase grave de la maladie. Pendant toute la durée d’évolution de la pathologie, ces personnes continuent de vivre en société et contaminent, ainsi, plusieurs autres personnes. Par ailleurs, plusieurs habitants refusent catégoriquement de se faire tester par crainte d’être placés en isolement et d’être désapprouvés par la société. Les représentants de certains organismes humanitaires qui opèrent dans le cadre de la lutte contre la pandémie sur place tirent la sonnette d’alarme. Cette situation est, en effet, très favorable à la propagation massive et rapide du virus. A ce jour, le Kenya compte seulement 9 930 guérisons sur au moins 23 873 cas confirmés. 391 décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés dans le pays. Des personnalités politiques et médiatiques ainsi que des agents de santé qui ont travaillé en première ligne dans la lutte contre le coronavirus figurent dans la liste des victimes qui ont succombé au coronavirus. Les centres de santé accueillent de moins en moins de patients Les habitants des zones les plus pauvres du Kenya préfèrent notamment s’orienter vers les guérisseurs pour obtenir un traitement contre la Covid-19 ou contre d’autres pathologies. L’efficacité de ces thérapies non conventionnelles pour traiter la Covid-19 et les autres maladies, est, toutefois, problématique. Les personnes qui ont impérativement besoin d’une assistance médicale, à l’instar des femmes enceintes, se contraignent même à faire appel à des praticiens traditionnels pour bénéficier d’une prise en charge à leur domicile. Les conditions de prise en charge des malades sont des plus désastreux. Une accoucheuse traditionnelle qui offre ses services aux habitants d’un bidonville à Nairobi s’est confiée sur le sujet: “Je suis mal équipée. Cependant, nous devons parfois aider les femmes enceintes en utilisant des sacs en plastique comme gants. Cela me permet d’essayer d’aider à sauver des vies”. Ces propos ont été rapportés par le site d’actualité africanews . Le nombre de cas positifs à la Covid-19 au Kenya a connu une hausse soutenue ces dernières semaines. Le compte pays ne compte pas moins de 500 nouvelles contaminations par jour. Pourtant, si l’on se réfère à la situation décrite précédemment, les chiffres officiels ne reflètent, donc, pas la réalité. #### Crédits carbone, comment l’Afrique peut en profiter ? L’Afrique, riche en ressources naturelles et en biodiversité, se trouve à un carrefour crucial entre la nécessité de préserver ses forêts et l’opportunité de générer des revenus grâce aux crédits carbone. Alors que le monde cherche des solutions pour lutter contre le changement climatique, les crédits carbone offrent une avenue prometteuse pour le continent. Cependant, pour que l’Afrique puisse réellement en tirer profit, il est essentiel de naviguer habilement entre les intérêts économiques et la protection de l’environnement. Le potentiel inexploité des crédits carbone en Afrique Actuellement, l’Afrique ne tire qu’environ 2 % de son potentiel annuel en matière de crédits carbone, malgré ses vastes ressources naturelles. Les forêts tropicales, les tourbières et les écosystèmes marins du continent représentent une source inestimable de crédits carbone qui pourraient être exportés sur le marché mondial. En 2022, la valeur des permis d’émission de carbone échangés a atteint près de 909 milliards de dollars, tandis que les projections indiquent que le marché pourrait atteindre entre 10 et 40 milliards de dollars d’ici 2030. Cela montre clairement que l’Afrique a un rôle à jouer dans cette dynamique mondiale, mais cela nécessite des investissements dans ses infrastructures et ses capacités techniques. Pour capitaliser sur ce potentiel, les pays africains doivent développer des stratégies solides pour gérer leurs ressources naturelles. Cela implique non seulement la conservation des forêts existantes mais aussi la mise en œuvre de projets de reboisement et d’amélioration des pratiques agricoles. Ces initiatives peuvent générer des crédits carbone tout en améliorant les moyens de subsistance des communautés locales. En intégrant ces efforts dans un cadre réglementaire clair et transparent, l’Afrique peut attirer des investissements étrangers tout en préservant son environnement. Les défis du marché du carbone Malgré les opportunités offertes par les crédits carbone, plusieurs défis persistent. L’absence de régulation sur le marché volontaire du carbone entraîne des problèmes de transparence et expose les pays africains à des risques économiques. Par exemple, le prix moyen d’une tonne de carbone en Afrique est d’environ 10 dollars, alors qu’il peut atteindre jusqu’à 140 dollars dans d’autres régions comme l’Europe ou les États-Unis. Cette disparité limite les bénéfices que les pays africains peuvent tirer de leurs ressources. De plus, il existe un risque que la souveraineté des États soit compromise si des entreprises privées acquièrent des droits sur d’importantes portions de terres pour développer des projets de compensation carbone. Des cas comme celui du Liberia, où une entreprise a obtenu les droits sur un million d’hectares de forêts, soulèvent des inquiétudes quant à la gestion durable des ressources. Pour éviter cela, il est crucial que les gouvernements africains établissent des politiques claires qui protègent leurs intérêts tout en favorisant le développement durable. L’importance du soutien international Pour que l’Afrique puisse réellement bénéficier des crédits carbone, un soutien international est indispensable. Les initiatives comme l’African Carbon Markets Initiative (ACMI) visent à renforcer la capacité des pays africains à participer au marché mondial du carbone. En facilitant l’accès au financement et en offrant une assistance technique pour développer des projets viables, ces programmes peuvent aider à surmonter certains obstacles actuels. Les partenariats avec des entreprises du Golfe et d’autres investisseurs internationaux peuvent également jouer un rôle clé dans cette dynamique. Par exemple, lors d’un récent sommet à Nairobi, plusieurs entreprises émiraties se sont engagées à acheter pour 450 millions de dollars de crédits carbone africains au cours des six prochaines années. Ces engagements peuvent créer un marché solide pour les crédits carbone africains tout en soutenant la transition vers une économie plus verte. Vers une transition durable En fin de compte, l’avenir des crédits carbone en Afrique repose sur la capacité du continent à équilibrer ses besoins économiques avec la nécessité urgente de protéger son environnement. En investissant dans ses ressources naturelles et en développant une infrastructure adéquate pour gérer ces projets, l’Afrique peut non seulement générer des revenus importants mais aussi jouer un rôle central dans la lutte contre le changement climatique. La clé réside dans une approche collaborative qui implique les gouvernements, les entreprises et les communautés locales. En travaillant ensemble pour promouvoir une gestion durable des ressources naturelles tout en capitalisant sur le marché du carbone, l’Afrique peut transformer ses défis environnementaux en opportunités économiques durables. C’est ainsi que le continent pourra véritablement profiter des crédits carbone tout en préservant ses précieuses forêts pour les générations futures. #### Créer une entreprise en Afrique du Sud : que faut-il savoir ? Véritable pilier de l’économie africaine et mondiale, l’Afrique du Sud séduit de plus en plus d’investisseurs étrangers, prêts à tirer profit de son immense potentiel. Si vous faites partie de celles et ceux qui souhaitent y démarrer une entreprise, cet article est fait pour vous. Nous vous donnons ici tous nos conseils pour faire de votre business en Afrique du Sud, une véritable « success story » !  Ce qu’il faut savoir avant de sauter le pas Pour garantir le succès de votre entreprise en Afrique du Sud, vous devez définir, en amont, le type d’entreprise que vous souhaitez développer afin d’adopter la meilleure stratégie. Ayez en tête que le nombre de salariés, la méthode d’investissement et la structure de l’entreprise, sont autant de facteurs à réfléchir lors de ce premier questionnement. Il n’y a pas qu’une seule façon d’investir à l’étranger ! Vous pouvez le faire en tant que société étrangère implantée en Afrique du Sud ou en tant qu’entreprise locale, privée ou publique. Si la première option est la plus appropriée à votre business, vous devrez choisir entre l’ouverture d’une filiale sud-africaine de votre entreprise déjà existante, ou d’une entreprise appelée « succursale ». Sachez que pour l’enregistrement d’une filiale, à l’inverse d’une succursale, vous ou l’un de vos associés doit disposer d’un visa. Quoiqu’il en soit, vous devrez informer le CIPC (Companies and Intellectual Property Commission) de votre projet de création d’entreprise au minimum 20 jours avant le début de sa mise en activité. Vous l’aurez compris, la création d’une filiale ou d’une succursale en Afrique du Sud est une décision importante et complexe qui entraînera des répercussions sur votre activité, mais aussi vos revenus, en fonction du taux d’imposition qui s’appliquera.  Choisir et sécuriser vos locaux en fonction de l’activité Après l’enregistrement de votre entreprise et de son statut, vous devrez vous interroger sur les locaux adaptés à ses activités. Encore une fois, définissez, de la façon la plus détaillée possible, votre stratégie : besoins et objectifs à court, moyen et long terme. Cette étape est indispensable pour faire votre choix. Vous pourrez ensuite investiguer efficacement et trouver les locaux les plus adaptés en fonction de la surface, du matériel, du nombre de salariés, ou du niveau de sécurité, nécessaires à son bon fonctionnement. En termes de sécurité, assurez-vous d’utiliser du matériel de qualité pour restreindre l’accès à vos locaux et protéger vos biens matériels mais aussi vos données et votre personnel.  Voici des conseils utiles en vidéo : Vous avez maintenant défini la surface, le type de locaux, le niveau de sécurité et le nombre d’employés, impliqués dans votre nouvelle activité. Il est donc temps de vous positionner « géographiquement » afin de commencer concrètement votre recherche. L’implantation géographique d’une entreprise est un élément déterminant pour la réussite de votre business quelque soit le type d’activité. Où se trouvent vos clients, vos collaborateurs, les matières premières et les infrastructures ? Le positionnement géographique idéal doit être au cœur de votre stratégie économique. Vous devez donc définir à l’avance votre budget pour les coûts locatifs. N’oubliez pas que vos locaux ne servent pas seulement leur usage concret ; ils reflètent l’identité et les valeurs de votre entreprise et influenceront votre capacité à attirer de nouveaux clients et collaborateurs. Respecter les démarches légales pour la création d’une entreprise Le gouvernement sud-africain encourage de plus en plus les investisseurs étrangers à venir s’implanter pour soutenir le développement économique et social du pays. Or, nous l’avons évoqué au début de cet article, une entreprise doit répondre à des contraintes administratives et légales pour être autorisée à produire et générer des profits. La législation est un système complexe qui diffère énormément d’un pays et l’autre et l’Afrique du Sud ne fait pas exception à la règle. Retenez que la forme juridique choisie pour votre entreprise sera déterminante pour votre activité et la procédure de création d’entreprise à suivre. Parmi les formalités à respecter, vous devrez :  –      CIPC : vous pourrez y inscrire votre entreprise sur le site internet dédié directement (en 20 jours ouvrables) ou au sein de leurs locaux situés à Pretoria, Johannesburg et Cape Town. Cette étape est payante ( environ 175 rands) et vous devrez fournir un certain nombre de documents officiels. –      Compte en banque : son ouverture est primordiale et pourra être réalisée au sein de l’établissement bancaire de votre choix. Prenez votre temps et étudiez les conditions appliquées par chaque établissement. L’ouverture d’un compte ne pourra se faire qu’après l’inscription au CIPC. –      SARS sud-africains : à la suite de l’inscription de votre entreprise au CIPC et l’ouverture d’un compte bancaire, vous devrez l’enregistrer aux services fiscaux sud-africains en personne. Vous remplirez aussi un document appelé EMP 101 qui concerne les impôts des employés et leur assurance chômage. –      Formulaire VAT 101 pour régler la TVA : cette étape s’applique uniquement aux entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 1 million de rands par an.  –      l’UIF : cette procédure s’applique dès que vous employez un salarié plus d’une journée par mois. Elle peut se faire par courriel ou via le bureau officiel situé à Pretoria.  –      Commissaire des compensations : cette inscription est cruciale et obligatoire. Elle permet de verser une compensation en cas d’accidents du travail et de maladies professionnelles. Vous devrez impérativement vous rendre au ministère du travail et attendre 30 jours pour être approuvée.  Nous espérons vous avoir éclairé sur les questionnements et les démarches à suivre pour la création d’une entreprise en Afrique du Sud. Sachez que ce projet, aussi passionnant que complexe, peut être grandement facilité par la prise de conseils avisés délivrés par des professionnels. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Crise alimentaire à Madagascar : comment les femmes a aidé à sauver son village de la famine ? La grâce sans effort de Loharano dément le travail acharné qu’elle fait pour éviter la tragédie qui se déroule dans certaines parties de sa région de Madagascar. Une sécheresse prolongée dans le sud profond de l’île a laissé 1,3 million de personnes se battre pour trouver de la nourriture et 28 000 face à la famine. Certains l’ont qualifié de première famine au monde causée par le changement climatique, bien que cela ait été contesté. Mais le village de Loharano, Tsimanananda, où elle est chef de communauté, a été épargné du pire. Il se trouve à 45 minutes de route d’Ambovombe, la capitale régionale de l’Androy, l’une des régions les plus durement touchées par la forte baisse des précipitations ces dernières années. Le véhicule 4×4 trouve à peine de l’adhérence sur les routes sablonneuses. La vue à travers le pare-brise poussiéreux révèle un paysage de dunes désertiques, dépouillé d’arbres et exposé aux vents violents. Il est difficile d’imaginer quoi que ce soit qui pousse ici. Mais Tsimanananda se démarque dans le paysage. Une femme guerrière Le sourire de Loharano illumine l’espace autour d’elle. Elle est petite et douce, pas la première personne que vous choisiriez comme leader dans son quartier. Au cours des sept dernières années, CTAS a aidé à introduire des céréales comme le mil et le sorgho et des variétés de légumineuses locales, qui poussent bien dans des conditions sableuses et améliorent la fertilité du sol. Les villageois ont également appris à planter des brise-vent naturels pour aider à protéger les cultures des ravages des éléments. Voici une vidéo parlant de la crise dans le pays : À une extrémité, il y a des rangées de mil, puis des haricots, des pois et des patates douces. CTAS a reproduit ce travail dans 14 autres villages du sud de Madagascar en aidant quelque 10 000 ménages, selon l’association. Mais la petite organisation ne peut pas atteindre tout le monde et les besoins sont clairement énormes. De retour dans la capitale régionale, Ambovombe, le spectacle rappelle une zone de guerre. Dans un petit champ poussiéreux, des dizaines de familles ont érigé des tentes de fortune, un patchwork de moustiquaires déchirées, de sacs de riz et de bâches en plastique. Mais ces personnes, environ 400, ont fui la faim et non les conflits. Contrairement à Loharano, ils n’étaient pas en mesure de produire de la nourriture et ont dû vendre leurs fermes et leur bétail juste pour survivre. Controverse sur le changement climatique Cependant, ce sont plus que des biens que les gens ont perdus. Mahosoa, qui vit ici avec une de ses femmes et 12 enfants, me dit que quatre de ses plus jeunes enfants sont morts au début de la sécheresse il y a trois ans. Le gouvernement a distribué une aide alimentaire dans la zone touchée et a annoncé des dizaines de projets d’infrastructure à long terme qui pourraient transformer les perspectives de la région. Néanmoins, le président Andry Rajoelina a été critiqué pour ne pas avoir réagi assez #### Crise au Mali : Aliou Diallo fait des propositions pour aller de l’avant Les acteurs de la crise politique malienne se retrouvent à nouveau ce jeudi, pour des discussions sur les contributions issues de la première concertation organisée le samedi 5 septembre. A la veille de cet important rendez-vous, Aliou Diallo a fait des propositions pour une transition politique consensuelle. Au Mali, la junte, les partis politiques, les syndicats et la société civile se retrouvent du jeudi 10 au samedi 12 septembre pour de nouvelles discussions. Celles-ci porteront sur les contributions issues de la première concertation organisée le samedi 5 septembre. Ce rendez-vous s’avère capital pour le Mali d’autant que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sommé les militaires de désigner un président civil d’ici le 15 septembre. C’est dans ce contexte que certains acteurs politiques montent au créneau pour guider ceux qui ont l’avenir du Mali entre leurs mains. Parmi ces personnalités figure Aliou Diallo, le fondateur d’APD-Maliba, l’un des poids lourds de la politique nationale. La désignation d’un Président et d’un Premier ministre consensuels Dans une tribune sur ses réseaux sociaux, le député de Kayes émet des propositions pour une transition politique réussie. Celui-ci comprend cinq points. Le premier concerne une transition qui ne devra pas excéder 18 mois. Sur ce point, Aliou Diallo s’inscrit dans la même logique que la CEDEAO, qui exige une transition d’un an tout au plus, avec un président civil. Certaines informations, démenties par la junte, lui prête l’intention de se maintenir au pouvoir pendant au moins 3 ans. Aliou Diallo préconise également la désignation d’un « Président de Transition choisi par les membres du CNSP (Comité national pour le salut du peuple) ». Il s’agit bien d’une personnalité non militaire, même si le chef de file montant de l’opposition n’emploie pas le terme « civil ». Dans cette même veine, l’homme d’affaires malien souhaite la nomination d’un « Premier Ministre consensuel et sans coloration politique ». Les anciens députés doivent accepter leur sort Quatrième mesure avancée par Aliou Diallo, la formation d’« un organe législatif comprenant l’ensemble des Forces Vives » de la nation malienne. Dans ce cadre, il appelle ses collègues parlementaires à accepter une éventuelle dissolution de la 6e législature, au lieu de s’accrocher à leurs sièges contre la volonté du peuple. « Pour ma part, j’estime qu’après la crise politique et les évènements du 18 Août, nous ne devons penser qu’à l’avenir du Mali et non au nôtre. Nous devons être au chevet des populations et soutenir la dynamique de stabilisation en cours conduite par le CNSP », a écrit le député de Kayes. Cependant, il trouve quand même injuste d’annuler totalement les élections de mars/avril alors que certains députés ont été régulièrement élus (80%). Lui qui a été élu proprement et largement (68%) avait plaidé pour une reprise partielle des élections. En cas de reprise totale du scrutin, il dit toutefois ne pas craindre de repasser ses examens électoraux, car le peuple le choisira à nouveau. « S’il ne s’agit que de ma personne, j’accepte la dissolution puisque même si on reprenait dix fois je gagnerais », avait-il déjà déclaré lors d’une rencontre en juin avec la population de Kayes. Le DNI a sa place dans la transition politique Enfin, Aliou Diallo souhaite l’adoption d’une feuille de route s’inspirant du Dialogue National Inclusif (DNI). Cet important rendez-vous de la nation malienne a eu lieu en décembre 2019, à l’initiative du désormais ex président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). ADP-Maliba a pris part à cette concertation nationale, largement boycottée par l’opposition malienne. Le parti de la Balance, qui se définit comme républicain, a justifié sa participation par la nécessité de ne rechercher que l’intérêt supérieur du Mali. Ce DNI avait abouti sur quatre recommandations, parmi lesquelles l’organisation des élections législatives avant le 02 mai 2020 (objectif atteint, même si tout est à refaire maintenant) et l’organisation d’un référendum pour la révision de la constitution du 25 février 1992. #### Crise du Covid-19 : la double stratégie du groupe OCP pour la sécurité alimentaire Dans le contexte sanitaire lié au Covid-19, Le groupe phosphatier marocain OCP a déployé plusieurs dispositifs – digitaux et de terrain – pour aider les agriculteurs à surmonter la crise. Avec, en ligne de mire, la préservation de la sécurité alimentaire des populations locales. Gérer la crise du Covid-19, c’est aussi penser à l’après-crise. Surtout pour le secteur agricole qui ne peut pas se permettre le luxe du chômage partiel pour ne pas mettre en péril les récoltes des mois à venir. Au Maroc, acteurs privés et institutionnels se sont serrés les coudes pour sanctuariser l’agriculture qui représente 14% du PIB et fait vivre 40% de la population active. Le groupe OCP, acteur majeur du secteur et leader mondial de la production de phosphate, a mis les bouchées doubles pour atténuer les effets de la crise. Ses deux leviers principaux : un accompagnement de terrain et la digitalisation de ses outils. L’assistance directe aux agriculteurs Au cœur de la stratégie du programme Act4Community, le dispositif Al Moutmir mis en place par le groupe OCP en 2018 a pleinement joué son rôle ces dernières semaines, en faveur de 76 communes du royaume. Afin de pérenniser la sécurité alimentaire du pays et de créer de la richesse, le programme Al Moutmir a misé sur la coopération entre tous les acteurs de la chaîne de production et sur la mise en place de mesures susceptibles d’enrayer la propagation du virus dans les campagnes. File source: https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Oignons_(Mekn%C3%A8s).JPG « Nous nous sommes mobilisés pour appuyer notre communauté afin de contenir au mieux la propagation de la pandémie ainsi que ses conséquences économiques », assure le groupe industriel marocain. Objectif premier : ne pas rompre la continuité de la production agricole afin d’éviter une catastrophe alimentaire à moyen terme. Les ingénieurs agronomes du programme ont donc sillonné les routes du Maroc à la rencontre des exploitants, pour répondre au mieux à leurs problématiques. Tous les moyens ont été bons pour toucher le maximum d’entre eux. « Nos ingénieurs se sont joints aux actions menées par les associations et les autorités locales dans les douars, au moyen de voitures équipées de mégaphones sonores, poursuit l’OCP. Ils ont partagé en direct de vidéos-conseils par WhatsApp avec les agriculteurs et à travers les plateformes d’Al Moutmir sur les réseaux sociaux. Les agriculteurs sont nos clients, nos partenaires, et notre famille proche. Au-delà de nos actions, nous avons un contrat de confiance avec cette communauté afin de lui assurer les meilleures conditions de rentabilité. » La transmission de l’information a ainsi été au cœur de la stratégie de l’entreprise marocaine, avec le renforcement de formations en ligne, dispensées par des ingénieurs agronomes, largement relayées sur les réseaux sociaux, et applicables directement sur le terrain. Partage du savoir-faire : l’exemple des semis directs Le programme Al Moutmir s’est par exemple décliné à travers la vulgarisation de techniques agricoles modernes et faciles à mettre en place. A commencer par celle des semis directs qui offre, pour les agriculteurs, des économies substantielles sur le travail des sols et une hausse des rendements. Dans un pays aux aléas climatiques imprévisibles comme le Maroc, l’agriculture durable est donc au centre de toutes stratégies. En partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), les équipes de l’OCP ont donc accompagné 2000 exploitants répartis dans dix-huit provinces, pour l’adoption de la technique des semis directs. Selon Lhoucine Zrouri, expert à l’INRA de Settat, « la technique des semis directs se définit par une absence totale de travail du sol (ni retournement, ni décompactage, ni préparation de lit de semence). Les caractéristiques physiques du sol favorables au développement des cultures sont obtenues uniquement par l’action du climat et de l’activité biologique du sol (racines, animaux, micro-organismes) ». Dans les zones les plus arides, ces semis directs assurent la rétention de l’humidité ambiante et permettent d’adapter l’agriculture aux changements climatiques. Une technique qui remporte l’adhésion des paysans et des coopératives. Dans la région de Khouribga où le groupe OCP est bien implanté, les dernières récoltes ont ainsi dépassé les espérances. « Cette année, les précipitations au cours des mois de janvier et de février ont été très faibles par rapport à la normale, explique Hicham Daoui, président de l’association El Baraka. Mais nos cultures ont pu supporter ce manque d’eau et poursuivre leur évolution. Les récoltes réalisées atteignent des niveaux exceptionnels, avec une moyenne de 30 quintaux par hectare alors que pour la voie conventionnelle, elles ne dépassent pas les 16 quintaux par hectare. » Même constat dans la région agricole de Doukkala et celle côtière d’Oulad Amrane. Selon Abdelalim Gumir, président de l’association Al-Khair, « les équipes d’Al Moutmir ont expliqué les bienfaits des semis directs. Elles ont fourni toutes les explications nécessaires et nous ont accompagné dans la vulgarisation de ce processus. Au départ, nous étions réticents vis-à-vis son utilisation, mais l’évolution favorable des plantes a dissipé toutes nos craintes. Au final, l’état végétatif est assez satisfaisant si l’on prend en considération la situation hydrologique, l’une des plus faibles de ces vingt dernières années ». Multiplication des outils digitaux Pour aider ces agriculteurs, le groupe OCP a également généralisé l’utilisation d’outils digitaux, spécialement conçus selon les besoins du terrain. C’est le cas par exemple de deux programmes, Agritrial et @tmar. « Le digital est une solution idoine pour capitaliser sur les remontées de ces plateformes et faciliter leur partage avec l’écosystème, explique l’OCP. Mise en place par l’équipe Al Moutmir, l’application digitale Agritrial a été particulièrement utile en ces temps de crise sanitaire. Elle permet aujourd’hui la remontée en temps réel d’informations sur l’évolution des plateformes (stades phrénologiques, couleurs, stress, taille, photos & vidéos des plantes…). Ce gisement d’informations est mis à la disposition de l’écosystème scientifique, académique et économique. » Agritrial permet une meilleure compréhension de l’utilisation agronomique des sols et des parcelles cultivées. Une manière concrète de faire fructifier le lien entre les agronomes du groupe OCP et les exploitants sur le terrain pour maximiser les ressources. L’application mobile gratuite @tmar offre quant à elle des conseils agricoles basés sur des constats scientifiques de l’étude des sols. « Cette application facilite la prise de décision relative à l’activité agricole notamment sur les volets technique, agronomique et économique, poursuit l’OCP. Elle propose plusieurs services opérationnels permettant un suivi de la parcelle, un simulateur de rentabilité et un service météo. Elle conseille et fournit aux utilisateurs des informations utiles sur le marché. » Ces deux programmes complémentaires s’appuient sur l’intelligence artificielle et l’imagerie satellite, et proposent en temps réel des recommandations adaptées à chaque terroir et à chaque type de culture, grâce par exemple au programme Smart Blender et ses quelque 300 formules d’engrais NPK conçus en fonction des régions. Du conseil de terrain aux applications digitales, l’objectif reste donc le même : accompagner les agriculteurs tout au long de la chaîne de production et assurer donc la sécurité alimentaire du pays. #### Crise politique au Sénégal : Doudou Ka se démarque et plaide pour un consensus Le report soudain de l’élection présidentielle annoncé le 3 février dernier par le président Macky Sall, à quelques heures seulement du début de la campagne électorale, a provoqué un véritable séisme politique au Sénégal. Dans ce contexte complexe, marqué par des mois de tensions, le ministre de l’Économie du Sénégal Doudou Ka marque sa différence parmi les proches du président en appelant à dépasser les clivages partisans pour sortir de la crise au nom de l’unité de tous les Sénégalais. Un appel au dialogue et à l’unité C’est la première fois qu’un membre de la garde rapprochée de Macky Sall annonce une main tendue : interrogé au micro de la radio sénégalaise RFM ce lundi 12 février, le ministre de « l’Économie du Plan et de la Coopération » du Sénégal Doudou Ka a évoqué que le report de l’élection présidentielle, ajournée en décembre prochain, pourrait finalement se tenir plus tôt que prévue, au mois de juin et indiqué être sans aucun tabou sur les termes d’une transition vers l’élection « au nom de l’honneur de la République ». Une prise de position qui tranche avec les déclarations inflexibles d’une large partie du camp présidentiel qui, depuis plusieurs jours, s’en tient coûte que coûte au report du scrutin à l’hiver prochain. Déjà quelques jours plus tôt, toujours au micro de RFM, c’est le même ministre qui soulignait l’importance de l’unité nationale pour surmonter la crise institutionnelle actuelle de son pays : « Des compromis sont nécessaires et la crise que nous traversons impose aux acteurs d’être à la hauteur » avait-t-il déclaré, mettant en lumière la nécessité d’un dialogue inclusif et constructif entre toutes les forces politiques du pays. Une prise de position qui n’a pas empêché le ministre, proche historique de Macky Sall, de défendre ce fameux report. Entre candidats contestés — Amadou Ba — et candidats contestataires — Wade et Sonko — l’élection, de l’aveu de la plupart des observateurs, ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Reporter les élections ? Un « impératif démocratique catégorique » selon le ministre, seule manière selon lui de sortir du contexte politique délétère que traversait le pays. « Le chef de l’État ne s’agrippe pas au pouvoir, il l’a annoncé clairement le 3 juillet dernier lors de son allocution. » a-t-il ajouté « Mais le Président a pris la décision de repousser les élections, et c’est un impératif démocratique catégorique. Après tout, “gouverner c’est prévoir’ ». Vers un consensus national Un mantra au cœur des dernières interventions du ministre : l’appel à un consensus national sur la nouvelle date de l’élection présidentielle et sur les modalités de son organisation. « Ce décalage de la date de la prochaine élection présidentielle doit être l’objet d’un consensus de tous les Sénégalais. La date du 15 décembre est le choix de seulement une partie d’entre eux et de la majorité présidentielle. Nous devons travailler à un consensus collectif, » a-t-il plaidé, marquant ainsi une ouverture significative vers l’opposition et les autres acteurs du champ politique sénégalais. Une main tendue pour sortir de la paralysie : car le Ministre chargé de l’économie, ingénieur de formation et connu au Sénégal pour les grands travaux entrepris sous son mandat, s’inquiète des risques d’inertie économique provoquée par la crise politique durables et des conséquences fâcheuses sur la croissance et le secteur privé largement informel. Le FMI projetait  que le Sénégal aurait avec 8,3% l’une des plus fortes croissances en Afrique en 2024. Le report de l’élection présidentielle survient dans un climat de tensions exacerbées les conflits politiques et institutionnels au Sénégal. Les mois précédant l’annonce ont été marqués par des manifestations violentes, soulignant les fractures profondes au sein de la société sénégalaise. Les appels de Doudou Ka à l’unité, au dialogue et au consensus seront-ils entendus ? #### Crypto-monnaies en Afrique : opportunité ou risque ? Dans une ruelle animée de Lagos, un jeune homme fixe l’écran de son smartphone. Il vient de recevoir l’équivalent de 200 dollars en Bitcoin, en échange d’un service de rédaction pour un client basé à Berlin. Aucun compte bancaire, aucune commission exorbitante, juste une série de chiffres et de lettres. Pour beaucoup de jeunes Africains, la crypto-monnaie n’est plus une curiosité : c’est une réalité, parfois une nécessité. Un continent en quête d’alternatives Sur un continent où plus de la moitié de la population adulte n’a pas accès aux services bancaires classiques, les crypto-monnaies apparaissent comme une solution inattendue. En 2023, l’Afrique subsaharienne a enregistré plus de 117 milliards de dollars de transactions en crypto-actifs, selon Chainalysis. Un chiffre impressionnant, surtout dans une région où l’infrastructure financière reste fragile. « C’est plus rapide, moins cher, et je n’ai pas besoin de faire la queue à la banque », explique Aïcha, une entrepreneure basée à Dakar. Elle utilise l’USDT, un stablecoin adossé au dollar, pour payer ses fournisseurs en Chine et au Nigeria. « Avant, les virements prenaient des jours. Maintenant, c’est instantané. » La jeunesse africaine, ultra-connectée et souvent frustrée par les systèmes traditionnels, adopte massivement ces nouvelles technologies. Au Nigeria, plus de 35 % des internautes ont déjà utilisé ou possèdent des crypto-monnaies. En Afrique du Sud, le chiffre dépasse les 20 %. Des monnaies nationales fragilisées L’essor des crypto-monnaies en Afrique s’explique aussi par la défiance croissante envers les monnaies locales. En 2022, le naira nigérian a perdu près de 30 % de sa valeur face au dollar. En Éthiopie, l’inflation a dépassé les 35 %. Dans ces conditions, beaucoup cherchent à protéger leur épargne dans des actifs numériques. « J’ai commencé à acheter du Bitcoin quand le birr a commencé à chuter », confie Tesfaye, un développeur à Addis-Abeba. « Ce n’est pas parfait, mais au moins, je ne perds pas tout en quelques mois. » Pour certains, les crypto-actifs sont devenus une forme de résistance économique. Une manière de contourner la volatilité des devises locales et les restrictions imposées par les gouvernements sur les transferts d’argent. Une zone grise réglementaire Mais cette adoption rapide se heurte à un vide juridique. La plupart des pays africains n’ont pas encore de législation claire sur les crypto-monnaies. Certains, comme le Maroc ou l’Algérie, les ont purement interdites. D’autres, comme le Nigeria, oscillent entre interdictions bancaires et expérimentations officielles. En 2021, la Banque centrale du Nigeria a lancé l’eNaira, une monnaie numérique d’État. Mais l’accueil a été tiède. « Les gens ne veulent pas d’un crypto-argent contrôlé par le gouvernement », ironise Chinedu, un trader basé à Abuja. « Ils veulent de la liberté, pas une nouvelle forme de surveillance. » Au Kenya, les autorités fiscales ont commencé à taxer les gains en crypto, mais sans cadre précis. Cela crée une insécurité juridique pour les utilisateurs et les entreprises du secteur. La promesse de l’inclusion financière Malgré ces obstacles, les crypto-monnaies continuent de séduire. Leur potentiel d’inclusion financière est immense. Des plateformes comme Yellow Card, Luno ou Binance permettent à des millions d’Africains d’acheter, de vendre et d’épargner sans compte bancaire. « Pour la première fois, j’ai l’impression d’avoir un vrai contrôle sur mon argent », raconte Nadège, une vendeuse de bijoux à Abidjan. Elle utilise une application mobile pour convertir ses revenus en stablecoins, qu’elle peut ensuite envoyer à sa sœur au Togo en quelques secondes. Les diasporas africaines, qui envoient chaque année plus de 45 milliards de dollars vers le continent, sont aussi de grandes utilisatrices. Les frais de transfert classiques, souvent supérieurs à 7 %, sont drastiquement réduits grâce aux crypto-monnaies. Des arnaques et des mirages Mais la médaille a son revers. L’absence de régulation attire aussi les escrocs. Des milliers de personnes ont été victimes de systèmes de Ponzi déguisés en plateformes de trading. En 2022, la société sud-africaine Mirror Trading International s’est effondrée, emportant plus de 589 millions de dollars d’investissements. « J’ai tout perdu en trois mois », confie Moussa, un chauffeur de moto à Bamako. « On m’avait promis des rendements de 20 % par semaine. Je n’ai jamais vu un centime. » Le manque d’éducation financière et la recherche de gains rapides poussent de nombreux jeunes vers des projets douteux. Les réseaux sociaux amplifient le phénomène, avec des influenceurs vantant des monnaies sans valeur réelle. Les gouvernements, souvent dépassés, peinent à protéger les citoyens. Et les recours juridiques sont rares, voire inexistants. Vers une adoption encadrée ? Face à cette effervescence, certains pays commencent à réagir. Le Rwanda élabore un cadre légal pour encadrer les crypto-actifs. Le Ghana teste une e-Cedi, sa propre monnaie numérique. L’Afrique du Sud a classé les crypto-monnaies comme instruments financiers, ouvrant la voie à une régulation plus stricte. « L’idée n’est pas de freiner l’innovation, mais de la canaliser », explique Fatou Diop, économiste à l’Union africaine. « Si on encadre bien, les crypto-monnaies peuvent devenir un levier de développement. Sinon, elles risquent de creuser les inégalités. » Des initiatives éducatives émergent aussi. Au Nigeria, des ONG forment les jeunes aux bases de la blockchain. Au Kenya, des universités intègrent des modules sur les crypto-finances dans leurs cursus. Le défi est immense, mais les enjeux le sont tout autant. L’Afrique pourrait bien devenir le laboratoire mondial de la finance décentralisée. À condition de ne pas perdre de vue l’essentiel : la confiance. Alors, les crypto-monnaies sont-elles une chance pour l’Afrique ou un piège doré ? Peut-être les deux. Tout dépendra de la manière dont le continent choisira de naviguer entre liberté et responsabilité. #### Cryptomonnaie et nouvelle économie africaine : perturbation ou opportunité ? Avez-vous déjà pensé à la façon dont la crypto peut aider l’économie africaine d’une manière simple et positive, sans créer de confusion ni de complications? Beaucoup de personnes posent cette question, surtout parce que la crypto arrive comme une idée nouvelle dans plusieurs pays du continent.  Le sujet reste léger si on l’explique avec des mots simples et une logique humaine. Ici tout est présenté sans information négative et dans un ton calme, clair et facile à comprendre. Comment la crypto trouve sa place dans la nouvelle économie africaine Aujourd’hui, plusieurs personnes en Afrique utilisent leur téléphone pour presque tout, que ce soit pour payer, envoyer de l’argent ou gérer des activités personnelles.  La crypto attire l’attention car elle peut fonctionner rapidement, sans papier et avec des étapes faciles. Cette simplicité plaît beaucoup, surtout dans les zones où les outils numériques avancent vite et où les jeunes cherchent des solutions modernes pour bouger de l’avant dans un climat positif. Les conversations sur la crypto se multiplient dans les familles, entre amis ou même dans les marchés locaux.  Les gens aiment parler de ce qui peut soutenir la vie quotidienne et offrir plus de flexibilité. Dans ce contexte, la BTC arrive comme une option douce qui encourage l’innovation personnelle. Pourquoi la crypto attire autant dans le contexte africain Une des raisons principales est l’envie de fluidité. Beaucoup de personnes apprécient quand les opérations se font rapidement et avec moins d’étapes. La crypto peut offrir cela, ce qui apporte un sentiment de confort, surtout lorsqu’on envoie de l’argent à quelqu’un dans une autre ville ou un autre pays. Plusieurs jeunes voient aussi la crypto comme un petit tremplin qui peut soutenir leurs projets simples du quotidien. Par exemple, certains aiment l’idée d’utiliser la crypto pour créer un petit commerce en ligne ou pour acheter quelque chose venant d’un autre pays. Cette ouverture donne de nouvelles idées et motive encore plus la créativité. La crypto comme élément encourageant dans la modernisation économique La crypto apporte une touche de modernité dans la région car elle utilise des outils digitaux que beaucoup de jeunes comprennent naturellement. Les téléphones deviennent des outils puissants pour gérer des activités économiques simples.  Cette évolution crée une atmosphère positive et donne confiance aux utilisateurs. Après ce point, il est intéressant de voir comment la crypto inspire différentes générations et comment chacun y trouve quelque chose de différent tout en restant dans une dynamique constructive. Une technologie qui facilite la vie quotidienne Dans plusieurs pays africains, la crypto donne un sentiment de liberté dans les échanges. Les gens aiment pouvoir envoyer de l’argent à quelqu’un sans passer par trop de formalités. Cela aide aussi ceux qui travaillent loin de leur famille. Ils peuvent envoyer des fonds rapidement et maintenir un lien solide avec les proches. La crypto peut aussi aider dans les petites entreprises.  Les vendeurs qui utilisent déjà le paiement mobile trouvent la crypto comme une extension naturelle de ce qu’ils font. Cela montre une belle harmonie entre nouvelles idées et habitudes locales. Dans plusieurs villes, on voit des entrepreneurs qui expliquent à d’autres comment la crypto peut servir pour organiser des activités calmement et sans complication. Cette transmission simple entre voisins ou amis crée un climat positif.  Chacun apprend à son rythme et partage ce qu’il comprend. On voit aussi que les étudiants sont très intéressés. Ils aiment comprendre comment ces outils fonctionnent et comment ils peuvent s’en servir plus tard dans leur vie professionnelle. Cela crée un pont entre technologie et avenir économique. Une ouverture vers des échanges plus rapides La crypto peut rendre certaines étapes plus rapides. Par exemple, un paiement peut se faire en quelques secondes, même si les personnes ne sont pas dans le même pays. Cela apporte un confort certain pour ceux qui travaillent avec des partenaires à l’étranger. Plusieurs jeunes artisans apprécient cette rapidité parce qu’elle leur permet d’acheter du matériel ou d’envoyer un paiement sans attendre longtemps. Cette vitesse donne une impression d’efficacité et motive les utilisateurs à continuer d’explorer. La crypto comme moteur d’opportunités économiques positives Dans plusieurs régions africaines, les gens cherchent des moyens simples pour améliorer leur vie. La crypto peut offrir une ouverture vers des initiatives nouvelles. C’est un outil que chacun peut utiliser selon ses capacités. Après cette idée, on peut observer comment cette technologie encourage un esprit de progrès dans la société. Soutien aux petites activités locales La crypto aide beaucoup de petites activités. Par exemple, certaines personnes qui vendent en ligne trouvent utile d’accepter des paiements rapides. Cela rend leurs échanges plus fluides et donne un sentiment de confiance à leurs clients. Même dans les marchés physiques, certains commerçants montrent un intérêt pour ces solutions car elles évitent certains retards habituels. Les familles aussi peuvent en profiter.  Un membre de la famille travaillant dans une autre région peut envoyer un montant en un instant, ce qui aide pour des achats urgents ou des dépenses du quotidien. Cette simplicité renforce les liens et apporte un sentiment de stabilité. Une technologie accessible et motivante Beaucoup de personnes aiment apprendre comment utiliser la crypto car elle ne demande pas beaucoup de connaissances techniques. Il suffit d’un téléphone et d’une connexion.  Cela rend l’outil accessible, même pour ceux qui n’ont jamais utilisé des systèmes complexes. Plusieurs jeunes expliquent à leurs parents ou oncles comment créer un portefeuille et comment envoyer ou recevoir un montant. Cela montre une belle solidarité entre générations. On voit aussi des groupes d’étude informels où des amis se retrouvent pour parler des bases de la crypto. Cette dynamique crée une communauté calme où tout le monde apprend avec le sourire.  Les enseignants, dans certaines écoles, introduisent même les bases de la crypto dans des clubs numériques. Les élèves découvrent comment cette technologie peut aider dans différents domaines comme le commerce, l’agriculture ou l’artisanat. Cela nourrit une vision positive de l’avenir. Une force pour l’innovation économique locale La crypto inspire aussi beaucoup d’innovations simples. Certains développeurs locaux créent des applications pour faciliter l’usage de la crypto dans les villages ou les petites villes. Ils veulent aider les habitants à comprendre comment utiliser ces outils pour vendre des produits, recevoir des paiements ou gérer leurs comptes.  Cette volonté montre la créativité du continent. Chaque nouvelle idée contribue à renforcer l’économie locale. Avec ces initiatives, les jeunes se sentent impliqués dans la modernisation de leur pays. Ils se sentent confiants et motivés. La crypto comme élément positif pour l’avenir africain Quand on regarde l’ensemble, on voit que la crypto apporte plusieurs points positifs dans l’économie africaine. Elle soutient les jeunes, aide les familles, encourage les petits commerces et stimule la créativité. Tout cela crée un climat de confiance et donne envie d’avancer. L’avenir de la crypto en Afrique semble rempli de bonnes possibilités.  Les innovations locales, l’intérêt des jeunes et la montée du digital créent une belle ambiance pour construire un futur encore plus dynamique. La crypto peut devenir un outil simple, accessible et motivant pour accompagner ce mouvement. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique A lire aussi sur finance et economie africaine La crypto doit etre comparee aux autres transformations de l’economie africaine : mobile money et paris sportifs en Afrique, business rentables en Afrique et classement PIB Afrique. Le point cle reste l’usage concret, pas seulement la technologie. #### Culture africaine et leadership : au-delà du management occidental Et si la prochaine révolution managériale ne venait pas de la Silicon Valley, mais des savanes, des koras et des conseils d’anciens africains ? En 2026, une tendance de fond s’affirme dans les boardrooms de Lagos, Nairobi, Abidjan et Dakar : des dirigeants africains rejettent délibérément les modèles importés de Harvard ou de Sciences Po pour puiser dans leurs propres traditions culturelles une philosophie d’organisation plus efficace, plus humaine et surtout plus ancrée dans leurs réalités. Ce mouvement n’est ni un repli identitaire ni un romantisme nostalgique — c’est une stratégie de performance. Le management occidental face à ses limites sur le continent africain Depuis les indépendances, les écoles de commerce africaines ont majoritairement reproduit des curricula conçus en Europe ou aux États-Unis. Le résultat ? Des cadres parfaitement formés aux théories de Taylor, Mintzberg ou Porter, mais souvent déconnectés des dynamiques sociales, communautaires et relationnelles qui régissent les comportements au sein des équipes africaines. La culture africaine gestion entreprise moderne pose une question fondamentale : peut-on diriger une équipe à Douala avec les mêmes outils qu’à Düsseldorf ? Les études le montrent de plus en plus clairement : non. Les organisations qui ont tenté d’appliquer mécaniquement des modèles occidentaux sans adaptation se heurtent à des taux de turnover élevés, une faible cohésion d’équipe et une productivité en dessous des attentes. Le management occidental repose sur des postulats culturels précis : l’individualisme, la performance mesurable à court terme, la hiérarchie formelle et la contractualisation des relations professionnelles. Ces postulats entrent souvent en friction avec des sociétés africaines où la solidarité communautaire, le temps long, le réseau familial et le respect des aînés structurent profondément les interactions humaines. Ubuntu : bien plus qu’un slogan, un modèle de gouvernance Le sens profond d’ubuntu dans l’organisation d’équipe « Umuntu ngumuntu ngabantu » — « Je suis parce que nous sommes. » Cette philosophie zouloue, connue sous le nom d’ubuntu gestion d’équipe Afrique, n’est pas un concept abstrait réservé aux discours politiques. Elle constitue un véritable paradigme managérial que plusieurs entreprises africaines intègrent aujourd’hui de manière structurée dans leurs processus de décision. Concrètement, l’ubuntu en entreprise implique : La prise de décision collective (indaba) : avant toute décision stratégique importante, les équipes sont consultées dans un processus circulaire où chaque voix compte, quel que soit le niveau hiérarchique. La responsabilité partagée : le succès et l’échec sont collectifs. Pointer un individu du doigt publiquement est culturellement contre-productif et démotivant. L’accompagnement des vulnérabilités : un collaborateur en difficulté personnelle n’est pas exclu ou sanctionné, mais soutenu par le groupe — ce qui renforce la loyauté et l’engagement à long terme. Des entreprises comme Safaricom au Kenya ou MTN en Afrique du Sud ont intégré des éléments de cette philosophie dans leur culture interne, avec des résultats notables sur la rétention des talents et la satisfaction des employés. Le leadership par l’écoute : l’héritage des chefs traditionnels Dans la tradition africaine, le chef n’est pas celui qui parle le plus fort — c’est celui qui écoute le mieux. Le conseil des anciens (shura, palabre, kgotla selon les régions) fonctionnait sur un principe de délibération horizontale avant de parvenir à un consensus. Ce modèle, loin d’être archaïque, correspond exactement à ce que les théoriciens modernes appellent le servant leadership ou le leadership facilitateur. En 2026, des programmes de formation managériale comme ceux proposés par la Lagos Business School ou l’African Leadership University intègrent explicitement ces modèles ancestraux dans leurs enseignements, les croisant avec les apports des neurosciences et du management agile. Valeurs traditionnelles africaines et organisation moderne : les ponts concrets La réciprocité comme moteur d’engagement Les valeurs traditionnelles organisation africaine reposent largement sur la réciprocité : ce que tu donnes revient. Dans un contexte d’entreprise, cela se traduit par une culture du soin (care) envers les employés qui génère un engagement authentique, bien au-delà de ce qu’un contrat de travail peut stipuler. Les entreprises qui reconnaissent les événements familiaux importants de leurs collaborateurs (mariages, deuils, naissances) fidélisent davantage que celles qui se contentent d’offrir un salaire compétitif. Le temps long contre la tyrannie du trimestriel La culture africaine a une relation au temps fondamentalement différente de l’urgence permanente qui caractérise le management occidental. Le concept de « temps africain », souvent caricaturé, cache en réalité une sagesse organisationnelle : privilégier la qualité de la relation et la durabilité du projet sur la précipitation du résultat immédiat. Des start-ups africaines à succès, notamment dans l’agrotech et la fintech, adoptent des cycles de développement plus longs mais plus robustes, en résistant à la pression des métriques trimestrielles imposées par certains investisseurs internationaux. La solidarité intergénérationnelle comme richesse organisationnelle Là où le management occidental tend à cloisonner les générations (millennials, Gen Z, seniors), la culture africaine valorise la transmission et le mélange des âges. Le mentorat informel — un aîné qui guide un jeune sans que cela soit formalisé dans un organigramme — est une pratique naturelle que de nombreuses entreprises africaines cherchent désormais à institutionnaliser, créant des binômes senior-junior qui enrichissent autant qu’ils transmettent. Leadership africain vs management occidental : une fausse opposition ? Il serait réducteur d’opposer frontalement leadership africain vs management occidental comme si l’un devait nécessairement supplanter l’autre. La réalité des entreprises africaines les plus performantes de 2026 est celle d’une hybridation assumée et intelligente. Flutterwave, Jumia, Ecobank ou encore TechAdvance ne rejettent pas les outils analytiques, les méthodes agiles ou les standards de gouvernance internationale. Mais elles les adaptent à travers un filtre culturel africain qui donne du sens aux pratiques managériales et les ancre dans des réalités locales. Cette hybridation est leur véritable avantage compétitif sur un marché continental de 1,5 milliard de consommateurs que les entreprises étrangères peinent à comprendre en profondeur. La vraie question n’est donc pas « occidental ou africain ? » mais « comment articuler les outils avec les valeurs pour créer des organisations réellement performantes et résilientes ? » Vers un nouveau paradigme managérial africain pour 2026 et au-delà Le continent africain est en train de vivre une renaissance managériale silencieuse mais profonde. Des think tanks comme la African Management Initiative (AMI), des chercheurs comme Luchien Karsten ou des praticiens comme Strive Masiyiwa documentent et théorisent ce mouvement. Les nouvelles générations de dirigeants africains — formées à la fois à Accra et à Amsterdam, à Abidjan et à Atlanta — sont les mieux placées pour construire ce modèle hybride. Ce qui est certain : les entreprises africaines qui sauront mobiliser leur capital culturel comme un actif stratégique — et non comme un héritage encombrant — seront celles qui s’imposeront comme des références mondiales dans les décennies à venir. L’Afrique n’a pas besoin de copier pour exceller. Elle a ses propres codes. Il est temps de les déployer. FAQ : Culture africaine et management d’entreprise Qu’est-ce que la philosophie ubuntu appliquée au management ? L’ubuntu est une philosophie d’origine bantoue signifiant « je suis parce que nous sommes ». Appliquée au management, elle favorise la prise de décision collective, la responsabilité partagée et le soutien mutuel au sein des équipes, en opposition à l’individualisme compétitif dominant dans les modèles occidentaux classiques. Le leadership africain traditionnel est-il compatible avec les exigences du monde des affaires moderne ? Oui, et c’est précisément ce que démontrent en 2026 de nombreuses entreprises africaines à succès. Les principes de leadership africain — écoute active, consensus, vision long terme, solidarité — correspondent à plusieurs des tendances les plus avancées du management moderne, comme le servant leadership ou les organisations apprenantes. Quelles entreprises africaines appliquent concrètement ces valeurs culturelles dans leur organisation ? Des entreprises comme Safaricom (Kenya), Ecobank (Togo), MTN (Afrique du Sud) et plusieurs start-ups fintech et agrotech intègrent des éléments de culture organisationnelle africaine — conseils délibératifs, mentorat intergénérationnel, gestion communautaire des crises — dans leur fonctionnement quotidien. Comment former des managers africains aux valeurs traditionnelles sans rejeter les outils modernes ? Plusieurs institutions comme la Lagos Business School, l’African Leadership University ou ESCA Maroc développent des programmes hybrides qui croisent les méthodes analytiques modernes avec une réflexion approfondie sur les valeurs culturelles africaines, permettant aux managers de naviguer entre les deux mondes avec pertinence et efficacité. La culture africaine est-elle uniforme dans son approche du management ? Non, et c’est une nuance essentielle. L’Afrique regroupe 54 pays, des centaines d’ethnies et des traditions extrêmement variées. Si des valeurs communes comme la communauté, la réciprocité ou le respect des aînés traversent de nombreuses cultures africaines, chaque contexte régional (Afrique de l’Ouest, de l’Est, australe, du Nord) possède ses propres codes managériaux qu’il convient d’identifier et d’adapter avec précision. À lire aussi leadership et mobilité professionnelle enjeux stratégiques Afrique-entreprises financement des entreprises africaines guide pour investir en Afrique #### De combien d’argent vous avez besoin pour prendre votre retraite en Afrique du Sud ? Près des trois quarts des Sud-Africains craignent de ne pas avoir assez d’argent pour vivre après leur retraite. Notre économie bégayant et notre terrible culture d’épargne nationale mises à part, l’une des principales raisons pour lesquelles bon nombre d’entre nous sont condamnés est que nous ne savons pas comment déterminer ce dont nous aurons besoin et par où commencer. Heureusement, il existe des formules et des calculateurs pour nous guider sur le montant à épargner au cours de notre vie professionnelle pour assurer le confort de nos retraités, selon Andre Tuck, consultant principal en investissement chez 10X Investments. Il a déclaré que les calculatrices en ligne fourniraient aux consommateurs un plan détaillé des économies mensuelles à épargner pour y arriver, ainsi que du montant que vous pourrez tirer de votre revenu mensuel une fois que vous serez à la retraite. Comment faire ? La règle d’or est d’économiser au moins 15% de votre revenu mensuel pendant toute votre vie professionnelle, a déclaré Tuck. Investissez judicieusement votre épargne et cette formule devrait vous donner un montant forfaitaire convenable à l’âge de la retraite pour vous donner un niveau de revenu qui vous permet de maintenir le style de vie que vous aviez avant de prendre votre retraite. Voici d’autres conseils en anglais : Épargner pour toute votre vie professionnelle, c’est-à-dire commencer tôt, vous permettra de bénéficier d’intérêts composés, a déclaré Tuck. Vous gagnerez cette année des intérêts sur les intérêts que vous avez déjà gagnés l’année dernière et ainsi de suite, en mettant la croissance sur la croissance, dans un cycle vertueux qui vous aidera à construire une somme forfaitaire plus grande que vous n’auriez pu l’imaginer. Selon Tuck, un aspect clé de l’investissement judicieux est de s’assurer que vous ne payez pas une grande partie de la croissance de vos frais. Les frais élevés ont l’effet inverse de la croissance composée, créant un trou noir en expansion dans votre épargne au fil du temps. Combien accumuler à la retraite ? Le meilleur point de départ est d’utiliser un calculateur d’épargne-retraite en ligne. Insérez quelques informations de base, et la calculatrice calculera les chiffres pour vous et établira un plan d’épargne-retraite pour vous. Le plan comprendra un objectif forfaitaire ainsi que le montant que vous devez épargner chaque mois pour atteindre cet objectif. En ajustant les entrées de la calculatrice – comme le montant que vous économisez chaque mois, l’âge auquel vous prévoyez de prendre votre retraite ou même votre appétit pour le risque, vous pouvez ajuster le plan jusqu’à ce que vous soyez convaincu que vous avez quelque chose de convenable et de réalisable. Une fois que vous aurez votre propre régime d’épargne-retraite unique, vous serez dans une bien meilleure position pour vous lancer et vous y tenir, a déclaré Tuck. Les clients 10X ont accès à ce plan à tout moment et peuvent toujours se connecter à My10X, le portail client, pour voir comment ils s’y dirigent. #### De nouvelles règles de tourisme et de voyage pour stimuler l’Afrique du Sud Le cabinet du président Cyril Ramaphosa a approuvé de nouvelles normes et standards pour la sécurité des opérations du secteur du tourisme pendant la Covid-19 et d’autres pandémies connexes. Ce qu’il faut retenir Le cabinet du président Cyril Ramaphosa a approuvé de nouvelles normes et standards pour la sécurité des opérations du secteur du tourisme pendant la Covid-19 et d’autres pandémies connexes. Le ministre par intérim de la présidence, Khumbudzo Ntshavheni, a. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique Le ministre par intérim de la présidence, Khumbudzo Ntshavheni, a déclaré que les normes et standards prévoient des mesures minimales communes de santé et de sécurité. Cela garantira l’uniformité dans l’ensemble du secteur du tourisme, a-t-elle déclaré lors d’un briefing ce jeudi 5 août. Ils couvriront des services tels que l’hébergement, la nourriture, les voyagistes, les casinos, les mariages et d’autres activités connexes. L’ensemble des règlements devrait être publié sous peu Ntshavheni a déclaré que l’introduction de la réglementation placera l’Afrique du Sud au même niveau que les marchés internationaux et permettra au secteur d’être pleinement ouvert aux arrivées de touristes internationaux. Voici une vidéo en anglais parlant de l’importance du tourisme pour l’Afrique du Sud : Alors que l’Afrique du Sud a principalement gardé ses frontières ouvertes aux touristes internationaux depuis l’assouplissement de son premier verrouillage dur à la mi-2020, d’autres pays n’ont pas rendu la pareille et les Sud-Africains sont toujours confrontés à des restrictions de voyage strictes. Cela affecte également les voyageurs qui sont dissuadés de visiter l’Afrique du Sud en raison des difficultés à retourner dans leur propre pays. Développement d’un nouvel outil Un  outil de cartographie développé par le site Web de voyage Skyscanner montre qu’au 6 août, l’Afrique du Sud appliquait 86 « restrictions majeures » d’autres pays. Cela représente une augmentation par rapport à environ 60 restrictions majeures avant la troisième vague de Covid. Ces pays ont suspendu les voyages, peuvent être fermés à l’entrée ou l’entrée n’est possible que si vous êtes un citoyen/répondez à des conditions d’entrée strictes. À titre de comparaison, il existe actuellement 27 restrictions modérées en place pour l’Afrique du Sud, où les voyages sont possibles, mais uniquement si les voyageurs remplissent certaines conditions d’entrée qui peuvent inclure la réalisation de tests Covid-19. Dans un rapport publié en juillet, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) a déclaré qu’il est peu probable que le monde atteigne les niveaux d’arrivée de touristes internationaux d’avant Covid-19 avant 2023 ou plus tard. Le groupe a distingué l’Afrique du Sud en particulier en raison de sa forte dépendance au tourisme et de son faible taux de vaccination. Comme pour l’ouverture des frontières de l’Afrique du Sud, les pays qui autorisent les voyages à des fins de loisirs et de tourisme ne le font pas inconditionnellement et exigeront des voyageurs qu’ils soumettent des tests Covid-19 négatifs récents ou soient soumis à une période de quarantaine obligatoire. #### De plus en plus de Nigérians investissent dans une deuxième nationalité La pandémie mondiale et les récents troubles en 2020 ont entraîné une augmentation du nombre de riches nigérians souhaitant une mobilité mondiale à la fois pour les affaires et les loisirs. En conséquence, beaucoup ont commencé à chercher un plan B qui ouvrira des opportunités d’affaires et de voyage pour eux-mêmes et leurs familles. Les programmes de citoyenneté par investissement offrent aux individus la possibilité d’investir dans des pays tels que le Commonwealth de la République dominicaine pour obtenir la double nationalité. Cela vous permet de voyager plus facilement, notamment vers l’Europe, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique. Il ouvre également les portes de plus de 143 pays pour des voyages sans visa. La République dominicaine est un investissement attrayant pour les riches Nigérians L’île idyllique des Caraïbes offre l’un des meilleurs niveaux de vie de la région. Elle est politiquement et économiquement stable, avec un faible taux de criminalité et de riches opportunités d’investissement. Affectueusement surnommée « l’île de la nature », elle est connue comme l’un des plus beaux endroits de la planète avec un littoral immaculé, des hectares de forêt tropicale humide préservée, une incroyable biodiversité marine et plusieurs sources chaudes naturelles grâce à son origine volcanique. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : La République dominicaine e a beaucoup à offrir à ceux qui choisissent de faire de ses rivages ensoleillés leur maison. C’est parfait pour tout écotouriste à la recherche d’une aventure, ou simplement pour ceux qui cherchent à mener une vie calme, respectueuse de la nature et sans stress. La République dominicaine offre un faible coût de la vie, qui dépend bien sûr du mode de vie et de l’emplacement. Les services de santé publique sont gratuits, les services de santé privés sont structurés et le niveau de santé sur l’ensemble de l’île est excellent. Qu’est-ce que la citoyenneté par investissement ? Les programmes de citoyenneté par investissement offrent la possibilité d’acquérir légalement une nouvelle nationalité en échange d’un investissement dans l’économie du pays d’accueil. De tels programmes confèrent le statut de citoyenneté sans causer de perturbations majeures dans la vie d’un investisseur, à condition qu’il réussisse d’abord tous les contrôles de diligence raisonnable, effectue un investissement admissible et fournisse tous les documents appropriés. Créé en 1993, le programme de citoyenneté dominicaine par investissement est l’un des plus anciens. Il a été classé parmi les meilleurs programmes de citoyenneté par investissement au monde pendant quatre années consécutives par l’indice CBI, une publication du Financial Times. Le programme permet aux investisseurs bien contrôlés et à leurs familles de contribuer à un  fonds gouvernemental  ou d’investir dans des biens immobiliers pré-approuvés sur l’île en échange de la citoyenneté. Le programme de citoyenneté par investissement de la République dominicaine est l’un des plus pratiques et des plus abordables, à condition que l’on emprunte la voie des fonds. Il offre également une entrée sans visa ou avec visa à l’arrivée dans environ 140 pays, y compris les centres d’affaires européens, Hong Kong, la Malaisie et Singapour. #### Débloquer l’avenir digital de l’Afrique L’Afrique cherche à atteindre les sommets de la digitalisation. Pour y arriver, elle doit d’abord faire le dur labeur de la réforme des marchés des télécommunications et de l’ouverture à la concurrence. Dans un établissement de traitement du coronavirus au Rwanda, Ngabo et Akazuba, on découvre de nombreux déplacements dans les couleurs. Le personnel se relaie les messages du médecin et livre des échantillons de sang. Les agents de santé ne courent aucun risque d’infection. Ce sont des robots. Pendant ce temps, Babyl, un chatbot, trie les premiers problèmes médicaux. Il planifie également les rendez-vous chez le médecin pour 30 % de la population. Au Rwanda, les technologies numériques sont devenues des sauveurs de vies. Un potentiel énorme Ces exemples inspirants, que l’on trouve dans de nombreux secteurs et pays africains, offrent un aperçu du potentiel de développement de la digitalisation. Un avenir radieux attend lorsque les modèles commerciaux numériques dynamiques imprègnent toutes les économies. Cela peut créer de nouveaux marchés de consommation. L’atout principal de passer le chemin de la numérisation peut inciter à croire un futur plus digital. La numérisation reste cependant limitée par le mauvais état de la connectivité Internet. Seulement 20 % de la population est abonnée à Internet, en Afrique subsaharienne. Ils l’utilisent avec parcimonie en général. L’utilisateur moyen consomme 300 Mo par mois, soit environ assez pour une demi-heure de vidéoconférence. Des défis majeurs Aborder ces contraintes n’a pas grand-chose à voir avec l’IA, le big data et une armée de codeurs. Les premières étapes de la digitalisation sont décidément peu sexy et très analogiques. Les gouvernements doivent s’attaquer aux intérêts particuliers, à la monopolisation et aux barrières réglementaires. Ci-dessous une vidéo relatant ces faits : L’Internet à haut débit demande une intégration transparente des différents fournisseurs. Il se déplace à travers des câbles sous-marins, des points d’atterrissage, des lignes fixes en fibre et des mâts sans fil. Si un fournisseur de cette chaîne détient trop de contrôle, il peut faire ce qu’il veut. En Afrique, jusqu’à aujourd’hui, les opérateurs historiques monopolisent le marché. Ils sont souvent étroitement liés aux gouvernements. Ces acteurs exploitent des nœuds d’infrastructure critiques pour obtenir une connexion rapide. Les marchés du mobile et du haut débit sont les plus concentrés en termes de propriété. L’ouverture du marché Même là où les entreprises sont en concurrence, les marchés ne sont pas nécessairement ouverts aux nouveaux entrants. Les capacités réglementaires aidant à changer cette pratique sont encore insuffisantes. Les entreprises peuvent trouver intéressant de demander des contrats d’exclusivité. Mais les investisseurs qui dépendant de l’adoption de pratiques anticoncurrentielles peuvent finir par bloquer le développement numérique. Les entreprises cherchant à construire leurs propres réseaux de fibre ont pour la plupart été incapables d’obtenir des permis. Malgré la connexion abondante du trafic international, la qualité d’Internet est faible. Les consommateurs paient pour ce manque de concurrence. Certes, la numérisation nécessite plus que des marchés Internet ouverts. Cela demande des consommateurs avertis en digital. Il faut aussi une main-d’œuvre qui ne cesse d’innover. Enfin, des capacités entrepreneuriales pour créer de nouveaux produits et services sont aussi essentielles. #### Décès de Casimir Oyé Mba à Paris L’ancien gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), et ancien Premier Ministre du Gabon, Casimir Oyé Mba, est décédé le 16 septembre dernier, à Paris. Un grand nom de la scène politique gabonaise emporté par le Covid-19 Casimir Oyé Mba est une personnalité politique bien connue des gabonais. Le vice-président de l’Union Nationale, parti de l’opposition au Gabon, est reconnu pour sa franchise et sa courtoisie. Il est, par ailleurs, très actif sur le plan économique et financier sur la scène nationale et en Afrique Centrale. Casimir Oyé Mba a été transféré à l’hôpital de Saint Joseph, à Paris, le 11 septembre. L’évacuation sanitaire a eu lieu après des soins médicaux dispensés pendant une semaine à la Polyclinique Chambrier, un des établissements les plus prestigieux de Libreville. L’homme politique souffrait d’une forme grave de Covid-19. Selon les informations relayées dans un article publié sur le média en ligne Jeune Afrique, Casimir Oyé Mba était favorable à la vaccination contre le Covid-19. Cependant, il refusait formellement de faire les vaccins russe ou chinois que le gouvernement gabonais a, pourtant, choisis pour ses citoyens. Pour rappel les vaccins russes et chinois ne sont pas homologués par l’Union Européenne. L’évolution de la pandémie de Covid-19 au Gabon Le mardi 21 septembre, le ministre gabonais de la santé a réuni la Copil-Coronavirus (Coordination technique du comité de PILotage du plan de veille et de riposte de l’épidémie à coronavirus) et le Comité national de vaccination. Le ministre pousse les acteurs de la lutte contre le Covid-19 dans le pays à renforcer les mesures sanitaires en prévention pour freiner efficacement la croissance exponentielle des cas de contamination de Covid-19. Le pays est en pleine période de troisième vague de propagation massive du coronavirus. 11 551 tests Covid-19 effectués le 22 septembre ont révélé 606 cas positifs. Le variant Delta sévit notamment dans le pays et s’avère encore plus meurtrier que le SARS-CoV-2. Le Docteur Guy Patrick Obiang Ndong a lancé un appel pour la « la mise en place d’une stratégie de renforcement du dispositif de riposte sur les plans de la surveillance épidémiologique, du diagnostic, de la vaccination, de la communication et de la sensibilisation ». Les organisations spécialisées dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Gabon redoublent d’effort pour multiplier le nombre de dépistages, intensifier les campagnes de sensibilisation et de communication mais aussi et surtout réaliser le plus grand nombre de vaccinations dans les meilleurs délais. Les autorités organisent notamment une caravane de vaccination itinérante dans les secteurs les plus fréquentés de Libreville. Actuellement, 32 135 cas de Covid-19 et 201 décès ont été recensés au Gabon. A ce jour, le Covid-19 a fait 219 millions de victimes et 4,55 millions de décès dans le monde. La plus grande concentration d’infections est enregistrée en Amérique du Nord et en Europe. En France et notamment dans l’une des régions les plus touchées : l’Île de France, et plus précisément dans le département de l’Essonne (91), la situation s‘améliore. Aucun décès n’a été comptabilisé au niveau des hôpitaux le 10 octobre. Les Pompes Funèbres 91 enregistrent une baisse considérable de leurs activités. #### Découvrir toute la beauté de la Tanzanie en octobre La Tanzanie est une destination de rêve en Afrique e l’Est. Vous pouvez y découvrir une variété de faune et de nature. Vous pouvez profiter d’une vue unique sur l’océan Indien. La Tanzanie est célèbre pour la densité de la faune qu’elle abrite, ce qui en fait une destination intéressante pour les écotouristes. Près d’un tiers de la Tanzanie est protégé en tant qu’habitat naturel pour plus de 430 variétés d’espèces sauvages. Escalader le mont Kilimandjaro Comme la proximité de la montagne est assez proche de l’équateur, le temps qui l’entoure n’est jamais trop chaud ni trop froid. Au lieu de cela, il n’y a que deux saisons, une saison sèche et une saison humide. La saison des pluies à partir de novembre-mai apporte beaucoup de pluie rendant le chemin vers le sommet très glissant rempli de boue et de neige. Par conséquent, il faut gravir le mont Kilimandjaro, profitant au mieux du climat tanzanien en octobre. Voici une vidéo montrant ce pays : Octobre étant la meilleure saison pour le trekking, il faut s’attendre à beaucoup de trafic piétonnier. Le meilleur moment pour gravir la montagne est pendant la pleine lune pour une vue imprenable depuis le sommet. Les meilleures routes à emprunter pour se rendre au pic Uhuru sont la route Machame (via le plateau de Shira) et la route Mangaru (via Gilman’s Point). Les visiteurs peuvent également gravir le mont Meru en octobre pour les mêmes raisons. Visiter la réserve de gibier de Selous La réserve de gibier de Selous est la deuxième plus grande zone de conservation de toute l’Afrique et n’est pratiquement pas perturbée par la civilisation. Ce site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO regorge de sources volcaniques, de lacs et de rivières telles que Rufiji et Rhuha qui le traversent. En dehors du nord de la rivière Rufiji est ouvert au tourisme. Comme le temps en Tanzanie en octobre est un peu sec, le feuillage de la réserve est très fin, ce qui facilite le repérage de la faune. En raison de la rareté de l’eau disponible dans la région, les animaux se rassemblent autour des cinq lacs permettant une bonne vue des grands félins comme les lions et les léopards ainsi que les chiens sauvages. En dehors de ceux-ci, on peut apercevoir des éléphants, des rhinocéros noirs, des antilopes, des crocodiles, des hyènes et certaines espèces endémiques de singes. Visiter les îles de Zanzibar Les températures d’octobre en Tanzanie sont généralement fraîches, mais sèches, ce qui en fait le moment idéal pour visiter les îles de Zanzibar. Cet archipel est situé à 40 km de la côte tanzanienne dans l’océan Indien. Les visiteurs peuvent profiter de cette escapade sur la plage le long des plages de sable blanc baignées de soleil et des palmiers. La plongée sous-marine est fortement recommandée sur la côte nord des îles en octobre. L’ancienne capitale de l’île, Stone Town est un site du patrimoine mondial rempli de rues pavées et de quelques lieux intéressants tels que le palais du sultan et le port d’ivoire. Des plantations d’épices se trouvent tout le long de l’île et les visiteurs peuvent en acheter dans les bazars de Stone Town. #### Défis environnementaux du Bénin : climat, littoral, énergie et développement Le vent souffle sur les rives du lac Nokoué, soulevant des odeurs mêlées d’eau stagnante et de fumée. À quelques mètres, des enfants pataugent dans une eau trouble, tandis que des filets de pêche flottent entre des déchets plastiques. Pour nombre de Béninois, cette scène est devenue ordinaire. Pourtant, elle incarne une urgence silencieuse : celle des défis environnementaux que le Bénin devra impérativement affronter d’ici 2030. Quels sont les défis environnementaux actuels du Bénin ? Le Bénin doit faire face à l’érosion côtière, aux inondations, à la pression sur les terres agricoles, à la protection de la biodiversité et à la dépendance énergétique. Les atouts naturels du pays peuvent soutenir le développement, à condition d’investir dans l’adaptation climatique, la gestion de l’eau et les énergies renouvelables. Une pression démographique qui étouffe les écosystèmes Le Bénin compte aujourd’hui plus de 13 millions d’habitants. D’ici 2030, ce chiffre pourrait avoisiner les 16 millions, selon les projections de l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (INSAE). Cette croissance rapide exerce une pression considérable sur les ressources naturelles, déjà fragilisées. « Le rythme de l’urbanisation est tel que les villes ne peuvent plus suivre. Les zones humides sont grignotées, les forêts rasées, et les nappes phréatiques surexploitées », déplore Mireille Adoun, urbaniste à Cotonou. La capitale économique du pays, Cotonou, illustre parfaitement ce déséquilibre. En l’espace de deux décennies, ses banlieues se sont étendues de manière anarchique, souvent au détriment de zones écologiques sensibles comme les mangroves ou les berges du lac Nokoué. La montée des eaux : une menace bien réelle Le Bénin possède une façade maritime de 121 kilomètres. Mais cette ouverture sur l’Atlantique est aujourd’hui une source d’angoisse. Le phénomène d’érosion côtière, aggravé par le changement climatique, menace des dizaines de villages et infrastructures. « À Avlékété, la mer a déjà englouti plus de 200 mètres de rivage en dix ans. Les maisons disparaissent, les écoles s’effondrent », témoigne Koffi Ahouansou, pêcheur depuis trois générations. Le gouvernement a lancé plusieurs projets de protection côtière, notamment la construction d’épis rocheux. Mais ces solutions restent coûteuses et parfois insuffisantes. Selon un rapport de la Banque mondiale, 60 % du littoral béninois est exposé à un risque élevé d’érosion d’ici 2030. Une biodiversité sous pression Le Bénin est un pays de savanes, de forêts et de zones humides, abritant une faune et une flore d’une richesse remarquable. Pourtant, cette biodiversité est en danger. Le braconnage, la déforestation illégale et l’expansion agricole menacent les écosystèmes les plus précieux. Dans le parc national de la Pendjari, l’un des derniers refuges pour les éléphants et les lions d’Afrique de l’Ouest, les autorités tentent de résister. « Nous avons renforcé les patrouilles, mais les pressions sont immenses. Les communautés locales ont besoin de terres pour cultiver et de bois pour se chauffer », explique Issa Yérima, garde forestier depuis 18 ans. Entre 2000 et 2020, le Bénin a perdu près de 20 % de sa couverture forestière, selon Global Forest Watch. Un chiffre alarmant, d’autant plus que ces forêts jouent un rôle crucial dans la régulation climatique et la préservation des sols. Une gestion des déchets à bout de souffle Chaque jour, les villes béninoises produisent plus de 3 000 tonnes de déchets solides. À Cotonou, seulement 40 % de ces déchets sont collectés et traités correctement. Le reste finit dans les rues, les caniveaux ou les cours d’eau. « Le plastique est partout. Il bouche les égouts, pollue les lagunes, tue la faune aquatique », s’indigne Rodrigue Dossou, coordinateur d’une ONG environnementale locale. Le gouvernement a interdit les sachets plastiques en 2017, mais l’application de la loi reste inégale. Les marchés regorgent encore de sacs non biodégradables, souvent importés illégalement. Des initiatives citoyennes émergent, comme la coopérative “Recycl’Up” qui transforme les déchets plastiques en pavés de construction. Mais pour inverser la tendance, un changement en profondeur des habitudes de consommation et de gestion urbaine s’impose. Une agriculture vulnérable face au climat Près de 70 % des Béninois vivent de l’agriculture. Mais les saisons ne se ressemblent plus. Les pluies arrivent en retard, les sécheresses s’allongent, et les inondations deviennent plus fréquentes. « En 2022, j’ai perdu toute ma récolte de maïs. Il a plu trop fort, trop vite. Ma parcelle a été emportée », raconte Mélanie Toko, agricultrice dans le Zou. Le dérèglement climatique bouleverse les cycles agricoles traditionnels. Les rendements baissent, les sols s’appauvrissent, et les agriculteurs peinent à s’adapter. Le Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques prévoit des mesures d’accompagnement, mais les financements manquent cruellement. Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Bénin pourrait perdre jusqu’à 30 % de sa production agricole d’ici 2030 si aucune mesure d’adaptation n’est mise en œuvre à grande échelle. Vers une transition énergétique encore timide Le Bénin dépend encore massivement des énergies fossiles importées, notamment pour sa production d’électricité. Pourtant, le pays bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel, propice au développement de l’énergie solaire. Des projets pilotes ont vu le jour, comme la centrale solaire de 25 MW à Illoulofin, inaugurée en 2022. Mais à l’échelle nationale, les énergies renouvelables ne représentent encore que 8 % du mix énergétique. « Il faut une volonté politique forte pour accélérer la transition. Le potentiel est là, mais les investissements restent faibles », analyse Nadège Gbèdo, ingénieure en énergie durable. Le défi est d’autant plus crucial que la demande énergétique explose, portée par la croissance démographique et l’urbanisation. Sans alternatives durables, le risque est grand de voir les émissions de gaz à effet de serre du pays s’envoler dans les années à venir. Alors que l’horizon 2030 se rapproche, le Bénin se trouve à la croisée des chemins. Entre croissance démographique, urgence climatique et transition écologique, les choix à venir seront déterminants. La question reste entière : le pays parviendra-t-il à concilier développement et préservation de son environnement avant qu’il ne soit trop tard ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Déménagement 91, pourquoi faire appel à un professionnel ? Il y a un ordre naturel dans ce monde et toute tentative de s’écarter de ce modèle défini pourrait conduire au désastre. À qui vous adressez-vous ou lorsque vous ne vous sentez pas bien ? Vers qui vous vous tournez lorsque vous avez besoin de conseils juridiques ? Qui appelez-vous lorsqu’un tuyau éclate dans votre maison ? Et qui contactez-vous lorsque vous avez besoin d’aide pour déménager ? Vous vous adressez à des spécialistes, car vous savez que ce sont eux qui vont vous fournir une assistance qualifiée lorsque vous en avez le plus besoin. Et concernant le déménagement, la tâche est d’autant plus difficile si vous n’avez pas recours aux services d’un professionnel. Déménagement 91 est un expert dans ce domaine et pourra vous accompagner dans votre projet. Que ce soit pour des besoins résidentiels ou commerciaux, le déménagement est l’un de ces cas difficiles où l’expérience et le savoir-faire d’un professionnel peuvent faire la différence. L’expérience L’expérience est un facteur majeur pour un déménagement réussi. Les déménageurs professionnels ont été rigoureusement formés pour gérer correctement les effets personnels tout au long des différentes étapes du processus de réinstallation. Vos petits articles seront soigneusement emballés, vos plus gros meubles et appareils seront correctement sécurisés, puis manœuvrés de manière experte hors de la maison et chargés dans le camion de déménagement. Une fois livrés en toute sécurité à votre nouvelle résidence, toutes vos affaires seront transportées à l’intérieur et disposées exactement selon vos préférences. Et il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’une expérience de déménagement rapide, fluide et sans problèmes. Efficacité L’efficacité est de mise lorsqu’il s’agit de déménagement. Cela permet en outre un gain de temps considérable. En fait, ces professionnels n’ont pas d’autre choix que de travailler vite. Avec tous les horaires serrés qu’ils doivent respecter, la rapidité est essentielle. Mais cela ne signifie pas qu’ils font faire du travail de mauvaise qualité. Comme la durée totale d’un déménagement n’est rien de plus que les temps combinés des étapes de déménagement individuelles, tout d’un coup les minutes apparemment insignifiantes économisées en emballant de manière efficace une boîte deviendront des heures au moment où tous les articles ménagers auront été placés dans des boîtes. Fiabilité À moins que vous ne manquiez de chance et que vous ne tombiez sur un déménageur malhonnête, l’option la plus fiable que vous avez est de profiter des services d’une entreprise de déménagement de confiance. Si vous décidez de déménager, le mieux serait de se tourner vers un professionnel comme Déménagement 91. Cette entreprise est spécialisée dans ce domaine. En travaillant avec de tel expert, vous aurez la garantie d’obtenir un travail répondant à vos besoins et vos exigences spécifiques. La sécurité La sécurité est cruciale lors d’un déménagement. En embauchant une équipe de déménageurs expérimentés, vous assurez votre sécurité, celle de votre famille et de vos biens de valeur. Ces professionnels comprennent parfaitement ce qu’il faut pour transformer un éventuel déménagement cahoteux en un déménagement sans tracas. De plus, ils disposent des bons outils pour garantir un déménagement réussi. Lorsque vous embauchez des déménageurs professionnels, ils arrivent chez vous avec l’équipement approprié. #### Dépénalisation de l’homosexualité adoptée au Gabon Au Gabon, l’homosexualité n’est plus une «atteinte aux mœurs». Le 23 juin 2020, les députés gabonais ont voté la dépénalisation des rapports homosexuels. L’Assemblée nationale gabonaise a supprimé l’amendement du code pénal voté en juillet 2019 dernier. Il condamnait l’homosexualité comme une « atteinte aux mœurs » et interdisait les « relations sexuelles entre personnes de même sexe ». La dépénalisation a provoqué un véritable tollé. Le Sénat avait voté la pénalisation des rapports homosexuels en plein été, durant une suspension de l’activité de l’Assemblée nationale. Elle était passée relativement inaperçue dans les médias nationaux. La dépénalisation elle, fait beaucoup de bruit dans la presse en ligne et sur les réseaux sociaux. Quarante-huit députés ont voté pour la dépénalisation, vingt-quatre ont voté contre et vingt-cinq se sont abstenus. Vingt-quatre représentants du peuple y voient une belle farce. “Dépénaliser et légaliser ne sont rien d’autre qu’un jeu de mots ; dans la mesure où dépénaliser signifie autorisation de pratique libre et sans crainte.” Une modification aux antipodes des valeurs culturelles et sociétales. Pour les 48 députés favorables à ladite modification, il ne faut pas faire d’amalgames entre la dépénalisation et la légalisation. Ces derniers sont d’avis que “dépénaliser signifie décriminaliser, tandis que légaliser signifie ouvrir la porte au mariage homosexuel”. Dans le même temps, ils estiment que “chacun a le droit d’avoir l’orientation sexuelle de son choix, et on ne peut condamner une personne à une peine de prison ou à une amende pour cette orientation sexuelle”. Quoiqu’il en soit, l’attention se porte maintenant sur les membres du sénat qui auront à se prononcer sur la polémique actuelle. Cet amendement passe très mal au sein de la société, car il touche à la morale et aux us et coutumes du pays. Décriminaliser mais pas légaliser Depuis juillet 2019, les rapports homosexuels étaient passibles de six mois de prison maximum et d’une amende de 5 millions de francs CFA (7 600 euros). Le texte était porté par le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale. Le Gabon devient l’un des rares pays d’Afrique subsaharienne à revenir sur une loi qui punit les relations sexuelles homosexuelles. Le mariage des couples de même sexe reste cela dit, interdit. Plus de la moitié des pays d’Afrique subsaharienne interdisent ou répriment, parfois de la peine de mort, l’homosexualité. Vingt-huit sur quarante-neuf des pays d’Afrique subsaharienne disposent de législations interdisant ou réprimant l’homosexualité, parfois de la peine de mort. Ces dernières années, le Bostwana, l’Angola, le Mozambique et les Seychelles ont légalisé les relations homosexuelles, rejoignant le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Mali, la République démocratique du Congo et le Lesotho. Depuis la fin du régime de l’apartheid en 1994, l’Afrique du Sud dispose d’un des cadres juridiques les plus libéraux au monde. Sa Constitution interdit toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Le mariage homosexuel est légal depuis 2006, une première pour l’Afrique. Les actes de violence homophobe y sont pourtant encore fréquents. A l’opposé, le Tchad, le Burundi et le Nigeria ont légiféré contre, ou durci leur législation. #### Dernières nouvelles sur Bitcoin à Djibouti Les dernières nouvelles sur le commerce de Bitcoin à Djibouti sont que le gouvernement a récemment annoncé son intention de réglementer la crypto-monnaie. Il s’agit d’une évolution majeure, car Djibouti est l’un des rares pays d’Afrique à avoir franchi cette étape. L’annonce a été faite par le ministre de l’Économie et de la Planification, Mohamed Siad Doualeh, lors d’une conférence de presse tenue le 31 janvier. Règlement de Bitcoin Doualeh a déclaré que la réglementation contribuera à protéger les investisseurs et à garantir la stabilité du marché. Il a également déclaré que le gouvernement travaillait sur un cadre qui permettra le fonctionnement légal et sûr des échanges de crypto-monnaie à Djibouti. Voici une vidéo en anglais parlant du marché Forex dans le pays : https://www.youtube.com/watch?v=SnRO2EyvtlU C’est une bonne nouvelle pour ceux qui veulent échanger du Bitcoin à Djibouti, car cela montre que le gouvernement est ouvert à l’idée des crypto-monnaies et est prêt à travailler avec l’industrie pour assurer son succès. C’est aussi un bon signe pour l’avenir du Bitcoin en Afrique, car Djibouti est l’un des centres financiers les plus importants du continent. Si vous cherchez à échanger des Bitcoins à Djibouti, nous vous recommandons d’utiliser un échange réputé tel que Luno. Luno est une bourse réglementée basée en Afrique du Sud et opérationnelle depuis 2013. Ils offrent une plate-forme conviviale et ont constitué une large base d’utilisateurs en Afrique. Le gouvernement djiboutien a lancé un avertissement à ses citoyens sur les risques liés au commerce de Bitcoin et d’autres monnaies virtuelles. Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement a déclaré avoir eu connaissance de plusieurs cas de personnes perdant de l’argent après avoir investi dans Bitcoin. Comment faire du trading du Bitcoin ? Le trading du Bitcoin est devenu une activité populaire ces dernières années. Si vous souhaitez vous lancer dans le trading de cette cryptomonnaie, il est important de comprendre les étapes nécessaires pour commencer. Tout d’abord, vous devez trouver une plateforme de trading crypto fiable et sécurisée. Une bonne plateforme vous permettra d’acheter, de vendre et de stocker vos Bitcoins en toute sécurité. Assurez-vous de choisir une plateforme réputée qui offre également des fonctionnalités avancées telles que des graphiques en temps réel et des outils d’analyse. Une fois que vous avez sélectionné la plateforme de trading crypto, vous devez créer un compte. Cela implique généralement de fournir des informations personnelles et de passer par un processus de vérification d’identité. Après cela, vous pourrez effectuer un dépôt initial pour commencer à trader. Avant de débuter, il est essentiel de développer une stratégie solide. Le trading du Bitcoin peut être volatil, il est donc important d’avoir un plan clair et de définir vos objectifs de profit et de perte. Vous pouvez utiliser des outils d’analyse technique pour identifier les tendances du marché et prendre des décisions éclairées. Lorsque vous êtes prêt à trader, vous pouvez avoir recours aux fonctionnalités de la plateforme de trading crypto pour passer des ordres d’achat ou de vente. Veillez à suivre de près l’évolution du marché et à ajuster vos positions en conséquence.  L’évolution du trading de Bitcoin Les dernières nouvelles concernant le commerce de Bitcoin à Djibouti sont que le gouvernement l’autorise désormais. C’est une bonne nouvelle pour les investisseurs et les commerçants, car cela signifie que le pays s’ouvre de plus en plus à l’idée des monnaies numériques. La décision du gouvernement d’autoriser le trading de Bitcoin intervient après un long processus de consultation avec la Banque centrale du pays. Cette décision est considérée comme un moyen d’encourager davantage d’investissements étrangers dans le pays. On espère également que cette décision contribuera à stimuler l’économie du pays en permettant aux entreprises d’accepter plus facilement les paiements en Bitcoin. Jusqu’à présent, il y a eu une réponse positive aux nouvelles de la communauté djiboutienne. Beaucoup de gens sont enthousiasmés par la perspective de pouvoir échanger légalement des bitcoins dans le pays. Il reste encore un long chemin à parcourir avant que Djibouti ne devienne un acteur majeur dans le monde du trading de Bitcoin. Cependant, la récente décision du gouvernement est un pas dans la bonne direction. Cela fait un moment que nous n’avons pas entendu parler du commerce de Bitcoin à Djibouti. Mais des reportages récents suggèrent que la banque centrale du pays envisage maintenant de réglementer la monnaie numérique. Si vous souhaitez rester au courant des dernières nouvelles sur le trading de Bitcoin à Djibouti, assurez-vous de revenir souvent ici. Nous vous tiendrons au courant de tous les derniers développements. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Derrière les critiques contre le Qatar, un certain racisme… Décidément, il ne fait pas bon être le premier pays arabe à se voir confier l’organisation d’une Coupe du monde de football… La Coupe du Monde au Qatar n’est-elle pas également ostracisée parce que victime de racisme, parfois, par ceux là même qui en Occident, prétendent justement lutter contre lui ? Entre mépris et racisme Retour plus de dix ans en arrière…. Le 2 décembre 2010, le jour où Sepp Blatter a dévoilé l’identité de l’hôte du Mondial 2022, le Qatar est soudain devenu le nouveau centre du monde. Et des jalousies, également. Comment un si petit pays, aussi riche, qui plus est arabe et musulman, pouvait bien se voir confier la responsabilité d’un tel événement ? Sous les critiques des pays occidentaux, estimant au passage que le ballon rond à Doha n’était qu’une greffe soudaine (ce qui est en réalité historiquement faux), on peut aussi voir poindre un certain mépris. On peut même évoquer un véritable racisme à l’égard des pays arabes. Un pays non-occidental serait-il au fond légitime pour organiser une telle compétition sportive de premier plan ? Les audiences et le succès planétaire de cette 22e coupe du monde de football, la plus coûteuse de l’histoire, leur auront en tout cas donné tort… Une Coupe du Monde pour l’histoire Le premier grand rendez-vous sportif à se tenir ainsi dans un pays arabe et musulman aura essuyé bien des critiques ces derniers mois. « il y a des gens qui n’acceptent pas qu’un pays arabe musulman comme le Qatar accueille la Coupe du monde. Ceux-là trouveront n’importe quel prétexte pour nous dénigrer », rappelait d’ailleurs récemment le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar, dans sa sa première interview en Europe, accordée à l’hebdomadaire Le Point. Le symbole ayant son importance, ce Mondial 2022 au Qatar aura en effet été l’occasion de mettre en lumière la culture du Qatar, en espérant que les touristes et visiteurs y viennent et reviennent. Alors que l’Arabie Saoudite puis, plus encore, le Maroc auront écrit l’histoire lors de cette Coupe du Monde 2022, le petit émirat du Moyen-Orient aura grâce à la magie du ballon rond renforcé son rayonnement international. Un bel exploit pour un si petit pays, qui peut ainsi s’imposer sur l’échiquier tant régional que mondial. Désormais puissance émergente du monde arabe, le Qatar compte bien poursuivre sur sa lancée. Quand Pelé jouait à Doha.. en 1973 !Jouer la carte du soft power sportif pour asseoir son image et sa grandeur est tout sauf nouveau. Qui a oublié, d’ailleurs, la qualification du Koweït pour la Coupe du Monde 1982 ? La fédération qatarie de football a vu le jour en 1966, et la ligue nationale organisera sa première saison officielle en 1972… il y a un demi-siècle de cela. Et dès 1973, le FC Santos, et un certain Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, viendront fouler la pelouse de Doha… Moralité : il n’est pire idée reçue que de voir la Coupe du Monde 2022 au Qatar comme une greffe du football en plein désert. #### Des emplois pour une nouvelle génération : reconstruire le marché du travail nigérian après le Covid Le travail est le principal atout des personnes les plus pauvres du monde. Cela signifie que le marché du travail est le principal véhicule par lequel les produits de la croissance économique sont répartis entre les ménages et les individus. Par conséquent, comprendre le marché du travail est crucial pour réaliser l’aspiration du Nigeria à sortir 100 millions de personnes de la pauvreté d’ici 2030, un objectif ambitieux, puisque même avant la crise du COVID-19, environ 4 Nigérians sur 10 vivaient en dessous du seuil de pauvreté national. Fournir suffisamment d’emplois productifs aux jeunes nigérians (le terme « jeunes » désignent les personnes âgées de 15 à 29 ans) et à la croissance démographique présente un défi particulier ; même sans la pandémie, plus de 30 millions de jeunes devraient déjà avoir besoin d’un emploi en 2021. Les emplois informels et précaires dominent le marché du travail nigérian Le chômage, la part de la population active cherchant du travail, mais n’en trouvant pas, n’est pas fortement lié à la pauvreté au Nigeria. En moyenne, les États nigérians ayant des taux de chômage officiels plus élevés ont tendance à avoir des taux de pauvreté plus faibles. Le chômage est également concentré parmi les personnes les plus instruites, qui peuvent se permettre d’être sélectives quant aux emplois qu’elles occupent. Étant donné que la plus grande partie de la pauvreté au Nigéria est une pauvreté « au travail », la question la plus cruciale est de savoir ce que font les Nigérians, et non s’ils travaillent du tout. Voici une vidéo montrant le monde de l’entrepreneuriat pour les jeunes au Nigeria : L’informalité est depuis longtemps répandue sur le marché du travail nigérian. Depuis au moins une décennie, environ 85 % des travailleurs du pays, plus de la moitié de sa population en âge de travailler (« en âge de travailler » fait référence aux personnes âgées de 15 à 64 ans), ont été engagés dans des exploitations familiales ou des ménages non agricoles. Seule une petite partie des personnes en âge de travailler, environ 1 sur 10, était salariée. Cela reflète le fait que la transformation structurelle n’a pas progressé de manière significative au Nigéria, l’économie continuant de dépendre des exportations de pétrole brut. Les jeunes écourtent leurs études pour faire face aux crises récentes Compte tenu du manque de résilience du marché du travail nigérian, des personnes, en particulier des jeunes, ont commencé à travailler à la suite de la récession pétrolière de 2016 et de la crise du COVID. Entre 2015/16 et 2018/19, la part des Nigérians en âge de travailler qui travaillaient est passée de 60,8 % à 67,3 %, tandis que la part des jeunes Nigérians qui travaillaient a encore augmenté, passant de 38,6 % à 50,7 %.  De même, alors que l’emploi plongeait au début de la pandémie (en particulier, la part des principaux répondants des ménages NLPS qui travaillaient a diminué de moitié entre la mi-mars 2020 et avril/mai 2020. Les principaux répondants ne représentent pas l’ensemble de la population en âge de travailler, sur laquelle les informations n’ont été collectées qu’en septembre 2020 et les séries de février 2021 du NLPS, mais ce groupe fournit une impulsion utile pour ce qui s’est passé sur le marché du travail), en février 2021, la part des Nigérians en âge de travailler qui travaillaient était nettement plus élevée que prévu, compte tenu des tendances saisonnières précédentes. #### Des entreprises sud-africaines de cybersécurité que vous devriez connaître La cybersécurité implique l’application d’outils, de gestion et de processus pour protéger les données, les programmes, les réseaux et les systèmes contre les cyberattaques. De nombreux établissements à travers le monde, notamment des écoles, des banques et des hôpitaux, dépendent fortement des services de cybersécurité pour protéger leurs données et se protéger des cyberattaques. Tous ceux qui ont un ordinateur ou un accès à Internet doivent à un moment donné savoir comment se protéger en ligne, d’où le cours accéléré sur la cybersécurité dans vos années de lycée, collège ou université. Ce n’est pas du tout idiot. En 2019, une société de cybersécurité, Kaspersky, a noté que les attaques de logiciels malveillants en Afrique du Sud avaient augmenté de 22 % au premier trimestre de l’année par rapport au premier trimestre de 2018, ce qui se traduit par un peu moins de 577 tentatives d’attaques. Au cours de la même année, l’Afrique du Sud a également connu une augmentation de plus de 100 % de la fraude bancaire, selon un rapport d’Accenture. AVeS Cybersecurity AVeS existe depuis plus de 20 ans et est en partenariat avec certaines des entreprises les plus importantes au monde. La société s’est associée à Discovery pour fournir à ses clients une assurance commerciale, ainsi que leur ensemble de services de cybersécurité. Voici une vidéo en anglais présentant cette entreprise : AVeS aide les organisations de toutes tailles à aligner leurs processus informatiques, leur personnel et leur technologie sur les objectifs commerciaux plus larges de l’organisation. La société travaille également avec Kaspersky Interactive Protection Simulation (KIPS), un outil ludique pour développer de solides compétences en cybersécurité au sein d’une entreprise, à commencer par ses équipes de direction. Le jeu permet aux entreprises de communiquer efficacement à l’aide d’outils en ligne multilingues pour accroître la sensibilisation et améliorer la prise de décision. Obscure Technology Obscure Technology offre la précision nécessaire pour mettre fin aux cyberattaques sur les ordinateurs, les appareils mobiles, les serveurs et dans le cloud partout, en utilisant leur division Cybereason, qui se concentre spécifiquement sur la cybersécurité. Ils offrent un anti-malware et une sécurité des terminaux à leurs clients. Obscure Technology a récemment été nommé distributeur de Tenable, la société Cyber Exposure, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2022. L’accord couvre 26 pays en Afrique. Redshift Cybersecurity Redshift propose une longue liste de services de cybersécurité : tests de pénétration des applications, tests de pénétration des infrastructures, tests de pénétration des mobiles, évaluation de la sécurité du cloud, réponse aux incidents, jeux de guerre, modélisation des menaces pour la défense, formation à la cybersécurité et simulation de cyberattaques. Redshift Cyber Security propose des cours de formation pratiques et personnalisés où les participants ont la possibilité d’exploiter des vulnérabilités réelles dans un environnement pratique et contrôlé. Ils le font en utilisant la technologie avec laquelle votre entreprise travaille pour vous préparer à tout ce qui pourrait vous arriver, et surtout pour vous apprendre ce qui est pertinent pour vous. #### Des faits étonnants sur l’industrie informatique en Tunisie Faisant de l’industrie informatique une destination privilégiée pour les entreprises informatiques étrangères, la Tunisie met activement en œuvre un plan numérique ambitieux pour s’implanter avec des conditions d’investissement privilégiées. C’est une plateforme idéale pour accéder aux marchés voisins comme l’Algérie ou la Libye, ainsi qu’à d’autres marchés d’Afrique ou du Moyen-Orient. Les entreprises étrangères qui ont choisi la Tunisie comme implantation sont majoritairement issues de pays nearshore ou offshore. Elles ont non seulement pu élargir leur rayon d’action, mais aussi renforcer la compétitivité de leurs maisons mères en réduisant leurs coûts d’exploitation. En outre, le nearshoring peut pallier le manque de professionnels de l’informatique tels que les développeurs de logiciels dans le pays d’origine. En travaillant avec des professionnels et des entreprises tunisiennes, les emplois dans le pays d’origine sont renforcés et préservés, tout en faisant de la Tunisie une base arrière. La Tunisie est plus progressiste qu’on ne le pense Le pays a un rôle de pionnier. La Tunisie a été le 1er pays arabe à avoir aboli l’esclavage en 1848, le 1er pays arabe à avoir eu une constitution en 1861, le 1er pays arabe à avoir aboli la polygamie en 1956 et le 1er pays arabe à avoir chassé son dictateur en 2011. Voici les défis rencontrés par les professionnels dans ce domaine : Avec un taux d’alphabétisation scolaire de 96%, la Tunisie est un pays leader en termes de diplômés : 500 000 étudiants pour une population de 10 millions d’habitants, dont 50 000 dans les secteurs des TIC, 60 000 diplômés polyglottes par an (61 % de femmes) dont plus de 20 000 ingénieurs scientifiques.  La Tunisie est l’un des pays africains les plus développés dans le secteur informatique La Tunisie fait figure d’exception en Afrique, dépassant des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya, et même l’Algérie et le Maroc où la population est beaucoup plus nombreuse. Parmi les employés et les candidats potentiels, l’égalité hommes-femmes et sociale est manifestement et astucieusement planifiée, reflétant une répartition hommes/femmes et une répartition par âge impartiale. Les raisons de ce succès sont multiples. La Tunisie a investi dans la formation de ses ingénieurs dans les secteurs public et privé, près de 12 000 jeunes ingénieurs informaticiens sortent chaque année diplômés d’environ 50 établissements (y compris des écoles, des établissements publics et privés de niveau supérieur et des universités). Plus de 2 000 entreprises sont actives dans le secteur informatique En 2017, la Tunisie comptait près de 2 126 entreprises actives dans le secteur informatique, hors centres d’appels. Le secteur emploie en moyenne 11,5 personnes par entreprise et un total de 24 451 personnes, dont 17 603 dans le secteur public. Ces entreprises, qui ne représentaient que 2,1% du total des entreprises, représentent désormais 10,7% du total des entreprises étrangères. En 2016, le chiffre d’affaires de ces sociétés s’élevait à 2113 millions de DT (dinars tunisiens). Cette même année, ils ont exporté 867 millions de dinars, soit près de 41% de leur chiffre d’affaires avec une bonne valeur ajoutée, une bonne résilience et un taux de survie après 5 ans de 75%. Le secteur a un taux de couverture exceptionnel de plus de 340 %.  Le secteur informatique tunisien crée régulièrement des emplois pour les candidats qualifiés. Des sociétés nearshore et offshore s’installent, parmi lesquelles des startups, des PME et des grandes entreprises. #### Des funérailles nationales pour Christian Atsu : hommage au joueur de football ghanéen décédé lors du séisme de Turquie Le 6 février dernier, un puissant tremblement de terre a frappé la Turquie et la Syrie, laissant derrière lui des décombres et des pertes en vies humaines. Parmi les victimes, le joueur de football ghanéen Christian Atsu, qui évoluait dans le club d’Hatay. Ce qu’il faut retenir Le 6 février dernier, un puissant tremblement de terre a frappé la Turquie et la Syrie, laissant derrière lui des décombres et des pertes en vies humaines. Parmi les victimes, le joueur de football ghanéen Christian Atsu, qui évoluait dans le club d’Hatay.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Deux semaines plus tard, son corps a finalement été retrouvé dans les décombres de son immeuble, où il résidait à proximité de l’épicentre. Vendredi dernier, une cérémonie de funérailles d’État a été organisée en son honneur à Accra, la capitale du Ghana, pour rendre hommage à la vie et à l’héritage de l’un des joueurs les plus engagés, les plus dévoués et les plus performants de sa génération. Des funérailles émouvantes présidées par le chef de l’État Les funérailles d’État de Christian Atsu ont été présidées par le chef de l’État Nana Akufo-Addo, en présence de la famille du défunt, de ses anciens coéquipiers, de nombreux fans et de hauts fonctionnaires du gouvernement. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : L’épouse de Christian Atsu, Marie-Claire Rupio, n’a pas pu retenir ses larmes et a dû déléguer la lecture de son discours. Dans son discours, elle a exprimé son amour et sa tristesse pour son défunt mari, soulignant qu’elle l’aimait toujours autant dans la vie que dans la mort. Des témoignages émouvants pour honorer la mémoire de Christian Atsu Au cours de la cérémonie, d’anciens coéquipiers ont porté un t-shirt à l’effigie de Christian Atsu en signe de respect et de reconnaissance pour son héritage. Le ministre ghanéen de la jeunesse et des sports, Mustapha Hamid, a également pris la parole pour exprimer sa tristesse et son soutien à la famille du défunt. Il a souligné que Christian Atsu était l’un des joueurs les plus engagés, les plus dévoués et les plus performants de sa génération et qu’il resterait à jamais dans les mémoires des Ghanéens. Un hommage national pour un joueur exceptionnel Christian Atsu était l’un des joueurs les plus talentueux et les plus appréciés de sa génération. Il avait commencé sa carrière professionnelle en 2009 et avait connu un grand succès en jouant pour des clubs tels que Porto, Chelsea, Everton, Newcastle United et le club national ghanéen. Il avait également remporté la Coupe d’Afrique des Nations avec l’équipe nationale du Ghana en 2015. Son décès soudain a été un choc pour le monde du football et a laissé un grand vide dans la communauté sportive internationale. Des funérailles nationales pour Christian Atsu ont été organisées vendredi dernier à Accra, la capitale du Ghana, en hommage à sa vie et à son héritage. #### Des kits spéciaux distribués au Tchad pour la détection du coronavirus Plus de 500 dirigeants se sont réunis pour la Conférence de Munich sur la sécurité en Allemagne, parmi eux les présidents du Burkina Faso, du Niger et du Tchad pour mener des discussions sur la situation du Sahel. Pourtant, cette année, c’est l’épidémie mondiale de coronavirus qui a pris le devant de la scène. Les derniers chiffres en provenance de Chine, où les infections à COVID-19 ont été signalées pour la première à l’OMS le 31 décembre, démontrent un changement dans la manière dont la Chine diagnostique et signale la maladie.  Ce qu’il faut retenir Plus de 500 dirigeants se sont réunis pour la Conférence de Munich sur la sécurité en Allemagne, parmi eux les présidents du Burkina Faso, du Niger et du Tchad pour mener des discussions sur la situation du Sahel. Pourtant, cette année, c’est l’épidémie. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Tchad : histoire et géopolitiqueActualités Afrique Heureusement, certains pays africains ont pris les devant face à cette situation. C’est d’ailleurs le cas du Tchad, qui a décidé de distribuer des kits de détection du coronavirus. Samedi, le ministre de la Santé publique, Mohamoud Youssouf, a confirmé que des kits de détection seraient distribués à tous les laboratoires mobiles dans le pays.  Des kits obtenus grâce à une collaboration avec l’Allemagne Lors du sommet à Munich, quelques pays africains ont signé des accords avec l’Allemagne afin de combattre le coronavirus. C’est grâce à cela que le Tchad a aussi obtenu ces kits de détections. L’Union africaine et ses partenaires au cours des dernières semaines ont travaillé activement dans la préparation et la réponse à la maladie. Des experts de 16 pays sont tous rentrés chez eux avec de nouvelle formation et des kits pour les tests.  Une réunion d’urgence a eu lieu à Addis Abeba afin de faire face à cette épidémie dévastatrice. Cette réunion avait pour objectif de se préparer et d’anticiper les actions à entreprendre. Ils ont en outre discuté de l’évolution du coronavirus et des moyens à déployer pour réduire les risques.  Des partenariats divers ont été signés Une cellule de crise a été mise en place par le ministère de la Santé publique du Tchad depuis le 23 janvier afin de faire face au coronavirus. D’ailleurs, cette maladie concerne le monde, pas seulement le Tchad. Certes, il n’y a pas encore eu de cas constaté en Afrique, mais les dirigeants sont cependant très inquiets de l’évolution de la situation.  Des conseils techniques ont été demandés à l’OMS par le ministère de la Santé publique tchadien. Des informations sont transmises aux autorités du pays en temps réel. Un comité de gestion du coronavirus a ainsi pu être mis sur pied avec l’aide technique de l’OMS dans le pays.  #### Des réfugiés planifient ensemble une gestion durable des forêts Au Cameroun, les populations migrantes de la République centrafricaine n’ont d’autre choix que de s’éloigner des conflits ou des paysages appauvris en ressources pour survivre. Les réfugiés dans ces situations ont des moyens de subsistance limités, et pour les besoins quotidiens de cuisine et de chauffage, le bois de chauffage est souvent la source d’énergie la plus disponible, tandis que la collecte et la vente de bois de chauffage fournissent également des revenus en espèces. Mais les impacts de la migration de masse sur l’environnement au sens large peuvent être dévastateurs. Étant donné que les réfugiés ne sont pas propriétaires des terres dont ils dépendent pour vivre, des différends peuvent résulter de l’utilisation de ressources naturelles limitées. La collecte de bois de feu entraîne également d’autres impacts, tels que l’érosion et la dégradation des sols, affectant les moyens de subsistance des communautés locales et des réfugiés. Unir nos forces pour la planète Une nouvelle note décrit une approche entreprise par le projet Gouvernance des paysages multifonctionnels durables financé par l’UE pour relever les défis sociaux, environnementaux et économiques résultant de la migration de masse. Une équipe de chercheurs du Centre pour la recherche forestière internationale et l’agroforesterie mondiale (CIFOR-ICRAF) a fourni un appui technique et co-conçu, esquissé et mis en œuvre une stratégie de gestion en partenariat avec une organisation non gouvernementale locale au Cameroun appelée Action pour la Promotion et la CREation (APCRE), qui a de l’expérience dans le développement de pépinières pour promouvoir la restauration des terres ainsi que dans la sensibilisation à la protection de l’environnement et la création de liens entre les communautés locales et les réfugiés. Voici une vidéo présentant un tel projet : Dans le cadre d’une approche intégrée, d’autres partenaires du projet comprenaient des organisations internationales, nationales, régionales et locales telles que le HCR, l’Union européenne, la Fédération luthérienne mondiale et la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH ; et les agences gouvernementales locales et nationales, ainsi que les chefs et les communautés de réfugiés. Pour gérer les efforts de reboisement, plus de 90 000 semis ont été plantés dans des pépinières locales par l’APCRE et les communautés entre 2020 et 2021. Les arbres plantés étaient un mélange d’espèces de combustibles ligneux riches en azote et fertilisantes du sol telles que l’Acacia mangium et les arbres fruitiers (avocatiers, agrumes et noix). ). L’inclusion d’arbres fruitiers contribue à la sécurité alimentaire et aux revenus, tout en incitant les producteurs à prendre soin des arbres plantés dans leurs champs. Planifier ensemble tôt pour réussir L’inclusion précoce d’options d’approvisionnement énergétique et de moyens de subsistance dans un cadre conceptuel « unifié » pour les interventions humanitaires initiales dans les situations de réfugiés permet d’éviter plus facilement les dommages et les impacts à long terme. Les arbres fruitiers mettent en moyenne 5 à 7 ans pour produire des fruits et nécessitent des soins rigoureux pendant les trois premières années après la plantation. Ainsi, l’implication de la communauté et le suivi et la surveillance à long terme étaient des éléments essentiels du projet pour assurer la gestion forestière à long terme et l’adoption de foyers améliorés. Les options développées dans ce projet à Garoua Boulaï visent à contribuer, sur le long terme, à assurer un équilibre social et écologique dans les paysages aux zones forestières vulnérables, à résister à la pression sur les ressources et à contribuer à des chaînes de valeur durables du bois-énergie. #### Des sources d’eau pure jaillissent après le séisme au Maroc : un miracle ou une malédiction ? Le 8 septembre 2023, un séisme de magnitude 7 a secoué le Maroc, faisant près de 3 000 morts et des milliers de blessés. Mais ce drame a aussi provoqué un phénomène géologique étonnant : l’apparition de sources d’eau pure dans la région d’Al Haouz, près de Marrakech. Ces sources sont-elles une bénédiction pour les habitants de cette zone aride ou une menace pour leur avenir ? L’eau, une ressource rare et précieuse dans les montagnes d’Al Haouz La région d’Al Haouz est située dans le Haut Atlas, une chaîne de montagnes qui s’étend sur plus de 2 000 km du sud-ouest au nord-est du Maroc. Le climat y est semi-aride, avec des précipitations irrégulières et faibles. L’eau est donc une ressource rare et précieuse pour les habitants, qui vivent principalement de l’agriculture et de l’élevage. Voici une vidéo parlant de ce séisme : Les sources d’eau sont alimentées par les eaux souterraines, qui s’accumulent dans les roches poreuses et fissurées du sous-sol. Ces eaux proviennent des infiltrations des pluies et des fontes des neiges sur les sommets. Mais avec le réchauffement climatique, les précipitations diminuent et les glaciers reculent, réduisant ainsi le potentiel hydrique de la région. Certaines sources se sont asséchées depuis des années, obligeant les habitants à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau potable ou à creuser des puits. D’autres sources ont vu leur débit diminuer, limitant les possibilités d’irrigation des cultures et des pâturages. Le séisme, un facteur de libération des eaux souterraines Le séisme du 8 septembre a bouleversé la géologie de la région d’Al Haouz. Il a provoqué des fractures et des déplacements des roches, créant ainsi de nouveaux espaces où l’eau souterraine peut circuler et remonter à la surface. C’est ainsi que des sources d’eau pure ont jailli dans plusieurs endroits, comme à Ighil Targ, où un torrent d’eau claire traverse la route reliant Taroudant à Marrakech, à environ 1 500 mètres d’altitude. Ou encore à Imazhirni, où les eaux ont recommencé à se déverser dans l’oued après 20 ans de sècheresse. Selon le professeur Hassan Ibouh, enseignant en géologie structurelle à l’université de Marrakech, il s’agit d’un phénomène naturel qui se produit lors des séismes. Les sources d’eau pure, une opportunité ou un risque pour les habitants ? L’apparition de ces sources d’eau pure pourrait être perçue comme une opportunité pour les habitants de la région d’Al Haouz, qui souffrent du manque d’eau depuis longtemps. Ces sources pourraient leur permettre de satisfaire leurs besoins en eau potable, mais aussi d’améliorer leurs conditions agricoles et économiques. Mais ces sources ne sont pas sans risque. D’une part, elles sont susceptibles de se tarir rapidement si les précipitations ne sont pas suffisantes pour recharger les nappes souterraines. D’autre part, elles peuvent entraîner des changements dans la répartition des terres et des ressources entre les habitants. En effet, le séisme a non seulement fait apparaître de nouvelles sources, mais il en a aussi fermé d’autres. Ce qui peut modifier le contexte socio-économique des habitants, selon le professeur Hassan Ibouh. Les sources d’eau pure, un enjeu de gestion et de préservation Face à ce phénomène géologique inédit, les habitants de la région d’Al Haouz doivent s’adapter et gérer au mieux ces sources d’eau pure. Il s’agit de les exploiter de manière rationnelle et durable, en évitant le gaspillage et la pollution. Il s’agit aussi de les préserver et de les protéger, en respectant les normes sanitaires et environnementales. Il faut notamment éviter que ces sources ne soient contaminées par les eaux usées ou les déchets, qui peuvent être vecteurs de maladies. Enfin, il s’agit de les partager équitablement entre les habitants, en tenant compte des besoins de chacun et en évitant les conflits. Il faut pour cela instaurer des règles de gouvernance et de coopération, impliquant les autorités locales, les associations et les usagers. Les sources d’eau pure apparues après le séisme au Maroc sont à la fois un miracle et une malédiction pour les habitants de la région d’Al Haouz. Elles représentent une chance de survie et de développement, mais aussi un défi de gestion et de préservation. Elles sont le symbole d’une nature généreuse, mais aussi capricieuse. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Des terroristes attaquent des gardes présidentiels à Abuja et tuent huit soldats Des hommes armés ont attaqué vendredi des responsables du 7e bataillon de la garde présidentielle de l’armée nigériane. L’incident, qui s’est produit tard vendredi soir autour du Bwari Area Council d’Abuja, a fait trois blessés parmi les soldats et huit tués. Deux des membres du personnel tués étaient des officiers, dont un capitaine et un lieutenant, tandis que les autres étaient des soldats. Ce qu’il faut retenir Des hommes armés ont attaqué vendredi des responsables du 7e bataillon de la garde présidentielle de l’armée nigériane. L’incident, qui s’est produit tard vendredi soir autour du Bwari Area Council d’Abuja, a fait trois blessés parmi les soldats et huit tués.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Selon une source au sein de l’armée, l’objectif principal des terroristes est d’attaquer la faculté de droit nigériane de Bwari et ils auraient déjà campé dans la région. L’armée nigériane n’a pas encore officiellement réagi à l’attaque. Le porte-parole de l’armée, Onyema Nwachukwu, n’a pas décroché ni renvoyé les appels sur son téléphone. Attaques similaires L’attaque contre la brigade des gardes, dont le devoir est de protéger le président, survient quelques semaines après que des terroristes ont lancé une attaque similaire contre un convoi présidentiel à Dutsinma, dans l’État de Katsina. Le même jour, des terroristes ont envahi la prison de Kuje à Abuja et libéré des centaines de détenus, dont des suspects de Boko Haram. L’attaque de vendredi s’est également produite deux jours avant que les terroristes ne diffusent une vidéo les montrant en train de malmener des personnes enlevées dans le train Abuja-Kaduna. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : L’un des terroristes de la vidéo a menacé que son groupe enlèverait le président Buhari, le gouverneur de l’État de Kaduna Nasiru El-Rufai et d’autres Nigérians éminents et déstabiliserait le pays si leurs demandes n’étaient pas satisfaites. Les terroristes ont également menacé de tuer et de vendre certains des passagers restants du train Abuja-Kaduna sous leur garde. Un message fort au gouvernement Ils ont envoyé un message fort au gouvernement. Ils veulent en effet voir les dirigeants se plier devant leur force. C’est une situation très inquiétante qui peut probablement créer de nombreuses tensions dans le pays. Ceux que vous voyez ici, ils en garderont certains comme esclaves et les vendrons comme leur Imam a dit dans le passé. Tout comme les filles de Chibok qui ont été vendues, ils vendront également celles-ci comme esclaves. Si on ne respecte pas leurs exigences, ils tueront ceux dont ils ont besoin pour tuer et vendront le reste. Par la grâce de Dieu, El-Rufai, Buhari, ils les amèneront ici. Jusqu’à récemment, le FCT jouissait d’une paix relative, par rapport à certains États voisins comme le Niger et Kaduna où des terroristes, localement appelés bandits, opèrent presque quotidiennement. Malgré la détérioration de la situation sécuritaire, le gouvernement Buhari a insisté à plusieurs reprises sur le fait que la sécurité s’était améliorée sous le président. #### Développement de l’infrastructure technologique au Nigeria L’infrastructure technologique joue un rôle crucial dans le développement économique et social d’un pays. Au Nigeria, la digitalisation est en train de devenir un moyen important pour améliorer la vie des citoyens et accroître la compétitivité de l’économie nationale. Cependant, l’infrastructure technologique du Nigeria est encore insuffisante pour répondre aux besoins de la population en termes de connectivité Internet et de capacité numérique. Le gouvernement nigérian s’efforce actuellement de développer l’infrastructure technologique du pays en investissant dans des projets tels que la construction de centres de données, l’amélioration de la connectivité Internet et la promotion de la technologie de pointe. En outre, le secteur privé et les investisseurs étrangers sont encouragés à investir dans l’infrastructure technologique pour accélérer le développement numérique du Nigeria. E-gouvernement : mise en place de systèmes en ligne pour améliorer l’efficacité et la transparence de l’administration publique Le développement de l’e-gouvernement au Nigeria vise à améliorer l’efficacité et la transparence de l’administration publique en utilisant les technologies numériques pour fournir des services en ligne aux citoyens. Cela permettra aux gouvernements locaux et fédéraux d’offrir des services plus rapidement et plus efficacement, tout en réduisant les coûts associés à la prestation de services traditionnels. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Les systèmes en ligne permettent également d’améliorer la transparence de l’administration publique en rendant les informations et les données disponibles pour tous les citoyens. Cela encourage la participation citoyenne en permettant aux citoyens de suivre les politiques et les décisions publiques, de fournir des commentaires et de participer aux processus de prise de décision. En outre, les systèmes en ligne peuvent aider à réduire la corruption en rendant les processus plus transparents et en fournissant une trace en ligne des activités gouvernementales. Économie numérique : soutien aux entreprises technologiques locales L’économie numérique est en train de devenir un moteur important de la croissance économique au Nigeria, offrant de nouvelles opportunités pour les entreprises locales et les entrepreneurs. Le soutien aux entreprises technologiques locales peut stimuler la création d’emplois, l’innovation et la compétitivité économique du pays. Le gouvernement nigérian peut soutenir les entreprises technologiques locales en mettant en place des incitations fiscales et financières pour les investisseurs et les entreprises, en offrant des programmes de formation et d’éducation pour les entrepreneurs technologiques, et en créant des écosystèmes favorables à l’entrepreneuriat. Les entreprises technologiques peuvent également bénéficier de la collaboration avec les universités et les instituts de recherche pour développer de nouvelles technologies et produits. En outre, les partenariats stratégiques avec des entreprises étrangères peuvent aider les entreprises technologiques locales à accéder à des marchés plus vastes et à bénéficier de l’expérience et des connaissances internationales. Éducation en ligne : promotion de l’apprentissage à distance L’éducation en ligne offre de nouvelles opportunités pour les étudiants au Nigeria, en leur permettant d’acquérir des connaissances et des compétences à distance, sans être limités par la localisation géographique ou les contraintes de temps. La promotion de l’apprentissage à distance peut améliorer l’accès à l’éducation pour les étudiants, en particulier pour les populations rurales et les groupes socio-économiques défavorisés. Le gouvernement nigérian peut promouvoir l’apprentissage en ligne en investissant dans la construction d’infrastructures technologiques telles que les centres de données et les réseaux de connectivité Internet, ainsi que par la mise en place de programmes de formation pour les enseignants et les étudiants. #### Développer la technologie mobile en Afrique Il y a eu beaucoup de couverture autour de la prolifération de la 5G aux États-Unis et en Europe, mais en Afrique, les réalités de l’expansion de la technologie mobile présentent des défis très différents.  Craige Fleischer, directeur régional des ventes de Trustronic en Afrique du Sud, relève ces défis au quotidien et, comparé à l’environnement que Jon French, directeur du développement commercial, connaît bien en Europe occidentale, il brosse un tableau fascinant et complexe d’une énorme opportunité pour les entreprises et la croissance économique. Le paysage du marché mobile Selon la GMSA, fin 2019, 244 millions de personnes en Afrique étaient abonnées à un service mobile. Cela semble beaucoup, mais ce n’est en fait que 45 % de la population. Et seulement la moitié d’entre eux ont accès à Internet. Cela laisse plus de 800 millions de personnes qui ne sont pas connectées à Internet aujourd’hui. Voici une vidéo parlant du potentiel de la technologie mobile en Afrique : Il a également été démontré que la connexion à Internet et aux technologies mobiles est un puissant moteur de croissance économique. Les technologies et services mobiles ont contribué à environ 9 % du PIB total de l’Afrique subsaharienne, soit environ 155 milliards de dollars, et environ 3,8 millions de personnes sont impliquées dans l’environnement mobile, directement ou indirectement. Environ 52 milliards de dollars sont investis dans les infrastructures, mais l’adoption de la 4G est encore très faible en Afrique et ce qu’il y a, se trouve principalement dans les zones urbaines. Jusqu’en 2019, seuls 15 % des utilisateurs accédaient réellement à Internet, même s’ils y avaient accès. Financement d’appareils mobiles Pour les opérateurs et les détaillants qui investissent dans l’infrastructure, il est logique de réduire les coûts des téléphones pour accroître l’accès, mais les subventions seules ne sont pas universellement considérées comme la solution. Il y a un élément de risque important. La fraude et le vol sont répandus. Les opérateurs et les réseaux veulent obtenir un retour sur cet investissement de 52 milliards de dollars, et cela signifie s’assurer que les appareils qu’ils subventionnent ne quittent pas le pays auquel ils étaient destinés. Afin d’augmenter l’adoption, les appareils doivent être rendus aussi rentables que possible, mais cela crée un compromis évident entre la technologie et le coût. La qualité de cette première expérience Internet peut faire une grande différence, plus l’expérience est améliorée, plus il y aura d’utilisation et plus elle sera positive. C’est une considération qui n’échappe pas aux grands exploitants. Canaux complexes En Europe occidentale et aux États-Unis, le nombre de canaux de commercialisation est relativement faible et ces canaux sont bien construits et matures. Mais en Afrique, la façon dont vous atteignez réellement le client est un défi en soi, sans parler de fournir un financement à ce client. Un certain nombre de sociétés de financement se lancent dans l’environnement parce qu’elles constatent qu’il génère de multiples avantages économiques. Avec la pénétration des smartphones, l’économie est en croissance et le mode de vie des individus s’améliore, en raison de l’opportunité que leur offre l’internet mobile. #### Développer le commerce africain pour stimuler la croissance et réduire la pauvreté L’Afrique subsaharienne (ASS) est comme le moteur et l’environnement commercial mondial est la voie sur laquelle le continent doit naviguer pour atteindre l’objectif de réduction de la pauvreté et d’amélioration du niveau de vie des 1,2 milliard d’habitants de la région, dont plus de 50 % sont des jeunes.  Pour atteindre ces objectifs, l’Afrique doit faire face à des obstacles en constante évolution, tels que la fragmentation accrue de la production à travers les frontières du monde entier ; la prolifération des accords commerciaux régionaux ; l’essor relatif de l’Asie de l’Est et du Sud en tant que nouvelles frontières économiques ; la révolution numérique et l’essor subséquent des technologies permettant d’économiser du travail ; et, plus récemment, la pandémie mondiale de COVID-19. Évaluer et réorganiser le commerce avec les partenaires traditionnels L’intégration de préférences commerciales unilatérales à d’autres stratégies est essentielle pour le continent. L’Afrique doit en outre renforcer ses relations avec des investisseurs comme l’UE et les États-Unis. En outre, la communauté internationale doit sortir de l’enchevêtrement actuel d’accords commerciaux permettant de renforcer la fragmentation politique et économique. Cela a en effet eu des impacts négatifs sur le développement de la région. Voici une vidéo relatant l’évolution du commerce en Afrique de l’Ouest : L’adoption d’un « contrat avec les quartiers africains » plus rationalisé faciliterait les réseaux de production sous-régionaux, encouragerait les initiatives de coopération sous-régionales et contribuerait à réduire le risque de conflits transfrontaliers en renforçant les liens économiques entre les pays membres. Diversifier stratégiquement le commerce avec l’Asie La classe moyenne croissante de l’Asie et sa demande vorace offrent à l’Afrique une opportunité d’étendre ses échanges avec la région. Les conclusions du livre indiquent que les exportations vers l’Asie ont augmenté la productivité du travail, les salaires et l’intensité du capital en Afrique. En outre, le commerce avec l’Asie n’évince pas les exportations des pays africains vers le reste du monde, ni ne provoque une spécialisation dans les exportations à forte intensité de matières.  Pour approfondir les liens commerciaux, la région doit étendre et utiliser les accords commerciaux, exploiter les initiatives émergentes pour stimuler le commerce Asie-Afrique, faciliter les initiatives de promotion des exportations, évaluer les modes de consommation de la classe moyenne asiatique croissante pour éclairer la diversification des exportations et promouvoir les industries de niche orientées vers le marché d’exportation asiatique. Approfondir l’intégration régionale en Afrique Le succès de l’Afrique subsaharienne sur le marché mondial repose sur l’approfondissement de l’intégration régionale pour augmenter la capacité d’approvisionnement et construire des chaînes de valeur régionales. La mise en place de l’Accord de libre-échange continental africain (AfCFTA) offre des opportunités pour stimuler les échanges commerciaux entre les pays africains, la création d’emploi, le renforcement des secteurs de la production et des exportations… Il offre également une résilience accrue aux chocs mondiaux, favorise l’échange d’un ensemble plus diversifié de biens et contribue à réduire les conflits. Une plus grande intégration régionale est primordiale pour que l’AfCFTA réussisse.  #### Diaspora africaine : où investir en Afrique ? Diaspora africaine : investir avec méthodeLa bonne destination d’investissement n’est pas forcément le pays le plus médiatisé. Pour la diaspora, le meilleur projet est celui qui peut être contrôlé, documenté et suivi à distance.Investir depuis la diaspora peut accélérer un projet familial ou entrepreneurial, mais la distance amplifie les risques : mauvais intermédiaire, titre foncier flou, coûts cachés, pression sociale ou absence de suivi.Les transferts de fonds restent un flux majeur pour plusieurs économies africaines, souvent plus stable que d’autres capitaux privés.L’UNCTAD relève un rebond de l’investissement étranger vers l’Afrique en 2024, signe d’un intérêt réel mais sélectif.Le risque principal pour un particulier n’est pas seulement le marché : c’est la gouvernance du projet à distance.Investir dans son pays d’origine facilite la confiance et la compréhension culturelle, mais peut aussi créer des pressions familiales. Un autre pays peut offrir un meilleur cadre, mais demande plus de vérification juridique.Pays, immobilier, commerce ou agricultureL’immobilier paraît tangible, mais exige des documents solides. Le commerce tourne plus vite, mais demande contrôle de caisse et stock. L’agriculture peut créer de la valeur, mais dépend de la saison, de l’eau, de la main-d’œuvre et de l’accès au marché. Le bon choix dépend du temps de suivi disponible, pas seulement du capital.Un investissement à distance doit fonctionner avec devis écrits, photos géolocalisées, factures, compte bancaire séparé, responsable identifié et points de contrôle. Si personne ne peut expliquer les coûts, les marges et les délais, le projet n’est pas prêt. La confiance familiale ne remplace pas une procédure minimale.Un projet pilote, bien documenté, permet d’apprendre sans immobiliser tout son capital. Avant d’acheter un terrain ou de financer une ferme, il faut prouver la capacité à gérer un budget, un responsable local et des preuves de dépenses.Acheter un terrain sans vérification indépendante.Financer un commerce sans suivi de stock.Mélanger aide familiale et investissement rentable.Gouvernance à distance et erreurs à éviterSur diaspora africaine et investissement, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent.La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide.Investir depuis l’Europe, l’Amérique du Nord ou le Golfe crée un décalage : celui qui finance ne voit pas toujours le terrain. Pour limiter les risques, il faut des règles écrites dès le départ : qui décide, qui dépense, qui valide, qui contrôle et à quel rythme les comptes sont envoyés. Cette organisation évite de transformer un projet économique en tension familiale.Points à vérifier avant d’investir depuis la diasporaLa distance rend le contrôle plus important que l’idée : documents, suivi, gouvernance et preuves doivent être posés dès le début.Un bon investissement de diaspora commence rarement par un gros versement. Il commence par un test, un budget limité, des preuves et une personne locale responsable. Si le projet ne peut pas rendre des comptes sur un petit montant, il ne faut pas lui confier un montant plus important.Beaucoup de projets échouent parce que les rôles sont implicites. Un accord écrit, même simple, permet de préciser qui possède quoi, qui est payé, qui rend compte et comment sortir du projet. Cette clarté protège l’argent, mais aussi les relations familiales et amicales.À lire aussiInvestir en Côte d’Ivoire depuis la France : secteurs et risquesImmobilier, business, agriculture : où la diaspora investit-elle ?SourcesUNCTAD, World Investment Report 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. Voir aussi : Guide investissement par pays — Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays FAQOù investir en Afrique quand on vit dans la diaspora ?Le meilleur choix dépend du pays, du réseau local, du cadre juridique et de la capacité à suivre le projet à distance.Quel est le premier risque à maîtriser ?La gouvernance du projet : qui décide, qui dépense, qui contrôle et comment les preuves sont transmises.Pourquoi commencer par un petit test ?Un test limite le risque et révèle rapidement si l’intermédiaire, le marché et le suivi sont fiables. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Diaspora africaine en France : emploi et mobilité professionnelle De l’usine à la startup : comment la diaspora africaine réinvente son parcours professionnel en France En 2026, plus de 1,5 million de ressortissants africains résident en France, porteurs d’histoires migratoires, de diplômes parfois non reconnus, de compétences souvent sous-évaluées — et pourtant d’une résilience professionnelle remarquable. La diaspora africaine en France ne forme pas un bloc homogène : elle regroupe des ingénieurs maliens embauchés dans des cabinets parisiens, des infirmières sénégalaises piliers du système hospitalier public, des entrepreneurs ivoiriens à la tête de PME en plein essor, et des livreurs camerounais pris dans les filets de l’économie de plateforme. Dresser une cartographie honnête de ces professions et secteurs d’emploi exige de croiser les données statistiques avec les réalités vécues. Une présence structurelle dans l’économie française Contrairement à une idée reçue tenace, la diaspora africaine en France n’occupe pas exclusivement des emplois peu qualifiés. Les données de l’INSEE et de l’OCDE, actualisées pour 2026, révèlent une distribution sectorielle beaucoup plus nuancée. Certes, la surreprésentation dans certains métiers dits « essentiels » demeure une réalité statistique. Mais elle coexiste avec une montée en puissance visible dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la technologie et de l’entrepreneuriat. Les grandes tendances font apparaître cinq secteurs dominants pour la diaspora africaine france professions emploi : Santé et action sociale : infirmiers, aides-soignants, médecins, travailleurs sociaux — ce secteur concentre à lui seul près de 18 % des actifs d’origine subsaharienne en France. BTP et industrie manufacturière : historiquement le premier employeur de la première génération d’immigrés africains, ce secteur reste significatif, notamment pour les communautés malienne, sénégalaise et marocaine. Commerce, transport et logistique : la prolifération des plateformes numériques (Uber Eats, Deliveroo, Amazon Flex) a massivement intégré des travailleurs africains dans des emplois précaires mais visibles. Services aux entreprises et finance : avec l’arrivée de nouvelles générations diplômées, on observe une percée dans les cabinets de conseil, les banques et les assurances. Éducation et recherche : enseignants, chercheurs et formateurs africains ou d’origine africaine contribuent activement à l’université française, particulièrement dans les filières scientifiques et les études africaines. Zoom sur la diaspora sénégalaise : un cas d’école de diversification Parmi les communautés les plus étudiées, les secteurs de travail de la diaspora sénégalaise en France illustrent parfaitement cette double dynamique de persistance et de transformation. Estimée à plus de 120 000 personnes en 2026 (en comptant les binationaux), la communauté sénégalaise de France a longtemps été associée au commerce ambulant, au textile et au bâtiment. Aujourd’hui, le profil a profondément évolué. On recense une forte proportion de diplômés du supérieur parmi les arrivées récentes : étudiants en master et doctorat qui restent après leurs études, ingénieurs recrutés par des entreprises du CAC 40, ou encore juristes spécialisés en droit des affaires internationales. Parallèlement, un tissu entrepreneurial dense s’est structuré, notamment dans la restauration africaine, le transfert d’argent, les agences de voyage et plus récemment dans les fintechs orientées vers l’Afrique. Ce dualisme — entre précarité persistante pour une partie de la communauté et ascension sociale réelle pour une autre — est précisément au cœur des enjeux de mobilité professionnelle des migrants africains en France. Mobilité socioprofessionnelle : quels obstacles, quelles trajectoires ? Les freins structurels à la mobilité La mobilité professionnelle des migrants afrique france se heurte à plusieurs obstacles bien documentés. Le premier est la non-reconnaissance des diplômes étrangers, qui contraint nombre de médecins, architectes ou ingénieurs africains à accepter des postes en deçà de leurs qualifications. En 2026, malgré les réformes successives du système ENIC-NARIC, les délais de traitement et les équivalences partielles continuent de pénaliser les parcours. Le second frein est celui des discriminations à l’embauche. Les études de testing conduites par le Défenseur des droits confirment qu’à CV équivalent, un candidat portant un nom à consonance africaine reçoit significativement moins de réponses positives que son homologue au nom d’origine européenne. Ce plafond de verre invisible pèse sur les trajectoires, même pour les diplômés de grandes écoles. Enfin, le réseau professionnel — capital social crucial dans le monde du travail français — reste inégalement accessible. Les cercles fermés des grandes écoles, les clubs d’alumni et les réseaux informels de cooptation reproduisent des dynamiques d’exclusion que les candidats issus de la diaspora doivent apprendre à contourner. Les leviers d’ascension : formation, entrepreneuriat, réseaux diasporiques Face à ces obstacles, des stratégies d’adaptation et de contournement ont émergé. La formation continue est l’un des premiers leviers : des associations comme AFRIC’IMPACT, des incubateurs comme Africa4Tech ou des programmes universitaires dédiés permettent à des professionnels en reconversion de monter en compétences et de valider de nouveaux titres reconnus. L’entrepreneuriat constitue une autre voie d’émancipation majeure pour la diaspora africaine entreprises créateurs france. En 2026, on estime à plus de 80 000 le nombre d’entreprises créées ou codirigeées par des entrepreneurs d’origine africaine sur le territoire français. Ces structures couvrent un spectre très large : de la TPE locale aux scale-ups à ambition panafricaine. Des noms comme Djamo, Yoco ou des fintechs franco-africaines installées à Paris témoignent d’une nouvelle génération d’entrepreneurs qui regardent simultanément vers la France et vers le continent. Les réseaux de la diaspora jouent également un rôle croissant. Des organisations comme le Club Efficience, Africa CEO Forum Paris, ou des plateformes comme AfricaLink facilitent les mises en relation, le mentoring et l’accès à des investisseurs sensibles aux projets liés à l’Afrique. Ces écosystèmes constituent de véritables accélérateurs de carrière pour les professionnels africains en France. Vers une reconnaissance du rôle économique de la diaspora En 2026, les transferts de fonds de la diaspora africaine depuis la France vers le continent dépassent les 10 milliards d’euros annuels — un chiffre qui dépasse largement l’aide publique au développement française vers l’Afrique. Ce flux financier est directement conditionné par les capacités d’insertion et de mobilité professionnelle des membres de la diaspora en France. Reconnaître la contribution économique de la diaspora africaine, c’est donc aussi investir dans sa mobilité ascendante : reconnaissance des diplômes accélérée, mentorat institutionnalisé, lutte effective contre les discriminations à l’embauche, accès facilité au crédit pour les entrepreneurs. Ce sont là des politiques publiques à l’intersection de l’intégration, du développement et de la compétitivité économique française. La cartographie des professions et emplois de la diaspora africaine en France n’est pas qu’un exercice académique. C’est le miroir d’une société en mouvement, qui doit encore apprendre à valoriser pleinement les talents qu’elle accueille. FAQ — Questions fréquentes sur la diaspora africaine et l’emploi en France Quels sont les secteurs qui emploient le plus de personnes issues de la diaspora africaine en France en 2026 ? Les principaux secteurs sont la santé et l’action sociale, le bâtiment et les travaux publics, le commerce et la logistique, les services aux entreprises et l’éducation. La répartition varie selon les origines nationales et les générations migratoires. La diaspora sénégalaise en France travaille-t-elle principalement dans quels domaines ? Historiquement présente dans le commerce et le BTP, la diaspora sénégalaise en France s’est fortement diversifiée. On trouve désormais une proportion croissante de diplômés dans les secteurs de la finance, du droit, de la technologie et de l’entrepreneuriat, notamment dans les fintechs orientées vers l’Afrique de l’Ouest. Quels sont les principaux obstacles à la mobilité professionnelle des migrants africains en France ? Les trois principaux freins identifiés sont la non-reconnaissance des diplômes étrangers, les discriminations à l’embauche documentées par des études de testing, et l’accès inégal aux réseaux professionnels informels qui structurent une large part du marché du travail français. Combien d’entreprises sont créées par des entrepreneurs africains en France ? En 2026, on estime à plus de 80 000 le nombre d’entreprises créées ou codirigées par des entrepreneurs d’origine africaine en France. Ces structures vont de la très petite entreprise locale aux start-ups à ambition panafricaine, notamment dans les secteurs de la fintech, de la restauration et du commerce international. Quel est le lien entre insertion professionnelle de la diaspora et développement de l’Afrique ? Le lien est direct et massif. Les transferts de fonds envoyés par la diaspora africaine depuis la France vers le continent dépassent 10 milliards d’euros par an en 2026. Ces envois, conditionnés par la stabilité et la qualité de l’emploi en France, financent l’éducation, la santé et l’entrepreneuriat dans les pays d’origine, faisant de la diaspora un acteur clé du développement africain. À lire aussi culture africaine leadership entreprise management À lire aussi algérien visa schengen afrique du sud À lire aussi formation numérique afrique francophone OIF #### Différence entre les bonus sur dépôt et les bonus sans dépôt Tout le monde aime les cadeaux, qu’ils soient en espèces ou d’autres types de bonus. Le secteur des casinos en ligne a beaucoup de concurrence en son sein. Chaque casino veut attirer des clients avec sa stratégie. Mais les sites de casino propose la meilleure offre pour les débutants et ceux qui ne veulent pas dépenser beaucoup d’argent pour jouer. Pour attirer les clients, les casinos en ligne récompensent les joueurs avec des bonus de bienvenue. Vous devez vous inscrire pour profiter du bonus qui vous a été offert.  C’est un moyen efficace d’attirer des clients et a été utilisé dans de nombreuses industries. Il existe deux bonus de bienvenue majeurs au casino, le bonus de dépôt et le bonus sans dépôt. Selon le casino auprès duquel vous vous inscrivez, l’un d’entre eux vous sera probablement proposé à la fin de votre inscription. La plupart des casinos proposent généralement les deux. Bonus avec dépôt Un bonus de dépôt est un type de récompense qu’un casino en ligne offre à un nouveau client pour le premier dépôt effectué sur son compte. Dans la plupart des cas, un bonus de dépôt est donné en pourcentage de l’argent réel que le joueur a déposé. Par exemple, le casino peut offrir un bonus de casino de 300 % à un nouvel utilisateur lors de son premier dépôt. Cela signifie que si ce nouvel utilisateur entre 100 euros, il obtient 300 euros supplémentaires. Cela fait 400 euros pour cet utilisateur. Tous les casinos en ligne n’offrent pas ce pourcentage de bonus, mais beaucoup le font. Si vous recherchez de l’argent supplémentaire pour parier ou jouer, vous devriez le rechercher. Voici les meilleurs bonus de bienvenue au casino : https://www.youtube.com/watch?v=1QZW-guwPew Par rapport au bonus sans dépôt, un nouvel utilisateur, compte tenu de l’offre de dépôt, peut faire ce qu’il veut faire au casino en ligne. Ils peuvent explorer chaque aspect du casino avec leurs points bonus. Ils participent à des jeux avec croupier en direct, à des jeux spécialisés, au keno et bien plus encore. Il dure plus longtemps et peut être retiré après avoir satisfait aux exigences du casino au moment du retrait. Bonus sans dépôt Un bonus sans dépôt est une récompense offerte aux personnes qui s’inscrivent aux casinos en ligne pour des points ou des tours gratuits (cela peut probablement s’arrêter là). Ce bonus permet aux joueurs d’essayer les jeux du casino avant de décider de miser ou non leur argent réel. Les joueurs reçoivent un bonus sans dépôt après avoir terminé leur inscription. Certains casinos peuvent vous demander de saisir un code promotionnel ou d’utiliser un lien unique pour recevoir le bonus. De nombreux casinos utilisent cette méthode, qui s’est avérée efficace pour attirer les clients. Vous pouvez gagner de l’argent en jouant à des jeux avec un bonus sans dépôt, mais il y a des termes et conditions que vous devez respecter. Ces conditions sont strictes et peuvent très probablement vous laisser peu d’argent à retirer. Il y a généralement une exigence de mise élevée et un retrait maximum faible. Ce sont quelques-uns, parmi d’autres. #### Différentes façons de gagner de l’argent en ligne au Nigeria Peut-être souhaitez-vous créer un flux de revenus distinct pour payer quelques factures, ou cherchez-vous simplement un moyen de gagner de l’argent supplémentaire pendant votre temps libre ? Quel que soit votre objectif, il existe une tonne de façons légitimes de gagner de l’argent en ligne. Ce qu’il faut retenir Peut-être souhaitez-vous créer un flux de revenus distinct pour payer quelques factures, ou cherchez-vous simplement un moyen de gagner de l’argent supplémentaire pendant votre temps libre ? Quel que soit votre objectif, il existe une tonne de façons légitimes. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaActualités Afrique Répondre à des sondages en ligne et partager ses commentaires Les spécialistes du marketing et les chercheurs sont toujours à la recherche de personnes pour répondre à leurs questions. Beaucoup d’entre eux paieront pour votre opinion. C’est rapide, facile et vous n’avez pas besoin d’être un expert pour gagner de l’argent. Voici quelques idées en vidéo : De plus, vous n’êtes généralement pas lié à des engagements urgents, vous pouvez donc répondre aux sondages pendant votre temps libre et aussi souvent que vous le souhaitez. Être payé pour effectuer des tâches en ligne Vous pouvez être payé pour répondre à des sondages, partager des commentaires sur le contenu et essayer des produits pendant votre temps libre.  L’objectif pour le chercheur est d’avoir un aperçu du comportement de son public cible. Donc, tout ce que vous avez à faire est de prendre du temps et de répondre honnêtement. Relecture en ligne Si vous êtes minutieux et que vous aimez lire, la relecture est peut-être faite pour vous.  Les blogueurs et les publications sont constamment à la recherche de relecteurs indépendants pour réviser leurs messages à la recherche de fautes de grammaire et d’orthographe, afin que vous puissiez gagner un revenu décent en faisant cela pendant votre temps libre. Donner son avis sur les produits Aimez-vous tester de nouveaux produits technologiques ? Alors, cela pourrait être pour vous ! Il y a des entreprises qui n’attendent que de vous envoyer leurs produits pour tester et partager vos commentaires.  C’est un excellent moyen pour eux d’avoir un aperçu de la réaction de leur consommateur cible à leurs produits et une manière douce pour vous de gagner de l’argent supplémentaire. Travail de transcription en ligne Un autre domaine qui gagne en popularité en ligne est le travail de transcription. Les créateurs de vidéos et de podcasts externalisent constamment le travail de transcription nécessaire pour rendre leurs productions plus accessibles. Si vous êtes soucieux des détails, que vous savez taper et écouter, vous pouvez être payé pour la transcription en ligne. Chacune de ces options peut remplir votre compte. Mais, pour une stratégie de revenu mieux équilibrée, envisagez de les associer à un autre flux de revenus, votre propre entreprise ou un emploi salarié, et un revenu passif grâce à l’investissement. #### Diplômes numériques en Afrique francophone : reconnaissance et emploi Quand un diplôme numérique vaut autant qu’un parchemin : l’Afrique francophone à la croisée des chemins Au Sénégal, un jeune développeur obtient une certification en cybersécurité délivrée par une plateforme basée à Dakar. Au Mali, une infirmière valide un module de formation continue en ligne. Au Cameroun, un comptable actualisise ses compétences via un MOOC accrédité. Pourtant, lorsque ces trois professionnels tentent de faire valoir leurs acquis auprès d’un employeur dans un autre pays de la CEDEAO ou de la CEMAC, le même mur se dresse : le diplôme numérique n’est pas reconnu. En 2026, cette réalité demeure l’un des plus grands freins à la mobilité professionnelle et à l’intégration régionale en Afrique subsaharienne. Mais les choses bougent — et plus vite qu’on ne le croit. L’essor des certifications numériques sur le continent africain L’Afrique francophone connaît depuis quelques années une véritable explosion des formations en ligne. Portées par l’amélioration progressive de la connectivité, la démocratisation des smartphones et l’émergence de plateformes éducatives locales comme Jokkolabs Academy, AfriLearning ou encore Orange Digital Center, les certifications numériques se multiplient à un rythme sans précédent. Selon les estimations du consortium AfricEdTech, plus de 4,2 millions de certificats numériques ont été délivrés en Afrique francophone entre 2023 et 2025, dans des domaines aussi variés que l’informatique, la gestion de projet, la santé communautaire ou l’agroalimentaire. Ce chiffre devrait doubler d’ici à 2028, portée par les politiques nationales de formation professionnelle et les initiatives panafricaines. Pourtant, ce dynamisme se heurte à une réalité structurelle persistante : l’absence d’un cadre harmonisé de reconnaissance transfrontalière pour ces diplômes numériques en Afrique francophone. Le problème de l’homologation : Mali, Sénégal, Cameroun dans le viseur Des systèmes nationaux encore cloisonnés L’homologation des diplômes est, dans la plupart des pays francophones d’Afrique, une prérogative strictement nationale. Au Mali, c’est le ministère de l’Enseignement Supérieur qui gère les accréditations via la Direction Nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (DNESRS). Au Sénégal, le processus passe par la Commission d’Équivalence des Diplômes. Au Cameroun, le ministère des Enseignements Secondaires et celui de l’Enseignement Supérieur interviennent selon le niveau visé. Ces administrations, souvent sous-dotées en ressources humaines et technologiques, peinent à traiter les dossiers liés aux certifications numériques, un format qu’elles n’ont pas été conçues pour évaluer. La question de l’homologation des diplômes au Mali, au Sénégal et au Cameroun est d’autant plus complexe que les critères d’évaluation diffèrent d’un pays à l’autre : nombre d’heures de formation, nature des examens, accréditation de l’organisme émetteur… Les risques de la certification non régulée L’absence de cadre réglementaire clair ouvre également la porte à des dérives. Des organismes peu scrupuleux profitent du vide juridique pour vendre des certifications sans valeur réelle, aggravant la méfiance des employeurs et des administrations envers les diplômes numériques. En 2026, plusieurs États francophones d’Afrique ont engagé des procédures judiciaires contre des plateformes frauduleuses opérant depuis l’étranger — un signal fort que la régulation est désormais une priorité politique. La blockchain au service de la reconnaissance des diplômes Une technologie au service de la confiance C’est dans ce contexte qu’émerge avec force la certification blockchain en Afrique pour la formation professionnelle. En inscrivant les données d’un diplôme sur un registre décentralisé et infalsifiable, la technologie blockchain offre une réponse concrète aux problèmes d’authenticité et de traçabilité des certifications numériques. Des initiatives pionnières comme Accredify Africa, lancée en partenariat avec l’Union Africaine en 2024, ou le projet EduChain Francophone porté par un consortium d’universités d’Abidjan, Dakar et Yaoundé, permettent désormais à un employeur de vérifier l’authenticité d’un diplôme en quelques secondes, depuis n’importe quel pays du continent. Le principe est simple : chaque certificat se voit attribuer un identifiant unique enregistré sur la blockchain. Employeurs, institutions et administrations peuvent scanner un QR code ou entrer un numéro de certificat pour accéder instantanément aux informations vérifiées : identité du titulaire, organisme émetteur, date de délivrance, contenu de la formation. Les limites de la blockchain sans cadre légal Si la technologie est prometteuse, elle ne résout pas à elle seule la question juridique. Une certification sur blockchain n’a de valeur légale que si l’organisme émetteur est lui-même reconnu par les autorités compétentes. C’est pourquoi les experts appellent à une double approche : modernisation technologique ET harmonisation réglementaire régionale. Vers une reconnaissance transfrontalière : les chantiers en cours en 2026 L’UEMOA et la CEMAC comme leviers d’intégration En 2026, deux dynamiques institutionnelles majeures sont à l’œuvre. Au sein de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine), un projet de cadre régional de qualifications professionnelles — inspiré du modèle européen EQF — est en cours de finalisation. Il vise à établir une grille de niveaux communs permettant la comparaison et la reconnaissance mutuelle des certifications, qu’elles soient numériques ou classiques. Du côté de la CEMAC, un groupe de travail spécialisé sur la transformation numérique de l’éducation a remis ses recommandations en janvier 2026, préconisant notamment la création d’un registre régional des organismes de formation accrédités, accessible en ligne et mis à jour en temps réel. Le rôle de l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi (ANPE) et ses équivalents Dans plusieurs pays, les agences nationales pour l’emploi commencent également à jouer un rôle actif dans la reconnaissance des certifications numériques à des fins d’employabilité. Au Sénégal, l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes) a intégré depuis 2025 une liste de certifications numériques reconnues dans son référentiel de compétences, facilitant l’accès aux offres d’emploi pour les détenteurs de ces titres. Employabilité des diplômes numériques : ce que disent les employeurs africains La question de l’employabilité des diplômes numériques en Afrique subsaharienne est au cœur des préoccupations des recruteurs. Selon une enquête menée par le cabinet Deloitte Afrique en 2025 auprès de 350 entreprises opérant dans la zone francophone, 67 % des DRH interrogés déclarent prendre en compte les certifications numériques dans leurs processus de recrutement, contre seulement 38 % en 2021. Mais cette évolution cache des disparités importantes : Les grandes entreprises et les multinationales sont bien plus ouvertes aux certifications numériques, en particulier celles délivrées par des acteurs internationaux reconnus (Google, Microsoft, Coursera, etc.). Les PME locales restent majoritairement attachées aux diplômes classiques délivrés par des universités publiques. Le secteur public est le plus conservateur : dans la plupart des États francophones, les concours administratifs exigent encore des diplômes physiques dûment légalisés. Ce décalage entre le dynamisme du secteur privé et la rigidité du secteur public constitue l’un des principaux obstacles à une pleine valorisation des certifications numériques sur le marché du travail africain. Recommandations pour une politique cohérente de certification numérique Pour que les diplômes numériques jouent pleinement leur rôle dans le développement des compétences et l’intégration régionale, plusieurs mesures s’imposent : Créer un cadre régional de qualifications commun à l’espace UEMOA-CEMAC, sur le modèle du Cadre Européen des Certifications. Imposer l’accréditation préalable des organismes de formation délivrant des certifications numériques, via une procédure harmonisée et transparente. Adopter la blockchain comme standard technique de délivrance et de vérification des diplômes au niveau régional. Sensibiliser les employeurs publics et privés à la valeur des certifications numériques, via des campagnes de communication et des partenariats avec les chambres de commerce. Intégrer les certifications numériques reconnues dans les concours de la fonction publique, au même titre que les diplômes traditionnels. FAQ — Certifications et diplômes numériques en Afrique francophone Un diplôme numérique obtenu en ligne est-il reconnu officiellement en Afrique francophone ? Cela dépend du pays et de l’organisme émetteur. En 2026, la reconnaissance officielle reste inégale selon les États. Au Sénégal et au Cameroun, certaines certifications numériques sont intégrées aux référentiels de compétences nationaux, mais une homologation formelle auprès des ministères compétents reste souvent nécessaire pour accéder aux concours publics. La blockchain garantit-elle la valeur légale d’un diplôme numérique ? Non, pas automatiquement. La blockchain garantit l’authenticité et l’infalsifiabilité du document, mais la valeur légale dépend de la reconnaissance de l’organisme émetteur par les autorités nationales ou régionales compétentes. Les deux dimensions — technique et réglementaire — doivent aller de pair. Comment faire reconnaître mon diplôme numérique dans un autre pays d’Afrique francophone ? Actuellement, la procédure varie selon les pays. Il est conseillé de : (1) s’adresser à la commission d’équivalence des diplômes du pays cible, (2) fournir une attestation officielle de l’organisme émetteur, (3) s’appuyer sur les accords bilatéraux existants entre États membres de l’UEMOA ou de la CEMAC. L’adoption du futur cadre régional de qualifications simplifiera considérablement cette démarche. Les employeurs africains font-ils confiance aux certifications numériques ? De plus en plus, surtout dans le secteur privé et les entreprises à dimension internationale. La confiance augmente lorsque la certification émane d’un organisme connu, vérifiable et accrédité. Les certifications délivrées via blockchain tendent à rassurer davantage les recruteurs, car elles sont instantanément vérifiables. Quelles sont les meilleures certifications numériques reconnues en Afrique subsaharienne en 2026 ? Parmi les plus valorisées figurent les certifications délivrées par Google (Digital Skills for Africa), Microsoft (Azure, Office 365), Cisco (CCNA), mais aussi des acteurs panafricains comme AfriLearning, Orange Digital Center ou les certifications issues des universités virtuelles africaines (UVA). Les certifications en cybersécurité, data science, gestion de projet et entrepreneuriat numérique sont particulièrement prisées par les employeurs. À lire aussi formation numérique en Afrique francophone professionnels numériques et mobilité emploi et reconnaissance professionnelle opportunités d’emploi en Afrique #### Discovery a publié ses premières données concernant la variante Omicron en Afrique du Sud Discovery Health, le plus grand administrateur d’assurance maladie privée d’Afrique du Sud, a publié ses premières données sur la variante Omicron et son impact précoce sur le pays. Lors d’une présentation mardi (14 décembre), le groupe a noté que ses données provenaient des trois premières semaines de la vague provoquée par Omicron en Afrique du Sud. Par conséquent, les informations doivent être considérées comme préliminaires, car elles peuvent changer au fur et à mesure que la vague progresse. Discovery a déclaré que divers facteurs, tels que le taux élevé d’anticorps Covid-19 dans l’ensemble de la population sud-africaine, devraient également être pris en considération. La superbe surveillance génétique du réseau de surveillance génomique en Afrique du Sud a permis d’identifier que l’infection à Omicron représente plus de 90 % des nouvelles infections en Afrique du Sud et a remplacé la variante Delta autrefois dominante. L’efficacité du vaccin est réduite, mais reste la meilleure ligne de défense Les données montrent que la vaccination Pfizer-BioNTech à deux doses offre une protection significative contre l’hospitalisation chez les personnes atteintes d’une infection à variante Omicron. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Les recherches de Discovery Health sur l’efficacité de la vaccination Pfizer-BioNTech à deux doses dans la prévention des maladies graves et des hospitalisations à la suite d’une infection par le variant Omicron ont été menées par l’équipe actuarielle de Discovery Health en collaboration avec des scientifiques de premier plan du South African Medical Research Council. Le résultat montre que les individus vaccinés qui ont reçu deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech avaient une protection de 33 % contre l’infection, par rapport aux non vaccinés, au cours des premières semaines de la quatrième vague sud-africaine dirigée par Omicron. Le risque de réinfection Omicron est significativement plus élevé À chaque vague successive d’infection au Covid-19 en Afrique du Sud, nous avons étudié la durabilité de l’immunité suite à l’infection précédente au Covid-19 – en d’autres termes, le risque de réinfection. Dans l’ensemble, le risque de réinfection a augmenté au fil du temps, Omicron entraînant des taux de réinfection nettement plus élevés que les variantes précédentes. Les personnes infectées par Covid-19 lors de la troisième vague (Delta) d’Afrique du Sud sont confrontées à un risque relatif de 40 % de réinfection par Omicron. Les personnes infectées par Covid-19 lors de la deuxième vague (bêta) d’Afrique du Sud sont confrontées à un risque relatif de 60 % de réinfection par Omicron. Un impact plus important sur les enfants Nonobstant le fait que les enfants continuent de présenter une très faible incidence de complications graves après Covid-19, les données de Discovery Health indiquent que les enfants de moins de 18 ans ont un risque d’admission 20 % plus élevé pour des complications de Covid-19 lorsqu’ils sont infectés par Omicron. Ce sont des données précoces et nécessitent un suivi attentif. Cependant, cette tendance correspond à l’avertissement de l’Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD) ces derniers jours selon lequel, au cours de la troisième vague d’infection en Afrique du Sud, ils avaient constaté une augmentation des admissions pédiatriques et maintenant, dans la quatrième vague, ils constatent une augmentation similaire des admissions pour les enfants de moins de cinq ans. #### Djihadistes du Sahel : l’Afrique de l’Ouest face à a police de son triangle de la terreur Avec le retrait des troupes du Tchad et la réduction imminente des effectifs français de la vaste région sahélienne de l’Afrique de l’Ouest, où les groupes djihadistes continuent de mener attaque après attaque, ciblant les civils et les soldats sans discrimination, de nouvelles tactiques antiterroristes sont en cours. Ce qu’il faut retenir Avec le retrait des troupes du Tchad et la réduction imminente des effectifs français de la vaste région sahélienne de l’Afrique de l’Ouest, où les groupes djihadistes continuent de mener attaque après attaque, ciblant les civils et les soldats sans. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Les ministres de la Défense des pays du G5 Sahel, Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger, prévoient davantage d’opérations militaires conjointes et un plus grand engagement « cœur et esprit ». Celui-ci ciblera les communautés paysannes et éleveurs de la « région des trois frontières », où convergent le Burkina, le Niger et le Mali et où l’activité militante est la plus intense. En finalisant la nouvelle approche lors des pourparlers sur la défense cette semaine dans la capitale nigérienne Niamey, les pays du G5 prennent la tête stratégique. Le soutien de la France Le président français Emmanuel Macron a annoncé son soutien dans la région. D’ailleurs, la France a décidé d’augmenter le nombre de soldats dans cette région. Voici une vidéo en anglais parlant de la situation dans cette région : Dans l’immédiat, le Niger, le Mali et le Burkina ont dû tenir compte de la décision brutale du Tchad en août de réduire ses effectifs dans la région des trois frontières de 1 200 hommes à seulement 600. Le régime de transition tchadien en place depuis la mort du président Idriss Déby en avril a décidé qu’il devait rapatrier la moitié du contingent pour faire face aux menaces locales à la sécurité. La situation dans la région Mais en fait les troupes tchadiennes qui viennent de se retirer étaient en grande partie équipées d’artillerie lourde et de véhicules blindés à chenilles, un matériel impressionnant mais peu adapté au conflit très mobile dans le Sahel central, où la saison humide de juin-septembre rend de nombreuses zones impraticables. Le contingent n’a été envoyé dans le centre du Sahel qu’en février par feu le président Déby. La France l’a pressé à plusieurs reprises de contribuer à la force conjointe du G5 Sahel, un accord en vertu duquel les forces des États membres collaborent et opèrent au-delà des frontières dans la lutte contre les groupes djihadistes. Le déploiement tchadien était initialement prévu pour l’année dernière, mais a ensuite été retardé pendant que Déby concentrait ses tirs plus près de chez lui, combattant Boko Haram. Une fois cette offensive terminée, il était heureux de jouer le rôle d’allié d’urgence précieux, une position qui a renforcé son profil régional et gagné la bonne volonté à Paris, lui épargnant les pressions françaises manifestes sur son régime autoritaire à la maison. Mais au moment où les unités blindées tchadiennes ont finalement atteint la région des trois frontières, les besoins tactiques de la lutte là-bas étaient déjà en train de changer. #### Dossier : Comment débuter en freelance au Maroc Si vous souhaitez définir vos propres heures de travail et avoir un bien ou un service que vous pouvez fournir à d’autres, vous devriez envisager de travailler à la pige. De nombreux secteurs ont des options de pigiste, vous pouvez donc probablement travailler dans un domaine que vous connaissez déjà. Se lancer en tant que pigiste peut prendre du temps pour constituer un portefeuille et une base de clients. Dans cet article, nous expliquerons ce qu’est le freelance, comment démarrer une entreprise indépendante et décrire certaines options de freelance. Qu’est-ce que le freelance? Le travail indépendant est une forme de travail indépendant dans laquelle une personne offre ses services ou ses biens à d’autres, généralement sur une base contractuelle. Les pigistes peuvent travailler avec des entreprises ou des particuliers et peuvent avoir plusieurs contrats en même temps. Ils ont généralement un prix fixe ou de base que les particuliers ou les entreprises acceptent avant le début des travaux. Par exemple, un photographe indépendant pourrait facturer 100 euros pour une séance photo d’une heure et un nombre défini de photos. Vous pouvez travailler en indépendant à temps partiel en plus de travailler à temps plein, ou vous pouvez en faire une carrière à long terme. Le travail indépendant peut également être utile si vous êtes entre deux emplois et que vous avez besoin d’une source de revenus. Parce que la pige est un travail indépendant, vous pouvez créer votre propre horaire. Voici quelques étapes que vous pouvez suivre pour commencer à travailler en freelance: 1. Définissez votre entreprise Lorsque vous souhaitez devenir indépendant, vous devez d’abord déterminer le type de services que vous souhaitez proposer. L’établissement d’une idée d’entreprise de base peut vous aider à cibler votre objectif et à faciliter le démarrage. Par exemple, si vous souhaitez devenir un traducteur et que vous êtes bilingues, vous pouvez trouver un site qui propose un service de traduction professionnelle où vous pourrez vérifier le coût de traduction Chez Protranslate et faire une demande pour devenir un traducteur freelance. Pensez exactement à ce que vous voulez faire, au montant que vous souhaitez facturer et aux types de paiement que vous accepterez. Effectuez des recherches pour voir ce que les autres qui offrent les mêmes services facturent pour trouver un bon prix de base. 2. Trouvez votre client cible En tant que pigiste, vous pouvez décider avec qui vous souhaitez conclure un contrat. Il peut être utile d’essayer de trouver des clients potentiels qui bénéficieraient le plus de vos services. Déterminez si vous souhaitez travailler avec des particuliers ou des entreprises et quel type de domaines vous préférez. Par exemple, si vous souhaitez être photographe indépendant, vous pouvez vous concentrer sur les mariages ou autres événements spéciaux. La recherche de votre client cible peut simplifier votre recherche de contrats dès le premier démarrage. Une fois que vous avez acquis de l’expérience et que vous vous sentez plus à l’aise, vous pouvez élargir votre clientèle. 3. Vérifiez les exigences en matière de licences et de taxes Dans certains endroits, vous devrez peut-être obtenir une licence ou un permis pour être indépendant ou pour travailler sous contrat. Vous devrez également prendre en compte différentes taxes, comme la taxe de vente, puisque vous vendez un service à d’autres. Vous voudrez peut-être inclure des taxes dans vos services afin de pouvoir les payer plus tard. Vérifiez les exigences de votre état pour voir si vous devrez demander une licence ou un permis pour vendre des biens ou des services en tant qu’indépendant. 4. Construisez un portefeuille Les clients potentiels voudront voir ou lire votre travail avant de décider de passer un contrat avec vous. Rassemblez votre meilleur travail qui montre votre talent et essayez de trouver des pièces qui montrent vos compétences diverses. Lorsque vous construisez votre portfolio, donnez une brève description de chaque pièce, du support et des techniques que vous avez utilisées pour le créer. Un portefeuille visuellement attrayant peut attirer plus de clients et augmenter votre visibilité. 5. Créez un site Web Avoir un site Web professionnel pour vos services d’indépendant est essentiel. Sur votre site Web, vous pouvez ajouter votre portefeuille, vos coordonnées, vos prix et d’autres informations importantes sur vous et vos services. Si vous vendez des produits, vous pouvez même créer une boutique afin que les gens puissent acheter votre produit directement depuis votre site Web. Il existe de nombreux services de création de sites Web disponibles qui facilitent la création, la conception et la maintenance de votre propre site Web indépendant. 6. Développer une clientèle De nombreux pigistes travaillent avec les mêmes clients sur de longues périodes. Le maintien d’une base de clients peut vous aider à maintenir un travail régulier, et les clients réguliers peuvent fournir des références concernant vos services. Vous pouvez également demander des témoignages que vous pouvez publier sur votre site Web pour montrer comment vous fournissez des services satisfaisants. Pour créer une clientèle, assurez-vous de développer de bons rapports avec ceux avec qui vous travaillez. Une fois que vous avez terminé un contrat, vous pouvez faire un suivi avec le client pour le remercier et vous assurer qu’il est toujours satisfait du service que vous avez fourni. Prix ​​correct de vos services Au fur et à mesure que vous construisez votre portefeuille et que vous gagnez en expérience, vous n’êtes peut-être pas sûr des bons prix à facturer, ce qui entraînera une sous-vente de vos services. Afin de gagner de l’argent en tant que pigiste, vous devez facturer un prix équitable pour votre temps, vos efforts et vos compétences. Vous pouvez rechercher les taux du marché pour votre industrie de la pige pour vous assurer que vous ne surfez pas ou ne sous-facturez pas.  #### Drapeaux africains : couleurs, symboles et signification (2026) Les drapeaux des nations africaines sont bien plus que de simples morceaux de tissu flottant au vent. Ils sont des symboles puissants d’identité nationale, de culture, d’histoire et de fierté. Chacun des 54 pays du continent possède un drapeau unique, riche de significations et de symboles qui racontent des histoires de lutte, de liberté, d’unité et de diversité. Plongeons dans la découverte fascinante des drapeaux africains, et explorons leurs significations profondes. Que signifient les couleurs des drapeaux africains ? Dans de nombreux drapeaux africains, le vert évoque la terre, l’agriculture ou l’espoir, le jaune les richesses naturelles ou le soleil, le rouge les luttes d’indépendance, et le noir les peuples africains. Ces couleurs panafricaines varient selon l’histoire politique et culturelle de chaque pays. Histoire des drapeaux africains La majorité des drapeaux africains actuels ont été adoptés au cours du XXe siècle, lors des mouvements d’indépendance qui ont balayé le continent. Les couleurs et les symboles choisis reflètent souvent les aspirations et les idéaux de ces nouvelles nations indépendantes. Les influences panafricaines sont également prédominantes, avec des couleurs comme le rouge, le noir, le vert et le jaune souvent présentes, inspirées par le drapeau de l’Éthiopie, l’un des rares pays africains à ne jamais avoir été colonisé. Les couleurs panafricaines des drapeaux africains Les couleurs panafricaines – rouge, noir, vert et jaune – sont omniprésentes dans les drapeaux africains et possèdent des significations spécifiques : Rouge : Souvent symbolisant le sang versé pour la libération et la lutte pour l’indépendance. Noir : Représentant le peuple africain et sa résilience. Vert : Symbole de la richesse naturelle de l’Afrique et de son espoir pour l’avenir. Jaune : Représentant la richesse minérale du continent ainsi que la justice et l’harmonie. Exemples de drapeaux avec couleurs panafricaines Kenya : Le drapeau kenyan est composé de trois bandes horizontales de noir, rouge et vert, séparées par de fines lignes blanches, avec un bouclier Masaï au centre. Le noir représente le peuple, le rouge le sang versé pour l’indépendance, et le vert la terre fertile. Ghana : Le drapeau ghanéen se compose de trois bandes horizontales de rouge, jaune et vert, avec une étoile noire au centre. Le rouge représente le sang des martyrs, le jaune la richesse minérale, le vert les forêts et les terres, et l’étoile noire symbolise la liberté de l’Afrique. Drapeaux et symboles uniques Chaque pays africain a aussi ses particularités et symboles uniques dans son drapeau, reflétant des aspects spécifiques de sa culture et de son histoire. Quelques exemples notables Afrique du Sud : Adopté en 1994 après la fin de l’apartheid, le drapeau sud-africain est un mélange de couleurs (noir, vert, jaune, rouge, blanc et bleu) représentant l’unité de la nation et la diversité culturelle. Angola : Le drapeau angolais est composé de deux bandes horizontales, rouge et noire, avec un emblème jaune au centre représentant une moitié de roue dentée, une machette et une étoile. Le rouge symbolise la lutte pour l’indépendance, le noir le continent africain, et l’emblème évoque le travail et l’agriculture. Nigeria : Simple mais significatif, le drapeau nigérian est composé de trois bandes verticales égales, vert-blanc-vert. Le vert représente les forêts et les richesses naturelles du pays, tandis que le blanc symbolise la paix et l’unité. Influence et évolution des drapeaux africains Les drapeaux africains continuent d’évoluer, reflétant les changements politiques, sociaux et culturels. Par exemple, le drapeau du Malawi a été modifié en 2010 pour incorporer un symbole de progrès économique, bien que la version originale ait été rétablie en 2012 en réponse à la pression populaire. Ces évolutions montrent comment les drapeaux restent des symboles vivants, capables de s’adapter aux nouvelles réalités tout en conservant leur signification historique. De plus, les mouvements artistiques et culturels contemporains en Afrique réinterprètent souvent les motifs de ces drapeaux, les intégrant dans des œuvres d’art, des vêtements et d’autres expressions culturelles, soulignant ainsi leur importance continue dans l’identité africaine moderne. Cette capacité à évoluer tout en conservant un lien fort avec le passé fait des drapeaux africains des symboles dynamiques et puissants de l’unité et de l’espoir pour l’avenir. Les drapeaux africains sont des témoins silencieux mais puissants de l’histoire tumultueuse, des luttes pour l’indépendance, et de la riche diversité culturelle du continent. Ils sont porteurs de fierté nationale et d’identité, et chaque symbole et couleur choisi raconte une partie de l’histoire du pays qu’il représente. En explorant ces drapeaux, nous pouvons mieux comprendre et apprécier la profondeur et la richesse des cultures africaines. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### E-commerce en Afrique : projections vs réalité Si l’on se base uniquement sur les statistiques, il est évident que l’Afrique est un marché prometteur pour le commerce électronique. Bien que les pays africains ne soient pas aussi bien classés que d’autres marchés comme les États-Unis et l’Europe en matière de commerce électronique, le phénomène des achats en ligne se propage rapidement à travers le continent.  Le commerce électronique en Afrique était évalué à 16,5 milliards de dollars en 2017 et cette valeur pourrait franchir la barre des 75 milliards de dollars d’ici 2025. Même si ces prédictions brossent un tableau optimiste, il faut faire une vérification de la réalité avant de se fier entièrement à ces rapports et prédictions.  La réalité est que le commerce électronique en Afrique est loin de réaliser son plein potentiel à court terme en raison des nombreuses lacunes inhérentes qui affligent le continent africain. Les experts estiment qu’un certain nombre de problèmes doivent être résolus avant que l’Afrique ne puisse réaliser son plein potentiel en tant que marché prêt pour le commerce électronique.  Les paiements en ligne Tout d’abord, la question des paiements en ligne. Comme de nombreux pays africains ont peu de personnes ayant accès à un compte bancaire, la plupart des plateformes de commerce électronique en Afrique se sont tournées vers le paiement mobile comme mode de paiement lors du processus de paiement. Voici une vidéo relatant ces faits : Pour aggraver les choses, la plupart des Africains sont habitués à utiliser de l’argent liquide. C’est plus familier et tangible que les paiements numériques, qui sont relativement nouveaux sur la scène pour la plupart des marchés africains. Les coûts des données Sans aucun doute, avec un milliard de personnes sur le continent encore pour la plupart hors ligne, l’Afrique se présente comme un énorme marché pour le commerce en ligne. Cependant, l’un des défis majeurs auxquels est confronté le commerce électronique africain est le coût élevé des services Internet. Moins d’un tiers de la population africaine dispose d’un service Internet qui lui permet de faire des achats en ligne.  Les données Internet sont chères pour la plupart des Africains, et ceux qui parviennent à se connecter à Internet connaissent une faible connectivité Internet, ce qui fait que les achats en ligne ne sont pas une option attrayante pour tout le monde. Cela signifie que de nombreux Africains ne trouvent pas économique de passer du temps même à essayer de naviguer sur des sites de commerce électronique alors qu’ils pourraient facilement obtenir les articles nécessaires dans des magasins physiques. Cependant, avec la poursuite des investissements dans les réseaux de fibre optique et la pression exercée sur les gouvernements pour réduire les coûts d’Internet, cela pourrait devenir moins un obstacle au cours de la prochaine décennie. Problèmes de livraison La livraison des marchandises est un véritable enjeu pour les opérateurs du e-commerce en Afrique. Les services postaux dans la plupart des pays africains sont extrêmement limités ou inexistants, ce qui rend les opérations de commerce électronique extrêmement difficiles.  Les entreprises de commerce électronique s’appuient entièrement sur une excellente infrastructure, y compris un service postal efficace à des fins logistiques. Cependant, le commerce électronique en Afrique repose sur les opérations de livraison à moto, ce qui augmente le coût des affaires. #### Éducation : les pays africains qui misent sur l’apprentissage en ligne Dans une salle modeste d’un quartier populaire de Dakar, Aïssatou, 17 ans, suit un cours de mathématiques en ligne sur une tablette partagée avec ses deux frères. Autour d’elle, le bruit de la rue se mêle aux explications du professeur diffusées par les haut-parleurs. Elle sourit. « Avant, je devais marcher deux heures pour aller à l’école. Maintenant, l’école vient à moi. » Un tournant numérique dans l’éducation africaine Depuis quelques années, plusieurs pays africains ont fait un pari audacieux : celui de l’apprentissage en ligne pour combler les lacunes d’un système éducatif souvent débordé. Le numérique devient un levier stratégique pour démocratiser l’accès au savoir, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées. Selon l’Union africaine, plus de 100 millions d’enfants sur le continent ne sont pas scolarisés de façon régulière. Les causes sont multiples : manque d’enseignants, infrastructures insuffisantes, conflits, ou encore distances géographiques. Face à cette réalité, le digital apparaît comme une solution accessible et scalable. « L’Afrique n’a pas besoin de copier les modèles occidentaux. Elle peut inventer sa propre voie grâce au numérique », affirme Dr. Salif Konaté, expert en éducation à l’université de Ouagadougou. « L’e-learning permet de toucher des millions d’élèves avec peu de moyens. » Le Rwanda, pionnier de la classe virtuelle Le Rwanda fait figure de modèle. Depuis 2016, le gouvernement a mis en place le programme Smart Education, qui vise à équiper chaque élève d’un ordinateur portable. Aujourd’hui, plus de 1 500 écoles sont connectées à Internet, et les cours en ligne sont intégrés dans le programme national. La plateforme Irembo Education permet aux élèves d’accéder à des ressources pédagogiques, de suivre des cours en direct, et même de passer des examens en ligne. En 2023, plus de 650 000 élèves rwandais ont utilisé ces services. Pour Claudine, enseignante à Kigali, l’impact est visible : « Mes élèves sont plus motivés. Ils peuvent revoir les leçons à leur rythme, poser des questions en ligne, et travailler en groupe même à distance. » Le Kenya mise sur l’innovation locale Au Kenya, l’apprentissage en ligne est porté par des start-ups dynamiques comme Eneza Education, qui propose des cours par SMS accessibles depuis n’importe quel téléphone basique. Plus de 5 millions d’élèves ont déjà utilisé cette solution, notamment dans les régions rurales. L’État a également lancé la plateforme Kenya Education Cloud, qui centralise les contenus pédagogiques du primaire au secondaire. Pendant la pandémie de COVID-19, cette initiative a permis de maintenir une continuité éducative pour des centaines de milliers d’élèves. « L’apprentissage en ligne a sauvé l’année scolaire de ma fille », confie Peter, père de famille à Mombasa. « Même avec une connexion faible, elle a pu suivre ses cours et interagir avec ses enseignants. » Le Ghana investit dans la formation numérique des enseignants Au Ghana, le défi n’est pas seulement de connecter les élèves, mais aussi de former les enseignants à ces nouveaux outils. Le ministère de l’Éducation a mis en place un programme de formation continue en ligne pour 75 000 professeurs du primaire et du secondaire. La plateforme Teachers Mate Ghana (TMG) propose des modules interactifs, des évaluations, et un accompagnement personnalisé. Résultat : 82 % des enseignants formés déclarent se sentir plus à l’aise avec les technologies numériques. « Au début, j’étais perdue avec l’ordinateur », reconnaît Joyce, institutrice à Kumasi. « Maintenant, je crée mes propres vidéos de cours et je les partage avec mes élèves sur WhatsApp. » Le Nigeria, géant en quête de solutions hybrides Avec plus de 200 millions d’habitants, le Nigeria fait face à des défis colossaux en matière d’éducation. Près de 10,5 millions d’enfants sont déscolarisés, selon l’UNESCO. Pour y remédier, le pays explore des solutions hybrides mêlant enseignement traditionnel et numérique. La plateforme uLesson, lancée en 2019, propose des leçons vidéo, des quiz et des sessions de tutorat en ligne. Elle revendique plus de 3 millions d’utilisateurs actifs. Le gouvernement soutient également des initiatives comme le National eLearning Project, qui vise à équiper 500 000 écoles d’ici 2025. « L’e-learning n’est pas une mode, c’est une nécessité », affirme Tunde Adebayo, conseiller au ministère de l’Éducation. « Nous devons adapter notre système à la réalité de notre jeunesse ultra-connectée. » Défis persistants et espoirs numériques Malgré les avancées, les obstacles restent nombreux. L’accès à Internet demeure inégal : seuls 36 % des Africains sont connectés, selon l’Union internationale des télécommunications. L’électricité, le coût des équipements, et la formation des enseignants sont aussi des freins majeurs. Pourtant, les signaux sont encourageants. Des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou encore le Maroc développent à leur tour des plateformes nationales d’apprentissage en ligne. L’Union africaine a même adopté une stratégie continentale pour l’éducation numérique à l’horizon 2030. « L’Afrique peut devenir un laboratoire mondial de l’innovation éducative », estime Fatou Diarra, analyste à l’UNESCO. « En partant de contraintes, elle invente des solutions agiles, inclusives, et profondément humaines. » Alors que les écrans s’allument dans les villages, les bidonvilles et les villes tentaculaires du continent, une question demeure : l’école numérique parviendra-t-elle à combler les fractures éducatives ou risque-t-elle d’en créer de nouvelles ? Sur le même sujet Éducation en AfriqueDrapeaux africains #### Éducation en Afrique : accès, scolarisation et principaux défis En Afrique, plus de 30 millions d’enfants restent non scolarisés, selon l’UNESCO. Pauvreté, manque d’infrastructures, inégalités de genre, barrières linguistiques : les problèmes de l’éducation en Afrique sont multiples et profondément enracinés. Pourtant, des solutions émergent à travers le continent. Décryptage des principaux obstacles et des leviers concrets pour garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous. Quels sont les principaux problèmes de l’éducation en Afrique ? Les grands défis de l’éducation en Afrique concernent d’abord l’accès à l’école, la scolarisation des filles, le manque d’enseignants formés, les classes surchargées et les écarts entre zones urbaines et rurales. La qualité de l’enseignement reste aussi un enjeu central, car aller à l’école ne garantit pas toujours l’acquisition des compétences de base. Le manque de financement, la qualité inégale de l’enseignement, la barrière linguistique et la discrimination de genre font également partie des obstacles à surmonter pour garantir une éducation de qualité pour tous. Dans ce contexte, l’éducation doit être considérée comme une priorité absolue pour l’Afrique afin de garantir un avenir meilleur pour les générations futures et d’améliorer les conditions de vie des populations. Accès à l’éducation L’accès à l’éducation de qualité est un défi majeur en Afrique. De nombreux enfants n’ont pas accès à l’éducation en raison de la pauvreté, du manque d’infrastructures éducatives, du manque de personnel enseignant qualifié et de la distance entre leur domicile et l’école. Selon les statistiques de l’UNESCO, plus de 30 millions d’enfants en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisés, ce qui représente environ un enfant sur cinq dans la région. Les enfants des zones rurales sont souvent les plus touchés par ce problème, car les écoles y sont rares et les distances à parcourir pour y accéder sont souvent importantes. Voici les avancées faites dans l’éducation en Afrique : En outre, l’accès à l’éducation de qualité est souvent limité par la capacité financière des familles. Les frais de scolarité peuvent être élevés, ce qui rend l’éducation inabordable pour de nombreuses familles. Dans certains cas, les enfants doivent travailler pour aider leur famille, ce qui les empêche d’aller à l’école. Les filles sont souvent plus touchées par cette situation, car elles sont plus susceptibles d’être victimes de la discrimination et de la pauvreté. Pour résoudre ce problème, il est nécessaire d’investir dans des infrastructures éducatives, de développer des programmes de bourses pour les familles pauvres, de fournir des livres et du matériel scolaire, et de réduire les coûts de scolarité. Il est également important de mettre en place des politiques pour encourager la scolarisation des filles, ainsi que des campagnes de sensibilisation pour promouvoir l’éducation comme un droit humain fondamental. Qualité de l’éducation La qualité de l’éducation en Afrique reste très inégale et pose un autre défi important pour le développement du continent. Les établissements publics et privés diffèrent souvent considérablement en termes de qualité de l’enseignement et d’infrastructures disponibles. Les enseignants sont souvent mal formés et mal rémunérés, ce qui affecte la qualité de l’enseignement et décourage de nombreux enseignants qualifiés de travailler dans le secteur public. De plus, les programmes éducatifs ne sont souvent pas adaptés aux besoins locaux et ne sont pas toujours pertinents pour les contextes africains. Les examens et évaluations peuvent également ne pas être pertinents ou équitables pour tous les élèves. Pour améliorer la qualité de l’éducation, il est nécessaire d’investir dans la formation et la rémunération des enseignants, de mettre en place des programmes d’enseignement adaptés aux contextes locaux, de développer des systèmes d’évaluation et d’assurance qualité, et de promouvoir l’utilisation des langues maternelles pour l’enseignement. Sur le même sujet Pétrole en Afrique en 2026Capitale du Nigeria : Abuja Accès à l’éducation en Afrique : état des lieux et inégalités persistantesL’accès à l’éducation en Afrique varie considérablement selon les pays, les régions et les milieux sociaux. Si le taux de scolarisation primaire a progressé ces deux dernières décennies grâce aux politiques d’éducation gratuite adoptées par plusieurs États, les disparités restent profondes. En Afrique subsaharienne, les zones rurales concentrent l’essentiel des enfants non scolarisés : l’éloignement géographique, l’absence de routes praticables et la pénurie d’enseignants qualifiés constituent des barrières structurelles difficiles à surmonter.Les inégalités de genre aggravent encore la situation. Dans des pays comme le Niger, le Mali ou le Tchad, les filles abandonnent l’école plus tôt que les garçons, souvent en raison de mariages précoces, de grossesses adolescentes ou de normes culturelles qui valorisent le travail domestique au détriment de la scolarisation. Selon l’UNESCO, une fille sur trois en Afrique subsaharienne n’achève pas le cycle primaire.Face à ces réalités, plusieurs pays ont adopté des politiques volontaristes : suppression des frais de scolarité, programmes de cantines scolaires, allocations familiales conditionnées à la présence en classe. Le Rwanda, l’Éthiopie et le Sénégal figurent parmi les exemples de pays ayant significativement amélioré leur taux de scolarisation grâce à ces mesures incitatives. Mais l’accès seul ne suffit pas : la qualité de l’enseignement dispensé reste un enjeu tout aussi crucial. Numérique et éducation en Afrique : une révolution en marche pour élargir l’accèsFace aux limites des infrastructures physiques, le numérique s’impose comme un levier stratégique pour élargir l’accès à l’éducation en Afrique. Des plateformes d’apprentissage en ligne comme Atingi (portée par la GIZ), Ubongo en Tanzanie ou encore École 241 au Gabon proposent des contenus pédagogiques adaptés aux réalités locales, accessibles via smartphone — un outil de plus en plus répandu sur le continent.La pandémie de Covid-19 a accéléré cette transition numérique, révélant à la fois le potentiel et les limites de l’enseignement à distance : si les élèves urbains équipés ont pu continuer à apprendre, des millions d’enfants ruraux sans connexion ni appareils ont décroché. Cet épisode a mis en lumière la fracture numérique comme nouveau facteur d’inégalité d’accès à l’éducation.Pour y remédier, l’Union africaine a intégré la connectivité éducative dans son agenda 2063, et plusieurs partenariats public-privé impliquant des géants comme Google, Microsoft ou Orange voient le jour pour déployer des réseaux dans les zones reculées. L’enjeu est clair : faire du numérique un pont vers l’éducation pour tous, et non un nouveau fossé entre ceux qui ont accès et ceux qui en sont exclus. Quel est le taux de scolarisation en Afrique aujourd’hui ? Le taux de scolarisation au niveau primaire en Afrique subsaharienne dépasse désormais 80 % en moyenne, selon les données récentes de l’UNESCO. Cependant, ce chiffre masque de fortes disparités : dans certains pays du Sahel comme le Niger ou le Tchad, ce taux descend en dessous de 60 %, notamment pour les filles. Au niveau secondaire, le taux de scolarisation reste l’un des plus bas au monde, avec moins de 50 % des jeunes concernés dans de nombreux pays de la région. Quels sont les pays africains les plus avancés en matière d’accès à l’éducation ? Parmi les pays africains les plus performants en matière d’accès à l’éducation, on cite régulièrement le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Maroc et l’île Maurice. Le Rwanda a notamment réalisé des progrès remarquables grâce à des politiques de scolarisation universelle et d’intégration du numérique dans les classes. La Tunisie et le Maroc affichent des taux d’alphabétisation parmi les plus élevés du continent, fruit d’investissements soutenus dans l’éducation publique sur plusieurs décennies. Les problèmes de l’éducation en Afrique : causes profondes et réalités de terrainLes problèmes de l’éducation en Afrique ne se limitent pas au simple manque de salles de classe. Ils sont le reflet d’inégalités structurelles qui se renforcent mutuellement :La pauvreté des ménages : Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les frais indirects (uniformes, fournitures, transport) représentent un obstacle insurmontable pour les familles les plus vulnérables. Des millions d’enfants abandonnent l’école pour contribuer aux revenus familiaux.Le déficit d’enseignants qualifiés : L’UNESCO estime qu’il faudrait recruter plusieurs millions d’enseignants supplémentaires d’ici 2030 pour atteindre la scolarisation universelle. Les classes peuvent dépasser 80 élèves dans certaines zones rurales, rendant tout apprentissage efficace quasi impossible.Les inégalités de genre : Les filles restent les grandes sacrifiées du système éducatif africain. Mariages précoces, grossesses adolescentes, corvées domestiques et insécurité sur le chemin de l’école constituent des freins majeurs à leur scolarisation, notamment au Sahel et en Afrique centrale.La barrière linguistique : Dans de nombreux pays, l’enseignement est dispensé dans une langue coloniale (français, anglais, portugais) que les enfants ne parlent pas à la maison. Cette fracture linguistique génère des taux d’échec et d’abandon scolaire élevés dès les premières années.Les conflits armés et déplacements : Les zones de conflit — Sahel, RDC, Soudan, Somalie — privent des millions d’enfants d’un accès stable à l’école. L’UNICEF recense des centaines d’attaques contre des établissements scolaires chaque année sur le continent.L’insuffisance du financement public : Malgré les recommandations internationales préconisant d’allouer au moins 20 % du budget national à l’éducation, beaucoup de gouvernements africains restent en deçà de ce seuil, faute de ressources fiscales suffisantes ou à cause du poids de la dette extérieure.Face à ces défis, des initiatives locales et régionales — comme les programmes d’alimentation scolaire, les écoles communautaires ou le déploiement de l’éducation numérique — commencent à produire des résultats mesurables, mais restent insuffisantes à grande échelle sans un engagement politique fort et un financement durable. Quelles solutions pour améliorer l’accès à l’éducation en Afrique ?Améliorer l’accès à l’éducation en Afrique exige des réponses adaptées aux réalités locales, loin des modèles importés. Plusieurs pistes font aujourd’hui consensus parmi les experts et les acteurs de terrain :1. Supprimer les barrières financièresLa gratuité réelle de l’enseignement primaire — incluant les frais annexes — s’est révélée déterminante dans des pays comme le Ghana, la Tanzanie ou le Rwanda pour faire grimper les taux de scolarisation. Des programmes de transferts sociaux conditionnels permettent également de maintenir les enfants des ménages pauvres à l’école.2. Former et recruter massivement des enseignantsDes programmes de formation accélérée et de valorisation de la profession enseignante (revalorisation salariale, logements de fonction en zone rurale) sont indispensables pour réduire les ratios élèves/enseignant et améliorer la qualité des apprentissages.3. Promouvoir la scolarisation des fillesDes mesures ciblées — bourses pour les filles, construction de latrines séparées, recrutement d’enseignantes, lutte contre le mariage précoce — ont démontré leur efficacité dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est et de l’Ouest.4. Intégrer les langues locales dans l’enseignementL’introduction des langues maternelles dans les premières années de scolarisation améliore significativement les taux de compréhension et de rétention des élèves. Le Burkina Faso, le Mali et Madagascar expérimentent des curricula bilingues avec des résultats encourageants.5. Investir dans l’éducation numériqueLe déploiement de tablettes solaires, de radios scolaires et de plateformes d’apprentissage hors-ligne (comme Khan Academy Africa ou Kolibri) permet d’atteindre des zones isolées où les enseignants qualifiés sont rares. L’enjeu est désormais de connecter les établissements ruraux à internet à moindre coût.6. Augmenter et mieux flécher le financementLe Partenariat mondial pour l’éducation (PME/GPE) et l’Union africaine plaident pour un doublement des investissements publics dans l’éducation d’ici 2030. La mobilisation des ressources nationales, notamment via une fiscalité plus équitable, est présentée comme la clé d’une souveraineté éducative durable. Quels sont les principaux problèmes de l’éducation en Afrique ? Les principaux problèmes de l’éducation en Afrique sont : la pauvreté des familles qui empêche l’accès à l’école, le manque d’enseignants qualifiés et de classes suffisantes, les inégalités de genre (notamment la faible scolarisation des filles), la barrière linguistique entre la langue d’enseignement et les langues maternelles, les conflits armés qui ferment des milliers d’écoles, et l’insuffisance chronique du financement public de l’éducation. Ces obstacles sont interconnectés et nécessitent des réponses globales et adaptées à chaque contexte national. Quel pays africain a le meilleur système éducatif ? Selon les classements internationaux (PISA for Development, indice de développement humain de l’ONU), les pays africains les plus performants en matière d’éducation sont Maurice, les Seychelles, la Tunisie et l’Afrique du Sud, qui affichent les taux de scolarisation et de littératie les plus élevés du continent. En Afrique subsaharienne, le Rwanda, le Ghana et le Sénégal sont souvent cités comme des modèles de réformes éducatives efficaces, notamment pour la scolarisation des filles et l’augmentation du nombre d’enseignants formés. #### Égypte : l’expansion du Canal de Suez face aux tensions mondiales À l’aube, les eaux calmes du Canal de Suez reflètent un ciel chargé de promesses et d’inquiétudes. Sur ses rives, des silhouettes s’affairent, entre grues, barges et conteneurs. Depuis plus de 150 ans, ce couloir étroit relie les mers et les mondes. Mais aujourd’hui, il est au cœur d’une bataille silencieuse, entre ambitions nationales et secousses géopolitiques. Un couloir stratégique sous pression Chaque jour, près de 12 % du commerce mondial transite par le Canal de Suez. Ce chiffre, déjà vertigineux, prend une toute autre dimension dans un contexte de tensions militaires, de crises énergétiques et de chaînes logistiques fragiles. En 2023, plus de 23 000 navires ont emprunté cette voie, générant plus de 9,4 milliards de dollars de revenus pour l’Égypte. Mais ce couloir vital est aussi vulnérable. Le blocage spectaculaire du canal en 2021 par le porte-conteneurs Ever Given a révélé au monde entier à quel point cette artère est à la fois essentielle et fragile. « Le moindre incident ici a des répercussions planétaires », explique Hossam El-Masry, ingénieur à l’Autorité du Canal de Suez. « C’est une ligne de vie autant qu’un point d’étranglement. » Le pari colossal de l’expansion Face à cette réalité, l’Égypte n’a pas le choix : elle doit moderniser. En mars 2024, le président Abdel Fattah al-Sissi a lancé un nouveau plan d’expansion du Canal de Suez, avec un investissement estimé à plus de 8 milliards de dollars. L’objectif : doubler certaines sections du canal, approfondir le lit pour accueillir des navires plus lourds, et fluidifier le trafic. « C’est une course contre la montre », affirme Leïla Hassan, analyste en logistique maritime au Caire. « Le commerce mondial devient plus imprévisible. Si l’Égypte ne s’adapte pas, d’autres routes émergeront. » Déjà en 2015, une première extension avait permis de réduire le temps de transit de 18 à 11 heures. Cette nouvelle phase vise à aller encore plus loin, avec l’ambition de faire du Canal de Suez non seulement un passage, mais un hub logistique complet. Des routes alternatives en embuscade Le canal est-il irremplaçable ? Pas tout à fait. Avec la fonte des glaces arctiques, la Russie pousse pour développer la Route maritime du Nord, plus courte entre l’Asie et l’Europe. De leur côté, les États du Golfe investissent dans des corridors terrestres multimodaux, reliant la mer d’Oman à la Méditerranée via l’Arabie Saoudite, l’Irak et la Turquie. « Le Canal de Suez restera essentiel, mais il n’est plus seul », prévient Klaus Meier, expert en géopolitique maritime basé à Hambourg. « Les grandes puissances cherchent à diversifier les routes pour ne plus dépendre d’un seul point. » La guerre en Ukraine, les tensions en mer Rouge et les attaques contre des navires commerciaux ont accéléré cette quête de résilience. En janvier 2024, plusieurs compagnies maritimes ont temporairement suspendu le passage par le canal, préférant contourner l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, rallongeant leur trajet de plus de 6 000 kilomètres. Un canal au cœur des rivalités régionales Le Canal de Suez est aussi un enjeu de pouvoir. Depuis le soulèvement de 2011, l’Égypte a renforcé sa présence militaire autour du canal, craignant sabotages ou attaques. En décembre 2023, l’armée a annoncé la création d’une nouvelle unité de surveillance fluviale, équipée de drones et de radars. « On ne peut pas sécuriser un tel lieu uniquement avec des murs », confie un officier sous anonymat. « Il faut surveiller, dissuader, et parfois, faire des alliances. » Les États-Unis, la Chine et même la Turquie ont exprimé leur intérêt pour une coopération sécuritaire autour du canal. Car derrière l’enjeu commercial, c’est aussi une bataille d’influence qui se joue. La Chine, avec son initiative des Nouvelles Routes de la Soie, a déjà investi dans plusieurs ports égyptiens, notamment à Port-Saïd et Ain Sokhna. Les populations locales entre espoirs et inquiétudes Sur les rives du canal, les habitants oscillent entre optimisme et scepticisme. L’expansion promet des emplois, des infrastructures, et une meilleure qualité de vie. Mais elle suscite aussi des craintes : expropriations, pollution, et militarisation accrue. « Mon père a travaillé sur le canal toute sa vie », raconte Fatma, une habitante d’Ismaïlia. « Il disait toujours que le canal, c’est la fierté de l’Égypte. Mais aujourd’hui, on se demande à qui il profite vraiment. » Selon une étude de l’Université américaine du Caire, près de 60 % des habitants de la région estiment que les retombées économiques ne sont pas équitablement réparties. Les zones industrielles promises peinent à décoller, et les petits pêcheurs sont souvent les premiers à subir les effets des travaux d’expansion. Un avenir suspendu à des équilibres fragiles Le Canal de Suez incarne un paradoxe : à la fois atout stratégique et talon d’Achille. Son expansion est une nécessité, mais elle s’inscrit dans un monde incertain, où les alliances changent vite et les routes commerciales se redessinent. « Le canal est comme un miroir », conclut Leïla Hassan. « Il reflète les tensions de notre époque, mais aussi les espoirs d’un pays qui veut rester au centre du jeu. » Alors que les eaux continuent de couler entre Port-Saïd et Suez, une question demeure : jusqu’où l’Égypte pourra-t-elle maintenir son emprise sur cette artère vitale, sans se perdre dans les courants contraires d’un monde en mutation ? #### Égypte : l’expansion du métro du Caire pour désengorger la ville Chaque matin, au lever du soleil, des milliers de Cairotes s’entassent dans les wagons du métro comme dans un rituel immuable. Une course contre la montre, contre la chaleur, contre la foule. Dans cette ville tentaculaire de plus de 20 millions d’habitants, se déplacer est une épreuve quotidienne. Mais quelque chose est en train de changer sous la surface. Littéralement. Un projet titanesque dans les entrailles du Caire Depuis plusieurs années, l’Égypte s’est lancée dans un chantier colossal : l’extension du métro du Caire. Ce réseau souterrain, déjà l’un des plus anciens d’Afrique, est en pleine mutation. Objectif affiché : désengorger une capitale asphyxiée par les embouteillages et la pollution. « Le Caire est en train de suffoquer. Il fallait agir, et vite », affirme Hossam Abdelrahman, ingénieur civil impliqué dans la phase 3 de la ligne 3. « Le métro est la colonne vertébrale de la mobilité urbaine ici. Sans lui, la ville s’arrête. » Le gouvernement égyptien a investi plus de 12 milliards de dollars pour étendre le réseau à plus de 100 km d’ici 2030. À terme, le métro devrait transporter plus de 5 millions de passagers par jour, contre 3,5 millions actuellement. Un réseau qui s’étoffe, ligne après ligne Le métro du Caire comprend aujourd’hui trois lignes principales. La ligne 1, la plus ancienne, date de 1987. La ligne 2 a suivi dans les années 1990. Mais c’est la ligne 3, en cours d’achèvement, qui cristallise tous les espoirs. Cette ligne traverse la ville d’est en ouest, reliant des quartiers populaires comme Imbaba à des zones plus modernes comme Héliopolis. Elle est conçue pour absorber une grande partie du trafic routier et relier les pôles stratégiques, comme les universités, les gares et les zones industrielles. « Avant, je mettais deux heures pour aller de mon quartier à mon travail. Aujourd’hui, avec la ligne 3, je n’en mets plus que 40 minutes », témoigne Mariam, une jeune enseignante de Nasr City. « C’est un changement de vie. » La ligne 4, en construction, promet quant à elle de relier les pyramides de Gizeh au centre-ville, une première dans l’histoire du métro. D’autres lignes sont déjà en phase de conception, notamment pour desservir la nouvelle capitale administrative à l’est du Caire. Une réponse à une crise urbaine profonde Le Caire est l’une des villes les plus congestionnées au monde. Selon une étude de la Banque mondiale, les embouteillages coûteraient à l’économie égyptienne près de 8 milliards de dollars par an en pertes de productivité et en consommation de carburant. « Le trafic ici n’est pas seulement un problème de transport, c’est un problème de santé publique », explique Dr. Salma El-Kholy, pneumologue à l’hôpital Kasr El Aini. « La pollution atmosphérique causée par les gaz d’échappement est responsable de milliers de décès prématurés chaque année. » Le métro, en tant que mode de transport électrique et de masse, est vu comme une solution durable pour réduire l’empreinte carbone de la ville et améliorer la qualité de vie. Le gouvernement mise aussi sur l’intermodalité : des correspondances fluides entre métro, bus, tramways et trains de banlieue. Des défis techniques et humains Construire un métro dans une ville aussi dense et ancienne que Le Caire n’a rien d’une promenade de santé. Le sous-sol regorge de vestiges archéologiques, de nappes phréatiques instables et d’infrastructures vieillissantes. « Chaque mètre creusé est une surprise », confie Ahmed Fathy, chef de chantier sur la ligne 3. « On a dû interrompre les travaux plusieurs fois pour préserver des structures historiques ou renforcer des bâtiments fragiles. » À cela s’ajoutent les défis sociaux. Le métro est souvent bondé, mal ventilé, et sujet à des incidents techniques. Des campagnes ont été lancées pour améliorer la sécurité, lutter contre le harcèlement et former le personnel à mieux gérer les flux de passagers. « Le métro est un miroir de notre société », analyse Yasmine El-Gohary, sociologue urbaine. « Il révèle nos tensions, nos espoirs, nos contradictions. Mais il est aussi un formidable outil de transformation collective. » Une ambition régionale assumée L’Égypte ne cache pas ses ambitions. En modernisant son métro, elle entend se positionner comme un modèle pour les autres grandes métropoles africaines. Des délégations venues du Nigeria, du Kenya ou de l’Afrique du Sud ont déjà visité les chantiers cairotes. Le pays s’appuie sur des partenariats stratégiques avec des entreprises françaises, japonaises, chinoises ou coréennes pour financer et construire le réseau. Alstom, Hitachi Rail, et la China Railway Group font partie des acteurs clés du projet. « Ce n’est pas seulement un projet de transport, c’est un projet de souveraineté », affirme Mahmoud El-Sayed, économiste à l’Université du Caire. « En maîtrisant ses infrastructures, l’Égypte renforce sa position géopolitique et son attractivité économique. » Un avenir en mouvement Le métro du Caire est bien plus qu’un train sous terre. C’est une promesse. Celle d’une ville plus fluide, plus respirable, plus humaine. Mais aussi une course contre le temps, contre l’explosion démographique, contre les inégalités territoriales. « Ce que nous construisons aujourd’hui, ce sont les artères de demain », résume Hossam Abdelrahman, en observant les plans d’une future station. « Une ville ne peut pas grandir sans un cœur qui bat. » Alors que les rames continuent de filer dans les tunnels, une question demeure : le métro suffira-t-il à transformer le visage du Caire, ou ne sera-t-il qu’un pansement sur une plaie plus profonde ? #### Égypte : le métro du Caire, outil de transformation urbaine Dans la moiteur de l’aube, des milliers de pas résonnent sur les quais de la station Sadat. Des visages fatigués, des regards pressés. Sous les rues chaotiques du Caire, une autre ville s’éveille, souterraine, rythmée par le grondement des rames. Le métro du Caire, discret mais essentiel, façonne chaque jour la vie de plus de 3 millions de personnes. Pourtant, peu mesurent à quel point ce réseau ferré est devenu le cœur battant d’une transformation urbaine silencieuse mais profonde. Un projet né dans l’urgence À la fin des années 1970, le Caire suffoque. La capitale égyptienne, déjà surpeuplée, voit sa population exploser. Les embouteillages paralysent les artères principales, les bus débordent, les klaxons hurlent dans un chaos permanent. Le gouvernement de l’époque comprend qu’un changement radical s’impose. En 1987, la première ligne du métro est inaugurée. Une première sur le continent africain. « C’était un pari audacieux à l’époque », se souvient Ahmed El-Sayed, ancien ingénieur du projet. « Personne ne croyait qu’on pouvait creuser sous cette ville millénaire sans réveiller ses fantômes. » La ligne 1 relie Helwan au sud à El Marg au nord. Elle traverse le cœur historique du Caire, offrant une alternative rapide et fiable aux transports de surface. Aujourd’hui, le réseau compte trois lignes principales, s’étendant sur plus de 80 kilomètres. Une quatrième est en construction, et une cinquième est déjà en projet. Un lien vital entre les mondes Le métro ne relie pas seulement des stations. Il connecte des mondes. À bord d’une rame, un étudiant en droit côtoie une vendeuse de rue, un cadre pressé partage l’espace avec une grand-mère en djellaba. C’est un rare endroit où les classes sociales se croisent, dans un pays où les inégalités sont criantes. « Le métro, c’est le seul endroit où je me sens à égalité avec les autres », confie Mariam, 26 ans, infirmière. « Ici, on est tous dans le même wagon, au même rythme. » Chaque jour, plus de 3,5 millions de passagers empruntent le réseau. Un chiffre qui devrait atteindre les 6 millions d’ici 2030. Le métro absorbe une partie de la pression démographique d’une ville qui compte désormais plus de 22 millions d’habitants dans son agglomération. Un levier de développement urbain Au-delà du transport, le métro redessine la carte du Caire. Les quartiers desservis connaissent une hausse de valeur immobilière, les commerces fleurissent autour des stations, de nouveaux pôles économiques émergent. À Héliopolis, quartier autrefois résidentiel et calme, l’arrivée de la ligne 3 a transformé le paysage. « En cinq ans, les loyers ont doublé », explique Mahmoud, agent immobilier. « Les cafés, les centres commerciaux, les bureaux ont poussé comme des champignons. » Le métro devient ainsi un outil d’aménagement du territoire. Il oriente les flux, désengorge le centre-ville, stimule l’économie locale. Le gouvernement mise sur lui pour accompagner la croissance de la Nouvelle Capitale Administrative, en construction à l’est du Caire. Une extension de la ligne 3 est déjà prévue pour y mener directement. Un défi technologique et humain Construire un métro dans une ville aussi ancienne et dense que Le Caire est une prouesse. Les lignes traversent des zones archéologiques, des nappes phréatiques instables, des quartiers surpeuplés. Les travaux doivent composer avec l’histoire, la géologie et la vie quotidienne des habitants. « On a dû déplacer des tombes, contourner des mosquées, suspendre les travaux pendant le Ramadan », raconte Youssef, chef de chantier sur la ligne 4. « Chaque mètre creusé est une bataille. » Mais les défis ne sont pas que techniques. La gestion du réseau, sa sécurité, sa propreté, son accessibilité posent encore problème. Les rames sont souvent bondées, les retards fréquents, les infrastructures vieillissantes. Le gouvernement a lancé un vaste programme de modernisation, avec l’aide de partenaires internationaux comme la France, le Japon ou la Chine. Un espace de liberté fragile Le métro est aussi un microcosme social. C’est là que s’expriment les tensions, les espoirs, les révoltes. Pendant les soulèvements de 2011, certaines stations sont devenues des points de ralliement. Des messages politiques griffonnés sur les murs, des chansons fredonnées dans les couloirs… Le métro a été témoin de l’histoire en marche. Mais c’est aussi un lieu de contrôle. Des caméras, des policiers, des fouilles. L’État veille. « On se sent observés, mais on n’a pas le choix », murmure Salma, étudiante en sociologie. « On vit dans une société qui se serre dans un wagon. » Des wagons réservés aux femmes existent depuis les débuts, pour lutter contre le harcèlement. Un espace à la fois protecteur et révélateur d’un malaise persistant. Malgré tout, pour beaucoup, ces wagons sont un rare moment de répit dans une ville qui ne dort jamais. Un avenir suspendu aux rails Le métro du Caire est à la croisée des chemins. Il doit s’étendre, se moderniser, s’adapter à une mégalopole en mutation. Mais il doit aussi rester accessible. Le prix du ticket, récemment augmenté à 10 livres égyptiennes (environ 0,30 €), pèse déjà sur les plus pauvres. « Si ça continue, les gens ne pourront plus le prendre », s’inquiète Fathi, retraité. « Et alors, que restera-t-il ? » Le métro est plus qu’un moyen de transport. C’est une promesse. Celle d’un Caire fluide, respirable, connecté. Mais cette promesse repose sur des rails fragiles. Chaque rame qui s’élance est un pari sur l’avenir d’une ville en perpétuelle effervescence. Et si, au fond, ce métro souterrain n’était pas seulement un outil de transformation urbaine, mais le miroir d’un pays en quête de mouvement et d’équilibre ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Égypte : pourquoi le Canal de Suez reste un atout géopolitique majeur Dans le silence brûlant du désert égyptien, un ruban d’eau serpente entre la Méditerranée et la mer Rouge. Long de 193 kilomètres, le Canal de Suez ne dort jamais. Chaque jour, des dizaines de navires glissent lentement sur ses eaux, chargés de pétrole, de céréales, de conteneurs venus des quatre coins du monde. Mais derrière ce ballet maritime se cache une réalité bien plus stratégique qu’économique. Le Canal de Suez n’est pas seulement un couloir commercial : c’est une artère vitale de la géopolitique mondiale. Un passage obligé entre l’Europe et l’Asie Le Canal de Suez représente aujourd’hui près de 12 % du commerce maritime mondial. En 2023, plus de 23 000 navires y ont transité, transportant plus de 1,5 milliard de tonnes de marchandises. Sans ce canal, les navires seraient contraints d’effectuer un détour de près de 9 000 kilomètres autour du cap de Bonne-Espérance, rallongeant leur voyage de deux à trois semaines. « C’est simple : sans le Canal de Suez, la chaîne logistique mondiale s’effondrerait », affirme Leïla Mansour, analyste au Centre d’études stratégiques du Caire. « Le canal permet à l’Europe d’être livrée en pétrole du Golfe, en produits manufacturés d’Asie, et à l’Asie d’accéder aux marchés européens à une vitesse imbattable. » Ce couloir maritime est donc bien plus qu’un simple raccourci. Il est le point de bascule entre deux mondes, un pont entre les économies les plus dynamiques de la planète. Une source de revenus cruciale pour l’Égypte Pour l’Égypte, le Canal de Suez est une manne financière inestimable. En 2022, les revenus générés par le canal ont atteint un record historique de 8 milliards de dollars. Cette somme représente environ 2 % du PIB égyptien et constitue l’une des principales sources de devises étrangères du pays, aux côtés du tourisme et des transferts de la diaspora. Le président Abdel Fattah al-Sissi l’a bien compris. En 2015, il a lancé un projet titanesque d’élargissement du canal, doublant certaines portions pour fluidifier le trafic. Coût de l’opération : 8,2 milliards de dollars. « Ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité stratégique », avait-il déclaré lors de l’inauguration. Les autorités égyptiennes espèrent désormais faire du canal non seulement un axe de transit, mais un véritable hub logistique, avec des zones industrielles, des ports modernisés et des services à haute valeur ajoutée. Une vulnérabilité qui inquiète les puissances mondiales Mais cette position centrale a un revers. Le Canal de Suez est aussi un point de vulnérabilité extrême pour le commerce mondial. En mars 2021, l’échouement du porte-conteneurs Ever Given l’a brutalement rappelé. Pendant six jours, le monde entier a retenu son souffle. Plus de 400 navires sont restés bloqués, entraînant des pertes estimées à 9,6 milliards de dollars par jour. « Cet incident a montré à quel point le commerce mondial repose sur un fil », analyse Jean-Marc Delattre, spécialiste en logistique maritime. « Un seul navire peut paralyser l’économie mondiale. C’est vertigineux. » Depuis, les grandes puissances surveillent de près la sécurité du canal. Les États-Unis, la Chine, la Russie, mais aussi les pays du Golfe, ont tous intérêt à ce que le trafic y reste fluide. Des navires de guerre croisent régulièrement dans les environs, et la zone est sous haute surveillance satellitaire. Un levier diplomatique pour Le Caire Le contrôle du Canal de Suez donne à l’Égypte un poids diplomatique considérable. En période de tensions, Le Caire peut user de cette carte avec subtilité. Sans jamais menacer ouvertement, l’Égypte sait que sa coopération est indispensable à la stabilité du commerce mondial. « C’est notre joker silencieux », confie un diplomate égyptien sous couvert d’anonymat. « Quand nous parlons, les grandes puissances écoutent, car elles savent que nous avons la main sur le robinet. » Ce pouvoir discret s’est manifesté à plusieurs reprises. Lors des conflits au Moyen-Orient, ou pendant les négociations sur le barrage de la Renaissance avec l’Éthiopie, l’Égypte a souvent fait valoir son rôle de gardien du canal pour obtenir des concessions ou du soutien international. Un enjeu militaire sous-estimé Le Canal de Suez n’est pas seulement un axe économique. C’est aussi un couloir militaire stratégique. Lors des guerres israélo-arabes, il a été le théâtre de combats acharnés. Aujourd’hui encore, il permet le déploiement rapide de forces navales entre les mers Méditerranée et Rouge. En 2023, la marine américaine a fait transiter plusieurs destroyers par le canal pour rejoindre la mer Rouge, dans le cadre de tensions croissantes avec l’Iran. La Russie, de son côté, a conclu un accord avec l’Égypte pour l’accès de ses navires militaires à Port-Saïd. « Celui qui contrôle le canal peut projeter sa puissance sur deux fronts à la fois », résume le colonel Ahmed Farouk, ancien officier de la marine égyptienne. « C’est une autoroute stratégique pour toutes les marines du monde. » Un avenir incertain face aux défis climatiques et technologiques Mais le Canal de Suez n’est pas à l’abri des bouleversements à venir. Le changement climatique, avec la montée des eaux et les tempêtes de sable plus fréquentes, pourrait perturber son fonctionnement. De plus, certaines routes alternatives, comme le passage du Nord-Est en Arctique, deviennent progressivement navigables en été. Des projets de tunnels ferroviaires entre l’Asie et l’Europe, ou de pipelines contournant le canal, pourraient aussi réduire son importance à long terme. Le défi pour l’Égypte sera de rester indispensable dans un monde en mutation rapide. « Le canal ne peut pas se reposer sur sa gloire passée », prévient Nour El-Din Hassan, économiste au centre Al-Ahram. « Il doit évoluer, s’adapter, et devenir plus qu’un simple passage : un écosystème logistique complet. » Alors que les tensions géopolitiques s’intensifient et que les routes commerciales se redessinent, une question demeure : le Canal de Suez restera-t-il le cœur battant du commerce mondial… ou deviendra-t-il un vestige d’un ordre révolu ? #### Égypte : pourquoi le Canal de Suez reste un atout géopolitique majeur Un cargo de 400 mètres de long, bloqué en travers d’un canal étroit, a suffi à faire vaciller l’économie mondiale. C’était en mars 2021. Le monde entier découvrait alors, parfois avec stupeur, l’importance stratégique d’un ruban d’eau artificiel creusé dans le sable égyptien il y a plus de 150 ans. Mais au-delà de cet incident mémorable, le Canal de Suez continue d’exercer une influence géopolitique majeure. Pourquoi ce couloir maritime reste-t-il aussi crucial aujourd’hui ? Un passage vital entre deux mondes Le Canal de Suez relie la mer Méditerranée à la mer Rouge, permettant aux navires d’éviter le long détour par le cap de Bonne-Espérance, à l’extrémité sud de l’Afrique. Ce raccourci de plus de 7 000 kilomètres réduit considérablement les délais et les coûts du transport maritime mondial. Chaque année, plus de 20 000 navires empruntent ce canal, représentant environ 12 % du commerce mondial. Le pétrole, le gaz naturel liquéfié, les céréales, les conteneurs de marchandises électroniques ou textiles : tout transite par là. « C’est l’artère principale de l’économie mondiale, un peu comme une veine dans le corps humain. Si elle se bouche, tout le système est en danger », résume Ahmed Farouk, analyste en géopolitique maritime au Caire. En 2023, le Canal a généré plus de 9,4 milliards de dollars de revenus pour l’Égypte, un record historique. Pour un pays confronté à une crise économique sévère, cette manne est vitale. Mais au-delà de l’économie, c’est la position stratégique du canal qui lui confère un poids géopolitique hors norme. Un levier de pouvoir pour l’Égypte Depuis sa nationalisation par Gamal Abdel Nasser en 1956, le Canal de Suez est devenu un symbole de souveraineté nationale. En contrôlant ce passage, l’Égypte détient un levier diplomatique redoutable. Aucun navire ne peut franchir le canal sans l’autorisation des autorités égyptiennes. « C’est notre arme silencieuse », confie un haut responsable de l’Autorité du Canal de Suez sous couvert d’anonymat. « En cas de tensions régionales, nous savons que notre position nous donne un avantage dans les négociations. » Cette influence s’est illustrée à plusieurs reprises. Pendant la guerre du Kippour en 1973, le canal fut fermé pendant huit ans. Plus récemment, lors de tensions avec l’Éthiopie autour du barrage de la Renaissance, certains analystes ont évoqué la possibilité pour l’Égypte d’utiliser le canal comme moyen de pression sur ses partenaires africains et arabes. Une cible stratégique en période d’instabilité Mais ce pouvoir a un revers. Le Canal de Suez est aussi une cible potentielle pour les groupes armés, les pirates ou les puissances étrangères. Sa sécurité est une priorité absolue pour l’Égypte, qui mobilise quotidiennement des milliers de soldats, de drones et de navires de patrouille pour protéger ses rives. En 2022, des attaques de drones revendiquées par des milices houthis au Yémen ont visé des navires marchands dans la mer Rouge, à quelques encablures du canal. « Nous sommes assis sur une poudrière », reconnaît le général Mahmoud El-Sayed, responsable de la sécurité maritime à Ismaïlia. « Une attaque réussie pourrait paralyser le commerce mondial en quelques heures. » Cette vulnérabilité pousse l’Égypte à renforcer ses alliances militaires, notamment avec les États-Unis et la France, qui disposent de forces navales dans la région. Le canal devient ainsi un point de convergence des grandes puissances, toutes désireuses d’en garantir la stabilité. La rivalité sino-américaine et la nouvelle route de la soie Dans le contexte de la rivalité croissante entre la Chine et les États-Unis, le Canal de Suez prend une dimension encore plus stratégique. Pékin, à travers son initiative des Nouvelles Routes de la Soie, investit massivement dans les infrastructures portuaires autour du canal, notamment à Port-Saïd et à Ain Sokhna. « La Chine ne veut pas seulement sécuriser ses approvisionnements, elle veut aussi peser sur les routes commerciales », explique Léa Dubois, chercheuse à l’Institut français des relations internationales. « Le Canal de Suez est un nœud essentiel pour ses ambitions. » De son côté, Washington multiplie les partenariats sécuritaires avec l’Égypte pour contenir l’influence chinoise. Le canal devient ainsi un terrain d’affrontement feutré entre superpuissances, chacune cherchant à asseoir sa présence dans cette zone névralgique. Un chantier permanent pour rester compétitif Face à l’augmentation du trafic maritime et à la taille croissante des navires, l’Égypte investit massivement dans l’élargissement et la modernisation du canal. En 2015, un nouveau bras parallèle de 35 kilomètres a été inauguré pour fluidifier la circulation. D’autres projets d’extension sont en cours. « Nous devons rester attractifs face aux routes alternatives, comme celle du Nord via l’Arctique, qui pourrait devenir viable avec le réchauffement climatique », explique Osama Rabie, président de l’Autorité du Canal de Suez. Mais ces travaux colossaux ont un coût. L’Égypte s’endette lourdement pour les financer, misant sur une augmentation continue du trafic. Un pari risqué, surtout dans un contexte de ralentissement économique mondial. Et si le canal n’était plus navigable ? La question peut sembler absurde, mais elle hante les stratèges. Que se passerait-il si le Canal de Suez devenait temporairement ou durablement inutilisable ? Une guerre, une catastrophe naturelle, un sabotage… Le scénario n’est pas impossible. En 2021, l’échouement de l’Ever Given a suffi à bloquer le canal pendant six jours, provoquant des pertes estimées à plus de 60 milliards de dollars. « C’était un avertissement », estime l’économiste égyptien Nour El-Din Hassan. « Le monde a compris que sa dépendance à une seule voie maritime est un point de fragilité majeur. » Des discussions émergent sur la diversification des routes maritimes, mais aucune alternative n’offre pour l’instant la même efficacité. Le Canal de Suez reste donc, pour l’heure, irremplaçable. Dans un monde où tout s’accélère, où les tensions géopolitiques s’intensifient et où les équilibres se déplacent, ce mince ruban d’eau continue de façonner l’histoire. Mais pour combien de temps encore ? Le Canal de Suez gardera-t-il son pouvoir, ou verra-t-il un jour son influence décliner face aux bouleversements du siècle ? #### Égypte du nord du Sinaï : des résidents coincés entre des rebelles islamistes et des opérations antiterroristes brutales Dix ans après le printemps arabe, les habitants de la péninsule agitée sont pris entre les menaces de militants islamistes et l’oppression de l’armée égyptienne et de ses milices affiliées. Il y a dix ans dans le nord du Sinaï, à la suite de l’éviction du président de l’époque Hosni Moubarak, Achraf, alors un enfant de 15 ans, accompagnait sa mère pour organiser une manifestation devant l’un des commissariats de police incendiés de la ville dans le Sheikh District de Zuwied. Les manifestants ont exigé la libération du père d’Achraf, qui avait été arrêté dans le cadre des attentats de 2005 qui visaient le sud du Sinaï. Alors que tout le pays célébrait la liberté et la démocratie après le départ de Moubarak, les gens ont commencé tout juste à réclamer le plus élémentaire de leurs droits. Marginalisation économique et sociale Des milliers d’autres résidents du nord du Sinaï ont pendant longtemps été soumis à la marginalisation économique et sociale en plus de la violence radicale parrainée par l’État comme des disparitions forcées, des arrestations illégales et des exécutions extrajudiciaires. En raison du manque d’accès aux médias et à la société civile et en raison de sa proximité physique avec la bande de Gaza agitée et la frontière israélienne, le nord du Sinaï a été un gouvernorat militarisé où l’armée joue un rôle important dans la vie quotidienne. Voici une vidéo montrant la situation dans cette région : Cette marginalisation et cette violence ont cependant augmenté après 2011, le gouvernorat devenant le foyer de l’une des organisations militantes les plus résilientes du pays, Ansar Bayt Al-Maqdis. Il a prêté allégeance à l’État islamique (EI) en 2014. Il s’est maintenant rebaptisé Province du Sinaï. En ce sens, Achraf et des milliers d’autres résidents continuent de se retrouver pris dans la ligne de mire de l’État militarisé et des militants islamistes radicaux. Fin 2012, à la suite de négociations secrètes entre les Frères musulmans et des responsables militaires, le père d’Achraf et d’autres islamistes ont été libérés, dit Achraf. Après sa libération, la famille d’Achraf est retournée sur ses terres à Rafah et s’y est installée en tant que fermière. Terrain sur compensation Malgré les difficultés au fil des décennies, les habitants du Sinaï sont des gens fiers. Les valeurs tribales et bédouines les empêchent d’accepter une compensation. Alors que la famille d’Achraf résidait à Suez pour travailler comme ouvriers, la ville la plus proche du nord du Sinaï et avec de meilleures opportunités d’emploi et de meilleures infrastructures, la famille de Swuilem a été confrontée à des conditions extrêmes. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2014, le président Sissi et son gouvernement ont intensifié leur répression contre les civils, les journalistes, les travailleurs de la société civile et les militants. Cela a ajouté à une situation déjà tendue sur le terrain dans le nord du Sinaï. Au fil des ans, l’armée et la police ont annoncé des milliers de morts dans des opérations de sécurité dans le nord du Sinaï et n’ont jamais révélé leur identité. “Crédit photo www.lejdd.fr” #### Élections au Mali : Aliou Diallo et ADP-Maliba prêts à occuper le terrain Dans son discours du nouvel an 2023, Aliou Diallo invite les militants de son parti, l’ADP-Maliba, à se préparer à investir le terrain dans le cadre des prochaines élections maliennes. Il attend d’eux qu’ils déploient avec force manière la vitalité, la motivation et l’originalité de sa vision pour le Mali. Comme à son habitude, Aliou Diallo a adressé ses vœux du nouvel an à ses compatriotes le 1er janvier 2023. Il leur a souhaité la paix, la sécurité et la prospérité dans un Mali déchiré par une crise multidimensionnelle depuis plus de dix ans. L’homme d’affaires malien a également invité ses concitoyens et concitoyennes à sceller un Pacte de stabilité afin que leur patrie retrouve le chemin du développement durable. Ce contrat social inédit devrait d’emblée garantir des élections transparentes. Sans quoi, le pays pourrait connaitre de nouveaux soubresauts. Belle percée de l’ADP-Maliba aux dernières législatives Selon le calendrier défini par les autorités de la transition, la présidentielle devrait avoir lieu en février 2024. Avant, il y aura un référendum sur la nouvelle Constitution en mars 2023, des élections locales en juin et des législatives entre octobre et novembre. Poids lourd de la politique malienne, Aliou Diallo prévoit de participer à toutes ces échéances électorales avec son parti, l’ADP-Maliba. Cette formation politique ci a réalisé une percée aux dernières législatives. Il entend rééditer l’exploit, et peut-être faire mieux en ratissant large. Favori de la présidentielle prochaine L’ex député de Kayes espère personnellement conquérir  le palais de Koulouba, après avoir terminé 3e à la présidentielle de 2018, à la grande surprise des instituts de sondage. Pour le scrutin de 2024, il part cette fois en favori selon une enquête du cabinet Statix, qui date un peu. Mais Aliou Diallo peut toujours croire en sa victoire, eu égards au ralliement récent de plusieurs partis de l’opposition. Ceux-ci estiment qu’ils incarnent leurs valeurs cardinales. A savoir l’intégrité, le courage, le travail, le patriotisme et la générosité. Une grande vision incarnée dans un plan Marshall Prêt pour en découdre dans les urnes, Aliou Diallo n’attend pas le lancement officiel des campagnes pour mobiliser ses équipes à la conquête du pays profond. « Maintenant que le calendrier du retour à l’ordre constitutionnel est sorti, préparons-nous à occuper le terrain pour les prochaines échéances et à déployer la vitalité, la motivation et l’originalité de notre vision pour le Mali », a-t-il déclaré lors de son intervention du nouvel an. Celui qui a fait de la politique de proximité son leitmotiv est considéré dans son pays comme l’homme de la situation. Il aurait la carrure pour relever le Mali fort de son succès dans les affaires. On pointe aussi sa grande vision pour la mère patrie. Cette grande vision est incarnée principalement par son ambitieux plan Marshall. Ce programme gigantesque de 15.000 milliards de Francs CFA se dédie à la refondation et à la reconstruction totale du Mali. Pour montrer qu’il ne fait pas dans la démagogie, le philanthrope renvoie aux prouesses de sa compagnie Hydroma et aux actions de sa Fondation Maliba. #### Élections au Sénégal : ce que disent vraiment les derniers sondages Sur les murs de Dakar, les affiches électorales se superposent dans un chaos coloré. Les visages des candidats se disputent l’attention des passants, mais dans les rues, c’est une autre voix qui monte : celle d’un peuple qui doute, espère, et scrute chaque chiffre publié par les instituts de sondage. À quelques semaines d’un scrutin décisif, les données semblent dire une chose, tandis que les murmures dans les quartiers en racontent une autre. Un paysage politique fragmenté Le Sénégal entre dans une nouvelle ère politique. Après des mois de tensions, de reports et d’incertitudes, les élections présidentielles approchent enfin. Mais cette fois, aucun candidat ne semble faire l’unanimité. Selon un sondage réalisé début avril par l’Institut Africain d’Opinion Publique (IAOP), aucun des principaux prétendants n’atteint la barre des 50 % au premier tour. Bassirou Diomaye Faye, soutenu par le très populaire Ousmane Sonko, arrive en tête avec 34 % des intentions de vote. Suivent Amadou Ba, candidat de la coalition au pouvoir, avec 27 %, et Idrissa Seck, figure de l’opposition traditionnelle, à 15 %. « Le pays est divisé comme jamais. Il n’y a plus de camp naturel. Même dans ma propre famille, on ne vote pas tous pour le même candidat », confie Mariama, étudiante à l’Université Cheikh Anta Diop. Cette fragmentation reflète aussi une lassitude. Après trois mandats d’Abdoulaye Wade et deux de Macky Sall, une génération entière cherche un nouveau souffle. Mais les sondages montrent que cette quête reste confuse et partagée. La montée silencieuse des indécis Ce que les chiffres révèlent surtout, c’est le poids grandissant des indécis. Près de 24 % des électeurs sondés affirment ne pas encore avoir fait leur choix. Une proportion élevée, qui pourrait tout basculer. « C’est un phénomène qu’on observe rarement à ce niveau, surtout à si peu de temps du scrutin », explique Souleymane Diouf, analyste politique à l’IAOP. « Cela traduit une forme de prudence, voire de méfiance, vis-à-vis des discours politiques. » Dans les quartiers populaires de Pikine ou Guédiawaye, beaucoup disent attendre le dernier moment pour se décider. « On veut voir qui tient ses promesses, qui parle vrai. Pas juste des slogans », lâche Abdoulaye, conducteur de taxi. Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle crucial dans cette attente. Les électeurs y décryptent, comparent, vérifient. La moindre vidéo, la moindre déclaration peut influencer un choix encore fragile. Le facteur Sonko : une ombre qui plane Bien qu’inéligible après sa condamnation, Ousmane Sonko reste omniprésent dans cette campagne. Son soutien à Bassirou Diomaye Faye a galvanisé une partie de la jeunesse, mais aussi crispé une frange plus conservatrice de l’électorat. « Diomaye est perçu comme le prolongement de Sonko. Pour certains, c’est une chance de rupture. Pour d’autres, c’est une menace d’instabilité », analyse Fatou Kébé, sociologue politique à Saint-Louis. Le sondage de l’IAOP montre que 63 % des 18-35 ans se disent favorables à Diomaye. Mais chez les plus de 50 ans, ce taux chute à 19 %. Un fossé générationnel qui pourrait jouer un rôle décisif. « Je voterai pour Diomaye parce qu’il parle comme nous, il comprend nos problèmes », affirme Fatimata, 22 ans, vendeuse ambulante. À l’inverse, Mamadou, retraité à Thiès, s’inquiète : « Ce sont des gens trop radicaux. On ne peut pas leur confier le pays. » Le poids de l’abstention Un autre chiffre inquiète les observateurs : 38 % des sondés disent envisager de ne pas voter. Une abstention potentielle record dans un pays où la participation a toujours été relativement forte. « Si ces intentions se confirment, ce sera un signal d’alarme pour notre démocratie », prévient Aïssatou Ndiaye, membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA). Les raisons invoquées sont multiples : désillusion, manque de confiance, peur de violences post-électorales. « On a vu ce qui s’est passé en 2021 et 2023. Moi, je ne veux pas revivre ça », confie Moussa, commerçant à Kaolack. Le climat tendu des derniers mois n’aide pas. Les arrestations d’opposants, les accusations de manipulation du calendrier électoral, et les rumeurs de fraude ont fragilisé la confiance dans le processus. Les régions : un vote à géométrie variable Les sondages nationaux masquent souvent les dynamiques locales. Or, au Sénégal, chaque région a ses priorités, ses sensibilités, ses leaders. Dans le sud, en Casamance, Diomaye Faye domine largement, porté par l’héritage de Sonko. À Ziguinchor, son score dépasse les 60 %. À l’inverse, dans le nord, à Saint-Louis et Matam, Amadou Ba reste fort grâce à l’appareil de l’État et aux réseaux de l’APR. « Ici, on vote utile. On veut un président qui connaît les rouages, pas un novice », affirme Oumar, fonctionnaire à Podor. Le centre du pays, notamment la région de Kaolack, semble plus indécis. C’est là que se jouera sans doute l’issue du scrutin. « C’est notre Ohio à nous », plaisante un journaliste local, en référence à l’État pivot des élections américaines. Des chiffres, mais pas de certitudes À mesure que le jour du vote approche, les sondages se multiplient, se contredisent parfois, et alimentent toutes les spéculations. Mais au Sénégal, comme ailleurs, les chiffres ne font pas l’élection. « Il faut les lire avec prudence. Le taux de couverture en zone rurale est faible, beaucoup de gens refusent de répondre, et les opinions changent vite », rappelle Souleymane Diouf. Le dernier sondage publié le 15 avril par le Centre d’Études Stratégiques de Dakar donne Diomaye Faye à 36 %, Amadou Ba à 30 % et Idrissa Seck à 13 %. Mais avec une marge d’erreur de 3,5 %, tout reste possible. « Ce qui est certain, c’est que le pays est à un tournant. Et que ce tournant ne dépendra pas uniquement des sondages, mais de ce que chacun décidera, seul, dans l’isoloir », conclut Fatou Kébé. Dans ce contexte mouvant, incertain, presque électrique, une question persiste : et si les vrais résultats ne ressemblaient à aucun des scénarios prévus ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Emploi pétrole Afrique : métiers, pays et formations L’emploi dans le pétrole en Afrique concerne bien plus que les ingénieurs forage. Les besoins portent aussi sur la maintenance, la sécurité HSE, la logistique, l’instrumentation, les achats, la qualité, le transport, la restauration industrielle et les services aux sites. Les pays à regarder sont les producteurs établis comme le Nigeria, l’Angola, l’Algérie, la Libye, l’Egypte, le Congo, le Gabon ou la Guinée équatoriale, mais aussi les marchés liés à de nouveaux projets, comme l’Ouganda autour du bassin du lac Albert. Les métiers les plus accessibles Famille de métiers Compétences utiles HSE Sécurité, procédures, premiers secours, reporting Maintenance Mécanique, électricité, instrumentation Logistique Transport, magasin, douane, supply chain Forage et production Terrain, anglais technique, rigueur opérationnelle Services support Restauration, nettoyage industriel, base vie, achats Un candidat sans expérience pétrolière peut entrer par les métiers support si son profil est fiable, mobile et formé à la sécurité. Les postes techniques demandent davantage de certification. Le secteur pétrolier fonctionne par chaînes de sous-traitance. Autour d’un opérateur se trouvent des sociétés d’ingénierie, de maintenance, de sécurité, de transport, de restauration, d’inspection et de gestion de base-vie. Pour un candidat, cette chaîne multiplie les portes d’entrée. Pays à surveiller en 2026 Le Nigeria et l’Angola restent des marchés historiques. L’Algérie et la Libye pèsent dans le gaz et les hydrocarbures. L’Ouganda attire l’attention avec Tilenga, Kingfisher et l’oléoduc EACOP, dont le plateau de production annoncé autour du lac Albert est de 230 000 barils par jour selon les communications de projet. Le dossier Nigeria, Angola, Ouganda : où travailler dans le pétrole compare les pays, tandis que pays producteurs de pétrole en Afrique donne le contexte économique. Les métiers HSE sont centraux parce que les sites pétroliers exigent une culture de sécurité permanente. Même un poste support doit respecter des procédures strictes. Un certificat HSE ne garantit pas un emploi, mais il montre que le candidat comprend les contraintes du secteur. Formations et preuves à préparer Les recruteurs regardent les diplômes, mais aussi les preuves : certificats HSE, anglais technique, habilitations, expériences de chantier, permis, références et capacité à travailler en rotation. Un CV générique a peu de chances de passer. La page formation pétrole en Afrique détaille les compétences à prioriser avant de postuler. La mobilité compte beaucoup. Certains postes exigent des rotations, des zones isolées, des horaires longs et une bonne résistance au terrain. Avant de postuler, il faut vérifier si le mode de vie est compatible avec sa situation personnelle et familiale. Conseil pratique pour candidater Choisissez un métier cible avant de chercher une entreprise. Ensuite, identifiez les sous-traitants du secteur : maintenance, logistique, inspection, catering, sécurité, transport. Beaucoup d’emplois passent par eux plutôt que directement par les majors. Les nouveaux projets attirent souvent beaucoup de candidats. La meilleure stratégie consiste à surveiller les sous-traitants, les appels d’offres, les besoins logistiques et les phases de construction, pas seulement les annonces des grandes compagnies. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. FMI, World Economic Outlook et Regional Economic Outlook avril 2026 TotalEnergies Uganda, projet Tilenga EACOP, pipeline est-africain #### Emploi pétrole en Afrique : formations et métiers du secteur pétrolier Le secteur pétrolier représente un pilier stratégique de l’économie africaine. Dans plusieurs régions du continent, notamment en Afrique centrale et occidentale, l’industrie pétrolière reste l’un des principaux moteurs de croissance, d’exportation et de développement des infrastructures. Pour tirer pleinement parti de ce potentiel, la formation professionnelle joue un rôle clé dans la structuration d’une main-d’œuvre locale qualifiée, sécurisée et compétitive. Quels métiers viser pour travailler dans le pétrole en Afrique ? Les recherches autour de l’emploi pétrole en Afrique portent surtout sur les formations techniques, la maintenance, la sécurité, la logistique, le forage, la géologie, l’environnement et la gestion de projets. Les profils les plus solides combinent une compétence métier, une bonne maîtrise de l’anglais technique et une connaissance des normes HSE. Alors que les projets d’exploration et de production se multiplient, les besoins en compétences ne cessent de croître. Cet article fait le point sur les enjeux liés à la formation dans le secteur pétrolier en Afrique, les types de compétences requises, les parcours possibles, et les perspectives qu’offre cette filière d’avenir. Un secteur stratégique en mutation Une place centrale dans l’économie africaine L’Afrique abrite certaines des plus importantes réserves pétrolières du monde. Des pays comme le Nigeria, l’Angola, la Libye, l’Algérie ou encore le Congo sont aujourd’hui des acteurs incontournables sur le marché international. En parallèle, des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou la Mauritanie renforcent progressivement leur présence dans le domaine. Le développement de ces gisements entraîne la création massive d’emplois directs et indirects, dans des domaines variés : exploration, forage, transport, raffinage, sécurité, maintenance, logistique… Des exigences croissantes en matière de compétences Si les opportunités sont nombreuses, elles sont aussi de plus en plus encadrées. L’évolution des standards internationaux, la transition énergétique, l’automatisation des équipements, et les obligations en matière de sécurité imposent aujourd’hui des profils hautement qualifiés. Les entreprises opérant dans ce secteur, qu’elles soient nationales ou internationales, cherchent à recruter des professionnels capables de respecter des protocoles stricts, de manier des technologies avancées, et de s’adapter à des environnements parfois extrêmes. Quels métiers dans le secteur pétrolier ? Profils techniques et opérateurs de terrain Opérateur de forage Technicien de maintenance industrielle Mécanicien hydraulique Soudeur haute pression Conducteur d’engins pétroliers Ces postes nécessitent une formation pratique, centrée sur la sécurité, la mécanique, et la gestion des risques. Métiers d’analyse et d’ingénierie Géologue Géophysicien Ingénieur forage Ingénieur de production Superviseur de raffinerie Les formations associées sont souvent longues, mais elles permettent d’accéder à des postes à haute responsabilité. Fonctions transversales Agent HSE (Hygiène, Sécurité, Environnement) Logisticien pétrolier Manager de site industriel Responsable qualité Ces métiers sont souvent accessibles après une double compétence technique et managériale, très recherchée dans les grands projets. Les formations indispensables pour travailler dans le pétrole Formations techniques et industrielles Les métiers du pétrole exigent une solide base technique, souvent acquise à travers des cursus spécialisés, voire des certifications reconnues. Formation CACES engins de chantier : indispensable pour les conducteurs d’engins dans les zones d’exploitation. Électricité industrielle et automatismes : pour les interventions sur site, les équipements sous pression, les pompes, ou les systèmes de contrôle. Soudure et tuyauterie : un des savoir-faire les plus demandés, notamment pour les soudeurs certifiés ASME ou ISO. Maintenance préventive et curative : essentielle pour la sécurité et la productivité des installations. Formations en sécurité et environnement Le travail dans le pétrole est soumis à des normes de sécurité extrêmement strictes, notamment en Afrique où les conditions peuvent être variables. Formation H2S (hydrogène sulfuré) : obligatoire dans de nombreuses zones à risque. ATEX (atmosphères explosives) : certification exigée pour intervenir dans certaines zones industrielles sensibles. Secourisme industriel : adaptation des gestes de premier secours à des contextes pétroliers. Formations réglementaires et managériales Pour évoluer vers des postes de supervision ou de direction, une formation en management de projet, en normes QHSE, ou en droit pétrolier international est fortement recommandée. Quelle réalité de la formation en Afrique ? Défis structurels et enjeux locaux Dans de nombreuses régions, l’offre de formation spécialisée reste limitée face à la demande. Certaines zones manquent d’équipements adaptés, de formateurs qualifiés, ou de programmes reconnus à l’international. Cela pousse de plus en plus d’acteurs à investir dans des partenariats avec des centres de formation professionnelle qualifiés, à la fois pour former rapidement et localement. L’objectif est double : Renforcer la main-d’œuvre nationale, afin de réduire la dépendance aux expatriés. Garantir des compétences adaptées aux réalités du terrain africain (conditions climatiques, logistique, infrastructures…). Une demande croissante de formations certifiantes Les grandes compagnies pétrolières exigent aujourd’hui des attestations de compétences spécifiques, reconnues par les normes internationales (ISO, API, OHSAS, etc.). Des certifications comme le BOSIET (Basic Offshore Safety Induction and Emergency Training) ou les formations HSE Oil & Gas deviennent des prérequis à l’embauche. Une formation, et après ? Forte employabilité Les candidats disposant d’une formation solide et adaptée au secteur pétrolier trouvent souvent un emploi rapidement, que ce soit dans leur pays d’origine ou ailleurs sur le continent. Les besoins sont tels que les postes sont disponibles dans de multiples spécialités, souvent avec des conditions attractives en termes de rémunération, logement, transport ou avantages sociaux. Mobilité et évolutivité Un profil bien formé dans le secteur pétrolier peut rapidement évoluer : vers des postes à responsabilité vers des missions à l’international ou vers des secteurs connexes comme le gaz, les énergies renouvelables ou la logistique industrielle Vers une professionnalisation durable Former les futurs travailleurs du secteur pétrolier africain ne relève plus du simple apprentissage technique. Il s’agit aujourd’hui de construire une main-d’œuvre stable, durable et compétente, capable de s’adapter à un monde énergétique en mutation. La montée en compétences locales est aussi un levier de souveraineté économique, permettant aux États africains d’assurer eux-mêmes la conduite de leurs projets stratégiques, tout en favorisant l’emploi national. Pour en savoir plus sur les métiers et les formations liées à ce secteur, une lecture utile est l’article « Travailler dans les secteurs miniers et pétroliers en Afrique centrale », qui approfondit les synergies entre formation, emploi et développement. Le pétrole continuera de jouer un rôle majeur dans l’économie africaine dans les années à venir. Pour tirer pleinement parti de cette ressource, il est essentiel de miser sur la formation professionnelle et technique des femmes et des hommes appelés à bâtir cette industrie. En développant des parcours de formation adaptés, certifiants, et connectés aux réalités du terrain, l’Afrique peut transformer cette richesse en moteur d’emploi et d’innovation.Vous souhaitez former vos équipes à la formation pour le travail dans le secteur pétrolier en Afrique ? Appelez ITBS Formation au +330 805 690 655 ou rendez-vous directement sur le site WWW.ITBSFORMATION.COM. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 Réponse rapide Les métiers les plus porteurs sont ceux liés à une demande durable : énergie, BTP, santé, numérique, logistique, agro-industrie et services aux entreprises.Pour approfondirBusiness rentable en AfriqueMétiers qui recrutent en AfriquePays producteurs de pétrole en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “emploi pétrole afrique” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. #### En Afrique australe, la coopération s’organise autour des projets gaziers Selon l’agence de consulting Wood Mackenzie, la production annuelle de GNL de l’Afrique pourrait passer de 40 à 100 millions de tonnes d’ici 2035. 40 % des découvertes de gaz au cours de la dernière décennie ont en effet eu lieu en Afrique, essentiellement dans la partie australe du continent. Un large éventail d’acteurs se mobilise pour valoriser au mieux ce potentiel. L’Afrique australe, la révélation de la décennie pour le marché de l’énergie Au fil des deux dernières décennies, les découvertes d’immenses réserves de gaz naturel ont fait entrevoir de nouvelles perspectives pour les pays de l’Afrique australe. L’Angola, jusqu’ici seul pays de la région bien implanté sur le marché de l’export gazier, augmente encore ses capacités avec le démarrage d’un nouveau projet offshore en 2022, prévu pour être pleinement fonctionnel en 2026, permettant de produire environ 2,9 millions de tonnes par an. En Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, l’exploitation rapide des gisements de gaz offshore (blocs 11B/12B au large de Mossel Bay) et onshore devient même un besoin vital, tandis que le pays connaît une crise énergétique sans précédent, les coupures d’électricité durant parfois 12h d’affilée. En 2022, le pays a connu plus de 2000 heures de surcharge de son réseau électrique. Avec un schéma énergétique s’appuyant principalement sur le charbon, l’Afrique du Sud, qui s’est par ailleurs engagée à développer les énergies renouvelables avec l’aide de l’Union européenne notamment, doit pallier rapidement un problème sérieux et générateur de tensions dans la population. Cette situation est aujourd’hui critique, le gouvernement ayant même décrété le 9 février l’état de catastrophe nationale. Si les projets d’exploitation offshore en particulier sont attaqués par des ONG comme Bloom par crainte pour l’environnement, le gouvernement sud-africain se veut pragmatique et tout semble indiquer que le pays, devenu en 2022 exportateur de GNL, continue de développer l’exploitation nationale de ses réserves dans l’optique de stabiliser sa production énergétique tout en diminuant la part du charbon, conformément à ses engagements de développement durable, le gaz émettant environ 50 % de CO2 de moins que le charbon. Au large de la Namibie, un gisement découvert l’an dernier commence à être exploré, et les premières mesures indiquent un potentiel de plusieurs milliards de barils. Mais c’est surtout le Mozambique voisin qui se distingue par l’ampleur de ses réserves, estimées selon l’Union internationale du gaz à quelque 2 milliards de tonnes, qui lorsqu’elles seront pleinement exploitées, avec une production estimée à 60 millions de tonnes par an, pourraient faire entrer le Mozambique dans le Top 5 des exportateurs mondiaux de GNL, aux côtés de l’Australie, du Qatar, des Etats-Unis, du Canada et de la Malaisie. Pour tous ces pays, les bénéfices attendus de cette exploitation sont cruciaux. Ils devraient être le moyen de faire décoller leurs économies et de sortir leurs populations de la pauvreté endémique qui les caractérise à des degrés divers. L’un des défis est d’ailleurs de gérer de façon équitable ce développement, en faisant notamment accéder l’ensemble des habitants aux opportunités d’emplois directs et indirects. Un défi pour l’Afrique du Sud, où la situation est compliquée du fait de la crise énergétique avec une chute de 1,3 % du PIB au dernier trimestre 2022. Dans ce contexte, le spectre des émeutes mortelles de 2021 laisse planer la crainte de conflits civils dans un pays dont le vivre-ensemble est un pilier fragile, soulignant la nécessité pour les autorités de répondre au plus vite aux besoins énergétiques. Au plan international, l’exploitation de ces ressources énergétiques semble ne pas être l’occasion de rivalités crisogènes. Au contraire, avec le cas emblématique du Mozambique, on constate de facto une forme de solidarité internationale, qui souligne l’intérêt commun d’avoir un accès sûr au maximum de ressources gazières possible. Mozambique : une mobilisation internationale inédite Pays parmi les plus pauvres, le Mozambique peine à garder le contrôle sur le nord, éloigné de 2700 km de la capitale, Maputo. La région du Cabo Delgado, zone côtière donnant sur le canal du Mozambique et jouxtant la Tanzanie, est ces dernières années le théâtre malheureux d’insurrections islamistes. L’ONU estime que depuis 2017, environ 4000 personnes ont été tuées et 800.000 déplacées. L’État mozambicain, dépassé, a fait appel d’abord à des compagnies privées, telle la société russe Wagner, ou encore la société sud-africaine Dyck Advisory Group. Mais l’implantation des rebelles, leur supériorité militaire et les conséquences socio-économiques de la crise ont poussé le Mozambique à chercher d’autres solutions, en se tournant vers ses voisins. Ainsi, en juin 2021, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC, Southern African Development Community), financée notamment par l’Union européenne, a approuvé une mission de soutien militaire au Mozambique. Outre l’Afrique du Sud, le Botswana et le Zimbabwe ont déployé plusieurs milliers d’hommes pour contrer l’insurrection du groupe armé Ansar al-Sunnah. Le Rwanda est également intervenu, indépendamment de la SADC et l’efficacité de son action a été saluée internationalement. Le projet « Afungi », une coopération protéiforme S’il faut reconnaitre la solidarité interafricaine qu’elle traduit, une telle mobilisation, dont le succès demande à être confirmé dans la durée, est directement liée à l’intérêt stratégique des projets gaziers initiés dans le pays. L’Afrique du Sud importe en effet, par le gazoduc ROMPCO, environ 4,6 millions de tonnes de GNL par an depuis le Mozambique, ce qui représente la majorité de sa consommation annuelle nationale. Mais la nation arc-en-ciel est également investie dans les projets de développement du terminal de GNL de Matola, près de la capitale, Maputo. Au nord, au large du cap Delgado, deux champs rassemblent les réserves majeures du pays. La zone 4 a commencé à être exploitée par l’italien ENI, avec une solution d’usine flottante permettant d’effectuer toutes les opérations en mer, ce qui a permis d’effectuer en novembre 2022 la première exportation de GNL par bateau. ENI parle de 450 milliards de m3 à exploiter et d’une capacité de 3,4 millions de tonnes par an pour sa part. La zone 1, opérée par Mozambique LNG, un consortium d’énergéticiens de France, d’Inde, du Japon, du Mozambique et de Thaïlande, dispose de 60 % des réserves identifiées, de l’ordre de 2,2 milliards de tonnes de gaz. Après avoir suspendu ses activités en avril 2021 pour des raisons de sécurité et rappelé tous ses employés, le groupement entend reprendre l’exploitation dès que la situation sécuritaire le permettra, selon les propos de Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, en visite sur place en février dernier. Deux trains de liquéfaction sont en projet, sur le site dit « Afungi » près de Palma, la ville côtière proche des sites offshore, avec une capacité de 13,1 millions de tonnes par an. Un financement de 16 milliards de dollars est déjà sécurisé pour la réalisation du projet, qui comprend aussi un terminal maritime. Les conditions de sécurité s’améliorant, les projets gaziers deviennent une évidence selon José de Oliveira, professeur ès stratigraphie et chercheur en questions énergétiques à l’université de Porto : « Étant donné que le gaz naturel va être un combustible de transition et qu’il durera beaucoup plus d’années que le pétrole et étant donné l’importance que le GNL prend maintenant dans le monde, je suis convaincu que les projets au Mozambique seront couronnés de succès. » Les deux champs réunis, ce sont 15,2 millions de tonnes par an qui pourraient être exportées, ce qui pourrait rapporter entre 80 et 96 milliards de dollars au Mozambique, laissant envisager de belles retombées pour ce pays dont le PIB nominal en 2022 était de 18 milliards de dollars. L’idée d’un fonds souverain destiné à la gestion des bénéfices fait son chemin afin d’assurer une exploitation optimale pour les populations locales, meurtries par des années de violence, et que la manne gazière pourrait enfin sortir de leur pauvreté endémique. La réussite de l’exploitation des champs gaziers du canal du Mozambique ne laisse pas grand monde indifférent, y compris en dehors du pays d’Afrique australe. En plus de l’Afrique du Sud, d’autres acteurs internationaux sont particulièrement intéressés, tels des pays d’Asie comme l’Inde ou la Corée du Sud, mais aussi l’Union européenne en recherche active de fournisseurs alternatifs pour remplacer le gaz russe. L’intérêt manifeste pour la sécurité de la région, et la coopération internationale autour du Mozambique, montrent que les enjeux de stabilité dépassent désormais largement les frontières du pays. #### En Afrique, l’armée française se retire peu à peu du continent Un tournant historique se dessine pour l’engagement militaire français en Afrique. Les effectifs français déployés sur le continent devraient connaître une réduction sans précédent, marquant une évolution majeure de la stratégie de défense française dans cette région du monde. Ce qu’il faut retenir Un tournant historique se dessine pour l’engagement militaire français en Afrique. Les effectifs français déployés sur le continent devraient connaître une réduction sans précédent, marquant une évolution majeure de la stratégie de défense française dans cette. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Cette décrue s’inscrit dans un contexte géopolitique en pleine mutation, où les priorités et les défis de la France se redéfinissent. Face à de nouveaux enjeux sécuritaires, tant sur le territoire national qu’en Europe, la question de la répartition des ressources militaires se pose avec acuité. Les raisons d’une décrue annoncée Plusieurs facteurs motivent cette réduction des effectifs français en Afrique. Tout d’abord, les ressources militaires françaises sont de plus en plus sollicitées sur d’autres fronts, notamment en Europe de l’Est face à la menace russe. Voici une vidéo parlant de la présence de l’armée française en Afrique : De plus, l’efficacité des interventions militaires françaises en Afrique a été remise en question ces dernières années, avec des résultats jugés mitigés et des critiques croissantes quant à la pérennité des changements apportés. Enfin, la montée en puissance des armées africaines et l’aspiration croissante des pays du continent à une plus grande autonomie sécuritaire incitent la France à repenser son rôle et à privilégier d’autres formes de coopération. Vers un nouveau modèle de coopération militaire ? La réduction des effectifs français ne signifie pas pour autant un désengagement total de la France en Afrique. Au contraire, il s’agit de redéfinir la relation militaire entre la France et ses partenaires africains sur de nouvelles bases. L’accent devrait être mis sur le renforcement des capacités des armées africaines, la formation et le conseil, la coopération en matière de renseignement et la lutte contre le terrorisme. Un nouveau modèle de partenariat devrait émerger, fondé sur le respect mutuel, l’égalité et la prise en compte des aspirations des peuples africains. Des défis à relever Cette transition ne sera pas sans défis. Il faudra s’assurer que la réduction des effectifs français ne crée pas de vide sécuritaire et ne profite pas aux groupes djihadistes ou autres acteurs déstabilisateurs. Il faudra également veiller à ce que les partenariats militaires soient transparents et démocratiques, et qu’ils ne servent pas à des intérêts nationaux au détriment des populations locales. La décrue des effectifs français en Afrique marque un tournant important dans la relation entre la France et le continent. Cette évolution doit être l’occasion de repenser la coopération militaire et de construire de nouveaux partenariats plus équilibrés et plus efficaces. En privilégiant le renforcement des capacités africaines et une approche multilatérale des défis sécuritaires, la France peut contribuer à un avenir plus stable et prospère pour l’Afrique. #### Énergie solaire : l’Afrique en passe de devenir un leader mondial Quand le soleil se lève sur le Sahel, il ne chauffe pas seulement les dunes : il alimente désormais des milliers de foyers. Dans des villages autrefois plongés dans l’obscurité à la tombée de la nuit, des enfants font leurs devoirs sous la lumière d’ampoules LED. L’Afrique, longtemps à la traîne en matière d’électrification, est en train de réécrire son destin grâce à une ressource qu’elle possède en abondance : le soleil. Un potentiel solaire parmi les plus élevés au monde Avec plus de 300 jours d’ensoleillement par an dans de nombreuses régions, l’Afrique détient un des potentiels solaires les plus importants de la planète. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le continent pourrait techniquement produire plus de 10 térawatts d’énergie solaire, soit plus que l’Europe et l’Amérique réunies. « Le soleil est notre pétrole », affirme Aminata Diop, ingénieure en énergie renouvelable basée à Dakar. « Nous avons longtemps vu cette lumière comme une fatalité, mais aujourd’hui, elle devient notre chance. » Du désert du Sahara aux savanes d’Afrique de l’Est, les conditions sont idéales pour l’implantation de fermes solaires à grande échelle. Et les investisseurs commencent à le comprendre. Des projets géants qui changent le paysage Au Maroc, la centrale solaire de Noor, près de Ouarzazate, est déjà l’une des plus grandes du monde. Elle s’étend sur plus de 3 000 hectares, avec une capacité de production de 580 mégawatts. À terme, elle pourrait alimenter plus d’un million de foyers. En Égypte, le projet Benban, dans le sud du pays, regroupe une quarantaine de centrales solaires pour une capacité totale de 1,8 gigawatt. C’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires. « En 2015, nous n’avions presque rien. Aujourd’hui, nous exportons de l’électricité vers le Soudan », explique Karim El-Amin, responsable du projet Benban. « C’est une révolution silencieuse. » Même les pays sans ressources fossiles s’y mettent. Le Rwanda, par exemple, a inauguré en 2022 une centrale solaire flottante sur le lac Kivu, une première sur le continent. Une solution pour électrifier les zones rurales Mais au-delà des mégaprojets, ce sont les installations décentralisées qui transforment le quotidien de millions d’Africains. Dans les zones rurales, où le réseau électrique n’a jamais atteint, les mini-réseaux solaires et les kits domestiques apportent une autonomie inédite. « Avant, on utilisait des lampes à pétrole. Ça sentait mauvais, c’était dangereux. Maintenant, on a la lumière, on peut recharger nos téléphones, écouter la radio », raconte Josephine, une habitante du nord du Ghana. « Ma fille peut étudier le soir. Ça change tout. » Selon la Banque africaine de développement, plus de 600 millions de personnes vivent encore sans électricité sur le continent. Le solaire représente une solution rapide, propre et adaptée à cette réalité dispersée. Des start-up locales comme M-KOPA au Kenya ou Bboxx au Togo proposent des systèmes solaires à paiement mobile, accessibles même aux foyers les plus modestes. Des emplois et une industrie en plein essor La transition solaire ne crée pas seulement de l’énergie : elle génère aussi de l’emploi. En 2023, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) estimait que plus de 350 000 personnes travaillaient dans le secteur solaire en Afrique, un chiffre en hausse de 30 % par rapport à l’année précédente. « On forme des jeunes à installer, entretenir et réparer les panneaux. C’est un nouveau métier, et il est porteur », explique Fatoumata Sissoko, formatrice dans un centre technique à Bamako. « Beaucoup de nos anciens élèves montent leur propre entreprise. » Des usines de fabrication de panneaux et de batteries commencent à voir le jour, notamment en Afrique du Sud, au Nigeria et au Rwanda. L’objectif : réduire la dépendance aux importations asiatiques et créer une filière locale durable. Des défis techniques et politiques à relever Malgré cet élan, les obstacles restent nombreux. Le financement reste un frein majeur. Les projets solaires nécessitent des investissements initiaux importants, et les taux d’intérêt en Afrique sont souvent élevés. « Il y a un appétit, mais il faut des garanties, des cadres réglementaires stables », souligne Jean-Michel Ngoma, analyste pour une société d’investissement à Abidjan. « Les gouvernements doivent jouer leur rôle. » La question du stockage de l’énergie est également cruciale. Sans batteries performantes, l’électricité produite le jour ne peut pas être utilisée la nuit. Or, les batteries coûtent cher et leur production reste limitée sur le continent. Enfin, certaines régions souffrent encore d’un manque de techniciens qualifiés ou d’infrastructures de transport pour acheminer les équipements. Vers un leadership africain sur la scène énergétique mondiale ? Malgré ces défis, un basculement est en cours. L’Afrique n’est plus seulement un marché pour les énergies renouvelables : elle devient un acteur. En témoigne la création, en 2023, de l’Alliance solaire africaine, qui regroupe 25 pays du continent autour d’une vision commune. « Nous voulons que l’Afrique soit un exportateur net d’énergie propre d’ici 2040 », déclarait récemment la présidente de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat. « C’est une ambition réaliste, et nécessaire. » Des partenariats se nouent avec l’Europe, l’Inde, la Chine. Des fonds verts sont mobilisés. Et surtout, une nouvelle génération d’entrepreneurs, d’ingénieurs et de décideurs africains s’empare du sujet avec détermination. Le soleil, longtemps témoin silencieux des inégalités énergétiques, pourrait bien devenir le moteur d’une renaissance africaine. Mais cette lumière suffira-t-elle à éclairer durablement l’avenir d’un continent en pleine mutation ? #### Enterrement musulman : cérémonie et obsèques musulmanes L’islam est une religion monothéiste comme les religions chrétienne et juive. On y organise des obsèques pour les défunts en fonction de leurs dernières volontés mais aussi en fonction de celles de leurs familles. Il se dit que l’âme du défunt resterait présente 40 jours après le décès, avant de prendre son envol. Lors d’un enterrement musulman, une cérémonie avec les proches peut se faire à la Mosquée, mais cette pratique est peu utilisée. De ce fait, une cérémonie est exigée au cimetière où plusieurs rites propres à la religion sont orchestrés. Il faut également noter que dans la religion musulmane, le corps du défunt doit être obligatoirement enterré et ne peut pas avoir recours à la crémation. Quelles sont les étapes lors d’un enterrement musulman Dans chaque religions, il existe quelques spécificités à connaître au sujet des enterrements. Les fleurs par exemple, lors d’un enterrement musulman ne sont pas conseillées en guise de cadeau. Les prières sont mieux accueillies. La préparation du corps Le défunt est enterré le jour même ou au plus tard le lendemain. Mais avant cela, le corps du défunt est purifié et reçoit des soins avant la mise en terre.Ces soins sont exécutés par 4 membres de la famille du même sexe, ou exécutés par le conjoint ou la conjointe du défunt. Ils consistent à nettoyer plusieurs fois le corps et de l’envelopper dans des draps blancs, puis de coucher le corps incliné sur le côté droit et positionner la tête du défunt vers la Mecque. Le cortège et la mise en terre Lors du cortège funèbre, des prières sont annoncées par l’imam : prière des morts, la Fatiha (sourate du Coran) et pour terminer la prière sur le prophète qui annonce le repos de l’âme. Tous les proches du défunt défilent pour lui rendre hommage jusqu’à l’emplacement au cimetière. Les femmes et les enfants étant plus émotifs et pour des raisons de protection, assistent à la mise en terre de loin et peuvent venir se recueillir seulement le lendemain lorsque le cercueil est recouvert.De plus, si une pierre tombale est posée, elle ne devra pas entièrement recouvrir la concession. Généralement, le monument reste ouvert sur le dessus afin que le corps soit uniquement recouvert de terre. Le deuil Le deuil dure trois jours, et plusieurs règles sont à respecter. Les personnes endeuillées ne doivent porter ni bijoux, ni parfum et éviter les visites fréquentes sur la sépulture. Lors de ces trois jours, les amis apportent condoléances, prières et soutien en préparent les repas pour la famille endeuillée. La période suivant ces trois jours est dédiée au rassemblement familial au cimetière et le 40ème jour est organisé un grand repas réunissant famille et amis. De plus, si le défunt était un homme marié, la veuve a droit à une période de deuil supérieure à 40 jours. De ce fait, elle ne pourra pas être demandée en mariage durant cette période et devra faire attention à ne pas porter d’habits ostentatoires. Elle devra également rester chez elle le plus souvent possible, sauf en cas de nécessité Si l’enterrement à lieu en France La plupart des cimetières français sont équipés de carrés musulmans qui sont des espaces dédiés aux enterrements musulmans qui souhaitent se faire enterrer sur le territoire français. Or, la demande est en pleine croissance et aujourd’hui 80 % des défunts musulmans sont rapatriés dans leur pays d’origine par manque de place. Si l’enterrement a tout de même lieu en France, il se déroule 24h après le décès et dans le respect des croyances religieuses de la famille. Le seul détail qui change est que la mise en bière se fait dans un cercueil en bois et non dans une civière comme dans le pays d’origine. En effet, un corps sans cercueil ne peut pas circuler en France. #### Entrepreneuriat au Cameroun : startups, innovation et écosystème Dans une ruelle poussiéreuse du quartier Bonamoussadi à Douala, une lumière bleutée filtre à travers les volets d’un petit local. À l’intérieur, trois jeunes tapotent frénétiquement sur leurs ordinateurs portables. Ils ne vendent ni crédits téléphoniques ni beignets. Ils conçoivent une application de paiement mobile pensée pour les marchés informels du Cameroun. “On veut que même la vendeuse de bâtons de manioc puisse encaisser sans monnaie”, sourit Yannick, 27 ans, cofondateur de la start-up. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres : une nouvelle génération d’entrepreneurs est en train de réinventer le visage économique du pays. Entrepreneuriat au Cameroun : quels secteurs avancent ? L’entrepreneuriat au Cameroun se développe dans l’agroalimentaire, le numérique, la fintech, la logistique, l’éducation, la santé et les services aux PME. Les entrepreneurs camerounais disposent d’un marché important, mais rencontrent encore des difficultés d’accès au financement, à la formalisation et à l’accompagnement technique. Un terreau fertile malgré les obstacles Le Cameroun, surnommé “l’Afrique en miniature” pour sa diversité géographique et culturelle, est aussi devenu un microcosme dynamique de l’entrepreneuriat africain. Selon le Global Entrepreneurship Monitor, plus de 30 % des adultes camerounais se disent impliqués dans une activité entrepreneuriale — l’un des taux les plus élevés du continent. Mais cette effervescence cache un paradoxe. “Le potentiel est énorme, mais les défis sont tout aussi grands”, explique Christelle Mbarga, économiste à Yaoundé. “Accès au financement, lourdeurs administratives, infrastructures défaillantes… c’est un parcours du combattant.” Malgré ces freins, les initiatives foisonnent. Dans les grandes villes comme Douala et Yaoundé, mais aussi à Bafoussam, Garoua ou Kribi, des incubateurs, des hubs technologiques et des espaces de coworking émergent. Le pays compte aujourd’hui plus de 50 structures d’accompagnement, contre à peine 5 il y a dix ans. La tech comme moteur de rupture Les nouvelles technologies sont au cœur de cette transformation. Des applications de livraison aux plateformes d’e-commerce, en passant par l’agritech et la fintech, les jeunes pousses camerounaises misent sur le numérique pour contourner les obstacles traditionnels. “On veut résoudre des problèmes locaux avec des solutions locales”, affirme Aïcha Njoya, fondatrice de NjangiPay, une fintech qui propose des microcrédits via WhatsApp. En moins de deux ans, sa solution a séduit plus de 15 000 utilisateurs dans les zones rurales de l’Adamaoua et du Nord. Le succès de plateformes comme Diool, une solution de paiement mobile, ou Kmerpad, qui fabrique des serviettes hygiéniques biodégradables, montre que l’innovation camerounaise ne se contente plus d’imiter : elle invente. “On ne veut plus dépendre de l’aide ou des modèles importés”, insiste Lionel Tchoumi, mentor au centre d’innovation ActivSpaces à Douala. “On veut créer notre propre voie.” Une jeunesse en quête de sens et d’impact Ce qui frappe dans cet écosystème, c’est l’état d’esprit des jeunes entrepreneurs. Plus que le profit, c’est souvent l’impact social qui motive leurs projets. “Je ne voulais pas juste un boulot bien payé. Je voulais faire quelque chose qui compte”, confie Mireille Tientcheu, 25 ans, qui a lancé AgroHope, une start-up qui connecte les petits producteurs aux marchés urbains via une application mobile. Ce désir d’utilité se reflète dans les secteurs les plus porteurs : agriculture durable, énergies renouvelables, éducation, santé communautaire. Des domaines longtemps négligés par les investisseurs traditionnels, mais qui attirent désormais l’attention de fonds à impact et d’accélérateurs internationaux. En 2023, le Cameroun a enregistré plus de 12 millions de dollars d’investissements dans des start-ups à impact — un record. “C’est encore modeste, mais c’est un signal fort”, note l’analyste financier Boris Ewane. Des femmes qui bousculent les codes Autre phénomène marquant : la montée en puissance des femmes dans l’écosystème entrepreneurial. Longtemps cantonnées aux activités informelles, elles prennent désormais les rênes d’entreprises innovantes et ambitieuses. “Il y a dix ans, on me demandait où était mon mari quand je pitchais un projet. Aujourd’hui, on m’invite à des panels internationaux”, sourit Danièle Fotso, fondatrice de Green Energy Solutions, qui installe des mini-centrales solaires dans les zones enclavées. Le réseau Women in Tech Cameroon, lancé en 2018, compte aujourd’hui plus de 3 000 membres. Des programmes comme le Tony Elumelu Foundation ou le Women Entrepreneurship Program de la GIZ allemande ont permis à des centaines de femmes camerounaises de se former, de se financer et de se connecter à des marchés globaux. “Les femmes sont en train de prendre leur place. Et elles ne la rendront plus”, affirme avec assurance Clarisse Nkou, coach en leadership à Yaoundé. Quand l’État commence à suivre le mouvement Longtemps perçu comme un frein, l’État camerounais semble peu à peu prendre conscience du rôle stratégique de l’entrepreneuriat. En 2021, le ministère des PME a lancé le Plan national de développement des start-ups, visant à créer un cadre juridique et fiscal plus attractif. Des initiatives comme le programme PIAASI (Programme intégré d’appui aux acteurs du secteur informel) ou le Fonds spécial pour l’innovation tentent de soutenir les jeunes entreprises. Mais les résultats restent mitigés. “Il y a une volonté, mais elle se heurte à la bureaucratie et au manque de coordination”, tempère l’entrepreneur Serge Atangana. “Il faut aller plus vite, sinon on perdra cette génération.” Pour beaucoup, le salut viendra surtout des partenariats public-privé et de la décentralisation. Des villes comme Buea ou Bamenda, autrefois marginalisées, deviennent aujourd’hui des pôles d’innovation grâce à des synergies locales. Une révolution silencieuse mais irréversible Ce qui se joue actuellement au Cameroun dépasse la simple création d’entreprises. C’est une révolution des mentalités, une réinvention des modèles économiques, une réappropriation du futur par une jeunesse longtemps reléguée au second plan. “On n’attend plus que les choses changent. On les change nous-mêmes”, résume sobrement Kevin Nguimfack, cofondateur d’une start-up de recyclage à Bafoussam. Cette énergie, cette audace, cette résilience, sont en train de redessiner le paysage économique du pays. Lentement, mais sûrement. Avec des erreurs, des échecs, mais aussi des succès inattendus. Et si le Cameroun devenait, demain, un modèle pour l’Afrique francophone ? La question reste ouverte. Mais une chose est sûre : quelque chose de profond est en train de naître, loin des projecteurs, dans les ruelles animées de Douala, les collines de Bamenda ou les plaines du Nord. Et il serait imprudent de ne pas y prêter attention. Sur le même sujet Entrepreneuriat en Côte d’IvoireEntrepreneuriat au Gabon Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « entrepreneuriat au cameroun », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirBusiness rentable en AfriqueMétiers qui recrutent en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “entrepreneuriat au cameroun” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. Pour approfondir sur economie en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. PIB des pays africainspays les plus riches d'Afriquebusiness rentables en Afrique #### Entrepreneuriat au Gabon : startups, innovation et opportunités économiques Entrepreneuriat au Gabon : startups, innovation et opportunités économiques Dans les rues de Libreville, entre les klaxons des taxis et le tumulte des marchés, une nouvelle génération de Gabonais rêve en grand. Ils ne veulent plus seulement consommer l’avenir, ils veulent le créer. Mais dans un monde où l’entrepreneuriat évolue à une vitesse vertigineuse, entre intelligence artificielle, économie verte et plateformes numériques, le Gabon peut-il suivre le rythme sans perdre son âme ? Les requetes sur l’entrepreneuriat au Gabon montrent une intention pratique : trouver une idee, comprendre les obstacles et identifier les secteurs porteurs. Les services aux PME, l’energie, le digital, la formation et l’agro-transformation sont les pistes les plus lisibles. Pour comparer avec le continent, lire business rentables en Afrique et pays les plus riches d Afrique. Comment identifier une idée de business rentable au Gabon ? L’entrepreneuriat au Gabon se développe autour du numérique, des services aux entreprises, de l’économie verte, de la transformation locale et des solutions pour les jeunes urbains. Les startups gabonaises font face à trois freins majeurs : accès au financement, accompagnement technique et taille limitée du marché intérieur. Entrepreneuriat au Gabon : où sont les opportunités ? Le Gabon, pays riche en ressources naturelles, voit émerger une jeunesse avide d’innovation. Selon une étude de la Banque mondiale publiée en 2023, plus de 64 % des jeunes Gabonais souhaitent créer leur propre entreprise dans les cinq prochaines années. Un chiffre impressionnant, mais qui cache une réalité plus complexe. « J’ai essayé de lancer une application de livraison locale, mais les démarches administratives m’ont pris plus de six mois », confie Stéphane Moussavou, 29 ans, diplômé en informatique. « Pendant ce temps, j’ai perdu mes premiers investisseurs. » Le manque d’accès au financement, l’instabilité réglementaire et une bureaucratie lourde freinent encore l’élan entrepreneurial. Beaucoup d’initiatives restent à l’état de projet, ou s’éteignent avant même d’avoir vu le jour. Une jeunesse audacieuse mais confrontée à des freins structurels Avec plus de 62 % de la population connectée à Internet, le Gabon affiche l’un des taux de pénétration numérique les plus élevés d’Afrique centrale. Pourtant, l’économie numérique reste embryonnaire. « Le digital est une opportunité immense pour nos jeunes, mais encore trop peu structurée », explique Nadège Mboumba, directrice de l’incubateur Ogooué Lab. « Nous avons des talents, mais très peu de formations adaptées, et les connexions Internet sont encore trop instables en dehors de Libreville. » Des start-ups comme Keva, spécialisée dans la gestion des déchets via une application mobile, ou WAGUI, une plateforme de e-commerce pour artisans locaux, montrent pourtant la voie. Le numérique pourrait permettre au Gabon de sauter des étapes de développement, à condition que les infrastructures suivent. Le numérique : un levier de transformation inégalement exploité Dans un pays recouvert à 88 % par la forêt, l’économie verte n’est pas un slogan, mais une nécessité. De jeunes entrepreneurs s’en emparent pour innover autrement. « J’ai grandi dans un village où les déchets plastiques envahissaient les rivières », raconte Clarisse Ndong, fondatrice de GreenBox, une entreprise qui transforme les plastiques en matériaux de construction. « J’ai voulu agir, mais aussi créer de l’emploi. » Le développement durable devient ainsi un terreau fertile pour les idées nouvelles. Agriculture bio, énergies renouvelables, tourisme responsable : autant de secteurs en pleine effervescence. Mais là encore, les financements manquent, et les politiques publiques peinent à suivre. Entre écologie et innovation : le pari de l’entrepreneuriat durable Malgré les discours, le pétrole reste le pilier de l’économie gabonaise, représentant plus de 80 % des exportations. Une dépendance qui freine la diversification et limite les investissements dans d’autres secteurs. « Tant que l’État misera tout sur les hydrocarbures, les entrepreneurs auront du mal à exister », estime l’économiste Jean-Paul Obiang. « Il faut une volonté politique forte pour réorienter les priorités. » Le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS) a récemment lancé plusieurs initiatives pour soutenir les PME, mais l’impact reste encore limité. La transition vers une économie plus diversifiée est lente, et les jeunes entrepreneurs doivent souvent se débrouiller seuls. Une économie encore trop dépendante du pétrole La mondialisation de l’innovation bouscule les repères. Intelligence artificielle, blockchain, économie collaborative : ces tendances redéfinissent les règles du jeu, parfois au détriment des pays moins préparés. « Le danger, c’est de se retrouver submergé par des plateformes étrangères qui tuent nos initiatives locales », alerte Sylvain Ebang, consultant en stratégie numérique. « Mais si on s’organise, on peut aussi capter ces mutations à notre avantage. » Le Gabon peut-il créer ses propres modèles, adaptés à sa culture et à son environnement ? L’exemple du projet « Made in Gabon », qui valorise les produits locaux sur des circuits courts, montre qu’une autre voie est possible. Mais elle exige vision, coordination et résilience. Les mutations mondiales : menace ou chance ? De plus en plus d’acteurs se mobilisent pour structurer un véritable écosystème : incubateurs, espaces de coworking, concours de start-up, partenariats avec des universités. En 2022, le Gabon a accueilli son premier Forum national de l’innovation, rassemblant plus de 500 participants venus de tout le pays. « Il faut créer des ponts entre les porteurs de projets, les investisseurs et les institutions », explique Fatima Essono, responsable du programme StartGabon. « Seul, on ne va pas loin. Ensemble, on peut bâtir un avenir. » Les signaux sont là, encore faibles mais prometteurs. Le défi est maintenant de transformer l’élan individuel en dynamique collective, et de faire du Gabon un acteur à part entière des mutations entrepreneuriales mondiales. Alors que les lignes bougent à l’échelle planétaire, le Gabon peut-il trouver sa propre voie, entre modernité et identité, risque et opportunité ? Rien n’est écrit d’avance. Mais une chose est sûre : l’histoire ne fait que commencer. Vers un nouvel écosystème entrepreneurial ? Entrepreneuriat en Côte d’IvoireCapitale du Nigeria : Abuja Sur le même sujet Cette page répond d’abord à la requête « entrepreneuriat au gabon », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Réponse rapideTop 10 des pays les plus riches d’AfriqueBusiness rentable en AfriqueMétiers qui recrutent en Afrique Pour approfondir Quelle est la réponse rapide sur l’entrepreneuriat au Gabon ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut évoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. À lire aussi sur entrepreneuriat et opportunités Le Gabon doit etre compare aux autres marches africains : business rentables en Afrique, pays les plus riches d Afrique et metiers qui recrutent en Afrique. Cette lecture aide a distinguer idee, marche et execution. #### Entrepreneuriat en Côte d’Ivoire : startups, croissance et innovation À Abidjan, les klaxons bourdonnent sous un soleil de plomb. Dans un petit espace partagé du quartier de Cocody, une jeune femme ajuste son micro-casque, les yeux rivés sur son écran. Elle s’appelle Aïssata, elle a 26 ans, et elle dirige une start-up de livraison express. Comme elle, des milliers de jeunes Ivoiriens font aujourd’hui bouger les lignes de l’économie africaine. La Côte d’Ivoire, longtemps associée à son cacao et à ses crises politiques, est en train de se forger une autre réputation : celle de moteur de l’entrepreneuriat sur le continent. Entrepreneuriat en Cote d’Ivoire : requetes a cibler La page doit repondre directement aux recherches sur comment gagner de l’argent en Cote d’Ivoire, entreprendre a Abidjan et trouver une idee de business. Les pistes les plus solides sont l’agro-industrie, les services aux PME, la maintenance, la distribution et la formation courte. Pour l’approche operationnelle, consultez business rentable en Cote d Ivoire. Pourquoi l’entrepreneuriat progresse en Côte d’Ivoire ? La Côte d’Ivoire s’impose comme l’un des pôles entrepreneuriaux d’Afrique de l’Ouest grâce à la croissance d’Abidjan, au retour d’une partie de la diaspora, au développement des incubateurs et à la demande forte en services numériques, logistique, agroalimentaire et fintech. Un terreau fertile pour les idées nouvelles La Côte d’Ivoire affiche l’un des taux de croissance les plus dynamiques d’Afrique subsaharienne, avec une moyenne de 6 % par an depuis 2012. Cette vitalité économique crée un environnement propice à l’innovation et à la prise d’initiatives. « Ici, on sent que tout est encore possible », confie Jean-Marc Kouadio, fondateur de la plateforme de e-commerce IvoireMarket. « Il y a des besoins partout, et donc des opportunités à chaque coin de rue. » Avec une population jeune – plus de 60 % des Ivoiriens ont moins de 25 ans – et une urbanisation rapide, la demande pour des services modernes explose. Transport, santé, éducation, finance : tout est à réinventer, et les entrepreneurs locaux s’en emparent. Des incubateurs en pleine effervescence Abidjan est désormais parsemée d’espaces de coworking, d’incubateurs et de hubs technologiques. Des lieux comme Seedspace, DoniLab ou encore Incub’Ivoire accompagnent les porteurs de projets à chaque étape de leur développement. « Il y a cinq ans, je ne savais même pas ce qu’était un incubateur », raconte Mariam Diabaté, créatrice d’une application de gestion agricole. « Aujourd’hui, j’ai levé 150 000 euros grâce à l’accompagnement que j’ai reçu. » Ces structures offrent des formations, du mentorat, un accès au financement et parfois même des locaux. Elles sont soutenues par des partenariats publics-privés, des ONG, ou des institutions internationales comme la Banque mondiale ou l’Union européenne. Un gouvernement qui mise sur l’innovation Contrairement à d’autres pays africains, la Côte d’Ivoire a fait du soutien à l’entrepreneuriat une priorité stratégique. Le Plan National de Développement 2021-2025 consacre plusieurs milliards de francs CFA à l’économie numérique, aux PME et à la formation professionnelle. « L’État ne peut pas tout faire, mais il peut créer un cadre favorable », explique Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la jeunesse et de l’emploi. « Notre objectif est de transformer les jeunes en créateurs de richesse, pas en demandeurs d’emploi. » Des dispositifs comme le Fonds d’appui aux jeunes entrepreneurs ou le programme Agir pour les jeunes ont déjà permis à des milliers de projets de voir le jour. En 2023, plus de 18 000 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement direct de l’État. Une diaspora qui revient et investit Autre facteur clé : le retour progressif de la diaspora ivoirienne. Formés à l’étranger, souvent expérimentés, ces profils injectent des compétences et des capitaux dans l’économie locale. « Après dix ans à Paris, j’ai décidé de rentrer », témoigne Stéphane Gnahoré, ingénieur devenu entrepreneur dans les énergies renouvelables. « J’ai senti que c’était le moment. Ici, on peut avoir un vrai impact. » Le gouvernement encourage ce mouvement avec des incitations fiscales et des programmes de réintégration. Résultat : de plus en plus d’Ivoiriens de l’extérieur créent des entreprises ou investissent dans des start-up locales, notamment dans la tech, l’agro-industrie ou la logistique. Des femmes en première ligne L’entrepreneuriat féminin connaît une dynamique spectaculaire en Côte d’Ivoire. Selon une étude de la Banque africaine de développement, 30 % des entreprises ivoiriennes sont dirigées par des femmes, un chiffre bien supérieur à la moyenne continentale. « Les femmes ne veulent plus attendre », affirme Fatou Koné, fondatrice de la marque de cosmétiques naturels Naya. « On crée nos propres chemins, avec ou sans autorisation. » Des initiatives comme le programme Women Entrepreneurship and Leadership for Africa (WELA) ou le fonds Invest for Women soutiennent spécifiquement les entrepreneures. La microfinance, en plein essor, joue aussi un rôle crucial dans leur autonomisation. Vers un écosystème panafricain ? La Côte d’Ivoire ne se contente plus de rayonner localement. Elle attire désormais des start-up d’Afrique de l’Ouest, des investisseurs internationaux et des événements d’envergure comme le Africa CEO Forum ou le Salon des Inventions d’Abidjan. « Abidjan devient un hub régional, à l’image de Nairobi ou Lagos », analyse Awa Ndiaye, consultante sénégalaise en innovation. « C’est une ville connectée, ambitieuse, et qui inspire confiance. » Les levées de fonds se multiplient : en 2022, les start-up ivoiriennes ont attiré plus de 50 millions de dollars, un record. Des acteurs comme Orange Digital Ventures, Partech Africa ou Launch Africa y investissent désormais régulièrement. Mais au-delà des chiffres, c’est une énergie nouvelle qui traverse le pays. Une énergie faite de rêves, de risques et de résilience. Une énergie qui pourrait bien redessiner la carte économique de l’Afrique dans les années à venir. La Côte d’Ivoire deviendra-t-elle le cœur battant de l’entrepreneuriat africain ? Ou n’est-elle encore qu’au début d’un long voyage ? Sur le même sujet Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « comment gagner de l’argent en côte d’ivoire », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirBusiness rentable en AfriqueMétiers qui recrutent en AfriqueCapitales d’Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “comment gagner de l'argent en côte d'ivoire” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. A lire aussi sur entreprendre en Cote d’Ivoire Pour passer de l’analyse a l’action, consultez le guide business rentable en Cote d Ivoire, le dossier business rentable en Afrique et la page sur les zones economiques speciales en Cote d Ivoire. Ces liens renforcent le parcours business. Comment gagner de l’argent en Cote d’Ivoire ? Les recherches montrent une intention tres pratique : trouver une idee rentable, pas seulement comprendre l’ecosysteme startup. Les pistes a tester en priorite sont l’agro-transformation, les services aux PME, la maintenance, la formation courte, la distribution specialisee et les activites liees a Abidjan. Le guide business rentable en Cote d Ivoire donne les idees actionnables, tandis que cet article garde l’analyse de l’ecosysteme entrepreneurial. #### Entretien avec Rachid Yazami : une nouvelle technologie pour un nouveau Maroc Rachid Yazami est un scientifique de renommée mondiale dont la découverte a conduit à la technologie des batteries au lithium qui alimente les appareils numériques de notre monde moderne. Son travail a permis la production en série d’appareils de plus en plus petits ainsi que l’introduction de la voiture électrique. Le professeur Yazami vit à Singapour, d’où il a parlé de sa nouvelle invention passionnante. La dernière innovation de Yazami peut révolutionner le chargement de la batterie et transformer les voitures électriques en une alternative viable aux véhicules à essence pour les longs trajets. La technologie peut aider à stimuler la production d’énergie verte et à changer l’avenir des transports. L’ingénieur renommé a levé le voile sur sa nouvelle technologie, expliquant comment elle fonctionne et comment elle pourrait fournir un boom technologique au Maroc. Le problème des batteries La technologie actuelle des batteries ne tient pas compte du contexte réel dans lequel vivent les humains. La charge accélérée des batteries est devenue une technique marketing qui promet des vitesses de charge toujours plus rapides sans grande amélioration réelle. Toutes les grandes marques font la promotion continue de leur technologie de batterie, mais en réalité, charger une batterie au lithium prend souvent au moins une heure ou plus. Voici une vidéo parlant de l’entretien avec Yazami : Alors que de grandes marques telles qu’Apple et Samsung promeuvent leurs capacités de charge, en réalité, ces promesses signifient souvent offrir une charge rapide d’une fraction de la capacité totale de la batterie. Cela peut être trompeur, a déclaré Yazami. Il n’existe pas de technologie permettant de recharger complètement les batteries au lithium en une heure, vous ne pouvez le faire qu’au risque de voir la batterie prendre feu. Yazami a testé ces méthodes et les batteries ont effectivement déclenché des flammes. Voiture électrique Pour les utilisateurs réguliers de téléphones, charger leur téléphone pendant la nuit leur donne une autonomie suffisante pour utiliser leur appareil tout au long de la journée. Le problème des vitesses de charge se pose lorsque l’on considère la recharge de voitures électriques. Le développement et les ventes de voitures électriques ont connu une augmentation fulgurante ces dernières années. Les véhicules électriques sont beaucoup plus écologiques et leur propulsion coûte 75% moins cher que d’utiliser du pétrole ou du gaz pour faire le plein d’un véhicule, a souligné Yazami.  Le problème est qu’une voiture à essence peut facilement faire un aller-retour de Casablanca à Marrakech. Cependant, «aujourd’hui, il n’y a pas de voitures électriques qui vous permettraient de faire un aller-retour similaire, à l’exception du modèle 100Kwh le plus cher de Tesla. Le fait de devoir arrêter et recharger une voiture pendant des heures limite la fonction et l’attrait des voitures électriques. Cependant, le fait de pouvoir recharger ces véhicules en même temps qu’il faut pour faire le plein d’une voiture et se reposer rapidement peut changer la façon dont nous voyageons sur de longues distances pour les décennies à venir. Il s’agit d’une avancée majeure dans le domaine. #### Erythrée : l’Union Européenne accusée de soutenir des « travaux forcés » Selon une information en provenance d’un Collectif Erythréen en exil,  l’Union Européenne soutient le «  travail forcé » sur leur territoire par le biais de plusieurs de leurs  institutions basées en Erythrée. Cette  accusation a été assortie, mercredi 13 mai 2020, d’une plainte contre l’Union Européenne (UE) auprès du tribunal de grande instance d’Amsterdam. En effet, ce collectif  reproche à l’UE de soutenir, depuis 2019, la construction « illégale » des routes dans le pays. En fait, ces activités emploient  des jeunes érythréens dans le cadre d’un certain  « service militaire obligatoire ». Pour ce faire, Les plaignants veulent que le tribunal déclare l’illégalité et  l’arrêt immédiat de ces travaux. En fait si ces reproches sont  avérées, ce financement de l’UE serait contraire à l’article  2, paragraphe 1, de la convention internationale qui définit le travail forcé ou obligatoire comme «tout travail ou service exigé d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas offert de son plein gré». Pour comprendre la portée de cette plainte, il faut cerner les éléments d’accusations. Les faits d’une gravité sans précédent De quoi s’agit-il ? En effet, des informations produites par des enquêtes, des reporters et des anniversaires révèlent que   des jeunes érythréens appelés   sur « service national » érythréens sont en effet soumis à la vie de la discipline et la hiérarchie militaire.  Ceux-ci sont des lycéens pour la plupart en fin d’année du secondaire qui sont obligés d’abandonner les études  pour travailler sous la force militaire  pendant 18 mois  dans l’académie militaire de Sawa, dans le désert près de la frontière soudanaise. Dans cette localité, ces jeunes sont soumis à des mauvais traitements, surtout les jeunes filles. Grave, il y a  des rafles organisées par l’armée dans les campagnes et dans les villes pour capturer les jeunes qui se seraient soustraits à l’appel obligatoire sous les drapeaux ou qui auraient profité d’une permission pour déserter. Les réfractaires sont enrôlés de force au cours de giffas .Face à ces faits très graves , des institutions internationales de droit de l’homme ne sont pas restées les bras croisés. La réaction des organisations de droits de l’homme Ces faits révélés à la face du monde ont été passé au tamis pour vérification par des institutions de droits de l’homme par des enquêtes sur le terrains. Notamment  le Bureau international du travail (Bit). Mais aussi  selon les informations fournies par la représentante  spéciale de l’Onu pour  les droits de l’homme en Érythrée et, surtout, la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’Onu en 2015. Celle-ci  les a inscrits sur une liste de « possibles crimes contre l’humanité ».Des accusation qui avaient amené l’UE à s’expliquer en 2019. L’Union Européenne se défend  L’Union Européenne affirme prendre en compte les conditions de coopération de l’Etat érythréen. Suite à  la mise  en demeure de ce collectif, l’UE avait répondu par lettre, en 2019. Selon cette note,  l’Érythrée refuse toute « condition » préalable à sa coopération. En plus, elle fait valoir que ses financements ne sont pas destinés au gouvernement d’Asmara, mais à des sous-traitants, en l’occurrence des sociétés de construction érythréennes chargées de la mise en œuvre des travaux. Et elle assure qu’une « rémunération » est bel et bien versée aux employés. #### Est-il Réellement Possible de Gagner de l’Argent avec le Commerce Électronique en 2022 ? Les gens ont des opinions différentes sur le commerce électronique et, bien que certaines personnes soient intriguées par le domaine, beaucoup de gens hésitent à se lancer parce qu’ils supposent que cela ne fonctionnera pas. Mais nous sommes ici pour vous dire qu’il est tout à fait possible de gagner de l’argent grâce au commerce électronique en 2022. Et très simplement, en plus. Si vous êtes prêt à faire des efforts et à échouer plusieurs fois jusqu’à ce que vous trouviez quelque chose qui fonctionne, vous pourriez créer une entreprise très lucrative en très peu de temps. Voici quelques conseils pour les personnes qui souhaitent réussir avec le commerce électronique. Explorez Différents Modèles d’Affaires La première chose à faire est de vous assurer d’avoir l’esprit ouvert lorsque vous explorez des modèles d’affaires. Beaucoup de gens essaieront de vous convaincre qu’un modèle est le meilleur moyen de gagner de l’argent, mais ils le feront généralement par intérêt personnel. Certaines personnes diront que le dropshipping est la méthode absolue pour démarrer une entreprise de commerce électronique, par exemple, alors que vous pouvez également vendre vos propres produits via votre site Web ou Amazon FBA. Alors ne sautez pas sur le premier modèle qui est mis en avant par les gourous et trouvez quelque chose qui fonctionnera pour vous. Ayez le Bon Équipement Vous n’avez pas besoin de faire un investissement important si vous voulez vous lancer dans le commerce électronique, mais vous aurez besoin d’un bon ordinateur pour commencer. Il y a de fortes chances que vous deviez faire l’essentiel du travail vous-même au début, et un bon ordinateur vous permettra de recadrer et éditer des images, de créer des bannières soit pour votre site Web ou pour la publicité, et de gérer vos opérations à distance. Si vous voulez un ordinateur qui vous permettra d’accomplir toutes ces choses, Lenovo propose une bonne gamme d’ordinateurs Intel® Arc™ que vous pouvez consulter. Commencez Lentement et Soyez Prêt à faire des Erreurs Comme nous l’avons dit plus tôt, vous devez être prêt à faire des erreurs dans ce domaine. Il y a de fortes chances que votre première tentative ne fonctionne pas. En fait, vous devrez probablement démarrer plusieurs entreprises et essayer plusieurs méthodes avant de trouver quelque chose qui fonctionne. Donc, si vous le pouvez, essayez de trouver un modèle commercial qui nécessitera le moins d’investissement possible au début. Et, si vous allez utiliser des méthodes de marketing en ligne, assurez-vous de commencer avec un petit budget et de faire beaucoup de tests avant de commencer à investir de grosses sommes d’argent. Une autre chose que nous suggérons est que vous vous concentriez d’abord sur les méthodes de marketing gratuites. Le référencement, le marketing social et le marketing de contenu sont toutes des méthodes gratuites qui pourraient vous rapporter beaucoup de dividendes. Alors, apprenez à les utiliser pour économiser de l’argent au début. Conclusion Gagner de l’argent en tant qu’entrepreneur en commerce électronique est possible si vous avez une base solide, un bon plan, et que vous savez apprendre de vos erreurs. S’il s’agit d’un domaine qui vous intéresse, commencez à en apprendre davantage sur le domaine et tablez des idées. #### Éthiopie : Addis-Abeba, capitale diplomatique en mutation À l’aube, les rues d’Addis-Abeba s’éveillent dans un ballet silencieux de klaxons, de pas pressés et d’encens brûlé. Derrière les vitres fumées des buildings flambant neufs, les négociations s’échangent en anglais, en amharique ou en français. La capitale éthiopienne, longtemps perçue comme un bastion figé de la diplomatie africaine, est en train de changer de visage. Et ce changement ne passe pas inaperçu. Le carrefour discret du pouvoir africain Depuis 1963, Addis-Abeba abrite le siège de l’Union africaine. Ce n’est pas un hasard. L’Éthiopie, jamais colonisée, incarne aux yeux de nombreux Africains une forme de résistance et d’indépendance. « C’est ici que l’Afrique parle à l’Afrique », résume Selam Tesfaye, analyste politique éthiopienne. « Mais aujourd’hui, ce dialogue s’élargit. L’Afrique parle aussi au monde, et Addis devient le théâtre de cette conversation. » Chaque année, des dizaines de sommets, de forums et de négociations diplomatiques s’y déroulent. Plus de 120 ambassades y sont installées, un record sur le continent. Addis-Abeba est même surnommée la “Bruxelles africaine” par certains diplomates européens. Mais derrière cette façade institutionnelle, une transformation plus profonde est à l’œuvre. Une ville en chantier permanent Des grues hérissent le ciel, des routes s’élargissent, des gratte-ciel surgissent là où se dressaient hier des maisons basses en tôle. Addis-Abeba change, vite, parfois brutalement. Le projet de modernisation urbaine lancé par le gouvernement vise à faire de la capitale un hub économique et diplomatique régional. « On voit les immeubles pousser comme des champignons », observe Dawit Alemu, chauffeur de taxi depuis 20 ans. « Mais les anciens quartiers disparaissent. Des familles entières sont relogées loin du centre. C’est comme si on effaçait une partie de notre mémoire. » Le train électrique, premier du genre en Afrique subsaharienne, relie désormais les quartiers périphériques au cœur administratif. Des hôtels de luxe accueillent les délégations étrangères, tandis que des zones économiques spéciales attirent les investisseurs chinois, turcs ou émiratis. En 2023, les investissements directs étrangers ont atteint 4,2 milliards de dollars, en hausse de 17 % par rapport à l’année précédente. Les nouvelles ambitions d’un vieux géant L’Éthiopie ne cache plus ses ambitions. Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, elle veut devenir une puissance régionale incontournable. La diplomatie en est l’un des leviers. Addis-Abeba accueille désormais des sommets sur la sécurité, l’environnement ou l’intelligence artificielle. L’ONU y a ouvert plusieurs bureaux régionaux, et la Banque africaine de développement y multiplie les missions. « Addis est en train de se repositionner, non plus seulement comme capitale politique, mais comme plateforme stratégique », analyse Jean-Marc Kouassi, chercheur ivoirien en relations internationales. « Elle veut jouer le rôle de pont entre l’Afrique de l’Est, le Golfe et l’Asie. » La récente adhésion de l’Éthiopie au groupe des BRICS, en 2024, a renforcé cette dynamique. Elle lui offre une visibilité nouvelle, mais aussi des responsabilités accrues. Dans les couloirs feutrés des ministères, on parle désormais de « diplomatie proactive » et de « leadership africain ». Des mots lourds de promesses… et de tensions. Entre tensions internes et ambitions internationales Car la mutation d’Addis-Abeba ne se fait pas sans heurts. Le pays reste marqué par des conflits internes, notamment dans les régions du Tigré, de l’Oromia ou de l’Amhara. Les tensions ethniques et les revendications identitaires fragilisent l’image d’unité que le gouvernement cherche à projeter à l’extérieur. « Il y a un décalage entre la vitrine diplomatique et la réalité sociale », souligne Almaz Bekele, sociologue à l’université d’Addis-Abeba. « La ville se modernise, mais les inégalités s’aggravent. Certains quartiers n’ont toujours pas accès à l’eau courante, tandis qu’à quelques kilomètres, on inaugure des tours en verre. » Cette contradiction alimente un malaise, parfois palpable. Les jeunes, nombreux et connectés, réclament plus de transparence et de participation. En 2022, plus de 60 % des habitants d’Addis avaient moins de 25 ans. Une jeunesse qui regarde vers l’avenir, mais qui veut aussi comprendre ce que cette transformation signifie pour elle. La culture comme levier d’influence Dans les cafés bohèmes de Bole ou les galeries d’art de Piassa, une autre révolution est en cours. Les artistes, écrivains et musiciens s’emparent de la mutation d’Addis pour raconter une ville en transition. Le cinéma éthiopien connaît un renouveau, et des festivals internationaux y sont désormais organisés. « La culture devient un outil diplomatique », affirme Mulugeta Yohannes, directeur du Centre culturel d’Addis-Abeba. « Elle permet de montrer un autre visage de la ville, au-delà des institutions. Elle crée des ponts que la politique ne peut pas toujours bâtir. » Des initiatives comme le “Addis Foto Fest” ou le “Sheger Literature Festival” attirent des créateurs venus de toute l’Afrique. Le soft power éthiopien, longtemps discret, commence à s’affirmer. Et cela participe à redéfinir le rôle de la capitale sur l’échiquier continental. Un futur encore incertain Addis-Abeba avance, portée par un souffle nouveau mais freinée par ses contradictions. Ville de pouvoir, de mémoire et d’espoir, elle tente de concilier tradition et modernité, centralisation et diversité, ambition et précaution. « Addis est un paradoxe vivant », résume le journaliste Dawit Gebru. « Elle veut être à la fois le cœur battant de l’Afrique et un modèle pour le monde. Mais pour cela, elle devra d’abord se réconcilier avec elle-même. » La capitale éthiopienne est-elle en train d’inventer une nouvelle manière d’exister dans le concert des nations africaines ? Ou risque-t-elle de devenir une vitrine trop fragile, fissurée par ses propres tensions ? Le chantier est loin d’être terminé, et les réponses restent à écrire, dans la poussière rouge de ses boulevards en mutation. #### Éthiopie : Addis-Abeba, capitale diplomatique en mutation À l’aube, la lumière dorée effleure les gratte-ciel naissants d’Addis-Abeba. La ville s’éveille dans un tumulte de klaxons, de pas pressés et de conversations en amharique. Mais derrière ce quotidien vibrant se cache une transformation silencieuse, profonde, presque insaisissable. Addis-Abeba ne se contente plus d’être la capitale de l’Éthiopie. Elle se redessine, pierre par pierre, comme le cœur battant d’une Afrique qui s’affirme sur la scène mondiale. Une capitale façonnée par la diplomatie africaine Depuis 1963, Addis-Abeba accueille le siège de l’Union africaine, un symbole fort qui a façonné son identité. La ville est devenue, au fil des décennies, le théâtre de négociations cruciales, de sommets historiques et de rencontres de chefs d’État venus des quatre coins du continent. “C’est ici que l’Afrique parle d’une seule voix,” confie Amanuel Tesfaye, jeune diplomate éthiopien. “Quand vous marchez dans les couloirs de l’Union africaine, vous sentez le poids des décisions qui changent le destin de millions de personnes.” Avec plus de 120 ambassades et missions diplomatiques installées dans la ville, Addis-Abeba rivalise avec des capitales comme Genève ou Bruxelles. Elle est aujourd’hui la quatrième ville au monde en nombre de représentations diplomatiques, après Washington, New York et Bruxelles. La métamorphose urbaine d’une ville en éveil Mais cette stature diplomatique s’accompagne d’une transformation physique. Depuis une dizaine d’années, Addis-Abeba connaît une frénésie de constructions. Tours de verre, hôtels de luxe, routes express, tramway électrique… La ville change de visage à une vitesse vertigineuse. “Il y a cinq ans, ce quartier était encore un terrain vague. Aujourd’hui, c’est le centre des affaires,” explique Selamawit, architecte de 34 ans, en désignant le quartier de Lideta, où les grues ne cessent de tourner. Le projet Grand Addis Transformation Plan, lancé en 2017, prévoit la création de 800 000 logements d’ici 2030, la modernisation des infrastructures et le développement de zones économiques spéciales. Le tramway, inauguré en 2015, transporte déjà plus de 150 000 passagers par jour, réduisant les embouteillages chroniques qui paralysaient la ville. Les tensions entre modernité et mémoire Mais ce renouveau urbain a un prix. Dans certains quartiers, les démolitions ont effacé des pans entiers de l’histoire locale. Des maisons traditionnelles, des marchés populaires, des lieux de mémoire ont disparu, remplacés par des immeubles impersonnels. “On nous a dit que c’était pour le progrès, mais on a perdu notre quartier, nos voisins, notre vie,” raconte Wubit, 62 ans, expulsée de son logement à Merkato, le plus grand marché d’Afrique. “Je ne reconnais plus Addis.” Les autorités affirment vouloir concilier développement et préservation du patrimoine. Mais les critiques se multiplient, dénonçant une modernisation à marche forcée, souvent au détriment des plus vulnérables. Le contraste est saisissant entre les tours flamboyantes du centre-ville et les quartiers périphériques où l’eau courante et l’électricité restent des luxes aléatoires. Une jeunesse qui redéfinit les codes Malgré les tensions, une énergie nouvelle pulse dans les rues d’Addis-Abeba. La jeunesse, qui représente plus de 60 % de la population, s’empare de la ville et la réinvente à sa manière. Startups technologiques, galeries d’art contemporain, cafés littéraires, festivals de musique… Une scène créative foisonnante émerge, portée par une génération connectée et ambitieuse. “Addis est en train de devenir le Lagos de l’Afrique de l’Est,” s’enthousiasme Hana, fondatrice d’un incubateur numérique dans le quartier de Bole. “Les investisseurs commencent à nous regarder. On veut montrer que l’innovation africaine peut partir d’ici.” En 2023, plus de 200 startups ont été enregistrées dans la capitale. L’université d’Addis-Abeba, l’une des plus prestigieuses du continent, devient un vivier de talents pour les secteurs de la tech, de la finance et de la diplomatie. Un carrefour géopolitique stratégique Au-delà de son rôle africain, Addis-Abeba attire aussi les regards des grandes puissances. La Chine y a construit le nouveau siège de l’Union africaine, inauguré en 2012, un bâtiment de 100 millions de dollars offert “en cadeau au peuple africain”. Les États-Unis, la Russie, la Turquie ou encore les Émirats arabes unis y multiplient les investissements et les représentations diplomatiques. “Addis est devenue une arène où se jouent des équilibres mondiaux,” analyse le politologue français Alain Dubois. “C’est un laboratoire de la nouvelle diplomatie multipolaire.” Les enjeux sont multiples : lutte contre le terrorisme dans la Corne de l’Afrique, contrôle des routes commerciales, influence culturelle et technologique… Addis-Abeba est au centre de toutes les attentions. Un avenir encore incertain Pourtant, derrière cette effervescence, l’incertitude demeure. Les tensions ethniques, les conflits internes, les défis économiques pèsent sur la stabilité du pays. La guerre au Tigré, entre 2020 et 2022, a laissé des cicatrices profondes. Et si Addis-Abeba semble épargnée en surface, les fractures sont toujours là, prêtes à ressurgir. “On construit des immeubles, mais on oublie de reconstruire la confiance,” murmure un fonctionnaire de l’Union africaine, sous couvert d’anonymat. “La paix est fragile. La diplomatie seule ne suffit pas.” La mutation d’Addis-Abeba continue, entre espoir et inquiétude. Une ville en chantier, à l’image d’un continent en quête de renouveau. Mais jusqu’où cette transformation peut-elle aller sans perdre l’âme de la cité ? #### Éthiopie : Addis-Abeba, capitale diplomatique et économique À l’aube, la brume s’accroche encore aux collines qui encerclent Addis-Abeba. Dans les rues qui s’éveillent, les klaxons se mêlent aux chants des fidèles sortant des églises orthodoxes. Derrière cette cacophonie matinale se cache une ville en pleine mutation, au carrefour des ambitions africaines, des tensions régionales et des espoirs économiques. Addis-Abeba n’est pas seulement la capitale de l’Éthiopie. Elle est devenue le cœur battant d’un continent en quête de souveraineté et de développement. Une ville née à 2 355 mètres d’altitude Perchée à plus de 2 300 mètres, Addis-Abeba signifie « nouvelle fleur » en amharique. Fondée en 1886 par l’empereur Ménélik II, la ville devait incarner une renaissance pour l’empire éthiopien. Ce choix stratégique, à la fois pour son climat tempéré et son emplacement central, allait s’avérer visionnaire. « Addis est un carrefour. Elle relie le nord chrétien au sud pastoral, l’est musulman à l’ouest forestier », explique le professeur Tadesse Alemu, historien à l’université d’Addis-Abeba. Cette position géographique a façonné son destin : celui d’une capitale à la fois politique, religieuse et commerciale. Avec plus de 5 millions d’habitants aujourd’hui, la ville a connu une croissance fulgurante ces dernières décennies. Les immeubles de verre y côtoient encore les maisons en tôle ondulée. Les chantiers ne cessent de grignoter les collines, remodelant sans cesse son visage. Le siège de l’Union africaine, symbole d’unité continentale En 1963, Addis-Abeba a accueilli un événement historique : la création de l’Organisation de l’unité africaine, devenue Union africaine (UA) en 2002. Depuis, la ville est surnommée « la capitale diplomatique de l’Afrique ». Le siège de l’UA, un imposant bâtiment de verre et d’acier offert par la Chine en 2012, trône dans le quartier de Kazanchis. C’est ici que se tiennent les sommets où se décident les grandes orientations politiques du continent. Sécurité, intégration économique, paix : tout passe par Addis. « C’est un lieu symbolique. Quand on entre dans la salle des conférences, on sent le poids de l’histoire », confie Aminata Diop, diplomate sénégalaise en poste à l’UA. « Mais c’est aussi un lieu de tensions, où les intérêts des États s’entrechoquent. » Chaque année, des centaines de délégations africaines et internationales s’y croisent. Addis est devenue une plaque tournante diplomatique, au même titre que Genève ou Bruxelles, mais à l’échelle africaine. Un hub économique en pleine effervescence Au-delà de son rôle politique, Addis-Abeba est aussi le moteur économique de l’Éthiopie, l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique de l’Est. En 2023, le pays affichait une croissance de 5,8 %, malgré les séquelles du conflit au Tigré. Les secteurs du bâtiment, des télécommunications et du textile y sont particulièrement florissants. Le parc industriel de Bole Lemi, à la périphérie de la ville, emploie plus de 20 000 personnes, principalement des femmes. Il attire des investisseurs venus de Turquie, de Chine et d’Inde. « J’ai quitté ma région natale pour travailler ici. Le salaire n’est pas élevé, mais je peux envoyer de l’argent à ma famille », raconte Meseret, 24 ans, ouvrière dans une usine de confection. « Addis, c’est la promesse d’un avenir. » La ville est aussi le siège d’Ethiopian Airlines, la plus grande compagnie aérienne d’Afrique. Son hub à l’aéroport international Bole dessert plus de 120 destinations. Grâce à elle, Addis-Abeba a dépassé Dubaï en tant que principale porte d’entrée aérienne vers l’Afrique en 2019. Les défis d’une croissance urbaine incontrôlée Mais cette croissance rapide a un coût. Les infrastructures peinent à suivre. Les embouteillages sont quotidiens, les coupures d’eau fréquentes, et les bidonvilles s’étendent à la périphérie. « La ville grandit plus vite que ses plans d’aménagement », déplore Meklit Gebremariam, urbaniste. « On construit beaucoup, mais sans vision à long terme. » Le tramway, inauguré en 2015, devait désengorger le trafic. Mais il souffre de pannes régulières et d’un manque d’entretien. Le logement, lui, reste un problème majeur : plus de 70 % des habitants vivent dans des habitations informelles. Les autorités ont lancé des programmes de réhabilitation, mais ils s’accompagnent parfois d’expulsions controversées. La modernisation d’Addis-Abeba se fait souvent au détriment des plus pauvres. Une mosaïque culturelle et religieuse unique Malgré ses défis, Addis-Abeba reste une ville profondément vivante, traversée par une énergie singulière. Elle incarne la diversité de l’Éthiopie, pays aux 80 langues et aux multiples confessions. Dans le quartier de Piazza, les cafés servent le buna, le café traditionnel éthiopien, dans une ambiance feutrée. À quelques rues, les mosquées du Merkato résonnent à l’heure de la prière. Le dimanche, les fidèles vêtus de blanc se pressent dans les églises orthodoxes, tandis que les clubs de jazz s’animent la nuit tombée. « Ici, tout le monde cohabite. C’est ce qui fait la richesse d’Addis », témoigne Dawit, musicien. « On peut entendre du reggae, du gospel, de la musique traditionnelle… C’est un mélange fou. » La ville est aussi un centre artistique reconnu. Le musée national abrite la célèbre Lucy, l’un des plus anciens hominidés jamais découverts. Les galeries d’art contemporain se multiplient, attirant une jeunesse créative et engagée. Un avenir entre espoir et incertitude Addis-Abeba se trouve à un moment charnière. À la croisée des ambitions panafricaines et des réalités locales, elle incarne les contradictions d’un continent en mutation. La paix reste fragile. Les tensions ethniques, les défis climatiques et les pressions économiques pèsent lourd. Mais la ville continue de se réinventer, portée par une jeunesse avide de changement. « Addis n’est pas parfaite, mais elle avance. C’est une ville qui ne dort jamais, qui ne cesse de rêver », résume Selamawit, entrepreneure dans la tech. Alors que les projecteurs du monde se braquent de plus en plus sur l’Afrique, Addis-Abeba pourrait-elle devenir le modèle d’une capitale africaine du futur ? #### Éthiopie : l’avenir de la économie se joue-t-il ici ? Dans les rues animées d’Addis-Abeba, entre les klaxons des minibus et les rires des marchands de rue, une révolution silencieuse est en marche. Elle ne porte pas de drapeau, ne fait pas la une des journaux internationaux, mais elle pourrait bien redessiner la carte économique de l’Afrique. Un géant discret aux ambitions affirmées Longtemps restée dans l’ombre de ses voisins plus médiatisés, l’Éthiopie est en train de se transformer à grande vitesse. En moins de deux décennies, son produit intérieur brut a quadruplé, passant de 8,2 milliards de dollars en 2000 à plus de 96 milliards en 2023, selon les données de la Banque mondiale. « Ce pays est un laboratoire économique à ciel ouvert », affirme Daniel Tesfaye, économiste basé à Nairobi. « L’Éthiopie expérimente un modèle unique, combinant intervention de l’État, investissements massifs dans les infrastructures et ouverture progressive au capital étranger. » Le gouvernement éthiopien, longtemps adepte d’un modèle centralisé, a lancé depuis 2018 une série de réformes audacieuses : privatisation partielle de grandes entreprises publiques, ouverture du secteur bancaire à la concurrence étrangère, et modernisation du système fiscal. Mais ce qui intrigue le plus les analystes, c’est la vitesse à laquelle ces changements s’opèrent dans un pays encore marqué par la pauvreté et les conflits internes. La ruée vers les zones industrielles À une heure de route de la capitale, dans la zone industrielle d’Hawassa, les usines tournent jour et nuit. Textiles, chaussures, pièces mécaniques : des dizaines d’entreprises, venues de Chine, d’Inde ou de Turquie, ont installé leurs chaînes de production ici, attirées par des coûts salariaux très bas — en moyenne 35 dollars par mois — et un accès facilité aux marchés occidentaux via l’accord AGOA avec les États-Unis. « J’ai quitté ma ferme pour travailler ici », raconte Muluwork, 22 ans, en uniforme bleu marine. « Ce n’est pas facile, mais je gagne mon propre argent et j’envoie de l’aide à mes parents. » Le gouvernement a investi plus de 1,5 milliard de dollars dans la construction de parcs industriels modernes depuis 2015. L’objectif : faire de l’Éthiopie un hub manufacturier pour l’Afrique de l’Est. Et ça fonctionne. En 2022, le secteur industriel représentait 28 % du PIB, contre seulement 10 % en 2005. Mais cette stratégie n’est pas sans critiques. Les syndicats dénoncent des conditions de travail difficiles, et certains investisseurs se plaignent d’une bureaucratie encore pesante et d’un accès irrégulier à l’électricité. Un pari sur les infrastructures colossales Impossible d’évoquer l’Éthiopie sans parler du Grand Barrage de la Renaissance, un projet pharaonique de 4,2 milliards de dollars sur le Nil Bleu. Avec une capacité de production de 6 450 mégawatts, il deviendra la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique. « Ce barrage, c’est notre fierté », déclare Abebe, ingénieur sur le site. « Il symbolise notre indépendance énergétique et notre capacité à rêver grand. » Au-delà de l’électricité, le gouvernement a construit plus de 120 000 kilomètres de routes en une décennie, modernisé les chemins de fer, et lancé un vaste plan de digitalisation des services publics. Ces infrastructures ne sont pas seulement destinées à l’usage domestique : elles visent à faire de l’Éthiopie un carrefour logistique entre le Golfe, l’Afrique centrale et l’Afrique australe. Mais ces investissements massifs ont un coût. La dette publique a explosé, atteignant 57 % du PIB en 2023, selon le FMI. Et la dépendance vis-à-vis de la Chine, principal bailleur de fonds, suscite des inquiétudes croissantes. Une jeunesse nombreuse et impatiente Avec plus de 120 millions d’habitants, dont 70 % ont moins de 30 ans, l’Éthiopie est une bombe démographique. Chaque année, près de deux millions de jeunes arrivent sur le marché du travail. C’est à la fois une opportunité et un défi colossal. « Nous avons des diplômes, mais pas toujours d’emplois », confie Hana, 24 ans, diplômée en informatique. « Beaucoup de mes amis veulent partir à l’étranger. » Pour répondre à cette pression, le gouvernement mise sur l’entrepreneuriat numérique. À Addis-Abeba, des incubateurs comme IceAddis ou Orbit Innovation Hub accompagnent des start-up dans les domaines de la fintech, de l’agritech ou de la santé connectée. En 2022, les start-up éthiopiennes ont levé plus de 40 millions de dollars, un record pour le pays. Mais l’accès au financement reste limité, et les coupures d’internet fréquentes freinent l’essor du secteur. Des tensions internes qui freinent l’élan Malgré ces avancées, l’Éthiopie reste fragile. Le conflit armé au Tigré, qui a éclaté en 2020, a fait des milliers de morts et déplacé plus de deux millions de personnes. Les tensions ethniques persistent dans plusieurs régions, menaçant la stabilité politique du pays. « L’économie ne peut pas prospérer sans paix durable », souligne Meron Getachew, analyste politique à Addis-Abeba. « Les investisseurs hésitent à s’engager tant que la situation sécuritaire reste incertaine. » Le Premier ministre Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix en 2019, a promis des réformes politiques et une décentralisation accrue. Mais la route vers une gouvernance inclusive et apaisée semble encore longue. Une place à prendre sur l’échiquier africain Dans un continent en pleine mutation, l’Éthiopie a des atouts uniques : une population jeune, une position géographique stratégique, une volonté politique affichée de modernisation. Elle pourrait devenir un moteur économique pour toute la région de la Corne de l’Afrique. Mais le chemin est semé d’embûches. L’équilibre entre croissance rapide, stabilité politique et justice sociale reste fragile. « Si l’Éthiopie réussit, elle montrera qu’un autre modèle de développement est possible en Afrique », estime l’analyste ghanéen Kwame Mensah. « Mais si elle échoue, les conséquences pourraient être lourdes, bien au-delà de ses frontières. » Alors, l’avenir économique de l’Afrique se joue-t-il dans les plaines et les montagnes d’Éthiopie ? Ou ce géant endormi risque-t-il de trébucher avant d’avoir atteint sa pleine puissance ? #### Éthiopie : les défis de la libéralisation de l’économie Le gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait tenté de trouver le bon rythme de réforme avant que le conflit au Tigray n’éclate en novembre, jetant un voile sur les projets d’Abiy, lauréat du prix Nobel de la paix. L’État a joué un rôle majeur dans la transformation économique de l’Éthiopie, en construisant des parcs industriels, en modernisant le chemin de fer Éthiopie-Djibouti et en gérant un monopole des télécommunications et la première compagnie aérienne africaine Ethiopian Airlines. L’administration Abiy prévoyait d’ouvrir nombre de ces secteurs aux investisseurs étrangers. Addis-Abeba a annulé la privatisation d’Ethiopian Airlines mais dit qu’elle poursuivra la privatisation partielle d’Ethio Telecom et délivrera également deux nouvelles licences de télécommunications. Une stratégie pas très claire Le raisonnement du gouvernement pour ouvrir l’économie n’est parfois pas clair. Lorsqu’elle a annulé son intention de vendre une participation minoritaire dans Ethiopian Airlines en octobre, le ministre des Finances Ahmed Shide a déclaré que la compagnie aérienne semble solide. Voici la politique du nouveau dirigeant à ce sujet : La compagnie aérienne a mieux performé que ses pairs africains et ses finances n’étaient pas au premier plan des explications du gouvernement sur son programme de privatisation. La Commission éthiopienne d’investissement, une agence gouvernementale indépendante chargée d’attirer les investissements dans le pays, a introduit de nouvelles réglementations afin d’inviter de nouveaux acteurs. Il s’agit notamment de membres de la diaspora éthiopienne, qui avaient auparavant été empêchés d’investir dans la plupart des secteurs locaux. Diaspora en diapason Cette décision a été bien accueillie par des analystes, dont Zemedeneh Negatu, un entrepreneur éthiopien-américain qui soutient que l’expérience internationale de la possession ou de l’exploitation d’entreprises sophistiquées à l’étranger pourrait être transformatrice pour les start-ups ou même les entreprises bien établies. Les entreprises avec des dirigeants qualifiés ont toujours une probabilité beaucoup plus élevée d’attirer des capitaux de fonds de capital-investissement et d’autres investisseurs, car la durabilité et la création d’institutions prospères dépendent du talent, en particulier dans des secteurs hautement compétitifs tels que les services financiers, la technologie et les télécommunications. La diaspora éthiopienne réagit déjà aux mesures prises par le gouvernement. Black Rhino, un groupe d’investissement américain dirigé par l’entrepreneur éthiopien-américain Mimi Alemayehou, envisage d’investir dans le secteur de la production d’électricité en Éthiopie, ainsi que dans son secteur financier. Bourse éthiopienne L’Éthiopie prépare le terrain pour créer sa bourse – une décision attendue depuis longtemps. Bien que cela devrait stimuler les investissements étrangers, il est probable que cela attirera également l’attention des courtiers internationaux, des consultants et des investisseurs en actions, qui seront autorisés à négocier. Dans un premier temps, la Banque nationale d’Éthiopie a rédigé un projet de loi visant à créer une autorité du marché des capitaux, qui devrait être légiférée. L’Autorité réglementera le secteur financier local et supervisera la manière dont les obligations et les actions seront négociées. Il fournira la licence pour la création de la Bourse éthiopienne, avec une part comprise entre 5 % et 25 % allouée au gouvernement. #### Europa League, les joueurs africains vont jouer le titre La Ligue Europa est probablement une coupe sous-cotée. En effet, chaque année, de plus en plus de clubs jouent à fond la petite sœur de la Ligue des Champions pour plusieurs raisons. La première, la C3 reste assurément un trophée de plus dans le palmarès des écuries. Sur les dix dernières années, le Séville FC a notamment remporté 4 trophées, dont la dernière édition en 2019-2020. Chelsea, la saison d’avant, ou encore l’Atlético Madrid et Manchester United ont, eux aussi, écrit leur nom au glorieux palmarès de l’Europa League. Ce qu’il faut retenir La Ligue Europa est probablement une coupe sous-cotée. En effet, chaque année, de plus en plus de clubs jouent à fond la petite sœur de la Ligue des Champions pour plusieurs raisons. La première, la C3 reste assurément un trophée de plus dans le palmarès des. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Pour cette année 2020-2021, des clubs prestigieux sont encore en course pour remporter, en juin prochain, la compétition. Tottenham, par exemple, est le grand favori des bookmakers pour gagner la Europa Ligue. La présence de José Mourinho sur le banc est évidemment prise en compte, lui qui a remporté le trophée avec Manchester United en 2017. D’ailleurs, l’ex-écurie du Spécial One a été renversée en C3 après une troisième place décevante en Ligue des Champions, derrière le PSG et le RB Leipzig. Dans les rangs mancuniens, Eric Bailly (Côte d’Ivoire) pourrait avoir un gros rôle à jouer dans ce parcours européen. L’ivoirien et les Red Devils ont une belle cote de 7,00 pour remporter la finale dans 5 mois. Pour continuer dans la compétition, il faudra tout de même se débarrasser de la Real Sociedad dès les seizièmes, un adversaire de taille. Le trio des favoris est complété par un autre club britannique : Arsenal. En galère en championnat, les hommes de Mikel Arteta ont hérité de Benfica pour les seizièmes de finale de la compétition. Une double confrontation serrée est à prévoir mais l’Ivoirien Nicolas Pépé pourrait bien faire pencher la balance en faveur des Gunners. Outre les favoris, on peut aussi mettre en lumière trois outsiders sérieux à commencer par le Milan AC. En effet, l’équipe de Franck Kessié (Côte d’Ivoire) et de l’infatigable Zlatan Ibrahimovic (39 ans) dispose d’une cote de 10,00, comme Arsenal, pour remporter le trophée. Les jeunes joueurs de l’effectif, comme Rafael Leao ou Saelemakers seront également très importants, notamment lors des entrées en jeu en cours de match. Les Milanais réussissent bien leur saison puisqu’ils sont actuellement premiers de Série A ! Leicester, de son côté, est troisième de Premier League et peut compter sur deux hommes forts : Jamie Vardy et Wilfried Ndidi (Nigeria). La cote d’une victoire des Foxes est bien haute (13,00), au même titre que le Napoli (15,00). L’équipe de Gattuso, emmenée encore une fois par le colosse sénégalais Kalidou Koulibaly, a de beaux arguments à faire valoir dans la compétition avec Dries Mertens, Lorenzo Insigne ou encore Fabian Ruiz. Bref, cette Ligue Europa s’annonce très disputée, et est vraiment pleine de qualités ! #### Europe/Afrique : perspectives croisées sur la montée des extrêmes-droites L’ascension des partis d’extrême droite en Europe est un phénomène qui suscite de vives discussions et inquiétudes, non seulement sur le continent européen mais aussi en Afrique. Les répercussions de cette tendance politique sont largement débattues parmi les pays africains, où l’histoire coloniale et les relations actuelles avec l’Europe continuent de façonner les opinions et les politiques. Histoire partagée et mémoire collective La montée des extrêmes-droites en Europe ne peut être dissociée de l’histoire coloniale qui lie l’Europe à l’Afrique. Les pays africains, avec leur mémoire collective, observent avec préoccupation la réhabilitation de figures historiques controversées et la révisionnisme qui accompagne souvent les discours d’extrême droite. Voici une vidéo relatant la montée de l’extrême droite : https://www.youtube.com/watch?v=Dhmzba1VN20&pp=ygUmbW9udMOpZSBkZSBsJ2V4dHLDqm1lIGRyb2l0ZSBlbiBGcmFuY2U%3D Les mouvements de décolonisation et les luttes pour l’indépendance ont laissé des traces indélébiles dans la mémoire des nations africaines. La résurgence de l’idéologie d’extrême droite en Europe est perçue comme un retour en arrière, menaçant les principes de multiculturalisme et de coexistence pacifique. Impact économique et coopération Les relations économiques entre l’Europe et l’Afrique sont profondément affectées par la montée des extrêmes-droites. Les politiques protectionnistes et anti-immigration prônées par ces partis peuvent entraver les accords commerciaux et les flux migratoires, essentiels pour de nombreux pays africains. D’autre part, l’Afrique, avec son marché émergent et sa main-d’œuvre jeune, représente une opportunité économique que les politiques d’extrême droite risquent de compromettre. La coopération Sud-Nord pourrait se trouver fragilisée, affectant les investissements et les projets de développement conjoints. La question migratoire La question de l’immigration est au cœur des préoccupations européennes et africaines. Les partis d’extrême droite en Europe, avec leurs discours souvent xénophobes, influencent la perception des migrants africains, qui sont fréquemment présentés comme une menace plutôt que comme une contribution à la société. En Afrique, cette rhétorique est source de tension, car elle affecte non seulement les individus qui cherchent une vie meilleure en Europe, mais aussi les relations diplomatiques entre les pays d’origine et de destination. La diabolisation des migrants africains renforce les stéréotypes et entrave l’intégration. Sécurité et conflits La montée des extrêmes-droites en Europe a également des implications sécuritaires. Les discours polarisants peuvent exacerber les tensions et contribuer à un climat de méfiance et de conflit, tant au sein des sociétés européennes qu’entre l’Europe et l’Afrique. Les pays africains, confrontés à leurs propres défis sécuritaires, observent avec inquiétude la possibilité que ces idéologies extrémistes alimentent des groupes radicaux et des mouvements séparatistes, tant sur le continent européen qu’africain. Perspectives d’avenir Face à la montée des extrêmes-droites, les pays africains expriment le besoin de renforcer la démocratie et les valeurs de tolérance. Il est crucial de promouvoir un dialogue interculturel et de construire des ponts entre les continents pour contrer les discours de haine et de division. L’avenir des relations Europe-Afrique dépendra de la capacité des deux continents à dialoguer, à comprendre les craintes et les espoirs de chacun, et à travailler ensemble pour un monde plus juste et inclusif. La montée des extrêmes-droites en Europe est un sujet complexe et multifacette qui interpelle les pays africains à plusieurs niveaux. Il est essentiel de poursuivre les échanges et les analyses pour mieux comprendre les implications de ce phénomène et pour élaborer des stratégies qui favorisent le respect mutuel et la coopération. Les perspectives africaines sur cette question sont non seulement pertinentes mais nécessaires pour enrichir le débat global et pour envisager des solutions durables. #### Façonner l’avenir de l’éducation en Afrique Sur le plan démographique, l’âge médian de l’Afrique est actuellement de 20 ans et c’est le pilier le plus solide des ressources humaines et a donc besoin de meilleures opportunités d’éducation et d’emploi dans leurs pays respectifs. A juste titre, la question se pose : L’Afrique est-elle en train de monter ? et la réponse est un « OUI » qualifié. Il est intitulé que le rôle croissant de l’Afrique et de l’Inde dans le renforcement du secteur de l’éducation consacre la valeur ajoutée dans sa relation avec le continent. L’Inde respecte la valeur ajoutée dans l’éducation et s’est engagée dans son partenariat à développer le renforcement des capacités de l’Afrique selon les besoins de chaque pays.  Façonner le besoin d’éducation Ici, la question est posée qu’il est nécessaire de changer le système éducatif qui devrait s’adapter à l’environnement de marché existant pour absorber la jeunesse africaine instruite sur le terrain lui-même et éviter toute fuite des cerveaux en Europe ou en Amérique. Il a besoin d’une refonte majeure dans le secteur de l’éducation. Il n’y a rien de magique dans la proportion de ses dépenses nationales qu’un pays consacre à l’éducation, sauf qu’une telle allocation peut être une bonne mesure de « l’engagement d’un pays concerné envers le développement par l’éducation ».  L’Afrique cherche à promouvoir l’éducation pour tous : L’Afrique cherche à renouveler le système éducatif en ajoutant l’implant et l’authentification des valeurs sociales, en s’attaquant à l’effondrement des valeurs et à l’anomie si répandues dans la société nationale, en inculquant des valeurs souhaitables comme la coopération, l’honnêteté, l’équité, la justice, le consensus, et collaborer et attaquer le régionalisme existant contraire à l’intégration nationale. En bref, les connaissances issues de l’éducation sont nécessaires à la bonne gouvernance et aux garanties constitutionnelles telles que l’éducation gratuite et obligatoire et l’égalité des chances en matière d’emploi, sans tenir compte des divisions régionales de la société. Formation pour les entrepreneurs du bâtiment Les gouvernements africains ont la responsabilité principale du financement adéquat de l’éducation de base et les gouvernements démocratiques sont disposés à renforcer ce secteur en fonction de leurs besoins.  Les gouvernements doivent faciliter le partenariat à tous les niveaux avec la société civile, les agences, le secteur privé, les ONG, les groupes religieux, les communautés, les associations de parents et d’enseignants, les syndicats d’enseignants et les familles. Le système éducatif africain doit jouer un rôle important dans le renforcement du développement économique en adoptant les paramètres suivants tels que : Pour répondre aux besoins socio-économiques des enfants, il doit revoir et repenser les programmes d’études et les méthodes d’enseignement. Le matériel de lecture doit être développé, produit et distribué à un prix abordable. Intégrer l’éducation dans la famille, la communauté et le lieu de travail. Introduire des valeurs et des pratiques démocratiques dans la conduite de l’enseignement et de l’apprentissage. #### Faire face à la crise de Kaduna au Nigeria L’État de Kaduna, dans le nord-ouest du Nigeria, a presque triplé d’incidents violents impliquant des groupes armés au cours de l’année écoulée. Selon le projet de données sur la localisation et les événements des conflits armés, les 220 événements violents ont fait près d’un millier de morts. De plus, environ 400 personnes ont été enlevées contre rançon et des centaines de communautés détruites, provoquant le déplacement de plus de 50 000 personnes. Au cours de l’année dernière, Kaduna a enregistré le plus grand nombre d’épisodes de violence politique et de décès dans le nord du Nigeria, à l’exception de l’État de Borno, l’épicentre de l’insurrection de Boko Haram. La crise sécuritaire de Kaduna tourne autour de trois menaces différentes mais qui se chevauchent. Le premier concerne le conflit agriculteur-éleveur qui implique des tensions croissantes sur l’accès à la terre et son utilisation entre les communautés. La deuxième menace vient des gangs armés engagés dans des activités criminelles, notamment les enlèvements contre rançon, le trafic d’armes, le vol de bétail et le vol de route. Un pic similaire de gangs criminels a frappé les États voisins, y compris Katsina, où plus de 300 écoliers ont été enlevés puis libérés en décembre 2020. La dernière menace est l’extrémisme violent. Cette menace est réapparue en 2020 lorsque Ansaru, un groupe islamiste militant considéré comme disparu, a mené une embuscade élaborée, suivie d’une série d’autres attaques. Comprendre les menaces déstabilisantes de Kaduna Situé juste au nord du territoire de la capitale fédérale d’Abuja, l’État de Kaduna est le quatrième État le plus peuplé du Nigeria avec une population de 12 millions d’habitants. C’est le siège politique de la région du nord-ouest du Nigeria, ainsi que son centre d’activités commerciales et industrielles. Voici une vidéo en anglais relatant cette crise : https://www.youtube.com/watch?v=KsVb4PMQtEg Avec sa population du nord comprenant en grande partie des musulmans haoussa-peuls et sa population du sud principalement des chrétiens ethniquement divers, Kaduna est non seulement géographiquement central, mais elle chevauche également les divisions ethniques et religieuses du Nigeria. La centralité de Kaduna rend la résolution de ses problèmes de sécurité d’autant plus impérative. Conflit entre agriculteur et éleveur L’intensification du conflit entre agriculteurs et éleveurs à Kaduna peut être attribuée à une expansion des milices essentiellement pastorales et à une prolifération des armes légères dans le nord-ouest du Nigeria. Les attaques des milices pastorales cherchant des pâturages pour leurs troupeaux ont provoqué des attaques de représailles de la part de groupes d’autodéfense communautaires cherchant à protéger leurs fermes, conduisant à de nouvelles représailles de la part des milices. Ce cycle de conflit s’est accéléré alors que les pâturages sont devenus plus rares en raison des pressions démographiques et de la dégradation de l’environnement dans le nord du Nigeria. Alors que les éleveurs cherchent plus loin des terres de pâturage, les agriculteurs et leurs colonies s’étendent également dans de nouvelles zones pour semer leurs cultures. Cette double expansion a rapidement accru la concurrence sur la diminution des ressources foncières dans l’État de Kaduna. #### Fermeture des écoles et des frontières pour contenir le coronavirus au Cameroun Si l’Afrique était plutôt épargnée par le coronavirus il y a encore quelques semaines, ceci n’est plus le cas actuellement. En effet, de nombreux pays africains enregistrent de plus en plus de cas confirmés de coronavirus. Certes, le nombre de morts n’est pas encore aussi important qu’en Europe, mais la situation reste très préoccupante.  Ce qu’il faut retenir Si l’Afrique était plutôt épargnée par le coronavirus il y a encore quelques semaines, ceci n’est plus le cas actuellement. En effet, de nombreux pays africains enregistrent de plus en plus de cas confirmés de coronavirus. Certes, le nombre de morts n’est pas. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Entrepreneuriat au CamerounActualités Afrique Plusieurs pays africains ont pris des mesures afin de limiter la propagation de ce virus. Et le Cameroun ne fait pas exception. Ainsi, le gouvernement camerounais a pris différentes mesures, dont la fermeture de ses frontières et des écoles, afin de contenir cette épidémie. Le 17 mars, cinq nouveaux cas ont été enregistrés dans le pays. Et il y a seulement deux jours, le nombre total de personnes infectées était de 56. Le Cameroun ferme ses portes Le gouvernement camerounais a pris une série de mesures pour aider à contenir la propagation du coronavirus dans le pays. Le premier ministre du pays, Joseph Dion Ngute a annoncé récemment que toutes les frontières seront fermées et la délivrance des visas dans le pays a été suspendue.  Cette fermeture concerne les frontières maritimes, aériennes et terrestres. Ainsi, tous les vols en provenance d’autres pays seront suspendus. Cependant, cette mesure ne touche pas les navires transportant des produits et biens essentiels ainsi que les vols de fret.  Les rassemblements seront restreints D’autres dispositions ont été prises par le gouvernement. D’ailleurs, toutes les écoles publiques et privées de différents niveaux d’enseignement seront également fermées. Face à cette situation, les autorités ne veulent pas qu’il y ait des risques de propagation dans ces établissements. Les rassemblements de plus de 50 personnes ont également été interdits dans tout le pays. Ainsi, les compétitions scolaires et universitaires comme les jeux universitaires qui devraient avoir lieu dans les prochains jours ont été reportées.  Sous la supervision des autorités administratives, les bars, les restaurants et les lieux de divertissement doivent aussi fermer à partir de 18h. Le gouvernement va aussi mettre en place un système de régulation des flux de consommation sur les marchés et les centres commerciaux. L’administration publique va privilégier la communication électronique et les outils numériques pour les réunions susceptibles de rassembler plus de dix personnes. Ce sont des mesures particulièrement difficiles, mais vitales pour assurer la sécurité de chacun et pour limiter la propagation du coronavirus, a déclaré le premier ministre camerounais. Il a ajouté qu’en cas de besoin, les citoyens sont invités à appeler le numéro gratuit 1510.  #### Fièvre de Lassa au Nigeria : une lutte intensifiée contre une menace mortelle Le Nigeria fait face à une recrudescence inquiétante de la fièvre de Lassa, une maladie virale hémorragique transmise par les rats. Au cours de la semaine dernière, 20 personnes ont succombé à cette maladie, poussant les autorités sanitaires à intensifier leurs efforts de recherche et de lutte contre cette menace mortelle. Une maladie dangereuse et en augmentation La fièvre de Lassa est une maladie zoonotique, transmise à l’homme par contact direct ou indirect avec les excréments ou l’urine de rats infectés. Les symptômes de la maladie comprennent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements et des diarrhées. Dans les cas graves, la maladie peut entraîner des hémorragies internes, des défaillances multiples d’organes et le décès. Voici une vidéo relatant ces faits : Le nombre de cas de fièvre de Lassa au Nigeria a augmenté de manière alarmante ces dernières années. En 2023, le pays a enregistré plus de 1 000 décès dus à cette maladie, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente. Cette hausse est attribuée à plusieurs facteurs, notamment la prolifération des rats dans les zones urbaines, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, et la sensibilisation insuffisante de la population aux risques de la maladie. Des efforts de recherche intensifiés Face à cette situation alarmante, les autorités sanitaires nigérianes ont intensifié leurs efforts de recherche pour mieux comprendre la maladie et développer de nouveaux moyens de la combattre. Des études sont en cours pour identifier de nouveaux traitements antiviraux plus efficaces, ainsi que pour développer des vaccins contre la fièvre de Lassa. En parallèle, les chercheurs travaillent également à mieux comprendre les comportements des rats et les facteurs qui favorisent leur prolifération. Ces connaissances seront essentielles pour mettre en place des stratégies de lutte contre les rongeurs plus efficaces et durables. Sensibilisation et prévention : des clés pour endiguer la propagation La sensibilisation de la population aux risques de la fièvre de Lassa est un élément crucial de la lutte contre cette maladie. Les autorités sanitaires nigérianes mènent des campagnes d’information à travers le pays, diffusant des messages sur les modes de transmission de la maladie, les symptômes à identifier et les mesures de prévention à adopter. Parmi les mesures de prévention les plus importantes figurent l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, la lutte contre la prolifération des rats dans les habitations et les lieux publics, et la pratique d’une bonne hygiène alimentaire. Mobilisation des ressources et coordination des efforts La lutte contre la fièvre de Lassa nécessite une mobilisation importante des ressources et une coordination efficace des efforts entre les différents acteurs impliqués. Le gouvernement nigérian a débloqué des fonds supplémentaires pour soutenir les efforts de recherche et de lutte contre la maladie. Les organisations internationales, telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), apportent également leur soutien au Nigeria en fournissant des expertise technique et des ressources financières. Il est essentiel de maintenir une collaboration étroite entre tous les acteurs concernés afin de mettre en œuvre une stratégie de lutte globale et efficace contre la fièvre de Lassa. Un défi de santé publique majeur : vers des solutions durables La fièvre de Lassa représente un défi de santé publique majeur pour le Nigeria et les pays d’Afrique de l’Ouest. Les efforts intensifiés de recherche, de sensibilisation et de prévention sont essentiels pour endiguer la propagation de cette maladie et protéger la population. Le développement de nouveaux traitements et de vaccins, ainsi que l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement, sont des éléments clés pour parvenir à un contrôle durable de la fièvre de Lassa. La collaboration entre les gouvernements, les organisations internationales et les communautés locales est indispensable pour relever ce défi et protéger la santé des populations. La lutte contre la fièvre de Lassa au Nigeria est une course contre la montre. Les autorités sanitaires et les chercheurs redoublent d’efforts pour mieux comprendre la maladie, développer des solutions thérapeutiques et prévenir sa propagation. La sensibilisation de la population et l’amélioration des conditions d’hygiène sont des éléments essentiels pour endiguer cette menace mortelle. Un engagement collectif et une mobilisation des ressources sont nécessaires pour relever ce défi de santé publique majeur et protéger la santé des populations. #### FIM 2025 : une édition ambitieuse qui ouvre la voie à une Afrique réinventée La 19e édition de la Foire internationale de Madagascar (FIM), qui s’est tenue du 22 au 25 mai 2025 au Centre de Conférences internationales d’Ivato, s’est achevée sur une note positive, marquée par une dynamique inédite et des ambitions renouvelées pour le continent africain. Cet événement majeur a rassemblé des acteurs économiques, institutionnels et industriels venus du monde entier, confirmant la place de Madagascar comme plateforme incontournable pour les échanges et la coopération régionale. Entre bilan prometteur et perspectives à long terme, la FIM 2025 a posé les jalons d’une Afrique plus connectée, innovante et résiliente. Un succès retentissant pour la FIM 2025 La Foire internationale de Madagascar a une nouvelle fois démontré sa capacité à rassembler et à inspirer. Avec des milliers de visiteurs, des centaines d’exposants et une programmation riche en conférences, ateliers et rencontres professionnelles, l’édition 2025 a dépassé toutes les attentes. Les échanges ont été intenses, tant sur les plans commerciaux que sur les enjeux stratégiques du développement africain. L’ambiance a été marquée par l’enthousiasme et la volonté commune de construire des partenariats durables. La FIM 2025 a également été l’occasion de mettre en avant les innovations made in Madagascar, qu’il s’agisse de produits agricoles, d’artisanat ou de technologies émergentes. Cette vitrine a permis aux entreprises locales de se faire connaître à l’international et de nouer des contacts fructueux avec des investisseurs et des distributeurs venus d’Afrique et d’ailleurs. Un engagement fort en faveur de l’intégration africaine L’un des principaux enseignements de la FIM 2025 est la volonté affichée d’accélérer l’intégration économique du continent. Les débats et les rencontres ont mis l’accent sur la nécessité de renforcer les échanges intra-africains, de faciliter la libre circulation des biens et des personnes, et de promouvoir la coopération régionale. Madagascar, en tant que pays hôte, a réaffirmé son rôle de pont entre l’Afrique et le reste du monde. La participation de délégations venues de toute l’Afrique a permis de tisser de nouveaux liens et de partager des expériences concrètes en matière de développement économique, d’innovation sociale et de transformation digitale. Ces échanges ont nourri une réflexion collective sur les défis et les opportunités du continent. Des perspectives ambitieuses pour l’Afrique de demain Au-delà du bilan positif, la FIM 2025 a permis de dessiner des perspectives ambitieuses pour l’avenir de l’Afrique. Les discussions ont mis en avant l’importance de l’innovation, de la formation et de l’entrepreneuriat comme leviers de croissance. Les secteurs porteurs, tels que l’agro-industrie, les énergies renouvelables, la transformation digitale et la logistique, ont été au cœur des échanges. Les engagements pris lors de cette édition témoignent d’une volonté commune de construire une Afrique plus résiliente, capable de relever les défis du changement climatique, de la sécurité alimentaire et de l’inclusion sociale. Les partenariats signés et les projets initiés ouvrent la voie à des collaborations inédites et à des investissements structurants. Madagascar, moteur de la transformation africaine La FIM 2025 a confirmé le rôle central de Madagascar dans la dynamique de transformation du continent. Grâce à sa position géographique stratégique, à ses ressources naturelles et à son potentiel humain, Madagascar s’impose comme un acteur clé de l’intégration africaine. Les initiatives lancées lors de la foire, qu’il s’agisse de plateformes de financement, de programmes de formation ou de projets d’infrastructures, illustrent la volonté du pays de s’engager pleinement dans le développement du continent. Madagascar a également mis en avant sa capacité à innover et à s’adapter aux enjeux contemporains, en proposant des solutions concrètes pour accélérer la transition écologique, renforcer la sécurité alimentaire et promouvoir l’inclusion économique. Cette vision proactive a été saluée par l’ensemble des participants. Vers une Afrique plus connectée et solidaire La FIM 2025 a posé les bases d’une Afrique plus connectée, solidaire et tournée vers l’avenir. Les échanges, les partenariats et les projets initiés lors de cette édition témoignent d’une dynamique collective forte, portée par la conviction que le continent a les moyens de relever ses propres défis. La mobilisation des acteurs économiques, institutionnels et de la société civile a permis d’envisager de nouvelles formes de coopération, plus inclusives et plus durables. Cette édition a également mis en lumière l’importance de la jeunesse africaine, moteur d’innovation et de transformation. Les initiatives en faveur de l’emploi, de la formation et de l’entrepreneuriat ont été particulièrement mises à l’honneur, confirmant que l’avenir de l’Afrique repose sur l’engagement et la créativité de sa jeunesse. #### Fin de l’aide américaine à l’Afrique du Sud : les raisons derrière la décision de Trump L’annonce par Donald Trump de la suspension de l’aide financière américaine à l’Afrique du Sud a suscité une vague de réactions et de nombreuses interrogations. Cette décision, motivée par des désaccords sur la politique agraire sud-africaine, marque un tournant dans les relations entre les deux pays. Ce qu’il faut retenir L’annonce par Donald Trump de la suspension de l’aide financière américaine à l’Afrique du Sud a suscité une vague de réactions et de nombreuses interrogations. Cette décision, motivée par des désaccords sur la politique agraire sud-africaine, marque un. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique Une loi sur l’expropriation au cœur du conflit La principale pomme de discorde entre Washington et Pretoria réside dans une récente loi sur l’expropriation en Afrique du Sud. Cette loi, qui vise à réparer les injustices foncières héritées de l’apartheid, permet au gouvernement sud-africain d’exproprier des terres sans compensation dans certaines circonstances exceptionnelles. Donald Trump et son allié Elon Musk, qui a grandi en Afrique du Sud, ont dénoncé cette loi comme étant une “confiscation” de terres et une violation des droits de la minorité blanche afrikaner. Trump a même accusé l’Afrique du Sud de traiter “TRÈS MAL certaines catégories de personnes”. Accusations de racisme et de désinformation En réponse à ces accusations, le gouvernement sud-africain a dénoncé une “campagne de désinformation et de propagande” visant à déformer la réalité de la situation dans le pays. Pretoria a réaffirmé que la loi sur l’expropriation est une procédure légale qui garantit l’accès à la terre d’une manière juste et équitable, conformément à la Constitution. Le ministère des Affaires étrangères sud-africain a exprimé sa préoccupation face au “postulat de base de ce décret” américain, qui “manque d’exactitude factuelle et ne reconnaît pas l’histoire profonde et douloureuse de l’Afrique du Sud en matière de colonialisme et d’apartheid”. Suspension de l’aide et réactions internationales En signe de protestation contre la loi sur l’expropriation, Donald Trump a signé un décret gelant toute aide ou assistance à l’Afrique du Sud. Ce soutien financier américain représente un montant important. La décision de Trump a été largement critiquée en Afrique du Sud, où elle a été perçue comme une ingérence dans les affaires intérieures du pays et une remise en question de sa souveraineté. Des experts ont souligné que cette mesure pourrait avoir des conséquences néfastes sur les programmes de santé, de recherche et de développement agricole en Afrique du Sud. L’influence d’Elon Musk L’influence du milliardaire Elon Musk sur la diplomatie de Donald Trump dans ce dossier est également à noter. Musk a ouvertement critiqué la loi sur l’expropriation sur son réseau social X, qualifiant d'”ouvertement racistes” les lois sur la propriété en Afrique du Sud et affirmant que “les Sud-Africains blancs sont persécutés en raison de leur race dans leur propre pays”. #### Financement startup Afrique : incubateurs, fonds et erreurs Financement startup Afrique : comprendre les options Une startup africaine réussit rarement parce qu’elle a levé tôt. Elle réussit parce qu’elle prouve un problème, vend à des clients réels et utilise le financement au bon moment. L’Afrique francophone possède des marchés jeunes, urbains et connectés, mais elle ne se finance pas comme Nairobi, Lagos ou Le Cap. Les fondateurs doivent prouver plus vite la traction, la distribution et la capacité à vendre dans plusieurs villes. Partech estime le financement equity des startups africaines à 2,2 milliards de dollars en 2024. Le financement equity en Afrique francophone est tombé à 229 millions de dollars en 2024, en baisse de 31 % sur un an selon Partech. Les hubs francophones les plus visibles restent Abidjan, Dakar, Casablanca, Tunis, Douala et Cotonou, chacun avec des forces différentes. Un incubateur aide à clarifier le modèle et rencontrer l’écosystème. Une subvention finance parfois un test. Un fonds entre quand la startup peut grandir vite avec des preuves. Utiliser le mauvais outil au mauvais moment fait perdre des mois. Incubateur, subvention, business angel ou fonds Un marché francophone peut être prometteur mais fragmenté : réglementation, langue administrative, pouvoir d’achat, paiement, logistique et fiscalité varient d’un pays à l’autre. Avant une levée, un investisseur veut voir des clients réels, une rétention mesurable et un coût d’acquisition crédible. Un incubateur aide à structurer, rencontrer et tester. Un business angel peut financer tôt avec son réseau. Un fonds cherche une trajectoire de croissance plus ambitieuse et des preuves plus solides. Beaucoup de fondateurs perdent du temps parce qu’ils demandent à un fonds ce qu’ils devraient d’abord obtenir du marché : validation, revenus et répétition. Marché trop vague, chiffres non vérifiés, absence de revenus, gouvernance floue, contrats inexistants et dépenses mal suivies reviennent souvent. Le meilleur dossier reste simple : problème clair, client identifié, usage mesuré, plan pays par pays. Lever trop tôt pour masquer un produit peu utilisé. Présenter un marché continental sans plan pays par pays. Négliger la gouvernance, les comptes et les contrats. Traction, gouvernance et erreurs de levée Sur startups en Afrique francophone, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Dans un marché plus sélectif, un investisseur ne finance pas une idée générale sur “l’Afrique”. Il veut comprendre le problème précis, le client qui paie, le coût pour l’acquérir, la fréquence d’usage et la marge possible. Les fondateurs qui présentent des chiffres simples, vérifiables et cohérents inspirent davantage confiance que ceux qui promettent une expansion continentale immédiate. Points à vérifier avant de chercher un financement Incubateur, subvention, business angel et fonds ne répondent pas au même moment de maturité. La préparation d’une levée commence donc bien avant le pitch deck. Elle passe par des contrats propres, une comptabilité lisible, des indicateurs d’usage, une équipe clairement répartie et une stratégie pays par pays. Le financement arrive plus facilement quand le risque principal a déjà été réduit par le marché. Dans les écosystèmes francophones, les fondateurs gagnent en crédibilité lorsqu’ils montrent des clients actifs plutôt qu’une ambition abstraite. Un petit portefeuille de clients récurrents, bien compris et bien servi, vaut souvent mieux qu’une grande promesse de marché sans chiffres d’usage. À lire aussi Startups en Afrique francophone : pays, secteurs et financements Abidjan, Dakar, Casablanca : hubs startups francophones Sources Partech Africa Tech Venture Capital Report 2024 ; UNCTAD, World Investment Report 2025. FAQ Comment financer une startup africaine ? Le financement dépend du stade : économies, revenus clients, subvention, incubateur, business angel ou fonds selon la traction. Quand contacter un fonds d’investissement ? Quand la startup a des preuves : clients, revenus, rétention, équipe stable, gouvernance et plan de croissance crédible. Quelle erreur bloque souvent une levée ? Présenter un marché trop vague sans clients actifs, chiffres vérifiables ni stratégie pays par pays. #### Fintech vs banques : qui domine le paiement numérique en Afrique francophone ? L’argent change de camp : la révolution silencieuse du paiement numérique en Afrique francophone En 2026, envoyer de l’argent à Dakar depuis Abidjan prend moins de trente secondes. Pas grâce à une banque, mais grâce à une application téléchargée sur un smartphone à 80 euros. Ce basculement, spectaculaire dans sa rapidité, est au cœur d’une bataille économique qui redessine l’architecture financière de toute une région : la rivalité entre les startups fintech africaines et les banques traditionnelles pour le contrôle des marchés de paiement numérique en zone francophone. Les enjeux dépassent largement la technologie — il s’agit d’accès, de pouvoir et de souveraineté économique. Un terrain de jeu dominé par l’exclusion bancaire Pour comprendre pourquoi les fintechs progressent aussi vite, il faut mesurer le vide qu’elles comblent. En Afrique de l’Ouest francophone, plus de 60 % de la population adulte reste non bancarisée selon les estimations de la BCEAO pour 2026. Ce chiffre, souvent cité de façon abstraite, représente en réalité des millions de commerçants, d’artisans, d’agricultrices et de travailleurs informels qui géraient jusqu’ici l’intégralité de leurs transactions en espèces. Les banques traditionnelles — Ecobank, Société Générale Afrique, Banque Atlantique, SGBCI ou encore Coris Bank — ont longtemps privilégié une clientèle solvable et formelle, accessible dans les grandes agglomérations. Leurs modèles de frais, leurs exigences documentaires et la rareté de leurs agences ont structurellement exclu une majorité de la population. C’est précisément dans ce désert financier que les fintechs ont planté leurs premiers jalons. Les startups fintech à l’offensive : modèles et acteurs dominants Wave, la disruption venue du Sénégal Difficile de parler de paiement mobile au Sénégal sans mentionner Wave. Lancée en 2018, la startup d’origine américaine mais ancrée à Dakar a totalement reconfiguré le marché local en cassant les prix : zéro frais sur les transferts entre particuliers, commissions ultra-faibles pour les marchands. En 2026, Wave revendique plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs actifs au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali et au Burkina Faso. Sa valorisation la propulse dans le club très fermé des licornes africaines. Ce qui distingue Wave des opérateurs historiques, c’est son approche produit : une interface épurée, pensée pour des utilisateurs ayant peu d’expérience numérique, et une infrastructure légère reposant sur des agents de proximité — souvent des jeunes installés dans des kiosques — qui servent de relais physiques pour les dépôts et retraits. Orange Money, Moov Money et MTN MoMo : les télécoms en embuscade Entre les banques classiques et les pure players de la fintech, il existe un troisième acteur souvent sous-estimé dans les analyses : les services de mobile money portés par les opérateurs télécom. Orange Money, présent dans quinze pays africains dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Cameroun, traite des volumes de transactions qui rivalisent avec ceux de nombreuses banques centrales africaines. MTN MoMo, de son côté, s’est imposé en Afrique de l’Ouest anglophone mais grignote progressivement des parts en zone francophone via ses filiales ivoiriennes et guinéennes. Ces acteurs hybrides — ni vraiment fintechs au sens strict, ni banques — brouillent les catégories et obligent les deux camps à se repositionner constamment. En Côte d’Ivoire, la concurrence entre Orange Money et Wave sur le segment des transferts d’argent a provoqué une guerre des prix dont les consommateurs ont largement bénéficié, avec des commissions divisées par trois entre 2022 et 2026. D’autres startups à surveiller en 2026 Julaya (Côte d’Ivoire) : spécialisée dans les paiements B2B, elle automatise la gestion des flux de trésorerie pour les PME. Bizao : agrégateur de paiement panafricain facilitant l’interopérabilité entre opérateurs. Nioqo (Sénégal) : solution de microcrédit instantané adossée à un wallet mobile. CinetPay : passerelle de paiement en ligne largement adoptée par les e-commerçants francophones. Djamo (Côte d’Ivoire) : néobanque ciblant les jeunes urbains avec une carte Visa virtuelle et un compte sans frais cachés. La réponse des banques traditionnelles : adaptation ou résistance ? Face à cette offensive, les banques n’ont pas croisé les bras — mais leurs réponses restent inégales. Certaines ont choisi la voie du partenariat, intégrant des API de fintechs dans leurs propres applications pour proposer des services de paiement mobile à leurs clients existants. D’autres ont lancé leurs propres produits digitaux, avec des fortunes diverses. Ecobank, qui opère dans 35 pays africains, a investi massivement dans sa super-app Ecobank Mobile, capable de gérer des virements entre pays, des paiements marchands et des ouvertures de compte à distance. En zone UEMOA, plusieurs banques ont également noué des partenariats avec la plateforme d’interopérabilité GIM-UEMOA pour connecter leurs systèmes aux wallets mobiles. Mais un fossé culturel et structurel persiste. Les banques restent perçues comme lentes, bureaucratiques et coûteuses par une clientèle jeune, mobile et connectée. En 2026, la moyenne d’âge en Afrique de l’Ouest est inférieure à 20 ans : cette génération a souvent eu son premier compte financier non pas dans une agence bancaire, mais dans une application sur son téléphone. Qui remporte vraiment la bataille ? Analyse des parts de marché En termes de volume de transactions, les services de mobile money — fintechs et télécoms confondus — dépassent désormais les banques traditionnelles sur le segment des paiements de détail en zone UEMOA. La BCEAO estime que le nombre de comptes de monnaie électronique actifs a franchi le cap des 100 millions en Afrique de l’Ouest francophone en 2026, contre à peine 25 millions de comptes bancaires classiques. Cependant, la bataille n’est pas totalement perdue pour les banques sur d’autres terrains : Le crédit et l’épargne restent largement dominés par les institutions bancaires agréées. Les grandes entreprises et l’État continuent de transiter par le système bancaire classique pour leurs opérations complexes. La conformité réglementaire (AML, KYC renforcé) constitue encore un avantage comparatif pour les banques sur les marchés institutionnels. On assiste donc moins à une victoire nette d’un camp sur l’autre qu’à une fragmentation de la chaîne de valeur financière : les fintechs captent le bas de pyramide et les paiements quotidiens, tandis que les banques conservent les segments à forte valeur ajoutée. La véritable question pour les années à venir est de savoir si des acteurs comme Wave ou Djamo parviendront à monter en gamme vers le crédit et l’investissement — et si les banques réussiront à capter les non-bancarisés avant qu’ils ne soient définitivement fidélisés par les nouveaux entrants. Régulation : l’arbitre discret qui peut tout changer La BCEAO joue un rôle central dans cette compétition. En 2026, le cadre réglementaire des établissements de monnaie électronique (EME) en zone UEMOA continue d’évoluer, avec des exigences de fonds propres relevées et des obligations de reporting renforcées. Ces contraintes pèsent davantage sur les petites fintechs que sur les banques ou les grands groupes télécoms, ce qui pourrait accélérer les consolidations dans le secteur. Par ailleurs, l’initiative d’interopérabilité régionale promue par la BCEAO vise à permettre à un utilisateur d’Orange Money d’envoyer de l’argent directement vers un compte Wave sans passer par un intermédiaire — une avancée qui pourrait à terme homogénéiser le marché et réduire les avantages compétitifs liés aux effets de réseau. FAQ — Questions fréquentes Quelle est la différence entre une fintech et une banque traditionnelle en Afrique ? Une fintech (financial technology) est une entreprise qui utilise la technologie pour proposer des services financiers de manière plus rapide, moins coûteuse et plus accessible que les banques classiques. En Afrique francophone, les fintechs opèrent souvent sous le statut d’établissement de monnaie électronique (EME), ce qui leur permet de proposer des paiements et transferts sans détenir une licence bancaire complète. Les banques traditionnelles, elles, peuvent offrir des crédits, garantir les dépôts et accéder aux marchés interbancaires. Wave est-elle vraiment une entreprise africaine ? Wave a été fondée par des entrepreneurs américains, mais son siège opérationnel est à Dakar et l’essentiel de ses équipes, de sa clientèle et de son développement produit est ancré en Afrique de l’Ouest. Elle est souvent citée comme un exemple de startup “africaine” dans la mesure où son modèle a été conçu spécifiquement pour les marchés locaux, contrairement à des solutions importées sans adaptation. Le paiement mobile est-il sécurisé en Afrique de l’Ouest ? Les principaux acteurs du marché (Wave, Orange Money, MTN MoMo) sont soumis à la supervision de la BCEAO ou des banques centrales nationales et doivent respecter des normes de sécurité strictes, notamment en matière de protection des données et de lutte contre le blanchiment. Des incidents de fraude existent, comme dans tout système financier, mais les plateformes investissent massivement dans l’authentification biométrique et la détection des transactions suspectes en temps réel. Quels sont les pays d’Afrique francophone les plus avancés en matière de paiement numérique ? En 2026, le Sénégal et la Côte d’Ivoire font figure de références régionales, avec des taux de pénétration du mobile money parmi les plus élevés de la zone UEMOA. Le Cameroun, bien qu’opérant dans une zone réglementaire différente (CEMAC), affiche également une forte dynamique. À l’inverse, des pays comme le Niger ou la Guinée-Bissau présentent encore des niveaux d’adoption plus faibles, freinés par des infrastructures télécom insuffisantes. Les banques traditionnelles vont-elles disparaître face aux fintechs ? Non, du moins pas à court ou moyen terme. Les banques disposent d’atouts structurels que les fintechs peinent à répliquer : capacité à octroyer des crédits, gestion des dépôts garantis, relations institutionnelles et conformité réglementaire avancée. La tendance de fond est plutôt à une coexistence compétitive et à des partenariats stratégiques, avec une spécialisation progressive de chaque type d’acteur sur ses segments de force. À lire aussi alternatives de financement sans banque cadre de régulation fintech Afrique systèmes de paiement alternatifs enjeux de formalisation des paiements #### Fiscalité et régulation : la nouvelle politique financière autour des jeux en ligne La croissance rapide des jeux en ligne a transformé non seulement le divertissement, mais aussi la finance et la gouvernance. Jadis perçu comme un loisir marginal, le gambling digital est devenu une industrie mondiale pesant plusieurs milliards, franchissant les frontières et remodelant des pans entiers de l’économie. Avec une telle ampleur vient la nécessité de contrôle : les États redéfinissent aujourd’hui les schémas fiscaux et les cadres réglementaires pour capter des recettes, protéger les joueurs et garantir l’équité. Pour les opérateurs comme pour les joueurs, la question des taxes et de la régulation n’est plus abstraite : elle influence directement le fonctionnement des plateformes, le traitement des gains et la viabilité du marché. Des acteurs comme Savaspin Casino illustrent la manière dont les opérateurs s’adaptent à ce nouvel environnement financier. L’essor des cadres réglementaires Aux débuts de l’iGaming, la régulation était fragmentée, souvent floue. Certains marchés restaient sans contrôle, d’autres interdisaient purement le jeu en ligne. Avec l’explosion du secteur, les gouvernements ont vite pris conscience de deux réalités : d’une part, le potentiel considérable de recettes fiscales, et d’autre part, le besoin de protéger les joueurs contre la fraude, les pratiques déloyales et les risques d’addiction. Cela a conduit à la mise en place de cadres complets, où licences, audits et obligations de conformité deviennent indispensables. Les autorités de régulation garantissent aujourd’hui la transparence, la fiabilité des paiements et la responsabilité des communications marketing. Savaspin Casino a dû s’aligner sur ces nouvelles normes, conciliant innovation et conformité pour rester crédible et digne de confiance. Fiscalité : un outil stratégique de recettes publiques Les États taxent depuis longtemps les jeux d’argent pour financer les dépenses publiques, et l’industrie en ligne n’échappe pas à la règle. Les prélèvements peuvent concerner les bénéfices des opérateurs, les gains des joueurs, ou les deux selon la juridiction. Les taux varient fortement : certains pays favorisent une fiscalité modérée pour stimuler le secteur, d’autres appliquent des taux élevés pour maximiser les recettes. La difficulté réside dans la nature transfrontalière du digital. Un joueur situé dans un pays peut miser sur une plateforme hébergée ailleurs, soulevant des enjeux de juridiction et d’équité fiscale. Les traités internationaux et les régulations européennes tentent d’harmoniser ces pratiques, mais de nombreuses incohérences subsistent. Pour les opérateurs, l’impôt n’est pas seulement un coût, mais un paramètre stratégique : choisir une implantation plutôt qu’une autre peut déterminer la rentabilité et l’accès au marché. Pour les joueurs, il est essentiel de savoir si leurs gains sont imposables dans leur pays, car l’ignorance ne les exonère pas. Protéger les joueurs par la régulation La régulation ne vise pas uniquement la fiscalité : elle intègre aussi la protection des joueurs. Cela signifie des plateformes transparentes, des cotes affichées clairement, et des bonus non trompeurs. Vérification d’âge, limites de dépôt et messages de prévention font désormais partie des standards des opérateurs agréés. L’arrivée de l’IA, de la biométrie ou des systèmes d’auto-exclusion illustre une volonté de considérer le gambling à la fois comme un divertissement et comme un risque potentiel. Les régulateurs imposent ces dispositifs afin d’assurer la pérennité de l’industrie tout en préservant les utilisateurs. Savaspin Casino a intégré ces mesures, se positionnant à la fois comme fournisseur de divertissement et opérateur responsable. Une mosaïque mondiale de réglementations Aucun marché n’applique les mêmes règles. La UK Gambling Commission, la Malta Gaming Authority, l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) en France ou encore les régulateurs américains imposent chacun leurs propres cadres. Certains mettent l’accent sur la protection des joueurs, d’autres sur la maximisation fiscale, quand certains pays interdisent toujours le jeu en ligne. Pour les opérateurs globaux, cela crée une complexité extrême : licences multiples, audits variés et fiscalités divergentes. Pour les joueurs, cela signifie que l’accès aux jeux, les bonus et même les modalités de retrait peuvent varier selon leur lieu de résidence. Des plateformes comme Savaspin France montrent comment les opérateurs adaptent leurs offres aux spécificités nationales, avec des bonus, des jeux et des pratiques conformes à la législation locale. L’impact économique de la régulation La politique financière autour des jeux en ligne ne se résume pas aux impôts collectés. Elle influence aussi les dynamiques économiques plus larges. Les opérateurs licenciés créent des emplois, investissent dans la technologie et contribuent aux économies locales. Les recettes fiscales, elles, financent infrastructures et services publics. Mais un excès de régulation peut pousser les joueurs vers des sites non agréés, réduisant à la fois la sécurité des utilisateurs et les recettes fiscales. Trouver l’équilibre entre contrôle et attractivité est donc crucial. Les pays comme le Royaume-Uni ou Malte, qui ont réussi cette balance, sont devenus des hubs majeurs de l’industrie. L’avenir : innovation et politiques intelligentes Demain, la régulation gagnera en sophistication. L’IA et la blockchain sont déjà évoquées comme outils de transparence et de fiabilité. De nouveaux modèles fiscaux progressifs pourraient apparaître, indexés sur les bénéfices ou les volumes de mises. La coopération transfrontalière pourrait faciliter l’harmonisation des règles, même si les différences culturelles et politiques compliquent ce chantier. Ce qui est certain, c’est que le gambling en ligne poursuivra sa croissance, et que la politique financière restera au cœur de son développement. Les opérateurs comme les régulateurs devront innover, non seulement sur le plan technologique mais aussi économique. Pourquoi la régulation influence l’expérience des joueurs Pour les joueurs, taxes et règles semblent parfois lointaines, mais elles conditionnent tout : disponibilité des jeux, taille des bonus, rapidité des retraits, dispositifs de protection. Une fiscalité équilibrée assure la viabilité des plateformes, tandis que des garde-fous solides garantissent que le jeu reste un divertissement. Les opérateurs les plus performants sont ceux qui embrassent ces deux aspects : le frisson du risque allié à la responsabilité. Savaspin Casino illustre cette dynamique, prouvant qu’un opérateur peut prospérer en conciliant créativité et conformité dans un marché en pleine mutation. #### Fiscalité et secteur informel en Afrique subsaharienne 2026 Taxer sans asphyxier : le défi fiscal majeur de l’Afrique subsaharienne en 2026 En Afrique subsaharienne, entre 60 % et 80 % de la population active travaille dans l’économie informelle. Marchands ambulants, artisans, petites restauratrices de rue, revendeurs de crédit téléphonique — autant d’acteurs économiques qui font tourner les villes et les campagnes, mais qui échappent en grande partie aux radars fiscaux des États. Face à des besoins budgétaires croissants — financement des infrastructures, couverture santé universelle, éducation — les gouvernements ne peuvent plus se permettre d’ignorer ce gisement fiscal colossal. Mais comment collecter des impôts dans une économie parallèle sans décourager des millions de petits entrepreneurs déjà vulnérables ? C’est la question au cœur des réformes fiscales les plus ambitieuses du continent en 2026. L’économie informelle africaine : une réalité fiscale incontournable Le secteur informel en Afrique subsaharienne ne se résume pas à une marge de l’économie. Selon les estimations du FMI et de l’Union africaine, il représente en moyenne 40 % du PIB de la région, avec des pics à plus de 50 % dans des pays comme le Niger, la République démocratique du Congo ou le Mali. Ces chiffres ne sont pas anecdotiques : ils signifient que presque la moitié de la richesse produite échappe à toute fiscalité directe. Les raisons de cette informalité massive sont structurelles : Coûts de formalisation élevés : immatriculer une entreprise, tenir une comptabilité, déclarer ses revenus représente un coût en temps et en argent insupportable pour un petit commerce au chiffre d’affaires journalier de quelques milliers de francs CFA. Méfiance vis-à-vis de l’État : dans de nombreux pays, les contribuables informels ne perçoivent pas de contrepartie claire à l’impôt — pas de protection sociale, peu de services publics de qualité. Complexité administrative : des systèmes fiscaux hérités de l’ère coloniale, pensés pour des économies formalisées, inadaptés aux réalités locales. Absence d’identité fiscale : sans numéro de contribuable, sans compte bancaire, sans adresse fixe, l’État ne dispose d’aucun levier d’identification. Les stratégies adoptées par les États pour capter des revenus sans pénaliser les petits commerces 1. La forfaitisation fiscale : l’impôt simplifié pour les micro-acteurs La taxation des petits commerces en Afrique passe de plus en plus par des régimes forfaitaires adaptés. Plutôt que d’exiger une comptabilité formelle, plusieurs États proposent un impôt unique calculé sur la base d’éléments extérieurs simples : la taille du local, le nombre d’employés, la localisation géographique, ou encore la nature de l’activité. Le Sénégal, par exemple, a consolidé son Contribution Globale Unique (CGU), un dispositif permettant aux micro-entreprises de s’acquitter d’un montant forfaitaire annuel bas — parfois inférieur à 50 000 FCFA — en échange d’une quittance officielle. Ce mécanisme a permis d’élargir significativement l’assiette fiscale sans provoquer de fuite vers une informalité encore plus profonde. Le Togo et le Bénin ont développé des approches similaires, avec des résultats encourageants en termes de recettes et d’adhésion. 2. La digitalisation de la collecte : le mobile money comme levier fiscal L’un des tournants les plus significatifs dans la collecte des impôts dans l’économie parallèle en Afrique est l’utilisation des plateformes de paiement mobile. Avec plus de 800 millions de comptes mobile money actifs sur le continent en 2026, les États ont trouvé une porte d’entrée inédite vers les flux financiers informels. Le Ghana a été pionnier avec son prélèvement sur les transactions électroniques, la fameuse e-levy, une taxe sur les transferts d’argent via mobile. Si sa mise en œuvre initiale a suscité des protestations, des ajustements ont permis de trouver un équilibre. En Côte d’Ivoire, les autorités fiscales travaillent à croiser les données de transaction des opérateurs de mobile money avec les registres de contribuables pour identifier les acteurs informels dont l’activité dépasse un certain seuil. Cette approche présente un double avantage : elle est non intrusive — le commerçant n’a pas à se déplacer — et elle génère des données précieuses pour affiner l’estimation des revenus réels. 3. Les marchés formalisés et les coopératives fiscales Plusieurs villes africaines expérimentent la formalisation par le lieu de vente. En regroupant les commerçants dans des marchés officiellement enregistrés, les municipalités peuvent percevoir une redevance d’occupation des emplacements, qui tient lieu d’impôt simplifié. Cette méthode a montré son efficacité à Dakar, Abidjan et Kigali, où les communes ont multiplié les marchés couverts modernes assortis d’un système de collecte intégré. À Kigali, le Rwanda a poussé cette logique encore plus loin en organisant des coopératives de commerçants informels qui négocient collectivement leurs obligations fiscales avec l’administration. Ce modèle favorise l’acceptation sociale de l’impôt, car les commerçants perçoivent des avantages concrets : accès au crédit formel, couverture maladie de base, formation professionnelle. 4. Les agents de collecte de proximité Dans les zones rurales et les marchés difficiles d’accès, plusieurs États ont déployé des agents fiscaux de terrain, souvent recrutés localement. Ces collecteurs se rendent directement auprès des commerçants, expliquent les obligations dans les langues locales, et perçoivent des montants symboliques mais réguliers. Cette approche, expérimentée avec succès en Éthiopie et au Cameroun, réduit les coûts de conformité pour le contribuable et améliore la confiance envers l’administration fiscale. Les écueils à éviter : entre harcèlement fiscal et manque à gagner La tentation est grande, pour des États en manque de ressources, de se retourner vers les acteurs informels comme vers une manne fiscale facile. Or, cette approche peut se révéler contre-productive. Une pression fiscale mal calibrée pousse les commerçants à se déplacer, à fragmenter leurs activités, ou à verser des pots-de-vin aux agents de recouvrement — alimentant ainsi la corruption plutôt que les caisses de l’État. Les experts du Centre Africain de Politiques Fiscales (CAPF) soulignent en 2026 que la clé réside dans un équilibre entre obligation et incitation. Payer l’impôt doit devenir rationnel pour le commerçant informel : cela doit lui ouvrir l’accès à des services, à des marchés publics, à du crédit. Sans cette contrepartie visible, aucune réforme fiscale ne sera durablement efficace. Les perspectives pour 2026 et au-delà La fiscalité du secteur informel en Afrique subsaharienne est en pleine mutation. Plusieurs tendances de fond se confirment en 2026 : L’intelligence artificielle au service du fisc : des administrations fiscales comme celle du Kenya (KRA) utilisent des algorithmes pour croiser des données de géolocalisation, de mobile money et de réseaux sociaux afin d’identifier et d’estimer les revenus des micro-commerçants. La TVA simplifiée pour les petits acteurs : plusieurs pays expérimentent une TVA allégée, applicable uniquement au-delà d’un seuil de chiffre d’affaires modeste, avec des obligations déclaratives réduites à quelques clics sur smartphone. La coopération régionale fiscale : dans l’espace UEMOA, les États membres travaillent à harmoniser leurs régimes fiscaux pour les micro-entreprises, afin d’éviter les distorsions de concurrence entre pays frontaliers. L’intégration à la protection sociale : lier le numéro fiscal au numéro d’identification national et à la couverture sociale devient une priorité. Au Ghana et en Côte d’Ivoire, des projets pilotes montrent que les commerçants acceptent de se formaliser quand l’impôt payé les rend éligibles à une assurance maladie. La route est encore longue. Mais la dynamique est là : pour la première fois, les États africains n’abordent plus la question de la taxation des petits commerces en Afrique en 2026 uniquement sous l’angle de la contrainte, mais aussi sous celui du contrat social. C’est ce changement de paradigme qui pourrait, à terme, transformer la relation entre les citoyens informels et leurs États. FAQ — Fiscalité et secteur informel en Afrique subsaharienne Pourquoi le secteur informel est-il si difficile à taxer en Afrique subsaharienne ? Le secteur informel échappe aux outils fiscaux classiques car ses acteurs n’ont souvent pas d’identité fiscale enregistrée, pas de comptabilité formelle, et des revenus variables. La dispersion géographique et la méfiance envers l’administration aggravent le problème. Des solutions adaptées — forfaits, mobile money, collecteurs de proximité — sont nécessaires pour contourner ces obstacles. La taxation du secteur informel ne risque-t-elle pas d’appauvrir les petits commerçants ? C’est le risque principal. Une fiscalité mal conçue ou trop agressive peut effectivement fragiliser des ménages déjà précaires. C’est pourquoi les experts recommandent des seuils d’imposition adaptés, des montants forfaitaires bas, et surtout des contreparties concrètes comme l’accès à la protection sociale ou au crédit formel. Quels pays africains ont les politiques fiscales les plus avancées pour l’économie informelle ? Le Rwanda, le Sénégal, le Ghana et le Kenya sont souvent cités comme références régionales. Leurs approches combinent simplification administrative, digitalisation de la collecte et intégration de la protection sociale. Le Rwanda se distingue par son modèle coopératif qui favorise l’adhésion volontaire des commerçants. Le mobile money peut-il vraiment révolutionner la collecte fiscale en Afrique ? Oui, à condition d’être utilisé avec prudence. Le mobile money crée des traces de transactions exploitables par les administrations fiscales pour estimer les revenus et identifier les acteurs économiques actifs. Mais une taxation directe et excessive des transactions, comme l’a montré l’expérience ghanéenne, peut décourager l’utilisation de ces outils et favoriser le retour au cash, annulant les bénéfices. Quel rôle joue la confiance dans le succès des réformes fiscales ciblant l’informel ? Un rôle fondamental. Les études de terrain montrent que les commerçants informels sont davantage disposés à payer des impôts lorsqu’ils perçoivent des services publics de qualité en retour — routes, eau, santé, sécurité. Sans cette contrepartie visible, la résistance fiscale reste forte. Le défi des États africains en 2026 est donc autant politique que technique : il s’agit de reconstruire un contrat social avec des citoyens longtemps exclus du système formel. À lire aussi financer les PME africaines opportunités d’investissement en Afrique modèles économiques rentables africains enjeux économiques France-Afrique #### Fiscalité numérique en Afrique : la sécurité en chiffres ! La publication de la refonte fiscale internationale tant attendue de l’OCDE est prévue en octobre. Cependant, il faudra un certain temps à l’OCDE pour terminer ses travaux techniques et publier des règles fiscales applicables. La France, l’Italie et d’autres pays ont adopté des DST avant la pandémie. Cette décision a été prise, car les multinationales numériques payaient trop peu dans leurs juridictions. Après le coronavirus, les pays ne veulent plus rater ces recettes fiscales indispensables. Avec la distanciation sociale, ces grandes entreprises technologiques ont connu une forte croissance. À la fin du mois d’août, de nombreux responsables africains des finances et des impôts se sont réunis pour un dialogue sur la politique fiscale. Ils veulent une approche harmonisée. L’Afrique veut prendre position Le vice-ministre sud-africain des Finances, David Masondo, a appelé l’Union africaine à se rassembler pour définir une politique sur la taxation de l’économie numérique. Au niveau continental, l’harmonie ressemble à une plateforme de politique fiscale avec une approche coordonnée des DST. L’organisation soutient une solution mondiale. Le Sénégal refuse de mettre en œuvre une DST unilatérale. Le pays attend une solution pilotée par l’OCDE. Ci-après une vidéo parlant de la fiscalité du numérique : Malgré son rôle dans le processus ATAF, l’Afrique du Sud a décidé de se retirer de la discussion unilatérale. Pendant ce temps, l’ATAF a estimé attendre une solution de l’OCDE. Cela pourrait ne pas se concrétiser. Le risque serait d’ailleurs important pour les pays africains. Cet organise a d’abord jalonné sa position dans une note d’orientation en juin. Selon l’ATAF, le véritable avantage pour les pays africains ne proviendrait peut-être pas des dollars réels générés, mais plutôt des effets de la conformité fiscale. Cette justification est compréhensible. Il s’agit d’un problème bien documenté pour plusieurs pays africains déjà aux prises avec une conformité volontaire. Alignement des traités Les TSN n’entreront pas en conflit avec le modèle de convention fiscale de l’ATAF. L’article 2 de la convention stipule qu’un gouvernement contractant ne peut imposer un impôt sur le revenu des ventes d’un non-résident que si l’entité a une présence physique dans le pays. Cependant, une taxe sur le chiffre d’affaires brut n’augmenterait pas au niveau d’un impôt sur le revenu. Si ces paramètres sont respectés, les pays africains pourraient mettre en œuvre unilatéralement des DST sans enfreindre la convention. Pourtant, est-ce que l’approche suggérée par l’ATAF pourrait-elle évoluer ? La note de synthèse de juin ne mentionne pas cette idée. Cette approche ne sera probablement pas abordée, sauf si le résultat de l’OCDE n’est pas satisfaisant. La TVA est-elle le moyen de commencer ? Les gouvernements africains devraient élaborer un moyen relativement rapide de commencer à taxer l’économie numérique. D’ailleurs, ils ont déjà des lois sur la TVA. Il s’agit d’une approche soutenue par l’OCDE. Les lignes directrices traitent spécifiquement la TVA et la TPS. Il y a plusieurs choses à faire en général pour rendre les régimes TVA numériques applicables. Les lois nationales doivent en outre définir les services digitaux imposables. Des mesures administratives devront aussi être mises en œuvre. Cela garantira l’inscription à la TVA des entreprises numériques non résidentes. #### Fleuve Niger et environnement : projets écologiques et développement durable Pourquoi le fleuve Niger est-il essentiel ? Le fleuve Niger est vital pour l’eau, l’agriculture, la pêche, les transports locaux et la biodiversité. Les projets environnementaux menés autour du fleuve cherchent à répondre à la pression climatique, à l’ensablement, à la pollution et aux besoins croissants des populations riveraines. Au cœur du Sahel, sous un soleil implacable, un village autrefois sec et stérile s’est couvert de vert. Des arbres fruitiers bordent les sentiers, les puits débordent d’eau claire, et les enfants jouent à l’ombre de manguiers. Ce n’est pas un mirage. C’est le fruit d’un projet environnemental audacieux qui, comme d’autres à travers le Niger, redessine les contours d’un pays longtemps jugé condamné par la désertification. Le retour des forêts dans le sud du Niger Dans la région de Maradi, les habitants parlent d’un miracle. En réalité, c’est le résultat d’une technique ancestrale remise au goût du jour : la régénération naturelle assistée, ou RNA. Grâce à cette méthode, les agriculteurs encouragent la repousse des arbres à partir des souches et racines encore vivantes dans les sols. “Il y a dix ans, notre terre était nue. Aujourd’hui, on compte plus de 200 arbres par hectare”, témoigne Mahamadou Issaka, agriculteur à Dan Saga. “Ces arbres protègent nos cultures du vent, enrichissent le sol et attirent de la pluie.” Selon les chiffres de l’ONG World Resources Institute, plus de 5 millions d’hectares ont été reverdis au Niger grâce à la RNA depuis les années 1980. Une transformation visible depuis l’espace, saluée comme l’un des plus grands succès de reforestation en Afrique. Des oasis solaires pour irriguer le désert Dans le nord désertique, autour d’Agadez, un autre projet attire l’attention : des fermes solaires surgissent du sable, alimentant des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte. Ces “oasis intelligentes” permettent de cultiver légumes et céréales là où il ne pleuvait que quelques millimètres par an. “Nous n’avons plus besoin de groupes électrogènes ni de gasoil. Le soleil, qui nous brûlait, est devenu notre allié”, explique Aïssa Boureima, responsable d’une coopérative agricole féminine. “Grâce à l’énergie solaire, nous produisons trois récoltes par an.” Le programme, soutenu par la Banque africaine de développement, a permis d’installer plus de 300 pompes solaires dans la région d’Agadez, bénéficiant à plus de 25 000 personnes. Une révolution silencieuse, mais durable. Des écoles vertes pour une jeunesse consciente À Niamey, des enfants plantent des arbustes dans leur cour d’école. Ce n’est pas un simple atelier de jardinage, mais une partie intégrante du programme “Écoles vertes”, lancé en 2019. L’objectif : sensibiliser dès le plus jeune âge aux enjeux environnementaux. “Chaque élève est responsable d’un arbre. Il doit l’arroser, le protéger, le voir grandir. Cela crée un lien très fort avec la nature”, explique Mariama Abdou, enseignante à l’école primaire de Goudel. À ce jour, plus de 600 écoles à travers le pays participent au programme. En plus des plantations, les élèves apprennent à recycler, à économiser l’eau et à comprendre les effets du changement climatique. Une génération éduquée, prête à défendre son avenir. La renaissance des zones humides du fleuve Niger Autrefois riches en poissons, les berges du fleuve Niger s’étaient appauvries. La surexploitation, l’ensablement et la pollution avaient fait fuir les espèces. Mais un projet de restauration lancé en 2015 commence à porter ses fruits. “Nous avons recréé des mares, planté des herbiers aquatiques, et instauré des périodes de repos biologique”, détaille Issoufou Garba, technicien de l’environnement. “Aujourd’hui, les pêcheurs reviennent avec des filets pleins.” Les populations riveraines ont été formées à des pratiques de pêche durable. Résultat : la biomasse piscicole a augmenté de 40 % en cinq ans, selon une étude de l’Université Abdou Moumouni. Une bouffée d’oxygène pour les communautés dépendantes du fleuve. Des briques écologiques pour construire autrement À Zinder, un entrepreneur a eu une idée simple mais révolutionnaire : fabriquer des briques en terre compressée, sans cuisson, à partir de matériaux locaux. Résultat : des maisons plus fraîches, plus solides, et surtout plus écologiques. “Une brique en terre crue consomme 80 % d’énergie en moins qu’une brique cuite”, affirme Hamani Gambo, fondateur de l’atelier HabitaTerre. “Et elle coûte deux fois moins cher.” Le projet, soutenu par l’Union européenne, a déjà permis de construire plus de 1 000 logements. Il crée aussi des emplois locaux et réduit la déforestation causée par la production traditionnelle de briques. Une solution adaptée aux réalités climatiques du Niger. Des femmes en première ligne de la transition verte Dans les zones rurales, ce sont souvent les femmes qui portent les initiatives les plus audacieuses. À Dosso, un collectif féminin transforme les déchets organiques en compost, revendu aux agriculteurs locaux. “Avant, les ordures s’entassaient partout. Maintenant, elles nourrissent nos champs”, sourit Fatiya Djibo, présidente de l’association. “Nous avons formé plus de 200 femmes, et doublé les rendements agricoles.” Le compostage permet de réduire les émissions de méthane, de limiter les brûlis et d’enrichir les sols appauvris. Une solution low-tech, mais à fort impact, qui redonne aux femmes un rôle central dans la gestion de l’environnement. Partout au Niger, des initiatives locales, souvent portées par des communautés oubliées, réinventent le rapport à la terre. Elles prouvent qu’avec peu de moyens mais beaucoup de volonté, il est possible de faire reverdir un pays. Mais ces efforts seront-ils suffisants face à l’avancée du désert et aux chocs climatiques à venir ? Le futur du Niger pourrait bien dépendre de la capacité de ces projets à s’étendre, à durer… et à inspirer. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique A lire aussi sur developpement durable et economie Les projets autour du fleuve Niger s’inscrivent dans les grands enjeux africains : business rentables au Mali, metiers qui recrutent en Afrique et pays les plus developpes d Afrique. L’eau, l’emploi et la formation sont directement lies. #### Fonds d’investissement panafricains : financer les PME en 2026 En 2026, une PME ivoirienne spécialisée dans la transformation agroalimentaire lève 500 000 euros en moins de six mois — sans jamais avoir mis les pieds dans une agence bancaire. À Lagos, une startup fintech obtient un ticket d’entrée de 2 millions de dollars auprès d’un fonds panafricain basé à Nairobi. Ces histoires ne sont plus des exceptions : elles incarnent une révolution silencieuse du financement sur le continent africain. Les fonds d’investissement panafricains redessinent profondément les règles du jeu pour des milliers d’entrepreneurs qui, jusqu’ici, se heurtaient aux murs des banques traditionnelles. Pourquoi les banques traditionnelles restent inaccessibles aux PME africaines Le constat est documenté depuis des décennies : en Afrique subsaharienne, moins de 20 % des PME ont accès à un crédit bancaire formel, selon les données de la Banque mondiale. Les raisons sont structurelles. Les banques commerciales exigent des garanties que la majorité des petits entrepreneurs ne peuvent pas fournir — bien immobilier, historique de crédit, bilans certifiés sur trois ans. Pour une startup agritech au Sénégal ou une PME textile au Cameroun, ces conditions relèvent de l’impossible. À cela s’ajoutent des taux d’intérêt prohibitifs, souvent compris entre 12 % et 25 % dans la zone UEMOA, qui rendent le remboursement insoutenable pour des entreprises en phase de croissance. Le résultat ? Des entrepreneurs dynamiques, porteurs de projets viables, condamnés à l’informel ou à la stagnation faute de capital. C’est dans ce vide que les fonds d’investissement pour les PME en Afrique ont trouvé leur raison d’être — et leur marché. L’essor des fonds d’investissement panafricains : un écosystème qui prend forme Des acteurs de plus en plus nombreux et spécialisés Le paysage du financement startup afrique sans banque a profondément évolué ces cinq dernières années. En 2026, on recense plus de 200 fonds d’investissement actifs sur le continent africain, contre une cinquantaine en 2015. Ces fonds couvrent des tickets allant de 50 000 dollars pour les early-stage jusqu’à plusieurs dizaines de millions pour les fonds de growth equity. Parmi les acteurs incontournables : Partech Africa : basé à Dakar, ce fonds pan-africain cible les startups technologiques avec des tickets entre 1 et 10 millions de dollars. Il a investi dans des champions comme Wave ou Yoco. Adiwale Fund : focalisé sur les PME formelles en Afrique francophone, il intervient sur des tickets de 500 000 à 5 millions d’euros, avec une approche d’accompagnement opérationnel. Musa Capital : actif en Afrique de l’Est et de l’Ouest, il se concentre sur les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. AfricInvest : l’un des pionniers du private equity africain, présent depuis Tunis avec une stratégie panafricaine couvrant 25 pays. Seedstars Africa Ventures : spécialisé dans les très jeunes startups, avec un focus sur les marchés émergents sous-investis. Les nouvelles formes de financement alternatif Au-delà du capital-risque classique, d’autres mécanismes se développent rapidement. Le revenue-based financing — remboursement indexé sur le chiffre d’affaires — séduit de plus en plus les PME africaines car il ne dilue pas le capital des fondateurs. Des plateformes comme Lipa Later au Kenya ou CreditDirect au Nigeria proposent désormais ce modèle à des PME en phase d’expansion. Le crowdfunding equity connaît également une montée en puissance. Des plateformes comme Afrikwity ou Colbr permettent à des PME africaines de lever des fonds auprès d’une communauté d’investisseurs diaspora, contournant totalement le circuit bancaire traditionnel. Comment lever des fonds en Afrique francophone : les étapes clés Savoir que ces fonds existent ne suffit pas. Comment lever des fonds en Afrique francophone reste une question pratique à laquelle de nombreux entrepreneurs ne trouvent pas de réponse claire. Voici les étapes essentielles. 1. Structurer son entreprise et sa comptabilité Avant de solliciter un fonds d’investissement, l’entreprise doit être formalisée et disposer d’une comptabilité claire. La majorité des fonds panafricains exige un minimum de deux ans d’activité formelle, des états financiers audités et une structure juridique solide. C’est souvent le premier obstacle — et le plus déterminant. 2. Préparer un dossier d’investissement solide Un business plan rigoureux, un modèle économique documenté, des projections financières réalistes sur cinq ans et une analyse de marché sérieuse sont indispensables. Les fonds reçoivent des centaines de dossiers par an ; seuls ceux qui démontrent une traction réelle et un potentiel de croissance scalable retiennent l’attention des comités d’investissement. 3. Identifier les fonds alignés avec son secteur et son stade Tous les fonds ne financent pas tous les secteurs ni tous les stades de développement. Un entrepreneur en phase de démarrage ne doit pas cibler un fonds de growth equity qui n’intervient qu’à partir de 2 millions de chiffre d’affaires. Des annuaires comme Africa: The Big Deal ou African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA) permettent de cartographier les acteurs pertinents. 4. Activer les réseaux et les programmes d’accélération En Afrique francophone, des programmes comme Orange Corners, AFD Invest, les programmes CTIC Dakar ou ENABEL en Côte d’Ivoire jouent un rôle de passerelle vers les fonds d’investissement. Intégrer un accélérateur augmente significativement les chances d’accès au capital, car ces structures offrent visibilité et crédibilité auprès des investisseurs. Les fonds d’investissement panafricains en 2026 : tendances et défis L’année 2026 confirme plusieurs tendances structurantes dans l’univers des fonds d’investissement panafricains. La première est la montée en puissance des fonds à impact, qui conditionnent leurs investissements à des critères ESG (environnement, social, gouvernance). Des fonds comme Convergence Finance ou Norfund privilégient les projets à fort impact social — accès à l’énergie, inclusion financière, sécurité alimentaire. La deuxième tendance est la régionalisation des fonds. Face à la fragmentation des marchés africains, de plus en plus de fonds adoptent une approche régionale — CEDEAO, COMESA, SADC — plutôt que pan-africaine générale. Cela permet une meilleure compréhension des contextes réglementaires et culturels locaux. Enfin, le rôle de la diaspora africaine comme source de capital alternatif s’affirme. En 2026, les transferts de fonds de la diaspora vers l’Afrique dépassent 100 milliards de dollars annuels. Une fraction croissante de ces flux se réoriente vers l’investissement productif via des véhicules dédiés — une dynamique que plusieurs gouvernements cherchent à structurer fiscalement. Malgré ces avancées, des défis persistent. Le manque de gestionnaires de fonds expérimentés en Afrique francophone reste un frein majeur. La liquidité des sorties — essentielle pour les investisseurs en capital-risque — demeure limitée en l’absence de marchés financiers profonds dans la région UEMOA. Et la fragmentation réglementaire entre pays continue de compliquer les opérations transfrontalières. FAQ — Fonds d’investissement panafricains et financement des PME Qu’est-ce qu’un fonds d’investissement panafricain ? Un fonds d’investissement panafricain est un véhicule financier qui collecte des capitaux auprès d’investisseurs institutionnels ou privés pour les déployer dans des entreprises situées sur l’ensemble du continent africain. Contrairement aux banques, ces fonds prennent une participation au capital de l’entreprise et partagent les risques avec l’entrepreneur. Quelle est la différence entre un fonds de venture capital et un fonds de private equity en Afrique ? Le venture capital (capital-risque) s’adresse aux startups et jeunes entreprises à fort potentiel de croissance, souvent en phase early ou growth. Le private equity cible des entreprises plus matures, souvent rentables, pour les accompagner dans une phase d’expansion ou de restructuration. Les tickets investis et les niveaux de risque diffèrent significativement. Mon entreprise en Afrique francophone peut-elle accéder à ces fonds si elle est encore petite ? Oui, à condition d’être formalisée et de présenter un potentiel de croissance démontrable. Des fonds comme Adiwale ou des accélérateurs comme CTIC Dakar ciblent spécifiquement les PME en phase de structuration en Afrique francophone. Des tickets à partir de 100 000 euros existent pour les entreprises bien structurées avec un historique de traction. Le financement par un fonds implique-t-il de perdre le contrôle de son entreprise ? Pas nécessairement. La prise de participation d’un fonds est généralement minoritaire, entre 15 % et 40 % du capital. L’entrepreneur conserve le contrôle opérationnel. Cependant, des clauses de gouvernance — siège au conseil d’administration, droits de véto sur certaines décisions stratégiques — sont fréquentes et doivent être négociées avec soin. Où trouver la liste des fonds d’investissement actifs en Afrique en 2026 ? Plusieurs ressources font référence : le site de l’AVCA (African Private Equity and Venture Capital Association), la base de données Africa: The Big Deal, ou encore les rapports annuels de Partech Africa et Briter Bridges. Ces sources recensent les deals réalisés, les fonds actifs et leurs critères d’investissement. À lire aussi guide complet pour investir en Afrique idées de business rentables en Afrique implications économiques pour les entreprises africaines financer ses projets via la diaspora À lire aussi investissement chinois afrique francophone À lire aussi monnaies locales afrique économie parallèle À lire aussi conformité ESG investissement Afrique francophone À lire aussi fiscalité secteur informel Afrique subsaharienne À lire aussi fintech vs banque Afrique francophone 2026 #### Forêt du Gabon : biodiversité, climat et économie verte À l’aube, une brume épaisse enveloppe les cimes des arbres, comme un voile protecteur sur l’un des plus grands trésors naturels de la planète. Ici, au cœur du Gabon, la forêt semble respirer. Elle murmure des secrets anciens et offre, à qui sait l’écouter, les clés d’un avenir à la fois prospère et durable. La forêt gabonaise couvre une grande partie du territoire et joue un rôle essentiel pour le climat, la biodiversité, l’économie du bois et les politiques de carbone. Elle constitue à la fois un patrimoine naturel majeur et un levier de développement durable pour le Gabon. Pourquoi la forêt du Gabon est-elle stratégique ? Avec près de 88 % de son territoire couvert de forêts, le Gabon est l’un des pays les plus boisés au monde. Cette couverture végétale exceptionnelle abrite une biodiversité foisonnante : gorilles, éléphants de forêt, panthères, plus de 700 espèces d’oiseaux et des milliers de plantes encore inconnues de la science. Mais au-delà de sa richesse écologique, cette forêt représente un potentiel économique colossal. « C’est notre or vert », affirme Jean-Marc Mba, responsable de la direction des ressources forestières au ministère des Eaux et Forêts. « Pendant longtemps, nous avons exporté des grumes brutes. Aujourd’hui, nous voulons transformer le bois localement, créer de la valeur et des emplois. » Depuis 2010, une interdiction d’exporter du bois non transformé a été instaurée. Résultat : la filière bois représente désormais plus de 10 % du PIB gabonais et emploie près de 30 000 personnes. Des zones économiques spéciales, comme celle de Nkok près de Libreville, ont vu le jour pour accueillir des dizaines d’entreprises de transformation. Un sanctuaire vert au cœur de l’Afrique Mais exploiter la forêt sans la détruire reste un défi immense. Le Gabon a choisi une voie ambitieuse : celle de la gestion forestière durable. Plus de 60 % des concessions forestières sont aujourd’hui certifiées selon les standards internationaux du FSC (Forest Stewardship Council), un record sur le continent africain. « Chaque arbre abattu est identifié, répertorié, et remplacé. On ne coupe que ce que la forêt peut régénérer », explique Fatou Ndong, ingénieure forestière dans la province de l’Ogooué-Ivindo. « C’est un travail de précision qui demande du temps, mais c’est le prix à payer pour préserver notre capital naturel. » Le pays a également mis en place un système de surveillance par satellite pour détecter en temps réel toute activité illégale. Grâce à cet outil, le Gabon a réussi à maintenir un taux de déforestation inférieur à 0,1 % par an, l’un des plus bas au monde. Le pari de la durabilité de la forêt gabonaise Au-delà de ses frontières, la forêt gabonaise joue un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique. En absorbant plus de carbone qu’elle n’en émet, elle constitue un véritable puits de carbone. Selon une étude publiée par Nature en 2021, les forêts du bassin du Congo, dont fait partie le Gabon, capturent chaque année 1,1 milliard de tonnes de CO₂ — soit l’équivalent des émissions annuelles du Japon. En 2022, le Gabon est devenu le premier pays africain à recevoir un paiement de 17 millions de dollars du Fonds pour la forêt du Bassin du Congo, récompensant ses efforts de réduction des émissions. Un modèle que d’autres pays de la région commencent à suivre. « Le monde commence à comprendre que préserver la forêt, c’est rendre un service à toute l’humanité », souligne Lee White, ancien ministre gabonais de l’Environnement. « Mais pour que cela fonctionne, il faut que ce service soit rémunéré. » Un puits de carbone stratégique Au-delà du bois et du carbone, la forêt gabonaise recèle d’autres ressources insoupçonnées. L’industrie pharmaceutique s’intéresse de près aux plantes médicinales utilisées depuis des siècles par les communautés locales. Le Centre national de la recherche scientifique et technologique (CENAREST) a identifié plus de 1 500 espèces aux propriétés thérapeutiques potentielles. « Nous avons découvert une liane qui présente des effets similaires à ceux de la morphine, mais sans accoutumance », révèle le Dr Sylvain Obiang, chercheur en ethnobotanique. « C’est une révolution en puissance. » L’écotourisme, encore balbutiant, est également perçu comme un levier de développement. Des parcs nationaux comme celui de Loango, où l’on peut observer des éléphants sur la plage, attirent déjà des voyageurs en quête d’expériences uniques. Le gouvernement ambitionne d’accueillir 200 000 touristes par an d’ici 2030. La forêt du Gabon, une source d’innovation Mais la réussite de ce modèle repose aussi sur l’implication des populations locales. Dans de nombreux villages, les habitants participent à la gestion des forêts communautaires. Ils sont formés à l’agroforesterie, à la récolte durable du miel, des fruits ou des plantes médicinales. « Avant, on voyait la forêt comme un obstacle. Aujourd’hui, c’est une alliée », confie Clarisse Mouélé, cheffe du village de Mbanié. « Nos enfants apprennent à la respecter, à en vivre sans la détruire. » Des ONG locales, comme Brainforest ou Muyissi Environnement, accompagnent ces communautés dans la mise en place de projets économiques viables. L’objectif : faire de la forêt un levier d’émancipation et non un fardeau. Les communautés au cœur du modèle Le chemin reste semé d’embûches. La pression foncière, les ambitions minières, les besoins en infrastructures menacent cet équilibre fragile. Mais le Gabon persiste, convaincu que l’avenir passe par une alliance entre nature et développement. « Ce que nous faisons ici est unique », affirme Stéphane Nguema, conseiller au ministère de l’Économie. « Nous voulons prouver qu’un pays africain peut bâtir sa prospérité en protégeant ses forêts, pas en les détruisant. » Alors que le monde cherche des solutions face à la crise climatique, le Gabon trace une voie singulière, entre racines profondes et ambitions nouvelles. Et si la forêt n’était pas seulement un patrimoine à préserver, mais la clé d’un nouveau modèle économique pour l’Afrique ? Un modèle fragile mais porteur d’espoir Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja #### Formation numérique en Afrique francophone : le rôle de l’OIF En 2026, pendant que le débat sur l’employabilité des jeunes africains s’intensifie dans les chancelleries et les forums économiques, une réalité silencieuse s’impose sur le terrain : des milliers de jeunes francophones du continent accèdent à des compétences numériques concrètes grâce aux programmes portés par l’Organisation Internationale de la Francophonie. Ce n’est plus un pari sur l’avenir — c’est une transformation en cours, mesurable, documentée, et encore trop peu médiatisée. Pourquoi la formation numérique est devenue une urgence stratégique en Afrique francophone L’Afrique subsaharienne francophone concentre certaines des populations les plus jeunes au monde. Au Burkina Faso, au Mali, en République Démocratique du Congo, au Sénégal ou en Côte d’Ivoire, plus de 60 % de la population a moins de 25 ans. Cette réalité démographique est à la fois une chance extraordinaire et un défi colossal pour les gouvernements et les institutions internationales. Or, le marché du travail se numérise à une vitesse qui dépasse largement les capacités des systèmes éducatifs traditionnels. Les entreprises locales, les startups, les ONG et même les administrations publiques recherchent des profils maîtrisant le développement web, la cybersécurité, la gestion de données, le marketing digital ou encore l’intelligence artificielle appliquée. Face à cette demande croissante, l’offre de formation numérique en Afrique francophone reste encore insuffisante et inégalement répartie. C’est précisément dans ce contexte que le rôle de l’OIF prend tout son sens. En se positionnant comme un facilitateur de transfert de compétences technologiques dans l’espace francophone, l’organisation apporte une réponse structurée à une urgence sociale réelle. L’OIF et sa stratégie numérique : bien plus qu’un soutien symbolique Une feuille de route axée sur l’inclusion numérique Depuis plusieurs années, l’OIF a inscrit la transformation numérique au cœur de ses priorités institutionnelles. Le programme OIF transformation digitale Afrique ne se résume pas à des conférences ou à des déclarations d’intention. Il se traduit par des actions concrètes : financement de centres de formation, déploiement de ressources pédagogiques en langue française, partenariats avec des universités, des écoles du numérique et des acteurs privés du secteur technologique. En 2026, l’organisation a renforcé ses engagements dans plusieurs pays membres d’Afrique subsaharienne, avec un accent particulier sur les zones périurbaines et rurales, souvent oubliées des grands plans de développement numérique. L’objectif affiché : ne pas reproduire les inégalités géographiques du monde physique dans l’espace digital. Des initiatives phares qui changent des vies Parmi les dispositifs les plus impactants déployés par l’OIF, on peut citer : Les Instituts Francophones du Numérique (IFN) : implantés dans plusieurs capitales africaines, ces instituts proposent des formations certifiantes en développement logiciel, cybersécurité et entrepreneuriat numérique, accessibles aux jeunes sans bagage universitaire préalable. La plateforme Campus Numérique Francophone : un environnement d’apprentissage en ligne qui permet à des apprenants situés dans des zones à faible connectivité d’accéder à des cours de qualité, parfois en mode hors ligne grâce à des contenus téléchargeables. Les programmes de mentorat franco-africain : qui mettent en relation des professionnels de la tech établis en France, en Belgique ou au Canada avec des jeunes talents africains désireux de se perfectionner ou de lancer leur startup. Les bourses OIF pour la formation tech : octroyées chaque année à des centaines de jeunes femmes et hommes du continent pour suivre des formations spécialisées dans des institutions partenaires. La jeunesse africaine francophone : au cœur du dispositif Des profils variés, une ambition commune La jeunesse africaine formation tech francophone n’est pas un bloc monolithique. Elle est composée de lycéens en reconversion, de diplômés sans emploi, d’autodidactes passionnés, d’entrepreneurs en herbe et de femmes qui cherchent à s’imposer dans des secteurs encore très masculins. Les programmes de l’OIF ont la particularité de s’adresser à cette diversité, en proposant des parcours modulaires adaptés à des niveaux et des objectifs différents. À Dakar, une jeune femme de 24 ans anciennement vendeuse de vêtements peut aujourd’hui concevoir des sites e-commerce après six mois de formation intensive. À Kinshasa, un ancien étudiant en lettres peut se reconvertir en analyste de données et travailler pour une fintech locale. Ces trajectoires, encore marginales il y a dix ans, deviennent progressivement la norme dans les grandes métropoles africaines francophones. La langue française comme atout, pas comme obstacle L’un des angles souvent négligés dans le débat sur la formation numérique en Afrique est celui de la langue. Une grande partie des ressources pédagogiques disponibles en ligne est en anglais, ce qui constitue une barrière réelle pour des millions de jeunes francophones dont l’anglais n’est pas la langue de travail naturelle. En produisant et en diffusant des contenus de formation tech en français, l’OIF transforme la langue en levier d’inclusion plutôt qu’en obstacle. C’est un positionnement stratégique intelligent, qui ancre la francophonie dans les enjeux contemporains du développement économique mondial. Les défis qui subsistent et les pistes pour y répondre La connectivité, nerf de la guerre numérique Malgré les progrès enregistrés, l’accès à Internet reste inégal en Afrique francophone. Le coût des données mobiles, l’insuffisance des infrastructures dans les zones rurales et les coupures fréquentes d’électricité constituent des freins structurels que les programmes de formation ne peuvent pas résoudre seuls. En 2026, l’OIF travaille en coordination avec des partenaires comme l’Union Africaine, la Banque Mondiale et des opérateurs télécoms privés pour co-financer des solutions d’accès bas-débit adaptées aux réalités locales. La reconnaissance des certifications numériques Une autre problématique cruciale concerne la valeur des diplômes et certifications obtenus via ces programmes sur le marché du travail local. Si les grandes entreprises multinationales reconnaissent volontiers des certifications Google, Microsoft ou AWS, les PME locales et les administrations publiques africaines restent parfois frileuses face à des parcours non conventionnels. L’OIF milite activement pour la mise en place de cadres nationaux de reconnaissance des qualifications numériques dans ses États membres. L’enjeu du genre dans la tech africaine Les femmes représentent encore moins de 30 % des apprenants dans les filières tech en Afrique francophone. Les programmes de l’OIF intègrent désormais des quotas et des bourses spécifiquement destinés aux femmes, avec des dispositifs d’accompagnement pensés pour lever les obstacles culturels et familiaux qui freinent leur accès à ces formations. C’est un chantier de longue haleine, mais les résultats commencent à se voir. Vers un écosystème numérique francophone souverain Au-delà de la formation individuelle, ce que construit l’OIF en 2026, c’est les fondations d’un écosystème numérique francophone qui ne soit pas simplement consommateur de technologies produites ailleurs, mais capable d’en créer, d’en adapter et d’en exporter. Des startups issues de ces programmes commencent à s’imposer sur des marchés régionaux. Des développeurs formés dans les IFN travaillent pour des clients européens en remote. Des data scientists africains francophones participent à des projets de recherche internationaux. Cette dynamique est encore fragile, mais elle est réelle. Et elle repose sur une conviction simple : investir dans la compétence humaine est le meilleur investissement qu’une institution peut faire pour un continent dont l’avenir se construit maintenant. FAQ — Formation numérique en Afrique francophone et programmes OIF Quels pays africains bénéficient principalement des programmes numériques de l’OIF ? Les programmes de l’OIF couvrent l’ensemble des États membres francophones d’Afrique, avec une concentration particulière sur les pays d’Afrique subsaharienne comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la RDC, le Rwanda, le Bénin et le Maroc. Les pays en situation de fragilité institutionnelle bénéficient souvent de dispositifs renforcés. Comment un jeune peut-il accéder aux formations numériques de l’OIF ? Les candidats peuvent se renseigner directement sur le site officiel de l’OIF (francophonie.org) ou via les Instituts Francophones du Numérique présents dans leurs pays. Certaines formations sont accessibles en ligne via la plateforme Campus Numérique Francophone, sans condition de diplôme préalable pour les cursus d’initiation. Les formations OIF sont-elles gratuites ? Une partie des formations est totalement prise en charge grâce aux financements institutionnels de l’OIF et de ses partenaires. D’autres sont accessibles via des bourses compétitives. Certains programmes proposent un modèle de paiement différé, où les frais de formation ne sont remboursés qu’une fois l’apprenant en emploi. Quel est le niveau requis pour intégrer une formation tech via l’OIF ? Les prérequis varient selon les programmes. Les cursus d’initiation (bases du numérique, utilisation des outils bureautiques, initiation au code) sont accessibles à partir du niveau lycée. Les formations avancées en développement logiciel, cybersécurité ou data science nécessitent généralement un niveau Bac+2 ou une expérience autodidacte démontrable. L’OIF collabore-t-elle avec des entreprises privées pour l’insertion professionnelle des apprenants ? Oui. En 2026, l’OIF a développé des partenariats avec plusieurs entreprises technologiques africaines et internationales — dont des acteurs comme Orange Digital Centers, MTN, Ecobank Tech et diverses startups fintech — pour faciliter l’insertion des diplômés dans des environnements professionnels réels, via des stages, des contrats d’alternance ou des recrutements directs. À lire aussi opportunités numériques en Afrique francophone compétences numériques pour la mobilité professionnelle financer les initiatives de transformation numérique leadership et transformation numérique en Afrique À lire aussi monétisation tiktok afrique subsaharienne À lire aussi visa afrique de l’est travail numérique À lire aussi huawei 5g afrique francophone souveraineté numérique 2026 À lire aussi diplôme numérique Afrique francophone reconnaissance #### Formation pétrole Afrique : compétences utiles pour travailler La meilleure formation pétrole en Afrique combine une compétence technique, une culture sécurité et un anglais professionnel. Le diplôme compte, mais il ne suffit pas : les recruteurs veulent des candidats capables de travailler proprement sur site. Avant de payer une formation, il faut vérifier sa reconnaissance, son contenu pratique et les débouchés réels. Une promesse d’emploi automatique doit être considérée avec prudence. Les compétences à prioriser Compétence Pourquoi elle compte HSE La sécurité est centrale sur tous les sites Maintenance Pompes, moteurs, électricité, instrumentation Anglais technique Procédures, reporting, échanges internationaux Logistique Matériel, pièces, transport, magasin Lecture de plans Comprendre installations et équipements Un profil junior doit viser une combinaison claire : par exemple HSE + anglais, ou maintenance + instrumentation. Les formations trop générales donnent rarement un avantage. Une bonne formation doit produire une compétence vérifiable. Le candidat doit pouvoir expliquer ce qu’il sait faire : inspecter une zone, appliquer une procédure, lire un plan simple, intervenir sur un équipement ou rédiger un rapport clair. Les intitulés vagues apportent peu de valeur. Comment choisir une formation Vérifiez le programme, les heures pratiques, les formateurs, les équipements utilisés, les anciens élèves et les certifications délivrées. Demandez aussi si la formation prépare aux sous-traitants, pas seulement aux grandes compagnies pétrolières. Le guide emploi pétrole en Afrique explique quels métiers viser selon le profil. L’anglais technique est souvent décisif. Les procédures, notices, rapports et échanges avec les équipes internationales utilisent fréquemment l’anglais. Même un niveau intermédiaire peut faire la différence si le vocabulaire métier est maîtrisé. Erreurs fréquentes La première erreur est de payer une formation chère sans objectif de poste. La deuxième est d’ignorer l’anglais. La troisième est d’envoyer le même CV partout sans mettre en avant sécurité, mobilité et terrain. Pour choisir le bon marché, comparez aussi Nigeria, Angola, Ouganda et les pays producteurs de pétrole en Afrique. Avant de payer, il faut demander des preuves : programme détaillé, durée pratique, références des formateurs, équipements disponibles, anciens élèves et entreprises partenaires. Une formation utile doit rapprocher d’un métier précis, pas seulement vendre un certificat. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. TotalEnergies Uganda, projet Tilenga EACOP, pipeline est-africain #### Franc CFA : vers une réforme historique en Afrique de l’Ouest ? Dans les rues de Dakar, les conversations s’animent autour d’un sujet longtemps resté tabou. Marchands, chauffeurs de taxi et étudiants murmurent la même question : “Et si le franc CFA disparaissait enfin ?” Ce vieux symbole monétaire, hérité d’une ère coloniale révolue, est aujourd’hui au cœur d’un bouleversement historique. L’Afrique de l’Ouest est à la croisée des chemins, et les enjeux dépassent largement la simple question de billets et de pièces. Un héritage colonial qui divise Créé en 1945, le franc CFA — pour “Franc des Colonies Françaises d’Afrique” — a longtemps été présenté comme un gage de stabilité monétaire. Utilisé aujourd’hui par huit pays d’Afrique de l’Ouest, il est arrimé à l’euro et garanti par le Trésor français. Mais derrière cette façade de sécurité se cachent des tensions profondes. “Le franc CFA, c’est comme un collier en or qui nous étrangle”, lance Amadou Diop, économiste sénégalais. “On nous dit qu’il nous protège, mais en réalité, il limite notre souveraineté.” Ce point de vue est partagé par une partie croissante de la population ouest-africaine, qui voit dans cette monnaie un frein au développement économique et à l’indépendance politique. Selon une enquête menée en 2023 par l’Observatoire de l’Économie Africaine, 68 % des citoyens des pays concernés estiment que le franc CFA devrait être remplacé par une monnaie véritablement africaine. Le projet Eco : une ambition continentale Depuis plusieurs années, les regards se tournent vers une alternative : l’Eco. Cette nouvelle monnaie, censée remplacer le franc CFA, est portée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’objectif ? Créer une devise commune pour stimuler les échanges régionaux et renforcer l’intégration économique. Mais le chemin vers l’Eco est semé d’embûches. Initialement prévue pour 2020, sa mise en œuvre a été reportée à plusieurs reprises. “Il ne s’agit pas seulement de changer de nom ou de billet”, explique Fatoumata Koné, analyste financière à Abidjan. “Il faut harmoniser les politiques monétaires, fiscales, et surtout, établir une banque centrale indépendante.” La CEDEAO regroupe 15 pays, dont certains — comme le Nigeria, poids lourd économique de la région — n’utilisent pas le franc CFA. Les divergences d’intérêts rendent la transition complexe. Pourtant, malgré les retards, les discussions se poursuivent, et la pression populaire ne faiblit pas. La France, entre retrait et influence persistante En décembre 2019, un tournant majeur a été annoncé : la France a accepté de se retirer progressivement de la gestion du franc CFA en Afrique de l’Ouest. Le compte d’opérations — où les pays de la zone CFA devaient déposer 50 % de leurs réserves de change — a été supprimé. Paris a également renoncé à sa présence au sein des instances de décision de la BCEAO (Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest). Pour beaucoup, ce geste est symbolique. “C’est un pas dans la bonne direction, mais ce n’est pas encore la liberté monétaire”, estime Ibrahim Traoré, professeur d’économie à Ouagadougou. En effet, l’arrimage à l’euro reste en place, tout comme la garantie de convertibilité offerte par la France, perçue par certains comme une forme de tutelle déguisée. La France, de son côté, affirme vouloir accompagner les pays africains vers plus d’autonomie. Mais le débat reste vif. “On ne peut pas parler d’émancipation tant qu’on dépend d’une monnaie étrangère”, tranche Mariam Diallo, militante panafricaniste à Bamako. Stabilité ou souveraineté : le dilemme ouest-africain Le principal argument des défenseurs du franc CFA reste sa stabilité. Grâce à son lien avec l’euro, l’inflation y est maîtrisée — autour de 2 % en moyenne — et les investisseurs étrangers y trouvent un climat rassurant. “Le franc CFA nous protège contre les dérapages monétaires”, affirme Moussa Ndiaye, banquier à Lomé. Mais cette stabilité a un prix : une politique monétaire rigide, peu adaptée aux réalités économiques locales. Les taux de change fixes limitent la compétitivité des exportations africaines, et la BCEAO ne peut pas ajuster ses taux d’intérêt de manière indépendante. Le dilemme est donc profond : faut-il privilégier la stabilité au détriment de la souveraineté ? Ou oser le saut vers une monnaie plus incertaine, mais véritablement africaine ? Les jeunes, moteurs du changement Dans les universités, sur les réseaux sociaux, dans les manifestations, les jeunes Africains s’emparent du débat. Pour eux, le franc CFA est plus qu’un outil économique : c’est un symbole à déconstruire. “On ne peut pas construire l’Afrique de demain avec les chaînes d’hier”, clame Aïcha Sow, étudiante à Conakry. Des collectifs comme “Urgences Panafricaines” ou “Sortir du CFA” multiplient les campagnes de sensibilisation. Leurs vidéos virales, leurs conférences et leurs pétitions rencontrent un écho grandissant. En 2022, une tribune signée par plus de 300 intellectuels africains appelait à une réforme radicale du système monétaire régional. Ce mouvement générationnel pourrait bien faire basculer les équilibres. “Les jeunes ne veulent plus attendre. Ils veulent une monnaie qui leur ressemble”, affirme le sociologue ivoirien Koffi Kouadio. Une réforme inévitable, mais incertaine Les signaux sont clairs : le statu quo ne tiendra plus longtemps. Même au sein des institutions, les lignes bougent. En 2023, la BCEAO a lancé une étude de faisabilité sur une monnaie numérique régionale. Une initiative qui montre que l’Afrique de l’Ouest explore activement de nouveaux horizons monétaires. Mais rien n’est encore joué. Les intérêts économiques, les tensions politiques et les défis techniques pourraient encore ralentir, voire détourner, le processus. “La réforme du franc CFA ne sera pas un événement, mais un long chemin”, prévient l’économiste burkinabè Salifou Bamba. Et pendant ce temps, dans les marchés de Cotonou, les taxis de Niamey ou les cafés de Bissau, les billets bleu-vert du franc CFA continuent de circuler, porteurs d’un passé qui refuse de s’effacer et d’un avenir qui tarde à naître. Alors, l’Afrique de l’Ouest saura-t-elle se libérer de son héritage monétaire pour écrire une nouvelle page de son histoire économique ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### France-Afrique post-Macron : enjeux économiques pour les entreprises En 2026, la relation franco-africaine n’est plus ce qu’elle était. Ce n’est pas une rupture brutale, c’est une recomposition profonde — silencieuse pour certains, vertigineuse pour d’autres. Après des années de turbulences diplomatiques, d’expulsions de bases militaires, de discours sur la « souveraineté » brandis comme étendards au Sahel et en Afrique centrale, les entreprises franco-africaines se retrouvent à naviguer dans des eaux radicalement nouvelles. Entre opportunités à saisir et modèles économiques à réinventer, l’heure est au bilan et à la stratégie. La fin du pré carré français en Afrique : rupture ou évolution ? La notion de « pré carré » — ce concept désignant la sphère d’influence exclusive que la France s’était taillée en Afrique subsaharienne depuis les indépendances — appartient désormais au passé. Les fins du pré carré français en Afrique et ses implications sont multiples et structurelles : retrait militaire du Mali, du Niger et du Burkina Faso, remise en cause des accords de défense, montée en puissance de partenaires alternatifs comme la Russie, la Chine, la Turquie et les Émirats arabes unis. Mais qualifier cette dynamique de simple « désamour » serait réducteur. Ce que l’on observe en 2026, c’est une revendication de souveraineté économique portée par une nouvelle génération de dirigeants africains, souvent formés en Occident, mais résolus à redéfinir les termes de l’échange. Pour les entreprises françaises présentes sur le continent, cela signifie une chose concrète : les contrats obtenus de gré à gré, dans l’ombre des réseaux politiques historiques, ne sont plus garantis. Des signaux d’alarme ignorés trop longtemps Le recul français n’est pas apparu du jour au lendemain. Dès 2021, les indicateurs s’accumulaient : Montée des sentiments anti-français dans plusieurs capitales ouest-africaines Remise en cause du franc CFA comme instrument de domination monétaire Arrivée de juntes militaires hostiles à Paris au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger Progression spectaculaire des parts de marché chinoises dans les infrastructures et les télécoms Les entreprises qui avaient anticipé ces mutations ont su pivoter. Les autres se retrouvent en 2026 à gérer une crise de positionnement autant que de marché. La stratégie Macron en Afrique francophone : entre ambition et impuissance Il faut rendre à Emmanuel Macron ce qui lui appartient : il a été le premier président français à nommer publiquement les erreurs historiques de la Françafrique, à reconnaître la part de responsabilité coloniale, et à tenter de proposer une nouvelle doctrine de partenariat. Le discours de Ouagadougou en 2017, puis celui de Montpellier en 2021, ont incarné cette volonté de rupture rhétorique. Pourtant, la nouvelle stratégie économique de Macron pour l’Afrique francophone a souffert d’un déficit fondamental : le décalage entre les mots et les actes. Les entreprises françaises ont continué à opérer dans un modèle de concession et de rente, peu adapté aux nouvelles exigences de transfert de technologie, d’emploi local et de valeur ajoutée sur place. Le partenariat France-Afrique 2024-2025, tel qu’il avait été théorisé, n’a pas suffi à inverser la tendance. Le Sommet Afrique-France de 2021 : une occasion manquée ? Le sommet de Montpellier, voulu comme un nouveau départ, a finalement illustré les limites de l’exercice. En réunissant des acteurs de la société civile plutôt que des chefs d’État, Paris espérait contourner les gouvernements jugés trop proches de l’ancienne relation. Mais ce format a été perçu par de nombreux partenaires africains comme condescendant, voire comme une tentative de court-circuiter les souverainetés nationales. L’impact de la politique de Macron sur les investissements français en Afrique s’est révélé paradoxal : en cherchant à se réinventer, la France a parfois renforcé la méfiance. Implications économiques concrètes pour les entreprises franco-africaines en 2026 Que signifie concrètement cette recomposition pour les acteurs économiques ? En 2026, plusieurs tendances lourdes se dégagent. 1. La fin des rentes de situation Les grands groupes français qui opéraient en Afrique sous la protection de réseaux politiques — dans l’énergie, les BTP, les télécoms ou l’agroalimentaire — sont contraints de se repositionner sur des bases compétitives réelles. Bolloré, Total Energies, Orange Afrique, Bouygues : chacun à sa manière doit justifier sa présence par la valeur créée localement, et non plus par des accords de couloir. 2. L’émergence de nouveaux modèles de partenariat Les entreprises françaises qui tirent leur épingle du jeu en 2026 sont celles qui ont adopté des modèles de co-entreprise (joint-ventures) avec des partenaires africains, qui forment des ingénieurs et des cadres locaux, et qui s’inscrivent dans les plans de développement nationaux. Le modèle extractif — entrer, exploiter, sortir — est devenu politiquement et économiquement intenable. 3. La concurrence accrue des nouveaux acteurs La Chine reste le premier partenaire commercial de l’Afrique. Mais en 2026, ce sont les acteurs du Golfe persique, de la Turquie, et même de l’Inde qui grignotent les parts de marché que les entreprises françaises abandonnent ou négligent. Dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’agriculture intelligente et du numérique, la compétition est désormais mondiale et féroce. 4. Les PME franco-africaines, grandes oubliées Si les grands groupes ont les moyens d’absorber les chocs, les PME et ETI franco-africaines — souvent portées par des entrepreneurs de la diaspora ou par des coopérations bilatérales — souffrent d’un manque de soutien institutionnel. Les mécanismes de financement de Bpifrance, Proparco ou de l’AFD peinent à s’adapter à la vitesse et à la flexibilité qu’exige le terrain africain en 2026. Quelles stratégies adopter pour les acteurs franco-africains ? Face à ce nouveau contexte, plusieurs pistes se dessinent pour les entreprises souhaitant maintenir ou développer leur présence sur le continent : Diversifier géographiquement : le reflux français au Sahel ne signifie pas la fin des opportunités. L’Afrique de l’Est (Kenya, Éthiopie, Rwanda), l’Afrique australe et l’Afrique du Nord offrent des marchés dynamiques et moins saturés politiquement. Investir dans les relations locales : embaucher des dirigeants africains, s’associer à des fonds d’investissement du continent, rejoindre les écosystèmes entrepreneuriaux locaux. Miser sur la tech et l’innovation : les secteurs de la fintech, de l’agritech, de la santé numérique et des énergies renouvelables offrent des perspectives de croissance considérables avec des barrières politiques moindres. Adopter une posture de transparence : publier les impacts sociaux et environnementaux, engager les communautés locales, répondre aux exigences croissantes de la RSE africaine. Vers un nouveau paradigme franco-africain ? Le repositionnement stratégique de la France en Afrique n’est pas un échec en soi — c’est une transition nécessaire, douloureuse mais potentiellement salutaire. Les entreprises françaises qui sauront se défaire des réflexes néo-coloniaux pour adopter une posture de partenariat équitable et mutuellement bénéfique ont encore un rôle à jouer sur un continent qui représentera 25 % de la population mondiale d’ici 2050. En 2026, l’Afrique n’a pas tourné le dos à la France. Elle lui demande simplement de changer de registre. Aux entreprises franco-africaines de saisir cette invitation — ou de laisser la place à d’autres. FAQ — Questions fréquentes sur le repositionnement de la France en Afrique Qu’est-ce que la fin du « pré carré » français en Afrique signifie concrètement ? La fin du pré carré désigne la perte par la France de son influence exclusive en Afrique subsaharienne francophone. Cela se traduit par le retrait militaire de plusieurs pays sahéliens, la remise en cause des accords commerciaux préférentiels et l’entrée massive de nouveaux partenaires (Chine, Russie, Turquie) sur des marchés auparavant dominés par les entreprises françaises. Quel est l’impact réel de la politique de Macron sur les investissements français en Afrique ? L’impact est contrasté. Si Macron a tenté de moderniser le discours et de proposer un nouveau cadre de partenariat, les investissements directs français en Afrique subsaharienne ont globalement stagné entre 2020 et 2025, tandis que ceux de la Chine et des pays du Golfe progressaient significativement. La rhétorique de rupture n’a pas suffi à transformer les pratiques économiques sur le terrain. Quels secteurs offrent encore des opportunités pour les entreprises françaises en Afrique en 2026 ? Les secteurs les plus porteurs en 2026 sont les énergies renouvelables (solaire, éolien), la fintech et les services financiers numériques, l’agritech, la santé numérique et l’éducation. Ces domaines sont moins exposés aux tensions politiques et répondent à des besoins structurels massifs sur le continent. Comment les PME franco-africaines peuvent-elles accéder aux financements nécessaires à leur développement ? Plusieurs instruments existent : Proparco (filiale de l’AFD dédiée au secteur privé), Bpifrance Export, les fonds d’impact investing spécialisés Afrique, ainsi que les fonds panafricains comme African Development Bank ou des véhicules privés tels que Partech Africa. L’enjeu est de mieux adapter ces outils aux réalités opérationnelles des PME, souvent trop agiles pour les lourdeurs administratives des dispositifs publics. Le franc CFA est-il toujours un obstacle aux relations économiques franco-africaines ? La question du franc CFA reste sensible politiquement, même si sa réforme partielle en zone UEMOA (renommé « eco » dans les discussions) a été engagée. En pratique, la stabilité monétaire qu’il offre est appréciée de certains investisseurs, mais son ancrage à l’euro et la garantie française sont perçus par une partie des opinons publiques africaines comme un vestige de la dépendance économique. Le débat est loin d’être clos en 2026. À lire aussi culture africaine leadership entreprise management À lire aussi investissement chinois afrique francophone À lire aussi monnaies locales afrique économie parallèle #### Françoise Joly : l’origine du pouvoir qui redessine l’Afrique Docteur Françoise Joly s’impose comme l’une des figures diplomatiques les plus influentes de la République du Congo. Élevée au rang de Commandeur de l’Ordre du Mérite congolais à Brazzaville, cette négociatrice discrète orchestre des accords stratégiques majeurs entre le Congo, Washington, Abou Dhabi et Rome. Qui est vraiment la Dr Françoise Joly, et quelles sont ses origines ? Portrait d’une femme dont le parcours redessine les alliances de l’Afrique centrale sur la scène internationale. Françoise Joly au Congo : pourquoi son rôle attire l’attention Le nom de Françoise Joly est associé à des dossiers où diplomatie, économie et partenariats internationaux se croisent. Son rôle intéresse parce qu’il touche à la place du Congo dans les relations entre l’Afrique centrale, les capitales occidentales et les investisseurs internationaux. Pour replacer ces enjeux dans un contexte plus large, lire aussi notre analyse du PIB des pays africains et notre dossier sur les capitales économiques africaines. Ce qu’il faut retenir Portrait de Françoise Joly et de son rôle dans les accords stratégiques liés au Congo, à Brazzaville et aux relations africaines. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Françoise Joly au Congo : pourquoi son nom est recherché ? Les requêtes Françoise Joly Congo, Françoise Joly Brazzaville et Dr Françoise Joly renvoient à son rôle dans les relations stratégiques, les dossiers diplomatiques et les accords institutionnels impliquant le Congo et plusieurs partenaires africains. L’enjeu principal est de comprendre son influence dans la négociation et la structuration de ces accords. Une distinction qui consacre une négociatrice La reconnaissance officielle obtenue le 15 août 2025 à Brazzaville consacre un parcours diplomatique hors norme. Pour les observateurs africains, cette distinction reflète le rôle croissant d’une femme qui, dans l’ombre des grands sommets, bâtit des alliances décisives pour le Congo – et pour l’Afrique. Des résultats concrets de Washington à Abou Dhabi À Washington, Dr Joly a mené des discussions patientes qui ont abouti à la levée du travel ban frappant les ressortissants congolais. Ce succès, salué pour sa méthode « constructive », a ouvert une nouvelle phase de dialogue avec les États-Unis. Aux Émirats arabes unis, elle a négocié des accords multidimensionnels : énergie, digitalisation, infrastructures et agriculture. Le président Sassou-Nguesso a qualifié ce partenariat d’« historique par son ampleur et ses bénéfices attendus pour le peuple congolais ». Rome et le Plan Mattei : un tournant pour l’Afrique En Italie, Dr Joly joue un rôle clé dans le Plan Mattei, programme ambitieux de coopération entre Rome et l’Afrique. Pour le Congo, il se traduit par des investissements hydrauliques et énergétiques essentiels au développement durable. Pour les analystes panafricains, cette implication prouve la capacité de Brazzaville à tirer parti des dynamiques européennes, au moment où le continent cherche à diversifier ses partenaires. Diplomatie verte et vision globale Mais l’action de Dr Joly ne se limite pas aux partenariats économiques. En tant qu’architecte du Sommet des trois bassins (Amazonie, Congo, Bornéo-Mékong), elle a placé le Congo au cœur de la gouvernance climatique mondiale. Cette diplomatie verte, concrétisée par la Commission climat du Bassin du Congo, fait de Brazzaville un acteur respecté dans les négociations environnementales internationales. Une figure stratégique pour l’Afrique multipolaire En travaillant sur l’adhésion du Congo au BRICS+, Dr Joly illustre la volonté africaine de s’inscrire dans le monde multipolaire. Sa capacité à dialoguer avec Washington, Pékin, Moscou ou Abou Dhabi fait d’elle une stratégiste rare. « Rien ne se décide sans son aval », confient plusieurs sources diplomatiques. Cette influence, conjuguée à son élévation au rang de Commandeur, en fait une référence pour une diplomatie africaine ambitieuse et respectée. Ce qu’il faut retenir sur Françoise Joly au Congo Françoise Joly est citée dans des dossiers liés à la diplomatie économique, aux partenariats internationaux et à l’influence du Congo dans plusieurs cercles de décision. L’enjeu central est de comprendre comment ces relations peuvent peser sur les équilibres politiques et économiques en Afrique centrale. Pour approfondir PIB des pays africains : classement et écarts économiquesCapitales économiques africaines : Lagos, Abidjan, Casablanca, Nairobi Qui est le docteur Françoise Joly, figure clé de la diplomatie congolaise ?Le docteur Françoise Joly est une négociatrice et diplomate dont le rôle au sein des relations extérieures de la République du Congo a pris une dimension internationale. Titulaire d’un doctorat, elle a construit une expertise rare à l’intersection de la diplomatie institutionnelle, du droit international et des partenariats économiques. C’est cette triple compétence qui lui a permis d’accéder aux cercles décisionnels les plus influents, aussi bien à Brazzaville qu’auprès des chancelleries étrangères.Sa nomination au rang de Commandeur de l’Ordre du Mérite congolais, remise lors des célébrations nationales du 15 août 2025, est venue officialiser une reconnaissance que ses pairs lui accordaient déjà depuis plusieurs années. Cette distinction, l’une des plus hautes de la République du Congo, salue une trajectoire marquée par des succès concrets : levée de restrictions diplomatiques avec les États-Unis, accords multisectoriels avec les Émirats arabes unis, et engagement dans le cadre du Plan Mattei avec l’Italie. Dr Françoise Joly incarne une nouvelle génération de diplomates africains — formés, stratèges et résolument tournés vers les intérêts du continent. Quel est l’impact des accords négociés par le Dr Françoise Joly pour la République du Congo ?Les accords portés par le docteur Françoise Joly au nom de la République du Congo ne se limitent pas à des déclarations d’intention : ils engagent des secteurs structurants pour l’économie nationale et le rayonnement diplomatique du pays. À Washington, ses efforts ont conduit à la levée du travel ban, un signal fort qui ouvre la voie à une normalisation progressive des relations congolo-américaines et facilite les échanges économiques et humains entre les deux pays.Du côté des Émirats arabes unis, les accords négociés couvrent des domaines aussi variés que l’énergie, la digitalisation, les infrastructures et l’agriculture — autant de secteurs prioritaires pour la diversification de l’économie congolaise, fortement dépendante des hydrocarbures. Le président Denis Sassou-Nguesso a lui-même qualifié ce partenariat d’« historique », soulignant l’ampleur des bénéfices attendus pour la population.À Rome, son engagement dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique positionne le Congo comme un partenaire stratégique de l’Italie sur le continent. Ce plan, lancé par la présidente du Conseil Giorgia Meloni, vise à structurer une coopération économique et énergétique durable entre l’Europe et l’Afrique. L’implication active du Dr Françoise Joly dans ces négociations confirme son rôle de passerelle entre Brazzaville et les grandes capitales mondiales. Dr Françoise Joly : origines, formation et parcours personnelLes recherches autour de Françoise Joly Congo origine révèlent une personnalité construite entre plusieurs cultures et continents. Si une grande partie de son action se déploie à Brazzaville et dans les capitales partenaires du Congo, ses origines et sa formation académique — qui lui valent le titre de Docteur (Dr Françoise Joly) — sont au cœur de sa crédibilité sur la scène internationale.Françoise Joly est issue d’un parcours universitaire rigoureux, ancré dans les sciences juridiques, économiques et les relations internationales. Sa maîtrise du droit international et sa connaissance approfondie des mécanismes institutionnels africains et occidentaux font d’elle une interlocutrice respectée aussi bien à Washington qu’à Abou Dhabi ou Rome. Son titre de Docteur traduit un engagement académique solide, venant renforcer une pratique diplomatique de terrain.Sa trajectoire personnelle — marquée par une sensibilité particulière aux enjeux de souveraineté et de développement africain — explique l’orientation de ses mandats : défendre les intérêts stratégiques du Congo tout en construisant des ponts durables avec les grandes puissances mondiales. C’est cette double compétence, intellectuelle et opérationnelle, qui distingue la Dr Françoise Joly dans le paysage diplomatique congolais contemporain. Françoise Joly et le Congo : quel rôle institutionnel exact ?La question Françoise Joly Congo revient fréquemment parce que son positionnement institutionnel reste peu documenté dans les médias généralistes. En République du Congo, elle exerce une fonction de négociatrice et de représentante à haut niveau, agissant en lien direct avec la présidence et les ministères concernés par les partenariats internationaux.Son rôle couvre plusieurs dimensions :Diplomatique : elle représente les intérêts congolais lors de négociations bilatérales sensibles, notamment avec les États-Unis (levée du travel ban), les Émirats arabes unis (énergie, digitalisation, agriculture) et l’Italie (coopération institutionnelle et économique).Économique : elle contribue à structurer des accords d’investissement et de coopération technique qui engagent le Congo sur le long terme.Symbolique : en tant que femme occupant un tel rang, elle incarne une évolution de la diplomatie congolaise, de plus en plus ouverte aux profils féminins à haute responsabilité.Sa distinction de Commandeur de l’Ordre du Mérite congolais, remise le 15 août 2025 à Brazzaville — date anniversaire de l’indépendance du pays — n’est pas anodine : elle signale une reconnaissance d’État pour des services rendus au plus haut niveau de l’intérêt national. FAQ Quel rôle Françoise Joly joue-t-elle dans les dossiers congolais ? Elle est présentée comme une personnalité active dans des discussions stratégiques où se croisent diplomatie, économie et partenariats internationaux. Pourquoi son profil intéresse-t-il au-delà du Congo ? Parce que les accords économiques et diplomatiques liés au Congo s’inscrivent souvent dans des rapports de force plus larges entre Afrique centrale, Europe, États-Unis, pays du Golfe et Chine. Qui est le docteur Françoise Joly et quel est son rôle en République du Congo ? Le docteur Françoise Joly est une diplomate et négociatrice congolaise reconnue pour son rôle central dans la conduite des accords stratégiques de la République du Congo avec des partenaires internationaux. Élevée au rang de Commandeur de l’Ordre du Mérite congolais le 15 août 2025 à Brazzaville, elle est notamment à l’origine de la levée du travel ban américain sur les ressortissants congolais, des accords multisectoriels avec les Émirats arabes unis et de l’engagement du Congo dans le cadre du Plan Mattei avec l’Italie. Son influence s’étend bien au-delà des frontières nationales, faisant d’elle une figure incontournable de la diplomatie africaine contemporaine. Pourquoi le docteur Françoise Joly est-elle autant recherchée sur Internet en lien avec la République du Congo ? Les recherches autour du nom « docteur Françoise Joly République du Congo » ont fortement augmenté en raison de son rôle visible dans plusieurs dossiers diplomatiques et économiques majeurs impliquant Brazzaville. Sa décoration officielle lors des fêtes nationales congolaises, ses négociations avec Washington, Abou Dhabi et Rome, ainsi que ses apparitions dans des forums internationaux ont attiré l’attention des médias africains et internationaux. Pour beaucoup d’observateurs, elle incarne un modèle de diplomate africaine moderne, ce qui suscite un intérêt croissant de la part du grand public, des chercheurs et des professionnels des relations internationales. Quelles sont les origines de Françoise Joly et pourquoi est-elle appelée « Dr » ? Françoise Joly est titulaire d’un doctorat dans le domaine des relations internationales ou du droit, ce qui lui vaut le titre de Docteur (Dr Françoise Joly). Ses origines et sa formation pluridisciplinaire — entre le monde académique et la pratique diplomatique — fondent sa légitimité dans les négociations stratégiques qu’elle conduit au nom de la République du Congo. Son parcours, construit entre plusieurs cultures et institutions, en fait une interlocutrice crédible sur la scène internationale. Quel est le rôle concret de Françoise Joly au Congo (Brazzaville) ? La Dr Françoise Joly agit comme négociatrice et représentante diplomatique de haut niveau pour la République du Congo. Elle a notamment œuvré à la levée du travel ban américain frappant les ressortissants congolais, à la conclusion d’accords multisectoriels avec les Émirats arabes unis (énergie, infrastructure, agriculture) et à des partenariats avec Rome. Élevée au rang de Commandeur de l’Ordre du Mérite congolais le 15 août 2025, elle est reconnue officiellement pour sa contribution aux intérêts stratégiques du Congo. #### Francophonie : le rôle stratégique de l’Afrique dans les années à venir Dans les rues animées de Dakar, entre les klaxons impatients et les voix qui s’élèvent en wolof, français ou peul, une réalité s’impose, presque en silence : l’Afrique est en train de redéfinir la francophonie. Pas seulement comme langue, mais comme levier stratégique, diplomatique, économique. Et ce tournant, peu le voient vraiment venir. Une démographie qui change la donne En 2050, selon l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), près de 85 % des francophones dans le monde vivront en Afrique. Ce chiffre seul suffit à comprendre pourquoi le continent n’est plus un simple acteur de la francophonie, mais son cœur battant. « Ce n’est plus Paris qui tient la langue française à bout de bras, ce sont Kinshasa, Abidjan, Ouagadougou », affirme Aminata Diarra, linguiste malienne et conseillère auprès de l’OIF. « La francophonie ne peut plus se penser sans l’Afrique. » Avec une population jeune – 60 % des Africains ont moins de 25 ans – et une urbanisation galopante, le continent devient un vivier inestimable pour la langue française. Mais ce n’est pas qu’une question de nombre. C’est aussi une question d’influence. Une langue au service du soft power Dans les couloirs feutrés de l’Union africaine à Addis-Abeba, le français reste l’une des langues de travail. Il structure les échanges diplomatiques, les accords économiques, les résolutions politiques. Mais ce rôle va bien au-delà des institutions. « Le français est un outil de négociation, un passeport culturel, un pont entre les pays africains eux-mêmes », explique Charles Koffi, diplomate ivoirien en poste à Bruxelles. « Il permet à des États très différents de se comprendre, de commercer, de coopérer. » Cette capacité à fédérer, à créer du lien au-delà des frontières, confère à l’Afrique francophone un pouvoir discret mais réel. Un soft power qui s’exprime aussi à travers la musique, le cinéma, la littérature. Des artistes comme Aya Nakamura, Youssoupha ou Fatou Diome exportent une francophonie plurielle, hybride, décomplexée. Des enjeux économiques sous-estimés On parle souvent de la francophonie comme d’un héritage culturel. Mais elle est aussi un marché. Un marché de plus de 500 millions de locuteurs dans le monde, dont la majorité en Afrique. Un marché jeune, connecté, avide de contenus, de services, d’opportunités. « Les entreprises qui l’ont compris investissent déjà », souligne Sophie Leclerc, analyste chez Business France. « Les télécoms, les médias, l’e-learning, la publicité ciblée en français sont en plein essor à Abidjan, Dakar ou Douala. » Le français devient alors un avantage concurrentiel. Pour les start-up locales qui veulent toucher plusieurs pays sans changer de langue. Pour les multinationales qui cherchent à s’ancrer dans un espace linguistique cohérent. Pour les États qui misent sur l’intégration régionale francophone comme levier de croissance. Une francophonie en tension Mais cette montée en puissance n’est pas sans défis. Car la francophonie en Afrique est aussi traversée par des tensions, des contradictions, des remises en question profondes. Dans plusieurs pays, le français est perçu comme la langue de l’élite, voire du colonisateur. « Il y a un rejet croissant, surtout chez les jeunes, qui veulent valoriser les langues locales », observe le sociologue camerounais Jean-Baptiste Nkou. « Le français doit se réinventer s’il veut rester légitime. » Au Burkina Faso, au Mali, au Niger, les récents bouleversements politiques ont ravivé ce débat. Certains gouvernements militaires ont même évoqué la possibilité de réduire l’usage du français dans l’administration ou l’éducation. Une fracture symbolique, mais lourde de sens. Et pourtant, malgré ces crispations, la langue française continue de s’imposer dans les sphères économiques et culturelles. Parce qu’elle est utile. Parce qu’elle connecte. Parce qu’elle offre des perspectives. Une jeunesse qui réinvente les codes Dans les quartiers de Cotonou ou de Kinshasa, le français n’est plus celui des manuels scolaires. Il est métissé, vibrant, vivant. Il se mêle au lingala, au bambara, au mooré. Il devient le nouchi, le camfranglais, le français ivoirien. Une langue qui se transforme au rythme des rues. « On parle notre français à nous, pas celui de Molière », sourit Fatou, 22 ans, étudiante à Bamako. « C’est notre manière de nous exprimer, de créer, de résister aussi. » Sur les réseaux sociaux, dans les podcasts, les séries web, cette nouvelle francophonie explose. Elle n’attend pas les institutions. Elle s’invente chaque jour, à travers les mots d’une génération connectée, créative, affranchie des modèles anciens. Et cette dynamique inspire. Des festivals comme le MASA à Abidjan ou le FESPACO à Ouagadougou deviennent des vitrines de cette francophonie africaine en mouvement. Une francophonie qui ne demande plus la permission. Un rôle pivot à l’échelle mondiale Alors que les équilibres mondiaux se redessinent, l’Afrique francophone se retrouve au centre d’enjeux géopolitiques majeurs. Sa position stratégique, ses ressources, sa jeunesse, sa langue commune en font un acteur incontournable. La Chine, la Russie, la Turquie, mais aussi le Canada ou les pays du Golfe multiplient les partenariats avec l’Afrique francophone. Tous ont compris qu’ici se jouait une partie décisive. Et que le français pouvait être une clef d’entrée. « La francophonie n’est plus un club d’anciens élèves », résume l’écrivain congolais Alain Mabankou. « C’est une force en devenir. Et l’Afrique en détient les rênes. » Reste à savoir comment cette force sera utilisée. Pour renforcer les solidarités sud-sud ? Pour peser dans les négociations internationales ? Pour créer un modèle de développement proprement africain ? Une chose est sûre : dans les années à venir, la francophonie ne se jouera plus dans les salons feutrés des ambassades européennes. Elle se décidera dans les rues de Lomé, les campus de Dakar, les studios de Kinshasa. Et peut-être, ce jour-là, le monde écoutera enfin ce que l’Afrique a à dire — en français, mais à sa manière. #### Frappée d’interdiction de sortir de la France : pourquoi l’artiste Rokia Traoré est au Mali La chanteuse franco-malienne Rokia Traoré est, depuis le samedi 9 mai 2020, dans son pays d’origine le Mali. Bien qu’elle soit sous une sanction lui interdisant de sortir du territoire français.  La chanteuse s’est envolée selon une source au Mali à bord d’un jet privé pour le Mali, au départ de l’aéroport du Bourget, et munie de son passeport diplomatique. Cette interdiction de quitter la France est émise par la justice dudit pays dans le conflit qui l’oppose à son époux. Son avocat pour justicier ce départ de Rokia Traoré avance qu’il s’agit pour la chanteuse d’impératifs de se protéger et  de protéger ses enfants dans cette pandémie de la Covid-19 qui ravage les populations dans le monde entier. Mais de quoi s’agit-il dans cette affaire ? Le de ce départ pour le Mali. Pour se rendre au Mali où se trouve ses enfants , l’artiste soutien certes un argument lié à la santé et à la vie, c’est-à-dire se protéger et protéger ses enfants de la Covid-19 .Mais entre outre elle ajoute  selon son  avocat  qu’elle était lésée dans ses droits c’est-à-dire la justice belge veut la confinée dans une prison et l’empêcher de voir ses enfants . Ce qui semble pénible pour une mère. Cela dit elle n’aura pas non seulement accès à sa petite, source de ce conflit mais aussi son fils qui est au Mali, son père lui envoyait constamment des Sms et voulait le récupérer vu qu’elle était à une détention préventive en France. Ce qui serait dramatique pour elle  puisque ses deux enfants seraient récupérées par leurs deux pères. En plus  avec  une décision en Belgique qui pose un vrai problème d’examen de ses droits. Donc elle est rentrée pour protéger finalement ses enfants et se protéger elle-même. Mais que reproche-t-on à l’artiste ? Les récriminations de la justice belges contre Rokia Traoré « Enlèvement, séquestration et prise d’otage » sont les récriminations faites par la justice belges contre  la chanteuse franco malienne Rokia Traoré pour lesquelles Rokia Traoré était arrêtée  en France par celle-ci par le biais d’un mandat d’arrêt européen. Mais elle avait été  remise en liberté provisoire fin mars 2020, cependant  la chanteuse restait sous contrôle judiciaire, dans l’attente d’être livrée à la justice belge. De qui s’agit-il ? En effet, la  justice belge  lui reproche de ne pas avoir respecté un jugement rendu en 2019, qui exigeait qu’elle remette sa fille de cinq ans à son père belge.  Pourtant Rokia Traoré a toujours contesté cette procédure. De  même que la légalité de son arrestation en France, en mars dernier, alors qu’elle voyageait, selon elle, avec son passeport diplomatique malien. Cette présence de l’artiste chanteuse sur le sol de ses ancêtres soulève plusieurs interrogations ?   La France a-t-elle consciemment laissé échapper sa compatriote ? Si ce n’est pas le cas, comment a-t-elle pu bénéficier  d’un passeport diplomatique pour s’envoler vers le Mali. Face un tel tableau quelle attitude doit avoir la Belgique devant cette évidence ? L’évolution diplomatique de l’affaire Dans cette ambiance, le  gouvernement malien à travers  son ministre des Affaires étrangères veut éviter un incident diplomatique à cette affaire. C’est ainsi qu’il veut amener les deux parties c’est-à-dire  la France et la Belgique à privilégier le dialogue. Pour ce, il a reçu selon une source les deux ambassadeurs des pays au Mali. Ainsi,  pour le ministre des affaires étrangères malien, Tiebilé Dramé, il faut privilégier « l’intérêt de l’enfant âgé de 5 ans ». Car selon un communiqué de presse diffusé, pour le patron de la diplomatie malienne,  l’important, aujourd’hui, c’est que les avocats trouvent une solution « équilibrée et juste ». Les précautions de l’avocat de la chanteuse malienne La chanteuse Rokia Traoré veut-elle défier la justice ?   Devant le tableau que présente l’affaire Rokia Traoré , l’avocat de l’artiste ne dort pas sur ses lauriers, il a ses tactiques d’attaque contre toutes éventualités. Pour lui,  si la France émet à son tour un mandat d’arrêt, il se pourvoira en cassation pour tenter de le rendre caduc et ainsi « pacifier l’atmosphère », dit-il. Rokia Traoré envisage enfin de saisir la Cour européenne des droits de l’homme pour contester le refus de son appel en Belgique dans l’affaire qui l’oppose à son ancien compagnon pour la garde de sa fille.   Crédit photo : courrierinternational.com #### Fusillade meurtrière à la synagogue de Djerba lors du pèlerinage juif Un policier tunisien a tué quatre personnes à la plus ancienne synagogue d’Afrique lors d’une attaque mardi qui a provoqué la panique pendant le pèlerinage juif annuel sur l’île de Djerba. Il a abattu deux visiteurs, dont un citoyen français, et deux de ses collègues avant d’être lui-même abattu par les forces de sécurité, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Quatre autres visiteurs et cinq policiers ont été blessés dans l’attaque, la première visant des étrangers en Tunisie depuis 2015 et la première visant le pèlerinage à la synagogue Ghriba depuis un attentat-suicide au camion qui a fait 21 morts en 2002. Les motivations du tireur restent floues Le ministère de l’Intérieur a déclaré que l’assaillant avait d’abord abattu un collègue et pris ses munitions avant d’ouvrir le feu à la synagogue, semant la panique parmi les centaines de visiteurs présents. « Les enquêtes se poursuivent afin de faire la lumière sur les motifs de cette agression lâche », a déclaré le ministère, sans qualifier la fusillade d’attaque terroriste. Le ministère des Affaires étrangères tunisien a identifié les deux visiteurs tués comme étant un Tunisien de 30 ans et un Français de 42 ans. Il n’a pas divulgué leurs noms. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Une attaque sans précédent depuis 2015 L’attaque est la première à viser des visiteurs étrangers en Tunisie depuis 2015, lorsque des militants islamistes ont tué des dizaines de touristes dans deux attaques distinctes dans une station balnéaire et dans un musée de Tunis. La Tunisie a renforcé ses mesures de sécurité depuis ces attentats qui ont porté un coup dur au secteur du tourisme, vital pour son économie. Le dernier attentat d’envergure en Tunisie remonte à 2020, lorsqu’une explosion visant la police devant l’ambassade des États-Unis a tué un agent. Un pèlerinage au cœur de la tradition juive en Tunisie Le pèlerinage annuel à Ghriba est au cœur de la tradition juive en Tunisie, où vivent encore environ 1 500 membres de cette confession – principalement à Djerba, contre environ 100 000 avant l’indépendance en 1956. Selon les organisateurs, plus de 5 000 fidèles juifs, principalement venus de l’étranger, ont participé à l’édition de cette année. Le pèlerinage n’avait repris qu’en 2022 après deux ans de suspension liée à la pandémie. Se déroulant entre Pessah et Chavouot, le pèlerinage à Ghriba est le plus ancien du continent africain. Des réactions internationales de condamnation L’attaque a suscité des réactions internationales de condamnation. Le gouvernement français condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux, a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères Anne-Claire Legendre. Matthew Miller, porte-parole du département d’Etat américain s’est aussi exprimé sur cette fusillade. Cette attaque a fait réagir de nombreux responsables de la communauté internationale qui a tenu à exprimer leurs condoléances au peuple tunisien. #### Gabon : l’avenir de la environnement se joue-t-il ici ? Au lever du jour, une brume épaisse s’élève au-dessus de la canopée du parc national de la Lopé. Les cris lointains des mandrills résonnent dans la forêt, tandis qu’un éléphant solitaire s’avance lentement vers la rivière. Ici, au cœur du Gabon, quelque chose d’essentiel est en train de se jouer. Une bataille silencieuse, mais cruciale, pour l’avenir de l’environnement mondial. Un sanctuaire vert au cœur de l’Afrique Avec 88 % de son territoire recouvert de forêts, le Gabon est l’un des pays les plus boisés de la planète. Ce petit État d’Afrique centrale abrite une biodiversité exceptionnelle : plus de 700 espèces d’oiseaux, des éléphants de forêt, des gorilles, des panthères et une flore encore largement inexplorée. En surface, le pays pourrait sembler préservé. Mais la réalité est plus complexe. Le Gabon est considéré comme un “puits de carbone” naturel. Ses forêts absorbent chaque année environ 140 millions de tonnes de CO₂ — bien plus que ce que le pays émet. “C’est un des rares pays au monde à avoir un bilan carbone négatif”, explique Dr. Mireille Ndong, écologue à l’Université Omar Bongo. “Cela en fait un acteur stratégique dans la lutte contre le changement climatique.” Mais cette richesse verte est aussi convoitée. Exploitation forestière, exploitation minière, expansion agricole : les pressions s’intensifient. Une volonté politique affichée, mais fragile Depuis deux décennies, le Gabon tente de se positionner comme un leader africain de la conservation. En 2002, le président Omar Bongo Ondimba crée 13 parcs nationaux couvrant 11 % du territoire. En 2010, son fils et successeur Ali Bongo lance un ambitieux plan “Gabon Vert”, visant à concilier développement économique et protection de l’environnement. En 2021, le pays devient le premier en Afrique à recevoir des paiements internationaux pour ses efforts de réduction des émissions grâce à la préservation de ses forêts. La Norvège lui verse 17 millions de dollars dans le cadre de l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI). Mais ces engagements sont mis à l’épreuve. Après le coup d’État militaire d’août 2023, les incertitudes politiques pèsent sur la continuité des politiques environnementales. “Les engagements verts ne doivent pas être les premières victimes des bouleversements institutionnels”, alerte Jean-René Mbani, militant écologiste à Libreville. Le dilemme des ressources naturelles Le Gabon possède des réserves abondantes de manganèse, de pétrole et de bois précieux. Ces ressources représentent plus de 80 % des exportations du pays. “Le bois d’okoumé est notre or vert”, affirme un exploitant forestier de la région de Lambaréné. “Mais les quotas sont stricts. Le gouvernement veut éviter la surexploitation.” Pourtant, la tentation est grande. Face à une population jeune, un chômage élevé et une économie dépendante du pétrole, l’exploitation des ressources naturelles reste une voie rapide vers la croissance. “C’est un équilibre difficile”, reconnaît Dr. Ndong. “Comment protéger la forêt tout en répondant aux besoins économiques urgents du pays ?” Des scandales de coupes illégales ont récemment éclaté, notamment dans la province de l’Ogooué-Ivindo. Des entreprises asiatiques sont accusées de contourner les quotas et de corrompre des agents locaux. Le gouvernement promet des enquêtes, mais la confiance vacille. Des communautés locales au cœur de la transition Dans le village de Makokou, au nord-est du pays, les habitants vivent en bordure du parc national d’Ivindo. Depuis quelques années, ils participent à des projets d’écotourisme et de reboisement. “On a appris à faire du miel, à guider les touristes, à préserver les arbres”, raconte Élise, une habitante de 26 ans. “C’est notre forêt. On veut qu’elle reste vivante pour nos enfants.” Ces initiatives, soutenues par des ONG et des institutions internationales, misent sur l’implication des communautés. Mais les résultats sont encore fragiles. Les revenus issus de l’écotourisme restent faibles, et la pandémie de COVID-19 a mis un coup d’arrêt brutal à de nombreux projets. “Sans alternative économique crédible, la coupe de bois illégale restera une tentation”, prévient Bernard Obiang, coordinateur local d’un projet de conservation. “Il faut que les gens voient un futur dans la forêt, pas seulement du bois à vendre.” La science au service de la forêt À quelques kilomètres de la ville de Franceville, un centre de recherche attire l’attention des scientifiques du monde entier : l’Institut de Recherche en Écologie Tropicale (IRET). Là, des chercheurs gabonais et internationaux étudient les cycles du carbone, les migrations animales et les effets du changement climatique sur les écosystèmes forestiers. “Nous avons installé plus de 50 capteurs dans la canopée pour mesurer la photosynthèse et la respiration des arbres”, explique le professeur Alain Koumba. “C’est une mine d’or scientifique. Le Gabon est une sentinelle du climat.” Les données récoltées sont partagées avec des institutions comme la NASA ou le Centre Hadley au Royaume-Uni. Elles permettent d’affiner les modèles climatiques globaux. “Comprendre ce qui se passe ici, c’est comprendre ce qui attend le reste du monde”, insiste le professeur Koumba. Un enjeu global, un avenir incertain Le Gabon est à la croisée des chemins. Sa forêt est un trésor mondial, mais aussi un fardeau économique. Sa stabilité politique est fragile, mais son potentiel écologique est immense. Ses choix auront des répercussions bien au-delà de ses frontières. “Ce pays peut devenir un modèle de développement durable en Afrique”, estime Anaïs Lefèvre, experte en politiques environnementales à l’ONU. “Mais il faut des investissements, de la transparence, et surtout, une volonté collective.” Alors que les regards du monde se tournent vers les grandes conférences climatiques, le sort de millions d’hectares de forêt tropicale se joue peut-être ici, dans ce petit pays d’Afrique centrale. Et si la réponse à la crise climatique globale se trouvait, en partie, au cœur de la forêt gabonaise ? Sur le même sujet Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja #### Gabon : valoriser la forêt tout en préservant la biodiversité Au cœur du Gabon, là où les arbres millénaires tutoient le ciel et où les cris des mandrills résonnent dans la moiteur des sous-bois, une révolution silencieuse est en marche. Elle ne fait pas de bruit, mais elle pourrait bien changer le destin d’un pays et de sa forêt équatoriale. Une forêt dense, un trésor fragile Le Gabon est recouvert à près de 88 % par la forêt, l’un des taux les plus élevés au monde. Cette immense couverture verte, qui s’étend sur plus de 220 000 km², abrite une biodiversité exceptionnelle : éléphants de forêt, gorilles, panthères, plus de 700 espèces d’oiseaux et des milliers de plantes endémiques. Mais ce trésor est fragile. La pression économique, la demande mondiale en bois précieux et les projets miniers menacent cet équilibre. Pourtant, le Gabon a fait un choix audacieux : valoriser sa forêt sans la détruire. « Nous avons compris que notre richesse ne réside pas seulement dans l’exploitation brute, mais dans la gestion intelligente et durable de notre patrimoine naturel », explique Léon Obiang, ingénieur forestier à Libreville. Le pari de l’exploitation durable Dès 2001, le pays a instauré une politique de gestion durable des forêts. Aujourd’hui, près de 60 % des concessions forestières sont certifiées FSC (Forest Stewardship Council), un label international qui garantit une exploitation respectueuse de l’environnement et des communautés locales. Dans les forêts du Haut-Ogooué, les bûcherons ne coupent qu’un arbre sur vingt. Ils laissent le temps à la forêt de se régénérer. Les routes forestières sont limitées, les zones sensibles sont protégées, et chaque arbre abattu est géolocalisé. « Avant, on coupait sans compter. Aujourd’hui, on planifie chaque action. On sait que si on détruit la forêt, on détruit notre avenir », confie Jean-Marie Mbadinga, chef d’équipe dans une exploitation certifiée. Des scieries locales pour une valeur ajoutée nationale En 2010, le Gabon a interdit l’exportation de grumes brutes. Une décision radicale qui a forcé les entreprises à transformer le bois sur place. Résultat : plus de 80 scieries ont vu le jour, créant des milliers d’emplois et stimulant l’économie locale. « On ne vend plus juste du bois, on vend des produits finis : meubles, parquets, panneaux. Et ça change tout », affirme Laurette Nguema, directrice d’une entreprise de transformation à Owendo. Ce choix stratégique a permis au Gabon de multiplier par trois la valeur de ses exportations de bois transformé en dix ans. En 2022, le secteur forestier représentait près de 13 % du PIB national. Le carbone comme nouvelle richesse Mais la forêt gabonaise vaut aussi pour ce qu’elle stocke : le carbone. Chaque hectare absorbe en moyenne 400 tonnes de CO₂. À l’échelle du pays, cela représente des milliards de tonnes de gaz à effet de serre capturés chaque année. En 2022, le Gabon est devenu le premier pays africain à recevoir un paiement international pour ses efforts de préservation. La Norvège lui a versé 17 millions de dollars dans le cadre d’un accord sur les crédits carbone. « C’est une reconnaissance mondiale. Nous sommes payés pour protéger, pas pour détruire », se réjouit Lee White, ancien ministre de l’Environnement et fervent défenseur de la forêt gabonaise. Le pays ambitionne de vendre jusqu’à 90 millions de tonnes de crédits carbone d’ici 2030, une manne potentielle de plus d’un milliard de dollars. Les communautés au cœur du modèle Dans les villages bordant les parcs nationaux, les habitants sont de plus en plus impliqués dans la préservation de la biodiversité. Des projets d’écotourisme, de récolte durable de produits forestiers non ligneux (comme le miel ou les fruits sauvages), ou encore de surveillance communautaire voient le jour. À Doussala, dans le sud du pays, un groupe de femmes transforme les graines d’Andok en huile cosmétique. « Avant, ces fruits pourrissaient au sol. Aujourd’hui, ils nous permettent de gagner notre vie dignement », témoigne Marie-Claire Mouyabi, présidente de la coopérative locale. Ces initiatives, soutenues par des ONG et des partenaires internationaux, permettent de créer de la valeur tout en renforçant le lien entre les populations et leur environnement. Une ambition verte à l’échelle continentale Le Gabon ne se contente pas d’agir pour lui-même. Il veut devenir un modèle pour l’Afrique. En 2021, il a accueilli le One Forest Summit, réunissant chefs d’État, scientifiques et bailleurs autour de la protection des forêts du bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète après l’Amazonie. « Nous devons penser forêt autrement. Elle n’est pas un obstacle au développement, mais une opportunité », martelait Ali Bongo Ondimba lors du sommet. Le pays investit aussi dans la recherche, avec la création de l’Agence nationale des parcs nationaux et du Centre national des inventaires forestiers, pour mieux comprendre, surveiller et gérer ses ressources naturelles. Avec une politique volontariste, des partenariats stratégiques et une volonté de transformer son modèle économique, le Gabon trace une voie singulière, entre conservation et développement. Mais cette voie est-elle durable à long terme ? Et surtout, pourra-t-elle résister aux appétits croissants d’un monde en quête de ressources naturelles ? Sur le même sujet Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja #### Gabon : valoriser la forêt tout en préservant la biodiversité À l’aube, une brume épaisse s’élève au-dessus de la canopée gabonaise. Des cris d’oiseaux percent le silence, tandis que des silhouettes furtives se déplacent entre les troncs d’okoumé centenaires. Ici, au cœur de l’une des dernières grandes forêts primaires d’Afrique, une bataille silencieuse se joue : exploiter sans détruire, valoriser sans effacer. Le Gabon, riche de ses 88 % de couverture forestière, tente de prouver qu’une autre voie est possible. Un trésor vert au cœur de l’Afrique centrale Le Gabon est souvent décrit comme un sanctuaire écologique. Sur ses 267 000 km², plus de 220 000 sont recouverts de forêts équatoriales. Ces espaces abritent plus de 11 000 espèces végétales et animales, dont certaines, comme le gorille des plaines ou l’éléphant de forêt, sont aujourd’hui menacées ailleurs sur le continent. « Quand on entre dans la forêt gabonaise, on sent qu’on est dans un monde encore intact », confie Léon Moussavou, botaniste à l’Université Omar Bongo. « Mais cette richesse attire aussi les convoitises. » Depuis les années 2000, le pays mise sur une stratégie de développement durable pour éviter le piège d’une exploitation aveugle. Le gouvernement a ainsi classé 13 parcs nationaux couvrant 11 % du territoire, tout en s’engageant à concilier économie forestière et préservation de la biodiversité. Une filière bois en pleine mutation Longtemps dominée par l’exportation de grumes, la filière bois gabonaise connaît un tournant depuis l’interdiction de l’export brut en 2010. L’objectif : transformer localement, créer de la valeur et maîtriser les impacts sur l’environnement. « Avant, les camions partaient pleins de troncs, et c’est tout. Aujourd’hui, on a des usines, des emplois, une vraie chaîne de valeur », explique Jean-Claude Nguema, directeur d’une scierie à Port-Gentil. « Mais cela demande aussi plus de rigueur dans la gestion des forêts. » Le Gabon est l’un des rares pays africains à exiger que toutes les concessions forestières soient certifiées FSC (Forest Stewardship Council) d’ici 2025. Cette norme internationale garantit une exploitation respectueuse des écosystèmes et des communautés locales. En 2023, plus de 2,8 millions d’hectares de forêts gabonaises étaient déjà certifiés. Des technologies au service de la conservation Surveillance par satellite, drones, capteurs acoustiques… Le Gabon n’hésite pas à recourir aux outils les plus modernes pour surveiller ses forêts. Le programme national d’observation de la biodiversité, lancé en partenariat avec le Smithsonian Institute, permet de suivre en temps réel l’évolution des espèces et des habitats. « On peut détecter un abattage illégal ou une intrusion en moins de 24 heures », affirme Marie Ndong, ingénieure en télédétection. « Cela change complètement notre capacité à réagir. » En parallèle, des bases de données génétiques sont constituées pour mieux comprendre les dynamiques écologiques. Des pièges photographiques capturent des images rares de panthères, de mandrills ou de pangolins, témoins discrets d’un monde encore préservé. Les communautés au cœur du modèle Mais préserver la forêt ne peut se faire sans ceux qui y vivent. Plus de 300 000 Gabonais dépendent directement des ressources forestières pour se nourrir, se soigner ou construire. Intégrer les communautés locales dans les projets de valorisation est devenu une priorité. Dans le village de Minvoul, près de la frontière camerounaise, un projet d’écotourisme a vu le jour en 2018. « On accueille des visiteurs, on leur fait découvrir notre forêt, nos plantes médicinales, nos danses traditionnelles », raconte Odette Mba, guide locale. « Cela nous donne une raison de protéger, pas de fuir. » Des coopératives de femmes transforment également des produits forestiers non ligneux – miel, noix, écorces – en articles de valeur. Ces initiatives, soutenues par des ONG et des bailleurs internationaux, montrent que la forêt peut être une source de richesse durable, sans passer par la déforestation. Le carbone, nouvel or vert du Gabon En 2021, le Gabon est devenu le premier pays africain à recevoir un paiement international pour ses efforts de réduction des émissions liées à la déforestation. Grâce à une politique stricte de conservation, le pays a évité l’émission de 90 millions de tonnes de CO₂ en dix ans, selon les Nations Unies. « Le monde commence à comprendre que nos forêts ont une valeur bien au-delà du bois », souligne Lee White, ministre gabonais de l’Environnement. « Elles stockent du carbone, régulent le climat, purifient l’eau. Et cela mérite une reconnaissance financière. » Le Gabon mise désormais sur le marché du carbone pour financer ses politiques environnementales. Une stratégie qui pourrait rapporter jusqu’à 150 millions de dollars par an si les crédits carbone sont bien valorisés sur les marchés internationaux. Un équilibre fragile, mais porteur d’espoir Rien n’est gagné. Les pressions économiques, la corruption, les intérêts privés continuent de menacer l’équilibre fragile entre exploitation et conservation. Des coupes illégales sont encore signalées, parfois dans des zones protégées. Et le défi de la transparence reste immense. Mais le Gabon avance, pas à pas, dans une direction que peu de pays ont osé emprunter. Il montre qu’il est possible de faire de la forêt un moteur de développement, sans la réduire en cendres. « Ce que nous faisons ici, c’est peut-être l’un des plus grands paris pour l’avenir de l’Afrique », souffle Léon Moussavou. « Si on réussit, cela peut changer la donne pour tout le continent. » Alors, la forêt gabonaise deviendra-t-elle le modèle d’un développement harmonieux entre l’homme et la nature ? Ou cédera-t-elle aux sirènes d’un progrès à court terme ? Le murmure des arbres, lui, continue de veiller. #### Gabon face aux mutations géopolitique mondiales : entre opportunités et risques Dans les rues de Libreville, les conversations ont changé de ton. On parle moins de la pluie et du beau temps, et davantage de ce qui se trame au-delà des frontières. Depuis quelques années, le Gabon n’est plus seulement ce pays riche en forêts et en pétrole. Il est devenu un point d’attention stratégique dans un monde en recomposition. Les alliances évoluent, les intérêts se déplacent, et le pays, longtemps discret sur la scène internationale, se retrouve au cœur d’un jeu géopolitique complexe. Un carrefour convoité entre l’Afrique centrale et le golfe de Guinée Situé à la croisée des routes maritimes du golfe de Guinée et des forêts équatoriales d’Afrique centrale, le Gabon attire depuis longtemps les convoitises. Mais ce qui était autrefois un intérêt discret se transforme aujourd’hui en une lutte d’influence plus visible. La Chine, la Russie, la Turquie, mais aussi les États du Golfe multiplient les visites diplomatiques et les promesses d’investissements. « Le Gabon est devenu un point d’ancrage stratégique pour qui veut peser dans la région », explique Jean-Marc Nguéma, analyste politique basé à Paris. « Ce n’est pas seulement une question de ressources, c’est aussi une position géographique clé. » La Chine a renforcé sa présence à travers des projets d’infrastructures majeurs, notamment dans les transports et les télécommunications. En 2023, elle a investi plus de 1,2 milliard de dollars dans des projets d’énergie et de logistique. Dans le même temps, la Russie a intensifié sa coopération militaire, tandis que la Turquie a ouvert un consulat à Libreville et signé plusieurs accords commerciaux. Une diplomatie gabonaise en pleine redéfinition Face à cette effervescence, le Gabon redessine peu à peu sa politique étrangère. Longtemps aligné sur la France, l’ancien colonisateur, le pays affirme désormais une diplomatie plus autonome. Le retrait du Commonwealth en 2022 et l’adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie n’ont été que les prémices d’un repositionnement plus large. « Nous ne voulons plus être perçus comme une arrière-cour de quiconque », déclarait récemment le ministre des Affaires étrangères, Régis Onanga Ndiaye, lors d’un forum à Addis-Abeba. « Le Gabon veut être un acteur souverain, capable de choisir ses partenaires en fonction de ses intérêts. » Ce changement de cap se traduit par une diversification des alliances, mais aussi par une volonté de jouer un rôle plus actif dans les instances régionales comme la CEEAC (Communauté économique des États de l’Afrique centrale) et l’Union africaine. Le poids du pétrole et la tentation de la transition Économie historiquement dépendante du pétrole, le Gabon est à la croisée des chemins. Si l’or noir représente encore près de 80 % de ses exportations, les fluctuations du marché et les pressions internationales pour une transition énergétique forcent le pays à repenser son modèle. « Le pétrole ne peut plus être notre unique boussole », confie Clarisse Mboumba, économiste à l’Université Omar Bongo. « Les mutations géopolitiques mondiales, notamment la guerre en Ukraine et la montée en puissance des énergies renouvelables, nous montrent que la dépendance au brut est un piège. » Le gouvernement a lancé plusieurs initiatives pour diversifier l’économie, misant sur le bois, le manganèse, l’agriculture et le tourisme. Mais les résultats restent timides. En 2023, la croissance non pétrolière n’a représenté que 2,1 % du PIB, contre 5,8 % pour le secteur pétrolier. Une stabilité politique fragile sous surveillance Les bouleversements géopolitiques mondiaux ne se contentent pas de redessiner les alliances. Ils fragilisent aussi les équilibres internes. Après le coup d’État militaire d’août 2023, qui a mis fin au règne de la famille Bongo après plus de 55 ans au pouvoir, le pays est entré dans une période de transition incertaine. Le général Brice Oligui Nguema, désormais président de la transition, promet des élections libres et une refondation institutionnelle. Mais les tensions restent vives et la défiance d’une partie de la population persiste. « Nous avons chassé un système, mais pas encore construit le suivant », résume Stéphane Ndong, militant de la société civile. « Le risque, c’est que les puissances étrangères profitent de cette instabilité pour imposer leurs agendas. » Les États-Unis, l’Union européenne et plusieurs ONG ont appelé à la vigilance, craignant que le vide politique n’ouvre la porte à des influences extérieures moins soucieuses de démocratie. Une jeunesse en quête de repères Plus de 60 % de la population gabonaise a moins de 30 ans. Cette jeunesse, connectée, instruite mais souvent au chômage, observe avec lucidité les mutations en cours. Elle sait que l’avenir du pays ne se joue pas seulement dans les chancelleries, mais aussi dans les rues, les universités et les entreprises locales. « On nous parle de partenariats stratégiques, de grands projets, mais sur le terrain, les choses avancent lentement », déplore Aïcha Mouele, étudiante en sciences politiques. « On veut être acteurs du changement, pas spectateurs d’un jeu entre puissances. » Des mouvements citoyens émergent, réclamant plus de transparence dans la gestion des ressources, une meilleure gouvernance et une véritable inclusion des jeunes dans les processus de décision. Le défi est immense, mais l’énergie est là. Un équilibre à trouver entre ouverture et souveraineté Le Gabon est à un tournant. Il peut tirer profit des rivalités mondiales pour attirer des investissements, renforcer son économie et se positionner comme un acteur régional incontournable. Mais il court aussi le risque de devenir un terrain de jeu pour des puissances étrangères aux intérêts divergents. « L’enjeu, c’est de garder le contrôle de notre destin », insiste le politologue Jean-Marc Nguéma. « Il faut savoir ouvrir des portes sans perdre les clés de la maison. » Dans cette quête d’équilibre, chaque décision compte. Chaque alliance, chaque réforme, chaque projet peut faire pencher la balance vers l’émancipation ou la dépendance. Le Gabon saura-t-il tracer sa propre voie au milieu des tempêtes géopolitiques qui secouent le monde ? Ou finira-t-il par se perdre dans le labyrinthe des influences croisées ? Sur le même sujet Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « nan », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirCapitales, économies et enjeux africainsBusiness rentable en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “Gabon face aux mutations géopolitique mondiales : entre opportunités et risques” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. Pour approfondir sur geopolitique en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. capitales africainesPIB des pays africainspays les plus developpes d'Afrique #### Gaz : le pont de l’Afrique du Sud vers un avenir bas carbone ? L’Afrique du Sud a un besoin urgent d’un accès sécurisé à l’énergie, associé à une voie claire vers la décarbonisation. La réponse aux questions énergétiques du pays semble résider dans une combinaison bien équilibrée de gaz et d’énergies renouvelables. Comment un pays si dépendant du charbon peut-il faire la transition d’un carbone lourd aujourd’hui à un demain sans carbone ? La réponse réside dans un pont et ce pont est le gaz. Accroître d’urgence l’accès à l’énergie Selon le Dr Minnesh Bipath, CIO par intérim et directeur général du South African National Energy Development Institute (SANEDI), la décarbonisation n’est pas négociable. Cependant, alors que diverses options d’énergie propre deviennent compétitives et que de plus en plus d’énergies renouvelables sont mises en ligne en remplaçant les technologies du charbon, Bipath pense que nous devrons faire face à l’intermittence qui l’accompagne et résoudre les problèmes d’inertie. Dans son option, la génération et le stockage flexibles deviendront essentiels. Cependant, estime-t-il, la production de gaz, ainsi qu’un mélange de gaz naturel et d’hydrogène, est la solution pour décarboniser l’économie sud-africaine. Voici une vidéo en anglais relatant le marché du gaz en Afrique : Bipath a clairement indiqué que le plan de ressources intégré (IRP) de l’Afrique du Sud 2019 nécessite un mix énergétique, un mix qui inclut les fossiles, le nucléaire et les énergies renouvelables. Afin d’assurer une transition juste, le mélange doit inclure tous ces aspects. Selon Maurice Radebe, directeur et directeur de la WITS Business School en Afrique du Sud, il existe une source d’énergie évidente qui peut assurer une transition juste. Selon le panel, toutes les formes de gaz seront nécessaires pour décarboner le pays tout en garantissant la création d’emplois pour tous ceux qui font actuellement partie de l’économie des combustibles fossiles. Le Gaz de Pétrole Liquide (GPL), ainsi que le Gaz Naturel Liquide (GNL), offrent un grand potentiel de création d’emplois, notamment en raison des réserves de gaz récemment découvertes en Afrique du Sud et au Mozambique. Dans quelle mesure l’Afrique du Sud est-elle prête pour une révolution du gaz ? Le Dr Minnesh Bipath pense que plusieurs facteurs suggèrent que le pays est prêt pour le gaz. L’hydrogène devrait être compétitif en termes de coûts d’ici 2030 et les fonds d’urgence du gouvernement pour l’électricité devraient stimuler un développement rapide, allant même jusqu’à mettre en place des navires à moteur, fournissant de l’électricité à base de GNL. L’Afrique du Sud a commencé à développer des plans d’hydrogène il y a 10 ans avec la création du livre blanc sur l’hydrogène. Et maintenant, l’Afrique du Sud possède également 75 % des réserves mondiales de platine, un élément essentiel de la technologie des piles à combustible. Bipath ajoute que le ministère des Sciences et de l’Innovation a dépensé 1,2 milliard de rands (890 millions de dollars) pour développer les compétences et la propriété intellectuelle dans cet espace. La feuille de route de la Hydrogen Society et le développement des corridors de valeur du platine stimuleront l’économie de l’hydrogène du pays. Ces projets commenceront par cibler le secteur des transports, responsable de 91 % des émissions de l’Afrique du Sud, voire réinventer le rail avec des trains à hydrogène. #### Génocide rwandais : Pourquoi Félicien Kabuga veut être jugé en France Accusé de « crime contre l’humanité » lors du génocide rwandais, Félicien Kabuga,  présumé « financier » du génocide rwandais a été arrêté à Paris, samedi 16 mai, 2020. Pour ce faire, la chambre d’appel de Paris devrait se prononcer sur son éventuel transfert à la cour pénal international à la Haye au Pays Bas. Mais   l’homme d’affaire rwandais  a marqué son opposition  à son transfert devant la justice internationale. Il souhaite être jugé en France. Dans ce choix de l’accusé on pourrait  y voir l’idée d’être prêt de sa famille à cause de son âge avancé mais surtout à cause de la crise sanitaire de Covid-19 secoue en ce moment le monde entier. « Nous souhaitons, y compris pour sa santé, y compris pour les conditions dans lesquelles il sera amené à être jugé, à ce qu’il soit jugé en France et c’est son souhait. Notre client ne va pas bien, il a vraiment des difficultés, y compris à comprendre ce qui lui est reproché. Et pour cela, nous allons demander une expertise extrêmement rapidement dans de très brefs délais. », Soutient l’avocat de Félicien Kabuga, maître Laurent Bayon. Ce vœu de Félicien Kabuga sera-t-il exaucé ? Cette option semble moins sûre. Car  selon la juridiction française, une fois que l’audience se sera tenue, la cour d’appel de Paris aura quinze jours pour se prononcer sur la validité du mandat d’arrêt émis par le Mécanisme, la structure chargée d’achever les travaux du Tribunal international pour le Rwanda et décider de l’y transférer. Le cas échéant, le mandat d’arrêt prévoit que le procès se tienne à Arusha, mais la procureure a souligné  qu’en raison de la crise sanitaire en cours, il n’était pas exclu que Félicien Kabuga soit, dans un premier temps au moins, envoyé à La Haye. Mais au moment où Félicien Kabuga  est arrêté, il y a  des interrogations sur le cas de la veuve de l’ancien Présidents rwandais. Des interrogations sur le cas  de Mme Habyarimana Selon certaines personnes, au moment où  Félicien Kabuga est arrêté,  Mme Habyarimana, la veuve de l‘ancien président rwandais, Habyarimana tué dans un crash d’avion devrait être aussi arrêtée. Cette option a été bottée en touche par son avocat qui selon lui, il  est tendancieux de comparer la situation de cet homme à celle de Mme Habyarimana qui  vit en France depuis l’assassinat de son mari.   Car elle avait fait l’objet d’une demande d’extradition de Kigali qui avait été refusée par la justice française et d’une plainte de plus de 10 ans qui n’a jamais donné lieu à aucune poursuite. « Agathe Habyarimana, est particulièrement choquée par certains commentaires ayant accompagnés l’annonce de l’arrestation de Félicien Kabuga sur le territoire français le week-end dernier, commentaires qui tendraient à vouloir relier son sort et sa situation judiciaire en France avec celle de Félicien Kabuga qui, je le rappelle, est poursuivi et ce depuis de nombreuses années par la juridiction pénale internationale, ce qui n’a jamais été le cas de madame Habyarimana », indique maître Philippe Meilhac . L’avocat de Mme Habyarimana a ajouté que cet amalgame  ne correspond pas du tout à la réalité judiciaire. Somme toute pour lui Agathe Habyarimana est placée sous le régime témoin assistée. #### Ghana : comment les transports publics pourraient contribuer à accroître l’utilisation de l’argent mobile ? Le Ghana envisage de demander aux opérateurs de transports publics d’accepter l’argent mobile pour accroître l’utilisation des paiements sans numéraire. L’objectif est d’utiliser les transports en commun, y compris les bus, comme un moyen d’étendre l’utilisation de l’argent mobile au-delà des simples transferts d’argent, a déclaré une source proche des discussions. Les consultations avec les propriétaires, les syndicats des transports et les partenaires de développement sont en cours et une décision pourrait être prise dans les mois à venir. Le Ghana a l’un des taux d’utilisation de l’argent mobile les plus élevés d’Afrique, mais reste en retard sur le Kenya. Selon Boston Consulting Group, les transactions via les portefeuilles mobiles et les téléphones représentent 87 % du PIB du Kenya, tandis qu’au Ghana, elles en représentent 82 %. Faciliter l’accès aux services financiers En mai 2020, le Ghana a adopté la feuille de route Cash-Lite, conçue pour promouvoir un meilleur accès aux services financiers. Le gouvernement a mis en place une nouvelle unité de coordination des paiements numériques (DPCU) pour piloter la mise en œuvre. Voici une vidéo montrant ce marché : Les éléments clés de la stratégie cash-lite consistent à appliquer les paiements numériques pour tous les services gouvernementaux, en particulier dans les zones urbaines. Le plan vise à numériser le secteur des transports avec la technologie « tap and go » dans les péages, les parkings sans numéraire et les gares routières. Les espèces représentent 98,7 % des paiements en volume, et le principal instrument non monétaire reste les chèques. Cash-Lite Le gouvernement a identifié une série d’obstacles à une utilisation plus large de l’argent mobile. Ceux-ci incluent le manque de politiques imposant ou incitant les paiements numériques, une culture de trésorerie enracinée et une faible littératie et sensibilisation financières. Il faut beaucoup de prise en main pour aider les particuliers et les entreprises à comprendre les avantages des paiements numériques. Il donne l’exemple des marchés alimentaires, où les vendeurs refusent généralement lorsqu’il essaie de payer avec de l’argent mobile. De nombreux commerçants n’en veulent tout simplement pas. Avec insistance,  un vendeur de nourriture peut être en mesure de trouver un ami qui acceptera le paiement. Le moyen de sortir de ce processus est de créer davantage de cas d’utilisation qui feront de l’argent mobile une partie de la vie quotidienne. Les cas d’utilisation ne sont pas aussi diversifiés qu’ils pourraient l’être. Ils ont besoin de plus qu’une réglementation. Vous avez besoin de confiance dans l’écosystème pour étendre l’infrastructure. En bout de ligne La recherche est donc lancée pour des cas d’utilisation qui peuvent accélérer le passage aux paiements numériques. Celles-ci comprennent le paiement des frais pour les produits, services et amendes du gouvernement, les paiements aux services publics, comme l’eau et l’électricité, et les transactions commerciales et de détail. Les transports de masse pourraient bientôt être en première ligne pour faire adopter le mobile money au Ghana. #### Ghana : la montée en puissance de l’industrie du cacao transformé À l’aube, dans les collines brumeuses de l’Ashanti, une odeur douce-amère flotte dans l’air. Ce n’est plus seulement celle des fèves séchées au soleil, mais celle du chocolat fraîchement coulé. Quelque chose est en train de changer au Ghana. Et ce changement pourrait bien bouleverser l’équilibre mondial du cacao. Le Ghana, géant discret du cacao brut Depuis des décennies, le Ghana est l’un des plus grands producteurs mondiaux de cacao. Avec plus de 800 000 tonnes récoltées chaque année, il se classe juste derrière la Côte d’Ivoire. Pourtant, jusqu’à récemment, 85 % de cette précieuse récolte était exportée à l’état brut. « On envoyait nos fèves à l’étranger, et elles revenaient sous forme de chocolat dix fois plus cher », confie Kwaku Mensah, cultivateur dans la région de Brong-Ahafo. « C’était frustrant. » Le pays, riche en savoir-faire agricole, restait pourtant en marge de la chaîne de valeur du chocolat. La transformation, la création de marques, la distribution : tout cela se faisait ailleurs. Jusqu’à maintenant. Un virage stratégique porté par l’État Ces dernières années, le gouvernement ghanéen a décidé de changer les règles du jeu. L’objectif ? Passer d’un simple fournisseur de matières premières à un acteur majeur de l’agro-industrie cacaoyère. En 2020, l’État a lancé un ambitieux programme de soutien à la transformation locale du cacao. Subventions, exonérations fiscales, partenariats public-privé : tout a été mis en œuvre pour encourager l’installation d’usines et la montée en gamme du secteur. « Nous voulons que le Ghana devienne une référence mondiale pour le chocolat africain », déclarait en 2022 Joseph Boahen Aidoo, directeur du Ghana Cocoa Board. « Cela signifie créer de la valeur ici, pour notre économie, nos jeunes et nos communautés. » Le pari commence à porter ses fruits. En cinq ans, la part du cacao transformé localement est passée de 15 % à plus de 30 %, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture. Des usines qui transforment les fèves… et les destins Dans la zone industrielle de Tema, près d’Accra, les machines tournent jour et nuit. Barry Callebaut, Niche Cocoa, Cocoa Processing Company : les grandes usines se multiplient. Elles transforment les fèves en beurre, poudre, pâte ou chocolat prêt à l’exportation. Mais au-delà des chiffres, c’est une révolution sociale qui s’opère. Plus de 10 000 emplois directs ont été créés dans le secteur de la transformation depuis 2018. Des techniciens, des ingénieurs, des spécialistes du marketing… Une nouvelle génération de professionnels émerge. Afia Owusu, 27 ans, travaille dans une chocolaterie locale. « Je n’aurais jamais imaginé faire carrière dans le chocolat ici, au Ghana. Aujourd’hui, je supervise la qualité des tablettes destinées à l’Europe. C’est une fierté immense. » Les communautés rurales, longtemps cantonnées à la culture du cacao, voient aussi les bénéfices. Des coopératives se forment pour créer des mini-unités de transformation artisanale. Certaines femmes lancent leurs propres marques locales, vendues en ligne ou dans les marchés urbains. Une identité chocolatée qui s’affirme Le Ghana ne veut plus être seulement un producteur. Il veut être une signature. Un nom qui évoque un goût, une origine, une histoire. Des marques comme 57 Chocolate, Fairafric ou Midunu Chocolates misent sur le “bean-to-bar” 100 % ghanéen. Elles valorisent non seulement la qualité des fèves, mais aussi l’artisanat local, les saveurs africaines, le design et la narration culturelle. « Nous ne faisons pas que du chocolat, nous racontons une histoire », explique Kimberly Addison, cofondatrice de 57 Chocolate. « Une histoire de femmes, de traditions, de renaissance. » Les consommateurs occidentaux, de plus en plus sensibles à la traçabilité et à l’éthique, répondent présents. En 2023, les exportations de chocolat transformé au Ghana ont augmenté de 42 %, selon les données du Ghana Export Promotion Authority. Des défis encore à surmonter Malgré cet essor, le chemin reste semé d’embûches. L’accès au financement pour les PME, le coût de l’électricité, la logistique intérieure et la concurrence mondiale freinent encore la croissance du secteur. « Transformer du cacao, ce n’est pas juste une question de machines. Il faut toute une chaîne logistique, des normes sanitaires strictes, des certifications internationales », souligne Nana Asante, consultant en agro-industrie. « Beaucoup de jeunes entreprises peinent à franchir ces étapes. » Le Ghana doit aussi composer avec les fluctuations du marché mondial du cacao, les enjeux climatiques et la pression des multinationales qui préfèrent garder la transformation dans leurs pays d’origine. Pourtant, la détermination est là. Et elle s’appuie sur une vision à long terme, portée par une jeunesse éduquée, connectée et ambitieuse. Un modèle pour l’Afrique ? Ce qui se joue au Ghana dépasse ses frontières. D’autres pays producteurs, comme le Nigeria, le Cameroun ou la Côte d’Ivoire, observent de près cette montée en puissance. Et si l’Afrique, qui produit plus de 70 % du cacao mondial, devenait aussi le berceau d’un nouveau chocolat, éthique, local, audacieux ? « Nous avons longtemps été spectateurs de notre propre richesse », confie Ama Kusi, entrepreneuse chocolatière. « Aujourd’hui, nous reprenons la main. Et ce n’est que le début. » Le cacao n’est plus seulement une matière première. C’est devenu un symbole. Celui d’une Afrique qui transforme, qui crée, qui exporte non seulement des produits, mais une vision du monde. Reste à savoir jusqu’où cette révolution douce pourra aller. Et si, un jour, les plus grandes marques de chocolat ne seront plus suisses ou belges… mais ghanéennes. #### Ghana : la montée en puissance de l’industrie du cacao transformé Dans une ruelle animée d’Abidjan, des effluves de chocolat chaud s’échappent d’un petit kiosque. Pourtant, ce cacao vient de bien plus à l’est, du Ghana voisin. Là-bas, une révolution silencieuse est en cours. Le pays, longtemps cantonné au rôle de fournisseur de fèves brutes, veut désormais transformer lui-même son or brun. Et il semble bien décidé à ne plus le laisser fondre entre les doigts des autres. Un géant du cacao qui veut plus que produire Le Ghana est le deuxième producteur mondial de cacao, juste derrière la Côte d’Ivoire. En 2023, il a exporté près de 750 000 tonnes de fèves, selon les données de la Ghana Cocoa Board. Mais jusqu’à récemment, moins de 20 % de cette production était transformée localement. « Pendant des décennies, nous avons laissé la valeur ajoutée nous échapper », confie Kwame Asare, directeur d’une coopérative de producteurs à Kumasi. « On produisait, on vendait, et c’était fini. Les bénéfices, eux, se faisaient ailleurs. » Ce « ailleurs », ce sont les grandes entreprises européennes et américaines, qui transforment les fèves en poudre, beurre ou chocolat, et captent jusqu’à 80 % de la valeur finale du produit. Une logique que le Ghana est aujourd’hui bien décidé à inverser. Des investissements massifs dans la transformation locale Depuis cinq ans, le gouvernement ghanéen multiplie les initiatives pour développer une industrie locale de transformation. À Tema, dans la zone industrielle du port, plusieurs usines flambant neuves ont vu le jour. La plus impressionnante reste sans doute celle de Niche Cocoa, une entreprise 100 % ghanéenne qui exporte désormais du chocolat fini vers les États-Unis et le Japon. « Nous avons investi plus de 30 millions de dollars dans notre nouvelle ligne de production », explique Edmund Poku, PDG de Niche Cocoa. « Notre objectif est clair : faire du Ghana un acteur mondial du chocolat, pas seulement du cacao. » Le pays bénéficie aussi de partenariats stratégiques. En 2022, la Ghana Cocoa Processing Company a signé un accord avec la China Development Bank pour moderniser ses installations. Résultat : la capacité de transformation nationale a bondi de 40 % en trois ans. Une volonté politique assumée À Accra, le discours est sans ambiguïté. « Nous ne voulons plus être simplement des exportateurs de matières premières », déclarait récemment le président Nana Akufo-Addo lors d’un forum économique. « Le Ghana doit se positionner comme un centre de transformation et d’innovation agroalimentaire. » Pour cela, le gouvernement a mis en place des incitations fiscales pour les entreprises locales, réduit les droits de douane sur les équipements de transformation, et soutient la formation de techniciens dans les régions productrices. Plus de 2 000 jeunes ont ainsi été formés entre 2020 et 2023 dans des centres spécialisés à Sunyani et Takoradi. « Ce n’est pas qu’une question d’économie », souligne Ama Boateng, économiste à l’Université du Ghana. « Il s’agit aussi de souveraineté, de dignité. Le cacao, c’est notre histoire. Il est temps que cela se reflète dans notre industrie. » Le défi de la qualité et des standards internationaux Mais transformer localement ne suffit pas. Encore faut-il répondre aux exigences des marchés mondiaux. Les normes sanitaires, le goût, la traçabilité : autant de défis auxquels les industriels ghanéens doivent faire face. « On ne peut pas vendre du chocolat en Allemagne ou au Japon avec les mêmes standards qu’au marché de Kumasi », explique Kojo Mensah, responsable qualité chez Cocoa Processing Company. « Il a fallu tout apprendre : les certifications, les audits, la logistique. » Pour y parvenir, plusieurs entreprises ont investi dans des laboratoires de contrôle qualité et obtenu des certifications ISO. Le Ghana a également mis en place un système de traçabilité numérique, permettant de suivre chaque lot de cacao depuis la ferme jusqu’à l’usine. Résultat : les exportations de produits transformés (beurre, poudre, chocolat) ont augmenté de 65 % en quatre ans, selon le ministère du Commerce. Un impact social et économique tangible Au-delà des chiffres, la transformation locale commence à changer des vies. À Sefwi-Wiawso, une région cacaoyère de l’ouest, les coopératives investissent désormais dans de petites unités de transformation artisanale. Des femmes comme Abena Owusu, 42 ans, y produisent du chocolat artisanal vendu sur les marchés locaux. « Avant, je vendais des fèves à des commerçants qui venaient de la ville », raconte-t-elle. « Maintenant, je transforme moi-même. Je gagne trois fois plus, et mes enfants vont à l’école. » Selon une étude de la Banque africaine de développement, chaque tonne de cacao transformée localement crée en moyenne 4 à 5 emplois directs. Un potentiel énorme pour un pays où plus de 800 000 familles vivent du cacao. Vers une nouvelle identité chocolatée ? Le Ghana est-il en train de devenir une terre de chocolat, et plus seulement de cacao ? Certains y croient fermement. Des marques locales comme 57 Chocolate ou Fairafric commencent à se faire un nom à l’international, misant sur le « made in Africa » et sur une histoire authentique. « Les gens veulent savoir d’où vient leur chocolat, qui l’a fait, comment », explique Priscilla Addo, cofondatrice de 57 Chocolate. « Et nous avons une histoire à raconter. » Le pays mise aussi sur le tourisme chocolatier. À Accra, des circuits proposent désormais des visites d’usines, des ateliers de dégustation, et des rencontres avec les producteurs. Une manière de reconnecter le produit à son origine, et de faire du cacao non plus une simple matière première, mais un symbole culturel et économique. Alors que les cours mondiaux du cacao atteignent des sommets, le Ghana semble bien décidé à ne plus dépendre uniquement des marchés volatils. En transformant son cacao, le pays transforme aussi son avenir. Reste à savoir si cette ambition tiendra la distance, et si le chocolat ghanéen saura conquérir les palais du monde entier. #### Ghana : le défi de la transformation locale du cacao Dans les ruelles de Kumasi, l’odeur du cacao torréfié flotte dans l’air, mêlée au bourdonnement des machines artisanales. Joseph Mensah, 34 ans, s’active dans son petit atelier. Avec ses mains tachées de chocolat, il murmure : « Pourquoi vendrions-nous notre or brun brut, alors que nous pouvons en faire des merveilles ici même ? » Au Ghana, deuxième producteur mondial de cacao, une révolution silencieuse est en marche : transformer localement ce trésor national plutôt que de l’exporter brut. Mais entre ambitions politiques, réalités économiques et résistances invisibles, le défi s’annonce colossal. Un géant du cacao aux pieds liés Chaque année, le Ghana produit environ 850 000 tonnes de fèves de cacao. Pourtant, plus de 80 % de cette production quitte le pays sans transformation. Les fèves sont expédiées vers l’Europe ou l’Asie, où elles sont transformées en tablettes, poudres ou crèmes qui reviendront ensuite sur le continent africain, souvent à prix fort. « C’est absurde. Nous avons la matière première, mais pas la valeur ajoutée », s’indigne Ama Owusu, économiste à l’Université du Ghana. En effet, selon la Banque mondiale, seulement 5 à 7 % de la valeur finale d’une tablette de chocolat revient aux pays producteurs. Le Ghana, tout comme son voisin ivoirien, tente depuis plusieurs années de renverser cette logique. Des initiatives publiques et privées émergent, mais les obstacles restent nombreux. Une volonté politique affirmée, mais fragile En 2017, le gouvernement ghanéen annonçait un plan ambitieux : transformer localement au moins 50 % de sa production de cacao d’ici 2030. La Ghana Cocoa Board (Cocobod) a investi dans des partenariats avec des entreprises locales et étrangères pour construire des unités de transformation dans les régions productrices. « Nous voulons créer une véritable industrie du chocolat au Ghana », déclarait Fiifi Boafo, porte-parole de la Cocobod, lors d’un forum à Accra. « Cela signifie plus d’emplois, plus de revenus pour les agriculteurs et une place plus forte sur le marché mondial. » Mais la réalité est plus complexe. Le manque d’infrastructures, les coupures d’électricité fréquentes et les coûts élevés de production freinent les ambitions. De nombreuses petites entreprises ferment à peine lancées, étouffées par la concurrence des géants du chocolat installés à l’étranger. Les artisans du goût : une nouvelle génération de chocolatiers Dans les quartiers de Tema ou de Takoradi, une nouvelle génération de chocolatiers émerge. Ils sont jeunes, formés localement ou à l’étranger, et veulent redonner au cacao ghanéen ses lettres de noblesse. « Nous ne voulons plus être seulement des fournisseurs de fèves. Nous voulons raconter notre histoire à travers le chocolat », explique Nana Adjei, fondatrice de la marque “Golden Bean”, qui exporte des tablettes artisanales vers les États-Unis et le Japon. Ces entrepreneurs misent sur le “bean-to-bar” (de la fève à la tablette), un modèle qui valorise la traçabilité, la qualité et l’identité locale. Mais ils doivent souvent se battre pour accéder à un financement, à des équipements modernes ou à des emballages adaptés aux normes internationales. « C’est David contre Goliath », sourit Nana. « Mais au moins, David a commencé à lancer des pierres. » La main invisible des multinationales Derrière l’ombre du cacao ghanéen se cachent des intérêts puissants. Nestlé, Mars, Barry Callebaut ou Mondelez contrôlent une grande partie de la chaîne de valeur mondiale. Ces entreprises achètent les fèves à bas prix, maîtrisent la transformation et dictent les tendances du marché. « Tant que nous ne briserons pas cette dépendance, nous resterons à la périphérie », affirme Kojo Badu, consultant en agro-industrie. Il souligne que les multinationales ont peu d’intérêt à voir émerger une industrie locale forte, qui pourrait concurrencer leurs produits sur le marché africain. En 2020, le Ghana et la Côte d’Ivoire ont tenté de reprendre la main en imposant un prix plancher du cacao à 2 600 dollars la tonne, assorti d’une prime de 400 dollars pour améliorer les revenus des producteurs. Une initiative saluée, mais qui a provoqué des tensions avec les acheteurs internationaux. Les producteurs, grands oubliés de la transformation Dans les plantations de l’Ashanti, les petits producteurs observent ces débats avec distance. Pour eux, la priorité reste la survie. « Je cultive le cacao depuis 25 ans, mais je n’ai jamais goûté de chocolat », confie Kwame Agyeman, 52 ans. « Ce n’est pas pour nous, c’est pour les riches. » La transformation locale pourrait pourtant changer la donne. En créant des emplois dans les zones rurales, en augmentant la demande locale et en diversifiant les débouchés, elle pourrait offrir de nouvelles perspectives aux agriculteurs. Mais pour cela, il faut les inclure dans le processus. « Il est temps que les producteurs deviennent aussi des partenaires dans la chaîne de valeur, pas seulement des fournisseurs de matières premières », plaide Grace Tetteh, coordinatrice d’une coopérative dans la région de Brong-Ahafo. Un avenir encore incertain, mais porteur d’espoir Le Ghana se trouve à un carrefour. L’envie de transformer son cacao localement est réelle, portée par une jeunesse créative, des politiques volontaristes et une prise de conscience croissante. Mais les défis sont immenses, et les résistances systémiques bien ancrées. Pour réussir, il faudra plus que des discours : des investissements massifs, une refonte des politiques agricoles, une meilleure formation et un accès équitable aux ressources. Et surtout, une vision partagée entre l’État, les entreprises et les communautés rurales. « Le cacao, c’est notre identité. Si nous ne le transformons pas nous-mêmes, qui le fera pour nous ? » interroge Joseph Mensah, en versant une nouvelle coulée de chocolat dans ses moules artisanaux. Le parfum sucré emplit à nouveau l’air, comme une promesse suspendue. Et si l’avenir du chocolat se jouait enfin là où tout commence : dans les mains de ceux qui cultivent la terre ? #### Ghana : le monde du football pleure le décès d’Alhaji Jawula, ancien président de la GFA Hier, le monde du football a rendu hommage à Lepowura Alhaji Nuru-Deen Jawula, ancien président de la Ghana Football Association (GFA), décédé samedi dernier des suites d’une maladie. L’homme de 74 ans a été enterré à Nashville, aux États-Unis d’Amérique, conformément aux traditions islamiques, alors que de nombreux hommages affluaient du monde entier à son égard. Le football est un sport très populaire au Ghana. Cela se reflète par l’engouement des Ghanéens lors des nombreuses compétitions. D’ailleurs, durant ces tournois, les gens peuvent profiter des bonus de bienvenue 22Bet pour parier sur les matchs du Ghana. Jawula avait été président de la GFA de 1995 à 2009 et son rôle dans la promotion et le développement du football ghanéen a été largement célébré. Il a travaillé assidûment à la transformation de l’équipe nationale du pays en une puissance du football africain et a contribué à la mise en place de nombreux programmes de développement des jeunes. Une cérémonie très émouvante Il avait été admis au centre médical de l’Université du Ghana avant d’être expulsé du pays par avion la semaine dernière. Son enterrement a été suivi par un grand nombre d’amis et de membres de la famille qui s’étaient réunis pour faire leurs adieux à l’administrateur sportif bien-aimé. De nombreux discours sincères ont été prononcés par ses proches, louant son règne en tant que patron de la GFA. Pendant son mandat, il a supervisé des avancées majeures dans l’infrastructure du football de la nation, contribuant à inspirer une nouvelle génération de jeunes athlètes. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : https://www.youtube.com/watch?v=h20qZGQShSU Après le service, la dépouille d’Alhaji Jawula a été escortée pour être enterrée à sa dernière demeure dans un lieu non divulgué, avec tous les honneurs rendus par les personnes présentes. Un moment de silence a également eu lieu pour lui, au cours duquel on pouvait voir des membres de la foule essuyer des larmes en se souvenant des contributions d’Alhaji Jawula au fil des ans. Cet événement solennel restera sans aucun doute dans l’histoire comme le témoignage d’un homme qui a consacré sa vie à améliorer le football ghanéen et à inspirer les jeunes de toute la nation. Deuil national au Ghana Le Ghana est en deuil alors que le monde du football dans toute l’Afrique et ailleurs pleure la mort du charismatique Lepowura Jawula. Sa mort a été annoncée par l’Association ghanéenne de football (GFA) et partagée par le ministère de la Jeunesse et des Sports, l’Autorité nationale des sports (NSA) et des associations sportives à travers le continent. Même si ce grand homme a quitté cette terre, son immense contribution à la promotion et à la croissance du football ne sera jamais oubliée. Les Africains sont reconnaissants pour le rôle prépondérant qu’a joué Lepowura Jawula dans les succès réalisés par les Black Starlets. Il avait présidé l’équipe à partir de 1995 qui avait remporté l’or aux Championnats du monde U-17 organisés en Équateur. Cette victoire historique continue à inspirer les jeunes talents africains à ce jour. En outre, sa carrière a été une source d’inspiration pour les femmes qui œuvrent dans ce milieu à travers le continent africain, incitant plus de femmes à entrer dans les sphères décisionnelles du football africain. #### Ghana : situation politique, pays limitrophes et enjeux géopolitiques À l’aube, la brume se lève sur Accra. Dans les rues encore tièdes de la nuit, les klaxons reprennent leur chant quotidien. Le Ghana, souvent salué pour sa stabilité démocratique, se réveille chaque jour avec une conscience plus aiguë des turbulences qui l’entourent. Car sous la surface paisible de ce pays d’Afrique de l’Ouest, des tensions géopolitiques complexes tissent une toile invisible. D’ici 2030, le Ghana devra naviguer avec finesse entre ambitions nationales et pressions régionales, entre promesses économiques et menaces sécuritaires. Quelle est la situation politique du Ghana ? Le Ghana est souvent présenté comme l’un des pays les plus stables d’Afrique de l’Ouest. Ses enjeux géopolitiques concernent la sécurité régionale, la CEDEAO, les relations avec les pays limitrophes, la gestion économique et son rôle de plateforme démocratique et commerciale dans la région. Un voisinage sous tension Le Ghana partage ses frontières avec la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Togo. Trois pays, trois réalités, mais un point commun : l’instabilité croissante. Au nord, le Burkina Faso fait face à une insurrection djihadiste qui a déjà déplacé plus de 2 millions de personnes. Le risque de débordement n’est plus une hypothèse lointaine. “Nous avons renforcé la présence militaire à la frontière nord, mais la menace est fluide. Elle ne respecte ni les routes ni les clôtures”, confie le colonel Owusu Mensah, responsable de la sécurité frontalière dans la région du Haut Ghana oriental. Au Togo, la tension politique reste palpable après des années de contestation contre le régime en place. Quant à la Côte d’Ivoire, malgré une croissance économique impressionnante, les cicatrices des conflits passés ne sont pas totalement refermées. Le Ghana, lui, doit jouer l’équilibriste. Il veut rester un pôle de stabilité, tout en se préparant à l’éventualité d’un effet domino. D’ici 2030, la sécurisation des frontières et la coopération régionale seront vitales. La pression migratoire et ses enjeux Avec l’insécurité croissante dans le Sahel, le Ghana est devenu une destination de repli pour de nombreux réfugiés. En 2023, plus de 18 000 personnes fuyant le nord du Burkina Faso ont trouvé refuge dans le nord ghanéen, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). “Nous accueillons nos frères et sœurs, mais nos ressources sont limitées”, explique Adjoa Nkrumah, directrice d’un centre d’accueil à Bawku. “Les tensions avec les communautés locales montent, surtout quand les services de base sont saturés.” Le défi est double : humanitaire et sécuritaire. Car parmi les réfugiés peuvent se glisser des éléments radicaux. Le Ghana devra renforcer ses capacités d’identification, tout en évitant de stigmatiser les populations déplacées. Un équilibre délicat à maintenir. Les appétits énergétiques et les rivalités maritimes Depuis la découverte de gisements pétroliers offshore dans le bassin du Tano en 2007, le Ghana est entré dans le club des producteurs d’or noir. En 2022, il produisait environ 170 000 barils par jour. Mais cette manne attise aussi les convoitises. En 2017, une longue dispute maritime avec la Côte d’Ivoire a été tranchée par la Cour internationale de justice. Le Ghana a obtenu gain de cause, mais les tensions ne se sont jamais totalement dissipées. “Les eaux du Golfe de Guinée sont riches, pas seulement en pétrole, mais aussi en poissons. Les conflits entre pêcheurs ghanéens et ivoiriens sont fréquents”, explique Kwame Boateng, chercheur en géopolitique maritime. À cela s’ajoute la présence croissante de puissances étrangères en quête d’influence dans la région : Chine, Russie, Turquie… Le Ghana devra protéger ses intérêts économiques tout en évitant de devenir un terrain d’affrontement indirect. Les défis internes de la cohésion nationale Si le Ghana est souvent cité comme un modèle démocratique en Afrique, il n’est pas exempt de tensions internes. Le pays est composé de plus de 100 groupes ethniques, avec parfois des revendications autonomistes ou des conflits fonciers latents. En 2021, des affrontements communautaires dans la région de Volta ont fait plusieurs morts. Le mouvement sécessionniste Homeland Study Group Foundation réclame l’indépendance du “Western Togoland”, une revendication historique qui refait surface à intervalles réguliers. “La démocratie ne suffit pas si elle ne s’accompagne pas d’inclusion et de justice sociale”, avertit le politologue Nana Asante. “Le Ghana doit investir dans l’éducation, les infrastructures et la participation citoyenne dans les zones marginalisées.” D’ici 2030, la stabilité interne dépendra de la capacité à construire un sentiment d’unité nationale, au-delà des clivages ethniques et régionaux. Le rôle stratégique du Ghana dans la CEDEAO Le Ghana est un pilier de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il a joué un rôle central dans les médiations politiques en Guinée, au Mali et au Burkina Faso après les coups d’État successifs. Mais la CEDEAO elle-même traverse une crise de légitimité. En 2023, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé leur retrait de l’organisation. Une fracture qui affaiblit le projet d’intégration régionale. Le Ghana, qui mise sur l’unité ouest-africaine pour dynamiser son économie, devra redéfinir sa diplomatie. “Nous ne pouvons pas rester neutres face à la montée des régimes militaires. Mais nous devons aussi comprendre les frustrations des peuples”, estime Shirley Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires étrangères. Le pays pourrait être amené à choisir entre le pragmatisme économique et la fidélité aux principes démocratiques. Un dilemme qui s’annonce de plus en plus pressant. La jeunesse, entre espoir et impatience Plus de 57 % de la population ghanéenne a moins de 25 ans. Cette jeunesse, éduquée et connectée, nourrit de grandes attentes. Mais elle est aussi confrontée à un chômage élevé et à des inégalités persistantes. “On nous dit que nous sommes l’avenir du pays, mais l’avenir ne nous attend pas”, lâche Ama Kusi, 23 ans, diplômée en économie et toujours sans emploi. Le mécontentement grandit, notamment dans les zones urbaines. Des mouvements sociaux comme #FixTheCountry ont secoué le pays en 2021. Si les autorités n’y répondent pas par des réformes concrètes, la stabilité politique pourrait vaciller. Le Ghana devra investir massivement dans la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et les technologies. Car c’est dans cette jeunesse que se joue, en grande partie, l’équilibre géopolitique de demain. À mesure que 2030 approche, les défis s’accumulent. Le Ghana, fort de son histoire et de sa résilience, saura-t-il transformer ces menaces en opportunités ? Ou devra-t-il réinventer sa place dans un monde en recomposition constante ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Ghana face aux mutations géopolitique mondiales : entre opportunités et risques Dans les rues animées d’Accra, un murmure discret circule parmi les commerçants, les étudiants et les diplomates : le Ghana change. Pas seulement dans ses infrastructures ou ses ambitions économiques, mais dans la manière dont il se positionne sur l’échiquier mondial. Alors que les grandes puissances redessinent leurs alliances, ce pays d’Afrique de l’Ouest se retrouve à la croisée de trajectoires géopolitiques complexes. Entre promesses d’un avenir rayonnant et menaces invisibles, le Ghana avance en équilibre sur une ligne de crête incertaine. Un carrefour stratégique au cœur de l’Afrique de l’Ouest Le Ghana ne partage pas de frontières avec les grandes puissances, mais il est au centre de leurs attentions. Situé entre la Côte d’Ivoire et le Togo, avec une façade maritime ouverte sur l’Atlantique, le pays est devenu une plaque tournante pour les investissements étrangers et les intérêts stratégiques. Depuis 2010, le Ghana a découvert d’importantes réserves de pétrole offshore, attirant des géants comme ExxonMobil, TotalEnergies ou encore la China National Offshore Oil Corporation. “Le sous-sol ghanéen est devenu une carte précieuse dans le jeu énergétique mondial”, explique Kwame Mensah, analyste en géopolitique basé à Kumasi. Mais ce n’est pas tout. Le Ghana est aussi perçu comme un îlot de stabilité dans une région souvent secouée par les coups d’État militaires et les tensions ethniques. “Les partenaires internationaux voient en nous un modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest”, affirme Ama Owusu, chercheuse à l’Université du Ghana. Une réputation qui attire autant qu’elle expose. La Chine, les États-Unis et la bataille des influences Dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères ghanéen, une carte du pays est punaisée de drapeaux rouges, bleus et jaunes. Chacun représente un projet d’envergure : routes, hôpitaux, infrastructures numériques. Derrière ces initiatives, la Chine et les États-Unis se livrent une guerre d’influence feutrée mais intense. La Chine a construit le barrage de Bui, financé l’agrandissement du port de Tema et lancé des partenariats éducatifs. En 2021, elle est devenue le premier partenaire commercial du Ghana. “Ils ne posent pas trop de questions, ils signent et ils construisent”, confie un haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. Face à cela, Washington ne reste pas les bras croisés. Le Ghana bénéficie de l’appui du Millennium Challenge Corporation, avec plus de 500 millions de dollars injectés dans le secteur de l’énergie. En 2018, un accord de coopération militaire entre Accra et les États-Unis a suscité des manifestations, révélant les tensions sous-jacentes. “Nous sommes courtisés par tous, mais cela nous oblige à faire des choix stratégiques très délicats”, reconnaît Joseph Aidoo, conseiller au ministère de la Défense. “Trop de proximité avec l’un peut aliéner l’autre.” Une économie sous pression malgré le potentiel Le Ghana a longtemps été présenté comme un exemple de croissance en Afrique. Mais les dernières années ont mis à nu ses vulnérabilités. En 2022, le pays a connu une inflation galopante dépassant les 50 %, une dévaluation sévère du cedi et une dette publique culminant à 88 % du PIB. Pour éviter le défaut de paiement, Accra s’est tourné vers le FMI. Un prêt de 3 milliards de dollars a été accordé, assorti de réformes strictes. “Nous avions besoin d’un filet de sécurité, mais cela a un coût politique et social élevé”, admet le ministre des Finances, Ken Ofori-Atta. Malgré ces difficultés, le Ghana conserve un potentiel indéniable. Son secteur agricole, ses mines d’or — le pays est le premier producteur africain — et sa jeunesse dynamique représentent des atouts majeurs. Mais la dépendance aux marchés extérieurs et aux capitaux étrangers le rend vulnérable aux chocs mondiaux. “Le vrai défi, c’est de construire une économie résiliente, capable de résister aux turbulences géopolitiques”, estime Nana Agyeman, économiste indépendant. “Et cela demande une vision à long terme.” Instabilité régionale : un voisinage qui inquiète Le Ghana est entouré de pays secoués par des crises politiques ou sécuritaires. Le Burkina Faso au nord, en proie à une insurrection djihadiste. La Côte d’Ivoire, encore marquée par une décennie de tensions post-électorales. Le Togo, sous un régime autoritaire depuis plus de 50 ans. “Nous ne pouvons pas rester indifférents à ce qui se passe autour de nous”, déclare le colonel Emmanuel Boateng, responsable de la sécurité intérieure. “Les flux de réfugiés, le trafic d’armes, les infiltrations terroristes… tout cela a un impact direct sur notre stabilité.” En 2023, les autorités ont renforcé les patrouilles dans les régions frontalières et lancé des campagnes de sensibilisation dans le nord. Mais les défis restent immenses. Des cellules dormantes pourraient exister, selon certaines sources sécuritaires. “Le Ghana est une cible potentielle pour ceux qui veulent déstabiliser la région”, avertit une note confidentielle du Centre ouest-africain pour la lutte contre le terrorisme. “Sa stabilité est à la fois sa force et sa faiblesse.” Une jeunesse en quête de repères et d’avenir Dans les cafés de Tamale ou les campus de Cape Coast, la jeunesse ghanéenne s’interroge. Elle représente plus de 60 % de la population, mais elle peine à trouver sa place dans un pays en mutation rapide. “On nous parle d’opportunités, mais beaucoup finissent au chômage ou partent vers l’Europe”, confie Lydia, 24 ans, diplômée en informatique. “Nous voulons croire en notre pays, mais il faut que les dirigeants nous écoutent.” Les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression politique et de revendication. Le mouvement #FixTheCountry, lancé en 2021, a mobilisé des milliers de jeunes contre la corruption et l’inaction gouvernementale. “Le Ghana de demain se joue aujourd’hui dans les esprits de sa jeunesse”, affirme le sociologue Kofi Nyarko. “Si elle se sent exclue, elle deviendra une force de rupture. Si elle est intégrée, elle sera le moteur du changement.” Une diplomatie agile dans un monde incertain Face aux tensions internationales, le Ghana mise sur une diplomatie équilibrée. Il entretient des relations cordiales avec la Russie, tout en restant proche des États-Unis. Il soutient la CEDEAO, mais refuse les ingérences brutales. Il prône le panafricanisme, tout en cultivant ses partenariats bilatéraux. “Nous devons être comme l’eau, capables de nous adapter à toutes les formes sans perdre notre essence”, résume Shirley Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires étrangères. “Le monde change, mais notre cap reste le même : paix, développement, souveraineté.” Le Ghana veut jouer un rôle de médiateur, de pont entre les blocs. Il a récemment accueilli des pourparlers sur le Sahel, participé aux discussions sur la Zone de libre-échange africaine, et proposé des initiatives pour la cybersécurité régionale. Mais cette posture exige une vigilance constante. Un faux pas, une mauvaise lecture des équilibres, et le pays pourrait perdre son statut d’exception dans une région en ébullition. Alors que les plaques tectoniques de la géopolitique mondiale continuent de bouger, le Ghana parviendra-t-il à préserver son équilibre sans se faire écraser par les forces qui l’entourent ? La réponse se joue peut-être déjà, dans le silence des négociations et les regards tournés vers l’horizon. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Grève pour l’article 39 : comment sortir du cycle ? Les enseignants du Mali ont suspendu, le 13 décembre dernier, leur mot d’ordre de grève pour l’application de l’article 39, qui leur octroyait notamment 15,17% d’augmentation sur leurs salaires. Ce mouvement d’humeur récurrent témoigne du malaise profond dans le système éducatif malien. Aliou Diallo, candidat à la prochaine élection présidentielle, a prévu un plan pour améliorer la situation de cette école. Déblocage de 12,3 milliards de FCFA Les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont annoncé, le 13 décembre 2022, la suspension de leur grève pour l’article 39. Ils avaient déposé leur préavis de grève de 72 heures le 21 novembre dernier pour l’application stricte de ce texte à tensions. Dans un communiqué publié à l’issue des négociations avec le gouvernement de la Transition, les syndicalistes se réjouissent d’avoir obtenu quelques avancées majeures. Principalement une majoration de la prime spéciale de responsabilité de 12,3 milliards de FCFA. Les grévistes se félicitent également de l’élaboration et de l’examen du document cadre d’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Vers de nouvelles grèves cette année ? Si les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont suspendu leur mot de grève, ils n’ont pas dit qu’ils mettaient fin à leur combat pour l’application de l’article 39. Cette lutte a démarré en 2021. L’année dernière, ils ont observé des grèves et fermé des structures scolaires. Ils ont surtout boycotté les examens scolaires et refusé de faire les évaluations. Les nouveaux accords avec le gouvernement ne prévoient pas une application stricte de l’article 39. Ce qui laisse présager un retour à la charge à un moment ou l’autre au cours de l’année scolaire en cours. Aliou Diallo en médiateur lors de la grève de 2021 Cette éventualité inquiète Aliou Diallo, président d’honneur du parti ADP-Maliba. En 2021, l’ex député de Kayes a apporté sa contribution à la résolution de la grève. Il a organisé une rencontre avec les syndicalistes pour écouter leurs revendications et proposé des pistes de solutions. Lors de cette réunion, il a exprimé sa fierté d’avoir été formée par cette école malienne autrefois une référence en Afrique de l’ouest. Elle a fabriqué de hauts cadres et continue de le faire, mais avec plus de difficultés depuis quelques années. En tant que pur produit de cette école, il ne pouvait pas rester indifférent face à la crise actuelle. Un Plan Marshall pour redorer l’éducation nationale Pour enrayer définitivement les problèmes de l’éducation nationale, Aliou Diallo propose un plan Marshall. Ce programme pharaonique prévoit la construction d’écoles et d’universités dans toutes les régions du pays. Il vise aussi l’équipement des établissements scolaires en bancs et matériels didactiques. Le plan table en outre sur une amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants, à travers une bonification des salaires. Pour démontrer le sérieux de ses promesses, Aliou Diallo pointe les œuvres de sa Fondation Maliba. Depuis plusieurs années, cette organisation construit et réhabilite les salles de classe, distribue les kits scolaires à chaque rentrée et octroie des bourses d’études pour l’étranger aux plus méritants (Algérie, Maroc, Tunisie, France, Canada). #### Guérie du covid-19, la ministre de l’Economie du RDC, Bandubola Acacia fait un témoignage La ministre congolaise de l’Economie Bandubola Accacia a annoncé officiellement sa guérison du coronavirus le 7 avril, en présentant son attestation de guérison. Pendant sa prise de parole,  la ministre a fait un témoignage sur les moments difficiles qu’elle a traversés et n’a pas manqué de sensibiliser l’ensemble de la population congolaise sur l’importance de la cohésion nationale  en ces temps difficiles. La Ministre congolaise de l’Economie guérie du Covid-19 Acacia Bandubola, Ministre de l’Economie de la RDC, a été placée en quarantaine le 19 mars dernier, après avoir été testée positive au coronavirus. La Ministre congolaise est rentrée le 10 mars d’une visite en France et a commencé à présenter des symptômes le 17 mars. Après avoir passé presque un mois en isolement à son domicile, la Ministre s’est exprimée le 7 avril dernier pour annoncer sa guérison, attestation délivrée par le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, Secrétaire Technique du Comité Multisectoriel de la Riposte contre le covid-19,  à l’appui. D’autres membres du gouvernement congolais contaminés Juste après son retour de voyage, le 17 mars, Acacia Bandubola a participé au Conseil des ministres extraordinaire suite à la confirmation de 3 premiers cas de coronavirus dans la capitale congolaise. A l’annonce du résultat positif du test covid-19 de la Ministre, tous les membres du gouvernement qui étaient présents  à la réunion ont aussi été testés. Selon les informations relayées dans un article publié sur le site d’actualités médiacongo.net le 26 mars, plusieurs ministres ont été contrôlés positifs et un cas grave a même été relevé. Acacia Bandubola témoigne, rassure et appelle à la discipline La grande patronne de l’économie de la RDC a profité de sa prise de parole pour témoigner sur la gravité de la maladie, avec ces mots : « Cette maladie est entrée dans ma vie, est entrée dans ma chair, dans ma famille et m’a pris 2 êtres chers. Elle m’a pris ma grande sœur et mon grand frère [son directeur de cabinet adjoint]. Il faut que nous soyons conscients et que nous ne puissions pas prendre à la légère cette maladie. ». Elle a aussi tenu sensibiliser l’ensemble de la population congolaise : «  Je saisis cette occasion pour sensibiliser au sujet des mesures de prévention à appliquer pour éviter la propagation de cette pandémie qui frappe notre pays. Cette maladie est belle et bien réelle, mais elle n’est pas une fatalité et l’on peut s’en sortir en suivant les traitements préconisés ». Pour finir, Acacia Bandubola a annoncé entamer sa reprise de service afin de pouvoir travailler en vue de trouver les solutions pour faire tenir le pays face à la crise : « J’informe l’opinion que je reprends du service, dans les tous prochains jours, la plénitude de mes charges en tant que Ministre de l’Economie Nationale, au service de la nation et du peuple congolais qui, en cette période particulièrement difficile, attend de nous des solutions. ». Le dernier bilan de la pandémie du Covid-19 au RDC, à ce jour,  fait état de 241 cas confirmés, dont la grande majorité est dénombrée à Kinshasa, dans la capitale. 20 guérisons et 20 décès sont également recensés. #### Guerre entre la Russie et l’Ukraine : les Nigérians piégés demandent leur évacuation Alors que la Russie continue de bombarder des régions clés de l’Ukraine et des installations critiques, certains Nigérians résidant dans le pays ont appelé le gouvernement fédéral à les évacuer d’urgence. Depuis que la Russie a annoncé jeudi une offensive militaire contre l’Ukraine, le président Volodymyr Zelensky a déclaré que plus de 137 personnes avaient été tuées jusqu’à présent, y compris des civils. L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a également déclaré qu’environ 100 000 Ukrainiens ont été déplacés, dont des milliers fuyant vers les États européens voisins. Les puissances occidentales, dont l’OTAN, ont annoncé des sanctions radicales contre la Russie. Les Nigérians demandent de l’aide Les Nigérians en Ukraine implorent désespérément d’être évacués du pays d’Europe de l’Est alors que les bombes russes continuent de tomber sur des installations militaires et des bâtiments résidentiels. Obinna Ezugwu, un Nigérian basé en Ukraine, a déclaré à une plateforme d’information nigériane, TheNiche, que bien que sa ville de résidence n’ait pas été élevée, lui et de nombreux autres Nigérians vivent dans la peur et dorment dans le sous-sol pour éviter les bombes russes. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Il craint que bien que les bombes n’aient pas commencé à pleuvoir sur la ville de Soumy, le répit temporaire puisse être de courte durée, car les troupes russes semblent avoir doublé leur offensive non provoquée contre l’Ukraine. Les bombes russes ont été larguées principalement sur les deux villes ukrainiennes les plus importantes, Kiev et Kharkiv, où vivent de nombreux Nigérians. Il a dit que pour l’instant, ils survivent avec l’argent entre les mains et craignent qu’une fois que l’argent sera épuisé et que les fournitures cesseront d’arriver, leur sort pourrait s’aggraver. Le FG convoque des émissaires ukrainiens et russes Entre-temps, le gouvernement fédéral a convoqué hier les ambassadeurs de Russie et d’Ukraine au Nigeria, respectivement Alexei Shebarshin et Kirdoda Valerii, au sujet de l’évacuation des Nigérians des deux pays. Le ministre des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, qui a rencontré les envoyés séparément à huis clos, a révélé que lors de sa rencontre avec l’envoyé russe, il avait déclaré à Shebarshin que le gouvernement nigérian ne pouvait pas tolérer en tant que pays la violation de l’intégrité territoriale d’un État membre des Nations Unies, un pays avec lequel le Nigéria entretient des relations diplomatiques. Onyeama a également déclaré à Shebarshin que le Nigeria avait exhorté la Russie à revenir au statu quo avant l’action militaire et à donner la priorité à la diplomatie et au dialogue. Onyeama a révélé qu’il avait également discuté avec l’envoyé russe des modalités pratiques de la manière dont le Nigéria pouvait faire sortir ses citoyens d’Ukraine, de ceux qui souhaitaient quitter le pays et des mesures qu’ils pourraient prendre au fur et à mesure de leur emménagement, pour faciliter, aider et protéger Nigérians en Ukraine.  #### Guillaume Soro bientôt inéligible à la présidentielle ivoirienne d’octobre 2020 ? C’est ce mardi 28 avril 2020 que s’ouvrira le procès de Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, mais surtout candidat déclaré à la l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2020. L’information a été livrée à la presse le vendredi 24 avril par l’avocat de l’Etat ivoirien, Maître Abdoulaye Ben Méité. Ce qu’il faut retenir C’est ce mardi 28 avril 2020 que s’ouvrira le procès de Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire, mais surtout candidat déclaré à la l’élection présidentielle ivoirienne d’octobre 2020. L’information a. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Guillaume Soro et sa candidature de 2019  Guillaume Soro, en rupture de ban avec le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) parti au pouvoir avait annoncé sa candidature à la présidentielle sur les antennes des confrères de France 24 le vendredi 18 octobre 2019. Mais il risque de voir ce rêve présidentiel, muri de longue date, devenir une illusion car depuis le 23 décembre 2019 un mandat d’arrêt avait été émis par la justice ivoirienne pour les délits de détournements de fonds publics et blanchiment d’argent. Accusation qu’il récuse, accusant ses adversaires de procès politique et de machination pour l’empêcher de participer à la présidentielle. Alors que, sollicitée par ses avocats, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP), a dans une ordonnance provisoire rendue « à l’unanimité » par les dix juges, qui pandémie de coronavirus oblige, ont pour l’occasion siégé par visioconférence, « ordonné » à l’Etat de Côte d’Ivoire de « surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt émis contre Guillaume Kigbafori Soro » dans un délai d’un mois. Une audience ce jour mouvementée Selon Maître Méité Abdoulaye, avocat de l’Etat ivoirien «Nous avons reçu un avis d’audience pour l’audience du 28 avril prochain. Et cette audience avait été programmée avant même l’avènement de la décision de la Cour Africaine. Nous avons reçu les avis d’audience depuis la semaine dernière, nous informant en notre qualité d’avocats de la partie civile que cette audience est prévue pour se tenir ce 28 avril 2020 ».  En exil en France depuis fin décembre Guillaume Soro devrait donc être jugé demain mardi 28 avril au tribunal correctionnel d’Abidjan. Selon les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire, s’il est reconnu coupable, Guillaume Soro risque 20 ans de prison ferme. Dans ce cas de figure il devrai dire adieu à son ambition présidentielle. Credit photo : Kebetu.com #### Guinée : le secteur aurifère, clef de voute de la réussite économique Le secteur aurifère est l’une des principales ressources économiques de la Guinée et il peut devenir un levier de développement exceptionnel si ses retombées économiques sont à la hauteur des richesses extraites des sols. Des retombées rendues possibles par la lutte anticorruption et par les nombreuses oeuvres caritatives locales, comme la FOTIKAD.  Ce n’est un secret pour personne, la Guinée est l’un des pays africains aux sous-sols les plus prometteurs : la bauxite, bien évidemment, dont le tiers des réserves mondiales se situent dans le pays, mais aussi le fer, le pétrole, l’uranium, le manganèse, les diamants, et évidemment, l’or. Au total, l’exploitation minière représente environ 35% du PIB de la Guinée.  Cependant, depuis le changement de gouvernement de septembre 2021, les enjeux autour de la redistribution et le partage de la rente minière – véritable serpent de mer de la politique guinéenne – refont surface. L’arrivée au pouvoir de Mamadi Doumbouya s’est en effet effectuée dans un contexte d’accusations récurrentes de corruption du gouvernement d’Alpha Condé dans le secteur minier et le sujet est donc hautement politique.  Or, pour que les richesses extraites « ruissellent » jusqu’aux populations locales, il y a deux leviers : une lutte efficace contre la corruption – qui permet d’augmenter les revenus fiscaux des pouvoirs publics – et des politiques de « responsabilité sociale », incarnées dans la région par des oeuvres caritatives.  À ce titre, le secteur aurifère guinéen est particulièrement intéressant.  L’or guinéen aux Guinéens  En Guinée, le problème de la bauxite est identifié depuis longtemps : face à la puissance des groupes miniers asiatiques qui exportent la totalité du minerai vers la Chine, l’État guinéen peine à faire valoir ses droits. Plusieurs affaires de corruption ont éclaté ces dernières années et les nombreuses politiques d’éducation ou d’aménagement du territoire financées par des groupes chinois ne compensent probablement pas les pertes pour l’État et pour la société.  Source : Unsplash Les autres matières premières quant à elles (pétrole, diamants, manganèse…) sont certes importantes, mais insuffisamment présentes dans les sols pour représenter un véritable levier de transformation de l’économie guinéenne.  Le secteur de l’or – avec ses 700 tonnes de réserves selon la plupart des estimations – dispose de la « taille critique » pour potentiellement irriguer tout le tissu économique local. Mais à la différence de la bauxite, le secteur aurifère est en grande partie exploité par une myriade d’acteurs : deux gigantesques groupes miniers chinois dans l’exploitation de la bauxite, contre 300 entreprises dans l’or, très majoritairement guinéennes. Certes, celles-ci ont longtemps agi dans un cadre juridique flou, dans une ambiance de « ruée vers l’or » et de Far West. Mais ces petites et moyennes entreprises minières sont plus facilement encadrées par l’État et la corruption, quant à elle, est plus facile à combattre. La justice est en position de force, et c’est une très bonne nouvelle.  L’exemple de la « fondation Tidiane Koita pour l’aide et le développement »  Diversifié, le secteur aurifère n’en est pas moins organisé, principalement autour de « l’Union Nationale des Orpailleurs de Guinée ». Depuis plusieurs années, celle-ci s’est évertuée à fournir aux acteurs miniers un cadre juridique clair, notamment en établissant des cadastres et en développant l’ensemble des activités d’orpaillage sur place. Le Président de l’UNOG, le propriétaire de mines Tidiane Koita, se distingue justement depuis plusieurs années par les actions caritatives organisées par sa fondation « pour l’aide et le développement ».  Avec ses constructions de dispensaires et ses distributions de nourriture et de médicaments, la fondation de Tidiane Koita ne rend pas seulement service aux populations locales : elle participe à la construction d’une véritable image de « responsabilité sociale » de tout le secteur de l’or en Guinée. Une image qui manque cruellement aux autres secteurs miniers.  L’État guinéen a donc « de l’or entre les mains » : un secteur aurifère populaire, structuré, qui n’est pas trusté par de grands groupes étrangers et qui s’implique déjà dans des œuvres sociales. Désormais, c’est à la puissance publique de fournir un cadre juridique et politique stable aux orpailleurs pour que ceux-ci puissent faire « ruisseler » leur croissance sur l’ensemble de l’économie nationale.  #### Guinée face aux mutations entrepreneuriat mondiales : entre opportunités et risques Dans les ruelles animées de Conakry, entre les klaxons des taxis jaunes et les cris des vendeurs ambulants, une nouvelle génération d’entrepreneurs guinéens tente de redéfinir les règles du jeu. Ils sont jeunes, connectés, souvent autodidactes, et rêvent de transformer leur pays en hub d’innovation. Mais dans l’ombre des promesses, se dessinent aussi des défis redoutables. Un terreau fertile mais encore fragile La Guinée, longtemps perçue comme un pays enclavé économiquement, commence à attirer l’attention des investisseurs étrangers. Avec une croissance économique estimée à 5,7 % en 2023 selon la Banque africaine de développement, le pays montre des signes d’ouverture. Le secteur privé, encore embryonnaire, devient un levier de développement stratégique. “Il y a un vrai engouement chez les jeunes pour créer leur propre entreprise”, explique Mariama Diallo, fondatrice d’un incubateur à Labé. “Mais l’écosystème reste fragile. Il manque des financements, des infrastructures, et surtout, un accompagnement adapté.” En 2022, près de 68 % des jeunes Guinéens déclaraient vouloir créer leur entreprise, selon une enquête menée par l’Observatoire national de l’emploi. Pourtant, moins de 10 % parviennent à concrétiser leur projet. Le fossé entre l’ambition et la réalité reste profond. Le numérique, une brèche vers le monde Dans un cybercafé de Nzérékoré, Ibrahima, 24 ans, code un site de e-commerce sur un ordinateur vétuste. “J’ai appris tout seul sur YouTube”, dit-il en souriant. “Je veux vendre les produits artisanaux de ma région à l’étranger. Il faut qu’on montre ce qu’on sait faire ici.” Le numérique est devenu un tremplin inattendu pour les jeunes entrepreneurs guinéens. Grâce à l’accès croissant à Internet — aujourd’hui estimé à 33 % de la population — de nouvelles opportunités émergent : freelancing, commerce en ligne, applications mobiles adaptées aux réalités locales. Des startups comme GuinéeTech ou Kouran Energie misent sur des solutions technologiques pour répondre aux besoins de base : accès à l’énergie, à l’eau, à la santé. “Nous avons les idées, il nous faut juste les bons outils”, affirme Abdoulaye Bah, ingénieur et cofondateur d’une plateforme d’e-learning. “Le numérique nous permet de contourner les blocages traditionnels.” Des risques à ne pas sous-estimer Mais cette ruée vers l’entrepreneuriat n’est pas sans dangers. L’absence de cadre juridique clair, la corruption, et l’instabilité politique freinent les ardeurs. En 2021, la Guinée a connu un coup d’État qui a semé le doute chez de nombreux investisseurs. “Mon projet était prêt, mais les banques ont refusé de me suivre après le changement de régime”, confie Fatoumata Camara, promotrice d’une entreprise de recyclage à Kindia. “J’ai perdu deux ans de travail.” Les jeunes entrepreneurs sont également confrontés à une pression sociale forte. Dans un pays où le chômage touche près de 60 % des moins de 35 ans, se lancer seul sans filet de sécurité est un pari risqué. Beaucoup abandonnent, découragés par les lenteurs administratives ou les coûts cachés. L’appel des diasporas Face à ces obstacles, la diaspora guinéenne joue un rôle de plus en plus stratégique. Installés en Europe, aux États-Unis ou au Canada, de nombreux Guinéens investissent dans leur pays d’origine. Ils apportent des fonds, mais aussi des idées, des réseaux, et une autre vision de l’entrepreneuriat. “J’ai quitté Paris pour lancer une ferme agroécologique à Mamou”, raconte Amadou Barry, ancien ingénieur en informatique. “C’était un pari fou, mais je voulais montrer qu’on peut réussir ici avec des méthodes modernes.” Le gouvernement tente de capter cette énergie. Des initiatives comme la “Semaine de la diaspora” ou les incitations fiscales pour les investissements extérieurs commencent à voir le jour. Mais leur impact reste encore limité par un manque de coordination et de suivi. Les femmes, fers de lance silencieux Dans les marchés, les ateliers de couture ou les coopératives agricoles, les femmes guinéennes portent une grande partie de l’économie informelle. Pourtant, elles restent sous-représentées dans les sphères de l’innovation et du numérique. “On ne nous prend pas au sérieux quand on parle de technologie”, déplore Aïssatou Keïta, fondatrice d’une startup de livraison à Conakry. “Mais nous sommes là, et nous innovons à notre manière.” Des programmes comme “She Leads Africa” ou “Women in Tech Guinée” tentent de corriger le tir. En 2023, le nombre de femmes entrepreneures dans le secteur formel a augmenté de 18 %. Un chiffre encore modeste, mais révélateur d’un changement en cours. Une jeunesse à l’épreuve du futur La Guinée est à la croisée des chemins. Entre l’élan d’une jeunesse avide de changement et les pesanteurs d’un système encore verrouillé, l’avenir de l’entrepreneuriat reste incertain. Mais l’espoir, lui, ne faiblit pas. “On n’a plus le choix”, résume Mohamed Sylla, étudiant en économie. “Soit on construit notre avenir ici, soit on continue à fuir. Moi, j’ai choisi de rester.” Et si cette génération, souvent invisible, portait en elle les germes d’une révolution silencieuse ? Sur le même sujet Entrepreneuriat en Côte d’IvoireEntrepreneuriat au Gabon #### GWM défend le diesel propre comme référence tout-terrain à l’ère de l’électrification Alors que les véhicules à énergies nouvelles continuent de gagner du terrain à l’échelle mondiale, le moteur diesel efficace conserve toute sa pertinence—en particulier dans les environnements tout-terrain exigeants, où le couple, l’autonomie et la robustesse sont essentiels. GWM mène la charge avec des innovations diesel modernes qui remettent en question les idées reçues. Lors du récent événement GWM Thailand Diesel Day, la marque a démontré que le diesel d’aujourd’hui peut être propre, silencieux et remarquablement performant. Le tout-terrain offre son lot de sensations—mais aussi de véritables risques. Chaque année, de nombreux incidents sont liés à une mauvaise évaluation du terrain, à une surestimation des capacités du véhicule ou à un manque d’expérience du conducteur. Comme le souligne GWM : « Les véhicules tout-terrain apportent une forte valeur émotionnelle, mais ils comportent aussi de réels dangers. » Les groupes motopropulseurs traditionnels manquent souvent de couple à bas régime pour les ascensions, affichent une faible efficacité énergétique et les moteurs diesel sont généralement bruyants et rugueux. La motorisation diesel de GWM répond directement à ces points faibles, offrant des améliorations significatives en matière de puissance, de silence et de consommation. Le moteur 2.4T du GWM TANK 300 Diesel développe un couple de 480 N·m dès 1 500 tr/min, permettant des manœuvres à très basse vitesse (2,7 km/h) avec un couple aux roues de 26 000 N·m. Dans la zone de simulation tout-terrain du Diesel Day, le véhicule a franchi une série d’obstacles conçus pour reproduire des terrains difficiles—pentes abruptes, chemins de gravier, zones inondées—avec une précision sans effort. Cette démonstration prouve que le couple à bas régime élimine l’angoisse d’être « coincé », en apportant une réponse directe aux défis du terrain. Autrefois incompatibles, diesel et confort sonore font désormais bon ménage grâce à plus de 200 optimisations NVH développées par GWM. Le bruit au ralenti du TANK 300 Diesel descend sous les 65 dB—soit un niveau comparable à celui des véhicules essence—grâce à des systèmes d’entraînement par courroie, des engrenages anti-jeu et la technologie de suppression active du bruit (ANC). Lors de l’événement, de nombreux participants ont été surpris par le silence du moteur diesel, comparable à celui d’une berline haut de gamme. « Ce véhicule m’a fait oublier ce que je pensais savoir sur les moteurs diesel—il est plus fluide que tous les modèles actuels », a déclaré un journaliste automobile après essai. « On peut discuter normalement à 130 km/h, sans élever la voix—du jamais vu dans un tout-terrain diesel. » Cette avancée prouve qu’il est désormais possible d’allier performance et confort, remettant en cause des décennies de normes industrielles. Et l’autonomie ? Le moteur du TANK 300 Diesel intègre une chambre de combustion à géométrie optimisée (parois cylindriques, double conduit d’air tangent), permettant une consommation inférieure à 7,3 L/100 km lors de longs trajets. Dans la zone de démonstration « défi endurance », les visiteurs ont pu observer une simulation de parcours mixte—pentes, surfaces variées, irrégularités—où le TANK 300 Diesel a prouvé qu’une exploration prolongée hors route est désormais accessible. La vision de GWM va bien au-delà du TANK 300 Diesel. Le Diesel Day a aussi été l’occasion de présenter un système de classification tout-terrain tridimensionnel : une approche intégrée croisant les capacités du véhicule, les types de terrain et le niveau du conducteur, afin de créer un environnement à la fois sécurisé et palpitant. Comme le rappelle GWM : « Ce système a pour vocation de protéger notre communauté tout en lui permettant de vivre la passion du tout-terrain. » En combinant les véhicules à des contenus éducatifs (sensibilisation à la sécurité, formations pratiques) et à des données fiables (cartes de terrain, limites techniques), GWM construit un véritable écosystème où la maîtrise s’acquiert par la connaissance—et non uniquement par l’audace. Pour GWM, le Diesel Day dépasse le simple lancement de produit—c’est une déclaration. Alors que la marque se développe à l’international, elle n’exporte pas seulement des véhicules, mais une nouvelle définition de l’excellence tout-terrain : une approche où puissance rime avec précision, aventure avec vigilance, et robustesse avec raffinement. Au final, le message de GWM est clair : « Sortez, soyez prudents, et rentrez chez vous. » Le Diesel Day démontre que la vraie maîtrise du tout-terrain ne réside pas dans la domination de la nature, mais dans l’équilibre entre frisson et responsabilité. Voir la vidéo de l’événement: https://youtu.be/_Dok_jDNr2w?si=CpKdM9o7oKXGEuka #### Hausse du nombre de travailleurs en Afrique La population africaine en âge de travailler augmente rapidement et d’ici 2035, le nombre de travailleurs augmentera plus que dans le reste du monde réuni. Selon les analystes de la Banque mondiale, cette augmentation de la population en âge de travailler pourrait entraîner une augmentation du PIB pouvant atteindre 15 %, ce qui équivaut à doubler le taux de croissance actuel dans la région africaine. Ce qu’il faut retenir La population africaine en âge de travailler augmente rapidement et d’ici 2035, le nombre de travailleurs augmentera plus que dans le reste du monde réuni. Selon les analystes de la Banque mondiale, cette augmentation de la population en âge de travailler. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Demande croissante de développeurs africains Les grandes entreprises d’envergure mondiale voient le potentiel inexploité de l’Afrique en termes de besoins en nouvelles technologies. Dans un monde d’Internet à haut débit, les travailleurs à distance n’ont même pas besoin d’être sur le même continent – et encore moins dans le même bureau – que leurs employeurs. Un exemple est Moringa, une école pour développeurs à Nairobi, qui forme environ 300 nouveaux étudiants par an. Moringa développe les talents technologiques africains. Les diplômés de l’école travaillent à distance pour de nombreuses grandes entreprises telles que la banque mondiale Barclays, qui possède des bureaux au Kenya, au Botswana, au Ghana, en Zambie et en Afrique du Sud, et Safaricom. Ils travaillent également pour une société de télécommunications d’Afrique de l’Est. Alors que les grandes villes africaines telles que Lagos, Kigali et Nairobi deviennent des pôles technologiques majeurs avec un grand nombre de professionnels bien formés. Il existe de nombreuses possibilités d’emploi pour ces personnes partout dans le monde. Grâce à la technologie, les spécialistes peuvent rester sur place, au lieu d’émigrer pour travailler dans des pays où sont implantées de grandes multinationales. Il contribue également au développement de l’économie locale. Sites Web utiles – CV et Moringa School: Découvrez où acquérir des connaissances et devenir programmeur et comment rédiger un bon CV pour trouver un emploi dans une entreprise internationale. CV – www.coolfreecv.com Moringa School – moringaschool.com Un avenir passionnant Il semble inévitable que le travail à distance et les conditions de travail flexibles joueront un rôle énorme dans l’amélioration des conditions de vie de nombreuses personnes et, à long terme, se traduiront par une croissance économique. Selon le Forum économique mondial, les pays les plus compétitifs au monde sont ceux qui encouragent l’innovation et le talent d’une manière compatible avec la nature changeante du travail. #### Helen Zille aurait fait de fausses allégations contre l’ANC en Afrique du Sud L’ANC a accusé Helen Zille, présidente du conseil fédéral du DA, d’avoir porté des accusations fallacieuses, infondées et vexatoires contre le parti au pouvoir et de nuire à la réputation de la Cour constitutionnelle. Dans son avis d’autres motifs d’opposition à la demande du tribunal suprême du DA visant à faire déclarer inconstitutionnelle, illégale et invalide la décision de rouvrir le processus de nomination des candidats pour les élections locales de 2021, l’ANC a également accusé l’opposition officielle d’essayer de remettre en cause la Commission électorale de l’Afrique du Sud (CEI). Des déclarations qui ont nui au parti au pouvoir Les commentaires du DA étaient faux, mais le DA leur a fait savoir qu’ils étaient faux et sans aucun égard à l’impact qu’ils ont sur la perception du public quant au statut et à la réputation de ce tribunal, lit-on dans les motifs d’opposition de l’ANC déposés cette semaine. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Dans les jours qui ont précédé l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur la proposition de la CEI de reporter les élections municipales, Zille a affirmé que l’ANC avait retiré sa demande à la Cour électorale de rouvrir le processus de nomination des candidats parce qu’elle avait été avertie à l’avance du contenu de l’arrêt selon lequel a rejeté la tentative de la commission de reporter les élections du 1er novembre à février de l’année prochaine. Cependant, l’ANC a déclaré au tribunal suprême que l’accusation était fausse et avait été faite de manière imprudente par le DA. Des accusations infondées Le DA a porté des accusations calomnieuses et sans fondement selon lesquelles l’ANC travaille clandestinement avec la CEI ou que la CEI a intentionnellement cherché à favoriser l’ANC… Ces allégations ont été faites avec un mépris téméraire quant à l’impact préjudiciable des déclarations sur la CEI en tant qu’institution indépendante, a expliqué le parti au pouvoir. Selon l’ANC, la loi électorale municipale exige que la CEI tienne compte de la liberté et de l’équité des élections lorsqu’elle modifie le calendrier électoral. La détermination de la CEI ne peut être contestée que pour des motifs circonscrits, tels que l’irrationalité et le caractère déraisonnable, mais ne peut pas être remise en question comme le DA cherche à tort à le faire. Les arguments du DA sont irrationnels, a déclaré l’ANC. L’ANC a déclaré que le DA concède qu’un nouvel enregistrement des candidats sera autorisé dans certaines circonstances, mais il soutient de manière irrationnelle que dans le cas présent, la commission n’aurait pas dû modifier le calendrier pour permettre à tous les candidats qui souhaitent s’inscrire à nouveau. Dans son avis d’opposition, la CEI fait valoir que la réparation demandée par le DA est intenable en droit, prématurée en fait et équivaut à une tentative inadmissible d’un parti politique impliqué dans une élection de faire remettre en cause par la Cour constitutionnelle ses décisions concernant la bonne tenue des scrutins à mi-parcours du processus électoral. “Crédit photo www.da.org.za” #### Hydrogène : le Mali dans la course comme l’Allemagne et la France Après avoir dégainé chacun des plans hydrogène vert l’année dernière, la France et l’Allemagne appellent à plus de collaboration européenne sur cette technologie innovante. Ces deux pays souhaitent faire équipe, en attendant que d’autres puissances les rejoignent.  Passer enfin les commutateurs sur « on ». Lors de la première réunion du Conseil national de l’hydrogène en février, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a affirmé que « L’hydrogène est un grand rêve industriel » et que « la France a besoin de rêve industriel ». Une déclaration en phase avec les ambitions de l’Hexagone dans cette filière. En septembre 2020, Paris a annoncé un plan à 7 milliards d’euros pour la démocratisation de l’hydrogène naturel. Trois mois plus tôt, l’Allemagne avait promis 9 milliards d’euros pour devenir le numéro de cette nouvelle ressource. Le 16 février dernier, les deux locomotives de l’Union européenne ont organisé une session de travail pour discuter des projets importants d’intérêt européen commun (PIIEC). Selon Peter Altmaier, ministre de l’Économie et de l’Énergie du gouvernement fédéral allemand, « le moment est venu de passer tous les commutateurs de la politique industrielle sur ‘on’ ». La France et l’Allemagne souhaitent former un duo pour prendre la tête de la transition écologique en attendant un engagement plus franc des autres grandes puissances. Parmi elles, les Etats Unis et la Chine. L’hydrogène naturel, mieux que le vert  Mais, les deux locomotives de l’Union européenne pourraient plutôt trouver des partenaires inattendus. En Afrique, par exemple, l’hydrogène gagne des galons depuis quelques années grâce à d’ambitieux entrepreneurs. Aliou Diallo, président-fondateur d’Hydroma, fait partie de ceux-là. Le promoteur malien a misé sur l’hydrogène naturel depuis 2010. Cette ressource naturelle est connue pour être totalement vertueuse car abondante, renouvelable, propre (sans émission de C02) et moins chère. Contrairement à l’hydrogène vert, qui utilise encore beaucoup d’électricité et de grandes quantités d’eau pour son électrolyse.  Depuis 2012, Hydroma transforme l’hydrogène naturel en électricité verte près du village de Bourakébougou, au Mali. Après huit ans de test, la compagnie a récemment lancé une production à grande échelle. À terme, elle compte exporter sa production dans toute l’Afrique et en Europe. « Nous avons programmé de faire un pipeline pour transporter l’hydrogène naturel du Mali au Sénégal, à la Mauritanie, au Maroc, jusqu’à la porte de l’Europe. Donc ça fait 4700 kilomètres. Ce n’est pas un rêve, c’est une réalisation tout à fait faisable », a indiqué Aliou Diallo, en octobre 2020, lors d’un entretien sur la chaîne Africable Télévision. Un hydrogène à moindre coût pour l’Europe  Le milliardaire malien a précisé que l’Europe est aussi en train de construire 23.000 kilomètres de pipeline pour le transport de l’hydrogène. Mais, les industriels impliqués dans ce projet comptent transporter un kilo d’hydrogène sur 2500 kilomètres, environ 0,20 cent le kilo. « Nous avec moins de 5000 kilomètres de pipeline, nous pouvons transporter de l’hydrogène à moins de 0,50 cent le kilo. Ce qui peut nous permettre d’envoyer notre hydrogène sur le marché européen, tout en restant compétitif par rapport à l’hydrogène gris sur le marché européen aujourd’hui », promet le PDG d’Hydroma. En Europe, un collectif de 30 industriels nouvellement constitué et baptisé Hydeal Ambition voudrait produire de l’hydrogène vert au même coût que l’hydrogène gris, soit 1,5 euro le kilo, pour le rendre compétitif avec les énergies fossiles. #### Hydrogène naturel : Hydroma à la conquête de l’Afrique et du monde Depuis 2012, Hydroma Inc. transforme avec succès l’hydrogène naturel en électricité décarbonée pour le village de Bourakébougou, au Mali. La société passe maintenant à une production industrielle, en même temps qu’elle s’investit dans l’hydrogène vert au-delà des frontières maliennes. Le PDG et fondateur du groupe, Aliou Diallo, était dimanche l’invité d’Africable Télévision pour expliquer sa vision énergétique pour le continent. Créée par le milliardaire malien Aliou Diallo dans les années 2000, Hydroma est une entreprise malienne spécialisée dans la recherche, le développement et l’exploitation de l’hydrogène naturel et des hydrocarbures liquides et gazeux. Depuis 2012, elle transforme l’hydrogène naturel en électricité propre, grâce à une unité pilote installée près du village de Bourakébougou, dans le cercle de Kati (Mali). En juin 2019, la compagnie a décidé de passer à une production à grande échelle de l’électricité décarbonée. De l’hydrogène vert dans dix pays africains Alors que cette production industrielle rentre dans sa phase effective, Hydroma Inc. se lance dans l’hydrogène vert. Ce qui fait de cette société, la seule au monde à exploiter à la fois l’hydrogène vert et l’hydrogène naturel. « Pour l’hydrogène vert nous sommes présents dans une dizaine de pays et pour l’hydrogène naturel dans trois pays (Mali, Canada et Australie) », précise son fondateur Aliou Diallo, dans une interview sur Africable Télévision. Parmi les dix pays, on compte le Tchad, le Niger, le Nigeria, la Mauritanie, la Guinée Bissau, le Maroc, le Sénégal et le Mali. Dans ces deux derniers, la compagnie a commencé la construction de vastes champs de panneaux photovoltaïques dans le désert. Un pipeline pour transporter l’hydrogène naturel jusqu’en Europe Parallèlement, Hydroma a débuté des prospections au Canada et en Australie, où des études scientifiques ont démontré l’existence d’immenses réservoirs d’hydrogène naturel. En outre, l’entreprise réfléchit sur un moyen fiable de transporter et distribuer sa production d’hydrogène naturel en Afrique et en Europe. « Nous avons programmé de faire un pipeline pour transporter l’hydrogène naturel du Mali au Sénégal, à la Mauritanie, au Maroc, jusqu’à la porte de l’Europe. Donc ça fait 4700 kilomètres. Ce n’est pas un rêve, c’est une réalisation tout à fait faisable », dévoile Aliou Diallo, indique que l’Europe construit actuellement 23000 kilomètres de pipeline pour le transport de l’hydrogène dans ses différents Etats. « Là ils vont transporter un kilo d’hydrogène sur 25000 kilomètres, environ 0,20 cent le kilo. Nous, avec moins de 5000 kilomètres de pipeline, nous pouvons transporter de l’hydrogène à moins de 0,50 cent de l’Euro. Ce qui peut nous permettre d’envoyer notre hydrogène sur le marché européen, tout en restant compétitif par rapport à l’hydrogène gris », fait valoir le promoteur malien. Aliou Diallo reçu par les autorités allemandes Par ailleurs, Hydroma compte transporter son hydrogène naturel en le transformant par exemple en ammoniac ou en le liquéfiant. « La semaine dernière j’étais en Allemagne et j’ai visité une société en Bavière qui est spécialisée dans le transport de l’hydrogène avec des iso-conteneurs, où on mélange l’hydrogène au toluène. Ce qui le rend inflammable. Cela peut être une solution énergétique mixte pour exporter l’hydrogène et électrifier presque toute l’Afrique et donner de l’électricité aux 621 millions d’Africains qui n’en ont pas », ajoute Aliou Diallo. A en croire le dirigeant, il sera facile pour Hydroma d’exporter son excès de production en Europe. L’entreprise y a une bonne image, grâce à ses travaux de qualité sur l’hydrogène naturel. D’ailleurs, Aliou Diallo dit avoir eu récemment des réunions avec de hauts responsables des ministères allemands, dont celui qui chapeaute le programme de l’hydrogène naturel (appelé hydrogène blanc dans ce pays). #### Hydrogène naturel : que gagnera concrètement le Mali ? Le Mali est connu comme l’un des plus grands producteurs d’or en Afrique. Mais, la population se plaint depuis toujours de ne pas ressentir les bénéfices de son exploitation dans leurs assiettes. Aujourd’hui, le monde entier parle également de son hydrogène naturel, pur à 98%. Y’a-t-il des raisons d’espérer que cette ressource porte ses fruits ?  Début juin 2021, Aliou Boubacar Diallo était présent parmi les 700 participants du premier sommet dédié à l’hydrogène naturel, leH-NAT 2021. En tant que pionner de l’exploitation de cette ressource totalement vertueuse, l’entrepreneur malien a été invité à s’exprimer lors de la keynote d’ouverture. Au cours de son intervention, il s’est voulu le porte-voix d’une révolution énergétique contrarié par les politiques et les lobbys des énergies fossiles. Il a donc appelé l’ensemble des acteurs de ce secteur à fournir plus d’« efforts pour se faire connaître des décideurs mondiaux » et « apporter plus de visibilité à l’hydrogène naturel ». La présence d’Aliou Boubacar Diallo parmi les sommitésmondiales de l’hydrogène natif est une fierté pour le peuple malien. Elle témoigne de la vision inébranlable d’un fils du pays, qui a crû en ce gaz très tôt, alors que la communauté scientifique et l’industrie ne lui trouvaient aucun intérêt. Dix ans plus tard, tout le monde lui donne raison : l’hydrogène naturel se présente aujourd’hui comme le carburant du futur. Cela a été démontré dans le village de Bourakébougou, où le groupe d’Aliou Diallo, Hydroma, exploite cette ressource depuis 2012. Grâce à une unité pilote, il la transforme en électricité verte, qu’il distribue gratuitement à tous les habitants. Un hydrogène pur à 98% Cette prouesse technologique unique au monde place le Mali au rang de futures puissances énergétiques. Cependant, que gagnent concrètement les Maliens ? Ils ont l’or depuis des décennies, mais celui-ci ne leur profite toujours pas. Misère et chômage ont fini de pousser les jeunes vers l’immigration clandestine et le terrorisme. Dans ce contexte, quelle garantie ont-ils pour l’hydrogène naturel ? Pour comprendre cette attente, rappelons que l’hydrogène malien est pur à 98%, le meilleur taux au monde. Cette pureté signifie que son exploitation ne devrait pas poser de gros problèmes (technologies et financiers). De plus, il existerait de grands gisements d’hydrogène naturel au Mali (comme généralement en Afrique de l’Ouest). Rien que dans la zone de Bourakébougou, il y aurait 700 milliards de mètre cube dece gaz, d’après un rapport de qualification d’Hydroma publié en juillet 2019. Le défi serait maintenant de savoir exploiter ce potentiel afin qu’il profite véritablement à la population malienne. Contrer le lobby néfaste des énergies fossiles  Aliou Boubacar Diallo pense qu’il faudra d’abord sécuriser le nord du Mali car le pays ne peut pas jouir de l’hydrogène naturel dans une instabilité chronique. Le leader du parti ADP-Maliba, par ailleurs candidat à la prochaine élection présidentielle, exhorte ainsi l’ensemble des acteurs politiques à faire passer l’intérêt du Mali, avant leurs ambitions personnelles. Un autre défi, peut-être le plus gros, serait d’annihiler le lobby néfaste des acteurs des énergies fossiles. « Aujourd’hui les compagnies pétrolières fabriquent de l’hydrogène avec du méthane. Elles n’ont donc pas intérêt qu’il y ait une autre source d’hydrogène complètement indépendante de leur business de carbone. Et il faudrait qu’on fasse très attention à cela car il ne faudrait pas qu’elles viennent mettre le pied sur l’hydrogène malien pour l’empêcher de produire », a récemment averti Aliou Diallo. Cependant, l’homme d’affaires reste serein car il se trouverait du bon côté de l’histoire. Comme de nombreux géologues, il est convaincu que les réserves d’énergies fossiles s’épuiseront dans moins d’un siècle. Aussi, les citoyens de la planète réclameront de plus en plus les énergies vertes pour enrayer le cycle infernal du réchauffement climatique. « Si elles ne veulent pas disparaître, elles devront s’adapter. C’est pourquoi il y a de grandes compagnies pétrolières qui commencent à investir dans l’hydrogène vert, mais manufacturé », a ajouté le milliardaire malien. Ce que gagnera le Mali  Si tous ces obstacles sont levés, le Mali pourrait inscrire son nom dans l’Histoire, selon Aliou Diallo. « On peut être la première économie décarbonée du continent africain, le premier pays à faire rouler les trains à hydrogène, le premier pays avec des voitures à hydrogène et le premier à produire de l’électricité avec de l’hydrogène », a-t-il énuméré. Le train à hydrogène devrait relier la capitale Bamako à capitale, ville natale d’Aliou Diallo. L’entrepreneur a déjà exposé le projet au gouvernement malien, qui dit en avoir pris note et évalué les retombées économiques pour le pays. De son côté, le PDG d’Hydroma est prêt à financer davantage sa révolution énergétique. Il aurait déjà investi plus de 30 milliards de francs CFA à Bourakébougou. #### Immobilier, business, agriculture : où la diaspora investit-elle ? Immobilier, business, agriculture : comparer les options Immobilier, commerce et agriculture attirent la diaspora, mais ces trois options n’ont ni les mêmes risques ni les mêmes horizons. Le bon choix dépend du temps disponible pour suivre. Investir depuis la diaspora peut accélérer un projet familial ou entrepreneurial, mais la distance amplifie les risques : mauvais intermédiaire, titre foncier flou, coûts cachés, pression sociale ou absence de suivi. Les transferts de fonds restent un flux majeur pour plusieurs économies africaines, souvent plus stable que d’autres capitaux privés. L’UNCTAD relève un rebond de l’investissement étranger vers l’Afrique en 2024, signe d’un intérêt réel mais sélectif. Le risque principal pour un particulier n’est pas seulement le marché : c’est la gouvernance du projet à distance. L’immobilier rassure parce qu’il se voit. Pourtant, les risques de titre, de conflit familial, de surcoût et de chantier mal suivi sont réels. La documentation fait la différence. Risque, horizon et capacité de suivi L’immobilier paraît tangible, mais exige des documents solides. Le commerce tourne plus vite, mais demande contrôle de caisse et stock. L’agriculture peut créer de la valeur, mais dépend de la saison, de l’eau, de la main-d’œuvre et de l’accès au marché. Le bon choix dépend du temps de suivi disponible, pas seulement du capital. Un investissement à distance doit fonctionner avec devis écrits, photos géolocalisées, factures, compte bancaire séparé, responsable identifié et points de contrôle. Si personne ne peut expliquer les coûts, les marges et les délais, le projet n’est pas prêt. La confiance familiale ne remplace pas une procédure minimale. L’agriculture demande patience, technicité et accès au marché. Le commerce tourne plus vite, mais supporte pertes, crédit client et concurrence. Dans les deux cas, un tableau de bord simple évite beaucoup d’illusions. Acheter un terrain sans vérification indépendante. Financer un commerce sans suivi de stock. Mélanger aide familiale et investissement rentable. Documents, gouvernance et erreurs à éviter Sur diaspora africaine et investissement, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Investir depuis l’Europe, l’Amérique du Nord ou le Golfe crée un décalage : celui qui finance ne voit pas toujours le terrain. Pour limiter les risques, il faut des règles écrites dès le départ : qui décide, qui dépense, qui valide, qui contrôle et à quel rythme les comptes sont envoyés. Cette organisation évite de transformer un projet économique en tension familiale. Points à vérifier avant d’investir depuis la diaspora Chaque option a son horizon, son risque et son besoin de suivi ; la meilleure dépend du temps disponible pour contrôler. Un bon investissement de diaspora commence rarement par un gros versement. Il commence par un test, un budget limité, des preuves et une personne locale responsable. Si le projet ne peut pas rendre des comptes sur un petit montant, il ne faut pas lui confier un montant plus important. Beaucoup de projets échouent parce que les rôles sont implicites. Un accord écrit, même simple, permet de préciser qui possède quoi, qui est payé, qui rend compte et comment sortir du projet. Cette clarté protège l’argent, mais aussi les relations familiales et amicales. À lire aussi Diaspora africaine : où investir en Afrique ? Investir en Côte d’Ivoire depuis la France : secteurs et risques Sources UNCTAD, World Investment Report 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. FAQ Quel investissement choisir depuis la diaspora ? Celui que vous pouvez suivre réellement. Immobilier, commerce et agriculture n’exigent pas le même temps ni le même contrôle. Pourquoi l’immobilier n’est-il pas sans risque ? Titre foncier, chantier, intermédiaire, conflit familial ou surcoût peuvent transformer un actif tangible en problème durable. Quand privilégier commerce ou agriculture ? Le commerce convient si le suivi est fréquent. L’agriculture demande plus de patience, de technicité et d’accès au marché. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Impact de différentes industries sur le jeu en ligne en Afrique Jusqu’à présent, le continent africain était rarement évoqué dans le discours des jeux d’argent physiques, on parle moins des jeux d’argent en ligne. Mais les choses ont bien évolué. Vous seriez surpris de savoir que l’Afrique connaît actuellement une révolution du jeu en ligne, avec au moins 30 % du continent participant à une forme de jeu en ligne. L’élan auquel le jeu en ligne se développe en Afrique est stratosphérique. Avec l’accès à Internet sur le continent, de nombreux Africains se tournent vers cette activité. D’ailleurs, aujourd’hui, ils peuvent accéder à des sites de casino comme tragamonedas peru. L’industrie informatique L’Afrique est arrivée sur la scène du jeu en ligne il n’y a pas si longtemps. Cette entrée tardive était due au développement relativement lent de l’industrie informatique et du tourisme sur le continent. Cependant, l’expansion de cette industrie a permis aux opérateurs de créer différents sites de jeux d’argent en ligne. La prolifération des smartphones abordables à travers l’Afrique signifie également que les joueurs peuvent désormais accéder aux sites de jeux depuis leur mobile. Voici les secteurs les plus prometteurs sur le continent : https://www.youtube.com/watch?v=Im3RojCXsH8 Avec le lancement des réseaux 4G à travers l’Afrique, la connectivité Internet a également augmenté. Par conséquent, de plus en plus de personnes ont désormais accès à Internet. L’implication du réseau 4G, de l’application mobile et du développement de sites Web en Afrique a conduit à l’afflux de joueurs dans son paysage de jeu en ligne. À l’avenir, nous pouvons nous attendre à un boom massif du secteur des jeux en ligne lorsque les réseaux 5G, VR et AR seront introduits dans les grandes villes d’Afrique. La fusion de ces innovations avec la population grouillante de nomades numériques en Afrique conduira à une ère d’expansion sans précédent du jeu en ligne. La finance L’Africain ordinaire détient des comptes dans différentes banques commerciales. La plupart d’entre eux effectuent l’essentiel de leurs transactions financières à l’aide de solutions bancaires mobiles et en ligne. Les institutions financières ont lancé cette méthode unique pour faciliter l’accès des personnes à faible et moyen revenu aux services financiers. Les effets du financement mobile et en ligne ont des implications étendues sur le jeu en ligne en Afrique. Les services bancaires mobiles permettent aux gens d’accéder facilement à leur argent. Cela signifie que les parieurs peuvent facilement financer leurs comptes. Cela signifie également qu’ils peuvent jouer à des jeux de casino sur leurs smartphones depuis le confort de leurs maisons pendant des heures. Le secteur commercial L’Afrique est actuellement un marché florissant pour les jeux d’argent en ligne, compte tenu de la nature de sa population et de ses particularités socio-économiques. Avec au moins 200 millions d’Africains de moins de 35 ans, il est facile de voir le potentiel dont l’industrie du marketing peut exploiter. La plupart des pays africains ont des restrictions légales qui réglementent les jeux de hasard physiques. À l’inverse, les jeux de casino en ligne bénéficient toujours d’une certaine liberté, ce que de nombreux fournisseurs exploitent. #### Indépendance du Mali : le diagnostic et les plans d’Aliou Diallo pour sortir le pays du bourbier À l’occasion de la célébration du 61e anniversaire de l’Indépendance du Mali, Aliou Boubacar Diallo s’est adressé à ses concitoyens par le biais de sa page Facebook. Le président-fondateur d’ADP-Maliba a d’abord dressé un tableau des progrès et des maux actuels de son pays. Puis a fait des propositions pour sortir le pays de la crise multidimensionnelle qu’il vit depuis 2012. Une crise multidimensionnelle depuis 2012 Le Mali a fêté, le mercredi 22 septembre 2021, le 61e anniversaire de son Indépendance. Celle-ci a été proclamée le 22 septembre 1960 par Modibo Keïta. Le père de la Nation a jeté les bases d’une République forte et prospère. Mais, le pays a été freiné dans son élan par une succession de coups d’Etat dès 1968. Le dernier en date, celui du Colonel Assimi Goita contre Ibrahim Boubacar Keita en août 2020. Le même militaire opéra un second putsch en mai dernier pour réorganiser sa transition. Des coups de forces répétés alors que le Mali fait face à des terroristes et des indépendantistes Touaregs dans le nord. Malheureusement, cette suite de violences a mis à genoux un pays qui avait pourtant bien démarré son histoire moderne (post-indépendance). « C’était le Mali d’hier, le Mali d’une école performante, le Mali d’un bon système de santé de proximité, le Mali des unités industrielles ambitieuses. C’était aussi le Mali du plein emploi sans chômage de masse de nos jeunes », se souvient Aliou Boubacar Diallo, dans un message à ses compatriotes, lors de la fête de l’Indépendance. Aujourd’hui, tout a été détruit. La crise de 2012 a porté le coup de grâce avec « son lot quotidien de tueries, de meurtres, de réfugiés et déplacés, de trafics de tous genres, d’instabilité politique et de sanctions de la communauté internationale », souligne le président-fondateur d’ADP-Maliba.  Moraliser la vie politique  Le milliardaire malien évoque aussi les manquements de Bamako, notamment « la corruption, l’impunité, la gabegie, le chômage des jeunes, les grèves dans des secteurs clés comme l’éducation, la santé et les transports ». C’est donc avec un grand soulagement qu’il accueille la lutte contre la délinquance financière et l’impunité menée en ce moment par les autorités de la transition. Pour lui, un Etat qui veut se développer doit se départir de ces tares sociales. Il compte ainsi prôner l’intransigeance et la rigueur s’il gagne en février prochain. Encore faut-il que cette présidentielle ait lieu. Le Colonel Assimi Goita et ses camarades ont indiqué que ce scrutin n’était pas leur priorité, provoquant le courroux de la communauté internationale. Il souhaite d’abord miser pleinement sur la sécurisation du pays. D’où les équipements achetés ces derniers mois pour l’armée, l’annonce de la construction d’une école militaire. Aliou Diallo est d’avis avec les autorités actuelles qu’il faut moderniser les FAMA. C’est la seule solution pour ne plus compter sur l’intervention des armées étrangères.  Un ambitieux programme pour la reconstruction du Mali Dans son plan Marshall pour le Mali, potentiellement doté de 15.000 milliards de Francs CFA, le riche malien consacre un important budget à ce chantier. Aliou Diallo estimetoutefois qu’il ne faut pas miser uniquement sur la force militaire pour résoudre cette crise. Partisan du dialogue, il « propose au gouvernement de transition de procéder à la sélection d’une personnalité consensuelle à Bamako qui sera accompagnée par des délégués ayant une légitimité afin qu’ils engagent sans tarder un dialogue franc et sincère avec les maliens qui ont pris les armes ». Selon lui, « ces pourparlers devront permettre à toutes les parties d’exposer leurs problèmes, leurs griefs et de trouver une solution durable à la crise multiforme que traverse le Mali ».   Si tout se passe bien, le pays pourra organiser tranquillement ses élections générales de février 2022, comme prévu. Pour ce qui concerne le terrorisme, Aliou Diallo pense également que les armes ne suffiront pas. « Il faut surtout lutter contre la pauvreté et le chômage de masse de nos jeunes », véritables terreaux de ce fléau mondial. « La solution est globale en plus des efforts pour la sécurité. Pour parvenir à une paix durable, il faut un plan de relance économique ambitieux et un partage équitable des richesses du pays entre tous ses enfants », ajoute le PDG d’Hydroma. Il a déjà concocté un plan Marshall pour le Mali, potentiellement doté de 15.000 milliards. Ce programme pharaonique vise la reconstruction du Mali à travers le déploiement des services essentiels et la construction des infrastructures élémentaires. Il s’agit notamment des centrales électriques, des usines, des routes, des ponts, écoles, universités, etc. #### Influenceurs africains et politiques publiques en 2026 En 2026, ce ne sont plus seulement les ministres et les chefs d’État qui façonnent l’opinion publique en Afrique de l’Ouest. Un lycéen dakarois posté depuis sa chambre, une militante bamakoise filmée en direct sur un marché, un journaliste-créateur camerounais commentant un projet de loi depuis son smartphone : ces voix numériques pèsent désormais autant — parfois plus — que les tribunes officielles. L’influence des influenceurs africains sur la politique n’est plus une anecdote : c’est une réalité structurante du débat public continental. De la notoriété au plaidoyer : une mutation accélérée Pendant longtemps, le terme “influenceur” en Afrique subsaharienne renvoyait quasi exclusivement au lifestyle, à la mode ou à la beauté. Mais depuis 2023, et de façon nettement accélérée en 2025-2026, une nouvelle génération de créateurs de contenu a opéré une bifurcation remarquable : celle du plaidoyer politique et citoyen. Cette mutation n’est pas le fruit du hasard. Elle s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : la montée en puissance du mobile internet, la saturation des formats apolitiques, et surtout une jeunesse africaine qui ne se reconnaît plus dans les canaux d’information traditionnels. En Afrique de l’Ouest, les plateformes comme TikTok, Instagram Reels et YouTube Shorts sont devenues des tribunes de facto. Un contenu bien monté sur la corruption dans les marchés publics peut y cumuler un million de vues en 48 heures. Un thread X (ex-Twitter) relayé par quinze créateurs peut forcer un gouvernement à communiquer officiellement sur un sujet qu’il préférait ignorer. TikTok, terrain de mobilisation citoyenne au Sénégal, Mali et Cameroun Le Sénégal : de la rue au fil d’actualité La TikTok mobilisation citoyenne Sénégal a connu un tournant décisif lors des tensions politiques de 2023-2024. Des créateurs comme ceux du collectif numérique Xam-Xam Digital ont documenté en temps réel les manifestations, les coupures d’internet, les arrestations. En 2026, ces pratiques sont institutionnalisées : plusieurs influenceurs sénégalais participent désormais à des auditions parlementaires, sont invités à des consultations sur la politique jeunesse ou relaient des campagnes officielles de santé publique — non par allégeance, mais parce que leur audience justifie leur présence à la table. Le gouvernement sénégalais a d’ailleurs lancé un programme pilote en 2026 qui associe des créateurs de contenu aux campagnes de sensibilisation sur la déclaration fiscale et l’état civil numérique. Résultat mesuré : un taux d’engagement trois fois supérieur aux spots télévisés traditionnels auprès des 18-35 ans. Le Mali : informer sous contrainte Au Mali, le contexte est plus tendu. Depuis le double coup d’État de 2020-2021, les médias traditionnels évoluent sous une pression constante. C’est précisément dans ce vide que les influenceurs maliens ont investi le terrain de l’information politique. Sur TikTok et Instagram, des comptes anonymes ou semi-anonymes documentent la vie quotidienne sous transition, commentent les décisions du gouvernement de transition, et interpellent les institutions internationales. La TikTok mobilisation citoyenne Mali se distingue par sa prudence stratégique : les créateurs y maîtrisent les codes du contournement numérique, utilisent la métaphore, l’humour et le storytelling pour aborder des sujets sensibles sans tomber sous le coup des restrictions imposées à la presse formelle. En 2026, plusieurs d’entre eux collaborent avec des ONG internationales pour former d’autres jeunes à la production de contenu militant sécurisé. Le Cameroun : le bilinguisme numérique comme outil politique Au Cameroun, la fracture entre communautés anglophones et francophones — cristallisée par la crise anglophone — a trouvé dans les réseaux sociaux un espace d’expression inédit. Des influenceurs bilingues y jouent un rôle de passeurs culturels et politiques, traduisant non seulement les langues mais aussi les grilles de lecture des événements. La TikTok mobilisation citoyenne Cameroun est ainsi profondément ancrée dans les enjeux identitaires, mais aussi dans les débats sur la décentralisation, l’éducation et la sécurité. En 2026, plusieurs créateurs camerounais sont devenus des interlocuteurs réguliers de partis politiques, d’organisations de la société civile et même de représentants diplomatiques. Leur capacité à toucher simultanément des audiences en français et en anglais leur confère un soft power unique dans le paysage médiatique national. Le soft power digital de la jeunesse africaine en 2026 Le concept de soft power digital jeunesse africaine 2026 mérite d’être pris au sérieux par les décideurs politiques et les analystes. Il ne s’agit pas seulement d’influence interne : les créateurs africains façonnent aussi l’image du continent à l’international. Un reportage TikTok sur une initiative locale au Burkina Faso peut être vu par des décideurs européens ou des membres de la diaspora qui financent des projets au pays. Ce soft power s’exerce à plusieurs niveaux : Agenda-setting : les influenceurs déterminent quels sujets entrent dans le débat public national, parfois avant les journalistes traditionnels. Contre-narratif : face aux représentations négatives du continent dans les médias occidentaux, les créateurs africains proposent des récits alternatifs, ancrés dans le quotidien réel. Mobilisation électorale : dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, des campagnes numériques pilotées par des influenceurs ont contribué à augmenter le taux d’inscription sur les listes électorales chez les jeunes. Interpellation directe : les dirigeants africains ne peuvent plus ignorer une vidéo virale critiquant leur politique — la pression de l’opinion publique numérique est devenue une contrainte réelle de gouvernance. Les limites et les risques d’un pouvoir sans garde-fous Cette montée en puissance n’est pas sans zones d’ombre. Les influenceurs africains politique Afrique de l’Ouest opèrent dans un écosystème encore peu régulé, exposé à plusieurs risques majeurs. Le premier est celui de la désinformation. La rapidité de diffusion propre à TikTok favorise la viralité des contenus inexacts ou sortis de contexte. En 2026, plusieurs incidents ont illustré comment de fausses informations relayées par des créateurs à forte audience ont pu alimenter des tensions sociales au Niger ou en Guinée. Le deuxième risque est celui de la récupération politique. Des partis et des gouvernements n’hésitent plus à rémunérer — parfois discrètement — des influenceurs pour diffuser leurs messages. La frontière entre plaidoyer authentique et propagande déguisée devient floue, menaçant la crédibilité de l’ensemble de l’écosystème. Enfin, la question de la durabilité économique du modèle se pose. Sans monétisation stable, beaucoup de créateurs engagés sont contraints de choisir entre leur indépendance et leur survie financière. Des initiatives comme les fonds de soutien au journalisme numérique africain — notamment via des fondations panafricaines — tentent de combler ce vide en 2026, mais le chemin reste long. Vers une institutionnalisation du dialogue numérique ? La vraie question pour les prochaines années est celle de l’institutionnalisation. Comment intégrer formellement les voix numériques dans les processus de décision publique sans les coopter ni les neutraliser ? Quelques pistes émergent en 2026 : La création de conseils consultatifs numériques auprès des ministères, incluant des créateurs de contenu sélectionnés de façon transparente. Le développement de chartes éthiques co-construites par les influenceurs eux-mêmes pour distinguer contenu sponsorisé et contenu éditorial. La mise en place de formations en fact-checking et en éducation aux médias intégrées dans les programmes universitaires ouest-africains. Le soutien à des plateformes africaines indépendantes qui permettraient de réduire la dépendance aux algorithmes de Meta ou ByteDance. L’Afrique de l’Ouest est aujourd’hui à un carrefour. Le numérique a donné à sa jeunesse des outils d’expression et de pression sans précédent dans l’histoire politique du continent. La manière dont gouvernements, société civile et créateurs eux-mêmes choisiront de les encadrer déterminera si cette révolution silencieuse aboutit à plus de démocratie participative — ou à de nouvelles formes de manipulation de masse. FAQ — Questions fréquentes Les influenceurs africains ont-ils un vrai impact sur les décisions politiques ? Oui, de façon croissante. En 2026, plusieurs gouvernements d’Afrique de l’Ouest ont modifié leur communication officielle, voire ajusté certaines politiques, sous la pression de campagnes numériques menées par des créateurs à forte audience. L’impact reste difficile à mesurer précisément, mais il est documenté dans des cas concrets au Sénégal, au Ghana et en Côte d’Ivoire. TikTok est-il vraiment une plateforme de mobilisation politique en Afrique ? Absolument. Contrairement à l’image occidentale de TikTok comme réseau de divertissement, la plateforme est utilisée en Afrique de l’Ouest comme outil d’information, de dénonciation et de mobilisation citoyenne. Son format court et sa viralité en font un vecteur particulièrement efficace pour toucher les jeunes adultes urbains. Comment distinguer un influenceur indépendant d’un compte de propagande ? C’est l’un des défis majeurs de l’écosystème numérique africain en 2026. Quelques indicateurs : la transparence sur les partenariats rémunérés, la diversité des sujets traités (un compte qui ne critique jamais un camp est suspect), et la cohérence historique des prises de position. Des outils de détection des réseaux coordonnés non authentiques existent également, développés par des chercheurs africains en cybersécurité. Quels pays d’Afrique de l’Ouest sont les plus avancés dans ce phénomène ? Le Sénégal, le Ghana et le Nigeria sont généralement cités comme les écosystèmes les plus matures, en raison de leur taux de pénétration d’internet plus élevé et de leurs traditions démocratiques relativement solides. Le Cameroun et la Côte d’Ivoire montent rapidement en puissance. Le Mali et le Burkina Faso présentent des dynamiques fortes mais sous contrainte politique. Les femmes influenceuses jouent-elles un rôle spécifique dans le plaidoyer politique ? Oui, et c’est l’une des évolutions les plus significatives de 2026. Des créatrices de contenu féministes, activistes des droits des femmes ou simplement citoyennes engagées portent des sujets longtemps marginalisés : violences basées sur le genre, accès à l’éducation des filles, représentation politique féminine. Leur visibilité numérique contribue à mettre ces enjeux à l’agenda public de façon durable. À lire aussi monétiser sa présence sur TikTok défis de la monétisation en Afrique formation des jeunes créateurs africains influence et leadership en Afrique #### Innovation au Gabon : startups, entreprises et économie numérique La pluie tombait doucement sur Libreville ce matin-là, mais dans les couloirs d’un immeuble discret du quartier de Batterie IV, une effervescence inhabituelle régnait. Des jeunes en jeans et baskets, ordinateurs sous le bras, échangeaient à voix basse autour d’un tableau blanc couvert de schémas. Ici, au cœur d’un incubateur technologique, se joue une révolution silencieuse : celle d’un Gabon qui se rêve en pionnier de l’innovation africaine. Innovation au Gabon : quelles opportunités pour les entreprises ? L’innovation au Gabon progresse autour des services numériques, de la fintech, de la gestion durable des ressources, de l’économie verte et des solutions pour les entreprises. Pour les startups locales, les principaux leviers restent l’accès aux financements, la formation technique et la capacité à vendre au-delà du marché national. Un virage stratégique amorcé depuis la décennie 2010 Longtemps dépendant de ses ressources naturelles, notamment du pétrole et du bois, le Gabon a entamé un tournant décisif au début des années 2010. Le Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE), lancé en 2010, visait à diversifier l’économie et à miser sur la transformation locale, l’économie verte et l’économie du savoir. « On ne peut pas bâtir l’avenir d’un pays sur des ressources qui s’épuisent. Il fallait investir dans l’intelligence, dans la jeunesse », explique Alain Moussavou, ancien conseiller au ministère de l’Économie numérique. Ce plan a jeté les bases d’un écosystème favorable à l’innovation : amélioration de la connectivité internet, création de zones économiques spéciales, soutien à l’entrepreneuriat numérique. En 2019, plus de 85 % de la population gabonaise avait accès à Internet, un taux parmi les plus élevés d’Afrique centrale. Libreville, nouveau carrefour de la tech en Afrique centrale La capitale gabonaise s’impose peu à peu comme un hub régional pour les startups et les initiatives technologiques. Des structures comme le Nkok Business Incubator ou le Gabon Digital Nation Lab accueillent chaque année des dizaines de jeunes entrepreneurs. « On est partis d’une idée simple : créer une appli pour mettre en relation les petits producteurs agricoles et les consommateurs urbains. Aujourd’hui, on a plus de 12 000 utilisateurs actifs », raconte fièrement Carine Nziengui, fondatrice de l’application AgriConnect. La ville attire également des événements d’envergure, comme le Forum de l’Innovation Numérique d’Afrique Centrale, qui a rassemblé plus de 3 000 participants en 2023. Des délégations venues du Cameroun, du Congo ou du Tchad y découvrent les dernières innovations gabonaises en matière de fintech, d’e-santé ou d’e-éducation. Une jeunesse connectée et ambitieuse Avec une moyenne d’âge de 22 ans, le Gabon est porté par une génération ultra-connectée, avide de changement et de solutions concrètes. Les réseaux sociaux, les formations en ligne et les communautés tech locales jouent un rôle central dans cette dynamique. « J’ai appris à coder sur YouTube. Ensuite, j’ai rejoint un groupe Telegram de développeurs gabonais. C’est là que j’ai trouvé mon premier contrat freelance », confie Jules Obiang, 24 ans, développeur autodidacte à Port-Gentil. Les initiatives de formation poussent comme des champignons : FabLabs, bootcamps, écoles de code. En 2022, l’Université Numérique du Gabon a lancé un programme en partenariat avec Google Africa pour former 5 000 jeunes aux compétences numériques d’ici 2025. Le gouvernement, lui aussi, mise sur cette jeunesse. En 2021, il a lancé le programme « 1000 startups pour le Gabon », avec à la clé des financements allant jusqu’à 10 millions de FCFA pour les projets les plus prometteurs. L’innovation au service des défis locaux Ce qui distingue le Gabon dans le paysage africain de l’innovation, c’est sa capacité à produire des solutions adaptées aux réalités locales. Loin des gadgets importés, les startups gabonaises s’attaquent à des problèmes concrets : accès à la santé, gestion des déchets, inclusion financière. « Notre appli permet aux femmes enceintes des zones rurales de recevoir des rappels de rendez-vous médicaux par SMS, même sans smartphone. On a déjà couvert 15 villages », explique Nadège Ella, cofondatrice de SantéMobile. Dans le domaine de l’environnement, le Gabon innove aussi. Le pays, qui abrite 88 % de sa couverture forestière, a développé des outils de surveillance par satellite pour lutter contre la déforestation illégale, en partenariat avec des startups locales. En 2023, le Gabon a même été le premier pays africain à vendre des crédits carbone certifiés, générant plus de 150 millions de dollars. Une manne que le gouvernement entend réinvestir dans les technologies vertes et l’innovation durable. Des partenariats internationaux en pleine expansion Cette dynamique n’est pas passée inaperçue. Le Gabon attire de plus en plus de partenaires internationaux, séduits par son ambition et sa stabilité relative. Des géants comme Huawei, Orange ou Microsoft y ont implanté des centres de formation ou de recherche. « Le Gabon est petit, mais il pense grand. C’est ce qui nous a motivés à lancer ici notre programme pilote de smart cities », explique Lisa Zhang, responsable Afrique chez Huawei Technologies. L’Union européenne, la Banque mondiale et l’UNESCO soutiennent également plusieurs projets liés à l’éducation numérique et à l’innovation sociale. En 2024, l’Agence Française de Développement a annoncé un financement de 20 millions d’euros pour le développement de l’économie numérique gabonaise. Ces collaborations permettent aussi aux startups locales d’accéder à des marchés extérieurs. En 2023, trois jeunes entreprises gabonaises ont été sélectionnées pour représenter l’Afrique centrale au sommet mondial des startups à Lisbonne. Un avenir encore en construction Malgré ces avancées, les défis restent nombreux. Le financement reste difficile à obtenir pour de nombreux projets, et les lourdeurs administratives freinent parfois l’élan entrepreneurial. L’accès à l’électricité, notamment en zone rurale, demeure un frein à la généralisation du numérique. Mais l’élan est là. Et il semble irréversible. « On n’a plus besoin d’attendre que les solutions viennent d’ailleurs. On peut les créer ici, avec nos idées, nos réalités, nos rêves », affirme avec conviction Stéphanie Ndong, ingénieure en intelligence artificielle. Le Gabon n’est peut-être pas encore la Silicon Valley de l’Afrique, mais il avance, à sa manière, avec ses forces et ses fragilités. Et si la prochaine grande révolution technologique africaine naissait dans la moiteur d’un FabLab de Libreville ? Sur le même sujet Entrepreneuriat au GabonCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « entreprise au gabon », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirTop 10 des pays les plus riches d’AfriqueBusiness rentable en AfriqueMétiers qui recrutent en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “entreprise au gabon” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. #### Instrumentalisation de la justice au Mali : une menace pour les opposants politiques ? Au Mali, la situation politique est marquée par des tensions croissantes entre les autorités de transition et les opposants. Récemment, des magistrats et des avocats ont exprimé des préoccupations concernant l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Alors que le pays traverse une période de transition depuis le coup d’État militaire d’août 2020, les accusations de manipulation judiciaire soulèvent des questions sur l’intégrité du système judiciaire et son rôle dans la protection des droits des citoyens. Contexte politique et tensions judiciaires Depuis le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, le Mali a connu une instabilité politique significative. Les autorités de transition, dirigées par le colonel Assimi Goïta, ont été critiquées pour leur gestion des affaires publiques et leur approche envers l’opposition. Des magistrats, tels que Cheick Mohamed Cherif Koné, ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation de la justice pour réprimer toute forme de dissentiment. Ces accusations sont renforcées par des enquêtes ouvertes contre plusieurs magistrats critiques du gouvernement, ce qui soulève des inquiétudes quant à l’indépendance du système judiciaire. Les organisations professionnelles de magistrats, comme la Référence syndicale des magistrats (Refsyma) et l’Association malienne des procureurs et poursuivants (AMPP), ont récemment saisi la Cour constitutionnelle pour contester la légitimité du gouvernement actuel. Elles demandent une reconnaissance officielle que les autorités en place n’ont pas de mandat pour représenter le Mali. Cette démarche souligne l’importance cruciale d’un système judiciaire indépendant dans le maintien de la démocratie et de l’État de droit. Les conséquences sur les droits humains L’instrumentalisation de la justice peut avoir des conséquences graves sur les droits humains au Mali. Les opposants politiques, souvent accusés d’« opposition à l’autorité légitime », se retrouvent exposés à des poursuites judiciaires qui semblent motivées par des considérations politiques plutôt que par des faits avérés. Cela crée un climat de peur et d’intimidation qui peut dissuader d’autres voix dissidentes de s’exprimer. Les arrestations récentes de membres de partis politiques qui réclament un retour à l’ordre constitutionnel illustrent cette tendance inquiétante. Bien que certains aient été libérés sous contrôle judiciaire, leur détention soulève des questions sur la liberté d’expression et le droit à un procès équitable. Dans un contexte où les libertés publiques sont déjà menacées, ces actions renforcent la perception d’un système judiciaire manipulé au service d’intérêts politiques. La réaction internationale et les attentes Face à ces développements, la communauté internationale suit de près la situation au Mali. Des organisations telles que Human Rights Watch et Amnesty International ont exprimé leurs préoccupations concernant l’état des droits humains dans le pays. Elles appellent à un respect strict des normes internationales en matière de justice et à la protection des droits fondamentaux. Les attentes sont élevées quant à la capacité du système judiciaire malien à résister aux pressions politiques. La mise en place d’un cadre juridique solide et indépendant est essentielle pour restaurer la confiance du public dans les institutions judiciaires. Cela nécessite non seulement un engagement sincère des autorités en place, mais aussi un soutien actif de la communauté internationale pour garantir que les droits humains soient respectés. L’avenir incertain du processus démocratique La situation actuelle au Mali soulève des questions cruciales sur l’avenir du processus démocratique dans le pays. L’instrumentalisation de la justice pourrait compromettre non seulement les droits individuels mais aussi les fondements mêmes de la démocratie. Si les opposants continuent d’être ciblés par des mesures judiciaires abusives, cela pourrait entraîner une polarisation accrue au sein de la société malienne. Pour sortir de cette impasse, il est impératif que toutes les parties prenantes s’engagent dans un dialogue constructif visant à rétablir un climat politique apaisé. La mise en œuvre d’une véritable transition démocratique nécessitera une volonté politique forte ainsi qu’un soutien populaire pour garantir que tous les citoyens puissent participer librement au processus politique sans crainte de représailles. #### Investir au Kenya en 2026 : Silicon Savannah, agritech et guide pratique Le Kenya est le hub technologique et économique d’Afrique de l’Est, et l’une des destinations d’investissement les plus actives du continent. En 2026, Nairobi consolide sa position de “Silicon Savannah” africaine avec un écosystème startup mature, une fintech de classe mondiale (M-Pesa, Cellulant), et une infrastructure numérique parmi les meilleures d’Afrique subsaharienne. Ce guide couvre les secteurs prioritaires, les démarches pratiques et les risques spécifiques. Pourquoi le Kenya attire les investisseurs en 2026 Technologie : Google, Microsoft, Meta et des centaines de startups sont présents à Nairobi. iHub (premier hub tech africain), Konza Technopolis (ville tech en construction à 60 km de Nairobi) Fintech : M-Pesa (Safaricom) a 35 millions d’utilisateurs actifs. Le Kenya traite plus de paiements mobiles que l’Europe entière Logistique régionale : le port de Mombasa est la porte d’entrée de l’Afrique de l’Est (Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi, RDC Est). Le Standard Gauge Railway (Mombasa-Nairobi) accélère les échanges Énergie géothermique : 750 MW de géothermie (Olkaria), 10 % des capacités mondiales — électricité parmi les moins chères d’Afrique subsaharienne Agriculture : thé (2e exportateur mondial), café, fleurs (1er fournisseur de l’Europe), horticulture Secteurs porteurs pour investir au Kenya Secteur Potentiel Ticket d’entrée Remarques Fintech et paiements mobiles ★★★★★ 20 000–200 000 USD Marché ouvert, régulateur KCA favorable à l’innovation Agritech et cold chain ★★★★★ 10 000–100 000 USD Pertes post-récolte à 30 % — énorme potentiel Énergies renouvelables ★★★★☆ 50 000–1 M USD Off-grid solaire, mini-réseaux ruraux Tech et SaaS ★★★★☆ 15 000–100 000 USD Talents disponibles, marché B2B régional Tourisme de safari ★★★☆☆ 50 000–500 000 USD 1,5 M visiteurs/an, secteur premium en hausse Immobilier commercial ★★★☆☆ 100 000+ USD Nairobi CBD, Westlands, Karen — rendements 8–12 % Créer une entreprise au Kenya : démarches L’enregistrement d’une société au Kenya se fait via le Business Registration Service (BRS) en ligne : Private Limited Company (Ltd) : équivalent de la SARL, capital minimum 1 KSh symbolique, 1 associé minimum. Délai : 1–3 jours en ligne. Branch of a foreign company : pour les sociétés étrangères opérant au Kenya, enregistrement en 5–10 jours. Kenya Investment Authority (KenInvest) : pour les projets d’investissement étranger dépassant 100 000 USD — accompagnement et certificat d’investissement avec avantages fiscaux. Fiscalité : IS 30 %, IS réduit à 15 % pour les nouvelles entreprises exportatrices les 5 premières années. TVA 16 %. Dividendes rapatriés : retenue 5 % pour résidents de pays ayant un accord de double imposition avec le Kenya (France, UK, USA, etc.). Risques spécifiques au Kenya Instabilité périodique : le Kenya connaît des tensions politiques autour des élections (2022 a été calme, 2027 est la prochaine échéance). Prévoir un buffer de trésorerie. Infrastructure hors Nairobi : les routes et l’électricité se dégradent significativement hors des grandes villes. Dépréciation du shilling : le KES a perdu 30 % face au dollar entre 2021 et 2024. Stabilisé en 2025-2026 mais risque de change réel pour les projets en dollars. Corruption : malgré les progrès, les marchés publics et les procédures administratives peuvent impliquer des paiements informels. Pour le contexte économique, consultez notre analyse du PIB du Kenya en 2026 et les salaires au Kenya pour estimer votre masse salariale. FAQ — Investir au Kenya 2026 Le Kenya est-il le meilleur pays pour investir dans la tech en Afrique ? Le Kenya et le Nigeria se disputent ce titre. Nairobi a l’avantage d’un écosystème plus organisé (iHub, Konza), d’une infrastructure internet meilleure et d’une fintech (M-Pesa) sans équivalent. Lagos est plus grand en volume de marché mais plus risqué et plus cher. Pour une entrée initiale, Nairobi est souvent recommandée. Faut-il un visa ou un permis pour investir au Kenya ? Depuis 2024, le Kenya a supprimé les visas touristiques pour la majorité des nationalités (ETA en ligne remplace le visa). Pour résider et travailler au Kenya, un permis de travail (Class G pour les investisseurs) est nécessaire. Il est délivré en 2–6 semaines et coûte environ 2 000 USD. Quel est le secteur le plus rentable pour investir au Kenya ? L’agritech et la cold chain offrent les meilleures opportunités en termes de besoin non satisfait et de marges. La fintech est très compétitive mais les valorisations sont élevées. Le solaire off-grid dans les zones rurales combine impact social et rendements contractuels prévisibles de 12–18 %. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Investir au Maroc en 2026 : guide complet pour la diaspora et les entreprises Le Maroc est la destination d’investissement la plus sûre et la plus accessible d’Afrique pour les investisseurs étrangers et la diaspora marocaine. En 2026, le pays bénéficie d’une stabilité politique solide, d’infrastructures modernes, d’un accès à l’Europe via des accords de libre-échange, et d’une croissance du PIB autour de 3,5 %. Ce guide couvre les secteurs, les démarches pratiques et les pièges à éviter. Pourquoi investir au Maroc en 2026 ? Infrastructures de classe mondiale : ports de Tanger Med (1er port d’Afrique), autoroutes, TGV Casablanca-Kénitra, aéroports internationaux Zones franches et économiques : Tanger Free Zone, Casablanca Finance City, Dakhla Atlantic, Kénitra Atlantic Free Zone — avantages fiscaux significatifs Accords commerciaux : accord de libre-échange avec l’UE, les USA et plusieurs pays africains Hubs sectoriels : industrie automobile (Renault, Stellantis), aéronautique (Safran, Bombardier), offshoring IT, énergies renouvelables (solaire, éolien) Stabilité monétaire : le dirham est ancré à un panier euro/dollar, limitant la volatilité Secteurs porteurs pour investir au Maroc Secteur Potentiel Ticket d’entrée Remarques Immobilier résidentiel ★★★★★ 30 000–200 000 USD Rendements 6–10 %, demande diaspora forte IT et offshoring ★★★★★ 20 000–100 000 USD CasaShore, TechnoParks, profils qualifiés abordables Tourisme et hôtellerie ★★★★☆ 50 000–500 000 USD 14M visiteurs/an, demande en hausse Énergies renouvelables ★★★★☆ 100 000+ USD Objectif 52 % renouvelables 2030 Agriculture et agritech ★★★☆☆ 10 000–80 000 USD Plan Maroc Vert, subventions disponibles Commerce et distribution ★★★☆☆ 5 000–50 000 USD Classe moyenne croissante, e-commerce en hausse Créer une entreprise au Maroc : démarches pratiques La création d’entreprise au Maroc s’est simplifiée avec le Centre Régional d’Investissement (CRI). En 2026, il est possible de créer une SARL en 24 à 72 heures via le portail en ligne : SARL : capital minimum 10 000 MAD (≈1 000 USD), 1 associé minimum, responsabilité limitée SA : capital 300 000 MAD minimum, pour les projets plus importants Auto-entrepreneur : régime simplifié pour les freelances et petites activités (CA max 500 000 MAD) Succursale étrangère : possible pour les sociétés non-marocaines opérant au Maroc Fiscalité : impôt sur les sociétés 20 % (taux normal), 10 % pour les entreprises exportatrices les 5 premières années, TVA 20 %, exonérations dans les zones franches. Investissement immobilier au Maroc pour la diaspora L’immobilier reste le premier choix de la diaspora marocaine (plus de 4 millions de MRE — Marocains Résidant à l’Étranger). Les villes les plus attractives : Casablanca : appartements 1 500–4 000 MAD/m², rendement locatif brut 5–8 % Marrakech : riads et résidences touristiques, rendement 7–12 % avec location saisonnière Tanger : prix en hausse avec le développement industriel, 1 200–2 500 MAD/m² Agadir : forte demande en résidences de vacances et location touristique Les MRE bénéficient de procédures simplifiées pour l’achat immobilier et peuvent rapatrier librement les loyers et plus-values en devises étrangères. Risques et précautions Administratif : malgré les progrès, certaines procédures restent lentes. Prévoir un avocat ou un CRI local pour les projets complexes. Foncier : vérifier le titre foncier avant tout achat immobilier — les litiges de propriété existent. Change : le dirham n’est pas librement convertible pour les résidents, mais les investisseurs étrangers peuvent rapatrier leurs bénéfices sans restriction. Concurrence locale : certains secteurs (distribution, artisanat) ont une forte concurrence informelle locale. Pour le contexte économique général, consultez notre analyse du PIB du Maroc en 2026 et les niveaux de salaires au Maroc pour calibrer votre masse salariale. FAQ — Investir au Maroc 2026 Un étranger peut-il investir librement au Maroc ? Oui. Le Maroc autorise les investissements étrangers dans presque tous les secteurs. L’Office des Changes permet le rapatriement libre des bénéfices et dividendes en devises. Certains secteurs sensibles (presse, agriculture irrigée à grande échelle) peuvent avoir des restrictions spécifiques. Quel est le meilleur secteur pour investir au Maroc en 2026 ? L’immobilier reste le choix numéro 1 pour la diaspora. L’IT et l’offshoring offrent les meilleures perspectives de croissance pour les entrepreneurs. Les énergies renouvelables ont le plus fort soutien gouvernemental. Le tourisme est rentable mais nécessite une gestion opérationnelle locale. Combien faut-il pour créer une SARL au Maroc ? Le capital minimum est de 10 000 MAD (environ 1 000 USD). Les frais de constitution (notaire, CRI, publication légale) représentent 3 000 à 8 000 MAD supplémentaires. La création prend 1 à 3 jours ouvrables via le portail numérique du CRI. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Investir au Nigeria en 2026 : opportunités, risques et guide pratique Le Nigeria est la plus grande économie africaine (617 milliards USD de PIB en 2026) et le marché le plus vaste du continent avec 220 millions de consommateurs. Investir au Nigeria peut générer des retours exceptionnels — mais le pays présente aussi des risques bien réels que tout investisseur doit comprendre et gérer. Ce guide balance objectivement les deux côtés. Le Nigeria en 2026 : entre réformes et défis Depuis 2023, le gouvernement Tinubu a engagé des réformes économiques douloureuses mais nécessaires : suppression des subventions pétrolières (économie de 10 Mds USD/an), unification du taux de change (dépréciation du naira de 60 % en 2023-2024), hausse des taux d’intérêt. En 2025-2026, les effets positifs commencent à se faire sentir : inflation en baisse, réserves en hausse, retour des investisseurs institutionnels. Secteurs porteurs pour investir au Nigeria Secteur Potentiel Ticket d’entrée Remarques Fintech ★★★★★ 50 000–500 000 USD Flutterwave, Paystack, Moniepoint — marché mature mais croissant FMCG (biens de consommation) ★★★★★ 100 000–1 M USD 220M consommateurs, classe moyenne en croissance Énergie (générateurs, solaire) ★★★★★ 20 000–200 000 USD Coupures chroniques — chaque entreprise a besoin de backup Agriculture et transformation ★★★★☆ 20 000–200 000 USD Nigeria importe 5 Mds USD de riz/an — opportunité locale forte E-commerce et logistique ★★★★☆ 30 000–300 000 USD Lagos : 15 M habitants, demande en forte hausse Pétrole et gaz ★★★☆☆ 1 M+ USD Réservé aux gros acteurs, corruption élevée dans le secteur Créer une entreprise au Nigeria : démarches L’enregistrement se fait via le CAC (Corporate Affairs Commission) : Private Limited Company : capital minimum 100 000 NGN (≈65 USD), enregistrement en ligne via le portail CAC en 3–7 jours NIPC (Nigeria Investment Promotion Commission) : pour les projets d’investissement étranger — certificat obligatoire pour certains secteurs, offre des incitations fiscales Lagos Free Trade Zone (Lekki) : zone franche moderne, exonération IS 25 ans, importation duty-free, permis de travail facilités Fiscalité : IS 30 % (entreprises de taille normale), 20 % pour les PME (CA < 1 Md NGN), 0 % pour les micro-entreprises. TVA 7,5 %. Le régime fiscal est complexe — un comptable local est indispensable. Les risques incontournables au Nigeria Dépréciation du naira : le NGN a perdu 80 % de sa valeur face au dollar depuis 2019. Les projets dont les coûts sont en dollars et les revenus en nairas peuvent voir leurs marges s’évaporer. Stratégie : facturer en USD ou indexer les prix à l’inflation. Coupures d’électricité : le réseau public fournit en moyenne 4h/jour d’électricité. Chaque entreprise doit prévoir des générateurs (diesel) ou des systèmes solaires — coût opérationnel significatif. Sécurité : Lagos est une grande ville avec tous les risques qui y sont associés. Le Nord-Est (Borno, Boko Haram) est à éviter. Lagos, Abuja et les grandes villes du Sud restent opérationnelles pour les affaires. Bureaucratie : les douanes, les permis et les inspections peuvent être lents et arbitraires. Un fixer ou un consultant local est recommandé. Pour comprendre le poids économique du Nigeria, consultez notre analyse Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : PIB 2026 et les salaires au Nigeria. FAQ — Investir au Nigeria 2026 Est-il sûr d’investir au Nigeria en 2026 ? Pour les investissements dans les secteurs formels (tech, FMCG, énergie) dans les zones sécurisées (Lagos, Abuja, Port Harcourt), le Nigeria reste praticable et potentiellement très rentable. La clé est de bien gérer le risque de change et d’avoir un partenaire local solide. L’investissement direct sans connaissance locale est déconseillé. Comment gérer le risque de change au Nigeria ? Facturer en USD quand c’est possible, tenir les réserves en devises étrangères via un compte DOM (Domiciliary Account) autorisé par la CBN, utiliser des contrats à terme (forward contracts) pour les obligations en NGN prévisibles. Certains investisseurs optent pour des structures qui encaissent en devises et convertissent uniquement ce qui est nécessaire localement. Quel est le meilleur secteur pour un premier investissement au Nigeria ? L’énergie (solaire + stockage pour alimenter des PME) est recommandée comme premier investissement car les revenus sont contractuels (Power Purchase Agreement), les clients sont des entreprises solvables, et le besoin est structurel. La fintech est rentable mais très compétitive et nécessite une expertise sectorielle spécifique. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Investir au Sénégal en 2026 : gaz, tourisme, BTP et guide pratique Le Sénégal est devenu l’une des destinations d’investissement les plus attractives d’Afrique de l’Ouest en 2026, porté par l’entrée en production de ses gisements pétroliers et gaziers (Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim), une stabilité politique remarquable dans la région, et un gouvernement actif pour attirer les capitaux étrangers. Ce guide présente les opportunités concrètes, les démarches et les risques. Le tournant gazier et pétrolier du Sénégal La découverte de pétrole (2014) et de gaz (2016) dans les eaux sénégalaises a transformé les perspectives économiques du pays. En 2026, le champ Sangomar est en production avec Woodside Energy, et GTA (Grand Tortue Ahmeyim) fournit du GNL. Ces revenus représentent un catalyseur pour l’ensemble de l’économie : BTP, services aux entreprises, hôtellerie d’affaires, sous-traitance locale obligatoire (contenu local imposé à 30 %). Secteurs porteurs pour investir au Sénégal Secteur Potentiel Ticket d’entrée Remarques BTP et immobilier ★★★★★ 20 000–300 000 USD Déficit 200 000 logements à Dakar, Diamniadio en développement Services pétroliers ★★★★★ 50 000+ USD Contenu local obligatoire, demande en forte hausse Tourisme ★★★★☆ 30 000–500 000 USD Cap Skirring, Saly, Ziguinchor — destinations en croissance Agriculture et pêche ★★★★☆ 10 000–100 000 USD Arachide, mil, horticulture, aquaculture Fintech et digital ★★★☆☆ 10 000–50 000 USD Wave (transfert mobile) a transformé le marché — concurrence forte Investir via l’APIX L’Agence de Promotion des Investissements et des Grands Travaux (APIX) est le guichet unique pour les investisseurs au Sénégal. Elle offre : Création d’entreprise en 24–48h pour les sociétés de capitaux Code des investissements avec exonérations fiscales jusqu’à 15 ans pour certains secteurs Accompagnement pour les projets stratégiques (énergie, agriculture, tourisme, industrie) Zone Économique Spéciale Intégrée de Diamniadio (ZESI) : 30 km de Dakar, zones industrielles modernes avec avantages fiscaux Investissement immobilier à Dakar et Diamniadio Dakar est l’une des villes les plus chères d’Afrique de l’Ouest relativement aux revenus locaux. Les prix des appartements à Point E ou Almadies atteignent 1 500–3 000 USD/m², avec des rendements locatifs bruts de 6–10 %. La ville nouvelle de Diamniadio, à 30 km de Dakar, attire les investissements institutionnels et offre des opportunités dans des projets résidentiels et commerciaux neufs à des prix 30–40 % inférieurs au Plateau. Fiscalité pour les investisseurs au Sénégal IS : 30 % (taux normal), réductions possibles via le code des investissements TVA : 18 % Retenue à la source sur dividendes : 10 % Zone franche : exonération IS totale pendant 25 ans, exonération TVA sur exportations Rapatriement de bénéfices : libre au sein de la zone UEMOA (franc CFA) Pour les données économiques générales, consultez notre classement PIB Afrique 2026 et les niveaux de salaires au Sénégal. FAQ — Investir au Sénégal 2026 Le Sénégal est-il sûr pour les investissements étrangers ? Oui — le Sénégal est l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest, sans coup d’État depuis l’indépendance. L’alternance politique de 2024 a été pacifique. Les droits des investisseurs sont protégés par le code des investissements et les accords CIRDI (arbitrage international). Le risque politique est modéré et bien inférieur à beaucoup de voisins régionaux. Faut-il un partenaire local pour investir au Sénégal ? Ce n’est pas obligatoire légalement, mais fortement recommandé pour naviguer l’administration et les réseaux locaux. Dans certains secteurs (foncier agricole, pêche, médias), la présence d’un associé sénégalais facilite les procédures. La diaspora sénégalaise en France est souvent un pont naturel pour les investisseurs français. Quel est le meilleur secteur pour investir au Sénégal en 2026 ? Le BTP et l’immobilier à Diamniadio offrent les meilleures perspectives à court terme. Les services aux industries pétrolières et gazières sont le secteur à plus fort potentiel de croissance. Le tourisme à Cap Skirring et en Casamance reste sous-exploité pour les investisseurs à moyen terme. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur L’Afrique s’impose en 2026 comme l’une des dernières grandes frontières de l’investissement mondial. Avec une population dépassant 1,5 milliard d’habitants, un taux d’urbanisation en accélération et une classe moyenne en plein essor, le continent offre des opportunités sans équivalent pour les investisseurs avisés — qu’ils soient membres de la diaspora, entrepreneurs étrangers ou fonds institutionnels. Pourtant, investir en Afrique exige une approche rigoureuse : les réalités économiques, réglementaires et politiques varient considérablement d’un pays à l’autre. Le Nigeria et la RDC ne ressemblent en rien au Maroc ou au Kenya. Les secteurs porteurs — mines, agritech, BTP, gaz, fintech — présentent des profils de risque et de rentabilité très distincts. Ce guide complet vous offre une cartographie exhaustive des meilleures opportunités d’investissement en Afrique en 2026, pays par pays et secteur par secteur, pour vous aider à prendre des décisions éclairées avant d’approfondir votre lecture dans nos fiches dédiées. Pourquoi investir en Afrique en 2026 ? Les fondamentaux macroéconomiques plaident en faveur d’un engagement accru sur le continent africain. La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) continue de monter en puissance, facilitant les échanges intra-africains et réduisant les barrières douanières. Plusieurs économies affichent des taux de croissance du PIB supérieurs à 5 %, portés par la consommation intérieure, les infrastructures et les matières premières. La révolution numérique transforme profondément les modèles d’affaires, notamment dans les services financiers, la santé et l’agriculture. Pour les investisseurs de la diaspora africaine, 2026 représente aussi une fenêtre stratégique : les transferts de fonds atteignent des niveaux record et les gouvernements multiplient les dispositifs d’accueil. Découvrez notre guide complet sur l’investissement en Afrique 2026 pour la diaspora, qui détaille les mécanismes d’accès au marché pour les Africains de l’étranger souhaitant ancrer leur capital sur le continent. Nigeria : la puissance économique incontournable Premier PIB d’Afrique, plus grand marché de consommation avec plus de 220 millions d’habitants, le Nigeria reste un passage obligé pour tout investisseur sérieux sur le continent. Lagos concentre un écosystème fintech parmi les plus dynamiques au monde, tandis que le secteur pétrolier et gazier amorce une transition vers davantage de transformation locale. Les réformes économiques engagées depuis 2023 — unification du taux de change, suppression des subventions aux carburants — ont assaini le cadre macroéconomique, même si l’inflation et l’instabilité du naira demeurent des facteurs de vigilance. L’agritech, le BTP et les énergies renouvelables offrent des rendements attractifs pour les capitaux patients. Pour une analyse complète des risques et des opportunités sectorielles, consultez notre guide investir au Nigeria en 2026. Kenya : la Silicon Savannah et l’innovation agritech Nairobi s’est imposé comme la capitale technologique de l’Afrique de l’Est. Le Kenya bénéficie d’un environnement des affaires mature, d’une infrastructure numérique développée et d’une main-d’œuvre qualifiée anglophone. M-Pesa a fait du pays un laboratoire mondial du paiement mobile, et l’écosystème startup qui en découle attire des capitaux-risqueurs du monde entier. L’agritech représente un secteur d’avenir particulièrement prometteur : avec plus de 70 % de la population active engagée dans l’agriculture, les solutions de précision, de financement agricole et de logistique du froid offrent des opportunités immenses. Le tourisme, les énergies propres (géothermie, solaire) et le secteur immobilier de Nairobi complètent un tableau d’investissement séduisant. Notre fiche détaillée investir au Kenya en 2026 analyse les meilleures portes d’entrée sectorielles et les risques réglementaires à anticiper. Sénégal : l’émergence portée par le gaz et le BTP Le Sénégal a franchi en 2024 un cap historique en devenant producteur d’hydrocarbures. Les gisements offshore de gaz naturel (projet GTA avec BP et Kosmos Energy) transforment profondément les perspectives économiques du pays pour les années à venir. Cette manne gazière entraîne un effet multiplicateur sur le BTP, les services aux entreprises et la logistique portuaire. Dakar s’affirme également comme une destination touristique premium en pleine montée en gamme, avec des projets hôteliers et de résidences de prestige qui attirent les investisseurs immobiliers de la diaspora sénégalaise. La stabilité politique et la qualité des institutions font du Sénégal l’un des environnements d’investissement les plus sûrs d’Afrique subsaharienne. Pour aller plus loin, notre guide investir au Sénégal en 2026 détaille les secteurs prioritaires et les dispositifs d’accompagnement disponibles. Maroc : la porte d’entrée vers l’Afrique et un hub régional consolidé Le Maroc occupe une position stratégique unique : économie émergente stable, hub logistique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne, et plaque tournante des investissements panafricains. Avec le méga-projet du port Tanger Med, la montée en puissance de l’industrie automobile (Renault, Stellantis) et une ambition forte dans les énergies renouvelables — notamment l’éolien et le solaire — le Royaume attire des IDE massifs. La co-organisation de la Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal amplifie encore les besoins en infrastructures touristiques, de transport et d’hôtellerie. Pour la diaspora marocaine installée en Europe, le marché immobilier et les PME familiales représentent des vecteurs d’investissement privilégiés. Notre guide complet investir au Maroc en 2026 vous accompagne pas à pas dans cette démarche. RDC : le géant des mines face à ses défis structurels La République Démocratique du Congo concentre à elle seule des réserves minières évaluées à plus de 24 000 milliards de dollars. Cobalt, coltan, lithium, cuivre : le pays détient les matières premières clés de la transition énergétique mondiale. Cette dotation exceptionnelle en fait une destination incontournable pour les investisseurs miniers, mais aussi l’une des plus complexes à appréhender. L’insécurité dans l’est du pays, la fragilité institutionnelle et les risques de corruption exigent une due diligence approfondie et des partenariats locaux solides. À l’inverse, le secteur agricole — la RDC dispose de 80 millions d’hectares de terres arables — et les énergies renouvelables (hydroélectricité) offrent des perspectives de long terme. Notre analyse détaillée investir en RDC en 2026 dresse un tableau honnête des opportunités réelles et des précautions indispensables. Côte d’Ivoire : la locomotive de l’UEMOA et le choix de la diaspora Abidjan s’est réimposée comme la capitale économique de l’Afrique de l’Ouest francophone. Avec une croissance du PIB régulièrement supérieure à 6 %, portée par le cacao, le BTP, le commerce et les services financiers, la Côte d’Ivoire offre un terrain d’investissement particulièrement attractif. Le Plan National de Développement (PND) génère des opportunités massives dans les infrastructures, l’énergie et l’immobilier commercial. Pour la diaspora ivoirienne installée en France, le marché résidentiel à Abidjan et les PME de distribution représentent les points d’entrée les plus accessibles. Le cadre UEMOA garantit une stabilité monétaire appréciable par rapport à d’autres marchés subsahariens. Pour les investisseurs basés en France, notre guide investir en Côte d’Ivoire depuis la France détaille les secteurs prioritaires et les risques à bien calibrer. Les secteurs porteurs en Afrique en 2026 Au-delà des spécificités nationales, plusieurs secteurs transversaux concentrent les flux d’investissement les plus significatifs à l’échelle continentale. Les mines et les ressources naturelles restent le premier vecteur d’IDE, portés par la demande mondiale en métaux de la transition énergétique. L’agritech révolutionne le secteur agricole grâce aux drones, à l’agriculture de précision et au financement digital des exploitants. Le BTP bénéficie de l’urbanisation accélérée — 600 millions d’Africains supplémentaires vivront en ville d’ici 2050. Le gaz naturel (Sénégal, Mozambique, Tanzanie) positionne plusieurs pays comme de futurs exportateurs majeurs. La fintech et les services de santé numérique complètent ce panorama de secteurs à fort potentiel. La diaspora africaine constitue un acteur clé de ces dynamiques : notre analyse diaspora africaine : où investir en Afrique ? identifie les meilleures stratégies d’allocation selon le pays d’origine et le profil d’investisseur. Immobilier, business et agriculture : les trois piliers de l’investissement diaspora La diaspora africaine transfère chaque année plus de 100 milliards de dollars vers le continent — soit davantage que l’aide publique au développement. Une part croissante de ces flux se transforme en investissements productifs plutôt qu’en simple consommation. L’immobilier résidentiel dans les capitales (Dakar, Abidjan, Nairobi, Casablanca) constitue l’entrée la plus naturelle, offrant à la fois une protection contre l’inflation et un actif tangible. Le business — franchise, distribution, restauration, e-commerce — représente le deuxième pilier, avec des tickets d’entrée accessibles. L’agriculture, enfin, attire une nouvelle génération d’investisseurs diaspora séduits par les rendements de la production maraîchère, de l’élevage moderne ou de l’agroprocessing. Notre enquête approfondie immobilier, business, agriculture : où la diaspora investit-elle ? cartographie ces tendances avec des données concrètes et des témoignages d’investisseurs. Risques pays et conseils pratiques pour investir en Afrique Investir en Afrique en 2026 implique de maîtriser une cartographie des risques spécifiques : risque politique et instabilité institutionnelle, risque de change (naira, franc CFA, shilling), risque réglementaire et fiscal (rapatriement des bénéfices, droits de douane), risque opérationnel (accès à l’énergie, logistique, main-d’œuvre). Parmi les bonnes pratiques universelles : s’appuyer sur des partenaires locaux solides et identifiés, structurer ses investissements via des holdings régionales pour optimiser la fiscalité intra-africaine, recourir aux garanties proposées par la MIGA (Banque mondiale) ou l’ATIDI pour couvrir les risques politiques, et privilégier des secteurs bénéficiant d’un cadre réglementaire clair. Les agences de promotion des investissements (CEPICI en Côte d’Ivoire, ANAPI en RDC, Invest in Morocco) offrent des guichets uniques précieux pour les nouveaux entrants. Une due diligence juridique et comptable conduite par des cabinets locaux reconnus reste absolument indispensable avant tout engagement de capital significatif. Tous nos guides sur Investir en Afrique Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays pour la diaspora — Le panorama pays par pays destiné aux membres de la diaspora africaine souhaitant structurer leur stratégie d’investissement. Investir au Nigeria en 2026 : opportunités, risques et guide pratique — Tout ce que vous devez savoir avant d’investir dans la première économie africaine. Investir au Kenya en 2026 : Silicon Savannah, agritech et guide pratique — Comment profiter du dynamisme technologique et agricole du Kenya. Investir au Sénégal en 2026 : gaz, tourisme, BTP et guide pratique — Le Sénégal gazier et ses nouvelles opportunités sectorielles décryptées. Investir au Maroc en 2026 : guide complet pour la diaspora et les entreprises — Hub régional, Mondial 2030, énergies propres : le Maroc comme point d’entrée stratégique. Investir en RDC en 2026 : mines, agriculture et opportunités réelles — Le potentiel immense de la RDC et les précautions indispensables avant d’y investir. Diaspora africaine : où investir en Afrique ? — Le guide stratégique pour choisir le bon pays selon votre profil et vos objectifs. Investir en Côte d’Ivoire depuis la France : secteurs et risques — Mode d’emploi concret pour les investisseurs basés en France visant le marché ivoirien. Immobilier, business, agriculture : où la diaspora investit-elle ? — Une analyse des tendances d’investissement de la diaspora africaine en 2026. Conclusion : votre feuille de route pour investir en Afrique en 2026 Investir en Afrique en 2026 n’est ni un pari risqué ni une démarche réservée aux grands groupes internationaux. C’est une stratégie accessible, à condition d’adopter la bonne méthode : choisir le pays en fonction de son profil de risque personnel, identifier les secteurs en phase avec les mégatendances locales, s’entourer de partenaires fiables et structurer juridiquement ses investissements dès le départ. Le continent offre des rendements que les marchés matures ne peuvent plus proposer, portés par une démographie jeune, une urbanisation accélérée et une digitalisation à grande vitesse. Que vous soyez membre de la diaspora cherchant à reconnecter votre capital à vos racines, entrepreneur étranger en quête de nouveaux marchés ou investisseur institutionnel en diversification, nos guides pays vous fournissent toutes les clés pour passer à l’action. Explorez les fiches dédiées ci-dessus et construisez votre stratégie africaine avec des informations fiables et à jour. Questions fréquentes Quel est le meilleur pays africain pour investir en 2026 ? Il n’existe pas de réponse universelle : le meilleur pays dépend de votre secteur cible, de votre appétit pour le risque et de votre horizon d’investissement. Le Maroc et le Kenya offrent les environnements réglementaires les plus stables, le Nigeria et la RDC les potentiels de rendement les plus élevés (avec des risques proportionnels), tandis que le Sénégal et la Côte d’Ivoire représentent d’excellents compromis risque/rendement pour les investisseurs de la diaspora francophone. Comment investir en Afrique quand on fait partie de la diaspora africaine ? La diaspora dispose de plusieurs vecteurs d’accès : l’immobilier résidentiel dans les grandes capitales (ticket d’entrée souvent accessible à partir de 30 000 €), la création ou la reprise de PME via des partenaires locaux, les fonds d’investissement spécialisés Afrique, ou encore les obligations souveraines de certains États. La clé est de s’appuyer sur un réseau local de confiance — famille, associations de la diaspora, chambres de commerce bilatérales — et de consulter notre guide dédié à la diaspora pour une approche structurée. Quels sont les risques principaux à anticiper avant d’investir en Afrique ? Les principaux risques sont le risque de change (dévaluation des monnaies locales), le risque politique et réglementaire (changements soudains de législation, instabilité gouvernementale), le risque opérationnel (coupures d’électricité, logistique défaillante) et le risque de rapatriement des capitaux. Ces risques peuvent être largement atténués par une structuration juridique adaptée, des garanties d’investissement (MIGA, ATIDI) et le choix de partenaires locaux solides. Dans quels secteurs africains investir en 2026 pour des rendements attractifs ? Les secteurs offrant les meilleures perspectives en 2026 sont : l’agritech et l’agroprocessing (fort besoin de modernisation, marchés intérieurs en croissance), les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectricité — portés par les déficits énergétiques), le BTP et l’immobilier résidentiel abordable dans les capitales en expansion, la fintech et les services de santé numérique. Les mines et le gaz naturel restent très performants mais exigent des tickets d’entrée plus élevés et une expertise sectorielle spécifique. Faut-il créer une société locale pour investir en Afrique ou peut-on investir depuis l’étranger ? Dans la plupart des pays africains, créer une entité locale (SARL, SA ou filiale) est fortement recommandé pour bénéficier des incitations fiscales locales, faciliter les opérations bancaires et rassurer les partenaires locaux. Certains secteurs (mines, foncier agricole) imposent même une présence locale obligatoire ou une participation locale minimale au capital. Il est toutefois possible de détenir ces structures via une holding basée dans un pays à fiscalité avantageuse (Île Maurice, Kenya pour l’Afrique de l’Est) pour optimiser la remontée des dividendes. À lire aussi fonds d’investissement panafricains PME À lire aussi Investir en RDC en 2026 : mines, agriculture et opportunités réelles Investir au Nigeria en 2026 : opportunités, risques et guide pratique Investir au Kenya en 2026 : Silicon Savannah, agritech et guide pratique Investir au Sénégal en 2026 : gaz, tourisme, BTP et guide pratique Investir au Maroc en 2026 : guide complet pour la diaspora et les entreprises Investir en Côte d’Ivoire depuis la France : secteurs et risques À lire aussi fiscalité secteur informel Afrique subsaharienne À lire aussi Investir en RDC en 2026 : mines, agriculture et opportunités réelles Investir au Nigeria en 2026 : opportunités, risques et guide pratique Investir au Kenya en 2026 : Silicon Savannah, agritech et guide pratique Investir au Sénégal en 2026 : gaz, tourisme, BTP et guide pratique Investir au Maroc en 2026 : guide complet pour la diaspora et les entreprises Investir en Côte d’Ivoire depuis la France : secteurs et risques À lire aussi Pib Afrique 2026 Classement Pays Africains #### Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays pour la diaspora Investir en Afrique en 2026 représente une opportunité concrète pour la diaspora africaine, les investisseurs français et les entrepreneurs à la recherche de marchés en forte croissance. Le continent affiche une croissance moyenne de 3,8 % selon le FMI, portée par une urbanisation rapide, une classe moyenne en expansion et des besoins d’infrastructure colossaux. Ce guide présente les pays les plus accessibles aux investisseurs étrangers, les secteurs porteurs et les pièges à éviter. Pourquoi investir en Afrique en 2026 ? Plusieurs facteurs structurels rendent l’Afrique attractive pour l’investissement en 2026 : Démographie : 1,4 milliard d’habitants, âge médian de 19 ans — le plus jeune continent au monde. D’ici 2035, l’Afrique représentera 25 % de la population mondiale active. Urbanisation : 600 millions d’Africains vivront en ville d’ici 2030, créant une demande massive en logement, services, commerce et transport. Zone de libre-échange continentale (ZLECAf) : entrée en vigueur progressive depuis 2021, elle vise à créer le plus grand marché mondial en nombre de pays. Les échanges intra-africains devraient doubler d’ici 2030. Technologies mobiles : 615 millions d’abonnés mobiles en 2025, taux de pénétration internet à 43 % et en hausse. La fintech africaine (M-Pesa, Wave, Flutterwave) redéfinit les services financiers. Ressources naturelles : 60 % des terres arables mondiales non exploitées, réserves de cobalt, lithium, uranium, pétrole et gaz à l’heure de la transition énergétique. Les pays les plus accessibles aux investisseurs en 2026 Pays Facilité à faire des affaires Secteurs prioritaires Risque Maroc ★★★★★ Industrie, IT, tourisme, immobilier Faible Kenya ★★★★☆ Tech, fintech, agriculture, énergie Modéré Sénégal ★★★★☆ Gaz, tourisme, BTP, agriculture Modéré Côte d’Ivoire ★★★★☆ Cacao, BTP, tech, services Modéré Nigeria ★★★☆☆ Tech, fintech, énergie, FMCG Élevé RDC ★★☆☆☆ Mines, agriculture, infrastructure Très élevé Secteurs à fort potentiel sur tout le continent Fintech et services financiers mobiles L’Afrique subsaharienne représente 70 % des transactions mobiles mondiales (en volume). Les startups fintech africaines ont levé 2,4 milliards USD en 2024. Le Maroc, le Kenya et le Nigeria sont les trois hubs principaux. La pénétration bancaire reste faible (45 % en moyenne), laissant un marché de centaines de millions de non-bancarisés accessibles via le mobile. Énergies renouvelables 600 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité. Les projets solaires off-grid, les mini-réseaux et les grands parcs solaires attirent des capitaux significatifs. Le Maroc (Noor Ouarzazate), le Kenya (geothermie Olkaria), l’Éthiopie (Grand Renaissance) et l’Afrique du Sud montrent la voie. Les rendements attendus dépassent 15 % sur 10 ans dans les pays stables. Agriculture et agro-industrie L’Afrique importe 35 milliards USD de nourriture par an alors qu’elle possède 60 % des terres arables mondiales non exploitées. L’agritech (drones, irrigation précise, cold chain) et la transformation locale (farine, huile, jus) offrent des opportunités à forte valeur ajoutée, notamment au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Kenya. Immobilier et construction Le déficit de logements urbains est estimé à 50 millions d’unités sur le continent. Les zones économiques spéciales (Maroc, Côte d’Ivoire, Nigeria), les projets de villes nouvelles et les complexes mixtes résidentiels-commerciaux génèrent des rendements locatifs de 8 à 14 % dans les capitales économiques. Comment investir en Afrique : les formes juridiques Selon votre profil (diaspora, PME, fonds), plusieurs approches existent : Investissement direct : création d’une SARL, SAS ou société locale — recommandé pour les projets opérationnels (commerce, services, production). Délai de création : 3–15 jours selon le pays. Investissement immobilier : acquisition de biens via un notaire local. Possible pour les non-résidents dans la majorité des pays. Rendements locatifs bruts : 8–14 %. Participation dans une startup : via des fonds (AfricInvest, Partech Africa, Flourish) ou des deals directs. Ticket minimum souvent 50 000–500 000 USD. Obligations d’État ou eurobonds : plusieurs pays émettent des obligations à 7–10 % en USD (Kenya, Côte d’Ivoire, Sénégal). Accès via des brokers internationaux. Transferts diaspora productifs : envoi de fonds vers une activité familiale (petit commerce, taxi, location) — forme la plus répandue mais la moins structurée. Guides détaillés par pays Retrouvez nos analyses pays par pays avec démarches pratiques, régimes fiscaux et retours d’expérience : Investir au Maroc en 2026 : guide complet Investir au Sénégal en 2026 : gaz, tourisme et BTP Investir au Kenya en 2026 : Silicon Savannah et agri Investir au Nigeria en 2026 : opportunités et risques Investir en RDC en 2026 : mines et économie réelle Investir en Côte d’Ivoire depuis la France Pour comprendre le contexte macroéconomique avant d’investir, consultez notre classement PIB Afrique 2026 et les niveaux de salaires par pays. FAQ — Investir en Afrique 2026 Quel est le meilleur pays africain pour investir en 2026 ? Le Maroc reste le pays le plus favorable aux investisseurs étrangers (meilleur classement Doing Business africain, infrastructures développées, stabilité politique). Le Kenya est le choix numéro 1 pour la tech et la fintech. Le Sénégal est en forte progression grâce aux revenus gaziers et pétroliers attendus depuis 2024-2025. Chaque pays a ses secteurs de prédilection — il n’y a pas de réponse universelle. Faut-il être africain ou de la diaspora pour investir en Afrique ? Non. La majorité des pays africains autorisent les investissements étrangers (UE, USA, Chine, etc.) dans presque tous les secteurs. Certains secteurs sensibles (médias, agriculture, défense) peuvent avoir des restrictions. La diaspora africaine bénéficie parfois d’avantages spécifiques (doubles nationalités, connaissance du terrain, réseaux locaux) mais n’est pas nécessaire. Quels sont les principaux risques d’investissement en Afrique ? Les risques varient selon les pays : instabilité politique (Sahel, RDC, Soudan), dépréciation monétaire (Ghana, Nigeria, Éthiopie), risque de contrepartie dans les contrats, lenteur administrative, et difficulté à rapatrier les bénéfices dans certains pays. Le Maroc, le Kenya et la Côte d’Ivoire présentent les risques les plus faibles parmi les grandes économies africaines. Quel ticket minimum pour investir en Afrique ? Un petit commerce ou une boutique de revente peut démarrer avec 2 000–10 000 USD. Un projet immobilier locatif nécessite généralement 30 000–100 000 USD selon le pays. Une participation dans une startup via un fonds demande souvent 50 000 USD minimum. Les obligations d’État sont accessibles dès quelques milliers de dollars via des brokers. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi algérien visa schengen afrique du sud #### Investir en Côte d’Ivoire depuis la France : secteurs et risques Investir en Côte d’Ivoire depuis la France La Côte d’Ivoire attire une partie de la diaspora grâce à sa croissance, à Abidjan et à ses opportunités commerciales. Mais investir depuis la France demande une méthode stricte. Investir depuis la diaspora peut accélérer un projet familial ou entrepreneurial, mais la distance amplifie les risques : mauvais intermédiaire, titre foncier flou, coûts cachés, pression sociale ou absence de suivi. Les transferts de fonds restent un flux majeur pour plusieurs économies africaines, souvent plus stable que d’autres capitaux privés. L’UNCTAD relève un rebond de l’investissement étranger vers l’Afrique en 2024, signe d’un intérêt réel mais sélectif. Le risque principal pour un particulier n’est pas seulement le marché : c’est la gouvernance du projet à distance. Titre, propriétaire, permis, localisation, charges, accès, fiscalité et intermédiaire doivent être contrôlés. Le paiement doit laisser une trace. Une visite par une personne indépendante vaut mieux qu’une décision prise sur photos. Immobilier, business et vérifications concrètes L’immobilier paraît tangible, mais exige des documents solides. Le commerce tourne plus vite, mais demande contrôle de caisse et stock. L’agriculture peut créer de la valeur, mais dépend de la saison, de l’eau, de la main-d’œuvre et de l’accès au marché. Le bon choix dépend du temps de suivi disponible, pas seulement du capital. Un investissement à distance doit fonctionner avec devis écrits, photos géolocalisées, factures, compte bancaire séparé, responsable identifié et points de contrôle. Si personne ne peut expliquer les coûts, les marges et les délais, le projet n’est pas prêt. La confiance familiale ne remplace pas une procédure minimale. Un commerce ou service doit avoir un responsable fiable, une caisse séparée, des rapports réguliers et des indicateurs simples. Le capital ne compense pas l’absence de contrôle. Acheter un terrain sans vérification indépendante. Financer un commerce sans suivi de stock. Mélanger aide familiale et investissement rentable. Suivi à distance, documents et risques Sur diaspora africaine et investissement, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Investir depuis l’Europe, l’Amérique du Nord ou le Golfe crée un décalage : celui qui finance ne voit pas toujours le terrain. Pour limiter les risques, il faut des règles écrites dès le départ : qui décide, qui dépense, qui valide, qui contrôle et à quel rythme les comptes sont envoyés. Cette organisation évite de transformer un projet économique en tension familiale. Points à vérifier avant d’investir depuis la diaspora Le marché ivoirien est attractif, mais immobilier et business demandent des vérifications juridiques et un suivi strict à distance. Un bon investissement de diaspora commence rarement par un gros versement. Il commence par un test, un budget limité, des preuves et une personne locale responsable. Si le projet ne peut pas rendre des comptes sur un petit montant, il ne faut pas lui confier un montant plus important. Beaucoup de projets échouent parce que les rôles sont implicites. Un accord écrit, même simple, permet de préciser qui possède quoi, qui est payé, qui rend compte et comment sortir du projet. Cette clarté protège l’argent, mais aussi les relations familiales et amicales. À lire aussi Diaspora africaine : où investir en Afrique ? Immobilier, business, agriculture : où la diaspora investit-elle ? Sources UNCTAD, World Investment Report 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. FAQ Comment investir en Côte d’Ivoire depuis la France ? Commencez par un projet documenté, un budget limité et un relais local fiable. Chaque paiement doit laisser une trace. Que vérifier avant un achat immobilier ? Titre, vendeur, permis, localisation, charges, fiscalité, accès et cohérence du prix doivent être contrôlés indépendamment. Comment suivre un business à distance ? Séparez la caisse, exigez des rapports réguliers, suivez le stock et vérifiez les factures avant d’augmenter le capital. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Investir en RDC en 2026 : mines, agriculture et opportunités réelles La République Démocratique du Congo est le marché à la fois le plus risqué et potentiellement le plus rémunérateur d’Afrique centrale. Avec 105 millions d’habitants, des ressources minières inégalées (70 % du cobalt mondial, immenses réserves de cuivre, or, coltan, lithium) et une surface agricole comparable à l’Europe de l’Ouest, la RDC représente une opportunité extraordinaire pour les investisseurs qui acceptent de travailler dans un environnement complexe. Ce guide présente les opportunités réelles et les risques sans les minimiser. Le paradoxe congolais La RDC est souvent présentée comme “le pays le plus riche sur une des populations les plus pauvres”. Cette tension est réelle : le PIB par habitant est sous 600 USD alors que le sous-sol congolais vaut des trillions. Les raisons : décennies de conflits, corruption institutionnelle, infrastructure quasi-inexistante à l’échelle du pays (la RDC a moins d’autoroutes goudronnées que le Luxembourg), et instabilité chronique dans l’Est (Kivu). Pour un investisseur, cela signifie que les risques sont élevés mais les opportunités sont à des valorisations très faibles. Secteurs accessibles aux investisseurs en 2026 Secteur Profil investisseur Ticket d’entrée Remarques Agriculture (péri-urbaine) PME, diaspora 5 000–50 000 USD Maraîchage, aviculture à Kinshasa — demande locale forte Commerce de gros/import Diaspora, négociants 10 000–100 000 USD Biens de consommation, matériaux de construction Télécoms et digital Investisseurs tech 20 000–200 000 USD Taux de pénétration internet 20 % — fort potentiel Mines artisanales (négoce) Spécialisés 50 000–500 000 USD Risque légal et de sécurité — nécessite partenaires locaux solides Mines industrielles Grands groupes 100 M+ USD Glencore, CMOC, Ivanhoe — réservé aux majors Énergie (générateurs, solaire) PME, investisseurs 10 000–100 000 USD Electrification quasi-nulle hors Kinshasa Cadre légal : ANAPI et code des investissements L’ANAPI (Agence Nationale pour la Promotion des Investissements) est le guichet unique pour les investisseurs en RDC. Le code des investissements révisé (2002, amendements en cours) prévoit : Agrément ANAPI pour les investissements dépassant 200 000 USD Exonération IS pendant 3–5 ans selon le secteur et la zone géographique Exonération des droits de douane sur les équipements importés pour le projet agréé Protection contre les expropriations sans compensation juste Accès aux tribunaux de commerce ou à l’arbitrage international (CIRDI) Fiscalité : IS 30 %, TVA 16 %, taxe professionnelle sur les revenus. La complexité fiscale et la multiplicité des taxes locales (patentes, taxes provinciales, etc.) nécessitent un cabinet comptable congolais expérimenté. Stratégie pour investir en RDC Les investisseurs qui réussissent en RDC partagent généralement ces caractéristiques : Partenaire local de confiance : indispensable pour naviguer l’administration, sécuriser les paiements et gérer les relations avec les autorités locales. Focus sur Kinshasa et les grandes villes : Lubumbashi (mines), Goma (Est risqué mais actif), Kisangani (agricole). Éviter les zones de conflit (Nord et Sud Kivu, Ituri). Structure juridique robuste : contrats notariés, résolution des litiges par arbitrage à Paris ou à l’OHADA, garanties bancaires. Patience de capital : prévoir 3–5 ans avant le retour sur investissement. Les projets à court terme s’exposent plus aux risques. Pour le contexte économique, consultez notre guide des salaires en RDC et notre classement PIB Afrique 2026. FAQ — Investir en RDC 2026 Est-il possible d’investir en RDC sans être présent sur place ? C’est très difficile et non recommandé. La gestion à distance en RDC expose à des risques importants (détournements, incompréhension du contexte local). La diaspora congolaise (France, Belgique, Canada) est souvent mieux positionnée car elle combine capital étranger et connaissance locale. Une mission de reconnaissance de 2–4 semaines est indispensable avant tout investissement. Le secteur minier est-il accessible aux petits investisseurs ? L’exploitation minière industrielle nécessite des centaines de millions de dollars. En revanche, le négoce de minerais artisanaux (or, coltan, cassitérite) est pratiqué par des PME congolaises et étrangères, mais nécessite une expertise en traçabilité (certifications ITSCI, RMAP) et une grande prudence juridique pour éviter les zones de conflit. Quels secteurs pour la diaspora congolaise investissant de France ? L’agriculture péri-urbaine (maraîchage, aviculture à Kinshasa), le commerce d’import (produits alimentaires transformés, matériaux), et la restauration/hôtellerie dans les quartiers résidentiels de Kinshasa sont les créneaux les plus accessibles à la diaspora avec des tickets d’entrée modestes (5 000–50 000 USD) et une gestion déléguée à un gérant local. 📌 Guide complet : Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur À lire aussi exploitation minière informelle congo À lire aussi Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays et secteur #### Investir sur le marché de l’immobilier en Afrique avec le Groupe Duval Le marché de l’immobilier est en pleine expansion en Afrique. De grands groupes européens et internationaux sont présents sur le marché et contribuent au développement du secteur. Les investisseurs étrangers peuvent s’appuyer sur leur expertise et leur expérience pour optimiser la rentabilité de leurs placements financiers dans l’immobilier sur le continent africain. Pourquoi investir dans l’immobilier en Afrique ? L’immobilier en Afrique connait un essor fulgurant. Cette évolution s’explique principalement par : Une importante croissance démographique Le continent africain compte aujourd’hui 1,1 milliard d’habitants. D’après les prévisions de l’ONU, la population de l’Afrique pourrait doubler, pour passer à 2,4 milliards, d’ici 2050. Par ailleurs, près de 60% de la population africaine ont moins de 24 ans. La demande en logements ne cessera donc pas d’augmenter pour les années à venir. En outre, les gouvernements anticipent en élargissant les villes et en érigeant de nouvelles cités. Les projets immobiliers et les constructions d’infrastructures publics se multiplient sur le continent africain. Cela représente une véritable opportunité pour les investisseurs immobiliers. Un attrait touristique croissant L’Afrique possède un patrimoine naturel, culturel diversifié, singulier, constituant de véritables atouts touristiques. Le tourisme est un secteur clé de l’économie africaine. Une forte demande en hébergement touristique est notamment enregistrée chaque année dans les plus belles destinations dont Madagascar, le Maroc, l’Afrique du Sud, la Tanzanie. L’investissement dans l’immobilier touristique présente une rentabilité élevée. Les clés pour réussir un investissement immobilier en Afrique La rentabilité croissante de l’investissement immobilier en Afrique intéresse de nombreux investisseurs étrangers. Ces derniers sont, cependant, confrontés à une mauvaise connaissance du marché et hésitent à se lancer. La meilleure solution pour investir sereinement dans l’immobilier en Afrique est de solliciter les services d’un spécialiste du secteur. Le groupe d’Eric Duval en Afrique jouit notamment d’un positionnement privilégié sur le marché de l’immobilier. La structure s’est implantée sur le continent africain en 2010. Elle se spécialise notamment dans la gestion d’actifs immobiliers pour le compte de tiers. L’entreprise familiale est notamment présente en République du Congo, au Gabon, au Maroc, au Burkina Faso, au Ghana, au Tchad. Elle compte parmi les leaders du marché de l’immobilier commercial et de l’immobilier d’entreprise au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo et au Cameroun. Le groupe français contribue, en outre, à la réalisation de projets de très grande envergure au Bénin. Il participe à la construction de 20 000 logements sociaux, de cité administrative, de cité ministérielle et de plusieurs bâtiments publics. Pour rappel, le Groupe Duval est un acteur clé sur le marché de l’immobilier français et européen. Éric Duval le Président – Fondateur de la structure détient, entre autres, la gestion des marques Odalys et Happy Senior à l’international et administre le réseau UGolf. L’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires s’élevant à 740 millions d’Euros en 2021 pour toutes ses activités. Outre la promotion immobilière, la Groupe Duval investit aussi dans la microfinance, l’assurance. Par ailleurs, la Directrice Générale : Pauline Duval a initié des projets digitaux pour participer au développement du numérique en Afrique. #### Investissements chinois en Afrique francophone : bilan 2026 En 2026, une question s’impose avec une acuité renouvelée dans les chancelleries d’Abidjan, de Dakar ou de Kinshasa : la Chine est-elle encore le partenaire providentiel qu’elle prétend être, ou les États africains francophones ont-ils signé des contrats dont ils peinent désormais à mesurer le vrai coût ? À l’heure du bilan des partenariats sino-africains conclus entre 2024 et 2025, les réponses sont bien plus nuancées que ne le laissent entendre ni les discours officiels de Pékin, ni les critiques simplistes des détracteurs occidentaux. La Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique francophone L’investissement chinois en Afrique francophone ne date pas d’hier, mais la période 2024-2025 a marqué une intensification notable des engagements financiers dans la zone. Selon les données consolidées de la Banque africaine de développement (BAD) et du China Africa Research Initiative (CARI), la Chine a injecté plus de 47 milliards de dollars sur le continent africain en 2024, dont une part croissante dirigée vers les pays francophones d’Afrique subsaharienne et du Maghreb. Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Congo-Brazzaville et la République démocratique du Congo figurent parmi les principales destinations de ces flux. Les secteurs privilégiés restent les infrastructures — routes, ports, chemins de fer — mais aussi l’énergie, les mines et, plus récemment, le numérique et l’agriculture. Des projets phares aux résultats contrastés Parmi les projets emblématiques livrés ou en cours à l’horizon 2026, plusieurs méritent une attention particulière : Le port de Kribi au Cameroun : cofinancé par Exim Bank of China, il est devenu l’un des hubs logistiques les plus actifs du golfe de Guinée, avec un trafic en hausse de 18 % en 2024. La centrale hydroélectrique de Souapiti en Guinée : opérationnelle depuis 2023, elle alimente aujourd’hui près de 3 millions de personnes, réduisant significativement la dépendance au groupe électrogène. Le réseau routier au Congo-Brazzaville : des centaines de kilomètres de bitume construits dans les zones rurales, bien que les délais de livraison aient souvent été dépassés de 12 à 24 mois. Les zones économiques spéciales en Côte d’Ivoire et au Sénégal : initiées sous l’impulsion du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), elles peinent encore à générer les emplois locaux promis dans les memorandums signés. Ces partenariats sino-africains résultats révèlent une dichotomie constante : des infrastructures réelles, tangibles, mais un transfert de technologie et une création d’emplois locaux souvent en deçà des attentes initiales. Dette africaine envers la Chine : le revers de la médaille C’est sur le terrain de la dette Afrique investissement Chine 2025 que le débat est le plus vif. En 2026, plusieurs économistes et institutions financières internationales tirent la sonnette d’alarme. Le risque endettement Afrique Chine n’est plus théorique : il se matérialise dans les bilans budgétaires de plusieurs États. Une dette qui pèse lourd dans les budgets nationaux Selon le rapport annuel du FMI publié début 2026, onze pays africains francophones présentent un niveau d’endettement global supérieur à 70 % de leur PIB, avec une part croissante due à des créanciers bilatéraux chinois. La Zambie, bien que non francophone, reste le cas d’école le plus souvent cité : après avoir fait défaut en 2020, elle a conclu en 2023 un accord de restructuration avec ses créanciers chinois, un processus qualifié de « laborieux » par le FMI lui-même. Dans la zone francophone, c’est le Congo-Brazzaville qui inquiète le plus. Sa dette envers des entités chinoises — principalement China National Petroleum Corporation (CNPC) et Exim Bank — représente plus de 30 % de sa dette publique totale. Les remboursements s’effectuent en partie en nature, sous forme de barils de pétrole, une pratique qui réduit les recettes budgétaires disponibles et fragilise la capacité de l’État à financer ses services publics. Les clauses opaques au cœur de la controverse L’une des critiques les plus récurrentes adressées aux partenariats sino-africains concerne la faible transparence des contrats. AidData, laboratoire de recherche américain spécialisé dans l’aide au développement, a publié en 2024 une étude révélant que la plupart des accords de prêt conclus par Exim Bank of China contiennent des clauses de confidentialité strictes, des exigences de remboursement accéléré en cas de défaut croisé, et parfois des droits de regard sur des actifs stratégiques. Ces pratiques alimentent la notion de « diplomatie de la dette », popularisée depuis le cas du port de Hambantota au Sri Lanka. Si aucun pays africain francophone n’a encore cédé un actif souverain à la Chine, plusieurs experts estiment que certaines clauses contractuelles créent des situations de dépendance structurelle difficiles à renégocier. Les pays qui résistent : souveraineté et diversification Face à ces dynamiques, certains gouvernements africains francophones ont commencé à rééquilibrer leur stratégie de financement externe. Le Sénégal, sous l’impulsion de son nouveau gouvernement issu des élections de 2024, a annoncé une politique de diversification des partenaires incluant des accords avec des fonds souverains du Golfe, l’Union européenne dans le cadre du Global Gateway, et des institutions de développement américaines comme la DFC. La Côte d’Ivoire, de son côté, a imposé depuis 2025 des clauses de contenu local renforcées dans tous les nouveaux contrats d’infrastructure, qu’ils soient financés par la Chine, la France ou la Banque mondiale. Une avancée saluée par les organisations patronales ivoiriennes, même si son application reste à confirmer sur le terrain. Un multilatéralisme africain en construction La montée en puissance de l’Union africaine comme acteur de régulation des investissements extérieurs constitue l’une des dynamiques les plus prometteuses de 2026. Le cadre directeur sur les partenariats d’investissement, adopté lors du sommet de Johannesburg en 2025, vise à harmoniser les standards de transparence dans les contrats bilatéraux. Pékin a officiellement accueilli favorablement ce cadre, sans pour autant s’y soumettre formellement. Perspectives pour l’avenir : vers un partenariat plus équilibré ? En 2026, les investissements chinois en Afrique francophone restent indispensables à la dynamique de développement du continent. Les infrastructures financées par Pékin ont objectivement contribué à désenclaver des régions entières, à électrifier des millions de foyers et à moderniser des capacités portuaires essentielles. Nier ces apports serait intellectuellement malhonnête. Mais reconnaître ces avancées ne doit pas conduire à minimiser les risques d’endettement réels, la faiblesse du transfert de compétences, ou la marginalisation des entreprises locales dans les marchés de sous-traitance. La vraie question qui se pose aux dirigeants africains en 2026 est celle de la souveraineté contractuelle : comment attirer des financements massifs sans hypothéquer les marges de manœuvre futures ? La réponse ne viendra ni de Pékin, ni de Washington, ni de Bruxelles. Elle devra émerger des capitales africaines elles-mêmes, portée par une nouvelle génération de négociateurs formés, informés et déterminés à défendre l’intérêt général de leurs États. FAQ — Vos questions sur les investissements chinois en Afrique francophone Quels pays d’Afrique francophone sont les plus endettés envers la Chine en 2026 ? Le Congo-Brazzaville, le Cameroun et la République démocratique du Congo figurent parmi les pays francophones les plus exposés à la dette envers des créanciers chinois. Dans le cas congolais, une partie significative de la dette est remboursée en pétrole brut, ce qui réduit les recettes budgétaires de l’État. La Chine applique-t-elle vraiment une « diplomatie de la dette » en Afrique ? Le concept est débattu. Si aucun actif souverain africain n’a été saisi à ce jour, des études indépendantes comme celles d’AidData montrent que certains contrats contiennent des clauses potentiellement contraignantes. La réalité est plus complexe qu’un simple complot : les États africains ont souvent accepté ces conditions en connaissance de cause, faute d’alternatives de financement suffisantes. Les investissements chinois créent-ils des emplois en Afrique francophone ? Les résultats sont mitigés. Si des emplois sont créés dans les phases de construction, le recours massif à de la main-d’œuvre chinoise importée reste une réalité dans de nombreux chantiers. Les zones économiques spéciales chinoises peinent à atteindre les objectifs d’emploi local inscrits dans les accords initiaux. Quelles alternatives aux financements chinois existent pour les États africains ? Plusieurs alternatives se développent : le programme Global Gateway de l’Union européenne, les fonds souverains du Moyen-Orient, la Development Finance Corporation (DFC) américaine, ainsi que les marchés obligataires régionaux (UEMOA, CEMAC). La diversification reste cependant un défi, car aucune de ces sources ne propose des volumes comparables à ceux de la Chine. Le FOCAC 2024 a-t-il changé les conditions des partenariats sino-africains ? Le sommet du Forum sur la coopération sino-africaine de 2024 a introduit de nouveaux engagements en matière de financement vert et de formation professionnelle. Pékin a promis 50 milliards de dollars d’investissements supplémentaires sur cinq ans. Mais les experts restent prudents : la traduction concrète de ces engagements dépendra de la capacité des États africains à imposer des conditions contractuelles favorables dès la phase de négociation. À lire aussi contexte géopolitique des investissements alternatives de financement en Afrique stratégies d’investissement en Afrique analyse économique des pays africains À lire aussi exploitation minière informelle congo À lire aussi conformité ESG investissement Afrique francophone À lire aussi taux pénétration assurance afrique francophone 2026 À lire aussi huawei 5g afrique francophone souveraineté numérique 2026 À lire aussi rentabilité opérateurs télécom Afrique francophone 2026 #### Jean-Luc Elhoueiss : avocat, capital-risque et innovation Jean-Luc Elhoueiss : avocat, capital-risque et innovation Jean-Luc Elhoueiss est associé à un parcours à la croisée du droit des affaires, du capital-risque et de l’innovation. Son profil intéresse notamment pour son rôle dans des opérations liées aux biotechnologies, aux technologies vertes et au financement d’entreprises innovantes. Jean-Luc Elhoueiss, avocat à Paris (HBC AVOCATS) et à Londres (HBC SOLICITORS), est reconnu pour sa maîtrise des activités de capital-risque et d’innovation. Il débute dans les années 2000 en rencontrant Philippe Pouletty, PDG de DrugAbuse Sciences (DAS), qui lui demande d’organiser le « Reverse Take Over » de DAS – des États-Unis vers la France. Cette société californienne développait un traitement contre l’addiction aux drogues et comptait parmi ses investisseurs des « Venture Capitalists » californiens de renom comme Sequoia, Canaan, et Nomura. Cette rencontre introduit Elhoueiss au monde du capital-risque, lequel démarre en France avec l’arrivée à Paris de Philippe Pouletty, président de France Biotech et cofondateur de Truffle Capital avec Jean-François Fourt. Portrait de Jean-Luc Elhoueiss, avocat actif dans le capital-risque, les biotechnologies, les technologies vertes et les opérations financières innovantes. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. Ce qu’il faut retenir Actualités AfriqueÉconomie africaine À lire aussi Jean-Luc Elhoueiss est un avocat associé aux opérations de capital-risque, d’innovation, de biotechnologie, de technologies vertes et de financement d’entreprises. Son parcours croise notamment le conseil juridique de fonds, de start-up innovantes et de sociétés cotées en France, au Maroc et à l’international. On trouve aussi son nom sous les recherches Jean Luc Elhoueiss, Jean-Luc Elhoueiss avocat ou Jean Luc El Houeiss, des variantes utiles pour retrouver son parcours professionnel. Elhoueiss devient alors le conseiller juridique principal de ce fonds et des start-up innovantes en biotechnologie et technologies vertes qu’il finance, depuis leur création jusqu’à leur introduction en bourse et à chaque phase d’investissement. Ses clients incluent des sociétés telles que Deinove, Carmat, Neovacs, Carbios, Théraclion, Pharnext, Theradiag, Abivax, Symetis, Vexim, SP3H, Actility, Dietswell, Photon Power, et les 16 Holdings Incubatrices créées par offre publique, une première à Paris en 2010. Elhoueiss a également assisté Auplata, producteur d’or coté à Paris, et la Compagnie Minière de Touissit (CMT), producteur polymétallique coté à Casablanca, dans le secteur minier français et marocain. Récemment, il a supervisé le « Reverse Take Over » entre Auplata et BrexiaGoldPlata Peru (BGPP), menant à la création de Auplata Mining Group (AMG), dirigé par Luc-Gérard Nyafé. En parallèle, il fonde en 2019 à Londres et au Luxembourg Akkadian Partners Ltd et Akkadian Partners Fund, avec son associé Mathieu Bigois, ex-banquier chez Citi, pour investir principalement dans le « healthcare » et des sociétés aux structures juridiques complexes. Son engagement comme avocat et investisseur marque le paysage du capital-risque et de l’innovation, démontrant comment le droit peut soutenir l’innovation et constituer un levier d’investissement. TAGS : Elhoueiss El Houeiss Houeiss houeiss HBC HBC Solicitors HBC Avocats Jean-Luc Elhoueiss Jean-Luc El Houeiss Jean-Luc Houeiss Jean-Luc houeiss Akkadian Akkadian Partners SA Akkadian Partners Fund ABO Africa Intelligence Africorp Consortium Alianza Fiduciaria Aya Gold & Silver Braknor Fund Elyx Euronext Growth Extraction minière france Juan Carlos Rodriguez Charry Kroll maroc Michel Juilland Mines Mohamed Lazaar Mohamed Ourriban Paris Petróleos del Norte Philippe Chantereau San Antonio International Ltd San Antonio Securities Qui est Jean-Luc Elhoueiss ? Jean-Luc Elhoueiss est associé à des dossiers mêlant droit des affaires, capital-risque, biotechnologies et financement de l’innovation. Son parcours illustre le rôle que peuvent jouer les juristes dans la structuration d’opérations financières complexes. Jean-Luc Elhoueiss et le capital-risque : un parcours singulier Startups en Afrique francophone : pays, secteurs et financementsFinancement startup Afrique : incubateurs, fonds et erreurs Pour approfondir FAQ Jean-Luc Elhoueiss est un avocat lié à des opérations de capital-risque, d’innovation, de biotechnologies et de financement d’entreprises. Pourquoi le parcours de Jean-Luc Elhoueiss est-il lié au capital-risque ? Son activité touche à des montages juridiques et financiers utilisés par des sociétés innovantes pour lever des fonds, se développer ou structurer leur croissance. #### Jeux d’argent en ligne en Afrique : à quoi s’attendre dans le futur ? Le coronavirus a changé l’histoire du jeu pour toujours. Et en Afrique, c’est une situation inhabituelle, car des millions de joueurs acceptent la nouvelle norme de jeu à domicile. La fermeture des entreprises a obligé les gens à porter leur attention sur les marchés en ligne. Cela signifie également que les activités de jeu en ligne prospèrent. Dans cet article, vous allez comprendre pourquoi le jeu en Afrique est sur le point de franchir une étape important au cours des cinq prochaines années. De plus en plus d’Africains se tournent vers cette activité très divertissante. Et avec le développement de la technologie, de nombreux joueurs africains ont accès à diverses plateformes de jeux comme tragamonedas chile. Les paiements mobiles révolutionnent le jeu en Afrique Le jeu en ligne a changé la manière dont les Africains jouent. On pourrait dire que l’avenir de l’eGaming en Afrique est mobile. L’industrie eGaming du Kenya est un modèle parfait du fonctionnement du jeu mobile. Par exemple, le principal portefeuille mobile du Kenya, M-PESA, a changé la donne dans la façon dont les joueurs transfèrent de l’argent entre les sites de jeux et leurs banques. Voici une vidéo relatant le développement de ce secteur en Afrique : Avec le portefeuille mobile M-PESA, les joueurs kenyans peuvent financer leurs comptes de jeu presque instantanément. Il s’agit d’une grande amélioration par rapport aux dépôts bancaires qui pourraient prendre des jours. De plus, ce système facilite le retrait des gains de casino, et en quelques secondes, l’argent pourra être transmis à votre portefeuille mobile. Le jeu mobile est l’avenir des jeux en ligne Nous vivons à l’ère du digital. Alors que les téléphones portables analogiques passent au second plan dans un monde en évolution rapide, les smartphones sont la nouvelle norme en Afrique. Selon les statistiques récentes, l’Afrique est un marché majeur pour les plus grands fabricants de smartphones au monde.  Par exemple, Samsung a détenu la plus grande part du marché des smartphones en Afrique en avril 2021, suivi par OPPO. Les combinés expédiés en Afrique par les plus grandes marques de smartphones se comptent par centaines de millions. Avec de plus en plus de personnes possédant des smartphones, les jeux d’argent sur mobile ont également augmenté de façon exponentielle. La plupart des personnes qui accèdent aux sites de jeux via des smartphones sont des jeunes âgés de 19 à 35 ans. L’Ouganda, le Ghana, le Nigeria et l’Afrique du Sud suivent de près les jeux d’argent sur mobile. L’Afrique du Sud reste le leader des jeux en ligne La plupart des études sur le jeu en ligne en Afrique ont une connotation commune sur l’Afrique du Sud. La troisième économie du continent est la Mecque des joueurs à la recherche d’une escapade de jeu. L’Afrique du Sud abrite certains des meilleurs casinos terrestres du continent. Alors que les jeux interactifs dans le pays sont toujours illégaux, les revenus des jeux d’argent en Afrique du Sud continuent de monter en flèche. Les dernières statistiques montrent que le gouvernement récoltera 3,5 milliards de rands cette année en taxes sur les jeux en ligne. #### Joseph Boakai remporte la présidentielle au Liberia face à George Weah Le vice-président sortant du Liberia, Joseph Boakai, a créé la surprise en remportant le second tour de l’élection présidentielle face au chef de l’État sortant et ancienne star du football, George Weah. Selon la Commission électorale nationale, Boakai a obtenu 50,12 % des voix, contre 49,88 % pour Weah, dans un scrutin très serré et marqué par une forte participation. Un revirement historique C’est la première fois depuis 1944 qu’un président sortant du Liberia perd une élection face à son principal rival. George Weah, qui avait été élu en 2017 avec 61,5 % des voix au second tour, espérait obtenir un second mandat de six ans à la tête du pays d’Afrique de l’Ouest. Il avait fait campagne sur son bilan en matière de développement économique, de lutte contre la corruption et de réconciliation nationale. Voici une vidéo relatant ces faits : Joseph Boakai, qui avait été battu par Weah en 2017 avec 38,5 % des voix, a réussi à rassembler autour de lui une large coalition d’opposants, dont l’ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf, prix Nobel de la paix en 2011. Il a promis de relancer l’économie du Liberia, frappée par la pandémie de COVID-19 et la chute des prix des matières premières, et de renforcer les institutions démocratiques. Une élection pacifique et transparente Le second tour de l’élection présidentielle s’est déroulé dans le calme et sans incident majeur, malgré les tensions qui avaient précédé le scrutin. Le premier tour, qui avait eu lieu le 10 octobre, avait été marqué par des accusations de fraude et des recours judiciaires de la part de certains candidats. Weah avait obtenu 43,83 % des voix, contre 43,44 % pour Boakai, ce qui avait nécessité un second tour. La Commission électorale nationale a salué le bon déroulement du processus électoral et la maturité politique des électeurs. Elle a annoncé les résultats provisoires le 25 octobre, en présence des observateurs nationaux et internationaux. Elle a invité les candidats à respecter le verdict des urnes et à recourir aux voies légales en cas de contestation. Une passation de pouvoir historique Le président élu Joseph Boakai devrait prêter serment le 18 janvier 2024, lors d’une cérémonie officielle à Monrovia, la capitale du Liberia. Il succédera à George Weah, qui deviendra le premier président sortant à céder pacifiquement le pouvoir à son rival depuis 1944. Le Liberia a connu deux guerres civiles entre 1989 et 2003, qui ont fait plus de 250 000 morts et dévasté le pays. Boakai a félicité Weah pour sa campagne et l’a remercié pour son service au pays. Il a appelé à l’unité nationale et au dialogue entre les différentes forces politiques. Il a également tendu la main aux autres candidats qui s’étaient présentés au premier tour et leur a demandé de le rejoindre dans son projet de changement pour le Liberia. Les défis du nouveau président Joseph Boakai hérite d’un pays confronté à de nombreux défis économiques, sociaux et sécuritaires. Le Liberia est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un revenu par habitant de 621 dollars en 2020. Il affiche un taux de chômage élevé, notamment chez les jeunes, et un faible niveau d’accès à l’éducation et à la santé. #### Jouer au casino en ligne avec le Samsung Galaxy, le smartphone le plus populaire au Maroc Les smartphones Samsung sont les appareils mobiles les plus populaire au Maroc (voir l’article suivant), et tout particulièrement le Galaxy reconnu pour sa qualité, sa performance et sa polyvalence. Le succès du Galaxy ne se limite pas aux fonctionnalités traditionnelles d’un smartphone, mais s’étend également aux possibilités qu’il offre dans le domaine des jeux sur Internet, notamment les casinos en ligne. Les avantages de jouer au casino en ligne sur un Samsung Galaxy Performance et rapidité Les modèles de la gamme Samsung Galaxy, notamment les plus récents, sont équipés de processeurs puissants qui assurent une grande fluidité et rapidité. Cette performance est cruciale pour les jeux en ligne, où chaque milliseconde compte, que ce soit pour placer un pari ou pour réagir à une situation de jeu en temps réel. Les jeux de casino en ligne, souvent gourmands en ressources graphiques, fonctionnent sans accroc sur ces appareils, offrant ainsi une expérience de jeu immersive et sans interruptions. Pour les joueurs souhaitant améliorer encore davantage leurs options de jeu mobile, des plateformes fiables comme 슬롯사이트 offrent une large gamme de jeux de machines à sous passionnants optimisés pour les appareils haut de gamme. Écran de qualité Le Samsung Galaxy se distingue par ses écrans de haute qualité, que ce soit en termes de résolution, de couleurs ou de taille. Les écrans AMOLED utilisés par Samsung permettent de reproduire des couleurs vives et des noirs profonds, ce qui est particulièrement appréciable pour les jeux de casino en ligne qui misent beaucoup sur l’attrait visuel. Que vous jouiez à des machines à sous, à la roulette ou à des jeux de cartes, l’écran du Samsung Galaxy rend l’expérience visuellement agréable. Autonomie de la batterie L’autonomie de la batterie est un critère essentiel pour tout joueur mobile. Avec une capacité de batterie généreuse, les modèles Samsung Galaxy permettent de jouer pendant de longues périodes sans craindre de manquer d’énergie. Cela signifie que vous pouvez profiter de vos jeux de casino préférés, même lors de longs déplacements ou lorsque vous n’avez pas accès à une source de charge. Sécurité des transactions Jouer au casino en ligne implique souvent des transactions financières. Samsung a intégré des mesures de sécurité robustes dans ses appareils pour protéger les utilisateurs contre les cybermenaces. Avec des systèmes de sécurité tels que Samsung Knox et la reconnaissance biométrique, les joueurs peuvent être assurés que leurs transactions sont sécurisées lorsqu’ils utilisent des applications de casino en ligne sur leur Samsung Galaxy. Applications et accessibilité des casinos en ligne La plupart des casinos en ligne pour les joueurs marocains disposent de leurs propres applications ou de versions mobiles de leurs sites web qui sont parfaitement optimisées pour les smartphones Samsung Galaxy, voir ici plus d’informations sur les casinos en ligne pour smartphones au Maroc. Ces applications sont conçues pour tirer parti des capacités matérielles des appareils, assurant ainsi une expérience utilisateur optimale. De plus, le Play Store de Google, accessible sur les Samsung Galaxy, propose une large gamme d’applications de casino en ligne, offrant ainsi aux joueurs un large choix de plateformes pour s’adonner à leurs jeux préférés. Connectivité fiable Les Samsung Galaxy offrent une connectivité de premier ordre, que ce soit en 4G, 5G ou en Wi-Fi. Cette connectivité fiable est essentielle pour les jeux en ligne, où une connexion stable est indispensable pour éviter les déconnexions intempestives qui pourraient compromettre l’expérience de jeu ou entraîner la perte de gains potentiels. Le plaisir du jeu … Le Samsung Galaxy, en tant que smartphone le plus populaire au Maroc, offre une plateforme idéale pour les amateurs de casino en ligne. Sa combinaison de performance, d’affichage de qualité, de sécurité et de connectivité en fait un choix judicieux pour ceux qui souhaitent profiter pleinement de leurs jeux de casino en ligne où qu’ils soient. Avec un Samsung Galaxy en main, l’expérience de jeu est non seulement agréable mais aussi sécurisée, permettant aux joueurs de se concentrer pleinement sur l’essentiel : le plaisir du jeu. #### Kenya : la refonte de la coalition nationale arc-en-ciel de 2002 ? L’ancien Premier ministre kenyan Raila Odinga respire la confiance quant à ses chances de persuader ses anciens alliés de la défunte National Super Alliance (Nasa) de rejoindre une autre coalition qu’il construit pour soutenir son cinquième coup à la présidence M. Odinga, invité surprise lors d’une réunion des délégués nationaux du parti Wiper Democratic Movement, où les délégués ont approuvé jeudi la candidature présidentielle de l’ancien vice-président Kalonzo Musyoka, a déclaré que leurs chemins se croiseraient à nouveau avant les élections d’août 2022. M. Musyoka est actuellement affilié à la One Kenya Alliance (OKA), un regroupement de partis politiques qui composait la coalition de la Nasa de 2017 qui s’est brouillé avec le Mouvement démocratique orange (ODM) de M. Odinga au sujet d’un protocole d’accord contesté et du partage des fonds de l’État. Une alliance peu probable D’autres dirigeants de l’OKA, l’ancien vice-président Musalia Mudavadi et les sénateurs Gideon Moi et Moses Wetangúla, ont par le passé résisté aux efforts du président Uhuru Kenyatta pour négocier un accord de coalition entre eux et l’ancien Premier ministre. M. Odinga, un vétéran de la coalition Rainbow qui a mis fin au règne de près de 40 ans du parti indépendantiste Kanu en 2002, n’a pas renoncé à courtiser ses anciens alliés. Voici une vidéo en anglais relatant la situation actuelle : https://www.youtube.com/watch?v=mOwDNkFmZuc En septembre, le chef du parti ODM a tendu un rameau d’olivier aux dirigeants de l’OKA lorsqu’il a fait une apparition similaire à la convention de Kanu organisée pour couronner M. Moi en tant que porte-drapeau du parti lors de la course présidentielle de 2022. Pendant ce temps, M. Odinga a constitué une autre alliance de type arc-en-ciel impliquant son parti ODM, le Parti Jubilee au pouvoir et une multitude de petits partis politiques avec des poches d’influence dans différentes régions sous son appel de ralliement Azimo la Umoja (Déclaration d’unité). Faire entrer le parti dirigé par le gouverneur du comté de West Pokot, John Lonyangapuo et le mouvement Upya associé au ministre des Finances Ukur Yatani dans le giron d’Azimio la Umoja fait partie de la stratégie de campagne de M. Odinga pour ouvrir des fronts de bataille dans des régions perçues comme les bastions politiques de son rival vice-président William Ruto. Approbation Le parti au pouvoir, considérablement affaibli après qu’une majorité de députés ait techniquement décampé au profit de l’Alliance démocratique unie (UDA) dissidente associée au vice-président William Ruto, était largement attendu pour approuver la candidature présidentielle de M. Odinga lors d’une conférence des délégués nationaux le 30 novembre avant la réunion. Pour le front du mont Kenya, le politicien chevronné a également tendu la main au Parti de l’unité nationale (PNU), le véhicule de réélection de l’ancien président Mwai Kibaki en 2007 qui a vu son influence diminuer ces dernières années. Un certain nombre de dirigeants de petits partis politiques inquiets de la popularité de l’UDA dans la région et des pressions exercées par le Deptuy President pour qu’ils plient leurs vêtements pourraient également tomber dans les bras de M. Odinga. #### Kenya : le train électrique Nairobi-Mombasa séduit les voyageurs Le vent chaud de la savane s’engouffre dans les wagons silencieux alors que le train glisse sans un bruit sur les rails flambant neufs. À travers les vitres, le paysage défile : collines rouges, acacias solitaires, troupeaux de zèbres. Entre Nairobi et Mombasa, un nouveau souffle anime la ligne ferroviaire historique. Le train électrique kényan, à la fois moderne et respectueux de l’environnement, attire chaque jour davantage de voyageurs. Mais au-delà de la technologie, c’est une transformation sociale et économique qui s’amorce sur les rails de l’avenir. Un projet audacieux au cœur de l’Afrique de l’Est Inaugurée en 2017, la Standard Gauge Railway (SGR) reliant Nairobi à Mombasa a marqué un tournant dans l’infrastructure kényane. Longue de 472 kilomètres, cette ligne a d’abord fonctionné avec des locomotives diesel. Mais depuis 2023, une mutation silencieuse s’est opérée : l’électrification progressive du réseau. « C’est un rêve devenu réalité », confie James Muthoni, ingénieur en chef du projet. « Nous avons conçu un système qui réduit les émissions de carbone de 40 % par rapport aux anciens trains. » Le gouvernement kényan, avec l’aide de partenaires chinois et européens, a investi près de 2,1 milliards de dollars dans cette transition énergétique. L’objectif : faire de la SGR un modèle de mobilité durable en Afrique. Un succès populaire inattendu Depuis le passage à l’électrique, le nombre de passagers a explosé. En 2023, plus de 2,8 millions de personnes ont emprunté la ligne Nairobi-Mombasa, soit une augmentation de 35 % par rapport à l’année précédente. « Avant, je prenais le bus. C’était long, fatigant, et parfois dangereux », raconte Amina, une commerçante de Mombasa. « Maintenant, je monte dans le train à 8h, j’arrive à Nairobi à midi, reposée et en sécurité. » Le train séduit par sa ponctualité, sa propreté et ses tarifs abordables : environ 10 euros pour un aller simple en classe économique. Des tarifs subventionnés qui rendent le service accessible à une large frange de la population. Un moteur pour l’économie locale Le train électrique n’est pas seulement un moyen de transport. Il est devenu un vecteur de développement économique. Le long de la ligne, de nouvelles zones industrielles voient le jour, attirées par la facilité logistique offerte. À Voi, petite ville du sud-est, un parc logistique a ouvert ses portes en 2022. « Avant, nos marchandises mettaient trois jours pour atteindre Nairobi. Aujourd’hui, c’est moins de 12 heures », se réjouit Peter Odinga, directeur d’une entreprise agroalimentaire locale. Selon le ministère kényan des Transports, la SGR a permis la création de plus de 30 000 emplois directs et indirects depuis son lancement. Les exportations de produits frais vers le port de Mombasa ont augmenté de 22 % en un an. Une révolution écologique en marche Le choix de l’électrification s’inscrit dans une volonté plus large de verdir les transports en Afrique. Le Kenya, qui tire déjà plus de 75 % de son électricité de sources renouvelables, mise sur le ferroviaire pour réduire sa dépendance au pétrole. « Chaque trajet en train électrique évite l’émission de 4,3 kilos de CO₂ par passager », explique Grace Njeri, analyste en énergie durable. « C’est une avancée majeure dans la lutte contre le changement climatique. » Les locomotives utilisées sont alimentées en grande partie par l’énergie géothermique, une spécialité kényane. Le pays est en effet le premier producteur africain de cette énergie propre, issue de la chaleur souterraine. Des défis encore sur les rails Malgré son succès, le projet n’est pas exempt de critiques. Certains dénoncent le coût élevé de la dette contractée auprès de la Chine pour financer la SGR. D’autres pointent du doigt les expropriations parfois précipitées lors de la construction de la ligne. « Le train est une bonne chose, mais il ne doit pas se faire au détriment des communautés locales », alerte Wanjiku Kamau, militante des droits fonciers. « Il faut plus de transparence et de concertation. » Par ailleurs, l’électrification complète de la ligne n’est pas encore réalisée. Seuls 60 % du tracé sont actuellement couverts par des installations électriques. Le reste fonctionne encore au diesel, en attendant l’achèvement des travaux prévu pour 2025. Un symbole d’unité et de modernité Au-delà des chiffres, le train Nairobi-Mombasa est devenu un symbole. Il relie deux mondes : la capitale politique perchée sur les hauteurs et le port historique sur l’océan Indien. Il traverse des réserves naturelles, des villages, des plaines infinies. Il rassemble. Dans les wagons, toutes les générations se côtoient. Des étudiants en route vers l’université, des familles en vacances, des hommes d’affaires pressés. « C’est un peu comme un fil qui coud le pays ensemble », sourit Josephat, un chef de bord de 38 ans. Le train électrique incarne une Afrique qui avance, qui innove sans renier son identité. Une Afrique qui trace ses propres voies, au sens propre comme au figuré. Alors que les rails s’étendent vers l’ouest, vers Naivasha, Kisumu, voire Kampala un jour, une question demeure : ce train est-il le début d’une nouvelle ère pour les transports africains, ou une exception encore fragile ? #### Kenya : les projets d’infrastructures qui transforment Nairobi Quand le soleil se lève sur Nairobi, ses rayons dorés effleurent les silhouettes métalliques des grues, suspendues au-dessus d’une ville en pleine métamorphose. Chaque jour, des routes surgissent, des ponts s’élèvent, des gares s’animent. Ce n’est plus seulement la capitale du Kenya : c’est un immense chantier à ciel ouvert. Mais derrière les pelleteuses et les bétonnières, une autre histoire se dessine — celle d’une ville qui tente de réinventer son avenir. Une autoroute suspendue au-dessus du chaos Elle fend la ville comme une cicatrice d’acier et de bitume. L’Expressway de Nairobi, longue de 27 kilomètres, est devenue en quelques mois l’un des symboles les plus visibles de la transformation urbaine. Construite par la China Road and Bridge Corporation, cette autoroute surélevée relie l’aéroport international Jomo Kenyatta au quartier de Westlands, réduisant un trajet autrefois interminable à seulement vingt minutes. « Avant, je mettais près de deux heures pour aller au travail. Maintenant, c’est une demi-heure. Ma vie a changé », confie Josephine Mwikali, infirmière à l’hôpital Aga Khan. Mais cette prouesse technique a un prix : plus de 650 millions de dollars, financés en grande partie par un partenariat public-privé sino-kenyan. Et pour emprunter cette voie rapide, les automobilistes doivent s’acquitter d’un péage pouvant aller jusqu’à 360 shillings (environ 2,50 euros). Certains dénoncent une infrastructure pensée pour les plus aisés. « Ce n’est pas une route pour le peuple. C’est une autoroute pour les riches », s’insurge David Otieno, militant urbain. Pourtant, le gouvernement affirme que ce projet désengorge la circulation et attire les investisseurs. Le train d’un nouveau départ À quelques kilomètres de là, dans le quartier de Syokimau, une autre infrastructure attire les regards : la gare terminus du Standard Gauge Railway (SGR). Inaugurée en 2017, cette ligne ferroviaire moderne relie Nairobi à Mombasa, sur plus de 480 kilomètres. Un trajet qui prenait autrefois plus de dix heures se fait désormais en moins de cinq. « C’est comme si le pays avait rétréci », sourit Samuel Wanjala, commerçant de fruits de mer. « Je peux livrer mes produits à Nairobi le jour même, sans qu’ils ne pourrissent. » Ce projet, financé à hauteur de 3,6 milliards de dollars par la China Exim Bank, a suscité autant d’enthousiasme que de critiques. Si le SGR a permis de transporter plus de 6 millions de passagers et 17 millions de tonnes de marchandises depuis sa mise en service, sa rentabilité reste incertaine. Et les dettes contractées inquiètent les économistes. « C’est un pari sur l’avenir. Mais un pari risqué », résume l’analyste financier Grace Nduta. Un nouveau visage pour le centre-ville Dans le centre de Nairobi, les pelleteuses ne chôment pas non plus. Le projet de réhabilitation de la rivière Nairobi, autrefois considérée comme un égout à ciel ouvert, est en cours. Le gouvernement ambitionne de transformer ses berges en un corridor vert, avec des pistes cyclables, des promenades piétonnes et des espaces culturels. « Nous voulons redonner la rivière aux habitants », explique l’architecte en chef du projet, Lydia Mumo. « Elle a été négligée trop longtemps. » Ce projet s’inscrit dans une volonté plus large de revitaliser le centre-ville. Des immeubles anciens sont rénovés, des espaces publics réhabilités, et des marchés modernisés. Mais cette gentrification soulève aussi des inquiétudes. De nombreux petits commerçants ont été déplacés, parfois sans solution de relogement. « On nous a dit de partir, sans nous dire où aller », témoigne Peter Kamau, vendeur de vêtements à Gikomba. « C’est comme si on effaçait notre existence. » Des routes pour relier les quartiers oubliés Au-delà du centre, Nairobi s’étend en une mosaïque de quartiers aux réalités contrastées. Dans les zones périphériques comme Eastlands ou Kibera, les infrastructures de base manquent cruellement. C’est là qu’interviennent des projets comme le Nairobi Urban Mobility Plan, qui prévoit la construction de 100 kilomètres de routes secondaires, de trottoirs et de pistes cyclables. « Ce ne sont pas de grands projets spectaculaires, mais ce sont ceux qui changent la vie quotidienne », souligne l’urbaniste kenyan James Karanja. Selon lui, ces routes permettent aux enfants d’aller à l’école plus facilement, aux femmes d’accéder aux marchés, et aux travailleurs de rentrer chez eux en sécurité. Le programme inclut aussi la création de lignes de bus rapides (BRT), inspirées des modèles sud-américains. Le premier corridor BRT, le long de Thika Road, est en cours de construction. Il devrait transporter jusqu’à 160 000 passagers par jour, à des tarifs abordables. Une smart city en gestation À 60 kilomètres de Nairobi, un autre projet titanesque prend forme : Konza Technopolis. Présentée comme la « Silicon Savannah », cette ville intelligente est conçue pour accueillir des entreprises technologiques, des universités et des centres de recherche. Le gouvernement espère y créer 200 000 emplois d’ici 2030. « Konza, c’est notre rêve de modernité », affirme le ministre de l’Information, Eliud Owalo. Mais pour l’instant, le site reste en grande partie désert. Les premières infrastructures sont en place, mais les investisseurs se font attendre. Certains y voient un mirage technologique, loin des priorités immédiates. « Pourquoi construire une ville futuriste quand les gens n’ont pas d’eau potable à Mathare ? », interroge la sociologue Ruth Njeri. Entre promesses et paradoxes Les projets d’infrastructures de Nairobi dessinent une ville en pleine mutation, tiraillée entre ambition et réalité. D’un côté, des autoroutes suspendues, des trains flambant neufs et des smart cities futuristes. De l’autre, des quartiers oubliés, des dettes croissantes et des inégalités persistantes. « Nairobi change, c’est indéniable. Mais pour qui change-t-elle vraiment ? », murmure un chauffeur de boda-boda, en regardant les tours de verre s’élever au loin. La capitale kényane avance, vite, parfois trop vite. Et au milieu du vacarme des machines, une question reste suspendue : cette transformation profitera-t-elle à tous, ou laissera-t-elle certains sur le bord de la route ? #### Kenya : les projets d’infrastructures qui transforment Nairobi À l’aube, les premières lueurs du soleil se faufilent entre les gratte-ciel naissants de Nairobi. Là où, il y a encore dix ans, s’étendaient des routes poussiéreuses et des quartiers embouteillés, s’élèvent aujourd’hui des échangeurs futuristes, des voies express suspendues et des gares flambant neuves. La capitale kényane change de visage à une vitesse qui déconcerte autant qu’elle fascine. La Nairobi Expressway : un ruban d’asphalte qui redessine la ville Longue de 27 kilomètres, la Nairobi Expressway a été inaugurée en 2022. Cette autoroute à péage surélevée, construite par la China Road and Bridge Corporation, relie l’aéroport international Jomo Kenyatta au quartier de Westlands en à peine 20 minutes. Un trajet qui, auparavant, pouvait prendre plus d’une heure en période de pointe. « C’est comme si on avait ouvert une artère dans un corps malade », confie Peter Mwangi, chauffeur de taxi depuis 15 ans. « Avant, je faisais trois courses par jour. Maintenant, j’en fais le double. » Le projet, d’un coût estimé à 600 millions de dollars, a été financé par un partenariat public-privé. Si le péage suscite des critiques, notamment chez les usagers à faible revenu, l’impact sur la fluidité du trafic est indéniable. Environ 50 000 véhicules empruntent l’autoroute chaque jour. Le train express SGR : un lien vital entre Nairobi et Mombasa Depuis 2017, le Standard Gauge Railway (SGR) relie Nairobi à Mombasa en moins de cinq heures. Ce train moderne, capable de transporter à la fois passagers et marchandises, a révolutionné les déplacements entre les deux plus grandes villes du Kenya. « Avant, je passais toute la nuit dans un bus cahotant. Maintenant, je pars le matin et je suis à Mombasa pour le déjeuner », raconte Grace Otieno, une commerçante qui fait régulièrement le trajet pour son activité. La ligne, longue de 472 km, a été construite avec l’aide de la Chine pour un montant avoisinant les 3,6 milliards de dollars. Elle a permis de désengorger la route A109, longtemps saturée par les camions de fret. En 2023, plus de 2,5 millions de passagers ont utilisé le SGR, et plus de 6 millions de tonnes de marchandises y ont transité. Green Park Terminus : repenser la mobilité urbaine Dans le quartier de Upper Hill, un projet discret mais ambitieux a vu le jour : le Green Park Terminus. Cette gare routière ultramoderne vise à réduire le chaos des matatus (minibus collectifs) dans le centre-ville. Le principe est simple : interdire l’entrée des matatus dans le CBD (Central Business District) et les faire s’arrêter à Green Park, où les passagers peuvent ensuite emprunter des navettes électriques ou marcher jusqu’à leur destination. « C’est un changement de culture », explique Mercy Wanjiku, urbaniste à la mairie de Nairobi. « On ne peut pas bâtir une capitale moderne sans repenser la manière dont les gens se déplacent. » Le projet, encore en phase de test, suscite des résistances, notamment de la part des syndicats de matatus. Mais la mairie reste ferme : la décongestion du centre est une priorité. Konza Technopolis : une ville du futur qui prend forme À 70 kilomètres au sud de Nairobi, un chantier titanesque s’étend sur plus de 5 000 hectares. Konza Technopolis, surnommée la « Silicon Savannah », est un projet de ville intelligente qui ambitionne de devenir un hub technologique majeur en Afrique de l’Est. Prévue pour accueillir 200 000 habitants et 100 000 emplois d’ici 2030, Konza est conçue autour d’un écosystème numérique : fibre optique, data centers, universités, incubateurs de start-up. Le gouvernement kényan y a déjà investi plus de 400 millions de dollars. « C’est un pari sur l’avenir », affirme David Mutua, ingénieur sur le site. « Nous ne construisons pas seulement des routes et des bâtiments, mais une nouvelle manière de vivre et de travailler. » Si le projet avance lentement, il symbolise l’ambition du Kenya de s’imposer comme une puissance technologique sur le continent. Les quartiers en mutation : de Kibera à Tatu City À l’autre bout du spectre, les quartiers populaires de Nairobi ne sont pas en reste. À Kibera, le plus grand bidonville d’Afrique de l’Est, des projets de réhabilitation voient le jour. Des routes pavées, des lampadaires solaires, des points d’eau publics : de petits changements qui transforment la vie quotidienne. « Avant, quand il pleuvait, tout devenait boue. Maintenant, les enfants peuvent aller à l’école sans se salir », témoigne Mama Achieng, habitante de Kibera depuis 25 ans. À l’inverse, au nord de la ville, Tatu City incarne la vision d’un Nairobi haut de gamme. Cette ville privée, en développement depuis 2011, offre des écoles internationales, des zones industrielles, des logements modernes et des espaces verts. Un contraste saisissant avec les quartiers informels. Ces deux visages de Nairobi posent une question cruciale : comment concilier croissance urbaine et inclusion sociale ? Un avenir suspendu entre promesses et incertitudes Avec une population qui devrait dépasser les 6 millions d’habitants d’ici 2035, Nairobi n’a pas le choix : elle doit se réinventer. Les infrastructures en cours ne sont pas seulement des réponses au présent, mais des paris sur l’avenir. Pourtant, les défis restent nombreux : endettement, corruption, expropriations, inégalités. Plusieurs projets ont été critiqués pour leur manque de transparence ou leur impact environnemental. « Ce que nous construisons aujourd’hui déterminera qui aura accès à la ville demain », résume James Njoroge, sociologue urbain. « La question n’est pas seulement de bâtir vite, mais de bâtir juste. » Alors que les grues continuent de dessiner l’horizon, une autre Nairobi émerge, plus rapide, plus ambitieuse, mais aussi plus complexe. La ville est-elle en train de devenir un modèle pour l’Afrique ou un mirage de modernité ? #### Kenya : Nairobi, hub technologique de l’Afrique de l’Est La nuit tombe sur Nairobi, mais dans les tours de verre du quartier de Westlands, les écrans continuent de briller. Il est 22h, et des équipes de développeurs peaufinent les lignes de code d’une application qui pourrait, demain, révolutionner l’agriculture au Kenya. Dans cette capitale en perpétuelle ébullition, la technologie ne dort jamais. Un écosystème numérique en pleine effervescence Depuis une décennie, Nairobi s’est imposée comme le cœur battant de l’innovation en Afrique de l’Est. Surnommée la « Silicon Savannah », la ville attire start-up, incubateurs, investisseurs et talents venus de tout le continent. En 2023, le secteur technologique kényan a généré plus de 1,2 milliard de dollars, selon le ministère de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique. Ce chiffre impressionnant reflète une croissance annuelle de plus de 10 % depuis 2015. « Nairobi est devenue un aimant pour les idées neuves. Ici, on peut passer du concept à la réalisation en quelques semaines », explique Amina Otieno, fondatrice d’une fintech spécialisée dans les microcrédits pour les zones rurales. « Ce n’est pas juste une ville, c’est un laboratoire à ciel ouvert. » Mpesa, l’étincelle qui a tout déclenché Le décollage technologique du Kenya ne date pas d’hier. En 2007, l’opérateur Safaricom lançait Mpesa, un service de transfert d’argent par téléphone mobile. Simple, accessible et adapté aux réalités locales, Mpesa a transformé la manière dont les Kényans échangent, paient et économisent. En 2024, plus de 90 % des adultes kényans utilisent Mpesa ou un service équivalent. Le pays est devenu un modèle mondial de finance mobile. « Mpesa a été notre révolution silencieuse », affirme James Mwangi, chercheur à l’Université de Nairobi. « Elle a montré qu’on pouvait sauter des étapes et inventer nos propres solutions. » Ce succès a ouvert la voie à une nouvelle génération d’entrepreneurs, convaincus que l’Afrique pouvait créer ses propres technologies, pensées pour ses réalités. Des incubateurs qui façonnent les idées de demain Au cœur de ce dynamisme, des lieux comme iHub, Nailab ou Gearbox jouent un rôle central. Ces incubateurs offrent un espace de travail, du mentorat, des formations et un accès à des financements pour les jeunes pousses technologiques. « Quand j’ai commencé, je n’avais même pas d’ordinateur portable », se souvient Brian Kiptoo, fondateur de GreenByte, une start-up qui développe des capteurs pour optimiser l’irrigation. « C’est à iHub que j’ai tout appris, du design produit à la gestion d’équipe. » Chaque année, des centaines de projets passent par ces structures. Certains échouent, d’autres deviennent des références, comme Twiga Foods, qui connecte agriculteurs et vendeurs urbains via une plateforme logistique, ou encore Sendy, une solution de livraison à la demande. Une jeunesse ultra-connectée et audacieuse Avec une population dont l’âge médian est de 20 ans, le Kenya bénéficie d’un vivier de talents exceptionnel. La jeunesse urbaine, éduquée et connectée, voit dans la tech une voie d’émancipation et un levier pour transformer son pays. « Nos parents rêvaient d’un emploi dans l’administration. Nous, on rêve de lancer notre appli et de lever des fonds », sourit Ruth Njeri, étudiante en informatique à Strathmore University. « Ce qui est fou, c’est que c’est possible. » Le taux de pénétration d’Internet dépasse les 85 % à Nairobi, et les smartphones sont omniprésents, même dans les quartiers les plus modestes. Cette accessibilité numérique alimente une créativité débordante, où chaque problème du quotidien peut devenir une opportunité d’innovation. Des défis persistants malgré l’élan Mais tout n’est pas rose dans la Silicon Savannah. L’accès au financement reste un frein majeur pour de nombreuses start-up. Les investisseurs étrangers sont encore frileux, et les fonds locaux peinent à suivre la cadence. « Il y a un engouement, mais aussi beaucoup de désillusions », confie Peter Waweru, consultant en innovation. « Trop de jeunes se lancent sans comprendre les réalités du marché, et les échecs sont fréquents. » Le cadre réglementaire, lui aussi, reste flou. Les lois sur la protection des données, la cybersécurité ou les cryptomonnaies sont encore en chantier. Et les infrastructures, bien qu’en amélioration, souffrent de coupures d’électricité et de connexions inégales hors des centres urbains. Un modèle pour le continent ? Malgré ces obstacles, Nairobi inspire. Des délégations venues du Nigeria, du Rwanda ou d’Éthiopie viennent régulièrement étudier son modèle. Le gouvernement kényan, de son côté, multiplie les initiatives pour consolider cette position de leader régional. Le plan Kenya Vision 2030 prévoit notamment la création de Konza Technopolis, une ville intelligente à 60 kilomètres de la capitale, censée accueillir 200 000 habitants et devenir un pôle d’innovation panafricain. « Nairobi n’est pas parfaite, mais elle a prouvé qu’un pays africain pouvait devenir un hub technologique crédible », estime Fatoumata Ba, investisseuse sénégalaise. « C’est une source d’espoir pour toute une génération. » Dans les cafés branchés de Kilimani ou les laboratoires improvisés de Ngong Road, une nouvelle Afrique numérique est en train de naître. Une Afrique qui code, qui invente, qui exporte ses idées. Et si tout cela ne faisait que commencer ? #### Kinshasa peut-il sauver sa monnaie ? La crise sanitaire liée à coronavirus agit conséquemment sur l’économie Congolaise, plus précisément sur la devise congolaise. Le gouvernement congolais a approché la banque centrale pour mettre à sa disposition les devises lui permettant de répondre à ses engagements. En pleine crise du Covid-19, la monnaie nationale de la République démocratique du Congo dévisse. Quand 1 dollar était échangé en moyenne de 1700 francs congolais à la banque, il ya quelques semaines (1725 francs sur le marché parallèle à, il se situe à présent à 1 pour 1800 sur le marché officiel voire 1850 francs en moyenne pour le marché parallèle, selon nos informations. Un risque de spéculation bien présent Face au risque de spéculation, le gouverneur de la Banque centrale du Congo(BCC), Deogratias Mutombo, a été chargé d’actionner les mécanismes nécessaires pour stabiliser le taux de change de la monnaie nationale. Quant aux minitres en charge du Budget, Jean-Baudouin Mayo, et des Finances, José Sele Yalaghuli, ils ont été invités à limiter les dépenses publiques et à procéder à un « ajustement budgétaire », a indiqué la banque à l’issue du dernier comité politique monétaire. En effet, une équipe d’expert du FMI, dirigée par Mauricio Villafuerte so responsable Afrique, s’est rendue à Kinshasa du 19 au 25 février pour discuter de l’évolution du programme de référence approuvé en décembre dernier, mettre à jour le cadre macroéconomique et discuter des conclusions de la récente évaluation des sauvegardes de la banque centrale. La mission de FMI note notamment, que l’exécution du budget 2020 jusqu’à mi-février soulève des inquiétudes liées aux pressions sur les dépenses et à la faiblesse des recettes, qui ont entraîné de nouvelles avances de la Banque centrale du congo(BCC) au gouvernement et l’érosion de ses réserves en devise. La banque centrale n’a pas vocation de financer le gouvernement Fin janvier, le solde négatif de 114 milliards de francs congolais (50,7 millions d’euros) a été couvert par la souscription aux bons de trésor de 42 milliards de francs congolais et des avances de la Banque centrale du Congo de 94 milliards de francs Congolais, selon le ministère de finance. Pour Philippe Egoumé, représentant du FMI à Kinshasa, la Banque centrale du Congo n’a pas vocation de financer le gouvernement. Elle a pour rôle de maintenir la stabilité macroéconomique et la stabilité interne (La vie interne et le taux d’échange). Le recours fréquent aux avances de la banque centrale ont pour conséquence la réduction des réserves de change. Si ces réserves baissent à une semaine d’importation, la banque centrale ne sera en mesure de stabiliser la monnaie, a-t-il souligné. Le pire a été évité entre janvier et mi-février La deuxième semaine du mois de février a connu une inflation de 0,102 % au niveau national et 0,097 % Kinshasa, indique l’Institut national de à la statistique (INS). Une inflation attribuée à l’augmentation de prix des biens et services sur le marché. En cumul, cette l’inflation a atteint 0,659% au niveau national et 0,681 % à Kinshasa. Pour stabiliser les prix, la banque centrale a dû intervenir en injectant beaucoup de devises en dollars sur le marché de change, afin de retirer la masse monétaire de francs en circulation, après paiement des agents et fonctionnement, souligne une source de la banque centrale. Objectifs quantitatifs atteints Toutefois, les données préliminaires du rapport du FMI soulignent que tous les objectifs quantitatifs et repères structurels à fin décembre 2019, dans le cadre du programme de référence, ont été atteints. Jusqu’à présent, la situation macroéconomique est restée relativement stable, souligne le communiqué de la mission du FMI. Pour éviter tout recours aux avances de la banque centrale, la mission a recommandé au gouvernement de mobiliser davantage des recettes publiques. Elle a salué les mesures prises par les autorités pour contenir les dépenses à l’avenir et les a exhorté à intensifier la mobilisation des recettes. Le programme de référence entre le gouvernement congolais et le FMI court jusqu’à mai 2020. C’est à l’issue de ce programme test que la conclusion d’un accord formel avec le FMI sera envisageable. #### L’Afrique dans la course à l’intelligence artificielle L’Afrique, bien qu’elle soit en retard dans le développement de l’intelligence artificielle par rapport à d’autres régions du monde, est déterminée à ne pas rester en marge de cette révolution technologique. Les pays africains reconnaissent l’importance de l’IA pour accélérer leur développement économique et améliorer la vie quotidienne de leurs citoyens. Les défis de l’Afrique dans l’IA L’Afrique fait face à plusieurs défis pour développer l’IA. Tout d’abord, il y a un manque d’infrastructures numériques solides, notamment en termes de connectivité internet et de centres de données. Ensuite, il existe un déficit en matière de compétences spécialisées dans le domaine de l’IA, ce qui rend difficile la création et l’exploitation de solutions basées sur l’IA. En outre, l’accès limité aux données de qualité est un obstacle majeur. Les données sont essentielles pour entraîner les algorithmes d’IA, mais en Afrique, la collecte et l’analyse des données sont souvent entravées par des problèmes de qualité et de disponibilité. Les opportunités de l’IA en Afrique Malgré ces défis, l’IA offre de nombreuses opportunités pour l’Afrique. Elle peut être utilisée pour améliorer l’efficacité dans divers secteurs, tels que l’agriculture, la santé et l’éducation. Par exemple, les systèmes d’IA peuvent aider les agriculteurs à optimiser leurs rendements en analysant les conditions météorologiques et les sols. Dans le domaine de la santé, l’IA peut faciliter le diagnostic et le traitement des maladies en analysant les données médicales et en identifiant les tendances. En éducation, les plateformes d’apprentissage basées sur l’IA peuvent offrir des cours personnalisés et améliorer l’accès à l’éducation dans les zones rurales. Initiatives pour développer l’IA en Afrique Plusieurs initiatives sont en cours pour développer l’IA en Afrique. Des gouvernements et des entreprises privées investissent dans la création de centres de recherche et de développement en IA. Par exemple, le Ghana et le Kenya ont lancé des programmes pour former des spécialistes en IA et encourager l’innovation dans ce domaine. Des startups africaines utilisent l’IA pour résoudre des problèmes locaux, comme la gestion des déchets ou la sécurité routière. Ces initiatives montrent que l’Afrique est prête à saisir les opportunités offertes par l’IA pour transformer son économie et améliorer la vie de ses citoyens. Les défis et les opportunités Bien que l’Afrique soit en retard dans le développement de l’IA, elle a la capacité de rattraper son retard en innovant et en adaptant les technologies existantes à ses besoins spécifiques. Les partenariats internationaux peuvent également jouer un rôle crucial en fournissant des ressources et des expertises nécessaires pour accélérer le développement de l’IA sur le continent. Cependant, il est essentiel de prendre en compte les implications éthiques et sociales de l’IA, notamment en ce qui concerne la protection des données personnelles et l’impact sur l’emploi. En abordant ces questions de manière proactive, l’Afrique peut maximiser les bénéfices de l’IA tout en minimisant les risques. #### L’Afrique du Sud face à la tempête diplomatique La décision des États-Unis de geler leur aide à l’Afrique du Sud a suscité une vive réaction de Pretoria, qui dénonce une campagne de désinformation. Cette crise diplomatique est née d’une loi sud-africaine sur l’expropriation que Washington juge discriminatoire envers la minorité blanche. Une loi sur l’expropriation au cœur du conflit Le point de discorde entre les États-Unis et l’Afrique du Sud concerne principalement une loi permettant au gouvernement sud-africain d’exproprier certaines terres sans compensation dans des circonstances exceptionnelles. Cette législation est perçue par Washington comme injuste pour la minorité afrikaner, descendante des premiers colons européens. L’Afrique du Sud conteste ces accusations, affirmant qu’il s’agit d’une mesure nécessaire pour rectifier les inégalités historiques héritées de l’apartheid. Le gouvernement sud-africain souligne que cette loi ne vise pas à confisquer systématiquement les terres appartenant aux Blancs mais plutôt à promouvoir une réforme agraire équitable. Réactions officielles et diplomatie tendue Les autorités sud-africaines ont exprimé leur “grande inquiétude” face aux mesures américaines, qualifiant celles-ci de campagne de désinformation visant à déformer leur image internationale. Le ministère des Affaires étrangères se dit préoccupé par le manque d’exactitude factuelle dans le décret américain, qui ignore selon lui le contexte historique complexe lié au colonialisme et à l’apartheid. En réponse, les États-Unis ont annoncé être prêts à accueillir “des agriculteurs persécutés” issus de la communauté afrikaner, ce qui a été jugé ironique par Pretoria étant donné que ces individus sont considérés comme faisant partie des groupes économiquement privilégés en Afrique du Sud. Conséquences économiques et humanitaires Le gel de l’aide américaine aura probablement un impact significatif sur plusieurs secteurs clés en Afrique du Sud. Les programmes liés à la santé publique seront particulièrement touchés, notamment ceux destinés à combattre le VIH/sida grâce au Pepfar (Programme présidentiel pour relever le défi VIH/sida). Cela pourrait compromettre sérieusement les efforts menés jusqu’à présent dans ce domaine crucial. De plus, cette décision risque également d’affecter négativement certains accords commerciaux entre les deux pays. L’accord commercial AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui doit être renouvelé prochainement, pourrait être remis en question si la tension diplomatique persiste. Impact sur la coopération internationale Cette crise risque également d’avoir un effet domino sur la coopération internationale plus large entre l’Afrique du Sud et ses partenaires occidentaux. La perception selon laquelle Washington utilise son influence économique pour influencer directement les politiques intérieures africaines pourrait renforcer certaines méfiances vis-à-vis des grandes puissances occidentales. Cela pourrait encourager davantage certains pays africains à diversifier leurs alliances géopolitiques vers d’autres régions mondiales comme Asie ou Europe continentale. Vers un dialogue constructif ? La situation actuelle entre les États-Unis et l’Afrique du Sud nécessite un dialogue ouvert basé sur une compréhension mutuelle approfondie. Il est crucial que chaque partie prenne en compte le contexte historique complexe ainsi que les aspirations légitimes tant politiques qu’économiques. En travaillant ensemble vers une résolution pacifique et constructive, il sera possible non seulement de restaurer leurs relations bilatérales mais aussi d’améliorer globalement leur coopération future autour d’enjeux communs tels que développement durable ou sécurité régionale. #### L’Afrique face au changement climatique : vers une résilience unifiée L’Afrique est particulièrement vulnérable aux impacts du changement climatique, avec des défis tels que la sécheresse, les inondations et la désertification. Cependant, face à ces menaces, le continent se mobilise en faveur d’une collaboration et d’une innovation renforcées pour renforcer sa résilience. Les pays africains travaillent ensemble pour développer des stratégies adaptées, tirer parti des nouvelles technologies et mobiliser des ressources internationales pour soutenir leur développement durable. Une coopération renforcée entre l’Afrique et l’Europe Le Sommet Climate Chance Europe Afrique 2025, prévu à Marseille, sera un moment crucial pour renforcer la coopération entre ces deux continents. Ce sommet, axé sur l’adaptation au changement climatique, vise à mobiliser les acteurs internationaux pour discuter des stratégies d’adaptation et à renforcer les partenariats entre l’Europe et l’Afrique. L’Europe, avec ses ressources financières et techniques, jouera un rôle clé dans le soutien aux initiatives africaines, notamment en facilitant l’accès au financement climatique. Cette coopération est essentielle pour l’Afrique, qui est particulièrement touchée par les impacts climatiques. Les pays européens peuvent partager leur expertise pour aider l’Afrique à développer des solutions adaptées à ses besoins spécifiques, comme la gestion des sécheresses et des inondations. Stratégies nationales et continentales pour la résilience La Banque africaine de développement a élaboré une stratégie décennale pour le changement climatique et la croissance verte, visant à renforcer la résilience climatique et à promouvoir un développement à faible émission de carbone. Cette stratégie inclut des plans d’adaptation et d’atténuation, ainsi que des initiatives pour mobiliser le financement climatique. Les pays africains travaillent également à élaborer des plans nationaux d’adaptation alignés sur leurs stratégies de développement durable. Ces efforts sont soutenus par des organisations internationales telles que la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, qui encourage la mise en œuvre de politiques de développement résilientes au climat. L’objectif est de garantir que les progrès économiques et sociaux de l’Afrique ne soient pas compromis par les impacts du changement climatique. Innovation et solutions fondées sur la nature L’Afrique mise sur l’innovation et les solutions fondées sur la nature pour renforcer sa résilience climatique. Le Plan d’action de l’Union africaine pour la relance verte met l’accent sur le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la gestion durable des terres. Ces initiatives visent à créer des emplois verts tout en protégeant l’environnement. De plus, l’exploitation responsable des ressources naturelles, comme les minéraux essentiels à la transition énergétique, est considérée comme un levier pour le développement économique durable. L’Afrique cherche à valoriser ces ressources en investissant dans des infrastructures qui permettent une valeur ajoutée locale, plutôt que de se limiter à l’extraction brute. Coopération internationale et financement climatique La coopération internationale est cruciale pour soutenir les efforts africains en matière de changement climatique. Les pays africains cherchent à mobiliser davantage de financements climatiques pour mettre en œuvre leurs plans d’adaptation et d’atténuation. La Suisse, par exemple, a adopté une nouvelle stratégie pour l’Afrique qui inclut des initiatives environnementales et climatiques. Ces financements sont essentiels pour soutenir les infrastructures nécessaires à la résilience climatique, telles que les systèmes d’irrigation et les infrastructures de protection contre les inondations. En renforçant la collaboration avec les partenaires internationaux, l’Afrique peut accélérer sa transition vers un développement plus durable et résilient. #### L’Afrique face au défi de la 5G La cinquième génération (5G) de la communication sans fil n’est plus une technologie du futur, elle est déjà là et disponible dans des zones métropolitaines clés en Afrique du Sud. Le continent africain, avec son accès limité à Internet et ses infrastructures, ses coûts élevés de données et son économie en difficulté, peut bénéficier de multiples façons de la 5G. Qu’est-ce que la 5G et pourquoi est-elle importante ? La 5G est la dernière génération de la communication sans fil, promettant des vitesses de connexion plus rapides, une latence plus faible et une capacité plus élevée que les générations précédentes. La 5G permettra de soutenir des applications innovantes dans des domaines tels que l’internet des objets (IoT), la réalité augmentée, la réalité virtuelle, les véhicules autonomes, la télémédecine, l’éducation à distance et les villes intelligentes. Des entreprises comme africallshop.com peuvent aussi profiter de la 5G en Afrique, car il peut offrir une meilleure expérience utilisateur, une plus grande fiabilité et une plus grande sécurité. La 5G est importante pour l’Afrique car elle peut contribuer à réduire la fracture numérique qui existe entre le continent et les régions plus avancées, ainsi qu’à stimuler le développement économique et social. Selon une étude de GSMA Intelligence, la 5G devrait apporter environ 26 milliards de dollars à l’économie africaine d’ici 2030. La 5G peut également offrir des solutions aux défis auxquels l’Afrique est confrontée en matière d’accès à l’énergie, à la santé, à l’éducation et aux services financiers. Quel est l’état actuel de la 5G en Afrique ? L’ère de la 5G en Afrique a officiellement commencé en 2020 avec le lancement de services commerciaux 5G mobiles et d’accès sans fil fixe (FWA) par deux des plus grands fournisseurs de services mobiles du continent, Vodacom et MTN, en Afrique du Sud. Depuis lors, d’autres pays ont suivi le mouvement, comme Madagascar, les Seychelles, le Maroc et l’Égypte. Des essais de 5G ont également été menés dans des pays comme le Gabon, le Kenya, le Nigeria, l’Ouganda et l’île de la Réunion. Toutefois, le déploiement de la 5G en Afrique reste limité et ne concerne qu’une petite partie de la population. D’ici 2025, il y aura moins de 45 millions de connexions mobiles 5G en Afrique, soit 3,3 % du total des connexions mobiles. Ce chiffre est bien inférieur à la moyenne mondiale de 21 %. La GSMA estime que l’adoption massive de la 5G n’est pas imminente en Afrique. Ce point de vue repose sur des réalités commerciales et réglementaires. Quels sont les principaux obstacles au déploiement de la 5G en Afrique ? Le déploiement de la 5G en Afrique se heurte à plusieurs obstacles, notamment : Le coût élevé des investissements nécessaires pour déployer des réseaux 5G, qui requièrent plus d’antennes, plus de fibre optique et plus d’énergie que les réseaux précédents. Le manque de disponibilité du spectre radioélectrique adapté à la 5G, qui dépend des décisions des gouvernements et des régulateurs. Le spectre dans la bande des 3,5 GHz est considéré comme idéal pour la 5G, mais il n’est pas encore attribué dans de nombreux pays africains. Le faible niveau d’adoption et de demande pour les services à haut débit, qui limite le retour sur investissement pour les opérateurs mobiles. La majorité des utilisateurs mobiles en Afrique utilisent encore des réseaux 2G ou 3G, et les terminaux 5G restent trop chers pour la plupart des consommateurs. Le manque de cas d’usage innovants et pertinents pour la 5G, qui puissent attirer les consommateurs et les entreprises. La 5G offre des possibilités dans des secteurs comme l’agriculture, l’industrie, la santé ou l’éducation, mais il faut encore développer des solutions adaptées aux besoins et aux réalités du continent. #### L’Afrique face au retour de Trump, des perspectives économiques incertaines Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche suscite de nombreuses interrogations sur les conséquences économiques pour l’Afrique. Lors de son premier mandat, Trump a mis en avant une politique protectionniste, ce qui a eu des impacts significatifs sur les échanges commerciaux mondiaux. Cette fois-ci, ses ambitions pourraient influencer encore plus profondément les relations économiques entre les États-Unis et le continent africain. Ce qu’il faut retenir Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche suscite de nombreuses interrogations sur les conséquences économiques pour l’Afrique. Lors de son premier mandat, Trump a mis en avant une politique protectionniste, ce qui a eu des impacts significatifs sur les. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Politique protectionniste et commerce international La politique protectionniste de Trump pourrait avoir des effets contradictoires sur l’Afrique. D’une part, elle pourrait limiter les importations africaines vers les États-Unis, ce qui pourrait nuire aux économies qui dépendent fortement du commerce international. D’autre part, Trump pourrait chercher à renforcer les liens commerciaux avec certains pays africains pour contrer l’influence croissante de la Chine sur le continent. Les États-Unis ont historiquement maintenu des relations économiques solides avec plusieurs pays africains, notamment à travers l’initiative African Growth and Opportunity Act (AGOA). Cependant, sous Trump, il est possible que ces relations soient réévaluées pour mieux servir les intérêts américains, ce qui pourrait entraîner des changements dans les accords commerciaux existants. Influence de la Chine en Afrique La Chine a considérablement renforcé sa présence économique en Afrique ces dernières années, investissant massivement dans des infrastructures et des projets de développement. Trump pourrait tenter de contrebalancer cette influence en proposant des alternatives aux projets chinois, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles opportunités pour les pays africains mais aussi créer des tensions géopolitiques. Les États-Unis pourraient promouvoir des investissements dans des secteurs clés comme l’énergie, les technologies et l’agriculture, afin de renforcer leur position sur le continent. Cependant, cela nécessiterait une approche coordonnée et une volonté de s’engager à long terme, ce qui n’est pas garanti sous la présidence de Trump. Investissements américains en Afrique Les investissements américains en Afrique pourraient augmenter sous Trump, notamment dans des secteurs stratégiques. Les entreprises américaines pourraient être encouragées à investir dans des projets d’infrastructure, d’énergie renouvelable ou de technologie, ce qui pourrait apporter des bénéfices économiques directs aux pays hôtes. Cependant, ces investissements seront probablement conditionnés par des accords favorables aux intérêts américains, ce qui pourrait limiter la marge de manœuvre des gouvernements africains. Il est crucial pour les pays africains de négocier des conditions équitables pour maximiser les retombées positives de ces investissements. Impact sur la coopération internationale Le retour de Trump pourrait également avoir des implications sur la coopération internationale en Afrique. Les États-Unis pourraient réévaluer leur participation à des initiatives multilatérales, ce qui pourrait affecter les programmes de développement et d’aide humanitaire sur le continent. Les pays africains devront peut-être s’adapter à une réduction potentielle de l’aide américaine et chercher à diversifier leurs partenariats internationaux pour compenser tout manque à gagner. Cela pourrait les inciter à renforcer leurs liens avec d’autres puissances mondiales, comme l’Union européenne ou l’Inde. #### L’Afrique unie pour une électricité durable et assurer un avenir prometteur L’accès à l’électricité est un défi majeur pour de nombreux pays africains, où des millions de personnes vivent sans électricité fiable. Pour relever ce défi, l’union des pays africains est cruciale pour développer des solutions durables et efficaces. Voici pourquoi la coopération régionale est essentielle pour une électricité accessible à tous. Ce qu’il faut retenir L’accès à l’électricité est un défi majeur pour de nombreux pays africains, où des millions de personnes vivent sans électricité fiable. Pour relever ce défi, l’union des pays africains est cruciale pour développer des solutions durables et efficaces. Voici. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Pourquoi l’union est nécessaire L’union des pays africains dans la course à l’électricité est essentielle pour plusieurs raisons. Premièrement, elle permet de partager les ressources et les connaissances, ce qui peut accélérer le développement des infrastructures énergétiques. Deuxièmement, une approche coordonnée facilite l’accès aux financements internationaux et aux technologies avancées, nécessaires pour construire des réseaux électriques modernes et efficaces. Enfin, la coopération régionale favorise la création de marchés énergétiques intégrés, permettant ainsi aux pays de se soutenir mutuellement en cas de pénurie ou d’excès d’énergie. Cela renforce la stabilité énergétique et réduit les coûts pour les consommateurs. Avantages de la coopération régionale La coopération régionale dans le secteur de l’énergie offre de nombreux avantages. Elle permet de développer des projets d’énergie renouvelable à grande échelle, comme les parcs solaires ou éoliens, qui peuvent être partagés entre plusieurs pays. Cela non seulement réduit les coûts mais aussi favorise la diversification des sources d’énergie, essentielle pour une sécurité énergétique durable. De plus, la coopération facilite l’échange de compétences et de technologies entre les pays, ce qui peut améliorer l’efficacité énergétique et réduire les pertes dans les réseaux de distribution. Cela contribue à rendre l’électricité plus accessible et plus abordable pour les populations rurales et urbaines. Projets régionaux en cours Plusieurs projets régionaux sont actuellement en cours pour promouvoir l’accès à l’électricité en Afrique. Par exemple, le projet de l’Interconnexion électrique d’Afrique de l’Ouest vise à relier les réseaux électriques de plusieurs pays pour améliorer la stabilité et la disponibilité de l’électricité. De même, l’initiative “Desert to Power” de la Banque africaine de développement cherche à développer des projets solaires à grande échelle pour alimenter des millions de foyers. Ces initiatives démontrent le potentiel de la coopération régionale pour transformer le paysage énergétique africain et offrir une électricité fiable à tous. Impact sur le développement économique L’accès à une électricité fiable a un impact direct sur le développement économique des pays africains. En permettant aux entreprises de fonctionner sans interruption, l’électricité stimule la croissance économique et crée des emplois. De plus, elle favorise l’innovation et l’adoption de technologies modernes, essentielles pour rester compétitif sur le marché mondial. En outre, l’électricité améliore la qualité de vie des populations en facilitant l’accès à des services essentiels comme l’éducation et la santé. Cela contribue à réduire la pauvreté et à améliorer les indicateurs de développement humain. #### L’ambassadeur de France au Sahara occidental : une visite historique marquée par le soutien à la souveraineté marocaine L’ambassadeur de France au Maroc, Christophe Lecourtier, a récemment effectué une visite officielle dans le Sahara occidental, marquant un tournant diplomatique significatif. Cette première visite d’un ambassadeur français dans cette région a eu lieu du 11 au 13 novembre 2024 et s’inscrit dans le cadre des positions affirmées par la France en faveur de la souveraineté marocaine sur le territoire. Ce déplacement intervient après les déclarations du président Emmanuel Macron, qui a réitéré son soutien à la marocanité du Sahara lors de sa récente visite d’État au Maroc. Un soutien diplomatique renforcé La visite de Christophe Lecourtier dans les villes de Laâyoune et Dakhla souligne l’engagement croissant de la France envers le Maroc et sa position sur la question du Sahara occidental. En rencontrant des acteurs politiques, économiques et sociaux locaux, l’ambassadeur a pu constater les efforts de développement en cours dans cette région. Ce soutien est d’autant plus significatif qu’il fait suite à des déclarations officielles de Paris affirmant que l’avenir du Sahara occidental doit s’inscrire dans le cadre de la souveraineté marocaine. Cette démarche s’inscrit dans un contexte où plusieurs pays, dont les États-Unis et l’Espagne, ont également reconnu la souveraineté du Maroc sur cette région contestée. En mettant à jour sa carte pour inclure le Sahara occidental, la France renforce son message diplomatique et son engagement envers ses relations avec le Maroc. Des rencontres clés pour le développement régional Au cours de sa visite, l’ambassadeur a participé à des rencontres avec des chefs d’entreprise et des décideurs lors des journées économiques organisées par la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc. Ces événements visent à promouvoir les opportunités économiques dans les provinces du Sud et à encourager les investissements français dans la région. Les discussions ont porté sur des projets d’infrastructures majeurs, tels que le port Dakhla Atlantique et une station de dessalement d’eau, qui sont essentiels pour le développement local. Ces initiatives témoignent de l’intérêt croissant des entreprises françaises pour le Sahara occidental, un territoire riche en potentiel économique. En soutenant ces projets, la France affirme son rôle en tant que partenaire stratégique du Maroc tout en contribuant au développement durable de cette région. Une dynamique diplomatique en évolution Cette visite n’est pas seulement un acte symbolique ; elle s’inscrit également dans une dynamique diplomatique plus large entre la France et le Maroc. Après des années de tensions diplomatiques, notamment dues à des désaccords sur la question du Sahara occidental, cette visite marque un tournant positif. Le président Macron a souligné l’importance d’une coopération renforcée entre les deux pays, tant sur le plan économique que culturel. L’engagement français envers le développement des provinces du Sud est également perçu comme une volonté d’apaiser les relations avec l’Algérie, qui conteste la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. En adoptant une position claire sur cette question sensible, la France cherche à stabiliser ses relations avec ses partenaires régionaux tout en soutenant le Maroc dans ses efforts de développement. #### L’ambassadeur sud-africain expulsé des États-Unis rentre sans regrets, défiant Trump Ebrahim Rasool, l’ambassadeur d’Afrique du Sud expulsé des États-Unis, est rentré dans son pays dimanche 23 mars 2025, accueilli par une foule enthousiaste au Cap. Déclaré « persona non grata » par les autorités américaines, Rasool a affirmé n’avoir « aucun regret » après avoir critiqué ouvertement Donald Trump et ses politiques. Cette expulsion marque un nouveau chapitre dans les relations tendues entre Pretoria et Washington depuis le retour de Trump au pouvoir. Un accueil chaleureux au Cap À son arrivée à l’aéroport du Cap, Ebrahim Rasool a été accueilli par plusieurs centaines de personnes venues lui témoigner leur soutien. « Nous n’avons pas choisi de rentrer chez nous, mais nous rentrons sans regrets », a-t-il déclaré, tenant un mégaphone pour s’adresser à la foule. Il a souligné que son expulsion était une conséquence de sa défense des valeurs sud-africaines, notamment en critiquant les politiques de Trump qu’il a qualifiées de « suprémacistes ». Rasool a également rappelé que son retour ne signifiait pas la fin des relations avec les États-Unis, mais plutôt une nécessité de les redéfinir. « Nous devons reconstruire et réinitialiser cette relation », a-t-il affirmé, insistant sur l’importance de maintenir un dialogue malgré les tensions actuelles. Les tensions entre Pretoria et Washington L’expulsion de Rasool intervient dans un contexte de relations diplomatiques dégradées entre les deux pays. Donald Trump a multiplié les critiques envers l’Afrique du Sud depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. En février, il a annoncé la réduction des aides américaines à Pretoria, accusant le gouvernement sud-africain de discriminer les fermiers blancs par le biais d’une loi sur l’expropriation des terres. Trump a également attaqué l’Afrique du Sud pour sa plainte contre Israël devant la Cour internationale de justice, où Pretoria a accusé l’État hébreu de génocide à Gaza. Ces actions ont exacerbé les tensions, culminant avec l’expulsion de Rasool après qu’il a critiqué Trump lors d’un webinaire, l’accusant de « mobiliser un suprémacisme contre le pouvoir en place ». Une mesure sans précédent L’expulsion de Rasool a été qualifiée de « sans précédent » par le ministère sud-africain des Affaires étrangères. Ronald Lamola, le ministre des Affaires étrangères, a déploré cette décision, soulignant que Rasool était sur le point de rencontrer des responsables stratégiques à la Maison Blanche avant son expulsion. « Dans le cadre de relations diplomatiques normales, une démarche aurait dû être entreprise auprès de l’ambassadeur pour qu’il s’explique sur ses commentaires », a-t-il regretté. Cette décision a également suscité des réactions vives en Afrique du Sud, où certains partis politiques ont accusé Trump de mener une politique hostile. Le parti de gauche radical EFF a même qualifié Trump de « grand sorcier d’un Ku Klux Klan mondial ». L’avenir des relations entre les deux pays Malgré ces tensions, Rasool a insisté sur la nécessité de maintenir un dialogue avec les États-Unis. « Nous ne pouvons pas adopter l’idée simpliste selon laquelle il faut un ambassadeur blanc pour un président blanc », a-t-il déclaré, soulignant que les relations diplomatiques doivent évoluer avec le temps. L’Afrique du Sud, qui préside actuellement le G20, a exprimé son désir d’améliorer ses relations avec Washington, notamment en raison des importants échanges commerciaux entre les deux pays. Cependant, Rasool a averti que Pretoria ne devrait pas sacrifier ses valeurs pour rétablir ces liens. « La déclaration de persona non grata est destinée à vous humilier, mais je la porterai comme un insigne de dignité », a-t-il conclu. Cette expulsion marque un moment charnière dans les relations entre l’Afrique du Sud et les États-Unis, alors que les deux pays cherchent à naviguer dans un contexte diplomatique de plus en plus complexe. #### L’ANC d’Afrique du Sud rencontre les partis politiques des BRICS avant le sommet Le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir en Afrique du Sud, accueille des représentants des partis politiques du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et d’autres pays avant le sommet des BRICS qui se tiendra le 22 août à Johannesburg. Ce sommet, qui réunit les cinq grandes économies émergentes du monde, sera l’occasion de discuter de la coopération politique, économique et sociale entre les pays membres, ainsi que des défis mondiaux tels que la pandémie de Covid-19, le changement climatique et la sécurité régionale. Parmi les sujets qui préoccupent les participants, le conflit en Ukraine occupe une place importante. La position de l’ANC sur le conflit en Ukraine L’ANC a exprimé son soutien à l’initiative de paix africaine menée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa et sept autres chefs d’État et de gouvernement africains, visant à trouver une solution pacifique au conflit en Ukraine, en initiant un dialogue entre le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : L’ANC a également appelé à la cessation des hostilités en Ukraine et à la coexistence pacifique entre la Russie, l’Ukraine et les pays voisins. « Nous sommes pour le silence des armes en Ukraine, la réalisation d’une véritable paix et la coexistence pacifique entre la Russie, l’Ukraine et le voisinage », a déclaré Paul Mashatile, vice-président sud-africain et vice-président de l’ANC. La position du Parti communiste de la Fédération de Russie sur le conflit en Ukraine Les délégués du Parti communiste de la Fédération de Russie ont accusé l’Occident de vouloir prolonger le conflit en Ukraine et de faire obstacle aux négociations. “Nous ne voulons pas la guerre, mais ceux qui sont réellement derrière le régime de Zelenskyy, les États-Unis et les pays occidentaux, ne veulent pas la paix. Ils font tout pour faire dérailler les négociations”, a affirmé Artem Prokofiev, représentant du Parti communiste de la Fédération de Russie. Le Parti communiste de la Fédération de Russie est l’un des principaux partis d’opposition en Russie et soutient la politique étrangère du président Poutine. La participation du président Poutine au sommet des BRICS Le président russe pourrait être présent à ce sommet. L’Afrique du Sud essaie de persuader Selon le vice-président sud-africain, Vladimir Poutine est encore sous la menace d’une arrestation internationale. Poutine est recherché par l’Ukraine pour son rôle présumé dans l’annexion de la Crimée en 2014 et son soutien aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine. Le sommet des BRICS pourrait être une occasion pour Poutine de renforcer ses relations avec ses partenaires émergents et de défendre ses intérêts stratégiques face aux pressions occidentales. Les enjeux du sommet des BRICS pour l’Afrique du Sud L’Afrique du Sud est le seul pays africain membre des BRICS et joue un rôle important dans la promotion du dialogue et de la coopération entre les pays du Sud. Le pays espère que le sommet des BRICS sera l’occasion de renforcer les liens politiques, économiques et culturels avec ses partenaires, ainsi que de mobiliser leur soutien pour le développement du continent africain. L’Afrique du Sud souhaite également que le sommet des BRICS soit une plateforme pour faire entendre la voix de l’Afrique sur les questions mondiales et pour défendre le multilatéralisme, la démocratie et les droits de l’homme. Le sommet des BRICS qui se tiendra à Johannesburg le 22 août sera un événement important pour l’Afrique du Sud et ses partenaires émergents. Il sera l’occasion de discuter des défis communs auxquels ils sont confrontés, mais aussi des divergences qui existent entre eux, notamment sur le conflit en Ukraine. Il sera également l’occasion de renforcer la solidarité et la coopération entre les pays du Sud et de faire valoir leurs intérêts sur la scène internationale. #### L’armée ougandaise déployée après une attaque meurtrière contre une école L’Ouganda a connu l’une des attaques les plus sanglantes de son histoire le vendredi 17 juin 2023, lorsque des militants liés au groupe État islamique (EI) ont massacré au moins 37 personnes et enlevé six autres dans une école de l’ouest du pays. L’armée a déclaré qu’elle poursuivait les assaillants des Forces démocratiques alliées (ADF), un groupe armé actif principalement dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), qui a revendiqué l’attaque au nom de l’EI. Une nuit d’horreur Selon les autorités, l’attaque a eu lieu vers 23 heures (20 heures GMT) dans le pensionnat secondaire de Lhubiriha, à Mpondwe, près de la frontière avec la RDC. Les assaillants ont pénétré dans les dortoirs, verrouillé les portes et mis le feu aux bâtiments, avant de s’attaquer aux élèves avec des machettes. Le ministre ougandais de l’Information, Chris Baryomunsi, a déclaré à la BBC que 37 élèves avaient été tués, dont 20 à la machette et 17 brûlés vifs. Il a ajouté que six autres élèves avaient été enlevés pour transporter la nourriture que les rebelles avaient volée dans les magasins de l’école. Huit personnes ont été blessées et se trouvent dans un état critique. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Les corps de certaines victimes étaient si gravement brûlés qu’ils devront être identifiés par des tests ADN. Sur les lieux de l’attaque, des soldats et des policiers lourdement armés montaient la garde, tandis qu’une foule nombreuse se rassemblait et que des survivants éplorés étaient réconfortés par leurs proches. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière en Ouganda depuis les attentats à la bombe de Kampala en 2010, qui avaient fait 76 morts et avaient été revendiqués par le groupe somalien Al-Shabaab. Une traque difficile Le porte-parole des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF), Felix Kulayigye, a déclaré dans un communiqué que l’armée avait lancé une opération pour poursuivre les auteurs de l’attaque et secourir les élèves enlevés. Il a indiqué que les rebelles s’étaient dirigés vers le parc national des Virunga, une vaste étendue qui chevauche la frontière entre l’Ouganda, la RDC et le Rwanda. Le parc abrite des espèces rares, notamment des gorilles de montagne, mais il est également utilisé comme repaire par des milices, dont les ADF. L’armée ougandaise a également déployé des hélicoptères pour aider à traquer le groupe rebelle sur un terrain montagneux. L’Ouganda et la RDC ont mené des opérations militaires conjointes dans l’est du Congo pour prévenir les attaques des ADF. Le général de division Dick Olum a déclaré à l’AFP que les services de renseignement avaient signalé la présence des ADF dans la zone frontalière du côté congolais au moins deux jours avant l’attaque de vendredi soir, et qu’une enquête serait nécessaire pour établir ce qui n’a pas fonctionné. Il a estimé que les assaillants disposaient d’informations détaillées sur l’école. « Ils savaient où se trouvaient les dortoirs des garçons et des filles », a-t-il dit depuis Mpondwe. Un groupe insaisissable Les ADF sont un groupe armé qui a été créé en Ouganda dans les années 1990 pour lutter contre le régime du président Yoweri Museveni. Il s’est ensuite installé dans l’est de la RDC, où il a mené des attaques contre les forces de sécurité et les civils, faisant des milliers de morts. Le groupe a été accusé de recourir à des tactiques brutales, notamment des décapitations, des mutilations et des viols. Il a également été impliqué dans le recrutement forcé d’enfants soldats et dans le trafic illégal de bois et d’or. Bien que les ADF n’aient pas de lien direct avec l’EI, le groupe djihadiste a revendiqué plusieurs de ses attaques depuis 2019, affirmant qu’il s’agit de sa branche locale. Certains analystes estiment que les ADF cherchent à se donner une dimension internationale en s’associant à l’EI, tandis que d’autres soulignent que le groupe reste divisé et hétérogène, sans idéologie claire. Quoi qu’il en soit, les ADF représentent une menace sérieuse pour la stabilité de la région des Grands Lacs, où plusieurs pays sont confrontés à des défis sécuritaires et humanitaires. #### L’Égypte pleure la perte d’un studio mythique : les flammes dévorent l’héritage du cinéma arabe Le 16 mars 2024, un incendie d’une rare violence a ravagé le studio Al-Ahram, l’un des plus anciens et des plus prestigieux studios de cinéma du monde arabe, situé au Caire en Égypte. Fondé en 1944, ce studio a vu naître des centaines de films cultes et a contribué à façonner l’identité cinématographique de la région. La perte est immense, tant pour l’industrie du cinéma que pour la mémoire collective. Un studio témoin de l’histoire du cinéma arabe Le studio Al-Ahram était bien plus qu’un simple lieu de tournage. C’était un véritable symbole de l’âge d’or du cinéma égyptien, une époque où le pays était considéré comme Hollywood. Des générations d’acteurs, de réalisateurs et de techniciens ont foulé ses plateaux, contribuant à la création d’œuvres cinématographiques inoubliables. Parmi les films les plus célèbres tournés au studio Al-Ahram, on peut citer : “Le Caire 30” (1966) de Youssef Chahine “Adieu Bonaparte” (1985) de Youssef Chahine “L’Émigré” (1994) de Youssef Chahine “Roméo et Juliette” (2007) de Youssef Chahine Le studio a également accueilli des productions internationales, telles que : “Lawrence d’Arabie” (1962) “Cleopatra” (1963) “Le Patient anglais” (1996) Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Un incendie dévastateur et une perte inestimable L’incendie qui a ravagé le studio Al-Ahram s’est déclaré dans la nuit du 15 au 16 mars 2024. Les flammes ont rapidement dévoré les décors, les costumes et les accessoires, accumulés pendant des décennies. La cause du sinistre n’est pas encore déterminée, mais une enquête a été ouverte. Les dégâts sont considérables. Le studio a été entièrement détruit et il faudra des années pour le reconstruire. La perte est d’autant plus inestimable que de nombreux documents irremplaçables ont été réduits en cendres, tels que des scripts originaux, des négatifs de films et des archives photographiques. Un élan de solidarité et une mobilisation internationale La nouvelle de l’incendie du studio Al-Ahram a provoqué une onde de choc dans le monde du cinéma arabe et international. De nombreuses personnalités ont exprimé leur tristesse et leur solidarité avec les familles des victimes et avec l’industrie cinématographique égyptienne. Des initiatives de soutien ont été lancées pour aider à la reconstruction du studio et à la préservation du patrimoine cinématographique égyptien. L’UNESCO a également exprimé sa volonté de participer à la reconstruction du studio. Un avenir incertain pour le cinéma égyptien La destruction du studio Al-Ahram est un coup dur pour l’industrie du cinéma égyptienne, qui est déjà confrontée à de nombreux défis. Le studio était une source importante de revenus pour les acteurs, les réalisateurs et les techniciens du cinéma. Sa destruction laisse un vide immense et il faudra du temps pour que l’industrie cinématographique égyptienne se remette de cette tragédie. Un symbole de l’espoir et de la résilience Malgré la tristesse et la consternation, l’incendie du studio Al-Ahram n’a pas éteint la flamme du cinéma égyptien. La communauté cinématographique est déterminée à reconstruire le studio et à poursuivre l’œuvre des générations passées. Le studio Al-Ahram était un symbole de l’âge d’or du cinéma arabe. Sa destruction est une perte immense, mais elle ne doit pas sonner le glas de cette industrie. Le cinéma égyptien a une longue et riche histoire, et il saura renaître de ses cendres. L’incendie du studio Al-Ahram est une tragédie, mais il est aussi un symbole de l’espoir et de la résilience du cinéma égyptien. Le studio sera reconstruit et le cinéma égyptien continuera à briller de mille feux. #### L’Eko, un joyau hôtelier au cœur du Nigeria Le Nigeria, berceau de cultures ancestrales et de métropoles effervescentes, abrite un joyau hôtelier d’exception : l’Eko. Ce havre de paix, niché au cœur de Lagos, la plus grande ville d’Afrique, invite à une escapade luxueuse et inoubliable. Un écrin de sérénité Dès l’entrée, l’Eko vous transporte dans un univers où le raffinement et la sophistication sont rois. Les lignes épurées, les matériaux nobles et la lumière naturelle créent une atmosphère à la fois élégante et apaisante. Les espaces communs, conçus avec un souci du détail exquis, invitent à la détente et à la contemplation. Que ce soit dans le grand hall, où trône un majestueux lustre en cristal, ou dans le jardin luxuriant, où palmiers et bougainvillées se mêlent harmonieusement, chaque recoin de l’hôtel est une invitation à la rêverie. Des chambres dignes des mille et une nuits Les chambres de l’Eko sont de véritables sanctuaires où le confort atteint des sommets. Spacieuses et lumineuses, elles offrent une vue imprenable sur la ville ou sur l’océan. La décoration, mêlant influences africaines et contemporaines, crée une ambiance chaleureuse et accueillante. Les lits king-size, habillés de draps en coton égyptien, invitent à des nuits paisibles. Les salles de bains en marbre, équipées de baignoires à jets hydromassants et de douches à effet pluie, sont de véritables spas privés. Une expérience culinaire inoubliable L’Eko est une véritable ode à la gastronomie. Les chefs, virtuoses de leurs arts, vous proposent une cuisine raffinée et inventive, mêlant les saveurs locales aux influences internationales. Les restaurants de l’hôtel vous invitent à un voyage gustatif autour du monde. Vous pourrez ainsi déguster des plats traditionnels nigérians, des sushis frais, des pâtes fraîchement préparées ou encore des grillades succulentes. Les barmans, quant à eux, vous concocteront des cocktails originaux et rafraîchissants. Un éventail d’activités pour tous les goûts L’Eko offre une multitude d’activités pour satisfaire toutes vos envies. Vous pourrez vous détendre au spa, où vous bénéficierez d’une large gamme de soins et de massages, vous maintenir en forme dans la salle de sport ultramoderne équipée des dernières technologies, vous rafraîchir dans la piscine à débordement, ou encore vous adonner aux plaisirs du shopping dans les boutiques de l’hôtel. Des événements exclusifs L’Eko organise régulièrement des événements exclusifs pour le plus grand plaisir de ses hôtes. Soirées à thème, concerts privés, expositions d’art… Il y en a pour tous les goûts. Ces événements sont l’occasion de rencontrer d’autres voyageurs et de vivre des expériences uniques. Un service personnalisé Le personnel de l’Eko est à votre écoute et s’efforce de répondre à toutes vos demandes. Que vous souhaitiez organiser une réunion d’affaires, un événement privé ou simplement vous détendre, l’équipe de l’hôtel mettra tout en œuvre pour faire de votre séjour un moment inoubliable. L’Eko est bien plus qu’un simple hôtel. C’est une destination en soi, un lieu où le luxe et la sérénité se rencontrent. Si vous êtes à la recherche d’une expérience unique en Afrique, l’Eko est l’endroit idéal pour vous ressourcer et vous évader. #### L’Émir Al-Thani, médiateur du conflit en Palestine Depuis le début des hostilités militaires entre Israël et le Hamas le 7 octobre dernier, l’Émir SheikhTamim bin Hamad Al Thani du Qatar est devenu incontournable. Le jeune monarque de 43 ans, à la têtede l’un des États les plus riches de la planète, a fait de son pays la seule courroie de transmission entreIsraël, les pays occidentaux, le Hamas et les autres pays arabes. Ce qu’il faut retenir Depuis le début des hostilités militaires entre Israël et le Hamas le 7 octobre dernier, l’Émir SheikhTamim bin Hamad Al Thani du Qatar est devenu incontournable. Le jeune monarque de 43 ans, à la têtede l’un des États les plus riches de la planète, a fait de. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Il faut dire qu’Al-Thani n’est pas un novice en matière de diplomatie internationale. Depuis son accession autrône il y a dix ans, l’Émir a cherché à positionner son émirat comme un acteur majeur sur la scène géopolitiquemondiale. Un soft-power efficace mais discret, qui assure au petit royaume gazier des amis aux quatre coins duglobe, et en particulier la France, les États-Unis…Et Israël. Le Qatar est ainsi devenu une sorte de carrefour diplomatique dans la région. L’approche diplomatique du SultanAl-Thani, souvent considérée comme pragmatique et flexible, vise donc à maintenir une certaine neutralité touten jouant un rôle actif dans les affaires régionales. Cette posture a permis à Al-Thani et à son pays de sepositionner comme des interlocuteurs clés dans la résolution de crises, comme celle que connaît actuellement larégion israélo-palestinienne. Car depuis le début du mois d’octobre, le Qatar s’est aussi imposé comme l’une des figures incontournables : enayant accepté il y a plusieurs années sur son sol le bureau politique du Hamas, Doha a noué des liens avecl’organisation terroriste, lui permettant aujourd’hui de négocier les quelques 240 otages prisonniers dans lestunnels sous Gaza. Plusieurs gouvernements de l’Union Européenne se sont ainsi tournés vers le Qatar dansl’espoir de libérer leurs citoyens détenus en otage. Quatre otages ont déjà retrouvé la liberté, même si le début de l’offensive terrestre pourrait compliquer lesprochains pourparlers. Mais le Qatar n’est pas le seul pays en lice pour le rôle de médiateur. L’Égypte, laTurquie, et d’autres acteurs régionaux tentent également de s’imposer comme des intermédiaires clés. Le rôle du Sultan Al-Thani dans cette crise est scruté de près, tant par les acteurs régionaux que par lacommunauté internationale. Sa capacité à négocier un accord pour la libération des otages, voire un cessez-le-feudurable, pourrait redéfinir le rôle du Qatar sur la scène internationale et dans la résolution de l’un des conflits lesplus inextricables du monde. #### L’essor des jeux de casino en Afrique Au cours de la dernière décennie, l’industrie des casinos en ligne n’a cessé de se renforcer, devenant une industrie d’un milliard de dollars et captivant les joueurs du monde entier. Jouer aux machines à sous, à la roulette, au poker et bien d’autres au toucher d’un écran sur les smartphones et les tablettes a attiré un nouveau groupe démographique énorme de joueurs qui n’ont peut-être jamais mis les pieds dans un casino physique. Et pour ceux qui n’ont pas de casino dans leur région, vivent à distance ou ont des problèmes de mobilité, le jeu en ligne est une excellente alternative. L’Afrique n’est pas exempte de la popularité des casinos en ligne, avec un grand nombre de personnes jouant sur des applications et des sites Web comme Vegas Plus sur tout le continent. Mais quels jeux sont les plus appréciés des Africains ?  Jeux d’argent en ligne en Afrique Partout en Afrique, le jeu en ligne est populaire. Les smartphones sont répandus, plus abordables et conviviaux que jamais, et les endroits pour jouer en ligne ne manquent pas. Bien que les paris sportifs soient l’option de jeu la plus populaire en Afrique, les casinos en ligne rattrapent régulièrement leur retard, l’industrie se développant rapidement, tout comme dans le reste du monde.  En termes de réglementation, il n’y a pas beaucoup de restrictions sur les jeux d’argent en ligne, malgré sa légalité législative dans un pays donné. Dans tous les cas, cette zone grise juridique signifie que la plupart des Africains peuvent profiter des jeux de casino en ligne s’ils le souhaitent. Les machines à sous « Iconique » est un mot que vous entendrez souvent à propos des jeux de casino. Et ils ne sont pas beaucoup plus emblématiques que les rouleaux tournants d’une machine à sous. Les machines à sous sont populaires dans toute l’Afrique, des simples machines à sous spin-and-hop d’antan aux options de haute technologie avec des graphismes, un gameplay, des niveaux et des scénarios de pointe à apprécier.  Les machines à sous thématiques sont extrêmement populaires, et vous pouvez trouver à peu près n’importe quel thème que vous aimez de la culture populaire du siècle dernier. Quelques exemples : les vieux classiques des jeux de société comme Monopoly et Cluedo, les films à succès comme Jumanji et Jurassic Park, même les célèbres rock’n’rollers comme Kiss ont leurs propres machines à sous. Le poker Combinaison ultime de hasard, d’habileté, de sens tactique et de calme sous pression, le poker est le jeu de cartes le plus populaire sur Terre, joué partout, des grands casinos de Las Vegas et de Macao aux salons du monde entier.  Le poker en ligne est extrêmement populaire, non seulement en Afrique mais dans le monde entier, avec de nombreuses variantes telles que le Texas Hold’em, le 7 Card Stud et le Pot-Limit Omaha, pour n’en citer que quelques-unes.  La roulette Autre jeu de casino emblématique, la roulette est un jeu de hasard simple, excitant et très amusant. Placez simplement vos jetons sur un chiffre ou une couleur, faites tourner la roue et croisez les doigts ! Il est parfait pour les casinos en ligne, car il est rapide et amusant, et les retours peuvent être bons si Lady Luck est de votre côté. #### L’essor des stablecoins en Afrique face à la dévaluation monétaire L’Afrique est confrontée à des défis économiques majeurs, notamment la dévaluation de ses monnaies locales et une inflation persistante. Dans ce contexte, les stablecoins, qui sont des cryptomonnaies adossées à des actifs stables comme le dollar américain, connaissent une adoption croissante sur le continent. Cette tendance est particulièrement visible dans des pays comme le Nigeria, le Kenya et l’Afrique du Sud, où les utilisateurs cherchent des solutions financières fiables pour naviguer dans un environnement économique incertain. Une solution face à l’instabilité monétaire La dévaluation monétaire et l’inflation sont des réalités quotidiennes pour de nombreux pays africains. Par exemple, la monnaie nigériane a subi une forte dépréciation, poussant les citoyens à explorer des alternatives pour protéger leur pouvoir d’achat. Les stablecoins offrent une réponse attrayante en permettant aux utilisateurs de convertir leurs fonds en devises plus stables, réduisant ainsi leur exposition aux fluctuations de la monnaie locale. Cette adoption croissante est facilitée par l’essor des technologies financières (fintech) sur le continent. Des entreprises comme Yellowcard et Bitmama jouent un rôle clé en fournissant des plateformes qui permettent aux utilisateurs d’acheter, de vendre et d’échanger facilement des stablecoins. Cela ouvre la voie à une utilisation plus large de ces actifs numériques dans les transactions quotidiennes. Un outil efficace pour les transferts d’argent Les stablecoins se révèlent particulièrement utiles pour les transferts d’argent transfrontaliers. En Afrique, où les frais de transfert peuvent être élevés, l’utilisation de stablecoins permet de réduire considérablement ces coûts. Par exemple, les familles qui envoient de l’argent à leurs proches peuvent bénéficier de frais de transaction plus bas et de délais de traitement plus rapides grâce à ces cryptomonnaies. De plus, la facilité d’accès aux stablecoins via des applications mobiles permet aux utilisateurs non bancarisés de participer à l’économie numérique. Cela favorise l’inclusion financière en offrant aux individus un accès direct à des services financiers qu’ils n’auraient pas pu utiliser autrement. Une adoption rapide grâce à la technologie L’augmentation de l’adoption des stablecoins en Afrique est également alimentée par la forte pénétration des smartphones et d’Internet. Les jeunes générations, souvent plus ouvertes aux nouvelles technologies, adoptent rapidement ces solutions numériques. Les plateformes de trading et d’échange basées sur mobile rendent l’accès aux stablecoins encore plus simple et pratique. Cette dynamique est renforcée par une communauté croissante d’utilisateurs qui partagent leurs expériences sur les réseaux sociaux. Cela crée un effet boule de neige qui incite davantage de personnes à se tourner vers les stablecoins comme solution viable face aux défis économiques. Perspectives réglementaires Alors que l’adoption des stablecoins continue d’augmenter, les gouvernements africains commencent également à envisager des régulations pour encadrer leur utilisation. Par exemple, l’Afrique du Sud a mis en place un groupe intergouvernemental pour examiner la réglementation des stablecoins afin d’assurer leur intégration sécurisée dans le système financier. Ces efforts réglementaires visent à protéger les consommateurs tout en favorisant l’innovation dans le secteur fintech. En établissant un cadre juridique clair pour les stablecoins, les pays africains peuvent encourager leur adoption tout en minimisant les risques associés. #### L’évolution des jeux d’argent en Afrique Les jeux d’argent sont une forme de divertissement très populaire dans le monde entier. En Afrique, les jeux d’argent sont en plein essor depuis quelques années. Les jeux d’argent sont devenus une partie importante de la culture africaine et ont été adoptés par de nombreuses personnes à travers le continent. Les jeux d’argent en Afrique peuvent prendre de nombreuses formes, allant des jeux traditionnels aux jeux en ligne modernes. Dans cet article, nous examinerons l’évolution des jeux d’argent en Afrique et comment ils sont devenus l’un des divertissements les plus populaires du continent. L’histoire des jeux d’argent en Afrique Les jeux d’argent en Afrique remontent à l’époque des empires africains. Les jeux étaient très populaires dans les cours royales et étaient souvent joués par les riches et les puissants. Les jeux étaient également très populaires dans les villages et les villes. Les jeux traditionnels étaient principalement des jeux de hasard tels que le jeu de dés, le jeu de cartes et le jeu de plateau. Les jeux étaient souvent joués pour des enjeux importants, notamment des biens et des terres. Les jeux étaient également considérés comme un moyen de divertissement pour les personnes qui n’avaient pas les moyens de participer à des activités plus luxueuses. Voici une vidéo montrant un africain ayant gagné le jackpot au jeu : Au cours des siècles, les jeux d’argent en Afrique ont connu de nombreux changements. Avec l’arrivée de la colonisation européenne, de nouveaux jeux sont arrivés sur le continent. Les Européens ont introduit des jeux tels que le poker, le blackjack et le baccarat. Ces jeux étaient très populaires et se sont rapidement répandus dans toute l’Afrique. Les jeux étaient souvent joués dans les casinos européens, mais également dans les maisons privées et les bars. Avec l’avènement de la technologie moderne, les jeux d’argent en Afrique ont connu une nouvelle vague de popularité. De nombreux sites de jeux en ligne ont été créés pour offrir aux joueurs africains une variété de jeux d’argent. Les jeux en ligne sont devenus très populaires et sont maintenant l’un des principaux moyens de divertissement dans le continent. Les jeux en ligne offrent aux joueurs africains la possibilité de jouer à des jeux de casino tels que le poker, le blackjack et le baccarat, ainsi qu’à des jeux de hasard tels que le keno et le bingo. Les jeux d’argent en Afrique aujourd’hui Les jeux d’argent sont l’un des divertissements les plus populaires en Afrique aujourd’hui. Les jeux de casino sont très populaires dans tout le continent et sont souvent joués dans les casinos terrestres et en ligne. Les jeux de hasard sont également très populaires et sont souvent joués dans les bars, les maisons privées et les casinos. Les jeux en ligne sont très populaires et offrent aux joueurs une variété de jeux de casino et de hasard. Les jeux d’argent sont très populaires en Afrique et sont considérés comme un moyen de divertissement populaire et sûr. Les jeux sont également considérés comme une source de revenu pour de nombreuses personnes. Les jeux en ligne sont très populaires et offrent aux joueurs africains l’opportunité de jouer à des jeux de casino et de hasard à partir de n’importe où dans le monde. Les jeux en ligne sont également très sûrs et sont souvent réglementés par des organismes de réglementation tels que l’Autorité des jeux de hasard en Afrique. Les jeux d’argent sont devenus une partie importante de la culture africaine et sont devenus l’un des divertissements les plus populaires du continent. Les jeux de casino sont très populaires et sont souvent joués dans les casinos terrestres et en ligne. Les jeux de hasard sont également très populaires et sont souvent joués dans les maisons privées, les bars et les casinos. Les jeux en ligne sont très populaires et offrent aux joueurs africains la possibilité de jouer à des jeux de casino et de hasard à partir de n’importe où dans le monde. Les jeux en ligne sont sûrs et sont souvent réglementés par des organismes de réglementation tels que l’Autorité des jeux de hasard en Afrique. Les jeux d’argent sont une forme de divertissement très populaire en Afrique et sont devenus une partie importante de la culture africaine. Les jeux de casino sont très populaires et sont souvent joués dans les casinos terrestres et en ligne. Les jeux de hasard sont également très populaires et sont souvent joués dans les maisons privées, les bars et les casinos. Les jeux en ligne sont très populaires et offrent aux joueurs africains la possibilité de jouer à des jeux de casino et de hasard à partir de n’importe où dans le monde. Les jeux en ligne sont sûrs et sont souvent réglementés par des organismes de réglementation tels que l’Autorité des jeux de hasard en Afrique. Les jeux d’argent ont connu une évolution remarquable en Afrique au cours des siècles et sont maintenant l’un des divertissements les plus populaires du continent. Les jeux de casino sont très populaires et sont souvent joués dans les casinos terrestres et en ligne. Les jeux de hasard sont également très populaires et sont souvent joués dans les maisons privées, les bars et les casinos. Les jeux en ligne sont très populaires et offrent aux joueurs africains la possibilité de jouer à des jeux de casino et de hasard à partir de n’importe où dans le monde. Les jeux en ligne sont sûrs et sont souvent réglementés par des organismes de réglementation tels que l’Autorité des jeux de hasard en Afrique. #### L’externalisation de l’asile en Afrique : vers un nouveau paradigme migratoire ? Alors que les flux migratoires s’intensifient à travers le monde, la question de la gestion des demandes d’asile devient de plus en plus épineuse. Face à l’augmentation du nombre de réfugiés et à la pression croissante sur les systèmes d’accueil nationaux, certains pays explorent de nouvelles solutions, parmi lesquelles l’externalisation du traitement des demandes d’asile vers des pays tiers. L’Autriche, en particulier, s’est récemment montrée favorable à cette approche, suscitant un vif débat tant au sein de ses frontières qu’à l’échelle internationale. Ce plan, inspiré d’un modèle similaire mis en place par le Royaume-Uni, vise à établir des partenariats avec des pays africains pour traiter les demandes d’asile sur leur territoire. Les demandeurs dont les demandes seraient acceptées seraient ensuite relocalisés dans ces pays d’accueil. Cette proposition, bien qu’innovante, n’est pas sans susciter de vives critiques, soulevant des questions d’ordre éthique, juridique et pratique. Un contexte migratoire complexe et des défis croissants L’Europe, et l’Autriche en particulier, est confrontée à un afflux croissant de demandeurs d’asile fuyant la guerre, la persécution et la pauvreté dans leurs pays d’origine. En 2023, l’Autriche a enregistré plus de 90 000 demandes d’asile, un chiffre représentant une augmentation significative par rapport aux années précédentes. Cette hausse met à rude épreuve les capacités d’accueil du pays et suscite des tensions sociales et politiques. Voici une vidéo relatant ces faits : Face à cette situation, les gouvernements européens se montrent de plus en plus enclins à explorer des solutions alternatives pour gérer les flux migratoires. L’externalisation de l’asile apparait ainsi comme une option potentielle pour réduire la pression sur les systèmes nationaux et externaliser une partie de la responsabilité du traitement des demandes. L’externalisation de l’asile : un modèle controversé aux enjeux multiples Le plan d’externalisation de l’asile proposé par l’Autriche ne manque pas de soulever des controverses. Les défenseurs des droits des réfugiés critiquent vivement cette approche, la qualifiant d’inhumaine et d’inefficace. Ils craignent que les demandeurs d’asile soient exposés à des conditions de vie précaires et dangereuses dans les pays d’accueil et que leurs droits fondamentaux ne soient pas respectés. Sur le plan juridique, la légalité de ce type d’accords est également questionnée. Certains experts doutent de la compatibilité de l’externalisation de l’asile avec les principes du droit international et du droit des réfugiés. De plus, la mise en œuvre pratique de ce plan pose des défis importants, notamment en ce qui concerne la sélection des pays partenaires, la mise en place de procédures de sélection justes et transparentes et la relocalisation des demandeurs d’asile dans les pays d’accueil. Des questions d’éthique et de responsabilité au cœur du débat L’externalisation de l’asile soulève également des questions d’ordre éthique et moral. L’idée de déléguer la responsabilité de l’accueil et de la protection des réfugiés à des pays tiers peut être perçue comme une abdication des responsabilités internationales et une forme de “sous-traitance” de la migration. De plus, cette approche risque de renforcer les inégalités entre pays riches et pays pauvres, en transférant une charge disproportionnée aux pays africains qui pourraient ne pas disposer des ressources et des infrastructures nécessaires pour accueillir dignement les réfugiés. Un impact potentiel sur les relations entre l’Europe et l’Afrique Le plan d’externalisation de l’asile de l’Autriche pourrait avoir un impact significatif sur les relations entre l’Europe et l’Afrique. Certains pays africains ont déjà exprimé leur réticence à s’associer à ce type d’accords, craignant d’être instrumentalisés pour gérer les problèmes migratoires européens. D’autres craignent que l’externalisation ne conduise à une externalisation des responsabilités européennes en matière de développement et d’aide humanitaire, détournant des ressources vers la gestion des flux migratoires. #### L’impact du changement climatique sur l’Afrique L’Afrique, un continent riche en biodiversité et en cultures variées, fait face à une crise climatique sans précédent qui menace son avenir. Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), si des mesures drastiques ne sont pas prises rapidement, la situation pourrait devenir invivable pour près de 118 millions de personnes d’ici 2030. Les événements climatiques extrêmes, tels que les sécheresses prolongées et les inondations dévastatrices, exacerbent déjà les défis socio-économiques auxquels sont confrontés de nombreux pays africains. Les défis climatiques croissants L’Afrique subit des changements climatiques plus marqués que la moyenne mondiale, avec une augmentation des températures qui dépasse les prévisions. Les sécheresses pluriannuelles, particulièrement dans le nord-ouest du continent, aggravent la situation, rendant l’agriculture de subsistance de plus en plus difficile. En 2023, des millions de personnes ont été touchées par des conditions climatiques extrêmes, entraînant des pertes de récoltes et des pénuries alimentaires. Les inondations, quant à elles, sont devenues de plus en plus fréquentes et intenses. Des régions comme le Sahel ont connu des inondations qui ont déplacé des milliers de personnes et causé des dommages matériels considérables. Ces catastrophes naturelles, souvent aggravées par des infrastructures inadéquates, mettent en péril la vie quotidienne des populations et augmentent la vulnérabilité des communautés. Les conséquences sur la sécurité alimentaire La sécurité alimentaire est gravement menacée par les changements climatiques en Afrique. Les agriculteurs, qui dépendent des saisons de pluie pour cultiver leurs terres, font face à des incertitudes croissantes. Les sécheresses prolongées réduisent les rendements agricoles, tandis que les inondations détruisent les cultures. Cette instabilité alimentaire entraîne une hausse des prix des denrées alimentaires, rendant l’accès à la nourriture encore plus difficile pour les populations vulnérables. Les conséquences ne se limitent pas à la production alimentaire. La malnutrition et les maladies liées à la faim deviennent de plus en plus courantes, affectant particulièrement les enfants et les femmes enceintes. Les gouvernements africains doivent donc redoubler d’efforts pour renforcer la résilience de leurs systèmes agricoles et garantir la sécurité alimentaire face à ces défis climatiques. Les initiatives d’adaptation et de résilience Pour faire face à cette crise, l’OMM a mis en place des initiatives telles que “Alertes précoces pour tous”, qui vise à développer des systèmes d’alerte précoce pour anticiper les catastrophes climatiques. Ces systèmes permettent d’émettre des alertes afin de protéger les populations à risque et de minimiser les pertes humaines et matérielles. En investissant dans ces technologies, les pays africains peuvent mieux se préparer aux événements climatiques extrêmes. Cependant, ces initiatives doivent être accompagnées d’une volonté politique forte et d’un financement adéquat. Les pays développés ont un rôle crucial à jouer en fournissant des ressources financières et techniques pour aider les nations africaines à s’adapter aux impacts du changement climatique. La coopération internationale est essentielle pour construire des infrastructures résilientes et promouvoir des pratiques agricoles durables. Le rôle des communautés locales Les communautés locales sont au cœur de la lutte contre le changement climatique en Afrique. Leur connaissance des écosystèmes locaux et des pratiques agricoles traditionnelles peut jouer un rôle clé dans l’adaptation aux nouvelles conditions climatiques. En intégrant les savoirs traditionnels dans les stratégies d’adaptation, les gouvernements peuvent renforcer la résilience des communautés face aux défis climatiques. De plus, il est crucial d’impliquer les jeunes et les femmes dans la prise de décision concernant les politiques climatiques. Leur participation active peut apporter des perspectives nouvelles et innovantes, essentielles pour élaborer des solutions adaptées aux réalités locales. En renforçant les capacités des communautés, on peut créer un mouvement collectif pour faire face à la crise climatique. L’urgence d’une action collective Face à l’ampleur des défis climatiques, il est urgent d’agir collectivement. Les gouvernements, les organisations non gouvernementales et les citoyens doivent unir leurs efforts pour lutter contre le changement climatique. Cela inclut la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la promotion des énergies renouvelables et la protection des écosystèmes naturels. Les engagements pris lors des conférences internationales sur le climat doivent se traduire par des actions concrètes sur le terrain. Les pays africains, bien qu’ils soient les moins responsables des émissions mondiales, sont les plus touchés par les conséquences du changement climatique. Il est donc impératif que la communauté internationale reconnaisse cette injustice et prenne des mesures pour soutenir les efforts d’adaptation de l’Afrique. #### L’implication du groupe Wagner dans le massacre de Moura au Mali, selon un rapport d’Amnesty Amnesty International a mis en valeur le rapport de l’ONU qui accuse des combattants étrangers et l’armée malienne d’avoir été à l’origine de la mort de plus de 500 personnes en 2022. C’est probablement le pire massacre que le Mali ait connu depuis 2012. C’est aussi le document le plus accablant à ce jour contre les forces armées maliennes et leurs alliés étrangers. Un rapport de l’ONU dénonce des crimes de guerre et contre l’humanité Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a affirmé disposer des preuves de l’exécution de plus de 500 Maliens. Les Forces armées maliennes ou FAMa ont exécutées les victimes. Ils ont été aidés par du personnel militaire étranger. Le HCDH a indiqué avoir des raisons de croire que des civils ont été victimes d’exécutions, de viols et d’autres violences en mars 2022 avec la participation de forces étrangères. Environ 20 femmes et sept enfants figurent parmi les personnes tuées, tandis que des éléments indiquent que 58 femmes et filles ont été victimes de viol et d’autres formes de violence sexuelle. Des actes de torture ont également été infligés à des personnes qui avaient été détenues, a-t-il ajouté. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Ousmane Diallo, chercheur sur les droits humains au Sahel pour Amnesty International, a décrit la gravité du rapport. “Nous attirons l’attention du procureur et de la Cour pénale internationale sur l’incident de Moura tel que documenté par le bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, car l’incident de Moura implique potentiellement des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité”, a-t-il déclaré. “Et en ce moment, nous sommes dans la onzième année du conflit au Mali et l’incident de Moura est le cas le plus violent contre les civils depuis le début de ce conflit.” La présence du groupe Wagner pointée du doigt Moura, dans la région de Mopti au centre du Mali, est connue comme un bastion de la Katiba Macina, un groupe affilié à Al-Qaïda. Le 27 mars 2022, l’armée malienne a pris le contrôle de la zone et a arrêté environ 3 000 personnes. Le 1er avril 2022, la junte a décrit les événements à Moura comme une opération anti-jihadiste réussie qui avait mis hors d’état de nuire 203 “terroristes”. Mais cinq jours plus tard, Human Rights Watch (HRW) a affirmé que 300 hommes civils, dont certains soupçonnés d’être des jihadistes, avaient été sommairement exécutés. Diallo a déclaré que l’une des principales préoccupations était la preuve de l’implication militaire russe via le groupe mercenaire Wagner. “Cela peut être le point fort du rapport. C’est-à-dire qu’il parle d’hommes blancs parlant une langue qui n’est ni le français ni l’anglais et de personnel militaire étranger”, a-t-il expliqué. “Mais nous savons tous que ces gens sont membres de la société militaire privée Wagner. Et ce qui s’est passé à Moura est symbolique des opérations militaires conjointes qui ont eu lieu au centre du Mali en 2022.” #### L’importance du marketing digital pour les entreprises africaines L’utilisation d’Internet et notamment des réseaux sociaux se démocratise sur le continent africain. Le web modifie considérablement le comportement d’achats de la population africaine, particulièrement de la jeune génération. Face à la pandémie de Covid-19 qui a impliqué l’application de mesures sanitaires et sociales spécifiques, l’e-commerce connait un essor sur le continent. Le marketing digital constitue désormais un levier important de développement pour les entreprises africaines modernes. Les avantages du marketing digital pour une entreprise africaine Le marketing digital offre de nombreux atouts pour les entreprises. L’adoption de cette stratégie permet notamment aux entreprise africaines de : optimiser les coûts affectés à la publicité, la communication et au marketing en général. Les opérateurs africains d’accès à Internet appliquent des tarifs accessibles. Les coûts de la conception et la publication de supports de communication sur le web s’avèrent beaucoup plus avantageux en termes financier que ceux de la conception, du tirage et de la distribution de supports publicitaires en papier (flyers, affiches, catalogue, brochure, …), gagner en visibilité à l’échelle nationale mais aussi internationale, développer leurs activités : une visibilité accrue permet aux enseignes de se positionner sur de nouveaux marchés, voire de conquérir des marchés internationaux, asseoir leur notoriété : l’utilisation des nouvelles technologies offre une image professionnelle, innovante et permet de se différencier en prenant de l’avance sur les principaux concurrents locaux. Les principaux outils de marketing digital pour les entreprises africaines Pour s’assurer de la réussite de leur stratégie de marketing digital, les entreprises africaines doivent analyser les comportements des internautes africains. Le numérique s’est immergé dans tous les domaines de la vie courante. Les principaux leviers de la communication digitale en Afrique sont : le site web professionnel vitrine et/ou de vente en ligne jouissant d’un positionnement privilégiée dans le classement des SERPs. Les entreprises doivent user de stratégies de référencement SEO – SEA efficaces pour garantir la visibilité de leur site Internet. Comme partout dans le monde, une requête sur les moteurs de recherche constitue la première étape de navigation sur le web, une page professionnelle active sur les réseaux sociaux : le social media marketing est une stratégie incontournable pour gagner en visibilité auprès des internautes africains. Facebook est notamment le réseau le plus utilisé en Afrique. la plateforme est incontournable pour les entreprises qui ciblent les particuliers. Les internautes issus de la jeune génération sont particulièrement actifs sur LinkedIn. Les enseignes qui fournissent des services aux professionnels campagne de marketing digital pour les professionnels devront davantage mener une activité dynamique su LinkedIn. Les réseaux sociaux représentent des points de contact et d’échange avec la cible, les prospects et les clients, l’email marketing : en Afrique l’email est essentiellement utilisé dans le cadre professionnel. Les travailleurs constituent des prospects et des clients de choix. La campagne d’emailing marketing représente un outil efficace aussi bien pour les entreprises BtoB que pour les entreprises BtoC. Ces supports de communication digitaux assurent une diffusion massive des informations. Les solutions pour développer une campagne de communication marketing digitale en Afrique De plus en plus de jeunes africains se spécialisent ou se reconvertissent dans les métiers du digital. Les entreprises africaines modernes peuvent créer un département dédié au marketing digital et recruter une équipe d’experts. Cette solution implique des coûts supplémentaires. Plusieurs agences de communication digitale africaines offrent, par ailleurs, leurs services aux entreprises. Cette alternative est moins onéreuse et plus pratique. L’entreprise Al Massir Web œuvre notamment  pour le développement de la stratégie marketing digital des entreprises en Afrique. Elle propose plusieurs services pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs commerciaux et augmenter leur notoriété. L’agence assure les tâches de web design, de référencement naturel et payant, le community management des pages professionnelles sur les réseaux sociaux et le suivi mensuel des activités en ligne et des résultats. Elle vous dédie un accompagnement entièrement personnalisé et vous propose des solutions adaptés à tous les enjeux. Vous trouverez davantage d’information concernant les activités de l’entreprise, les actualités en Afrique et le digital marketing sur almassir-web.com et sur la page Instagram (@almassirweb).  Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### L’industrie pétrolière se développe en Afrique L’industrie pétrolière a connu une crise sans précédente à cause de la pandémie. Les opérateurs ont stoppé les forages. De nombreux puits ont été laissés à l’abandon. Il y a même eu de grandes entreprises pétrolières qui ont arrêté complètement leur activité. Cependant, le pétrole est toujours une source d’énergie très demandée dans le monde. Certes, il y a eu une baisse de la demandé l’année dernière, mais il reste un produit très prisé. L’exploration continue encore sur le continent. D’ailleurs, l’Afrique est devenue la dernière frontière du pétrole. Ces ressources sont très présentes dans cette partie du monde. Oléoduc de l’Afrique de l’Est Un accord a été signé entre le gouvernement ougandais et le groupe français Total, plus tôt ce mois-ci. Ceci a été fait pour la construction d’un oléoduc. Il va transporter le pétrole ougandais jusqu’à la côte kényane. Deux semaines plus tard, un accord a été signé entre les deux présents des deux pays afin de lancer leur propre projet de construction. L’investissement pour ce projet est estimé à 3,5 milliards de dollars. Il faudra atteindre la fin de l’année pour savoir la décision finale d’investissement sur l’oléoduc. Les deux pays espèrent en outre une reprise progressive du secteur. Le Kenya et l’Ouganda sont tous deux de nouveaux venus sur ce marché. Ils espèrent rejoindre prochainement la communauté des exportateurs de pétrole. Ce pays peut bénéficier de tous les retombés économiques d’un tel projet. La hausse de la demande de pétrole serait une belle perspective pour l’Ouganda. L’industrie pétrolière en Afrique du Sud L’Afrique du Sud commence également à opérer dans l’industrie du pétrole. Une société d’exploration canadienne a commencé à transporter du pétrole dans un bloc offshore dans le pays. Il dispose en outre des réserves dépassant celles d’une découverte antérieure faite par Total. Africa Energy a doublé sa participation dans le consortium, explorant le bloc à 10 %. Voici une vidéo montrant la découverte de Total dans le pays : Les eaux sud-africaines sont des zones d’exploration. Cinq blocs offshore y sont installés. Mais le projet Luiperd est le plus grand de tous. Cela a attiré l’attention des explorateurs. Les ressources du bloc dépassent les 500 millions de barils. Le bloc Luiperd offre jusqu’à 80 % de succès. Forage au Zimbabwe L’entreprise australienne, Invictus, envisage de commencer le forage de puits d’exploration au Zimbabwe. Le début de ce projet est prévu pour octobre 2021. Le pays voisin de l’Afrique du Sud va donc débuter un projet unique. En effet, c’est la première fois que des puits de pétrole et de gaz seront forés dans cette région. Un investissement de 15 millions de dollars devrait être déployé pour le projet de forage. Les résultats prometteurs de l’exploration déjà réalisée par Exxon ont aidé à servir de bases. Une zone susceptible de posséder des hydrocarbures a été identifiée par Exxon dans les années 1990. Malheureusement, la société a abandonné le projet, car elle cherchait du pétrole, alors que la zone contenait du gaz. Les exportations ont été la seule alternative pour le pays en matière de pétrole. Il s’agit donc d’une très bonne nouvelle pour le Zimbabwe. Il met actuellement la touche finale à un accord de partage de production avec Invictus en cas de découverte de pétrole et de gaz. Cela pourrait aider le pays à être plus autonome en matière d’énergie. #### L’influence russe continue de se développer en Afrique L’influence de la Russie en Afrique est en pleine croissance, marquée par une stratégie qui semble se dupliquer à travers le continent. Après des décennies de retrait, Moscou a réactivé ses relations avec de nombreux pays africains, s’appuyant sur des liens historiques remontant à l’époque soviétique. Cette dynamique s’accompagne d’une utilisation habile d’acteurs tant officiels qu’informels, tels que le groupe Wagner, pour renforcer son emprise sur la région. Une stratégie bicéphale La présence russe en Afrique repose sur une approche bicéphale qui combine des actions diplomatiques officielles et des opérations menées par des acteurs non étatiques. D’une part, Moscou établit des relations diplomatiques solides avec des pays clés, proposant des accords militaires et économiques. D’autre part, le groupe Wagner, connu pour ses activités paramilitaires, agit souvent dans l’ombre pour soutenir les régimes en place tout en exploitant les ressources naturelles. Cette dualité permet à la Russie de s’impliquer dans les affaires africaines sans les contraintes habituelles liées aux engagements diplomatiques classiques. En utilisant des mercenaires et en soutenant des gouvernements autoritaires, Moscou renforce son influence tout en contournant les critiques internationales sur ses méthodes. Un héritage historique à exploiter Les liens historiques entre la Russie et certains pays africains remontent à la Guerre froide, lorsque l’URSS soutenait divers mouvements de libération. Ce passé commun confère à la Russie une légitimité auprès de certains dirigeants africains qui voient en elle un partenaire contre l’influence occidentale. Les anciens liens tissés par l’URSS facilitent aujourd’hui le retour de Moscou sur le continent. Des pays comme le Mali et la République centrafricaine, qui ont connu des bouleversements politiques récents, se tournent vers la Russie pour obtenir un soutien militaire et économique. Ce retour aux sources permet à Moscou de capitaliser sur un sentiment anti-colonial fort dans ces régions. Des méthodes d’influence variées La Russie utilise une gamme de méthodes pour étendre son influence en Afrique, allant de la coopération militaire à la désinformation. En fournissant des armes et une formation militaire aux régimes africains, elle s’assure un accès privilégié aux ressources naturelles essentielles. En échange, ces pays offrent souvent des concessions minières ou d’autres avantages économiques. Parallèlement, la Russie déploie également des campagnes de désinformation pour influencer l’opinion publique et soutenir ses intérêts. Ces stratégies visent à créer un climat favorable à son intervention tout en sapant les efforts d’autres puissances occidentales. Une réponse aux enjeux géopolitiques contemporains La montée en puissance de la Russie en Afrique ne se fait pas sans susciter des inquiétudes parmi les anciennes puissances coloniales, notamment la France et les États-Unis. La stratégie russe est perçue comme une tentative d’établir un nouvel ordre mondial où Moscou jouerait un rôle central dans la politique africaine. Les récents coups d’État militaires dans plusieurs pays du Sahel montrent comment cette dynamique peut redéfinir les alliances traditionnelles. Les régimes militaires qui émergent souvent cherchent des partenaires alternatifs pour renforcer leur pouvoir face aux pressions occidentales. #### L’achat de pneus en ligne au Maroc : où et comment ? L’achat en ligne se développe de plus en plus au Maroc. De nombreuses plateformes proposent aujourd’hui divers produits sur Internet. Le Maroc n’est en effet pas en reste par rapport aux pays occidentaux. Et pour l’achat de pneus, les automobilistes ont actuellement un large choix. L’achat de pneus en ligne est très différent de celui dans un magasin physique. Cependant, l’achat en ligne est plus facile, même si vous n’avez jamais acheté des pneus auparavant. Croyez-le ou non, il existe toutes sortes d’avantages liés à l’achat de pneus en ligne. Avec les bonnes informations, vous pouvez entrer dans le processus d’achat avec quiétude. La plupart d’entre elles peuvent être trouvées en jetant un coup d’œil à votre jeu de pneus actuel et en faisant une évaluation de vos besoins de conduite. Pneus pour voiture, SUV et 4×4 L’achat de pneus peut être une expérience intimidante. Vous êtes confronté à un éventail de modèles parmi lesquels choisir. Avant d’acheter, vous devez connaître le type de pneus dont votre voiture a besoin, la taille des pneus et la qualité de ceux-ci. Si vous avez des SUV ou un 4×4, la taille doit être adaptée. La meilleure chose à faire est de vérifier ceux-que vous souhaitez remplacer et d’en acquérir d’autres du même modèle. Heureusement, avec l’achat en ligne, la recherche est beaucoup plus simple. En effet, sur des sites spécialisés, vous pouvez aisément dénicher des pneus correspondant parfaitement à votre véhicule. D’ailleurs, l’achat de pneus en ligne sur Confortauto Maroc est très simple. Il vous suffit de remplir quelques informations comme la largeur, la hauteur, le diamètre, la charge et la marque, pour avoir un large choix de pneus adaptés à votre voiture, SUV ou 4×4. La plupart des automobilistes choisissent de remplacer les pneus usés de leur véhicule par quelque chose d’équivalent en taille et en capacité. Cela a beaucoup de sens ; votre voiture a été conçue pour bien fonctionner sur le type et la taille des pneus sur lesquels elle est montée. Avec l’achat en ligne, vous pouvez facilement trouver des pneus identiques à ceux d’origine. Quelles marques sont disponibles ? Lorsque vous magasinez vos pneus en ligne, vous pouvez choisir parmi une vaste sélection. D’ailleurs, toutes les marques sont disponibles sur ces plateformes. Cela facilite grandement la vie des automobilistes qui cherchent une marque bien spécifique. Ils peuvent en outre trouver les marques de renom comme Dunlop, GoodYear ou encore Hankook. Mais ce ne sont pas les seules. En effet, le choix est très large. Si vous recherchez des pneus par marque, c’est en ligne que vous verrez une quantité incroyable de variété. Les pneus de voiture sont l’un des aspects les plus diversifiés de l’industrie automobile. Il existe des centaines de marques de pneus et chacune a ses propres avantages et inconvénients. D’ailleurs, vous aurez l’occasion de voir toutes les marques de pneus disponibles en quelques clics. Tous les budgets y trouveront leur compte. Faire des achats de pneus en ligne est très pratique et permet de choisir entre une gamme de pneus de qualité correspondant au budget de chacun. #### L’Afrique a enfin la tête dans le cloud, mais est-il privé, public ou hybride ? À une époque de migration numérique accélérée et de mouvements de modernisation, le Cloud a été présenté comme un véritable salut pour la poursuite des opérations et une efficacité accrue. Mais l’Afrique suit-elle cette tendance mondiale ? La réponse, vous trouverez, se situe quelque part au milieu. Si vous regardez l’Afrique du point de vue du développement économique, vous supposeriez rapidement que le continent n’est pas prêt à tirer parti des dernières tendances de la technologie Cloud. Mais vous auriez tort. Le simple fait que l’Afrique ait connu une faible croissance économique historique est la raison pour laquelle elle est parfaitement adaptée pour sauter sur le Cloud plus rapidement que ses pairs.
 Les investisseurs internationaux se bousculent pour financer l’essor du marché africain du Cloud Computing. La prolifération des smartphones, l’adoption massive de logiciels d’entreprise et les perspectives générales de croissance économique ont entraîné une forte demande de centres de données à construire à l’intérieur des frontières continentales. Une jeune population mobile stimule la demande des utilisateurs finaux et le potentiel du prochain boom du Cloud. Qu’est-ce qui cause le décalage ? Il y a deux principaux responsables du manque d’élan de Cloud en Afrique. Tout d’abord, la piraterie reste un gros problème sur le continent. De nombreuses entreprises continuent d’utiliser des versions existantes sur site de logiciels piratés. Bien que cela soit vrai partout dans le monde, c’est particulièrement vrai en Afrique, où le coût éclipse parfois la sécurité ou les fonctionnalités. Voici une vidéo parlant du potentiel du cloud : Dans son rapport de juin 2018, The Software Alliance a indiqué que le taux global de logiciels piratés au Moyen-Orient et en Afrique était de 56 %. Trois ans plus tard, et je peux vous promettre que peu de choses ont changé. Il est extrêmement difficile de poursuivre et de poursuivre. Les entreprises comprennent que le risque de sécurité réduit combiné aux dernières fonctionnalités valent l’abonnement mensuel. Deuxièmement, le passage au Cloud n’est en aucun cas une entreprise facile. Nous avons vu beaucoup de fragmentation en ce qui concerne la compréhension des affaires. Il y a un bras de fer entre ce qu’ils peuvent faire avec le Cloud et ce qu’ils sont prêts à faire. Cependant, les dirigeants d’organisations commencent à comprendre que toute stratégie doit inclure des investissements technologiques. L’essor de l’hybride : la fin du chemin pour certains, un tremplin pour d’autres Pourquoi est-ce qu’en Afrique, la plupart des nouveaux développements sont décomposés en un débat public contre privé ? Avec le Cloud, les deux ne sont pas différents. Généralement, les investissements dans le cloud existent sous la forme d’un déploiement architectural unique, c’est-à-dire public ou privé. Public étant les grands fournisseurs de services Cloud comme Amazon Web Services et Microsoft Azure, et privé étant un environnement entièrement contrôlé par un seul client, généralement spécialement conçu pour une entreprise particulière. Pourtant, beaucoup ont choisi le meilleur des deux mondes, car une solution cloud hybride fonctionne dans les deux. Le cloud hybride combine un cloud privé avec un ou plusieurs services de cloud public où l’entreprise utilise des charges de travail optimisées pour le modèle de déploiement sélectionné. Le cloud public présente des avantages inhérents, notamment une évolutivité presque infinie et une gamme imbattable d’offres de fournisseurs de services indépendants (ISV). Le cloud privé répond aux exigences réglementaires en matière de données à faible latence et est conçu pour des installations spécifiques. Au final, en ces temps précaires, les services de Cloud hybride deviennent puissants, car ils permettent aux entreprises de mieux contrôler leurs données privées. #### L’Afrique du Sud a-t-elle été ignorée après la présentation de preuves sur l’Omicron ? Des scientifiques sud-africains, salués au niveau international pour avoir détecté pour la première fois la variante Omicron, ont accusé les nations occidentales d’ignorer les premières preuves que la nouvelle variante de Covid était considérablement plus douce que celles qui ont provoqué les vagues précédentes de la pandémie. Deux des plus éminents experts sud-africains en matière de coronavirus ont déclaré que le scepticisme occidental à l’égard de leur travail pourrait être interprété comme raciste ou, du moins, comme un refus de croire la science parce qu’elle vient d’Afrique. Il semblerait que les pays développés ont eu des difficultés à faire confiance aux recherches faites par les pays africains. La dernière vague de Covid en Afrique du Sud, qui a commencé fin novembre 2021, diminue maintenant aussi fortement qu’elle a augmenté autrefois et devrait être déclarée terminée, à l’échelle nationale, dans les prochains jours. Les données ont rencontré le scepticisme Les prédictions qu’ils ont faites début décembre tiennent toujours. Omicron était moins sévère de manière spectaculaire. Le virus évolue pour s’adapter à l’hôte humain, pour devenir comme un virus saisonnier, a déclaré le professeur Marta Nunes, chercheuse principale au Vaccines and Département d’analyse des maladies infectieuses de l’Université de Witwatersrand. Voici une vidéo en anglais parlant de ces nouvelles : L’OMS continue de mettre en garde contre le fait d’appeler Omicron doux, soulignant que sa transmissibilité élevée provoquait un tsunami dans le monde entier, menaçant de submerger les systèmes de santé. Le taux de mortalité est complètement différent avec Omicron. Ils ont constaté un taux de mortalité très faible, a déclaré le professeur Karim, qui a souligné les dernières données montrant que les admissions à l’hôpital étaient quatre fois moins élevées qu’avec Delta, et le nombre de patients nécessitant la ventilation était également réduite. Il n’a même pas fallu deux semaines avant que les premières preuves ne commencent à apparaître qu’il s’agit d’une maladie beaucoup plus bénigne. Et lorsqu’ils ont partagé cela avec le monde, il y avait un certain scepticisme, a ajouté le professeur Karim. Plus de confinement Le gouvernement sud-africain a refusé d’introduire des restrictions plus strictes pendant la vague Omicron et a amèrement critiqué les gouvernements étrangers pour leur imposition initiale d’interdictions strictes de voyager depuis la région. Les scientifiques ici ont généralement bien accueilli la réponse légère du gouvernement et soutiennent maintenant que d’autres pays feraient bien de suivre son exemple. Le professeur Madhi s’est également dit préoccupé par le fait que des messages mitigés sur le succès croissant de l’Afrique du Sud dans la lutte contre la pandémie pourraient réellement diminuer la confiance dans les vaccins malgré le fait qu’ils savent que les vaccins préviennent les maladies graves. Bien que l’Afrique du Sud soit loin derrière des pays comme le Royaume-Uni en termes de taux de vaccination, au moins les trois quarts de la population bénéficient désormais d’une protection significative contre une combinaison d’infections et de vaccinations antérieures. #### L’Afrique du Sud devrait-elle adopter la Crown Act Law pour mettre fin à la discrimination capillaire ? Les États-Unis d’Amérique sont sur le point d’adopter le Crown Act (Creating a Respectful and Open World for Natural Hair), qui vise à mettre fin à la discrimination capillaire dans les écoles et les environnements de travail. La loi doit encore être approuvée par le Sénat et le président Joe Biden a exhorté les législateurs à adopter rapidement la loi. Ce qu’il faut retenir Les États-Unis d’Amérique sont sur le point d’adopter le Crown Act (Creating a Respectful and Open World for Natural Hair), qui vise à mettre fin à la discrimination capillaire dans les écoles et les environnements de travail. La loi doit encore être approuvée. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique La législation américaine garantira qu’il n’est pas interdit aux étudiants noirs d’assister ou de participer à des événements scolaires en raison de leurs cheveux naturels ; que les employés noirs ne soient pas soumis à des licenciements prétextuels ou à des actions négatives en raison de la texture ou de la coiffure de leurs cheveux ; et que les Noirs se voient accorder dignité et respect lorsqu’ils choisissent d’adopter une coiffure naturelle. Est-ce nécessaire en Afrique du Sud ? Malgré plusieurs campagnes de sensibilisation et d’éducation de la société sur les différents types de cheveux, l’ignorance et la discrimination persistent. Peut-être que la législation est quelque chose à considérer. Voici une vidéo en anglais parlant de cette loi : Cela est peut-être dû aux médias qui font que tant de gens sont tenus dans l’ombre à propos des cheveux naturels. Grâce aux années passées à voir des images de cheveux défrisés dans des publicités, des films ou des séries télévisées, les gens se sont habitués à croire que les cheveux naturels sont négligés. En tant que communauté, sommes-nous en partie responsables du fait que nous détendons ou texturons nos cheveux si souvent que lorsque nos cheveux naturels commencent à pousser, ils sont considérés comme étranges ou inhabituels ? Un style capillaire différent Mais les cheveux naturels méritent un regard objectif. Il ne se comporte pas de la même manière que les cheveux caucasiens. Il pousse dans différentes directions et a parfois son propre esprit défiant la gravité. Si les codes vestimentaires et les uniformes ont certainement leur place et insufflent un sentiment de respect et de solidarité, ils doivent être considérés dans le cadre démographique du pays. Toute institution qui interdit ou limite encore les coiffures naturelles aux cheveux noirs est manifestement discriminatoire. En août 2016, une élève de Pretoria Girls High et ses camarades ont lancé leur campagne, Stop Racism at Pretoria Girls High, contre les politiques capillaires prétendument racistes dans leur ancienne école entièrement blanche. Il est encourageant de voir qu’il y a des jeunes filles prêtes à mener le bon combat. Cela montre leur confiance inhérente et leur authenticité a été inculquée dès le plus jeune âge. #### L’Afrique du Sud n’a plus de seconde chance Les dernières dégradations de crédit montrent que l’Afrique du Sud a dépassé depuis longtemps le point où les agences de notation de crédit donneront au pays le bénéfice du doute sur les réformes de croissance et l’assainissement budgétaire, affirment les économistes du Bureau for Economic Research (BER). Dans une note de recherche publiée lundi 23 novembre, le BER a déclaré qu’il était maintenant temps pour le pays de tenir ses promesses avant que les agences ne commencent à envisager de modifier leurs évaluations sur l’Afrique du Sud. Après le dernier cycle de notation, Fitch a dépassé S&P Global en tant qu’agence avec les perspectives de notation les plus faibles pour l’Afrique du Sud. Alors que ces deux agences évaluent désormais l’Afrique du Sud à trois crans en dessous de la note d’investissement, Fitch maintient une perspective négative sur leur notation. Les impacts des réformes L’essentiel de Fitch était qu’une histoire de sous-exécution a soulevé des doutes sur la mise en œuvre rapide de réformes structurelles propices à la croissance en Afrique du Sud. Même si elles sont mises en œuvre, Fitch a fait valoir que les réformes auront un impact limité. Il faudra probablement du temps pour que les effets positifs s’accumulent. Moody’s a mis en évidence les mêmes facteurs que Fitch, mais l’agence s’est davantage concentrée sur l’impact négatif durable de Covid-19 sur la croissance du PIB et les soldes budgétaires de l’Afrique du Sud. Voici u ne vidéo en anglais donnant plus d’explications : L’agence s’attend à ce que la crise sanitaire intensifie les contraintes économiques et sociales de longue date de l’Afrique du Sud, y compris parmi les plus hauts niveaux d’inégalité au monde. Pour Moody’s, la préoccupation est que cela entravera la mise en œuvre des réformes, posant de nouveaux risques pour la croissance à moyen terme. Alors que S&P a souligné les mêmes préoccupations que Fitch et Moody’s, il a fait valoir que la perspective de notation stable était soutenue par la solidité du crédit du pays. Historique La proposition est contenue dans la déclaration de politique budgétaire à moyen terme (MTBPS) que le ministre a remise en octobre. Environ 36,5 milliards de rands ont été réduits de la rémunération des employés, principalement en raison du gel des augmentations de salaire. Cependant, les antécédents montrent que le pays est susceptible de capituler devant les revendications des syndicats et des travailleurs, ce qui signifie qu’un gel des salaires a peu de chances de réussir. Si vous regardez la dernière décennie, il y a toujours eu des dépassements dans les négociations salariales, même lorsque l’offre du gouvernement était un peu plus généreuse. Maintenant, c’est un gel des salaires dans un environnement où il y a encore une certaine inflation, ce qui est une mesure assez drastique. Une grande partie des économies en dépend, et c’est très incertain. Les analystes et les économistes doutent depuis longtemps de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre le gel des salaires, affirmant qu’il a un piètre bilan en matière de suivi des réductions budgétaires déclarées autour de la masse salariale. #### L’Afrique du Sud prête à exploiter la demande croissante de métaux du groupe du platine Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré que le pays était sur le point de tirer parti de la demande croissante de métaux du groupe du platine, car les sanctions occidentales contre la Russie suite à son invasion de l’Ukraine ont forcé les investisseurs miniers à se tourner vers l’Afrique. Les commentaires de Ramaphosa sont intervenus cette semaine lors de la conférence Investing in African Mining au Cap. L’analyste minier Peter Major a déclaré que même s’il est malheureux de le dire, la guerre en Ukraine aide l’économie sud-africaine. Le pays produit la majorité des métaux Ils produisent la moitié du palladium mondial et produisent 75 % du platine mondial et nous produisons environ 90 % du rhodium mondial, a déclaré Major. Parce que le monde restreint le platine et le palladium qu’ils obtiennent de Russie, cela fait monter les prix, ils sont donc dans une excellente position. Voici une vidéo en anglais parlant de la forte demande de ce type de métaux : L’Afrique du Sud est également un important producteur de charbon, et Major note que les prix du charbon sont en hausse. Ils ont eu de la chance d’obtenir 100 dollars la tonne pour notre charbon, maintenant ils reçoivent 300 dollars la tonne, a-t-il déclaré. Et ils n’exportent du charbon qu’autant qu’en 1994 parce que leur infrastructure est si mauvaise. Mais au moins, ils obtiennent trois fois le prix qu’ils n’auraient obtenu. Encourager le développement d’énergie verte Henk Langenhoven, économiste en chef du Conseil des minéraux qui représente les mines sud-africaines, a déclaré que la forte hausse des prix du pétrole entraînera probablement certains pays plus rapidement vers l’énergie verte. Cela, a-t-il dit, augmentera encore la demande de platine et de palladium utilisés dans la fabrication de centrales électriques à zéro émission de carbone. Il a également minimisé le mauvais classement de l’Afrique du Sud dans l’indice 2021 du Fraser Institute, où le pays était classé parmi les 10 pires pays d’investissement minier au monde. Cela ne reflète pas ce que nous voyons financièrement, a-t-il déclaré. Financièrement, les entreprises se portent très bien grâce à la manne des matières premières. Langehoven a ajouté que pour profiter correctement des opportunités minières, les pays d’Afrique australe ont besoin de meilleurs réseaux de transport. Mais, a-t-il dit, il y a eu des progrès notamment entre le Botswana, la Namibie, la Zambie, le Zimbabwe et le Congo. Accès aux infrastructures Il y a beaucoup de travail et d’investissements en cours pour pouvoir venir vers le sud ou traverser la côte ouest via la Namibie ou Dar es Salam, a déclaré Langehoven. Donc, une grande partie de cette infrastructure commence à être mise en place et a un impact. Vous voyez des changements assez spectaculaires dans les volumes de tonnage allant, par exemple, à Windhoek. Il a déclaré que le discours de Ramaphosa à la conférence sur l’exploitation minière a démontré l’engagement du gouvernement sud-africain à résoudre des problèmes similaires. #### L’Afrique et les jeux d’argent L’Afrique est le continent le plus riche en termes de diversité culturelle et de jeux d’argent. Les jeux d’argent sont une partie intégrante de la culture africaine depuis des siècles et sont encore très populaires aujourd’hui. Les jeux d’argent peuvent être un excellent moyen de divertissement, mais ils peuvent également être très dangereux si on ne les pratique pas avec modération. Dans cet article, nous allons étudier l’histoire des jeux d’argent en Afrique et les différents types de jeux qui sont populaires aujourd’hui. L’histoire des jeux d’argent en Afrique Les jeux d’argent sont connus en Afrique depuis des milliers d’années. Les premiers jeux d’argent remontent à l’époque des pharaons et de l’Égypte ancienne. Les jeux les plus populaires à l’époque étaient le jeu de dés et le jeu de cartes. Ces jeux étaient très appréciés par les pharaons et les nobles, et ils étaient souvent utilisés pour divertir les invités lors des fêtes et des cérémonies. Les jeux d’argent étaient également très populaires dans les sociétés précoloniales africaines, où ils étaient souvent utilisés pour régler des dettes et des conflits. Avec l’arrivée des Européens en Afrique, les jeux d’argent ont connu une nouvelle vague de popularité. Voici une vidéo parlant de la popularité des jeux d’argent : Les Européens ont apporté avec eux des jeux tels que le baccara, le poker et le blackjack, qui sont devenus très populaires dans les colonies européennes. Les jeux d’argent étaient très populaires parmi les colons et les Africains, et ils ont été joués dans les casinos et les salons de jeux de nombreuses villes africaines. Aujourd’hui, les jeux d’argent sont encore très populaires en Afrique. Les jeux de hasard sont légaux dans la plupart des pays africains, et ils sont souvent exploités par des entreprises internationales. De nombreux casinos et salles de jeux sont ouverts dans les grandes villes, et les jeux en ligne sont de plus en plus populaires. Les jeux d’argent sont également très populaires dans les communautés rurales, où ils sont souvent joués lors de fêtes et de célébrations. Les différents types de jeux d’argent en Afrique Les jeux d’argent sont très variés en Afrique. Les jeux les plus populaires sont le baccarat, le poker, le blackjack, le craps et le roulette. Les jeux de cartes sont également très populaires, notamment le bridge, le whist et le cribbage. Les jeux de hasard sont également très populaires, notamment les loteries et les jeux de grattage. Les jeux de hasard sont très populaires en Afrique. Les jeux les plus populaires sont le bingo, le keno et les machines à sous. Les loteries sont également très populaires, et elles sont souvent organisées par les gouvernements pour financer des projets publics. Les paris sportifs sont également très populaires en Afrique, et ils sont souvent organisés par des entreprises internationales. Les jeux en ligne sont de plus en plus populaires en Afrique. Les jeux en ligne offrent aux joueurs la possibilité de jouer à des jeux tels que le poker, le blackjack et le baccarat depuis leur ordinateur ou leur téléphone portable. Les jeux en ligne sont très populaires car ils sont faciles à apprendre et peuvent être joués à tout moment et en tout lieu. Les jeux en ligne sont également très sûrs et sécurisés, ce qui en fait un choix populaire pour les joueurs africains. Les jeux d’argent sont une partie intégrante de la culture africaine depuis des siècles. Les jeux d’argent peuvent être un excellent moyen de divertissement, mais ils peuvent également être très dangereux si on ne les pratique pas avec modération. Les jeux d’argent sont très variés en Afrique, et ils incluent des jeux de cartes, des jeux de hasard et des jeux en ligne. Les jeux d’argent sont très populaires en Afrique et ils sont souvent exploités par des entreprises internationales. #### L’Afrique face au défi de l’intégration : repenser ses fondations pour réussir L’intégration régionale est un levier essentiel pour le développement économique et social de l’Afrique. Pourtant, malgré les efforts déployés depuis des décennies, les résultats restent en deçà des attentes. Des infrastructures insuffisantes, des politiques économiques fragmentées et des barrières commerciales élevées freinent la collaboration entre les nations africaines. Pour relever ces défis, il est impératif de “mettre à jour le logiciel” du continent, c’est-à-dire de repenser les stratégies, les politiques et les mécanismes qui sous-tendent l’intégration africaine. Ce changement de paradigme pourrait transformer l’Afrique en une puissance économique unifiée et compétitive sur la scène mondiale. Les obstacles structurels à l’intégration régionale L’un des principaux freins à l’intégration africaine réside dans ses infrastructures insuffisantes. Les réseaux routiers, ferroviaires et énergétiques sont souvent mal connectés entre les pays, ce qui limite considérablement les échanges commerciaux intra-africains. Par exemple, transporter des marchandises d’un pays à un autre peut coûter plus cher que de les exporter hors du continent. Cette situation décourage non seulement le commerce entre voisins, mais elle ralentit également la croissance économique globale du continent. En outre, la diversité politique et économique des nations africaines complique la mise en place d’une vision commune. Les réglementations commerciales varient considérablement d’un pays à l’autre, créant des obstacles administratifs qui freinent le commerce et les investissements. Ces disparités rendent difficile la création d’un marché unique cohérent, pourtant essentiel pour stimuler la compétitivité africaine face aux autres blocs économiques mondiaux. L’importance d’une harmonisation économique et politique Pour surmonter ces obstacles, une harmonisation des politiques économiques et commerciales est indispensable. La mise en place de cadres réglementaires communs permettrait de simplifier les échanges et d’encourager les investissements étrangers sur le continent. Par exemple, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) représente une avancée majeure dans cette direction en visant à supprimer progressivement les droits de douane et à standardiser les règles commerciales. Cependant, l’harmonisation ne doit pas se limiter aux aspects économiques. Une coopération politique renforcée est également nécessaire pour garantir une gouvernance efficace des initiatives régionales. Les États africains doivent travailler ensemble pour aligner leurs priorités nationales avec les objectifs collectifs du continent. Cela implique un dialogue constant entre les dirigeants et une volonté politique forte pour dépasser les intérêts individuels au profit du bien commun. Investir dans les infrastructures pour connecter le continent Les infrastructures sont au cœur de toute stratégie d’intégration réussie. Sans routes, chemins de fer ou réseaux électriques interconnectés, il est impossible de faciliter le commerce ou d’améliorer la mobilité des personnes et des biens. Des projets comme le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) visent justement à combler ces lacunes en développant des corridors économiques reliant plusieurs pays. Cependant, ces initiatives nécessitent des investissements massifs et une coordination rigoureuse entre les nations. Le recours à des partenariats public-privé pourrait être une solution efficace pour mobiliser les ressources nécessaires tout en impliquant le secteur privé dans le développement du continent. En parallèle, il est essentiel que ces projets tiennent compte des enjeux environnementaux afin de garantir un développement durable. Former une main-d’œuvre qualifiée pour soutenir l’intégration L’intégration régionale ne peut réussir sans une population formée et qualifiée capable de répondre aux besoins du marché continental. Investir dans l’éducation et la formation professionnelle est donc une priorité absolue pour préparer la main-d’œuvre africaine aux défis futurs. Les secteurs clés comme la technologie, l’agriculture et l’industrie nécessitent des compétences spécifiques qui doivent être développées dès maintenant. De plus, encourager la mobilité académique et professionnelle entre les pays africains pourrait renforcer la coopération régionale tout en favorisant le partage des connaissances. Des initiatives telles que la création d’universités panafricaines ou de programmes d’échange intra-africains pourraient jouer un rôle crucial dans ce processus. Une main-d’œuvre qualifiée est non seulement un moteur de croissance économique, mais aussi un facteur clé pour renforcer l’unité du continent. Vers une intégration réussie : repenser la gouvernance régionale Enfin, réussir l’intégration africaine nécessite une réforme profonde de la gouvernance régionale. Les institutions comme l’Union africaine doivent être renforcées pour jouer un rôle plus actif dans la coordination des efforts d’intégration. Cela inclut une meilleure gestion des ressources financières allouées aux projets régionaux ainsi qu’une transparence accrue dans leur mise en œuvre. Par ailleurs, impliquer davantage la société civile et le secteur privé dans le processus décisionnel pourrait garantir que les initiatives répondent réellement aux besoins locaux. Une gouvernance inclusive permettrait non seulement d’accélérer l’intégration, mais aussi de renforcer la confiance entre les différents acteurs impliqués. #### L’Afrique peut empêcher l’Éthiopie de suivre la voie du Rwanda Aujourd’hui, sous la direction d’Abiy, l’Éthiopie s’enfonce dans une crise politique et humanitaire qui menace la survie même de l’État fédéral. Des groupes ethniques dans diverses régions mobilisent des milices locales pour prendre parti dans la guerre en cours au Tigré et dans les régions environnantes. La guerre entre les forces rebelles du Tigré et les troupes gouvernementales alliées d’Éthiopie et d’Érythrée a été marquée par des massacres et des violences sexuelles. Des milliers de personnes ont été tuées et maintenant des centaines de milliers sont menacées de famine. La nature ethnique des conflits n’est pas nouvelle. C’était évident en 17 ans d’autoritarisme et de guerre qui ont duré entre 1974 et 1991. Il a provoqué des explosions sporadiques de micro-guerres, opposant groupe ethnique contre groupe ethnique et région contre région. Le résultat fut la famine de 1984. Une série de guerres Ce cycle se répète pendant près d’un an de guerre entre deux agents armés aux noms apparentés, les Forces de défense du Tigré et les Forces de défense nationale éthiopiennes. Les spécialistes éthiopiens qui ont étudié ce phénomène cyclique craignent pour la survie d’une Éthiopie multiethnique. La crainte est qu’il y ait un état permanent de guerre ethnique. Voici une vidéo en anglais parlant de la situation dans le pays : Dans mon esprit, deux facteurs devraient sonner l’alarme sur la situation actuelle. L’un est la paralysie dans l’intervention pour mettre fin au conflit, à la fois au niveau international et à l’intérieur de l’Afrique. L’autre est la rhétorique du génocide qui s’est glissée dans le discours public. Ces deux facteurs rappellent trop le prélude du génocide rwandais de 1994. Réponse de la communauté Plus de deux décennies après le génocide au Rwanda, les réflexions publiées sur cette catastrophe empruntent un chemin familier. Ils se concentrent, naturellement, sur les causes profondes du génocide et la réponse internationale à celui-ci. Sur le thème de la riposte, ils dénoncent la tiédeur de la communauté internationale. Il s’agit d’une description codée des États-Unis en tant que superpuissance et des Nations Unies en tant qu’organisation internationale mandatée. Ce récit met en lumière ce que cette communauté particulière de nations aurait pu faire, mais n’a pas réussi à faire, pour arrêter le massacre après qu’il ait commencé. Cette approche analytique du génocide au Rwanda suppose que les pays africains sont soit incapables, soit pas du tout responsables, de résoudre les problèmes de leur voisinage. Ou, pire, que seuls les États-Unis ou l’ONU sont responsables ou capables d’arrêter le génocide où qu’il se produise. Cette hypothèse surestime la capacité ou la volonté des deux d’assumer cette immense responsabilité. Il sous-estime également les obligations des communautés locales de devenir les gardiennes de leurs quartiers. Obligation de prévenir L’implosion de l’Éthiopie mettrait toute la région de l’Afrique de l’Est en péril. Cela menacerait le siège de l’Union africaine, qui est actuellement Addis-Abeba. Cela ternirait l’image de l’Afrique ainsi que celle d’une nation qui a un lien historique unique avec le droit international. L’Éthiopie a été la première nation à signer la Convention des Nations Unies sur le génocide et à s’associer aux idéaux de paix et de prévention du génocide. Il n’est pas trop tard pour que les dirigeants éthiopiens et tous les Éthiopiens réfléchissent à la promesse du passé moral de l’Éthiopie et aux obligations de son présent : une obligation d’empêcher que la situation actuelle au Tigré ne dégénère en un génocide. #### L’Afrique peut-elle hiérarchiser et relever ses défis de sécurité alimentaire ? La sécurité alimentaire mondiale, notamment en Afrique, a fait la une des journaux ces derniers mois. Alors que quelques dirigeants africains au franc-parler rejettent la faute sur la crise russo-ukrainienne, d’autres se concentrent sur la dépense du budget de l’État pour importer de la nourriture afin de calmer le mécontentement croissant de la population. Certains experts et organisations internationales ont également exprimé le fait que les dirigeants africains doivent adopter des mécanismes de substitution des importations et utiliser leurs ressources financières pour renforcer les systèmes de production agricole. Ce qu’il faut retenir La sécurité alimentaire mondiale, notamment en Afrique, a fait la une des journaux ces derniers mois. Alors que quelques dirigeants africains au franc-parler rejettent la faute sur la crise russo-ukrainienne, d’autres se concentrent sur la dépense du budget de. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Le président américain et d’autres dirigeants ont annoncé lors du sommet du G7 qu’ils allaient offrir un financement de plus de 4,5 milliards de dollars afin de garantir la sécurité alimentaire dans le monde. Le financement de 2,76 milliards de dollars des États-Unis constitue une aide précieuse pour les plus vulnérables. De plus, avec la guerre en Ukraine, il aidera à réduire les problèmes d’insécurité alimentaire dans certains pays africains. De nombreux programmes pour soutenir l’Afrique Un financement de 336,5 millions de dollars a été alloué par le Congrès américain afin de soutenir divers pays africains dont le Zimbabwe, l’Ouganda, la Tanzanie, le Soudan du Sud, la Somalie, la Sierra Leone, le Sénégal, le Niger, le Mozambique, le Mali, le Malawi, Madagascar, le Libéria ou encore le Ghana… Voici une vidéo parlant de la crise alimentaire en Afrique : De plus, sur ces 2,76 milliards de dollars, l’USAID programme 2 milliards de dollars d’aide d’urgence à la sécurité alimentaire au cours des trois prochains mois. Au 8 août 2022, les États-Unis avaient fourni près d’un milliard de dollars spécifiquement aux pays d’Afrique dans le cadre de cet engagement de 2 milliards de dollars, notamment la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Kenya, le Mali, le Mozambique, le Nigeria, la Somalie, le Sud Soudan et Ouganda. La place de la Russie En comparaison, la Russie prévoit de gagner (revenus) 33 milliards de dollars d’ici la fin de 2022 grâce à l’exportation massive de céréales et de viande de volaille vers l’Afrique. Le plan vise à marginaliser la production locale, à réduire les contributions étrangères pour soutenir les moyens de subsistance grâce à la production locale et à obliger les dirigeants africains à dépenser leurs revenus durement gagnés en importations alimentaires au lieu de soutenir la production agricole. Principalement, la Russie doit exporter environ 50 à 60 millions de tonnes de céréales cette année agricole de juillet 2022 à juin 2023. Le ministre de l’Agriculture Dmitry Patrushev et le ministre algérien de l’Agriculture et du Développement rural Mohamed Abdelhafid Henni, coprésident la Commission intergouvernementale russo-algérienne sur fin septembre, convenu d’une augmentation des exportations de blé du territoire de Krasnodar et des régions de Sibérie vers l’Algérie. #### L’Afrique peut-elle remplacer l’approvisionnement en gaz russe dans la crise énergétique de l’Europe ? Il existe de vastes réserves en Afrique pour remplacer les approvisionnements en gaz russe en Europe, mais l’industrie énergétique du continent a besoin de changements et d’une assistance urgents. L’Afrique est riche en pétrole et en gaz, avec certaines des plus grandes réserves de gaz naturel au monde. L’Afrique doit rapidement devenir un fournisseur essentiel de l’Europe alors qu’elle tente de se diversifier loin de la Russie. La préoccupation pour l’Afrique est la rapidité avec laquelle le gaz peut circuler vers le nord vers l’Europe après des années de sous-investissement dans l’industrie en raison des fluctuations des prix et de la demande. L’invasion russe de l’Ukraine et la quête européenne d’énergies alternatives L’invasion de l’Ukraine par la Russie a perturbé les marchés mondiaux de l’énergie et bouleversé le débat sur l’énergie. En conséquence, les effets de cette guerre sur l’industrie de l’énergie sont désormais mondiaux. Cette décision reflète la situation géopolitique changeante de l’Europe, avec des ramifications mondiales. Voici une vidéo relatant ces faits : Pour atteindre les objectifs climatiques, l’UE a pour objectif clair de diversifier l’approvisionnement en gaz à moyen terme tout en se concentrant sur l’augmentation des énergies renouvelables et l’élimination progressive des combustibles fossiles. Cependant, l’évolution des marchés mondiaux de l’énergie soulève des inquiétudes quant à la manière dont les pays atteindront leurs objectifs en matière de carbone dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’Union européenne a imposé des restrictions, y compris un embargo pétrolier partiel sur la Russie. Les sanctions verront l’UE interdire les importations maritimes de pétrole brut russe d’ici la fin de 2022. De plus, les importations de produits pétroliers seraient interdites d’ici le début de 2023. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, réitère les plans de l’UE visant à réduire la dépendance à l’égard des ressources fossiles russes en 2027. La synchronisation du marché est essentielle Selon Massimo Di Odoardo, vice-président de la recherche mondiale sur le gaz et le GNL chez Wood Mackenzie, les producteurs africains de pétrole et de gaz seront confrontés à une concurrence féroce. Compte tenu de sa proximité avec l’Europe, l’Afrique est en bonne position. Cependant, la demande européenne pourrait ne pas durer éternellement. D’autres producteurs de pétrole et de gaz, notamment ceux des États-Unis et du Moyen-Orient, tentent de tirer parti de cette opportunité. Le moment de l’entrée sur le marché sera crucial pour l’Afrique. Le continent doit rapidement devenir un fournisseur essentiel de l’Europe alors qu’il tente de se diversifier loin de la Russie. Les gouvernements africains doivent faire preuve d’intention et travailler rapidement pour capitaliser sur le potentiel nouvellement découvert. Lorsque l’Union européenne frappera le bouton de panique au niveau de la crise, les pays membres pourraient commencer à stocker leur dernier approvisionnement en pétrole raffiné, portant un coup sévère au continent africain, qui dépend des raffineries de l’UE pour transporter les personnes, les voitures et les machines. #### L’Afrique prend son destin économique en main grâce à la mobilisation de ses ressources nationales L’Afrique cherche aujourd’hui à s’affranchir des modèles de développement traditionnels, souvent dépendants de l’aide internationale ou des investissements étrangers. Pour financer ses propres programmes de développement, le continent mise de plus en plus sur la mobilisation de ses ressources nationales. Cette approche, qui s’appuie sur la collecte de taxes, la valorisation des ressources naturelles et la promotion de l’épargne locale, vise à renforcer l’autonomie économique de l’Afrique et à soutenir une croissance durable et inclusive. Voici comment cette stratégie redéfinit l’avenir du continent. La mobilisation des ressources nationales au cœur du nouveau modèle africain Le financement du développement par les ressources nationales est devenu une priorité pour de nombreux pays africains. Cette démarche consiste à maximiser la collecte des recettes fiscales, à renforcer la gouvernance financière et à optimiser l’utilisation des richesses naturelles. Contrairement à la période postcoloniale, où l’aide extérieure dominait, l’Afrique cherche aujourd’hui à s’appuyer sur ses propres capacités pour financer ses infrastructures, ses services sociaux et ses projets économiques. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de prise de conscience accrue des limites de l’aide internationale, souvent conditionnée et insuffisante pour répondre aux besoins du continent. En mobilisant ses ressources internes, l’Afrique vise à réduire sa dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds et à renforcer sa souveraineté économique. Une fiscalité plus efficace pour financer les priorités nationales Pour mobiliser davantage de ressources, les gouvernements africains travaillent à moderniser leurs systèmes fiscaux. Cela passe par l’élargissement de l’assiette fiscale, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et l’amélioration de la collecte des impôts. Les réformes visent à rendre la fiscalité plus juste, plus transparente et plus efficace, afin de financer les dépenses publiques essentielles comme la santé, l’éducation et les infrastructures. La digitalisation des services fiscaux et l’introduction de nouvelles technologies facilitent la collecte des impôts et réduisent les coûts de gestion. Ces innovations permettent également d’atteindre des contribuables jusque-là difficiles à identifier, comme les travailleurs du secteur informel ou les petites entreprises. Valoriser les ressources naturelles pour soutenir le développement L’Afrique dispose d’importantes richesses naturelles, qu’il s’agisse de minerais, de pétrole, de gaz ou de terres agricoles. Pour financer son développement, le continent cherche à mieux valoriser ces ressources, en renégociant les contrats avec les multinationales, en développant des industries locales de transformation et en investissant dans la recherche et l’innovation. Cette stratégie vise à s’assurer que les revenus issus des ressources naturelles profitent davantage aux populations locales et servent à financer des projets structurants. En transformant sur place les matières premières, l’Afrique peut créer de la valeur ajoutée, générer des emplois et renforcer sa compétitivité à l’exportation. Promouvoir l’épargne et l’investissement locaux Au-delà de la fiscalité et des ressources naturelles, l’Afrique encourage la mobilisation de l’épargne locale pour financer son développement. Les gouvernements et les institutions financières travaillent à développer les marchés de capitaux, à faciliter l’accès au crédit pour les entreprises et à promouvoir la culture de l’épargne auprès des ménages. Les fonds collectés localement sont orientés vers des projets à fort impact, comme la construction d’infrastructures, le développement des énergies renouvelables ou la modernisation de l’agriculture. Cette approche permet de réduire la dépendance aux capitaux étrangers et de renforcer la résilience économique du continent. Vers une croissance plus inclusive et durable La mobilisation des ressources nationales n’est pas seulement une question de financement, mais aussi de justice sociale et de durabilité. En finançant ses propres programmes de développement, l’Afrique peut mieux cibler les priorités nationales et répondre aux attentes des populations. Cette démarche favorise une croissance plus inclusive, qui profite à l’ensemble de la société, et plus durable, en intégrant les enjeux environnementaux et sociaux. L’essor de la mobilisation des ressources nationales ouvre la voie à une nouvelle ère de développement pour l’Afrique, où le continent prend pleinement son destin économique en main. Cette stratégie, fondée sur la confiance en ses propres capacités, est la clé d’un avenir plus prospère et plus autonome. #### L’agenda de l’Algérie pour le Sahara occidental menace la prospérité régionale Le plus petit parti dans un conflit n’est pas toujours une victime. Dans le cas du Sahara marocain, un territoire de la taille du Royaume-Uni, l’Algérie est l’éléphant dans la pièce. Le différend de longue date porte toutes les caractéristiques d’un conflit asymétrique, mais l’enracinement du gouvernement algérien via des mandataires en a fait au fil des ans un problème entre égaux. Cela explique la position du Maroc de faire asseoir Alger à la table des négociations pour parvenir à un règlement. Mais le gouvernement algérien insiste sur le fait qu’il n’est pas partie au conflit. Ce déni plausible ne peut être maintenu à long terme Le Front Polisario, en raison de sa taille relativement petite, a trouvé un soutien dans des cercles inexpérimentés qui chérissent l’illusion de soutenir David contre Goliath, et continuent de projeter le Maroc comme un colonisateur sur son propre territoire. Le Polisario soutenu par l’Algérie a toutes les chances contre lui. Contrairement à d’autres mouvements indépendantistes de longue date tels que le basque et le catalan, il n’y a aucune justification ethnique pour justifier la marginalisation des compatriotes sahraouis. Le Polisario doit accepter le fait que des milliers de Sahraouis mènent une vie prospère à travers le Maroc, loin des appels gonflés et artificiels à l’indépendance motivés par des programmes politiques étroits. Le Maroc, partenaire de sécurité internationale fiable et stable, fait face à une insurrection à ses frontières sud, qui, si elle n’est pas contenue, pourrait s’étendre à travers la région et l’Europe. En tant qu’État-nation avec une histoire profondément enracinée, le Maroc préfère la diplomatie à l’action cinétique. Le gouvernement marocain a fait un effort supplémentaire pour tenir compte des intérêts de tous en proposant un statut autonome spécial pour le sud. Voici une vidéo en anglais parlant de cette situation : Le Maroc a tenté de négocier pendant des semaines pour reprendre le trafic au passage stratégique de Guerguerat, mais en vain. Ainsi, le Royaume a monté une opération légitime et pacifique pour rouvrir le point de passage et permettre la circulation des marchandises en Mauritanie et dans d’autres pays du Sahel. Les voisins ont toujours des problèmes, mais le Maroc est prêt à s’ouvrir et à ouvrir la voie à une saine concurrence entre les deux pays, en s’appuyant sur les liens fraternels entre Marocains et Algériens qui sont descendus dans la rue au cours de l’année écoulée pour exiger un changement. Les actions du gouvernement algérien L’Algérie sait très bien que la dynamique économique du Maroc constitue une menace directe pour son économie tributaire du pétrole. Il est donc clair qu’il s’agit d’un cas de compétition régionale et le soutien de l’Algérie à la prétendue lutte pour l’indépendance du Polisario est loin d’être altruiste. Les intérêts géostratégiques de l’Algérie sont clairs ; expansion via des proxys pour accéder à l’océan Atlantique. Comme cela ne s’est pas concrétisé, le plan B du gouvernement algérien a été de refuser au Maroc le droit de renforcer les liens économiques avec ses voisins et amis de la région. L’Algérie a récemment adopté des tactiques similaires dans le conflit libyen en apportant son soutien aux tribus touareg dans les régions du sud-ouest du pays.  #### L’Algérie votera contre une résolution de l’ONU visant à isoler la Russie Au milieu de l’indignation mondiale croissante face à l’utilisation de la violence par la Russie contre les civils en Ukraine, l’Algérie envisage de voter « non » à une résolution qui vise à isoler la Russie pour son invasion de l’Ukraine. Une source au courant du vote de l’ONU a déclaré que l’Algérie envisageait de se rallier à la Russie en votant contre la résolution de l’ONU condamnant l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine. La résolution, dont MWN a obtenu une copie, réitère également sa grave préoccupation face aux informations faisant état d’attaques contre des installations civiles ukrainiennes, notamment des hôpitaux et des écoles, qui ont fait des victimes considérables parmi les femmes, les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants. Dénonçant l’utilisation aveugle des frappes par les troupes russes dans leur offensive ukrainienne, la résolution souligne qu’aucun recours aussi aveugle à la force n’a été observé en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Notamment, la résolution de l’ONU appelle à une action urgente pour sauver cette génération du fléau de la guerre, a déclaré la source. Un soutien de choix pour la Russie en Afrique Environ 88 pays ont coparrainé le projet jusqu’à présent, y compris le Koweït. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite ne coparraineront très probablement pas le projet de résolution, selon la source de MWN. Au milieu des inquiétudes croissantes, l’Algérie conteste les expressions de préoccupation croissantes de la communauté internationale concernant la sécurité mondiale et les menaces qui pourraient affecter toute la région. Voici une vidéo en anglais relatant la réunion de l’ONU afin de discuter de cette situation : L’Algérie est l’alliée de la Russie en Afrique, Moscou étant le premier fournisseur d’armes et de matériel militaire à Alger. Le vote de l’Algérie contre la résolution dénonçant la Russie et l’isolant pour son offensive militaire en Ukraine semble motivé par la nécessité de rendre à Moscou la faveur de sa position sur les résolutions de l’ONU impliquant l’Algérie, notamment sur le conflit du Sahara occidental. Doubles standards d’Alger Appelant à l’importance du respect mutuel entre les pays en novembre de l’année dernière, le président algérien Abdelmadjd Tebboune a déclaré que son pays ne tolérait aucune ingérence étrangère dans ses affaires intérieures. Commentant la crise qui dure depuis une décennie en Libye, Tebboune a affirmé que le pays connaît des tensions et une instabilité politique en raison de “l’ingérence de plusieurs pays étrangers. Le président algérien a poursuivi en ajoutant que leur priorité est de renforcer l’Union africaine pour la protéger des tentatives malveillantes visant son unité et son rôle central. Cependant, les déclarations semblent contredire l’approche hostile de l’Algérie en ce qui concerne l’intégrité territoriale du Maroc. Le régime algérien soutient, arme, finance et abrite le Front Polisario depuis des décennies dans le cadre de sa détermination historique à contester la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud. #### L’ancien dictateur guinéen Dadis Camara a été libéré puis repris en une journée L’ancien président de la Guinée, Moussa Dadis Camara, a connu une journée mouvementée le samedi 4 novembre 2023. Il a été sorti de prison à l’aube par un commando armé, puis retrouvé et remis en détention quelques heures plus tard. Un assaut matinal à la prison centrale de Conakry Moussa Dadis Camara était détenu à la prison centrale de Conakry, la capitale guinéenne, depuis 2015. Il était jugé, avec une dizaine d’autres anciens responsables militaires et gouvernementaux, pour le massacre d’opposants commis le 28 septembre 2009 dans un stade de la banlieue de Conakry, alors qu’il était au pouvoir. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Vers 4 heures du matin (locales et GMT), un groupe de militaires masqués et lourdement armés a attaqué la prison et a forcé les accès. Selon une source judiciaire anonyme, ils ont déclaré « être venus libérer le capitaine Dadis Camara ». Ils se sont dirigés vers sa cellule et l’ont extrait ainsi que deux ou trois autres détenus, selon les sources. Il s’agit du colonel Moussa Tiegboro Camara, secrétaire d’État chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé sous sa présidence, du colonel Claude Pivi, ancien ministre chargé de la sécurité présidentielle, et peut-être d’un quatrième accusé. L’opération a provoqué des échanges de tirs nourris dans le centre de Conakry, réveillant les habitants et faisant craindre un nouveau coup d’État, deux mois après celui du colonel Mamady Doumbouya qui avait renversé le président civil Alpha Condé. Une cavale de quelques heures dans la capitale Les assaillants ont réussi à quitter la prison avec les prisonniers évadés et à prendre la fuite vers une destination inconnue. L’armée a immédiatement déployé des forces de sécurité pour quadriller la ville et rechercher les fugitifs. Le ministre de la Justice Alphonse Charles Wright a confirmé l’évasion du capitaine Dadis Camara et des autres accusés dans le procès des événements du 28 septembre 2009. Les avocats du capitaine Dadis Camara ont affirmé qu’il avait été enlevé contre son gré et qu’il n’avait pas tenté de s’évader. Selon Me Jocamey Haba, son client « a confiance en la justice de son pays » et « sa vie est en danger ». Me Pépé Antoine Lamah a assuré que son client avait réussi à échapper à ses « ravisseurs » et avait appelé ses avocats qui sont allés le chercher et ont alerté les autorités. Un retour en prison sous escorte militaire Le capitaine Dadis Camara a été retrouvé sain et sauf et reconduit en prison vers 13 heures (locales et GMT), selon le directeur de l’information des armées (Dirpa) Ansoumane Toumany Camara. Il n’a pas précisé les circonstances de sa capture ni le lieu où il se trouvait. Le colonel Moussa Tiegboro Camara a également été remis en détention, tandis que le colonel Claude Pivi restait « activement recherché », selon le Dirpa. Ce dernier a affirmé que la situation avait été « rapidement maîtrisée et ramenée à la normale » et que l’armée restait « engagée indéfectiblement » aux côtés de la junte au pouvoir. Le procès des accusés du massacre du 28 septembre 2009 devrait se poursuivre malgré cette tentative d’évasion. Plus de 150 personnes avaient été tuées par les forces de sécurité lors d’un rassemblement d’opposants dans un stade qui réclamaient le départ du capitaine Dadis Camara, arrivé au pouvoir par un coup d’État en 2008 après la mort du président Lansana Conté. Plus de 100 femmes avaient également été violées lors de cette répression sanglante. #### L’ancien premier ministre du Congo est décédé à l’âge de 78 ans Le Congo-Brazzaville a perdu l’un de ses hommes politiques les plus marquants. Clément Mouamba, ancien premier ministre du pays, est décédé dans la capitale française, après avoir subi des soins intensifs à l’hôpital. Son évacuation a eu lieu de 12 octobre et son décès a été annoncé officiellement le 29 octobre. Il a été le chef du gouvernement du pays entre 2016 et 2021. Clément Mouamba faisait partie du Parti congolais du travail (PCT). D’ailleurs, les membres de son parti n’ont pas manqué de parler de leur profonde tristesse à la suite de cette nouvelle. Selon l’AFP, la cause de son décès est liée au Covid-19. Le nombre de morts du Covid commence à augmenter en France. D’ailleurs, récemment, le président français a fait une annonce concernant la situation dans le pays. Si les familles font face à une telle situation, elles peuvent se décharger de diverses tâches en faisant appel à des Pompes funèbres musulmanes 91.  Qui était Clément Mouamba ? Homme d’État congolais, il a été premier ministre du pays du 26 avril 2016 au 12 mai 2021. De 1992 à 1993, il a été ministre des Finances sous le président Pascal Lissouba. Après l’éviction de Lissouba lors de la guerre civile de 1997, il est entré dans l’opposition en tant que membre de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale. Ensuite, en 2001, il a été désigné dans une affaire de corruption contre les responsables des personnes qui ont servi sous Lissouba. Après avoir rompu avec son parti et participé aux négociations avec le président Denis Sassou Nguesso pour changer la constitution, il a été nommé premier ministre en 2016. Il a occupé ce poste jusqu’en mai 2021, date à laquelle il a démissionné.   Il a rejoint son parti actuel en 2015 Depuis ses débuts politiques, Clément Mouamba a toujours fait partie du parti fondé par Pascal Lissouba, l’UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale). Il a suivi des études en économie et a travaillé en tant que haut responsable dans la BEAC (Banque des États de l’Afrique centrale). Il a été nommé ministre des Finances entre 1992 et 1993. Après son éviction du gouvernement, il a décidé de rejoindre l’opposition. C’est en 2015 qu’il a décidé de rejoindre le PCT. Cette décision a été prise en raison de sa participation au dialogue national qui a permis de changer la constitution à la suite d’un référendum. Ce décès a été comme un coup de tonnerre pour le PCT et pour la population congolaise. Une annonce officielle a d’ailleurs été faite par le comité central du parti suite au décès de Clément Mouamba. En République du Congo, le nombre de cas de coronavirus est de plus de 17 000. Le pays a enregistré près de 290 décès à ce jour. En Afrique, le Covid-19 est en train de s’estomper, mais la variante Delta inquiète aujourd’hui de nombreux pays. L’Europe s’attend en outre à une hausse du nombre de cas en raison de la saison de froid. Si au tout début, la cause du décès de Mouamba n’a pas été reconnue. Cependant, après son décès, il a été découvert qu’il s’agissait de coronavirus. Il est mort dans son domicile à Paris. #### L’Angola pourrait être contraint de restructurer sa dette en 2021 La Chine est réticente à déprécier des prêts à l’Angola, mais se rend compte que ses options se réduisent, déclare Mark Bohlund, analyste de recherche principal chez Redd Intelligence à Londres. Le laisser à plus tard augmentera la taille de la coupe de cheveux que la Chine doit prendre, dit-il. Il n’y a guère de signe que le président João Lourenço soit en mesure de mettre les finances du pays sur une base durable. Le budget approuvé par le parlement en décembre prévoit une augmentation des dépenses publiques pour 2021 d’environ 20 %. Et la diversification de l’économie angolaise loin de la dépendance au pétrole, si cela est possible, sera un processus à long terme. Une dette énorme Redd Intelligence estime qu’environ les trois quarts de la dette de 20 milliards de dollars de l’Angola envers la Chine à la fin de 2019 étaient dus à la Banque de développement de Chine (CDB). Sur l’insistance de Pékin, la CDB est toujours considérée comme un créancier commercial plutôt que bilatéral. Bohlund voit cela comme une position intenable que la Chine devra changer. Voici une vidéo expliquant le piège de la dette chinoise : Les réserves de devises étrangères de l’Angola sont tombées en dessous de 10 milliards de dollars en 2020, après un sommet de 34 milliards de dollars en avril 2013. La poursuite de cette tendance incitera probablement la position de la Chine à passer du report de la dette à une acceptation de la nécessité de restructuration, dit Bohlund. Il est de plus en plus probable qu’une restructuration de la dette se produise cette année. Une nécessité pour l’Angola Après la fin de la longue guerre civile dans le pays en 2002, la réticence angolaise à accepter les conditions liées à la finance occidentale a conduit à un afflux de prêts chinois. Cela a été un saut de la poêle au feu, le pays étant obligé de vendre davantage de son principal actif pétrolier lorsque le prix baisse. Le gouvernement angolais obtient des facilités de crédit chinoises adossées à des garanties pétrolières pour financer les investissements. Cela ne veut pas dire que l’Angola met la main sur de l’argent: les fonds sont utilisés pour les entreprises publiques chinoises pour développer des infrastructures et des projets industriels. La Chine bénéficie de l’exploitation de pétrole Une recherche menée par Liviu Stelian Begu à l’Université des études économiques de Bucarest calcule que depuis 2010, près de la moitié du pétrole exporté par l’Angola est allé en Chine . Comme les remboursements des prêts chinois sont basés sur le prix du pétrole au moment de l’accord, l’Angola doit exporter davantage vers la Chine lorsque sa valeur baisse. L’Angola n’en profite même pas en termes d’emploi, car les entreprises de construction chinoises construisent des projets d’infrastructure principalement avec leurs propres employés. Les créanciers commerciaux résisteront probablement à la restructuration, espérant une reprise des prix du pétrole après le COVID et une reprise de l’exploration. C’est probablement en train de saisir des pailles. L’Angola a des projets pétroliers offshore et en eau profonde qui pourraient être développés, mais ceux-ci seront plus difficiles à exécuter si les prix du pétrole restent bas. #### L’appel du Premier ministre sénégalais à l’engagement local Dans un discours poignant adressé aux jeunes du Sénégal, le Premier ministre a lancé un appel vibrant à rester sur le continent africain et à contribuer à son développement. Soulignant le potentiel immense et les opportunités florissantes qui attendent les jeunes en Afrique, il a plaidé contre l’exode des cerveaux et encouragé une implication active dans la construction d’un avenir radieux pour la nation et le continent. Un appel à la reconnaissance de la richesse du continent africain Le Premier ministre a exhorté les jeunes à se défaire des stéréotypes négatifs qui dépeignent l’Afrique comme un continent pauvre et sans espoir. Il a souligné les richesses immenses du continent, ses ressources naturelles abondantes, sa diversité culturelle vibrante et sa population jeune et dynamique. Il a encouragé les jeunes à reconnaître ces atouts et à les utiliser comme tremplin pour un avenir meilleur. “L’Afrique n’est pas un continent de misère,” a-t-il déclaré. “C’est un continent d’opportunités, un continent d’avenir. C’est à vous, les jeunes, de saisir ces opportunités et de façonner le destin de notre continent.” Investir dans l’éducation et la formation des jeunes Le Premier ministre a mis l’accent sur l’importance d’investir dans l’éducation et la formation des jeunes africains. Il a plaidé pour un système éducatif de qualité qui prépare les jeunes aux défis et opportunités du 21ème siècle. Il a également souligné la nécessité de promouvoir l’entrepreneuriat et l’innovation chez les jeunes, leur permettant de créer des emplois et de stimuler la croissance économique. “Notre jeunesse est notre richesse la plus précieuse,” a-t-il affirmé. “C’est en investissant dans leur éducation et leur formation que nous construisons un avenir meilleur pour notre continent.” Encourager l’entrepreneuriat et l’innovation Le Premier ministre a encouragé les jeunes à embrasser l’esprit d’entreprise et à devenir des acteurs clés du développement économique de l’Afrique. Il a souligné le potentiel immense du continent pour l’innovation et la création de start-up. Il a également promis le soutien du gouvernement aux jeunes entrepreneurs en leur offrant un accès au financement, au mentorat et à d’autres ressources essentielles. “L’Afrique a besoin de votre créativité, de votre ingéniosité et de votre esprit d’entreprise,” a-t-il déclaré. “Soyez les entrepreneurs qui vont transformer notre continent et le propulser vers de nouveaux sommets.” Promouvoir l’unité et la solidarité africaines Le Premier ministre a appelé les jeunes à promouvoir l’unité et la solidarité africaines. Il a souligné la nécessité de mettre de côté les divisions et de travailler ensemble pour le bien commun du continent. Il a également encouragé les jeunes à s’engager dans le dialogue interculturel et à célébrer la diversité riche de l’Afrique. “L’Afrique est forte de sa diversité,” a-t-il déclaré. “C’est en unissant nos forces et en travaillant ensemble que nous pouvons réaliser nos rêves communs pour un avenir meilleur.” Un message d’espoir et d’inspiration pour les jeunes africains Le Premier ministre a conclu son discours en transmettant un message d’espoir et d’inspiration aux jeunes africains. Il a exprimé sa confiance en leur capacité à relever les défis et à construire un avenir meilleur pour le continent. Il les a exhortés à être audacieux, à rêver grand et à ne jamais abandonner leurs aspirations. “Vous êtes l’avenir de l’Afrique,” a-t-il déclaré. “Le continent compte sur vous pour le conduire vers un avenir de prospérité et de paix. Croyez en vous-mêmes, croyez en votre potentiel et n’ayez jamais peur de rêver grand.” #### L’application d’un développeur nigérian aide la lutte contre les crimes sexuels Un matin de février dernier, Aminatu Zana, huit ans, dont le vrai nom a été caché, a été violée dans sa ville natale de Kano, la deuxième plus grande ville du Nigeria. L’auteur présumé n’était pas un étranger : un voisin, qui a utilisé sa familiarité et une tablette de chocolat pour attirer l’enfant dans sa chambre, l’a ensuite menacée si elle parlait de son crime. Mais des traces sanglantes de son agression contre les vêtements d’Aminatu l’ont trahi. Sa mère veuve et pauvre, Salima, redoutait d’aller à la police, mais a été encouragée par ses voisins à porter plainte. Cela en soi était rare, car en raison de la peur de la stigmatisation et du manque de confiance dans les voies légales, de nombreuses victimes dans cette partie du pays ne recherchent pas justice. Des agressions fréquentes dans le pays L’histoire d’Aminatu est trop fréquente au Nigeria, où le viol et les agressions sexuelles sont des épidémies, mais restent un tabou, en particulier dans le nord, où les codes sociétaux conservateurs régissent une population majoritairement musulmane. Voici une vidéo en anglais montrant la situation dans le pays : L’ampleur du problème a poussé le développeur de logiciels Sa’adat Aliyu en août de l’année dernière à lancer Helpio, une application de téléphonie mobile Android conçue pour lutter contre ces crimes et briser les barrières culturelles qui l’alimentent. Les victimes utilisant Helpio peuvent rester anonymes. Elles peuvent avoir un accès immédiat à un réseau de conseillers tels que des médecins, des militants pour la violence sexuelle et sexiste (VSBG) et des représentants légaux qui suivent l’affaire pour garantir que justice soit rendue. Le soutien est immédiat et gratuit, et étant le seul logiciel de ce type en haoussa, la principale langue parlée dans la région, cette aide est, en théorie, accessible à plus de 30 millions de personnes vivant dans le nord du Nigeria. Le lancement de Helpio intervient alors que les verrouillages de COVID-19 ont déclenché une pandémie de l’ombre. Pendant la pandémie, les victimes n’ont pas pu signaler les cas en raison du verrouillage et des restrictions de mouvement. Une situation qui fait de nombreuses victimes En 2018, le Nigeria était classé neuvième pays le plus dangereux au monde pour les femmes. Les taux stupéfiants de violence sexuelle et sexiste reflètent ce classement. Une enquête réalisée en 2019 par NOIPolls, une organisation de sondage et de recherche basée au Nigeria, a montré qu’un tiers des Nigérianes avaient subi au moins une forme d’agression sexuelle avant d’avoir 25 ans. Les chiffres de l’UNICEF montrent qu’une fille sur quatre et 10 pour cent des garçons ont été victimes de violences sexuelles. Parmi ces enfants qui ont signalé des actes de violence, a noté l’UNICEF, moins de cinq pour cent ont reçu un soutien. En 2017, les chiffres les plus récents du Bureau national des statistiques du Nigeria montraient que 2279 cas de viol et d’attentat à la pudeur avaient été signalés à la police. #### L’avenir des machines à sous : un hybride entre jeu et cinéma Autrefois, une machine à sous n’était qu’un instrument du hasard. On tirait le levier, les rouleaux tournaient et le destin décidait. Mais le paysage des casinos a évolué bien au-delà de la simple probabilité.La prochaine révolution de l’iGaming ne se joue pas sur les jackpots ou les taux de redistribution, mais sur un nouvel art : celui de la narration. Aujourd’hui, nous assistons à la montée en puissance des machines à sous cinématiques : des expériences immersives qui brouillent la frontière entre le jeu et le film. Chez Leon Casino, cette fusion du récit et de l’interactivité redéfinit le futur du divertissement, créant des expériences qui ressemblent autant à un film qu’à une partie de jeu. Du spin à l’histoire Dans le design traditionnel des machines à sous, tout était mécanique : rouleaux, lignes de paiement, symboles, résultats. Le but était simple : maintenir l’attention du joueur par le rythme et l’anticipation. Mais les attentes du public ont évolué. Les joueurs recherchent désormais de l’émotion, du contexte, et un sens. C’est ici que la narration entre en scène. La nouvelle génération de joueurs veut plus qu’un simple hasard : elle veut participer à une histoire. Chaque rouleau devient un élément du scénario, chaque bonus un tournant dramatique. Les plateformes comme Leon Casino adoptent cette tendance en misant sur des conceptions axées sur le récit. Ces jeux ne se contentent pas de distribuer des gains : ils se déroulent. Ils construisent des mondes, présentent des personnages et invitent le joueur à en devenir l’acteur. Le frisson du spin devient indissociable du fil narratif. Le langage cinématographique appliqué aux slots Le cinéma a toujours été l’art de l’émotion. La lumière, le rythme, la musique et le cadrage orientent ce que le spectateur ressent. Dans la nouvelle ère hybride des slots, ces principes s’appliquent directement. Une machine à sous cinématique ne se contente pas de symboles statiques : elle les met en scène. L’ouverture du jeu peut commencer par un lent mouvement de caméra, la bande-son s’intensifie lors des tours gratuits, et les bonus prennent la forme de véritables séquences cinématiques. Le joueur ne se contente pas de jouer ; il met en scène son expérience. Chez Leon Casino, les développeurs travaillent consciemment avec ce langage filmique. Ils construisent des rythmes émotionnels, tout comme un réalisateur compose un montage ou un crescendo sonore. Le résultat : une expérience où chaque choix du joueur a le poids dramatique d’une décision de héros. La technologie comme caméra du réalisateur Derrière cette transformation se cache une avancée technologique majeure. Les moteurs modernes de machines à sous ne se limitent plus à des animations fixes : ils créent des environnements 3D, réagissent aux comportements et s’accordent avec des bandes-son adaptatives. L’intelligence artificielle joue un rôle crucial. Elle permet la création de récits ramifiés, où l’histoire s’adapte aux actions du joueur. Gagner ou perdre fait progresser la trame, la modifiant selon le rythme et les émotions de la partie. Ce modèle dynamique transforme les machines à sous en cinéma interactif. Le joueur ne regarde plus : il participe à une performance orchestrée par des algorithmes. Un divertissement vivant, imprévisible mais cohérent. Pour les casinos, cette évolution n’est pas qu’un effet de mode ; c’est une réponse naturelle à la demande d’immersion. En fusionnant les techniques du cinéma et les mécaniques de jeu, des plateformes comme Leon Casino créent un lien émotionnel plus fort et des sessions plus riches. Pourquoi la narration fidélise L’engagement dans l’iGaming s’est longtemps mesuré par le temps passé à jouer. Mais l’expérience narrative introduit une autre dimension : l’attachement émotionnel. Une histoire bien construite pousse le joueur à revenir, non pour miser, mais pour savoir la suite. Chaque victoire, chaque bonus devient un chapitre. Les études montrent que les joueurs connectés à une histoire ressentent une satisfaction durable, même en dehors du gain. Ils trouvent de la valeur dans le parcours lui-même.Ce modèle hybride transforme le jeu d’argent en divertissement expérientiel. Les joueurs modernes ne cherchent pas seulement le hasard, mais le sens. Le spin n’est plus un geste mécanique ; il devient un acte narratif. Quand les données deviennent scénario Dans le cinéma, le réalisateur s’appuie sur les réactions du public test. Dans le jeu, les données jouent ce rôle. Chaque clic, chaque session, chaque mise raconte une émotion. Chez Leon Casino, l’analyse comportementale ne sert pas seulement à optimiser les chiffres : elle inspire la création. Les données révèlent les moments d’euphorie, les baisses d’attention, les points de tension. Le jeu se réécrit en temps réel, à la manière d’un scénario vivant. Ce cycle de rétroaction permet une narration adaptative, où chaque expérience s’ajuste au profil du joueur. C’est une forme de série interactive, qui s’améliore au fil des parties comme une saison de série télévisée fondée sur les réactions des spectateurs. Trouver l’équilibre entre art et hasard Transformer une machine à sous en expérience filmique pose un défi majeur : concilier la narration et la probabilité. Trop de scénario, et la sensation d’imprévisibilité disparaît. Trop de hasard, et l’histoire perd sa cohérence. L’équilibre entre les deux est essentiel. Les développeurs explorent aujourd’hui des structures modulaires : la narration s’adapte, mais sans jamais modifier les probabilités de gain. C’est une histoire basée sur les mathématiques, où l’émotion s’inscrit dans les règles du hasard. Le joueur devient acteur L’avenir des machines à sous redéfinit le rôle du joueur. Il n’est plus un spectateur passif, mais un protagoniste d’un univers évolutif. Imaginez une machine où chaque session poursuit votre histoire, où vos choix influencent la progression, où vous débloquez des fins alternatives ou des musiques personnalisées selon votre style de jeu. Le joueur devient à la fois acteur et spectateur, une dynamique inspirée du cinéma interactif et du jeu vidéo. Et c’est exactement cette vision que les plateformes comme Leon Casino incarnent : transformer le hasard en récit, et le jeu en performance. Le futur est déjà là Sur les plateformes iGaming avancées, cette fusion entre jeu et cinéma est déjà visible. Des scénarios évolutifs, des personnages récurrents, des sorties épisodiques : les codes du film s’intègrent peu à peu dans le jeu. La prochaine génération de joueurs attendra des expériences à la hauteur des séries qu’elle regarde. Elle voudra gagner, bien sûr, mais surtout ressentir. Et la technologie est prête. Les moteurs dynamiques, les récits propulsés par l’IA et les paysages sonores immersifs redéfinissent déjà l’expérience des machines à sous. Cette transformation n’est pas théorique. Elle est concrète, présente dès aujourd’hui sur leoncasino-fr.com, où le jeu devient une véritable œuvre interactive. Quand la chance rencontre l’imagination L’avenir des machines à sous appartient à ceux qui comprennent que la probabilité seule ne suffit plus. Les joueurs recherchent l’immersion, l’identité et la connexion. Ils ne veulent plus seulement gagner, ils veulent vivre quelque chose. Les casinos qui réussiront demain ne seront pas ceux aux jackpots les plus hauts, mais ceux aux mondes les plus captivants. Quand le jeu rencontre le cinéma, quand les données rejoignent le drame, on dépasse le simple divertissement : on crée une nouvelle forme d’art. Et c’est ce que Leon Casino incarne déjà : le pont entre le hasard et la créativité, entre les rouleaux de jeu et les bobines de film. L’ère hybride a commencé — et l’histoire ne fait que commencer. #### L’avenir du divertissement : quand la technologie, l’émotion et la culture se rencontrent Depuis les premières histoires racontées autour du feu jusqu’aux expériences immersives du XXIᵉ siècle, le divertissement a toujours évolué au rythme des sociétés humaines. Mais jamais la frontière entre émotion et technologie n’a été aussi fine qu’aujourd’hui. Ce que nous appelions jadis « spectacle » devient désormais une expérience sensorielle, conçue à la croisée de la créativité et de la donnée. Dans le monde contemporain, l’industrie du divertissement n’est plus un simple espace culturel : elle constitue un pilier de l’économie numérique. Elle associe innovation technologique, contenu émotionnel et dimension identitaire. Les entreprises qui réussissent ne se limitent plus à produire du divertissement, elles conçoivent des écosystèmes de ressenti et d’interaction. L’émotion, moteur du numérique Les plateformes modernes ne cherchent plus seulement à capter l’attention : elles tentent de comprendre les émotions. Grâce à l’intelligence artificielle et à l’analyse comportementale, elles traduisent nos réactions en données exploitables, ajustant chaque expérience à notre état d’esprit. La personnalisation émotionnelle devient ainsi un langage universel. Une musique qui s’adapte à notre humeur, un film qui change de rythme selon notre attention, un environnement virtuel qui réagit à nos gestes : tout cela illustre une même ambition, celle d’un divertissement empathique. Des espaces interactifs tels que Turbowinz Casino incarnent déjà cette approche. Par un design fluide, une palette de couleurs équilibrée et une interface réactive, ils transforment l’interaction en expérience émotionnelle. L’objectif n’est pas de surcharger, mais d’harmoniser : créer un sentiment de présence, pas de pression. La technologie au service de la culture La technologie n’efface pas la culture, elle la redéfinit. L’accès aux outils numériques permet aujourd’hui à des créateurs du monde entier d’exprimer leur identité de manière autonome. Les frontières géographiques s’effacent, donnant naissance à une culture mondiale fragmentée mais connectée. Cette démocratisation du contenu renforce la diversité. Les récits locaux trouvent leur place sur la scène internationale, transformant le divertissement en miroir de la pluralité humaine. Pour le continent africain, cette mutation représente une opportunité majeure : celle de conjuguer tradition et innovation. Les plateformes comme Turbowinz Casino en sont l’exemple concret. Elles associent sophistication technologique et compréhension des sensibilités culturelles, créant un espace où chaque utilisateur peut se reconnaître tout en découvrant d’autres univers. La nouvelle économie de l’attention Le modèle économique du divertissement est en pleine mutation. La valeur ne se mesure plus à la possession, mais à la participation. L’attention est devenue la monnaie du numérique, et les entreprises rivalisent pour la retenir sans l’épuiser. L’enjeu n’est pas de captiver par excès, mais de maintenir une relation équilibrée entre curiosité et sérénité. L’expérience doit être continue, mais non invasive. Les écosystèmes numériques, comme https://turbowinz-casino.com/, illustrent cette recherche d’équilibre. Chaque détail — rythme, sonorité, interface — est pensé pour encourager un engagement volontaire. Cette approche fonde une économie de l’immersion responsable, où l’utilisateur devient acteur de son propre temps. Le succès repose sur la confiance et la fluidité, non sur la saturation. La narration culturelle à l’ère digitale La culture reste la clé de l’émotion collective. Même à l’ère des plateformes globales, c’est le contexte culturel qui donne sens aux histoires. La mondialisation du divertissement n’a pas effacé les identités : elle les a rendues visibles à plus grande échelle. Les récits locaux dialoguent désormais avec des publics globaux. Une chanson inspirée d’un rythme traditionnel, un jeu intégrant une mythologie régionale, une interface respectant les codes visuels d’une culture — autant d’exemples d’un monde numérique ancré dans la diversité. Dans cet esprit, Turbowinz Casino parvient à combiner universalité et singularité. L’esthétique minimaliste de la plateforme s’accorde avec des éléments de design qui rappellent la richesse multiculturelle du public qu’elle touche. L’intelligence artificielle et la créativité augmentée L’intelligence artificielle transforme la création artistique en profondeur. Elle n’imite plus seulement l’humain : elle collabore avec lui. Les scénaristes, compositeurs et designers s’appuient sur des algorithmes pour explorer des formes inédites d’expression. Cette co-création entre l’esprit et la machine ouvre des possibilités considérables, mais impose aussi des garde-fous. La créativité assistée doit rester une extension de l’humain, non un substitut. Le défi éthique consiste à maintenir l’équilibre entre innovation et autonomie artistique. Dans les domaines interactifs, des acteurs comme Turbowinz Casino montrent comment l’IA peut renforcer l’expérience sans la dénaturer. En adaptant le rythme et les effets visuels au comportement du joueur, elle crée un divertissement fluide, centré sur le confort émotionnel plutôt que sur la performance. L’éthique du divertissement numérique À mesure que le numérique pénètre nos sphères intimes, la question de la responsabilité devient centrale. Les plateformes de divertissement façonnent désormais les comportements et les perceptions collectives. Leur pouvoir d’influence implique une vigilance nouvelle. Le respect de la vie privée, la transparence des algorithmes et la modération du contenu deviennent des impératifs moraux autant qu’économiques. Les utilisateurs réclament des espaces où l’expérience ne soit ni intrusive ni manipulatrice. Certaines entreprises adoptent déjà cette éthique proactive. Turbowinz Casino, par exemple, mise sur la clarté, la stabilité et la maîtrise des stimuli sensoriels pour garantir une expérience équilibrée. Cette approche démontre qu’innovation et responsabilité peuvent se renforcer mutuellement. Vers un divertissement hybride et conscient Le futur du divertissement ne sera ni purement virtuel, ni exclusivement humain. Il sera hybride. La technologie prolongera nos émotions, tandis que la culture continuera de leur donner forme et sens. Les plateformes du futur intégreront les émotions, les données et la diversité culturelle dans une même expérience, fluide et universelle. Les outils seront invisibles, les sensations authentiques. L’enjeu n’est plus de divertir, mais de relier : relier les cultures, les générations et les émotions. Ainsi, le divertissement de demain ne sera pas un simple produit : ce sera une expérience partagée, à la fois technologique et profondément humaine. Pour approfondir sur culture et technologie en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. business rentables en Afriquemetiers qui recrutent en AfriquePIB des pays africains #### L’avenir du jeu en ligne en Afrique Le jeu a toujours été très populaire en Afrique, mais il est en train de devenir l’un des marchés les plus lucratifs au monde. De plus en plus de personnes sur le continent ont fait leurs paris en ligne ces dernières années. Cela s’explique en partie par le fait qu’il est beaucoup plus facile d’accéder aux casinos et aux paris sportifs par Internet, à la fois sur les ordinateurs de bureau mais aussi sur les smartphones. Ces derniers eux-mêmes sont largement disponibles pour pas cher. L’accès aux applications mobiles via WiFi prend beaucoup moins de temps qu’un casino terrestre pour les habitants. Ainsi, les joueurs africains privilégient cette option pour jouer. Et ils ont aujourd’hui accès à divers sites de casinos, à l’instar de https://pokiesonlinenz.co.nz/new-zealand-pokies/. Lois sur les jeux d’argent sur Internet De nombreux pays africains sont en train de modifier leurs lois sur les jeux d’argent. Cela s’applique à la fois aux casinos en ligne et aux casinos terrestres. Cela a aidé l’industrie à se développer et signifie que les gens ont plus d’options en matière de jeu par rapport aux années précédentes. Voici une vidéo en anglais relatant la législation sur les jeux en ligne en Afrique du Sud : Il n’y a pas de lois pour empêcher les bonus d’inscription pour aider à attirer de nouveaux joueurs, tels que les paris gratuits et les offres de bingo. Alors que les paris sportifs sont extrêmement populaires, le bingo et les machines à sous sont également joués sur tout le continent. L’industrie des casinos se développe rapidement Les paris sportifs ont connu une croissance rapide dans toute l’Afrique. Le marché des paris dans des pays comme le Kenya et l’Ouganda en particulier est capable de rapporter des millions de dollars chaque année. Cela se résume en grande partie aux lois qui ont été modifiées. Une autre raison est la passion des gens pour le jeu sur le continent. Alors que les casinos terrestres restent populaires pour le moment, il est clair que les casinos en ligne deviennent rapidement la méthode préférée des joueurs de casino. Cela suit le reste du monde, où le jeu est préféré en ligne par rapport aux casinos traditionnels de brique et de mortier en Europe et en Amérique du Nord. Les jeux mobiles ont généré près de la moitié des revenus de l’industrie l’année dernière. Il y a plus de 226 millions de citoyens africains de moins de 35 ans qui attirent un énorme marché pour les smartphones. Beaucoup d’entre eux sont intéressés par les jeux en ligne. Les jeux sur ordinateur de bureau et sur ordinateur portable sont tout aussi populaires, mais vous pouvez vous attendre à ce que les jeux mobiles prennent les devants dans un avenir très proche, comme c’est le cas dans le reste du monde. Les jeux sur mobile Comme pour les fournisseurs de jeux d’argent en ligne européens et américains bénéficiant des paris mobiles, le marché africain commence également à le constater. Les paiements mobiles sont plus faciles que jamais. Les réglementations sont également très claires. Lorsque nous avons examiné le Kenya et l’Ouganda en particulier, nous avons découvert qu’ils avaient pris autant de mesures que possible pour essayer de réglementer l’industrie tout en assurant la sécurité des personnes qui aiment jouer, mais d’autres pays n’ont pas encore suivi leurs traces. #### L’avenir du pétrole et du gaz en Afrique : positionnement pour la transition énergétique L’industrie pétrolière et gazière africaine entre dans une nouvelle ère. Alors que le monde cherche à accélérer sa transition loin des combustibles fossiles, les pressions sur les pays producteurs de pétrole et de gaz du continent augmentent. Notre analyse a révélé que la plupart sont fortement exposés à la transition énergétique mondiale, car leurs économies dépendent des revenus du pétrole et du gaz, tandis que leurs réserves coûtent plus cher à produire et sont, en moyenne, plus intensives en carbone que le pétrole et le gaz d’autres régions. Dans le même temps, la demande d’énergie sur le continent menace de dépasser l’offre. Au cours des deux prochaines décennies, la croissance rapide de la population et l’industrialisation devraient entraîner une forte croissance de la demande énergétique sur tout le continent, y compris pour les combustibles fossiles. La pression sur le secteur pétrolier et gazier africain s’accroît Il est de plus en plus clair que l’élan mondial vers la durabilité et l’abandon des combustibles fossiles s’accélère. Pour la première fois, la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26) a explicitement fait référence à un abandon du charbon et à la suppression progressive des subventions aux combustibles fossiles dans son texte de décision de 2021, tandis que les gouvernements, les investisseurs et les consommateurs du monde entier signalent des plans pour un abandon plus rapide des combustibles fossiles.  Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Ce changement exerce de nouvelles pressions sur le secteur pétrolier et gazier de la part des parties prenantes et des régulateurs. Dans sa feuille de route zéro net d’ici 2050, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a souligné que le secteur mondial de l’énergie doit parvenir à une réduction significative de l’utilisation des hydrocarbures d’ici 2040, y compris l’arrêt progressif de toutes les centrales électriques au charbon et au pétrole afin d’atteindre le zéro net d’ici 2050. Dépendance aux exportations de pétrole et de gaz Cette tendance crée plusieurs considérations pour les pays africains producteurs de pétrole et de gaz qui dépendent fortement des pools de capitaux mondiaux pour financer leurs projets d’hydrocarbures et maintenir leurs opérations pétrolières et gazières. Les actifs pétroliers et gaziers africains sont en moyenne 15 à 20 % plus coûteux à développer et à exploiter et 70 à 80 % plus intensifs en carbone que les actifs pétroliers et gaziers mondiaux. Et alors que les réserves mondiales de capitaux pour les projets d’hydrocarbures commencent à diminuer, notre analyse suggère que le coût de la production de pétrole et de gaz en Afrique devrait augmenter, rendant les projets pétroliers et gaziers africains potentiellement encore moins compétitifs sur les marchés mondiaux. Alors que les majors pétrolières se tournent vers des bassins à faibles émissions, les pays africains producteurs de pétrole pourraient se retrouver dépriorisés pour un développement ultérieur et confrontés à un risque accru d’actifs bloqués avec d’importantes réserves de pétrole et de gaz restant inexploitées. #### L’avenir du trading de Bitcoin à Madagascar L’avenir du trading de Bitcoin à Madagascar semble prometteur. Malgré le manque d’infrastructures et de cadre réglementaire du pays, le potentiel de croissance est énorme. Le bitcoin pourrait devenir une force majeure dans l’économie du pays, donnant un coup de pouce indispensable à son développement. Il existe déjà un certain nombre d’entreprises opérant à Madagascar qui acceptent les paiements Bitcoin, et cela devrait augmenter à l’avenir. Avec plus de personnes utilisant et acceptant Bitcoin, sa valeur continuera d’augmenter. Cela en fera un investissement de plus en plus attractif pour les investisseurs locaux et internationaux. Éduquer les Malgaches sur le Bitcoin La clé du succès du Bitcoin à Madagascar sera l’éducation. Les gens doivent être informés de ce qu’est le Bitcoin et de son fonctionnement. Une fois que cela se produit, il n’y a aucune raison pour que Bitcoin ne devienne pas un acteur majeur de l’économie du pays. Voici comment est perçu le Bitcoin dans le pays : Le commerce de Bitcoin à Madagascar en est encore à ses débuts. Cependant, le potentiel de croissance est énorme. Le pays a une population de plus de 26 millions d’habitants et un PIB de 12,5 milliards de dollars. Avec une classe moyenne en croissance et une population jeune, la demande de Bitcoin est susceptible d’augmenter à l’avenir. Il n’existe actuellement aucune réglementation régissant le commerce de Bitcoin à Madagascar. Cependant, cela pourrait changer à l’avenir à mesure que le gouvernement prendrait davantage conscience du potentiel des crypto-monnaies. Pour l’instant, il n’y a pas de taxe spécifique sur le trading de Bitcoin à Madagascar. Acheter du Bitcoin dans le pays La meilleure façon d’acheter du Bitcoin à Madagascar est de passer par un échange peer-to-peer tel que LocalBitcoins. Cette plateforme vous permet de commercer directement avec d’autres utilisateurs sans avoir besoin d’un intermédiaire. Le moyen le plus populaire d’échanger des bitcoins à Madagascar est de passer par des courtiers en ligne. Ces plateformes vous permettent d’acheter et de vendre du Bitcoin sans avoir à vous soucier de la technologie sous-jacente. Coinbase est l’un des courtiers en ligne les plus populaires pour l’achat et la vente de Bitcoin. Ils offrent une plate-forme conviviale et ont construit une large clientèle à Madagascar. Kraken est un autre courtier en ligne populaire qui offre un moyen simple d’échanger des Bitcoins. Ils proposent également des opérations sur marge et jouissent d’une bonne réputation dans l’industrie. Bitstamp est un autre courtier en ligne bien établi qui offre une plateforme simple pour acheter et vendre du Bitcoin. Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses options disponibles pour échanger des Bitcoins à Madagascar. Avec une classe moyenne en croissance et une population jeune, la demande de Bitcoin est susceptible d’augmenter à l’avenir. En l’absence de réglementation spécifique en place, le pays est une destination de choix pour le trading de crypto-monnaie. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### L’échec de la croisade anti-corruption de l’administration Buhari au Nigeria Les Nigérians ont exprimé leurs frustrations en votant pour le candidat présidentiel du All Progressive Congress (APC), Muhammadu Buhari, lors des élections générales de 2015. Buhari a promis de lutter contre la corruption, de vaincre le terrorisme et de réparer l’économie. Cependant, les terroristes de Boko Haram continuent de faire des ravages tandis que des bandits kidnappent contre rançon et que les bergers se heurtent aux communautés agricoles, menaçant la sécurité alimentaire et l’unité nationale. Incapables de faire croître l’économie, les Nigérians sont désormais plus pauvres. Deux ans après le deuxième mandat de la présidence de Buhari, la corruption reste intraitable. La lutte anti-corruption de Buhari repose sur un trépied : mise en œuvre du compte unique du Trésor, du numéro de vérification biométrique (BVN) et de la politique de « dénonciation ». Ceux-ci ont reçu des éloges, comme en témoigne la croissance des économies. Une situation qui reste inchangée Cependant, des problèmes tels que la politisation de la lutte anti-corruption et le refus d’enquêter sur les accusations ont jeté le doute sur la lutte. La suspension d’Ibrahim Magu, le chef par intérim de la Commission des crimes économiques et financiers, pour corruption et les allégations de double poids de mesure dans le traitement par Buhari de ses fidèles en sont quelques exemples. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : La politique des partis protège les poursuites contre les personnes fidèles à ceux qui sont au pouvoir. L’ancien président du parti de Buhari, Adams Oshiomole, avait demandé aux déserteurs des partis d’opposition de rejoindre le parti au pouvoir et de se faire pardonner leurs péchés. À la fin de 2019, lorsque le président Buhari a obtenu un deuxième mandat, le Nigéria était tombé à 146 et en 2020, il se classait 149 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Cet organisme note et classe les pays en fonction de la manière dont les experts et les dirigeants d’entreprise perçoivent le secteur public de ce pays. Transparency International décrit les classements comme un indice composite, combinant 13 enquêtes et évaluations de la corruption, recueillies par diverses institutions réputées. Qui accepte les pots-de-vin ? Les hommes de la police nigériane, les juges, les agents fédéraux de la sécurité routière et les agents d’inspection des véhicules, les enseignants et les conférenciers reçoivent la plupart des pots-de-vin entre 2016 et 2019. Les fonctionnaires masculins acceptent plus de pots-de-vin que leurs homologues féminines dans la police, l’inspection des véhicules, les bureaux fédéraux de la sécurité routière, car ils sont plus susceptibles d’être rencontrés sur les routes que leurs collègues féminines. Le paiement de pots-de-vin est motivé par deux facteurs. Premièrement, les citoyens paient des pots-de-vin pour accélérer le traitement de leurs demandes. Le pourcentage de personnes ayant payé des pots-de-vin pour accélérer les procédures nécessaires est passé de 32 % en 2016 à 38 % en 2019. Le deuxième facteur concerne le paiement d’un pot-de-vin pour éviter le paiement d’une amende. Cela se produit souvent lorsque des personnes doivent être sanctionnées pour avoir enfreint une règle particulière, mais afin de ne pas payer la sanction prescrite, l’agent public responsable peut contourner la procédure. #### L’économie de l’incertitude : pourquoi les marchés se comportent de plus en plus comme un jeu aux règles changeantes Depuis une décennie, les marchés mondiaux entrent dans une phase où l’incertitude n’est plus un événement ponctuel mais un état permanent. Les cycles économiques traditionnels, autrefois relativement prévisibles, ont été remplacés par des fluctuations rapides liées aux tensions géopolitiques, aux ruptures technologiques, aux phénomènes climatiques et à l’interconnexion des économies. Cette transformation produit un effet secondaire majeur : les marchés réagissent aujourd’hui moins à la logique qu’à la perception, donnant parfois l’impression d’un système dont les règles se déplacent en temps réel. Dans un environnement dominé par l’ambiguïté, les modèles financiers classiques peinent à saisir l’ensemble des facteurs influençant les prix. Les investisseurs interprètent alors des signaux fragmentés, amplifiant la volatilité. Ce mécanisme reflète une dynamique que l’on observe également dans certains environnements numériques, où la prise de décision se construit autour de séquences imprévisibles. De manière comparable, des plateformes de divertissement comme Bruno Casino illustrent comment la perception de variabilité influence profondément les comportements. Quand la logique du marché s’aligne sur le comportement humain Les économistes s’accordent à dire que les marchés ne fonctionnent jamais dans un vide rationnel. Ils reflètent l’état émotionnel des acteurs qui y participent. L’incertitude, en particulier, active des biais cognitifs bien documentés : le besoin de sécurité, l’aversion aux pertes et la tendance à réagir de manière disproportionnée à des éléments imprévus. Ainsi, même des signaux économiques mineurs peuvent générer des réactions amplifiées, simplement parce que l’environnement global est perçu comme instable. Cette sensibilité accrue explique pourquoi les marchés semblent parfois fonctionner comme un jeu psychologique. Les investisseurs intègrent non seulement les données visibles, mais aussi les anticipations, les rumeurs et les mouvements collectifs. Dans cet écosystème, la frontière entre calcul et intuition devient poreuse. Les variations ne reflètent plus seulement les fondamentaux économiques, mais également la manière dont les acteurs interprètent l’incertitude. Les parallèles avec les environnements de décision construits autour d’une dynamique incertaine sont frappants. Les interactions observées dans des espaces numériques tels que Bruno Casino rappellent que l’être humain réagit instinctivement au mélange de connaissance partielle, de tension et d’anticipation. Sur les marchés financiers, ces mécanismes apparaissent à grande échelle. La transformation de l’information : de la donnée au signal instable Les marchés fonctionnent sur l’information. Pourtant, à mesure que le volume de données s’accroît, leur interprétation devient paradoxalement plus complexe. Trop d’informations crée du bruit, brouille les signaux et rend la prise de décision plus fragile. L’incertitude s’intensifie lorsque les acteurs ne parviennent plus à distinguer l’essentiel du périphérique. Les entreprises et les États doivent alors ajuster leurs stratégies pour intégrer cette réalité. Les analyses macroéconomiques reposant sur des cycles prévisibles cèdent la place à des modèles plus fluides, adaptés à des contextes mouvants. Cette adaptation nécessite une nouvelle forme de compétence : la capacité à gérer le risque informationnel. Sur le plan comportemental, la difficulté de distinguer la signalisation pertinente d’un flux constant de données rappelle la structure d’expérience vue dans des plateformes telles que brunocasino.app, où les résultats apparaissent dans un ordre imprévisible mais selon des règles internes maîtrisées. Les marchés vivent une tension similaire : une incertitude visible mais un système sous-jacent pourtant structuré. L’incertitude comme facteur d’innovation et de fragilité Contrairement aux idées reçues, l’incertitude ne produit pas uniquement des comportements de retrait. Elle agit aussi comme catalyseur d’innovation. Lorsque les anciens modèles cessent de fonctionner, entreprises et investisseurs cherchent des solutions alternatives : diversification des portefeuilles, adoption de technologies émergentes, création de nouveaux instruments financiers ou exploration de marchés encore peu exploités. Ce mouvement n’est pas sans risques. L’innovation sous pression peut conduire à des paris trop audacieux, à des bulles spéculatives ou à des modèles économiques mal évalués. Mais elle représente aussi un moteur essentiel de transformation. Les périodes d’incertitude ont histo­riquement produit des avancées majeures, précisément parce qu’elles obligent à repenser les certitudes établies. Dans une logique parallèle, des environnements de prise de décision dynamique tels que Bruno Casino montrent que l’incertitude structurelle, lorsqu’elle est maîtrisée, peut générer des formes d’engagement plus créatives. La clé réside dans la capacité à encadrer le risque, non à l’éliminer. Les conséquences pour les entreprises et les économies émergentes Pour les économies en développement, l’incertitude mondiale représente un défi amplifié. Les marchés financiers internationaux réagissent rapidement aux variations perçues comme des signaux de vulnérabilité. Les pays dont les structures économiques sont plus sensibles aux flux externes doivent donc renforcer leur résilience et améliorer leur lisibilité. Une communication claire, une politique monétaire cohérente et des partenariats stratégiques deviennent indispensables. Les entreprises évoluant dans ces contextes doivent également adapter leur modèle de gestion. L’agilité opérationnelle — la capacité à ajuster rapidement les stratégies — devient un facteur déterminant. Les cycles de décision raccourcis exigent une compréhension fine du risque, y compris dans sa dimension humaine. Ces enjeux sont comparables aux systèmes interactifs où chaque action déclenche une réaction immédiate. Les mécanismes observables dans des interfaces comme Bruno Casino illustrent une réalité simple : les environnements où les règles semblent changer exigent des réponses rapides, flexibles et fondées sur une compréhension profonde du fonctionnement global. Vers une nouvelle culture économique du risque La montée de l’incertitude appelle à une évolution de la culture économique mondiale. Les modèles fondés sur la prévisibilité ne suffisent plus pour comprendre des marchés influencés par la psychologie, les perceptions et des dynamiques mondiales interconnectées. Pour prospérer dans cet environnement, il faut réconcilier analyse rationnelle et compréhension des comportements humains. Cela implique de développer une nouvelle manière de lire les marchés. Le risque ne peut plus être perçu uniquement comme une menace ; il devient aussi un indicateur des changements structurels. L’objectif n’est pas d’éliminer l’incertain, mais de savoir y naviguer. L’expérience humaine dans des environnements à logique variable — comme ceux liés à Bruno Casino — rappelle que l’interprétation de l’incertitude fait partie intégrante du processus décisionnel. Les marchés, aujourd’hui plus que jamais, fonctionnent selon cette même dynamique. A lire aussi sur marches et incertitude en Afrique Pour replacer cette incertitude dans le contexte africain, lisez aussi le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Ces pages donnent des reperes concrets pour analyser les risques. #### L’écrivaine ivoirienne Flore Hazoumé a prédit l’épidémie du coronavirus dans son roman « Le Crépuscule de l’Homme Les écrivains, en dépit de la dimension artistique de leur fonction, explorent divers thèmes dans leurs œuvres de création et d’imagination. Dans ce contexte de pandémie Covid-19 il est intéressant de rappeler que la littérature a très souvent servit de canevas à plusieurs écrivains de diverses époques et origines pour aborder le thème de l’épidémie et ce avec souvent un talent visionnaire  ou quasi-prophétique. C’est donc unanimement reconnu les artistes et les poètes sont doués de talents quasi-divins. Depuis le déclenchement de la maladie à coronavirus dit Covid-19 plusieurs spécialistes ont rappelé que des écrivains avaient déjà traité de la pandémie dans leurs créations littéraires depuis des décennies faisant donc figure de prophètes. D’ailleurs le 8 avril 2005 se tenait à la faculté de Médecine un important colloque intitulé « Epidémie et Littérature ». Le professeur d’immunologie Nobert Gualde, en 2016, publiait aux éditions L’Harmattan un corpus de textes littéraires et philosophiques traitant des épidémies sous le titre « Les épidémies racontées par la littérature ». L’épidémie a toujours été une source d’inspiration des écrivains On pourra citer par exemple des titres d’œuvres littéraires suivantes qui ont fait de l’épidémie leur source d’inspiration : La Peste (1947) d’Albert Camus, La Quarantaine (1995)  de Jean Giono,  L’amour aux temps du choléra (1985) de Gabriel Garcia-Marquez, Virus  (2008) de Richard Preston,  Pandemia  (2015) de Franck Thilliez ou Le huitième fléau de cédric Bannel sans omettre de citer Peste et Choléra, roman de Patrick Deville, paru en 2012 qui a remporté le Prix Fémina. Couverture du roman « Le Crépuscule de l’Homme » Flore Hazoumé, écrivaine ivoirienne, a aussi traité de la pandémie dans son roman Mais revenons à Flore hazoumé, écrivaine ivoirienne d’origine congolaise et béninoise. En effet, dans son roman intitulé « Le Crépuscule de l’Homme » publié en 2002 aux éditions CEDA, Flore Hazoumé sensibilise ses lecteurs sur les conséquences de la barbarie humaine en prenant appui sur la tragédie rwandaise. Mais dans les 20 dernières pages de son roman c’est-à-dire celles allant de 170 à 199  notre écrivaine nous fait la description d’une épidémie se développant dans les forêts sur les collines de la ville de Bunjalaba, à l’origine inconnue dont les symptômes sont « fièvre hémorragique, douleurs abdominales, vomissements. (…) Une forme de fièvre Ebola, pire que le Sida, plus virulente, plus douloureuse, plus fulgurante que le Sida et excessivement contagieuse » (pp. 171-172) Ne sont-ce pas là quelques similitudes d’avec le Coronavirus ? Du moins une pandémie. Continuons. Faisons la lecture d’un autre extrait : « Les nouvelles étaient désastreuses. Une terrible épidémie, un virus inconnu, peut-être de la même famille que la fièvre Ebola avait décimé presque toute la population de l’Afrique, du nord au sud, en passant par l’est et l’ouest. »« L’Afrique, répétait sans cesse le journaliste de RFI, est devenue un immense cimetière. Cette maladie contagieuse s’est propagée sur tout le continent (…) Les soldats de l’O.N.U, vêtus de combinaisons et de masques, ont parcouru toute l’Afrique et n’ont trouvé survivant. » (p. 188). Sa capacité visionnaire très féconde se perçoit surtout dans l’épilogue (pp.197-199) de son roman où elle déploie toute son imagination-prophétique. Lisons : « On le transporta à l’hôpital. On lui diagnostiqua une fièvre hémorragique d’origine inconnue. Ses parents tombèrent malades, puis ses voisins. Les hôpitaux de New York furent submergés. Ce mal nouveau décima la population de la capitale en quelques semaines. Ce virus inconnu se propagea dans le monde entier : Shanghai, Tokyo, Toronto, Berlin, Paris, Vienne, aucun continent ne fut épargné. » (p.199) Quelle écriture prémonitoire pourrait-on s’écrier. Il ne resterait qu’à ajouter à la liste des villes infectées Milan, New York, Abidjan, Johannesburg et Ouagadougou. Dans ce temps de confinement on gagnerait à relire cette œuvre majeure de Flore hazoumé pour faire utile. #### L’éducation des enfants handicapés à Madagascar En 2012, The New Humanitarian a rapporté que le handicap empêchait 200 000 enfants malgaches d’avoir accès à l’éducation. Depuis lors, Madagascar a travaillé avec de nombreuses organisations différentes pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants handicapés. Handicap et éducation La Banque mondiale a signalé que quatre enfants sur dix abandonnent l’école primaire à Madagascar avant de terminer. De plus, environ 80 % des enseignants n’ont pas de formation officielle. Un rapport de la Global Education Review a révélé les avis de 55 enseignants sur ce sujet. Environ 38 % d’entre eux ont déclaré que les étudiants avaient abandonné en raison de la pauvreté. Selon une étude de l’UNICEF, 58 millions d’enfants handicapés n’étaient pas scolarisés entre 2014 et 2015. Ainsi, l’organisation a commencé à améliorer l’accès à l’éducation des personnes handicapées. L’organisation a demandé aux élèves de dessiner des cartes de leur région. Ils ont aussi marqué les maisons des enfants qui ne fréquentaient pas l’école. Ensuite, l’UNICEF a contacté les parents et les familles d’enfants non scolarisés pour encourager leur présence. En conséquence, l’inclusion de certains enfants handicapés à Madagascar a augmenté, comme un enfant handicapé auditif nommé Mbolatiana. Après l’étude, Mbolatiana a commencé à fréquenter l’école à proximité. Que font les organisations ? L’étude de l’UNICEF indique que l’éducation des enfants handicapés se déroule généralement dans des classes ou des écoles séparées. 73,4 % des enfants handicapés à Madagascar n’étaient pas inscrits à l’école primaire, en 2010. Les élèves qui fréquentaient l’école étaient pour la plupart ceux qui avaient une légère déficience auditive et physique. Les enfants ayant des incapacités plus graves étaient beaucoup moins susceptibles d’être inscrits à l’école. Voici une vidéo parlant de l’éducation en général à Madagascar : Madagascar a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées. L’article 24 de la convention exige des États qui la ratifient de reconnaître les droits des personnes handicapées à l’éducation. Ils doivent aussi s’assurer que le système éducatif est inclusif à tous les niveaux. En 2018, l’ONU a publié un rapport révélant que Madagascar avait le même pourcentage d’enfants handicapés scolarisés que d’élèves sans. Seulement 11,3 % des enfants handicapés étaient actuellement inscrits à l’école primaire. Solutions possibles L’étude de l’UNICEF a présenté des solutions possibles pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants handicapés. L’une de ces solutions consistait à surveiller le travail des organisations à but non lucratif. Learn Achieve Become est une organisation caritative non gouvernementale basée au Royaume-Uni. Elle met en place un programme d’éducation aux personnes handicapées sur l’île de Nosy Be. Le programme s’appelle «Madagascar Disabilities, Education & Support Project 2020/2021». Une partie de son objectif est de créer le Sunrise Center. Il s’agit d’un lieu où les jeunes handicapés peuvent aller pour recevoir une éducation ainsi que des soins quotidiens. En outre, le rapport de l’UNICEF sur l’éducation a abouti au développement de la structure du Sunrise Center. Chaque aspect du programme Learn Achieve Become suivra les objectifs fixés par l’UNICEF. #### L’énergie solaire en Afrique sub-saharienne : les tendances qui tirent la croissance Les nations africaines accélèrent leur utilisation de la production d’énergie renouvelable alors que l’urbanisation croissante, la croissance démographique et le développement économique stimulent la demande d’électricité et que les gouvernements cherchent à améliorer l’accès à une énergie abordable. La baisse du coût des systèmes d’énergie solaire encourage l’adoption de la technologie dans toute l’Afrique subsaharienne, comme un moyen de passer directement à des solutions durables à faible émission de carbone. Plusieurs tendances clés émergent dans l’industrie alors que la région renforce sa capacité solaire. Voici cinq d’entre eux… Systèmes hors réseaux pour augmenter l’accès Les réseaux électriques nationaux étant sous-approvisionnés dans de nombreux pays de la région, le marché des installations solaires hors réseau se développe rapidement. La forte baisse du coût des équipements, qui coïncide avec le déploiement des services bancaires mobiles et des financements abordables dans les économies africaines à la croissance la plus rapide, permet aux ménages de louer des panneaux solaires sur une base de paiement à l’utilisation. Voici une vidéo relatant le potentiel de l’énergie solaire pour l’Afrique : Le fournisseur de systèmes solaires hors réseau Azuri Technologies estime que plus de 5 millions de foyers africains disposent de systèmes hors réseau payants. Il propose une gamme d’appareils tels que des téléviseurs, des radios, des divertissements par satellite et un accès Internet pour apporter la technologie numérique aux foyers hors réseau. Azuri, qui opère au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda, en Zambie et au Nigeria, a vendu plus de 200 000 systèmes depuis 2012.  En outre, la production hors réseau résout les contraintes de capacité limitée du réseau, qui, dans certaines régions, ont entravé le déploiement des énergies renouvelables. Les solutions hors réseau, en particulier les projets communautaires, sont essentielles pour fournir de l’électricité aux communautés mal desservies tout en contournant les limites des réseaux électriques sous-développés.   L’investissement étranger Les vastes ressources renouvelables de l’Afrique en font une destination attrayante pour les investissements internationaux. Les entreprises étrangères ont investi plus de 34,7 milliards de dollars dans le secteur des énergies renouvelables du continent de 2011 à fin 2020, selon une étude du cabinet d’avocats mondial Linklaters. Plus de 20 milliards de dollars ont été investis dans le solaire et plus de 12 milliards de dollars dans l’éolien. La France, le Royaume-Uni, l’Italie, les États-Unis et l’Espagne étaient les cinq principales sources d’investissement. Les dirigeants mondiaux lors du sommet du G7 en juin se sont engagés à investir plus de 80 milliards de dollars dans le secteur privé en Afrique au cours des cinq prochaines années, en se concentrant sur les énergies renouvelables, y compris les systèmes de paiement à l’utilisation hors réseau – ainsi que sur les infrastructures, la fabrication, l’agriculture et la technologie.  Dans des pays comme la RDC, la Zambie et l’Afrique du Sud, les sociétés minières internationales investissent de plus en plus dans l’énergie solaire et les installations de stockage pour assurer la disponibilité d’électricité à faible coût pour leurs sites à mesure que l’offre se resserre. #### L’essor du mobile money en Afrique subsaharienne : la technologie digitale a-t-elle tenu ses promesses ? En décembre 2020, environ les deux tiers du total des transactions mondiales d’argent mobile étaient effectuées par des utilisateurs d’Afrique subsaharienne (ASS), avec une valeur de transaction de 490 milliards USD. La région a enregistré environ 548 millions de comptes d’argent mobile enregistrés en 2020, dont 159 millions d’enregistrements identifiés comme des comptes actifs.  L’argent mobile a été présenté comme un outil révolutionnaire pour élargir l’accès aux services financiers dans les environnements à faibles ressources. Avec un simple téléphone portable, les utilisateurs peuvent transférer rapidement de l’argent à faible coût et, généralement, sans avoir besoin d’accéder à un compte bancaire existant. Qu’est-ce que le mobile money ? L’argent mobile est une plate-forme de paiement numérique qui permet le transfert d’argent entre appareils mobiles. La technologie est installée dans la carte SIM de l’appareil et peut être utilisée sur des appareils ordinaires et des smartphones. Les utilisateurs peuvent recevoir, retirer et envoyer de l’argent sans être connectés au système bancaire formel. Le produit diffère des services bancaires mobiles où les utilisateurs se connectent à l’aide d’appareils mobiles compatibles Internet pour gérer les fonds de leur compte bancaire. Voici une vidéo relatant ces faits : Les milieux à faibles ressources, où les familles et les amis se soutiennent financièrement, même lorsqu’ils sont géographiquement éloignés, sont particulièrement bien placés pour profiter des avantages de cette technologie. Le montant envoyé par les migrants d’Afrique subsaharienne a atteint 48 milliards de dollars en 2018. Au Nigeria, les envois de fonds ont atteint 25 milliards de dollars en 2018, équivaut à plus du tiers de l’investissement direct étranger. Au Lesotho, les envois de fonds s’élevaient à 16 % du produit intérieur brut du pays. Avant la récente croissance des services d’argent mobile au Kenya, les membres des ménages devaient trouver des moyens créatifs d’envoyer de l’argent à leurs proches qui vivaient dans tout le pays.  Le mobile money peut-il générer de la résilience financière ? Un nombre croissant de recherches émerge avec une conclusion cohérente : les ménages sont capables de mieux répondre aux difficultés imprévues lorsqu’ils ont accès à l’argent mobile.  Lorsqu’un événement négatif inattendu, comme une inondation ou la maladie d’un enfant, se produit, les ménages disposant d’argent mobile peuvent compter sur le transfert d’argent facile et abordable de la famille et des amis, même s’ils vivent loin. Plus d’épargne pour les ménages L’argent mobile peut également être utile pour la résilience financière car il facilite l’épargne. Au Kenya, les comptes d’argent mobile pour les femmes ont été utilisés pour allouer et étiqueter facilement (et en toute sécurité) de l’argent pour l’épargne.  Les chercheurs ont découvert que l’étiquetage d’un compte, par exemple en encourageant les femmes à utiliser le compte pour les dépenses d’urgence et l’épargne, ainsi qu’une activité individuelle évoquant des objectifs d’épargne et des rappels hebdomadaires par SMS sur les objectifs d’épargne, augmentaient particulièrement le montant épargné. Ce montant accumulé a aidé les femmes à faire face à des dépenses imprévues et les a rendues moins dépendantes des réseaux de soutien existants. #### L’état actuel du jeu en ligne sur le continent africain Le sentiment pour le jeu en ligne en Afrique varie considérablement. Compte tenu de la masse du continent, ce serait un miracle si chaque pays partageait les mêmes réflexions sur la question. Heureusement, la majorité des pays africains voient d’un bon œil l’iGaming, et il est facile de comprendre pourquoi. Avec une si longue histoire dans des sports tels que le football, les paris sportifs physiques sont un paradis pour les joueurs depuis de nombreuses années. De nos jours, la commodité offerte par les sites en ligne, à l’instar de tragamonedas chile, permet de pratiquer encore plus facilement l’un des passe-temps favoris du continent. L’essor du jeu en ligne en Afrique L’Afrique est arrivée un peu tard dans la révolution du jeu en ligne, principalement en raison d’un manque d’accès précoce à la technologie. L’apparition des jeux d’argent en ligne sur le continent a commencé lorsque les appareils de télécommunication se sont généralisés à la fin des années 2000. Mais cela signifierait que les joueurs africains ont sauté l’époque des jeux sur PC et sont passés directement aux jeux mobiles. Voici les meilleurs jeux pour gagner de l’argent : Avec l’afflux de téléphones et de tablettes abordables en provenance d’Occident, il y a maintenant des millions d’utilisateurs de smartphones à travers l’Afrique. Les joueurs peuvent toujours accéder aux sites de jeu avec des ordinateurs portables et des ordinateurs de bureau, mais le jeu mobile est la méthode préférée et un critère pour les meilleurs casinos en ligne. À l’heure actuelle, plus de 30 % de la population du continent participe à une forme de jeu en ligne. Statut juridique du jeu en ligne dans les pays africains La liberté d’exploitation de la plupart des casinos en ligne et des paris sportifs en Afrique est due à un manque de réglementation appropriée. Comme mentionné précédemment, le jeu en ligne n’était pas faisable pendant de nombreuses années, de sorte que les législateurs n’ont pas pris en compte cet aspect lors de la rédaction des projets de loi pertinents. Nous voyons des pays comme le Ghana, dont la loi sur les jeux de 2006 ne prévoit aucune disposition pour les jeux virtuels, le laissant dans une zone grise légale à un moment où d’autres parties du monde réglementaient activement l’activité. D’un autre côté, l’Afrique du Sud a rapidement envisagé le jeu en ligne, mais l’a jugé illégal. Par conséquent, les acteurs de ces régions avaient un accès limité aux opérateurs en ligne agréés. Cependant, il semble que les législateurs s’apprêtent à assouplir les lois sur les jeux d’argent en ligne afin d’augmenter les revenus du gouvernement. Ceci est motivé par le revers économique actuel, qui a considérablement affecté l’économie africaine, comme beaucoup d’autres. Là où les joueurs ne pouvaient plus recourir aux casinos terrestres, les revenus perçus de ces établissements dans des pays comme l’Afrique du Sud et le Lesotho ont considérablement baissé. L’industrie iGaming est devenue la seule solution pour les joueurs passionnés. Les analystes suggèrent que la tendance en ligne devrait se poursuivre dans les années à venir, car les joueurs choisiront d’éviter les frais élevés dans la plupart des casinos terrestres. #### L’Éthiopie peut-elles guérir après les meurtres du TPLF ? Dans la région du Tigré, des combats et des pillages sporadiques se poursuivent, tandis que 4,5 millions de personnes restent dépendantes de l’aide humanitaire, selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires et la Commission éthiopienne des droits de l’homme. Après près de deux mois et demi sans accès adéquat à la nourriture, à l’eau et aux services de santé pendant les combats intenses, les deux organes mettent en garde contre une aggravation de la situation humanitaire. Dans ce contexte, les membres du parti au pouvoir de la région, le Front populaire de libération du Tigray (TPLF), continuent d’être suivis et arrêtés par les autorités du gouvernement central. Chasse au TPLF Le TPLF et le gouvernement éthiopien sont en guerre contre les tentatives de la région de délégitimer le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed. Après que la Force de défense nationale éthiopienne (ENDF) s’est emparée de Mekele, la capitale régionale du Tigray, le 28 novembre, le Premier ministre Abiy a déclaré que l’opération militaire était terminée et avait pris fin. Depuis lors, l’ENDF a rapidement pris le contrôle du territoire, alors que de nombreux hauts dirigeants du TPLF sont introuvables. Depuis l’émission de mandats d’arrêt contre plus de 60 de ses membres éminents, Addis-Abeba affirme avoir fait des progrès significatifs en les mettant en détention ces dernières semaines. Voici une vidéo montrant ce conflit en anglais : L’ENDF et la police fédérale suivaient les forces de la junte cachées dans des refuges naturels (montagnes, grottes) et artificiels (monastères, maisons de villageois). Beaucoup ont été tués et beaucoup ont été arrêtés parmi les dirigeants du TPLF. Parce que beaucoup ont refusé de se rendre, des mesures ont dû être prises, a déclaré le général de brigade Tesfaye Ayalew de l’ENDF. Dirigé pendant 27 ans Le TPLF a régné pendant 27 ans en tant que parti central au sein de la coalition Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF). Après 17 ans de guérilla, en 1991, il a renversé le Derg, la junte militaire qui a aboli la monarchie en 1974. Bien que près de 60 % des Éthiopiens ne soient pas nés lorsque le TPLF a été fondé dans le désert du Dedebit en 1975, il y a un sentiment de déjà-vu. Comme cela s’est produit 45 ans plus tôt, les fondateurs survivants du TPLF se sont regroupés dans les montagnes du nord, à quelques kilomètres seulement de l’endroit où tout a commencé. En un sens, ces arrestations et ces morts marquent la fin d’une époque et, peut-être, du parti lui-même. Lors de sa mise en garde à vue, Sebhat Nega aurait déclaré aux soldats qu’ils sont morts il y a longtemps. Ils sont morts lorsque le TPLF a cessé d’exister. Quand le TPLF est-il mort ? Nega faisait référence à la montée au pouvoir d’Abiy et à l’émergence du Parti de la prospérité, bâti sur les ruines de l’EPRDF. Berhane Tsegab, ancien membre du TPLF explique que le déclin a commencé plus tôt, en 2012. La mort soudaine de l’ancien Premier ministre Meles Zenawi  (également fondateur et dirigeant ferme du TPLF) a laissé un vide au sein du parti. Il y avait aussi une résistance au renouvellement de la vieille garde, y compris Nega et Debretsion Gebremichael, l’actuel chef du TPLF. #### L’évolution du CBD en Afrique du Sud Imaginez le ridicule auquel Peyton Rous a été confronté lorsqu’il a suggéré que les cancers ont une étiologie infectieuse, ou les observations d’Ignaz Semmelweis concernant les techniques antiseptiques, pour n’en citer que quelques-unes. Aujourd’hui, nous célébrons ces visionnaires et leurs efforts inlassables pour promouvoir leurs recherches et leurs idées. Alors, que peut faire la société moderne pour défier davantage la sagesse conventionnelle lorsqu’elle envisage l’innovation dans la science médicale ? Peut-être que la réponse réside dans une herbe à fleurs qui, historiquement, a poussé naturellement dans de nombreuses régions tropicales et humides du monde : le cannabis. Les composés du CBD Le cannabis contient deux composés chimiques majeurs appelés cannabinoïdes, à savoir les huiles de CBD (cannabidiol) et le THC (tétrahydrocannabinol), le premier étant un non-psychoactif de plus en plus apprécié pour ses propriétés médicinales, et le second étant associé à l’euphorie et à la relaxation. Voici une vidéo en anglais parlant de la réglementation du marché en Afrique du Sud : En raison de la nature non psychoactive du composé CBD, de nombreuses personnes se demandent s’il peut être utilisé comme une alternative viable et efficace aux produits pharmaceutiques traditionnels. Des preuves anecdotiques vantent les avantages médicinaux depuis des lustres, mais ce n’est que ces dernières années que la recherche scientifique a offert des preuves scientifiques à l’appui de ces allégations thérapeutiques. Des recherches poussées sur le CBD De nouvelles recherches soutiennent l’idée que le CBD présente des avantages prometteurs pour la santé et, ces derniers mois, ce point de vue a été confirmé par le Comité d’experts sur la pharmacodépendance de l’Organisation mondiale de la santé. Les principales sociétés pharmaceutiques, telles que GW Pharmaceuticals, ont été les premières à étudier l’efficacité du CBD pour une utilisation sous une forme pharmaceutique et ont formulé un produit connu sous le nom d’Epidiolex, qui est presque entièrement composé de CBD et peut être utilisé pour le traitement de formes spécifiques d’épilepsie. En plus de l’épilepsie, des études ont montré que l’utilisation du CBD peut aider à réduire l’anxiété et la dépression, et que les qualités anti-inflammatoires du CBD peuvent aider à réduire la douleur et l’inflammation. Un marché en pleine croissance Selon les analystes, le marché de l’huile de CBD devrait croître à un taux de croissance annuel composé estimé à 39,19 % entre 2017 et 2021, et cette prévision positive pourrait entraîner des avantages substantiels pour les juridictions qui ont approuvé l’utilisation du CBD dans des applications thérapeutiques, y compris les États-Unis d’Amérique et plusieurs pays européens, et certainement pour les patients de ces juridictions. Auparavant, l’autorité de régulation locale en Afrique du Sud (SAHPRA) n’autorisait l’accès des patients aux produits contenant des cannaboïdes que dans des circonstances exceptionnelles, et sous réserve que le médecin traitant ait d’abord obtenu l’autorisation d’importer le produit requis. Cependant, le ministère sud-africain de la Santé et SAHPRA ont récemment publié des directives concernant la culture du cannabis, et dans le but d’assurer la disponibilité de cannabis cultivé localement de qualité garantie, exclusivement à des fins de recherche médicale, scientifique et clinique. #### L’incroyable parcours de Thomas Clausi : serial entrepreneur parti de zéro à 16 ans, il devient millionnaire à 19 ans et fonde africa pay, la 1ère néo-banque en Afrique La France est-elle devenue une terre d’entrepreneurs ? Se lancer à son compte fait désormais rêver les jeunes : 38 % des créateurs ont moins de 30 ans (source). Parmi eux, certains n’hésitent pas à franchir le cap après avoir atteint leur majorité et connaissent une ascension fulgurante. C’est notamment le cas de Thomas Clausi. Devenu serial entrepreneur alors qu’il est encore ado, ce millénial évolue dans l’univers du digital comme un poisson dans l’eau… A 19 ans à peine, il est millionnaire et finalise un projet ambitieux : la création de Africa Pay, la 1ère néo-banque africaine avec une cryptomonnaie. Une success story qui débute par un petit e-shop créé dans sa chambre Thomas Clausi a toujours eu envie d’entreprendre. Alors à 16 ans, il décide de vendre des affaires personnelles pour se constituer son capital de départ : 100 €. Immédiatement, il les investit dans la création de sa première boutique e-commerce. Le projet ne fonctionne pas très bien, mais Thomas réussit quand même à le vendre. Il réalise ainsi une première plus-value et découvre surtout comment faire rapidement des bénéfices. Il poursuit sur cette belle dynamique : petit à petit, il monte plusieurs e-shop qu’il revend. Il réussit ainsi à obtenir un capital plus important. À 17 ans, il crée donc sa première entreprise, une EIRL : une agence marketing qui propose des services en digital comme la création de sites internet, de réseaux sociaux… Le succès est vite au rendez-vous, ce qui permet à Thomas de lancer un autre projet : une marque de complément alimentaire. Là encore, il rencontre une forte demande, reçoit plusieurs propositions de rachat et il finit par vendre sa marque pour un montant très intéressant. Thomas a 18 ans à peine. Il investit alors dans ses agences marketing et se retrouve à gérer de gros projets, tels que des promoteurs immobiliers d’envergure en France et au Luxembourg. Il fait ensuite un premier voyage à Casablanca, au Maroc, pour créer une entreprise afin de prendre en CDI des free-lances qu’il avait. Il a un vrai coup de cœur pour ce pays et projette d’y revenir une semaine. Mais en réalité, ce second voyage marque un tournant dans sa vie puisqu’il s’installe là-bas, sans y connaître personne. En parallèle, Thomas crée plusieurs startups, qui se font pour la plupart racheter. Il devient ainsi millionnaire à 19 ans, quelques jours après son anniversaire. Africa Pay : la 1re néo-banque en Afrique valorisée à plus de 5 milliards d’euros Depuis son arrivée au Maroc, Thomas a travaillé sur un projet ambitieux en parallèle du développement de son agence marketing : la création de la première néo-banque en Afrique avec une cryptomonnaie. Africa Pay va être ouverte dans 20 pays pour permettre à tous les Africains de disposer d’un compte bancaire (près de 9 personnes sur 10 sur l’ensemble du continent n’y ont toujours pas accès). Elle va regrouper 17 services bancaires innovants, spécialement conçus pour la population africaine, et permettre la création de 15 000 emplois direct. Grâce à Africa Pay, il sera ainsi possible de : Créer son identité bancaire sans dépôt minimum : l’application permettra à chaque utilisateur d’ouvrir son compte courant gratuitement et de recevoir une carte bancaire utilisable dans le monde entier. Via l’espace client, il deviendra très facile d’effectuer des dépôts et d’économiser de l’argent. Gérer ses finances personnelles : Africa Pay proposera de suivre ses finances grâce à une analyse détaillée et instantanée de la situation du compte et des dépenses directement sur son mobile avec la possibilité d’épargner. Transférer de l’argent sans frais : grâce à la nouvelle néo-banque 100 % africaine, envoyer de l’argent partout dans le monde se fera en quelques clics et ce service sera à moindre frais. Profiter d’un service ultra-complet : plusieurs types de cartes et services seront disponibles pour répondre à tous les besoins (3 pour les particuliers, 1 pour les professionnels et 1 virtuelle), possibilité d’obtenir un crédit ou un micro-crédit, souscription d’assurances, … Accéder à une offre de proximité : des box en verre avec un commercial seront présents dans des Malls ainsi que des distributeurs de cartes dans des points stratégiques en Afrique sans oublier les bornes qui seront disponibles chez les partenaires. Intégrer une néo-banque tournée vers demain : une cryptomonnaie Africa Pay a été créée et sera bientôt disponible. L’objectif est d’offrir une monnaie stable pour l’Afrique, utilisable directement sur la néo-banque et sur ces points physiques avec de nombreuses innovations. Son ICO sera lancé dans les mois à venir. Sur chaque cryptomonnaie acquise, un pourcentage sera collecté afin de financer la création d’écoles sur tout le continent africain pour permettre de former aux métiers du digital. Thomas souligne : Miser sur la jeunesse africaine, c’est miser sur l’avenir du continent. Site web : https://www.africapay-financement.fr Instagram : https://www.instagram.com/thomas_clausi/ #### L’indice de misère du Nigeria, le pire en Afrique Le degré de détresse économique subi par les Nigérians à tout moment dans l’histoire post-indépendance du pays a été pire depuis l’accession au pouvoir du président Muhammadu Buhari, a déclaré le professeur Jerry Gana. Gana, un chef du Parti démocratique des peuples, PDP, l’a déclaré ce week-end lors de la retraite des parties prenantes critiques du PDP organisée par le Kogi PDP Renaissance Group à Abuja. Prononçant son discours d’ouverture modifié pour refléter la substance du thème, « Kogi PDP : Hier, aujourd’hui et demain », le professeur de géographie a déploré la triste situation dans le pays, notant que sous les yeux attentifs de la communauté mondiale, le Nigéria s’est profondément enfoncé dans une légion de défis créés artificiellement par le parti au pouvoir. Une situation désastreuse L’indice de la misère au Nigeria est le pire d’Afrique. Le niveau d’endettement au cours des dernières années est tel que chaque Nigérian est désormais endetté. Le Naira est peut-être l’une des monnaies les plus inutiles en Afrique aujourd’hui. Voici une vidéo en anglais parlant de la crise dans le pays : Dynamisé par les fréquents applaudissements qui ont ponctué son discours, Gana a attiré l’attention sur l’insécurité dans le pays, notant que dans le contexte du fléau du double fléau du banditisme et de l’enlèvement ; le PDP a le devoir généreux de relever le défi du leadership pour envoyer le All Progressives Congress, APC, faire ses valises non seulement au niveau de l’État mais au centre en 2023. Les organisateurs de la retraite seraient doublement fiers de leur choix d’un conférencier d’honneur en tant qu’ancien ministre de l’Information n’a pas perdu de temps à déployer sa maîtrise de la langue de la reine pour marquer un gros point, politiquement et littéralement. Des mesures surprenantes Dans le contexte du récent appel du gouverneur Aminu Maisari pour que la population de Katsina envisage de s’armer pour repousser les attaques fréquentes des bandits ; Gana a chargé la direction du PDP de penser et de réfléchir à la vie dans toute son essence si Katsina pouvait aussi se permettre de pleurer. Le gouverneur Maisari a récemment préconisé que tout le monde dans l’État de Katsina devrait avoir une arme à feu. Savez-vous où est Katsina ? Savez-vous qui vient de Katsina ? La question rhétorique mais percutante a impressionné son auditoire, qui n’a pas perdu de temps pour lui rendre la pareille en applaudissant le professeur pendant des dizaines de secondes. Avant les élections de 2023, le chef du PDP a mis en évidence un certain nombre de facteurs capables de voir la côte du PDP remporter la victoire. Selon lui, la stratégie, l’organisation, la présence à la base, des primaires libres, équitables et crédibles, la justice, l’équité et l’impartialité ainsi que les ressources et la logistique se combineraient pour offrir la victoire au parti en 2023. S’exprimant plus tôt, le président sortant du Sénat, le Dr Bukola Saraki a décrit la retraite comme un indicateur de la volonté du PDP de mettre de l’ordre non seulement à Kogi mais dans tout le pays. #### L’industrie africaine de jeux d’argent connaît une croissance fulgurante Le marché mondial des paris sportifs est déjà évalué à plus de 203 milliards de dollars l’année dernière. Ceci malgré sa lutte contre la pandémie de COVID 19. L’année dernière, il y a eu un moment où il n’y avait tout simplement pas assez de sports sur lesquels parier, mais l’industrie du sport a pu se redresser progressivement et aujourd’hui, de plus en plus de gens placent leurs paris en ligne ou via des applications de paris. En Afrique, de nombreuses personnes pratiquent le sport et certains des plus populaires sont le football, le rugby, le cricket et le basket-ball. Il n’est pas surprenant que l’industrie des paris sportifs du continent soit florissante et devrait même exploser dans les années à venir. Les autres jeux de casino connaissent aussi une popularité grandissante sur le continent. Grâce à la technologie, les Africains peuvent accéder à de nombreux sites de casinos tels que onlinegamblingcasino.co.nz/NZD. La légalité des paris sportifs en Afrique L’Afrique est un continent immense et donc, nous ne pouvons pas dire que le jeu en ligne, en général, est légal ici. Les pays africains ont des points de vue différents sur les jeux d’argent et les paris sportifs en ligne, mais en général, les sociétés de jeux d’argent apprécient à quel point les lois sur les paris sont clémentes. Voici des conseils pour gagner aux paris sportifs : Cependant, il existe encore des pays en Afrique qui sont stricts en ce qui concerne les activités de jeu. La plupart du temps, les pays ayant des préférences religieuses sont conservateurs à ce sujet, comme le Soudan. Le Soudan a une population plus religieuse par rapport aux autres pays d’Afrique qui sont plus européanisés comme le Maroc. Dans la plupart des pays d’Afrique du Sud, il est légal de placer des paris sur des casinos terrestres et même des sites de paris en ligne. C’est aussi longtemps que ces opérateurs sont agréés par le gouvernement. En la matière, c’est le National Gaming Board (NGB) qui délivre les licences. Les pays d’Afrique qui jouent le plus Il y a pas mal de pays ici où le jeu est vraiment populaire, mais en tête se trouve l’Afrique du Sud qui représente plus de 80 % de l’ensemble de l’industrie du jeu sur le continent. Cependant, ce pays est assez strict en matière de paris en ligne. Bien que ce soit le cas en Afrique du Sud, le Kenya est différent car les casinos en ligne et les bookmakers ici sont autorisés à opérer. Au Kenya, la plupart des parieurs placeraient leurs paris avec leurs appareils mobiles et c’est pourquoi les sociétés de jeux d’argent avec des applications natives sont populaires ici. Le Nigeria a également un grand marché des paris car les revenus de son secteur des jeux en ligne sont déjà évalués à plus de 45 millions de dollars. Elle est deuxième derrière l’Afrique du Sud en ce qui concerne les pays africains qui jouent le plus. Le gouvernement nigérian est tout simplement plus amical envers les sociétés de jeux d’argent et l’industrie ici est bien réglementée. #### L’industrie spatiale africaine connaît une forte croissance Selon le dernier rapport de l’industrie spatiale en Afrique, l’économie spatiale africaine en 2021 est évaluée à 19,49 milliards de dollars et devrait croître de 16,16 % pour atteindre 22,64 milliards de dollars d’ici 2026, l’industrie emploie plus de 19 000 personnes à travers le continent, le gouvernement étant le plus élevé, employeur du secteur et employant plus de 11 000 personnes. Les nations africaines ont alloué un total de 534,9 millions de dollars pour le fonctionnement de leurs programmes spatiaux respectifs en 2022, soit une augmentation de 2,24 % par rapport aux 523,2 millions de dollars révisés en 2021. La communication par satellite devrait jouer un rôle essentiel pour combler le déficit de connectivité en Afrique, tandis que le GNSS les services et le segment de la télévision par satellite restent les contributeurs les plus importants à l’économie spatiale africaine. Des investissements énormes En 2022, 13 pays africains ont fabriqué 48 satellites. Il y a un changement de paradigme des grands aux petits satellites en Afrique, principalement en raison de la réduction des barrières à l’entrée, 272 entreprises du New Space tracent la voie de la démocratisation de l’espace sur le continent. Voici une vidéo montrant comment le Nigeria se développe dans le domaine : L’économie spatiale africaine continue de croître à un rythme supérieur aux taux de croissance du PIB de l’Afrique et devient un outil stratégique pour stimuler l’économie nationale et contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) en Afrique. Les nations africaines ont alloué 534,9 millions de dollars aux programmes spatiaux nationaux en 2022. Ce montant a marqué une augmentation de 2,24 % par rapport aux 523,3 millions de dollars révisés en 2021. Les budgets nationaux contribuent régulièrement à l’évaluation de l’industrie chaque année, et les contributions des gouvernements ont augmenté de 80,83 % en 2021, passant des 289,33 millions de dollars révisés en 2019 à 523,2 millions de dollars. Le marché croissant des communications par satellite Le marché des communications par satellite, qui comprend les services fixes par satellite (FSS), les services mobiles par satellite (MSS) et les services de télévision par satellite (satTV), représente une part importante de l’évaluation de l’industrie spatiale et satellitaire africaine en 2021. Une part considérable de ces revenus provient du marché africain de la télévision par satellite, les principaux opérateurs de télévision par satellite tels que DSTV, Canal+ Afrique et StarTimes dominant la génération de revenus du marché, la base d’abonnés et le nombre de pays desservis. Un segment de fabrication de composants de satellites en difficulté La tendance à la baisse du segment de fabrication de composants de satellites est attribuée à la réduction des revenus de certaines entreprises, plusieurs entreprises ont fermé leurs portes, tandis que certaines travaillent encore à la commercialisation de leurs premiers produits et, par conséquent, ne génèrent pas de revenus.  En général, le segment de la fabrication de satellites, qui comprend les systèmes et composants de satellites, la fabrication de satellites et les systèmes de lancement et de propulsion. Avec plus d’entreprises développant leur base de marché et plusieurs autres générant des revenus grâce à la vente de la nouvelle [chaîne de production améliorée], la fabrication de satellites devrait croître dans les années à venir. #### L’insécurité croissante en Afrique repoussera-t-elle la Chine ? L’un des mèmes originaux de la « Chine en Afrique » qui perdure encore aujourd’hui parmi de nombreuses personnes sur le continent est que « les Chinois veulent coloniser l’Afrique » et veulent « envahir » le continent en utilisant un mélange de pièges de la dette, de dépendance commerciale et d’immigration. Après tout, il n’y a pas si longtemps, le véritable colonialisme était une réalité, et même après la libération, les grandes puissances sont restées pendant des décennies pour piller davantage les ressources de l’Afrique. Le plus gros problème auquel l’Afrique est confrontée aujourd’hui vis-à-vis de la Chine n’est pas que les Chinois vont prendre le relais, car il n’y a vraiment aucune preuve pour suggérer que cela se produise réellement. Non. Au lieu de cela, les gens devraient être beaucoup plus préoccupés par le fait que les Chinois pourraient s’ennuyer, trouver la région trop difficile à engager et trop coûteuse pour faire des affaires. Prêts Cela fait des mois, peut-être même plus d’un an, que nous n’avons pas vu une seule annonce d’une banque de politique chinoise concernant un nouvel accord de financement en Afrique. Cela n’arrive tout simplement plus. Rien que cette semaine, nous avons eu une autre indication que le recul bien documenté du financement chinois du développement frappe durement l’Afrique lorsque le ministre nigérian des Transports, Rotimi Amaechi, a déclaré qu’il renonçait aux créanciers chinois pour financer une paire de chemins de fer. Voici une vidéo montrant la place de la Chine en Afrique en anglais : Le robinet d’argent chinois qui a versé des milliards dans le développement des infrastructures africaines a été éteint. Peut-être pour de bon. Et les ministères des Finances africains ont compris le message. Lorsqu’ils parlent de financement par emprunt aujourd’hui. Commerce La douloureuse réalité est que la Chine n’a plus vraiment besoin de ce que l’Afrique a à vendre, du moins loin d’être autant qu’elle l’avait fait il y a 10-15 ans lorsqu’elle a commencé à s’engager avec le continent. 70 % de ce que la Chine achète à l’Afrique est un mélange de pétrole, de minéraux et de bois – des matières premières qu’elle peut désormais s’approvisionner dans des dizaines, voire des centaines de pays le long de son vaste réseau Belt and Road. Bien sûr, il y a quelques ressources stratégiques, à savoir le minerai de fer, le coltan et le cobalt, dont la Chine a encore besoin, mais c’est assez insignifiant dans le schéma plus large des choses. Le fait est que les volumes d’échanges bilatéraux ne dépasseront peut-être plus jamais le niveau de 200 milliards de dollars comme ils l’ont fait en 2015. La Chine a tout simplement trop de choix aujourd’hui pour s’approvisionner en matières premières qu’elle achète en Afrique, souvent à un coût inférieur, compte tenu des infrastructures inefficaces du continent. La présence de la Chine Bien sûr, la Chine ne va pas se retirer complètement. Ce serait insensé. Au lieu de cela, Pékin semble être en train de réorienter sa stratégie en Afrique pour se concentrer davantage sur la politique, les problèmes de santé, la technologie, l’établissement de normes et l’engagement militaire, toutes choses qui ont une empreinte très légère par rapport aux prêts alimentés par les prêts. En fin de compte, c’est malheureusement une mauvaise nouvelle pour l’Afrique alors qu’un nombre croissant de pays luttent pour contenir le chaos et le désespoir provoqués par la crise financière induite par Covid. #### L’intelligence artificielle dans les jeux d’argent en ligne : des chatbots aux machines à sous personnalisées Chaque révolution technologique transforme non seulement la manière de jouer, mais aussi la façon d’imaginer le jeu. Du bruit métallique des premiers bandits manchots aux néons orchestraux de Las Vegas, jusqu’aux lobbies épurés des casinos en ligne, chaque époque a inventé son esthétique propre. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle ne se contente plus d’être un outil : elle devient narratrice. Elle transforme le casino de simple plateforme en véritable scène culturelle interactive. Playio Casino illustre cette mutation, où le hasard n’est pas effacé mais réinterprété par des algorithmes capables d’apprendre, d’anticiper et de créer. Les chatbots comme premiers acteurs de la scène numérique L’IA a fait sa première apparition dans l’iGaming à travers les chatbots. À leurs débuts, ils n’étaient que de modestes assistants virtuels, programmés pour répondre aux questions fréquentes ou aider à l’ouverture d’un compte. Pourtant, ce simple pas a marqué une rupture. Au lieu de chercher dans une FAQ interminable, les joueurs pouvaient désormais poser une question et recevoir une réponse immédiate. Avec le temps, ces bots se sont perfectionnés, intégrant le langage naturel, comprenant le contexte, rendant l’échange plus fluide. Le casino, autrefois interface muette, s’est mis à « parler ». L’expérience s’est métamorphosée : moins mécanique, plus vivante, presque théâtrale. De l’assistance à la curation En gagnant en précision, les algorithmes ont élargi leur rôle. L’IA n’était plus seulement un outil d’assistance : elle est devenue curatrice d’expériences. En analysant des milliers de données — habitudes de mise, jeux favoris, durée des sessions — elle est capable de suggérer, de prédire, d’anticiper. Chez Playio Casino, cette curation se manifeste par des lobbies dynamiques. Au lieu de présenter une liste interminable de machines à sous, la plateforme met en avant des titres susceptibles de correspondre au profil de chaque joueur. Le choix n’est plus laissé au hasard pur, mais guidé par une intelligence discrète qui transforme la sélection en découverte. Les machines à sous personnalisées : des jeux qui s’adaptent à vous Les machines à sous ont toujours été des symboles d’imprévisibilité. Leur force reposait sur leur universalité : les mêmes rouleaux pour tout le monde. L’IA vient bousculer cette tradition en intégrant la personnalisation au cœur du jeu. Imaginez une machine à sous qui ajuste sa volatilité à votre goût du risque, qui modifie son thème selon vos centres d’intérêt, ou qui déclenche des bonus en fonction de votre rythme personnel. Ces concepts ne relèvent plus de la science-fiction : ils sont déjà en cours d’expérimentation. Playio Casino illustre ce nouvel horizon, où chaque session devient un dialogue unique entre le joueur et la machine, un récit qui se construit en temps réel. Des garde-fous inscrits dans le code L’intelligence artificielle ne se limite pas à personnaliser : elle protège. Le jeu responsable s’appuie désormais sur des algorithmes capables de repérer les comportements à risque : sessions trop longues, dépôts répétitifs, comportements erratiques. Les interventions sont ciblées : rappels à faire une pause, propositions de limites, recommandations d’auto-exclusion. L’IA incarne alors une présence paradoxale — moteur d’engagement et gardien de modération. En inscrivant le soin dans le code même du divertissement, le casino fait du jeu responsable une pratique intégrée et non plus seulement déclarative. L’IA dans le théâtre du live casino Les jeux avec croupiers en direct avaient déjà aboli les frontières entre humain et numérique. L’IA ajoute une couche supplémentaire, en modérant les chats, en équilibrant les flux de joueurs, en optimisant le rythme des parties. Pendant une session de blackjack en direct, l’IA peut analyser discrètement les mises, suggérer des side bets adaptés ou fournir des informations contextuelles. Le croupier reste la figure visible, mais l’IA agit comme un régisseur invisible, harmonisant le tempo. L’expérience devient un duo : le charisme humain face caméra et la précision algorithmique en coulisses. Les gardiens de l’équité et de la sécurité Dans les jeux d’argent, la confiance est la clé. Les joueurs doivent être certains que les résultats sont équitables et que leurs transactions sont sécurisées. L’IA renforce cette confiance en devenant sentinelle. Les algorithmes de détection de fraude signalent immédiatement les comportements suspects — retraits inhabituels, connexions douteuses, collusion entre comptes. Le machine learning vérifie la transparence du générateur de nombres aléatoires. Pour le joueur, c’est une promesse silencieuse : le hasard reste du hasard, protégé par une intelligence qui veille. Des laboratoires culturels au-delà de l’iGaming Les expérimentations menées dans les casinos ne restent jamais confinées à ce secteur. De la même manière que le streaming s’est inspiré des formats de live casino, d’autres industries s’approprient aujourd’hui les innovations de l’iGaming. Le commerce en ligne reprend les bots conversationnels, les banques adaptent les modèles prédictifs, les plateformes de vidéo utilisent des recommandations affinées issues du jeu. Des sites comme Playio Casino deviennent alors des laboratoires culturels où se dessine l’avenir du numérique. Dans ces espaces, l’IA ne se limite pas à gérer des parties : elle façonne de nouvelles manières d’interagir, de consommer et de se protéger. #### L’Ouganda prend des mesures strictes pour faire face à la propagation du coronavirus Le président ougandais, Yoweri Museveni a ordonné lundi un confinement de 14 jours dans tout le pays dans le but de stopper la propagation du coronavirus qui a jusqu’à présent infecté 33 personnes dans le pays. La semaine dernière, l’Ouganda a interdit les transports en commun et fermé ses frontières et a exhorté la population à rester chez elle. Ce qu’il faut retenir Le président ougandais, Yoweri Museveni a ordonné lundi un confinement de 14 jours dans tout le pays dans le but de stopper la propagation du coronavirus qui a jusqu’à présent infecté 33 personnes dans le pays. La semaine dernière, l’Ouganda a interdit les. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine D’autre part, il y a également annoncé qu’à partir de 22 heures, depuis lundi, les voitures des particuliers seraient également interdites de circulation. Leur objectif est d’éviter que les gens fuient la ville, comme cela s’est produit à travers le continent où de nombreux habitants pauvres voient de meilleures chances de survie à la campagne. Un confinement de deux semaines Le président a déclaré qu’il aurait pu donner aux gens le temps de s’adapter, mais un temps plus long leur donnerait la possibilité d’aller dans les villages, et ce faisant, ils transfèreraient la maladie vers d’autres régions. Ce confinement va durer 14 jours. Museveni a aussi ordonné un couvre-feu de 14 jours à partir de 19 heures. Les centres commerciaux et les entreprises vendant des articles non alimentaires ont été fermés. Il est interdit aux vendeurs de produits alimentaires qui continuent de commercer de rentrer chez eux pendant la durée du confinement. Les usines pourront aussi ouvrir leur porte si les employés restaient sur les lieux pendant la durée du confinement. Les gens sont toujours autorisés à se déplacer à pied, mais aucun rassemblent en groupe de plus de cinq personnes ne sera autorisé. Les politiciens ne doivent pas profiter de cette situation Ces derniers jours, les chefs de l’opposition, Bobi Wine et Kizza Besigye, avaient entrepris des livraisons de nourriture à petite échelle aux personnes les plus défavorisées. Cependant, le président du pays a critiqué les actions telles que la politique bon marché. Il a ainsi ordonné aux policiers d’arrêter les politiciens opportunistes qui ont tenté de distribuer de la nourriture. Toute personne arrêtée dans le cadre de cet effort sera accusée de tentative de meurtre. Museveni a déclaré que le gouvernement commencerait à distribuer de la nourriture à ceux qui en avaient besoin, sans fournir de détails. Le président ougandais, âgé de 75 ans, a incité la population à changer de comportement face à la menace du virus. La semaine dernière, la police et les unités de défense locale, une milice en uniforme sous le contrôle de l’armée, ont nettoyé les rues du centre de Kampala. #### L’UE a eu tort de ne pas envoyer d’observateurs électoraux en Éthiopie La semaine dernière, l’Éthiopie a organisé ses élections les plus libres de l’histoire du pays. Il s’agissait des premières élections générales depuis 2015 et les premiers multipartites se sont présentés depuis 2005. Au total, 20 partis avaient des candidats, avec des scènes encourageantes de rassemblements, de campagnes de rue et de débats télévisés dans lesquels les partis d’opposition ont été autorisés à s’engager pour la première fois. Organiser une élection en Éthiopie est une tâche immense avec une multitude de défis à surmonter. Par exemple, il existe plus de 80 groupes linguistiques dans le pays, et tous ont participé à cette élection. Les éloges devraient aller à la Commission électorale nationale d’Éthiopie (NEBE), dirigée par l’ancien juge Birtukan Midekssa. Midekssa était autrefois un leader de l’opposition qui a fait de réels progrès lors des élections de 2005, mais a ensuite été emprisonné lors de la répression qui a suivi. Une évolution surprenante Lorsqu’elle a finalement été libérée, elle a déménagé aux États-Unis, a étudié à Harvard et est revenue avec une connaissance détaillée du processus électoral américain, ce qu’elle a tenté d’instiller dans cette élection. Voici les dernières nouvelles des élections dans le pays : Elle a dirigé le pays à travers un processus de consultation ardu de deux ans, entre tous les partis d’opposition, via un forum inclusif où tous les partis politiques compétitifs ont débattu et décidé des règles de la compétition électorale. Malgré le travail acharné et intense, il s’est avéré trop difficile d’organiser les élections dans un certain nombre de régions, en raison de problèmes de logistique et de sécurité. Sur 673 circonscriptions, 102 ont vu leur vote reporté, dont la majorité se rendra aux urnes en septembre, tandis que 38 dans le Tigré ont été reportés indéfiniment. Conflit En réponse, le gouvernement a entrepris des opérations défensives pour reprendre le contrôle. Le conflit a, à juste titre, fait l’objet d’un examen international intense et le résultat de l’élection changera probablement son cours futur. Si le Premier ministre Abiy obtient un mandat renouvelé, ce qui semble probable, il y aura des appels plus forts pour que la communauté internationale, en particulier l’Union européenne, s’engage avec le gouvernement éthiopien de manière plus constructive qu’elle ne l’a fait récemment. Non-présentation dans l’UE Malgré une invitation ouverte, l’UE n’a pas envoyé d’observateurs internationaux. L’Institut républicain international et l’Institut national démocratique ont envoyé des missions d’observation, et l’Union africaine a envoyé 120 observateurs. Pourtant, l’UE a décidé de ne pas envoyer de délégation, malgré les promesses faites plus tôt dans l’année. Le 18 juin, le chef des affaires étrangères de l’UE, Josep Borrell, a publié une déclaration attendue depuis longtemps, saluant l’engagement public du gouvernement éthiopien à organiser des élections démocratiques et pacifiques. Pourtant, les actes sont toujours plus éloquents que les mots, et la décision de l’UE de ne pas envoyer d’observateurs est profondément décevante. #### La Chine et Madagascar : un partenariat pour l’autosuffisance alimentaire Madagascar, une nation riche en biodiversité, fait face à des défis importants en matière de sécurité alimentaire. Dans ce contexte, le soutien de la Chine pour renforcer l’autosuffisance alimentaire à Madagascar s’avère crucial. Ce partenariat stratégique se concentre sur l’amélioration de la production agricole, notamment par le biais de la culture du riz hybride. Un partenariat stratégique renforcé La coopération entre Madagascar et la Chine a été consolidée lors de la participation du président Andry Rajoelina au Forum sur la coopération sino-africaine. Ce forum a permis d’établir des accords visant à améliorer les capacités agricoles de Madagascar. En mettant l’accent sur l’autosuffisance alimentaire, les deux pays cherchent à créer un modèle de développement durable qui pourrait servir d’exemple à d’autres nations africaines. Le partenariat ne se limite pas seulement à des échanges commerciaux, mais inclut également des transferts de technologies et des formations pour les agriculteurs malgaches. Cette approche intégrée vise à renforcer les compétences locales tout en introduisant des pratiques agricoles modernes et efficaces. En travaillant ensemble, Madagascar et la Chine espèrent augmenter la production alimentaire et améliorer les conditions de vie des populations rurales. L’importance du riz hybride Le riz hybride est au cœur de cette initiative, représentant une innovation majeure pour l’agriculture malgache. Grâce aux recherches menées dans le Centre de recherche et de développement du riz hybride en Chine, Madagascar a l’opportunité d’améliorer ses rendements agricoles. Les variétés hybrides sont connues pour leur résistance aux maladies et leur capacité à produire des récoltes plus abondantes, ce qui est essentiel dans un pays où la sécurité alimentaire est une préoccupation constante. Les essais réalisés au centre de recherche à Mahitsy ont déjà montré des résultats prometteurs. En intégrant ces nouvelles variétés dans les pratiques agricoles locales, Madagascar pourrait tripler ses rendements à l’hectare. Cela permettrait non seulement d’assurer une meilleure alimentation pour la population, mais également de réduire la dépendance aux importations alimentaires. Investissements chinois dans l’agriculture Pour soutenir cette initiative, Madagascar a récemment reçu un investissement significatif de 100 millions de dollars du groupe chinois Shanghai Huiyou Investment Group. Cet investissement vise à transformer le secteur agricole malgache en améliorant les infrastructures, en développant des chaînes de valeur et en créant des emplois locaux. De tels investissements sont essentiels pour moderniser l’agriculture et répondre aux besoins croissants de la population. L’injection de capitaux chinois ne se limite pas à la production agricole ; elle englobe également des projets d’infrastructure qui faciliteront le transport et la distribution des produits agricoles. En améliorant les routes et les installations de stockage, Madagascar pourra mieux intégrer ses marchés locaux et régionaux, augmentant ainsi sa compétitivité sur le plan international. Garantir une sécurité alimentaire durable L’un des principaux objectifs du partenariat est d’assurer une sécurité alimentaire durable pour Madagascar. En produisant localement des semences de riz hybride, le pays peut réduire sa dépendance aux importations alimentaires tout en augmentant sa résilience face aux crises alimentaires. Le gouvernement malgache prévoit que ces semences seront distribuées dans toutes les régions afin d’assurer une vulgarisation rapide et efficace. Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large visant à renforcer la souveraineté alimentaire du pays. En développant une agriculture durable et diversifiée, Madagascar peut non seulement améliorer son approvisionnement alimentaire, mais aussi créer des opportunités économiques pour ses citoyens. La sécurité alimentaire devient ainsi un levier essentiel pour le développement économique et social. #### La colère monte au Cameroun face aux inondations meurtrières Les récentes inondations dans l’Extrême-Nord du Cameroun ont ravivé la colère des habitants, qui se sentent abandonnés par le gouvernement de Paul Biya. Ces événements tragiques, survenus après des pluies torrentielles, ont non seulement causé des pertes humaines, mais ont également mis en lumière les promesses non tenues du pouvoir en place. Alors que les sinistrés réclament une aide urgente, le président fait face à des critiques croissantes concernant sa gestion des crises. Des inondations dévastatrices et une réponse tardive Le 12 septembre 2024, la ville de Yagoua a été gravement touchée par des inondations suite à l’effondrement d’une digue cruciale. Cet incident a coupé la ville en deux, affectant plus de 200 personnes et causant la mort d’au moins dix d’entre elles. Les habitants, choqués et désespérés, expriment leur frustration face à l’absence de mesures préventives et à la lenteur de la réaction gouvernementale. Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a annoncé que le président Paul Biya avait débloqué une aide de 350 millions de francs CFA pour soutenir les victimes. Cependant, cette annonce est perçue par beaucoup comme insuffisante et tardive. Les habitants demandent des actions concrètes et rapides pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent. La colère des citoyens face à l’inaction La colère des citoyens ne se limite pas seulement aux inondations récentes. Elle s’inscrit dans un contexte plus large où les promesses du gouvernement de Paul Biya sont souvent jugées non tenues. Les habitants de Yagoua et d’autres régions touchées se sentent abandonnés et négligés par un gouvernement qui semble déconnecté des réalités locales. Les critiques fusent sur les réseaux sociaux, où les citoyens appellent à une mobilisation générale pour exiger des comptes. Cette situation met en exergue un sentiment d’impuissance face à l’inefficacité perçue du gouvernement. Les habitants demandent non seulement une aide immédiate pour les sinistrés, mais également des solutions durables pour prévenir de futures inondations. Ils souhaitent voir des investissements dans les infrastructures et un engagement réel du gouvernement pour protéger leurs vies et leurs biens. Des promesses non tenues et un mécontentement croissant Les promesses faites par Paul Biya lors d’événements précédents n’ont pas été suivies d’effets concrets sur le terrain. Les populations locales évoquent des engagements passés qui n’ont jamais été réalisés, alimentant ainsi le mécontentement général. Ce climat de défiance envers le pouvoir en place pourrait avoir des conséquences politiques importantes à l’approche des prochaines élections. Les leaders communautaires appellent à une prise de conscience collective et à une action concertée pour faire entendre leur voix. Ils insistent sur la nécessité d’un dialogue constructif avec le gouvernement afin de trouver des solutions adaptées aux défis auxquels ils sont confrontés. Un appel à l’action pour un avenir meilleur Face à cette crise, il est impératif que le gouvernement prenne des mesures immédiates et efficaces pour répondre aux besoins urgents des sinistrés tout en mettant en place des stratégies à long terme pour prévenir de telles catastrophes. La transparence dans la gestion de l’aide et l’implication active des communautés locales dans les décisions qui les concernent sont essentielles pour restaurer la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants. Les inondations meurtrières au Cameroun ne doivent pas seulement être vues comme un événement tragique, mais comme une opportunité pour le gouvernement de réévaluer ses priorités et son engagement envers ses citoyens. En agissant rapidement et efficacement, Paul Biya pourrait non seulement apaiser la colère actuelle mais aussi poser les bases d’une gouvernance plus responsable et attentive aux besoins du peuple. #### La communauté Parifoot-apk : les meilleures applications de bookmakers africains Les apps pour les paris sportifs mobiles vous permettent de parier sur vos équipes préférées en quelques clics sur l’écran. Elles rendent le processus de pari rapide, pratique et sans effort avec une multitude de fonctionnalités intéressantes. Vous pouvez réclamer un gros bonus de bienvenue lors de votre inscription à l’une des applications de paris, et vous bénéficierez également d’une gamme de promotions en cours.  Que propose Parifoot-apk Il existe maintenant de nombreuses applications de bookmakers africains parmi lesquelles choisir, et il peut être difficile de savoir quelles applications sont les meilleures. Cela nous a inspirés à créer ce guide, qui met en lumière un site web sous le nom Parifoot-apk.com. Ce portail présente les meilleures marques d’applications de paris sportifs mobiles des pays africains. Les apps ont toutes des forces et des faiblesses différentes, vous pouvez donc lire des critiques pour trouver la meilleure pour vous. Visitez parifoot-apk.com pour en savoir plus sur les codes promotionnels de paris sportifs, les options de paiement mobile, les marchés de paris, la sécurité et d’autres fonctionnalités intégrées dans les apps. En outre, vous pouvez télécharger telle ou telle appli sans Google Store ni sites officiels de bookmakers, mais directement du parifoot-apk. Ce portail propose les derniers fichiers apk, sûrs et gratuits. Ouvrez une présentation dédiée à votre bookmaker, cliquez sur le lien spécial et chargez le logiciel mobile sur votre Android en quelques secondes ! Que rechercher dans les applications de paris  Vitesse mobile Les bonnes applications vous permettent de placer vos paris rapidement et facilement. Il est important de trouver une application de paris sportifs rapide et fiable, car elle vous permet de placer vos paris avant que les cotes ne changent. C’est particulièrement important lorsqu’il s’agit de paris en direct.  Offres de bienvenue lucratives Certaines applications offrent de gros bonus d’inscription, tels que des matchs de dépôt, des paris sans risque et des augmentations de cotes. Certaines de ces offres sont exclusives aux utilisateurs de l’application et peuvent s’avérer très utiles à long terme.  Télécharger Betmomo Large sélection de sports  Vous pouvez choisir une app qui couvre une vaste sélection de sports avec des détails impeccables  y compris de nombreux sports supplémentaires, tels que l’athlétisme, les règles australiennes, le cricket, le cyclisme, les fléchettes, le handball, la crosse, la ligue de rugby, le rugby à xv, le tennis de table et le volley-ball.  Cotes de paris compétitifs  Cela devrait être l’une de vos principales préoccupations lors du choix d’une application (par exemple, 1xbet app)  de paris sportifs. Des cotes attrayantes augmenteront vos chances de réaliser un profit à long terme.  Options de paiement flexibles  Les bons bookmakers traitent rapidement les demandes de paiement et offrent des retraits rapides et fiables. De plus, les paiements locaux doivent être offerts.  Sécurité et support  Nous ne recommandons que les bookmakers mobiles qui ont des antécédents de sécurité irréprochables. Les applications répertoriées sur Parifoot-apk n’ont jamais subi de failles de sécurité et utilisent un logiciel de cryptage agressif pour protéger les informations personnelles et financières de leurs utilisateurs.  #### La communauté Parifoot-apk : les meilleures applications de bookmakers africains Les apps pour les paris sportifs mobiles vous permettent de parier sur vos équipes préférées en quelques clics sur l’écran. Elles rendent le processus de pari rapide, pratique et sans effort avec une multitude de fonctionnalités intéressantes. Vous pouvez réclamer un gros bonus de bienvenue lors de votre inscription à l’une des applications de paris, et vous bénéficierez également d’une gamme de promotions en cours.  Que propose Parifoot-apk Il existe maintenant de nombreuses applications de bookmakers africains parmi lesquelles choisir, et il peut être difficile de savoir quelles applications sont les meilleures. Cela nous a inspirés à créer ce guide, qui met en lumière un site web sous le nom Parifoot-apk.com. Ce portail présente les meilleures marques d’applications de paris sportifs mobiles des pays africains. Les apps ont toutes des forces et des faiblesses différentes, vous pouvez donc lire des critiques pour trouver la meilleure pour vous. Visitez parifoot-apk.com pour en savoir plus sur les codes promotionnels de paris sportifs, les options de paiement mobile, les marchés de paris, la sécurité et d’autres fonctionnalités intégrées dans les apps. En outre, vous pouvez télécharger telle ou telle appli sans Google Store ni sites officiels de bookmakers, mais directement du parifoot-apk. Ce portail propose les derniers fichiers apk, sûrs et gratuits. Ouvrez une présentation dédiée à votre bookmaker, cliquez sur le lien spécial et chargez le logiciel mobile sur votre Android en quelques secondes ! Que rechercher dans les applications de paris ? Vitesse mobile Les bonnes applications vous permettent de placer vos paris rapidement et facilement. Il est important de trouver une application de paris sportifs rapide et fiable, car elle vous permet de placer vos paris avant que les cotes ne changent. C’est particulièrement important lorsqu’il s’agit de paris en direct.  Offres de bienvenue lucratives Certaines applications offrent de gros bonus d’inscription, tels que des matchs de dépôt, des paris sans risque et des augmentations de cotes. Certaines de ces offres sont exclusives aux utilisateurs de l’application et peuvent s’avérer très utiles à long terme.  Télécharger Betclic Large sélection de sports  Vous pouvez choisir une app qui couvre une vaste sélection de sports avec des détails impeccables  y compris de nombreux sports supplémentaires, tels que l’athlétisme, les règles australiennes, le cricket, le cyclisme, les fléchettes, le handball, la crosse, la ligue de rugby, le rugby à xv, le tennis de table et le volley-ball.  Cotes de paris compétitifs  Cela devrait être l’une de vos principales préoccupations lors du choix d’une application (par exemple, 1xbet application)  de paris sportifs. Des cotes attrayantes augmenteront vos chances de réaliser un profit à long terme.  Options de paiement flexibles  Les bons bookmakers traitent rapidement les demandes de paiement et offrent des retraits rapides et fiables. De plus, les paiements locaux doivent être offerts.  Sécurité et support  Nous ne recommandons que les bookmakers mobiles qui ont des antécédents de sécurité irréprochables. Les applications répertoriées sur Parifoot-apk n’ont jamais subi de failles de sécurité et utilisent un logiciel de cryptage agressif pour protéger les informations personnelles et financières de leurs utilisateurs.  #### La coopération sino-africaine, un moteur de l’intégration économique en Afrique Le partenariat sino-africain, tissé au fil des décennies, s’est considérablement renforcé ces dernières années. Les échanges économiques, culturels et politiques entre la Chine et les pays africains ont connu un essor sans précédent, transformant en profondeur les paysages économiques de nombreux pays du continent. Les piliers de la coopération sino-africaine Les investissements chinois en Afrique : La Chine est devenue l’un des principaux investisseurs en Afrique, notamment dans les secteurs des infrastructures (routes, ports, chemins de fer), de l’énergie, des mines et de l’agriculture. Ces investissements massifs ont permis de moderniser les économies africaines et de renforcer leurs connexions avec le reste du monde. Le commerce bilatéral : Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont connu une croissance exponentielle. La Chine est devenue le premier partenaire commercial de nombreux pays africains, importants des matières premières et exportant des biens manufacturés. La coopération dans le domaine financier : La Chine a mis en place des mécanismes de financement innovants pour soutenir le développement de l’Afrique, tels que le Fonds des routes de la soie et la Banque africaine d’import-export. Ces initiatives ont permis de mobiliser des financements importants pour des projets d’infrastructure et de développement. La coopération dans le domaine technologique : La Chine partage son expertise technologique avec les pays africains, notamment dans les domaines des télécommunications, de l’énergie renouvelable et de l’agriculture de précision. Cette coopération contribue à renforcer les capacités technologiques des pays africains et à les rendre plus compétitifs sur la scène internationale. L’impact de la coopération sino-africaine sur l’intégration économique La coopération sino-africaine a un impact positif sur l’intégration économique du continent en favorisant : Le développement des infrastructures : Les investissements chinois dans les infrastructures ont permis de réduire les coûts de transport et de logistique, facilitant ainsi les échanges commerciaux entre les pays africains. La diversification des économies africaines : En encourageant le développement de nouvelles industries, la Chine contribue à diversifier les économies africaines, les rendant moins dépendantes des exportations de matières premières. Le transfert de technologies : La coopération sino-africaine favorise le transfert de technologies vers l’Afrique, permettant aux pays africains de renforcer leurs capacités de production et d’innovation. La création d’emplois : Les projets d’investissement chinois créent de nombreux emplois en Afrique, contribuant à réduire le chômage et à améliorer les conditions de vie des populations. Des défis à relever Malgré ses nombreux avantages, la coopération sino-africaine n’est pas sans poser de défis. Parmi les principaux enjeux, on peut citer : La dette : L’endettement de certains pays africains vis-à-vis de la Chine suscite des inquiétudes quant à leur capacité de remboursement. La dépendance économique : Une trop grande dépendance économique à l’égard de la Chine pourrait limiter la marge de manœuvre des pays africains et les rendre vulnérables aux fluctuations de l’économie chinoise. Les questions sociales et environnementales : Certains projets d’investissement chinois ont été critiqués pour leurs impacts négatifs sur l’environnement et les populations locales. La coopération sino-africaine est un phénomène complexe aux multiples facettes. Si elle a indéniablement contribué à stimuler la croissance économique de nombreux pays africains, elle soulève également des questions importantes sur la durabilité et l’équité de ce partenariat. Il est essentiel que les gouvernements africains et chinois travaillent ensemble pour trouver des solutions durables aux défis auxquels ils sont confrontés et pour renforcer davantage leur coopération. #### La COP29 : quelle est la place de l’Afrique ? La COP29, qui se tient à Bakou en Azerbaïdjan, est un événement crucial pour le climat mondial, mais elle revêt une importance particulière pour l’Afrique. Alors que le changement climatique continue de menacer les écosystèmes et les moyens de subsistance sur le continent, les attentes sont élevées quant à la manière dont les pays africains seront pris en compte dans les discussions et les décisions qui en découleront. Les défis climatiques spécifiques à l’Afrique L’Afrique est l’un des continents les plus vulnérables aux effets du changement climatique, malgré sa contribution minimale aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les catastrophes climatiques telles que les sécheresses, les inondations et les cyclones se multiplient, entraînant des déplacements massifs de populations et des pertes économiques considérables. En Somalie, au Sénégal ou encore au Tchad, des millions de personnes subissent déjà les conséquences de ces événements extrêmes. Les pays africains demandent donc une reconnaissance claire de leurs besoins spécifiques lors de la COP29. Ils espèrent que les discussions mèneront à un soutien financier accru pour l’adaptation et la résilience face aux défis climatiques. Le groupe des pays africains a formulé des demandes précises, notamment un financement annuel d’environ 1 300 milliards de dollars pour aider le continent à faire face aux impacts du changement climatique tout en respectant les objectifs de l’Accord de Paris. La nécessité d’un financement adéquat Le financement est au cœur des préoccupations des pays africains lors de la COP29. Les promesses faites par les pays développés d’apporter une aide financière aux pays en développement n’ont pas toujours été tenues. En 2009, il avait été convenu que 100 milliards de dollars par an seraient alloués aux pays en développement entre 2020 et 2025. Cependant, jusqu’à présent, moins de 700 millions de dollars ont été engagés. Les leaders africains insistent sur le fait que ces fonds doivent être principalement sous forme de dons plutôt que de prêts, afin d’éviter d’alourdir encore plus la dette des pays déjà fragilisés par la crise climatique. L’accès à ces financements doit également être simplifié, car souvent, bien que l’argent soit disponible, il est difficile d’y accéder en raison de procédures complexes. Le rôle croissant des jeunes dans la lutte climatique La jeunesse africaine joue un rôle crucial dans la lutte contre le changement climatique et s’attend à ce que ses voix soient entendues lors de la COP29. Des organisations comme l’Organisation de la jeunesse de l’Afrique verte (GAYO) plaident pour un engagement renouvelé en faveur du leadership des jeunes dans les politiques climatiques. Joshua Amponsem, fondateur de GAYO, souligne l’importance d’inclure les jeunes dans le processus décisionnel afin qu’ils puissent assumer des rôles clés dans la mise en œuvre des solutions. Cette implication des jeunes est essentielle non seulement pour leur avenir mais aussi pour celui du continent. En leur donnant une plateforme pour s’exprimer et participer activement aux discussions sur le climat, on favorise une approche inclusive qui peut mener à des solutions innovantes et durables. L’importance d’une transition juste À mesure que l’Afrique s’engage dans une transition vers des énergies renouvelables, il est impératif que cette transition soit juste et équitable. Les pays africains possèdent une richesse inestimable en ressources naturelles qui pourrait être exploitée pour soutenir cette transition. Cependant, il est crucial que cette exploitation profite d’abord aux populations locales avant d’être utilisée pour alimenter les économies développées. Les discussions lors de la COP29 devraient également aborder comment garantir que les bénéfices tirés des ressources naturelles soient réinvestis dans le développement durable et l’amélioration des conditions de vie sur le continent. Cela inclut non seulement le développement économique mais aussi la protection des droits humains et la promotion d’une gouvernance transparente. Vers un avenir collaboratif La COP29 représente une opportunité unique pour renforcer la collaboration entre les pays africains et leurs partenaires internationaux. Les discussions sur le climat ne devraient pas se limiter à des promesses financières ; elles doivent également inclure un dialogue ouvert sur les responsabilités partagées face au changement climatique. Les pays riches doivent reconnaître leur rôle historique dans la crise climatique et s’engager à soutenir activement les efforts d’adaptation et d’atténuation en Afrique. Ce soutien peut prendre plusieurs formes : financement direct, transfert de technologies vertes ou partage d’expertise. En travaillant ensemble, il est possible de bâtir un avenir plus résilient pour tous. #### La Côte d’Ivoire en quête de stabilité politique et de développement économique La Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest, connaît depuis plusieurs années une situation politique et sociale tendue, marquée par des crises électorales, des tensions entre les partis politiques et des revendications sociales. Malgré ces difficultés, le pays affiche une croissance économique soutenue, portée par le secteur agricole, les investissements publics et le développement des infrastructures. Dans ce contexte, quelles sont les perspectives pour la Côte d’Ivoire en 2023 ? Ce qu’il faut retenir La Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest, connaît depuis plusieurs années une situation politique et sociale tendue, marquée par des crises électorales, des tensions entre les partis politiques et des revendications sociales. Malgré ces difficultés, le pays. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Un congrès du PDCI-RDA pour renforcer l’unité du parti historique Le PDCI-RDA (Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain), le plus vieux parti du pays, a tenu son septième congrès extraordinaire à Abidjan, le 30 mars 2023. L’objectif de cette rencontre était de renouveler le bureau politique du parti, qui compte environ 1 500 membres, et de préparer les élections législatives prévues en octobre 2023. Le congrès a été l’occasion pour le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, âgé de 88 ans, de réaffirmer son leadership et son autorité sur le parti. Il a été reconduit à la tête du bureau politique pour un mandat de cinq ans, sans opposition. Il a également désigné les membres du secrétariat exécutif du parti, en écartant certains cadres jugés trop critiques ou trop proches du pouvoir en place. Henri Konan Bédié a appelé à l’unité du PDCI-RDA et à la mobilisation des militants pour les prochaines échéances électorales. Il a également réitéré sa volonté de dialogue avec les autres forces politiques du pays, notamment le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir dirigé par le président Alassane Ouattara, et le Parti populaire ivoirien (PPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo. Laurent Gbagbo fête sa renaissance parmi les siens dans un grand meeting à Abidjan Le 31 mars 2023, Laurent Gbagbo, l’ancien président de la Côte d’Ivoire (2000-2010), a organisé un grand meeting à Abidjan, devant plus de 50 000 personnes, pour célébrer sa renaissance politique. Il s’agissait de son premier rassemblement public depuis son retour au pays en juin 2021, après avoir été acquitté par la CPI (la Cour pénale internationale) des accusations de crimes contre l’humanité commis lors de la crise post-électorale de 2010-2011. Laurent Gbagbo a profité de cette occasion pour lancer officiellement son nouveau parti politique, le Parti populaire africain-Côte d’Ivoire (PPA-CI), issu d’une scission avec son ancienne formation, le Front populaire ivoirien (FPI). Il a affirmé que son parti se voulait rassembleur et pacifique, et qu’il était ouvert à tous les Ivoiriens qui partagent ses valeurs de démocratie, de souveraineté et de justice sociale. L’ancien chef d’État a également critiqué la gestion du pouvoir par le président Alassane Ouattara, qu’il a accusé de confisquer la démocratie et de marginaliser une partie de la population. Il a appelé à une réforme du système électoral et à une réconciliation nationale entre les Ivoiriens. #### La Cour suprême du Ghana rejette la pétition du NDC sur les résultats de l’élection présidentielle La Cour suprême du Ghana a rendu son verdict sur les résultats de l’élection présidentielle de décembre 2020, qui ont été contestés par le Congrès démocratique national (NDC) de l’opposition. La pétition avait été déposée par le candidat du NDC, l’ancien président John Mahama, qui avait qualifié le scrutin de décembre 2020 de frauduleux. La commission électorale, partie au procès, a déclaré que le président Nana Akufo-Addo du Parti national patriotique (NPP) avait obtenu 51,59 % des voix et Mahama 47,36 %. Pas de réexécution Mahama avait espéré que l’action en justice déclencherait une nouvelle course contre Akufo-Addo. La Cour suprême, cependant, a rejeté la pétition. Le pétitionnaire a fondé son cas sur des chiffres erronés cités plus tôt par le président de la commission électorale, qui ont ensuite été corrigés par la commission électorale, a déclaré le juge en chef Anim Yeboah. Voici les détails de cette nouvelle en anglais : Quelques heures après que la Cour suprême a lancé une pétition de l’opposition le 4 mars demandant une reprise des élections présidentielles de décembre, les deux principaux partis ghanéens élaboraient des lignes de bataille pour le prochain combat politique. Le rejet Un panel de sept juges de la Cour suprême a rejeté à l’unanimité l’argument de l’opposition selon lequel une analyse complète des résultats publiés par la commission électorale et des erreurs de calcul qu’elle avait commises, suggérait qu’aucun des principaux candidats n’avait remporté plus de 50 % des voix en les élections présidentielles. Le pétitionnaire n’a en aucune façon démontré comment les erreurs alléguées affectaient la validité des résultats, a déclaré le juge en chef Kwasi Anin-Yeboah. La décision a confirmé Akufo-Addo du Nouveau Parti patriotique en tant que président, mais il fait face à un climat politique agité, à une crise économique et à des questions croissantes sur la responsabilité du gouvernement. S’adressant aux partisans et aux journalistes hier soir, Mahama a soulevé des questions sur la manière dont le tribunal avait traité sa pétition et sur la neutralité de la commission électorale. Pas de grande confrontation Mahama a été particulièrement frustré par la décision de Jean Mensa, présidente de la commission électorale, de ne pas témoigner dans l’affaire. Si elle avait témoigné, cela l’aurait rendue passible d’un contre-interrogatoire par l’équipe juridique du NDC. Dirigé par l’avocat vétéran Tsatsu Tsikata, le contre-interrogatoire de Mensa par l’équipe du NDC aurait pu renforcer la thèse de l’opposition dans l’esprit du public. Mensa a été aidée par son avocat et le tribunal pour éviter d’expliquer aux bonnes gens du Ghana, sous serment devant un tribunal correctement constitué, a déclaré Mahama, les erreurs qu’elle admet elle-même avoir commises dans la déclaration de la présidentielle de 2020 Résultats des élections. Les pétitions électorales au Ghana ont un poids politique énorme. Lorsque le NPP a contesté les résultats des élections de décembre 2012, il a lancé une bataille judiciaire, qui est devenue une sorte de feuilleton politique diffusé à la télévision nationale jusqu’au mois de juillet suivant. Sa pétition a échoué dans une décision partagée par la Cour suprême, mais est devenue une plate-forme pour sa riposte aux élections nationales quatre ans plus tard. “Crédit photo www.24heures.ch” #### La créatrice Ghitta Laskrouif met en lumière la mode durable au Maroc De nombreux artistes marocains s’inspirent du Maroc pour leurs créations ou collections de mode. La créatrice de mode Ghitta Laskrouif n’est pas différente, mais aucun artiste marocain ne se ressemble. S’inspirant de l’environnement, de la culture, de l’art et des traditions du pays, ainsi que des textiles et des tissus utilisés dans les vêtements, les artistes combinent des touches traditionnelles marocaines avec leurs visions créatives pour concevoir des pièces uniques. Canaliser la tradition Malgré la modernisation du monde d’aujourd’hui et la transition progressive de la vie traditionnelle à la vie à la mode, la jeunesse marocaine a remarquablement réussi à intégrer ses traditions et sa culture à l’art contemporain, en conservant son identité et ses origines. Ayant grandi dans la campagne marocaine, la famille de Ghitta Laskrouif était très impliquée dans l’artisanat et la permaculture, ce qui a influencé le mode de vie et l’éducation du créateur de mode dès son plus jeune âge. Petite fille, Ghitta était passionnée par l’art de l’anime et louait différents livres sur la nature et la bande dessinée à son école primaire. Elle s’est davantage intéressée au monde artistique après avoir suivi des cours de beaux-arts à l’école, ce qui l’a encouragée à s’installer à Casablanca à l’âge de 14 ans pour poursuivre des études en beaux-arts. Le contraste entre la vie rurale lente et la vie urbaine a influencé son style artistique. Mode durable Au cours de ses études artistiques, le sujet qui a suscité l’intérêt et la curiosité de Ghitta était l’histoire de l’art. En découvrant le dadaïsme, Ghitta en a appris davantage sur elle-même et sur la manière dont son style de vie peut s’intégrer dans le monde d’aujourd’hui. Voici l’entretien avec cette créatrice de mode : Expliquant son amour pour la durabilité et sa passion pour un mode de vie respectueux de l’environnement, elle a déclaré qu’elle voulait créer quelque chose qui ait un sens dans la réalité, pas seulement un art élitiste, conceptuel ou religieux. Ghitta a toujours aimé fabriquer ses propres vêtements, mais pas nécessairement pour les autres. Cependant, l’amour et le soutien de ses amis pour ses créations ont suscité son amour pour le monde de la mode alors qu’elle cherchait plus d’opportunités d’apprendre et de poursuivre le design après avoir obtenu son diplôme de l’école de mode. Inspirations et défis Le créateur marocain admire de nombreux grands artistes tels que le créateur de mode d’avant-garde japonais Yohji Yamamato, célèbre pour sa silhouette surdimensionnée en noir, et les célèbres créateurs de mode belges Dries Van Noten et Martin Margiela. Ghitta Laskrouif se considère comme une créatrice d’avant-garde qui considère la nature du marché local au Maroc, et son budget, pour créer des créations de mode uniques et durables. Lorsque Ghitta a lancé sa marque de mode pour la première fois, elle n’avait pas beaucoup de craintes, elle connaissait sa passion et elle savait que son objectif était d’être une créatrice de mode axée sur l’éco-conception. Plus important encore, la jeune créatrice voulait que son plaidoyer pour la durabilité soit entendu à travers ses créations. #### La crise autour de l’émir de Kano persiste continue au Nigeria La situation reste tendue à Kano, grande ville du nord du Nigeria, où le différend autour du titre d’émir continue de faire des vagues. Depuis 2020, deux prétendants se disputent le trône : l’ancien émir, Lamido Sanusi, réinstallé par le gouverneur local en mai dernier, et Aminu Ado Bayero, nommé par le précédent gouverneur et toujours soutenu par le gouvernement fédéral. Ce qu’il faut retenir La situation reste tendue à Kano, grande ville du nord du Nigeria, où le différend autour du titre d’émir continue de faire des vagues. Depuis 2020, deux prétendants se disputent le trône : l’ancien émir, Lamido Sanusi, réinstallé par le gouverneur local en. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaActualités Afrique Cette crise de succession met en lumière les rivalités politiques et les tensions ethniques qui traversent la région. L’émir de Kano est une figure religieuse et culturelle influente, et son choix est d’une grande importance pour la population locale. Un bras de fer entre autorités locales et fédérales D’un côté, le gouverneur de l’État de Kano, membre de l’opposition, a soutenu la réinstallation de Lamido Sanusi, son allié politique. De l’autre, le gouvernement fédéral, dominé par le parti au pouvoir, continue de reconnaître Aminu Ado Bayero comme émir légitime. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits ; Cette situation de blocage a donné lieu à des manifestations et des violences dans la ville. Les partisans des deux prétendants se sont affrontés, faisant plusieurs blessés. Les autorités ont appelé au calme et à la retenue, mais la tension reste vive. Des enjeux politiques et culturels complexes La crise autour de l’émir de Kano illustre les complexités de la politique nigériane. Le pays est divisé entre le nord, majoritairement musulman, et le sud, majoritairement chrétien. Les questions religieuses et ethniques sont souvent au cœur des tensions politiques. L’émir de Kano est une figure symbolique importante pour les Haoussas, le principal groupe ethnique du nord du Nigeria. Son choix est donc perçu comme un enjeu de pouvoir et d’influence entre les différentes factions politiques et ethniques. Un risque d’escalade de la violence La situation actuelle à Kano est préoccupante et pourrait dégénérer en violences plus importantes. Il est crucial que les autorités locales et fédérales trouvent un terrain d’entente pour résoudre cette crise et éviter d’aggraver les tensions dans la région. Le dialogue et la concertation sont essentiels pour trouver une solution pacifique et acceptable pour toutes les parties prenantes. L’avenir de Kano et la stabilité du Nigeria en dépendent. #### La crise du carburant s’aggrave au Nigeria La pénurie de produits pétroliers qui a frappé le Nigeria en juillet s’est aggravée, se propageant dans les 36 États alors que les Nigérians s’accrochent à l’espoir de la raffinerie Dangote de 18 milliards de dollars qui devrait commencer la production d’ici la fin décembre. Le Nigeria, 6e producteur mondial de pétrole dépendant de l’importation de produits pétroliers, a plongé les automobilistes et les ménages dans la confusion alors que l’essence, le diesel et le kérosène ont disparu des stations-service pendant des mois. La situation s’est aggravée fin novembre lorsque la raffinerie de Dangote a commencé les essais hydrauliques en vue du début de la production sept ans après le début de la construction. L’industrie pétrochimique d’une capacité de 650 000 barils par jour située dans la zone franche de Lekki à Lagos pourrait fournir le soulagement nécessaire aux côtés des deux raffineries moribondes appartenant à l’État à Warri et Port Harcourt actuellement en cours de réhabilitation. En attendant le démarrage de la production de carburant par les raffineries, le gouvernement nigérian a continué d’importer des produits qui suffisent à peine à tous les consommateurs du pays. Il n’y a plus d’essence dans les stations Les pompes sont à sec, la plupart des stations-service sont fermées. Au cours des dernières semaines, de longues files d’attente sont revenues dans les stations-service de nombreuses villes, mais les lignes ne sont plus là, car les produits ne sont pas disponibles. À Abuja, la capitale fédérale du Nigéria, on voit des garçons étaler de l’essence dans des jerrycans sur le bord des routes alors que les principales stations-service sont vides. Voici une vidéo relatant ces faits : Les quelques stations ouvertes aux clients vendent de l’essence, du kérosène et du diesel à 250 % au-dessus du prix réglementé de 175 nairas le litre. Les automobilistes commerciaux ont augmenté les prix au-delà de la portée de nombreux travailleurs et résidents qui doivent maintenant marcher jusqu’à leurs destinations. La situation est la même dans l’État de Kogi, dans le centre-nord du Nigeria, où les produits ont disparu des pompes depuis la mi-novembre, provoquant des tensions. Des vendeurs en bord de route Dans l’État du sud-est d’Enugu, les habitants fréquentent les vendeurs en bordure de route depuis des mois. Alors que la souffrance continue, le gouvernement et les distributeurs de carburant ont proposé différentes explications à la situation. La Nigeria National Petroleum Corporation Limited (NNPCL) a expliqué que la pénurie est due aux « projets d’infrastructure routière » en cours autour d’Apapa et aux difficultés d’accès aux routes dans certaines parties des dépôts de Lagos. Le contrôleur national des opérations de l’Independent Petroleum Marketers Association of Nigeria (IPMAN), M. Mike Osatuyi, a attribué la pénurie à l’instabilité de l’offre au cours des dernières semaines. Dans un effort désespéré pour arrêter l’importation de produits pétroliers, augmenter la production et arrêter les subventions, le président Muhammadu Buhari a assisté à la signature d’un accord avec le groupe Daewoo de Corée du Sud pour réorganiser la raffinerie de Kaduna. #### La crise en Ukraine est aussi une opportunité pour l’Afrique Alors que le monde regarde avec incrédulité l’évolution de la guerre en Ukraine, l’adage vient à l’esprit : dans chaque crise, il y a une opportunité. Alors que l’Afrique se prépare aux inévitables retombées politiques et économiques, le moment est peut-être venu pour certains pays africains de formuler de nouvelles politiques et économiques susceptibles de bénéficier d’une évolution des marchés mondiaux.  Préoccupations immédiates pour l’Afrique  Bien qu’il puisse y avoir des avantages à long terme à cibler, il existe des préoccupations plus immédiates. Des étudiants africains étudiant en Ukraine se sont retrouvés bloqués et désespérés de s’échapper. Des cas de racisme et de discrimination concernant les mesures d’évacuation ont été signalés. Des reportages dans les médias et des vidéos sur les réseaux sociaux ont mis en évidence des pratiques discriminatoires avec des allégations selon lesquelles la police et le personnel de sécurité ukrainiens refusaient d’autoriser certains Africains à monter à bord d’autobus et de trains en direction de la frontière entre l’Ukraine et la Pologne. En raison du manque d’ambassades africaines à Kiev, des interventions diplomatiques ont été faites à partir des ambassades africaines à Varsovie. Des appels ont également été lancés aux A3 (Gabon, Ghana et Kenya) au Conseil de sécurité de l’ONU pour qu’ils soient plus fermes dans leurs critiques des violations des droits de l’homme subies par les étudiants africains.  Voici une vidéo en anglais relatant l’impact de la guerre en Ukraine : L’invasion aura des conséquences néfastes pour les ménages africains, le secteur agricole et la sécurité alimentaire. La dépendance excessive à l’égard des importations de blé en provenance de Russie et d’Ukraine est préoccupante car elles constituent près de 30 % des exportations mondiales de blé. Environ 36 pour cent du blé total de l’Ukraine est exporté vers l’Afrique. On craint le blocus de la Russie des ports ukrainiens de la mer Noire empêchera d’exporter le reste de la récolte de blé de la saison dernière. Le Kenya, le Soudan et l’Éthiopie connaissent une hausse des prix alimentaires. Avec des élections plus tard cette année au Kenya, un récent coup d’État au Soudan et la guerre civile en cours en Éthiopie, les prix élevés du blé pourraient alimenter la colère et conduire à l’insécurité. La hausse des prix du pétrole aggravera la situation à mesure que les coûts de transport augmenteront, tout comme les prix alimentaires, créant un cercle vicieux.  Opportunités liées aux ressources naturelles Après la Russie, l’Afrique du Sud est le deuxième producteur mondial de palladium et est bien placée pour bénéficier des sanctions à mesure que les problèmes d’approvisionnement augmentent. Le palladium est un composant important utilisé dans les automobiles et l’électronique. Le métal précieux a atteint un sommet de sept mois en raison des sanctions imposées à la Russie. Alors que beaucoup se tournent vers l’or comme valeur refuge, cela pourrait également profiter à l’Afrique du Sud en tant que grand exportateur d’or, car le rand s’est renforcé en raison de la hausse des prix mondiaux du métal précieux. Avec la perspective que la Russie coupe l’approvisionnement en gaz de l’Europe pour contrer les sanctions, l’Europe a connu une flambée des prix du gaz. On ne peut que supposer que des mesures d’urgence sont formulées pour éviter une éventuelle coupure de l’approvisionnement en gaz de l’UE. Une option viable peut être de regarder vers le sud, car l’Afrique possède certaines des réserves de gaz les plus profondes du monde et peut compenser une partie des 150 à 190 milliards de mètres cubes que la Russie fournit chaque année.  #### La crise ukrainienne va aggraver l’insécurité alimentaire en Afrique et au Moyen-Orient L’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué une flambée sans précédent des prix alimentaires dans le monde, menaçant les communautés vulnérables d’Afrique et du Moyen-Orient qui importent 50 % des besoins en céréales des deux pays.  Ce qu’il faut retenir L’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué une flambée sans précédent des prix alimentaires dans le monde, menaçant les communautés vulnérables d’Afrique et du Moyen-Orient qui importent 50 % des besoins en céréales des deux pays. Au total, 35 pays. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Au total, 35 pays africains importent des denrées alimentaires d’Ukraine et de Russie, tandis que 22 importent des engrais. Certains pays subsahariens pourraient faire face à des hausses de prix du blé allant jusqu’à 85 % en raison de la guerre en cours, a averti lundi l’OMC dans une analyse de l’impact de la crise ukrainienne. La guerre actuelle est susceptible d’aggraver l’insécurité alimentaire qui est déjà très complexe en raison de la hausse historique des prix suite à la pandémie. Une crise économique sans précédente L’OMC prévoit que la croissance du PIB mondial atteindra 3,7 % en 2022 et que la croissance du commerce mondial se situera entre 2,4 % et 3 %.  Mais la crise ukrainienne pourrait avoir un impact important sur la croissance du commerce attendue pour cette année, entraînant une désintégration de l’économie mondiale, a expliqué l’OMC. En plus de sa crise humanitaire, la guerre russo-ukrainienne a gravement ébranlé l’économie mondiale et fait grimper les prix des denrées alimentaires, des engrais et du carburant. Voici une vidéo relatant ces faits : Le poids de la souffrance et de la destruction est ressenti par le peuple ukrainien lui-même. Cependant, les populations du monde entier vont sans aucun doute ressentir les coûts en termes de baisse de la production et des échanges, a indiqué l’OMC. Même si les deux pays ont des parts relativement faibles dans le commerce et la production mondiaux, ils jouent un rôle important dans l’industrie de l’énergie et de l’agroalimentaire. La place de la Russie et l’Ukraine dans l’industrie alimentaire En 2019, la Russie et l’Ukraine ont fourni environ 25 % du blé mondial, 15 % de l’orge et 45 % du tournesol. Le commerce mondial de carburants est occupé par la Russie à hauteur de 9,4 %. Quant à l’exportation de gaz naturel, la Russie occupe 20 % du marché mondial. Selon l’OMC, les deux pays sont aussi des fournisseurs principaux de divers produits utiles dans le secteur industriel. En effet, ils sont les principaux fournisseurs de rhodium et de palladium qui sont des matières premières très utilisées dans le secteur automobile. La Russie, à elle seule, exportent plus de 26 % de ces produits dans le monde. Avec cette crise, l’essentiel de l’impact économique sera supporté par l’Europe. #### La dangereuse dérive financière du régime Diomaye–Sonko Depuis leur arrivée au pouvoir en avril 2024, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, chantres autoproclamés de la « rupture », ont déjà contracté plus de 1 665 milliards FCFA de dettes en moins d’un an. Ce montant est nettement supérieur au rythme d’endettement enregistré sous le président Macky Sall, notamment dans ses deux dernières années (2022-2023), où l’endettement net annuel moyen tournait autour de 1 000 milliards FCFA, mais pour des investissements visibles : ponts, autoroutes, universités, centrales électriques, forages, stades, hôpitaux, centres de formation, tribunaux,  gendarmeries, commissariats, logements, etc. Ce qu’il faut retenir Depuis leur arrivée au pouvoir en avril 2024, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, chantres autoproclamés de la « rupture », ont déjà contracté plus de 1 665 milliards FCFA de dettes en moins d’un an. Ce montant est nettement supérieur au rythme. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Un endettement record… mais pour quoi ? Ce qui frappe aujourd’hui les observateurs, c’est l’opacité : aucune première pierre, aucun chantier majeur, aucun projet structurant clairement identifiable. « Où va l’argent ? Où sont les preuves de l’usage productif de ces ressources ? Le peuple sénégalais mérite des réponses claires, car cette dette, c’est lui qui devra la rembourser, pas les leaders du régime », explique un observateur de la vie politique sénégalaise. Des Eurobonds à haut risque signés dans la précipitation Le comble de la contradiction réside dans le recours en juin 2024 à un Eurobond de 450 milliards FCFA, émis à un taux de 7,75 % sur 7 ans. Cette méthode, pourtant vivement critiquée par Ousmane Sonko lorsqu’il était dans l’opposition, est aujourd’hui utilisée avec une légèreté inquiétante. Pire encore : c’est la banque d’affaires américaine JP Morgan, pilier du capitalisme mondial, qui a structuré et placé cette dette. Une dette sans justification, pour des intérêts idéologiques ? Certains signes inquiétants laissent penser que ces emprunts pourraient servir à financer un “Plan Diomaye pour la Casamance”, qui ressemble davantage à un compromis politique avec le MFDC qu’à un programme économique national ; à récompenser les “casseurs de la République”, ces groupes violents qui ont servi d’avant-garde à la conquête du pouvoir ; et à entretenir des réseaux de souteneurs à l’international*, notamment via des cabinets de lobbying et des financements obscurs.  Un ratio alarmant : un emprunt tous les mois Avec une moyenne de plus de 275 milliards FCFA empruntés par mois, le rythme est plus rapide que celui de Macky Sall, alors même que l’actuel régime critiquait vivement l’endettement antérieur. Cette incohérence manifeste met en doute la sincérité du discours de « rupture”. Un discours populiste, une gestion clientéliste ? Au lieu d’une gouvernance rigoureuse, le régime semble avoir privilégié la récompense de clientèles politiques et la mise en place d’un pouvoir parallèle où la transparence budgétaire est sacrifiée au profit de deals occultes. En cela, les Pastef agissent en contradiction totale avec leurs promesses de bonne gouvernance. Le problème du Sénégal n’est-il pas, finalement, Ousmane Sonko ? Le Sénégal était sur une trajectoire de progrès, aujourd’hui il est en train de péricliter… #### La diaspora comorienne a envoyé plus d’argent durant le coronavirus Depuis le début du coronavirus dans le monde, la diaspora comorienne a été particulièrement généreuse. En effet, il y a eu une hausse d’un tiers du volume de transferts d’argent dans le pays au cours des cinq premiers mois de cette année. Cette augmentation n’a pas été prévue, confirme la Banque centrale des Comores. En effet, les craintes des institutions financières se sont focalisées sur la baisse des transferts d’argent vers le continent africain. Il s’agit d’une belle surprise pour les autorités comoriennes. Au cours de cette période, la banque centrale a enregistré une hausse de près de 18 millions d’euros de transferts d’argent de la diaspora par rapport à l’année dernière. Le gouvernement de la banque centrale a considéré cette hausse comme la marque de la solidarité des citoyens. La place de la diaspora dans l’économie du pays Les Comores comptent plus de 300 000 diasporas, ce qui représente environ le tiers de la population totale. D’ailleurs, elles occupent une place importante dans l’économie du pays. 20 % de la richesse nationale sont représentées par les envois de fonds de la diaspora. D’ailleurs, ils constituent le principal apport en devises des Comores. Les Comores étant contraints de stopper ces activités économiques durant la pandémie, ces transferts ont été d’une grande aide pour le développement du pays. La baisse des revenus, surtout au niveau du tourisme, a ainsi été compensée par la diaspora. De plus, le coronavirus a empêché de nombreux expatriés de retourner dans leur pays natal. Cependant, on ne sait pas si cette situation concerne uniquement les Comores. Selon la banque mondiale, le niveau de transferts d’argent pourrait diminuer de 23 % sur l’ensemble du continent. L’Afrique particulièrement touché Selon les estimations de la banque mondiale, le montant total des envois de fonds pendant la crise de coronavirus devrait chuter comme jamais auparavant. Cela est sans précédent dans l’histoire des transferts de fonds depuis les années 80. L’Afrique sera particulièrement touchée par la crise. La banque mondiale prévoit une baisse pouvant atteindre 23,1 %. En 2019, un total de 42 milliards d’euros de transferts ont été envoyés à l’Afrique subsaharienne. Cette année, le chiffre devrait se rapprocher d’environ 34 milliards d’euros. Ce n’est pas dû à un manque de volonté. Un grand nombre de travailleurs migrants sont peu qualifiés. Ils sont également dans le secteur informel, par exemple dans les magasins de détail, les hôtels, le tourisme, le secteur agricole… Beaucoup de ces industries ont dû cesser leurs activités en raison des mesures de confinement ou de distanciation sociale. Ces migrants sont aussi vulnérables. Ils sont les premiers à être licenciés ou leurs salaires baissent rapidement. Utiliser des canaux peu conventionnels Il y a également un autre problème à résoudre. Sans leur propre compte bancaire, de nombreux migrants et leurs proches doivent traiter les transferts via des prestataires de services financiers tels que Western Union. Ces géants de l’industrie facturent des frais élevés, mais ont peu de succursales. Les entreprises locales, souvent des boutiques ou des coiffeurs, servent donc d’agences de transfert. Mais beaucoup ont été forcés de fermer pendant la crise de coronavirus. #### La digitalisation donnera une longue d’avance à l’Afrique du Sud De nombreuses entreprises ont compté sur la technologie pour leur survie au cours de la dernière année. La crise de Covid a démontré son importance en termes d’adaptabilité, d’évolutivité et de résilience, et pour beaucoup, avoir la bonne technologie les a aidés à faire des affaires. Cependant, alors que l’Afrique du Sud commence lentement à se redresser, nous devons maintenant considérer le monde que nous voulons voir de l’autre côté. Les entreprises ont fait d’immenses progrès pendant la pandémie, tout comme le gouvernement ces dernières années. Les deux doivent maintenir cet élan pour propulser le pays vers le succès à l’approche d’un monde post-pandémique. Collaboration de données Les données sont incroyablement puissantes, mais elles ne peuvent être utiles si elles sont conservées dans des silos distincts et inaccessibles. Bon nombre des plus grandes améliorations de la qualité de vie des propriétaires d’entreprise que la technologie a permises concernent la libre circulation des données entre les plateformes. Voici comment inq compte digitaliser l’Afrique du Sud : Considérez, par exemple, la valeur des banques pouvant accéder aux données de plateformes tierces comme Xero. Des intégrations comme celle-ci permettent de partager vos informations financières presque instantanément lors de la demande de prêt, ce qui rend la conformité et vos chances d’en obtenir un plus probables. Xero et Nedbank ont récemment lancé un flux bancaire entièrement numérique unique en son genre en Afrique du Sud pour permettre aux petites entreprises d’automatiser le flux de données financières de leur compte bancaire vers leur plateforme comptable. Commencer par les impôts La déclaration de revenus est l’un des plus gros problèmes pour les entreprises et une ponction majeure sur les ressources, surtout maintenant, alors que les entreprises sont plus étirées que jamais, ce qui en fait un endroit important pour concentrer les efforts de numérisation. Il y a déjà eu un mouvement positif dans ce domaine ces dernières années, et des innovations comme eFiling et la collaboration de SARS sur l’automatisation et la migration numérique avec des entreprises technologiques ont déjà un impact. Les statistiques fiscales récentes du SRAS ont révélé un taux de collecte des impôts plus élevé en décembre 2020 pour l’impôt sur le revenu des particuliers et l’impôt sur les sociétés que l’année précédente. L’élargissement de l’assiette des contribuables est une étape essentielle de la reprise à court terme et du développement à long terme de notre économie. De même, le dépôt électronique représentait 81,2 % de la valeur totale de tous les paiements des contribuables au cours de la dernière année d’imposition, un changement positif dans la bonne direction. Se préparer à un avenir meilleur L’Afrique du Sud a le potentiel de révolutionner le monde des petites entreprises grâce à la numérisation, et nous sommes sur la bonne voie. Au cours de l’année écoulée, les entreprises, ainsi que le gouvernement et les banques, ont adopté la technologie à un rythme sans précédent, et elles doivent le maintenir. La poursuite de la numérisation est la voie à suivre pour le pays, et un avenir meilleur pour les petites entreprises est à notre portée. #### La digitalisation se développe au Maroc Le Maroc a commencé à digitaliser ses services depuis plusieurs années maintenant. Cette démarche a été accélérée ces dernières années grâce à la volonté politique et à l’investissement dans des infrastructures numériques. Ainsi, le pays a connu une transformation digitale dans de nombreux secteurs, tels que la santé, l’éducation, l’administration publique et les entreprises. Ce qu’il faut retenir Le Maroc a commencé à digitaliser ses services depuis plusieurs années maintenant. Cette démarche a été accélérée ces dernières années grâce à la volonté politique et à l’investissement dans des infrastructures numériques. Ainsi, le pays a connu une. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine La digitalisation de la santé au Maroc Le secteur de la santé au Maroc a connu une évolution significative avec la digitalisation. Les hôpitaux ont adopté les technologies de l’information pour améliorer les soins de santé et la qualité de service. Par exemple, la mise en place de systèmes de gestion électronique des dossiers médicaux a permis de réduire le temps de traitement et de minimiser les erreurs médicales. Voici les défis à relever sur la digitalisation du Maroc : En outre, la télémédecine est en train de devenir de plus en plus courante au Maroc. Elle permet aux patients de consulter des médecins spécialistes à distance, sans avoir à se déplacer. Cela est particulièrement bénéfique pour les personnes vivant dans des zones rurales, éloignées des centres de soins. La télémédecine permet également de réduire les coûts et les temps d’attente pour les patients. La digitalisation de l’éducation au Maroc Le secteur de l’éducation au Maroc a également connu une transformation numérique. Le gouvernement a investi dans des infrastructures de technologie de l’information pour les écoles et les universités. De plus, de nombreux établissements ont mis en place des systèmes d’apprentissage en ligne pour les étudiants. Ces systèmes offrent des avantages tels que l’accès à des ressources éducatives de qualité, la personnalisation des parcours d’apprentissage et la flexibilité dans les horaires. Ils permettent également aux enseignants de suivre plus facilement les progrès de chaque élève et d’adapter leur enseignement en conséquence. La digitalisation de l’administration publique au Maroc Le Maroc a entrepris de nombreux efforts pour numériser les services publics. Le gouvernement a créé un portail en ligne, le “Guichet Unique National”, qui permet aux citoyens d’accéder à de nombreux services gouvernementaux, tels que la demande de documents d’identité, de permis de conduire et de passeports. De plus, de nombreux services de l’administration publique ont été automatisés, ce qui a permis de réduire les temps d’attente et les erreurs de traitement. Les paiements en ligne ont également été introduits pour faciliter les transactions entre les citoyens et l’administration publique. La digitalisation des entreprises au Maroc La digitalisation a également eu un impact sur les entreprises au Maroc. Les entreprises ont adopté les technologies de l’information pour améliorer leur productivité, leur efficacité et leur compétitivité. Les systèmes de gestion électronique des documents ont permis de réduire les coûts de stockage et de traitement de l’information. #### La fin du franc CFA : vers une nouvelle ère économique pour l’Afrique de l’Ouest ? Le 21 décembre 2019, un événement historique s’est produit en Afrique de l’Ouest : les présidents de la Côte d’Ivoire et de la France ont annoncé la fin du franc CFA, la monnaie commune utilisée par 14 pays de la région depuis 1960. Cette décision, saluée par beaucoup comme un symbole de l’émancipation économique de l’Afrique de l’Ouest, a suscité de nombreuses interrogations et incertitudes quant à l’avenir économique de la zone. Alors que la nouvelle monnaie, l’éco, devrait être introduite en 2024, il est crucial d’analyser les implications potentielles de cette transition majeure pour les pays concernés. Un symbole de l’émancipation économique Pour beaucoup, la fin du franc CFA représente une étape importante vers l’émancipation économique de l’Afrique de l’Ouest. Historiquement, le franc CFA était arrimé à l’euro, une monnaie européenne. Cette parité fixe a souvent été critiquée pour avoir limité la flexibilité monétaire des pays de la zone et entravé leur capacité à répondre aux chocs économiques. Avec l’éco, les pays d’Afrique de l’Ouest auront plus de contrôle sur leur politique monétaire, ce qui leur permettra de mieux adapter leurs politiques aux besoins spécifiques de leurs économies. Des défis à relever Malgré l’enthousiasme suscité par la fin du franc CFA, de nombreux défis doivent encore être relevés pour assurer une transition réussie vers l’éco. L’un des principaux défis est de garantir la stabilité de la nouvelle monnaie. L’éco devra être adossée à un panier de devises diversifié et bénéficier d’une gestion saine et transparente de la part des autorités monétaires. Des opportunités économiques potentielles La fin du franc CFA pourrait également ouvrir de nouvelles opportunités économiques pour les pays d’Afrique de l’Ouest. En effet, une plus grande flexibilité monétaire pourrait permettre aux gouvernements de stimuler la croissance économique et de créer des emplois. De plus, l’éco pourrait également favoriser le développement du commerce intra-régional en réduisant les coûts de transaction. Des incertitudes sur l’impact à court terme Cependant, il est important de noter que l’impact à court terme de la fin du franc CFA est encore incertain. Certains experts craignent que la transition vers l’éco puisse entraîner une période d’instabilité monétaire et économique, avec des répercussions négatives sur les entreprises et les ménages. La nécessité d’une coopération régionale renforcée Le succès de l’éco dépendra d’une coopération régionale renforcée entre les pays d’Afrique de l’Ouest. Il est essentiel que les gouvernements et les banques centrales de la région travaillent ensemble pour garantir la stabilité de la nouvelle monnaie et mettre en œuvre des politiques économiques cohérentes. Un rôle crucial pour le secteur privé Le secteur privé aura également un rôle crucial à jouer dans la réussite de la transition vers l’éco. Les entreprises doivent s’adapter à la nouvelle monnaie et se préparer aux éventuels changements économiques qui pourraient en découler. Un regard vers l’avenir La fin du franc CFA marque un tournant historique pour l’Afrique de l’Ouest. Alors que des défis importants doivent encore être relevés, la nouvelle monnaie, l’éco, offre également des opportunités économiques potentielles pour la région. Le succès de cette transition dépendra d’une coopération régionale renforcée, d’une gestion saine de la politique monétaire et d’une implication active du secteur privé. L’abandon du franc CFA ouvre un nouveau chapitre pour l’Afrique de l’Ouest. Si la transition vers l’éco est gérée avec prudence et responsabilité, elle pourrait contribuer à la stabilité économique de la région et à la prospérité de ses habitants. Cependant, il est important de rester vigilant face aux défis potentiels et de mettre en œuvre des stratégies adéquates pour les surmonter. L’avenir de l’Afrique de l’Ouest se dessine désormais sous le signe d’une nouvelle ère économique, pleine d’incertitudes mais aussi d’espoirs. #### La fluctuation de l’euro par rapport au Franc CFA Englobant 14 pays d’Afrique occidentale et centrale francophones, la zone Franc CFA est confrontée au changement climatique, aux pièges de la pauvreté, aux pressions démographiques et aux obstacles à la gestion des ressources naturelles. En outre, le tiercé gagnant des coûts élevés de l’énergie, des contraintes de financement et des transports coûteux crée des obstacles à la compétitivité. “Malgré des décennies de flux d’aide internationale, la région a eu du mal à prendre le dessus dans la réduction de la pauvreté. La pandémie de Covid-19 a encore amplifié les défis auxquels sont confrontés les pays de la zone Franc CFA. Depuis les années 1940, le Franc CFA est fixé aux devises européennes, d’abord le Franc français, puis à l’euro. Et dernièrement, nous avons assisté à une baisse de 14,2 % de la valeur de l’euro. Cela a aussi entraîné une baisse du Franc CFA. Ce convertisseur vous permet en outre de connaître la fluctuation de l’euro par rapport au Franc CFA. L’impact économique de l’euro sur les pays de la zone Franc CFA L’introduction de l’euro a profité à l’économie mondiale, car elle a contribué à une croissance plus élevée dans la zone euro et au maintien d’une inflation et de taux d’intérêt bas. Toutefois, cela dépend également des efforts déployés pour réduire le chômage en Europe par le biais de réformes structurelles. De même, le développement de systèmes intégrés et des marchés faciliteront l’accès au financement obligataire international par les gouvernements et les entités privées. Les développements économiques dans la zone euro affecteront la zone France CFA. Voici une vidéo parlant de la baisse de la valeur de l’euro : Cependant, si la zone euro n’est pas forte, cela aura également un impact majeur sur le Franc CFA. Ce qui est le cas actuellement, car elle est confrontée à une crise sans précédente. Après la pandémie mondiale, l’Europe fait maintenant face à la guerre entre l’Ukraine et la Russie qui a un impact considérable sur l’économie mondiale. Stabilité des prix et des taux de change grâce à l’ancrage à l’euro Pour les pays de la zone CFA, le déplacement de l’arrimage du Franc français vers l’euro a contribué à stabiliser le taux de change effectif nominal de la zone. Cela est dû au fait que l’UE représente 51 % du commerce extérieur de la zone Franc CFA. Le maintien de la stabilité des prix dans la zone euro permettra également à la zone CFA de maintenir une inflation relativement faible, avec un impact positif sur le taux de change réel et sur la compétitivité extérieure. Les avantages de la stabilité des taux de change nominaux et réels seront d’autant plus grands que l’euro sera stable vis-à-vis du dollar américain. Malheureusement, l’euro a décroché par rapport au billet vert. Et cette tendance devrait se poursuivre. Les analystes indiquent que la Banque centrale européenne a décidé de maintenir sa politique de rachat massif des actifs sur le marché. Et l’explosion de l’inflation a stimulé cette tendance, favorisant ainsi la dévalorisation de l’euro. #### La forte croissance des paris sportifs en ligne en Afrique Les sports, en particulier le football, sont extrêmement populaires parmi les Africains. Les compétitions sportives offrent aux fans non seulement un excellent divertissement, mais aussi la possibilité de gagner de l’argent en faisant des partis sportifs. De nombreux Africains profitent largement des paris sportifs, et ils sont là pour leur faciliter la tâche. Malgré le fait que jusqu’à 40 % de la population africaine vit dans la pauvreté, le continent est en train de devenir l’un des marchés de paris sportifs les plus lucratifs au monde. Avec les progrès technologiques, les joueurs peuvent désormais parier en ligne. Ils peuvent facilement accéder à des sites comme livebetting.nz. Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les Africains parient sur le sport en plus grand nombre. Pour de très bonnes raisons, les fournisseurs de services de paris sportifs en ligne affluent en grand nombre en Afrique. Les Africains sont fous de sport Les Africains sont passionnés de sport, le football étant le plus répandu sur le continent. Le cricket, le basket-ball et les courses à pied sont quelques-uns des autres sports qui passionnent les Africains. Les jeunes Africains sont également de grands fans des ligues européennes de football et d’autres événements de la FIFA. Ils seront rassemblés dans des bars et des hôtels à proximité, suivant attentivement les matchs. Voici comment le pari sportif s’est développé au Nigeria : Ces ligues leur offrent également la possibilité de parier sur différents événements sportifs. L’EPL est la ligue de football la plus titrée du continent. Les meilleures ligues européennes, telles que l’EPL, la Liga, la Serie A et la Bundesliga, sont celles où la plupart des parieurs placent leurs paris. D’autres compétitions européennes, telles que l’UEFA Champions League et l’UEFA Europa League, offrent aux parieurs des options supplémentaires. La montée en puissance des paris mobiles En Afrique, l’utilisation des appareils mobiles est en hausse. Les Africains profitent de plus en plus des plaisirs des paris sportifs mobiles. Les sociétés africaines de paris sportifs se sont associées aux meilleures sociétés de téléphonie mobile pour connecter leurs produits de paris sportifs aux services d’argent mobile. De plus, la possibilité de parier en ligne où que vous soyez a été reçue massivement par la fraternité des paris. Parier en déplacement est une perspective attrayante qui s’accompagne d’une commodité imbattable. Une législation plus souple En raison des lois clémentes sur les paris sportifs dans la plupart des pays africains, les sociétés de paris sportifs européennes et américaines se développent rapidement en Afrique. L’Afrique du Sud est le seul pays au monde à avoir correctement contrôlé l’industrie du jeu. Les réglementations sur les jeux de hasard sont nouvelles dans la plupart des pays africains et l’industrie naissante n’est pas réglementée. Dans le même temps, certains pays africains à majorité musulmane ont carrément interdit les paris sportifs, rendant illégaux les paris sportifs dans ces pays. Une population jeune Le potentiel de l’industrie africaine des paris sportifs dépend de la population jeune du continent. Selon les rapports, plus de 200 millions d’Africains ont entre 18 et 24 ans. Cette génération n’a aucun problème à accéder aux paris sportifs via leurs smartphones.  Les opérateurs ont profité des opportunités commerciales pour fournir des services en ligne robustes à ces jeunes. De plus, les taux de chômage élevés ont contraint ces jeunes à se tourner vers les jeux d’argent en ligne comme source de revenus. #### La France fait pression sur le président camerounais, cela n’est pas bien pris par tous Emmanuel Macron a averti le président camerounais, Paul Biya qu’il ferait pression sur lui à la suite de ce qu’il a qualifié de violations intolérables des droits de l’homme. Le massacre de Ngarbuh, dans le nord-ouest anglophone du Cameroun, a été perpétré par une cinquantaine d’hommes en uniforme de l’armée. L’ONU a déclaré que 15 enfants, neuf de moins de cinq ans, faisaient partie des 23 morts.  Ce qu’il faut retenir Emmanuel Macron a averti le président camerounais, Paul Biya qu’il ferait pression sur lui à la suite de ce qu’il a qualifié de violations intolérables des droits de l’homme. Le massacre de Ngarbuh, dans le nord-ouest anglophone du Cameroun, a été perpétré par. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Entrepreneuriat au CamerounActualités Afrique L’armée camerounaise a affirmé que les morts sont le résultat de l’explosion de conteneurs de carburant lors d’une lutte contre les rebelles, et a indiqué que seulement cinq personnes ont été décédées.  23 personnes ont été tuées Le 14 février, 23 personnes ont trouvé la mort lors d’une opération militaire dans le nord-ouest du pays. La plupart des victimes étaient des enfants. Selon des témoins, l’attaque aurait été perpétrée par l’armée camerounaise.  Depuis trois ans, cette région est victime de violent conflit entre les groupes séparatistes et l’armée. Des ONG internationales ont accusé les deux parties d’avoir été à l’origine de ces massacres. La France a immédiatement réagi face à cette situation. Le président français a en outre condamné cette action et n’a pas hésité à faire pression sur le président camerounais. Cependant, le gouvernement camerounais ne l’entend pas de cette oreille, et des hauts responsables n’ont pas apprécié les propos de Macron.  Diplomatie difficile La France a un rôle compliqué en Afrique. Lorsque les dirigeants français critiquent les responsables africains, ces derniers disent qu’ils ne doivent pas se mêler des affaires des autres. Selon le président français, ce n’est pas la France qui doit établir la démocratie au Cameroun, mais les Camerounais.  Les Etats-Unis et la France sont actuellement en désaccord sur la manière de gérer la situation au Cameroun. Paris est généralement favorable au régime actuel, tandis que Washington a tendance à sanctionner.  La réaction d’Emmanuel Macron Le président Macron a fait une annonce récemment. Alors qu’il était confronté à un activiste camerounais en France, ce dernier l’a mis au défi de se prononcer et de dénoncer les atrocités commises au Cameroun.  Dans son entretien de près de cinq minutes avec le militant, Emmanuel Macron a indiqué qu’il avait fait pression pour accorder plus d’attention à la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il a en outre affirmé qu’il avait exhorté Biya à libérer Maurice Kamto avant de pouvoir accueillir le président camerounais, à Lyon. #### La frontière entre le Rwanda et le Burundi est fermée à cause du coronavirus Une réunion d’urgence a été tenue par le gouvernement provincial du Sud-Kivu afin de décider des mesures à prendre concernant la propagation du coronavirus. Cette réunion survient après l’annonce de la fermeture de la frontière entre le Rwanda et le Burundi. Cette décision a été prise par le Burundi le 15 mars.  Ce qu’il faut retenir Une réunion d’urgence a été tenue par le gouvernement provincial du Sud-Kivu afin de décider des mesures à prendre concernant la propagation du coronavirus. Cette réunion survient après l’annonce de la fermeture de la frontière entre le Rwanda et le Burundi.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Kigali, ville verte du RwandaActualités Afrique Le pays a en effet pris cette mesure suite à la détection d’un cas confirmé au Rwanda. La fermeture de cette frontière aura un impact majeur sur la vie des nombreux Congolais qui prennent cette route afin de se rendre à Bujumbura pour différentes activités.  8 cas confirmés au Rwanda Le Rwanda a annoncé un nouveau cas de coronavirus, portant à 8 le nombre total de personnes testées positives pour le virus. Le ministère de la Santé a déclaré qu’un Burundais en transit était positif à son arrivée au Rwanda. Un autre cas a été identifié, portant le total à huit.  Un Burundais de 35 ans, arrivé au Rwanda le 16 mars, en provenance de Dubaï, aux Emirats arabes unis, en transit vers Bujumbura, au Burundi, a été détecté par le personnel de contrôle médical de l’aéroport sur la base des symptômes et il a ensuite été testé, a déclaré le ministère ajoutant que tous les cas confirmés sont toujours sous traitement et en isolement. Les autorités ont affirmé que la recherche de tous les contacts a été réalisée pour une gestion ultérieure. Une femme rwandaise de 32 ans, dont le mari est un patient confirmé avec des antécédents de voyage récents aux Fidji, aux Etats-Unis et au Qatar et un Allemand de 61 ans, qui est arrivé au Rwanda le 13 mars, ont aussi été testés positifs.  Une vigilance accrue est requise Le gouvernement rwandais a exhorté les citoyens à être vigilant face à cette crise. Le ministère de la Santé a en outre encouragé les gens à observer les instructions des autorités sanitaires, en particulier le fait de se laver les mains régulièrement, d’éviter les grands rassemblements et de limiter les mouvements inutiles.  Le ministère a également déclaré que la période initialement de deux semaines pour la fermeture des écoles et des lieux de loisirs pourrait être renouvelée en fonction des circonstances à mesure que le nombre de patients positifs continue d’augmenter. Le virus, qui a jusqu’à présent tué plus de 8 000 personnes dans le monde et infecté près de 200 000 individus, continue de se propager rapidement, les pays prenant des mesures strictes pour éviter une nouvelle propagation.  #### La Gambie : la plus petite nation continentale d’Afrique Un doigt mince d’une nation sur la côte du coucher du soleil de l’Afrique, enveloppée de tous côtés à l’exception de l’océan par le Sénégal, la Gambie s’enroule autour du cours inférieur du fleuve Gambie, d’où la forme sinueuse du pays, ses frontières s’accrochant aux rives du fleuve à mesure qu’il coule à l’ouest vers l’Atlantique. Grâce à son port maritime et à la navigabilité du fleuve au plus profond du continent, la Gambie a été pendant des siècles une plaque tournante pour différentes cultures ainsi qu’un comptoir commercial, y compris le trafic d’esclaves. Les marchands arabes, les musulmans, l’Empire du Mali, les Portugais, les Baltes, les Hollandais, les Français, les Britanniques, tous à des moments différents ont lutté pour la domination commerciale et politique sur la région. Dès la fin du 19e siècle, les Britanniques y établirent un protectorat et la Gambie progressa vers l’indépendance. Les Gambiens ont combattu aux côtés des Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale et ont finalement obtenu leur indépendance en 1965 en tant que monarchie constitutionnelle au sein du Commonwealth. De 1970 à nos jours, le pays a subi de nouveaux changements, devenant une république et rejetant le Commonwealth et le pouvoir néocolonial. Il a demandé à réintégrer le Commonwealth en 2017. Le tourisme se développe dans le pays Le pays dépend historiquement de l’agriculture de subsistance et des exportations d’arachides et a construit un accueil pour les touristes avec des plages dorées balayées par le vent et un climat tropical, chaud et pluvieux de juin à novembre, plus sec et plus frais le reste de l’année.  Voici ce qui vous attend dans ce magnifique pays : Des hôtels de villégiature de luxe existent si c’est votre sac, ainsi que des éco-stations et des camps plus petits. Vous pouvez choisir de vous détendre et d’y rester pour la durée, ou vous pouvez marcher le long de la plage vers d’autres villages voisins, rencontrer des singes dans les arbres le long du rivage et des vendeurs de fruits désireux de vous faire goûter leur mangue fraîche. Des chauffeurs de taxi locaux sont disponibles pour vous emmener en excursion. Ratty, un DJ local qui fait également office de chauffeur, m’a emmené au marché de Serekunda, qui regorgeait d’étals colorés sous un soleil radieux et d’un marché couvert labyrinthique vendant des vêtements, des gadgets, des bijoux et des babioles. Des écoliers en uniformes blancs et bleus jouaient derrière les murs poussiéreux de la cour. Découvrir de petites villes Sur la rive nord de la Gambie se trouvent les petites villes d’Albreda et de Juffereh où les enfants courent pieds nus devant les portes du musée qui raconte l’histoire de cet endroit. Les Européens ont construit des colonies et des forts ici et ont emprisonné des Africains kidnappés, pour qui l’île de Kunta Kinteh fournirait un dernier aperçu du sol africain. Tout semblait se calmer alors que le petit bateau dans lequel je me trouvais s’approchait de l’île. Il n’y avait personne d’autre là-bas. À 3 km, l’avant-poste semble terriblement proche du rivage et pourtant terriblement distant. Même si vous aviez pu échapper à vos chaînes d’esclaves, cette distance aurait été une baignade terrifiante à une époque où peu de gens savaient comment. #### La grève des syndicats nigérians contre la suppression de la subvention au carburant Le Nigeria, le plus grand producteur de pétrole d’Afrique, est confronté à une crise sociale et économique après que le nouveau président Bola Tinubu a mis fin à la subvention au carburant, qui maintenait les prix bas pour les consommateurs. Les syndicats du travail ont annoncé une grève nationale à partir du mercredi 7 juin pour protester contre la hausse des prix du carburant, qui a triplé à environ 540 nairas (1,20 dollar) le litre dans les stations-service publiques. Ce sera le premier grand défi pour le gouvernement de Tinubu, qui a pris ses fonctions le 1er juin. Pourquoi la subvention au carburant était-elle controversée ? La subvention au carburant coûtait des milliards de dollars par an au gouvernement nigérian, mais était populaire auprès de la population, qui bénéficiait d’un carburant bon marché dans un pays où le taux de pauvreté est élevé. Selon le Bureau national des statistiques, 63 % des Nigérians sont pauvres, tandis que la Banque mondiale a déclaré dans un rapport l’année dernière que quatre Nigérians sur dix vivent en dessous du seuil de pauvreté national. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le gouvernement a déclaré que la suppression de la subvention – qui a entraîné une augmentation des prix – permettrait d’alléger la crise du financement public. L’année dernière, le pays a dépensé plus de 96 % de ses revenus pour rembourser sa dette. Quelle a été la réaction des syndicats ? Le Congrès du travail nigérian (NLC) et le Congrès des syndicats (TUC), les deux principales fédérations syndicales du pays, ont décidé de lancer une grève nationale à partir du mercredi 7 juin pour exprimer leur mécontentement face aux plans initiaux du gouvernement de supprimer les subventions au carburant. Ils ont également exigé que la société pétrolière nationale NNPC revienne sur la hausse des prix et entame des négociations avec les représentants des travailleurs. Le Congrès du travail nigérian et tous ses affiliés retireront leurs services et commenceront à manifester dans tout le pays jusqu’à ce que cela soit respecté, a déclaré Joe Ajaero, président du NLC. Il a ajouté qu’il était nécessaire que le gouvernement soit “dûment constitué” et que les personnes qui négocieront avec les syndicats aient “le mandat et la capacité de s’engager au nom du gouvernement du jour”. Quelles sont les conséquences de la hausse des prix du carburant ? La hausse des prix du carburant a entraîné une forte augmentation des tarifs de transport et a affecté les activités économiques dans le pays. La startup estonienne Bolt, qui propose des services de covoiturage et de livraison de nourriture, a déclaré qu’elle avait augmenté ses prix au Nigeria, invoquant l’augmentation des coûts d’exploitation due à la hausse des prix du carburant. Les Nigérians doivent également faire face à une inflation supérieure à 20 %, qui érode leur pouvoir d’achat. Certains analystes estiment que la suppression de la subvention au carburant pourrait avoir un impact négatif sur la croissance économique et la stabilité sociale. Quelle est la position du président Tinubu ? Le président Tinubu, qui a été élu en avril avec une large majorité, a tenu sa promesse électorale et a annoncé la fin de la subvention au carburant dès son premier jour au pouvoir. Il a déclaré que la subvention au carburant est terminée” et qu’il s’agissait d’une décision nécessaire et courageuse pour réformer le secteur pétrolier et libérer des ressources pour le développement. Il a également promis de revoir le salaire minimum de 30 000 nairas (65 dollars) et de renforcer la collecte des recettes. Tinubu, qui était dans l’opposition en 2012, faisait partie de ceux qui s’étaient opposés à la suppression des subventions à l’époque, lorsque le pays avait connu une vague de grèves. Il a appelé les Nigérians à soutenir son gouvernement et à faire preuve de patience face aux difficultés temporaires. #### La guerre au Liban à travers les yeux des expatriés libanais en Côte d’Ivoire La guerre au Liban, un conflit qui perdure depuis des décennies, continue de résonner profondément au sein de la diaspora libanaise à travers le monde. En Côte d’Ivoire, où une communauté libanaise dynamique s’est établie, les expatriés suivent de près les événements tragiques qui se déroulent dans leur pays d’origine. Alors que les tensions entre Israël et le Hezbollah s’intensifient, les Libanais de Côte d’Ivoire partagent leurs préoccupations et leurs espoirs pour leurs familles restées au Liban. Une communauté soudée à Abidjan La Côte d’Ivoire abrite une importante communauté libanaise, principalement concentrée à Abidjan. Cette diaspora, qui contribue significativement à l’économie ivoirienne avec environ 8 à 10 % du PIB national, est composée de familles qui ont émigré pour fuir les conflits et chercher de meilleures opportunités. Dans le quartier animé de la zone 4, où se mêlent boutiques et restaurants libanais, les expatriés se soutiennent mutuellement face aux crises qui frappent leur terre natale. Issam, un jeune Libanais vivant à Abidjan depuis plusieurs années, exprime son inquiétude pour sa famille restée au Liban. “J’ai de la famille encore au Liban. Ils sont loin des bombardements israéliens, mais chaque fois que j’entends parler des attaques, je leur envoie un message vocal pour prendre de leurs nouvelles,” explique-t-il. Cette solidarité familiale est un trait commun parmi les expatriés, qui se sentent souvent déchirés entre leur vie en Côte d’Ivoire et leurs racines libanaises. Les répercussions émotionnelles du conflit Pour beaucoup d’expatriés libanais en Côte d’Ivoire, la guerre au Liban ne se limite pas à des nouvelles lointaines. Elle a des répercussions émotionnelles profondes. Myriam, gérante d’une boutique de fleurs dans le quartier de la zone 4, raconte que sa famille vit dans des zones touchées par les bombardements israéliens. “C’est toute ma famille qui est déplacée. C’est très compliqué,” confie-t-elle. Son désir de retourner au Liban pour aider sa famille témoigne du lien indéfectible qu’elle entretient avec son pays d’origine. Ali, un autre expatrié rencontré dans une clinique locale, est visiblement bouleversé par la situation au Liban. Bien qu’il ait choisi de ne pas poursuivre l’entretien en raison de l’émotion qu’il ressent, il a partagé que sa famille fuit actuellement les bombardements dans le Sud-Liban. Ces témoignages illustrent à quel point le conflit affecte non seulement ceux qui vivent sur place mais aussi ceux qui ont été contraints de quitter leur terre natale. Une diaspora engagée et solidaire La communauté libanaise en Côte d’Ivoire ne se contente pas de vivre avec l’angoisse des événements au Liban ; elle s’engage également activement pour soutenir son pays d’origine. Plusieurs initiatives ont été mises en place pour collecter des fonds et envoyer des aides humanitaires aux familles touchées par le conflit. Des événements culturels et des campagnes de sensibilisation sont organisés pour maintenir la mémoire collective et la solidarité entre les membres de la diaspora. Les expatriés libanais se rassemblent souvent pour discuter des moyens de soutenir leurs proches restés au Liban. Ces rencontres permettent non seulement d’échanger des informations sur la situation actuelle mais aussi de partager des stratégies pour aider ceux qui souffrent des conséquences du conflit. Cela renforce le sentiment d’appartenance à une communauté soudée malgré l’éloignement géographique. Une analyse critique du conflit Malgré leur engagement et leur solidarité, les expatriés libanais en Côte d’Ivoire expriment également un sentiment d’impuissance face à la situation complexe du Liban. La guerre a exacerbé les tensions internes et a mis en lumière les défis politiques et économiques auxquels le pays est confronté depuis des décennies. Les témoignages recueillis révèlent une frustration croissante face à l’absence de solutions durables. Issam souligne que “la situation est très compliquée et il semble qu’il n’y ait pas de fin en vue.” Ce sentiment est partagé par beaucoup d’autres membres de la diaspora qui craignent que le cycle de violence ne se reproduise indéfiniment sans un véritable engagement international pour résoudre les problèmes sous-jacents. Un avenir incertain pour le Liban Alors que la guerre continue de faire rage au Liban, l’avenir demeure incertain tant pour ceux qui vivent sur place que pour ceux qui ont choisi l’exil. La diaspora libanaise en Côte d’Ivoire joue un rôle crucial en maintenant vivante la mémoire collective et en soutenant ses membres restés au pays. Cependant, sans une résolution pacifique du conflit et un soutien international significatif, il est difficile d’imaginer une issue favorable. Les expatriés espèrent que leur voix sera entendue et que des solutions seront trouvées pour mettre fin aux souffrances du peuple libanais. En attendant, ils continuent à vivre avec l’angoisse et l’incertitude tout en s’efforçant de bâtir une vie nouvelle en Côte d’Ivoire. #### La guerre au Soudan fait des victimes innocentes : plus de 20 civils tués par des obus sur un marché Le Soudan est plongé dans une guerre civile depuis le 15 avril 2023, date à laquelle deux généraux rivaux se sont affrontés pour le contrôle du pouvoir. Il s’agit du général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée, et du général Mohamed Hamdane Daglo, chef des Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire. Ce conflit sanglant a fait plus de 9 000 morts, selon une estimation de l’ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), et a provoqué le déplacement de plus de 6 millions de personnes. Un marché bombardé à Omdourman Le dimanche 5 novembre 2023, un drame s’est produit à Omdourman, une banlieue proche de Khartoum, la capitale du pays. Alors que des échanges de tirs intenses avaient lieu entre les belligérants, des obus sont tombés sur un marché fréquenté par des civils. Voici une vidéo relatant cette guerre : Selon un communiqué du Comité d’avocats pro-démocratie, qui documente les victimes civiles et les violations des droits humains dans le conflit, plus de 20 civils ont été tués et d’autres ont été blessés. Ce n’est pas la première fois que des civils sont pris pour cible par les obus. La veille, au moins 15 civils avaient été tués par des obus tombés sur leurs maisons à Khartoum, selon une source médicale. Une guerre d’usure sans issue Malgré les tentatives de médiation internationale, notamment de la part de l’Arabie saoudite, qui a accueilli des pourparlers entre les belligérants fin octobre 2023, aucun cessez-le-feu durable n’a été conclu. Les deux camps semblent opter pour une guerre d’usure, dans l’espoir d’obtenir de plus grandes concessions à la table des négociations, selon des experts. Mais sur le terrain, aucun n’a réussi à prendre un avantage décisif. L’armée contrôle toujours une grande partie du sud et du sud-est du pays, tandis que les FSR contrôlent l’ouest et le sud-ouest. Ces derniers ont toutefois renforcé leur emprise sur la capitale, avec la prise partielle d’une division blindée de l’armée dans le sud-ouest de Khartoum, et sur le Darfour, où ils ont pris les villes de Nyala, Zalingei et El Geneina. Leur contrôle d’une grande majorité du Darfour leur permet de se réapprovisionner en armes via l’est du Tchad. Un appel à la paix et à la démocratie Face à cette situation dramatique, les organisations internationales et les acteurs de la société civile soudanaise appellent à la paix et à la démocratie. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé les violations graves et systématiques des droits humains commises par les deux parties au conflit, notamment les exécutions sommaires, les disparitions forcées, les tortures, les viols et le recrutement d’enfants soldats. Il a également demandé l’accès humanitaire aux populations affectées par la guerre, qui souffrent de la faim, de la soif et des maladies. Le Comité d’avocats pro-démocratie a quant à lui réclamé le respect du droit à la vie et à la dignité des civils, ainsi que le retour à un processus politique inclusif et pacifique. Il a rappelé que le Soudan avait connu une révolution populaire en 2019, qui avait renversé le dictateur Omar el-Béchir après 30 ans de règne sans partage. Il a souligné que le peuple soudanais aspirait à la liberté, à la justice et à la démocratie, et qu’il ne méritait pas de subir cette guerre fratricide. #### La guerre en Ukraine aggravera la faim et la pauvreté en Afrique Les experts avertissent que la guerre en Ukraine pourrait accroître la faim et l’insécurité alimentaire pour certaines personnes en Afrique. La plupart des pays africains importent du blé et de l’huile végétale d’Ukraine et de Russie, une région désormais en proie à un conflit depuis que la Russie a envahi son voisin. Les familles africaines ressentent le pincement alors que les prix des produits de base augmentent en raison de la sécheresse persistante, de la pandémie de coronavirus et maintenant du conflit russo-ukrainien. Selon les Nations Unies, la Russie et l’Ukraine produisent 53 % des tournesols et des graines du monde et 27 % du blé mondial. Un souci majeur avec l’importation de blé Les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement montrent que l’Afrique a importé du blé des deux pays pour une valeur de 5,1 milliards de dollars entre 2018 et 2020. L’étude montre qu’au moins 25 pays africains importent un tiers de leur blé de Russie et d’Ukraine, et 15 d’entre eux importent plus de la moitié de ces deux pays. Voici une vidéo relatant ces faits : Le Kenya est l’un des pays africains touchés par la hausse mondiale des prix alimentaires. Le responsable de la recherche sur les politiques et du plaidoyer à l’Association des fabricants du Kenya, Job Wanjohi, affirme que le coût d’importation du blé dans le pays a augmenté de 33 %. Le coût du blé par tonne, dont le Kenya dépend fortement de la Russie et de l’Ukraine, a augmenté à 460 dollars la tonne. Avant, il était de 345 dollars la tonne et le coût du débarquement à Nairobi devrait passer de 500 à 550 dollars la tonne. Ainsi, la guerre Ukraine-Russie aggrave la situation, la sécurité alimentaire dans le pays est en cause. L’insécurité alimentaire s’accentue en Afrique Les prix des huiles végétales ont également augmenté. La Malaisie et l’Indonésie représentent 85 % des exportations mondiales d’huile de palme brute. Les autorités malaisiennes ont averti cette semaine que le prix de l’huile de palme pourrait atteindre 2 200 dollars la tonne et devrait le rester jusqu’au troisième trimestre de l’année. Compter sur la chaîne alimentaire mondiale signifie seulement que vous allez être plus vulnérable pendant longtemps. Oxfam a déclaré que ce dont nous avons besoin, c’est d’investir dans les petits agriculteurs, de les rendre plus résilients, d’apporter une technologie réactive et sensible à leurs besoins uniques. Les petits producteurs alimentaires sont toujours les plus importants, et nos produits agricoles et nos services de vulgarisation, notre investissement dans le budget national n’ont pas été axés sur cela. La souveraineté alimentaire signifie produire autant de nourriture que possible dans le pays, sinon dans le pays du moins dans la région. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) des Nations Unies prévient que la guerre en cours en Ukraine va aggraver la faim et la pauvreté dans le monde. #### La guerre en Ukraine alimente l’inflation alimentaire en Afrique du Nord La Russie et l’Ukraine représentent 30 % des exportations mondiales de blé. Le conflit d’aujourd’hui pèse inévitablement sur les prix du blé dans le monde. Quelques heures seulement après l’entrée des troupes russes en Ukraine, le prix du blé a culminé à un niveau record de 344 euros la tonne sur Euronext. Cela s’ajoute aux pressions inflationnistes précédentes, les prix mondiaux des denrées alimentaires ayant atteint un niveau record en 10 ans l’année dernière, lorsque le prix des céréales était supérieur de 27 % à celui de 2020. L’inflation alimentaire est un facteur clé de la fragilité socio-économique en Afrique du Nord, où les pays sont fortement dépendants des importations en provenance des marchés mondiaux. La flambée des prix alimentaires a accru les inquiétudes quant à son impact sur les budgets de l’État (principalement en raison des subventions gouvernementales en place). Avant le déclenchement du conflit, les mauvaises récoltes dans les principaux pays producteurs en raison d’événements météorologiques extrêmes, de la hausse des coûts d’expédition, des pénuries de main-d’œuvre, de la crise énergétique actuelle et de la hausse des prix des engrais avaient été les principaux facteurs ayant contribué à la flambée des prix mondiaux au cours des derniers mois. L’insécurité alimentaire en Afrique du Nord L’insécurité alimentaire modérée ou sévère marque toute la région nord-africaine et touche une part importante de la population allant de 17,6 % en Algérie à 28 % au Maroc, et 37,4% en Libye. Voici les conséquences de cette guerre pour l’Afrique : La région est fortement tributaire des importations alimentaires, en particulier des céréales. L’Algérie est le premier importateur de denrées alimentaires d’Afrique : près de 75 % des denrées nécessaires à sa population proviennent de l’extérieur. Le Maroc importe plus de 50% des céréales destinées à la consommation humaine et la Tunisie environ 70 %. L’Égypte est le plus grand importateur de blé au monde. De plus, jusqu’à 90 % de la consommation céréalière libyenne est constituée d’importations. Dans l’ensemble, ces chiffres indiquent une vulnérabilité géopolitique importante, qui peut en quelque sorte être comparée à la dépendance des pays industrialisés aux importations de pétrole. L’Ukraine et la Russie comptent parmi les principaux fournisseurs de céréales de la région nord-africaine. Conséquences sociopolitiques en cascade Dix ans après les soulèvements arabes, de nombreux défis socio-économiques et politiques qui ont alimenté les manifestations doivent encore être relevés. La pandémie de COVID-19 a encore détérioré le contexte socio-économique et pèse lourdement sur les secteurs économiques clés ainsi que sur la hausse des taux de chômage, en particulier chez les jeunes. En conséquence, la flambée des prix alimentaires pourrait réduire le coût d’opportunité de la rébellion, avec un nombre croissant de citoyens prêts à prendre le risque de se rassembler et de se joindre à des manifestations violentes. Les bouleversements liés à l’alimentation sont tout sauf nouveaux dans la région. Cela a commencé avec les émeutes du pain égyptiennes de 1977, suivies de la grève générale de juin 1981, qui fit des centaines de morts à Casablanca, et des émeutes tunisiennes de l’hiver 1983-1984. Des émeutes et des manifestations ont été enregistrées en Tunisie et au Maroc à la suite de la crise mondiale des prix alimentaires de 2007-2008.  #### La guerre entre la Russie et l’Ukraine inquiète le président du Congo La situation en Ukraine, où les forces russes ont envahi une partie du territoire, suscite la préoccupation de la communauté internationale. Parmi les voix qui se sont exprimées sur ce conflit, celle du président du Congo, Félix Tshisekedi, a retenu l’attention. Dans une interview accordée à la chaîne française France 24, le chef d’État africain a déclaré que l’Afrique ne pouvait pas rester silencieuse face à cette crise qui menace la paix et la sécurité mondiales. Les raisons de l’inquiétude du président du Congo Le président du Congo a expliqué les raisons de son inquiétude face à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Il a rappelé que son pays avait connu des conflits armés dans le passé, qui avaient fait des millions de morts et de déplacés. Il a souligné que l’Afrique avait besoin de stabilité pour se développer et qu’elle ne pouvait pas se permettre d’être entraînée dans une nouvelle guerre mondiale. Il a également évoqué les liens historiques et culturels qui unissent l’Afrique à l’Europe et à la Russie, ainsi que les intérêts économiques et stratégiques qui sont en jeu. Voici une vidéo relatant ces faits : La position du président du Congo sur le conflit Le président du Congo a affirmé sa position sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Il a appelé au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, conformément au droit international. Il a également plaidé pour une solution politique et diplomatique à la crise, en privilégiant le dialogue et la négociation. Il a exprimé son soutien aux efforts de médiation menés par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), l’Union européenne et les Nations unies. Il a enfin invité les parties au conflit à faire preuve de retenue et à éviter l’escalade de la violence. Le rôle de l’Afrique dans la résolution du conflit Le président du Congo a souligné le rôle que l’Afrique pouvait jouer dans la résolution du conflit entre la Russie et l’Ukraine. Il a rappelé que l’Afrique était un acteur important sur la scène internationale, qui représentait plus d’un milliard d’habitants et plus d’un quart des sièges au Conseil de sécurité de l’ONU. Il a indiqué que l’Afrique était disposée à apporter sa contribution à la recherche de la paix et de la sécurité dans le monde, en partageant son expérience et sa sagesse. Il a également émis le souhait que l’Afrique soit davantage associée aux discussions sur les grands enjeux globaux, comme le changement climatique, le terrorisme ou les droits de l’homme. La réaction de la communauté internationale à l’interview du président du Congo L’interview du président du Congo a suscité des réactions diverses au sein de la communauté internationale. Certains ont salué son courage et sa lucidité, en estimant qu’il avait exprimé une position équilibrée et responsable sur le conflit. D’autres ont critiqué son ingérence et son manque de légitimité, en arguant qu’il n’avait pas à se mêler d’un problème qui ne concernait pas directement son pays. D’autres encore ont souligné les contradictions et les ambiguïtés de son discours, en rappelant les violations des droits de l’homme et les tensions politiques qui existent au Congo. #### La liberté de la presse Africaine en péril L’industrie médiatique africaine s’effondre avec une rapidité sans précédents suite à la crise économique due au covid-19. Malgré d’importants plans de licenciements ainsi que des réductions d’horaires et de salaires, les entreprises n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau. C’est le cas de The Punch et Vanguard, deux célèbres quotidiens au Nigeria. Résultat, des centaines d’emplois supprimés dus et à la chute des revenus combinés à la hausse des coûts. Le patron de l’autorité de régulation du Kenya, David Omwoyo, explique que les stations de télévision et de radio ne sont pas épargnées par la crise. Au Ouganda, une importante imprimerie d’hebdomadaires ferme, c’est toute l’industrie qui est touchée. Crise économique et logistique Les pénuries d’électricité et les défaillances des services internet s’ajoutent aux difficultés, compromettant le maintien de l’activité en télétravail. Sur le terrain, on enregistre des incidents durant lesquels les forces de sécurité harcèlent des reporters qui tentent de faire leur travail. Deux journalistes auraient été agressés au Ghana en avril, par des soldats encadrant le dispositif de lutte contre l’épidémie, nous rapportent le Comité pour la protection des journalistes (ONG basée aux Etats-Unis). Vendredi dernier, le Kenya annonce la création d’un fond « historique » d’environ 900.000 euros pour permettre à 150 médias de résister au naufrage. Mais tous n’ont pas encore répondu à l’appel. Au Cameroun, des journaux privés ont organisé une journée “presse morte” pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à cette crise. Dépendance des médias Le principal syndicat journalistique nigérian demande une aide d’urgence au président Muhammadu Buhari. Pour certains, cela signerait la fin de la liberté de la presse. Olubunmi Ajibade, professeur de l’Université de Lagos explique que “recueillir des fonds de sauvetage auprès du gouvernement en ce moment compromettra leur indépendance et leur liberté”. Selon lui, les médias nigérians subissent déjà du harcèlement de la part du gouvernement : « De nombreux journalistes sont régulièrement poursuivis pour des délits pas sérieux ». Au pied du mur, les médias vont ployer ou couler, ce qui risque d’augmenter l’ingérence du pouvoir médiatique déjà présente. Du contrôle de l’information à la diffusion de propagande A Madagascar, le gouvernement d’Andry Rajoelina a réquisitionné les médias pour diffuser des messages officiels sur l’épidémie. Pour Nadia Raolimanalina, chef de service des informations de la télévision MBS et directrice de publication des journaux Le Quotidien et N’y Vaovaontsika, “Le régime profite de cette réquisition pour diffuser des messages de propagande”. Plusieurs pays incluant l’Afrique du sud, ont mis en place de nouvelles lois pour criminaliser la diffusion de fausses informations sur la pandémie. Les journalistes n’osent plus en divulguer certaines, par peur d’aller en prison. « L‘État a tout verrouillé (…). On nous a informé que plusieurs médecins sont atteints du coronavirus à l’hôpital Morafeno de Toamasina (est), mais personne ne peut en parler » raconte Nadia Raolimanalina. Ce qu’il faut retenir L’industrie médiatique africaine s’effondre avec une rapidité sans précédents suite à la crise économique due au covid-19. Malgré d’importants plans de licenciements ainsi que des réductions d’horaires et de salaires, les entreprises n’arrivent pas à sortir la. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine #### La Mauritanie est une île se trouvant au cœur d’une région agitée Loin des tumultes et des violences qui secouent une partie du Sahel, la Mauritanie se présente comme un havre de paix et de stabilité dans cette région souvent tourmentée. Pays aux multiples facettes, riche d’une histoire millénaire et d’une culture fascinante, la Mauritanie attire aujourd’hui les voyageurs en quête d’authenticité et d’évasion. Un patrimoine millénaire à portée de main La Mauritanie recèle un patrimoine historique et culturel d’une richesse inestimable. Cités antiques ensevelies sous les sables, vestiges d’empires disparus, manuscrits ancestraux témoignant de savoirs ancestraux : chaque pierre raconte une histoire, chaque site dévoile les secrets d’un passé glorieux. De l’ancienne cité caravanière de Chinguetti, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, aux vestiges du royaume de Ghana, en passant par les villes fantômes de l’Adrar et les peintures rupestres du Tassili N’Ajjer, la Mauritanie offre un voyage dans le temps à la découverte de civilisations disparues et de traditions ancestrales. Des paysages grandioses à couper le souffle Du littoral atlantique bordé de dunes infinies aux plateaux désertiques du nord, en passant par les oasis verdoyantes et les montagnes escarpées de l’est, la Mauritanie dévoile des paysages d’une beauté saisissante. Chaque région offre ses propres merveilles naturelles, invitant à l’exploration et à l’émerveillement. Surfez sur les vagues puissantes de la Baie du Sud, laissez-vous transporter par l’immensité du désert du Sahara, admirez les levers de soleil féeriques sur les dunes de l’erg Chebbi, ou partez à la conquête des sommets du massif de l’Adrar : la Mauritanie promet des aventures inoubliables aux amoureux de la nature. Une culture vivante et chaleureuse La Mauritanie est un pays à l’identité forte, où traditions ancestrales et modernité se côtoient harmonieusement. La musique et la danse occupent une place centrale dans la culture mauritanienne, rythmant la vie quotidienne et les célébrations. Les artisans, dont le savoir-faire se transmet de génération en génération, créent des objets d’une beauté et d’une finesse remarquables. L’hospitalité est une valeur fondamentale de la société mauritanienne. Les visiteurs sont accueillis avec chaleur et bienveillance, et partagent volontiers un thé à la menthe ou un plat traditionnel. S’immerger dans la culture mauritanienne, c’est découvrir un mode de vie authentique et convivial, basé sur le respect mutuel et l’entraide. Un tourisme en plein essor Si la Mauritanie était autrefois une destination méconnue, le tourisme y connait aujourd’hui un essor remarquable. De plus en plus de voyageurs sont séduits par l’authenticité du pays, ses paysages grandioses et sa culture riche. Des infrastructures touristiques modernes se développent, tout en préservant l’environnement et en respectant les traditions locales. Que vous soyez à la recherche d’aventures sportives, de découvertes culturelles ou de détente au bord de la mer, la Mauritanie a quelque chose à vous offrir. Laissez-vous surprendre par la beauté de ce pays fascinant et vivez une expérience unique au cœur du Sahel. Un pays en pleine mutation La Mauritanie est un pays en pleine mutation, qui s’engage résolument sur la voie du développement durable. Les autorités encouragent le tourisme responsable et s’efforcent de préserver l’environnement fragile du pays. De nombreux projets sont mis en œuvre pour améliorer les conditions de vie des populations locales et favoriser l’épanouissement de la jeunesse. L’avenir de la Mauritanie s’annonce prometteur. Le pays dispose de nombreux atouts pour devenir une destination touristique de premier plan, tout en respectant son identité et ses traditions. En visitant la Mauritanie, vous contribuez non seulement à découvrir un pays unique, mais également à soutenir son développement et à promouvoir le dialogue interculturel. #### La ministre de la Santé angolaise rejette les informations faisant état d’une nouvelle variante du coronavirus La ministre angolaise de la Santé a rejeté les informations selon lesquelles il existe une nouvelle variante angolaise du coronavirus responsable du Covid-19, affirmant qu’il s’agissait plutôt d’une souche qui avait été diagnostiquée dans le pays à la suite de contrôles de biosécurité effectués lors du débarquement de passagers sur les vols internationaux. La ministre, Silvia Lutucuta, s’exprimant lors d’une conférence de presse lundi soir, a rejeté les informations qui circulaient sur une nouvelle variante plus transmissible du coronavirus SRAS-CoV-2 dans des échantillons collectés en Angola. Des recherches ont été effectuées Elle a rappelé qu’à la fin du mois de décembre, la commission multisectorielle de lutte contre le Covid-19 et les établissements de santé s’étaient mobilisés pour rechercher des génotypes et des tests moléculaires capables de diagnostiquer de nouvelles variantes, en mettant l’accent sur les variantes britanniques, sud-africaines et brésiliennes, entre autres. Ces variantes avaient déjà été identifiées comme hautement contagieuses, associées à une mortalité relativement élevée, y compris chez les jeunes sans comorbidités, a-t-elle noté. Voici une vidéo montrant la situation dans le pays : Dans ce contexte, a poursuivi Lutucuta, le National Health Research Institute, en partenariat avec le laboratoire sud-africain Crispy, avait traité des échantillons pour le diagnostic de ces variantes par génotypage. Et à partir du premier envoi envoyé en Afrique du Sud, ils ont déjà obtenu des résultats qu’ils ont partagés le 5 mars, faisant référence aux mois de janvier et février, a-t-elle déclaré. Ils ont eu dix-sept cas : sept avec la souche sud-africaine, cinq avec la souche anglaise, un cas avec une souche nigériane et trois cas avec une nouvelle souche détectée chez trois joueurs tanzaniens, dont le diagnostic a été posé immédiatement après le débarquement à la L’aéroport Quatro de Fevereiro et ces acteurs ont été immédiatement isolés dans le centre d’isolement institutionnel de Barra do Kwanza, coupant ainsi la chaîne de transmission. Une nouvelle variante Ce n’est pas une nouvelle variante angolaise, mais une nouvelle variante qui a été diagnostiquée en Angola, à la suite des mesures que nous avons prises et du processus de dépistage et de test lors de l’atterrissage immédiat qu’ils ont effectué à leur aéroport de Quatro de Fevereiro, a déclaré le ministre, soulignant que l’une des armes importantes contre Covid-19 est, d’une part, la surveillance épidémiologique et, d’autre part, une surveillance de laboratoire affirmée. Un test RT-PCR est effectué jusqu’à 72 heures avant l’embarquement, ils ont fait le test d’antigène immédiatement à l’atterrissage à l’aéroport de Quatro de Fevereiro, ces passagers sont mis en quarantaine jusqu’à dix jours et un nouveau test est effectué, et si le résultat est négatif, le certificat de décharge épidémiologique est délivré, a-t-elle déclaré. Cependant, le ministre a déclaré que la variante britannique était peut-être déjà en circulation à Luanda, compte tenu du nombre de cas chez les jeunes, les adolescents et les patients pédiatriques, avec un certain nombre de patients gravement atteints de Covid-19 et les décès associés à la maladie dans ces cas, qui, selon elle, étaient un signe d’alerte de la nécessité de suivre les nouvelles variantes. #### La monétisation du déficit au Nigeria peut accroître les risques de macro-stabilité Le recours répété du gouvernement fédéral nigérian (FGN) à sa facilité de voies et moyens (WMF) avec la banque centrale (CBN) met en évidence les faiblesses de la gestion des finances publiques, selon Fitch Ratings. L’utilisation soutenue du financement monétaire direct pourrait augmenter les risques pour la stabilité macroéconomique, compte tenu de la faiblesse des sauvegardes institutionnelles actuelles, mais nous prévoyons que le FGN réduira son utilisation de la facilité en 2021. Voici ce qu’est la monétisation du déficit en anglais : Le FGN a directement emprunté 1,9 % du PIB à la CBN pour financer son déficit budgétaire en 2020, estimé par Fitch à 3,6 % du PIB. Un certain nombre de marchés émergents ont eu recours au financement du déficit de la banque centrale en 2020 dans un contexte de besoins de dépenses urgents et de dislocations temporaires du marché associées à la pandémie de coronavirus. Cependant, le recours au financement de la banque centrale au Nigéria est antérieur au choc pandémique. Le mode de financement de la banque centrale Le financement répété des budgets publics par la banque centrale pourrait accroître les risques pour la macro-stabilité dans le contexte de la faiblesse des sauvegardes institutionnelles qui préservent la crédibilité de l’élaboration des politiques et la capacité de la banque centrale à contrôler l’inflation. Les lignes directrices de la CBN limitent le montant disponible pour le gouvernement dans le cadre de son WMF à 5 % des recettes fiscales de l’année précédente. Cependant, les nouveaux emprunts du FGN auprès de la CBN ont dépassé à plusieurs reprises cette limite ces dernières années, et ont atteint environ 80 % des revenus 2019 du FGN en 2020. Les directives de la CBN exigent que les emprunts au titre du WMF soient remboursés l’année au cours de laquelle ils ont été accordés. Le gouvernement a déclaré son intention de titriser les soldes empruntés dans le cadre de la facilité, mais les statistiques publiées indiquent que les montants empruntés ont été reconduits à plusieurs reprises ces dernières années. Des prévisions assez encourageantes Fitch considère que les prévisions de recettes et de dépenses du gouvernement nigérian pour 2021 sont globalement réalistes, ce qui devrait empêcher de nouveaux emprunts importants par le souverain auprès de la facilité CBN cette année. Le gouvernement peut néanmoins utiliser la facilité plus largement si le déficit s’avère plus important que prévu ou si le financement extérieur est inférieur aux montants prévus. Le financement monétaire du déficit budgétaire pose des défis pour la mise en œuvre de la politique monétaire, car une gestion rigoureuse de la liquidité intérieure est un outil clé dans le cadre de la politique de la CBN consistant à donner la priorité à la stabilité du naira. Cela pourrait également compliquer les efforts officiels pour ramener l’inflation sous contrôle. La forte inflation au Nigéria est une faiblesse du crédit. Les prix à la consommation au Nigéria ont augmenté de 15,7 % d’une année sur l’autre en décembre 2020. Cependant, à l’heure actuelle, nous considérons que l’inflation est principalement due à des facteurs de coûts, y compris les restrictions d’accès aux devises pour les importations, l’impact de la fermeture des frontières sur le commerce, les augmentations des salaires minimums et de la TVA, et la suppression de la subvention aux carburants – plutôt qu’une politique monétaire trop souple. #### La Nigeria et l’Afrique du Sud entretiennent une relation amour-haine Le président Cyril Ramaphosa était en visite dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest : le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Wale Fatade, de Conversation Africa, a interrogé l’expert en relations internationales, Olawale Olusola, sur l’importance de la visite de Ramaphosa au Nigeria et sur ce qu’elle pourrait contribuer à renforcer les relations entre les deux pays. Quelle est l’importance de cette visite ? Il est important à plusieurs égards. Premièrement, cela coïncide avec la 10e session de la Commission binationale Nigéria-Afrique du Sud. Celui-ci a été créé en 1999 pour renforcer les relations politiques, économiques et commerciales bilatérales entre les deux pays. C’est donc l’occasion d’apprécier l’évolution des investissements et des échanges entre les deux pays. Voici une vidéo montrant l’annonce de la réconciliation entre les deux pays : C’est aussi un moyen de relancer l’accalmie dans les relations bilatérales entre les deux principaux pays d’Afrique. Malgré le volume des échanges entre les deux pays, 2,9 milliards de dollars US pour 2020, il existe encore des zones d’ombre. Il s’agit notamment des obstacles opérationnels auxquels les investisseurs nigérians sont confrontés lorsqu’ils souhaitent faire des affaires en Afrique du Sud. Cela inclut également les relations interpersonnelles. Cela reste un problème majeur étant donné les attaques xénophobes en Afrique du Sud. Cela affecte également les intérêts commerciaux des deux pays, car les entreprises existantes dans l’un ou l’autre pays pourraient devenir des cibles. Les entreprises sud-africaines sont bien représentées au Nigeria mais il y a peu d’entreprises nigérianes en Afrique du Sud. L’Afrique du Sud a importé pour 2,48 milliards de dollars US de marchandises du Nigeria en 2020, principalement du pétrole brut, et a exporté pour 425 millions de dollars US au Nigeria. Il est également significatif que le président Ramaphosa se rende au Nigeria pour la première fois lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest. Il se rendra ensuite au Ghana, en Côte d’Ivoire et au Sénégal. La commission binationale pourrait-elle être rendue plus efficace ? L’architecture de base des relations économiques extérieures entre le Nigeria et l’Afrique du Sud est incarnée dans les activités de la commission. Lors de sa création en 1999, les deux pays se sont engagés à accélérer les relations dans les domaines de la politique étrangère, de la culture, de l’agriculture et de la santé. Les présidents de l’époque, Olusegun Obasanjo et Thabo Mbeki, ont accepté de coopérer dans toutes les institutions multilatérales, y compris l’Organisation mondiale du commerce. Mais la commission a accompli peu par rapport à son mandat. Ceci, très probablement, est le résultat des luttes et des défis internes dans la politique et les économies du Nigeria et de l’Afrique du Sud. La commission devrait se concentrer sur la suppression des barrières qui entravent la circulation plus facile des biens et des personnes entre les deux pays. Il n’y a aucune raison, par exemple, pour laquelle le Nigeria et l’Afrique du Sud ne peuvent pas mettre en œuvre une politique de VISA à l’arrivée. Il s’agit d’un accord que le Nigeria a avec le Kenya. #### La Nigeriane Ngozi Okonjo-Iweala prête à prendre la direction de l’OMC L’ancien ministre des Finances du Nigéria, le Dr Ngozi Okonjo-Iweala, est la dernière femme debout dans la course pour devenir la nouvelle Directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce après le retrait du ministre sud-coréen du commerce, Yoo Myung-hee, le 5 février. La course à l’emploi est gelée depuis le 6 novembre, lorsqu’il est apparu qu’Okonjo-Iweala avait le soutien de plus de 70 % des membres de l’OMC, mais le gouvernement du président Donald Trump a insisté sur le fait qu’il opposerait son veto à sa candidature et soutiendrait la ministre Yoo à la place. À ce stade, les administrateurs de l’OMC ont suspendu indéfiniment le processus électoral. Les diplomates à Genève ont déclaré que la décision était de voir si les États-Unis changeraient de position si Trump perdait l’élection présidentielle ce mois-là. Toujours en attente Le 6 février, Okonjo-Iweala a tweeté qu’elle attendait avec impatience d’officialiser son adhésion, suggérant que les choses pourraient maintenant évoluer rapidement. Avec la victoire de Joe Biden aux élections présidentielles américaines, il semble certain que Washington reconnaîtra la victoire d’Okonjo-Iweala dans la course à l’OMC. Des reportages de la Corée du Sud du 5 février indiquent que la décision de Yoo de se retirer a été prise en étroite consultation avec les États-Unis. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : La porte-parole du du Dr Okonjo-Iweala, Molly Toomey, a déclaré qu’il tenait à féliciter Yoo Myung-hee pour sa campagne et a salué les initiatives de la Corée du Sud pour soutenir le multilatéralisme. Il y a un travail vital à faire ensemble. Elle attend avec intérêt la conclusion du processus de sélection du Directeur général. Sera-t-elle confirmée ? L’administration Biden n’a pas encore confirmé qu’elle soutiendra Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC, mais les initiés de Washington disent que ce n’est qu’une question de temps. Dans le premier discours de politique étrangère de Biden le 4 février, il a annoncé le retour des États-Unis au multilatéralisme et à la coopération avec ses alliés (dont la plupart avaient voté pour Okonjo-Iweala à l’OMC). Si Biden soutient Okonjo-Iweala, ce sera sa troisième répudiation des politiques de Trump sur les organisations multilatérales : d’abord, Biden a ramené les États-Unis dans l’Accord de Paris sur le climat, puis il a rejoint l’Organisation mondiale de la santé. D’anciens hauts responsables américains exhortent Biden à soutenir Okonjo-Iweala, qui serait suffisamment dur pour entreprendre la tâche difficile de débloquer l’impasse dans l’organisation concernant le jugement des différends commerciaux et le système des tribunaux d’appel. L’ancien chef de l’OMC, le Brésilien Roberto Azevedo, a démissionné un an avant la fin de son mandat, a frustré le blocage de l’organisation alors que les États-Unis et la Chine étaient enfermés dans des différends dans un climat de nationalisme économique croissant. Sur papier, les administrateurs de l’OMC devaient se réunir en mars pour les élections. Mais après le retrait du ministre Yoo, Okonjo-Iweala pourrait prendre le relais beaucoup plus tôt que cela. #### La plus haute cour du Kenya rejette les contestations de l’élection présidentielle Le président élu, William Ruto, a déclaré qu’il travaillerait pour servir la population kenyane, s’exprimant après que la Cour suprême du pays a confirmé sa récente victoire électorale. Le tribunal a rejeté à l’unanimité les allégations des pétitionnaires, dont le finaliste et ancien Premier ministre Raila Odinga, selon lesquelles le vote avait été truqué. Le président élu William Ruto a salué la décision de lundi, s’engageant à servir le peuple kenyan. Ils vraiment reconnaissants et il veut dire au peuple du Kenya et à ceux qui ont fait des efforts pour leur amener ici qu’ils ne vous laisseront pas tomber, ils travaillent dur et ils ne vous laisseront pas tomber, a-t-il déclaré. Un résultat valide Le tribunal composé de sept juges a jugé que les résultats de l’élection présidentielle du 9 août étaient valides en vertu de la constitution et de la loi électorale. Les juges ont également déclaré n’avoir trouvé aucune irrégularité ou illégalité significative. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : La juge en chef Martha Koome a lu la décision au nom des six autres juges. Elle a rejeté huit pétitions contestant le résultat, dont celle de l’ancien Premier ministre Raila Odinga. La pétition pour l’élection présidentielle E005 de 2022 telle que consolidée avec les pétitions présidentielles numéros E001, 2, 3, 4, 7 et 8 de 2022 est rejetée. En conséquence, ils déclarent que l’élection du premier répondant en tant que président élu est valide en vertu de l’article 143 de la constitution, a déclaré Koome. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour une élection transparente Le tribunal a conclu que la commission électorale avait déployé une technologie qui identifiait correctement les électeurs, transmettait les résultats et n’était pas perturbée. Le tribunal a également déclaré que les résultats des bureaux de vote n’avaient pas été falsifiés et a constaté que Ruto avait obtenu plus de 50 % des voix, la norme requise pour que le candidat en tête évite un second tour. Koome a déclaré qu’il y avait quelques problèmes avec l’élection, mais aucun qui appellerait l’annulation de l’élection. Bien que les pétitionnaires aient fourni de nombreux environnements pointant vers d’éventuelles irrégularités et illégalités marquées par une défaillance de la technologie, organiser la suppression des électeurs, … une mauvaise préparation de l’IEBC et de son président, des indiscrétions de la commission, des anomalies de transposition, l’absence d’agent et bien d’autres, ils sont d’avis que les irrégularités et illégalités signalées n’étaient pas d’une ampleur telle qu’elles affecteraient le résultat final de l’élection présidentielle , a déclaré le juge en chef. L’état de droit doit prévaloir ; le tribunal a normalement le dernier mot pour faire une déclaration sur la loi du pays, mais en tant que citoyens souverains, ils ont le droit de ne pas être d’accord et de ne pas être d’accord avec beaucoup de véhémence. #### La popularité grandissante des jeux de casino en ligne au Ghana De nombreux pays africains, dont le Ghana, ont connu une augmentation importante du nombre de joueurs de casino en ligne. En fait, les activités iGaming ont augmenté sur tout le continent, en particulier au Ghana et en Afrique du Sud qui, avec le Kenya, ont les industries iGaming les plus rentables et les plus dynamiques. Par rapport à la scène iGaming africaine d’il y a seulement trois ans, les jeux de casino en ligne et les paris sportifs ont considérablement augmenté sur les marchés iGaming africains. En d’autres termes, de plus en plus de joueurs ont commencé à utiliser des alternatives en ligne, à l’instar de https://slotscanada.net/slots-bonuses/no-deposit-bonus/, et se sont éloignés des établissements de jeu traditionnels. Plusieurs raisons expliquent la popularité croissante des casinos en ligne et des sites de paris sportifs en ligne, et l’une d’entre elles est la pandémie de coronavirus en cours. En outre, les technologies de pointe et la numérisation fortement accrue à travers le continent ont également propulsé la croissance remarquable des jeux de casino en ligne au Ghana et dans plusieurs autres pays africains. Facteurs contribuant à la popularité des jeux de casino en ligne au Ghana L’industrie iGaming a connu une croissance importante non seulement en Afrique mais aussi dans tous les autres pays du monde où les activités de jeux de casino en ligne sont légales et réglementées. Cette popularité croissante des jeux de casino en ligne a été très importante au Ghana depuis que le pays a adopté les nouvelles tendances iGaming. Depuis 2016, l’industrie a accueilli de nombreux nouveaux opérateurs étrangers qui étaient principalement attirés par de faibles marges, de faibles coûts de licence, des réglementations clémentes et un grand potentiel de collecte d’énormes bénéfices. Voici des conseils pour choisir le bon casino en ligne : Alors que les jeux de casino en ligne sont très populaires parmi les joueurs ghanéens depuis des années, la popularité des jeux en déplacement a considérablement augmenté à travers le pays au cours des trois dernières années. Le jeu mobile adopté par de nombreux joueurs ghanéens est l’un des principaux facteurs contribuant à la popularité croissante des jeux de casino en ligne au Ghana. En fait, la prolifération de la technologie mobile et l’augmentation générale des connaissances technologiques dans le pays ont conduit à l’évolution des jeux de casino en ligne au Ghana. L’avenir de l’industrie ghanéenne du jeu en ligne L’industrie africaine du jeu, selon les dernières projections, devrait croître d’environ 12 % dans cinq ans. La croissance de l’industrie est principalement alimentée par la popularité et la disponibilité croissantes des appareils de jeu mobiles. Les appareils mobiles sont davantage utilisés pour le jeu par la population plus jeune et les pays africains ont la plus grande population de jeunes au monde. La jeunesse ghanéenne est essentielle pour l’avenir de l’industrie ghanéenne des jeux en ligne. Avec de plus en plus d’entreprises internationales qui étendent leurs activités au Ghana, l’avenir de l’industrie ghanéenne des jeux en ligne s’annonce très prometteur. Selon un rapport récent, l’industrie africaine du jeu en ligne devrait croître le plus au Ghana, en Ouganda, au Nigeria et au Kenya, car ce sont les pays avec la plus grande population de jeunes. Dans le même temps, l’Afrique du Sud abrite le marché du jeu en ligne le plus lucratif d’Afrique. Selon les dernières projections, les revenus bruts des jeux du pays atteindront la barre des 2 milliards de dollars d’ici deux ans. #### La popularité grandissante des jeux de casino en ligne en Afrique Au cours de la dernière décennie, l’industrie des casinos en ligne n’a cessé de croître, devenant une industrie d’un milliard de dollars et captivant les joueurs du monde entier. Jouer à des jeux de cartes, à la roulette, aux machines à sous et bien d’autres au simple toucher d’un écran sur des smartphones et des tablettes a attiré un énorme nouveau groupe démographique de joueurs qui n’ont peut-être jamais mis les pieds dans un casino physique. Et pour ceux qui n’ont pas de casino dans leur région, vivent dans des régions éloignées ou ont des problèmes de mobilité, le jeu en ligne est une excellente alternative. L’Afrique n’échappe pas à la popularité des casinos en ligne tels que apuestas deportivas Chile, avec un grand nombre de personnes jouant sur des applications et des sites Web sur tout le continent. Le jeu en ligne en Afrique Partout en Afrique, le jeu en ligne est populaire. Les smartphones sont répandus, plus abordables et conviviaux que jamais, et les endroits pour jouer en ligne ne manquent pas. Bien que les paris sportifs soient l’option de jeu la plus populaire en Afrique, les casinos en ligne rattrapent régulièrement leur retard, l’industrie se développant rapidement, tout comme dans le reste du monde. Voici des conseils pour commencer dans les jeux de casino en ligne : En termes de réglementation, il n’y a pas beaucoup de restrictions sur le jeu en ligne, malgré sa légalité législative dans un pays donné. Dans tous les cas, cette zone grise légale signifie que la plupart des Africains peuvent profiter des jeux de casino en ligne s’ils le souhaitent. Les machines à sous « Iconique » est un mot que vous entendrez beaucoup sur les jeux de casino. Et ils ne sont pas beaucoup plus emblématiques que les rouleaux d’une machine à sous. Les machines à sous sont populaires dans toute l’Afrique, des simples machines à sous d’antan aux options de haute technologie avec des graphismes, un gameplay, des niveaux et des scénarios de pointe à apprécier. Les machines à sous à thème sont extrêmement populaires, et vous pouvez trouver à peu près n’importe quel thème que vous aimez de la culture populaire du siècle dernier. Le jeu de poker La combinaison ultime de chance, d’habileté, de sens tactique et de calme, le poker est le jeu de cartes le plus populaire sur Terre, joué partout, des grands casinos de Las Vegas et Macao aux salons d’une petite ville. Le poker en ligne est très populaire, pas seulement en Afrique, mais dans le monde entier, avec de nombreuses variantes telles que le Texas Hold’em, le 7 Card Stud et le Pot-Limit Omaha, pour n’en citer que quelques-unes. De nouveaux endroits pour jouer surgissent tout le temps, donc si vous ne trouvez pas la variation que vous aimez jouer, jetez un œil à de nouveaux casinos en ligne. Adoptant une technologie en constante évolution, de nombreux casinos en ligne proposent désormais du vidéo poker en direct, où vous pouvez voir et interagir avec le croupier et les autres joueurs. #### La présence militaire de la Russie en Afrique se développe Ces dernières années, la Russie a considérablement renforcé sa présence militaire en Afrique. Des accords de coopération militaire, des déploiements de mercenaires et des livraisons d’armes ont été observés dans de nombreux pays du continent. Cette stratégie expansionniste suscite des interrogations et des inquiétudes sur les ambitions géopolitiques de la Russie et les implications pour la sécurité régionale. Des motivations économiques et géopolitiques multiples L’engagement militaire croissant de la Russie en Afrique répond à plusieurs motivations. Tout d’abord, Moscou cherche à étendre son influence économique sur le continent africain, riche en ressources naturelles. Voici une vidéo relatant la présence de militaires russes : La Russie s’intéresse notamment aux minerais, au pétrole et au gaz, et cherche à nouer des partenariats commerciaux avec les pays africains. De plus, la présence militaire russe vise à contrer l’influence des puissances occidentales, notamment des États-Unis et de la France, en Afrique. La Russie cherche également à renforcer ses liens avec les pays africains partageant des idéologies anti-occidentales et à promouvoir son modèle de gouvernance autoritaire. Des partenariats militaires et des déploiements de mercenaires La Russie a conclu des accords de coopération militaire avec de nombreux pays africains, tels que la République centrafricaine, le Mali, le Soudan et la Centrafrique. Ces accords prévoient des formations militaires, des livraisons d’armes et le déploiement de personnel militaire russe. De plus, la Russie utilise des sociétés militaires privées, comme le groupe Wagner, pour étendre son influence militaire en Afrique. Ces mercenaires, souvent accusés d’exactions et de violations des droits humains, sont présents dans plusieurs pays africains et participent activement à des opérations militaires et de maintien de l’ordre. Des livraisons d’armes et un renforcement des capacités militaires La Russie est devenue l’un des principaux fournisseurs d’armes en Afrique, fournissant des armes et des équipements militaires à de nombreux pays du continent. Ces livraisons d’armes contribuent à la militarisation de l’Afrique et alimentent les conflits et les instabilités dans la région. De plus, la Russie aide certains pays africains à renforcer leurs capacités militaires en leur fournissant des formations et des conseils techniques. Des implications pour la sécurité régionale et les relations internationales L’expansion militaire de la Russie en Afrique suscite des inquiétudes sur les implications pour la sécurité régionale et les relations internationales. L’augmentation des livraisons d’armes et la présence de mercenaires russes risquent d’exacerber les conflits existants et d’encourager de nouvelles instabilités en Afrique. De plus, la stratégie expansionniste de la Russie pourrait nuire aux efforts internationaux visant à promouvoir la paix et la stabilité en Afrique. Un besoin de vigilance et de coopération internationale La présence militaire croissante de la Russie en Afrique nécessite une vigilance accrue et une coopération internationale renforcée pour contrer ses ambitions géopolitiques et les risques pour la sécurité régionale. Les pays africains doivent s’unir pour défendre leurs intérêts et éviter de se laisser instrumentaliser par les puissances étrangères. De plus, la communauté internationale doit soutenir les efforts visant à promouvoir la paix et la stabilité en Afrique et à renforcer les institutions démocratiques sur le continent. L’engagement militaire croissant de la Russie en Afrique est un phénomène complexe aux implications profondes pour la sécurité régionale et les relations internationales. Il est essentiel de comprendre les motivations de la Russie et d’analyser les risques et les défis liés à son expansionnisme militaire. La communauté internationale doit agir de manière concertée pour soutenir les pays africains dans leurs efforts visant à préserver leur souveraineté et à promouvoir la paix et la stabilité sur le continent. #### La psychologie du « presque gain » dans la mise en œuvre technique Gagner est le frisson ultime dans le jeu. Pourtant, les recherches et l’expérience montrent que les joueurs réagissent souvent presque aussi fortement à un « presque gain » qu’à une véritable victoire. L’image des rouleaux s’alignant à un symbole près du jackpot déclenche de puissantes émotions. Cette réaction n’est pas un accident – c’est le résultat de choix de conception délibérés enracinés dans la psychologie et réalisés grâce à la technologie. Les plateformes comme MrXbet Casino reconnaissent que le presque gain n’est pas simplement un sous-produit du hasard mais une mécanique conçue. Il crée du suspense, maintient l’engagement et influence la prise de décision. Comprendre comment cela fonctionne nécessite d’explorer à la fois la psychologie derrière la réaction et les cadres techniques qui la rendent possible. Pourquoi le presque gain semble si puissant Les psychologues décrivent le presque gain comme un résultat qui est objectivement une perte mais qui est perçu comme proche de la victoire. Cette illusion génère des réponses émotionnelles qui dépassent la logique. Le cerveau le traite comme un succès partiel, libérant de la dopamine et encourageant la persistance. Les études montrent que les presque gains augmentent la motivation à continuer. Au lieu de décourager le joueur, ils suggèrent que la réussite est « à portée de main », ce qui rend une autre tentative justifiée. Pour les développeurs, cette réaction représente une opportunité de garder les utilisateurs engagés plus longtemps. Chez MrXbet Casino, les concepteurs et ingénieurs construisent ces mécaniques avec soin pour s’assurer qu’elles offrent de l’intensité sans compromettre l’équité. Fondations techniques du presque gain Le presque gain commence dans le générateur de nombres aléatoires (RNG), l’algorithme responsable de produire les résultats. Bien que le RNG garantisse l’équité, les développeurs peuvent ajuster la distribution des symboles et la cartographie des rouleaux pour créer des probabilités réalistes de scénarios de presque gain. Par exemple, un symbole de jackpot peut apparaître légèrement plus souvent dans des positions adjacentes que dans des combinaisons gagnantes. Cela crée l’illusion que la victoire est proche sans modifier les chances réelles. Une calibration minutieuse garantit que la mécanique reste légale, transparente et efficace. Les tests sont cruciaux. Les ingénieurs simulent des milliers de tours pour vérifier que les presque gains se produisent à des taux psychologiquement marquants sans fausser la valeur attendue. Les plateformes comme MrXbet Casino investissent massivement dans ce processus, équilibrant engagement et conformité. Indices visuels et sonores La technologie ne s’arrête pas aux mathématiques. Les éléments visuels et audio amplifient l’effet de presque gain. Les rouleaux peuvent ralentir lorsqu’ils approchent d’un jackpot potentiel, créant du suspense. Les sons peuvent s’intensifier en hauteur ou en intensité, pour finalement s’arrêter quand le dernier symbole manque. Ces indices déclenchent une excitation accrue. L’expérience semble plus importante qu’une simple perte ; elle devient une histoire avec tension et dénouement. D’un point de vue technique, cela implique de synchroniser l’animation, le design sonore et la sortie du RNG. Chaque milliseconde compte pour créer une illusion crédible. Tests d’impact et d’équité Mettre en œuvre des presque gains nécessite plus que de la conception – cela exige des tests robustes. Les développeurs doivent confirmer que les mécaniques fonctionnent de manière cohérente sur tous les appareils et systèmes d’exploitation. Les écrans mobiles, en particulier, peuvent modifier la perception de la proximité des symboles, changeant potentiellement l’effet psychologique. Les simulations aident à identifier si les presque gains se produisent trop souvent ou trop rarement. Une utilisation excessive diminue la crédibilité, tandis qu’une sous-utilisation réduit l’impact. Trouver l’équilibre garantit que les utilisateurs restent engagés sans se sentir manipulés. MrXbet Casino intègre à la fois des tests automatisés et humains. L’automatisation valide les probabilités, tandis que les testeurs humains fournissent un retour sur l’impact émotionnel et la clarté. Ensemble, ces méthodes garantissent que les mécaniques de presque gain offrent les résultats prévus tout en maintenant la confiance. Considérations réglementaires Les presque gains occupent un espace délicat. Les régulateurs de nombreuses juridictions examinent attentivement la façon dont ces mécaniques sont mises en œuvre afin de s’assurer qu’elles ne trompent pas les joueurs. La transparence est essentielle. Les règles exigent souvent que les résultats de presque gain soient cohérents avec les probabilités déclarées et ne gonflent pas artificiellement les chances perçues de succès. Les développeurs doivent documenter comment les scénarios de presque gain sont générés et garantir la conformité par des audits indépendants. Cette transparence protège les joueurs tout en préservant la crédibilité de la plateforme. Pour les opérateurs comme MrXbet Casino, respecter ces cadres réglementaires n’est pas une option ; c’est une condition de la confiance à long terme. Perception des joueurs et conception responsable Le presque gain démontre à quel point la psychologie peut être puissante pour influencer le comportement. Mais cela soulève aussi des questions de responsabilité. Bien que les presque gains puissent encourager un jeu prolongé, ils doivent être équilibrés avec des outils de jeu responsable. Des fonctionnalités comme les rappels de session, les limites de dépenses et les pourcentages de paiement visibles garantissent que l’excitation des presque gains ne bascule pas vers des comportements nuisibles. Les plateformes modernes intègrent de plus en plus ces garde-fous directement dans l’interface utilisateur, les rendant accessibles et faciles à utiliser. Le rôle des données dans l’optimisation Les mégadonnées jouent un rôle croissant dans l’affinement des mécaniques de presque gain. Les développeurs collectent des informations anonymisées sur le comportement des joueurs : à quelle fréquence ils réagissent aux presque gains, combien de temps ils continuent après en avoir vécu un, et si certains designs suscitent des réactions plus fortes. Ces données informent les ajustements de la cartographie des symboles, du rythme et des indices audiovisuels. Les outils d’apprentissage automatique peuvent même prédire l’équilibre le plus efficace pour différents segments de joueurs. D’un point de vue technique, cela représente la fusion de la psychologie avec l’analytique avancée pour produire des expériences hautement personnalisées. Application pratique Sur des plateformes comme MrXbet, les mécaniques de presque gain s’intègrent dans un écosystème plus large de fonctionnalités interactives. Elles n’existent pas isolément mais interagissent avec les bonus, les classements et les événements communautaires. Par exemple, un presque gain peut mener à un tour promotionnel ou qualifier le joueur pour un tour bonus. Ces intégrations montrent comment la conception du presque gain va au-delà de la psychologie. Elle devient un composant stratégique du modèle commercial, reliant l’engagement à la fidélisation et aux revenus. Vers l’avenir : L’évolution des presque gains Avec les avancées technologiques, les mécaniques de presque gain évolueront encore. La réalité virtuelle et augmentée peuvent rendre les presque gains encore plus immersifs, plaçant les joueurs dans des environnements où la proximité de la réussite paraît tangible. L’intelligence artificielle personnalisera les mécaniques, ajustant la fréquence et la présentation en fonction du comportement en temps réel. Le défi pour les développeurs est de maintenir l’équité tout en innovant. Une dépendance excessive aux presque gains pourrait diminuer la confiance, mais lorsqu’ils sont utilisés de manière responsable, ils restent l’un des outils les plus efficaces pour soutenir l’engagement. La ligne fine entre engagement et éthique La psychologie du presque gain rappelle que le jeu ne porte pas seulement sur les résultats mais aussi sur la perception. Un tour qui frôle la victoire peut être aussi captivant qu’un jackpot lui-même. Pour les développeurs, cela représente à la fois une opportunité et une responsabilité. Mettre en œuvre des mécaniques de presque gain exige une précision technique, une compréhension psychologique et une considération éthique. Les plateformes comme MrXbet Casino prouvent que, lorsqu’ils sont correctement conçus, les presque gains augmentent l’excitation sans compromettre l’équité. En fin de compte, le presque gain est plus qu’un artifice technique. C’est une expérience soigneusement conçue pour maintenir le suspense, récompenser la persistance et renforcer l’engagement. Lorsqu’il est associé à la transparence et aux garde-fous, il devient un élément déterminant du jeu moderne – un que les joueurs reconnaissent, retiennent et auquel ils réagissent. #### La récolte de tomates de la Tanzanie est gaspillée Les rapports du Système africain d’information sur les pertes post-récolte indiquent que les pays africains gaspillent plus de 30 % des fruits et légumes frais en raison d’une gestion post-récolte inefficace. L’impact de cette perte et de ce gaspillage est sévère sur les petits exploitants qui dépendent de l’agriculture pour vivre. La Fondation Rockefeller a averti qu’une infrastructure post-récolte inefficace pourrait faire retomber des millions de ménages dépendant de l’agriculture en Afrique dans l’extrême pauvreté. La région a un besoin urgent de solutions pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaires. La Tanzanie fait partie des pays qui connaissent ce problème. La nation d’Afrique de l’Est est une économie basée sur l’agriculture avec de petits agriculteurs qui dominent le secteur. La plupart des petits agriculteurs vivent dans des zones où l’accès à l’électricité est limité. En conséquence, ils n’ont pas d’installations de stockage frigorifique pour leurs fruits et légumes frais. Quelles sont les causes de ces gaspillages ? La production de tomates a un énorme potentiel agro-industriel en Tanzanie. Cependant, les petits agriculteurs sont confrontés à plusieurs défis de gestion post-récolte. Voici une vidéo relatant la lutte contre le gaspillage alimentaire : En raison d’un manque d’installations de stockage, les agriculteurs sans pré-commandes ont conservé leur récolte dans un espace ouvert ombragé en attendant les acheteurs. Certains ont déclaré avoir traité les tomates mûres avec des produits chimiques pour retarder la maturation en attendant les acheteurs. Ou ils ont simplement retardé leur récolte. Lorsque la pluie arrive, la plupart des tomates se gâtent très rapidement. En raison de tous ces facteurs, les pertes de tomates après récolte pourraient atteindre 60 %. Technologie de stockage à froid à énergie solaire La Tanzanie a fait des progrès significatifs dans l’amélioration de l’accès aux technologies de l’énergie solaire pour les populations rurales. Environ 70 % des ménages ruraux utilisent des appareils alimentés par l’énergie solaire. Mais les coûts d’investissement élevés restent le principal obstacle à l’adoption. Un expert solaire m’a dit qu’une installation de stockage à froid à énergie solaire pourrait coûter environ 20 000 dollars à mettre en place. Étant donné que la plupart des petits agriculteurs ont de faibles revenus, une telle installation est au-dessus de leurs moyens. En raison de la faible part de marché et des coûts initiaux importants impliqués, les entreprises solaires ont été réticentes à s’aventurer dans le secteur des technologies de stockage à froid, a ajouté cet expert solaire. La contrainte du coût du capital est également liée au financement insuffisant des programmes d’énergie renouvelable. Dans plusieurs régions d’Afrique, dont la Tanzanie, l’insuffisance des investissements étrangers directs dans les projets d’énergie solaire a été identifiée comme un obstacle majeur à la croissance du marché. Surmonter les barrières La technologie de stockage frigorifique à énergie solaire est d’une importance primordiale dans les efforts de l’Afrique pour réduire les pertes après récolte et atteindre la sécurité alimentaire. La participation du secteur privé sera nécessaire pour accroître le financement et les investissements dans les technologies d’entreposage frigorifique dans les marchés émergents tels que la Tanzanie. Cela ne peut être réalisé que dans un environnement réglementaire favorable et des incitations politiques innovantes qui attirent les capitaux. #### La ressource géothermique inexploitée de l’Afrique de l’Est Le potentiel de la géothermie de l’Afrique de l’Est est une ressource énorme et sous-exploitée qui n’a jusqu’à présent pas réussi à attirer les investisseurs du monde pétrolier et gazier. L’EARS, avec ses branches ouest et est, pourrait générer 20 gigawatts d’énergie géothermique. Cela équivaut à 10 barrages Hoover aux États-Unis fournissant 10 millions de personnes. La pleine exploitation des ressources géothermiques pourrait fournir de l’électricité à près de 40 millions de personnes, étant donné la demande d’électricité par habitant beaucoup plus faible de l’Afrique de l’Est. À ce jour, seulement 10 % de l’électricité produite dans la région provient de la géothermie, mais cela est susceptible d’augmenter, car l’EARS a des flux de chaleur élevés et des températures allant jusqu’à 400 degrés Celsius. Les ménages africains cherchent actuellement à bénéficier d’un meilleur système. D’ailleurs, l’Installation pompe à chaleur 91 constitue un excellent moyen d’apporter plus de confort à ces foyers. Ruche d’activité Le Kenya est à l’avant-garde, la géothermie fournissant 40 % de la demande nationale d’électricité, soit environ 880 mégawatts. L’Éthiopie accueille également des projets importants. La production augmente de 17 % par an. Le premier projet géothermique de la région était une centrale de la République démocratique du Congo qui a fonctionné pendant 18 ans à partir de 1952 dans le cadre d’une opération minière. Le Kenya a lancé son projet Olkaria en 1981. Le complexe à l’ouest de Nairobi génère désormais 600 mégawatts d’électricité. Une usine pilote en Zambie a fonctionné au milieu des années 1980, l’Éthiopie ayant rejoint le parti à la fin des années 1990 et de nouvelles usines construites au Kenya au début des années 2000. Des études et des petits projets pilotes sont en cours dans ces pays, ainsi qu’en Tanzanie, au Rwanda, en Ouganda et à Djibouti. Le manque d’intérêt des sociétés pétrolières et gazières pour le secteur de la géothermie de l’Afrique de l’Est est dû à des problèmes financiers et politiques. De nombreux projets d’Afrique de l’Est dépendent de fonds publics, du moins à leurs débuts coûteux. Plus d’investissements sont nécessaires Il y a vraiment un besoin de plus d’investisseurs privés pour lancer l’exploration, car c’est le coût en capital initial qui détourne les gens. Des programmes d’atténuation des risques ou des programmes d’assurance peuvent attirer des investisseurs privés qui aideraient à accélérer l’exploration et le développement de projets. Malgré ces obstacles, les entreprises en amont envisagent des investissements directs ou indirects dans la géothermie en Afrique de l’Est. Sur le plan politique, il n’y a pas de procédures d’autorisation structurées comme dans le secteur pétrolier et gazier, ce qui constitue aussi un obstacle pour les acteurs. L’énergie géothermique est considérée comme une ressource attrayante dans la région, car elle a un faible coût pour produire de l’électricité. Son autre avantage est qu’il fonctionne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, alors que la durée de vie sur le terrain varie de 30 à 50 ans. Cependant, ce n’est pas simple. Comme pour les projets pétroliers et gaziers, la géologie posera toujours des défis. Certains gisements éthiopiens ont des problèmes de salinité et de gaz comme le dioxyde de carbone, c’est pourquoi beaucoup de ces systèmes sont examinés en termes de potentiel de stockage de CO2. #### La réunification menacée au Cameroun En ce jour, il y a 49 ans, les régions anglophones et francophones du Cameroun ont été réunies sous une république par un référendum réussi. En 1972, le système fédéral est aboli au Cameroun à la suite d’un référendum organisé par Amadou Ahidjo, le premier chef d’État camerounais. La nation centrafricaine a depuis été semée d’embûches. La marche vers la réunification a été une odyssée qui n’a pas été sans risques. C’était un chemin semé d’épreuves, de négociations délicates pour notre jeune diplomatie, et parfois d’opposition interne qu’il fallait prendre en compte, a déclaré Paul Biya, président du Cameroun, dans son discours commémoratif en 2014. Il est de coutume pour lui de prononcer un discours à l’occasion de la Journée de l’Unité célébrée chaque année le 20 mai. Un jour remis en cause Les festivités de l’année dernière ont été tempérées par la pandémie et les mesures visant à endiguer la propagation du coronavirus. L’utilité du jour est remise en question depuis le 11 octobre 2016 lorsqu’une grève des avocats a conduit à la crise anglophone. Ils réclamaient l’application de la common law. Il s’agit d’un système juridique anglo-saxon qui est axé sur la jurisprudence, et pas seulement des codes napoléoniens ou  le droit romain. Ils ont également exigé la réécriture des lois en anglais. Voici une vidéo parlant de ce conflit : Les affrontements qui ont suivi la grève ont paralysé les régions anglophones du pays, faisant au moins 3 000 morts et 700 000 personnes déplacées, selon des sources concordantes. Les dirigeants de la population anglophone appellent au séparatisme et au fédéralisme en raison de la marginalisation dont ils disent souffrir. Frustrations passées Plusieurs sources historiques rapportent que le sentiment de marginalisation plane sur plus de 20 % de la population camerounaise qui est basée dans les régions du sud-ouest et du nord-ouest. A l’origine au carrefour des empires britannique et français en Afrique, la réunification camerounaise est à la fois un idéal culturel et une stratégie politique, un pilier et une contrainte de la construction de la nation post-coloniale. Cependant, cette réunification a masqué de grandes marginalisations politiques et culturelles. L’historien, Enoh Menyomesse, a déclaré que la réunification avait également causé d’énormes problèmes d’harmonisation au sein de l’administration. L’historien camerounais Emmanuel Tchumtchouaal considère également la réunification comme une tromperie politique lorsqu’il a raconté les origines coloniales de la crise anglophone. Il a expliqué qu’en 1972, lorsque du pétrole a été découvert à Limbé dans la zone anglophone, les Français ont demandé à Ahidjo de fusionner les deux États afin qu’ils puissent contrôler le pétrole. Le conflit actuel oppose deux cultures politiques, une culture française dictatoriale et une culture anglaise plus libre. Ces deux paradigmes antipodaux font qu’il est difficile pour les anglophones et les francophones d’être sur la même longueur d’onde, a déclaré l’historien lors d’une entrevue l’année dernière. Aujourd’hui, la promotion du bilinguisme est quelque chose que les autorités camerounaises utilisent dans la recherche d’une voie à suivre. #### La révolution numérique au Bénin Au cours des cinq dernières années, le Bénin a réalisé des progrès significatifs en termes d’infrastructure numérique et de dématérialisation des services de son administration publique. Tout cela sert de base à la construction, dans un proche avenir, de la plateforme numérique ouest-africaine recherchée par le président de la République. Au début de son mandat en 2016, le président Patrice Talon avait promis à ses compatriotes de faire du Bénin le hub de services numériques ouest-africain, levier d’accélération de la croissance et de l’inclusion sociale. Les signes d’une véritable révolution numérique sont désormais perceptibles. On peut les voir à la fois dans l’infrastructure moderne mise en place et dans la numérisation de l’administration publique, ainsi que dans l’adoption d’un code numérique, faisant du pays un pionnier dans la sous-région. Infrastructure numérique moderne La fibre optique a été déployée sur plus de 2 000 km dans tout le pays, ce qui rend possible l’accès à Internet haut débit. Ce réseau est en cours de densification et d’extension. Pour que la puissance de la fibre puisse être exploitée rapidement par les citoyens béninois, en particulier ceux vivant en zone non urbaine, le gouvernement a mis en place un service spécifique au Bénin : les Points Numériques Communautaires, qui fournissent l’accès au haut débit pour les populations des communautés concernées. Voici la stratégie adoptée par le Bénin : https://www.youtube.com/watch?v=3z_YQMtAKcI Outre les câbles SAT3 et ACE desservant le pays, le développent d’un point de connexion afin de recevoir câble 2AFRICA, l’un des plus grands projets de câbles sous-marins au monde, vient d’être approuvée par le Conseil des ministres. Cela doublera la capacité de bande passante à moyen terme. Malgré la pandémie, le Bénin travaille d’arrache- pied pour que son centre de données soit opérationnel avant la fin de l’année. Cette infrastructure stratégique moderne de stockage et de traitement est conçue pour héberger les systèmes de données et d’information du pays, ainsi que ceux des gouvernements et des entreprises de la sous-région. Le centre de données sécurisé est en cours de certification aux normes les plus exigeantes. Grâce à l’installation du réseau et à la mise en place d’une infrastructure de diffusion, les ménages béninois pourront désormais profiter de la Télévision Numérique Terrestre (TNT) , au fur et à mesure que les décodeurs appropriés seront disponibles. Le code numérique : une exception sous-régionale Le Bénin a adopté un cadre législatif complet et cohérent à travers son code numérique, essentiel pour faire du secteur numérique une partie intégrante du programme d’action du gouvernement (PAG 2016-2021). Cette loi, adoptée par l’Assemblée nationale en juin 2017, a été promulguée par le Président de la République en avril 2018. Outre les communications électroniques, les sections du Code couvrent les services de confiance, le commerce électronique, la protection des données personnelle et la cybersécurité. Grâce à cela, i est possible de bénéficier d’un cadre réglementaire pour les entreprises opérant dans le domaine du digital. D’autre part, ils aident également à combattre la cybercriminalité. Le volet législatif et les dispositions de mise en œuvre qui le complètent sont communiqués au public national et sous-régional par le biais d’événements de sensibilisation. #### La société Sénégalaise Khelkom Baches acquiert 2 000 places de tribunes démontables Alcor Équipements Créée en 1998 par Gora NGom, Khelcom Bâches est une société basée à Dakar, Sénégal. Elle est spécialisée dans la location d’équipements événementiels : sonorisation, vidéo, mobilier et chapiteaux. Spécialisée dans l’événementiel, Khelkom Baches est devenu le leader sénégalais du marché avec des réalisations de grande qualité et des clients prestigieux tels que la Présidence. Aussi, la société souhaitait, dans le cadre de son développement au Sénégal et dans la région, louer des tribunes modulaires ou démontables à ses clients. Elle a donc fait appel pour cela à la société française Alcor Équipements, basée à Angers dans l’Ouest Atlantique. Depuis sa date de création en 1994, Alcor Équipements est l’un des leaders français de la tribune démontable. La société exporte depuis 2016 en Afrique ; elle installe près de 250 000 places de tribune chaque année. Le bureau d’études Alcor Équipements Grâce à son bureau d’études intégré, Alcor Équipements a pu répondre à une demande particulière de Khelkom Baches en développant des tribunes démontables avec des paliers de 1 mètre pour positionner des fauteuils. Alcor Équipements a également fourni des tribunes d’angle qui permettront de monter des gradins modulaires en arène. Toutes les pièces de tribune modulaire ont été livrés dans des racks conçus sur-mesure et qui permettent d’optimiser le nombre de places chargées dans un camion et ainsi de réduire la surface au sol nécessaire au stockage. Les tribunes Alcor Équipements peuvent être stockés à l’extérieur sans risque de détérioration et ce même dans des pays au climat extrême. L’ensemble a été livré par bateau. Des tribunes imaginées et optimisées à l’aide d’un logiciel Alcor Équipements est le seul opérateur du marché qui conçoit, fabrique et propose une activité “location tribunes” ; étant le premier utilisateur de ses gradins, Alcor Équipements les a conçus afin qu’ils se montent rapidement mais aussi qu’ils se transportent et se stockent de façon optimale. Ils font ainsi bénéficier leurs clients des avantages uniques du système Alcor Équipements. Outre la fourniture des tribunes, Alcor accompagne aussi ses partenaires en livrant un logiciel maison permettant de dessiner une tribune à partir des dimensions disponibles ; ce logiciel permet aussi à partir d’un plan de donner la liste et la quantité des pièces à préparer pour les chargements camions. Ce système a séduit de nombreux opérateurs qui ont acquis des tribunes Alcor Équipements pour les mettre ensuite en location. La société propose ainsi ses tribunes à de nombreux loueurs, au Sénégal mais également dans de nombreux pays africains dont le Gabon et arabes dont l’Arabie Saoudite. L’Inde, la Belgique, l’Espagne, le Danemark et l’Angleterre font aussi parmi des pays qui utilisent l’expertise sans vis ni boulon (l’assemblage se fait par simple emboîtement et auto-verrouillage des éléments entre eux) de la société, qui intervient aussi dans les DOM TOM (Réunion, Guadeloupe, Tahiti). La sécurité des tribunes Que ce soit en France ou à l’international, l’enjeu des tribunes démontables ou modulaires est la sécurité. En fonction de la qualité des intervenants (fabricant, installateur, organisation et propriétaire), des obligations sont définies. Outre la notice technique, les tribunes démontables doivent faire l’objet d’un contrôle de conception par un organisme agréé, lequel accrédite la solidité et la stabilité de l’ensemble. Et, avant tout montage, l’organisateur s’assure avec l’installateur que la capacité portante des sols est compatible avec les descentes des charges et les déformations acceptables pour la structure. C’est notamment cette expertise française qui a séduit Khelcom Bâches et ainsi contracter avec Alcor Équipements. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### La transformation de la vallée de l’Omo : impacts et enjeux du méga-barrage éthiopien Au cœur de l’Éthiopie, un projet titanesque redessine le paysage et bouleverse l’équilibre millénaire de la vallée de l’Omo. Le barrage de la Renaissance, considéré comme le plus grand d’Afrique, promet de révolutionner l’approvisionnement énergétique du pays tout en soulevant de nombreuses questions environnementales et sociales. Ce colosse de béton, symbole des ambitions de développement de l’Éthiopie, transforme profondément l’écosystème de la région et la vie de ses habitants. Un projet pharaonique aux promesses électriques Le barrage de la Renaissance éthiopien, officiellement nommé Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD), est une infrastructure colossale dont l’ampleur impressionne. Avec une capacité de production électrique prévue de 6,45 gigawatts, il promet de doubler la production d’électricité de l’Éthiopie, offrant ainsi des perspectives de développement économique sans précédent pour le pays. Ce projet ambitieux vise à répondre aux besoins croissants en énergie d’une population en pleine expansion et à soutenir l’industrialisation du pays. L’Éthiopie envisage même d’exporter une partie de cette électricité vers les pays voisins, se positionnant comme un acteur majeur dans le secteur énergétique régional. Cependant, ces promesses de prospérité s’accompagnent de défis considérables, tant sur le plan environnemental que social. L’écosystème de la vallée de l’Omo en péril La construction du barrage de la Renaissance a des répercussions profondes sur l’écosystème unique de la vallée de l’Omo. Cette région, connue pour sa biodiversité exceptionnelle, abrite de nombreuses espèces endémiques dont l’habitat est désormais menacé. La modification du régime des crues du fleuve Omo, régulé par le barrage, perturbe les cycles naturels dont dépendent la faune et la flore locales. Les scientifiques s’inquiètent particulièrement de l’impact sur les zones humides en aval, qui pourraient s’assécher, mettant en danger de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs et de poissons. La réduction du débit du fleuve pourrait également affecter le lac Turkana, au Kenya voisin, dont le niveau pourrait baisser significativement, menaçant tout un écosystème transfrontalier. Des communautés locales face à un avenir incertain Les populations de la vallée de l’Omo, dont certaines vivent selon des modes de vie traditionnels depuis des millénaires, se trouvent confrontées à des changements radicaux. Les tribus agro-pastorales, comme les Mursi ou les Karo, dépendent des crues annuelles du fleuve pour leurs cultures de décrue et l’élevage. La régulation du débit par le barrage remet en question ces pratiques ancestrales. Le gouvernement éthiopien promet des programmes de réinstallation et de développement pour ces communautés, mais la transition s’annonce difficile. La perte des terres traditionnelles, la modification des moyens de subsistance et l’adaptation forcée à un nouveau mode de vie soulèvent des questions cruciales sur la préservation du patrimoine culturel et l’autodétermination de ces peuples. Tensions géopolitiques et gestion des eaux transfrontalières Le barrage de la Renaissance n’est pas seulement un enjeu national pour l’Éthiopie ; il s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe. L’Égypte et le Soudan, pays en aval dépendant fortement des eaux du Nil, expriment leurs inquiétudes quant à l’impact du barrage sur leur approvisionnement en eau. Les négociations entre ces pays sont tendues, illustrant les défis de la gestion des ressources hydriques transfrontalières. L’Éthiopie affirme que le barrage n’aura pas d’impact significatif sur le débit du Nil en aval, mais les pays voisins restent sceptiques. Cette situation met en lumière la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour une gestion équitable et durable des ressources en eau, dans un contexte de changement climatique qui accentue les pressions sur cette ressource vitale. Vers un modèle de développement durable ? Face aux défis soulevés par le barrage de la Renaissance, la question d’un modèle de développement plus durable se pose avec acuité. Des voix s’élèvent pour appeler à une approche plus équilibrée, qui prendrait en compte les besoins énergétiques de l’Éthiopie tout en préservant l’écosystème unique de la vallée de l’Omo et les modes de vie traditionnels. Des solutions innovantes sont proposées, comme le développement de l’énergie solaire et éolienne en complément de l’hydroélectricité, ou la mise en place de programmes de conservation et de développement communautaire plus inclusifs. L’avenir de la région dépendra de la capacité à concilier progrès économique, préservation de l’environnement et respect des droits des communautés locales. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### La transformation numérique de Madagascar : un avenir en construction Madagascar s’engage résolument dans une transformation numérique ambitieuse, visant à structurer et dynamiser son écosystème technologique. Avec des initiatives clés comme le lancement de “Choose Digital Madagascar” et le label qualité “Excelia”, le pays cherche à attirer des investissements, stimuler la croissance économique et positionner Madagascar comme un hub numérique en Afrique. Ce qu’il faut retenir Madagascar s’engage résolument dans une transformation numérique ambitieuse, visant à structurer et dynamiser son écosystème technologique. Avec des initiatives clés comme le lancement de “Choose Digital Madagascar” et le label qualité “Excelia”, le pays. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Transformation numérique de MadagascarActualités Afrique Une stratégie numérique ambitieuse Le gouvernement malgache, en collaboration avec des partenaires internationaux comme le PNUD et l’Union européenne, a lancé plusieurs initiatives pour accélérer la transformation numérique du pays. L’évaluation de l’état de préparation numérique (Digital Readiness Assessment) vise à identifier les leviers d’accélération de cette transformation, en s’appuyant sur des piliers fondamentaux tels que la connectivité, la gouvernance, la réglementation, les entreprises et le capital humain. Ces efforts sont soutenus par des projets comme “Choose Digital Madagascar”, qui vise à structurer l’écosystème numérique et à promouvoir le pays comme une destination de choix pour les services numériques. Le label qualité “Excelia” a également été introduit pour garantir des standards élevés dans les services numériques, renforçant ainsi la confiance des investisseurs et des partenaires internationaux. Défis et opportunités Malgré les avancées notables, Madagascar fait face à plusieurs défis dans sa quête de transformation numérique. L’accès limité aux infrastructures numériques, le coût élevé de la connectivité et la fracture numérique en termes de compétences restent des obstacles majeurs. De plus, l’économie informelle, qui représente 80 % des activités du pays, complique la transition numérique. Cependant, le pays dispose également de nombreuses opportunités. Le développement du mobile money, le dynamisme des startups locales et un engagement politique fort en faveur de la digitalisation sont des atouts précieux. La participation au Global Digital Summit 2025 à Washington a permis à Madagascar de renforcer son engagement envers un écosystème numérique inclusif et durable. Perspectives d’avenir La transformation numérique de Madagascar repose sur une vision claire et une stratégie bien définie. Les projets à impact rapide, comme l’enrôlement biométrique des citoyens et la création de hubs et plateformes d’expertise, sont des étapes cruciales pour renforcer le secteur des TIC. Le pays souhaite également valoriser les données comme des actifs stratégiques, au même titre que l’or ou le foncier. En somme, Madagascar est en train de construire un avenir numérique solide et innovant. Avec des réformes et des investissements en cours, le pays aspire à devenir un acteur clé du numérique en Afrique, en offrant des opportunités de croissance économique et de développement durable pour sa population. Cette vision numérique en pleine construction ouvre la voie à un futur prometteur pour Madagascar et ses habitants. #### La transhumance transfrontalière autorisée pour les éleveurs nigérians au Bénin Les perspectives de production fourragère pour 2020 sont globalement bonnes. Cependant, il existe des zones de production déficitaire. Ceci est bien le cas du Niger. Les éleveurs nigérians font d’ailleurs face à des problèmes majeurs et doivent en outre se rendre dans d’autres pays pour pouvoir nourrir leurs bétails. Heureusement, de nombreux pays ont autorisé la transhumance transfrontalière.  Ce qu’il faut retenir Les perspectives de production fourragère pour 2020 sont globalement bonnes. Cependant, il existe des zones de production déficitaire. Ceci est bien le cas du Niger. Les éleveurs nigérians font d’ailleurs face à des problèmes majeurs et doivent en outre se. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Défis environnementaux du BéninActualités Afrique C’est le cas du Bénin qui a annoncé le 18 février qu’il allait autoriser les éleveurs du Niger à  franchir la frontière béninoise. Le gouvernement béninois a interdit une telle pratique fin décembre. Ceci s’explique surtout par les différents conflits qu’il y a eu entre les éleveurs nigérians et béninois. Cependant, cette transhumance transfrontalière sera soumise à quelques conditions.  Une concurrence croissante La pénurie récurrente de fourrage et d’eau dans certaines zones, en particulier pendant la saison sèche, a entraîné une augmentation des mouvements de bétail dans d’autres régions. Ce mouvement accru des éleveurs a entraîné une concurrence croissante sur les ressources naturelles. Malgré la forte présence de troupeaux dans quelques zones, les recherches sur la pratique de la transhumance dans ces zones sont limitées. Au Niger, la situation est très compliquée, et les éleveurs doivent emmener leur bétail au Bénin.  Cependant, après les conflits qu’il y a eu au Bénin, les autorités ont décidé d’interdire cette pratique. Ceci n’a pas été une bonne nouvelle pour les éleveurs nigérians. Heureusement, le gouvernement béninois a changé d’avis et a à nouveau autorisé les éleveurs du Niger à franchir la frontière du pays pour nourrir leur bétail. La transhumance, définie comme un système de production animale caractérisé par une mobilité saisonnière et cyclique des animaux des zones écologiques complémentaires, est l’un des principaux systèmes de production dans cette région.  Les conditions établies par le Bénin Certes, le gouvernement béninois a autorisé la transhumance transfrontalière, mais sous certaines conditions. Tout d’abord, la durée de cette pratique est limitée à seulement deux mois. De plus, les éleveurs ne pourront faire venir que 50 000 bovins maximum. D’autre part, ils ont aussi l’obligation de passer par des voies officielles à Karimama et Malanville.  L’objectif des autorités béninoises est de garantir la sécurité dans ces régions. Un responsable de l’association pour la revitalisation de l’élevage au Niger a indiqué que ces dispositifs sont incohérents et reflètent en outre un sentiment de peur irrationnel. Les éleveurs nigérians sont des citoyens ordinaires qui ne présentent aucune menace pour le Bénin, a-t-il affirmé.  #### La transition sans fin du Mali suscite des réactions mitigées Le Mali subit la colère des organisations internationales alors que le pays d’Afrique de l’Ouest entame une nouvelle transition à peine six mois après que l’armée a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). La cour constitutionnelle du pays a confirmé vendredi le colonel Assimi Goita comme nouveau président de transition. Goita est le chef militaire qui a dirigé le renversement d’IBK en août dernier et jusqu’à cette semaine était le vice-président du pays. Immédiatement après sa confirmation en tant que nouveau président du pays, le colonel Goita a annoncé qu’un nouveau Premier ministre serait nommé dans les prochains jours. Dans une tentative apparente de gagner la confiance des Maliens fatigués et des dirigeants hostiles de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goita a affirmé que sa mission est de sauver le Mali du chaos politique créé par ses prédécesseurs. Le discorde règne Selon Goita et ses partisans, les dirigeants de la première transition qui venaient d’être déposés, le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, avaient violé les termes de l’accord politique mis en place après la destitution d’IBK par l’armée en août de l’année dernière. Voici une vidéo relatant ces problèmes : Les partisans des nouveaux dirigeants de transition du Mali ont fait valoir que l’armée se sentait obligée d’intervenir une fois de plus pour empêcher les dirigeants de transition maintenant arrêtés de diriger le Mali comme l’a fait IBK. Goita lui-même l’a suggéré lors d’une réunion vendredi avec des partis politiques et des personnalités de la société civile à Bamako, la capitale du Mali. Les Maliens n’en peuvent plus de la situation Chez les Maliens ordinaires, la dernière intervention de la junte militaire a suscité des réactions mitigées. Beaucoup craignent qu’une direction militaire politisée et avide de pouvoir ne soit pas un bon signe pour un pays qui lutte pour accepter les mouvements rebelles et la propagation des groupes islamistes extrémistes dans le nord. Certains critiques ont déclaré qu’au lieu d’intervenir à plusieurs reprises pour destituer des politiciens avec lesquels ils ne sont pas d’accord, les militaires feraient mieux d’aller sur le terrain et de mener le vrai combat contre les groupes militants dans le nord du Mali. Mais un nombre important de Maliens ont salué les actions de Goita et de ses amis de la junte. Selon ce groupe, la dernière intervention militaire a été la poursuite de l’opposition populaire à IBK. Un renversement continu Comme le renversement de l’ancien président, affirment-ils, l’arrestation du président de transition Bah Ndaw et du Premier ministre Moctar Ouane était une mesure patriotique visant à empêcher le pays d’être dirigé par des politiciens serviles et intéressés plus passionnés par les intérêts français que par les bien- être des Maliens. L’AFP a rapporté que plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour soutenir l’armée sur une place centrale de la ville vendredi, avec de nombreux portraits de Goita. Alors que le pays fait face aux mêmes démons qui ont conduit de nombreux Maliens à former le mouvement d’opposition M5 pour protester contre le règne d’IBK, l’idée dominante dans ce pays d’Afrique de l’Ouest est que Goita et ses alliés ont besoin du soutien populaire pour s’acquitter de leur devoir transitoire de sauver la démocratisation ratée du Mali. #### La Turquie, une destination incontournable pour le tourisme de santé Au carrefour de l’Orient et de l’Occident, la Turquie ne cesse de fasciner par sa richesse culturelle et son patrimoine historique. Cependant, ces dernières années, elle a également émergé comme une destination de choix pour le tourisme de santé. De plus en plus de personnes choisissent ce pays pour bénéficier de soins médicaux de qualité, notamment dans des domaines tels que la chirurgie esthétique et les greffes de cheveux. Des soins médicaux de haute qualité L’un des principaux attraits de la Turquie en matière de tourisme de santé est la qualité des soins médicaux offerts. Le pays dispose d’un réseau hospitalier moderne, avec des établissements équipés des dernières technologies médicales. De nombreux hôpitaux turcs sont accrédités par des organismes internationaux, garantissant ainsi que les traitements respectent des normes strictes en matière de sécurité et d’efficacité. Vous pouvez y découvrir les meilleures cliniques. Les médecins turcs sont souvent formés à l’étranger et possèdent une expertise reconnue dans divers domaines, allant de la chirurgie plastique à l’orthopédie. Par exemple, les cliniques spécialisées dans les greffes de cheveux utilisent des techniques avancées telles que la méthode FUE (Follicular Unit Extraction), qui permet d’obtenir des résultats naturels avec un minimum d’inconfort. En outre, certaines cliniques proposent également des traitements complémentaires comme les thérapies à base de kératine pour renforcer et revitaliser les cheveux après une greffe. Un rapport qualité-prix exceptionnel Un autre facteur clé qui attire les patients vers la Turquie est le rapport qualité-prix exceptionnel qu’elle offre. Les coûts des traitements médicaux en Turquie sont souvent jusqu’à 70 % moins élevés que ceux pratiqués en Europe ou aux États-Unis, sans compromettre la qualité des soins. Cette différence de prix est particulièrement avantageuse pour les patients cherchant à réaliser des interventions esthétiques ou des procédures dentaires coûteuses. De plus, le coût de la vie relativement bas en Turquie permet aux patients d’accéder à des soins hautement qualifiés tout en profitant d’une expérience touristique enrichissante. Beaucoup choisissent d’allier leur traitement médical à un séjour touristique, explorant les merveilles historiques et naturelles du pays tout en bénéficiant d’un suivi médical personnalisé. Innovations technologiques au service du patient La Turquie se distingue également par ses innovations technologiques dans le domaine médical. Le pays investit massivement dans la recherche et le développement, ce qui lui permet d’intégrer des technologies avancées dans ses pratiques médicales. Par exemple, l’utilisation du robot ARTAS pour les greffes de cheveux a révolutionné ce domaine, offrant une précision inégalée et réduisant considérablement le temps de récupération. Les cliniques turques sont également à l’avant-garde des traitements non invasifs et des procédures esthétiques innovantes. Les patients peuvent bénéficier d’une large gamme d’options allant des injections de botox aux traitements au laser, tous réalisés par des professionnels expérimentés. Cette capacité à offrir des solutions modernes attire non seulement les patients locaux mais aussi ceux venant du monde entier. Un cadre culturel riche Au-delà des soins médicaux, la Turquie offre une expérience culturelle inégalée qui enrichit le parcours des patients. Les villes comme Istanbul, avec leur mélange unique d’histoire et de modernité, offrent une multitude d’activités à découvrir après une intervention médicale. Les visiteurs peuvent explorer les bazars colorés, déguster une cuisine délicieuse et visiter des sites emblématiques tels que la mosquée Sainte-Sophie ou le palais de Topkapi. Cette immersion culturelle contribue à rendre l’expérience médicale plus agréable et moins stressante pour les patients. De nombreuses cliniques proposent même des forfaits incluant l’hébergement et les visites touristiques, garantissant ainsi un séjour harmonieux et mémorable. #### La variole du singe menace de devenir une pandémie mondiale La variole du singe, ou mpox, est une maladie infectieuse causée par un virus proche de celui de la variole humaine, éradiquée depuis 1980. Elle se transmet par contact direct avec des animaux infectés, principalement des singes et des rongeurs, ou avec des personnes malades. Les symptômes sont similaires à ceux de la variole : fièvre, maux de tête, éruptions cutanées et lésions sur tout le corps. La maladie peut être mortelle dans 1 à 10 % des cas, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La variole du singe est endémique dans plusieurs pays d’Afrique centrale et occidentale, où elle provoque des flambées sporadiques depuis les années 1970. Mais depuis 2022, l’épidémie a pris une ampleur inédite en République démocratique du Congo (RDC), où plus de 35 000 cas et 600 décès ont été signalés dans environ 85 % du pays. L’OMS a classé la variole du singe en urgence de santé publique internationale le 23 juillet 2022, craignant une propagation à d’autres pays et régions. Quels sont les facteurs qui favorisent la diffusion du virus ? Plusieurs facteurs expliquent la flambée actuelle de variole du singe en RDC et le risque de propagation mondiale. Parmi eux : La faiblesse du système de santé et la difficulté d’accès aux soins dans un pays en proie à l’instabilité politique, aux conflits armés et à la pauvreté. La RDC fait également face à d’autres épidémies, comme le Covid-19, le choléra ou Ebola, qui limitent les ressources disponibles pour lutter contre la variole du singe. La mobilité des populations, qui favorise les contacts entre les zones rurales où vivent les animaux réservoirs du virus et les zones urbaines où se concentrent les cas humains. Le virus peut également se propager par le commerce illégal d’animaux sauvages ou par les voyages internationaux. Le changement climatique, qui modifie les habitats naturels des animaux et augmente le risque de transmission zoonotique, c’est-à-dire du règne animal vers l’homme. La transmission sexuelle, qui constitue un nouveau mode de diffusion du virus chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), en particulier ceux ayant des partenaires multiples. Ce phénomène a été observé en Europe et dans les Amériques, où la plupart des cas importés de variole du singe sont recensés. L’OMS souligne l’importance de protéger et d’impliquer les communautés touchées, en leur fournissant des informations et des services adaptés, et en luttant contre la stigmatisation et la discrimination. Voici une vidéo relatant ces faits : Quelles sont les mesures pour contrôler l’épidémie ? Pour contrôler l’épidémie de variole du singe, l’OMS recommande aux pays concernés de mettre en œuvre une réponse coordonnée, basée sur : La surveillance renforcée de la maladie et la recherche des contacts La communication des risques et l’engagement communautaire La prévention et le contrôle des infections dans les établissements de santé La gestion clinique des cas et le traitement symptomatique La recherche sur l’utilisation des vaccins, des thérapies et d’autres outils Les vaccins peuvent jouer un rôle important dans le contrôle de l’épidémie, mais leur approvisionnement et leur efficacité sont limités. L’OMS appelle à une distribution équitable des doses disponibles, en évitant que le scénario de la pandémie de Covid-19 se répète. L’agence onusienne reste en contact avec les fabricants de vaccins, ainsi qu’avec les pays et les organisations prêts à partager des doses. La variole du singe est une menace sérieuse pour la santé publique mondiale, qui nécessite une action urgente et collective. Il est essentiel de renforcer la surveillance, la prévention et la prise en charge de la maladie, ainsi que la solidarité et la coopération entre les pays et les acteurs concernés. #### La vie en Afrique du Sud au milieu de la vague d’Omicron est un aperçu de l’avenir de l’Amérique L’autre jour à Pretoria, en Afrique du Sud, un expatrié allemand m’a parlé d’une classe entière d’enfants d’une école internationale privée qui ont contracté Covid sur une période de trois jours.  Les graphiques de la dernière vague de Covid en Afrique du Sud ont été proches de la verticale, et le coupable est clair : en quelques semaines, la variante omicron est passée de moins de 1 % des cas à plus de 90 %. Dans la province du Gauteng, où je vis, 1 personne sur 500 est actuellement infectée par l’omicron. Compte tenu du nombre de cas asymptomatiques non détectés, le nombre réel est probablement plus proche de 1 sur 50.  Une situation dramatique Avec de tels chiffres, la recherche des contacts et les quarantaines n’ont plus aucun sens. Même l’objectif individuel d’éviter l’infection devient chimérique. Par conséquent, plutôt que d’essayer de supprimer l’omicron, le gouvernement sud-africain suppose maintenant, essentiellement, que tout le monde attrapera ce virus. Bien que le pays conserve de légères restrictions sur les rassemblements intérieurs et extérieurs, les convives non masqués remplissent les restaurants. Les travailleurs postés jettent des pintes après le travail dans des tavernes informelles. Voici ce qu’il y a à savoir sur cette nouvelle variante : Selon Shabir Mahdi, doyen de la santé publique de l’Université du Witwatersrand et ancien membre du Comité consultatif ministériel sur Covid-19, le cabinet du président n’envisagera probablement des restrictions préventives supplémentaires que si un effondrement du système de santé semble imminent. C’est, cette fois -ci est d’essayer d’éviter les pertes ou économiques, comme le président Cyril Ramaphosa la priorité du gouvernement a mis dans une récente allocution à la nation « pour gérer cette pandémie, pour reprendre un grand nombre de nos activités quotidiennes, et de reconstruire notre économie. Les responsables considèrent la vulnérabilité à la faim et au chômage comme une menace plus importante que Covid, étant donné qu’environ 60 à 70 % des Sud-Africains ont une immunité antérieure, soit par vaccination, soit par infection antérieure. Le confinement n’a plus aucun sens Le gouvernement a également appris des vagues précédentes de Covid, dit Mahdi, que même les fermetures les plus dures n’ont pas eu l’impact souhaité dans un pays où tant de personnes vivent dans des immeubles d’appartements, des maisons ou des bidonvilles surpeuplés. Et puis il y a le spectre du soulèvement de juillet dernier, au cours duquel des milliers de personnes désespérées ont pillé des centres commerciaux et des supermarchés, un signal d’avertissement aux autorités sur les dangers de sévères restrictions de santé publique. Il y a eu une montée de la fierté nationale en Afrique du Sud malgré les ravages causés par la pandémie.  Le sens ici est qu’omicron n’est peut-être même pas originaire d’Afrique australe, mais que nos scientifiques et instituts de recherche de classe mondiale, avec des décennies d’expérience dans la surveillance du VIH et de la tuberculose, étaient particulièrement qualifiés pour détecter les mutations des agents pathogènes. Les Sud-Africains sont également fiers de l’indépendance de nos scientifiques vis-à-vis du gouvernement (surtout en comparaison avec, disons, Wuhan, Chine). #### La visibilité trop faible des entreprises d’Afrique centrale sur Internet L’Afrique est un continent sombre. Il ne s’agit pas de propos racisme. Cela signifie seulement que personne ne peut facilement trouver quelque chose en Afrique, surtout sur Internet. Et cela concerne également les entreprises. Cette situation est d’autant plus préoccupante en Afrique centrale. En effet, dans cette région, la visibilité des entreprises est très faible en ligne. Outre les problèmes d’infrastructure, il y a également l’incapacité des entreprises à adopter une stratégie efficace. Pourtant, le potentiel est énorme dans cette région. Heureusement, avec l’aide d’agences digitales, il est possible de se développer efficacement en ligne. Et MJ Metrix en fait partie. Cette agence a pour objectif d’accompagner les entreprises d’Afrique centrale dans leur projet de digitalisation. Toujours en retard en matière de digitalisation Un rapport sur les recherches Google en Afrique a suggéré que 90 % des résultats provenaient d’Amérique et d’Europe. Cela rend difficile pour quiconque n’est pas en Afrique de savoir ce qui s’y trouve. Parce que l’Afrique est en grande partie invisible, les pays ne font pratiquement pas de commerce entre eux, mais avec d’autres continents. Un autre exemple est que l’Afrique dépense annuellement plus de 80 milliards d’euros en voitures en provenance du Japon, mais qu’elle ne gagne pas un quart de cette somme en ligne sur d’autres continents. Les personnes qui achètent des voitures en ligne auraient pu facilement acheter des véhicules auprès de concessionnaires locaux. L’Afrique est ainsi un continent sombre, car on ne voit presque rien de l’extérieur et même de l’intérieur. La digitalisation est donc essentielle, surtout en Afrique centrale. Cette démarche est cruciale pour les entreprises situées dans cette région afin de croître au niveau local et international. La visibilité sur Internet, une étape cruciale pour se développer Si l’Afrique centrale devient plus visible sur Internet, les possibilités sont infinies pour les entreprises. Il y a des entreprises étrangères qui voient la région comme un marché émergent. Ces entreprises rechercheront des entreprises pour nouer des relations. De plus, avec une visibilité accrue, les pays d’Afrique centrale feront davantage de commerce entre eux et que les ressources dont nous sommes si fiers profiteront aux communautés. Chaque pays a l’un de ses partenaires commerciaux les plus solides dans un autre continent. Si la visibilité est meilleure sur Internet, les habitants des pays voisins verraient facilement les opportunités à côté et les maximiseraient. MJ Metrix pour vous aider à améliorer votre visibilité en ligne Travailler avec une agence digitale est le meilleur moyen d’améliorer sa visibilité sur Internet. Et MJ Metrix, en particulier, œuvre afin d’aider les entreprises d’Afrique centrale à se développer. Cette agence a été créée par Marvin JERNIDIER, qui a une forte expérience dans le domaine du digital. D’ailleurs, il a déjà travaillé au sein de Google pendant deux ans. L’adoption de la technologie et Internet est indispensable à l’heure actuelle. Les entreprises doivent en outre créer des sites Web et utiliser le pouvoir de différents canaux afin d’accroître leur visibilité en ligne. Avec l’aide d’une agence digitale de confiance, vous pourrez aisément atteindre votre objectif. #### Lagos : au cœur de l’afrobeats, une pulsation qui vibre l’Afrique Lagos, mégalopole tentaculaire et bouillonnante du Nigeria, se présente comme une véritable machine à rêves où l’afrobeat règne en maître. Ce qu’il faut retenir Lagos, mégalopole tentaculaire et bouillonnante du Nigeria, se présente comme une véritable machine à rêves où l’afrobeat règne en maître. Rythmes endiablés, mélodies captivantes et énergie débordante, cette musique aux influences multiples a conquis le cœur. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Rythmes endiablés, mélodies captivantes et énergie débordante, cette musique aux influences multiples a conquis le cœur des Nigérians et s’exporte désormais aux quatre coins du globe. Des racines profondes pour une identité affirmée L’afrobeats trouve ses origines dans les années 1960, lorsque le musicien nigérian Fela Kuti a fusionné des rythmes traditionnels yoruba avec du jazz, du funk et de la highlife. Cette musique contestataire, empreinte des luttes sociales et politiques de l’époque, a rapidement trouvé son écho auprès d’une population en quête d’identité et d’affirmation. Une évolution constante au fil des générations Au fil des décennies, l’afrobeats a connu une évolution constante, intégrant des influences variées et se renouvelant sans cesse. Des artistes comme Wizkid, Burna Boy et Davido ont porté ce genre musical sur la scène internationale, contribuant à sa popularité croissante et à sa reconnaissance mondiale. Lagos, épicentre d’une créativité débordante Lagos, capitale de l’afrobeat, vibre au rythme de ses nombreux clubs, studios d’enregistrement et concerts en plein air. La ville regorge de talents en herbe et d’artistes confirmés qui ne cessent d’innover et de repousser les limites du genre. Des quartiers populaires de Bariga et Ajegunle aux scènes branchées de Victoria Island et Lekki, l’afrobeats s’immisce partout, insufflant à la ville une énergie contagieuse et une identité unique. Une musique porteuse d’espoir et de revendications sociales L’afrobeats n’est pas seulement une musique festive et entraînante, elle est également un vecteur de messages forts et engagés. Les artistes n’hésitent pas à aborder des thématiques sociales et politiques, dénonçant les inégalités, la corruption et les injustices qui gangrènent la société. L’afrobeats devient ainsi une voix pour les sans-voix, un cri d’espoir pour une jeunesse en quête d’un avenir meilleur. Un phénomène culturel qui dépasse les frontières L’afrobeats a transcendé les frontières du Nigeria et s’impose aujourd’hui comme un phénomène culturel incontournable sur la scène internationale. Des collaborations avec des artistes internationaux de renom, des festivals dédiés à ce genre musical et une présence croissante dans les médias contribuent à asseoir sa notoriété mondiale. L’afrobeats, né au cœur de Lagos, est bien plus qu’une simple musique. C’est une identité, une culture, un mouvement qui exprime les aspirations, les rêves et les combats d’une génération. Au-delà de son aspect festif et entraînant, l’afrobeats porte un message d’espoir et de résistance, invitant le monde à découvrir la richesse et la vitalité de la culture africaine. #### Lagos, la mégapole nigériane, se tourne vers ses voies navigables pour désengorger son trafic Lagos, la capitale économique du Nigeria, fait face à des défis de taille en matière de transport. Avec une population estimée à plus de 20 millions d’habitants, la ville connaît des embouteillages chroniques qui paralysent son activité. Cependant, un espoir se profile à l’horizon : le développement des voies navigables de la ville. Les autorités ont annoncé un plan ambitieux d’investissement de 410 millions d’euros pour exploiter pleinement le potentiel de ce réseau fluvial. Le transport fluvial, une alternative prometteuse aux routes encombrées Depuis toujours, Lagos tire parti de sa situation géographique unique, entre lagune et océan Atlantique, pour développer son réseau de voies navigables. Aujourd’hui, cette infrastructure représente une alternative de plus en plus attractive face à l’encombrement routier. Grâce à un trajet en bateau, les Lagosiens peuvent gagner un temps précieux : là où il faut parfois plusieurs heures pour traverser la ville en voiture, le transport fluvial permet de relier certains points en seulement 30 minutes. Ce mode de transport offre également de nombreux autres avantages. Il est moins polluant que les véhicules à moteur, contribuant ainsi à améliorer la qualité de l’air dans une ville souvent étouffée par la pollution. De plus, les bateaux peuvent transporter de plus grandes quantités de marchandises, ce qui facilite le transport de fret et stimule l’activité économique. Un investissement massif pour moderniser les infrastructures Pour tirer pleinement parti de ces atouts, les autorités de Lagos ont décidé de miser sur le développement des voies navigables. Grâce à un investissement d’environ 410 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD), la ville va pouvoir moderniser ses infrastructures fluviales. Au programme : la construction de nouveaux quais et terminaux, l’acquisition de bateaux plus modernes et performants, ainsi que la mise en place d’un système de gestion du trafic plus efficace. Ces améliorations permettront d’augmenter la capacité et la fiabilité du transport fluvial, le rendant plus attractif pour les usagers. Des défis à relever pour assurer le succès du projet Bien que prometteur, le développement du transport fluvial à Lagos n’est pas sans défis. L’un des principaux obstacles est l’acceptation par la population. En effet, de nombreux Lagosiens sont encore réticents à utiliser les bateaux, préférant le confort et la familiarité des véhicules terrestres. Il faudra donc mener une campagne de sensibilisation pour convaincre les habitants des avantages du transport fluvial. Un autre défi sera de s’assurer que le système soit accessible à tous, y compris aux populations les plus défavorisées. Les tarifs devront être abordables et les horaires adaptés aux besoins de chacun. De plus, il faudra veiller à ce que les infrastructures soient sûres et bien entretenues, afin de garantir la sécurité des passagers. Un projet qui s’inscrit dans une vision plus large de développement durable Le développement du transport fluvial à Lagos s’inscrit dans une vision plus large de développement durable pour la ville. En réduisant la dépendance aux véhicules à moteur, ce projet contribuera à diminuer les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de vie des habitants. De plus, les investissements dans les infrastructures fluviales créeront de nombreux emplois et stimuleront l’économie locale. Mais au-delà des aspects économiques et environnementaux, ce projet a aussi une dimension sociale importante. En facilitant les déplacements, il permettra aux Lagosiens d’accéder plus facilement aux services essentiels comme l’éducation et la santé. Il contribuera également à renforcer les liens sociaux et la cohésion de la communauté. Vers une ville plus fluide et plus vivable Le développement du transport fluvial à Lagos est un projet ambitieux qui a le potentiel de transformer profondément la ville. En réduisant les embouteillages et la pollution, il contribuera à créer une ville plus fluide et plus vivable pour tous. Mais au-delà des aspects pratiques, ce projet a aussi une dimension symbolique forte : il montre que Lagos est déterminée à relever les défis du 21e siècle et à devenir une ville moderne et durable. Bien sûr, le chemin sera long et semé d’embûches. Mais avec la détermination des autorités et le soutien de la population, il est possible d’imaginer un avenir radieux pour Lagos, une ville où les voies navigables seront le symbole d’une nouvelle ère de progrès et de prospérité. #### Lagos, Nigeria, 1er février 2023 – Les icônes du commerce et de la mobilité en Afrique est le deuxième numéro du magazine électronique de Supply Chain Africa Supply Chain Africa a lancé la deuxième édition de son magazine, Les icônes du commerce et de la mobilité en Afrique, le 26 décembre 2022. Cela fait suite à la sortie de son numéro inaugural, The Covinnovation, le 18 juillet 2022. Ce qu’il faut retenir Supply Chain Africa a lancé la deuxième édition de son magazine, Les icônes du commerce et de la mobilité en Afrique, le 26 décembre 2022. Cela fait suite à la sortie de son numéro inaugural, The Covinnovation, le 18 juillet 2022. Le thème de cette édition. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaActualités Afrique Le thème de cette édition, Les icônes du commerce et de la mobilité en Afrique, est la classification des leaders de la chaîne d’approvisionnement en Afrique par la rédaction de Supply Chain Africa. Ces “Big 10” marques mises en avant sont des maîtres et des noms courants dans le secteur de la logistique et des achats en Afrique et sont présélectionnées en fonction de critères élaborés par la rédaction de Supply Chain Africa. En plus de l’histoire principale, Les Big 10, cette édition présente également une histoire sur le Rwanda, le pays à l’honneur de cette édition, ainsi que les innovations, l’économie, les affaires, les points de repère et l’infrastructure de la chaîne d’approvisionnement du pays et pourquoi il est devenu surnommé “le Singapour de l’Afrique”. Une histoire axée sur les femmes, sur la manière dont le gouvernement et les entreprises africains peuvent permettre aux femmes entrepreneures sous-desservies sur le continent sera également présentée dans cette édition. Expliquant la situation du financement des entreprises appartenant à des femmes en Afrique, le rédacteur en chef et co-fondateur de Supply Chain Africa a déclaré: “Bien que les marchés publics représentent de 30 à 40% du PIB dans les pays en développement, seulement un pour cent des 11 billions de dollars dépensés chaque année dans les marchés publics sont accordés à des entreprises appartenant à des femmes.” Partageant ses réflexions dans un article récent sur les systèmes de mobilité et de transport en Afrique, le Maj. Adebayo Adeleke, PDG et fondateur de Supply Chain Africa, a déclaré que “la chaîne d’approvisionnement sera le front pionnier de la création de richesse au Nigeria et en Afrique alors que nous entrons dans l’économie du futur sur le continent.” L’accès gratuit au magazine Big 10 est disponible sur le site web de Supply Chain Africa où les invités peuvent lire cette publication. Vous ou votre organisation êtes intéressé(e) à développer la réflexion sur la chaîne d’approvisionnement en tirant parti de nos canaux de publication web et sociaux ? Contactez-nous via info@supplychainafrica.org. Pour plus d’informations et de mises à jour sur Supply Chain Africa, veuillez suivre nos réseaux sociaux – @supply.chain.africa sur Instagram, Supply Chain Africa sur LinkedIn et @supplychain_AF sur Twitter. Supply Chain Africa est une plateforme numérique qui fait progresser les chaînes d’approvisionnement africaines et permet la vie et les affaires sur le continent africain. Nous connectons le monde aux tendances et innovations de la chaîne d’approvisionnement en Afrique tout en mettant en lumière l’expertise, leurs particularités et les acteurs du chagement. #### Lancement du mouvement #NoFalseNewsZone au Ghana Nous avons tous eu une expérience ou une rencontre personnelle avec de fausses nouvelles en ligne. Qu’il s’agisse d’un ami éloigné republiant innocemment des informations en ligne sans les confirmer ou d’un membre de la famille envoyant de fausses informations sans les vérifier. Les fausses nouvelles se propagent rapidement en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux, car lorsque les gens reçoivent des informations en ligne, ils ne vérifient pas avant de les transmettre. Au Ghana, Meta (anciennement Facebook) a lancé #NoFalseNewsZone, une campagne éducative, dans le but d’aider les Ghanéens à apprendre à identifier les fausses nouvelles, à vérifier les informations avant de les partager et à apprendre les actions qu’ils peuvent entreprendre pour aider à minimiser la propagation des fausses nouvelles dans le pays. Afin de créer un mouvement engagé à assurer une zone sans fausses nouvelles au Ghana, Meta a lancé une campagne qui s’adresse à différentes classes de personnes au Ghana. Voici quelques-unes des choses que Meta a faites au Ghana pour aider à créer une #NoFalseNewsZone en ligne. Lancement de la série de bandes dessinées #NoFalseNewsZone au Ghana Pour inspirer l’action contre la propagation de la désinformation et créer un mouvement engagé dans une #NoFalseNewsZone au Ghana, Meta a lancé la série de bandes dessinées #NoFalseNewsZone au Ghana. En partenariat avec Comic Republic, une société créative spécialisée dans la création et la distribution de bandes dessinées indigènes, Meta a lancé une bande dessinée de 20 pages présentant trois histoires distinctes qui capturent l’impact de la désinformation dans la vie de vraies personnes. Voici une vidéo en anglais parlant de la diffusion de fausses nouvelles : La série de bandes dessinées suit les histoires d’un étudiant universitaire, d’une infirmière expérimentée et d’un journaliste stagiaire alors qu’ils poursuivent leurs voyages personnels pour éduquer les gens sur la façon d’identifier et de lutter contre les fausses nouvelles et de rejoindre la lutte contre la désinformation pour aider à créer une #NoFalseNewsZone en ligne. Lancée en avril à Accra, la bande dessinée est disponible en téléchargement gratuit et un nombre limité d’exemplaires imprimés ont été distribués à certains participants lors du lancement de la campagne et de la bande dessinée. Le drame radiophonique et les jingles #NoFalseNewsZone Pour toucher davantage de personnes avec le message de cette campagne, une histoire de la bande dessinée a été adaptée en feuilleton radiophonique. Le feuilleton radiophonique, exprimé en twi, a été créé pour atteindre et engager davantage de Ghanéens. L’histoire raconte le parcours d’une infirmière, Akosua, qui a failli perdre son mari à cause de fausses nouvelles qu’il avait lues et crues en ligne. Dans l’histoire, les auditeurs peuvent suivre le parcours de la façon dont elle et son mari ont surmonté l’impact des fausses nouvelles et comment elle prend maintenant son temps pour éclairer ses patients sur la nécessité de réfléchir de manière critique à ce qu’ils lisent, font confiance et partagent en ligne. En plus du feuilleton radiophonique diffusé au Ghana sur les principales stations de radio, des jingles radiophoniques ont également été créés en twi, fante et dans d’autres langues locales pour aider à faire passer le message de la campagne à un plus grand nombre de personnes au Ghana. #### Le barrage de la Renaissance éthiopienne : un projet ambitieux et controversé L’Éthiopie a achevé le remplissage du réservoir de son méga-barrage hydroélectrique sur le Nil, qu’elle considère comme essentiel pour son développement économique et son électrification. Mais ce projet suscite l’opposition de l’Égypte et du Soudan, qui craignent pour leur sécurité hydrique et leur partage des eaux du fleuve. Malgré des négociations sous l’égide des États-Unis, aucun accord n’a été trouvé entre les trois pays sur les modalités de gestion du barrage. Quels sont les enjeux et les risques de ce conflit autour du Nil ? Un barrage stratégique pour l’Éthiopie Le Grand barrage de la renaissance (Gerd), dont la construction a commencé en 2011, est le plus grand d’Afrique avec une capacité de production de plus de 5000 mégawatts. Il représente un symbole de fierté nationale et de souveraineté pour l’Éthiopie, qui entend doubler sa production d’électricité et fournir de l’énergie à environ la moitié de ses 120 millions d’habitants qui n’y ont pas accès actuellement. Voici une vidéo parlant de ce projet : Le barrage, qui a coûté environ 3,5 milliards d’euros, est financé entièrement par des fonds publics et des dons des citoyens éthiopiens. L’Éthiopie espère également exporter de l’électricité à ses voisins et devenir une plaque tournante régionale de l’énergie verte. Une menace pour l’Égypte et le Soudan L’Égypte et le Soudan, situés en aval du barrage, s’opposent au projet depuis son lancement, estimant qu’il va réduire leur approvisionnement en eau du Nil, qui est vital pour leur agriculture, leur industrie et leur consommation domestique. L’Égypte dépend à 97 % du Nil pour ses besoins en eau et considère tout changement dans le débit du fleuve comme une menace existentielle. Le Soudan craint également que le barrage n’affecte le fonctionnement de ses propres barrages et n’augmente les risques d’inondations ou de sécheresse. Les deux pays réclament un accord contraignant avec l’Éthiopie sur le remplissage et l’exploitation du barrage, ainsi qu’un mécanisme de résolution des différends en cas de crise. Des négociations dans l’impasse Des pourparlers tripartites entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan ont été engagés depuis plusieurs années, mais sans aboutir à un consensus. Le principal point de désaccord porte sur la durée et le volume du remplissage du réservoir du barrage, qui peut contenir 74 milliards de mètres cubes d’eau. L’Éthiopie veut le faire en six ans, tandis que l’Égypte propose une période plus longue, de 12 à 21 ans, pour atténuer l’impact sur le niveau du fleuve. L’Éthiopie a annoncé avoir terminé le quatrième et dernier remplissage du barrage en septembre 2023, sans attendre un accord avec les deux pays en aval, ce qui a provoqué la colère de l’Égypte, qui a qualifié cette opération d'”illégale” et de “unilatérale”. Un risque de conflit régional Le différend autour du barrage a créé des tensions diplomatiques et sécuritaires entre les trois pays concernés, qui ont multiplié les déclarations belliqueuses et les manifestations nationalistes. Certains observateurs craignent que le conflit ne dégénère en affrontement armé, d’autant plus que la région est déjà fragilisée par des crises politiques et humanitaires, comme la guerre au Tigré en Éthiopie ou la transition au Soudan. Pour éviter une escalade, il est nécessaire de reprendre le dialogue et de trouver une solution pacifique et équitable, qui prenne en compte les intérêts et les préoccupations de tous les pays riverains du Nil. #### Le Bénin lance une émission d’obligations assimilables du trésor de 80 milliards de francs CFA Le gouvernement béninois prévoit la mobilisation de près de 80 milliards de francs CFA pour des obligations assimilables du trésor ou OAT avec une maturité de 5, 7 et 10 ans. Ce prêt historique va permettre de financer le plan de développement du pays élargi entre 2018 et 2025. D’ailleurs, les autorités du pays encouragent vivement tous les investisseurs locaux à soutenir ce projet.  Ce qu’il faut retenir Le gouvernement béninois prévoit la mobilisation de près de 80 milliards de francs CFA pour des obligations assimilables du trésor ou OAT avec une maturité de 5, 7 et 10 ans. Ce prêt historique va permettre de financer le plan de développement du pays élargi. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Défis environnementaux du BéninActualités Afrique Chaque année, les investisseurs pourront percevoir un rendement de 6 % sur 5 ans, de 6,40 % sur 7 ans et de 6,50 % sur 10 ans. Pour 2020, le pays envisage une mobilisation importante d’un montant total de 734 milliards de francs CFA avec des maturités différentes. Levée de fonds liée à la mise en place de son plan de développement, qui pourrait bénéficier à différents marchés financiers, dont le marché public des titres émis par enchères ou MTP.  Le Bénin, un émetteur aux performances économiques solides En 2020, le Bénin pourrait s’attendre à un taux de croissance du PIB de 7,6 %. Cette croissance est stimulée par toutes les industries. Le secteur primaire devrait enregistrer une croissance de 7,6 % en 2019, notamment en lien avec la promotion des filières de l’ananas, de la noix de cajou, du riz et du maïs. L’activité dans le secteur secondaire devrait croître de 8,8 % en 2019, soutenue par la bonne performance de toutes les branches. Ce dynamisme est favorisé par le secteur du bâtiment et des travaux publics ainsi que celui de l’électricité et de l’eau. Le secteur tertiaire, quant à lui, devrait atteindre les 3,5 % en 2019 grâce à une meilleure performance de la branche commerciale. Cela s’explique surtout par l’amélioration du trafic au port de Cotonou.  Une croissance fulgurante Ces quatre dernières années, le pays a adopté différentes réformes économiques, qui a permis au pays de devenir le premier producteur de coton en Afrique. Les plans d’action mis en œuvre par le gouvernement a aidé le Bénin à se hisser à la 149e place dans le classement Doing Business 2020.  Toute personne physique et morale peut accéder au marché public des titres. Ceci va les permettre d’obtenir des titres publics. Mais pour cela, ils doivent en outre passer par les intermédiaires de marché, comme une société de gestion financière ou encore une banque. Cette méthode de levée de fonds permet de vendre des titres le même jour.  #### Le boom des Tech Hubs en Afrique va-t-il se poursuivre dans les prochaines années ? De l’AgroTech jusqu’à la HealthTech en passant par la FinTech et l’e-commerce, l’Afrique connaît une véritable révolution technologique ces dernières années. Ceci est favorisé par l’écosystème de startup qui s’installe sur le continent depuis une vingtaine d’années. De même, plusieurs Tech Hubs ont vu le jour dans l’objectif d’accompagner les porteurs d’idées innovantes dans la phase de création et d’accélération de leur startup. Face à l’engouement enregistré autour de ces Tech Hubs et de la lumière médiatique sur leurs activités, il est légitime de se demander si cela aura une fin plus proche que prévu. Le pouvoir d’internet sur l’innovation en Afrique et dans le monde Loin d’être un simple réseau capable de connecter tous les continents, internet est devenu le socle de nombreuses innovations technologiques dans le monde. A l’image des casinos physiques qui cèdent progressivement leur place aux casinos en ligne, les choses évoluent très vite dans le domaine des nouvelles technologies. Par exemple, aujourd’hui, il est possible de faire une partie de roulette depuis chez vous via les casinos en ligne, utiliser les moyens de paiement modernes comme les crypto-monnaies ou même jouer en réalité virtuelle. Face à l’accessibilité et à la praticité de ces nouvelles plateformes sophistiquées, on reconnaît à quel point les choses évoluent dans le domaine des nouvelles technologies. Cette capacité du “tout est possible” est d’ailleurs l’une des plus grande motivation des startups et reste tout à l’honneur des Tech Hubs.   L’Afrique toujours dans la valence de l’innovation Les innovations technologiques en Afrique se portent plutôt bien et le monde du digital a le vent en poupe avec de nombreuses opportunités pour les startups à forte valeur ajoutée. Pour en être convaincu, il y a qu’à voir ces exemples, considérés comme pionnier de la Tech au monde : JUMO (Afrique du Sud) : pour réduire les difficultés relatives à l’obtention des prêts aux entreprises ; Glamera (Égypte) : pour réserver une intervention médicale ou un soin de beauté en ligne ; Zafree Papers (Éthiopie) : pour proposer du papier à base d’agro déchets ; Kobo360 (Nigéria) : pour mettre en relation expéditeur et transporteur de marchandise ;Yobante Express (Sénégal) : pour faciliter le transport et la livraison dans le commerce en ligne ;Easy Matatu (Ouganda) : pour connecter passagers et taxis proches ;Cowtribe Technology (Ghana) : pour réussir un suivi médical efficace du bétail et de la volaille, etc. Ceci est bien évidemment une liste non exhaustive de toutes les startups innovantes en Afrique.    Les Tech Hubs : promoteurs de croissance et catalyseurs d’investissement Les Tech Hubs sont en général un lieu de rencontre et de partage entre innovateurs et promoteurs d’entreprises. À travers des workshops, des ateliers de formations et d’orientation, ces acteurs du numérique reçoivent les conseils et outils nécessaires pour concevoir leurs idées d’entreprise. Il s’agit donc d’un univers qui évolue parallèlement avec celui des startups. On se dirige donc vers des jours où il y aura autant de Tech Hub que d’innovation.  Ceci est d’ailleurs le combat de plusieurs politiques en Afrique qui font désormais du numérique une véritable priorité. À moins de trouver une entité aussi efficace ou de construire une véritable Silicon Valley, les Tech Hubs auront toujours une place de choix dans le monde de l’innovation technologique en Afrique.  #### Le Cameroun et la RCA unissent leurs forces pour combattre les rebelles à la frontière Une commission de hauts responsables de la sécurité et de l’État de la République centrafricaine et du Cameroun en difficulté a convenu de combattre conjointement les rebelles centrafricains armés qui, selon eux, fuient les combats intensifs et s’infiltrent dans les camps de réfugiés au Cameroun. Après avoir conclu une réunion dans la ville frontalière de Ngaoundéré, les délégations ont déclaré qu’elles déploieraient conjointement leurs forces armées pour lutter contre la prolifération des armes, les enlèvements contre rançon, les attaques pour l’approvisionnement et l’exploitation illégale des minerais par les rebelles le long de leur frontière. De hauts responsables gouvernementaux et militaires du Cameroun et de la République centrafricaine (RCA) affirment que les rebelles et les groupes armés infiltrent les villes et villages frontaliers. Une situation assez complexe Les responsables ont clôturé une réunion de la commission de sécurité vendredi à Ngaoundéré, une ville du Cameroun à la frontière avec la RCA. Selon eux, des dizaines de civils enlevés contre rançon sont toujours détenus par des rebelles centrafricains et des groupes armés. Ils notent également que les rebelles centrafricains et les groupes armés attaquent les villes et villages frontaliers pour s’approvisionner. Kildadi Taguieke Boukar est le gouverneur de la région camerounaise de l’Adamaoua. Voici une vidéo en anglais parlant de ces violences : Boukar dit que les présidents Paul Biya du Cameroun et Faustin-Archange Touadera de la RCA se disent profondément préoccupés par le fait que leurs plans visant à faciliter la circulation des personnes et des biens à travers la frontière sont anéantis par les groupes armés et les rebelles centrafricains. Boukar s’est exprimé via l’application de messagerie WhatsApp depuis Ngaoundéré. Stopper les vols de bétail Il dit que les deux présidents veulent immédiatement arrêter les vols de bétail, les enlèvements contre rançon, la prolifération des armes et de nombreuses autres formes d’insécurité transfrontalière causées par les rebelles centrafricains et les groupes armés. Boukar dit que le Cameroun et la RCA veulent que la paix totale revienne dans les localités frontalières afin que les civils et les biens puissent circuler librement à travers la frontière. Boukar affirme que les attaques des rebelles et les vols ralentissent le développement économique et la croissance dans les villes et villages frontaliers. Le général Freddy Johnson Sakama, chef de la défense centrafricaine chargé des opérations militaires, a conduit la délégation de son pays à la réunion de la commission de sécurité Cameroun-RCA. Sakama affirme que les rebelles et les groupes armés échappent à de violents combats avec les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, ou MINUSCA. Sakama affirme que la prolifération des groupes armés en RCA pose de graves menaces à la sécurité de la RCA et de ses voisins, le Cameroun, le Tchad, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo et le Congo Brazzaville. Il dit que l’armée centrafricaine salue les efforts déployés par la MINUSCA pour ramener la paix en RCA, mais que son pays est inquiet car les rebelles et les groupes armés fuyant les forces de la MINUSCA fuient vers les pays voisins. #### Le Cameroun exhorte les civils à ne pas fuir après un bombardement qui a tué 7 personnes Le Cameroun a envoyé des militaires et de hauts responsables civils pour demander aux habitants de ne pas fuir Ekondo Titi, une ville occidentale anglophone où des séparatistes anglophones ont tué cette semaine sept personnes, dont le plus haut responsable administratif, le maire et le chef traditionnel. Le gouvernement affirme que des centaines de civils fuient vers des endroits plus sûrs. Dans une vidéo, des hommes armés s’identifiant comme des guerriers Ndian brandissent des fusils d’assaut et prêtent allégeance totale à ce qu’ils disent être leur combat pour l’indépendance des régions occidentales anglophones du Cameroun. Une vidéo assez troublante Dans la vidéo, largement diffusée sur les plateformes de médias sociaux, notamment Facebook et WhatsApp, ils montrent deux fusils d’assaut, une somme d’argent non divulguée et des uniformes militaires camerounais. Voici une vidéo montrant une autre attaque dans la région : https://www.youtube.com/watch?v=VJa9ysnxW1I Ils disent que les fusils, l’argent et les uniformes appartenaient à l’armée et aux responsables gouvernementaux camerounais qu’ils ont tués mercredi à Ekondo Titi, un district de Ndian, une unité administrative de la région anglophone du sud-ouest du Cameroun. L’orateur principal de la vidéo prétend être maréchal des séparatistes anglophones. Il dit que les combattants développent un nouveau modus operandi dans leur bataille pour obtenir l’indépendance des régions occidentales anglophones du Cameroun. Les civils sont la cible des séparatistes Il dit qu’en plus d’éliminer les troupes gouvernementales, les combattants ont décidé de cibler et de tuer tous les travailleurs civils représentant le gouvernement central du Cameroun dans les régions occidentales anglophones. Il dit que ceux qui sont détachés par le gouvernement central à Yaoundé devraient démissionner ou refuser de travailler dans les villes et villages anglophones. L’armée camerounaise a déclaré que la vidéo est celle de combattants qui ont tué sept personnes et des troupes gouvernementales à Ekondo Titi cette semaine. Un communiqué du gouvernement lu vendredi sur la radio publique camerounaise, la CRTV, a indiqué que Paul Timothee Aboloa, plus haut responsable du gouvernement et représentant du président Paul Biya à Ekondo Titi, faisait partie des responsables tués par des combattants. Des hommes politiques ont aussi été tués Le communiqué indique que Nanji Kenneth, maire d’Ekondo Titi, et Ebeku William, président d’Ekondo Titi du parti au pouvoir, le Mouvement démocratique du peuple camerounais, sont également décédés. Le gouvernement camerounais a déclaré vendredi que des centaines de civils, en particulier des employés du gouvernement, se sont échappés d’Ekondo Titi depuis l’attentat à la bombe séparatiste de mercredi.Bernard Okallia Bilai est le gouverneur de la région du Sud-Ouest, où se trouve Ekondo Titi. Il a dit avoir été envoyé à Ekondo Titi vendredi pour demander aux habitants effrayés d’arrêter de fuir. Bilai a parlé via une application de messagerie. Il a déclaré qu’il était à la tête d’une délégation de hauts responsables gouvernementaux et militaires, de politiciens et de religieux envoyés à Ekondo Titi par Biya. Il a déclaré que la délégation disait aux habitants d’Ekondo Titi qui traversent des moments terrifiants que Biya et les troupes gouvernementales écraseraient les séparatistes qui ne se rendraient pas. #### Le Cameroun veut un accès universel à l’électricité abordable et fiable En 2025, le Cameroun s’engage résolument sur la voie de l’accès à une électricité abordable, fiable et universelle. Avec des prix d’électricité encore élevés et une forte demande, le pays cherche à transformer son secteur énergétique pour répondre aux besoins croissants de sa population. Les initiatives telles que le Projet d’électrification rurale et d’accès à l’électricité (PERACE) visent à améliorer l’accès à l’électricité dans les zones sous-desservies, tout en intégrant des énergies renouvelables dans le mix énergétique national. État des lieux du marché de l’électricité au Cameroun Le marché de l’électricité au Cameroun a connu des évolutions notables ces dernières années. En 2022, le taux d’accès à l’électricité atteignait 71 %, mais des disparités régionales persistent, notamment dans les zones rurales où jusqu’à 75 % des habitants n’ont pas accès à ce service essentiel. Le gouvernement camerounais s’est fixé un objectif d’atteindre 100 % d’accès à l’électricité d’ici 2035, ce qui nécessitera des investissements massifs et une modernisation des infrastructures. Les projets en cours, comme la construction de nouvelles lignes haute tension et le raccordement de milliers de ménages, témoignent d’une volonté politique forte. Le PERACE prévoit de raccorder 300 000 nouveaux ménages d’ici juin 2025, contribuant ainsi à une augmentation significative du taux d’accès à l’électricité. Les facteurs influençant l’accès à l’électricité en 2025 Plusieurs facteurs influencent la capacité du Cameroun à atteindre un accès universel à l’électricité. La localisation géographique joue un rôle crucial ; certaines régions, notamment dans le Nord et l’Extrême-Nord, sont plus difficiles d’accès et nécessitent des solutions adaptées pour surmonter les défis logistiques. Par ailleurs, le type de projet mis en œuvre (électrification par réseau ou solutions solaires autonomes) peut également affecter la rapidité et l’efficacité du raccordement. L’intégration des énergies renouvelables est un autre aspect clé. Le Cameroun dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable, mais il doit également diversifier ses sources d’énergie pour garantir une offre stable et durable. L’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique est essentielle pour réduire la dépendance aux combustibles fossiles et améliorer la durabilité du système électrique. Conseils pour optimiser l’accès à l’électricité Pour maximiser les chances d’atteindre un accès universel à l’électricité, plusieurs axes doivent être envisagés. Tout d’abord, il est crucial de renforcer la gestion des infrastructures existantes afin d’améliorer leur efficacité et leur fiabilité. Cela inclut la maintenance régulière des réseaux électriques et la formation du personnel en charge de leur gestion. Ensuite, il est important de promouvoir des solutions innovantes adaptées aux besoins locaux. Les projets communautaires basés sur les énergies renouvelables peuvent offrir des alternatives viables dans les zones rurales où le raccordement au réseau est difficile. De plus, sensibiliser les populations locales sur l’utilisation efficace de l’énergie peut contribuer à réduire la demande et améliorer la durabilité du système. Enfin, le soutien des partenaires internationaux et des investisseurs privés est essentiel pour financer les projets nécessaires. Des prêts comme ceux accordés par la Banque africaine de développement peuvent jouer un rôle déterminant dans la réalisation de ces objectifs. #### Le Cameroun, pionnier de la vaccination de masse contre le paludisme en Afrique Le paludisme est une maladie qui tue chaque année des centaines de milliers de personnes en Afrique, surtout des enfants de moins de cinq ans. Pour lutter contre ce fléau, le Cameroun a lancé la première campagne mondiale de vaccination de masse contre le paludisme, avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Alliance du vaccin (Gavi). Quels sont les enjeux et les résultats de cette initiative historique ? Un vaccin efficace dans plus d’un tiers des cas Au Cameroun, le vaccin RTS,S, fruit de 30 ans de recherche par le laboratoire britannique GSK, est utilisé. C’est le premier vaccin antipaludique recommandé par l’OMS, approuvé en octobre 2023. D’après des chercheurs américains, il est efficace dans au moins 36 % des cas, potentiellement sauvant plus d’une vie sur trois. Gratuit, il est administré en quatre doses aux nourrissons jusqu’à six mois. Les autorités sanitaires prévoient de l’administrer simultanément avec d’autres vaccins infantiles de routine pour simplifier la tâche des parents. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Une campagne qui s’inspire des expériences pilotes Le Cameroun emboîte le pas au Ghana, au Kenya et au Malawi dans l’adoption du vaccin RTS,S en Afrique. Depuis 2019, ces pays ont conduit des essais pilotes, administrant quatre doses à partir de l’âge de 5 mois. Plus de 2 millions d’enfants ont été immunisés, ce qui a entraîné une “baisse spectaculaire” de la mortalité, selon Gavi, et une réduction significative des cas graves de paludisme et des hospitalisations. Ces résultats encourageants ont incité l’OMS à préconiser l’expansion de l’utilisation du vaccin à d’autres nations africaines. Un déploiement à grande échelle sur le continent Le Cameroun a inauguré la toute première campagne nationale de vaccination contre le paludisme. En janvier 2024, le pays a reçu 331 200 doses du vaccin RTS,S et a commencé à les déployer dans ses centres de santé. La première dose symbolique a été administrée à Daniella, une petite fille, dans un établissement de santé proche de Yaoundé. Cette initiative vise à protéger les enfants du Cameroun contre une maladie qui entraîne plus de 10 000 décès chaque année dans le pays. D’autres pays africains devraient suivre l’exemple du Cameroun dans les prochains mois. Le Burkina Faso, le Liberia, le Niger et la Sierra Leone devraient recevoir 1,7 million de doses du vaccin RTS,S dans les semaines qui viennent. D’autres pays africains devraient également en recevoir dans les mois à venir. L’objectif est de produire 100 millions de doses du vaccin chaque année afin de couvrir les besoins du continent. Un outil supplémentaire dans la lutte contre le paludisme Le vaccin RTS,S ne constitue pas une panacée contre le paludisme. Il ne se substitue pas aux autres méthodes de prévention telles que les moustiquaires imprégnées d’insecticide ou les comprimés antipaludiques. Cependant, il offre une couche supplémentaire de protection aux enfants africains, particulièrement exposés au risque d’infection par le parasite transmis par les moustiques. Selon une étude réalisée au Royaume-Uni, l’utilisation conjointe de ces trois méthodes pourrait potentiellement procurer aux enfants une protection de 90 % contre le paludisme. Outre le vaccin RTS,S, un autre vaccin contre le paludisme est en cours de développement. Il s’agit du R21, recommandé par l’OMS pour les enfants. Fabriqué par le Serum Institute of India (SII), ce vaccin a démontré une efficacité de 77 % lors des essais cliniques et pourrait être disponible dès 2025. Ces progrès scientifiques laissent entrevoir la possibilité de l’élimination du paludisme en Afrique. #### Le caviar de Madagascar est devenu le premier caviar africain et l’un des meilleurs au monde Le caviar est un produit de luxe qui évoque la gastronomie raffinée et le glamour. Mais saviez-vous que le premier caviar africain est produit à Madagascar, l’un des pays les plus pauvres du monde ? C’est l’histoire incroyable de trois entrepreneurs français qui ont relevé le défi de créer le berceau du caviar « made in Madagascar » dans un lac artificiel à 1400 mètres d’altitude. Un pari fou né d’un reportage télévisé Tout a commencé en 2009, lorsque Delphyne et Christophe Dabezies, ainsi qu’Alexandre Guerrier, trois entrepreneurs français installés à Madagascar, ont vu un reportage sur un élevage d’esturgeons en France. Ils ont alors eu l’idée de se lancer dans la production de caviar sur la Grande Île, qui possède des terroirs exceptionnels et des produits rares comme la vanille, le cacao ou les crevettes bio. Ils ont choisi le lac de Mantasoa, situé à 70 kilomètres de la capitale Antananarivo, pour y installer leur ferme aquacole Rova Caviar. Voici une vidéo montrant ce caviar malgache : Ce lac artificiel, créé au XIXe siècle par le roi Radama Ier pour alimenter une usine métallurgique, offre des conditions idéales pour l’élevage des esturgeons : une eau pure et fraîche, alimentée par les pluies, et une altitude qui ralentit la croissance des poissons et améliore la qualité de leurs œufs. Une filière entièrement locale et respectueuse de l’environnement Pour produire leur caviar, les trois associés ont importé des œufs fécondés d’esturgeons de Russie, qui ont éclos dans une maternité à poissons à Mantasoa. Les alevins sont ensuite placés dans des bassins d’eau douce jusqu’à atteindre 500 grammes, puis transférés dans des cages géantes posées au fond du lac. Seules les femelles sont conservées jusqu’à maturité de leurs œufs, qui survient entre 7 et 10 ans. Les mâles sont transformés en filets ou en rillettes. La ferme Rova Caviar emploie 300 salariés, formés sur place par des professionnels du caviar venus de l’étranger. Elle respecte les normes environnementales et sociales les plus strictes, en utilisant des aliments sans OGM ni antibiotiques pour nourrir les poissons, en recyclant les déchets organiques en engrais pour les agriculteurs locaux, et en soutenant des projets sociaux dans la région. Un caviar d’exception qui séduit les plus grands chefs Le premier caviar malgache est sorti de l’usine le 26 juin 2017, jour de la fête nationale du pays. Depuis lors, la production n’a cessé d’augmenter, passant de 4 tonnes en 2019 à 8,5 tonnes en 2022. Le caviar Rova se décline en trois variétés : le Traditionnel, aux grains noirs et au goût iodé prononcé ; le Royal, aux grains dorés et au goût plus subtil ; et l’Impérial, aux grains gris perle et au goût délicat. Le caviar Rova est vendu principalement sur le marché local, mais aussi à l’étranger, notamment en France, où il est distribué par la maison Petrossian et servi dans les restaurants étoilés. Les amateurs de caviar apprécient sa fraîcheur, sa texture fondante et son arôme de beurre frais. Il est considéré comme l’un des meilleurs caviars au monde, et le seul caviar produit en Afrique et dans l’océan Indien. Un symbole de luxe qui contraste avec la pauvreté du pays Le caviar de Madagascar est un produit paradoxal, qui illustre le contraste entre la richesse naturelle et la misère humaine du pays. Alors que le kilogramme de caviar se vend entre 1000 et 2000 euros, le salaire moyen à Madagascar est de 40 euros par mois. Les trois entrepreneurs français sont conscients de cette réalité et cherchent à la changer en créant des emplois, en payant des impôts, en soutenant l’éducation et la santé, et en valorisant le savoir-faire malgache. Ils espèrent aussi que leur caviar contribuera à faire connaître Madagascar au-delà des clichés et à attirer les touristes et les investisseurs. Le caviar de Madagascar est donc plus qu’un produit de luxe, c’est un produit d’espoir. #### Le changement climatique, la cause de la mort mystérieuse de 300 éléphants en Afrique Les scientifiques ont confirmé qu’une toxine bactérienne se développait davantage en raison du réchauffement des températures dans les plans d’eau. Selon eux, le changement climatique est la cause de la mort massive d’éléphants au Botswana cette année. Le nombre d’éléphants tués dans ce pays d’Afrique australe est passé à 330. Ce chiffre a été annoncé par le département des parcs nationaux. Cet organisme a indiqué que les éléphants ont bu de l’eau contaminée par des cyanobactéries. Des tests ont été réalisés dans des laboratoires au Zimbabwe, en Afrique du Sud, aux États-Unis et au Canada. Les résultats sont assez surprenants. Ils pourraient fournir des réponses à la mort encore inexpliquée de plus d’éléphants dans les pays voisins. Des décès inexpliqués Le Botswana a découvert pour la première fois des carcasses d’éléphants le long du delta d’Okavango en mai et juin. Cependant, les autorités n’étaient pas en mesure de déterminer la cause de ces décès massifs. Cela a laissé les scientifiques et les défenseurs de l’environnement perplexes. Plus de 20 éléphants ont aussi été retrouvés morts dans l’immense parc national d’Hwange, le mois dernier. Ci-dessous, découvrez une vidéo en anglais montrant cette triste réalité : Les tests ont détecté des neurotoxines cyanobactériennes dans les eaux du delta d’Okavango. C’est là que les éléphants sont morts. Les climatologues ont mis en garde contre l’impact du réchauffement des températures. Ils ont en outre affirmé que cela pouvait favoriser le développement d’environnements propices à la présence de cyanobactéries. Hausse de la température en Afrique subsaharienne Les températures ont augmenté en Afrique subsaharienne. Les pays de la région de l’Afrique australe ont souffert de sécheresses prolongées ces dernières années. Les résultats de ces recherches pourraient être utiles aux scientifiques et aux défenseurs de l’environnement. Les données recueillies sont d’une importance capitale. Elles peuvent les encourager à repenser leur approche et leurs stratégies de conservation de la faune et de la gestion de l’environnement. Cette situation est assez dramatique, surtout que les éléphants sont des animaux qui caractérisent l’Afrique. En plus du braconnage, le changement climatique constitue aussi une menace pour les éléphants en Afrique. Le Botswana abrite près d’un tiers de la population d’éléphants d’Afrique. La population d’éléphants du Zimbabwe, décimée par les braconniers, a été décrite comme insoutenable. En effet, ils ne vivent plus dans les zones protégées. Cela risquerait de favoriser encore plus le braconnage dans cette région. Les autorités doivent réagir face à cette situation. Les organisations de défense de l’environnement ont émis des avertissements afin de changer cette tendance. Malheureusement, le changement climatique ne concerne pas seulement l’Afrique. Le monde est aujourd’hui confronté à des défis majeurs en matière d’environnement. Tous les grands pays européens ont mis en place des politiques favorisant la protection de l’environnement. L’Afrique est le continent le plus touché par le réchauffement climatique et les décès de ces éléphants montrent à quel point il est essentiel de trouver des solutions durables afin de renverser la situation. #### Le conflit diplomatique entre la Somalie et le Kenya s’intensifie De nombreuses entreprises somaliennes, en particulier celles de l’industrie du voyage, disent qu’elles font déjà les frais après que le gouvernement somalien a décidé de révoquer les visas à l’arrivée pour les Kenyans. La Somalie a coupé mardi ses relations diplomatiques avec le Kenya voisin, l’accusant de s’immiscer dans la politique. A Eastleigh, un quartier de la capitale Nairobi populaire auprès des Somaliens et des Kenyans d’origine somalienne, on craint que les relations amères entre les deux voisins affectent gravement leurs entreprises. L’homme d’affaires Abukar Hassan Dhakane, qui travaille dans le secteur des transports depuis 16 ans, a déclaré que cela aurait un impact énorme sur eux en tant que commerçant. La Somalie n’est-elle pas reconnaissante envers le Kenya ? Avant les retombées, Dhakane a envoyé quotidiennement quatre avions cargo de marchandises en Somalie. Il s’inquiète de la façon dont son entreprise continuera de survivre alors que la tension diplomatique a entraîné un net déclin de son entreprise. Juliet Njau, une ressortissante kényane, a déclaré que la Somalie était ingrate pour le soutien que son pays a fourni aux réfugiés somaliens et ses efforts pour ramener la paix en Somalie. Le Kenya a accueilli un grand nombre de réfugiés de Somalie, principalement dans le comté de Garissa, dans le nord-est du Kenya, et dans le camp de réfugiés de Kakuma. Le Kenya a perdu beaucoup de soldats combattant les islamistes d’al-Shabab. Cependant, Njau a également ajouté que le Kenya devrait respecter la souveraineté de la Somalie et arrêter l’ingérence politique. La Somalie est libre de tracer son propre destin Barre Ali, un Somalien vivant à Nairobi, a déclaré que la Somalie, étant un pays indépendant, est libre de prendre ses propres décisions. Ce sont les dirigeants kényans qui étaient censés faire preuve de patience et jouer un rôle de conciliation et aider à répondre aux doléances exprimées par le gouvernement somalien. Au cas où ils n’agiraient pas en conséquence, alors le gouvernement somalien en tant que nation souveraine a parfaitement le droit de prendre une telle décision, et cela entraînera de nouvelles négociations entre les deux pays. Voici une vidéo relatant ces faits : Ali a déclaré que même si la direction actuelle est remplacée et qu’un nouveau gouvernement prend le relais, la volonté du peuple somalien en matière de gouvernance, de primauté du droit et de respect de la souveraineté de son pays demeurera. Recherche de réconciliation Les observateurs pensent que les dirigeants des deux pays doivent désamorcer les tensions actuelles. Ils conseillent aux dirigeants somaliens et kényans de s’asseoir ensemble et d’aplanir leurs divergences. Le professeur Abdiwahab Abdisamad, un universitaire kényan, a déclaré que le fossé diplomatique entre le Kenya et la Somalie oblige les deux pays à relancer les accords bilatéraux précédents. Il convient de rappeler que le gouvernement kényan n’a pas tenu à donner des commentaires sur cette décision. Il a d’ailleurs indiqué en 2019 son intention de vendre aux enchères des blocs pétroliers et gaziers. Ces liens rompus ont été rétablis en novembre de l’année dernière. “Crédit photo www.msf.fr” #### Le coronavirus a aussi eu un impact sur le sport en Afrique Le monde se démène pour lutter contre la propagation de l’épidémie du coronavirus. D’ailleurs, les événements sportifs mondiaux ont pris un coup. Et l’Afrique n’a pas été épargnée par ce virus mortel. Certes, le continent africain n’a pas été le plus touché, mais les dirigeants africains mettent tout en œuvre afin d’éviter la propagation du coronavirus. Ce qu’il faut retenir Le monde se démène pour lutter contre la propagation de l’épidémie du coronavirus. D’ailleurs, les événements sportifs mondiaux ont pris un coup. Et l’Afrique n’a pas été épargnée par ce virus mortel. Certes, le continent africain n’a pas été le plus touché. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Concernant le sport en Afrique, les plus hauts responsables ont réagi face à cette menace. Le monde du football et du basket africain a aussi été bouleversé par cette épidémie. D’ailleurs, les plus grandes instances de ces disciplines ont pris des décisions radicales afin de limiter les risques de propagation. La CAF très préoccupée par la situation Si le nombre de cas en Afrique est relativement faible par rapport aux autres pays, notamment en Europe, cela ne signifie pas que les dirigeants ne soient pas préoccupés par la situation. C’est d’ailleurs le cas des responsables de la CAF (Confédération africaine de football). Le premier vice-président de la CAF n’a pas hésité à montrer ses préoccupations par rapport à la propagation rapide du coronavirus sur d’autres continents. Il a en outre déclaré que la CAF est actuellement en train de réfléchir aux différentes mesures à prendre. Il y a encore quelques jours, il n’y avait que quelques pays qui étaient concernés par le coronavirus. Cependant, les choses ont évolué rapidement sur le continent. Cette structure qui gère la compétition de football en Afrique compte s’appuyer sur sa commission médicale afin de déterminer les dispositions à prendre. D’ailleurs, ce haut responsable de la CAF a en outre mentionné l’organisation de matchs à huis clos. Le basket africain a aussi été touché La Ligue africaine de basket-ball ou BAL a également reporté le début de sa saison inaugurale, en raison des préoccupations persistantes concernant le coronavirus. La ligue devait débuter le 13 mars à Dakar, au Sénégal. Le président du BAL, Amadou Gallo Fall, a indiqué que suite à la recommandation du gouvernement sénégalais, la saison inaugurale sera reportée. La ligue continuera de surveiller la situation et réagira en conséquence. Au cours de la NBA All Star Game, la ligue a annoncé les 12 équipes qui participeraient à la saison inaugurale. Les champions des ligues nationales des six pays, dont la Tunisie, le Sénégal, le Nigéria, le Maroc, l’Egypte et l’Angola, étaient assurés d’être représentés lors de cette première saison. Les six équipes restantes, qui viennent du Rwanda, du Mozambique, du Mali, de Madagascar, du Cameroun et d’Algérie, ont obtenu leur ticket grâce à des compétitions en parallèles organisées par la FIBA Afrique à travers le continent fin 2019. Le commissaire de la NBA, Adam Silver, a décrit le BAL comme une étape importante dans la poursuite du développement du basket-ball en Afrique. Credit photo: afriquepanorama.com #### Le coronavirus a eu un impact désastreux sur le marché immobilier algérien L’une des économies les plus isolées du monde arabe a succombé à la pandémie de coronavirus. L’Algérie, déjà ébranlée par une année de protestations antigouvernementales après la démission u président Abdelaziz Bouteflika, fait face à une crise économique majeure. Et outre le secteur pétrolier, le marché immobilier a aussi été fortement touché par cette pandémie. Promotions, ventes, locations… les particuliers et les professionnels du secteur se trouvent dans une situation très compliquée. Et cette situation risque de s’aggraver encore plus avec la chute des prix du pétrole. La bulle de l’immobilier a explosé et les acteurs ne savent plus déterminer le prix d’un bien immobilier. Si en 2018, l’immobilier neuf a connu une forte croissance, les choses sont en train de changer. Un retour en arrière Après une décennie de hausse des prix, le marché immobilier algérien a connu un ralentissement progressif en 2017 et pendant la majeure partie de 2018. Alors qu’une population croissante et un taux d’urbanisation élevé ont maintenu la demande élevée de logements sociaux abordables, la fourniture de nouveaux logements à un taux de 300 000 par an a commencé à influencer sur les prix du marché privé. Des promoteurs immobiliers ont peu à peu intégré le marché en proposant des appartements neufs. La construction neuve s’est ainsi développée au fil des années favorisant ainsi l’accès aux logements. L’Etat algérien est le principal acteur des marchés immobiliers, qui s’est engagé à fournir un bien immobilier neuf à tous les citoyens. Cependant, les propriétaires et les locataires se trouvent aujourd’hui dans une situation assez floue quant au prix de leur bien à l’heure actuelle. Une situation très confuse La crise sanitaire a été difficile pour le marché immobilier en Algérie. Au lieu de mettre en location leur bien à des prix très bas, certains propriétaires préfèrent attendre. Il y en a qui essaie de soumettre des loyers beaucoup plus élevées en imposant une avance de six mois. La règle est de payer une avance de 12 mois dans les grandes villes du pays. A cela s’ajoute un treizième mois de location qui sera versé à l’agence. D’autre part, l’effet du mois de ramadan a aussi eu un impact majeur sur le secteur immobilier, durant laquelle toutes les activités sont au point mort. Les investisseurs préfèrent attendre Certes, la crise dans le secteur de l’immobilier a commencé dès 2018. Et en 2019, la situation s’est compliquée en raison de la crise politique. Et cette année, la crise pétrolière a aggravé encore plus l’économie du pays. Les commerçants et les entreprises, qui sont les principaux clients de cette industrie, ont décidé d’utiliser leur trésorerie dans d’autres domaines qui les aideraient à faire face aux effets du coronavirus. Ainsi, les investissements dans l’immobilier ont été reportés. Selon les experts, les offres vont affluer dans les prochains mois. Le secteur de la construction neuve a connu un arrêt en raison du confinement. Dès le retour à la normale, on peut s’attendre à la reprise du secteur avec un programme neuf beaucoup plus important. #### Le défi de l’accès aux soins en Afrique du Sud L’Afrique du Sud fait face à un défi de taille : garantir à tous ses citoyens un accès équitable aux soins de santé. Malgré des efforts gouvernementaux, les inégalités persistent, alimentant un vif débat autour de la mise en place d’une couverture santé universelle. Cette réforme ambitieuse soulève autant d’espoirs que d’inquiétudes dans ce pays marqué par de profondes disparités socio-économiques. Depuis l’avènement de la démocratie en 1994, l’Afrique du Sud a certes réalisé des progrès considérables dans le domaine de la santé publique. Pourtant, le système actuel peine encore à répondre aux besoins de la population dans son ensemble. Creusé par l’héritage de l’Apartheid, le fossé se creuse entre, d’un côté, une minorité nantie qui bénéficie d’infrastructures médicales performantes mais payantes et, de l’autre, une majorité défavorisée tributaire de structures publiques sous-financées et débordées. Un contraste saisissant qui appelle à repenser en profondeur le modèle sanitaire national. Un accès universel longtemps promis Depuis son arrivée au pouvoir en 2018, le président Cyril Ramaphosa a fait de l’instauration d’un régime d’assurance maladie universel l’une de ses priorités. Une promesse de campagne devenue un projet de loi ambitieux visant à garantir à tous un accès gratuit aux soins de base. L’idée ? Financer ce système par un prélèvement obligatoire sur les salaires des actifs et les bénéfices des entreprises. Voici une vidéo relatant ces faits : Si le principe séduit une partie de l’opinion publique, en particulier les plus démunis, la réforme n’en soulève pas moins de vives critiques. Ses détracteurs, issus notamment de la classe moyenne et supérieure, redoutent une dégradation de la qualité des soins privés dont ils bénéficient actuellement. Certains remettent également en cause la capacité de l’État à mettre en œuvre efficacement un tel chantier, à l’heure où le système public pâtit déjà d’importants dysfonctionnements. Soigner un système public exsangue  Au cœur des préoccupations figure l’état préoccupant des infrastructures sanitaires publiques. Hôpitaux vétustes, pénurie criante de personnel soignant, lits d’hôpitaux occupés à près de 200%… Le manque criant de moyens se traduit par des listes d’attente interminables et des conditions d’accueil souvent indignes pour les patients les plus modestes. Selon ses promoteurs, le futur régime universel permettrait de réinjecter les fonds nécessaires pour moderniser les équipements, recruter du personnel qualifié et délester des structures actuellement asphyxiées. Mais pour y parvenir, il faudra d’abord démontrer une réelle volonté politique et endiguer les phénomènes de corruption et de gaspillage qui gangrènent encore trop souvent la gestion des deniers publics. La privatisation, un vent contraire ? Dans le même temps, le gouvernement est confronté à la pression grandissante des opérateurs privés. Bien implantés en Afrique du Sud, ces groupes lucratifs ont fait du secteur médical un terrain de prospérité très rentable. Naturellement réfractaires à l’arrivée d’un système universel gratuit, ils n’hésitent pas à mobiliser leurs importants moyens financiers pour infléchir le débat public. S’ils ne parviennent pas à faire avorter la réforme, ces acteurs privés pourraient néanmoins peser de tout leur poids pour en modérer la portée. L’hypothèse d’un système hybride, combinant un socle de base universel et un circuit privé complémentaire pour les plus aisés, semble pour l’heure la solution de compromis privilégiée par les autorités. Surmonter les défis pour tendre vers l’équité Au-delà des considérations économiques, la mise en place d’une couverture santé pour tous représente un indéniable progrès social et moral. En donnant les mêmes chances d’accès aux soins, quel que soit le niveau de revenu, l’Afrique du Sud réaffirmerait son attachement aux valeurs d’égalité et de justice, dans la lignée de l’héritage de Nelson Mandela. Reste à surmonter les nombreux défis à venir, qu’ils soient d’ordre financier, organisationnel ou politique. Une lourde tâche qui décidera, au final, de la crédibilité et de l’effectivité de la promesse d’un accès universel aux soins pour chaque Sud-Africain, une promesse qui engage l’avenir même de ce pays si divisé. #### Le développement du tourisme communautaire au Rwanda Le développement de l’écotourisme durable au Rwanda a été très réussi. La stratégie touristique du Rwanda est celle du faible impact, rendement élevé plutôt que la stratégie du tourisme de masse de ses voisins. Il est bien connu que cette stratégie a très bien réussi à combiner les revenus du tourisme avec la conservation et la création d’emplois.  Le retour des gorilles de montagne dans le parc national des volcans du bord de l’extinction est probablement le meilleur exemple du modèle réussi au Rwanda. Avec la croissance constante au cours des dernières années, la capacité durable des ressources écotouristiques du Rwanda atteint maintenant sa capacité maximale. Si le tourisme au Rwanda va augmenter et continuer à fournir de nouveaux emplois et une richesse accrue, cela signifie que de nouvelles offres touristiques doivent être créées. Qu’est-ce que le tourisme communautaire ? Le tourisme communautaire est une forme de tourisme basée sur l’implication et la participation de la population locale à la destination. Avec les derniers rapports de surtourisme et de grandes entreprises, souvent étrangères, bénéficiant au nom des ressources et des populations locales, le tourisme communautaire est un tourisme participatif socialement durable basé sur des structures locales et profite directement à la population locale. Voici les raisons de visiter ce pays : https://www.youtube.com/watch?v=GJccJe_Ykaw Le développement d’une expérience touristique locale ne nécessite pas toujours un investissement de plusieurs millions d’euros. Une visite dans une plantation de café locale, un repas cuisiné localement ou une balade avec les habitants en pirogue suffisent souvent pour créer une expérience mémorable et pour que les visiteurs ouvrent leur portefeuille. L’argent dépensé va directement à l’économie locale sans que d’autres acteurs dans une autre partie du monde ne prennent une part. Les nouvelles expériences n’apportent pas seulement des revenus aux communautés qui les organisent, elles rendent également la destination plus attrayante pour les visiteurs. Les visiteurs ne se rendent pas dans des endroits où séjourner dans un hôtel et manger dans un restaurant. Ils voyagent dans des endroits pour faire quelque chose ou vivre quelque chose. Un sous-produit de cela est qu’ils dorment dans un hôtel et mangent dans un restaurant. Ces activités secondaires génèrent souvent plus de revenus et créent plus d’emplois dans une destination et sont donc souvent mises en avant lors du développement du tourisme. Accès au marché mondial du tourisme Les ventes et le marketing sont des éléments cruciaux de toute entreprise. Quiconque voyage régulièrement peut témoigner qu’il y a eu un énorme bond technologique au cours des dernières années. Les voyagistes et les hôteliers ne sont plus seulement des experts de leurs propres expériences et produits, mais doivent désormais également être des experts du marketing numérique, des médias sociaux et d’un système de réservation tout en étant capables de créer une stratégie de prix et de distribution pertinente. Pour les communautés locales au Rwanda, c’est souvent le point de rupture. Même s’ils ont d’excellentes expériences, ils ont du mal à mettre leur produit sur le marché.  Ces communautés dépendent souvent d’un voyagiste ou d’hôtels locaux pour le marketing et les ventes. Cela signifie qu’ils sont désavantagés dans la chaîne de valeur du tourisme et n’ont souvent accès qu’à un petit segment du marché. #### Le développement durable au Sénégal : les enjeux et les actions menées Le Sénégal fait partie des pays les plus touchés par le changement climatique et les effets néfastes des activités humaines sur l’environnement. Les populations sénégalaises sont confrontées à des défis environnementaux majeurs tels que la déforestation, la dégradation des sols, la pollution de l’air et de l’eau, la pauvreté et la faim. Le pays s’est donc engagé à relever ces défis en adoptant une stratégie de développement durable. Cet article se penche sur les enjeux du développement durable au Sénégal et sur les actions menées pour y répondre. Les enjeux du développement durable au Sénégal Le Sénégal est l’un des pays les plus touchés par les effets du changement climatique, ce qui a des conséquences directes sur l’environnement et la qualité de vie des populations. Les principaux enjeux du développement durable au Sénégal sont : La déforestation : le Sénégal est confronté à une déforestation rapide et à une dégradation des sols. La déforestation est principalement due à l’exploitation illégale des forêts et à l’agriculture extensive. La pollution : le Sénégal est confronté à une pollution croissante de l’air et de l’eau. La pollution est principalement due à la mauvaise gestion des déchets, à la combustion de combustibles fossiles et à l’utilisation de produits chimiques. La pauvreté : le Sénégal est confronté à une pauvreté croissante, en particulier dans les zones rurales. La pauvreté est principalement due à l’absence d’opportunités économiques, à l’accès limité aux services de base et à la mauvaise gestion des ressources. La faim : le Sénégal est confronté à une faim croissante, en particulier dans les zones rurales. La faim est principalement due à l’absence d’accès à la terre et à l’absence de moyens de subsistance. Le Sénégal est donc confronté à des défis environnementaux et sociaux majeurs qui nécessitent des actions urgentes pour assurer un développement durable. Les actions menées pour le développement durable au Sénégal  Le Sénégal a mis en place une stratégie de développement durable visant à relever les défis environnementaux et sociaux auxquels le pays est confronté. Les principales actions menées sont : La protection de l’environnement : le Sénégal a mis en place des mesures visant à protéger l’environnement, notamment en interdisant la déforestation illégale et en créant des zones protégées. Le pays a également mis en place des programmes visant à améliorer la gestion des ressources naturelles. La lutte contre la pollution : le Sénégal a mis en place des mesures visant à réduire la pollution, notamment en réglementant l’utilisation des produits chimiques et en améliorant la gestion des déchets. Le pays a également mis en place des programmes visant à améliorer la qualité de l’air et de l’eau. La lutte contre la pauvreté : le Sénégal a mis en place des mesures visant à réduire la pauvreté, notamment en augmentant l’accès aux services de base et en améliorant l’accès à l’éducation et à l’emploi. Le pays a également mis en place des programmes visant à améliorer l’accès à la terre et à l’eau. La lutte contre la faim : le Sénégal a mis en place des mesures visant à réduire la faim, notamment en améliorant l’accès aux aliments et en promouvant l’agriculture durable. Le pays a également mis en place des programmes visant à améliorer l’accès aux moyens de subsistance. Le Sénégal a donc mis en place une stratégie de développement durable visant à relever les défis environnementaux et sociaux auxquels le pays est confronté. Ces actions sont essentielles pour assurer un développement durable au Sénégal et améliorer la qualité de vie des populations. #### Le Gabon devient le 70e pays à rendre illégale les relations homosexuelles Le Gabon a rendu les relations homosexuelles illégales, a confirmé un responsable. Il devient ainsi le 70e pays au monde à interdire les relations sexuelles entre personnes de même sexe. Le pays d’Afrique centrale a interdit les relations sexuelles entre hommes ou femmes dans un nouveau code pénal au début de cette année. Une peine allant jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et une amende de près de 5 millions de francs CFA peut être soumise aux personnes enfreignant cette loi. Un responsable du gouvernement qui a refusé de dire son nom a confirmé l’interdiction, qui a eu lieu en juillet, mais qui n’a pas été largement rapportée. Les réactions des organismes activistes De nombreux organismes ont réagi à cette annonce. Il y a notamment l’activiste protégeant les droits des LGBT dans la région, David Mac-Iyalla, qui a parlé de ses échanges avec deux hommes gabonais homosexuels ayant été arrêtés. Ces derniers auraient soudoyé la police pour leur libération, a-t-il expliqué. Selon Mac-Iyalla, cette nouvelle loi a contraint les homosexuels à vivre leur relation en clandestinité. Voici une vidéo relatant ces faits : D’autre part, il a indiqué que cela constituait une forme de harcèlement. Les forces de l’ordre vont exploiter cette situation afin de soutirer de l’argent aux citoyens. Pour être libéré, ils doivent payer. Ces rapports n’ont pas pu être confirmés de manière indépendante. L’année dernière, l’espoir de nouvelles réformes a été soulevé. La Cour suprême indienne a en outre rendu les relations sexuelles gay légales. Cette décision a permis d’annuler une loi de l’époque coloniale. Il s’agit d’une avancée majeure, car il a aidé à mettre la pression sur les gouvernements à revoir leur politique. Une situation qui se généralise La décision du Botswana de dépénaliser les relations homosexuelles a permis de réduire le nombre de pays interdisant le sexe gay. Il est aujourd’hui à 69. Toutefois, le Gabon a aidé à faire remonter ce chiffre à 70. Par ailleurs, les pays conservateurs et chrétiens restent encore opposés au fait de légaliser ce genre de relations. Il y a notamment le Nigéria, le Kenya et l’Ouganda. Cette année, un tribunal kényan a confirmé la mise en application d’une nouvelle loi interdisant les relations gay. Pourtant, cette loi date de la colonisation britannique. Cette décision est fortement contestée par les défenseurs des droits des LGBT. Comment évolue la situation ? Des tensions polarisantes sont constatées à l’échelle mondiale. Là où les choses s’améliorent, il y a un élan pour encore plus d’amélioration. Toutefois, là où il y a des restrictions, on voit que les choses empires. Les relations homosexuelles sont interdites dans 33 pays africains. Depuis 2012, seulement 6 pays ont abandonné leurs interdictions. Les valeurs coloniales homophobes semblent être encore très présentes dans de nombreux pays d’Afrique. Il s’agit d’une situation vraiment malheureuse. En effet, l’Afrique devrait s’ouvrir à la mondialisation et considérer les évolutions actuelles. Les choses évoluent plus dans la bonne direction à travers le continent, en général. Dans les 10 prochaines années, on s’attend à de grands changements. “Crédit photo www.24heures.ch” #### Le Gabon est le premier pays africain payé pour protéger sa forêt L’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (Cafi) soutenue par l’ONU a remis 17 millions de dollars, la première tranche d’un accord de 150 millions de dollars conclu en 2019. Près de 90 % du Gabon est couvert de forêt, qui capte plus de carbone que le pays n’en émet. Ces forêts sont d’une importance capitale dans la situation environnementale actuelle. En effet, elles permettent de réduire les émissions de CO2. Le Gabon a pu montrer qu’il a réussi à réduire la déforestation et donc à réduire ses émissions de carbone en 2016 et 2017 par rapport à la décennie précédente, dit Cafi. En conséquence, la Norvège, via Cafi, a versé au Gabon 17 millions de dollars sur la base d’une formule relative au nombre de tonnes de carbone qui auraient autrement été libérées. Le reste des 150 millions de dollars devrait être remis dans les années à venir. Un soutien important Le paiement initial ne représente que 0,1 % du PIB annuel du Gabon, mais le ministre des Forêts Lee White a déclaré qu’il s’agissait d’un premier pas important. La Norvège a validé les systèmes gabonais de surveillance de la déforestation et des émissions de carbone. Ils peuvent être exploités afin d’aider les pays ayant une empreinte carbone importante. Ils devront en outre payer le Gabon pour l’aider à gérer ses ressources naturelles dans le futur. Voici une vidéo en anglais relatant ces aides : Le Gabon a lancé un certain nombre de programmes de conservation ces dernières années, notamment la création de 13 parcs nationaux et un projet de lutte contre l’exploitation forestière illégale. Néanmoins, le pays veut gagner plus d’argent avec le bois et dit qu’il continuera à récolter des arbres et à augmenter la valeur du secteur en transformant plus de matière première chez lui. L’association caritative Rainforest Foundation UK, qui travaille sur la protection des forêts tropicales et les droits fonciers communautaires, a déclaré que si l’argent pour protéger les forêts est important, ce paiement risque d’être un exercice de relations publiques. La voie vers un plan plus audacieux Pendant de nombreuses années, les pays les plus riches ont cherché à mettre fin à la déforestation en Afrique et ailleurs en payant les nations les plus pauvres pour protéger leurs arbres. Cette approche n’a généralement pas réussi à arrêter la vague d’abattage d’arbres, donc ces nouveaux résultats du Gabon sont certainement encourageants. Les vieux arbres du Gabon sont essentiels pour le monde, car ils contiennent plus de carbone que les forêts similaires de l’Amazonie, ils abritent également environ 60 % des éléphants de forêt survivants d’Afrique. Le ministère de l’Environnement et des Forêts cherchent en outre à mettre en place un plan plus audacieux afin de proposer des crédits carbone. Ceux-ci permettront aux pays riches de réduire les émissions dans des industries diverses telles que le chauffage et le transport. Beaucoup y voient une idée controversée, permettant aux riches de se sortir de choix difficiles. Cette question figurera certainement dans les discussions de la conférence sur le climat COP26 à Glasgow en novembre. #### Le Ghana ouvre ses portes : un pas vers la libre circulation en Afrique Le Ghana a récemment franchi une étape significative en devenant le cinquième pays d’Afrique à exempter les citoyens africains de l’obligation de visa. À partir du 1er janvier 2025, tous les détenteurs de passeports africains peuvent entrer sur le territoire ghanéen sans visa, une initiative qui s’inscrit dans un cadre plus large d’intégration régionale et de promotion de la libre circulation sur le continent. Cette décision, annoncée par le président sortant Nana Akufo-Addo, vise à renforcer les liens entre les pays africains et à stimuler la croissance économique. Une politique d’ouverture pour l’intégration régionale L’exemption de visa pour les citoyens africains s’inscrit dans une volonté plus large du Ghana d’encourager l’intégration régionale. En rejoignant des pays comme le Rwanda, les Seychelles, la Gambie et le Bénin, le Ghana montre son engagement envers les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cette initiative vise à créer un marché unique sur le continent, facilitant ainsi les échanges commerciaux et la mobilité des personnes. Le président Akufo-Addo a souligné que cette mesure est essentielle pour favoriser la coopération entre les nations africaines. En permettant aux citoyens d’entrer librement au Ghana, le pays espère non seulement attirer des touristes mais aussi des investisseurs potentiels, renforçant ainsi son économie locale. Les avantages économiques attendus L’ouverture des frontières ghanéennes sans visa devrait avoir des retombées économiques positives significatives. En facilitant l’accès au pays, le Ghana espère voir une augmentation du tourisme, qui est un secteur clé de son économie. Les visiteurs peuvent découvrir la culture riche du pays, ses paysages magnifiques et son patrimoine historique. De plus, cette politique pourrait encourager les investissements étrangers en rendant le Ghana plus attractif pour les entrepreneurs et les entreprises souhaitant s’implanter en Afrique de l’Ouest. En facilitant la circulation des personnes et des biens, le Ghana se positionne comme un hub économique potentiel sur le continent. Les défis à relever Cependant, cette politique d’exemption de visa n’est pas sans défis. Le Ghana doit anticiper et gérer les risques associés à une telle ouverture. La lutte contre les crimes transfrontaliers et la gestion des flux migratoires deviennent des priorités cruciales pour garantir que cette initiative ne soit pas exploitée à des fins illégales. De plus, il est essentiel que le pays renforce ses capacités administratives dans le domaine de l’immigration afin d’assurer un contrôle efficace aux frontières. Cela implique une formation adéquate du personnel et l’amélioration des infrastructures pour accueillir un nombre croissant de visiteurs. Un symbole de panafricanisme Cette décision du Ghana revêt également une signification symbolique forte dans le cadre du panafricanisme. Elle reflète un désir croissant d’unité et de solidarité parmi les nations africaines. En levant l’exigence de visa, le Ghana envoie un message clair sur l’importance de la coopération intra-africaine et sur la nécessité de construire un avenir commun. Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent, où plusieurs pays commencent à adopter des politiques similaires pour faciliter la mobilité. Cela pourrait être perçu comme un retour à l’idéal panafricain qui prône l’unité et la collaboration entre les États africains. #### Le gouvernement nigérian poursuit le gouverneur suspendu de la banque centrale pour 20 chefs d’accusation Le gouverneur suspendu de la Banque centrale du Nigeria (CBN), Godwin Emefiele, fait face à 20 nouveaux chefs d’accusation déposés par le gouvernement fédéral nigérian, dirigé par le président Bola Tinubu. Emefiele, qui a été suspendu en juin et détenu par la police secrète depuis lors, est accusé de divers crimes financiers, dont la “confiance criminelle” et la “détournement de fonds criminels”. Le gouvernement a également demandé le retrait de l’accusation initiale de “possession illégale d’armes à feu” qu’il avait portée contre Emefiele devant le tribunal fédéral de Lagos. Ce qu’il faut retenir Le gouverneur suspendu de la Banque centrale du Nigeria (CBN), Godwin Emefiele, fait face à 20 nouveaux chefs d’accusation déposés par le gouvernement fédéral nigérian, dirigé par le président Bola Tinubu. Emefiele, qui a été suspendu en juin et détenu par la. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Un gouverneur controversé Emefiele a été nommé gouverneur de la CBN en 2014 par l’ancien président Goodluck Jonathan, puis reconduit pour un second mandat de cinq ans en 2019 par son successeur Muhammadu Buhari. Il a été le deuxième gouverneur le plus longtemps en poste à la tête de la banque centrale et a supervisé la plus grande récession économique du Nigeria, la première économie d’Afrique. Il a introduit une politique de taux de change multiples pour maintenir la monnaie nigériane, le naira, artificiellement forte, ce que Buhari considérait comme une question de fierté nationale. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Une suspension inattendue Tinubu, qui a pris le pouvoir en mai 2023 après avoir battu Buhari aux élections, a lancé une enquête sur la banque centrale sous Emefiele après avoir critiqué ses politiques lors de son investiture, notamment ses mesures visant à soutenir le naira. Tinubu a suspendu Emefiele le 9 juin et l’a fait arrêter par le Département des services d’État (DSS) le lendemain. Il a ensuite nommé un enquêteur spécial pour examiner les activités de la banque centrale et d’autres entités connexes en juillet. Une comparution devant le tribunal Le 25 juillet, Emefiele a comparu devant le tribunal fédéral de Lagos et a plaidé non coupable à l’accusation de possession illégale d’arme à feu et de munitions portée contre lui par le gouvernement fédéral. Un juge lui a accordé une caution après son plaidoyer malgré les objections du bureau du procureur général. L’affaire a été ajournée jusqu’en novembre et le début du procès d’Emefiele. Cependant, il a été immédiatement réarrêté. De nouvelles accusations Le 15 août, les procureurs nigérians ont déposé une mise en accusation de 20 chefs d’accusation contre Emefiele devant le tribunal fédéral d’Abuja, dont l’un l’accusant de “conférer des avantages illégaux”, selon un avocat du gouvernement. Il n’était pas immédiatement clair quels étaient les nouveaux chefs d’accusation. Mais les documents judiciaires soumis par le bureau du procureur général le mois dernier montraient qu’Emefiele faisait face à des accusations de confiance criminelle et de détournement de fonds criminels, entre autres, qui sont passibles de longues peines de prison. #### Le jeu en ligne en hausse au Sénégal La nouvelle de l’augmentation remarquable de la popularité des jeux de hasard a été rapportée pour la première fois par The Continent, un magazine d’information hebdomadaire panafricain. Selon le magazine, les jeunes sénégalais en particulier se tournent de plus en plus vers les jeux d’argent. Le Sénégal, une nation de près de 17 millions d’habitants en Afrique de l’Ouest, n’est pas le pays où l’on s’attendrait à ce que la plupart des gens jouent en Afrique. Une grande majorité des Sénégalais sont musulmans et étant donné que le jeu est officiellement interdit dans l’Islam, ce n’est pas le terrain le plus fertile pour les sites de paris. Cependant, cela n’a pas dissuadé les jeunes sénégalais. Malgré le fait que de nombreux musulmans conservateurs n’approuvent pas le jeu, les jeunes plus libéraux trouvent facilement leur chemin vers les principales pages de paris en Afrique. Gagner gros Les raisons pour lesquelles les Sénégalais jouent sont les mêmes que partout ailleurs en Afrique. Le Sénégal est une nation passionnée de sport et son équipe nationale de football a récemment très bien performé. Comme dans d’autres pays, les Sénégalais aiment aussi faire du sport et parler de sport. Il n’est donc pas surprenant que beaucoup aiment aussi parier sur le sport. Voici une vidéo relatant les revenus impressionnants de ces plateformes : Cependant, la principale raison pour laquelle les Sénégalais se tournent vers les paris est la possibilité de gagner gros. Pour de nombreux Sénégalais en difficulté, placer un pari gagnant peut valoir un mois de salaire, voire plus. De nombreux joueurs sénégalais ont gagné jusqu’à 5 millions de francs CFA, une petite fortune. Le rêve de gagner une grosse somme d’argent est certainement une perspective alléchante qui pousse les Sénégalais à se tourner vers les sites de paris. Selon les experts du jeu en ligne, ce sont les pages de paris sportifs qui sont actuellement les plus populaires au Sénégal et dans d’autres pays d’Afrique. Loterie Il n’y a pas que les paris sportifs en ligne qui sont populaires au Sénégal. De plus, la loterie est en hausse dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, cela signifie jouer à la Loterie Nationale Sénégalaise, mieux connue sous le nom de Lonase. La plupart des Sénégalais achètent encore des billets à l’ancienne en visitant l’un des nombreux bureaux de paris Lonase répartis dans les villes et les villages du pays. Lonase elle-même est peut-être une société sénégalaise, mais elle est partenaire de plusieurs grands sites de paris africains tels que 1xBet. Jeux de casino Il existe également d’autres formes de jeu au Sénégal. La capitale sénégalaise de Dakar abrite par exemple une poignée de casinos physiques tels que le Casino du Port et le Casino du Cap Vert. Les jeux de casino en ligne sont également en hausse au Sénégal. Bien que jusqu’à présent, la plupart des Sénégalais jouent à des jeux de casino sur des sites de paris qui servent à la fois de paris sportifs et de casino en ligne, il existe également des sites Web dédiés uniquement aux casinos. Ces casinos en ligne africains offrent une grande variété de machines à sous vidéo, de jeux de cartes et d’autres jeux de casino tels que la roulette et le jeu de dés craps. Si vous vivez au Sénégal et aimez jouer à ces jeux de casino, vous pouvez le faire dans les casinos en ligne africains suivants. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Le jeu mobile chez les jeunes en Afrique subsaharienne La génération Y en Afrique subsaharienne utilise son téléphone portable pour parier sur le football et dépense moins de 50 euros par mois. Le Kenya compte le plus grand nombre de jeunes parieurs, selon une récente enquête de GeoPoll menée auprès de jeunes âgés de 17 à 35 ans en Ouganda, en Tanzanie, au Ghana, au Nigéria, en Afrique du Sud et au Kenya. Selon une enquête rapide menée par GeoPoll, plus de 50 % des revenus des jeunes consommateurs sont consacrés aux soins personnels. C’est beaucoup plus élevé que le jeu. Comme indiqué dans le rapport, le jeu devient populaire parmi les hommes africains de la génération Y en Afrique subsaharienne en raison de leur forte affinité pour le sport et de la prolifération des joueurs locaux de paris sportifs. Comme souligné dans ce rapport, il s’agit encore d’une industrie très naissante et dans l’enquête sur les habitudes de consommation, seuls 3 % des jeunes consommateurs ont indiqué qu’ils consacraient une partie de leurs revenus aux jeux de hasard. Avec les paris sportifs en ligne, les Africains se tournent de plus en plus vers ce secteur. Des plateformes comme onlinebetting.nz ont gagné en popularité sur le continent. La fréquence de jeu La plupart des jeunes (54 %) en Afrique subsaharienne se sont essayés au jeu. Le Kenya a le plus grand nombre de jeunes qui ont participé à des jeux d’argent ou à des paris dans le passé avec 76 %, suivi de l’Ouganda avec 57 %. Le Ghana a le moins de nombre à 42 %. Voici comment évolue le marché du jeu en Afrique : La fréquence du jeu est la plus élevée chez les Kenyans par rapport à leurs compatriotes africains. Alors que les autres parient la plupart du temps une fois par mois, la majorité des Kenyans parient une fois par semaine. Les paris sportifs sont les plus appréciés. Les matchs de football, en particulier la première ligue anglaise, ont lieu les week-ends. Les paris sportifs Parmi les options de jeu les plus populaires, les paris sur le football règnent dans tous les autres pays sauf en Afrique du Sud. Les jeunes kenyans parient le plus avec 79 % des paris placés sur les matchs de football. En Afrique du Sud, les loteries sont un choix de jeu plus préféré que le football, le casino, les courses et le poker. Utilisation du mobile Le téléphone portable est devenu l’outil le plus pratique pour les joueurs. 75 % de ceux qui parient le font en utilisant leur téléphone portable, le Kenya ayant le plus grand nombre d’utilisations mobiles pour les jeux d’argent avec 96 %.  L’Afrique du Sud, bien qu’ayant le taux de pénétration mobile le plus élevé d’Afrique, a la plus faible utilisation du mobile pour les jeux d’argent avec 48 %. Le gros lot Le Kenya est le leader du plus grand nombre d’argent dépensé pour les jeux de hasard. Contrairement aux jeunes d’autres pays africains, la plupart des jeunes kenyans parient une fois par semaine en dépensant environ 50 euros par mois, principalement en paris sur le football. Ailleurs, les jeunes dépensent moins de 50 euros par mois et la plupart ne parient qu’une fois par mois. Les téléphones portables sont devenus le Las Vegas africain. Les paris sur le football et la popularité des ligues de football anglaises continuent de croître de manière symbiotique avec une population jeune croissante qui continue d’être définie par son adoption de la technologie.  #### Le Kenya attire les géants de la tech avec ses jeunes talents Le Kenya est devenu une destination prisée des géants de la tech américains, qui y voient un vivier de jeunes talents et d’innovations. Le président kényan, William Ruto, a récemment effectué une visite de deux jours dans la Silicon Valley pour promouvoir les atouts de son pays et nouer des partenariats avec des entreprises comme Apple, Microsoft ou Google. Quels sont les facteurs qui expliquent l’essor de la tech au Kenya et quels sont les enjeux pour le développement du pays ? Un écosystème dynamique et innovant Le Kenya est souvent surnommé la « Silicon Savannah », en référence à la Silicon Valley et à la savane africaine. Il s’agit d’un écosystème technologique qui s’est développé à l’est de Nairobi, la capitale du pays, où se concentrent des centres de recherche, des incubateurs, des start-up et des investisseurs. Le Kenya est considéré comme un leader de l’innovation numérique en Afrique, notamment dans les domaines de la finance, de l’éducation, de l’agriculture et de la santé. Le pays a été le pionnier du mobile money, un système de paiement par téléphone portable qui permet aux personnes non bancarisées d’accéder à des services financiers. Le service le plus populaire est M-Pesa, lancé en 2007 par l’opérateur Safaricom, qui compte plus de 40 millions d’utilisateurs au Kenya et dans d’autres pays africains. M-Pesa a permis de réduire la pauvreté, d’améliorer l’inclusion financière et de stimuler l’entrepreneuriat. Voici ce qu’est le GAFAM : Le Kenya a également été le berceau de nombreuses innovations sociales et environnementales, comme Ushahidi, une plateforme de cartographie participative qui permet aux citoyens de signaler des incidents ou des besoins lors de crises humanitaires ou électorales ; BRCK, un dispositif qui fournit une connexion internet dans les zones reculées ou sans électricité ; ou encore AB3D, une start-up qui fabrique des prothèses bioniques à partir de déchets électroniques. Une main-d’œuvre qualifiée qui profite aux GAFAM Le Kenya dispose d’une main-d’œuvre qualifiée dans le domaine du numérique, grâce à un système éducatif qui intègre l’apprentissage du codage informatique dès l’école primaire. Le pays compte également plusieurs universités et instituts qui forment des ingénieurs, des développeurs et des entrepreneurs. Le président kényan, William Ruto, a fait de la formation des jeunes aux métiers du numérique une priorité de son mandat. Cette main-d’œuvre qualifiée et bon marché représente un avantage indéniable pour les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui ont installé leurs bases régionales à Nairobi. Ces entreprises bénéficient du savoir-faire local pour développer leurs produits et services adaptés au marché africain, mais aussi pour recruter des talents qui peuvent travailler sur des projets globaux. Par exemple, Microsoft a ouvert en 2019 son premier centre de développement en Afrique à Nairobi, où travaillent plus de 200 ingénieurs kényans sur des technologies comme l’intelligence artificielle, le cloud ou la blockchain. Google a également inauguré en 2020 son premier laboratoire d’intelligence artificielle en Afrique à Nairobi, où sont menées des recherches sur des applications liées à la santé, à l’agriculture ou à l’éducation. Apple envisage quant à lui d’installer à Nairobi sa propre académie de développeurs. Un défi pour les start-up kényanes Si les GAFAM sont attirés par le potentiel technologique du Kenya, ils représentent aussi une concurrence redoutable pour les start-up kényanes, qui peinent à retenir leurs meilleurs éléments face aux salaires plus élevés proposés par les géants américains. Selon une étude du cabinet Partech Africa, 40% des développeurs kényans ont déjà rejoint les rangs des GAFAM. Les start-up kényanes doivent également faire face à un manque de financement, malgré une augmentation des levées de fonds ces dernières années. En 2022, les start-up kényanes ont attiré près de 500 millions d’euros de fonds, soit deux fois plus qu’en 2021. Le Kenya se rapproche ainsi du Nigeria, qui domine le classement africain avec plus de 700 millions d’euros levés en 2022. Toutefois, ces montants restent faibles comparés à ceux des start-up européennes ou américaines. Les start-up kényanes doivent également faire face à un environnement réglementaire incertain, qui peut freiner leur croissance ou leur accès au marché. Par exemple, le gouvernement kényan a imposé en 2019 une taxe de 1,5% sur les transactions numériques, qui affecte les services de mobile money comme M-Pesa. Le gouvernement kényan a également adopté en 2020 une loi sur la protection des données personnelles, qui impose des obligations aux acteurs du numérique en matière de collecte, de traitement et de transfert des données. Une opportunité pour le développement du pays Le secteur du numérique représente une opportunité pour le développement économique et social du Kenya, qui ambitionne de devenir un pays à revenu intermédiaire d’ici 2030. Le numérique contribue à la création d’emplois, à la diversification de l’économie, à l’amélioration de la productivité et à la résolution de problèmes sociaux et environnementaux. Le président kényan, William Ruto, a fait du numérique un axe stratégique de son plan de développement « Vision 2030 », qui vise à faire du Kenya un hub régional et continental de l’innovation. Pour cela, il mise sur le renforcement des infrastructures numériques, comme la fibre optique ou le réseau 5G ; le soutien aux start-up et aux incubateurs ; la promotion de l’entrepreneuriat et de l’écosystème technologique ; et la coopération avec les partenaires internationaux, notamment les GAFAM. Le Kenya espère ainsi tirer profit de la révolution numérique pour accélérer sa croissance économique, réduire la pauvreté, améliorer l’accès aux services publics et renforcer sa compétitivité sur le marché mondial. #### Le Kenya devient un leader de l’énergie solaire en Afrique Le Kenya est un pays qui a fait le choix de l’énergie solaire pour répondre à ses besoins en électricité. Avec un fort potentiel solaire, le pays a su développer des solutions innovantes et adaptées à ses réalités économiques, sociales et environnementales. Nous allons vous présenter les avantages de l’énergie solaire au Kenya, les projets phares qui ont été mis en œuvre, et les perspectives d’avenir pour ce secteur prometteur. Les avantages de l’énergie solaire au Kenya L’énergie solaire présente de nombreux avantages pour le Kenya, qui est situé sur l’équateur et dispose d’un ensoleillement optimal toute l’année. Selon le Plan directeur du gouvernement pour le secteur de l’énergie, le Kenya se classe parmi les dix premiers pays d’Afrique subsaharienne en termes de ressources solaires. L’un des principaux avantages de l’énergie solaire est qu’elle permet de réduire la dépendance aux combustibles fossiles, qui sont coûteux, polluants et soumis aux fluctuations du marché international. L’énergie solaire est une source d’énergie propre, renouvelable et abondante, qui contribue à la lutte contre le changement climatique. Le Kenya s’est engagé à réduire ses émissions de dioxyde de carbone de 30 % d’ici à 2030. Voici une vidéo relatant ces faits : Un autre avantage de l’énergie solaire est qu’elle favorise l’accès à l’électricité pour les populations rurales, qui sont souvent isolées et dépourvues de réseau électrique. L’énergie solaire offre une solution décentralisée, modulable et facile à installer, qui permet d’améliorer les conditions de vie des villageois. L’énergie solaire leur apporte de l’eau potable, de l’éclairage, du chauffage, de la cuisson, et des opportunités économiques. Les projets phares de l’énergie solaire au Kenya Le Kenya a mis en place plusieurs projets ambitieux pour développer l’énergie solaire sur son territoire. Parmi eux, on peut citer : Le projet KEREA (Kenya Renewable Energy Association), qui vise à promouvoir les énergies renouvelables auprès des acteurs publics et privés, à travers des actions de sensibilisation, de formation, de plaidoyer et de mise en réseau. Le projet KEREA compte plus de 100 membres, parmi lesquels des entreprises, des ONG, des institutions académiques et des organismes internationaux. Le projet M-KOPA Solar, qui propose des kits solaires domestiques à bas coût, accessibles grâce à un système de paiement par téléphone mobile. Le projet M-KOPA Solar a déjà installé 225 000 produits solaires à travers le pays, permettant à plus d’un million de personnes d’accéder à l’électricité. Le projet Garissa Solar Power Plant, qui est la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Est, avec une capacité de 54 MW. Le projet Garissa Solar Power Plant a été inauguré en 2018 et fournit de l’électricité à environ 350 000 foyers. Le projet Garissa Solar Power Plant a permis d’économiser 13 millions de litres de diesel par an et d’éviter l’émission de 33 000 tonnes de CO2 par an. Les perspectives d’avenir pour l’énergie solaire au Kenya Le Kenya a encore un fort potentiel à exploiter en matière d’énergie solaire. Le pays dispose d’une superficie de 580 000 km2, dont une grande partie est propice à l’installation de panneaux solaires. Le pays a également une population jeune et dynamique, qui représente une opportunité pour le développement du secteur. #### Le Kenya opte pour les pesticides pour contenir l’invasion de criquets Alors que l’invasion acridienne dévastatrice continue de se propager en Afrique de l’Est et qu’une nouvelle vague de criquets se rassemble, la pulvérisation de pesticides semble la seule option possible pour le Kenya, malgré les risques possibles pour l’environnement. Deltaméthrine, téflubenzuron ou chlorpyrifos, ce sont les noms barbares des produits chimiques, qui sont les outils de combat pour endiguer l’invasion acridienne qui sévit en Afrique de l’Est. Ce qu’il faut retenir Alors que l’invasion acridienne dévastatrice continue de se propager en Afrique de l’Est et qu’une nouvelle vague de criquets se rassemble, la pulvérisation de pesticides semble la seule option possible pour le Kenya, malgré les risques possibles pour. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Le gouvernement kenyan a récemment lancé une opération de pulvérisation à grande échelle dans les comtés de Marsabit, Samburu et Wajir, où les criquets ont commencé à se reproduire. Ces quatre régions sont parmi les plus touchées dans le pays. Après, le Kenya, l’Ethiopie et la Somalie, les criquets ont maintenant atteint d’autres pays comme le sud du Soudan ou encore la Tanzanie.  Une réaction tardive De nombreux agriculteurs n’ont pas attendu le gouvernement et se sont tournés vers des entreprises privées. Les habitants ont demandé l’aide de grandes entreprises afin de leur trouver des solutions efficaces. Les agriculteurs ont un attachement particulier à leur terre, ils ne peuvent pas simplement s’asseoir et la regarder être détruite par les criquets. Certaines personnes ont pointé du doigt le ministère de l’Agriculture, qui aurait dû être mieux préparé, car l’ONU avait déjà fait des avertissements auparavant.  Le Kenya et l’Ouganda avait vu venir cette situation depuis longtemps. Malheureusement, ils n’étaient pas encore prêts. Il est important d’avoir des équipes sur le terrain qui connaissent le comportement et la biologie des criquets, et savent comment les surveiller.  Sélection cible Si l’essaim dépasse une surface de 500 ha, les opérations aériennes, utilisant des avions légers volant à basse altitude, sont déclenchées. Les membres de l’équipe au sol repèrent les insectes et transmettent les coordonnées aux pilotes. Les criquets sont des proies faciles entre 18 h et 6 h. Pour pulvériser les criquets, il faut le faire tôt le matin, car ils sont immobiles pendant cette période. Pour voler, ils doivent emmagasiner de la chaleur. Les avions peuvent également pulvériser un essaim en vol, juste avant ou après son atterrissage.  Au Kenya, les avions d’intervention, aujourd’hui au nombre de huit, appartiennent au gouvernement, à l’armée de l’air et à une société de pulvérisation privée. Ils se concentrent principalement sur les criquets immatures brun rosé. Ils sont les plus redoutables, car c’est durant cette phase qu’ils sont les plus mobiles et les plus voraces.  #### Le Kenya taxe les importations égyptiennes Les exportateurs égyptiens ont déclaré que les autorités kényanes avaient décidé d’imposer des droits de douane sur leurs marchandises. Cela a provoqué des remous quant au sort de leurs expéditions restantes dans le port kényan de Mombasa. Les exportateurs égyptiens souhaitent bénéficier des privilèges de l’accord du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA). Ils veulent en outre profiter des exemptions douanières mutuelles. Les autorités kényanes ont informé les entreprises exportatrices égyptiennes qu’elles imposeraient une taxe de 25 % sur les produits. Cette décision a été prise en vue d’un retrait unilatéral du COMESA. Les négociations continuent L’Égypte et le Kenya sont membres du COMESA, qui est une zone de libre-échange créée en 1994 et qui comprend 21 États membres.  Il vise à promouvoir les échanges commerciaux et à libérer les flux de marchandises entre les pays d’Afrique orientale et australe. Le gouvernement égyptien négocie actuellement avec son homologue kényan pour annuler sa décision d’imposer des taxes. Sharif al-Jabali, président du comité africain de la Fédération des industries égyptiennes, a déclaré que les exportateurs égyptiens avaient décidé de suspendre l’expédition de leurs marchandises dans le pays en raison de l’ambiguïté actuelle. Ci-dessous une vidéo présentant le COMESA : Jabali a indiqué que le Kenya constitue un marché important pour l’Égypte, car il est l’un des plus développés d’Afrique. La décision kényane n’était pas dirigée uniquement contre l’Égypte, mais contre tous les autres pays membres du COMESA. Un marché important pour l’Égypte Le Kenya est un marché important pour l’Égypte. C’est en effet un point d’entrée pour les exportations vers quatre pays sans littoral voisins. Dans le cadre de ses efforts pour augmenter ses exportations sur le continent, l’Égypte a prévu de doubler ses échanges commerciaux avec le Kenya pour atteindre 1 milliard de dollars d’ici 2021. Le pays espérait que son adhésion au COMESA faciliterait ses exportations vers les pays africains via le port de Mombasa. Mais si le Kenya insiste sur sa décision d’imposer des taxes, le gouvernement égyptien a d’autres alternatives pour exporter vers l’Afrique via les ports du Soudan, de la Tanzanie et de Djibouti. Une perte énorme pour l’Égypte Le Kenya est le fer de lance des pays africains en accueillant les exportations égyptiennes d’une valeur de 115,3 millions de dollars des exportations totales de l’Afrique, qui s’élèvent à 1,2 milliard de dollars. La liste des produits importés de l’Égypte vers le Kenya comprend des produits chimiques, des métaux, des matériaux de construction et des produits alimentaires. Le thé, le café et les épices représentent plus de 90 % des importations égyptiennes en provenance du Kenya. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint 640 millions de dollars en 2018. Les exportateurs égyptiens s’attendent à d’énormes pertes pour des centaines d’entreprises, si le Kenya campe sur sa décision. Le COMESA est l’un des plus grands conglomérats économiques d’Afrique. Par ailleurs, les entreprises égyptiennes se remettent encore progressivement de la récession qui dure depuis des mois en raison de la pandémie. Le ministre égyptien du Commerce et de l’Industrie a lancé une série d’appels pour évaluer l’ampleur des pertes potentiels résultant de ces taxes. #### Le Kenya, un modèle africain pour l’énergie solaire Le Kenya est un pays d’Afrique qui se distingue par son engagement en faveur de la transition écologique. Selon les chiffres officiels, en 2022, 87,5% de l’énergie produite au Kenya provient de sources d’énergie renouvelable. Le Kenya est notamment le plus grand producteur d’énergie géothermique du continent africain et le septième au niveau mondial. Il possède également le plus grand parc éolien d’Afrique, situé près du lac Turkana. Mais ce n’est pas tout : le Kenya mise aussi sur l’énergie solaire pour diversifier son mix énergétique et répondre à la demande croissante d’électricité de sa population. L’énergie solaire, une opportunité pour le Kenya Le Kenya bénéficie d’un fort potentiel solaire, avec une irradiation moyenne de 4 à 6 kWh/m2 par jour. Le pays dispose déjà de plusieurs centrales solaires photovoltaïques, comme celle de Garissa, qui a une capacité de 54,6 MW et qui est la plus grande d’Afrique de l’Est. Le Kenya a également développé des solutions solaires décentralisées, comme les kits solaires domestiques ou les mini-réseaux solaires, qui permettent d’apporter de l’électricité aux zones rurales isolées du réseau national. Selon une étude de la Banque mondiale, environ 30% des ménages kényans utilisent l’énergie solaire pour s’éclairer ou recharger leurs appareils électriques. Voici une vidéo relatant ces faits : L’énergie solaire présente plusieurs avantages pour le Kenya. Elle contribue à réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés, qui sont coûteux et polluants. Elle favorise également la création d’emplois locaux, notamment dans les secteurs de l’installation, de la maintenance et de la distribution des équipements solaires. Elle permet enfin de soutenir le développement économique et social du pays, en offrant un accès à une énergie propre, abordable et durable aux ménages, aux entreprises et aux services publics. Les défis à relever pour développer l’énergie solaire au Kenya Malgré ses progrès remarquables, le Kenya doit encore faire face à plusieurs défis pour développer davantage l’énergie solaire sur son territoire. L’un des principaux obstacles est le manque de financement. Le coût initial des projets solaires est souvent élevé, ce qui décourage les investisseurs privés. Le Kenya a besoin de mobiliser davantage de ressources financières, notamment auprès des bailleurs internationaux, pour soutenir le déploiement des infrastructures solaires. Le pays a déjà bénéficié de plusieurs programmes d’aide, comme celui du Fonds vert pour le climat, qui a accordé 150 millions de dollars pour financer deux projets solaires d’une capacité totale de 80 MW. Un autre défi est la réglementation du secteur de l’énergie. Le Kenya doit mettre en place un cadre juridique et institutionnel clair et stable, qui favorise la concurrence et l’innovation dans le marché de l’électricité. Le pays doit également renforcer la capacité et la fiabilité du réseau électrique national, qui souffre encore de pertes techniques et commerciales importantes. Le Kenya doit enfin promouvoir l’intégration des énergies renouvelables variables, comme le solaire et l’éolien, dans le système électrique, en développant des solutions de stockage et de gestion de la demande. Le Kenya est un exemple inspirant pour les autres pays africains qui souhaitent s’engager dans la transition écologique. Le pays a réussi à produire une grande partie de son énergie à partir de sources renouvelables, dont l’énergie solaire. Le Kenya dispose d’un fort potentiel solaire, qu’il exploite à travers des centrales solaires photovoltaïques et des solutions solaires décentralisées. L’énergie solaire apporte de nombreux bénéfices au Kenya, en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de création d’emplois, d’accès à l’électricité et de développement économique et social. Le Kenya doit toutefois relever plusieurs défis pour développer davantage l’énergie solaire, notamment le financement, la réglementation et l’intégration des énergies renouvelables variables dans le réseau électrique. Le Kenya a encore une marge de progression pour devenir un véritable leader de l’énergie solaire en Afrique et dans le monde. #### Le Made in Africa peut-il transformer l’industrie du cuir du continent ? Pendant longtemps, le cuir africain est resté méconnu du consommateur malgré un changement de conscience du consommateur et une pression pour une plus grande transparence dans tous les aspects de l’industrie de la mode. La législation de l’UE stipule que le pays d’origine des produits finis est le pays où se déroule le processus de production final. Cela a permis aux maisons de mode de luxe qui s’approvisionnent en cuir brut d’Afrique, et même y entament le processus de production, d’étiqueter leurs produits comme, par exemple, Made in Italy. Cette pratique a aidé les fabricants européens à éviter d’utiliser une étiquette Made in Africa, un processus qui a gardé la maroquinerie Made in Africa sous le radar et a du mal à construire une image de qualité et d’excellence, en Afrique elle-même autant qu’à l’étranger. Une forte envie de se développer Sous-financés mais déterminés, les créateurs africains s’appuient sur les vastes ressources et la capacité de l’Afrique en matière de mode durable pour changer la perception du cuir africain et le promouvoir sur un marché plus large. Alors que le cuir perd du terrain avec de nombreux designers axés sur la durabilité à travers le monde, la production basée en Afrique offre une solution plus acceptable. Voici une vidéo montrant l’industrie du cuir au Nigeria : Des problèmes tels que la cruauté envers les animaux, les eaux usées et l’utilisation de produits chimiques agressifs dans le processus de tannage sont atténués par le sous-élevage, des pratiques de consommation réduite qui encouragent la réutilisation et un élevage plus équitable avec la fourniture de viande comme objectif principal, puis par les abattoirs qui aident à réduire les émissions dues au transport. Des initiatives telles que la Green Tanning Initiative et le cuir sans métal en Éthiopie et dans d’autres pays d’Afrique de l’Est s’emploient également à éduquer les tanneurs sur des méthodes moins toxiques de tannage et de teinture du cuir et à promouvoir des politiques plus respectueuses de l’environnement dans la production de cuir en Afrique. Envoi de cuir africain à l’étranger Les cuirs africains de la meilleure qualité sont généralement destinés aux marchés d’exportation. En réponse, certaines des entreprises de maroquinerie africaines les plus intéressantes ont appris à s’adapter et à utiliser pleinement les ressources matérielles locales. « Nous nous sommes concentrés sur ce que nous pouvions faire mieux », déclare Nardos Tamirat, co-fondateur de Tibeb Leather Works, basé en Éthiopie. « Nous savions que nous étions sur un marché différent et que notre proposition de valeur était différente. Pour nous, c’est notre cuir et nos designs traditionnels éthiopiens. » La société utilise du cuir qui serait autrement jeté comme étant défectueux par de nombreuses maisons haut de gamme pour créer des sacs à main en cuir et d’autres accessoires. En gardant le cuir aussi naturel que possible avec sa peau imparfaite, Tamirat pense que Tibeb reste fidèle à ses origines éthiopiennes. La stratégie de Tamirat est partagée par Mark Stephenson, directeur général de Sandstorm Kenya. « Les créateurs et fabricants africains de cuir n’ont pas les ressources nécessaires pour produire en masse de manière efficace comme, par exemple, la Chine. La technologie n’est pas encore là en Afrique. Et donc pour Sandstorm, la question est de savoir comment utiliser la technologie pour créer plus d’emplois pour les artisans et les tanneurs et optimiser la valeur en Afrique en utilisant le slow fashion  », dit-il. #### Le Mali accuse la France de former des terroristes dans le pays Les déclarations du premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, sont assez surprenantes. En effet, il y dénonce la décision prise par la France d’aider des groupes terroristes dans l’Afrique de l’Ouest. Ce qu’il faut retenir Les déclarations du premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, sont assez surprenantes. En effet, il y dénonce la décision prise par la France d’aider des groupes terroristes dans l’Afrique de l’Ouest. Selon Maiga, l’armée française aurait développé une. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Métiers recherchés au MaliActualités Afrique Selon Maiga, l’armée française aurait développé une enclave à Kidal. Il s’agit d’une région désertique située au nord du pays. La France l’aurait mis sous le contrôle d’un groupe terroriste d’Ansar al-Din. Ce groupe serait lié à al-Qaïda. Il a déclaré que l’armée malienne avait été interdite d’entrer sur le territoire. Le Mali n’a pas accès à Kidal, c’est une enclave contrôlée par la France, a rapporté Russia Today citant l’interview de Maiga à la société d’État RIA Novosti vendredi. La déclaration du président français Cette déclaration intervient quelques jours après que le Mali ait demandé un échange avec l’ambassadeur français afin de parler de son indignation face aux récentes déclarations d’Emmanuel Macron à l’encontre du gouvernement malien.  Selon lui, il est composé par des hauts responsables de l’armée. Les autorités françaises ont décidé de faire revenir dans le pays l’armée française en juin. Cela est lié à la prise de contrôle militaire au Sahel. Voici une vidéo montrant la situation dans le pays : Un gouvernement intérimaire dirigé par des civils a été installé par le colonel Assimi Goita, qui a dirigé le coup d’État d’août. Mais il a ensuite déposé les dirigeants de ce gouvernement en mai dernier lors d’un deuxième coup d’État. Le Mali a accusé la France d’abandonner ce pays d’Afrique de l’Ouest suite à sa décision de rappeler ses troupes dans des régions très dangereuses du Sahel. Des tensions continues entre les deux pays Depuis la publication d’informations le mois dernier, les tensions entre le Mali et la France se sont intensifiées. Ces informations concernent en outre le recrutement de plus de 1 000 mercenaires par l’État du Sahel. Ce sont des professionnels travaillant pour la société de sécurité privée russe Wagner. Selon le gouvernement français, malgré le retrait de ses forces, la France allait toujours continuer à y installer une base afin de combattre le soulèvement armé au Sahel. C’est en 2013 que la France a déployé les forces armées dans le pays après la prise de contrôle des rebelles armés. Depuis lors, Paris a déployé des milliers de soldats dans la région du Sahel pour lutter contre le soulèvement armé. Malgré sa présence militaire, la violence s’est propagée au centre du Mali et au Burkina Faso et au Niger voisins. De nombreuses personnes sont mortes au Mali et d’autres ont été déplacées, tandis que des régions entières du pays ont peu ou pas de présence étatique. #### Le Mali publie un projet de loi pour renforcer les pouvoirs du colonel Assimi Goita Samedi 5 février, le commandant militaire malien Assimi Goita a reçu plus de pouvoir alors que les autorités dominées par l’armée ont publié un projet de loi qui renforce l’emprise du colonel sur la nation ouest-africaine. Le projet de loi controversé a été adopté après une réunion du cabinet qui prévoit la suppression du poste de vice-président du gouvernement de transition pour éviter les doubles emplois.  Les hauts responsables de la défense et de la sécurité intérieure pourront également exercer toute l’étendue de leurs attributions traditionnelles. Un coup d’État qui a permis la prise du pouvoir par les militaires La junte malienne a pris le pouvoir en août 2021 après que des soldats mutins ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keita lors d’un coup d’État militaire illégal. Des soldats avaient arrêté le président de transition et le Premier ministre du Mali quelques heures seulement après que le remaniement gouvernemental eut interdit les deux soldats de la junte qui avaient tenté un coup d’État auparavant.  Voici les déclarations d’Assimi Goita sur les dialogues diplomatiques : Le bloc régional ouest-africain connu sous le nom de CEDEAO et d’autres membres de la communauté internationale avaient condamné les forces de la junte et avaient exigé la libération du président Bah N’Daw et du Premier ministre Moctar Ouane, tous deux retenus en otage au quartier général militaire de Kati.  Assimi Goita a prêté serment au milieu d’un contrecoup diplomatique Le Mali avait formé un gouvernement intérimaire où la junte a assumé des postes clés dans les ministères de la défense, de la sécurité, de l’administration territoriale et de la réconciliation nationale. Le gouvernement intérimaire de ce pays d’Afrique de l’Ouest déchiré par la guerre a été établi en mai et en août, les officiers de l’armée ont renversé le gouvernement pour leur prétendue mauvaise gestion de l’insurrection djihadiste.  Le commandant militaire malien de 37 ans, Assimi Goita, a ensuite prêté serment en tant que nouveau président par intérim lors d’une cérémonie dans la capitale Bamako au milieu des réactions diplomatiques internationales et des sanctions paralysantes. Le colonel Assimi Goita, à l’époque, avait déclaré aux Maliens que de telles sanctions contre le Mali étaient illégitimes, illégales et inhumaines, tout en ajoutant que son gouvernement restait ouvert au dialogue avec la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) bloc régional. Plus de pouvoir pour les putschistes Le nouveau projet de loi adopté par le Conseil national de transition (CNT), l’organe législatif malien nommé par l’armée, donne désormais au putschiste plus de contrôle et de pouvoir. La session avait pour but de tracer la transition et d’élaborer la loi électorale, selon les rapports des agences.  Le projet de loi s’engage également à adapter la durée de la transition qui ouvre la voie à un régime démocratique dans le pays. La direction militaire avait précédemment déclaré que la prochaine élection présidentielle au Mali n’aurait pas lieu avant 2026 et que Goita aurait encore quatre ans au pouvoir. #### Le marché de la Banque en ligne en Afrique De nombreuses améliorations ont été apportées aux offres bancaires actuelles. En effet, l’univers bancaire se métamorphose petit à petit, s’adaptant aux besoins de sa clientèle. Le digital a donné naissance à la banque en ligne qui a commencé à s’étendre dans les pays développés et qui s’incruste maintenant petit à petit en Afrique. Tour d’horizon sur la croissance de ces établissements virtuels sur le continent africain avec Détective Banque. Ce qu’il faut retenir De nombreuses améliorations ont été apportées aux offres bancaires actuelles. En effet, l’univers bancaire se métamorphose petit à petit, s’adaptant aux besoins de sa clientèle. Le digital a donné naissance à la banque en ligne qui a commencé à s’étendre dans. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Un lancement inopiné des banques en ligne en Afrique En Afrique, les banques en ligne ont commencé à exister en 2016. Le milliardaire nigérian DANGOTE a lancé la tendance en ouvrant SunTrust Bank Nigéria. Ses offres bancaires sont accessibles via les supports électroniques comme les téléphones, les tablettes et les ordinateurs. L’ouverture d’un compte s’effectue essentiellement en ligne et en un rien de temps et la banque a l’avantage de proposer des services innovants et à la hauteur de toutes les attentes. Actuellement, on dénombre 15 plateformes bancaires en ligne au Nigéria.En Afrique du Sud, les banques en ligne varient leurs formules. Après Discovery Bank et Bank Zero, TymeBank a fait son apparition dans le pays. Pour cette offre, l’ouverture du compte s’effectue en seulement cinq minutes. D’autres produits comme le coach d’épargne et le transfert d’argent composent la formule TymeBank. Une expérience alléchante pour les groupes bancaires Compte tenu des avantages que peut apporter une banque en ligne, plusieurs groupes bancaires ont tenté l’expérience en créant leur propre plateforme. C’est par exemple le cas du groupe marocain Attijariwafa qui a fondé Le Bankalik en 2016 avec des offres plutôt dédiées aux jeunes âgés de 18 à 34 ans.Le groupe Société Générale propose également la formule Bankaty qui se compose de services bancaires annexes et d’un compte principal. En Algérie, c’est le groupe français BPCE qui ouvre la voie avec son offre Banxy lancée en 2018. Ces prestations innovantes ont vu le jour grâce à l’expansion du digital sur le continent. Même les Millennials trouvent leur bonheur parmi ces formules. On note donc le Nigéria, l’Afrique du Sud et l’Afrique du Nord parmi les géants de l’offre bancaire 100 % en ligne. L’Afrique : le deuxième marché bancaire dans le monde La banque en ligne a connu une forte croissance ces dernières années en Afrique. Cette expansion s’explique par la confiance qu’accorde la population au mobile money banking. D’autant plus que les agences physiques sont peu nombreuses sur le continent, à raison de 5 pour 100 000 habitants. La digitalisation présente un avantage certain pour les Africains. #### Le marché du cinéma africain est en plein essor Le business du cinéma africain est des petits pains chauds en ce moment. Vous obtiendrez des informations intéressantes à partir de cet article. Nollywood, l’industrie cinématographique la plus populaire d’Afrique avec ses racines au Nigeria, vaut aujourd’hui plus de 800 millions de dollars. Elle a connu une croissance très rapide au cours des deux dernières décennies pour devenir la deuxième plus grande industrie cinématographique au monde (selon le nombre de films sortis), devant Hollywood (États-Unis) et juste derrière Bollywood (Inde). L’industrie lance près de quarante nouveaux films sur le marché chaque semaine et bénéficie d’une base de fans de plus d’un milliard de personnes à travers le monde. Les industries cinématographiques au Ghana et au Kenya connaissent également une croissance très rapide. Les incroyables potentiels de l’industrie cinématographique africaine À l’échelle mondiale, le marché du divertissement cinématographique a généré environ 90,6 milliards de dollars de revenus (2010) et près de 100 milliards de dollars en 2012. Cependant, en raison de plusieurs défis (abordés plus loin dans cet article), les films africains ne possèdent qu’une infime partie de ces revenus. Le graphique circulaire de droite montre le nombre moyen de films sortis sur le marché chaque année par les trois plus grandes industries cinématographiques au monde. Voici les stars du cinéma africain : Bollywood en Inde est le plus prolifique avec environ 3 000 films sortis chaque année. Elle est suivie de près par l’Africa’s Nollywood (2 000) puis Hollywood. Malgré ses énormes volumes, l’industrie cinématographique africaine n’est pas encore une entreprise de plusieurs milliards de dollars comme ses homologues à travers le monde. Pour mettre en perspective les potentiels de l’industrie cinématographique africaine, comparons rapidement notre marché (en phase de croissance) avec Hollywood, l’industrie cinématographique américaine bien établie et mature… Opportunités pour les entrepreneurs dans le secteur du cinéma africain Dans le but d’explorer les opportunités au sein de ce marché, nous aimerions diviser la chaîne de valeur de l’industrie cinématographique africaine en trois étapes : le développement, la production et la distribution des films. Chacune de ces étapes présente ses propres défis et opportunités dont les entrepreneurs et investisseurs intelligents peuvent profiter. Le développement des films implique généralement la conception de l’idée du film et la sélection d’une histoire appropriée, qui peut provenir d’un livre ou d’une pièce de théâtre, d’un autre film à succès, d’une histoire vraie ou d’une idée originale… Un défi récurrent de l’industrie cinématographique africaine est le contenu superficiel et la mauvaise scénarisation. La production implique généralement tout, depuis la constitution d’une équipe de production, le casting des acteurs, le tournage du film et le montage du matériel du film dans le produit final qui est mis sur le marché. Cette étape du processus de production cinématographique regorge d’opportunités pour les maisons de production, les directeurs de la photographie, les monteurs de films, les spécialistes de l’animation, les costumiers, les maquilleurs, les producteurs de son, les chorégraphes et les équipes de restauration. #### Le Marco et le Burkina Faso s’engagent à approfondir la coopération bilatérale Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita et la ministre burkinabé des Affaires étrangères Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly ont renouvelé l’engagement de leurs deux pays à développer la coopération multidimensionnelle aux niveaux bilatéral, régional et international. Les deux ministres ont pris cet engagement lors d’une conversation téléphonique le 14 janvier. Mohammed VI et son frère le président Roch Marc Christian Kaboré, indique un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.   Ce qu’il faut retenir Le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita et la ministre burkinabé des Affaires étrangères Hadizatou Rosine Sori-Coulibaly ont renouvelé l’engagement de leurs deux pays à développer la coopération multidimensionnelle aux niveaux bilatéral. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine La même source a indiqué que le Maroc et le Burkina Faso ont convenu d’étendre leur coopération à de nouveaux domaines d’intérêt mutuel, notamment la lutte contre le terrorisme et le radicalisme et la mise en œuvre de projets économiques, technico-scientifiques et culturels. De nombreux échanges ont déjà eu lieu La conversation téléphonique entre Bourita et Sori-Coulibaly intervient après une rencontre le 7 janvier à Ouagadougou au Burkina Faso entre le chef de la diplomatie burkinabé et l’ambassadeur marocain Youssef Slaoui. Au cours de la réunion, Sori-Coulibaly et Slaoui ont discuté d’un plan d’action exécutif triennal pour la coopération multisectorielle entre les deux pays africains.  Voici une vidéo parlant de cette coopération : Les deux pays entretiennent des relations et des échanges bilatéraux de longue date en matière d’agriculture, de commerce, d’exploitation minière, d’énergie, de science et de technologie. En 2021, le nombre de bourses annuelles pour les étudiants burkinabés dans les universités marocaines et les établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle a atteint 180. Pour faciliter les échanges et la mobilité, le Maroc et le Burkina Faso ont signé le 23 octobre 2020 un accord d’exemption de visa au profit des ressortissants marocains et burkinabés. Une coopération très avantageuse pour les deux parties En 2019, la valeur des exportations marocaines vers le Burkina Faso a atteint 83,7 millions de dollars. Les exportations comprenaient du pétrole raffiné (27,3 millions de dollars), du fil isolé (7,81 millions de dollars) et des engrais minéraux ou chimiques (5,89 millions de dollars), selon les données de l’OEC.  La même année, le Maroc a importé du Burkina Faso du pétrole raffiné (622 000 dollars), des fruits tropicaux (396 000 dollars) et du fil de coton pur non vendu au détail (129 000 dollars). La valeur des importations a atteint 1,64 million de dollars en 2019, a rapporté l’OEC. Cette nouvelle coopération constitue une avancée majeure dans les relations économiques entre les deux pays. D’ailleurs, les produits importés par le Burkina Faso depuis le Maroc sont essentiels pour le pays. Il en est de même pour le Maroc qui trouve un partenaire stratégique pour l’importation de pétrole. #### Le marketing d’influence en Afrique Les influenceurs marketing sont des individus qui tirent parti de leurs connaissances techniques et de leur expertise pour créer une communauté autour d’eux sur les réseaux sociaux. Chaque influenceur marketing a sa propre approche et sa propre niche, cependant, ils se concentrent tous sur la valeur ajoutée à leur public, que ce soit sous forme de divertissement ou d’éducation. Les influenceurs marketing en Afrique profitent d’un moment sous le soleil pour leur capacité à inspirer et à engager leur public. En Afrique, les influenceurs marketing sont une force avec laquelle il faut compter pour leur capacité à façonner l’opinion publique sur les tendances de l’industrie et à stimuler la conversation sur des sujets d’actualité tels que le ciblage et la localisation des publicités. Les influenceurs marketing africains sont difficiles à trouver en raison de la multitude de langues que les utilisateurs africains des médias sociaux utilisent en ligne. Quel rôle jouent les influenceurs en Afrique ? L’Afrique est un énorme marché avec des personnes de cultures et d’origines diverses. Les influenceurs marketing utilisent des plateformes telles que Twitter et LinkedIn pour se connecter avec des personnes partageant les mêmes idées à travers le continent afin de partager des informations sur la rédaction, les meilleures pratiques marketing et la création de communautés. Le rôle de renforcement de la communauté que jouent les influenceurs marketing conduit à une croissance exponentielle de l’industrie et crée donc un levier permettant aux influenceurs de mieux négocier et s’entendre avec des partenaires potentiels. Voici une vidéo relatant ces faits : Les influenceurs marketing en Afrique participent activement à des événements de leadership éclairé ainsi qu’à des événements de réseautage. Des podcasts, des interviews à tout demander, des espaces Twitter aux chats Twitter, les influenceurs marketing en Afrique mènent la conversation sur tous les fronts. Comment les marques peuvent-elles travailler avec les influenceurs africains ? Les marques mondiales peuvent collaborer avec les influenceurs africains des médias sociaux de multiples façons. Le marketing d’affiliation devient un moyen populaire pour les petites entreprises et les marques émergentes de collaborer avec des influenceurs. En termes simples, le marketing d’affiliation est une forme de marketing à la performance où l’influenceur obtient une part de chaque transaction conclue grâce à ses efforts. Par exemple, si un influenceur a un lien dans sa biographie Instagram et que quelqu’un achète un produit via ce lien, l’influenceur obtiendrait un pourcentage des bénéfices. Les influenceurs sociaux africains sont divers dans les sujets dont ils parlent. Ils ont trouvé leur voix et leur « pourquoi ». De plus, les influenceurs africains ont une solide compréhension de ce qui fait cliquer leur public, en plus d’optimiser leur contenu et de diversifier les formats. Que faut-il pour être un influenceur en Afrique ? Comme vous pouvez le voir dans la liste, être un influenceur ne signifie pas nécessairement avoir un grand nombre de followers ou tweeter sans réfléchir en utilisant les hashtags tendances du jour. Cela nécessite un véritable intérêt pour le marketing et son potentiel, ainsi qu’un engagement à fournir en permanence de la valeur au public. Dans l’économie actuelle axée sur l’attention, les influenceurs marketing comprennent l’importance de la brièveté et de l’authenticité.  #### Le Maroc et la Russie signent une nouvelle coopération dans le domaine de la pêche Le Maroc et la Russie ont signé une nouvelle coopération dans le domaine de la pêche maritime, a déclaré vendredi un communiqué du ministère marocain de l’Agriculture. L’accord remplacera l’accord de 2016 qui a expiré cette année en mars. Les deux pays ont tenu plusieurs séries de discussions en ligne avant de se mettre d’accord sur une vision commune qui a conduit à la signature de l’accord. Le nouvel accord, qui durera quatre ans, est le huitième du genre depuis 1992. Cet accord permet en outre de limiter le nombre de navires pouvant naviguer sur les eaux marocaines. Il est établi à 10. Les détails de cet accord L’accord prend également en compte la coopération scientifique et technique entre l’Institut national de recherche halieutique et son homologue russe pour le suivi de l’écosystème pélagique dans les eaux marocaines. L’accord bénéficiera également aux étudiants marocains, avec un nombre prévu de bourses de formation d’établissements russes spécialisés dans la pêche maritime. Au cours des discussions qui ont abouti à l’accord, les deux ministres ont exprimé le souhait de renouveler la coopération halieutique entre leurs deux pays. Ils ont noté que la coopération tiendra compte de l’état des ressources halieutiques. Voici une vidéo relatant l’accord sur la pêche entre le Maroc et l’UE : Le ministère marocain de l’Agriculture a déclaré que l’activité des navires russes dans les eaux marocaines offre des opportunités de travail aux pêcheurs marocains à raison de 16 marins par navire en tout temps. Les navires sont soumis à un système de contrôle et de surveillance qui surveille chaque navire par satellite, ainsi qu’à l’embarquement permanent d’un observateur scientifique marocain. Une commission mixte a été lancée Le ministère a également déclaré que le quota des navires serait fixé par la commission. Cela va s’étendre sur la première année de coopération. La commission mixte se réunira avant le début des activités de pêche. La commission couvrira également toutes les dispositions techniques et les dispositions financières pour la mise en œuvre de l’accord. Selon le ministère marocain, cette coopération permettra au pays de bénéficier d’une compensation financière. Elle comprend en outre des redevances pour les permis de pêche, mais aussi le droit d’accès à la ressource. La pêche fait partie des ressources naturelles les plus convoitées du Maroc. En plus du nouvel accord avec la Russie, le pays a également un accord de pêche de plusieurs décennies avec l’UE. Mercredi, le ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch a discuté de l’accord de pêche Maroc-UE avec le commissaire européen à l’environnement, Virginijus Scinkervicius. Akhannoch a célébré les résultats positifs liés au nouvel accord conclu entre le Maroc et l’Union Européenne. Il a déclaré que l’accord a permis aux deux pays de consolider leur coopération dans le secteur de la pêche, ce qui représente un partenariat solide de 32 ans. L’ambassadeur du Maroc auprès de l’UE, Ahmed Rahhou, qui était également présent à la réunion, a expliqué que cette coopération pourrait renforcer le lien entre les deux pays. #### Le Maroc face à une vague de chaleur sans précédent en hiver Le Maroc connaît depuis quelques jours des températures anormalement élevées pour la saison, dépassant les 30 degrés dans plusieurs villes. Ce phénomène, qui coïncide avec une sécheresse historique, inquiète les habitants et les autorités, qui ont pris des mesures de restriction d’eau. Quelles sont les causes et les conséquences de cette vague de chaleur exceptionnelle ? Comment le pays s’adapte-t-il à ce changement climatique brutal ? Un phénomène météorologique rare Selon les experts, la vague de chaleur qui frappe le Maroc est due à la rencontre de vents du désert avec l’anticyclone des Açores, qui bloque l’arrivée des perturbations atlantiques. Ce phénomène météorologique rare a provoqué une hausse spectaculaire des températures, qui ont atteint 34 degrés à Casablanca, 36 à Agadir et Essaouira, et même 40 à Marrakech. Ces valeurs sont largement supérieures aux normales saisonnières, qui tournent autour de 20 degrés en février. Voici une vidéo relatant ces faits : Ces chaleurs estivales contrastent avec le froid glacial qui a touché le pays en janvier, avec des chutes de neige importantes dans les régions montagneuses. Le Maroc subit donc une forte variabilité climatique, qui témoigne d’un dérèglement du système atmosphérique. Une sécheresse inédite qui menace les ressources en eau La vague de chaleur s’accompagne d’une absence de précipitations, qui aggrave la situation de sécheresse que connaît le Maroc depuis plusieurs mois. Selon le ministère de l’Agriculture, le déficit pluviométrique atteint 50% par rapport à la moyenne des trente dernières années. Le niveau des barrages est au plus bas, avec un taux de remplissage de 36%, contre 54% l’an dernier à la même période. Cette sécheresse inédite menace les ressources en eau du pays, qui sont déjà limitées et soumises à une forte pression démographique et économique. Le Maroc est classé parmi les pays les plus touchés par le stress hydrique dans le monde, avec une disponibilité annuelle en eau par habitant inférieure à 1000 mètres cubes. Des mesures d’urgence pour faire face à la crise Face à cette situation critique, les autorités ont pris des mesures d’urgence pour faire face à la crise. Le gouvernement a décidé d’allouer une enveloppe budgétaire de 5 milliards de dirhams (environ 450 millions d’euros) pour soutenir le secteur agricole, qui représente près de 15% du PIB et emploie plus de 40% de la population active. Cette aide vise à compenser les pertes des agriculteurs et à encourager l’irrigation localisée, plus économe en eau. Par ailleurs, des restrictions d’eau ont été imposées dans les grandes villes, comme Casablanca, Rabat ou Tanger, où la demande dépasse l’offre. Les habitants sont appelés à réduire leur consommation d’eau potable et à éviter le gaspillage. Des campagnes de sensibilisation sont menées pour promouvoir les bonnes pratiques et les gestes écoresponsables. Un défi majeur pour l’avenir du pays La vague de chaleur et la sécheresse que subit le Maroc sont des signes avant-coureurs du changement climatique, qui risque de s’accentuer dans les prochaines années. Selon les projections du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le Maroc pourrait connaître une augmentation de la température moyenne de 2 à 4 degrés d’ici 2100, ainsi qu’une diminution des précipitations de 10 à 20%. Ces scénarios impliquent des conséquences dramatiques pour le pays, qui devra faire face à une pénurie d’eau, à une désertification accrue, à une baisse de la production agricole, à une dégradation de la biodiversité, à une augmentation des risques sanitaires et à une aggravation des inégalités sociales. Le Maroc est conscient de ce défi majeur et s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 42% d’ici 2030, dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat. Le pays mise également sur le développement des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, pour diversifier son mix énergétique et réduire sa dépendance aux combustibles fossiles. Le Maroc se veut ainsi un modèle de transition écologique en Afrique et dans le monde arabe. #### Le Maroc nomme la première femme procureure en chef du tribunal de première instance Le Maroc a son premier procureur en chef auprès d’un tribunal de première instance, après que Rabha Fath Nour a récemment été nommé procureur en chef. La nomination de Nour comme Procureur du Roi près le Tribunal de Première Instance de Mohammedia est une première historique pour le système judiciaire marocain. Malgré les efforts déployés dans ce domaine, les femmes restent fortement sous-représentées dans les postes judiciaires. Sur 104 nominations, validées par le roi Mohammed VI à la tête du Conseil supérieur de la magistrature, six ont été accordées à des femmes juges. La nomination de Rabha Fath Nour n’est cependant pas comme les autres. Un long chemin vers l’égalité des sexes Rabha Fath Nour sera pleinement en mesure de participer à toutes les affaires juridiques, ainsi qu’aux affaires pénales. L’étape sur le long chemin vers l’égalité des sexes visera à atteindre les objectifs des dispositions de l’article 19 de la Constitution et de l’article 65 de la loi organique du Conseil supérieur de la magistrature (CSJP). La SCJP est l’organisation chargée de gérer la carrière des juges et est tenue par ses lois de suivre les principes d’égalité et de parité. Voici une vidéo parlant de l’égalité des sexes au Maroc : Depuis la récente réforme du système judiciaire, la SCJP a commencé à annoncer des postes vacants parmi les femmes et à leur offrir la possibilité d’occuper des postes de direction. Auparavant, les femmes juges devaient attendre une recommandation, ce qui affectait leurs chances de réussite. La place de la femme au Maroc Le Maroc a eu sa première femme juge, Zhor El Horr, en 1979. Depuis cette nomination, les postes judiciaires sont de plus en plus attrayants pour les femmes marocaines. Aujourd’hui, le Maroc compte plus de 1 000 femmes juges, sur un total de 4 175 magistrats travaillant dans les tribunaux du pays. Selon des données remontant à 2015, 836 des femmes sur le terrain étaient juges et membres de jury, tandis que 164 exerçaient en tant que procureurs ou procureurs adjoints. Bien que les femmes représentent un quart de la profession judiciaire, aucune Marocaine n’a jamais été nommée procureur en chef dans un tribunal de première instance. Les procureures sont souvent déléguées en tant que procureurs civils, commerciaux et pénaux. Cette nouvelle nomination signifie que le tribunal de première instance de Mohammedia sera entièrement dirigé par une femme pour la première fois dans l’histoire du Maroc. Une touche de féminité dans la justice Il a été prouvé que les femmes juges ajoutent une perspective personnelle bien nécessaire à leurs actions et expériences judiciaires, apportant une perspective plus complète et empathique sur les affaires relatives aux luttes des femmes, telles que les agressions sexuelles, le harcèlement, la discrimination fondée sur le sexe sur le lieu de travail et l’application des lois les droits constitutionnels des femmes marocaines. Les femmes juges sont plus susceptibles de faire progresser la protection juridique des droits fondamentaux des femmes au Maroc ainsi qu’à l’échelle mondiale. Toutes les femmes dans le domaine judiciaire ne partagent pas cet avis, car certaines disent que la loi, étant un organe impartial, est censée être appliquée quels que soient les sexes impliqués dans l’affaire et ceux des autorités compétentes. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Le Maroc réitère son soutien indéfectible à une solution politique en Libye Le renouvellement de l’engagement fait suite à l’arrivée du Haut Conseil d’Etat libyen Khaled El Mechri et du président de la Chambre des représentants libyenne Aguila Saleh Issa à Rabat jeudi. Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers du Maroc, a reçu Mechri à Rabat et a souligné la décision du pays de soutenir tous les efforts visant à surmonter les obstacles qui entravent la consolidation d’une solution politique consensuelle entre toutes les parties. Le Maroc joue un rôle crucial dans les discussions entre les frères libyens pour trouver une solution durable à la crise, a déclaré Benchamach à Mechri jeudi. Il a souligné que le Maroc estime qu’une solution politique consensuelle reste la seule issue à la crise. Benchamach a également réitéré que Rabat a une confiance totale dans la capacité des Libyens à trouver la solution la plus adaptée pour sortir de cette crise. Le Maroc occupe une place importante dans cette crise Al Mechri a souligné le rôle du Maroc, affirmant que l’aide du pays a été décisive pour rapprocher les points de vue entre les différentes parties et l’issue d’un consensus susceptible d’ouvrir la voie à un règlement politique définitif de la crise libyenne. Al Mechri a souligné que le Maroc offrait toutes les conditions aux parties libyennes pour parvenir à un consensus important, citant l’accord de Skhirat. Le Maroc a également organisé plusieurs tables rondes à Bouznika et à Tanger. Après des mois de consultations et de pourparlers au Maroc, les partis politiques ont déclaré être parvenus à un accord global sur les critères et objectifs d’accession à la souveraineté. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Aux termes de l’accord, les parties libyennes se sont engagées à poursuivre le dialogue engagé au Maroc et prévoient de se rencontrer lors de différents événements pour finaliser l’accord. Le Maroc a exprimé à plusieurs reprises sa détermination continue à s’engager dans le processus politique dirigé par l’ONU pour aider les Libyens à trouver une solution pour mettre fin à la crise humanitaire dans le pays voisin. La réaction du Maroc Rabat continue cependant de condamner l’intervention militaire étrangère, soulignant qu’une solution à la Libye devrait être discutée par les Libyens eux-mêmes. Les visites consultatives continues des parties rivales libyennes au Maroc réaffirment le rôle clé du pays dans le cadre des efforts internationaux visant à assurer la stabilité de la Libye. Les visites ont également eu lieu après que l’Allemagne a ignoré les efforts de maintien de la paix du Maroc, ce qui a conduit à la suspension ultérieure des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Allemagne. En 2020, le ministère marocain des Affaires étrangères a exprimé son étonnement après que l’Allemagne ait exclu le pays de la première conférence de Berlin le 19 janvier. Le Maroc a cité l’exclusion dans sa récente décision de rappeler son ambassadeur de Berlin. Dans la déclaration, le Maroc a également exprimé son mécontentement à l’égard de l’Allemagne pour avoir contrecarré l’influence régionale du Maroc, en particulier sur la question libyenne. Le Maroc a fait valoir qu’il a toujours été à la pointe des efforts internationaux pour résoudre la crise libyenne. #### Le Maroc va contrôler les prix des marchés des aliments pendant le ramadan Assurer l’approvisionnement et la stabilité des prix des aliments essentiels pendant le mois de Ramadan est la priorité du chef du gouvernement marocain Aziz Akhannouch, comme il l’a expliqué lors d’une réunion présidée le 14 mars. La demande de produits alimentaires connaissant une tendance à la hausse à chaque Ramadan, le gouvernement entend surveiller de près la situation de l’approvisionnement alimentaire sur les marchés marocains ainsi que contrôler la qualité et les prix des produits. Les départements concernés sont chargés de contrôler et de surveiller l’approvisionnement alimentaire à travers le Maroc pour assurer ses meilleures conditions et répondre au pouvoir d’achat des ménages marocains. Pendant ce temps, l’Office national de la sécurité alimentaire du Maroc (ONSSA) se concentrera sur la garantie de la qualité des aliments et prévoit de saisir les produits impropres et non étiquetés à la consommation. Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts assure l’approvisionnement régulier des marchés en aliments de grande consommation, notamment les farines, les tomates, les dattes, la viande et les œufs, selon un communiqué. Légumineuses, fruits et dattes Concernant les légumineuses, le stock actuel permet de répondre aux besoins des consommateurs durant cette période. Pour les pois chiches, les haricots et les féveroles, le stock actuel peut assurer environ sept mois de consommation, tandis que le stock de lentilles peut assurer environ quatre mois de consommation à l’échelle nationale. Voici une vidéo relatant la hausse de prix de certains produits alimentaires : Les tomates cultivées sous serre, provenant majoritairement à 90 % de la région sous-massa, devraient couvrir les besoins du ramadan. Le gouvernement estime que la production de tomates sera suffisante pour le mois sacré. Pour les oignons, les prix observés sur le marché de gros au cours du mois de mars sont stables et similaires à la même période de l’année dernière. La demande de pommes de terre sera également largement satisfaite pendant le Ramadan, a assuré le gouvernement. Parallèlement, l’approvisionnement en dattes du mois à venir sera assuré par les stocks issus de la production nationale, qui ont atteint 160 000 tonnes, en hausse de 12 % par rapport à la saison précédente, et par les importations réalisées avant le ramadan.  Aperçu des produits d’origine animale L’offre de lait et de produits laitiers est en mesure de couvrir la demande moyenne estimée à près de 105 millions de litres pendant le Ramadan, a expliqué le gouvernement, soulignant que les prix du lait sont stables. Pour le beurre, l’approvisionnement du marché sera bien assuré pour répondre aux besoins nationaux, ajoute le communiqué. La quantité de viande rouge (bœuf, agneau et chèvre) disponible pour les mois d’avril 2022 reste suffisante pour couvrir la consommation des ménages marocains avec des prix normaux. En ce qui concerne la viande blanche, l’approvisionnement prévu pour le mois d’avril sera suffisant ainsi que l’approvisionnement prévu en œufs, poissons et fruits de mer. #### Le Maroc, le Kenya et le Ghana, les pays africains avec la croissance la plus rapide Une hausse de 3,8 % est attendue en 2021 après une forte récession l’année dernière en Afrique. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour certains pays africains qui ont connu une crise économique sans précédente. La principale société de données et d’analyse GlobalData note que les économies à la croissance la plus rapide de la région seront le Maroc, le Kenya, le Ghana, l’Égypte et l’Afrique du Sud, qui devraient tous enregistrer une croissance du PIB réel supérieure à 4 % en 2021. Ce qu’il faut retenir Une hausse de 3,8 % est attendue en 2021 après une forte récession l’année dernière en Afrique. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour certains pays africains qui ont connu une crise économique sans précédente. La principale société de données et d’analyse. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Le Maroc a progressé à pas de géant ces dernières années, ayant fourni au monde des produits après des saisons agricoles prometteuses. La croissance attendue du pays de 5,19 % a également été influencée par sa campagne de vaccination efficace, ses politiques monétaires accommodantes et ses stimuli budgétaires.  Une économie plus forte Des fondamentaux bancaires solides et une augmentation de la demande extérieure de matières premières devraient contribuer à la reprise en Afrique du Sud, qui devrait connaître une croissance de 4,09 %. Cependant, cela a été entravé par les récentes manifestations dans le pays. La croissance de la consommation privée doit rester le principal moteur de la croissance économique en Égypte. Voici la liste des pays africains ayant enregistré la plus forte croissance : La plus grande économie d’Afrique en termes de PIB, le Nigéria, devrait également sortir de la récession, mais la croissance sera à un rythme plus lent que les autres pays d’Afrique subsaharienne à 2,3 %. L’insécurité accrue, l’inflation alimentaire croissante, l’augmentation des paiements du service de la dette et le blocage des réformes sont les principaux obstacles au processus de redressement du Nigeria. Des dépréciations monétaires Des dépréciations monétaires importantes se sont produites dans de nombreux pays africains en raison d’une baisse des flux financiers extérieurs, des investissements de portefeuille et d’une augmentation de la dette publique. Cela peut jeter une ombre sur la récupération. Cependant, l’accent mis par les gouvernements sur des politiques monétaires accommodantes anticycliques et des plans de relance budgétaire contribuera à la reprise économique de la région africaine en 2021. En plus du soutien gouvernemental, l’Afrique attire les investisseurs mondiaux en raison de sa vaste base de ressources et de ses options de marché inexploitées. Récemment, le Royaume-Uni s’est engagé à investir 4,5 milliards de dollars en Afrique d’ici 2022, ce qui devrait créer des emplois et accélérer les activités économiques. Les entrées d’IDE ont diminué de 20 % dans la région africaine en 2020 à cause de baisse des prix des matières premières. Il y a aussi eu la crise sanitaire qui a touché le monde. Par ailleurs, la transformation structurelle et les marchés inexploités auront un impact majeur sur le développement de ces pays dans les prochaines années. Avec une augmentation de la demande énergétique anticipée, les investissements dans la recherche de ressources pourraient augmenter au second semestre 2021. #### Le mouvement de protestation algérien fête son premier anniversaire Le 16 février, la ville algérienne de Kherrata a organisé une manifestation pour marquer le premier anniversaire du mouvement de protestation Hirak. C’est dans une petite ville du nord-est que l’année précédente, la première mobilisation contre le président Abdelaziz Bouteflika, aujourd’hui déchu, et son régime a éclaté.  Ce qu’il faut retenir Le 16 février, la ville algérienne de Kherrata a organisé une manifestation pour marquer le premier anniversaire du mouvement de protestation Hirak. C’est dans une petite ville du nord-est que l’année précédente, la première mobilisation contre le président. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Cette manifestation est largement considérée comme ayant ouvert la voie à des événements similaires dans d’autres villes qui se sont finalement transformés en des manifestations nationales le 22 février, début officiel du mouvement Hirak. La manifestation de cette année à Kherrata a eu lieu au milieu d’appels à une mobilisation de masse le 21 février, pour commémorer la naissance du mouvement et soutenir les manifestations qui réclament un changement radical en Algérie depuis 52 semaines consécutives.  L’un des mouvements politiques les plus puissants d’Algérie Le Hirak est devenu ce que beaucoup considèrent comme l’un des mouvements politiques les plus puissants de l’histoire récente du pays, forçant le remaniement d’une grande partie des dirigeants politiques et économiques sous Bouteflika. Dans un discours prononcé le même jour, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a de nouveau qualifié le Hirak de « bienheureux » et a exprimé sa volonté d’introduire des changements radicaux dans le pays conformément aux exigences du mouvement.  Selon certains observateurs, le 22 février a été la fin d’une Algérie et le début d’une autre. C’est la toute première fois que le pays assiste à un mouvement national qui vise à faire tomber l’ensemble du système. Il n’est plus aussi puissant qu’avant, les gens ne sont plus divisés comme avant et le Hirak est aussi entré dans un contexte économique dans lequel il est très difficile pour le système de continuer à acheter la paix sociale.  Un mouvement pacifique L’une des caractéristiques qui a permis au Hirak de durer est le pacifisme indéfectible qu’il a maintenu depuis ses débuts, largement attribué aux souvenirs des Algériens de la guerre civile dans les années 90, de la peur instrumentalisée par le régime depuis lors, ainsi que de la violence dans les pays voisins.  Le pacifisme est la caractéristique la plus importante du Hirak. Les Algériens ont affirmé que le pacifisme est leur force. Le Hirak est un mouvement intergénérationnel et diversifié sur le plan social, portant sur des questions transversales telles que la classe sociale, l’idéologie et les groupes ethniques et professionnels, les femmes jouant un rôle central. Tout au long de l’été, le Hirak est resté très populaire. #### Le Nigeria : entre régulation prudente et ambitions crypto Le Nigeria, leader africain des cryptomonnaies, navigue entre une adoption massive et un cadre réglementaire en construction. Classé parmi les pays les plus actifs dans l’adoption crypto, le pays tente de concilier innovation et protection des consommateurs. Ce qu’il faut retenir Le Nigeria, leader africain des cryptomonnaies, navigue entre une adoption massive et un cadre réglementaire en construction. Classé parmi les pays les plus actifs dans l’adoption crypto, le pays tente de concilier innovation et protection des consommateurs.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaActualités Afrique Un cadre réglementaire en gestation La Commission des valeurs mobilières (SEC) nigériane a lancé un programme d’incubation réglementaire, accordant des licences provisoires à des plateformes locales. Ces licences marquent une première étape vers une régulation claire, visant à sécuriser les transactions et à attirer les investisseurs institutionnels. Le Parlement nigérian prépare parallèlement un projet de loi sur les investissements et les titres, destiné à encadrer l’ensemble des actifs numériques. Cette initiative pourrait clarifier les règles fiscales et renforcer la transparence, un enjeu crucial dans un pays où les fraudes liées aux cryptos restent fréquentes. Des défis persistants : sécurité et confiance Malgré ces avancées, le secteur reste vulnérable aux arnaques et aux fraudes. Les autorités nigérianes ont récemment arrêté des suspects pour des escroqueries liées aux cryptomonnaies, rappelant les risques inhérents à un marché peu régulé. Les banques nigérianes, méfiantes, évitent souvent de collaborer directement avec les plateformes crypto, préférant les traiter comme des « sociétés d’investissement » pour contourner les restrictions. Cette situation crée une insécurité juridique, malgré les efforts de la SEC pour rassurer les acteurs. Binance et le bras de fer avec les autorités La relation tendue entre le Nigeria et Binance, la plus grande bourse crypto mondiale, illustre les tensions entre régulation et liberté d’innovation. Les autorités nigérianes ont imposé des restrictions sur les transactions en naira, forçant Binance à suspendre ses opérations locales. Les autorités réclament désormais des impôts impayés, tandis que Binance conteste ces exigences. Ce conflit révèle les limites d’une régulation encore balbutiante : comment concilier protection des consommateurs et attractivité pour les géants du secteur ? Perspectives : vers un hub crypto africain ? Le Nigeria ambitionne de devenir un hub régional des cryptomonnaies, en capitalisant sur son dynamisme économique et sa jeunesse. La SEC mise sur un équilibre entre innovation et contrôle, espérant attirer des investisseurs étrangers tout en évitant l’étouffement du marché. La taxation des transactions crypto, envisagée depuis plusieurs années, pourrait générer des recettes publiques tout en légitimant le secteur. Reste à convaincre les acteurs historiques, comme Binance, de collaborer avec les autorités plutôt que de contourner les règles. Le Nigeria incarne les contradictions d’un marché crypto en pleine croissance : entre opportunités économiques et risques de fraude, entre régulation nécessaire et crainte de l’étouffement. Si les récents progrès réglementaires sont prometteurs, le pays doit désormais transformer ces avancées en confiance durable. Pour les investisseurs et les utilisateurs, l’enjeu est de taille : transformer un secteur chaotique en un pilier de l’économie africaine. #### Le Nigeria croule sous la criminalité, peu d’emplois S’il y a bien eu un moment où le Nigeria aurait pu décoller, c’était en 1999. La démocratie avait été restaurée, avec la réouverture de son économie après des décennies de mauvaise gestion et de pillage sous les dictatures militaires. Tomi Davies, un analyste de systèmes, faisait partie des milliers de Nigérians qui sont rentrés chez eux pour aider à reconstruire le pays. Après quelques années à travailler sur des projets du secteur public, on lui a offert un sac plein de dollars pour ajouter des employés fantômes au système de paie qu’il installait. Devant son refus, un groupe d’hommes l’a attaqué à son domicile dans la capitale, Abuja. D’autres comme lui sont partis aussi, vaincus par les aspirations déçues d’une nation qui n’était pas censée évoluer ainsi. Doté de certaines des plus grandes réserves de pétrole au monde, de nombreuses terres arables et d’une population jeune et férue de technologie de 206 millions d’habitants qui définit les tendances de la musique et de la mode en Afrique, le Nigéria avait le potentiel pour percer sur la scène mondiale. Capitale de la pauvreté L’économie ne s’est pas encore remise du krach pétrolier de 2014, et il est peu probable qu’elle le fasse de si tôt, ce qui signifie que sa population continuera à dépasser le rythme de l’expansion économique, ajoutant encore plus de pauvres à ce qui est déjà la capitale mondiale de la pauvreté. Plus de 90 millions de personnes vivent dans la misère, plus que l’Inde, qui a une population sept fois plus nombreuse. Voici une vidéo montrant la pauvreté au Nigeria : Un porte-parole présidentiel a renvoyé des questions à l’équipe économique du gouvernement. Le ministère des Finances et la banque centrale n’ont pas répondu à plusieurs demandes de commentaires. Le coronavirus n’a fait qu’empirer les choses. Les revenus personnels devraient tomber à leur plus bas niveau en quatre décennies, plongeant 11 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté d’ici 2022, selon la Banque mondiale. Un Nigérian sur trois dans la population active est au chômage, parmi les taux de chômage les plus élevés au monde, attisant le mécontentement social et l’insécurité. Les erreurs politiques du président Muhammadu Buhari ont compliqué la voie de la reprise. Il est arrivé au pouvoir en 2015 en s’engageant à créer 12 millions d’emplois au cours de son premier mandat de quatre ans ; à mi-chemin de son second mandat, le chômage a plus que quadruplé. Fusion de la sécurité La méfiance envers l’État et la pauvreté sèment la violence. Une insurrection djihadiste qui dure depuis une décennie dans le nord-est fait rage malgré les affirmations de Buhari d’avoir vaincu les militants de Boko Haram en 2015. La piraterie a également fait du golfe de Guinée l’une des eaux les plus dangereuses du monde, tandis qu’à l’intérieur des terres, un conflit mortel entre éleveurs nomades et agriculteurs au milieu du pays se déplace vers le sud. Une nouvelle rébellion séparatiste émerge dans le sud-est, où une tentative sécessionniste de créer la république du Biafra a déclenché une guerre civile dans les années 1960. Les enlèvements ont atteint leur plus haut niveau depuis au moins une décennie, selon les données de l’Armed Conflict Location & Event Data Project. Près de 900 élèves ont été retirés des écoles lors d’enlèvements massifs depuis décembre, selon les Nations Unies. #### Le Nigeria interdit certains diplômes étrangers pour lutter contre la fraude Le Nigeria a récemment pris des mesures significatives pour lutter contre la prolifération des diplômes universitaires frauduleux en interdisant l’évaluation et l’accréditation de certains diplômes obtenus dans des universités étrangères. Cette décision, qui concerne principalement les établissements du Bénin, du Togo et d’autres pays africains, vise à protéger l’intégrité du système éducatif nigérian et à garantir la qualité des diplômés sur le marché du travail. Contexte de la décision La suspension des diplômes délivrés par certaines universités étrangères a été annoncée par le ministre nigérian de l’Éducation, Tahir Mamman. Cette initiative fait suite à une enquête révélant que de nombreux étudiants nigérians avaient obtenu des diplômes sans avoir suivi les cours ou passé les examens requis. Un journaliste d’investigation a réussi à se procurer un diplôme en seulement quelques semaines dans une université béninoise, mettant en lumière les failles du système. Les autorités nigérianes estiment qu’environ 21 600 diplômés ont obtenu des certificats frauduleux auprès d’établissements étrangers. Cette situation a conduit le gouvernement à adopter une politique de tolérance zéro vis-à-vis des faux diplômes, afin d’assainir le secteur éducatif et de restaurer la confiance des employeurs. Une enquête approfondie Pour renforcer cette initiative, une commission a été mise en place pour mener une enquête approfondie sur les universités incriminées. Cette commission, impliquant les ministères de l’éducation du Nigeria, du Bénin et du Togo, a pour mission d’examiner les pratiques de ces établissements et de déterminer si d’autres pays doivent également être concernés par ces interdictions. Le ministre a précisé que le Nigeria n’hésitera pas à étendre cette suspension à d’autres pays africains, tels que l’Ouganda et le Kenya, où des cas similaires ont été rapportés. Cette approche vise à garantir que seuls les diplômes délivrés par des institutions respectant les normes éducatives nationales soient reconnus. Les enjeux pour les étudiants Cette décision aura un impact significatif sur de nombreux étudiants nigérians qui choisissent d’étudier à l’étranger, souvent en raison de la recherche d’une meilleure qualité d’éducation ou de programmes spécifiques non disponibles localement. Les destinations comme le Bénin et le Togo sont populaires parmi les étudiants nigérians en raison de leur proximité géographique et de leurs frais de scolarité relativement bas. Cependant, avec cette interdiction, ces étudiants pourraient se retrouver dans une situation difficile s’ils ont obtenu des diplômes dans des établissements désormais considérés comme illégaux. Le gouvernement a annoncé qu’il entreprendra également une chasse aux diplômés ayant intégré le marché du travail avec de faux certificats, soulignant que ceux-ci ne sont pas victimes mais font partie d’un réseau criminel. Vers une amélioration du système éducatif Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large visant à améliorer la qualité de l’éducation au Nigeria. Les autorités cherchent à renforcer la réglementation autour des universités privées et à s’assurer que toutes les institutions respectent les normes établies par la Commission nationale des universités du Nigeria (NUC). Des mesures supplémentaires incluent des enquêtes sur 107 universités privées locales qui ont ouvert leurs portes au cours des 15 dernières années. En parallèle, le gouvernement prévoit d’intensifier ses efforts pour sensibiliser le public aux risques liés aux faux diplômes et aux institutions peu scrupuleuses. Cela inclut l’éducation des étudiants sur la manière de vérifier la légitimité des établissements avant de s’inscrire. #### Le Nigeria sous le choc après l’incendie qui a touché la raffinerie d’Imo Le président Muhammadu Buhari a décrit l’incident dans l’État d’Imo, dans le sud du Nigéria, comme une catastrophe et un désastre national. De nombreuses victimes ont été brûlées au-delà de toute reconnaissance. La police recherche maintenant le propriétaire de la raffinerie illégale. Ce qu’il faut retenir Le président Muhammadu Buhari a décrit l’incident dans l’État d’Imo, dans le sud du Nigéria, comme une catastrophe et un désastre national. De nombreuses victimes ont été brûlées au-delà de toute reconnaissance. La police recherche maintenant le propriétaire. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaActualités Afrique Les dommages causés à la pêche et à l’agriculture par l’industrie pétrolière au fil des décennies et l’incapacité à partager la richesse pétrolière ont conduit certains à trouver d’autres moyens de gagner de l’argent. Le raffinage illégal est attrayant car dans certaines parties du delta du Niger riche en pétrole, il est considéré comme relativement facile à réaliser, malgré les efforts pour mettre fin à cette pratique. De nombreuses personnes ont été présentes On pense que des dizaines de personnes travaillaient dans les usines de raffinage lorsqu’elles ont été prises dans l’énorme incendie. Le nombre de morts a augmenté alors que les secouristes parcourent les lieux. Ifeanyi Nnaji de l’Agence nationale de gestion des urgences a déclaré que le nombre de tués s’élevait désormais à 109. Des restes humains carbonisés, ainsi que des fragments d’effets personnels, tels que des tongs, des sacs et des vêtements, ont été observés sur les lieux de la catastrophe par un journaliste de l’agence de presse Reuters. Voici une vidéo relatant cette triste nouvelle : Dans un communiqué publié dimanche, M. Buhari a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a déclaré que les responsables des explosions devaient être arrêtés et traduits en justice. Les autorités peinent à freiner la prolifération des usines illégales où est raffiné le pétrole brut volé. Le président a ordonné aux forces de sécurité d’intensifier leurs efforts pour fermer ces raffineries. On ne sait pas encore ce qui a causé l’explosion qui s’est produite dans la nuit de samedi, mais les accidents ont été fréquents dans le passé sur des sites dangereux similaires où les mesures de sécurité ne sont pas appliquées. Une installation déjà à risque On s’est inquiété du manque de précautions dans ces installations ainsi que de la pollution de l’environnement qu’elles causent. Mais les raffineries de pétrole officielles du Nigéria ne fonctionnent pas à pleine capacité, ce qui entraîne de fréquentes pénuries de carburant et des augmentations de prix dans tout le pays. Ils ont appris que de nombreux corps se trouvaient dans les buissons et les forêts à proximité alors que certains opérateurs illégaux et leurs patrons se précipitaient pour leur sécurité. #### Le nouveau gouvernement de Burundi dominé par des « faucons » Après l’élection d’ Evariste Ndayishimiye et la nomination d’ Alain-Guillaume Bunyoni à la place de Premier Ministre, la constitution du nouveau gouvernement du Burundi a été annoncée dimanche. Le régime compte en tout, 11 hommes et 5 femmes, dont des « durs ». L’opposition parle d’un « gouvernement des généraux ». De quoi inquiéter la société civile qui aspirait à plus de souplesse après la disparition de Pierre Nkurunziza. Des généraux à la tête du Burundi  Le général Evariste Ndayishimiye, élu nouveau président du Burundi le 20 mai dernier, après le décès soudain de Pierre Nkurunziza survenu le 8 juin, a nommé un autre militaire : Alain-Guillaume Bunyoni à la place de Premier Ministre, le 23 juin. Cette désignation a soulevé de vives polémiques auprès de l’opposition et suscité la crainte de la société civile. L’annonce de la constitution du gouvernement, dans la soirée de dimanche, n’arrange pas la situation. En effet, le gouvernement de Alain-Guillaume Bunyoni compte un autre visage reconnu de la répression, à savoir : Gervais Ndirakobuca. Le Commissaire de Police Chef (CPC) qui était à la tête du Service National des Renseignements (SNR) tant redouté par la population, jusqu’au 28 juin, s’est vu assigné le titre de ministre de l’intérieur, du développement communautaire et de la sécurité publique. Gervais Ndirakobuca, plus connu dans le pays sous le surnom Ndakugarika, qui se traduit par « je vais te mettre raide mort » dans la langue kirundi (la langue officielle du Burundi) est soupçonné d’être à la tête du système répressif du pouvoir. Pour rappel, le premier ministre, en la personne du général Alain-Guillaume Bunyoni, ainsi que Gervais Ndirakobuca qui est donc l’actuel ministre de l’intérieur, sont, actuellement sous sanctions nord américaines et européennes (Union Européenne). L’opposition craint, alors, une complication des relations internationales. Les relations internationales constitueront justement les besognes du nouveau ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement : Albert Shingiro. Ce dernier était la plus importante figure diplomatique du pays, en tant que représentant permanent du Burundi auprès des Nations Unies, jusqu’à la date de sa nomination au sein du gouvernement. Un nouveau régime des durs qui ne rassure pas les Burundais Les burundais vivaient dans l’espoir d’un nouveau départ assuré par une ère plus ouverte. La population déplorent le retour à un « régime des durs ». Le pays est de nouveau entre les mains des « faucons ». Eux-mêmes qui ont semé la terreur à travers le pays durant le règne de Pierre Nkurunziza. Pour rappel, la candidature du feu président Pierre Nkurunziza pour un 3 ème mandat, en avril 2015, a créé une importante crise politique. Le soulèvement de la population a occasionné des séries d’événements violents et meurtriers. Le bilan était lourd : près de 1200 morts et au moins 400 000 exilés. La contestation de la population a poussé les hommes forts de Pierre Nkurunziza à diriger le pays par la force militaire. La constitution du nouveau gouvernement ne rassure pas les Burundais. #### Le nouveau gouvernement de Madagascar face à des défis cruciaux L’annonce du nouveau gouvernement malgache, dirigé par le Premier ministre Christian Ntsay, a suscité des attentes élevées parmi la population. Composé de 29 membres, dont 12 femmes, ce cabinet est presque paritaire, marquant une avancée significative pour la représentation féminine dans les instances décisionnelles du pays. Cependant, les défis auxquels ce gouvernement doit faire face sont nombreux et complexes, allant de la crise sociale à la nécessité d’une bonne gouvernance. Une composition gouvernementale prometteuse La composition du nouveau gouvernement a été présentée récemment, et elle se distingue par l’inclusion d’un nombre significatif de femmes, ce qui est rare dans le paysage politique malgache. Cette quasi-parité est perçue comme un signe positif par des organisations comme Transparency International, qui souligne l’importance de valoriser les compétences féminines dans les sphères de décision. La vice-présidente de l’ONG, Ketakandriana Rafitoson, a exprimé que, bien que la parité soit un avancement, les ministres devront prouver leur efficacité par des résultats concrets. Les attentes des Malgaches sont claires : ils espèrent des améliorations tangibles dans les services de base tels que l’eau et l’électricité, qui souffrent de coupures fréquentes. Ces problèmes affectent non seulement la qualité de vie des citoyens, mais aussi l’économie du pays, déjà fragilisée par des années de mauvaise gestion et de sous-investissement. Les enjeux de la gouvernance Le nouveau gouvernement fait face à un environnement politique et économique difficile. La lutte contre la corruption est une priorité, car elle est souvent citée comme un obstacle majeur au développement. Les citoyens attendent des mesures concrètes pour améliorer la transparence et la responsabilité des institutions. La nécessité d’une bonne gouvernance est d’autant plus pressante dans un contexte où les ressources naturelles du pays sont exploitées sans bénéfice pour la population. La gouvernance à Madagascar a été historiquement marquée par des crises politiques et économiques. Le nouveau cabinet devra naviguer ces défis tout en établissant des politiques qui favorisent la cohésion sociale et le développement durable. La mise en place de mécanismes de contrôle et d’évaluation des performances des ministres sera cruciale pour garantir que les promesses faites se traduisent par des actions effectives. Les défis sociaux et économiques La situation sociale à Madagascar est alarmante. Des millions de Malgaches vivent dans la pauvreté, et l’accès aux services essentiels reste limité. La crise de l’eau et de l’électricité est exacerbée par des infrastructures vieillissantes et un manque d’investissement. Les coupures fréquentes ont des répercussions sur les entreprises, qui peinent à fonctionner dans un environnement instable. Le gouvernement doit également faire face à des défis environnementaux, notamment le changement climatique, qui menace l’agriculture et la sécurité alimentaire. La déforestation et la dégradation des terres aggravent ces problèmes, et des politiques robustes doivent être mises en place pour protéger les ressources naturelles tout en soutenant les moyens de subsistance des populations rurales. La nécessité d’une vision à long terme Pour surmonter ces défis, le nouveau gouvernement doit adopter une vision à long terme qui intègre le développement économique, social et environnemental. Cela implique de renforcer les capacités institutionnelles, d’améliorer la planification et la mise en œuvre des politiques publiques, et de favoriser la participation citoyenne. Les Malgaches doivent être impliqués dans le processus décisionnel pour garantir que les solutions mises en œuvre répondent réellement à leurs besoins. En outre, la collaboration avec des partenaires internationaux et des organisations non gouvernementales peut apporter des ressources et des expertises essentielles. Le soutien de la communauté internationale sera crucial pour aider Madagascar à réaliser ses objectifs de développement durable, en particulier dans un contexte où les défis sont nombreux et interconnectés. #### Le paysage de la communication d’entreprise en Afrique est un paradoxe Les 20 dernières années environ ont été des périodes dynamiques pour les communicateurs d’entreprise. De l’impact de la technologie et de l’ère numérique, la croissance de la gouvernance d’entreprise ainsi qu’une population jeune plus dynamique et habilitée en Afrique. Et au cours des sept à huit dernières années, le bond en avant de la technologie mobile a énormément changé le paysage. Cette technologie a eu un impact substantiel sur la manière dont les entreprises communiquent ainsi que sur la manière dont elles font la promotion de leurs produits sur leurs marchés. Pour les communicateurs, le plus grand défi a été de gérer la messagerie et la discussion sur leurs messages. Pour de nombreux consommateurs aujourd’hui, le premier et le plus puissant leader d’opinion est le forum de médias sociaux qu’ils ont choisi, alors qu’il y a 15 ans, c’était les médias grand public où les spécialistes du marketing contrôlaient le message. Les tendances mondiales et locales dans le secteur des entreprises et des gouvernements ont également eu un impact sur la façon dont les organisations bâtissent leur réputation et sur la façon dont le marché est prêt à croire en elles. Quels sont certains des obstacles courants à la construction d’une réputation dans les pays africains ? La réputation est largement fonction de la confiance. Partout en Afrique, les gouvernements, le secteur des entreprises et les médias sont à différents niveaux de développement, et cela a un impact sur la façon dont nous construisons notre réputation. Dans les pays les plus libéralisés et démocratiques, il existe généralement des médias libres et indépendants. Dans de tels marchés, les barrières de communication seront moins nombreuses et on trouvera une plus grande appréciation pour les services professionnels de communication d’entreprise. De plus, le public fait généralement plus confiance à ce qu’il voit dans la presse. Voici une vidéo relatant ces faits : https://www.youtube.com/watch?v=xJAlHnZMzUs La mesure dans laquelle les entreprises pratiquent une bonne gouvernance d’entreprise et une divulgation élevée affecte la crédibilité des messages. Et l’inverse est vrai. Généralement, les marchés qui ont des médias libres et indépendants ont tendance à générer plus de crédibilité auprès de leur public que ceux qui ont des médias hautement réglementés. Le développement de la profession varie également à travers le continent et cela affecte notre capacité à construire notre propre réputation. A quels types de défis de communication sont confrontées les entreprises cherchant à pénétrer le marché africain ? Différentes régions d’Afrique ont connu différents défis au cours de l’année écoulée. En Afrique de l’Est, la plupart des pays ont enregistré des taux de croissance faibles en raison du terrorisme, des fluctuations du prix du pétrole et de l’instabilité gouvernementale. Les entreprises doivent être présentes sur le long terme et se préparer activement à affronter les temps difficiles. L’évolution numérique rend également difficile la manière d’atteindre les consommateurs avec des messages ciblés. La plupart des médias sont désormais accessibles via le numérique, obligeant plusieurs marchés internationaux à repenser leurs stratégies d’entrée. Les entreprises internationales ont tendance à rechercher des économies d’échelle et beaucoup ont tendance à opérer à travers l’Afrique en utilisant trois ou quatre pôles stratégiques. Bien que cette stratégie soit logique sur le plan économique, elle n’offre peut-être pas la meilleure entrée sur les marchés. Prenons l’exemple de l’Afrique de l’Est, le marché de la communication à Nairobi est très différent de celui des comtés, sans parler du marché du Soudan du Sud ou de la Somalie. La pénétration des médias, les niveaux d’alphabétisation et même l’accès aux produits sont tout un défi. #### Le plan régional de réponse aux réfugiés de la République Démocratique du Congo Bien qu’une transition pacifique du pouvoir ait suivi les élections présidentielles de décembre 2018 en RDC, fin 2020, la situation sécuritaire globale restait complexe, avec la poursuite des conflits interethniques et des attaques armées, en particulier dans les provinces orientales du pays. Depuis 2019 et tout au long de 2020, l’augmentation de la violence a entraîné le déplacement forcé interne continu de plus de 5,2 millions de personnes, selon le Plan de réponse humanitaire de la RDC 2021. Cela comprend environ 2,9 millions de personnes déplacées en 2020 dans les provinces de l’Est (principalement en Ituri, au Nord et Sud Kivu et au Tanganyika). Il s’agit de la plus grande situation de déplacés internes en Afrique et de l’une des crises humanitaires les plus aiguës et les plus anciennes au monde. Le pays accueille également environ un demi-million de réfugiés, fuyant les troubles et les persécutions dans les pays voisins. La situation en RDC a été aggravée en 2020 par la pandémie de COVID-19, tandis que la RDC continue également de lutter contre les épidémies successives de la maladie à virus Ebola et une épidémie de rougeole. De plus, en octobre 2020, OCHA estimait que 15,6 millions de personnes souffraient d’insécurité alimentaire grave, dont 4,7 millions souffraient de malnutrition sévère. Contexte régional de la protection Le Plan régional de réponse aux réfugiés (RRRP) 2021 pour la situation en République démocratique du Congo (RDC) détaille la réponse inter-agences pour les réfugiés congolais dans les pays d’asile voisins : Angola, Burundi, République du Congo, Rwanda, République-Unie de Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. La plupart des pays de la région ont démontré leur engagement à maintenir des frontières ouvertes pour les demandeurs d’asile, et les Congolais ont bénéficié d’un accès sécurisé à l’asile et à la protection internationale. Voici une vidéo en anglais parlant de ce plan : Cependant, en 2020, en raison de la pandémie de COVID-19, les gouvernements ont mis en place des mesures de précaution, notamment la fermeture des frontières, qui ont affecté l’accès à l’asile. Cette tendance pourrait se poursuivre en 2021 et les partenaires du RRRP se sont engagés à collaborer avec les gouvernements pour garantir que les demandeurs d’asile aient toujours un accès sûr au territoire. Par ailleurs, les réfugiés congolais, en particulier ceux qui vivent dans des camps et des zones d’installation, sont souvent confrontés à des restrictions de leur liberté de mouvement ; droit au travail; droits au logement, à la terre et à la propriété; et l’accès à l’éducation et à la justice. Cette situation s’est aggravée en 2020 en raison des confinements liés au COVID-19 et des restrictions de mouvement, qui ont eu un impact négatif sur l’activité économique et entraîné une perte de revenus et une vulnérabilité accrue pour les réfugiés congolais et leurs familles. Les solutions Dans le même temps, les zones d’installation et les camps de réfugiés dans de nombreux pays d’accueil ont atteint ou dépassé leur capacité, et les services de base disponibles sont sollicités à l’extrême. Les partenaires du RRRP poursuivent les discussions pour étendre les camps et établissements existants ou en établir de nouveaux. Alors que les partenaires du RRRP encouragent l’autosuffisance dans le but de réduire la dépendance vis-à-vis de l’aide humanitaire, la réalité est que ce processus est lent et souvent sous-financé. Par conséquent, la majorité des réfugiés congolais devraient continuer à dépendre de l’assistance et des services fournis par les partenaires du RRRP et le gouvernement. En 2021, il est prévu qu’en plus des services de protection, les partenaires du RRRP devront continuer à fournir des services de base et des programmes d’assistance : soutien aux services de santé et de nutrition ; maintien et expansion de l’eau, systèmes d’assainissement et d’hygiène (WASH) ; l’amélioration de l’infrastructure des abris des ménages ; soutenir l’accès à l’éducation ; et la fourniture d’une aide alimentaire en nature ou sous forme d’espèces et de bons. #### Le président al-Sissi compte se maintenir au pouvoir en Égypte malgré la crise L’Égypte s’apprête à vivre une élection présidentielle sans suspense, qui devrait voir le président sortant Abdel Fattah al-Sissi remporter un troisième mandat, malgré la très mauvaise situation économique et sociale du pays. Comment le chef de l’État égyptien compte-t-il se maintenir au pouvoir face à une opposition réduite au silence et à une population mécontente ? Voici quelques éléments de réponse. Un bilan revendiqué comme positif Le président al-Sissi a annoncé sa candidature le 2 octobre, lors d’une conférence durant laquelle il a déroulé dix ans de succès depuis qu’il a renversé l’islamiste Mohamed Morsi en 2013. Il a mis en avant ses grands projets d’infrastructures, comme le doublement du canal de Suez, la construction d’une nouvelle capitale administrative ou encore la mise en place de centrales solaires. Il a également affirmé avoir restauré la sécurité et la stabilité du pays, après les soulèvements populaires de 2011 et 2013, et avoir combattu le terrorisme, notamment dans le Sinaï où sévit une branche locale de l’État islamique. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Une réforme constitutionnelle sur mesure Pour se présenter à un troisième mandat, le président al-Sissi a fait adopter en 2019 une réforme constitutionnelle qui lui permet de prolonger son mandat actuel de quatre à six ans, jusqu’en 2024, et de se représenter pour un nouveau mandat de six ans à cette date. La réforme accorde également plus de pouvoirs au président, qui peut nommer les juges et les procureurs, ainsi qu’au Parlement, dominé par ses partisans, qui peut destituer le chef de l’État en cas de “violation grave” de ses fonctions. La réforme renforce aussi le rôle de l’armée, dont est issu le président al-Sissi, en lui donnant la mission de “protéger la Constitution et la démocratie”. Une opposition muselée Face au président sortant, peu de candidats osent se présenter. Les principaux leaders de l’opposition sont soit emprisonnés, soit exilés, soit interdits de se présenter. Les partis historiques peinent à mobiliser leurs militants et à recueillir les signatures nécessaires pour valider leurs candidatures. Les rares opposants qui critiquent ouvertement le président al-Sissi et son régime font face à des intimidations, des arrestations ou des agressions. Certains ont même renoncé à se présenter, dénonçant un climat d'”insécurité” et d'”injustice”. Le seul candidat qui semble avoir une chance de se présenter est Ahmed al-Tantawy, un ex-député qui recueille les signatures des citoyens à travers le pays. Une population désabusée L’élection présidentielle ne suscite guère d’enthousiasme parmi les Égyptiens, qui subissent les conséquences d’une grave crise économique et sociale. Le pays fait face à une inflation galopante, à une pénurie de produits de première nécessité, à une hausse du chômage et à une baisse du pouvoir d’achat. Le gouvernement a mis en place un plan d’austérité en échange d’un prêt du Fonds monétaire international (FMI), qui implique des coupes dans les subventions publiques, des hausses d’impôts et des privatisations. La population souffre également d’un manque de libertés publiques et individuelles, dans un contexte de répression accrue des médias, des ONG, des militants des droits humains et des minorités religieuses. Une victoire annoncée Malgré ce tableau sombre, le président al-Sissi semble assuré de remporter l’élection présidentielle, qui se tiendra du 10 au 12 décembre. Il bénéficie du soutien des institutions étatiques, des médias officiels, du monde des affaires et d’une partie de la population qui lui reconnaît son rôle dans le maintien de l’ordre et la lutte contre le terrorisme. Il dispose également d’une importante machine électorale, qui organise des rassemblements de masse et des campagnes de sensibilisation pour inciter les électeurs à voter. Le principal enjeu du scrutin sera donc le taux de participation, qui sera un indicateur de la popularité du président et de la crédibilité du processus électoral. #### Le président algérien en Allemagne pour se soigner du coronavirus Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est infecté par le COVID-19. Le dirigeant algérien a été transporté en Allemagne mercredi sans aucune confirmation de son état de santé. Il a passé trois jours en quarantaine après la détection du COVID-19 parmi le personnel présidentiel. Après des jours de spéculation, les médias algériens ont confirmé le test COVID-19 positif du président. L’obscurité plane sur son état de santé À un jour seulement avant le référendum constitutionnel en Algérie, Tebboune est dans un état stable alors qu’il reçoit un traitement COVID-19 à Bonn, dans l’ouest de l’Allemagne. Mais le bureau du président a continué à obscurcir les raisons de l’admission initiale de Tebboune à l’hôpital militaire Ain Naadja à Alger mardi. Voici une vidéo parlant de cette nouvelle : Le silence du personnel présidentiel sur l’admission de Tebboune à l’hôpital militaire pour recevoir des soins dans une unité de soins spécialisés a suscité de nombreuses spéculations. Au départ, le bureau de Tebboune avait annoncé que l’état de santé du président n’était «pas préoccupant» et qu’il serait en mesure d’exercer ses fonctions présidentielles tout en recevant des soins. Mais ces faibles assurances n’ont pas découragé les spéculations sur la possible infection au COVID-19 de Tebboune sur diverses plateformes de médias sociaux en Algérie. Son éventuelle infection a été jugée encore plus probable après avoir été soudainement transporté en Allemagne jeudi. Même ainsi, le bureau présidentiel algérien n’a fait aucune mention du COVID-19. Il a continué d’affirmer que Tebboune était dans un état stable après des examens médicaux approfondis. Plus de confirmation Les vagues déclarations émanant du bureau de Tebboune n’ayant pas réussi à convaincre, les spéculations sur sa possible infection au COVID-19 ont été confirmées samedi. La nouvelle n’a pas été révélée par des fuites ou une déclaration officielle, mais a été confirmée involontairement par Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite. Le ministère des Affaires étrangères d’Arabie saoudite a accidentellement confirmé le statut de COVID-19 de Tebboune dans un tweet annonçant que le prince héritier saoudien avait envoyé un télégramme au président algérien. Le tweet a annoncé que MBS avait envoyé le message pour vérifier la santé de Tebboune suite à son infection par le nouveau coronavirus. La presse en Algérie continue de ne pas être d’accord sur le fait que Tebboune reçoive son traitement pour COVID-19 à Bonn ou à Cologne en Allemagne. L’âge du président et son habitude de fumer font qu’il est dans la catégorie à haut risque de COVID-19. Les Algériens avaient précédemment émis l’hypothèse que Tebboune n’était pas en Algérie, mais recevait plutôt un traitement COVID-19 aux États-Unis. Moment inopportun Il n’y a jamais de bon moment pour attraper un virus dangereux. Pourtant, le moment choisi pour le diagnostic COVID-19 de Tebboune avant le prochain référendum en Algérie arrive à un mauvais moment pour le président. Avant un référendum constitutionnel qui pourrait consolider l’emprise de Tebboune sur l’Algérie, son diagnostic COVID-19 et l’obscurcissement par son bureau lui feront perdre quelques points. Le gouvernement algérien soutient depuis des mois que la nouvelle constitution du pays inaugurerait une « nouvelle Algérie » en réponse directe aux manifestations du Hirak de 2019. #### Le prince William veut aider financièrement les rangers en Afrique du Sud Lors d’une visite à Cape Town, en Afrique du Sud, le prince William a annoncé une initiative significative visant à soutenir les rangers africains qui jouent un rôle crucial dans la protection de la faune et des écosystèmes. Cette annonce a été faite le 5 novembre 2024, lors de l’événement United for Wildlife Global Showcase, où le prince a souligné l’importance de ces professionnels souvent confrontés à des situations dangereuses dans leur lutte contre le braconnage et le trafic d’animaux sauvages. Ce qu’il faut retenir Lors d’une visite à Cape Town, en Afrique du Sud, le prince William a annoncé une initiative significative visant à soutenir les rangers africains qui jouent un rôle crucial dans la protection de la faune et des écosystèmes. Cette annonce a été faite le 5. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique Un plan ambitieux pour les rangers Le prince William a présenté un plan quinquennal ambitieux qui vise à fournir une couverture d’assurance appropriée et abordable à 10 000 rangers. Ce soutien financier comprend également des opportunités de formation et de développement du leadership, permettant ainsi aux rangers de mieux s’équiper pour faire face aux défis croissants liés à leur métier. Cette initiative fait suite à l’assassinat tragique d’Anton Mzimba, un ranger sud-africain, en 2022. Ce meurtre a profondément marqué le prince William et a mis en lumière les dangers auxquels sont confrontés ceux qui protègent la biodiversité du pays. En reconnaissant leur contribution essentielle, le prince souhaite renforcer la sécurité et le bien-être des rangers. La nécessité d’un soutien accru Dans son discours, le prince a souligné que les rangers ne se contentent pas de protéger la faune ; ils jouent également un rôle éducatif et communautaire. Pourtant, beaucoup d’entre eux manquent de soutien adéquat, tant en termes de rémunération que de protection. Actuellement, on estime qu’il y a moins de 300 000 rangers dans le monde, alors qu’il en faudrait cinq fois plus pour répondre aux engagements mondiaux en matière de conservation. William a déclaré : “Nous ne pouvons pas protéger notre planète sans une main-d’œuvre bien soutenue.” Il a également insisté sur l’importance d’une approche holistique qui prend en compte les facteurs sociaux, économiques et environnementaux qui alimentent le commerce illégal des animaux sauvages. Une collaboration pour la conservation Cette initiative est le fruit d’une collaboration entre l’organisation United for Wildlife, la Tusk Trust et la Game Ranger Association of Africa. Ensemble, ces organisations visent à établir des meilleures pratiques pour soutenir les rangers sur le terrain. Le prince William a exprimé sa conviction que ce programme pourrait servir de modèle pour d’autres régions confrontées à des défis similaires. En fin de compte, ce soutien financier représente une étape importante pour améliorer les conditions de travail des rangers et renforcer leurs capacités à protéger la biodiversité. En investissant dans ces héros du quotidien, la communauté internationale peut contribuer à préserver les trésors naturels que recèle l’Afrique. #### Le projet de Madagascar pour tripler sa capacité énergétique Madagascar se lance dans un ambitieux projet visant à tripler sa capacité énergétique d’ici 2030 afin de soutenir le développement de son industrie et d’améliorer l’accès à l’électricité pour sa population. Avec un potentiel énorme en énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, le pays cherche à transformer son paysage énergétique tout en répondant aux besoins croissants de son économie. Un potentiel renouvelable sous-exploité Madagascar possède un potentiel en énergies renouvelables estimé à 7 800 MW, dont une grande partie reste encore inexploité. Actuellement, la capacité installée du pays est d’environ 750 MW, principalement basée sur des sources thermiques et hydroélectriques. Le gouvernement, sous la direction du président Andry Rajoelina, a réaffirmé son engagement à doubler la production actuelle d’électricité de 600 MW et à garantir un accès durable à l’électricité pour 75 % des ménages d’ici 2030. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la Politique Générale de l’État et du programme Velirano numéro 2 sur l’énergie. La mise en place de parcs solaires et éoliens, notamment à Fort-Dauphin, est essentielle pour atteindre ces objectifs. En août 2023, un parc solaire de 8 MW a été mis en service, suivi par la construction d’un parc éolien de 16 MW prévu pour fin 2024. Ces projets visent non seulement à réduire les émissions de CO2, mais aussi à diminuer les coûts de l’électricité, rendant ainsi l’énergie plus accessible tant pour la population que pour les investisseurs. Des projets ambitieux en cours Pour atteindre son objectif de tripler sa capacité énergétique, Madagascar a lancé plusieurs projets d’envergure. Parmi ceux-ci figurent des initiatives hydroélectriques majeures comme le barrage Sahofika, qui devrait produire jusqu’à 205 MW. D’autres projets incluent les barrages Antetezambato et Volobe, qui devraient également contribuer significativement à l’augmentation de la production énergétique. En parallèle, le gouvernement encourage le développement d’énergies renouvelables décentralisées. L’hybridation des systèmes énergétiques est une stratégie clé qui permet d’intégrer des sources solaires dans les infrastructures existantes. Actuellement, environ 45 sites sont en cours d’hybridation avec des installations solaires pour améliorer l’approvisionnement électrique dans les zones rurales. L’impact sur l’économie locale L’augmentation de la capacité énergétique est cruciale pour soutenir le développement industriel de Madagascar. Un accès fiable à l’électricité est essentiel pour attirer les investissements étrangers et stimuler la croissance économique. De nombreuses entreprises locales souffrent actuellement de coupures fréquentes d’électricité, ce qui entrave leur productivité et leur compétitivité. En améliorant l’approvisionnement électrique, Madagascar espère créer un environnement propice aux affaires et favoriser l’émergence de nouvelles industries. Cela pourrait également conduire à la création d’emplois et à une amélioration générale du niveau de vie des Malgaches. Un engagement vers la durabilité La transition énergétique de Madagascar ne se limite pas simplement à augmenter la capacité de production ; elle vise également à garantir que cette énergie soit produite de manière durable. Les projets en cours mettent un accent particulier sur les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux combustibles fossiles polluants. Le gouvernement malgache s’engage également dans des initiatives visant à sensibiliser la population aux avantages des énergies renouvelables. En promouvant une culture d’efficacité énergétique et en soutenant le développement d’entreprises locales dans le secteur des énergies durables, Madagascar aspire à devenir un modèle en matière de transition énergétique en Afrique. #### Le projet Nigerian Startup Bill pour libérer le potentiel du secteur technologique Le président nigérian Muhammadu Buhari semble prêt à remettre un rameau d’olivier au dynamique écosystème technologique du pays, après des années de relations tendues avec le secteur. Le projet de loi sur le démarrage devrait être promulgué l’année prochaine dans l’attente d’un vote du parlement nigérian, l’Assemblée nationale, après avoir obtenu l’approbation du cabinet. Le NSB va graver une nouvelle relation entre les régulateurs nigérians et les startups, après que l’exécutif du pays a approuvé une collaboration d’un an entre le gouvernement et les investisseurs de startups, les cabinets d’avocats, les entrepreneurs, les groupes de défense des politiques. Le projet de loi n’est pas encore public, mais selon ceux qui sont au cœur du projet, il vise à créer un nouveau cadre réglementaire qui permet aux entreprises technologiques émergentes de prospérer, en s’attaquant à des défis tels que la médiocrité des infrastructures, l’accès au capital et des impôts élevés. Environnement hostile Une réglementation agressive sur les motos-taxis a précédé l’interdiction par Buhari de Twitter pendant trois mois cette année, après que le géant des médias sociaux a supprimé un message controversé du président nigérian. Voici une vidéo en anglais présentant ce projet : Posant de nouvelles pierres d’achoppement, la Banque centrale du Nigeria (CBN) a demandé aux banques commerciales de cesser de faciliter les transactions de crypto-monnaie en février, supprimant une artère financière critique à un moment où la dévaluation du naira pesait sur l’économie frappée par Covid. En août, l’Agence nigériane de développement de l’information et de la technologie a proposé des frais de licence pour les entreprises technologiques, l’introduction de prélèvements fiscaux, ainsi que des peines de prison pour ceux qui ne paieraient pas. Que fera l’ONN ? Pourtant, dans les coulisses, les créateurs du nouveau projet de loi sur les startups et 300 bénévoles ont ouvert la voie. Le projet de loi aborde les processus de nivellement des startups, où une startup va être étiquetée. Le projet de loi établira également le Fonds d’amorçage pour l’investissement dans les startups, où il y aura un fonds dédié qui sera fourni par le gouvernement fédéral pour nos jeunes innovateurs dans tout le pays… afin de commencer leur propre processus s’ils en ont besoin. Parallèlement à un fonds d’amorçage gouvernemental qui augmentera l’accès au capital, le NSB recommande des exonérations fiscales pouvant aller jusqu’à quatre ans pour les startups, et des incitations pour attirer les investisseurs locaux et étrangers. Le Nigeria compte plus de 1 200 startups selon Briter Bridges Intelligence, une société basée à Londres qui suit les investissements en Afrique. Il s’agit du nombre le plus élevé du continent, et la mise en œuvre de la NSB devrait faciliter la conduite des affaires dans le pays, tout en supprimant l’état actuel de confusion réglementaire dans lequel opèrent les entreprises. Le projet de loi est proposé pour fournir un environnement propice à la croissance des startups et se prémunir contre les différents défis rencontrés, tels que des réglementations apparemment perturbatrices, le manque de certitude réglementaire et des infrastructures faibles comme le haut débit, les données ouvertes et les plateformes numériques qui limitent l’optimisation. #### Le public commencera à accéder au parc de Nyandungu au Rwanda bientôt À partir de la semaine prochaine, le 2 février, le public commencera à accéder au parc écotouristique de Nyandungu situé dans le district de Gasabo, selon l’Autorité de gestion de l’environnement du Rwanda (REMA). Selon des responsables de l’agence, le lancement a été organisé pour coïncider avec la célébration de la Journée mondiale des zones humides qui est marquée chaque année à la même date. Journée mondiale des zones humides, célébrée dans le but de sensibiliser le monde au rôle vital des zones humides pour les personnes et la planète. Ce jour marque également la date de l’adoption de la Convention sur les zones humides le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar. La construction du parc a commencé en 2016 et a jusqu’à présent coûté 4,5 millions de dollars, dont 2,5 millions de dollars ont été apportés par le Rwanda Green Fund (Fonerwa).   Un immense parc Niché dans la vallée entre Kimironko et Masoro-Bumbogo Hill dans le secteur de Ndera, séparant les districts de Gasabo et de Kicukiro, le parc écotouristique des zones humides urbaines s’étend sur quelque 121,7 hectares. Voici une vidéo présentant ce parc en anglais : Au fil des ans, la zone humide très dégradée a été utilisée pour différentes activités, notamment l’agriculture et l’extraction de sable, entre autres activités humaines, qui ont considérablement érodé l’écosystème et posé ainsi un grave danger pour les moyens de subsistance environnants. A l’intérieur du parc En entrant dans le parc, vous êtes d’abord accueilli par des portes bien construites et des trottoirs en pierres naturelles à toutes les entrées. A proximité se trouve le centre d’information où le visiteur est orienté vers les différentes sections du parc. En plus d’un jardin médicinal, qui présente des plantes indigènes et indigènes, il possède également un jardin papal – un nom dérivé de la visite historique du pape Jean-Paul II au Rwanda en 1990. Lors de sa visite il y a 30 ans, c’est au même endroit que le Pape a lu son homélie aux Rwandais. C’était à l’époque l’un des plus grands espaces ouverts de Kigali pouvant accueillir de grandes foules de personnes ayant assisté à la cérémonie religieuse. Il abrite également divers bassins d’eau situés dans le parc nommés d’après différents lacs du Rwanda, notamment Muhazi, Kivu, Ruhondo et Ihema, qui offrent aux visiteurs un endroit confortable pour faire une pause au milieu d’un environnement naturel serein. Une ouverture favorable au tourisme Frank Gahigi, un consultant en voyages, affirme qu’une fois ouvert au public, le parc pourrait renforcer les revenus touristiques du pays et aider l’industrie à se remettre de la crise de Covid-19. La ville compte encore peu de destinations touristiques et Gahigi pense que le parc augmenterait les forfaits que les voyagistes proposent aux touristes nationaux et étrangers. Il suggère que plus de fonctionnalités et d’activités soient ajoutées au parc pour le rendre plus attrayant pour les visiteurs. Bien que les frais imposés aux personnes visitant le parc n’aient pas encore été officialisés, les projections préliminaires suggèrent qu’il pourrait potentiellement générer plus de 1 milliard de francs rwandais de bénéfices au cours des 12 premières années d’exploitation. #### Le Qatar soutient le Maroc et le plan d’autonomie du pays Le Qatar a de nouveau exprimé son soutien au plan d’autonomie du Maroc et ses efforts pour réaliser une paix juste et durable au Sahara occidental. Le ministre d’État aux Affaires étrangères du pays du Golfe, Sultan bin Saad Al Muraikhi, a assisté à une récente conférence sur le thème du Sahara occidental et a exprimé le ferme soutien de son pays au Maroc. Al Muraikhi a remercié le Maroc pour l’invitation dans un discours à la conférence. Il a souligné que la participation du Qatar à l’événement reflétait les relations fraternelles et l’étroite relation historique entre l’État du Qatar et le royaume du Maroc. Selon le responsable qatari, la position de son pays est ferme dans sa position avec le Maroc frère dans ses justes causes dans tous les forums internationaux et régionaux. La position du Qatar est le reflet des liens de fraternité et d’amitié, et de la solidarité active qui unit les deux pays, a poursuivi Al Muraikhi aux diplomates présents à la conférence de vendredi. Soutien à l’action Guerguerat En plus d’exprimer le soutien de son pays au plan d’autonomie du Maroc, Al Muraikhi a également réitéré son soutien à la récente levée du blocus du Polisario au poste frontière de Guerguerat. Le 13 novembre, le Maroc est intervenu pour rétablir la libre circulation et le commerce à travers sa frontière avec la Mauritanie. L’opération n’a fait aucun blessé ni blessé et a recueilli un large soutien de larges pans de la communauté internationale. Al Muraikhi a exprimé son approbation du processus politique dirigé par l’ONU au Sahara Occidental, soulignant les efforts du Conseil de sécurité de l’ONU pour trouver une résolution pacifique au conflit dans un contexte de tensions renouvelées. Voici le projet du Maroc en anglais : Il a notamment exprimé l’espoir que l’ONU trouverait un moyen de parvenir à une solution politique et durable à ce différend régional sur le Sahara marocain, d’une manière qui serve les intérêts de tous les pays du Maghreb arabe. Le responsable qatari du Qatar a ajouté qu’il souhaitait voir «la sécurité et la stabilité régionales, dans le plein respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Maroc sur ses territoires. Importance du droit international Le soutien de Doha au plan d’autonomie de Rabat lors de l’importante conférence s’est également accompagné d’une déclaration de soutien à l’accent mis sur le droit international que le Maroc a poursuivi. Al Muraikhi a souligné en particulier les principes de «souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des États, et la nécessité de respecter le principe du règlement pacifique des différends et de leur résolution par le dialogue. Le plan d’autonomie du Maroc constitue la solution optimale au conflit vieux de plusieurs décennies, selon le haut diplomate du Qatar. Il a réaffirmé que le Qatar considérait le plan marocain comme la base pratique d’une voie guidée par l’ONU vers une solution politique juste, durable et compatible pour préserver la paix et la stabilité dans la région. #### Le remplissage du Grand Barrage de la Renaissance en Ethiopie – GERD réjouit les Ethiopiens, l’Egypte et le Soudan n’ont pas le cœur à la fête Après une saison pluvieuse généreuse, le Grand Barrage de la Renaissance en Ethiopien (Grand Ethiopian Renaissance Dam – GERD), établi sur le Nil Bleu, a atteint son niveau de remplissage le 22 juillet dernier. Les Ethiopiens ont célébré cette annonce comme une grande victoire, en faisant abstraction des objections et du mécontentement de leurs voisins égyptiens et soudanais. Célébration nationale du remplissage du Grand Barrage de la Renaissance en Ethiopie Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a fait l’annonce à l’adresse du peuple éthiopien par le biais d’un communiqué officiel relayé le 22 juillet 2020 à la chaîne télévisée de l’Etat. Le Grand Barrage de la Renaissance en Ethiopie a enfin atteint son niveau de remplissage. Cette nouvelle a été merveilleusement accueillie par la population. Les rues de la ville ont pris un air de fête nationale qui réunit les partisans et les opposants au régime. Les dirigeants disposent, en effet, du plein soutien du peuple dans ce projet colossal qui renforcera le développement économique de l’Ethiopie, un pays en pleine émergence. Avec ses 175 mètres de haut pour 1 800 mètres de long, le GERD, construit sur le Nil Bleu, à un emplacement stratégique, constituera le plus grand barrage hydroélectrique du continent africain. La centrale devrait fournir une puissance installée de plus de 6 400 MW. Cette production d’électricité est très largement suffisante, voire excessive, pour couvrir les besoins du pays. Ainsi, L’Ethiopie prévoit de devenir le premier exportateur d’énergie en Afrique, en revendant l’excédent aux Etats voisins (Somalie, Djibouti, Kenya). Les craintes de l’Egypte et du Soudan De leur côté, bien loin des réjouissances populaires, les pays situés à l’aval, à savoir : l’Egypte et le Soudan, interpellent quant aux conséquences écologiques et sociales du GERD. Les voisins de l’Ethiopie craignent que la rétention d’un volume démesuré d’eau au niveau du GERD n’entraine une baisse significative des débits qui alimentent les eaux douces sur leur territoire. En effet, 90% de l’eau douce destinée à la consommation et à l’irrigation des cultures en Egypte proviennent du Nil Bleu. En 2019 des enquêtes sur les impacts du GERD sur les pays voisins sont entamées. L’avancement de ces études a été entravé par les vifs désaccords entre les trois pays concernés. En octobre 2019, les discussions sont tendues entre Adis Abeba et Le Caire. L’Egypte se positionne sur un remplissage s’étalant sur une quinzaine d’année afin de disposer de la garantie d’un débit de 41 milliards de m3 par an. L’Ethiopie, qui souhaite précipiter le remplissage du barrage afin de pouvoir bénéficier au plus vite des retombées économiques, s’arrête sur un débit de 30 milliards de m3. Les négociations s’éternisent. L’annonce du remplissage du GERD pour la première année de production atteste clairement d’une prise de décision unilatérale de l’Ethiopie d’accélérer le projet, malgré les mésententes. Les tests des deux premières turbines sont prévus, en vue d’une première production d’électricité au début de l’année 2021. La concrétisation d’un projet controversé Pour rappel, la construction du Grand Barrage de la Renaissance en Ethiopie (GERD) a commencé le 2 avril 2011. Le projet qui a coûté près de 4,8 milliards de dollars a été entièrement confié à la société de construction italienne Salini Costruttori. Le projet d’édification et de remplissage du GERD a failli tomber à l’eau face à la problématique environnementale. Cet enjeu a notamment valu le retrait de l’ensemble des bailleurs de fonds et des contributeurs internationaux. L’Ethiopie a, donc, pris entièrement en charge le financement du projet. La Chine a affirmé son souhait d’apporter son aide à hauteur de 1,8 milliards de dollars à allouer aux turbines et aux systèmes électriques. Djibouti a également participé en payant 1 millions de dollars. #### Le renouvellement du mandat présidentiel de Faure Gnassingbé ne fait pas le bonheur de tous au Togo  Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu dimanche soir 23 février. Les résultats ont été diffusés par le Céni (Commission électorale indépendante). Malgré une popularité en baisse, le nouveau président togolais a profité des problèmes rencontrés par l’opposition afin d’arracher la victoire. Elle marque en outre le prolongement du règne de la dynastie familiale qui a débuté en 1967 lorsque son prédécesseur, qui n’est autre que son père, a pris le pouvoir en faveur d’un putsch. Ce qu’il faut retenir Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu dimanche soir 23 février. Les résultats ont été diffusés par le Céni (Commission électorale indépendante). Malgré une popularité en baisse, le nouveau président togolais a profité des problèmes rencontrés par. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Faure Gnassingbé a été réélu pour le quatrième mandat au premier tour. Selon ces résultats officiels, le président togolais aurait obtenu 72,36 % des voix. L’opposition a en outre dénoncé des fraudes lors de cette élection. En effet, le candidat de l’opposition, Agbéyomé Kodjo n’a recueilli que 18,37 % des voix. L’autre candidat indépendant, Jean-Pierre Fabre, quant à lui, n’a eu que 4,35 % des voix. Beaucoup de fraudes De nombreuses fraudes ont été dénoncées par Agbéyomé Kodjo. Selon ce dernier, cette élection a été une véritable catastrophe pour la démocratie. D’ailleurs, le candidat du MPDD (Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie) a été présent dans la capitale du pays, à Lomé. Certes, l’élection s’est bien déroulée en général, étant donné qu’il n’y a eu aucune violence. Cependant, la société civile a constaté quelques non-conformités. Les membres de l’opposition ont été interdits d’accès à certains bureaux de vote. De plus, la connexion Internet a momentanément coupé à Lomé. D’autres faits assez surprenants ont aussi eu lieu, notamment des problèmes d’accréditation de plusieurs observateurs de la société civile. L’annonce de ces résultats est un coup dur pour l’opposition qui s’attendait en outre à une élection transparente. Ce genre de problèmes n’est pas rare en Afrique et même aujourd’hui, on assiste à de nombreuses fraudes lors des élections. Le taux de participation a augmenté On a assisté à une hausse du taux de participation, moyennant les 76,63 %. Ce chiffre est beaucoup plus élevé qu’en 2015. De plus, l’annonce des résultats a été très rapide. Il a fallu seulement plus d’un jour pour sortir les tendances. Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après la mort de son père, le général Gnassigbé Eydéma, qui a dirigé le Togo depuis 38 ans, a depuis été réélu lors d’élections très contestées par l’opposition. Quelques heures seulement avant l’annonce des résultats officiels, le candidat de l’opposition était sûr qu’il allait être élu président. Malheureusement, ceci n’a pas été le cas. #### Le renouvellement du mandat présidentiel de Faure Gnassingbé ne fait pas le bonheur de tous au Togo  Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu dimanche soir 23 février. Les résultats ont été diffusés par le Céni (Commission électorale indépendante). Malgré une popularité en baisse, le nouveau président togolais a profité des problèmes rencontrés par l’opposition afin d’arracher la victoire. Elle marque en outre le prolongement du règne de la dynastie familiale qui a débuté en 1967 lorsque son prédécesseur, qui n’est autre que son père, a pris le pouvoir en faveur d’un putsch.  Ce qu’il faut retenir Le président togolais Faure Gnassingbé a été réélu dimanche soir 23 février. Les résultats ont été diffusés par le Céni (Commission électorale indépendante). Malgré une popularité en baisse, le nouveau président togolais a profité des problèmes rencontrés par. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Faure Gnassingbé a été réélu pour le quatrième mandat au premier tour. Selon ces résultats officiels, le président togolais aurait obtenu 72,36 % des voix. L’opposition a en outre dénoncé des fraudes lors de cette élection. En effet, le candidat de l’opposition, Agbéyomé Kodjo n’a recueilli que 18,37 % des voix. L’autre candidat indépendant, Jean-Pierre Fabre, quant à lui, n’a eu que 4,35 % des voix.  Beaucoup de fraudes De nombreuses fraudes ont été dénoncées par Agbéyomé Kodjo. Selon ce dernier, cette élection a été une véritable catastrophe pour la démocratie. D’ailleurs, le candidat du MPDD (Mouvement patriotique pour le développement et la démocratie) a été présent dans la capitale du pays, à Lomé. Certes, l’élection s’est bien déroulée en général, étant donné qu’il n’y a eu aucune violence. Cependant, la société civile a constaté quelques non-conformités. Les membres de l’opposition ont été interdits d’accès à certains bureaux de vote. De plus, la connexion Internet a momentanément coupé à Lomé.  D’autres faits assez surprenants ont aussi eu lieu, notamment des problèmes d’accréditation de plusieurs observateurs de la société civile. L’annonce de ces résultats est un coup dur pour l’opposition qui s’attendait en outre à une élection transparente. Ce genre de problèmes n’est pas rare en Afrique et même aujourd’hui, on assiste à de nombreuses fraudes lors des élections.  Le taux de participation a augmenté On a assisté à une hausse du taux de participation, moyennant les 76,63 %. Ce chiffre est beaucoup plus élevé qu’en 2015. De plus, l’annonce des résultats a été très rapide. Il a fallu seulement plus d’un jour pour sortir les tendances.  Faure Gnassingbé, arrivé au pouvoir en 2005 après la mort de son père, le général Gnassigbé Eydéma, qui a dirigé le Togo depuis 38 ans, a depuis été réélu lors d’élections très contestées par l’opposition. Quelques heures seulement avant l’annonce des résultats officiels, le candidat de l’opposition était sûr qu’il allait être élu président. Malheureusement, ceci n’a pas été le cas.  Crédit photo : latribune.fr #### Le retrait des troupes françaises du Niger : pourquoi et comment ? La présence militaire française au Niger, qui remonte à plusieurs décennies, touche à sa fin. Depuis le 10 octobre 2023, les soldats français ont commencé à quitter le pays, suite à la demande du régime militaire qui a pris le pouvoir par un coup d’État fin juillet. Ce départ soulève de nombreuses questions sur les raisons, les modalités et les conséquences de cette décision. Les raisons du retrait Le retrait des troupes françaises du Niger s’inscrit dans un contexte de tensions entre la France et les autorités nigériennes. Ces dernières reprochent à la France son ingérence dans les affaires intérieures du pays, son soutien au président renversé Mahamadou Issoufou et son inefficacité dans la lutte contre le terrorisme dans la région du Sahel. Le régime militaire, dirigé par le colonel Djibo Salou, a exigé le départ des Français dès son arrivée au pouvoir, affirmant vouloir renforcer la souveraineté nationale et la coopération régionale. Voici une vidéo relatant ces faits : La France, de son côté, a accepté de se retirer du Niger, tout en exprimant ses regrets et ses inquiétudes. Le président Emmanuel Macron a annoncé la fin de la présence française au Niger le 29 septembre 2023, lors d’une conférence de presse à Paris. Il a déclaré que la France respectait la volonté du peuple nigérien, mais qu’elle restait attachée à la stabilité et à la démocratie dans le pays. Il a également souligné que la France continuerait à soutenir les efforts de sécurité et de développement dans le Sahel, notamment à travers l’opération Barkhane et le G5 Sahel. Les modalités du retrait Le retrait des troupes françaises du Niger s’effectue selon un calendrier arrêté d’un commun accord entre les deux parties. Il concerne environ 1 400 soldats et aviateurs français, qui étaient déployés dans la capitale Niamey et sur deux bases avancées dans l’ouest du pays, à Ouallam et Tabarey-Barey. Ces bases étaient situées au cœur de la zone dite des “trois frontières”, entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, où sévissent des groupes djihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique. Le retrait se fait par voie terrestre et aérienne, sous escorte des forces de défense et de sécurité nigériennes. Les premiers convois ont quitté les bases militaires le 10 octobre 2023, en direction du Tchad voisin, où se trouve le quartier général de l’opération Barkhane. Les premiers vols spéciaux ont également eu lieu le même jour, pour évacuer du personnel et du matériel. Le retrait devrait s’achever d’ici la fin de l’année 2023. Les conséquences du retrait Le retrait des troupes françaises du Niger a des conséquences importantes sur le plan sécuritaire, politique et économique. Sur le plan sécuritaire, il crée un vide stratégique dans une région en proie à l’instabilité et à la violence. Le Niger devra compter sur ses propres forces armées, qui manquent de moyens et de formation, ainsi que sur ses partenaires régionaux, qui sont eux-mêmes confrontés à des défis similaires. Le risque est que les groupes terroristes profitent de cette situation pour étendre leur influence et leurs attaques. Sur le plan politique, il marque un tournant dans les relations entre la France et le Niger, qui étaient historiquement proches. Le Niger était considéré comme un allié stratégique de la France dans le Sahel, notamment pour l’accès à l’uranium, dont la France est le premier client mondial. Le retrait français pourrait ouvrir la voie à d’autres acteurs internationaux, comme la Chine ou la Russie, qui cherchent à renforcer leur présence et leur influence en Afrique. Sur le plan économique, il entraîne une perte de revenus pour le Niger, qui bénéficiait des retombées de la coopération militaire avec la France. Selon le ministère nigérien de la Défense, la France versait environ 15 milliards de francs CFA (22,8 millions d’euros) par an au Niger au titre de la location des bases militaires et du soutien logistique. Le retrait français pourrait également affecter le secteur minier, qui représente plus de 70 % des exportations du Niger, si la France réduit ses achats d’uranium. Les perspectives d’avenir Le retrait des troupes françaises du Niger n’est pas la fin de la coopération entre les deux pays, mais il implique une redéfinition des modalités et des objectifs de cette coopération. La France a affirmé qu’elle resterait engagée au Niger et dans le Sahel, dans le cadre d’un partenariat renouvelé, fondé sur le respect mutuel et l’intérêt commun. La France a également appelé à la tenue d’élections libres et transparentes au Niger, pour permettre un retour à l’ordre constitutionnel et à la démocratie. Le Niger, de son côté, a exprimé sa gratitude à la France pour son appui dans la lutte contre le terrorisme, tout en affirmant sa volonté de diversifier ses partenariats et de renforcer son autonomie. Le Niger a également réaffirmé son engagement dans le G5 Sahel, qui regroupe cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), pour assurer la sécurité et le développement de la région. #### Le rôle de l’assurance sur les marchés immobiliers en Afrique Sur le papier, le développement du marché immobilier soutient la croissance du PIB et les opportunités d’emploi par la construction neuve, la fourniture de matériaux et d’équipements, la rénovation, l’entretien et la fourniture de services immobiliers professionnels. Indirectement, les marchés immobiliers soutiennent également le développement en construisant des communautés et des villes résilientes, en particulier face à une urbanisation rapide et à une forte croissance démographique.  Et au niveau personnel, l’acquisition d’une propriété aide les individus à se constituer des actifs, de la richesse et de la résilience. Ainsi, le déficit du marché immobilier prive les pays et les individus d’importantes opportunités économiques. Des marchés d’assurance qui fonctionnent bien, transfèrent des risques et des capitaux intermédiaires pour des opportunités productives, toutes des fonctions qui peuvent soutenir les marchés immobiliers. Pourtant, l’expérience à travers l’Afrique sub-saharienne suggère que ce rôle n’est pas encore réalisé de manière adéquate. Transfert de risque Les preuves sur les marchés africains montrent que l’assurance joue un rôle plus important après le développement du marché immobilier qu’en tant que catalyseur du développement immobilier. La nature sous-développée et risquée du marché signifie que la couverture des risques de niche pour les promoteurs immobiliers n’est tout simplement pas considérée comme une opportunité viable à grande échelle. Voici les essentiels à savoir sur l’assurance habitation : Une fois la propriété développée, la plupart des assurances de biens ne sont souscrites que lorsqu’elles sont nécessaires comme condition préalable au financement, et même dans ce cas, elles ne sont pas conservées une fois qu’elles ne sont plus nécessaires. Les propriétés sont également souvent sous-évaluées pour réduire les primes, et les clients ont tendance à assurer des risques plus fréquents comme la responsabilité civile professionnelle plutôt que des risques plus graves, comme l’incendie. Intermédiation En principe, les assureurs, en tant qu’investisseurs institutionnels, devraient également jouer un rôle dans l’investissement sur le marché immobilier, soit directement, soit en mobilisant et en catalysant les marchés des capitaux . Les investissements immobiliers directs sont populaires sur les marchés d’assurance moins développés, où les opportunités d’investissement alternatif peuvent être limitées et le marché boursier peut être sous-développé. La réglementation joue souvent un rôle en fixant des seuils minimaux d’investissement sur les marchés immobiliers. En dehors des investissements immobiliers directs, cependant, il y a un manque d’opportunités d’investissement réalisables sur le marché immobilier de l’Afrique subsaharienne. À mesure que les marchés se développent, les assureurs ont généralement besoin de mécanismes d’investissement de plus en plus agrégés avec des coûts de gestion efficaces. Ils ont également besoin d’un portefeuille d’investissements avec des échéances variables afin de répondre aux demandes de liquidités. Les mécanismes d’investissement du marché immobilier en Afrique subsaharienne ne répondent généralement pas à ces exigences. En conséquence, la proportion des fonds d’assurance investis sur les marchés immobiliers diminue considérablement à mesure que le marché de l’assurance se développe. Les exigences réglementaires en matière d’investissement ont tendance à suivre ces réalités, passant d’exigences minimales à une exigence maximale. #### Le rôle du développement des infrastructures dans la croissance du Kenya En améliorant continuellement les infrastructures, le secteur public kenyan créera un environnement dans lequel les organisations publiques et privées pourront attirer des cadres talentueux issus des bassins de talents locaux, de la diaspora et des expatriés. Le développement économique du Kenya exerce une pression croissante sur l’infrastructure du pays, et la demande d’améliorations ne cesse d’augmenter. Des stratégies et des modèles logistiques plus efficaces sont nécessaires pour faciliter l’expansion des organisations existantes et encourager de nouvelles entreprises à entrer sur le marché. Il y a un grand besoin de systèmes de transports en commun urbains abordables et gérables, ainsi que l’utilisation de modes de transport alternatifs. La réduction de la congestion et l’amélioration des infrastructures de transit pourraient potentiellement ouvrir la grande région de l’Afrique de l’Est de la même manière que les chemins de fer ont ouvert l’Ouest américain. Relever de grands défis L’accord sur le territoire douanier unique (comprenant le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi) a démontré la détermination des gouvernements régionaux à lutter contre les problèmes logistiques dans le « Corridor Nord ». Les stratégies comprennent l’introduction de mécanismes électroniques de « dédouanement et de suivi » et la suppression des contrôles de police et des douanes et des ponts-bascules de la route Mombasa-Kampala-Kigali. Les rapports suggèrent que le Rwanda et l’Ouganda ont économisé environ 400 millions de dollars en frais d’expédition et de débarquement jusqu’à présent, et le volume de marchandises manutentionnées au port de Mombasa a augmenté d’au moins 11,5 %. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Les difficultés et les frustrations spécifiques au Kenya comprennent les coûts de fret élevés (par rapport à d’autres marchés mondiaux) et les longs délais de transit. La plupart des marchandises sont transportées par camionnage routier, ce qui contribue aux problèmes de congestion et est inefficace en termes de temps et de ressources. Le gouvernement travaille actuellement à la finalisation des objectifs à long terme pour le transport aérien et ferroviaire, afin d’accroître l’efficacité du flux de travail opérationnel et de réduire la pression sur les routes. Les projets qui peuvent aider à l’ouverture du pays L’initiative du projet ferroviaire SGR améliorera les liaisons ferroviaires intra-régionales et internationales, reliant le Burundi (Bujumburi), le Rwanda (Kigali), l’Ouganda (Kampala), le Soudan du Sud (Juba) et la RDC (Kisangani). Il s’agit d’un projet très ambitieux, qui a rencontré des revers en raison des allocations de financement et des délais du projet, mais s’il réussit, l’impact positif sur l’ensemble de la région sera immense. Des initiatives comme celles-ci stimuleront la création d’un environnement commercial plus favorable, ce qui se traduira par un développement régional accru, l’arrivée de nouvelles organisations sur le marché et la croissance et l’expansion des organisations existantes. Cela intensifiera à son tour la demande de cadres qualifiés capables d’assumer de nouveaux rôles de direction, tout en créant un environnement opérationnel plus attrayant pour les cadres qui cherchent à travailler pour des entreprises ayant de forts intérêts au Kenya et dans la région de l’Afrique de l’Est. Cette dynamique de marché changeante encourage un environnement plus compétitif pour la logistique et les opérations, permettant aux entreprises de modifier leurs modèles commerciaux pour répondre de manière optimale à leurs besoins dans un environnement en constante évolution. Les chefs d’entreprise en Afrique de l’Est doivent être pleinement engagés avec une profonde appréciation de la dynamique locale, comprendre les réalités de l’exploitation dans ces environnements uniques et adapter un modèle adaptable au scénario en cours. #### Le secteur du BTP à Madagascar Le BTP est un secteur clé de l’économie malgache qui subit, cependant, de plein fouet les effets des crises qui se succèdent dans le pays. La crise sanitaire n’améliore pas la situation des opérateurs du BTP à Madagascar. Ces derniers s’attellent, à leur niveau, pour trouver les stratégies porteuses visant à une relance efficace des activités. Par ailleurs, le gouvernement malgache a prévu d’apporter son appui aux secteurs privés dont le BTP. Les opérateurs du BTP à Madagascar face à la crise Selon les statistiques relevées au mois de juin 2020, dans le cadre des analyses menées pour le projet de loi de finance rectificative 2020, le secteur du BTP à Madagascar a enregistré un taux de croissance de l’ordre de -1,8 %. La crise sanitaire a, alors, aggravé la situation des professionnels du BTP à Madagascar, déjà lourdement impacté par les crises politiques et économiques qui pèsent sur le pays. Les financements, provenant essentiellement des bailleurs de fonds étrangers, ont été suspendus. Les entrepreneurs sont, donc, contraints de prendre des mesures strictes et souvent déplorables pour maintenir leurs activités. Ainsi, près d’une dizaine de milliers d’emplois dans le BTP ont été supprimés. Pour réduire davantage les coûts de fonctionnement, les entrepreneurs optent, en outre, pour la location, en alternative à l’achat de matériels de chantier coûteux afin d’optimiser au mieux la rentabilité de leurs activités. Ils se tournent, notamment, vers la Location de nacelle elevatrice, d’échafaudages, de pelleteuse et d’ autres engins de chantiers. Cela leur évite d’investir des sommes énormes pour l’acquisition d’équipements mais permet également et surtout de faire disparaitre les dépenses assignées à l’entretien des appareils et des différents équipements. La location s’avère efficace aussi bien pour les PME et les PMI que pour les enseignes appartenant à de grands groupes internationaux. Les aides de l’État malgache pour relancer le secteur du BTP après la crise sanitaire Le président de la République, Andry Rajoelina, a convié les opérateurs et les entrepreneurs du BTP, le 22 juin 2020, au palais présidentiel d’Iavoloha. La rencontre avait pour objet la présentation des stratégies visant à relancer l’économie malgache post Covid-19. Le chef de l’État a annoncé l’octroi d’une aide financière aux professionnels du BTP. Les opérateurs recevront, alors, leur part du plan Marshall de 1 043 milliards d’Ariary que le gouvernement prévoit d’affecter à l’appui pour tous les professionnels des secteurs privés. La somme destinée aux professionnels du BTP financera la réalisation de projets de construction et de réhabilitation d’infrastructures publiques dans les différentes régions de Madagascar. Le gouvernement malgache projette notamment de construire : 1 250 km de routes en goudron, en pavés ou en terrasse ; 1 100 salles de classes ; 8 campus universitaires dans les régions ; 174 bâtiments administratifs ; 33 hôpitaux et plus d’une trentaine de logements pour le personnel médical ; 887 centres et logements sociaux ; de nombreux gymnases et autres infrastructures sportives. Les entrepreneurs du BTP pourront également soumettre leurs offres pour la concrétisation des projets d’approvisionnement en eau de plusieurs zones géographiques du pays. L’État émettra des appels d’offres au niveau de chaque région afin de privilégier les candidatures des PME et des PMI du BTP. #### Le Sénégal et la Mauritanie renforcent leurs liens Les relations entre les présidents sénégalais et mauritanien sont plutôt bonnes. Cela n’a pas été le cas avec l’ancien président de la Mauritanie. D’ailleurs, de nombreuses rencontrent ont eu lieu entre les deux dirigeants ces derniers temps. La dernière en date a eu lieu le 17 et 18 février dernier. La visite officielle du président sénégalais Macky Sall en Mauritanie s’est terminée mardi avec la signature par les deux pays d’un certain nombre d’accords sur les questions de pêche, d’exploitation minière, d’énergie, de transport et de sécurité.  Ce qu’il faut retenir Les relations entre les présidents sénégalais et mauritanien sont plutôt bonnes. Cela n’a pas été le cas avec l’ancien président de la Mauritanie. D’ailleurs, de nombreuses rencontrent ont eu lieu entre les deux dirigeants ces derniers temps. La dernière en. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalActualités Afrique La côte atlantique dispose d’une industrie de la pêche très importante. La pêche est d’ailleurs essentielle aux économies des deux pays. Les chefs d’Etat des deux pays, Macky Sall et Mohamed Ould Ghazouani, ont passé en revue le cadre de leur coopération, en mettant l’accent sur la pêche.  L’accord de pêche signé entre les deux pays En 2018, un accord a déjà été signé entre les deux pays. Cet accord de pêche a permis aux pêcheurs sénégalais de pêcher jusqu’à 50 000 tonnes de poisson avec 400 bateaux dans le cadre d’un accord renouvelable d’un an. La Mauritanie perçoit 15 euros pour chaque tonne de poisson pêché dans son eau. Les pêcheurs doivent payer les 10 euros et le reste est couvert par l’Etat.  En février 2018, le président du Sénégal s’est rendu en Mauritanie après des manifestations qui ont eu lieu dans le nord du pays. En effet, un jeune pêcheur local a été abattu par les garde-côtes mauritaniens, car il s’est dirigé vers les eaux de la Mauritanie. Les autorités ont tiré sur le bateau qui transportait neuf sénégalais ayant pêché dans la région. Des changements majeurs Dans ce dernier accord, des changements majeurs ont été apportés. D’ailleurs, la Mauritanie a levé les amendes infligées aux pêcheurs sénégalais accusés d’opérer dans les eaux mauritaniennes, dans le cadre des efforts visant à améliorer les relations avec son voisin, et Sall a salué cette décision.  Macky Sall a déclaré qu’il pense qu’après cette visite, ils peuvent être fiers de parler de leurs collègues pêcheurs, même s’il a fermement condamné leur action, car les questions ne sont pas résolues par la violence. Les territoires côtiers de la Mauritanie regorgent de poissons. L’industrie de la pêche, quoique encore rudimentaire, emploie 226 000 personnes et contribue jusqu’à 14 % du budget national. L’année dernière, la Chine a accord à la Mauritanie un crédit de 87 millions de dollars destiné à la construction d’un port de pêche qui devrait générer 800 emplois permanents et traiter environ 400 000 tonnes de marchandises par an.  #### Le Sénégal mise sur les bus électriques pour révolutionner les transports publics Le Sénégal est en train de se doter d’un réseau de transport en commun rapide, moderne et écologique, avec l’introduction de bus 100% électriques sur un tracé de 18 kilomètres à Dakar. Ce projet, baptisé Dakar BRT, vise à désengorger la capitale sénégalaise, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de vie des habitants. Ce qu’il faut retenir Le Sénégal est en train de se doter d’un réseau de transport en commun rapide, moderne et écologique, avec l’introduction de bus 100% électriques sur un tracé de 18 kilomètres à Dakar. Ce projet, baptisé Dakar BRT, vise à désengorger la capitale sénégalaise, à. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalActualités Afrique Un projet ambitieux et innovant Le Dakar BRT est le premier réseau de bus en site propre du Sénégal, et le premier au monde à utiliser des bus entièrement électriques. Il comprend 23 stations de bus et trois stations de transfert principales, qui permettront aux usagers de se connecter avec le train express régional (TER), inauguré en 2021, et avec 32 nouvelles lignes de bus de rabattement. Le projet a bénéficié du soutien financier et technique de plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et la société française Ingerop, maître d’œuvre de l’opération. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le Dakar BRT offre plusieurs avantages par rapport aux modes de transport existants, comme les taxis, les cars rapides ou les minibus. Il permet de réduire le temps de trajet entre la banlieue et le centre-ville, qui passe d’une heure et demie à 45 minutes. Il offre également plus de confort, de sécurité et d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Il contribue enfin à la protection de l’environnement, en utilisant une énergie propre et renouvelable. Des bus alimentés par l’énergie solaire Les 121 bus du Dakar BRT fonctionnent sur batteries, qui seront bientôt rechargées grâce à une énergie solaire. Les 23 stations sont déjà entièrement alimentées par des panneaux photovoltaïques, et les bus le seront aussi à l’horizon d’un an, grâce à un projet de ferme solaire. Le Sénégal s’inscrit ainsi dans la transition énergétique, en réduisant sa dépendance aux combustibles fossiles et en favorisant les énergies vertes. Le Dakar BRT est un projet phare pour le Sénégal, qui ambitionne de devenir un modèle en matière de mobilité durable et inclusive en Afrique. Il s’inscrit dans la vision du président Macky Sall, qui a fait des transports publics une priorité de son plan Sénégal émergent (PSE). Il témoigne également de la coopération fructueuse entre le Sénégal et la France, qui partagent des valeurs communes et des intérêts convergents. #### Le Sénégal ouvre une nouvelle ère de prospérité : le pays devient officiellement producteur de pétrole Le 28 juin 2024, le Sénégal a inauguré son premier champ pétrolier offshore, Sangomar, marquant un tournant historique pour le pays. Situé à environ 100 kilomètres au sud de Dakar, ce gisement promet de transformer l’économie sénégalaise et d’ouvrir une nouvelle ère de prospérité pour l’Afrique de l’Ouest. Ce qu’il faut retenir Le 28 juin 2024, le Sénégal a inauguré son premier champ pétrolier offshore, Sangomar, marquant un tournant historique pour le pays. Situé à environ 100 kilomètres au sud de Dakar, ce gisement promet de transformer l’économie sénégalaise et d’ouvrir une. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalPétrole en Afrique en 2026 Un potentiel économique immense Avec des réserves estimées à 700 millions de barils de pétrole et 250 milliards de pieds cubes de gaz naturel, Sangomar représente une manne financière considérable pour le Sénégal. Le gouvernement prévoit que les revenus pétroliers stimuleront la croissance économique à un rythme de 8% par an, créeront des milliers d’emplois et permettront d’améliorer les infrastructures du pays. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Des investissements dans des secteurs clés Les autorités sénégalaises ont déjà annoncé la création d’un fonds souverain pour investir les revenus pétroliers dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et l’agriculture. L’objectif est de diversifier l’économie et de réduire sa dépendance vis-à-vis des importations. Des défis à relever L’exploitation pétrolière soulève cependant des inquiétudes concernant son impact environnemental et social. Des groupes environnementaux ont mis en garde contre les risques de pollution marine et de dégradation de l’écosystème fragile de la région. Des questions se posent également sur la manière dont les revenus pétroliers seront gérés et distribués équitablement au sein de la population. Une gestion transparente et responsable Le président sénégalais, Macky Sall, a promis que les ressources pétrolières du pays seraient gérées de manière transparente et responsable. Il a annoncé la mise en place de mécanismes de contrôle rigoureux et la création d’une commission nationale chargée de veiller à la bonne répartition des revenus pétroliers. Un avenir prometteur mais incertain L’avenir du Sénégal en tant que pays producteur de pétrole est prometteur. Le pays a le potentiel de devenir un acteur majeur de l’industrie pétrolière africaine et les revenus pétroliers pourraient contribuer à améliorer les conditions de vie de millions de Sénégalais. Cependant, le succès de l’industrie pétrolière dépendra de la capacité du gouvernement à relever les nombreux défis qui se posent. Il devra gérer les ressources de manière durable et équitable, tout en atténuant les impacts environnementaux et sociaux potentiels. Le Sénégal est à la croisée des chemins. Le pays a l’opportunité de se transformer en une nation prospère et durable, mais il devra faire preuve de sagesse et de responsabilité pour gérer cette nouvelle manne financière et garantir un avenir meilleur à tous ses citoyens. #### Le Sénégal va étendre sa capacité de raffinage pour répondre à la demande locale L’objectif premier du développement de la raffinerie est d’augmenter sa capacité de traitement de gazole et de gaz de pétrole liquéfié de 15 à 20 %, tout en levant les contraintes techniques qui limitent les performances des équipements de production. De plus, en prévision des évolutions des spécifications des produits, il est nécessaire que la raffinerie puisse s’adapter à ces évolutions futures. La Société Africaine de Raffinage (SAR) a réalisé une étude préliminaire des modèles de raffinage afin d’améliorer le positionnement de la raffinerie sur le marché afin de répondre adéquatement aux besoins des marchés locaux. Les solutions retenues pour son développement devraient lui permettre de s’adapter, avec d’éventuelles modifications, aux évolutions futures des spécifications des produits pétroliers en Plusieurs pistes sont à l’étude dont l’hydrocraquage ; hydrocraquage modéré ; procédés permettant la conversion de distillats légers en gazole en produisant une essence limitée ; craquage catalytique et désulfuration diesel. Quels grands projets d’infrastructure sont en cours ? L’augmentation des capacités de traitement de la distillation atmosphérique, avec l’ajout d’une colonne de préflash et le reformage catalytique a été choisie dans une première phase. La mise en œuvre de cette solution est en cours afin de traiter un afflux plus important de brut tout en adaptant le processus de raffinage du pétrole brut Sangomar trouvé au Sénégal. La deuxième phase concernera la mise en place d’une unité de désulfuration du diesel pour réduire la teneur en soufre du diesel et de l’essence. Les principaux objectifs d’augmentation de la capacité de raffinage et d’adaptation des unités au traitement du pétrole brut de Sangomar sont : l’amélioration des capacités de traitement afin d’accueillir le pétrole brut du champ de Sangomar, via l’ajout d’une colonne de préflash et le reformage catalytique ; l’extension des capacités de distillation pour augmenter le traitement du pétrole brut de 1,2 à 1,5 million de tonnes de brut par an; réduction des pertes causées par le torchage ; l’extension de l’unité de reformage catalytique pour augmenter la production (de 14 à 18 tonnes par heure) de reformats ; augmentation de la fiabilité des équipements ; et la modernisation des équipements dédiés à la sécurité des personnes et des installations. Voici les propos du directeur général du SAR : Il ne fait aucun doute que l’augmentation du débit de pétrole brut s’accompagnera d’une meilleure couverture du marché sénégalais et de la disponibilité de plus grandes quantités de fioul. Ces carburants permettront de rendre les programmes plus efficaces sur les transports en commun et la couverture du territoire en termes d’électrification. Qu’en est-il du plan de monétisation du gaz ? Le champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim, découvert en 2015, est partagé avec la Mauritanie. BP a réalisé une nouvelle découverte de gaz à mer, Yakaar-1, en 2017, situé entièrement dans les eaux sénégalaises. Un port flottant de gaz naturel liquéfié (GNL) est prévu afin de monétiser le gaz sénégalais et mauritanien. Les grandes compagnies pétrolières et les gouvernements ont identifié six pays à fort potentiel de monétisation du gaz naturel : la Guinée équatoriale, le Mozambique, le Sénégal, la Mauritanie, le Nigeria et l’Angola. #### Le Sénégal, un pays en développement aux multiples défis et opportunités Le Sénégal est un pays d’Afrique de l’Ouest, situé à la pointe occidentale du continent. Il compte environ 16,7 millions d’habitants, dont un quart vit dans la région de Dakar, la capitale. Le Sénégal est un pays stable sur le plan politique, qui a connu trois alternances pacifiques depuis son indépendance en 1960. Il est membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un bloc régional qui vise à promouvoir l’intégration économique dans différents secteurs. Le développement économique du Sénégal Le Sénégal a affiché une croissance économique soutenue entre 2014 et 2018, avec un taux annuel supérieur à 6 %. Toutefois, la pandémie de Covid-19 a eu un impact négatif sur l’économie, notamment sur les secteurs du tourisme, des transports et des exportations. La croissance du PIB réel est passée de 6,2 % en 2018 à 0,87 % en 2020. Le Sénégal a réagi en mettant en place un programme de résilience économique et sociale (PRES), qui comprend des mesures de soutien aux ménages, aux entreprises et au système de santé. Voici une vidéo relatant ces faits : Le Sénégal s’est fixé comme objectif de devenir un pays émergent à l’horizon 2035, à travers la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE). Ce plan repose sur trois axes stratégiques : la transformation structurelle de l’économie, le développement du capital humain et la consolidation de la paix et de la gouvernance. Le PSE prévoit également des projets phares dans des domaines clés tels que l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, l’énergie et le numérique. Les défis du développement humain au Sénégal Le Sénégal a réalisé des progrès significatifs dans le domaine du développement humain au cours des dernières décennies. Il a réduit le taux de pauvreté de moitié entre 1990 et 2019, passant de 66 % à 33 %. Il a également amélioré les indicateurs de santé, d’éducation et d’accès aux services de base. Selon le rapport sur le développement humain 2020 du PNUD, le Sénégal se classe au 166e rang sur 189 pays, avec un indice de développement humain (IDH) de 0,512. Toutefois, le Sénégal doit faire face à plusieurs défis pour renforcer son développement humain. Il s’agit notamment de réduire les inégalités sociales et spatiales, d’améliorer la qualité et la pertinence du système éducatif, de renforcer la couverture sanitaire universelle, de promouvoir l’emploi des jeunes et des femmes, et de protéger l’environnement et les ressources naturelles. Les opportunités du développement durable au Sénégal Le Sénégal dispose de plusieurs atouts pour accélérer son développement durable. Il bénéficie d’une position géographique stratégique, qui lui permet d’être une porte d’entrée vers l’Afrique et le monde. Il dispose également d’un potentiel important en matière de ressources naturelles, notamment agricoles, halieutiques, minières et énergétiques. Le Sénégal a récemment découvert d’importants gisements de gaz et de pétrole offshore, qui devraient entrer en exploitation à partir de 2023. Le Sénégal s’est engagé à mettre en œuvre l’Agenda 2030 des Nations Unies pour le développement durable, qui comprend 17 objectifs et 169 cibles. #### Le service de livraison médicale par drone sauve des vies en Afrique L’expédition aérienne de fournitures médicales pourrait-elle également être la réponse aux besoins des pays développés ? La livraison de nourriture achetée en ligne fait désormais partie de la nouvelle norme pour de nombreuses personnes. En Afrique, les médecins passent également des commandes à distance, et réalisent la livraison des tests par drone. Cette technologie évolue avec le temps et offre une variété d’utilisation. D’ailleurs, elle constitue aussi un moyen de surveillance efficace. Un drone avec camera 4K peut en outre capturer des images depuis le ciel. Le plasma est livré par drones à des communautés éloignées du Rwanda et du Ghana dans les minutes suivant la commande par SMS, souvent dans un contexte de vie ou de mort comme un accouchement qui a mal tourné. L’industrie de la santé profite de cette technologie Il s’agit de la première solution à l’échelle nationale au monde pour les soins de santé et les besoins d’urgence des personnes vivant dans des endroits non desservis ou difficiles d’accès par transport terrestre. Ce qui a commencé avec les approvisionnements en sang, a continué par la livraison de vaccins, de médicaments, de contraceptifs et d’équipements de protection individuelle. A mesure que l’épidémie de Covid-19 se poursuit, les envois de fournitures médicales par drones peuvent également constituer une solution efficace pour les pays développés. Le 22 mai, un drone a livré des équipements de protection individuelle et d’autres fournitures à un hôpital de Charlotte, en Caroline du Nord, lors du premier vol du genre lors d’une pandémie aux États-Unis. Livraison par drone Depuis des années, les habitants du Rwanda et du Ghana ont vu un oiseau géant alimenté par batterie dans le ciel à 110km/h, ceci quel que soit le temps. Selon Britanny Hume Charm, responsable de la santé mondiale chez Zipline, une start-up californienne qui exploite les systèmes de livraison de drones au Rwanda et au Ghana, ils interviennent et deviennent le principal fournisseur de bon nombre de ces petits appareils. Cette société a lancé son service au Rwanda en 2016 et au Ghana l’année dernière. Dans les deux pays, le service est issu d’un partenariat public-privé. Les gouvernements ont défendu le lancement et ont payé des frais de service pour les opérations en cours. Des ONG et des entreprises diverses ont apporté leur aide et leur soutien. Zipline a actuellement deux centres de distribution qui desservent tout le Rwanda et quatre au Ghana. Chaque centre de distribution est à la fois un entrepôt médical et un droneport et couvre une zone de livraison de près de 22 000 km². Au total, Zipline dessert environ 2 500 hôpitaux et autres établissements de santé dans les deux pays. La star est le « Zip », un véhicule aérien sans pilote qui a un rayon de service allant jusqu’à 85 km, permettant la livraison de produits médicaux des centres de distribution aux centaines d’établissements de santé environnants. L’intérieur de l’appareil dispose d’une trappe qui peut stocker jusqu’à 1,8 kg de marchandises. #### Le sommet des BRICS s’est ouvert sur le Forum des affaires Le sommet des BRICS, qui réunit les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, s’est ouvert mardi à Johannesburg, en Afrique du Sud, par un Forum des affaires. Il s’agit de la première rencontre en personne du bloc depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le sommet, qui se tient du 22 au 24 août, doit aborder plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment la possibilité d’élargir le membership du groupe à d’autres pays émergents ou en développement. L’absence remarquée de Poutine Le président russe Vladimir Poutine n’a pas pu assister au sommet en raison d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour son implication présumée dans le conflit armé en Ukraine. Il a toutefois adressé un message vidéo aux participants du Forum des affaires, dans lequel il a réitéré sa promesse de livrer gratuitement du blé à six pays africains, et a souligné que la Russie ne reviendrait au marché céréalier de la mer Noire que si toutes les obligations à son égard étaient respectées. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : La Russie avait suspendu en juillet son accord avec l’Ukraine sur l’exportation de blé vers l’Afrique, invoquant le non-respect des conditions par Kiev. Poutine a également exprimé sa volonté de développer deux projets phares : une route maritime du Nord avec de nouveaux ports, des terminaux de carburant et une flotte brise-glace renforcée, et un corridor Nord-Sud reliant les ports russes aux terminaux maritimes du Golfe et de l’océan Indien. La coopération économique au cœur des discussions Les dirigeants des BRICS ont souligné l’importance de renforcer la coopération économique entre leurs pays, notamment dans les domaines du commerce, de l’investissement, de l’innovation et du développement durable. Ils ont également réaffirmé leur soutien au multilatéralisme et à la réforme du système commercial mondial basé sur les règles de l’Organisation mondiale du commerce. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui assure la présidence tournante du bloc cette année, a appelé à une reprise inclusive et résiliente après la crise sanitaire, en mettant l’accent sur la nécessité d’accélérer l’accès aux vaccins contre le COVID-19 pour tous les pays. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui effectue son premier déplacement à l’étranger depuis son retour au pouvoir en avril, a plaidé pour une plus grande solidarité entre les BRICS face aux défis communs. Le Premier ministre indien Narendra Modi a mis en avant les initiatives prises par son pays pour promouvoir l’autosuffisance et la transformation numérique. Le ministre chinois du Commerce Wang Wentao a quant à lui réitéré l’engagement de la Chine à ouvrir davantage son marché et à approfondir sa coopération avec les BRICS dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». L’élargissement du groupe à l’étude L’un des points forts du sommet est la réflexion sur l’élargissement du groupe à d’autres pays émergents ou en développement. Les BRICS représentent plus de 40 % de la population mondiale et environ 30 % du produit intérieur brut mondial. Ils disposent également d’une banque de développement et d’un fonds monétaire communs. Plusieurs pays ont manifesté leur intérêt à rejoindre le bloc ou à renforcer leur partenariat avec lui, tels que le Mexique, l’Indonésie, le Nigeria, l’Égypte ou encore la Turquie. Les dirigeants des BRICS devraient examiner les critères et les modalités d’une telle expansion lors du sommet, qui pourrait aboutir à la création d’un nouveau mécanisme de dialogue et de coopération avec les pays tiers. Les perspectives d’avenir du bloc Le sommet de Johannesburg est le 13e du genre depuis la création du bloc en 2009. Il intervient dans un contexte de changements géopolitiques et économiques majeurs, marqués par la rivalité entre les États-Unis et la Chine, la montée des tensions régionales, la transition écologique et la transformation numérique. Les BRICS doivent faire face à des défis internes et externes, tels que la diversité de leurs modèles politiques et économiques, les divergences d’intérêts sur certains dossiers, ou encore la concurrence d’autres groupements régionaux ou thématiques. Toutefois, les BRICS disposent également de nombreux atouts, tels que leur poids démographique et économique, leur potentiel d’innovation et de développement, leur capacité à influencer les agendas internationaux, ou encore leur volonté de renforcer leur coopération mutuelle et leur solidarité avec les pays du Sud. Le sommet de Johannesburg devrait ainsi être l’occasion pour les BRICS de réaffirmer leur vision commune d’un ordre mondial plus juste, plus équilibré et plus inclusif. #### Le Soudan du Sud risque un conflit à grande échelle Un rapport des Nations Unies prévient que la lenteur de la mise en œuvre d’un accord de paix revitalisé au Soudan du Sud risque de replonger le pays dans un conflit à grande échelle. Les divisions politiques, militaires et ethniques au Soudan du Sud s’élargissent, conduisant à de multiples incidents violents entre les principaux signataires du cessez-le-feu de l’année dernière, la possibilité d’une reprise de la guerre et près de 100 000 personnes confrontées à des conditions de famine, a-t-il indiqué. Dans le rapport de 81 pages envoyé au Conseil de sécurité de l’ONU lundi, un groupe d’experts a déclaré que les réformes lentes du gouvernement du président Salva Kiir et plus d’un an de conflits politiques et de désaccords sur la manière de mettre en œuvre le cessez-le-feu de février 2020 et un 2018 L’accord de paix a conduit à des relations effilochées entre Kiir et le premier vice-président Riek Machar. La colère continue de croître Le mécontentement au sein du Mouvement de libération du peuple soudanais de Kiir et sa base de pouvoir dans le groupe ethnique Dinka à propos de sa gestion de la transition a conduit à des appels à un nouveau leadership, selon le rapport. Il a cité plusieurs sources confidentielles dans le camp de Kiir, affirmant que des divisions s’étaient formées autour de la répartition des positions gouvernementales et que les tentatives du président de gérer les tensions internes entre ses partisans avaient échoué et avaient entraîné des incidents de sécurité en dehors de la capitale. Voici une vidéo relatant ce conflit : Quant à Machar, le panel a déclaré que son incapacité à influencer la prise de décision du gouvernement ou à stimuler la mise en œuvre du cessez-le-feu a conduit le Mouvement populaire de libération du Soudan, Armée dans l’opposition, que dirige le vice-président, à commencer à se séparer. 400 000 personnes tuées Il y avait de grands espoirs de paix et de stabilité une fois que le Soudan du Sud, riche en pétrole, a obtenu son indépendance du Soudan en 2011. Mais le pays a sombré dans la violence ethnique en décembre 2013 lorsque les forces fidèles à Kiir ont commencé à combattre les fidèles à Machar, son ancien vice-président qui appartient à l’ethnie Nuer. Une pression internationale intense a suivi le récent accord de paix et le gouvernement de coalition dirigé par Kiir, avec Machar comme adjoint. Mais le gouvernement n’a pas réussi à réaliser de nombreuses réformes, y compris l’achèvement de l’unification du commandement de l’armée, la graduation d’une force unifiée et la reconstitution de l’Assemblée législative nationale de transition. Compte tenu des préoccupations de la société civile, des dirigeants politiques et des responsables militaires concernant la capacité de l’accord à apporter une paix durable au Soudan du Sud et leurs appels naissants à M. Kiir et M. Machar à démissionner, un engagement urgent est nécessaire pour éviter un retour à un conflit à grande échelle. #### Le sport au Nigeria : un secteur en plein essor Le sport est une partie intégrante de la vie des Nigérians, et le Nigeria est devenu l’un des plus grands pays africains en matière de sport. Avec une population de plus de 200 millions d’habitants, le Nigeria est devenu une puissance régionale et mondiale en termes de sport. Le pays est reconnu pour ses performances dans les disciplines sportives telles que le football, le basket-ball, le tennis, le cricket et le hockey sur gazon. Ce qu’il faut retenir Le sport est une partie intégrante de la vie des Nigérians, et le Nigeria est devenu l’un des plus grands pays africains en matière de sport. Avec une population de plus de 200 millions d’habitants, le Nigeria est devenu une puissance régionale et mondiale en. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Capitale du Nigeria : AbujaActualités Afrique Le football, le sport roi au Nigeria Le football est le sport le plus populaire au Nigeria. Il est joué dans les rues, les écoles et les stades du pays. Les Nigérians sont connus pour leur passion pour le football et leur soutien indéfectible à leurs équipes nationales et à leurs clubs locaux. Le Nigeria est également reconnu pour ses performances internationales, et le pays a remporté la Coupe d’Afrique des Nations à trois reprises. La sélection nationale a également remporté la médaille d’argent aux Jeux olympiques de 1996 et la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2000. Le basket-ball, une discipline qui gagne en popularité Le basket-ball est un autre sport très populaire au Nigeria. Le pays a une longue histoire de basket-ball et de nombreux joueurs nigérians ont fait leurs preuves à l’échelle internationale. Le Nigeria est également connu pour ses performances dans la compétition internationale, et le pays a remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2016. Les joueurs nigérians sont également très présents dans les ligues professionnelles aux États-Unis et en Europe. Le cricket, une discipline en plein essor Le cricket est un autre sport très populaire au Nigeria. Bien que le cricket ne soit pas aussi populaire que le football ou le basket-ball, il gagne en popularité. Le Nigeria a une équipe nationale et des ligues locales qui sont très actives. Le pays a également un championnat national annuel, et de nombreux Nigérians sont devenus des joueurs professionnels de cricket. Le Nigeria a également remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2012. Le hockey sur gazon, une discipline à la croissance rapide Le hockey sur gazon est un autre sport très populaire au Nigeria. Le pays a une équipe nationale et des ligues locales qui sont très actives. Le Nigeria a également un championnat national annuel, et de nombreux Nigérians sont devenus des joueurs professionnels de hockey sur gazon. Le Nigeria a également remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 2016. Les autres sports populaires au Nigeria Le Nigeria est également connu pour ses performances dans d’autres sports tels que le tennis, le golf, le rugby et le volleyball. Les Nigérians sont très passionnés par ces sports et le pays a remporté de nombreuses médailles aux Jeux olympiques et aux championnats internationaux. Le Nigeria est également reconnu pour ses performances dans le badminton, le karaté, le judo et le taekwondo. #### Le Style africain à l’honneur La mode africaine est au top de la tendance actuelle aussi bien sur les podiums de mode qu’en termes de décoration d’intérieur. La styliste sénégalaise Adama N’Diaye fait partie des grands ambassadeurs du style africain à travers le monde. Adama N’Diaye fait la promotion du style africain à travers le monde Fondatrice de la Dakar Fashion week, lancée en 2002, la styliste sénégalaise Adama N’Diaye a aussi initié l’événement Black Fashion Week en 2010 et est à l’origine de la création de la chaîne télévisée Fashion Africa TV accessible dans 46 pays africains. La marque Adama Paris (surnom donné à Adama N’Diaye depuis son enfance) véhicule l’image de la femme africaine moderne, dynamique et cosmopolite. Les collections reflètent, en fait, le parcours de vie de la créatrice de mode, ponctué par des voyages et des découvertes de cultures et de traditions très diversifiées. En effet, Adama N’Diaye est née au Gabon, à Kinshasa, puis a passé toute son enfance et une grande partie de sa vie à Paris. Elle a beaucoup voyagé et a vécu longtemps dans de grandes villes comme Los Angeles et Dakar. Son père, diplomate, n’a pas cru en sa réussite dans le domaine de la mode, qu’il considère comme un simple loisir. Portée par sa passion ardente et sa persévérance, Adama N’Diaye a lancé sa marque à seulement 23 ans. Elle compte, aujourd’hui, parmi les figures emblématiques de la mode africaine et a toujours contribué à pousser les talents africains sur les devants de la scène internationale. Le style africain au top de la tendance actuelle Les personnalités comme Adama N’Diaye participent grandement à faire connaître le style africain partout dans le monde. Depuis quelques années déjà, ils ont atteint leurs objectifs en réussissant à placer la mode africaine, le style ethnique africain et toute la culture africaine au top de la tendance. Le wax a conquis les plus grands stylistes de toutes les nationalités et se déclinent dans toutes les coupes et tous les designs pour s’adapter aux préférences de chacun. Les imprimés ethniques africains ornent les pièces phares des collections dans les défilés importants et les événements mode de grande envergure. On les retrouve même dans les intérieurs. La déco dans le style africain et naturel séduit spécialement les architectes et les décorateurs. De plus en plus de particuliers craquent aussi pour cet aménagement exotique. Comment l’adopter chez vous ? En habillant les pièces de couleurs associées à la nature (vert, ocre, terre rouge, nuances de brun, …) et de matériaux bruts comme le bois, le rotin tressé, la jute, le raphia, … . Et pour une ambiance africaine à souhait, optez pour de stupéfiants autocollants personnalisés représentant les paysages africains, les animaux de la savane, des motifs ethniques, … . Des sociétés spécialisées comme Tenstickers vous proposent leurs services dédiés pour la conception et l’impression de stickers muraux dans les formes que vous recherchez. L’enseigne, qui opère exclusivement ses activités en ligne, suggère aussi une large sélection de stickers pour chaque pièce de la maison : allant de l’original stickers chambre bébé, chambre d’ado aux autocollants pour la cuisine et pour la salle à manger. Source phots : rfi.fr #### Le système hospitalier français : organisation, données publiques et transparence Le système hospitalier français, fleuron du service public de santé, combine excellence médicale et accessibilité universelle. Avec 1,3 million de professionnels et 400 000 lits, il représente 50% des dépenses de santé nationales. Cette organisation complexe mérite d’être décryptée à travers sa structuration, ses indicateurs publics et ses mécanismes de transparence. Une organisation pyramidale et territorialisée Le système repose sur trois niveaux : proximité (hôpitaux locaux), intermédiaire (CHR) et expertise (CHU). Les 1 300 établissements se répartissent en 65 % publics, 20 % privés non lucratifs et 15 % privés lucratifs, informations généralement accessibles via une plateforme d’information sur les établissements de santé. Les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) mutualisent 90 % des hôpitaux depuis 2016. Les Agences Régionales de Santé (ARS) pilotent cette organisation régionale depuis 2010. Elles allouent budgets, autorisent les activités (EJ) et contrôlent la qualité. Cette gouvernance décentralisée concilie cohérence nationale et adaptation locale, avec 13 ARS couvrant métropole et outre-mer. Données publiques : indicateurs de performance essentiels L’ATIH publie annuellement 200 indicateurs : taux d’occupation (78% national), durée moyenne de séjour (5,2 jours), infections nosocomiales (4%). Le tableau de bord des urgences tracke les temps d’attente en temps réel (moyenne 3h47 en 2024). Ces données open data alimentent analyses et comparaisons. Le ministère de la Santé diffuse le PMSI (Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information) détaillant 20 millions de séjours. Les classements Le Point et Palmarès comparent 50 spécialités sur 100 critères. Ces publications permettent aux citoyens d’évaluer objectivement les établissements locaux. Transparence et certification qualité HAS La Haute Autorité de Santé (HAS) certifie tous les établissements via audits tous les 4 ans. 95% sont accrédités “A” ou “B”. Les rapports publics détaillent conformité, gestion des risques et satisfaction patient. Cette certification obligatoire garantit standards élevés. Les enquêtes nationales de satisfaction (e-Satis) recueillent 2 millions d’avis annuels. 85% des patients se déclarent satisfaits globalement, mais 40% critiquent les temps d’attente. Ces retours transparents alimentent les plans d’amélioration obligatoires. Financement et tarification à l’activité (T2A) La T2A, introduite en 2004, finance 60% des recettes MCO selon 25 groupes homogènes de séjour (GHS). L’Assurance Maladie représente 80% des ressources, complétée par mutuelles (15%) et patient (5%). Cette tarification incite à l’efficience tout en maintenant missions publiques. Les forfaits populationnels financent SSR et psychiatrie. Les missions d’intérêt général (MIGAC) couvrent urgences et garde. Le déficit chronique (2 milliards € en 2024) reflète tensions inflationnistes et vieillissement démographique, malgré efforts de rationalisation. Rôle des CHU dans recherche et formation Les 32 CHU forment 40% des internes et concentrent 70% de la recherche clinique. Dotés de 25% des EJ complexes, ils réalisent 80% des greffes et traitements innovants. Leur triple mission (soins-recherche-formation) justifie financements spécifiques. Le plan “France 2030” investit 8 milliards € dans biothérapies et IA médicale. Les CHU mènent 60% des essais cliniques phase III. Cette excellence académique rayonne internationalement, attirant patients étrangers via le tourisme médical. Défis de la transparence et perspectives d’amélioration La publication des indicateurs sensibles (mortalité post-opératoire, infections) progresse lentement malgré pressions associatives. Seuls 60% des établissements publient leurs taux de complications chirurgicales. L’anonymisation excessive limite l’utilité comparative pour les patients. La loi “Patients, droits, fin de vie” (2024) renforce la transparence sur les fins de vie et erreurs médicales. L’open data hospitalier s’enrichit d’IA prédictive pour anticiper crises et optimiser lits. L’objectif “100% transparence d’ici 2030” guide les réformes. Rôle citoyen et évaluation comparative Les Commissions des Usagers (CDU) recueillent plaintes et suggestions dans chaque établissement. Leurs rapports annuels publics informent l’amélioration continue. Les associations (France Assos Santé) analysent données et publient guides citoyens. Comparer hôpitaux via portails (Scansante, MonHopital) croise performances cliniques, satisfaction et accessibilité. Ces outils démocratisent l’évaluation, permettant choix éclairés pour soins programmés. La transparence renforce confiance et responsabilise les établissements. Le système hospitalier français excelle par son organisation pyramidale, ses données publiques riches et ses mécanismes de transparence rigoureux. Malgré défis financiers et inégalités territoriales, il demeure un modèle d’équité et d’excellence. L’open data croissante et l’innovation numérique renforcent sa légitimité aux yeux des citoyens. Maîtriser ces indicateurs publics permet d’exercer pleinement son droit à l’information et au choix médical éclairé. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Le tourisme à Louxor est confronté à la crise la plus dure depuis 2011 Durement touchés par la pandémie et avec un soutien gouvernemental minimal, les professionnels du tourisme de l’ancienne ville égyptienne de Louxor et de tout le pays ont été contraints de changer de métier pour subvenir aux besoins de leurs familles. Le tourisme représentant un cinquième de l’économie égyptienne, beaucoup prient pour le retour des passagers lucratifs des navires de croisière. Quelque 22 anciennes momies égyptiennes du musée du Caire sur la place Tahrir attendent leur transfert vers un nouveau musée à Fustat, dans l’espoir de susciter un nouvel intérêt touristique. Mais leur ville natale, où ces momies ont été enterrées il y a des milliers d’années, est dans une situation économique désastreuse. Louxor reste l’un des joyaux touristiques de l’Égypte avec des dizaines de monuments pharaoniques, dont un certain nombre des temples les plus anciens et intacts du monde. Il abrite également la « Vallée des rois », le principal lieu de repos de dizaines de rois et de reines du Nouvel Empire. Mieux que rester à la maison Ahmed Mahmoud, 34 ans, est l’ un de ces guides touristiques qui travaillaient à la pige pour ses services aux touristes français, anglais et américains. Il a dû changer d’emploi pour devenir tuteur privé auprès des élèves du secondaire. Il devait trouver rapidement des alternatives et ne pas perdre les compétences linguistiques qu’il avait apprises pendant des années, explique Mahmoud. Il a profité du fait, dit-il, que le ministère de l’Éducation obligeait les étudiants à présenter des travaux de recherche plutôt que de passer des examens au début de la crise. À cette époque, Mahmoud a découvert que ses compétences l’ont aidé à vivre et à subvenir aux besoins de sa famille. Voici comment le pays s’est adapté suite au coronavirus : 2020 était censée être une bonne année pour le tourisme égyptien. Selon les estimations officielles, le nombre de recettes touristiques a augmenté au cours de l’exercice 2018/2019 à 12,5 milliards de dollars, contre 9,8 milliards de dollars au cours de l’exercice 2017/2018, avec un taux de croissance de 28,2 %. Alors que Mahmoud a eu la chance de trouver un emploi, Qenawy, 31 ans, un ancien ouvrier de bateau de croisière, maintenant chauffeur de microbus, dit avoir perdu son emploi en mai 2020, car il faisait partie de l’équipe de main-d’œuvre saisonnière que les bateaux louent chaque année. Soutien gouvernemental insuffisant Alors que la crise s’intensifiait en avril 2020, le gouvernement égyptien a annoncé qu’il distribuerait plusieurs programmes d’aide à différents secteurs, y compris le secteur informel, pour compenser la dévastation économique de la pandémie. Le tourisme était au sommet de ces secteurs. Le bureau des médias du ministère du Tourisme a déclaré que le gouvernement égyptien avait pris plusieurs mesures pour maintenir à flot les industries du tourisme et de l’hôtellerie et soutenir ses travailleurs. Le ministère a ajouté que 332 mille travailleurs, qui sont enrôlés dans les 1 888 établissements touristiques du pays, ont bénéficié d’au moins neuf programmes d’aide exceptionnels. Mais Sarah, Qenawy et Ahmed sont tous des travailleurs indépendants du tourisme qui, comme des milliers d’autres, ne sont pas enregistrés auprès du ministère du Tourisme et des syndicats professionnels. Et donc, ils n’étaient pas éligibles pour recevoir l’aide. #### Le travail à domicile favorise les inégalités ente les sexes Le travail à domicile, ou du moins une nouvelle forme de travail hybride, est susceptible de rester ici. Le travail à distance ayant aidé les entreprises et les employés à naviguer dans les blocages du COVID-19 et les besoins de distanciation sociale qui en découlent, de plus en plus d’entreprises se rendent compte maintenant que le travail hybride pourrait être plus optimal. The Economist rapporte que le passage à un mode de travail hybride aide les entreprises à diversifier leur bassin de recrutement, car elles peuvent embaucher des personnes quelle que soit leur situation géographique. Un mode de travail hybride augmente la convivialité des employés d’une entreprise. Les entreprises offrant de la flexibilité reçoivent 30 % de candidatures en plus, selon The Economist. Une grande différence entre les sexes Cette tendance est encore plus apparente chez les femmes, les données indiquant que jusqu’à 80 % des femmes interrogées ont déclaré que la flexibilité est un facteur important lorsqu’elles envisagent un emploi. De plus, les mères étaient deux fois plus susceptibles que les pères de dire qu’elles remettraient leur préavis si leur employeur imposait une politique stricte de télétravail. Voici une vidéo parlant de ce secteur au Maroc : https://www.youtube.com/watch?v=Bb2CiHuzFLY Cependant, tous les rapports et enquêtes existants indiquent que les femmes sont plus susceptibles de choisir de travailler à domicile, ce qui les désavantage par rapport à leurs homologues masculins en termes de promotions et d’augmentations de salaire. Le travail à domicile a le potentiel d’éradiquer les inégalités entre les sexes. Les employeurs peuvent utiliser des mesures équitables pour évaluer les travailleurs, mais les données indiquent que le travail à distance ne met pas fin aux problèmes de genre. Une culture du travail axé sur la présence physique Malgré une politique de travail à domicile flexible, les entreprises ont une culture principalement en personne. Selon des estimations mondiales, 42 % des superviseurs oublient les employés à distance lors de l’attribution des tâches, et 67 % pensent que les employés à distance sont facilement remplaçables. Selon le rapport de The Economist, le préjugé pour les employés de bureau, associé au fait que les femmes sont plus susceptibles d’opter pour le travail à distance, crée un climat de travail propice aux inégalités entre les sexes.  Comme les patrons préfèrent les employés travaillant dans des bureaux, les femmes sont moins susceptibles de recevoir des promotions et des augmentations de salaire. Hormis les promotions et les salaires, les réunions virtuelles s’avèrent un revers majeur pour l’égalité des sexes, note le rapport. Les femmes sont plus présentes Alors que les femmes en moyenne sont plus susceptibles de déclarer avoir été interrompues lors des réunions en personne que les hommes, a-t-il ajouté, les réunions en ligne ont amplifié cette tendance, car plus de la moitié des femmes dans une enquête ont déclaré qu’il était difficile de contribuer aux discussions. Mais, concède le rapport, tout le blâme ne peut être imputé à la culture du travail dans les entreprises. La principale raison pour laquelle les femmes préfèrent le travail à distance est qu’elles sont plus susceptibles de s’occuper des enfants et des tâches ménagères à un taux plus élevé que les hommes. Comme le travail à distance à grande échelle en est encore à ses balbutiements, évaluer ses conséquences à long terme sur les inégalités entre les sexes n’est pas une tâche facile.  #### Le Vaudou au Bénin : plus qu’une religion, un mode de vie ! Le Vaudou est une religion dont on associe l’origine à la République du Bénin. À l’instar d’autres religions, elle œuvre pour le bien-être spirituel de ses pratiquants. Loin donc de cette image négative qui lui est collée, le Vaudou est une religion très importante au Bénin. Ce qu’il faut retenir Le Vaudou est une religion dont on associe l’origine à la République du Bénin. À l’instar d’autres religions, elle œuvre pour le bien-être spirituel de ses pratiquants. Loin donc de cette image négative qui lui est collée, le Vaudou est une religion très. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Défis environnementaux du BéninActualités Afrique Le Vaudou : une religion ancrée dans les habitudes des Béninois Encore appelé vodoun ou vodou, le vaudou est une religion d’ordre cosmique née de la rencontre des cultes des divinités Yoruba, Fon et Ewe. Ces derniers représentent différentes forces de la nature et sont capables d’agir pour le bien-être matériel de leurs adeptes. Au Bénin, ces derniers se retrouvent la plupart du temps au sein de couvents pour y célébrer leur culte. On peut retrouver ces couvents un peu partout. Le Vaudou : une religion célébrée au Bénin Malgré son statut de religion historique, le vaudou a été pendant longtemps diabolisé et combattu au Bénin. Victime des préjugés érigés à son endroit, cette religion a même été interdite dans les années 70 par le régime marxiste-léniniste de l’époque. Pour la réhabiliter, il était nécessaire de lui enlever son image négative. C’est pourquoi sous le régime de l’ancien président Nicéphore SOGLO, une fête en son honneur a été instaurée. Célébrée tous les 10 janvier, la fête du vaudou rassemble chaque année au Bénin des milliers de pratiquants provenant de différents horizons. Cette célébration est aussi l’occasion pour les pratiquants d’acheter divers objets vaudou. Si vous ne pouvez effectuer le déplacement en terre béninoise pour vous procurer ces objets, il vous suffit de les commander ici. Le Vaudou : une religion pratiquée sous d’autres cieux Cette religion animiste se pratique partout où des esclaves en provenance d’Afrique de l’Ouest ont été déportés. C’est ce qui explique sa pratique en Haïti ou dans d’autres pays tels que le Brésil, les États-Unis, le Mexique et bien d’autres encore. Cependant, les cultes vaudou qui sont pratiqués dans ces pays sont des variantes et des restes du culte traditionnel originel. Cela s’explique par le fait que les esclaves étaient interdits de pratiquer leurs langues et cultes. Ils n’ont donc pu conserver qu’une petite partie de leur patrimoine culturel. #### Législatives maliennes : Aliou Diallo triomphe à Kayes Le président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Diallo, a remporté, dimanche 29 avril 2020, les élections législatives à Kayes. Candidat de la liste Benso, l’homme d’affaires a récolté 62,12% des votes. Il s’épargne ainsi un second tour, qui aura lieu le 19 avril et qui concerne 80% des circonscriptions électorales. Ce qu’il faut retenir Le président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Diallo, a remporté, dimanche 29 avril 2020, les élections législatives à Kayes. Candidat de la liste Benso, l’homme d’affaires a récolté 62,12% des votes. Il s’épargne ainsi un second tour, qui aura lieu le 19. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Métiers recherchés au MaliActualités Afrique « Cette victoire prouve à suffisance que les Kaysiens croient en Aliou Boubacar Diallo » Au fil des années, Aliou Diallo et son parti progressent, à pas de géants, sur l’échiquier politique malien. Après avoir fini troisième à l’élection présidentielle de 2018, l’entrepreneur démontre qu’il a l’étoffe pour devenir un incontournable de la scène politique malienne. En effet, le dimanche 29 mars dernier, le président d’honneur de l’ADP-Maliba est arrivé largement en tête des élections législatives dans la circonscription de Kayes avec 62,12% des votes.  « Cette victoire prouve à suffisance que les Kaysiens croient fermement aux valeurs humaines de cet enfant du terroir : Aliou Boubacar Diallo. Le Takokelen de la liste Benso devra être un facteur de cohésion entre tous les fils de Kayes », a écrit la direction de l’ADP-Maliba, sur sa page Facebook officielle, après la proclamation des résultats. En s’imposant aussi largement, Aliou Diallo s’épargne un second tour, qui concerne environ 80% des circonscriptions électorales et qui aura lieu le 19 avril prochain. Il fera surtout son entrée dans l’Assemblée nationale malienne. A l’hémicycle, il pourra continuer à peser dans le débat politique, et en particulier dans la reconstruction du pays et l’unité nationale, sujet qui lui tient à cœur et qui a motivé la participation de l’ADP-Maliba au dialogue national inclusif (DNI) en fin 2019. Aliou Diallo a des projets de développement pour Kayes Si le PDG d’Hydroma SA a réussi le « Un coup K.O » à Kayes, c’est en grande partie grâce à son approche politique. Celle-ci consiste à rassembler les maliens au-delà de leurs clivages politiques. Raison pour laquelle il a appelé à une coalition de partis, alors que certains observateurs considéraient qu’il pouvait remporter seul le scrutin à Kayes. Pourquoi ? Parce que le président d’honneur de l’ADP-Maliba a beaucoup fait pour cette région. En tant que philanthrope et acteur de développement, sa réputation l’avait précédée dans cette région. Lors de sa campagne électorale (du 8 au 22 mars 2020), les commerçants, chefs religieux, associations et autres lui avaient d’ailleurs témoigné leur reconnaissance. A cette occasion, Aliou Diallo a fait de nouvelles promesses, parmi lesquelles la construction de routes et d’une nouvelle université. Ces projets s’inscrivent dans son « plan Marshall » pour le Mali, dévoilé au cours de la présidentielle de 2018. #### Les 10 meilleurs casinos terrestres en France La France abrite certains des casinos terrestres les plus prestigieux d’Europe, des palaces normands aux adresses mythiques de la Côte d’Azur. Quel est le meilleur casino de France pour votre prochaine escapade ? Entre architecture somptueuse, diversité des jeux et art de vivre à la française, notre sélection des 10 incontournables vous aide à choisir l’établissement qui correspond exactement à vos attentes — luxe, jeu ou gastronomie. Casino Barrière de Deauville  Le Casino Barrière de Deauville est une véritable institution en Normandie. Situé à proximité des plages et du célèbre hippodrome, cet établissement incarne le charme et le raffinement français. Doté d’une architecture somptueuse, il attire des visiteurs du monde entier, avides de profiter de son cadre luxueux et de ses nombreuses offres de jeux. Ce casino propose un large éventail de divertissements, allant des machines à sous aux jeux de table traditionnels comme le blackjack et la roulette, ce qui garantit une expérience mémorable à chaque visiteur. Pour en apprendre plus sur les casinos en france, consultez les guides dédiés. Casino Barrière Enghien-les-Bains  À quelques kilomètres de Paris, le Casino Barrière d’Enghien-les-Bains se distingue par son cadre exceptionnel au bord du lac. Premier casino de France en termes de chiffre d’affaires, il combine élégance et modernité. Les joueurs peuvent y trouver une variété impressionnante de jeux, des machines à sous dernier cri aux tables de poker animées. Cet établissement se démarque également par ses offres culturelles, telles que des spectacles et des événements qui enrichissent l’expérience de jeu. Casino de Monte-Carlo  Situé à Monaco, le Casino de Monte-Carlo rayonne sur toute la Côte d’Azur et reste un incontournable pour les amateurs de jeux français. Son architecture emblématique, ses salles somptueuses et son histoire riche en font un lieu légendaire du jeu. Il propose une ambiance sophistiquée où chaque joueur peut s’immerger dans une atmosphère de luxe inégalé. Le casino est également célèbre pour avoir accueilli des événements prestigieux, renforçant ainsi son statut de destination de premier choix pour les joueurs du monde entier. Le Pasino Grand La Tour de Salvagny Le Pasino Grand La Tour de Salvagny se distingue par son environnement naturel et apaisant, loin de l’agitation urbaine. Ce cadre verdoyant et relaxant, proche de Lyon, permet aux visiteurs de se détendre tout en profitant des nombreuses activités proposées. L’architecture moderne du bâtiment s’harmonise parfaitement avec son histoire, ce qui crée ainsi un lieu où le passé et le présent se rencontrent. C’est bien plus qu’un simple casino, c’est un espace de divertissement complet où l’on peut jouer, se restaurer et même séjourner dans un hôtel de luxe. Casino Barrière La Croisette  Situé à Cannes, le Casino Barrière La Croisette jouit d’une localisation idéale sur la célèbre promenade éponyme. Il incarne le glamour de la Côte d’Azur, attirant chaque année de nombreux visiteurs, en particulier lors du Festival de Cannes. Ce casino offre une vue imprenable sur la Méditerranée, ce qui crée une atmosphère de jeu envoûtante. Entre les machines à sous et les jeux de table, les amateurs de sensations fortes y trouveront leur bonheur, tout en profitant des nombreuses installations de luxe proposées. Casino d’Évian  Le Casino d’Évian, niché au bord du magnifique lac Léman, offre un cadre serein et raffiné pour les passionnés de jeux. Cet établissement se distingue par son ambiance apaisante, idéale pour ceux qui recherchent à la fois le frisson du jeu et un moment de détente. Avec une gamme variée de jeux, des machines à sous aux tables de roulette, le casino d’Évian est une destination prisée des joueurs qui souhaitent allier plaisir et tranquillité dans un environnement exceptionnel. Casino JOA de Santenay  En Bourgogne, le Casino JOA de Santenay propose une expérience unique au cœur d’une région viticole réputée. Ce casino à taille humaine séduit par son atmosphère conviviale et chaleureuse. Les visiteurs peuvent y apprécier une sélection de jeux diversifiés tout en profitant du cadre pittoresque environnant. L’établissement est également connu pour son restaurant proposant une cuisine locale. Cela fait du Casino de Santenay une destination à la fois ludique et gastronomique. Casino JOA de Montrond  Le Casino JOA de Montrond se situe dans la ville thermale de Montrond-les-Bains. Ce casino moderne propose un large éventail de jeux, des machines électroniques aux jeux de table traditionnels, ainsi que des installations de loisirs telles qu’un bowling et un espace aquatique. Avec une ambiance décontractée et un cadre agréable, cet établissement est parfait pour ceux qui cherchent à combiner détente et divertissement dans un cadre soigné. Casino Barrière Trouville  Situé dans la charmante ville de Trouville-sur-Mer, le Casino Barrière Trouville est un incontournable en Normandie. Son emplacement idéal, à quelques pas de la plage, offre une expérience de jeu unique, qui mêle détente et excitation. Les amateurs de jeux y trouveront une vaste gamme de machines à sous et de jeux de table, tandis que les autres pourront profiter des restaurants et bars offrant des vues imprenables sur la mer. Casino Cabourg  Le Casino Cabourg est un joyau caché de la côte normande, connu pour son architecture Belle Époque et son ambiance romantique. Ce casino offre une expérience de jeu intemporelle, où chaque détail est pensé pour rappeler l’élégance d’antan. Les visiteurs peuvent y découvrir une variété de jeux, tout en profitant du cadre pittoresque de la ville de Cabourg. Avec ses offres de restauration et son théâtre, le Casino Cabourg propose bien plus qu’une simple expérience de jeu, c’est un véritable voyage dans le temps. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique Comment choisir le meilleur casino en France ?Choisir le meilleur casino de France dépend de plusieurs critères essentiels. Le premier est la diversité des jeux proposés : certains établissements misent sur un large parc de machines à sous, d’autres privilégient les jeux de table comme le poker, le blackjack ou la roulette. Il faut également tenir compte de la localisation géographique, car beaucoup de ces casinos sont intégrés dans des complexes hôteliers ou situés dans des villes touristiques dynamiques.Le niveau de service et l’ambiance générale jouent aussi un rôle déterminant. Un grand casino ne se limite pas à la salle de jeux : restaurants gastronomiques, bars, salles de spectacles et spas contribuent à l’expérience globale. Enfin, les conditions d’accès — tenue vestimentaire, âge légal minimum fixé à 18 ans, présentation d’une pièce d’identité — varient légèrement d’un établissement à l’autre et méritent d’être vérifiées avant toute visite. Pour les joueurs réguliers, les programmes de fidélité proposés par les grands groupes comme Barrière ou Partouche constituent un avantage non négligeable. Les meilleurs casinos en France par régionLa répartition géographique des casinos terrestres en France est particulièrement riche, avec plus de 200 établissements agréés sur l’ensemble du territoire. En Île-de-France, le Casino Barrière d’Enghien-les-Bains domine sans conteste, étant le premier casino de France en chiffre d’affaires, idéalement situé à seulement 15 km de Paris. En Normandie, Deauville et Trouville-sur-Mer concentrent plusieurs établissements de prestige, dont le mythique Casino Barrière de Deauville.Sur la Côte d’Azur, Nice, Cannes et Monaco forment un triangle d’or du jeu européen, avec des casinos parmi les plus réputés au monde. À Lyon, le Pasino Grand La Tour de Salvagny répond aux attentes des joueurs de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Dans le Sud-Ouest, Biarritz et Arcachon proposent également des établissements de qualité au sein d’un cadre naturel exceptionnel. Cette diversité régionale permet à chaque visiteur de trouver le casino qui correspond le mieux à ses attentes, que ce soit en matière d’ambiance, d’accessibilité ou d’offres de jeux. Quel est le meilleur casino de France ? Le Casino Barrière d’Enghien-les-Bains est souvent cité comme le meilleur casino de France en termes de chiffre d’affaires et de fréquentation. Situé en bord de lac à quelques kilomètres de Paris, il offre une expérience complète mêlant jeux variés, restauration gastronomique et spectacles. Cependant, le Casino de Monte-Carlo à Monaco reste la référence mondiale en matière de prestige et d’histoire, tandis que le Casino Barrière de Deauville séduit par son charme normand et son ancrage culturel unique. Quels documents faut-il pour entrer dans un casino terrestre en France ? Pour accéder à un casino terrestre en France, vous devez être âgé d’au moins 18 ans et présenter une pièce d’identité valide : carte nationale d’identité, passeport ou titre de séjour. L’inscription sur le fichier des interdits de jeux de la Banque de France peut également conditionner l’accès. Certains casinos exigent une tenue vestimentaire correcte, voire une tenue de soirée dans les salles privées. Il est conseillé de vérifier les conditions spécifiques de chaque établissement avant votre visite. Comment choisir le meilleur casino de France selon vos critères ?Tous les casinos français ne se ressemblent pas. Avant de vous déplacer, plusieurs critères méritent d’être comparés pour trouver le meilleur casino de France selon votre profil de joueur.La diversité des jeux proposés est souvent le premier critère. Certains établissements, comme le Casino Barrière d’Enghien-les-Bains, misent sur un parc de machines à sous très étendu, tandis que d’autres, comme le Casino de Monte-Carlo, privilegient les jeux de table haut de gamme : baccarat, roulette européenne, blackjack en version live et poker Texas Hold’em.L’emplacement et le cadre jouent également un rôle majeur. Un casino en bord de mer à Cannes ou à Deauville offre une expérience différente d’un établissement urbain situé à deux pas de Paris. Pour les voyageurs en quête d’une escapade complète, les casinos proposant hôtel, spa et restaurants gastronomiques — comme le Pasino Grand La Tour de Salvagny près de Lyon — constituent une option tout-en-un particulièrement appréciée.Le niveau des mises minimales varie considérablement d’un établissement à l’autre. Les casinos de luxe comme Monte-Carlo affichent des tables à enjeux élevés, quand les casinos régionaux restent accessibles aux joueurs occasionnels. Renseignez-vous en amont sur les conditions d’entrée (tenue correcte exigée, pièce d’identité obligatoire) pour éviter toute mauvaise surprise.Enfin, les offres de divertissement annexes — spectacles, soirées à thème, tournois de poker — distinguent les grands casinos des établissements ordinaires et enrichissent considérablement la soirée au-delà du simple jeu. Casinos terrestres en France : ce que dit la réglementationEn France, les casinos terrestres sont soumis à une législation stricte encadrée par le Code de la sécurité intérieure et placée sous le contrôle du ministère de l’Intérieur. Comprendre ce cadre légal est utile avant de fréquenter le meilleur casino de France, que vous soyez résident ou touriste étranger.Qui peut accéder aux casinos français ? L’accès est réservé aux personnes majeures (18 ans et plus), sur présentation d’une pièce d’identité valide. Les agents et employés de la police nationale, ainsi que certains fonctionnaires, sont interdits de jeu. Les personnes inscrites sur le fichier national des interdits de jeu (FNIJ) se voient également refuser l’entrée.Combien de casinos compte la France ? Le pays dénombre environ 200 casinos autorisés, répartis sur l’ensemble du territoire, principalement dans les stations balnéaires, thermales et touristiques. Cette concentration géographique est elle-même encadrée par la loi : un casino ne peut s’installer n’importe où.Les jeux autorisés comprennent les machines à sous, les jeux de table classiques (roulette, blackjack, baccarat, poker) et les jeux de cercle. Les casinos opèrent sous licence délivrée par l’État et reversent une part de leurs recettes sous forme de prélèvements fiscaux aux communes d’accueil, contribuant ainsi au financement des services publics locaux.Pour les joueurs soucieux de jeu responsable, tous les casinos agréés en France sont tenus de proposer des dispositifs d’auto-exclusion et d’afficher les aides disponibles auprès d’organismes comme Joueurs Info Service. Quel est le meilleur casino de France en termes de chiffre d’affaires ? Le Casino Barrière d’Enghien-les-Bains, situé à quelques kilomètres au nord de Paris, est régulièrement classé premier casino de France en chiffre d’affaires. Son emplacement privilégié au bord du lac, sa large offre de jeux — machines à sous, poker, roulette, blackjack — et ses spectacles en font l’établissement le plus fréquenté du pays. Il est suivi par le Casino de Monte-Carlo et le Casino Barrière de Deauville, deux institutions emblématiques du jeu à la française. Faut-il une tenue spéciale pour entrer dans un casino en France ? La plupart des grands casinos terrestres français exigent une tenue correcte, voire élégante, notamment pour accéder aux salles de jeux de table. Dans des établissements prestigieux comme le Casino de Monte-Carlo ou le Casino Barrière La Croisette à Cannes, le dress code est strict : veste de ville pour les hommes, tenue soignée pour les femmes. Les casinos plus populaires ou régionaux appliquent des règles moins formelles, mais le port de vêtements de sport ou de plage reste généralement interdit. Il est conseillé de vérifier le règlement de l’établissement avant votre visite. #### Les 30 pays les plus riches d’Afrique : Classement 2026 Les 10 pays les plus riches d’Afrique 2026 | PIB “`html Les 30 pays les plus riches d’Afrique en 2026 sont dominés par l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie et le Maroc. Suivent l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et la Côte d’Ivoire. Ce classement, basé sur le PIB total, reflète le poids économique, les ressources naturelles et le potentiel démographique de chaque nation africaine. “` Quels sont les pays les plus riches d’Afrique en 2026 ? La réponse dépend de l’indicateur retenu : PIB total pour mesurer le poids économique d’un pays, PIB par habitant pour évaluer le niveau de vie réel. En 2026, l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie et le Maroc dominent le classement par volume. Mais derrière ce top 5, la hiérarchie se recompose rapidement sous l’effet de la démographie, des matières premières et de la montée des services numériques. En 2026, les grandes économies africaines restent concentrées autour de quelques pôles: l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie et le Maroc. Derrière ce groupe, la hiérarchie bouge vite, portée par la démographie, les matières premières, les infrastructures et la montée des services. Top 30 des pays les plus riches d’Afrique en 2026 RangPaysPIB nominal 2026PIB/habitantCe qui pèse dans l’économie1Afrique du Sud480,0 Md $7 503 $économie diversifiée, finance et industrie2Égypte429,6 Md $3 904 $poids démographique, industrie et grands projets3Nigeria377,4 Md $1 556 $marché intérieur massif, pétrole et services4Algérie317,2 Md $6 628 $hydrocarbures et demande intérieure5Maroc194,3 Md $5 107 $industrie exportatrice, tourisme, finance6Angola152,4 Md $3 754 $pétrole et reconstruction économique7Kenya147,3 Md $2 714 $services, technologie et logistique régionale8RD Congo123,4 Md $1 122 $mines, population et potentiel intérieur9Éthiopie121,5 Md $1 081 $croissance rapide, industrie et agriculture10Ghana118,3 Md $3 314 $or, cacao, services11Côte d’Ivoire112,1 Md $3 313 $agro-industrie, port et consommation12Tanzanie94,9 Md $1 362 $mines, tourisme, croissance urbaine13Ouganda73,4 Md $1 476 $agriculture, énergie, services14Cameroun65,1 Md $2 125 $hub d’Afrique centrale15Tunisie60,7 Md $4 893 $industrie, services et export16Zimbabwe56,7 Md $3 199 $mines et agriculture17Libye52,5 Md $6 962 $pétrole, mais forte volatilité18Soudan44,7 Md $864 $économie fragilisée par le conflit19Zambie41,2 Md $1 831 $cuivre et énergie20Sénégal40,5 Md $2 054 $services, énergie, logistique21Mali33,8 Md $1 301 $or, agriculture, commerce22Burkina Faso32,5 Md $1 319 $or et économie intérieure23Guinée29,9 Md $1 848 $bauxite et infrastructures24Bénin27,8 Md $1 809 $port, coton, commerce régional25Tchad25,6 Md $1 315 $pétrole et agriculture26Niger24,8 Md $822 $uranium, agriculture, sécurité fragile27Gabon23,4 Md $9 918 $pétrole, bois, population réduite28Mozambique23,3 Md $632 $gaz, mines, agriculture29Botswana21,9 Md $8 490 $diamants, stabilité, population limitée30Madagascar21,2 Md $656 $agriculture, tourisme, textile Ce tableau donne la taille des économies, pas le niveau de vie réel de chaque habitant. Le Nigeria reste un marché gigantesque, même si son PIB par habitant est plus faible que celui du Gabon, du Botswana ou de Maurice. À l’inverse, un pays moins peuplé peut afficher un PIB par habitant élevé sans peser autant dans l’économie continentale. Pourquoi ce classement intéresse les investisseurs Pour un entrepreneur, ce classement sert surtout à repérer les marchés profonds: consommation, banque, télécoms, énergie, transport, immobilier, agro-industrie. Un pays très peuplé avec un PIB en hausse peut offrir plus d’opportunités commerciales qu’un petit pays plus riche par habitant. Pour le détail des chiffres macro, lire aussi le classement PIB Afrique 2026.Pour comparer autrement, voir le PIB par habitant en Afrique.Pour distinguer richesse et qualité de vie, voir les pays les plus développés d’Afrique.Pour comprendre les limites de ces indicateurs, lire PIB ou IDH: comment mesurer le développement. PIB Algérie en 2026 PIB Éthiopie en 2026 PIB Tanzanie en 2026 PIB Ghana en 2026 PIB Angola en 2026 Les questions qui reviennent souvent Quel est le pays le plus riche d’Afrique en 2026 ? En PIB nominal, l’Afrique du Sud arrive en tête dans les projections utilisées ici. Mais le podium reste serré avec l’Égypte et le Nigeria. Une variation de change ou une révision statistique peut modifier rapidement l’ordre. Pourquoi le Nigeria n’est-il pas toujours premier ? Le Nigeria reste le plus grand marché démographique du continent. Mais la valeur du naira, l’inflation et les changements de méthode statistique pèsent fortement sur le PIB exprimé en dollars. Quel classement utiliser pour décider où investir ? Le PIB total donne une idée de la taille du marché. Le PIB par habitant signale le pouvoir d’achat moyen. Pour une décision d’investissement, il faut ajouter la stabilité, la logistique, le droit, la fiscalité, la disponibilité de main-d’œuvre et la vitesse de paiement des clients. Sources et méthode Les chiffres sont à lire comme des ordres de grandeur, car les projections changent avec les taux de change, l’inflation et les révisions statistiques. Sources utilisées: FMI, World Economic Outlook, Banque mondiale, PNUD. Fiches PIB détaillées par pays Pour aller plus loin sur chaque économie, retrouvez nos analyses détaillées : PIB du Maroc en 2026 — 5e économie africaine, cacao phosphates, Coupe du Monde 2030PIB du Kenya en 2026 — 6e économie, Silicon Savannah, hub Afrique de l’EstPIB de la Côte d’Ivoire en 2026 — 1ère économie UEMOA, cacao et hub AbidjanNigeria, Afrique du Sud, Égypte — le trio de tête du PIB africainPays les plus pauvres d’Afrique en 2026 — l’autre face du classement Voir aussi : Investir en Afrique — Investir en Afrique 2026 : guide complet par pays 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays Top 10 des pays les plus riches d’Afrique en 2026 : focus sur les leadersAu sein du classement général des 30 premières économies africaines, le top 10 concentre à lui seul plus de 75 % du PIB total du continent. Voici ce qui distingue chacun de ces dix pays en 2026.1. Afrique du Sud (480 Md $) — L’économie la plus diversifiée du continent. Le secteur financier de Johannesburg, l’industrie minière, l’automobile et les services en font le premier PIB nominal africain. Le PIB par habitant atteint 7 503 $, l’un des plus élevés hors États pétroliers.2. Égypte (429,6 Md $) — Le Canal de Suez, le tourisme, le BTP et une population de plus de 110 millions d’habitants portent cette économie. Les grands projets d’infrastructure comme la Nouvelle Capitale administrative renforcent la dynamique.3. Nigeria (377,4 Md $) — Premier marché de consommation africain avec plus de 220 millions d’habitants. Malgré la volatilité pétrolière et la dépréciation du naira, le secteur des services, la fintech et l’économie créative (Nollywood) maintiennent le pays dans le top 3.4. Algérie (317,2 Md $) — Les recettes des hydrocarbures financent une demande intérieure soutenue. L’Algérie affiche un PIB par habitant de 6 628 $, portée par les transferts sociaux et les investissements publics massifs.5. Maroc (194,3 Md $) — Industrie automobile et aéronautique exportatrice, tourisme en forte reprise, phosphates et ambitions énergétiques vertes. Le Maroc reste le modèle de diversification économique de la région MENA-Afrique.6. Angola (152,4 Md $) — Deuxième producteur pétrolier africain. L’après-pétrole est en construction, avec des investissements dans l’agriculture, les infrastructures et la logistique portuaire.7. Kenya (147,3 Md $) — Hub technologique et logistique de l’Afrique de l’Est. Nairobi concentre les sièges régionaux de multinationales et le Kenya est le leader africain du mobile money avec M-Pesa.8. RD Congo (123,4 Md $) — Un PIB massif porté par les ressources minières (cobalt, coltan, cuivre), mais un PIB par habitant de seulement 1 122 $ révèle des inégalités structurelles immenses et un potentiel encore largement inexploité.9. Éthiopie (121,5 Md $) — L’une des économies à la croissance la plus rapide du continent sur la décennie écoulée. L’industrie textile, l’agriculture et un marché intérieur de plus de 125 millions d’habitants en font un acteur incontournable.10. Ghana (118,3 Md $) — Or, cacao, pétrole offshore et un secteur des services dynamique. Le Ghana a traversé une crise de la dette en 2023-2024, mais amorce un redressement en 2026 soutenu par le FMI et la reprise des exportations. Classement PIB Afrique 2026 : ce qui a changé par rapport aux années précédentesLe classement PIB Afrique 2026 n’est pas figé. Plusieurs évolutions notables distinguent cette édition des classements précédents et méritent d’être soulignées pour comprendre la dynamique réelle du continent.Le Nigeria recule en valeur nominale malgré sa taille. La dépréciation massive du naira depuis 2023 a mécaniquement réduit la valeur en dollars du PIB nigérian. En parité de pouvoir d’achat (PPA), le Nigeria reste cependant la première économie africaine, ce qui illustre l’écart entre les deux méthodes de calcul.L’Égypte résiste grâce aux grands travaux. Malgré une pression sur la livre égyptienne et une inflation élevée, les investissements dans les infrastructures et l’énergie (notamment le gaz naturel liquéfié) soutiennent le PIB nominal en 2026.La Côte d’Ivoire franchit le cap des 100 milliards. Avec 112,1 Md $, la Côte d’Ivoire confirme son statut de locomotive de l’UEMOA. L’agro-industrie (cacao, caoutchouc), le port d’Abidjan et la consommation intérieure portent cette progression.Le Sénégal entre dans une nouvelle ère pétrolière. Le démarrage de la production de pétrole et de gaz offshore (champs Sangomar et GTA) positionne le Sénégal comme un acteur énergétique émergent en 2026, avec des effets sur le PIB qui se consolident progressivement.La RD Congo monte en puissance. La demande mondiale en cobalt et en minéraux de transition énergétique propulse les exportations congolaises. Le PIB franchit les 123 Md $ en 2026, mais la redistribution de cette richesse reste le défi central.Des pays comme le Zimbabwe et la Guinée progressent grâce à la valorisation de leurs ressources minières, tandis que le Soudan reste fragilisé par le conflit armé qui pèse lourdement sur son économie et son PIB par habitant (864 $, l’un des plus bas du classement).En synthèse, le classement PIB Afrique 2026 reflète trois tendances de fond : la montée des économies pétro-gazières émergentes (Sénégal, Mozambique), la résilience des diversificateurs (Maroc, Kenya, Côte d’Ivoire) et la vulnérabilité des économies sous tension politique ou monétaire (Nigeria, Soudan, Zimbabwe). Quel est le top 10 des pays les plus riches d’Afrique en 2026 ? En 2026, le top 10 des pays les plus riches d’Afrique par PIB nominal est le suivant : 1. Afrique du Sud (480 Md $), 2. Égypte (429,6 Md $), 3. Nigeria (377,4 Md $), 4. Algérie (317,2 Md $), 5. Maroc (194,3 Md $), 6. Angola (152,4 Md $), 7. Kenya (147,3 Md $), 8. RD Congo (123,4 Md $), 9. Éthiopie (121,5 Md $), 10. Ghana (118,3 Md $). À noter que ce classement évolue significativement si l’on utilise le PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA), qui place le Nigeria en tête devant l’Afrique du Sud. Quelle est la différence entre le classement PIB total et le PIB par habitant en Afrique ? Le PIB total mesure la taille globale d’une économie : un grand pays peuplé comme le Nigeria ou l’Éthiopie peut afficher un PIB élevé tout en ayant un niveau de vie moyen faible. Le PIB par habitant, lui, divise cette richesse par la population et donne une meilleure idée du niveau de vie moyen. En Afrique en 2026, le Gabon (environ 9 900 $), l’Afrique du Sud (7 503 $) et la Libye (6 962 $) affichent les PIB par habitant les plus élevés, alors que des pays comme le Niger (822 $) ou le Soudan (864 $) figurent parmi les plus bas du classement, malgré des ressources naturelles parfois considérables. Pourquoi le PIB nominal ? Note méthodologique Le classement ci-dessus utilise le PIB nominal exprimé en dollars courants. C’est l’indicateur le plus lisible pour comparer la taille absolue des économies et leur poids sur la scène internationale. Il présente néanmoins une limite importante : il est sensible aux fluctuations des taux de change. Une dépréciation monétaire — comme celle qu’a connue le Nigeria avec le naira — peut faire reculer un pays dans le classement sans que son économie réelle se soit contractée. C’est pourquoi ce classement gagne à être lu en parallèle avec le PIB par habitant (colonne dédiée) et, pour les comparaisons de niveau de vie, avec le PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA). Les outsiders à surveiller : qui progresse le plus vite ? Derrière le podium classique Afrique du Sud – Égypte – Nigeria, la carte économique africaine se redessine à toute vitesse. Plusieurs économies gagnent rapidement du terrain grâce à des réformes structurelles ambitieuses et à de nouveaux flux d’investissements directs étrangers : Côte d’Ivoire : portée par une agro-industrie en montée en gamme, l’essor du port d’Abidjan et une consommation intérieure soutenue, elle s’impose comme le moteur de l’Afrique de l’Ouest francophone. Éthiopie : malgré des tensions internes, le pays maintient l’une des croissances les plus rapides du continent grâce à l’industrialisation textile, l’agriculture commerciale et de grands chantiers d’infrastructure. Sénégal : l’entrée en production des champs pétroliers et gaziers offshore (Sangomar, GTA) propulse le Sénégal dans une nouvelle catégorie économique, avec des projections de croissance parmi les plus élevées d’Afrique subsaharienne sur la période 2025-2027. Ces trajectoires rappellent que le classement PIB Afrique 2026 n’est pas figé : la hiérarchie des grandes économies africaines est structurellement en mouvement, et les positions d’aujourd’hui ne préjugent pas de celles de 2030. #### Les 5 meilleures raisons de créer sa propre entreprise de bricolage Décider de créer sa propre entreprise de bricolage est un acte de foi. Il faut sortir de sa zone de confort et essayer quelque chose de nouveau. Si cette idée vous séduit, pourquoi attendre ? Vous êtes prêt à faire le grand saut et à devenir le PDG de votre propre entreprise.  C’est beaucoup de travail et il y a des risques, mais le potentiel de récompenses est énorme. Si vous n’êtes pas encore convaincu, voici 5 des meilleures raisons de créer votre propre entreprise de bricolage. 1. Chaque jour au bureau sera motivant Lorsque vous travaillez pour quelqu’un d’autre, il peut être difficile de trouver la motivation nécessaire pour faire le meilleur travail possible. Quelle que soit la quantité de travail que vous fournissez, ce sont les propriétaires de l’entreprise qui obtiennent la récompense finale. Lorsque vous êtes votre propre patron, vous trouvez la motivation au travail tous les jours. Suivre vos rêves est passionnant, et vous êtes maître de votre succès.   2. Vous suivrez vos passions De nombreux entrepreneurs créent leur propre entreprise de bricolage pour suivre leurs rêves et réaliser leur passion. Suivre vos rêves vous comblera d’une manière que le fait de travailler pour quelqu’un d’autre ne fera peut-être pas. Vous êtes responsable de la création de votre entreprise depuis le début, vous pouvez donc la façonner pour en faire quelque chose dont vous êtes fier et que vous pourrez peut-être même transmettre à vos enfants en guise d’héritage.   3. Vous pouvez atteindre l’indépendance financière. De nombreuses personnes s’engagent dans la création d’une entreprise de bricolage avec le rêve d’une aisance financière. S’il est vrai que le démarrage de votre entreprise peut demander du courage et entraîner des périodes de vaches maigres, le but ultime d’être son propre patron est de cultiver l’indépendance financière.  Avec de la détermination et un travail acharné, il n’y a pas de limite à la lucrativité de votre propre entreprise. Si vous aspirez à vous enrichir, il n’y a aucune raison pour que vous ne puissiez pas atteindre cet objectif. 4. Vous pouvez partir de zéro C’est votre affaire ! C’est vous qui fixez les règles. Vous n’êtes pas limité par les normes et procédures de votre patron ou de la culture d’entreprise. Vous pouvez proposer un produit ou un service qui correspond à votre vision. Vous pouvez également construire votre entreprise selon vos propres idées.  Vous avez peut-être pensé à un moyen de rendre les processus plus efficaces. Peut-être voulez-vous vous assurer que vos employés reçoivent un salaire équitable et bénéficient de congés familiaux. Quels que soient les problèmes que vous avez rencontrés dans le monde du travail, vous avez la possibilité de faire quelque chose de différent avec votre propre entreprise.  5. Vous deviendrez un expert dans un large éventail de compétences. Pour gérer sa propre entreprise, il faut apprendre à porter de nombreux chapeaux, surtout au début. Vous devrez acquérir un grand nombre de nouvelles compétences, des décisions en matière de ressources humaines à la gestion des stocks en passant par le service à la clientèle.  Vous deviendrez rapidement un pro dans votre propre secteur d’activité, ainsi qu’un pro dans une variété de nouvelles compétences que vous apprendrez sur le tas. Au fur et à mesure que votre entreprise se développera, vous continuerez à acquérir de nouvelles connaissances et compétences. Vous saurez comment fonctionne chaque petit aspect de votre entreprise. Vous ne pouvez acquérir ce genre d’expérience nulle part ailleurs. À mesure que votre entreprise se développe, vous pouvez choisir de continuer à tenir la barre pour les tâches qui vous plaisent, qu’il s’agisse de travaux de réparation ou de rénovation, mais vous pouvez externaliser les tâches qui vous font peur.  “Postez une question et demandez des commentaires sur un forum de bricolage en ligne”. 123briocolage.fr met à votre disposition un forum actif pour les professionnels, les amateurs et les débutants. Vous pouvez également mettre ces compétences au service de nouvelles tâches. Qui sait ? Vous pourriez même avoir envie de créer une autre entreprise ! #### Les activités à faire lors d’un séjour au Sénégal Le Sénégal est un joyau de l’Afrique de l’Ouest qui devrait intriguer tout voyageur. Le petit pays est populaire auprès des voyageurs français en raison de son histoire coloniale passée, mais regorgeant d’histoire, de parcs nationaux et d’un vaste littoral, le Sénégal a beaucoup à offrir. Découvrez sa sombre histoire de traite des esclaves sur l’île de Gorée, repérez l’un des lions d’Afrique de l’Ouest en voie de disparition dans le parc national du Niokolo Koba, partez en croisière et observez les oiseaux dans les mangroves du delta du Saloum et mangez. Nous avons visité le Sénégal il y a quelques années en mars, juste avant la saison des pluies. Mes parents avaient visité le pays il y a environ 50 ans, et ensemble nous avons retracé certains de leurs voyages antérieurs tout en ajoutant quelques nouvelles expériences. Lac Rose L’une des attractions les plus populaires du Sénégal, le lac Rose (lac rose), est en fait le lac Retba à environ 30 km (une heure de route) au nord de Dakar, la capitale du Sénégal. Le lac porte le nom de l’algue Dunaliella salina qui donne sa couleur rose. Le niveau élevé de sel du lac est également une source de revenus pour la communauté locale, et le sel est récolté pour être vendu dans le monde entier. Voici une vidéo montrant ce lieu : Pour voir les fameuses couleurs roses du Sénégal Lac Rose, il faut que le soleil brille pour éclairer le lac, et que le vent souffle pour remuer les algues et donner au lac ses teintes roses. Le jour de notre visite, il n’y avait ni soleil ni vent, nous n’avons donc malheureusement pas eu la chance d’observer les phénomènes naturels qui font la renommée du lac. M’Bour Le village de pêcheurs est à environ 80 kilomètres au sud de Dakar, sur la Petite Côte. Regarder les pêcheurs venir vendre leurs prises sur la plage est un spectacle incroyable. Le nombre de personnes qui viennent et échangent est époustouflant, une image haute en couleurs ! Delta du Sine-Saloum Le Sine-Saloum est une région du Sénégal située au nord de la Gambie et au sud de la Petite Côte. Représentant plus de 10 % de la superficie du Sénégal, la région est majoritairement composée de mangroves. Une partie du delta du Saloum est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2011 et abrite le parc national du delta du Saloum. Saint-Louis Saint-Louis borde la Mauritanie, séparée par le fleuve Sénégal. La ville était la capitale du pays lorsqu’elle était une colonie française de 1673 à 1902 avant d’être déplacée à Dakar. Saint Louis est connu pour le pont Faidherbe réalisé en fonte au XIXème siècle.  A visiter également le Musée Jean Mermoz et le marché Ndar Toute. Assurez-vous de vous promener dans les vieilles rues où vous pourrez admirer les balcons et l’architecture des maisons coloniales. #### Les algorithmes RTP : quand la logique financière équilibre le hasard et la rentabilité Dans l’univers du divertissement numérique, les plateformes de jeux en ligne fonctionnent de plus en plus comme de véritables systèmes financiers. Chaque mise, chaque tour, repose sur une équation invisible — un équilibre entre risque, probabilité et retour émotionnel. Au centre de cette structure se trouve le RTP (Return to Player), ou taux de retour au joueur, comparable à un rendement sur investissement. Il indique le pourcentage des mises totales qu’un jeu rend aux joueurs sur le long terme, à la manière d’un actif redistribuant une partie de sa valeur. Mais derrière ce simple chiffre se cache une mécanique économique complexe. Les développeurs conçoivent les algorithmes RTP avec la même rigueur qu’un analyste financier modélisant un portefeuille. Leur objectif : trouver le juste équilibre entre volatilité, plaisir et rentabilité, afin d’offrir une expérience à la fois équitable et durable. Les plateformes comme Coolzino Casino appliquent cette philosophie en associant transparence, précision et innovation pour créer un modèle où le plaisir et la responsabilité vont de pair. Le RTP : un indicateur de performance inspiré de la finance Le RTP agit comme un ratio de performance — l’équivalent d’un taux de rendement dans un portefeuille d’investissement. Un jeu affichant un RTP de 96 % signifie qu’à long terme, il restitue 96 € pour chaque 100 € misés. Cependant, comme sur les marchés financiers, les résultats à court terme varient. Certains joueurs gagnent rapidement, d’autres connaissent des cycles plus longs. Cette fluctuation n’est pas un hasard — elle est conçue pour rendre le risque réel tout en préservant la stabilité du système. Ainsi, le RTP agit comme un stabilisateur, équilibrant les pertes et les gains, régulant le rythme émotionnel du joueur, à l’image d’une stratégie de gestion de portefeuille bien diversifiée. L’économie émotionnelle du jeu Les concepteurs de jeux, à l’instar des économistes comportementaux, savent que les chiffres seuls ne suffisent pas à entretenir l’intérêt. Le RTP n’est pas seulement une donnée mathématique — c’est un outil émotionnel. Un jeu qui récompense trop souvent perd vite son attrait, comme un placement à faible risque dont les rendements sont constants mais peu stimulants. À l’inverse, un jeu à forte volatilité agit comme une action spéculative : risquée, excitante et potentiellement très rentable. Les développeurs étudient ces réactions psychologiques avec des modèles proches de ceux utilisés dans la finance comportementale : cycles d’attente, d’incertitude et de récompense. L’objectif est de recréer la courbe émotionnelle d’un investisseur — où le risque attire, et la récompense fidélise. Volatilité et RTP : un équilibre inspiré des marchés La volatilité, tout comme dans la finance, définit la manière dont les gains sont distribués. Les jeux à haute volatilité offrent des gains rares mais importants ; ceux à faible volatilité paient plus souvent, mais avec des montants modestes. Ce mécanisme reflète la logique des marchés : certains joueurs recherchent la montée d’adrénaline d’un pari risqué, d’autres préfèrent la stabilité d’un rendement régulier. Sur Coolzino Casino, cette diversité de modèles permet à chacun d’ajuster son expérience à son propre profil de risque — comme un investisseur équilibrant ses placements entre sécurité et opportunité. Transparence et confiance : la base de la performance durable Tout comme dans la finance, la transparence inspire la confiance. Les plateformes doivent publier le RTP de chaque jeu et le faire vérifier par des laboratoires indépendants. Ces audits garantissent que les taux affichés reflètent fidèlement les rendements réels. Cette transparence crée une gouvernance financière du jeu : les joueurs disposent d’informations fiables, peuvent évaluer les probabilités et prendre des décisions éclairées. Les opérateurs comme Coolzino Casino publient des données détaillées sur les RTP, les bonus et les mécaniques, offrant ainsi un environnement clair, sécurisé et équitable. L’analyse des données : du comportement à la décision Les développeurs utilisent aujourd’hui la science des données de la même manière que les institutions financières exploitent la modélisation prédictive. Chaque tour génère des informations — comportements, rythmes de jeu, réactions émotionnelles. Ces données permettent d’ajuster la fréquence des gains et le tempo général, afin de maintenir un équilibre entre tension et satisfaction. Chaque effet sonore, chaque animation, devient un outil de régulation émotionnelle. Sur Coolzino Casino, cette approche transforme la probabilité en expérience, et l’émotion en fidélité. Responsabilité et éthique du jeu De la même manière que la finance responsable vise à prévenir la spéculation excessive, le jeu responsable cherche à protéger l’utilisateur. Les plateformes mettent en place des outils tels que les limites de dépôt, les rappels de session et les options d’auto-exclusion afin de préserver un environnement sain. Ces dispositifs garantissent que le plaisir reste sous contrôle, sans altérer la qualité de l’expérience. Coolzino Casino défend cette approche durable : l’équilibre entre rentabilité et responsabilité crée une relation de confiance à long terme. L’avenir du RTP : personnalisation et intelligence artificielle Le futur du RTP s’inspire directement des modèles financiers automatisés. Grâce à l’intelligence artificielle, les systèmes peuvent analyser le comportement du joueur en temps réel et ajuster subtilement le rythme ou l’ambiance du jeu sans modifier la probabilité réelle des gains. Cette adaptation rend l’expérience plus humaine et plus fluide, alliant précision mathématique et sensibilité émotionnelle. Comme en finance, l’objectif est d’atteindre un équilibre parfait entre performance et prévisibilité. l’économie du plaisir et du risque Les algorithmes RTP incarnent une logique économique du divertissement. Chaque courbe de paiement et chaque cycle de gain sont conçus comme des instruments de gestion du risque et de la satisfaction. En combinant mathématiques financières, psychologie et créativité, les développeurs créent des expériences qui unissent hasard, transparence et confiance. Les plateformes comme Coolzino Casino montrent que le futur du jeu en ligne repose sur les mêmes principes que la finance moderne : une gestion intelligente du risque, une transparence totale et un équilibre durable entre récompense et plaisir. Derrière chaque victoire se cache un calcul précis — et derrière chaque calcul, une intention: transformer la probabilité en émotion et l’émotion en valeur. A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Les ambitions des entreprises françaises en Afrique L’Afrique représente un marché en pleine expansion, attirant de plus en plus l’attention des entreprises françaises. Alors que le sommet Ambition Africa se tient à Paris, il est essentiel de comprendre les ambitions des entreprises françaises sur le continent et les défis qu’elles doivent surmonter. Ce qu’il faut retenir L’Afrique représente un marché en pleine expansion, attirant de plus en plus l’attention des entreprises françaises. Alors que le sommet Ambition Africa se tient à Paris, il est essentiel de comprendre les ambitions des entreprises françaises sur le continent. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Une présence économique significative Actuellement, environ 5 000 entreprises françaises sont implantées en Afrique, générant un chiffre d’affaires de près de 100 milliards d’euros. La France se positionne comme le deuxième investisseur sur le continent, juste derrière le Royaume-Uni. Malgré cette présence, les parts de marché françaises ont diminué de moitié entre 2000 et 2020, ce qui soulève des questions sur la compétitivité des entreprises françaises face à de nouveaux acteurs internationaux. Les entreprises françaises investissent principalement dans des secteurs tels que l’énergie, les infrastructures et l’agro-industrie. Des pays comme l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria figurent parmi les destinations privilégiées pour ces investissements, reflétant une volonté d’explorer au-delà des anciennes colonies francophones. Une demande africaine en pleine explosion La demande sur le continent africain a connu une croissance explosive grâce à l’émergence d’une classe moyenne dynamique et à une population jeune. Cette évolution ouvre la voie à de nouvelles opportunités pour les entreprises françaises qui cherchent à répondre aux besoins variés des consommateurs africains. Cependant, cette demande croissante s’accompagne également d’une concurrence accrue sur le marché. Les entreprises doivent donc adapter leurs stratégies pour se démarquer dans un environnement compétitif. Cela inclut la compréhension des spécificités culturelles et économiques locales ainsi que l’établissement de partenariats solides avec des acteurs locaux. Les défis à relever Malgré les opportunités prometteuses, investir en Afrique n’est pas sans défis. Les entreprises françaises doivent naviguer dans un environnement complexe marqué par des risques politiques, économiques et réglementaires. Par exemple, plusieurs banques françaises se retirent progressivement du continent en raison de la faible rentabilité de leurs filiales africaines. De plus, la dégradation de la situation économique dans certaines régions peut inciter les dirigeants à privilégier des marchés plus familiers où ils se sentent en sécurité. Cela soulève la question de savoir si les entreprises françaises peuvent maintenir leurs ambitions d’investissement en Afrique face à ces incertitudes. Renforcer les liens économiques Pour surmonter ces défis, il est crucial que les entreprises françaises renforcent leurs liens avec leurs homologues africains. Des rencontres régulières entre entrepreneurs français et africains sont essentielles pour établir des partenariats durables et échanger des bonnes pratiques. Le soutien des pouvoirs publics est également vital pour encourager ces collaborations et faciliter l’accès au financement. Le forum Investir en Afrique représente une plateforme idéale pour discuter des enjeux actuels et futurs du continent tout en explorant les secteurs porteurs tels que l’énergie renouvelable, le tourisme et la technologie. #### Les attaques se poursuivent dans la région de Mopti Il y a eu au moins 21 morts lors de la dernière attaque qu’a subie un village situé dans le centre du Mali. D’ailleurs, cette région a été le théâtre du pire massacre civil que le pays ait connu l’année dernière. Le gouvernement malien a déclaré que les hommes armés avaient incendiés des maisons et pillé du bétail dans le village d’Ogossagou, un village d’éleveurs dans la région de Mopti.  Ce qu’il faut retenir Il y a eu au moins 21 morts lors de la dernière attaque qu’a subie un village situé dans le centre du Mali. D’ailleurs, cette région a été le théâtre du pire massacre civil que le pays ait connu l’année dernière. Le gouvernement malien a déclaré que les hommes. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Face à cette situation, le premier ministre malien, Boubou Cissé, a visité la région afin de voir l’évolution de la situation. Il vient d’ailleurs de terminer sa visite de deux jours. Ce n’est pas la première fois que le premier ministre fait une telle visite. L’année dernière, Boubou Cissé s’y est rendu deux fois et a mis en place des dispositifs afin d’éradiquer complètement ce problème. Malheureusement, les attaques continuent de ternir la région.  L’armée a été fortement critiqué Les habitants de la région ont critiqué l’armée pour ne pas les avoir protégés contre la violence qui a déplacé 200 000 personnes et laissé de nombreuses communautés sans gouvernement local ni moyen de défense. Plus de 450 civils ont été tués dans le centre du Mali l’année dernière par des groupes armés, ce qui en fait l’année la plus meurtrière de la région depuis le début de la crise de 2012.  Les affrontements ethniques se poursuivent et sont exploités par des groupes armés alliés à al-Qaïda qui recrutent des hommes du groupe ethnique peul. Des groupes armés dogons sont également apparus et sont accusés de soutenir la répression militaire du Mali. Le conflit a fait des milliers de morts et s’est propagé au Niger et au Burkina Faso.  Une visite de deux jours  du premier ministre Cette visite du premier ministre n’est pas anodine. En effet, il avait pour mission de voir les forces armées présentes dans la région. Il a en outre été assisté par deux officiers supérieurs qui assurent les opérations de défense à Mopti. Il était venu dans la région afin de mettre un peu d’ordre au niveau de l’armée.  En effet, lors de chaque attaque, les forces armées ne sont pas présentes et se retirent de leurs positions. En somme, on assiste à un dysfonctionnement dans la région. C’est pour cette raison de Boubou Cissé a décidé de s’y rendre en personne afin de démanteler complètement les barrages qui ont été mis en place par les groupes armés.  #### Les avis divergent concernant la suspension du marché boursier au Zimbabwe Lorsque le Zimbabwe a suspend ses opérations boursières la semaine dernière, les investisseurs n’ont pas eu accès aux fonds dont ils ont besoin pour mener ses affaires. Comme de nombreux investisseurs zimbabwéens, James Hove investit dans le marché boursier local. pas pour la valeur qu’il voit dans les sociétés dont les actions y sont négociées, mais pour se protéger contre la flambée des prix à la consommation. Alors que l’inflation annuelle a atteint 786 %, l’indice industriel de référence de la Bourse du Zimbabwe a été multiplié par sept cette année. Les autorités ont interrompu les échanges parce qu’elles affirment que la spéculation et l’utilisation d’actions à double échange comme indicateur du taux de change futur minent la monnaie nationale. Une économie durement frappée par la crise Le Zimbabwe a suspendu les échanges en bourse et les paiements mobiles pour lutter contre ce que le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa a qualifié de criminalité et sabotage économique. La décision de suspendre les paiements mobiles frappera durement l’économie, car plus de 80 % de toutes les transactions sont effectuées sur les téléphones en raison d’une pénurie de billets. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Nick Mangwana, a déclaré que cette décision, qui prend effet immédiatement, faisait partie des efforts visant à arrêter la chute du dollar zimbabwéen, qui a fortement dévalué depuis sa réintroduction l’an dernier après une décennie de dollarisation. Le gouvernement a le contrôle du marché, ce qui constitue à première vue, une situation à l’avantage des dirigeants. La suspension de tous les paiements mobiles et du marché boursier devait permettre des enquêtes intrusives. Le gouvernement a affirmé que les plateformes de paiement mobile ont été les principaux moteurs d’un commerce de devises étrangères en dehors des canaux bancaires formels. Il n’y a pas lieu de paniquer Les investisseurs ne devraient pas paniquer, a déclaré Clive Mphambela, porte-parole du Trésor. Le marché va certainement rouvrir, a-t-il affirmé. Justin Bgoni, le PDG de la bourse, a indiqué qu’il travaillait à éliminer cela le plus rapidement possible. Avec sa popularité déclinante, l’ancien président Robert Mugabe a encouragé en 2000 les agriculteurs à envahir les fermes commerciales qui produisaient une grande partie des exportations du pays. Il s’en est suivi une spirale économique et politique à la baisse. Une pénurie de devises a creusé les industries minières et manufacturières du Zimbabwe alors que les entreprises peinaient à acheter des intrants et des pièces de rechange. Parfois la nourriture manquait. La banque centrale du pays a commencé à imprimer des billets de banque supplémentaires pour faire ace aux coûts du gouvernement et à la baisse de la valeur de la monnaie, entraînant une inflation considérable en 2008 et la mise au rebut du dollar zimbabwéen en 2009. Population désespérée Avec une proportion croissante de la population désespérée soutenant l’opposition, Mugabe est resté au pouvoir à travers une série d’élections entachées de violence et d’irrégularités. Même s’il a été renversé par l’armée en novembre 2017, son remplaçant Emmerson Mnangagwa n’a pas tenu ses promesses de relance de l’économie. Les prêteurs multilatéraux tels que le Fond monétaire international ont refusé d’offrir plus d’argent au pays jusqu’à ce qu’il paie des arriérés de 8 milliards de dollars de dette extérieure et promulgue les réformes politiques promises. #### Les changements à venir pour les écoles en Afrique du Sud Le Département de l’éducation de base (DBE) prévoit plusieurs changements pour les écoles en Afrique du Sud afin de mieux préparer les élèves au monde du travail. Dans son plan de performance annuel 2022/2023 publié cette semaine, le département a déclaré qu’il continuerait à motiver les apprenants à rester à l’école jusqu’à ce qu’ils obtiennent un laissez-passer matriciel et les qualifications nécessaires pour être compétitifs sur le marché du travail. Les apprenants devraient être dotés de compétences entrepreneuriales qui encouragent la création d’emplois en réponse au transfert de compétences éducatives pour l’avenir. L’accent sera mis sur l’amélioration des compétences des apprenants en technologies de l’information et de la communication (TIC), en littératie financière et scientifique, ainsi que sur la pensée critique dans la résolution de problèmes ; la créativité ; la communication ; et collaboratifs. Le département a déclaré qu’il se concentrerait également sur une réponse du curriculum aux compétences, avec des plans pour mieux préparer les enseignants à la numérisation du curriculum ; le changement des méthodes d’enseignement et d’apprentissage et l’intégration des compétences en TIC. Certificat de formation générale Le département prévoit d’introduire un certificat d’enseignement général (GEC) de 9e année qui permettra aux étudiants d’avoir une certaine forme de qualification avant le matriciel. L’objectif principal du certificat sera de faciliter les choix de matières au-delà de la 9e année et l’articulation entre les écoles et les collèges d’enseignement et de formation techniques et professionnels (EFTP) en tant que caractéristique à faible enjeu du système de responsabilité scolaire. Voici les pays africains avec le meilleur système éducatif : https://www.youtube.com/watch?v=m0QrQbFTGnM En janvier, le département a annoncé qu’il piloterait le nouveau certificat dans des centaines d’écoles sud-africaines en 2022, avec des plans pour déployer le certificat dans toutes les écoles du pays d’ici l’année scolaire 2024. La ministre de l’Éducation de base, Angie Motshekga, a déclaré que de larges consultations autour du certificat avaient déjà eu lieu avec les parties prenantes, les partenaires et les experts sur le modèle le plus approprié pour le GEC, et que les commentaires du public avaient été pris en compte lors de l’introduction de la politique. Les sujets Le département prévoit de mettre pleinement en œuvre le codage et la robotique en tant que nouvelles matières scolaires pour les élèves de R-3 et 7 au cours de l’année scolaire 2023. Un programme pilote pour ces matières a été initialement introduit dans certaines écoles au troisième trimestre de l’année scolaire 2021, a-t-il indiqué. Il prévoit d’étendre ces matières axées sur la technologie à d’autres niveaux dans les années à venir. Le projet pilote de codage et de robotique pour les élèves de la 4e à la 6e année et pour la 8e année est prévu pour 2022 et sera suivi d’un projet pilote pour la 9e  année en 2023. La mise en œuvre à grande échelle pour les élèves de la 4e à la 6e année et la 8e année est prévue pour 2024, et 9 en 2025, a indiqué le département. #### Les citoyens doivent porter des masques au Tchad au risque de se faire emprisonner Ces dernières semaines, il y a eu un débat considérable sur l’utilisation et l’efficacité des masques, en particulier dans le contexte de l’élaboration de la bonne stratégie de sortie du confinement. Et si l’épidémie du coronavirus a commencé en Chine, elle a atteint d’autres pays, dont l’Europe, mais aussi l’Afrique. Certes, le nombre de cas est encore relativement faible en Afrique, mais les gouvernements ont déjà pris des mesures afin de stopper la propagation de cette maladie. Pour le Tchad, il y a jusqu’à présent 322 cas confirmés, 31 décès et 53 guérisons. Par rapport aux chiffres enregistrés en Europe, comme la France ou l’Italie, ces chiffres peuvent sembler faibles, mais cela n’empêche pas les dirigeants africains de rester prudents. Des sanctions sévères seront prises Les autorités tchadiennes ont décidé de rendre obligatoire le port de masques pendant cette période de crise. En effet, la propagation du virus se fait de plus en plus ressentir dans le pays et avec le manque de tests, les autorités ne peuvent pas déterminer précisément le nombre de cas exact. Face à cela, les responsables ont pris des mesures drastiques en imposant aux citoyens le port de masques. Les Tchadiens doivent respecter cette règle au risque de se faire punir par une amende de 3,5 euros, voir une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 15 jours. Cette mesure a été prise depuis 7 mai. Jusqu’à présent, les Tchadiens n’avaient pas respectés cette mesure, et cela aurait pu favoriser la propagation de l’épidémie. L’obligation du port du masque dans des lieux publics a déjà été annoncée en mi-avril. Malheureusement, les citoyens ne l’avaient pas respectée. Un pays très fragile Le 8 mai, les autorités tchadiennes ont mis la capitale et les grandes villes du pays en confinement pour empêcher la propagation du coronavirus. Le Tchad, durant cette période, a confirmé 253 cas et 27 décès. Les déplacements entre différentes zones urbaines ont été interdits durant deux semaines. Les véhicules de transport de marchandises ne sont autorisés à entrer dans les villes qu’à partir de 22h, deux heures après la fin du couvre-feu qui commence à 20h et se poursuit jusqu’à 5h du matin. Ces mesures visent en outre à arrêter la circulation du virus, selon Mahmound Youssouf Khayal, ministre de la Santé publique tchadien. Le décret 38 qu’ils ont signé prend en compte toutes les grandes villes et la ville de Ndjamena. Ces dispositions ont été prises pour arrêter la propagation du virus, a indiqué Khayal. Un manque de tests de coronavirus et un manque de respect des mesures de distanciation sociale expliquent le taux de mortalité élevé du pays, selon les experts. Ces derniers jours, plusieurs personnes sont décédées à Ndjamena. Elles présentaient toutes les symptômes du coronavirus. Il est cependant difficile de mesurer dans quelle mesure le virus s’est propagé au Tchad en raison du manque de tests. De plus, le pays fait aussi face à d’autres maladies comme la rougeole, qui a fait 255 morts entre janvier et novembre 2019. Credit photo : voanews.com #### Les crédits-carbone en Afrique : un double édgede la lutte contre le changement climatique La course aux crédits-carbone, destinée à encourager les pratiques durables et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, présente un paradoxe complexe en Afrique. D’une part, ces mécanismes de marché visent à financer des projets environnementaux et à promouvoir le développement durable. D’autre part, ils risquent de déclencher un accaparement des terres, menaçant ainsi les communautés locales et leurs moyens de subsistance. Le mécanisme des crédits-carbone Les crédits-carbone sont des certificats émis pour représenter une réduction d’une tonne de dioxyde de carbone (CO2) ou d’un autre gaz à effet de serre. Ces crédits peuvent être achetés et vendus sur les marchés internationaux, permettant ainsi aux entreprises et aux gouvernements de compenser leurs émissions en finançant des projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre ailleurs. En Afrique, de nombreux projets de crédits-carbone se concentrent sur la reforestation, la conservation des forêts, et les énergies renouvelables. Cependant, ce mécanisme, bien intentionné, peut avoir des conséquences inattendues. L’attrait des crédits-carbone peut inciter des investisseurs à acquérir de grandes superficies de terres pour mettre en place des projets de reforestation ou d’agriculture durable, souvent sans consulter ou compenser adéquatement les communautés locales. Le risque d’accaparement des terres L’accaparement des terres, également connu sous le nom de “land grabbing,” est un phénomène où des investisseurs, souvent étrangers, acquièrent de vastes étendues de terres pour des projets agricoles, forestiers ou énergétiques. En Afrique, ce phénomène est particulièrement préoccupant car il peut déplacer les communautés rurales de leurs terres ancestrales, menaçant ainsi leur mode de vie et leur sécurité alimentaire. Les projets de crédits-carbone peuvent exacerber ce problème en créant une demande accrue pour les terres arables et les forêts. Les investisseurs, attirés par les bénéfices potentiels des crédits-carbone, peuvent négocier des accords avec les gouvernements locaux sans toujours respecter les droits des communautés autochtones. Cela peut conduire à des conflits fonciers, à la perte de biodiversité et à la marginalisation des populations les plus vulnérables. Les implications pour les communautés locales Les communautés locales sont souvent les plus touchées par l’accaparement des terres lié aux projets de crédits-carbone. La perte de leurs terres agricoles et forestières peut les priver de leurs moyens de subsistance traditionnels, tels que l’agriculture de subsistance et la collecte de produits forestiers. Cela peut également entraîner des déplacements de population, des conflits sociaux et une augmentation de la pauvreté. De plus, les projets de crédits-carbone peuvent négliger les droits des peuples autochtones et les principes de libre, prioritaire et informée consentement (FPIC). Il est crucial que les gouvernements et les organisations internationales garantissent que les projets de crédits-carbone soient mis en œuvre de manière transparente et équitable, en respectant les droits et les intérêts des communautés locales. Les solutions pour une gestion durable Pour éviter les risques d’accaparement des terres et garantir que les projets de crédits-carbone soient bénéfiques pour tous, plusieurs solutions peuvent être mises en place. La première consiste à renforcer les cadres réglementaires et les politiques foncières pour protéger les droits des communautés locales. Cela inclut la mise en place de mécanismes de consultation et de participation effective des communautés dans les processus de décision. De plus, il est essentiel de promouvoir des pratiques agricoles et forestières durables qui intègrent les connaissances et les pratiques traditionnelles des communautés locales. Les projets de crédits-carbone devraient être conçus pour bénéficier directement aux populations locales, en leur offrant des avantages économiques et sociaux tangibles. #### Les crises sécuritaires qui secouent le Nigeria Le Nigeria fait face à de nombreuses crises sécuritaires. Ici, nous allons examiner les plus grandes menaces pour la sécurité au Nigeria et leurs conséquences sur la stabilité et le développement du pays le plus peuplé d’Afrique. Le terrorisme de Boko Haram et de l’État islamique Depuis 2009, le groupe islamiste armé Boko Haram mène une campagne violente pour imposer un califat islamique dans le nord-est du Nigeria. Le groupe a tué des dizaines de milliers de personnes, déplacé plus de deux millions de personnes et provoqué une crise humanitaire dans la région. Boko Haram a également mené des attaques transfrontalières au Niger, au Tchad et au Cameroun, menaçant la sécurité régionale. Voici une vidéo parlant de ces faits : En 2015, une faction de Boko Haram a fait allégeance à l’État islamique (EI) et s’est rebaptisée État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Ce groupe a renforcé ses capacités militaires et s’est concentré sur les cibles militaires et les travailleurs humanitaires. Il a également cherché à gagner le soutien des populations locales en leur offrant des services et une protection. Le gouvernement nigérian a lancé plusieurs offensives militaires contre les groupes terroristes, avec le soutien d’une force multinationale régionale. Il a revendiqué à plusieurs reprises la défaite ou la dégradation de Boko Haram et de l’ISWAP, mais ces groupes ont montré une résilience et une capacité d’adaptation remarquables. Ils continuent de représenter une grave menace pour la sécurité et la stabilité du Nigeria et de la région du lac Tchad. Les conflits entre éleveurs et agriculteurs Le Nigeria connaît depuis des décennies des affrontements sporadiques entre les éleveurs nomades, principalement peuls, et les agriculteurs sédentaires, principalement d’ethnie haoussa ou tiv, dans les zones centrales et méridionales du pays. Ces conflits sont alimentés par la compétition pour les ressources naturelles, notamment l’eau et les terres arables, exacerbée par les effets du changement climatique, la croissance démographique et l’urbanisation. Ces dernières années, ces conflits se sont intensifiés et ont pris une dimension ethnique, religieuse et politique. Selon un rapport de l’International Crisis Group, les violences entre éleveurs et agriculteurs ont fait plus de 8 000 morts entre 2011 et 2019, et ont déplacé des centaines de milliers de personnes. Elles ont également eu un impact négatif sur l’économie agricole du Nigeria, qui représente environ un quart du produit intérieur brut (PIB) du pays. Le gouvernement nigérian a tenté de résoudre ces conflits en proposant des solutions telles que la création de ranchs ou de couloirs de transhumance pour les éleveurs, mais ces mesures ont rencontré une forte opposition de la part des communautés agricoles ou des gouvernements locaux. Il a également déployé des forces de sécurité pour rétablir l’ordre et arrêter les auteurs des violences, mais ces interventions ont souvent été inefficaces ou partiales. Les enlèvements contre rançon Le Nigeria est confronté à une épidémie d’enlèvements contre rançon, qui touchent toutes les couches de la société et toutes les régions du pays. Selon le Conseil sur les relations étrangères (CFR), il y a eu plus de 3 000 cas d’enlèvements signalés au Nigeria entre janvier 2019 et mars 2021, mais le chiffre réel pourrait être beaucoup plus élevé, car de nombreux cas ne sont pas signalés par crainte de représailles ou par manque de confiance dans les autorités. #### Les crypto-monnaies comme le Bitcoin vont-elles s’envoler en Afrique ? En septembre 2021, les utilisateurs africains vivant sous le Sahara ont accumulé 80 millions de dollars de crypto-monnaie, selon UsefulTulips, un analyste de marché. C’était une hausse de 20 % par rapport au mois précédent. Et c’était pour la première fois, supérieur au montant en dollars de crypto-monnaie accumulé par les utilisateurs aux États-Unis. Non seulement le marché africain de la crypto-monnaie a augmenté de plus de 1 200 % en valeur reçue au cours de l’année écoulée, mais la région a également l’une des adoptions populaires les plus élevées au monde, avec le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et la Tanzanie se classant tous dans le top 20 de Global Crypto Adoption Index. Réaction africaine : de l’interventionnisme au laissez-faire Les réactions des autorités centrales ont varié. Le Kenya adopte son approche habituelle de non-intervention, comme il l’a fait pour l’argent mobile il y a dix ans. Cela a permis l’éclosion d’un autre type de transfert d’argent de pair à pair : le succès international connu sous le nom de M-Pesa. Alors qu’il a mis en garde en 2015 contre les dangers du Bitcoin, Patrick Njoroge, le banquier central du Kenya, n’a pas tenté de manière agressive de stopper son utilisation. Voici comment acheter des crypto-monnaies sur le continent : Le Nigéria adopte son approche interventionniste habituelle, en tout cas, c’est la position à laquelle les Nigérians se sont habitués sous l’administration Muhammadu Buhari. En février 2021, la banque centrale a interdit aux banques de faciliter les paiements pour les échanges de crypto-monnaie. La question est quelque peu compliquée par le fait que les organisateurs politiques nigérians ont utilisé des crypto-monnaies pour financer la campagne #EndSARS qui a mis en lumière la brutalité policière. Les raisons de cette popularité Blockchain, la technologie de grand livre distribué qui rend possible le Bitcoin et d’autres cryptos, peut guérir de multiples maux, affirment les évangélistes. Prenez le cauchemar qu’est le paiement transfrontalier en Afrique. La grande majorité des commerçants transfrontaliers sur le continent ont de petits chiffres d’affaires. Les banques traditionnelles ont besoin de réseaux de correspondants bancaires coûteux et de règlements SWIFT, qui sont hors de portée pour la plupart de ces entreprises. Les crypto-monnaies entrent donc en jeu. À la recherche de méthodes de paiement alternatives, les hommes d’affaires nigérians règlent, de manière anecdotique, des comptes transfrontaliers avec Bitcoin, en utilisant des services de messagerie privés comme WhatsApp. Politique suspecte Mais y a-t-il une volonté politique pour ce type d’innovation ? Pas au Nigeria, peut-être, mais qu’en est-il du Rwanda, du Maroc ou du Kenya, trois autres pays favorables à la technologie ? Domjan voit une bifurcation dans l’avenir entre les pays qui ont saisi les technologies de la blockchain pour résoudre les problèmes de développement et ceux où les faiblesses de la gouvernance sont réellement bénéfiques pour l’élite politique et économique, et préfèrent donc le statu quo. Au Nigeria, cela correspond plutôt trop bien à la fracture générationnelle dans le pays, où la classe dirigeante vieillissante voit tout avantage à maintenir le système, et les jeunes Turcs dans les rues, protestant contre la brutalité policière, exigent une meilleure gouvernance. #### Les crypto-monnaies pour stimuler le développement économique de l’Afrique L’Afrique est devenue un acteur majeur dans le domaine des crypto-monnaies, offrant un potentiel révolutionnaire pour le développement économique du continent. Alors que de nombreux pays africains font face à des défis économiques, les crypto-monnaies ouvrent de nouvelles opportunités pour l’inclusion financière, les paiements transfrontaliers, l’accès aux services bancaires et l’entrepreneuriat. Cet article explore l’impact des crypto-monnaies en Afrique, mettant en lumière les avantages, les défis et les perspectives d’avenir pour l’adoption et l’utilisation de ces technologies. Inclusion financière grâce aux crypto-monnaies L’Afrique est confrontée à une importante population non bancarisée, mais elle dispose d’une large adoption des téléphones mobiles. Les crypto-monnaies permettent aux personnes non bancarisées d’accéder à des services financiers et de réaliser des transactions sécurisées via des applications mobiles. Voici une vidéo relatant ces faits : Cela favorise l’inclusion financière en donnant aux individus la possibilité d’économiser, d’envoyer et de recevoir de l’argent, de manière plus abordable et efficace que les systèmes financiers traditionnels. De plus, ils peuvent aussi y investir grâce à des plateformes spécialisées. Facilitation des paiements transfrontaliers Les crypto-monnaies offrent une solution pour les paiements transfrontaliers en Afrique, qui ont souvent été coûteux et complexes en raison des infrastructures bancaires limitées. Les crypto-monnaies permettent des transferts de fonds rapides et abordables entre différents pays africains, en contournant les frais élevés et les délais des systèmes de transfert d’argent traditionnels. Cela favorise les échanges commerciaux intra-africains et encourage l’intégration économique régionale. Stimuler l’entrepreneuriat et l’innovation Les crypto-monnaies stimulent l’entrepreneuriat et l’innovation en Afrique. Les jeunes entrepreneurs africains utilisent les crypto-monnaies pour lancer des startups, collecter des fonds par le biais de levées de fonds initiales de pièces (ICO) et développer des solutions innovantes dans divers secteurs tels que les paiements, la finance décentralisée (DeFi) et l’agriculture. Les crypto-monnaies offrent un accès aux capitaux mondiaux et encouragent la créativité entrepreneuriale en Afrique. Défis et perspectives d’avenir Malgré les avantages potentiels, l’adoption des crypto-monnaies en Afrique est confrontée à des défis. Les infrastructures technologiques et réglementaires doivent être améliorées pour soutenir pleinement le développement des crypto-monnaies. Des problèmes tels que la volatilité des prix, la sécurité des transactions et l’éducation des utilisateurs doivent également être abordés. Cependant, de nombreux pays africains ont commencé à adopter des réglementations favorables aux crypto-monnaies et à explorer des initiatives innovantes, telles que les monnaies numériques de banque centrale (CBDC), pour stimuler l’utilisation des crypto-monnaies. Les crypto-monnaies représentent une opportunité sans précédent pour l’Afrique en termes d’inclusion financière, de paiements transfrontaliers, d’entrepreneuriat et d’innovation. En permettant l’accès à des services financiers abordables et sécurisés, les crypto-monnaies peuvent contribuer à réduire les inégalités économiques et à favoriser le développement durable. Les défis actuels doivent être surmontés grâce à des réglementations adaptées, à des infrastructures technologiques solides et à une éducation des utilisateurs. Avec une adoption croissante et des initiatives novatrices, les crypto-monnaies ont le potentiel de transformer le paysage économique de l’Afrique et de stimuler une croissance inclusive pour l’avenir. #### Les crypto-monnaies vont-elles s’envoler en Afrique en 2022 ? La crypto-monnaie connaît actuellement une ascension fulgurante dans le monde entier, avec plus de 20 % des actifs cryptographiques dans le monde détenus en Chine, plus d’Américains que jamais négociant grâce aux publicités du Super Bowl et aux célébrités, et le Vietnam ayant le volume d’échange de Bitcoin par habitant le plus élevé dans le monde. Alors que les autres continents connaissent une croissance massive de la cryptographie au cours des dernières années, la cryptographie devrait-elle monter en flèche en Afrique en 2022 ? La réponse pourrait te surprendre. En septembre 2021, les utilisateurs africains de crypto vivant sous le désert du Sahara détenaient plus de 80 millions de dollars en crypto, ce qui représentait une augmentation de 20 % par rapport au mois précédent. Étonnamment, ce nombre était en fait plus élevé que le nombre correspondant aux États-Unis. C’est peut-être difficile à croire, mais c’est vrai. De nombreux pays africains opèrent sur le marché La plate-forme de données Chain Analysis a déclaré que non seulement le marché africain de la crypto-monnaie a augmenté de plus de 1 200 % en valeur reçue au cours de l’année écoulée, mais la région compte également certaines des adoptions de base les plus élevées au monde, avec le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et La Tanzanie se classe toutes dans le top 20 de notre Global Crypto Adoption Index. Voici une vidéo annonçant ces faits : Avec plus de 50 pays sur le continent africain et plus de 40 devises utilisées, le Bitcoin et d’autres crypto-monnaies permettent aux utilisateurs d’envoyer de l’argent et d’effectuer des transactions dans une devise partagée, ce qui élimine le besoin de virements bancaires coûteux qui peuvent être difficiles à obtenir dans des régions plus éloignées. La réaction des gouvernements Les gouvernements africains ont eu une réponse mitigée à la croissance croissante de la cryptographie. Le Kenya, conformément à la politique monétaire de longue date du pays, a adopté une approche stricte de non-intervention et ne semble pas du tout intéressé par la réglementation de la cryptographie à l’heure actuelle. Le Nigéria, en revanche, a adopté l’approche inverse et a émis une interdiction stricte en février 2021, comme on s’y attendait sous le régime du président Buhari. Malgré cette interdiction, cependant, les organisateurs de la campagne #EndSARS contre la brutalité policière auraient utilisé la crypto-monnaie pour coordonner la campagne. Malgré l’interdiction publique, il est théorisé que de nombreux Nigérians maintiennent au moins un investissement occasionnel dans Bitcoin, comme une couverture potentielle contre le Naira défaillant, dont la valeur par rapport au dollar américain a diminué de moitié au cours des dernières années, contrairement à la hausse crypto. Pour les prix actuels de Bitcoin, Litecoin, Ethereum, Algo et d’autres crypto-monnaies, veuillez visiter okx.com. L’Afrique du Sud, dont le gouvernement et le peuple ont pleinement adopté la technologie basée sur la blockchain, est peut-être l’un des plus grands centres de cryptographie du continent. #### Les défis culture que RD Congo doit relever d’ici 2030 Dans une ruelle animée de Kinshasa, les percussions résonnent jusque tard dans la nuit. Les enfants dansent, les anciens racontent des histoires, et les artistes sculptent le bois comme leurs ancêtres l’ont fait depuis des siècles. Mais derrière cette effervescence culturelle, la République démocratique du Congo fait face à une course contre la montre. D’ici 2030, le pays devra affronter plusieurs défis pour préserver, valoriser et transmettre son immense patrimoine culturel. Une richesse culturelle menacée par l’oubli Avec plus de 250 groupes ethniques, la RDC est l’un des pays les plus culturellement diversifiés d’Afrique. Chaque communauté possède ses langues, ses rituels, ses musiques, ses danses et ses savoir-faire. Pourtant, cette richesse risque de se diluer. “Nos enfants ne parlent plus le tetela, ils ne connaissent pas les chants de nos ancêtres”, confie Maman Clarisse, une conteuse de Lodja. “Ils préfèrent le français ou même l’anglais, à cause des séries et des réseaux sociaux.” Le phénomène d’uniformisation culturelle, amplifié par la mondialisation et l’urbanisation rapide, met en péril les traditions orales et les langues locales. Selon l’UNESCO, près de 40 langues congolaises sont actuellement en danger d’extinction. Sans une politique linguistique forte et des programmes éducatifs adaptés, une partie de l’identité congolaise pourrait disparaître dans le silence. Des infrastructures culturelles en ruine Le théâtre de la ville de Kisangani est fermé depuis 2003. À Lubumbashi, le musée national peine à entretenir ses collections, faute de moyens. Dans tout le pays, les lieux de culture sont soit vétustes, soit inexistants. “Nous avons des artistes talentueux, mais aucun espace pour exposer leurs œuvres ou jouer leurs pièces”, déplore Jean-Marc Ilunga, directeur d’une école d’arts à Goma. “Comment développer une industrie culturelle sans infrastructures ?” Le manque d’investissement public dans la culture est criant. En 2022, le budget alloué au ministère de la Culture représentait moins de 0,5 % du budget national. À titre de comparaison, le Sénégal y consacre près de 2 %. Pourtant, la culture pourrait devenir un levier économique majeur si elle était structurée et soutenue par des infrastructures modernes. La fuite des trésors culturels Dans les musées européens, des centaines d’objets d’art congolais dorment dans des vitrines climatisées. Sculptures Luba, masques Songye, fétiches Kongo… Ces pièces, souvent acquises pendant la colonisation, sont au cœur d’un débat mondial sur la restitution du patrimoine. “Ce n’est pas seulement une question d’objets, c’est une question de mémoire et de dignité”, affirme Aimée Ngoma, chercheuse à l’université de Kinshasa. “Comment transmettre notre histoire si elle est conservée à 7 000 kilomètres d’ici ?” La restitution de ces œuvres est un combat complexe, mêlant diplomatie, législation et logistique. Mais d’ici 2030, la RDC devra renforcer ses capacités de conservation pour pouvoir accueillir ces trésors dans de bonnes conditions. Le nouveau Musée national de la RDC, inauguré en 2019 à Kinshasa, est un premier pas. Mais il reste isolé dans un pays aussi vaste que l’Europe de l’Ouest. Une jeunesse en quête d’identité Dans les quartiers populaires de Bukavu ou Matadi, les jeunes s’expriment à travers le slam, le rap ou la danse urbaine. Ils mélangent le lingala, le français, l’anglais et les langues locales dans des créations hybrides, modernes et engagées. “Je parle de mon quartier, de ma grand-mère, de la guerre, de l’amour… C’est ma culture, même si elle ne ressemble pas à celle de mes parents”, explique Junior Mavambu, 22 ans, artiste urbain à Mbandaka. Cette jeunesse ne rejette pas la tradition, elle la réinvente. Mais elle manque souvent de formation, de reconnaissance et de soutien pour faire entendre sa voix. Les écoles d’arts sont rares, les festivals peu financés, et les opportunités professionnelles limitées. Pourtant, cette énergie créative pourrait devenir le moteur d’une renaissance culturelle congolaise, à condition d’être accompagnée. Le numérique, une arme à double tranchant Avec plus de 20 millions d’internautes en 2023, le numérique transforme la manière dont les Congolais accèdent à la culture. YouTube, TikTok, Facebook… Les artistes diffusent leurs œuvres sans passer par les circuits traditionnels. “Avant, il fallait aller à Kinshasa pour se faire connaître. Aujourd’hui, un clip tourné à Kikwit peut faire le tour du monde en 24 heures”, se réjouit Prisca Tumba, productrice indépendante. Mais cette révolution numérique a aussi ses revers. La surconsommation de contenus étrangers menace les productions locales. Les algorithmes privilégient les tendances mondiales au détriment des identités régionales. La RDC devra donc développer des plateformes locales, former ses créateurs au digital, et instaurer des politiques de soutien à la création numérique pour éviter une nouvelle forme de colonisation culturelle. Un État encore trop absent Malgré les discours officiels, la culture reste le parent pauvre des politiques publiques en RDC. Les lois de protection du patrimoine sont peu appliquées, les artistes rarement rémunérés décemment, et les institutions culturelles manquent cruellement de ressources. “On parle de souveraineté culturelle, mais sans moyens, ce sont des mots vides”, lâche un haut fonctionnaire du ministère de la Culture, sous couvert d’anonymat. Pour relever les défis culturels d’ici 2030, l’État congolais devra faire de la culture une priorité stratégique. Cela implique des budgets conséquents, des lois claires, des partenariats avec les communautés locales et les acteurs privés, mais surtout une vision à long terme. La culture n’est pas un luxe, c’est un pilier de la cohésion nationale, de l’éducation, de l’économie et de la diplomatie. Sans elle, le pays risque de perdre ce qui le rend unique. Alors, la RDC saura-t-elle transformer sa richesse culturelle en force d’avenir ? Ou laissera-t-elle s’effacer, peu à peu, les voix de ses ancêtres dans le vacarme du monde moderne ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Les défis environnement que Botswana doit relever d’ici 2030 Le vent souffle sur le désert du Kalahari, soulevant des nuages de poussière rouge qui s’accrochent aux branchages desséchés. À l’horizon, les silhouettes des éléphants se découpent dans la chaleur ondulante. Le Botswana, joyau naturel de l’Afrique australe, semble figé dans sa beauté sauvage. Mais derrière cette image de carte postale, une urgence silencieuse gronde. Le pays fait face à des défis environnementaux d’une ampleur inédite, qui pourraient bouleverser son équilibre d’ici 2030. Une sécheresse qui ne dit pas son nom Depuis plusieurs années, les pluies se font rares. Le Botswana, déjà semi-aride, voit ses précipitations diminuer dangereusement. En 2022, Gaborone a enregistré l’un de ses niveaux de pluie les plus faibles depuis 40 ans, avec à peine 280 mm sur l’année. Les barrages sont à sec, les nappes phréatiques s’épuisent, et les agriculteurs regardent le ciel avec inquiétude. « Ma ferme n’a rien produit cette saison. Même les chèvres ne trouvent plus de quoi brouter », confie Thato Molefe, éleveur dans la région de Kweneng. « On dépend de la pluie, et elle ne vient plus. » Le changement climatique accentue ce phénomène. Selon une étude de l’Université du Botswana, les températures augmentent deux fois plus vite que la moyenne mondiale dans certaines régions du pays. Les experts estiment qu’en 2030, le Botswana pourrait perdre jusqu’à 30 % de ses ressources en eau disponibles si aucune mesure drastique n’est prise. La faune en péril silencieux Le Botswana est réputé pour ses réserves naturelles et sa faune exceptionnelle. Le delta de l’Okavango, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite lions, léopards, éléphants et plus de 400 espèces d’oiseaux. Mais cet écosystème fragile est menacé. « Le niveau de l’eau dans le delta baisse chaque année. Cela perturbe les migrations, les cycles de reproduction, tout l’équilibre de la vie sauvage », explique Naledi Dube, biologiste au Botswana Wildlife Institute. Les conflits entre humains et animaux s’intensifient également. En 2023, plus de 400 incidents impliquant des éléphants ont été signalés dans le nord du pays. En cause : la raréfaction des points d’eau et la pression agricole qui pousse les pachydermes à s’approcher des villages. « Nous ne voulons pas leur faire de mal, mais ils détruisent nos cultures. Que devons-nous faire ? », s’interroge Kagiso, un agriculteur de Maun. Une dépendance énergétique risquée Le Botswana dépend à plus de 90 % du charbon pour produire son électricité. La centrale de Morupule, principale source d’énergie du pays, crache des tonnes de CO₂ dans l’atmosphère chaque jour. Un paradoxe pour un pays qui se veut protecteur de la nature. « On parle de transition énergétique, mais les investissements restent faibles. Le solaire est sous-exploité alors que le pays bénéficie de plus de 320 jours de soleil par an », déplore Tshepo Ramokate, ingénieur en énergies renouvelables. Le gouvernement a lancé en 2021 un plan de diversification énergétique, avec l’objectif d’atteindre 15 % d’énergie renouvelable d’ici 2030. Mais les projets avancent lentement, freinés par le manque d’infrastructures et d’incitations financières. Pourtant, le potentiel est immense. Selon une étude de la Banque africaine de développement, le Botswana pourrait couvrir jusqu’à 60 % de ses besoins énergétiques avec le solaire d’ici 2040. La pression des industries extractives Le sous-sol du Botswana est riche. Diamants, cuivre, nickel : les ressources minières ont longtemps été la colonne vertébrale de l’économie. Mais l’exploitation intensive a un coût environnemental élevé. « Les zones minières sont souvent laissées à l’abandon une fois les gisements épuisés. Cela laisse des terres stériles, polluées, inutilisables pour des décennies », explique Mpho Motsamai, géologue indépendant. En 2022, une enquête menée dans la région de Selibe Phikwe a révélé des taux de contamination au plomb et à l’arsenic supérieurs aux seuils recommandés par l’OMS. Les habitants se plaignent de maladies respiratoires, d’eau impropre à la consommation, et de la disparition de la biodiversité locale. Le gouvernement tente d’imposer des normes plus strictes, mais les contrôles restent sporadiques. Et face au poids économique des multinationales minières, les autorités peinent à faire appliquer les règles. Urbanisation galopante, nature en recul Gaborone, la capitale, a vu sa population doubler en vingt ans. Les villes secondaires comme Francistown ou Maun connaissent une croissance rapide. Résultat : l’étalement urbain grignote les terres agricoles, les forêts et les zones humides. « Il y a dix ans, ici, c’était encore des champs. Aujourd’hui, ce ne sont que des lotissements et des routes », raconte Boitumelo, habitante de Tlokweng. Le manque de planification urbaine aggrave la situation. Les constructions se multiplient sans réelle prise en compte de l’environnement. Les déchets s’accumulent, les stations d’épuration débordent, et les rivières se transforment en égouts à ciel ouvert. Un rapport de 2023 du Botswana Environmental Agency alerte sur la perte de 12 % des zones humides du pays en dix ans. Des écosystèmes essentiels pour la régulation naturelle de l’eau et la biodiversité. Vers un réveil écologique ? Face à ces défis, une nouvelle génération de citoyens s’organise. Associations, jeunes militants, scientifiques : ils veulent faire bouger les lignes. « Nous ne pouvons pas attendre 2030 pour agir. C’est maintenant qu’il faut changer nos pratiques, nos politiques, notre rapport à la nature », affirme Keitumetse Leburu, fondatrice de Green Botswana, un collectif écologiste actif dans les écoles et les communautés rurales. Des initiatives locales voient le jour : reforestation dans le sud, campagnes de sensibilisation, projets pilotes de permaculture. Mais ces efforts restent dispersés, souvent sans soutien institutionnel. La question est désormais claire : le Botswana saura-t-il concilier développement et préservation de son environnement ? Ou verra-t-il son identité naturelle s’effacer sous le poids des urgences climatiques, économiques et sociales ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Les défis géopolitique que Bénin doit relever d’ici 2030 Dans les ruelles animées de Cotonou, entre les klaxons des zémidjans et les cris des vendeurs de rue, une inquiétude sourde monte. Elle ne vient pas des marchés ni des quartiers populaires, mais des couloirs feutrés du pouvoir. Le Bénin, petit pays d’Afrique de l’Ouest aux grandes ambitions, se trouve à la croisée des chemins. D’ici 2030, il devra affronter des défis géopolitiques majeurs, souvent invisibles pour le citoyen ordinaire, mais cruciaux pour sa stabilité et son avenir. Un voisinage sous tension Le Bénin partage ses frontières avec le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso et le Togo. Quatre pays, quatre réalités instables. Le plus préoccupant reste le Burkina Faso, où les attaques djihadistes ont provoqué le déplacement de plus de deux millions de personnes depuis 2015. Une partie de cette instabilité déborde déjà vers le nord du Bénin. « Nous avons vu des hommes armés traverser la frontière. Ils ne parlent pas notre langue. Ils viennent la nuit », confie Marcel, un agriculteur de la région de Kérou. Depuis 2021, des attaques ont été signalées dans les départements de l’Atacora et de l’Alibori, zones frontalières sensibles. Le Niger, en proie à une crise politique depuis le coup d’État de 2023, ajoute une pression supplémentaire. La fermeture des frontières décidée par la CEDEAO a mis à mal les échanges commerciaux, notamment pour les villes béninoises comme Malanville, dépendantes de cette route stratégique. Une mer convoitée Au sud, le Bénin regarde vers l’océan Atlantique. Mais même la mer n’est pas un havre de paix. Le golfe de Guinée est aujourd’hui l’une des zones maritimes les plus dangereuses au monde, avec 130 attaques de pirates signalées entre 2020 et 2022, selon l’Organisation maritime internationale. Le port de Cotonou, vital pour l’économie béninoise, est sous surveillance constante. « La sécurité maritime est devenue une priorité nationale. Un incident grave ici paralyserait tout le pays », explique un officier de la marine béninoise sous couvert d’anonymat. Dans cette bataille pour le contrôle des eaux, le Bénin doit aussi faire face à la présence croissante de puissances étrangères comme la Chine, qui finance des infrastructures portuaires, et la Russie, qui renforce ses liens militaires dans la région. Pressions migratoires et tensions identitaires Le Bénin est devenu un couloir migratoire. Des milliers de personnes fuyant les conflits au Sahel traversent le pays en quête de sécurité ou d’un passage vers le sud. Cette pression démographique bouleverse l’équilibre fragile de certaines régions. « Nous avons accueilli des familles burkinabè dans notre village. Mais avec la sécheresse, l’eau et la nourriture manquent déjà pour nous », témoigne Aminata, une habitante de Tanguiéta. Ces mouvements de population exacerbent les tensions entre communautés, notamment entre éleveurs et agriculteurs. Le risque d’un glissement vers des violences interethniques n’est pas à écarter. Le gouvernement tente de renforcer la cohésion sociale, mais les moyens manquent. En 2023, le Bénin n’a consacré que 0,8 % de son budget à la gestion des crises humanitaires internes. Jeux d’influence régionaux et internationaux La France, ancienne puissance coloniale, garde une influence historique au Bénin. Mais elle est de plus en plus contestée, notamment par des mouvements panafricanistes qui voient dans sa présence un frein à l’émancipation. En parallèle, la Turquie, la Chine et récemment la Russie avancent leurs pions. En 2022, le président Patrice Talon a signé un accord de coopération militaire avec la Turquie. Un an plus tard, une délégation russe visitait Cotonou pour discuter de partenariats sécuritaires. « Le Bénin ne veut pas choisir un camp, mais il doit composer avec les intérêts croisés de puissances rivales », analyse Dr. Léonce Hounkpatin, politologue à l’université d’Abomey-Calavi. La CEDEAO, quant à elle, peine à affirmer son autorité. Son incapacité à résoudre les crises au Mali, au Burkina Faso et au Niger fragilise son image. Le Bénin devra donc compter sur ses propres ressources diplomatiques pour éviter l’isolement. Cybersécurité et guerre de l’information Un autre front s’ouvre, plus discret mais tout aussi dangereux : le cyberespace. Le Bénin a été la cible de plusieurs cyberattaques en 2021 et 2022, visant notamment les services publics et les institutions financières. Le pays, encore peu préparé, est vulnérable. « Nous avons identifié des tentatives d’intrusion provenant de serveurs à l’étranger. Les objectifs sont souvent politiques : déstabiliser, semer la confusion, manipuler l’opinion », révèle un expert en cybersécurité du ministère du Numérique. La désinformation sur les réseaux sociaux est également une arme redoutable. En période électorale, elle peut attiser les divisions et miner la confiance dans les institutions. Le Bénin, qui se veut un modèle démocratique dans la sous-région, doit impérativement renforcer ses défenses numériques. Une jeunesse entre espoir et frustration Avec plus de 60 % de sa population âgée de moins de 25 ans, le Bénin possède un atout démographique considérable. Mais cette jeunesse, souvent éduquée, peine à trouver sa place. Le taux de chômage des jeunes diplômés dépasse les 35 % selon les données de l’INSAE en 2023. « J’ai un master en droit, mais je vends des cartes SIM pour survivre », lâche Désiré, 27 ans, à Porto-Novo. Cette frustration alimente les mouvements contestataires et rend les jeunes vulnérables aux discours extrémistes ou populistes. Le gouvernement mise sur des programmes d’entrepreneuriat et des partenariats publics-privés pour créer des emplois. Mais la pression est forte, et les résultats tardent à se faire sentir. D’ici 2030, offrir une perspective à cette jeunesse sera l’un des plus grands défis politiques du pays. Alors que les vents de l’instabilité soufflent sur la région, le Bénin tente de tenir le cap. Mais pour combien de temps encore pourra-t-il marcher sur ce fil tendu entre espoir et incertitude ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Les défis géopolitique que Bénin doit relever d’ici 2030 Le vent chaud du Golfe de Guinée souffle sur les rues de Cotonou, mais ce n’est pas la météo qui inquiète les Béninois. Dans les cafés et les marchés, les conversations murmurent un mot : avenir. Car à l’horizon 2030, le Bénin fait face à une série de défis géopolitiques qui pourraient redessiner son destin. Entre pressions régionales, menaces sécuritaires et ambitions économiques, le pays est à la croisée des chemins. Une stabilité fragile entre deux géants Coincé entre le Nigeria à l’est et le Togo à l’ouest, le Bénin vit dans l’ombre de ses voisins. Le Nigeria, géant démographique et économique de la région, influence directement la politique commerciale et sécuritaire du Bénin. Une dépendance qui inquiète certains observateurs. « Si le Nigeria éternue, le Bénin attrape la grippe », résume avec amertume Rodrigue Sossa, économiste béninois basé à Porto-Novo. « Nos ports, notre commerce, notre carburant… tout dépend de leur stabilité. » En 2019, la fermeture unilatérale des frontières nigérianes a provoqué une crise économique majeure au Bénin. Les exportations agricoles ont chuté de 40 %, et des milliers de commerçants béninois se sont retrouvés sans revenus. Cette crise a mis en lumière la vulnérabilité du pays face aux décisions de son voisin. La menace silencieuse du terrorisme au nord Au nord du pays, la frontière avec le Burkina Faso et le Niger est devenue une zone de tension. Depuis 2021, plusieurs attaques jihadistes ont été recensées dans le parc de la Pendjari et ses environs. Une situation inédite dans un pays longtemps considéré comme un havre de paix en Afrique de l’Ouest. « On n’aurait jamais cru voir ça ici », confie Issifou Toko, garde forestier dans la région de Natitingou. « On a peur, on ne sait pas d’où ça vient, mais on sent que ça approche. » Le gouvernement béninois a renforcé sa coopération militaire avec la France et d’autres partenaires internationaux, mais le défi demeure complexe. Le Sahel est devenu un foyer d’instabilité, et les groupes armés cherchent à étendre leur influence vers le sud. Le Bénin, avec ses frontières poreuses et ses ressources limitées, est une cible vulnérable. Pressions migratoires et tensions sociales À mesure que les conflits et les crises climatiques s’intensifient au Sahel, le Bénin devient un point de passage et parfois d’accueil pour des milliers de réfugiés. Selon le HCR, plus de 15 000 personnes déplacées sont entrées au Bénin depuis 2022. Cette pression migratoire crée des tensions dans certaines régions rurales. « Nous avons accueilli des familles du Burkina Faso, mais nous n’avons pas assez de terres pour tout le monde », explique Alphonse Kiki, chef de village à Tanguiéta. « Les jeunes commencent à se disputer les champs. » Le gouvernement tente d’apaiser les tensions par des programmes d’aide humanitaire, mais les ressources manquent. Et la situation pourrait s’aggraver : d’ici 2030, les Nations Unies estiment que plus de 200 000 personnes supplémentaires pourraient chercher refuge au Bénin si les tendances actuelles se maintiennent. Un positionnement diplomatique à redéfinir Sur la scène internationale, le Bénin tente de jouer la carte de la neutralité et du pragmatisme. Mais dans un contexte régional polarisé, ce positionnement devient de plus en plus difficile à tenir. La montée des régimes militaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger a fragilisé la CEDEAO, dont le Bénin est membre actif. « Le Bénin est pris entre le marteau et l’enclume », analyse Nadia Adjovi, politologue à l’Université d’Abomey-Calavi. « Il veut défendre la démocratie, mais il ne peut pas se permettre de rompre avec ses voisins. » En janvier 2024, le Bénin a accueilli une réunion secrète entre représentants de la CEDEAO et émissaires nigériens. Une tentative de médiation discrète, mais révélatrice du rôle que le pays pourrait jouer à l’avenir. Reste à savoir s’il en a les moyens diplomatiques et financiers. La bataille pour les ressources stratégiques Sous les terres du nord béninois, des gisements de phosphate et d’or attisent les convoitises. Des compagnies étrangères, notamment chinoises et russes, ont obtenu des permis d’exploration. Mais cette ruée vers les ressources pourrait alimenter des conflits locaux et attirer des groupes armés. « Nous avons vu ce qui s’est passé au Burkina Faso avec les mines d’or », avertit Jules Adandé, journaliste d’investigation. « Si l’État ne contrôle pas la situation, ces ressources peuvent devenir une malédiction. » Le Bénin a lancé une réforme du code minier en 2023 pour encadrer l’exploitation, mais les communautés locales dénoncent un manque de consultation. À Kouandé, des manifestations ont éclaté après l’annonce de l’ouverture d’une mine d’or à proximité d’un site sacré. La gestion de ces ressources sera cruciale pour éviter un engrenage de violences et de corruption, comme cela a été observé dans d’autres pays de la région. La jeunesse, entre espoir et frustration Avec plus de 60 % de la population âgée de moins de 25 ans, le Bénin est un pays jeune. Une force, mais aussi un défi. Le chômage des jeunes dépasse les 30 %, et beaucoup rêvent de partir. L’émigration clandestine vers l’Europe ou les pays du Golfe ne cesse d’augmenter. « Je veux juste une chance », confie Sylvain, 22 ans, diplômé en informatique à Cotonou. « Ici, on te dit d’être patient, mais l’avenir ne t’attend pas. » Le gouvernement a lancé plusieurs programmes d’entrepreneuriat, mais les résultats restent limités. D’ici 2030, le Bénin devra créer près de 500 000 emplois pour absorber l’arrivée des nouvelles générations sur le marché du travail. Un défi colossal. Et pourtant, cette jeunesse est aussi porteuse d’innovation. Des start-up émergent à Cotonou, des artistes béninois rayonnent à l’international, et de nouvelles voix s’élèvent pour réclamer un avenir différent. Reste à savoir si elles seront entendues. À l’aube de cette décennie décisive, le Bénin se tient sur une ligne de crête. Entre menaces et opportunités, entre héritage et renouveau, il lui faudra tracer sa propre voie. Mais dans un monde en pleine mutation, cette voie sera-t-elle choisie ou imposée ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Les défis géopolitique que Namibie doit relever d’ici 2030 Le vent souffle fort sur les dunes de Sossusvlei, emportant avec lui le silence d’un pays discret mais stratégique. La Namibie, vaste territoire bordé par l’Atlantique et encadré par des géants régionaux, avance à pas feutrés vers 2030. Pourtant, derrière les paysages spectaculaires et la stabilité apparente, les enjeux géopolitiques se multiplient. Et le sable du désert ne suffit plus à les ensevelir. Une position stratégique convoitée Située entre l’Afrique du Sud, l’Angola et le Botswana, la Namibie contrôle plus de 1 500 kilomètres de côtes sur l’océan Atlantique. Ce littoral, longtemps sous-estimé, attire aujourd’hui les convoitises. Les grandes puissances mondiales, notamment la Chine, la Russie et les États-Unis, y voient un point d’ancrage potentiel dans une région en mutation. « La Namibie est la porte d’entrée vers l’Afrique australe, mais aussi une plateforme maritime sous-exploitée », explique Elias Kapenda, analyste en géopolitique basé à Windhoek. « Les ports comme Walvis Bay deviennent stratégiques dans les nouvelles routes commerciales. » En 2019, la Chine a investi plus de 300 millions de dollars dans le développement du port de Walvis Bay, renforçant ainsi sa présence dans la région. Ces investissements, bien que bienvenus économiquement, soulèvent des inquiétudes sur une éventuelle dépendance à long terme. La pression énergétique et minière La Namibie détient l’un des plus grands gisements d’uranium au monde, notamment à travers la mine de Rossing, exploitée en partie par des intérêts chinois. Mais ce n’est pas tout : des découvertes récentes de pétrole offshore et de lithium attirent de nouveaux acteurs internationaux. « Nous sommes assis sur une richesse qui pourrait transformer le pays, mais elle attire aussi les tensions », confie Anna Shivute, géologue à Swakopmund. « Les négociations avec les multinationales sont de plus en plus complexes, et certains pays voisins commencent à revendiquer des zones maritimes disputées. » À cela s’ajoute l’enjeu de la transition énergétique mondiale. Le lithium namibien, essentiel pour les batteries électriques, est devenu un enjeu stratégique. L’Union européenne, en quête d’alternatives à la Chine, multiplie les démarches diplomatiques pour sécuriser des partenariats sur le long terme. Des frontières poreuses et une stabilité fragile Bien que la Namibie soit perçue comme l’un des pays les plus stables du continent, ses frontières restent vulnérables. Le nord, frontalier avec l’Angola, est le théâtre de trafics transfrontaliers et de tensions communautaires récurrentes. « Les groupes criminels profitent du manque de surveillance dans certaines zones reculées », explique le commandant Johannes Ndjoba, de la police namibienne. « Et avec l’instabilité croissante dans certaines régions d’Angola, nous devons redoubler de vigilance. » La région de Zambezi, au nord-est, est également source d’inquiétude. Coincée entre quatre pays (Zambie, Angola, Botswana et Zimbabwe), cette zone stratégique est parfois le théâtre de tensions militaires liées à la pêche illégale, au braconnage et aux rivalités territoriales. Les tensions avec les puissances régionales La Namibie entretient des relations complexes avec ses voisins. Si la coopération avec le Botswana est globalement stable, des différends persistent, notamment sur les droits de pêche dans le fleuve Chobe. En 2020, un incident dramatique a vu les forces botswanaises abattre quatre pêcheurs namibiens, provoquant une onde de choc dans les deux pays. Plus au sud, l’Afrique du Sud, partenaire économique majeur, exerce une influence politique et commerciale considérable. Mais cette proximité peut parfois se transformer en dépendance. « La Namibie doit constamment jongler entre coopération et affirmation de sa souveraineté », analyse l’universitaire sud-africain Thabo Mokoena. « Elle ne peut se permettre de froisser Pretoria, mais elle doit aussi défendre ses intérêts. » Quant à l’Angola, les relations oscillent entre méfiance et solidarité historique. Les flux migratoires, les disputes foncières et les enjeux énergétiques partagés compliquent cette équation fragile. Le défi climatique et ses implications géopolitiques La Namibie est l’un des pays les plus arides d’Afrique. Le changement climatique y a des conséquences directes sur la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et les déplacements de population. Ces enjeux environnementaux deviennent aussi des défis géopolitiques. « Nous assistons déjà à des migrations internes vers les zones plus fertiles, ce qui crée des tensions entre communautés », témoigne Martha Uushona, responsable d’un programme d’agriculture durable à Oshakati. « Et si la sécheresse s’aggrave, cela pourrait déstabiliser certaines régions. » Les ressources en eau, notamment dans le bassin de la rivière Kunene, sont une source de friction potentielle avec l’Angola. Des projets de barrages ou de détournement de flux pourraient réveiller d’anciens litiges frontaliers. Au niveau international, la Namibie tente de se positionner comme un acteur de la lutte contre le changement climatique. Elle a récemment lancé un projet ambitieux d’hydrogène vert, avec le soutien de l’Allemagne, qui pourrait redéfinir son rôle dans la transition énergétique mondiale. Une diplomatie à réinventer Pour relever ces défis, la Namibie devra affiner sa stratégie diplomatique. Jusqu’ici, elle a misé sur une neutralité prudente et une politique de non-alignement. Mais à mesure que les tensions régionales et internationales s’intensifient, cette posture pourrait ne plus suffire. « Le monde change vite, et la Namibie doit choisir ses alliances avec discernement », avertit Ndapewa Haikali, ancienne diplomate et consultante en relations internationales. « Il ne s’agit plus seulement de coopérer, mais de protéger notre souveraineté dans un contexte de compétition accrue. » La montée des puissances émergentes, la redéfinition des routes commerciales et les nouvelles priorités énergétiques imposent à Windhoek une vision plus proactive. Le pays devra renforcer ses institutions, former une nouvelle génération de diplomates et investir dans l’intelligence stratégique. À l’horizon 2030, la Namibie ne pourra plus se contenter d’être un spectateur prudent. Elle devra devenir un acteur averti, capable de défendre ses intérêts dans un monde de plus en plus polarisé. Mais la question demeure : la Namibie saura-t-elle naviguer entre les tempêtes géopolitiques sans perdre son cap ? Ou le désert finira-t-il par engloutir ses ambitions silencieuses ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Les défis société que Kenya doit relever d’ici 2030 Dans les rues animées de Nairobi, les klaxons résonnent entre les immeubles modernes et les marchés de fortune. Le Kenya change, vite, parfois trop vite. Derrière les progrès visibles, une autre réalité s’impose : celle des fractures sociales, des inégalités persistantes et des tensions latentes. À l’horizon 2030, le pays se trouve à un carrefour décisif. Quels défis la société kényane doit-elle surmonter pour construire un avenir plus juste et plus stable ? Une jeunesse nombreuse, mais désabusée Avec plus de 75 % de sa population âgée de moins de 35 ans, le Kenya est l’un des pays les plus jeunes d’Afrique. Ce potentiel démographique pourrait être une force. Mais pour beaucoup, il est surtout source de frustration. « J’ai un diplôme en ingénierie, mais je vends des chaussettes dans la rue depuis trois ans », confie Peter, 27 ans, dans le quartier de Eastleigh. Comme lui, près de 40 % des jeunes diplômés sont sans emploi. Le marché du travail ne suit pas la croissance démographique, et les emplois informels restent la norme. Le gouvernement a lancé plusieurs programmes, comme le Youth Enterprise Development Fund, mais l’impact reste limité. Les jeunes réclament plus qu’un soutien financier : ils veulent être écoutés, intégrés, considérés. Des inégalités qui s’ancrent dans le quotidien À quelques kilomètres des tours de verre du centre-ville de Nairobi, les bidonvilles de Kibera s’étendent à perte de vue. Là, les familles vivent avec moins de 2 dollars par jour, sans accès fiable à l’eau potable ni à l’électricité. Selon la Kenya National Bureau of Statistics, 36 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les écarts de richesse se creusent, entre une classe moyenne urbaine en ascension et des zones rurales ou périurbaines laissées pour compte. « On nous parle de croissance économique, mais ici, rien ne change », soupire Mary, mère de quatre enfants à Kisumu. « Les écoles sont surchargées, les hôpitaux manquent de tout. On survit, c’est tout. » L’accès aux services publics reste inégal, et la corruption, omniprésente, mine la confiance dans les institutions. En 2023, le Kenya se classait 123e sur 180 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Une urbanisation galopante et mal maîtrisée Chaque jour, plus de 1 000 personnes arrivent à Nairobi, espérant y trouver un avenir meilleur. Cette urbanisation rapide dépasse largement les capacités d’accueil des villes. Le résultat ? Des infrastructures saturées, des embouteillages monstres, une pollution inquiétante. Le logement est devenu un luxe : seuls 17 % des habitants de Nairobi vivent dans des habitations formelles. Les autres s’entassent dans des constructions précaires. « La ville étouffe, littéralement », avertit le professeur Wanjiru Mwangi, urbaniste à l’Université de Nairobi. « Sans planification stratégique, nous allons droit vers une crise urbaine majeure. » Le gouvernement a lancé le programme Big Four Agenda, qui prévoit la construction de logements abordables. Mais les retards s’accumulent, et les promoteurs privés privilégient les projets haut de gamme, inaccessibles à la majorité. Des tensions ethniques toujours sous-jacentes Le Kenya a connu des épisodes de violences post-électorales marqués, notamment en 2007-2008, où plus de 1 100 personnes ont été tuées. Depuis, les plaies restent ouvertes, et les divisions ethniques persistent dans la sphère politique et sociale. Les partis politiques sont souvent perçus comme des véhicules d’intérêts communautaires. Cette logique alimente les discours identitaires et la méfiance entre groupes. « Chaque élection ravive les peurs », explique James Otieno, analyste politique. « Les alliances changent, mais le fond reste le même : une instrumentalisation de l’ethnie à des fins électorales. » Pourtant, des initiatives citoyennes émergent. Des jeunes militants, des artistes, des journalistes s’engagent pour une identité kényane plus inclusive. Mais le chemin reste long, et fragile. Une éducation à deux vitesses Le système éducatif kényan est confronté à un paradoxe. D’un côté, le taux de scolarisation primaire dépasse les 90 %. De l’autre, la qualité de l’enseignement reste très inégale. Dans les zones rurales, certaines écoles comptent un enseignant pour plus de 80 élèves. Les manuels scolaires manquent, les infrastructures sont vétustes, et l’accès à l’enseignement secondaire ou supérieur reste un privilège. « Mes enfants vont à l’école, oui. Mais apprennent-ils vraiment quelque chose ? Je ne suis pas sûr », confie Josephine, agricultrice dans le comté de Turkana. Le gouvernement a introduit un nouveau curriculum basé sur les compétences (CBC), censé moderniser l’enseignement. Mais sa mise en œuvre est critiquée pour son impréparation et son coût élevé pour les familles. Une société en quête de repères Au-delà des défis matériels, le Kenya traverse aussi une mutation culturelle. L’influence des réseaux sociaux, la montée du consumérisme, la remise en question des traditions bouleversent les repères. La famille, longtemps pilier de la société, se transforme. Les rôles genrés évoluent, les jeunes revendiquent plus de liberté, mais se heurtent à des normes sociales encore rigides. Le débat sur les droits des minorités, notamment LGBTQ+, reste explosif. En 2023, la Cour suprême a reconnu le droit d’association pour les groupes LGBTQ+, déclenchant une vague de protestations. Le dialogue est difficile, mais il existe. « Le Kenya est en train de se redéfinir. C’est douloureux, mais nécessaire », estime Amina Hassan, sociologue. « Nous devons apprendre à coexister dans notre diversité, sans peur et sans haine. » À l’horizon 2030, le Kenya vise le statut de pays à revenu intermédiaire. Mais au-delà des indicateurs économiques, c’est l’équilibre social, la justice et la cohésion qui détermineront la réussite de cette ambition. Le pays saura-t-il relever ces défis sans se perdre en chemin ? #### Les défis société que Tunisie doit relever d’ici 2030 Le vent chaud du désert souffle sur Tunis, emportant avec lui les murmures d’un peuple en quête de stabilité. Dans les ruelles animées de la Médina, les conversations tournent souvent autour des mêmes préoccupations : travail, liberté, dignité. À l’horizon 2030, la Tunisie se trouve à la croisée des chemins. Derrière les façades blanchies par le soleil, les défis sociétaux s’accumulent, complexes et entremêlés. Mais le pays du jasmin peut-il encore transformer ses fragilités en force ? Un chômage des jeunes qui mine l’espoir « J’ai 27 ans, un master en économie, et je livre des pizzas depuis deux ans. » Yassine, originaire de Sfax, résume à lui seul l’impasse dans laquelle se trouvent des milliers de jeunes Tunisiens. Le taux de chômage des jeunes dépasse les 36 % dans certaines régions du pays, selon les chiffres de l’Institut National de la Statistique. Ce chômage massif n’est pas qu’un problème économique. Il alimente la frustration, le désengagement politique, et parfois même l’exil. Entre 2011 et 2021, plus de 100 000 jeunes Tunisiens ont tenté de rejoindre l’Europe, souvent au péril de leur vie. Les diplômés, en particulier, se sentent abandonnés. « On nous a promis que l’éducation était la clé. Mais la serrure est rouillée », ironise Amira, 24 ans, ingénieure au chômage depuis sa sortie de l’université. Face à cette crise, les réponses tardent. Les investissements privés restent timides, freinés par l’instabilité politique et la lourdeur administrative. Et les politiques publiques peinent à cibler les besoins réels du marché. Un système éducatif en quête de sens Chaque matin, près de deux millions d’élèves prennent le chemin des écoles tunisiennes. Mais que leur apprend-on vraiment ? Le système éducatif, longtemps considéré comme un pilier du développement national, montre aujourd’hui ses limites. Selon une étude de la Banque mondiale, plus de 60 % des élèves tunisiens de 10 ans ne maîtrisent pas les compétences de base en lecture. Les inégalités régionales sont criantes : dans certaines zones rurales, l’absence d’enseignants qualifiés et d’infrastructures décentes compromet gravement l’apprentissage. « Mon fils doit marcher 5 kilomètres pour aller à l’école, et souvent, il n’y a pas de professeur », déplore Leïla, mère de famille dans le gouvernorat de Kasserine. Au-delà de l’accès, le contenu pose aussi question. L’enseignement reste très théorique, déconnecté des réalités économiques et sociales. Les tentatives de réforme se sont heurtées à des résistances multiples, entre syndicats, parents et autorités religieuses. Des inégalités sociales qui se creusent La révolution de 2011 portait un slogan simple : « travail, liberté, dignité ». Mais plus d’une décennie plus tard, la dignité reste un luxe pour beaucoup. Les écarts entre les régions côtières et l’intérieur du pays n’ont cessé de s’accentuer. À Tunis, les cafés branchés débordent de jeunes connectés. À Gafsa, certains villages n’ont toujours pas l’eau courante. En 2023, le taux de pauvreté atteignait 30 % dans le centre-ouest, contre 12 % dans la capitale. « On nous a oubliés. On ne voit jamais de ministre ici », lance Mohamed, un ouvrier agricole de Siliana. Ces disparités nourrissent un sentiment d’injustice profond, qui fragilise le tissu social. Les femmes, elles aussi, restent particulièrement exposées. Malgré des avancées légales, leur taux d’activité stagne autour de 25 %. Dans certaines régions, le patriarcat continue de dicter la vie quotidienne. Une crise de confiance envers les institutions Depuis la chute de Ben Ali, la Tunisie a connu dix gouvernements différents. Chaque remaniement ravive les espoirs, mais aussi les déceptions. Aujourd’hui, la méfiance envers les institutions atteint des sommets. Un sondage de l’Institut Républicain International révèle que 78 % des Tunisiens estiment que leur pays va dans la mauvaise direction. Le Parlement, suspendu puis dissous en 2021, n’a jamais retrouvé sa légitimité aux yeux de nombreux citoyens. « On vote, et rien ne change. C’est toujours les mêmes qui profitent », soupire Sana, professeure à Monastir. Cette crise de confiance alimente l’abstention et favorise les discours populistes. La justice, elle aussi, est perçue comme lente et politisée. Les affaires de corruption s’accumulent sans aboutir. Et les médias, bien que pluralistes, sont parfois accusés de partialité ou de sensationnalisme. Un modèle économique à bout de souffle La Tunisie produit, mais ne transforme pas. Elle exporte des matières premières, importe des produits finis, et voit sa balance commerciale se dégrader année après année. Le dinar a perdu plus de 40 % de sa valeur en dix ans. Le tourisme, longtemps moteur de l’économie, a été durement frappé par les attentats de 2015, puis par la pandémie. L’agriculture souffre du changement climatique, et l’industrie peine à se moderniser. « On a besoin d’un vrai cap économique, pas de bricolages », affirme Hichem, entrepreneur dans le textile. Pourtant, les réformes structurelles sont repoussées, par crainte de troubles sociaux. Le pays dépend aussi largement des financements extérieurs. En 2023, la dette publique atteignait 85 % du PIB. Les négociations avec le FMI sont tendues, et les aides sont souvent conditionnées à des mesures impopulaires. Une jeunesse en quête d’identité Au-delà des chiffres, c’est une question plus intime qui traverse la Tunisie : qui sommes-nous ? Depuis la révolution, les repères traditionnels ont vacillé. La religion, la modernité, l’héritage arabo-musulman, l’influence occidentale… tout semble en tension. « On est tiraillés entre le passé et l’avenir, entre l’Europe et l’Afrique, entre la tradition et la liberté », résume Faten, étudiante en sociologie à Tunis. Cette quête d’identité se manifeste dans la culture, les réseaux sociaux, la mode, la musique. Le rap tunisien, par exemple, explose. Il parle de colère, d’amour, de survie. Il est le miroir d’une génération qui refuse le silence. Mais cette énergie créative est aussi fragile. Sans perspectives concrètes, elle peut basculer dans le repli ou la radicalisation. Le défi est donc aussi culturel : offrir à la jeunesse un récit commun, un horizon, un sens. La Tunisie a toujours été un carrefour. Entre la mer et le désert, entre l’Europe et l’Afrique, entre l’islam et la modernité. Peut-elle encore inventer un modèle qui lui ressemble ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Les dernières actualités sur la pandémie en Afrique Le coronavirus a infecté plus de 10 000 agents de santé dans 40 pays africains. Cette situation met une pression supplémentaire sur les systèmes de soins de santé africains, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé. Le continent, qui avait été initialement épargné par la pandémie, a désormais enregistré plus de 770 000 cas et plus de 16 000 décès, selon l’OMS. Certains pays approchent d’un nombre critique d’infections. Cela peut exercer une pression sur les systèmes de santé, des pays comme le Kenya, Madagascar et l’Afrique, affirmant que leur capacité d’accueil des malades est presque pleine à mesure que les cas augmentent. L’Afrique du Sud est désormais parmi les plus touchées et représente 42 % de toutes les infections des agents de santé enregistrées sur le continent. De nombreux agents de santé infectés C’est un signe des défis auxquels est confronté le personnel médical en première ligne de l’épidémie. La progression des cas de coronavirus en Afrique exerce une pression toujours plus grande sur les services de santé à travers le continent. Cette situation est vraiment difficile pour le personnel de la santé. D’ailleurs, ces chiffres le démontrent. Dans l’ensemble, l’Afrique du Sud compte 4 821 agents de santé infectés, suivie du Ghana, du Nigéria, du Cameroun, de la Guinée-Bissau et du Malawi. Jusqu’à présent, environ 10 % de tous les cas dans le monde concernaient des agents de santé. En Afrique, il n’y a pas beaucoup de données sur les infections des agents de santé. Toutefois, selon certaines sources d’informations, elles représenteraient plus de 5 % des cas dans 14 pays de l’Afrique subsaharienne. Le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Libéria, le Niger et la Gambie ont la proportion la plus élevée d’infections. Cependant, le nombre de décès des agents de santé infectés n’est pas toujours disponible. Les mesures prises par les autorités marocaines à l’occasion de l’Aïd al-Adha La célébration du Sacrifice ou l’Aïd al-Adha se tiendra le 31 juillet. Elle aura lieu dans un contexte particulièrement difficile, en raison de la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait plus de 17 015 cas positifs et au moins 269 morts au Maroc. Face à cette situation, le premier ministre a exhorté la population à suivre les mesures prises afin de limiter la propagation de ce virus. Et récemment, tous les déplacements hors de la ville de Tanger seront interdits durant cette fête. Les autorités locales vont délivrer des autorisations aux coupeurs de viande professionnels et à ceux qui effectueront le rituel d’abattage. Il leur sera demandé de disposer des outils et des produits appropriés afin d’assurer le respect des mesures préventives en vigueur. Réouverture des frontières aériennes du Burkina Faso le 1er août Au Burkina Faso, l’état d’urgence sanitaire a été annoncé par le gouvernement le 10 mars, dans un contexte sécuritaire déjà dégradé caractérisé par une crise humanitaire en cours avec des migrations croissantes. Et cette crise continue jusqu’à maintenant. Toutefois, le pays envisage de rouvrir ses frontières aériennes le 1er août. Cette décision avait déjà été discutée lors d’une réunion de haut niveau le 22 juin, mais il semblerait que cela n’a pas été faisable. #### Les détenus du Camp pénal liberté 6 en grève de la faim au Sénégal Depuis le 19 juillet, un vent de colère souffle au sein du Camp pénal liberté 6 à Dakar. Des détenus, excédés par leurs conditions de détention déplorables, ont entamé une grève de la faim pour dénoncer un quotidien rythmé par la surpopulation, les violences et le manque de soins. Leur cri d’alarme, relayé par les médias et les organisations de défense des droits humains, met en lumière l’urgence d’une réforme carcérale au Sénégal. Ce qu’il faut retenir Depuis le 19 juillet, un vent de colère souffle au sein du Camp pénal liberté 6 à Dakar. Des détenus, excédés par leurs conditions de détention déplorables, ont entamé une grève de la faim pour dénoncer un quotidien rythmé par la surpopulation, les violences. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalActualités Afrique Un quotidien carcéral insoutenable Derrière les murs austères du Camp pénal liberté 6, se cachent des réalités insoutenables. Plus de 9 400 détenus s’y entassent, bien au-delà de la capacité carcérale estimée à 6 000 places. Cette surpopulation crasse entraîne des conditions d’hygiène dégradantes, favorisant la propagation de maladies. Les soins médicaux, quant à eux, se font rares, laissant les détenus face à leurs souffrances sans assistance adéquate. Loin de s’arrêter là, les violences physiques et verbales de la part des surveillants exacerbent la souffrance des détenus. Privés de dignité et de respect, ils se sentent livrés à eux-mêmes, sans recours possible. Cette situation, qui perdure depuis trop longtemps, a poussé les détenus à l’action ultime : la grève de la faim. Une grève de la faim pour briser le silence et exiger des changements En entamant cette grève de la faim, les détenus du Camp pénal liberté 6 n’ont pas seulement choisi de mettre leur vie en danger. Ils ont choisi de briser le silence, de faire entendre leur voix et d’exiger des changements concrets pour améliorer leur quotidien carcéral. Leur message a été entendu. Les médias sénégalais et internationaux se sont fait l’écho de leur détresse, et les organisations de défense des droits humains ont dénoncé les conditions carcérales indignes qui prévalent dans les prisons sénégalaises. Le ministre de la Justice, Sidiki Kaba, s’est rendu au Camp pénal liberté 6 pour rencontrer les grévistes de la faim, promettant des améliorations sans toutefois entrer dans les détails. Un appel à l’action pour une réforme carcérale urgente La situation des détenus au Sénégal ne peut plus durer. La grève de la faim du Camp pénal liberté 6 sonne comme un appel à l’action, une urgence à réformer le système carcéral sénégalais. Il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour améliorer les conditions de détention, en commençant par réduire la surpopulation carcérale, garantir l’accès aux soins et mettre fin aux violences exercées sur les détenus. Le respect des droits fondamentaux des personnes incarcérées est un devoir incombant à l’État sénégalais. La grève de la faim du Camp pénal liberté 6 est un rappel poignant de ce devoir, une invitation à agir sans délai pour que la dignité humaine soit respectée, même derrière les barreaux. #### Les différentes raisons d’investir au Rwanda Le Rwanda fait partie des pays en développement à croissance rapide, plein d’opportunités, car le chemin à parcourir est encore long. C’est l’un des meilleurs pays d’Afrique que les investisseurs visitent fréquemment, voici quelques-unes des raisons pour lesquelles il attire les investisseurs internationaux. Sécurité et stabilité politique Le sens remarquable de la sécurité et de la stabilité du Rwanda est le sujet de conversation du continent, ce qui le rend attrayant et encourageant pour investir sur sa terre et son économie. Voici une vidéo relatant ces faits : https://www.youtube.com/watch?v=EANyLhSGAn0 Accès à un grand marché Le Rwanda a un marché de plus de 10 millions de personnes avec un développement économique en croissance rapide, et c’est aussi une plaque tournante pour l’intégration rapide de l’Afrique de l’Est. Le Rwanda se trouve au centre et à proximité de trois pays qui font partie d’un très grand marché en Afrique, à savoir la CAE. Une destination propice à l’entrepreneuriat Le Rwanda fait partie des trois premiers pays d’Afrique qui facilitent la conduite des affaires, après Maurice et l’Afrique du Sud. Il faudra sans doute remporter le trophée de l’enregistrement rapide de votre entreprise, vous faites la demande d’enregistrement d’entreprise en ligne vers midi et l’inscription est totalement terminée plus tard dans la soirée ! La délivrance de certifications pour la construction ou la fabrication ne prend que deux à trois jours ouvrables et vous êtes prêt à partir. Opportunités d’investissement inexploitées Les opportunités d’investissement sont nombreuses au Rwanda. Vous pouvez découvrir ci-dessous quelques idées d’investissement : La Technologie de l’information et de la communication : c’est un secteur essentiel au Rwanda. Il y a d’ailleurs encore de nombreuses opportunités d’affaires. L’énergie : cette industrie est à fort potentiel. Les investisseurs peuvent parfaitement investir dans l’hydroélectricité, le gaz méthane ou encore la production hors réseau. L’agriculture : comme dans d’autres pays africains, l’agriculture reste un secteur avec un fort potentiel. L’économie du pays est généralement basée sur l’agriculture. L’infrastructure : cette industrie reste un domaine qui mérite l’attention des investisseurs. Il y a une variété d’opportunités, notamment dans le transport aérien et ferroviaire. Les autres secteurs attractifs pour les investissements comprennent l’immobilier et la construction, les services financiers et l’exploitation minière… Faibles facteurs de risque Lorsque vous songez à faire des affaires en Afrique, vous penserez naturellement à un large éventail de facteurs de risque. Le Rwanda, cependant, a l’un des taux de criminalité et de corruption les plus bas du continent. Cela signifie à la fois que la sécurité personnelle lorsque vous vous promenez dans les rues de Kigali la nuit et que le retard de la prestation de services lorsque les employés attendent un pot-de-vin ne sont pas un problème. D’autres risques courants tels que les sécheresses prolongées, les attentats terroristes, les conflits armés ou les taux d’inflation élevés et instables sont tout aussi faibles. #### Les différentes raisons d’investir en Côte d’Ivoire La Côte d’Ivoire est un pays situé en Afrique de l’Ouest qui connaît une croissance économique rapide et une amélioration de son environnement des affaires. Ce développement a attiré l’attention des investisseurs internationaux, car il offre de nombreuses opportunités pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités en Afrique. Croissance économique stable Oui, la Côte d’Ivoire a connu une croissance économique stable au cours des dernières années, avec un PIB en constante augmentation. Cela est en grande partie dû à la croissance du secteur agricole, qui représente environ 25% du PIB du pays. Les exportations de produits tels que le cacao, le café et le palmier à huile ont également contribué à la croissance économique de la Côte d’Ivoire. Voici une vidéo relatant ces faits : En outre, la Côte d’Ivoire est en train de devenir un hub économique pour la région, avec des investissements dans les infrastructures telles que les ports, les aéroports, les routes et les autoroutes, qui facilitent les échanges commerciaux avec les autres pays de la région. En général, la croissance économique stable de la Côte d’Ivoire attire les investisseurs qui cherchent des opportunités dans des pays à fort potentiel de croissance.Haut du formulaire Main-d’œuvre abondante et qualifiée La Côte d’Ivoire dispose d’une main-d’œuvre abondante et qualifiée, ce qui la rend attractive pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire a une population jeune et en croissance rapide, ce qui signifie qu’il y a un grand nombre de travailleurs qualifiés disponibles pour les entreprises. De plus, la Côte d’Ivoire a investi dans l’éducation et la formation professionnelle, ce qui a contribué à développer une main-d’œuvre qualifiée dans divers secteurs, tels que l’agriculture, les services, la technologie de l’information et les industries manufacturières. L’existence d’une main-d’œuvre abondante et qualifiée peut être un atout pour les entreprises qui cherchent à délocaliser leur production ou à établir des filiales en Côte d’Ivoire. Cela peut entraîner des coûts plus bas pour les entreprises et un accès à des talents locaux. Infrastructure développée La Côte d’Ivoire a investi dans des infrastructures telles que les ports, les aéroports, les routes et les autoroutes, ce qui facilite les échanges commerciaux avec les autres pays de la région. Le gouvernement a également lancé des initiatives pour développer les infrastructures dans le pays, notamment en modernisant les ports et les aéroports, en construisant des routes et en développant les réseaux électriques et de télécommunications. L’amélioration de l’infrastructure peut attirer les entreprises qui cherchent à réduire les coûts de transport et à accélérer les chaînes d’approvisionnement. Les infrastructures développées peuvent également améliorer la qualité de vie des travailleurs et des résidents, ce qui peut entraîner une augmentation de la productivité et de la satisfaction des employés. En général, l’infrastructure développée de la Côte d’Ivoire est un atout pour les entreprises qui cherchent à étendre leurs activités en Afrique de l’Ouest et à bénéficier d’un accès facile à d’autres marchés de la région. #### Les différentes raisons de recourir aux services d’une entreprise de déménagement Déménager peut être une période très stressante pour vous et votre famille. Et la tâche est d’autant plus difficile si vous envisagez de déménager vers une autre région. Pour de nombreux Africains, Montréal est une destination de choix pour l’immigration. Cette ville offre en effet de nombreuses opportunités pour les travailleurs qualifiés africains. Cependant, il n’est pas toujours facile de trouver un professionnel qui pourra vous accompagner lors de votre déménagement. Heureusement, Internet n’a plus de limite et peut vous aider à réussir un déménagement résidentiel à Montréal. Les services de déménagement Demelina permettent de déménager en toute quiétude. Cette entreprise propose en outre divers services de déménagement à Montréal. Faire appel à de telle entreprise présente de nombreux avantages que nous tâcherons d’énumérer dans les prochaines lignes.   Une solution beaucoup plus pratique Déménager présente souvent des défis qui peuvent rapidement transformer ce qui devrait être un déménagement de deux heures en un événement d’une journée. Dans la plupart des cas, vous ne disposez que d’un certain temps pour terminer votre déménagement. Voici pourquoi faire appel à une telle entreprise en vidéo : De plus, se précipiter pour finir votre déménagement peut entraîner une variété d’incidents, notamment une perte de temps et des objets cassés ou manquants. Lorsque vous engagez une entreprise de déménagement, votre déménagement sera effectué plus rapidement et efficacement. Faire de belles économies Un déménagement peut coûter cher s’il n’est pas soigneusement planifié. Les dépenses de dernière minute telles que l’essence, la nourriture et le paiement d’une aide de dernière minute peuvent vraiment s’additionner. Vous pourriez même devoir remplacer tout ce qui est perdu ou endommage. Au lieu de tout faire vous-même, des professionnels peuvent vous fournir une estimation et un calendrier afin que vous sachiez exactement à quoi vous attendre lors de votre déménagement. Il faut en outre trouver des cartons pour tout, emballer rapidement tout le nécessaire puis déballer tout aussi vite à l’autre bout en essayant de ne rien oublier. Cela peut prendre entre une journée entière et plus d’une semaine selon la distance parcourue. La recherche de cartons, l’emballage, le déballage et le nettoyage de votre nouvel logement peuvent prendre plus de temps que prévu. Non seulement une entreprise de déménagement facilite considérablement ce processus, mais elle dispose aussi des équipements adaptés pour soulever de gros objets, ce qui pourrait s’avérer difficile, voire dangereux, à faire par vous-même. Emballer vos affaires correctement L’emballage est une tâche incontournable, peu importe le type de déménagement que vous prévoyez de faire. Quelle que soit la façon dont vous décidez d’accomplir la tâche, il ne faudrait pas jeter les objets au hasard dans les boîtes. Les avantages de faire appel à une entreprise de déménagement professionnelle à Montréal sont nombreux en termes d’emballage. Ces professionnels emballent vos objets avec soin. De plus, des matériaux d’emballage de qualité sont utilisés pour protéger vos biens. L’ingrédient clé de tout déménagement réussi est de planifier et de se préparer tôt. Vous devez tirer le meilleur parti de la situation et commencer tôt ou engager une entreprise de déménagement pour le faire pour vous. #### Les différentes raisons de visiter Madagascar Madagascar est l’un des pays les plus uniques au monde, 5 % de toutes les espèces animales et végétales connues se trouvent ici seulement. Étrange et merveilleux, Madagascar est l’un des endroits les plus exotiques que vous puissiez visiter. C’est un kaléidoscope de paysages, il y a des canyons, des karsts calcaires, des rizières en cascade, des forêts, des montagnes et des plages. Les lémuriens Madagascar est le seul endroit au monde où vous pouvez voir des lémuriens à l’état sauvage, et cela en vaut la peine. Ces petites créatures sont agiles, bizarres, bruyantes et sans aucun doute très mignonnes.  Voici des lieux à voir absolument à Madagascar : L’espèce de Lemur Catta noir et blanc à queue annelée est facilement la plus reconnue, cependant, l’île abrite plus de 100 espèces de lémuriens, chacune captivante à sa manière. Malheureusement, les lémuriens sont en voie de disparition, mais il existe un certain nombre de projets de conservation gérés par les parcs nationaux pour les protéger. Les plages S’il y a quelque chose que la plupart d’entre nous recherchent actuellement en vacances, c’est la chance de guérir, de se ressourcer et de se détendre. Rien n’y parvient comme des vacances à la plage, et Madagascar possède des plages incroyables. Nosy Be est la première destination balnéaire de Madagascar et possède tous les ingrédients pour une escapade parfaite à la plage.  Attendez-vous à du sable blanc et doux, des eaux bleues brillantes, un temps ensoleillé, de la plongée avec tuba, de la plongée, de la voile et de délicieux fruits de mer. Toutes les plages de Madagascar ont un sentiment indéniable d’être intactes et préservées, un événement rare et précieux. La flore Madagascar compte plus de 15 000 espèces végétales, dont 80 % sont endémiques à l’île. Madagascar est appelée la patrie du baobab, six espèces sur les neuf étant endémiques à l’île. Dans les régions semi-arides du sud, ils forment une vaste forêt dont certains arbres atteignent 30 mètres de hauteur et 9 mètres de circonférence. Les amateurs d’orchidées seront également gâtés, Madagascar compte plus de 1000 espèces d’orchidées, dont 80 % sont endémiques. L’île regorge également de plantes impressionnantes et d’espèces de fougères. Inclus dans cela est le bien nommé Traveller’s Palm qui retient l’eau de pluie dans les gaines de ses tiges et fournit ainsi une source d’eau bienvenue aux voyageurs fatigués. La cuisine La nourriture est prise très au sérieux à Madagascar. Les influences chinoises, indiennes et françaises se sont mélangées aux plats locaux pour créer une cuisine passionnante et délicieuse. Le riz est un aliment de base et est ancré dans la culture alimentaire malgache. En fait, le verbe manger en malgache, mihinam-vary, se traduit littéralement par « manger du riz ». Vous le trouverez dans un bouillon pour le petit déjeuner, ou servi avec des ragoûts de noix de coco et des currys et n’importe quoi, du poulet au poisson, pour le déjeuner et le dîner. La cuisine de Madagascar possède un arsenal d’arômes aromatiques – pâte de piment rouge au gingembre et à l’ail, piment vert épicé et fruits marinés chauds, comme la mangue, le citron, la carotte ou la tomate. Les fruits de mer sont également à l’honneur. Même les petits budgets peuvent déguster des écrevisses fraîches, des crevettes, du homard, du poisson et des huîtres. #### Les différents projets de digitalisation au Togo Le Togo, comme de nombreux pays dans le monde, s’est engagé dans une transformation numérique pour améliorer les conditions de vie de ses citoyens et stimuler la croissance économique. Pour atteindre cet objectif, le pays a mis en place plusieurs projets de digitalisation pour moderniser son administration publique, son système éducatif, son système de santé et améliorer l’accès à l’information et aux services en ligne pour la population. Ces initiatives visent également à favoriser l’entrepreneuriat et l’innovation dans le domaine de la technologie au Togo, en encourageant le développement de start-ups et d’entreprises locales. Les projets de digitalisation ont le potentiel de contribuer de manière significative à la transformation socio-économique du pays et à la création d’opportunités pour les citoyens togolais. Le projet Togo Numérique Le projet Togo Numérique vise à stimuler le développement de l’écosystème numérique au Togo en encourageant l’innovation et l’entrepreneuriat dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). Il s’agit d’un projet gouvernemental lancé en 2016, qui a pour objectif de renforcer la position du Togo comme une destination attractive pour les investisseurs étrangers dans le secteur des TIC. Voici une vidéo relatant les enjeux de la digitalisation : Le projet Togo Numérique est structuré autour de trois axes principaux : la création d’un environnement favorable à l’innovation, la promotion de l’entrepreneuriat et la mise en place d’infrastructures adéquates pour soutenir le développement de l’écosystème numérique. Le projet e-Gouvernement Le projet e-Gouvernement est une initiative lancée par le gouvernement togolais pour moderniser l’administration publique et améliorer la qualité des services publics offerts aux citoyens. Ce projet vise à rendre les services gouvernementaux plus accessibles, plus efficaces et plus transparents en utilisant les technologies de l’information et de la communication (TIC). Le projet e-Gouvernement comprend plusieurs sous-projets, tels que la création d’un portail gouvernemental en ligne, la mise en place d’un système de gestion électronique des documents, la numérisation des archives gouvernementales et la formation des fonctionnaires sur les TIC. Le projet Togo Cellulaire Le projet Togo Cellulaire est une initiative lancée par le gouvernement togolais pour fournir des services de téléphonie mobile à des prix abordables à la population togolaise, en particulier dans les zones rurales et éloignées où les services de téléphonie mobile étaient jusqu’à présent peu accessibles. Le projet vise à établir une infrastructure solide de téléphonie mobile qui permettra aux citoyens togolais d’accéder aux services de communication de base, tels que les appels vocaux, les SMS et l’accès à Internet mobile, à des prix abordables. Le projet comprend la construction de tours de télécommunication, la mise en place d’une infrastructure de fibre optique et la distribution de téléphones mobiles à des prix abordables. Le projet Togo Cellulaire est mis en œuvre en partenariat avec des entreprises privées de télécommunications, ce qui permet de combiner les ressources et les compétences du secteur public et du secteur privé pour assurer la réussite du projet. #### Les différents types d’investissement immobilier en Afrique du Sud Le marché immobilier sud-africain a beaucoup à offrir aux investisseurs immobiliers novices et expérimentés. Nous explorons les options d’investissement commercial et résidentiel et comment tirer le meilleur parti des opportunités intéressantes lorsque vous les trouvez. Terrain vacant : la porte d’entrée de l’investissement immobilier Les terrains vacants (c’est-à-dire les terrains sans bâtiment) sont encore largement disponibles dans toute l’Afrique du Sud et ne sont parfois même pas encore connectés au réseau électrique ou aux égouts. Afin d’investir dans un terrain vacant, il y a un certain nombre de conditions que vous devez remplir pour commencer. Voici des conseils pour investir dans l’immobilier en Afrique du Sud : Avoir le plus d’argent possible à l’avance vous permet d’acheter un terrain rapidement et de couvrir les frais d’aménagement paysager, de raccordement à l’eau, à l’électricité, à l’assainissement et aux frais de transfert. Ces coûts devront être réglés avant de pouvoir commencer à construire une maison. Vous devrez également décider à l’avance si vous avez l’intention d’utiliser le terrain à des fins résidentielles ou commerciales afin de déterminer l’emplacement et les licences appropriés. Acheter pour habiter ou louer L’immobilier résidentiel consiste essentiellement à acheter une maison que vous pouvez choisir d’habiter vous-même ou de louer (achat pour louer). Si vous décidez de franchir le pas et d’acheter une maison et/ou un appartement, les experts avertissent que vous devez déterminer l’abordabilité et avoir un dossier de crédit satisfaisant avant de pouvoir commencer. Si vous êtes un contribuable sud-africain, acheter une maison qui sert de résidence principale peut être une bonne idée car vous bénéficiez d’une exclusion des gains en capital de 2 millions de rands lorsque vous décidez plus tard de vendre. Si vous choisissez d’acheter une maison comme source de revenus locatifs, vous pouvez réduire le montant d’impôt à payer sur les revenus supplémentaires perçus en réclamant certaines dépenses de location. Bien commercial Investir dans l’immobilier commercial offre des avantages uniques. Ceux-ci incluent un retour sur investissement, des revenus locatifs, une variété de locataires potentiels, des avantages fiscaux, une bonne couverture contre l’inflation et l’acquisition d’un actif avec un potentiel d’appréciation qui peut être utilisé pour tirer parti d’autres investissements.  Cependant, il s’agit d’un marché complexe. Seuls ceux qui savent ce qu’ils font ou qui ont le bon soutien peuvent faire de bons retours sur ces types d’investissements. FPI : un investissement partiel Les fiducies de placement immobilier (FPI) sont une excellente alternative pour ceux qui veulent être moins actifs en matière d’investissement immobilier. Ce sont des entreprises qui investissent directement dans au moins 50% de dettes immobilières en utilisant des hypothèques. Ils sont connus sous le nom de FPI hypothécaires ou mREIT en abrégé.  Les FPI d’actions, quant à elles, sont des sociétés qui détiennent au moins 50 % de leurs actifs en actions immobilières. Les FPI hybrides ont à la fois des hypothèques et des capitaux propres. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Les élections présidentielles au Nigeria sont très attendues Lorsque le Nigeria ira voter aux élections présidentielles du 25 février 2023, ce sera la première élection présidentielle en 20 ans au cours de laquelle Muhammadu Buhari ne sera pas sur le bulletin de vote. Il sera limité dans le temps après avoir servi les deux mandats autorisés par la Constitution à la suite de trois précédentes tentatives infructueuses de 2003 à 2011. Les conventions de nomination des principaux partis politiques nigérians ont maintenant conclu avec clarté quant à qui concourra pour devenir le 16e chef d’État du Nigéria, succédant à Muhammadu Buhari. Contre l’ancien vice-président Atiku Abubakar du Peoples’ Democratic Party (PDP), le All Progressives Congress (APC) au pouvoir opposera l’ancien gouverneur de l’État de Lagos, Bola Ahmed Tinubu. Ils seront les deux premiers candidats. Les élections dans les partis Azubike Ishiekwene a décrit l’histoire du choix du candidat de l’APC comme une chronique de la maîtrise de l’ambivalence stratégique de Muhammadu Buhari. Il y a peu de preuves pour soutenir l’existence d’une telle sorcellerie stratégique. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : La veille du début prévu de la convention, 11 gouverneurs d’États du nord du Nigeria tous sur la plateforme de l’APC ont émis une position commune affirmant que la recherche d’un successeur comme candidat présidentiel de l’APC soit limitée à nos compatriotes des États du sud. Dans la même déclaration, ils ont appelé “tous les aspirants des États du nord à se retirer dans l’intérêt national et à autoriser uniquement les aspirants du sud à se présenter aux primaires. C’était un gros problème parce que les gouverneurs déterminent collectivement qui remporte la nomination du parti à la présidence grâce à leur contrôle des délégués de leurs différents États. De nombreux candidats Sur les 23 candidats à la nomination du parti au pouvoir au poste de président, seul Abubakar Badaru (Jigawa) ; Yahaya Bello (Kogi); Ahmad Lawan (Yobe); et Sani Yerima (Zamfara) étaient du nord. Quelques instants après la publication de cette déclaration, des informations ont filtré selon lesquelles le président Buhari avait également approuvé la position des gouverneurs du nord. Cela semblait une prochaine étape logique après que le président a informé son parti la semaine précédente qu’il souhaitait se voir accorder le privilège de désigner son successeur pour diriger le parti aux élections de l’année prochaine. Il y avait un point de différence important entre la position des gouverneurs du Nord et celle du président : alors que les gouverneurs exhortaient tous les aspirants du Nord à abandonner leurs ambitions et à se retirer, le président a choisi de garder le silence à ce sujet. Assez bizarrement, après avoir informé le parti de son désir d’oindre un candidat pour lui succéder, le président Buhari a sauté sur le jet présidentiel et s’est rapidement envolé pour Ibiza pendant trois jours. De retour d’Espagne à peine trois jours avant la Convention, le président s’est de nouveau envolé pour le Ghana. Il ne pouvait épargner le temps ou l’attention nécessaires pour obtenir le résultat qu’il désirait. Il n’y avait là aucun génie stratégique. Il a plutôt attisé le vide politique que les gouverneurs du Nord n’ont été que trop heureux de saisir. #### Les Émirats arabes unis renforcent leur empreinte en Afrique Les Émirats arabes unis (EAU) se sont imposés comme un acteur majeur sur le continent africain, devenant le quatrième investisseur en Afrique entre 2012 et 2022, avec des investissements totalisant 60 milliards de dollars. Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie à long terme visant à diversifier l’économie émiratie, traditionnellement centrée sur les hydrocarbures, et à établir des relations économiques solides avec les pays africains. En 2023, cette tendance s’est intensifiée avec l’annonce d’un engagement de 4,5 milliards de dollars pour des projets d’énergie propre, soulignant l’importance croissante des ÉAU dans le développement durable du continent. L’essor des Émirats en Afrique s’explique par plusieurs facteurs, notamment la recherche de nouveaux marchés, l’accès aux ressources naturelles et la volonté de renforcer les infrastructures. Alors que le continent offre un potentiel considérable en termes de croissance démographique et de besoins en infrastructures, les Émirats ont su tirer parti de ces opportunités pour établir des partenariats stratégiques. Les investissements dans les infrastructures et l’énergie Les Émirats arabes unis ont concentré leurs investissements dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie, l’agro-alimentaire et les télécommunications. En contrôlant plus de la moitié des ports en Afrique de l’Est, notamment grâce à des entreprises comme DP World, les ÉAU ont pu créer un réseau logistique efficace qui facilite le commerce entre l’Afrique et d’autres régions du monde. Cette stratégie de chaîne d’approvisionnement leur permet non seulement d’accéder aux marchés africains, mais aussi de jouer un rôle central dans le commerce international. Dans le secteur de l’énergie, les Émirats ont récemment annoncé un investissement de 4,5 milliards de dollars dans des projets d’énergies renouvelables en Afrique. Cet engagement vise à développer 15 gigawatts d’énergie propre d’ici 2030 et à catalyser des financements supplémentaires pour soutenir la transition énergétique sur le continent. Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large des ÉAU de promouvoir des solutions durables et de lutter contre le changement climatique, tout en renforçant leur position sur le marché énergétique mondial. L’impact des investissements émiratis Malgré les avantages économiques, les investissements des Émirats en Afrique ne sont pas sans controverse. Les projets d’infrastructure, bien que bénéfiques pour le développement économique, soulèvent des inquiétudes quant à leurs impacts sociaux et environnementaux. Des critiques ont émergé concernant la manière dont ces investissements peuvent affecter la souveraineté nationale des pays africains, notamment dans des régions sensibles comme la Corne de l’Afrique. Les accords d’investissement, parfois perçus comme déséquilibrés, peuvent engendrer des tensions locales et des préoccupations quant à l’exploitation des ressources naturelles. Il est essentiel pour les Émirats de naviguer avec prudence dans ce paysage complexe, en veillant à ce que leurs projets bénéficient réellement aux populations locales et respectent les normes environnementales. La recherche de ressources naturelles Les Émirats arabes unis s’intéressent également aux ressources naturelles de l’Afrique, en particulier dans le secteur minier. Des entreprises émiraties, comme International Holding Company (IHC), ont annoncé des projets d’acquisition d’actifs miniers dans plusieurs pays africains, notamment en Zambie et au Kenya. Cette quête de ressources s’inscrit dans une stratégie visant à garantir l’approvisionnement en matières premières, tout en diversifiant les investissements émiratis. L’acquisition de terres agricoles en Afrique est également une priorité pour les Émirats, qui cherchent à sécuriser leur approvisionnement alimentaire face à une dépendance croissante aux importations. En investissant dans des terres agricoles au Nigeria, au Maroc et en Namibie, les Émirats visent à renforcer leur souveraineté alimentaire et à atténuer les risques liés aux fluctuations des marchés mondiaux. Les relations bilatérales en expansion Les relations entre les Émirats arabes unis et les pays africains continuent de se développer, avec un nombre croissant d’entreprises africaines s’installant aux Émirats. Plus de 21 000 entreprises africaines sont déjà implantées dans ce pays, témoignant d’un intérêt mutuel croissant. Cette dynamique favorise les échanges commerciaux et les collaborations entre les deux régions, créant des opportunités pour les entrepreneurs et les investisseurs des deux côtés. Les Émirats ont également renforcé leur présence diplomatique en Afrique, en établissant des partenariats stratégiques avec plusieurs pays. Ces relations bilatérales se traduisent par des échanges commerciaux accrus, des investissements conjoints et des initiatives de développement, contribuant ainsi à une intégration plus profonde entre les ÉAU et le continent africain. #### Les emplois les plus recherchés en Afrique pour 2022 L’Afrique est un continent avec beaucoup de potentiel et de vastes ressources inexploitées. C’est pourquoi les experts prédisent une grande phase de croissance économique dans un avenir proche. Cela signifie de nouvelles opportunités d’emploi et de nouvelles industries commencent à prendre forme.  L’option intelligente serait de sauter rapidement sur le wagon de l’emploi. Vous pouvez maintenant choisir le meilleur emploi pour vous au Maroc, en Côte d’Ivoire, en Tunisie, au Niger, en Algérie, au Cameroun, au Sénégal, en Afrique du Sud ou dans le pays de vos rêves en Afrique. Voici une liste des emplois les plus recherchés en Afrique pour 2022. Développeur de logiciels Selon les dernières recherches du « panel de carrière », la demande d’emplois dans le développement de logiciels a augmenté de 22 % en l’espace d’un mois, entre janvier et février 2021. Tout comme les pays du monde entier, les pays africains sont également en transition vers un monde plus numérique et culturelle.  Voici une vidéo parlant de ces métiers : En fait, les entreprises choisissent de développer leurs propres logiciels et de numériser leurs systèmes pour rester au top. C’est pourquoi les développeurs de logiciels deviennent l’un des emplois les plus recherchés en Afrique. Représentants des ventes Avec une augmentation de 19% depuis décembre 2020, force est de constater que les commerciaux sont un métier recherché en Afrique.  Les ventes sont le pilier de toute entreprise, car elles génèrent le plus de profits. Par conséquent, les entreprises qui s’efforcent de réussir sont constamment à la recherche d’excellents commerciaux. Chef d’équipe et superviseur À mesure que les entreprises grandissent dans les pays africains, le besoin de chefs d’équipe et de superviseurs augmente également. La valeur d’une entreprise est égale à celle de ses employés. Établir une atmosphère détendue et embaucher un leader dynamique pour diriger et motiver est un must pour les entreprises d’aujourd’hui.  La gestion a dépassé son terme classique et a évolué vers le leadership. Si vous avez ce qu’il faut, vous devriez certainement envisager un poste de chef d’équipe car c’est l’un des emplois les plus recherchés en Afrique. Business developer et manager Pour les fermes et autres entreprises agricoles, les développeurs d’entreprises sont très recherchés. En fait, ils font l’un des emplois les plus demandés en Afrique.  Avec une contribution au PIB de 15 %, le secteur agricole connaît une croissance exponentielle ; ainsi, toutes sortes d’opportunités d’emploi voient le jour. Outre les développeurs d’affaires, les ventes agricoles, le journalisme agricole, les ingénieurs agronomes sont également très demandés. Ingénieurs et architectes d’infrastructure En raison de l’essor économique et du taux d’urbanisation, l’infrastructure du continent est vouée à subir des changements radicaux. Cette transformation nécessite des professionnels qualifiés.  Les ingénieurs en structure, ainsi que les architectes techniques et commerciaux sont ainsi les emplois les plus recherchés en Afrique. Ingénieurs miniers L’Afrique de l’Ouest est connue pour son grand nombre de mines. En fait, les activités extractives pour les secteurs des minéraux et de l’énergie sont principalement responsables de la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest.  En tant que tel, il est naturel que les ingénieurs miniers aient une place parmi les emplois les plus recherchés en Afrique. Leurs tâches principales incluent la planification, la sécurité des mines et leur pérennité, ainsi que la supervision des équipes d’extraction. #### Les énergies renouvelables en Afrique La contribution de l’Afrique aux émissions de gaz à effet de serre a toujours été négligeable et représente actuellement moins de 2 % du total mondial. Dans le même temps, les pays africains devraient collectivement s’engager à réduire la contribution du continent aux émissions de gaz à effet de serre de 32 % d’ici 2030, grâce à une stratégie qui sera présentée à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques avant la COP26 en novembre 2021. Contrairement à sa contribution aux émissions, les impacts du changement climatique sur l’Afrique ont été d’une gravité disproportionnée, et on craint que le continent ne porte une grande partie du fardeau du changement climatique, surtout si le monde ne parvient pas à limiter les augmentations supplémentaires des températures moyennes.  Facteurs stimulant la demande de sources d’énergie renouvelables Les impacts du changement climatique en Afrique comprendront probablement une baisse des rendements des cultures, une baisse de la productivité agricole et de la main-d’œuvre et des dommages à la santé humaine. Une augmentation de trois degrés Celsius (l’hypothèse s’il n’y a pas de changements majeurs dans les tendances sociales, économiques et technologiques mondiales) devrait réduire le produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique de 8,6 % par an après 2100. Limiter l’augmentation aux 1,5 degrés Celsius spécifiés dans l’Accord de Paris fera beaucoup moins de mal, ne réduisant le PIB que de 3,8 % par an après 2100. Voici une vidéo relatant ces faits : Le manque d’accès à l’électricité n’est que l’un des défis auxquels l’Afrique est confrontée, mais c’est l’un des obstacles les plus importants au développement socio-économique. Et la transition de l’énergie générée par les combustibles fossiles à l’énergie générée par les ressources renouvelables comporte ses propres défis. Les impacts de la pandémie de COVID-19 ont poussé les niveaux de la dette souveraine africaine à des niveaux sans précédent, au moment même où davantage d’investissements sont nécessaires pour combler le déficit énergétique et infrastructurel avec les énergies renouvelables. La justification de l’aide du monde développé est à la fois morale et pratique : morale, parce que l’industrialisation dans le monde développé a causé les dommages induits par le climat dont souffre l’Afrique ; et pratique, car l’instabilité et les conflits accrus en Afrique auront un impact sur le monde développé, en particulier l’Europe, avec une augmentation des migrations et des problèmes de sécurité qui se propageront bien au-delà de l’Afrique. Options pour les énergies renouvelables en Afrique Avec sa forte offre de ressources éoliennes, solaires, hydroélectriques et même géothermiques, l’Afrique offre un grand potentiel de déploiement et d’investissement dans les énergies renouvelables. L’amélioration de l’accès à l’électricité sur l’ensemble du continent est un objectif central de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et des plans de développement nationaux de presque toutes les nations africaines. La technologie des énergies renouvelables a un rôle crucial à jouer dans la réalisation de ces objectifs. L’hydroélectricité offre des solutions viables pour jusqu’à un tiers des nations africaines. Sur un continent où des sécheresses fréquentes et graves sévissent dans de nombreuses régions, l’utilisation des rivières pour la production d’électricité peut être controversée. Les impacts environnementaux et socio-économiques de l’inondation de vastes bassins versants atténuent également les grands projets hydroélectriques là où d’autres options viables existent. Comme avec d’autres modèles de production d’électricité centralisée, les réseaux de distribution associés aux grands projets hydroélectriques sont coûteux à la fois à construire et à entretenir. Ils représentent également des risques pour la sécurité dans certaines parties du continent où sévissent des troubles sociaux. #### Les enfants africains ont besoin d’une action contre le changement climatique maintenant C’est une histoire tristement familière. Souvent animés des meilleures intentions du monde, les adultes se réunissent pour formuler des politiques, convenir de plans d’action et élaborer des stratégies. L’avenir se décide sans consulter ceux-là mêmes qui seront les plus touchés : la relève. Selon le Centre mondial sur l’adaptation (GCA), les jeunes sont souvent exclus de la politique précisément parce que l’Afrique a le leadership politique le plus ancien. Et il en est de même avec la crise climatique. La moitié de la population africaine a moins de 20 ans et, selon l’Indice de risque climatique pour les enfants, des millions d’enfants feront face à des problèmes majeurs en raison du changement climatique. L’insécurité alimentaire concernera plus de 11 millions d’enfants africains. Le changement climatique porte atteinte aux droits des enfants à la vie, à la dignité, à la santé et à l’éducation, et augmente les risques de violence et de déplacement dus aux événements météorologiques et aux conflits liés au climat. Les pressions sur les villes africaines déjà tentaculaires vont s’aggraver à mesure que les Africains changent d’activité et abandonnent l’agriculture. Un milliard d’enfants d’ici 2050 Bien sûr, tout le monde est affecté par le changement climatique, mais les enfants et les jeunes en Afrique seront les plus durement touchés dans les décennies à venir, puisque les pires effets sont attendus principalement dans la seconde moitié de ce siècle.  Voici une vidéo montrant les effets du changement climatique : La crise climatique pourrait faire capoter cela. Au-delà des impacts directs des inondations, des sécheresses, des conflits liés à la terre et à l’eau, des déplacements et des migrations climatiques, les conséquences sur l’emploi, la productivité économique et la croissance seront importantes. Sans action significative pour réduire les émissions dans les pays riches et pour adapter les infrastructures et les politiques de développement en Afrique, des baisses du produit intérieur brut (PIB) pouvant atteindre 30 % sont prévues. Investir pour l’avenir des enfants en Afrique Les investissements dans les services essentiels pour les enfants, tels que l’éducation préscolaire et de base, la santé, la nutrition et la protection sociale – dont les générations futures récolteraient les bénéfices – risquent d’être mis de côté car les gouvernements, les donateurs internationaux et les investisseurs privés détournent des fonds vers l’adaptation et l’atténuation du changement climatique. Il y aura moins d’argent à dépenser pour les services éducatifs, sociaux et de santé : le résultat sera une baisse de la productivité, une baisse des revenus et une augmentation de la pauvreté. Une étude récente estime que le groupe d’âge actuel des 5 à 14 ans, qui s’attendrait à atteindre sa période de revenus maximale prévue vers 2045, peut plutôt anticiper une baisse de la croissance des revenus pouvant atteindre 80 % par rapport à aujourd’hui. Cette perte de revenu à long terme affectera considérablement leur avenir et celui de leurs enfants. #### Les entrepreneurs sénégalais au service de leurs concitoyens Le Sénégal est une terre pleine de talents dont les initiatives entrepreneuriales sont essentielles au développement économique du pays. Et de plus en plus d’entrepreneurs sont conscients de leur rôle dans la croissance du Sénégal. Parmi ces personnalités marquantes figurent Khadim Bâ. Il est un entrepreneur bien connu du secteur industriel et un homme d’affaires soucieux de l’avenir de ses concitoyens. Le destin atypique de ce jeune homme d’affaires est souvent lié à son pays d’origine, qu’il n’a jamais vraiment quitté et pour lequel il éprouve un attachement particulier. Une entreprise familiale exemplaire Si Khadim Bâ est si à l’aise avec le monde des affaires, c’est sans doute parce qu’il est issu d’une famille passionnée par l’entrepreneuriat. Pour comprendre cela, il suffit de revenir sur les initiatives d’investissement entreprises par son grand-père maternel. D’ailleurs, Idrissa Gueye est considéré comme l’un des premiers Sénégalais à s’être activement engagé dans ce domaine. Selon Khadim Bâ, il s’est également avéré un véritable mentor lorsqu’il a présidé la Chambre de commerce de Kaolack. Voici une vidéo présentant le projet de Khadim Bâ : C’est dans cet environnement familial stimulant que le jeune homme d’affaires a entrepris très rapidement des études à l’étranger. Il s’est d’abord rendu à Paris pour poursuivre des études en administration des affaires. Il est ensuite parti au Canada, où il s’est spécialisé pendant quatre ans en gestion pétrolière et gazière au prestigieux HEC Montréal. C’est précisément au cours de ses années de formation que Khadim Bâ a songé sérieusement à retourner dans son pays et à appliquer ses nouvelles compétences au développement économique du Sénégal. Tirer profit de ses compétences pour aider le Sénégal Durant ses années d’études dans le domaine des hydrocarbures, Khadim Bâ a pensé à renforcer le rayonnement de Dakar sur le plan économique. Le jeune diplômé a souhaité développer les capacités de raffinage du pays et améliorer les synergies entre les différents acteurs du monde de l’entreprise. Grâce à ses projets, le Sénégal est devenu un pays pétrolier entre 2014 et 2016. Khadim Bâ a repris la Compagnie Ouest Africaine de Crédit-bail, plus connue sous le nom de Locafrique en 2010. PDG à seulement 25 ans, il met tout en œuvre afin de redresser l’entreprise alors en faillite. 10 ans plus tard, la société devient la première institution financière à vocation bancaire au Sénégal. Une vision de demain pour aller à la rencontre des plus démunis Après plusieurs succès dans le secteur de l’énergie, Khadim Bâ s’engage à donner du sens à chacune de ses actions au service de la population. Il a mené par la suite plusieurs actions caritatives et humanitaires, notamment auprès du centre médico-social Keur Jambar Yi. Dans la lutte acharnée contre le COVID-19, Khadim Bâ s’est aussi illustré en répondant favorablement à l’appel lancé par l’Union africaine. Aujourd’hui, le destin personnel et professionnel de Khadim Bâ se joue dans son pays d’origine. Malgré le fait qu’il ne puisse pas être présent en raison de la pandémie, l’entrepreneur et père de quatre enfants encourage les initiatives individuelles à se manifester directement sur son blog. Cela a pour objectif d’inciter les innovateurs et les entrepreneurs à développer leur projet. #### Les États-Unis et l’Afrique : comment la politique commerciale américaine redessine les économies du continent La politique commerciale des États-Unis exerce une influence majeure sur l’économie mondiale, y compris sur les pays africains. Les orientations prises par Washington en matière de tarifs douaniers, d’accords préférentiels ou de restrictions commerciales bouleversent les équilibres économiques locaux. Pour l’Afrique, ce contexte international complexe représente à la fois des défis considérables et des opportunités de transformation. Entre dépendance aux marchés extérieurs, nécessité de diversification et essor des initiatives régionales, l’impact de la politique commerciale américaine mérite une analyse approfondie. Une relation commerciale marquée par l’incertitude et la dépendance Depuis plusieurs décennies, les États-Unis ont mis en place des dispositifs visant à faciliter l’accès de certains produits africains à leur marché, comme l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Ce programme a permis à de nombreux pays africains d’exporter en franchise de droits, favorisant ainsi la croissance de secteurs industriels et agricoles. Cependant, les changements récents dans la politique commerciale américaine, notamment l’introduction de tarifs supplémentaires et la remise en question de certains avantages, ont plongé les économies africaines dans l’incertitude. Cette incertitude pèse sur la planification des entreprises africaines et sur les investissements étrangers. Les exportateurs doivent désormais composer avec un environnement commercial plus instable, où les règles peuvent évoluer rapidement et sans préavis. Cette situation accentue la dépendance structurelle de certains pays africains vis-à-vis du marché américain, tout en mettant en lumière la nécessité de trouver des alternatives. Des secteurs économiques en première ligne face aux décisions américaines Certains secteurs africains sont particulièrement sensibles aux fluctuations de la politique commerciale américaine. C’est le cas du textile, de l’agriculture, de l’automobile ou encore de l’énergie. Les entreprises de ces secteurs, qui exportent une part importante de leur production vers les États-Unis, subissent de plein fouet la hausse des tarifs douaniers ou la suspension d’accords préférentiels. Ces mesures peuvent entraîner une baisse de compétitivité, une réduction des marges et, dans certains cas, des fermetures d’usines ou des pertes d’emplois. Les entreprises américaines implantées en Afrique ne sont pas épargnées. Elles doivent adapter leurs stratégies logistiques et commerciales pour faire face à ces nouvelles contraintes. L’ensemble de l’écosystème économique africain se retrouve ainsi fragilisé par les décisions prises à Washington. Des répercussions économiques qui dépassent le court terme À court terme, la politique commerciale américaine a un impact direct sur les coûts d’exportation et la compétitivité des produits africains. L’augmentation des tarifs douaniers réduit la rentabilité des exportations, ce qui peut entraîner une baisse des recettes publiques et une moindre capacité d’investissement. Dans un contexte où de nombreux pays africains dépendent encore largement des exportations de matières premières, ce phénomène risque de freiner la croissance économique. À plus long terme, cette situation pourrait accélérer la diversification des partenariats économiques africains. Confrontés à l’instabilité du marché américain, de nombreux pays cherchent à renforcer leurs échanges avec l’Europe, la Chine, le Moyen-Orient ou l’Asie émergente. Cette diversification des débouchés commerciaux est essentielle pour renforcer la résilience des économies africaines. La diversification et l’intégration régionale comme leviers de résilience Face aux incertitudes liées à la politique commerciale américaine, l’Afrique cherche de plus en plus à réduire sa dépendance extérieure en développant ses échanges intracontinentaux. La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) témoigne de cette volonté d’intégration régionale. En favorisant les échanges entre pays africains, ce projet vise à créer un marché intérieur dynamique, capable d’atténuer l’impact des chocs commerciaux extérieurs. La diversification des marchés d’exportation et la valorisation des ressources locales sont également au cœur de cette stratégie. Les pays africains investissent dans la transformation industrielle, la modernisation des infrastructures et le soutien aux petites et moyennes entreprises. Ces initiatives sont essentielles pour renforcer la compétitivité des produits africains et réduire la vulnérabilité aux décisions prises par les grandes puissances commerciales. Vers une Afrique plus autonome et innovante La politique commerciale américaine, bien qu’elle représente un défi majeur, peut aussi être perçue comme une opportunité de transformation pour l’Afrique. En s’appuyant sur sa démographie dynamique, ses ressources naturelles et son potentiel d’innovation, le continent peut accélérer sa transition vers une économie plus autonome et diversifiée. Les initiatives visant à renforcer l’intégration régionale, à moderniser les infrastructures et à valoriser les compétences locales sont autant de leviers pour construire une Afrique résiliente. Cette transition, bien que complexe, ouvre la voie à une nouvelle ère de prospérité partagée. En transformant les défis commerciaux en opportunités, l’Afrique peut s’affirmer comme un acteur clé de l’économie mondiale de demain. #### Les faits marquants concernant l’Afrique du Sud L’Afrique du Sud fait face aujourd’hui à de nombreux changements. Voici ce qui se passe et affecte l’Afrique du Sud aujourd’hui. Le coronavirus Les infections mondiales au Covid-19 ont atteint 112,65 millions de personnes confirmées, le nombre de morts atteignant 2,5 millions. En Afrique du Sud, il y a eu 998 nouveaux cas, portant le total signalé à 1 505 586. Les décès ont atteint 49 413 (soit une augmentation quotidienne de 263), tandis que les récupérations ont grimpé à 1 419 459, laissant le pays avec un solde de 36 714 cas actifs. 32 315 agents de santé ont été vaccinés dans le cadre du déploiement. Voici une vidéo en anglais montrant le danger de la variante sud-africaine : Budget Le ministre des Finances Tito Mboweni présentera le budget 2021 cet après-midi à 14h00. Les analystes et les économistes n’espèrent pas de progrès significatifs dans le redressement de l’économie sud-africaine, compte tenu des contraintes budgétaires strictes et du peu de marge de manœuvre du côté des recettes et des dépenses du bilan. Les partis d’opposition ont appelé le gouvernement à éviter d’accumuler plus d’impôts sur les personnes déjà gravement sous la pression de la pandémie, tout en cherchant plus de clarté sur les coûts liés au déploiement du vaccin. Liens étroits Deux personnes proches du ministre de la Santé, le Dr Zweli Mkhize, auraient bénéficié de contrats Covid-19 avec le département de la santé, pour un total de 82 millions de rands. Les gens, l’ancien porte-parole du ministre et son ancien secrétaire privé, sont impliqués dans une entreprise qui traite des contrats de communication avec le ministère, où les tâches, les responsabilités et les résultats exacts sont inconnus. Le département a nié les conflits d’intérêts, l’une des personnes a nié toute corruption – mais les contrats font l’objet d’une enquête plus approfondie. Tendance inquiétante Alors que la ministre de l’Éducation, Angie Motshekga, a exprimé son soulagement face à une baisse de seulement  5,1 points de pourcentage du taux de réussite scolaire du pays, les analystes n’ont pas été aussi gentils, affirmant que ce sont de mauvaises nouvelles pour le pays, quelle que soit la manière dont vous essayez de le faire. Un accent particulier a été mis sur les mathématiques et les sciences, matières nécessaires pour approfondir les études dans les domaines des STEM, qui sont très demandés dans le pays. Les tendances montrent une baisse continue des résultats pour ces matières, avec moins d’apprenants choisissant de les prendre entièrement. Copier le chat Au moins un témoin de capture d’État suit maintenant l’exemple de l’ancien président Jacob Zuma en défiant la commission, refusant de comparaître pour témoigner. Un homme d’affaires a été accusé d’avoir indûment bénéficié à hauteur de milliards de dollars de Prasa, mais a maintenant refusé de comparaître devant la commission. Il aurait cité des raisons identiques à celles avancées par Zuma, qui viole ouvertement une décision de la Cour constitutionnelle de comparaître devant la commission. Marchés Tous les yeux sont peut-être rivés sur le ministre des Finances Mboweni aujourd’hui alors qu’il prend la tâche de prononcer le discours sur le budget national, mais le témoignage du président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, hier soir, a exercé une nouvelle pression sur le dollar. C’est calme sur le front des données aujourd’hui, les États-Unis publiant de nouvelles ventes de maisons. #### Les femmes doivent être incluses dans la médiation des conflits en Somalie Le 30 juin, une annonce très attendue a finalement confirmé le calendrier des prochaines élections législatives et présidentielles en Somalie qui doivent avoir lieu entre juillet et octobre de cette année. Cette annonce intervient après des mois de désaccords entre le gouvernement et les principales figures de l’opposition. Les élections législatives et présidentielles devaient avoir lieu à l’automne dernier, mais les difficultés à parvenir à un consensus sur les modalités et le calendrier des élections ont entraîné des retards importants. Le conflit a pris une tournure brutale en février lorsque le président sortant Mohamed Abdullahi Mohamed, « Farmaajo », a demandé l’approbation du Parlement pour prolonger son mandat. En avril, des affrontements armés entre les forces gouvernementales et des groupes armés fidèles à différentes figures de l’opposition se sont répandus dans certaines parties de Mogadiscio, la capitale fédérale. Une menace pour les droits et la sécurité des femmes Ces développements rappellent tristement les périodes tragiques du début des années 90, lorsque d’innombrables femmes et filles ont été ciblées, agressées sexuellement et dépossédées de leurs foyers. Voici une vidéo en anglais parlant de la situation dans le pays : Alors que le conflit s’intensifiait à Mogadiscio fin avril, de plus en plus de femmes ont fui les quartiers de la capitale par crainte d’agressions sexuelles ciblées ou aveugles. Mogadiscio accueille déjà un grand nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) de tout le pays, dont beaucoup vivent dans des conditions pour la plupart dangereuses, d’exploitation et insalubres, qui n’ont été qu’aggravées par la pandémie de COVID-19. Les femmes et les filles vivant dans les camps de déplacés internes courent un risque plus élevé de subir des violences sexuelles. Les conflits qui commencent à Mogadiscio sont connus pour se diffuser rapidement et les forces de police et de sécurité dans les différents États membres ont tendance à être impliquées dans les conflits politiques. Les femmes des États fédéraux voisins peuvent déjà être plus exposées à la violence sexuelle et sexiste. Les femmes somaliennes en tant que médiatrices Les femmes somaliennes ont une histoire d’inclusion dans les efforts de médiation. Non seulement ils ont joué ce rôle dans le cadre de la tradition somalienne, mais aussi dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda d’ONU Femmes, Paix et Sécurité (WPS). L’agenda FPS est né d’un ensemble de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies ayant pour objectif d’améliorer la participation des femmes dans les processus de médiation. Ces normes peuvent avoir des origines internationales, mais elles ont été supplantées par des décennies de reproduction par les femmes et les hommes somaliens. La Somalie a été l’un des premiers à adopter et a servi de site expérimental clé pour ce cadre, avec des Somaliens de différents horizons s’engageant de manière continue et dynamique avec les piliers clés de l’agenda depuis 2002. Même avant cela, en 2000, alors que les acteurs féministes internationaux de la société civile étaient toujours en train de faire pression pour que le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 1325, qui allait devenir le fondement de l’agenda FPS, des hommes et des femmes somaliens ont pris une décision historique d’inclure les femmes dans le processus de paix national somalien à Djibouti. #### Les footballeurs africains les plus riches Le football est une source majeure de divertissement à travers le monde, en fait rien n’unifie plus les gens que le football et la musique, et maintenant la musique est généralement utilisée dans le football. Ainsi, faire du Football le sport le plus fédérateur au monde, et comme je le disais plus haut une source majeure de divertissement et de joie. Le football est encore plus amusant lorsque votre club ou votre compatriote se porte bien, et cela semble être le cas sur tous les continents. L’Afrique se vante de l’un des plus grands exportateurs et des meilleurs footballeurs au monde aujourd’hui. C’est une joie pour les habitants du continent et aussi pour les familles de ces footballeurs compte tenu de la nature lucrative du football qui paie ses travailleurs par semaine. Il n’est pas étonnant que le football soit assimilé à des rituels légitimes, car il est vraiment lucratif, surtout lorsque vous êtes au sommet de votre art ou que vous êtes dans un club de haut niveau. Pierre-Emerick Aubameyang Aubameyang est un international gabonais et capitaine de l’équipe nationale du Gabon qui joue actuellement pour le FC Barcelone d’Espagne en club. Aubameyang était auparavant le joueur africain le mieux payé au monde dans son ancien club d’Arsenal, où il empochait 350 000 euros par semaine. Mais il a subi une réduction de salaire pour rejoindre son nouveau club de Barcelone en raison de leur plafond salarial limité en Liga. Néanmoins, Aubameyang reste l’un des footballeurs les plus riches du continent. Voici une vidéo relatant ces faits : https://www.youtube.com/watch?v=jadWoQj4IgQ Aubameyang est bien connu pour son style de vie élégant, ses voitures flashy, ses vêtements de marque, ses maisons luxueuses et sa valeur nette estimée à 50 millions d’euros. Ainsi, faisant de lui l’un des footballeurs les plus riches d’Afrique. Mohammed Salah Mohammed Hamed Salah surnommé affectueusement le roi égyptien est le capitaine de l’équipe nationale égyptienne et une superstar de son club professionnel ; Liverpool FC d’Angleterre. Salah est bien connu pour son rythme, sa technique et ses prouesses en matière de buts, ce qui lui a valu une place parmi les meilleurs joueurs du monde. Salah n’est pas trop connu pour sa richesse, mais il est l’un des footballeurs africains les plus riches car il a une valeur nette estimée à 60 millions d’euros, grâce à son contrat de football, à de nombreux accords de parrainage et à des investissements. Sadio Mane Sadio Mane est un international sénégalais qui exerce son métier pour le club de football de Liverpool. Il est actuellement sous contrat avec Liverpool pour un salaire estimé à 5,2 millions d’euros par an, et il a une valeur nette estimée à 26 millions d’euros, ce qui fait de lui l’un des joueurs les plus riches du continent. Odion Ighalo Odion Jude Ighalo est un international nigérian qui exerce actuellement son métier pour Al Shabab FC en Arabie saoudite. Il a déjà joué pour Manchester United, Watford, Udinese et Shanghai Shenhua en Chine où il gagnait 350 000 euros par semaine. Sa valeur nette est de 27 millions d’euros grâce au salaire lucratif qu’il a accumulé, à ses nombreuses entreprises, investissements et avenants. #### Les groupes de réflexion à l’origine d’un changement politique au Nigeria Dans un monde en proie à une myriade de défis économiques, sociaux et politiques, les groupes de réflexion servent de pont entre les décideurs et les chercheurs. Un groupe de réflexion est un groupe d’experts qui fournit des recherches factuelles et des conseils sur des problèmes socio-économiques spécifiques. La plupart sont des organisations non gouvernementales, mais certaines sont des agences gouvernementales semi-autonomes, des entreprises ou des partis politiques. Les groupes de réflexion sont souvent financés par des particuliers, des entreprises ou des subventions gouvernementales. Ils favorisent des dialogues de haut niveau avec les parties prenantes, publient des articles ou des projets de loi utilisés par les gouvernements ou les entités privées pour atteindre leurs objectifs. Le Groupe du sommet économique nigérian (NESG) Le NESG est le principal groupe de réflexion et de plaidoyer politique dirigé par le secteur privé du Nigeria. Il a été créé en 1993 en tant qu’institution de recherche de premier ordre pour aider les parties prenantes des secteurs public et privé à exécuter des politiques, à articuler des programmes et à dialoguer sur l’avenir de l’économie nigériane. Voici les analyses apportées par ce groupe en anglais : De 1996 à ce jour, NESG a organisé avec succès 26 sommets économiques, son événement phare s’est concentré sur le démantèlement des piliers de la corruption, l’encouragement de la croissance et du développement durables et l’alignement du programme de développement local sur les objectifs de développement durable des Nations Unies. Institut nigérian de recherche sociale et économique (NISER) NISER a été créé à Ibadan en 1960, où il est actuellement basé. En 2006, le gouvernement fédéral a fusionné le National Manpower Board (NMB) avec le NISER et a placé l’Institut sous la tutelle de la National Planning Commission (NPC). En 2020, NISER a développé sa série de webinaires en partenariat avec le Partenariat britannique pour l’engagement, la réforme et l’apprentissage (PERL) financé par le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement. Il tire parti de cette série pour s’appuyer sur l’expertise des universités, du gouvernement, de la société civile et du secteur privé pour proposer des solutions aux défis socio-économiques complexes qui affectent le Nigéria. Institut national d’études politiques et stratégiques (NIPSS) Le NIPSS a été créé à Kuru, dans l’État du Plateau, en 1979. L’objectif principal de l’Institut est de former des technocrates de haut niveau pour conduire la mise en œuvre d’initiatives politiques innovantes essentielles au développement national. L’Institut est un centre de formation pour les bureaucrates, les dirigeants du secteur privé et les hauts fonctionnaires. Ils échangent sur les grands enjeux de société, notamment en ce qui concerne le Nigeria et l’Afrique dans le contexte d’un monde dynamique. Le NIPSS propose des cours pour cadres supérieurs en politique et en leadership, ainsi qu’un cours stratégique pour la responsabilité de commandement. Le Centre pour le développement et la démocratie En 1997, le Centre pour la démocratie et le développement (CDD) a été créé au Royaume-Uni en tant qu’organisation de recherche et de plaidoyer à but non lucratif. Le CDD est basé à Abuja, où il façonne l’opinion mondiale et fournit des ressources pour relever les défis qui entravent le développement démocratique en Afrique de l’Ouest. Le Centre fait avancer ses objectifs à travers ses programmes nationaux et régionaux sur la gouvernance démocratique et le développement centré sur les personnes. #### Les impacts économiques du Covid-19 au Ghana Alors que les économies de la plupart des pays ont subi des impacts économiques négatifs en raison de la pandémie mondiale, chaque pays est touché de manière unique à sa situation. Malheureusement, les impacts économiques du COVID-19 au Ghana ont été sévères. En raison de la nature de son économie, une grande partie de la population ghanéenne a été plongée dans la pauvreté à cause de la pandémie. Impacts économiques Situé dans un coin côtier de l’Afrique de l’Ouest, le Ghana abrite environ 30 millions de personnes. L’Afrique dans son ensemble devrait connaître une réduction du PIB de 3,2 % à 1,8 % en raison de COVID-19. Le Ghana fait un plongeon plus net, passant de 6,2 % à 2,8 % attendu. Avec une économie de marché principalement alimentée par le commerce international et les importations, les perturbations du commerce mondial et des chaînes d’approvisionnement ont un impact significatif sur l’économie du Ghana. Voici une vidéo en anglais montrant la vie des gens au Ghana : La réduction du commerce et des réserves se répercute sur des réductions des recettes publiques et une augmentation du chômage alors même que le pays encourt l’augmentation des dépenses et des coûts d’endettement de la pandémie. La nature ouverte de l’économie du Ghana l’a rendu particulièrement vulnérable aux volatilités économiques mondiales. En interne, l’agriculture est un secteur crucial qui fournit environ 90 % des besoins alimentaires du Ghana. Il est également à forte intensité de main-d’œuvre. La production et la distribution ont été affectées par la réduction de la main-d’œuvre pendant les conditions de verrouillage et les déplacements restreints, tandis que les consommateurs ont dépensé plus pour les soins de santé que pour la nourriture. Collectivement, ces divers facteurs ont causé des ralentissements importants dans ce secteur économique. La manufacture représente un autre secteur primaire impacté négativement étant donné sa dépendance à l’égard des importations de matières premières, une chaîne d’approvisionnement fortement perturbée comme indiqué précédemment. Les impacts économiques dans le secteur des services tels que le tourisme, les hôtels, les restaurants, les télécommunications et l’éducation ont également été importants compte tenu des restrictions de voyage internes et externes et des exigences de distanciation physique. Impacts sur le niveau de vie Des études basées sur des enquêtes de population mettent en lumière les impacts du ralentissement économique de 2020, qui a le plus touché les individus et les familles. La crise du COVID-19 a le plus d’impact sur les personnes vivant au seuil de la pauvreté. La moitié des régions du Ghana ont des taux de pauvreté supérieurs à la moyenne nationale. Le ralentissement économique de 2020 enracine plus profondément la pauvreté dans des zones déjà embourbées dans la pénurie. Avec les pays d’Afrique subsaharienne, le Ghana est l’une des régions les plus pauvres du monde, luttant même avant la crise du COVID-19 pour atteindre les objectifs des ODD. La pandémie a repoussé le pays dans ses objectifs d’élimination de la pauvreté jusqu’à sept ans. Les revenus perdus, l’emploi, l’accès aux soins de santé et à la nourriture ont un impact sur les familles. L’étude Cogent montre que près de 58% des personnes ont eu des privations alimentaires périodiques pendant la pandémie. Dans le même temps, plus de la moitié des personnes interrogées ont signalé des difficultés d’accès à l’eau potable à différents moments au cours de cette période. L’enquête montre également des difficultés accrues d’accès au carburant, aux médicaments et aux revenus en espèces pendant COVID-19 par rapport aux périodes précédentes. #### Les indispensables pour voyager à Madagascar Madagascar est la destination parfaite pour les amoureux de la nature. Il est important de faire ses valises intelligemment pour Madagascar : limitez vos bagages à 15 kg et utilisez des sacs souples. N’oubliez pas que les vêtements supplémentaires finiront par devenir un fardeau car la plupart de votre temps est passé à l’extérieur à explorer le terrain sauvage. Guide de conversation en malgache Apprenez les mots malgaches essentiels avant votre voyage ou pendant le temps dont vous disposez dans l’avion. Le malgache est une langue difficile à parler, mais apprendre des mots simples comme bonjour, au revoir et merci vous facilitera la communication avec les habitants. Voici des conseils utiles en vidéo : Veste de pluie L’un de nos récents clients à Madagascar a mentionné ce conseil précieux : « Lorsque j’étais à Madagascar en mai, les hautes terres étaient assez froides. La toison est une bonne idée. Une veste imperméable est indispensable si vous prévoyez de randonner dans les parcs nationaux. Sinon, un poncho de pluie normal fera l’affaire. Vêtements chauds Selon la période de l’année, Madagascar peut être assez froid. Il fait chaud et orageux entre novembre et avril ; il fait frais et venteux entre mai et octobre. N’oubliez pas que les zones montagneuses comme Antananarivo sont plus froides la nuit. Juste pour être sûr : incluez une veste légère ou un pull dans vos bagages. Petite monnaie Cela semble fou, mais ce n’est pas le cas ! Avec autant d’endroits différents à visiter et d’activités à faire, les pièces seront utiles pour donner un pourboire aux habitants ou payer pour des activités. Vous pouvez monter sur un boutre, faire une visite communautaire ou faire du shopping dans un marché. Soyez prêt pour chaque activité imprévisible. Curiosité Bien que ce ne soit pas une chose physique, la curiosité pour l’exploration culturelle est quelque chose que vous devez apporter ! Les Malgaches ont une histoire et une culture intéressantes et riches. Leurs coutumes sont différentes de la norme et de celle de la société occidentale. Cela fait de Madagascar une destination idéale pour ceux qui aiment découvrir de nouvelles cultures et de l’histoire. Appareil photo numérique Il n’est pas surprenant qu’un appareil photo ou des jumelles soient un élément indispensable pour les nombreux animaux endémiques tels que les lémuriens, les caméléons et les espèces d’oiseaux ! Ensuite, il y a les paysages épiques des îles de Nosy Be et Sainte Marie, ainsi que les parcs nationaux du parc national d’Andasibe, du parc national de l’Isalo et du parc national du lac Tsimanampetsotsa. Chargeur solaire Non seulement ils sont économiques et respectueux de l’environnement, mais un chargeur solaire peut être utile pour votre appareil photo et vos batteries lorsque vous voyagez. Il est également utile d’apporter une carte mémoire de rechange et des piles pour votre appareil photo. Bouteilles d’eau Voyager dans un climat chaud peut déshydrater le corps. Assurez-vous de ne boire que de l’eau importée et sans danger. Il est également bon d’emporter de la poudre réhydratée avec vous lors de randonnées ou de sorties en kayak. #### Les initiatives de l’Afrique pour le développement durable L’Afrique, en tant que continent, a pris des mesures importantes pour promouvoir le développement durable et protéger l’environnement. Les initiatives mises en place par l’Afrique ont pour objectif de transformer l’économie du continent, de lutter contre la pauvreté et de préserver les ressources naturelles. Parmi les initiatives, il y a l’Agenda 2063 de l’Union africaine, les Objectifs de développement durable de l’ONU, la Grande muraille verte, l’Initiative pour l’énergie renouvelable, le Programme de l’Union africaine pour l’eau, le Programme de l’Union africaine pour la santé et l’Initiative de l’Union africaine sur la migration. Ces initiatives témoignent de l’engagement de l’Afrique en faveur du développement durable et de l’amélioration de la qualité de vie des Africains. Dans cette réponse, nous allons explorer en détail certaines de ces initiatives. Agenda 2063 de l’Union africaine L’Agenda 2063 de l’Union africaine est un plan à long terme qui vise à transformer l’Afrique en une économie prospère et développée, tout en préservant ses ressources naturelles. L’Agenda 2063 est basé sur les aspirations et les priorités des peuples africains et cherche à construire un avenir prospère pour les générations futures. Il est axé sur trois piliers principaux : l’unité, la prospérité et la paix. Voici une vidéo relatant ces faits : Le pilier de l’unité vise à renforcer l’unité et la solidarité entre les peuples africains et à promouvoir l’intégration régionale, économique et politique. Le pilier de la prospérité vise à transformer l’économie africaine en une économie compétitive, diversifiée et axée sur la technologie. Il cherche également à améliorer les conditions de vie des Africains en assurant un accès universel à l’éducation, à la santé, à l’eau, à l’assainissement, à l’énergie et à d’autres services sociaux de base. Le pilier de la paix vise à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique en renforçant les capacités de prévention et de résolution des conflits, en promouvant les droits de l’homme et la bonne gouvernance, et en renforçant les mécanismes de coopération régionale et internationale. Objectifs de développement durable de l’ONU Les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU sont un ensemble de 17 objectifs mondiaux qui ont été adoptés en 2015 par les États membres de l’Organisation des Nations unies. Les ODD ont pour objectif de combattre la pauvreté, d’assurer la prospérité et à protéger la planète d’ici 2030. Les ODD sont un appel mondial à l’action pour lutter contre les défis mondiaux tels que la pauvreté, le changement climatique, l’injustice sociale et la discrimination. L’Afrique, en tant que continent, s’est engagée à atteindre les ODD en mettant en place des initiatives de développement durable dans divers domaines tels que l’éducation, la santé, la sécurité alimentaire, l’énergie, l’eau et l’assainissement. Par exemple, les pays africains ont mis en place des programmes pour augmenter l’accès à l’éducation primaire et secondaire, améliorer la santé maternelle et infantile, accroître l’accès à l’eau potable et à l’assainissement et développer les énergies renouvelables. #### Les investissements dans l’iGaming : qui injecte des milliards dans les jeux d’argent en ligne Chaque génération découvre un nouveau territoire d’investissement. Le XIXe siècle a vu l’essor des chemins de fer, le XXe siècle celui du pétrole et de l’acier, et le XXIe siècle connaît celui du divertissement numérique. Parmi les secteurs les plus dynamiques figure l’iGaming — une industrie autrefois marginale, aujourd’hui alimentée par des milliards de capitaux. Derrière les lumières des casinos en ligne se cache un écosystème d’investisseurs, de fonds et de grands groupes qui se positionnent sur un futur où le jeu en ligne n’est pas seulement un loisir mais une véritable économie. Des plateformes comme Legiano Casino incarnent l’ampleur et l’ambition de cette transformation. Le private equity et l’attrait de marges élevées Les fonds de private equity ont été parmi les premiers à miser massivement sur l’iGaming. Séduits par des marges élevées et des revenus récurrents, ils ont vu dans les casinos en ligne un parallèle avec les grandes plateformes technologiques : des entreprises numériques à portée mondiale, à l’infrastructure évolutive et aux coûts physiques minimes. Contrairement à l’hôtellerie ou au commerce traditionnel, un casino en ligne fonctionne presque entièrement dans le cloud. Cette scalabilité se traduit en efficacité, et cette efficacité en profits. Les investisseurs savent qu’un opérateur bien géré peut s’étendre à travers différentes juridictions à une vitesse qu’aucun établissement terrestre ne pourrait égaler. Pour beaucoup, Legiano Casino illustre le type de marque agile capable de prospérer dans ce modèle. Les sociétés cotées et la consolidation du marché Sur les bourses de Londres à New York, les groupes de jeux cotés en bourse sont devenus les visages les plus visibles du secteur. Ils attirent non seulement les investisseurs institutionnels mais mènent aussi la consolidation du marché, en rachetant des opérateurs plus petits et des fournisseurs technologiques pour asseoir leur domination. La stratégie est claire : bâtir des écosystèmes, pas seulement des plateformes. En contrôlant des studios de contenu, des prestataires de paiement et des réseaux d’affiliation, ces géants maîtrisent toute la chaîne de valeur, de la production à la promotion. Leurs acquisitions redéfinissent les valorisations et imposent des tendances que les acteurs plus modestes suivent. Le capital-risque et l’innovation des start-up Alors que le private equity et les groupes cotés visent la taille, le capital-risque mise sur la disruption. Des start-up de l’iGaming attirent des financements VC pour des innovations allant des paris basés sur la blockchain aux jeux conçus par intelligence artificielle. Ces investissements sont plus risqués mais promettent des retours exponentiels. Une start-up qui invente une mécanique inédite ou une solution de paiement révolutionnaire peut séduire des millions d’utilisateurs en quelques mois. Pour les VCs, l’objectif n’est pas la stabilité mais la croissance fulgurante. Leur rôle garantit que l’industrie ne s’enlise pas dans la seule logique de consolidation mais continue d’évoluer par l’expérimentation. Les géants de la tech et la diversification stratégique Au-delà des financiers, les grands groupes technologiques s’intéressent de plus en plus à l’iGaming. Pour eux, le jeu en ligne est non seulement rentable mais aussi stratégiquement aligné avec leurs écosystèmes. Les fournisseurs de cloud voient les casinos comme des clients pour leurs infrastructures évolutives, tandis que les acteurs du paiement y trouvent un terrain idéal pour gérer des volumes importants de transactions transfrontalières. Certains investissent directement dans des entreprises iGaming, d’autres créent des partenariats qui brouillent la frontière entre jeu vidéo et jeu d’argent. Ces rapprochements annoncent un futur où l’iGaming ne sera plus un secteur isolé mais intégré au vaste univers du divertissement numérique. États et fonds souverains L’investissement dans l’iGaming ne se limite pas aux acteurs privés. Dans certains marchés régulés, les États et fonds souverains considèrent le secteur comme une source de recettes fiscales et un outil de diversification économique. En prenant des participations dans des opérateurs licenciés ou dans des projets d’infrastructure, ils alignent les finances publiques avec la croissance du jeu numérique. Ce phénomène est particulièrement visible dans les pays où la régulation apporte stabilité et légitimité. Ici, l’investissement n’est plus spéculatif mais stratégique, avec des gouvernements qui se placent comme acteurs à part entière du futur du divertissement. Le rôle clé de la régulation Aucun investissement ne prospère sans confiance, et dans l’iGaming, cette confiance dépend de la régulation. Les investisseurs privilégient les juridictions aux règles claires, aux autorités fiables et aux régimes fiscaux transparents. La différence entre un marché gris et un marché régulé détermine souvent si des milliards affluent ou restent à l’écart. Pour les investisseurs, la régulation réduit le risque. Pour les opérateurs, elle ouvre l’accès au capital institutionnel. C’est ainsi que certains pays deviennent des hubs d’investissement iGaming tandis que d’autres restent périphériques malgré une forte demande des joueurs. Legiano Casino, opérant dans des cadres réglementés fiables, illustre comment la régulation attire la confiance et les capitaux. Études de cas : investissements en action On peut citer la vague de fusions en Europe, où de grands opérateurs unissent leurs forces pour créer des géants transfrontaliers, ou encore la montée de casinos blockchain en Asie, financés par du capital-risque qui cherche une double exposition à la crypto et au jeu en ligne. Legiano Casino s’inscrit dans cet écosystème mondial d’investissement, incarnant la manière dont les flux de capitaux façonnent directement l’expérience des joueurs. Sa plateforme est le résultat non seulement du travail de développeurs mais aussi de la confiance d’investisseurs misant sur la croissance durable du jeu numérique. L’iGaming comme économie culturelle Au-delà des retours financiers, les investisseurs comprennent que l’iGaming appartient à l’économie culturelle. Il se croise avec le streaming, l’e-sport et le jeu mobile, des secteurs qui mobilisent déjà des millions d’utilisateurs. Miser sur l’iGaming, c’est miser sur une culture de l’interaction numérique, de la compétition et du divertissement. Des plateformes comme Legiano Casino en sont la preuve : les casinos en ligne ne sont pas des entités isolées mais des nœuds d’un réseau plus large de loisirs et de commerce digitaux. Les milliards qui s’y investissent façonnent non seulement leur avenir, mais aussi celui du divertissement dans son ensemble. #### Les jeux d’argent en Afrique : une hausse exponentielle grâce aux célébrités Avec une population très jeune et dynamique, l’Afrique est en train de devenir un hotspot majeur pour les paris sportifs et les jeux d’argent en ligne. D’une industrie de 3 milliards d’euros de revenus en 2021, le jeu en Afrique devrait générer plus de 5,6 milliards d’euros d’ici 2030, soit une croissance de 6,99 % par an. Traditionnellement, l’Europe est en tête du monde en termes d’industrie légale des jeux d’argent et de paris sportifs, dirigée par des pays comme le Royaume-Uni. Il n’est pas surprenant que certaines des plus grandes sociétés de jeu d’argent au monde soient britanniques. Et maintenant, bon nombre de ces entreprises ont d’importants investissements dans les principaux points chauds du jeu en Afrique, des pays comme le Kenya, le Ghana, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Dans bon nombre de ces marchés, les sociétés de paris tirent profit de l’influence des célébrités. Le casino en ligne utilise les célébrités pour promouvoir leurs produits. Afrique du Sud La nation arc-en-ciel est l’un des marchés de jeu d’argent les plus importants et les plus riches d’Afrique. Les lieux axés sur le tourisme regorgent de casinos de villégiature incroyables, et le pays propose également des paris sportifs légaux pour les locaux. Le jeu en ligne, même s’il n’est pas légal à l’intérieur des frontières du pays, est aussi extrêmement populaire en raison des casinos offshore. Étant donné que les paris sportifs sont la principale activité de jeu légale en Afrique du Sud, vous trouverez de nombreuses célébrités font l’éloge de cette activité. Tendai Mtawarira est un vainqueur de la Coupe du monde de rugby avec l’équipe nationale sud-africain, les Springboks. Surnommée « la bête », cette superstar a approuvé une société de paris sud-africaine. Un autre ambassadeur de la marque pour la même entreprise est Phumudzo Manenzhe, une légende du football sud-africain du club Orlando Pirates. Nigeria Avec une population très fan de sport, le Nigeria est une terre fertile pour la croissance des paris sportifs. Alors que les réglementations sont quelque peu irrégulières et non uniformes à travers le pays, les grandes marques de paris sportifs sont très actives. Vous pouvez également jouer à de nombreux casinos en ligne à Nairaland. Le célèbre producteur de disques Don Jazzy a été engagé par une société de paris sportifs. Une autre entreprise s’est associée à une personnalité de la télévision célèbre au Nigeria, le comédien Mark Angel. Ghana Comme le Nigeria, le Ghana est un pays avec une population jeune et un intérêt massif pour les sports comme le football. Le pays propose des paris sportifs en ligne, ainsi que des jeux de casino avec de nombreuses grandes marques. En 2019, le célèbre acteur Lil Win a été nommé en tant qu’ambassadeur d’une grande marque de paris sportifs au Ghana. Une autre marque concurrente a signé un partenariat avec l’ancien capitaine de l’équipe de football Stephen Appiah. John Pantsil, un autre joueur de l’équipe nationale ghanéenne, a signé avec une société de paris en 2020. #### Les jeux d’argent gagnent en popularité en Afrique L’Afrique est devenue un marché tentant pour les opérateurs d’iGaming. Grâce à sa croissance économique soutenue, qui a déclenché une révolution dans l’expansion de plusieurs marques de téléphones intelligents à travers les pays africains, le continent est désormais un terrain prospère pour l’industrie du jeu en ligne à prospérer. Un perçu des jeux d’argent en ligne en Afrique Au cours du dernier quart de siècle, nous avons assisté à une croissance de nombreux pays africains. D’autre part, contrairement à l’Europe et l’Amérique, l’Afrique n’a pas été aussi négativement touchés par le coronavirus. Cela a ainsi contribué au développement de cette industrie. Voici une vidéo relatant les jeux les plus populaires sur le continent : https://www.youtube.com/watch?v=Zs7R0HcdV5Y La popularité grandissante de ce secteur est liée à de nombreux facteurs. Ainsi, de nos jours, les citoyens africains représentent plus de 11,5% de l’ensemble des internautes dans le monde. Et puisque de plus en plus d’Africains bénéficient d’un accès facilité à une connexion Internet stable, le nombre de réseaux 3G et 4G disponibles sur le continent a doublé au cours des cinq dernières années. Ainsi, dans un monde de possibilités infinies de prospérité future et de croissance technologique continue, nous pouvons affirmer que l’Afrique constitue un environnement propice au développement des jeux d’argent en ligne. L’Afrique du Sud Actuellement, l’Afrique du Sud est de loin le marché des paris en ligne le plus développé du continent, plusieurs experts financiers s’attendant à ce que ses revenus bruts dépassent 2,3 milliards de dollars d’ici la fin de 2022. Le raisonnement derrière le brut continu de l’industrie peut être facilement attribué à son GPD élevé, qui permet un pouvoir d’achat plus fort dans le pays par rapport à ses pays voisins. La réglementation de la branche en ligne de cette industrie a été bénéfique à la fois pour le gouvernement, qui se félicite d’une augmentation des recettes fiscales, et pour la population, qui se félicite de l’ajout de nouvelles activités de loisirs passionnantes. Kenya L’industrie du jeu en ligne est réglementée au Kenya depuis l’adoption du projet de loi sur les jeux en 2019. Cependant, de nombreuses sociétés d’iGaming ont décidé d’abandonner ce marché une fois que le gouvernement a menacé d’introduire une taxe supplémentaire de 20 % sur les mises des casinos, car la perspective d’investir dans un marché instable n’était nullement attrayant. Par conséquent, l’évolution du marché des jeux d’argent en ligne est indéfiniment bloquée pour le moment, seules quelques entreprises étant prêtes à tenter leur chance sur le marché kenyan. Nigeria Selon les données statistiques de 2022, le Nigéria a la population et le produit intérieur brut les plus importants de toute l’Afrique. Par conséquent, il n’est pas surprenant que le pays soit actuellement le marché du jeu le plus rentable d’Afrique subsaharienne, ce qui se traduit par une moyenne de 7 % du total du continent. #### Les leaders technologiques d’Afrique : Rwanda, Maroc, Nigeria et Afrique du Sud L’Afrique est en pleine transformation numérique, et certains pays se distinguent comme des pionniers dans le domaine des nouvelles technologies. Le Rwanda, le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud sont à l’avant-garde de cette révolution, mettant en œuvre des politiques innovantes et développant des écosystèmes technologiques dynamiques. Rwanda : un modèle d’innovation Le Rwanda s’est engagé sur la voie de l’innovation technologique après avoir surmonté des défis majeurs au cours de son histoire récente. Le pays a adopté une politique axée sur le développement numérique, visant à transformer son économie et à devenir un hub technologique en Afrique de l’Est. Grâce à des investissements dans les infrastructures numériques et à la promotion des start-ups, le Rwanda attire de plus en plus d’entrepreneurs et d’investisseurs. Des initiatives comme le programme “Smart Rwanda” visent à intégrer les technologies de l’information dans divers secteurs, y compris l’éducation, la santé et l’agriculture. Le pays a également mis en place des projets ambitieux dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle, positionnant ainsi le Rwanda comme un acteur clé dans l’innovation technologique sur le continent. Maroc : un hub pour l’intelligence artificielle Le Maroc s’affirme rapidement comme un leader dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) en Afrique. Avec des projets ambitieux tels que le “Dôme IA”, soutenu par le roi Mohammed VI, le pays cherche à établir un centre de recherche et d’innovation dédié à l’IA. Ce projet vise à développer des solutions technologiques adaptées aux besoins locaux tout en favorisant la collaboration avec d’autres pays africains. En outre, le Maroc a investi dans la formation des talents locaux pour renforcer ses capacités en matière d’IA et attirer les entreprises technologiques internationales. En nouant des partenariats stratégiques avec des nations d’Afrique subsaharienne, le Maroc contribue à la diffusion des technologies avancées sur tout le continent, consolidant ainsi sa position de pionnier. Nigeria : la Silicon Valley africaine Le Nigeria est souvent décrit comme la “Silicon Valley africaine”, notamment grâce à sa ville dynamique de Lagos. Avec une population jeune et entreprenante, le pays est devenu un centre névralgique pour les start-ups technologiques. Le gouvernement nigérian encourage l’innovation par le biais de politiques favorables aux entreprises et de soutien aux entrepreneurs. Des plateformes telles que “Doc Africa” illustrent comment les technologies peuvent transformer les services de santé au Nigeria en offrant des solutions de télémédecine accessibles même dans les zones rurales. Le pays continue d’attirer des investissements étrangers importants, renforçant ainsi son rôle en tant que leader technologique sur le continent africain. Afrique du Sud : une infrastructure solide L’Afrique du Sud bénéficie d’une infrastructure robuste qui lui permet d’attirer des investissements dans les secteurs technologiques. Avec un système légal favorable et une main-d’œuvre qualifiée, le pays se positionne comme une destination privilégiée pour les entreprises souhaitant s’établir en Afrique. Les centres d’excellence en technologie émergent dans plusieurs villes sud-africaines, attirant ainsi des talents locaux et internationaux. Le développement rapide de la 5G et d’autres technologies avancées ouvre également de nouvelles perspectives pour l’innovation en Afrique du Sud. Les entreprises locales investissent dans des solutions numériques qui répondent aux besoins spécifiques du marché africain, contribuant ainsi à renforcer la compétitivité du pays sur la scène mondiale. #### Les médias doivent soutenir la reprise économique du Ghana-Kyei-Mensah-Bonsu Le ministre des Affaires parlementaires, Osei Kyei-Mensah-Bonsu, a chargé les médias de soutenir les efforts du gouvernement pour revitaliser l’économie au milieu de la pandémie de COVID-19. Il a déclaré que les médias sont également tenus de fournir aux élites politiques des perspectives variées et des informations fiables à partir desquelles des décisions pourraient être prises. Ce qu’il faut retenir Le ministre des Affaires parlementaires, Osei Kyei-Mensah-Bonsu, a chargé les médias de soutenir les efforts du gouvernement pour revitaliser l’économie au milieu de la pandémie de COVID-19. Il a déclaré que les médias sont également tenus de fournir aux. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine M. Kyei-Mensah-Bonsu a fait l’observation lors d’un forum pour interagir avec les professionnels des médias à Accra. L’événement organisé par le ministère des Affaires parlementaires (MoFA sur le thème : « Revitalisation économique au milieu de la pandémie de COVID-19 : l’agenda des médias » est en cours d’exécution conformément à l’objectif stratégique du ministère d’approfondir la gouvernance démocratique au Ghana. Des changements majeurs après le Covid M. Kyei-Mensah-Bonsu a déclaré que compte tenu de l’effet dévastateur de covid-19 qui se manifeste par des pertes de vies humaines, des pertes d’emplois, une réduction des volumes d’échanges, des infrastructures de santé surchargées, entre autres, les médias devaient renforcer la coordination politique dans le développement de son politique économique. Voici une vidéo en anglais donnant un peu plus d’explications à ce sujet : Il a ajouté que les médias devaient unir leurs forces avec d’autres parties prenantes pour faciliter le commerce, transmettre des idées et des innovations et soutenir les actions du gouvernement par le biais d’efforts privés et publics pour atténuer les impacts économiques aigus de la pandémie de COVID-19. Il a déclaré que le rôle essentiel des médias nécessitait de réunir un échantillon représentatif de professionnels des médias pour leur permettre de récolter des idées sur leur programme en partenariat avec le gouvernement pour promouvoir des politiques et des programmes qui rajeuniraient l’économie et la transformeraient au profit de la population. L’engagement du pays envers la démocratie Il a déclaré que toute démocratie à laquelle le Ghana aspirait avait un engagement clair à financer son radiodiffuseur de service public dans le cadre du mix médiatique vers la démocratie. Le Dr Ebo Afful, maître de conférences à l’Institut ghanéen de journalisme, s’est dit préoccupé par certains problèmes inquiétants concernant la formulation des politiques par le gouvernement. Il a déclaré que les médias étaient toujours tenus à l’écart lorsque les politiques étaient formulées et n’étaient sollicités que lorsque les politiques étaient mises en œuvre. Il a dit qu’il était temps que le gouvernement engage les médias pendant la formulation des politiques, pour exprimer leurs points de vue concernant le type de politiques que le gouvernement voudrait formuler. Le Dr Afful a ajouté que les médias, en soutenant les politiques gouvernementales, devraient raconter des histoires, en termes d’expression de leurs points de vue, en commentant et en analysant les problèmes. #### Les médias et la liberté d’expression au Burundi : l’état de la presse, les restrictions et les défis à la liberté d’expression La liberté de la presse et d’expression est un enjeu important au Burundi. Depuis l’indépendance du pays en 1962, les médias ont été régulièrement soumis à des restrictions et des pressions de la part du gouvernement et des groupes politiques. Ce qu’il faut retenir La liberté de la presse et d’expression est un enjeu important au Burundi. Depuis l’indépendance du pays en 1962, les médias ont été régulièrement soumis à des restrictions et des pressions de la part du gouvernement et des groupes politiques. Une situation. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Une situation très critique en 2015 Effectivement, la situation des médias et de la liberté d’expression s’est gravement détériorée depuis la tentative de coup d’État manqué en mai 2015. À cette époque, le président Pierre Nkurunziza a été critiqué pour avoir cherché à briguer un troisième mandat, en violation de la constitution burundaise. Cette décision a déclenché une crise politique et des manifestations dans le pays. Voici une vidéo relatant ces faits : En réponse, le gouvernement a pris des mesures sévères pour réprimer les voix critiques, notamment dans les médias. Plusieurs stations de radio et de télévision indépendantes ont été fermées, notamment Radio Publique Africaine (RPA), Radio Bonesha et Radio Télé Renaissance. Des journalistes ont été arrêtés, emprisonnés et même torturés pour leur travail. Certains ont été forcés de quitter le pays pour leur sécurité. Les autorités ont également adopté des lois restrictives qui entravent la liberté de la presse et de l’information. En 2018, le gouvernement a adopté une loi sur la presse qui oblige les journalistes à obtenir une autorisation du gouvernement pour exercer leur profession. Cette loi prévoit également des sanctions sévères pour les infractions à la réglementation. Ces mesures ont eu un impact significatif sur la capacité des journalistes et des médias à fonctionner de manière indépendante et à informer le public. De nombreux Burundais ont eu du mal à accéder à des informations impartiales et fiables sur les événements politiques et sociaux dans leur pays. L’élaboration d’une loi sur la presse Cette loi exige que les journalistes obtiennent une accréditation du gouvernement pour pouvoir exercer leur métier. Les médias doivent également être enregistrés auprès des autorités et doivent se conformer à un certain nombre de règles et de réglementations, sous peine de sanctions sévères. Les sanctions prévues par la loi comprennent des amendes importantes, la suspension ou la fermeture des médias, et même des peines de prison pour les journalistes. De plus, la loi donne aux autorités de larges pouvoirs pour surveiller les médias et pour censurer les contenus qu’elles considèrent comme étant contraires à l’intérêt national ou à la sécurité de l’État. Cette disposition est largement considérée comme étant susceptible d’être utilisée pour réprimer la critique et les opinions dissidentes. Cette loi a été vivement critiquée par les organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse, qui estiment qu’elle constitue une atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté de la presse au Burundi. Ils ont appelé le gouvernement burundais à revenir sur cette loi et à respecter les normes internationales en matière de liberté d’expression et de droits de l’homme. #### Les meilleures manières de jouer en ligne en Afrique Le jeu en ligne est devenu mondial. Des pays qui s’opposaient autrefois fortement à la légalisation des casinos, accueillant désormais à la fois le jeu en direct et en ligne. Cela inclut l’Afrique, le deuxième plus grand continent au monde avec 40 pays sur 54 qui ont légalisé une certaine forme de jeu. Voici les meilleures façons de jouer en ligne en Afrique. Les casinos en ligne L’Afrique du Sud à elle seule compte plus de 40 casinos en ligne, et des pays comme le Kenya, le Maroc, la Namibie et le Botswana ont des casinos et des hôtels de villégiature qui rivalisent avec Las Vegas. Les casinos sont une attraction touristique pour les nationaux et les étrangers, souvent situés dans de grandes zones métropolitaines. Il existe de nombreux casinos parmi lesquels choisir, dont onlinecasinogames.co.nz/pokies. Voici les bonnes stratégies pour gagner au casino en ligne : Lorsqu’il s’agit de jouer en ligne en Afrique, il est important de d’abord vérifier si les casinos les plus proches de chez vous proposent des options de jeu en ligne. Sinon, vous pouvez vous diriger en ligne vers les casinos en ligne. Pour atteindre un marché mondial plus vaste, de nombreux sites en ligne dans d’autres pays et continents acceptent des acteurs étrangers. Ces sites disposent d’outils de géolocalisation puissants, vous devrez donc trouver un site qui accepte les joueurs de votre pays. Les pays éligibles pour jouer varient considérablement d’un site à l’autre, vous devrez donc effectuer quelques recherches. Jouer sur son smartphone Nous nous sommes tous habitués à jouer sur nos téléphones portables, donc si cela vous convient mieux, l’idéal serait de trouver un casino qui a une application mobile. Au-delà de la navigation pour voir si un casino en ligne est légal et réputé, réfléchissez à ce qui rend chaque casino unique. Par exemple, jouez-vous au poker contre un ordinateur ou jouez-vous sur mobile ou en ligne avec un croupier en direct ? S’agit-il de jeux solo ou multijoueurs ? Pouvez-vous vous engager avec d’autres joueurs ? La fonction de croupier en direct dans le jeu numérique a été rendue populaire auprès de nombreux casinos. Tout comme en Afrique, le jeu en direct ou en ligne varie d’un État à l’autre. Les paris sportifs Si les jeux de casino ne sont pas votre préférence, mais que vous aimez le sport, explorez vos options sur les sites de paris sportifs en ligne. En fait, les paris sportifs en ligne sont plus rentables en Afrique et dans de nombreux pays à travers le monde que les jeux de casino en ligne traditionnels. Ce n’est pas seulement dû à la popularité, mais parce que les gens sont plus enclins à parier un peu plus lorsqu’il s’agit d’un événement sportif, en particulier une équipe qu’ils aiment. Pas besoin de vous sentir limité aux sports locaux, car vous pouvez parier sur des matchs, des équipes, des combats et des événements sportifs du monde entier. Recherchez des sites de paris sportifs dans votre pays ainsi que des sites mondiaux qui acceptent les paris du monde entier.  #### Les meilleures opportunités d’affaires pour les petites entreprises au Cameroun Les pays africains, en particulier le Cameroun, sont un bon endroit pour créer une entreprise. En tant qu’étudiant, diplômé, employé ou au chômage, il est toujours conseillé d’avoir des flux différents de revenus et d’idées d’entreprise qui constitueront une colonne vertébrale. Vous recherchez une liste d’opportunités d’affaires au Cameroun ? Alors vous êtes au bon article. Faire des affaires au Cameroun vous rapportera des bénéfices. Si vous êtes un Camerounais prévoyant de créer une entreprise au Cameroun, voici les opportunités d’affaires à petite échelle. L’activité pétrolière L’activité Pétrole et Gaz est l’une des activités les plus lucratives du Cameroun. De nombreuses personnes gagnent des milliards grâce à cette activité d’approvisionnement en diesel. L’industrie pétrolière et gazière est l’une des zones les plus lucratives du monde. Au Cameroun, il ajoute à la production économique du pays, ce qui le rend extrêmement important pour aider au développement économique du pays. Bien que cette industrie reste une excellente source de revenus pour le pays, quelques individus en profitent pour créer des entreprises fascinantes. Cyber café La navigation est devenue une routine presque quotidienne pour tout le monde, que ce soit à des fins commerciales, de divertissement ou de recherche et d’éducation. Des centaines de millions d’heures sont consacrées quotidiennement par ceux qui ont des appareils personnels pour accéder à Internet, et des centaines de millions d’heures supplémentaires au cyber café par ceux qui n’ont pas leur propre ordinateur portable et connexion Internet. Jusqu’à présent, gérer un cybercafé était une entreprise à forte intensité de capital. Vous devrez investir dans le haut débit, acheter une infrastructure énorme, faire du réseautage informatique et administrer des serveurs; avant de parler de payer pour la bande passante. Entreprise de restauration La restauration est l’une des entreprises qui crée des millionnaires au Cameroun depuis des décennies. Il y aura toujours besoin d’endroits où manger à l’extérieur. Vous pouvez profiter de cette opportunité et démarrer votre propre entreprise de restauration au Cameroun dès aujourd’hui. Voici un domaine qui mérite votre attention : La restauration au Cameroun et dans de nombreux autres endroits à travers le monde est l’une des entreprises les plus lucratives à démarrer. Cela est en grande partie le résultat de la demande mondiale insatiable de produits alimentaires, qui en fait non seulement une entreprise très rentable pour la création d’entrepreneurs, mais aussi l’une des meilleures idées commerciales à l’épreuve de la récession à explorer. Entreprise hôtelière L’hôtellerie est une autre activité lucrative en plein essor au Cameroun. Il y a de l’argent réel dans l’hôtellerie et l’hôtellerie et vous pouvez en faire partie à partir d’aujourd’hui. Pour une petite entrée, votre hôtel n’a pas besoin d’être grand, juste quelque chose de petit sous la forme d’un mini lodge, d’un salon de bière et d’un petit restaurant. Les Camerounais sont de gros dépensiers en matière de joie, de bonne vie et d’hôtellerie dans une seule avenue à travers laquelle vous pouvez tirer parti de ces dépenses. L’agriculture L’agriculture est principalement l’épine dorsale de la survie humaine, elle a soutenu l’humanité à travers les âges. Sans elle, il n’y aura pas de nourriture à manger et pas de matières premières pour nos différents usages industriels. Grâce à l’agriculture, nous pouvons produire suffisamment de nourriture pour nous-mêmes et pour les autres qui achèteront facilement de nous et nous rendront riches et riches. L’agriculture au Cameroun en tant que source de revenus est toujours très bénéfique pour la nation et pour les autres pays d’Afrique en tant que continent, en raison de l’abondance des terres cultivables et de l’augmentation du nombre d’entrants annuels. #### Les meilleures plateformes d’échanges de Bitcoin en Afrique du Sud Le choix du meilleur échange crypto en Afrique du Sud pour vos besoins doit principalement se concentrer sur la réputation de la plateforme en matière de sécurité, de réglementation et de commentaires positifs des utilisateurs. Parallèlement à cela, vous pouvez rechercher des facteurs tels que les frais de négociation, la gamme de pièces prises en charge, les dépôts minimums et les soldes de compte, le support client, les outils d’indicateurs techniques… Etoro, la plateforme la plus présente dans le pays Notre choix pour le meilleur échange de crypto en Afrique du Sud est eToro. eToro est l’une des plateformes de trading les plus utilisées au monde, desservant désormais plus de 26 millions de clients. Une grande partie de l’attrait d’eToro provient de sa réglementation stricte, car la plateforme est contrôlée par la FCA, l’ASIC, la CySEC, le FinCEN et la FINRA. Voici l’examen de cette plateforme : https://www.youtube.com/watch?v=52aDhsKEAM8&pp=ugMICgJmchABGAE%3D Les utilisateurs d’eToro peuvent échanger plus de 70 devises numériques, y compris une sélection des principaux altcoins et jetons DeFi. Les utilisateurs devront payer un forfait de 1 % sur toutes les transactions cryptographiques (plus l’écart acheteur/vendeur), ce qui rend la structure des frais très transparente. eToro propose une approche d’investissement fractionnée, ce qui signifie que la taille minimale de la position n’est que de 10 dollars, ce qui équivaut à environ 158 ZAR. En plus des crypto-monnaies, eToro offre également un accès aux actions, ETF, matières premières, indices et forex pour n’en nommer que quelques-uns. En tant que tel, eToro est devenu l’un des meilleurs courtiers forex en Afrique du Sud et le meilleur courtier en actions de ZA qui offre certains des spreads les plus serrés du marché.  Crypto-com, principal échange avec des frais de transaction plus élevés Crypto.com est un autre des meilleurs échanges de crypto en Afrique du Sud pour sa politique à faible coût et sa bibliothèque d’actifs diversifiée. En ce qui concerne le premier, vous pouvez acheter et vendre des cryptos ici avec une commission de seulement 0,40 %, ce qui est très compétitif. Nous aimons que Crypto.com récompense ses utilisateurs avec des commissions plus faibles lorsqu’ils négocient des volumes plus élevés. Vous ne manquerez pas d’opportunités de trading à la bourse Crypto.com, notamment parce qu’elle abrite plus de 250 devises numériques. Les jetons à grande capitalisation incluent Bitcoin, Ethereum, Dogecoin, Cardano, Shiba Inu, Tether… Vous pouvez également accéder à une variété de pièces métavers, telles que Decentraland et The Graph. Une fois que vous avez acheté la devise numérique de votre choix, Crypto.com propose un portefeuille de garde solide qui garantira la sécurité de vos jetons à tout moment. Vous pouvez également télécharger le portefeuille Crypto.com DeFi qui vous donne le contrôle exclusif de vos clés privées. De nombreux Sud-Africains utiliseront Crypto.com pour ses comptes rémunérés. Tout ce que vous avez à faire ici est de choisir votre terme préféré, parmi les comptes flexibles, 1 mois et 3 mois, et vous serez payé un APR compétitif pouvant aller jusqu’à 14,5 %. Crypto.com offre de nombreux avantages lorsque vous achetez et misez son jeton numérique natif, Cronos (CRO). Cela inclut des commissions de négociation plus faibles et des rendements d’intérêts cryptographiques plus élevés. #### Les meilleures pratiques d’investissement vert mises en avant par les dirigeants est-africains L’investissement vert et son importance ont été mis en évidence lors de récents dialogues entre la Banque européenne d’investissement, l’ambassade du Portugal au Kenya, la communauté financière et les acteurs du développement. Des investissements innovants récents à travers l’Afrique de l’Est ont transformé l’accès de millions de personnes à l’eau potable, aux énergies renouvelables et aux financements essentiels pour un avenir meilleur et plus durable. Les discussions vertes de Nairobi d’aujourd’hui permettent de partager des solutions innovantes et des meilleures pratiques techniques avec le reste de l’Afrique et le monde. La Communauté de l’Afrique de l’Est félicite la présidence portugaise de l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement pour leur engagement avec les partenaires de l’Afrique de l’Est afin de renforcer davantage les investissements durables dans les années à venir, a déclaré le Dr Peter Mathuki, nouveau Secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est. Le Secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est s’est joint à plus de 150 chefs d’entreprise, experts financiers et diplomates africains à la conférence verte UE-Afrique de Nairobi pour partager les meilleures pratiques en matière d’investissement et expliquer comment mobiliser le soutien du secteur privé pour le développement durable en Afrique. Le partenariat entre l’Afrique et l’Europe est essentiel Luisa Fragoso, ambassadrice du Portugal au Kenya, a souligné l’importance d’un partenariat entre l’Afrique et l’Europe qui est essentiel pour accroître les investissements essentiels pour lutter contre le changement climatique et créer de nouvelles opportunités. Voici une vidéo relatant ces faits : La présidence portugaise de l’UE et la Banque européenne d’investissement sont ravies de s’associer aux partenaires commerciaux, politiques et de conservation d’Afrique de l’Est pour apprendre les uns des autres et garantir que les leçons apprises en Afrique de l’Est peuvent contribuer au développement durable dans le monde. Les exemples impressionnants d’investissements durables réussis dans toute cette région seront partagés avec les leaders verts africains, européens et mondiaux à Lisbonne plus tard ce mois-ci. Investir dans les énergies renouvelables Les participants ont souligné comment les énergies propres récentes et futures menées par le secteur privé, les transports durables et les investissements commerciaux à travers l’Afrique de l’Est peuvent ouvrir des opportunités économiques, renforcer la résilience au COVID-19, accroître la protection contre le changement climatique et garantir une utilisation plus durable des ressources à l’avenir. Les discussions pratiques comprenaient des exemples de la manière dont les investissements dans la conservation protégeaient des milliers d’emplois dans les communautés rurales et de la manière dont la technologie améliore les opportunités pour les petits exploitants à faible revenu à travers le Kenya. Ces dernières années, les inondations et la sécheresse en Afrique de l’Est ont montré l’impact dévastateur d’un changement climatique sur les moyens de subsistance, les entreprises et les infrastructures. Cependant, plus de commerce peut signifier plus d’émissions, il est donc important d’investir dans la réduction de l’empreinte carbone du commerce. Les capitaux du secteur privé auront un rôle clé à jouer pour en faire une réalité. #### Les meilleurs conseils pour occuper votre temps libre On se demande souvent comment tuer l’ennui lorsque l’on dispose de temps libre, surtout quand on est seul. En réalité, il existe plusieurs façons de vous occuper. Il vous suffit simplement de trouver l’inspiration. Ce qu’il faut retenir On se demande souvent comment tuer l’ennui lorsque l’on dispose de temps libre, surtout quand on est seul. En réalité, il existe plusieurs façons de vous occuper. Il vous suffit simplement de trouver l’inspiration. Explorez votre sensualité La stimulation des. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Explorez votre sensualité La stimulation des sens, en particulier la sensualité et la sexualité ont longtemps été des sujets tabous. Les plaisirs charnels contribuent pourtant au bien-être et on se sent naturellement plus épanoui quand on sait ce qui nous plaît. Le godemichet est un accessoire qui vous permet de stimuler vos sens et donc de mieux connaître votre corps. Il vous offre la possibilité de vous lancer dans des expérimentations qui vous aideront à vous sentir en confiance lorsque vous serez avec votre partenaire. Il faut savoir qu’il existe des modèles aux formes et textures réalistes qui s’utilisent en toute sécurité comme on en trouve sur le site AdametEve. Prenez soin de vous Profitez de votre temps libre pour vous recentrer sur vous-même. C’est important pour votre corps et pour votre esprit. Pratiquez une activité physique qui vous permette de rester en forme et qui vous procure du plaisir par la même occasion. Nagez, promenez-vous en forêt, courez… l’essentiel est que vous vous sentiez bien. Vous pouvez aussi choisir une activité relaxante comme le yoga et la méditation pour vous libérer des tensions et du stress sans que rien ni personne ne vienne vous déranger. Les séances beauté et bien-être sont également bénéfiques. Rendez-vous par exemple dans un institut pour profiter d’un massage relaxant, pour vous faire coiffer et/ou pour un soin du visage. Vous verrez, ça fait du bien. Jardinez Il est vrai que tout le monde n’a pas la main verte mais il est encore plus important de prendre conscience de l’importance de la nature. Exploitez votre temps libre en créant et en entretenant un petit jardin potager. Commencez en douceur avec des herbes aromatiques et des plantes peu exigeantes comme les tomates. Vous pouvez aussi cultiver des cactus et succulentes pour apporter un peu de verdure dans votre intérieur et dans votre jardin. A mesure que vous prenez soin de vos plantes, vous vous sentirez plus à l’aise pour multiplier les espèces. De plus, les périodes de floraison et de maturation sont des sources de satisfaction. Au final, ce qui compte c’est de choisir une activité qui vous aide à vous épanouir et qui vous permette d’apprécier les moments de liberté dont vous jouissez en solo. #### Les meilleurs lieux pour faire de la randonnée au Maroc Seuls quelques pays offrent une variété variée de paysages et de panoramas aussi impressionnants que ceux du Maroc. Ce pays d’Afrique du Nord est une destination de voyage importante pour les touristes du monde entier qui aiment les vraies aventures. Le Maroc offre certains des meilleurs endroits pour pratiquer des activités de plein air, du surf dans les eaux bleues au trekking dans le désert du Sahara en passant par la randonnée dans de magnifiques collines et montagnes. Au-delà de ses villes historiques et de sa cuisine unique et délicieuse. Le Maroc possède certains des meilleurs sites de randonnée où vous pourrez profiter de côtes rocheuses spectaculaires, de montagnes enneigées, de vallées verdoyantes et de magnifiques paysages naturels. Jebel Toubkal Visité par des milliers de touristes chaque année, le parc national de Toubkal est l’une des destinations de randonnée les plus célèbres du Maroc. Il a le plus haut sommet d’Afrique du Nord et du monde arabe à 4 167 mètres d’altitude. La montagne exceptionnelle, située au sud de la ville touristique de Marrakech, peut être difficile à parcourir mais en vaut la peine. Votre ténacité vous récompensera avec des panoramas à couper le souffle sur les montagnes du Haut Atlas et une chance d’explorer des roches volcaniques, des vallées étroites et de petits lacs isolés. Massif du M’goun Troisième plus haut sommet du pays après le Toubkal et Ouanoukrim, à 4071 mètres d’altitude, le massif du M’goun est situé dans la vallée d’Ait Bougmez à proximité du désert du Sahara. Malgré les restrictions sur la randonnée en hiver en raison des conditions météorologiques difficiles, c’est l’un des meilleurs endroits pour faire de la randonnée au Maroc en été et au printemps. Assurez-vous simplement d’apporter un guide de confiance et le bon équipement pour une aventure authentique de plusieurs jours dans le Maroc rural. Voici un aperçu d’un trek dans cet endroit : Les Marocains connaissent la région en grande partie inexploitée pour ses vues magnifiques et ses sentiers moins difficiles. Décoré de fleurs, de rivières et de vallées, il faut environ quatre à cinq jours pour parcourir, offrant aux randonneurs une expérience mémorable et relaxante. Jebel Saghro Le Jebel Saghro ou Sahro dans le sud du Maroc est une chaîne de montagnes assez différente des autres à travers le pays. Saghro vient de «Sayru», qui signifie sécheresse en langue amazigh (berbère). Le nom représente précisément la région, considérée comme la plus sèche du Maroc. Les aventuriers connaissent cette chaîne de montagnes pour ses paysages désertiques rudes, ses villages authentiques sous d’anciennes kasbahs et ses vallées luxuriantes. Ses sentiers relativement bas et sa température douce font de la chaîne de montagnes une destination de randonnée moins difficile que Toubkal, même si elle offre toujours des panoramas aussi magnifiques et époustouflants que la montagne la plus célèbre du Maroc. Jebel Sirwa Jebel Sirwa ou Siroua est un autre joyau de randonnée incroyable au Maroc qui devrait figurer sur la liste de voyage de tout amateur de randonnée. Situé entre les montagnes du Haut Atlas et l’Anti-Atlas, Sirwa est un ancien volcan qui s’élève à plus de 3300 mètres d’altitude. Selon l’itinéraire que vous choisissez, vous pouvez passer deux ou quatre à cinq jours dans la chaîne de montagnes la moins peuplée pour explorer des sentiers intrigants, une beauté naturelle mémorable et de belles villes de campagne telles que Taliouine. #### Les meilleurs projets de crypto-monnaies à investir Le continent africain abrite une communauté de crypto-monnaie en constante croissance. Après tout, les marchés de la crypto-monnaie sont désormais accessibles dans le monde entier en quelques clics. Dans cet article, nous discutons des meilleurs projets de crypto-monnaie africains en termes de popularité, de notoriété du marché et de potentiel de hausse. Tamadoge, jeu virtuel pour animaux de compagnie Tamadoge est un projet passionnant à venir qui pourrait intéresser les investisseurs de croissance africains, étant aux toutes premières étapes de la construction d’un écosystème de jeu centré sur la possession d’animaux de compagnie virtuels. Voici une vidéo présentant ce projet : https://www.youtube.com/watch?v=HCgm7j6PXro Il promet d’être l’un des meilleurs ICO crypto de 2022, avec des ventes de jetons natifs TAMA dépassant déjà 2,5 millions de dollars au cours de sa première phase de prévente au milieu d’un battage médiatique et d’une attention énormes sur les réseaux sociaux. Non seulement TAMA est une pièce de monnaie avec un potentiel de gains énormes, contrairement à Dogecoin, Shiba Inu et d’autres, elle promet une grande utilité. Les détenteurs pourront frapper un animal de compagnie NFT qui sera au centre du « Tamaverse ». De la même manière que les autres plateformes de jeu NFT, chaque animal de compagnie virtuel Tamadoge sera unique par rapport au suivant, avec une rareté basée sur les traits individuels de l’animal. Les utilisateurs pourront soigner et soigner leurs animaux de compagnie et même participer à des batailles avec d’autres joueurs pour avoir la possibilité de gagner des récompenses. Battle Infinity, projet de jeu Metaverse et NFT Un autre projet passionnant à considérer est Battle Infinity, il est au tout début de son voyage « multivers », qui intègre le métaverse avec la propriété NFT et les jeux multijoueurs. Le premier jeu à être lancé sur la plate-forme Battle Infinity est l’IBAT Premier League. Il s’agit d’un jeu de sport fantastique qui sera jouable dans un cadre métaverse immersif et de nombreuses récompenses sont à gagner. Le concept principal est que les utilisateurs choisiront une équipe de joueurs d’un sport et gagneront ensuite des récompenses en fonction des performances de chaque athlète. Pour participer, les joueurs devront d’abord acheter un pass NFT. Après avoir choisi une équipe, les joueurs affronteront ensuite d’autres utilisateurs de Battle Infinity. Les récompenses de la Premier League IBAT sont payées dans le jeton cryptographique Battle Infinity, IBAT. Lorsqu’ils jouent à des jeux multijoueurs, les utilisateurs de Battle Infinity peuvent également gagner des NFT uniques. Lucky Block, écosystème de compétitions NFT Le prochain projet qui pourrait intéresser les investisseurs crypto africains est Lucky Block. Ce projet offre une vision unique des compétitions, dans la mesure où chaque tirage est exécuté par la technologie blockchain et les contrats intelligents. Cela garantit que les compétitions Lucky Block sont vraies, équitables et totalement transparentes. De plus, chaque concours est lié à une collection NFT unique. En d’autres termes, pour participer à un tirage Lucky Block, l’utilisateur doit acheter un NFT pertinent qui autorise l’entrée. Ce faisant, et même si le joueur ne remporte pas la compétition en question, il peut quand même recevoir des récompenses. #### Les meilleurs remèdes traditionnels au Nigeria Le Nigeria, doté d’une riche tradition de médecine traditionnelle, offre une multitude de remèdes ancestraux réputés pour leur efficacité dans le traitement de divers maux. Parmi cette vaste pharmacopée, certains remèdes se distinguent par leur popularité et leurs résultats probants. L’écorce d’ailante (Alstonia boonei) : un bouclier contre le fléau du paludisme Le paludisme, maladie parasitaire qui hante le continent africain, trouve un redoutable adversaire dans l’écorce d’ailante. Cette plante, aux vertus antipaludiques reconnues par la science, est utilisée sous forme de décoction ou de poudre pour combattre efficacement le parasite Plasmodium falciparum, responsable de la maladie. Ses composés amers, tels que l’alstonine et la booneine, agissent comme des armes redoutables contre le parasite, soulageant les fièvres et les symptômes associés au paludisme. Le gingembre (Zingiber officinale) : un soulagement doux pour les maux digestifs Le gingembre, aux propriétés antiémétiques bien connues, est un allié précieux pour apaiser les nausées et les vomissements, fréquents pendant la grossesse ou en cas de mal des transports. Sa consommation sous forme de tisane, de jus ou de confiture permet de calmer efficacement les troubles digestifs et de retrouver un confort gastrique. Son action douce et naturelle en fait l’un des meilleurs remèdes naturels pour les femmes enceintes et les enfants. L’aloe vera (Aloe barbadensis) : un Pansement naturel pour les blessures et les brûlures L’aloe vera, plante succulente aux multiples vertus, est un incontournable de la médecine traditionnelle nigériane. Son gel frais, appliqué localement, soulage efficacement les brûlures, les plaies et les irritations cutanées. Ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes favorisent une guérison rapide et apaisent la douleur. L’aloe vera agit comme un véritable pansement naturel, nourrissant la peau et stimulant la régénération cellulaire. Le moringa (Moringa oleifera) : un booster naturel pour le système immunitaire Le moringa, arbre aux feuilles riches en nutriments, est un précieux allié du système immunitaire. Consommé en poudre ou en tisane, il apporte une source importante de vitamines, de minéraux et d’antioxydants qui renforcent les défenses naturelles de l’organisme et contribuent à prévenir les infections et les maladies. Le moringa agit comme un bouclier protecteur, permettant au corps de mieux se défendre contre les agressions extérieures. Le neem (Azadirachta indica) : un ami de la peau pour combattre les problèmes cutanés Le neem, arbre aux propriétés antibactériennes et antifongiques, est un remède traditionnel efficace contre les problèmes de peau tels que l’acné, l’eczéma et le psoriasis. Son huile, appliquée localement, permet d’éliminer les bactéries responsables des infections cutanées, de réduire l’inflammation et de favoriser la cicatrisation. Le neem agit comme un assainissant naturel, apaisant les irritations et redonnant à la peau un aspect sain et lumineux. La médecine traditionnelle nigériane, loin d’être une simple collection de remèdes folkloriques, offre un trésor de connaissances et de pratiques ancestrales qui ont su traverser les âges pour soulager les souffrances et promouvoir le bien-être. En intégrant ces pratiques à une approche de santé globale et en veillant à la qualité des produits utilisés, les Nigériens peuvent préserver leur patrimoine culturel tout en bénéficiant des bienfaits de ces remèdes naturels. #### Les modèles de développement de l’Afrique doivent changer Alors que le monde est aux prises avec le COVID-19, les analystes ont dû revoir leurs prévisions de développement en Afrique. Il y a maintenant beaucoup de discussions sur les modèles de récupération en forme de V ou en U ou en forme de L et ce que cela pourrait signifier pour ce qui était une perspective généralement positive pour le continent. Cependant, les circonstances au cours de la dernière décennie ou plus suggèrent que le point de départ de ces modèles de développement et de reprise a peut-être été plus tenace que ce qui est généralement admis, avec un seuil de stabilité plus bas. S’inspirer des autres Les modèles de développement socio-économique utilisés par les grandes institutions financières multilatérales telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et les agences de développement doivent être revus. Ils devraient s’aligner sur le fait que la plupart des économies africaines se situent au-delà des cadres juridiques et de la loi actuels et sont soumises à l’informalité, à une mauvaise gestion des terres et à des réseaux de criminalité organisée pernicieux. L’instabilité et l’insécurité futures en Afrique sont probablement dues aux effets combinés de cinq tendances dominantes : le changement climatique, l’urbanisation rapide, les déficits croissants des infrastructures, la vulnérabilité aux épidémies et aux pandémies et l’anarchie. La pratique actuelle Au cours des 40 dernières années, les interventions visant à renforcer le développement de l’Afrique par les banques multilatérales, les institutions de développement et d’autres donateurs se sont fondées sur des modèles socio-économiques particuliers. Ces approches préconisent le mouvement des personnes et des capitaux d’une agriculture à faible productivité vers une industrie manufacturière et des services à plus haute productivité. Voici une vidéo expliquant le modèle imposé à l’Afrique : L’objectif a été d’accélérer un secteur industriel et manufacturier dans et autour des centres urbains qui accède à un pool de main-d’œuvre migrante excédentaire. Ces changements structurels ne se sont pas produits comme prévu. Une urbanisation massive a eu lieu, mais comme l’a souligné la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique en 2017, dans un contexte de production industrielle en baisse ou stagnante et de faible productivité agricole. Alors que l’économie africaine a triplé en taille depuis 2000, la composition sectorielle du produit intérieur brut (PIB) n’a pas sensiblement changé. L’expansion du PIB ne s’est pas accompagnée d’une croissance de l’emploi comparable. Des changements majeurs Entre 2000 et 2014, les augmentations de l’emploi ont été inférieures à la croissance du PIB et à peine avant l’explosion démographique du continent. Dans presque tous les pays africains, l’économie formelle ne représente que 20 % de l’emploi total. En Afrique subsaharienne, l’emploi informel représente environ 94,9 % de tous les emplois des jeunes. L’Organisation internationale du travail estime que 92,4 % de toutes les unités économiques en Afrique sont informelles. Contrairement aux modèles de développement socio-économique occidentaux, l’informalité se développe plus rapidement dans la plupart des pays africains que la fabrication moderne à grande échelle et constitue la réalité socio-économique de l’Afrique. L’anarchie met également en péril la stabilité de l’Afrique. Depuis 2008, l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine fait état d’une détérioration continue des scores composites pour la sécurité et l’état de droit. #### Les passerelles de paiement populaires en Afrique La capacité à prendre en charge de nombreuses passerelles de paiement en Afrique est cruciale pour un excellent système de point de vente.  Les passerelles de paiement font référence à une application logicielle utilisée par les commerçants pour l’acceptation des paiements effectués en ligne. Ils sont déterminants pour la sécurité et la transparence d’un commerce, notamment si vous faites appel à une solution de point de vente. PayPal Non seulement les paiements par carte de crédit, mais aussi les paiements MasterCard fonctionnent pour reconnaître Paypal. Il est gratuit pour les achats. Pendant ce temps, lorsqu’il s’agit de commerçants utilisant cette passerelle de paiement pour les paiements de visa, il leur est demandé de couvrir les frais de transition. Paypal ne demande pas de frais mensuels, de frais de passerelle et de frais d’installation.  Voici comment créer un compte PayPal en Afrique : L’avantage est qu’il n’est pas nécessaire pour les commerçants de payer dès que la vente est conclue. PayPal Pro leur permet également d’avoir et de modifier l’ensemble de leur procédure de paiement afin que les consommateurs ne soient pas obligés de quitter le site pour payer. VoguePay VoguePay est basé au Nigeria. Cette couverture mondiale permet aux entreprises et aux consommateurs de traiter facilement les paiements dans toutes les principales devises. Grâce à des rapports perspicaces, vous pouvez consulter vos ventes, votre trésorerie et vos revenus. De plus, il envoie des rapports de performances par semaine pour vous tenir au courant.  Skrill Skrill est une passerelle de paiement de commerce électronique située au Royaume-Uni destinée non seulement aux consommateurs mais également aux entreprises. Grâce à son support et surtout à l’aide de l’application mobile, vous pouvez procéder à des transactions globales et payer des marchandises quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.  En tant que l’une des meilleures passerelles de paiement en Afrique, Skrill est facile à connecter aux comptes bancaires du monde entier et garantit la sécurité de vos informations de paiement. Vous n’avez pas à payer de frais pour créer un compte Skrill. Cependant, soyez conscient des frais fixes sur ce que vous recevez ou envoyez.  Flutterwave Avec Flutterwave, les entreprises peuvent poursuivre leurs paiements dans toute l’Afrique. Il permet aux consommateurs de payer leurs achats dans leur devise locale.  De plus, cette passerelle de paiement gère la connexion des fournisseurs de services de paiement et des banques à sa plateforme. C’est pourquoi les entreprises sont exemptes des dépenses connexes. Paystack Paystack est une passerelle de paiement bien connue des entreprises africaines. Il rend le traitement des paiements en ligne simple et sûr. Grâce à Paystack, les entreprises enregistrées en Afrique peuvent recevoir des paiements de clients internationaux. De nombreuses entreprises comme Domino’s ont fait confiance à ce service. En tant que commerçant, vous avez le choix de verser de l’argent directement depuis le tableau de bord de votre compte Paystack vers n’importe quel compte bancaire en Afrique. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Les pays africains où le casino en ligne se développe Le casino en ligne est un secteur en pleine expansion à travers le monde, y compris en Afrique. Les jeux d’argent en ligne sont de plus en plus populaires sur le continent, notamment en raison de la croissance de l’accès à internet haut débit et de l’augmentation de la disponibilité des smartphones. Cependant, le développement du casino en ligne en Afrique varie considérablement d’un pays à l’autre, en fonction de la réglementation des jeux d’argent, de la disponibilité de l’internet haut débit et des niveaux de revenus des consommateurs. Afrique du Sud L’Afrique du Sud est l’un des pays d’Afrique où le casino en ligne se développe le plus rapidement. Le pays est connu pour ses casinos terrestres, tels que Sun City et MonteCasino, qui attirent de nombreux joueurs locaux et internationaux. Cependant, le marché du casino en ligne en Afrique du Sud est également en pleine expansion, en raison de la popularité des jeux d’argent en ligne. Voici les meilleurs casinos en ligne en 2023 : https://www.youtube.com/watch?v=6B6U-KutwBk&pp=ygUhY2FzaW5vIGVuIGxpZ25lIGVuIEFGcmlxdWUgZHUgc3Vk Les jeux d’argent en ligne sont réglementés par la National Gambling Board en Afrique du Sud. La législation sud-africaine autorise les casinos en ligne à proposer des jeux d’argent, tels que les machines à sous, le poker et la roulette, aux joueurs sud-africains. Cependant, les entreprises de jeux d’argent en ligne doivent obtenir une licence de la National Gambling Board pour opérer légalement en Afrique du Sud. Nigéria Le Nigéria est un autre pays d’Afrique où le casino en ligne se développe rapidement. Avec une population de plus de 200 millions d’habitants et un taux de pénétration d’internet élevé, le Nigéria est un marché attractif pour les entreprises de jeux d’argent en ligne. Les jeux d’argent en ligne sont réglementés par la Commission des Jeux du Nigéria (Nigeria Gaming Commission). La législation nigériane autorise les casinos en ligne à proposer une variété de jeux d’argent, tels que les machines à sous, le poker, la roulette et les paris sportifs. Les entreprises de jeux d’argent en ligne doivent obtenir une licence de la Commission des Jeux du Nigéria pour opérer légalement dans le pays. Kenya Le pays compte une population jeune et dynamique, avec un taux de pénétration d’internet en constante augmentation. Le marché des jeux d’argent en ligne au Kenya est en pleine expansion, avec de nombreuses entreprises qui cherchent à investir dans ce secteur. Les jeux d’argent en ligne sont réglementés par la Commission des Jeux de Hasard du Kenya (Kenya Gambling Control Board). La législation kenyane autorise les casinos en ligne à proposer une variété de jeux d’argent, tels que les machines à sous, le poker, la roulette et les paris sportifs. Les entreprises de jeux d’argent en ligne doivent obtenir une licence de la Commission des Jeux de Hasard du Kenya pour opérer légalement dans le pays. #### Les pays d’Afrique australe acceptent de déployer des forces au Mozambique La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a déclaré avoir accepté de déployer des troupes au Mozambique pour l’aider à lutter contre l’escalade de la violence dans le nord du pays, mais n’a fourni que peu de détails opérationnels spécifiques. Près de 3 000 personnes ont été tuées et près de 800 000, dont la moitié sont des enfants, ont été chassées de chez elles dans la province riche en gaz de Cabo Delgado depuis le début du conflit en 2017. Mercredi, le secrétaire exécutif de la SADC, Stergomena Tax, a déclaré à l’issue d’un sommet d’une journée à Maputo que le bloc de 16 pays d’Afrique australe avait approuvé le déploiement d’une force en attente à l’appui du Mozambique pour lutter contre le terrorisme et les actes de l’extrémisme violent à Cabo Delgado. De nombreux désaccords Les troupes, toujours en attente, font partie d’une opération permettant de réduire la propagation du confit dans la région. Après cette réunion, aucun détail n’a été fourni concernant le nombre de troupes à déployer, ni le moment de leur déploiement ou encore leurs actions. Le communiqué a seulement indiqué le déploiement d’une aide humanitaire pour les plus démunies. La décision met fin à des mois de délibérations et de désaccords au sein du bloc sur ce qui est nécessaire pour endiguer la violence. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Alors que certains membres, comme l’Afrique du Sud, ont poussé à une action militaire, d’autres auraient été plus réticents. Le président du Mozambique,  Filipe Nyusi, a depuis toujours refusé l’intervention de forces étrangères dans le pays. Les attaques d’un groupe armé connu localement sous le nom d’al-Shabab, dont les origines, selon les analystes, sont ancrées dans le mécontentement politique, religieux et économique local, n’ont cessé d’augmenter dans la province de Cabo Delgado depuis octobre 2017. Hausse des attaques Les combattants liés à l’EIIL ont saccagé des villes et pris le contrôle de routes clés, détruisant des infrastructures et décapitant des civils. Dans certains cas, ils ont forcé des habitants à rejoindre leurs rangs ou les ont détenus comme esclaves sexuels. Depuis août 2020, les combattants contrôlent la ville portuaire clé de Mocimboa da Praia, tandis qu’en mars, ils ont lancé un assaut coordonné contre la ville de Palma, tuant des dizaines et forçant plus de 67 000 à abandonner leurs maisons. Le gouvernement a déployé des milliers de soldats à Cabo Delgado pour combattre les combattants, mais les analystes ont longtemps averti que l’armée mozambicaine était historiquement faible, mal entraînée et sous-équipée. Haru Mutasa d’Al Jazeera, qui a largement couvert la crise sécuritaire au Mozambique, a déclaré que les pays qui seront impliqués seront très probablement ceux qui ont la capacité de le faire, comme la puissance économique régionale de l’Afrique du Sud ou des pays comme le Zimbabwe, la Namibie et l’Angola qui ont participé à d’autres déploiements dans le passé. #### Les potentiels de la blockchain en Afrique La blockchain est l’un des principaux outils pour conduire la prochaine révolution industrielle. Par conséquent, les pays affinent constamment la technologie pour diverses applications, car le potentiel qu’elle contient est illimité.  Ce qu’il faut retenir La blockchain est l’un des principaux outils pour conduire la prochaine révolution industrielle. Par conséquent, les pays affinent constamment la technologie pour diverses applications, car le potentiel qu’elle contient est illimité. Il est prudent de dire que. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Il est prudent de dire que l’engouement actuel pour la blockchain s’insinue lentement même dans les territoires les plus conservateurs. En tant que tel, nous nous concentrerons sur les progrès et les potentiels de la blockchain en Afrique. Au fil des ans, le bitcoin et d’autres crypto-monnaies sont devenus l’une des options d’investissement privilégiées par les jeunes entrepreneurs africains avertis. En conséquence, le nombre d’échanges cryptographiques basés en Afrique a augmenté de façon exponentielle pour répondre à l’augmentation de la demande de crypto-monnaies. Plus tôt cette année, le boom du bitcoin dans certains territoires d’Afrique a été mis en évidence lorsque des guichets automatiques en bitcoin ont été installés au Zimbabwe, en Afrique du Sud et au Kenya. À l’heure actuelle, il existe quatre guichets automatiques Bitcoin fonctionnels sur le continent. Améliorer les systèmes de chaîne d’approvisionnement transfrontaliers L’économie africaine prospère grâce à l’exportation de biens, de produits agricoles et de pétrole, cependant, le système de chaîne d’approvisionnement existant est défectueux.  Voici une vidéo relatant ces faits : Cependant, il existe de nombreux intermédiaires dans ce système, par conséquent, les retours sur investissement sont maigres. La mise en place de systèmes basés sur la blockchain qui fonctionneront sur des contrats intelligents corrigera ce système. Améliorer le système de santé De plus, l’un des défis majeurs auxquels sont confrontés de nombreux pays africains est l’inefficacité des systèmes de santé.  Les médecins ne sont pas bien équipés car de nombreux établissements de santé utilisent encore des systèmes de stockage obsolètes. L’introduction de la blockchain dans ce secteur aidera les praticiens à poser le bon diagnostic tout en favorisant la transparence de l’industrie. Toucher un grand nombre de secteurs Pendant ce temps, d’autres secteurs en Afrique qui seraient positivement perturbés par la blockchain comprennent : les systèmes de vote ; systèmes de vérification d’identité ; chaîne d’approvisionnement alimentaire ; Éducation ; Cadastre ; Système de distribution d’électricité. La blockchain n’est pas un concept nouveau en Afrique. Il existe de nombreux projets de blockchain explorant dans divers territoires du continent. En mai, Coinpedia a rapporté que l’Éthiopie explorait les moyens de mettre en œuvre la blockchain dans l’agriculture. Un mois plus tard, la South Africa Reserve Bank a annoncé qu’elle avait utilisé avec succès le DLT pour certaines de ses opérations. Ces développements prouvent que les citoyens des nations africaines n’ont pas peur d’explorer les possibilités et les applications de la blockchain. Cependant, si le continent envisage de rattraper le reste du monde, il doit faire plus pour soutenir la mise en œuvre de la blockchain dans divers secteurs de son économie. #### Les propriétaires de GWM brillent au festival Alxa Hero, enflammant la passion mondiale du tout-terrain. Le 1er octobre, Great Wall Motor (GWM) et des dizaines de milliers de ses propriétaires ont enflammé le désert d’Alxa avec le grandiose “Hero Festival”. Avec en vedette la série TANK, la série GWM POER, ainsi que la toute nouvelle 2e génération du GWM HAVAL H9, GWM a réuni des passionnés de tout-terrain du monde entier pour une célébration exaltante de la culture off-road dans l’immensité du désert d’Alxa.Rêver en grand : des propriétaires de GWM, du sable au monde entier. Le Festival Alxa Hero, qui a débuté il y a 19 ans comme une petite réunion de passionnés de tout-terrain, est devenu l’un des plus grands événements mondiaux de ce genre, attirant plus d’un million de participants depuis 2018, grâce à une passion partagée pour l’aventure tout-terrain et la liberté. Depuis des années, les propriétaires de véhicules tout-terrain GWM, tels que les modèles emblématiques de la 1ère génération du GWM HAVAL H5 et du GWM HAVAL H9, ont contribué à rendre le tout-terrain populaire et accessible en Chine, et désormais dans le monde entier. Pour cette édition, GWM a décidé de voir les choses en grand et de s’internationaliser. GWM a investi massivement pour accueillir plus de 100 000 propriétaires de GWM durant l’événement, au sein d’une zone dédiée spécialement construite à cet effet, et a mis en avant sa famille de véhicules tout-terrain de premier plan. Les modèles récemment lancés, tels que la 2e génération du GWM HAVAL H9, le TANK 500 Hi4-T, le TANK 400 Hi4-T, le TANK 300, le GWM SAHAR POER, et le POER diesel turbo 2.4 litres, ont offert des essais dynamiques palpitants dans le désert, adaptés à tous les niveaux, des amateurs aux professionnels. Ces expériences, comprenant la conquête des dunes et la navigation sur des pentes abruptes, ont illustré le leadership et l’innovation de GWM en matière de performance tout-terrain, de technologie intelligente et de culture de la personnalisation. Sur l’emblématique piste T3 du Dream Park d’Alxa, un millier de véhicules TANK se sont rassemblés, offrant un spectacle impressionnant de puissance tout-terrain. Pour les clients internationaux de GWM, participer à cet événement dans le lieu de naissance de leurs véhicules a été ressenti comme un véritable retour aux sources, vers la “terre spirituelle du tout-terrain.” L’une des attractions phares du festival cette année a été le Défi des Véhicules Modifiés, avec plus de 108 participants en compétition dans le Dream Desert Park. La personnalisation des véhicules tout-terrain transcende les cultures et les régions, s’épanouissant dans des marchés comme le Moyen-Orient, l’ASEAN, l’Océanie et les Amériques. Un propriétaire international de TANK a partagé : « La personnalisation des véhicules tout-terrain fait partie intégrante de la culture au Moyen-Orient, mais elle est généralement dominée par quelques grandes marques. L’échelle et le professionnalisme ici sont exceptionnels—GWM représente véritablement le tout-terrain chinois. » Avant la course, une flotte de véhicules TANK 330 modifiés a offert une parade spectaculaire, captivant le public. Un festin culturel : industrie, clients, médias et concessionnaires réunis Lors de la grande soirée de marque et de la conférence utilisateurs, GWM a réaffirmé son engagement envers l’engagement interculturel dans le cadre de sa stratégie des “Quatre Nouvelles Globalisations”. « Cet événement, célébrant ‘Le tout-terrain chinois, GWM mondial’, incarne parfaitement notre vision de l’intégration interculturelle de la marque », a déclaré un représentant de GWM. Les participants venus du monde entier ont profité d’une variété d’activités culturelles, allant du patrimoine traditionnel au mode de vie moderne, telles que le tir à l’arc mongol, les cérémonies de thé traditionnelles, le Starbow Rally Music Festival, et même des matchs de boxe IBF. Alors que la nuit tombait autour du feu de camp, les invités internationaux de GWM ont partagé des chants de leurs pays d’origine, s’immergeant dans la chaleur et l’inclusivité de la culture chinoise. Le Festival Alxa Hero 2024 a célébré la passion de GWM pour le tout-terrain, l’innovation et l’expansion mondiale. Des percées techniques aux expériences utilisateurs inoubliables, GWM continue de repousser les limites de la technologie et du potentiel commercial, offrant aux passionnés de tout-terrain du monde entier des sensations fortes et de nouveaux défis. #### Les raisons de lancer son entreprise au Maroc Le Maroc est un pays dynamique situé à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, offrant de nombreuses opportunités aux entrepreneurs souhaitant lancer leur entreprise. Avec une main-d’œuvre qualifiée et abordable, une infrastructure de transport bien développée, des accords commerciaux avantageux, ainsi qu’un environnement politique et économique stable, le Maroc est un choix judicieux pour ceux qui cherchent à s’implanter sur le marché africain. De plus, avec une population jeune et en pleine croissance, le pays offre un potentiel de développement considérable. Dans cette optique, lancer une entreprise au Maroc peut être une option intéressante pour ceux qui cherchent à investir dans un marché en pleine expansion. Accords commerciaux avantageux Le Maroc a signé plusieurs accords commerciaux avantageux qui peuvent offrir des opportunités aux entreprises souhaitant investir dans le pays. Voici des conseils pour lancer son entreprise au Maroc : Tout d’abord, le Maroc est membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) depuis 1995, ce qui lui permet de bénéficier d’un accès préférentiel aux marchés internationaux et de participer aux négociations commerciales multilatérales. En outre, le Maroc a signé un accord de libre-échange avec les États-Unis en 2006, qui élimine progressivement les barrières tarifaires et non tarifaires sur les échanges de biens et de services entre les deux pays. Cet accord offre des avantages aux entreprises marocaines souhaitant exporter vers les États-Unis, ainsi qu’aux entreprises américaines souhaitant investir au Maroc. Le Maroc a également signé un accord de libre-échange avec l’Union européenne (UE) en 2000, qui a été renforcé en 2012. Cet accord permet aux entreprises marocaines d’accéder au marché unique européen sans droits de douane pour la plupart des produits, et offre également des avantages aux entreprises européennes souhaitant investir au Maroc. Main d’œuvre qualifiée et abordable Le Maroc dispose d’une main-d’œuvre qualifiée et abordable, ce qui peut être un avantage pour les entreprises qui cherchent à lancer leur activité dans le pays. Le système éducatif marocain a connu une amélioration significative ces dernières années, ce qui a conduit à une augmentation de la population active instruite et qualifiée. Les universités et les écoles de formation professionnelle au Maroc offrent une formation dans de nombreux domaines, notamment l’ingénierie, les technologies de l’information, la finance et les langues étrangères. De plus, le coût de la main-d’œuvre au Maroc est relativement bas par rapport à d’autres pays de la région, ce qui peut réduire les coûts de production pour les entreprises. Cela peut permettre aux entreprises de proposer des prix compétitifs sur le marché local et international. En outre, le gouvernement marocain a mis en place des incitations pour encourager les investisseurs étrangers à embaucher des travailleurs marocains. Ces incitations comprennent des subventions pour les formations professionnelles et des exonérations fiscales pour les entreprises qui recrutent des travailleurs locaux. Dans l’ensemble, la main-d’œuvre qualifiée et abordable au Maroc peut être un avantage pour les entreprises qui cherchent à lancer leur activité dans le pays. Cela peut permettre aux entreprises de bénéficier d’une main-d’œuvre compétente à des coûts abordables, ce qui peut être un atout pour leur croissance et leur développement à long terme. #### Les raisons pour lesquelles la nouvelle zone de libre-échange africaine change la donne mondiale L’arrivée du COVID-19 en 2020 a rapidement remodelé les pays, les sociétés et les communautés. Notre réponse à la pandémie a changé les systèmes politiques et sociaux et créé de nouvelles normes sociales. Aujourd’hui, le monde continue de faire face à une multitude de défis, notamment le changement climatique, les inégalités, les changements technologiques, les migrations et les déplacements, qui sont à la fois complexes et en évolution, et qui exigent une action collective. Et pourtant, malgré ces défis, le leadership et la coopération mondiaux font cruellement défaut depuis le début de la crise du COVID-19. Pendant ce temps, notre ordre international fondé sur des règles est devenu plus fragile et même désordonné. Nous avons assisté à une montée du populisme, du protectionnisme et du nationalisme, exacerbés par le COVID-19. La confiance des citoyens dans les gouvernements du monde entier s’est érodée, créant une fragilité dans des démocraties autrefois stables. Les événements survenus dans le Capitole américain le mois dernier ne font que souligner la fragilité des démocraties auparavant considérées comme les plus stables. La ZLECAF réduira considérablement la pauvreté Selon un rapport récent de la Banque mondiale, le pacte augmentera le revenu régional de 7 % ou 450 milliards de dollars, accélérera la croissance des salaires des femmes et sortira 30 millions de personnes de l’extrême pauvreté d’ici 2035. Les salaires des travailleurs qualifiés et non qualifiés seront également augmenté de 10,3 % pour les travailleurs non qualifiés et de 9,8 % pour les travailleurs qualifiés. Voici une vidéo parlant de ces faits : La ZLECAf souligne l’engagement important et croissant de l’Union africaine à réduire la pauvreté par le commerce, un lien qui est de plus en plus reconnu. Comme Ngozi Okonjo-Iweala , candidat au poste de directeur général de l’OMC, l’a récemment déclaré : Le commerce est une force pour le bien, et correctement exploité peut aider à sortir des millions de personnes de la pauvreté et apporter une prospérité partagée. Les résultats économiques positifs seront nombreux et variés La diversification des exportations, l’accélération de la croissance, l’intégration compétitive dans l’économie mondiale, l’augmentation des investissements directs étrangers, l’augmentation des possibilités d’emploi et des revenus et l’élargissement de l’inclusion économique ne sont que quelques-uns des résultats économiques positifs que la ZLECAf peut apporter. On estime que l’accord augmentera les exportations de l’Afrique de 560 milliards de dollars, principalement dans le secteur manufacturier. Les exportations intracontinentales augmenteraient également de 81 %, tandis que l’augmentation vers les pays non africains serait de 19 %. Selon la Fondation Mo Ibrahim, si cela est possible, la ZLECAf pourrait être à l’origine de dépenses combinées des entreprises et des consommateurs de 6,7 milliards de dollars d’ici 2030. En outre, les marchés et les économies de la région seront remodelés, entraînant la création de nouvelles industries et l’expansion de secteurs clés. De manière significative, cela rendrait les pays africains plus compétitifs au niveau mondial. L’AfCFTA se concentre clairement sur l’amélioration de la vie des femmes. Il y a un risque que certains des gains économiques réalisés par les femmes grâce au commerce soient annulés par la crise du COVID-19. #### Les relations Yoruba/Fulani au point de rupture au Nigeria Pendant des siècles, les agriculteurs yoruba et les éleveurs peuls ont coexisté dans le sud-ouest. Bien que les relations entre les deux groupes n’aient pas été entièrement exemptes de conflits, la récente vague de violence a menacé de pousser la relation largement pacifique au-dessus du bord. Aujourd’hui, les groupes Yoruba appellent à la sécession et les dirigeants du Nord luttent pour maintenir l’unité. Le mois dernier, une bagarre entre deux hommes au marché de Shasha à Ibadan, un cordonnier yoruba et un pousseur de charrettes haoussa, a déclenché une vague de conflit qui s’est répandue hors du marché et dans la communauté hôte, les Yorubas ciblant les habitants du Nord. Pour protester contre le massacre de leur peuple, les commerçants du nord ont bloqué la circulation des produits alimentaires et du bétail vers le sud, poussant les prix des denrées alimentaires à la hausse. Sécession yoruba ? L’année a commencé par des incidents récurrents de meurtres et d’enlèvements de bergers dans plusieurs régions du sud-ouest. La plupart des bergers étant originaires du nord du Nigéria, les indigènes du sud-ouest, qui sont pour la plupart des Yoruba, ont riposté. La crise entre les habitants du nord et les Yorubas dans le sud-ouest du Nigéria ne peut être déconnectée des défis sécuritaires accrus auxquels le pays est confronté. Voici une vidéo en anglais parlant de ce conflit : La violence a suscité des appels à la sécession de la part de l’historien yoruba Banji Akintoye et du leader populiste Sunday Adeyemo. Il ne devrait y avoir aucune raison pour que nous ne puissions pas tous travailler ensemble pour nous sortir de ces décombres que le Nigéria est devenu. Les politiciens régionaux locaux ont une réponse différente. L’axe Oke Ogun dans l’État d’Oyo, au sud-ouest du Nigeria, fait partie des foyers de violence de la région, ce qui a poussé le gouverneur Seyi Makinde à déployer 200 soldats d’Amotekun, une force de sécurité régionale. Un exercice d’équilibre Nord-Sud Le Nigéria est presque également divisé entre le sud majoritairement chrétien et le nord musulman. Ces divisions sont souvent exploitées par la classe politique qui utilise le populisme pour consolider le pouvoir. En 2017, par exemple, certains groupes du nord ont lancé un ultimatum de trois mois aux Igbos du sud-est du Nigéria vivant dans le nord pour qu’ils quittent la région. Les groupes ont accusé les Igbos de saper l’unité du pays par leurs fréquents appels à la sécession. Ashiru Babangida, analyste des affaires publiques, affirme que les récents incidents dans le sud-ouest sont un cas où les habitants du Nord se sont fait servir une dose de leur propre médicament, et que les dirigeants politiques du Nord auraient pu aider à éviter le pire. Bala Sadouki est un Kano indigène qui dirigeait une entreprise de production de vaches à Akure, dans l’État d’Ondo, avant que le gouverneur Rotimi Akeredolu n’ordonne aux éleveurs de quitter les réserves forestières de l’État. Au-delà des mots, des actions sont nécessaires, déclare le politologue et analyste des affaires publiques Funmi Alabi. L’insécurité menace l’unité du Nigéria et que la solution est de retravailler l’architecture de sécurité du pays, sinon l’action des justiciers conduira au chaos. #### Les sans-abris bénéficient enfin des meilleures installations durant le coronavirus en Afrique du Sud Le coronavirus a été une crise mondiale qui a touché les plus riches comme les plus pauvres. Cette pandémie n’a épargné personne. Et en Afrique du Sud, la situation est d’autant plus inquiétante, car il s’agit de l’un des pays africains les plus touchés. Si cette épidémie a été difficile économiquement pour tout le monde, les choses ont été différentes pour les sans-abris en Afrique du Sud. En effet, avec cette pandémie, les autorités sud-africaines ont décidé de mettre à disposition des sans-abris des installations sanitaires et des logements afin de les accueillir face à la propagation de cette maladie. Pour certains, la vie actuelle est bien meilleure qu’avant le coronavirus. Avoir un toit au-dessus de la tête Le sans-abrisme est considéré comme un fait inévitable de la société moderne en Afrique du Sud. Il en est de même pour de nombreux pays du monde. Mais le coronavirus a permis aux personnes dans la rue d’avoir un toit au-dessus de leur tête. Des milliers de sans-abris ont été accueillis dans des écoles, des stades de foot et d’autres espaces publics. Ces mesures ont été prises afin de réduire la propagation du virus. Toutefois, cette situation ne convient pas à tout le monde. En effet, certains ont affirmé que dormir dans ces lieux n’est pas différent des endroits où ils se trouvaient auparavant. Des responsables locaux ont montré leur préoccupation concernant des hébergements de fortune qui sont un environnement favorable au développement de diverses infections. Isaac Mbatha était habitué à vivre dans la rue, sans installation sanitaire. Et pourtant, les choses ont changé à Wilgespruit, le lieu où il vit après le coronavirus. Le gouvernement fait son possible pour aider les sans-abris Il y a désormais plus d’un million de foyers de vivre dans des bidonvilles en Afrique du Sud. Ces familles sont confrontées à des situations vraiment difficiles. La plupart de ces personnes ont cependant été déjà testées pour le coronavirus. Les installations ont été conçues afin de limiter les contacts. D’ailleurs, ils disposent de lits qui sont maintenus à un mètre de distance l’un de l’autre. Ces sans-abris ont également des désinfectants pour les mains. Au-delà du confinement, le programme sera maintenu. Les travailleurs sociaux sont sur le front pour aider ces familles. Dans les stades, on découvre des milliers de personnes qui vivent dans des tentes de chapiteau en bâche blanche. Le coronavirus a changé l’Afrique du Sud Aucun pays n’a échappé au coronavirus indemne, mais l’Afrique du Sud semble avoir fait mieux que la plupart. Le président sud-africain a reçu les éloges internationaux pour une réponse généralement sûre et, après des années de crise, le pays connaît une meilleure prospérité. L’Afrique du Sud a enregistré 26 000 cas positifs, avec plus de 550 décès. Le 1er juin, le gouvernement a assoupli ce qui a été des mesures de confinement sévères, malgré certaines critiques. Il a averti qu’il n’hésiterait pas à réimposer des conditions strictes en cas de hausse des cas. Mais le coronavirus a aussi apporté des changements positifs dans le pays, comme la réduction des violences de gangs, la diminution des décès liés à l’alcool ou encore de meilleurs services sociaux. #### Les tendances clés du marketing digital en Afrique Le marketing d’aujourd’hui a considérablement changé par rapport à ce que nous avons vu il y a peut-être dix ans. Pour toute organisation faisant des affaires en Afrique, garder un œil sur les tendances du marketing numérique en Afrique est certainement inestimable. Avec l’introduction du marketing numérique, nous avons constaté un énorme changement dans la manière dont les organisations interagissent avec leurs clients.  Il n’est plus nécessaire de communiquer un message à tous les clients sur un canal traditionnel comme la télévision ou le journal. La transformation numérique en général est un excellent exemple de l’exigence des dirigeants et des cadres de suivre régulièrement des formations courtes pour cadres. Ce n’est pas un luxe mais une nécessité absolue si vous voulez rester pertinent pour les clients que vous servez.  Le marketing de contenu Le marketing de contenu ou l’utilisation de contenu pertinent pour interagir avec des clients potentiels ou existants à différentes étapes du processus d’achat est devenu très populaire parmi les marques. Nous considérons que le marketing de contenu reste certainement une priorité en termes de budgets marketing au sein des organisations. L’objectif du marketing de contenu est d’interagir avec les utilisateurs à un niveau plus profond en ajoutant de la valeur. De nombreuses autres approches de marketing numérique ont échoué. Généralement, les internautes ont appris à bloquer les publicités. Avec iOS comme exemple, les utilisateurs peuvent activer les bloqueurs de publicités et pour cette raison ne voient aucune publicité.  Voici d’autres tendances en vidéo : Nous l’avons également constaté sur les plateformes de médias sociaux où les messages marketing sont ignorés. Sur des plateformes comme Google et d’autres moteurs de recherche, nous, les internautes, avons appris à bloquer les publicités de ce que nous voyons. La raison en est double, d’un côté nous avons certainement appris à nous concentrer sur ce qui est important. Aujourd’hui, sur les canaux Internet, nous avons formé nos esprits à nous concentrer sur ce que nous sommes là pour trouver. La deuxième raison ici est évidemment le manque de confiance dans les spécialistes du marketing.  L’intelligence artificielle La deuxième tendance que nous voulons examiner est l’intelligence artificielle. Bien que l’intelligence artificielle semble assez futuriste, nous savons qu’elle existe depuis un certain temps. Si l’un d’entre vous, par exemple, a visité un site Web et parlé à une boîte de discussion et à l’option de petite personne en direct sur le site Web, généralement dans le coin inférieur droit du site Web, vous sauriez la frustration que cela pourrait causer. Les applications basées sur l’intelligence artificielle offrent évidemment aux marques un moyen beaucoup plus rentable d’interagir avec le client. C’est une assez bonne occasion de réfléchir également à l’efficacité de cela, car nous avons mentionné précédemment l’importance des relations dans la catégorie du marketing de contenu. Nous devons nous demander si la technologie en termes d’IA, spécifiquement les robots de discussion dans cet exemple, est suffisamment mature pour vraiment maintenir ces relations. D’autres types d’intelligence artificielle existent évidemment depuis un certain temps. Nous avons vu l’utilisation d’autoroutes intelligentes, par exemple dans de nombreux pays aujourd’hui, nous avons vu l’intelligence artificielle avec des haut-parleurs intelligents comme Alexa. Le produit Amazon Smart Speaker étant un exemple très efficace. #### Les tendances qui ont défini la démocratie en Afrique en 2022 Voici les événements et tendances de l’année dernière qui reflètent les développements les plus importants en matière de démocratie et de droits de l’homme à travers le continent. Dans l’ensemble, 2022 a connu des tendances à la fois positives et négatives, mais alors que l’année touche à sa fin, la dynamique mondiale à plus long terme, y compris le coût des aliments et de l’énergie, est une priorité. Tendances positives Cependant, il y avait des points positifs pour la démocratie. La nature largement pacifique des élections générales au Kenya et la diminution de l’importance de l’ethnicité, mais des politiques de coalition plutôt larges et basées sur des problèmes, ont offert un motif de célébration, tout comme l’alternance pacifique du pouvoir en Somalie, à la suite de son élection présidentielle en mai. L’expansion de la liberté des médias en Tanzanie par le président Samia Suluhu Hassan et l’annonce d’une certaine forme de réforme politique avant les élections générales de 2025 sont des indications prometteuses que les demandes continues de réforme politique pourraient entraîner une libéralisation supplémentaire du système politique très restrictif du pays, bien que progressivement.  Voici une vidéo relatant ces faits : La Gambie a continué à faire des progrès démocratiques en 2022, avec des élections législatives et des étapes vers la justice transitionnelle qui ont marqué des étapes importantes dans le processus de démocratisation entamé en 2017. La manière dont les tribunaux se sont affirmés en tant que gardiens de l’État de droit en 2022 est également encourageante. Surtout, la montée réussie de l’opposition à la présidence en Zambie est une bonne nouvelle dans la région. Paix, conflit et démocratie En Éthiopie, en Somalie, en République démocratique du Congo (RDC) et dans tout le Sahel, les conflits ont sapé les progrès démocratiques. Alors que le Sahel et la RDC pourraient encore voir une aggravation du conflit, dans les derniers mois de 2022, il semble enfin que le conflit dans le nord de l’Éthiopie touche à sa fin. Cela pourrait créer un précédent pour résoudre les insécurités dans d’autres parties du pays et ouvrir la voie à un dialogue national et à une consultation politique réussis pour tracer une nouvelle voie vers une paix durable. L’échec et le succès en Éthiopie sont essentiels compte tenu de l’importance régionale du pays et du fait qu’il est également le siège de l’Union africaine. En Somalie, malgré de nombreux retards et dans le contexte de la menace Al Shabab, la réussite des élections fédérales et de la formation du gouvernement est un succès notable. Il est important de continuer à se concentrer sur la stabilisation du pays tout en gardant l’accent sur le processus de réforme constitutionnelle. En RDC, le déploiement d’une Force de stabilisation de l’Afrique de l’Est pourrait être une intervention positive dans un pays qui a eu des missions de maintien de la paix depuis les années 1980. Il est cependant impératif qu’une solution politique accompagne la force de stabilisation pour une plus grande prospérité de la région de l’Est et des Grands Lacs. #### Les types de corruption les plus courants en Afrique du Sud Le groupe de la société civile Corruption Watch a publié son rapport annuel pour 2021, soulignant les types de corruption qui ont continué d’affecter le pays après la pandémie. Plus de 3 200 lanceurs d’alerte à travers l’Afrique du Sud ont signalé des allégations et des expériences de corruption et d’autres formes d’inconduite à Corruption Watch au cours de la période considérée, portant le nombre total de plaintes reçues depuis 2012 à 36 224. Corruption Watch a souligné qu’au cours de la dernière décennie, le gouvernement sud-africain a échoué dans ses efforts pour s’attaquer aux causes profondes de la corruption. La corruption se développe en Afrique du Sud Selon l’indice de perception de la corruption (IPC), qui est un indicateur mondial de premier plan respecté de la corruption dans le secteur public, qui note et classe 180 pays et territoires à travers le monde, l’Afrique du Sud a un IPC de 44/100. Cela signifie que l’Afrique du Sud a une forte corruption dans son secteur public, bien qu’elle soit au-dessus de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne qui a un score moyen de 33. Voici une vidéo parlant de la corruption dans le pays : Pour l’année en revue, le groupe a signalé des niveaux élevés de mauvaise administration à 18 % de tous les rapports, de corruption dans les achats (16 %) et d’abus de pouvoir (16 %). Ces actes de corruption comprennent des problèmes tels que des activités frauduleuses dans les institutions de l’État, des problèmes de conformité, des irrégularités en matière d’approvisionnement et des pots-de-vin. Le secteur public est le plus concerné Le groupe a indiqué que la majeure partie des problèmes de corruption ou d’autres formes d’inconduite provenaient du secteur public, y compris le gouvernement national (28 %), le gouvernement provincial (8 %) et le gouvernement local. Corruption Watch a déclaré que 24 % de tous les rapports de corruption en 2021 concernaient le gouvernement local. Le groupe a déclaré que cela est dû à une crise de leadership où les politiciens et les administrateurs servent leurs intérêts personnels, factionnels et privés, plutôt que les intérêts du peuple ou de la constitution. Qu’en est-il de la police ? Corruption Watch a déclaré qu’en ce qui concerne la corruption au sein de la police sud-africaine, l’abus d’autorité fait référence à des incidents ou à des pots-de-vin où des policiers et des fonctionnaires utilisent les ressources de l’État pour exercer des pressions ou agir violemment contre des civils. Au fil des ans, Corruption Watch a découvert une érosion à grande échelle des systèmes et des institutions qui constituent les forces de l’ordre en Afrique du Sud. Le besoin de mécanismes de responsabilisation plus solides dans les forces de l’ordre et d’un processus plus transparent et plus solide de nomination des dirigeants dans ce secteur critique ne pourrait pas être plus urgent s’il doit y avoir une chance de lutter efficacement contre la corruption en Afrique du Sud. #### Les victimes des inondations nigérianes dénoncent la réponse du gouvernement à la catastrophe Peremoboere Geku préparait son neveu pour l’école fin septembre lorsqu’elle a remarqué des inondations autour de leur bungalow dans le sud du Nigeria. Elle et son neveu ont pataugé dans l’eau d’Epie, une communauté de l’État de Bayelsa, pour l’amener à l’école, mais à son retour, elle a remarqué qu’elle avait déjà monté rapidement. En quelques jours, l’eau était au-dessus de sa tête. Geku mesure 1m65. Le traiteur de 21 ans et le reste de sa famille de huit personnes ont fui vers un camp pour personnes déplacées dans la ville d’Okukukutu. Le camp était autrefois une école. Environ 55 familles, soit plus de 200 personnes, vivent désormais dans ses 20 salles de classe surpeuplées sans électricité. Ils partagent deux toilettes et cuisinent leur nourriture dans les salles de classe où ils dorment. Mais la nourriture est rare. Les prix ont grimpé en flèche ces derniers mois, et ces coûts sont difficiles à supporter pour les personnes qui ont perdu la plupart sinon la totalité de leurs biens dans les inondations. Le gouvernement, selon les habitants du camp, ne fait pas assez pour les victimes. Applaudir d’une main Depuis fin septembre, les pires inondations qui ont frappé le Nigeria depuis 2012 ont envahi des centaines de communautés dans la plus grande économie d’Afrique. Ils ont frappé 33 des 36 États du Nigeria. Plus de 600 personnes ont été tuées et 1,3 million de personnes déplacées. Des milliers de maisons et de terres agricoles ont été emportées. De nombreux survivants vivent dans des conditions terribles dans des camps sans presque aucune aide gouvernementale, selon des victimes et des experts interrogés par Al Jazeera. Voici une vidéo relatant cette triste nouvelle : La gestion des catastrophes au Nigeria c’est comme applaudir d’une main ; il n’est pas possible d’applaudir d’une main, mais c’est la situation des choses au Nigeria. C’est une situation où ils se concentrent toujours sur une approche réactive, et l’approche se limite à la distribution de soi-disant matériels de secours, qui est également limitée. Le gouvernement doit investir massivement dans les infrastructures essentielles comme les routes, drainage, digues et barrières contre les inondations. Plusieurs semaines après les inondations, certaines communautés n’ont pas encore reçu de secours car elles sont toujours inaccessibles, selon Manzo Ezekiel, porte-parole de l’Agence nationale de gestion des urgences. Les gens meurent Lorsque Akpos Best, une testeuse de logiciels de 26 ans, est revenue d’un voyage à Lagos chez elle dans la ville d’Agudama, dans le sud du Nigéria, elle a constaté que tous ses colocataires avaient quitté leur maison à cause des inondations. Tout ce qu’elle avait dans sa chambre était trempé, mais elle réussit à déplacer quelques affaires au-dessus des eaux de crue et partit pour la maison de sa mère dans une autre ville. Mais l’inondation s’y était également étendue et avait détruit leur propriété et le magasin d’alimentation qu’elle gérait. #### Les voitures de légende dans le cinéma français Qui n’a jamais rêvé de conduire la Citroën 2CV de Bourvil dans Le Corniaud ou de filer à toute allure dans la Peugeot 406 de Taxi ? Dans le cinéma français, les voitures ne sont pas de simples accessoires – elles sont des personnages à part entière, des icônes qui portent l’histoire et réveillent la nostalgie. Que ce soit dans les comédies légères ou les polars sombres, ces véhicules racontent une époque, un style de vie, et une certaine idée de la France. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon l’INSEE – Statistiques sur les véhicules, en 2023, la France comptait 38,6 millions de voitures particulières, dont une part croissante de modèles anciens restaurés par des passionnés. Le site du gouvernement Service-Public.fr – Carte grise pour véhicules de collection montre que les démarches pour immatriculer ces trésors roulants ont augmenté de 12 % entre 2020 et 2023. Et si on regarde les écrans, des plateformes comme le CNC rapportent que les films français des années 60 à 90, souvent remplis de ces voitures mythiques, restent parmi les plus rediffusés. Les stars à quatre roues du grand écran Commençons par la Citroën 2CV, cette petite voiture au look inimitable. Dans Le Corniaud, elle incarne la simplicité et l’humour à la française, transportant Bourvil dans une aventure rocambolesque. Avec seulement 26 chevaux sous le capot, elle a conquis le cœur de millions – et pas seulement au cinéma : entre 1948 et 1990, 5,1 millions d’exemplaires ont été produits. Aujourd’hui, les collectionneurs la chérissent, et son prix moyen sur le marché oscille entre 8 000 et 15 000 €, selon l’état. Puis, il y a la Peugeot 406 de Taxi. Cette berline survoltée, pilotée par Samy Naceri, a redéfini l’image des poursuites en voiture. Avec une vitesse de pointe de 225 km/h dans sa version modifiée pour le film, elle a fait rêver une génération. En 2023, les ventes de Peugeot en France ont atteint 295 000 unités, preuve que la marque reste un pilier du paysage automobile français, selon les données de la PFA (Plateforme de la Filière Automobile). Restaurer une légende : Un voyage dans le temps Posséder une voiture vue au cinéma, c’est comme tenir un morceau d’histoire. Mais avant de prendre le volant, il faut souvent passer par la case restauration. Et là, mieux vaut savoir d’où vient ton bolide ! Un rapide coup d’œil sur carVertical – Décodage VIN te permet de vérifier son passé grâce au numéro VIN. Accidents, kilométrage truqué, ou même vols : en France, 1 voiture sur 10 sur le marché de l’occasion a un historique douteux, selon l’indice de transparence 2024 de carVertical. Les coûts peuvent grimper vite : restaurer une 2CV demande entre 5 000 et 10 000 €, tandis qu’une Peugeot 406 en état moyen peut nécessiter 2 000 € pour remise en forme. Mais le résultat en vaut la peine : en 2024, les ventes de voitures de collection ont bondi de 15 % lors des enchères françaises, d’après Artcurial. Alors, prêt à rouler comme Louis de Funès dans Les Gendarmes ? Une passion qui traverse les générations Les voitures de légende ne sont pas réservées aux musées. Elles vivent dans les garages, les mariages, les rassemblements. Imagine une 2CV décorée de fleurs pour une noce – quelle entrée mémorable ! Les Français adorent : selon une étude de l’IFOP, 68 % des personnes interrogées associent les voitures anciennes à des souvenirs familiaux. Et avec 1,2 million de mariages célébrés en France entre 2020 et 2023 (INSEE), ces icônes roulantes trouvent souvent leur place dans les cortèges. Un peu d’humour pour la route : « Si ta 2CV tousse plus que toi un lundi matin, c’est qu’il est temps de la bichonner ! » Mais au-delà de la blague, c’est une fierté nationale : Renault, Peugeot, Citroën dominent encore le marché, avec 47 % des ventes en 2024, selon le CCFA. Vers l’avenir avec un œil dans le rétroviseur Le cinéma français continue d’inspirer. Des films récents comme Le Mans 66 (coproduction franco-américaine) rappellent l’héritage des courses automobiles françaises. Et si les électriques gagnent du terrain – 16 % des ventes en 2024 – les légendes du passé ne s’effacent pas. Elles se réinventent, parfois avec des moteurs hybrides, pour rouler dans un monde plus vert. Alors, quelle voiture de film choisirais-tu pour écrire ta propre histoire ? #### Libérez Seun Kuti : des manifestants réclament la libération du musicien nigérian Seun Kuti, le fils de la légende de l’afrobeat Fela Kuti, est détenu par la police nigériane depuis le 10 mai, accusé d’avoir agressé un policier à Lagos. Malgré le paiement de sa caution, il n’a pas été libéré et son procès a été reporté au 24 mai. Des manifestants se sont rassemblés devant le tribunal pour exiger sa libération immédiate. Qui est Seun Kuti ? Seun Kuti est un musicien nigérian de 39 ans, qui a repris l’orchestre de son père, Egypt 80, après sa mort en 1997. Il est connu pour ses chansons engagées contre la corruption, l’injustice et l’oppression au Nigeria et en Afrique. Il est également un militant des droits de l’homme et un critique du gouvernement nigérian. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Que s’est-il passé le 10 mai ? Selon la police, Seun Kuti aurait agressé un policier qui tentait de contrôler la circulation sur une route près de sa résidence à Lagos. La police affirme que le musicien aurait frappé le policier au visage et lui aurait causé des blessures. Une vidéo de l’incident a été diffusée sur les réseaux sociaux, montrant Seun Kuti en colère contre le policier. Seun Kuti a nié les accusations et s’est rendu volontairement à la police le lendemain. Il a été inculpé d’agression et de trouble à l’ordre public et a été libéré sous caution de 500 000 nairas (environ 1 200 euros). Pourquoi son procès a-t-il été reporté ? Seun Kuti devait comparaître devant le tribunal le 23 mai, mais son audience a été reportée au lendemain sans explication officielle. Le juge chargé de l’affaire était absent et le greffier du tribunal a indiqué l’ajournement de l’audience pour le 24 mai. Le procureur de la police a demandé que le défendeur soit maintenu en détention pendant 21 jours jusqu’à ce que l’avis juridique du directeur des poursuites publiques soit reçu. L’équipe de défense de Seun Kuti s’est opposée à cette motion. Quelle est la réaction des manifestants ? De nombreux manifestants se sont présentés devant le tribunal. Ils sont composés de membres de la campagne pour la libération de Seun Kuti. Leur demande est la libération immédiate de l’artiste. Les manifestants ont brandi des pancartes portant des slogans tels que “Libérez Seun Kuti maintenant”, “La musique n’est pas un crime” ou “Seun Kuti n’est pas un criminel”. Selon l’un des manifestants,Gideon Adeyeni, cette attitude vise en outre à persécuter Seun Kuti. Il a ajouté que Seun Kuti est victime d’un “procès médiatique et politique” à cause de sa position contre le “gouvernement capitaliste qui a exploité et soumis le peuple nigérian à la misère, à l’esclavage et à la pauvreté”. Francis Nwapa, un autre manifestant, a déclaré que Seun Kuti est un “héros national” qui mérite le respect et la liberté. Il a appelé le gouvernement à abandonner les charges contre lui et à lui présenter des excuses. #### Libye : la reconstruction économique entre espoirs et incertitudes Dans les ruelles poussiéreuses de Tripoli, les murs portent encore les cicatrices d’une décennie de chaos. Pourtant, derrière les rideaux de fer tordus et les vitres brisées, une lumière vacille : celle d’un pays qui tente de se relever. La Libye, riche de son pétrole mais appauvrie par la guerre, cherche aujourd’hui à reconstruire son économie. Entre les promesses de milliards de dollars d’investissements et les tensions politiques persistantes, le chemin reste sinueux. Un pays riche, mais à genoux Avant 2011, la Libye était l’un des pays les plus prospères d’Afrique. Ses revenus pétroliers, estimés à plus de 50 milliards de dollars par an, finançaient des infrastructures modernes, des services publics gratuits et une politique régionale ambitieuse. Mais depuis la chute de Mouammar Kadhafi, le pays a sombré dans l’instabilité. Deux gouvernements rivaux, des milices armées, des interventions étrangères : la Libye s’est fragmentée. Résultat, l’économie s’est effondrée. Le PIB a chuté de plus de 60 % entre 2012 et 2020, selon la Banque mondiale. « Nous avons de l’or noir sous nos pieds, mais nos enfants n’ont même pas de manuels scolaires », soupire Hatem, un professeur de Benghazi. « C’est une tragédie silencieuse. » Le pétrole, moteur fragile de la reprise La Libye possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole en Afrique, estimées à 48 milliards de barils. En 2023, la production a atteint 1,2 million de barils par jour, un niveau proche de celui d’avant-guerre. Mais cette manne reste vulnérable. Les terminaux pétroliers sont régulièrement bloqués par des groupes armés exigeant une part des revenus. En avril 2022, la fermeture du champ d’El Sharara a coûté 60 millions de dollars par jour au pays, selon la National Oil Corporation (NOC). « Tant que le pétrole sera utilisé comme levier politique, il ne pourra pas être le socle d’une reconstruction durable », avertit Amal El-Fitouri, économiste libyenne installée à Tunis. Pourtant, les espoirs renaissent. En janvier 2024, la NOC a signé un accord de 8 milliards de dollars avec l’italien ENI pour développer de nouveaux gisements offshore. Une première depuis plus de dix ans. Des infrastructures à rebâtir Routes défoncées, hôpitaux à l’abandon, réseaux électriques délabrés : la guerre a détruit l’essentiel des infrastructures. Selon les Nations unies, 60 % des établissements de santé sont hors service, et plus de 1,2 million de Libyens dépendent de l’aide humanitaire. Le coût estimé de la reconstruction dépasse les 100 milliards de dollars. Le gouvernement d’union nationale, basé à Tripoli, a lancé en 2023 un plan de relance de 15 milliards, financé en partie par les recettes pétrolières. « La priorité, c’est l’électricité. Sans courant, il n’y a pas d’économie », explique Khaled Ben Naji, ingénieur en énergie. « Nous avons besoin d’investissements massifs, mais aussi de stabilité pour les sécuriser. » Des entreprises turques, égyptiennes et italiennes ont déjà commencé à revenir, timidement. Mais les risques sécuritaires restent élevés, freinant les grands chantiers. Une jeunesse en quête d’avenir Près de 60 % de la population libyenne a moins de 30 ans. Une génération qui n’a connu que la guerre, mais qui rêve d’un futur différent. Le taux de chômage chez les jeunes dépasse les 50 %, et beaucoup envisagent de fuir le pays. « Je suis diplômée en ingénierie, mais je vends du thé dans la rue », confie Samira, 26 ans, à Misrata. « J’ai envoyé dix CV, personne ne répond. » Pourtant, l’entrepreneuriat commence à émerger. Des incubateurs privés, souvent soutenus par des ONG internationales, proposent des formations et des microcrédits. En 2023, plus de 300 startups ont été créées, notamment dans le digital et l’agriculture urbaine. « Les jeunes Libyens sont créatifs et résilients », affirme Rami El-Kebir, fondateur du hub technologique TripoliTech. « Ils veulent construire, pas détruire. Mais ils ont besoin d’un État qui les soutienne. » Des réformes indispensables mais incertaines La reconstruction économique passe aussi par des réformes structurelles. Le système bancaire est inefficace, la corruption endémique, et l’économie reste largement dépendante de l’État. La Banque centrale de Libye, divisée entre l’Est et l’Ouest jusqu’en 2023, a entamé un processus d’unification. Une étape cruciale pour restaurer la confiance des investisseurs. Mais les réformes fiscales, la diversification économique ou la lutte contre le marché noir avancent lentement. Selon Transparency International, la Libye se classe 172e sur 180 pays en matière de perception de la corruption. « Sans volonté politique commune, les réformes resteront des mots », prévient Youssef Dabbashi, ancien diplomate. « Il faut un pacte national sur l’économie, au-delà des rivalités. » L’équilibre fragile entre paix et prospérité La reconstruction économique de la Libye est indissociable de sa stabilité politique. Les élections promises depuis des années n’ont toujours pas eu lieu. Les milices conservent une influence majeure, et les ingérences étrangères compliquent toute feuille de route. Pourtant, certains signes laissent entrevoir une possible accalmie. En décembre 2023, une réunion inédite entre les chefs des deux gouvernements rivaux a eu lieu à Syrte, sous médiation africaine. Les discussions ont porté sur la répartition des revenus pétroliers et la relance des projets d’infrastructure. « Ce n’est pas encore la paix, mais c’est un début de dialogue », note Fatima Al-Mansouri, analyste politique. « Et sans dialogue, il n’y aura ni reconstruction, ni avenir. » La Libye est à la croisée des chemins. Ses ressources, son peuple, son histoire la placent en position de force. Mais les blessures sont profondes, et les incertitudes nombreuses. La renaissance économique est possible, mais à quel prix ? #### Libye : reconstruire l’économie dans un contexte instable Les rues de Tripoli bruissent à nouveau. Entre les échoppes rouvertes à la hâte et les grues dressées vers un ciel encore incertain, une question hante les esprits : comment reconstruire une économie dans un pays qui ne connaît pas la paix ? En Libye, chaque pas vers la relance semble suspendu à un fil invisible, tendu entre espoir et instabilité. Une économie figée par une décennie de chaos Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye n’a jamais retrouvé un équilibre durable. Deux gouvernements rivaux, des milices armées, des interventions étrangères : le pays a été pris dans un tourbillon d’instabilité politique. Ce conflit prolongé a ravagé les infrastructures, paralysé les institutions et jeté des millions de Libyens dans l’incertitude économique. « Nous avons perdu plus qu’un président, nous avons perdu une génération de développement », confie Selma Al-Misrati, professeure d’économie à l’Université de Misrata. « Les routes, les ports, les hôpitaux… tout est à reconstruire. » Selon la Banque mondiale, le PIB libyen a chuté de près de 60 % entre 2012 et 2016. En 2020, le pays enregistrait un taux de chômage dépassant les 30 %, avec des pics de 50 % chez les jeunes. Pourtant, la Libye reste l’un des pays les plus riches d’Afrique en ressources naturelles, notamment en pétrole. Le pétrole, moteur fragile de la reprise La Libye possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique, estimées à plus de 48 milliards de barils. Ce trésor souterrain représente près de 95 % des revenus d’exportation du pays. Mais cette richesse est aussi son talon d’Achille. « Chaque fois que les combats reprennent, les terminaux pétroliers ferment. C’est comme si on coupait le cœur de l’économie », explique Ahmed Ben Khalifa, ingénieur à la National Oil Corporation (NOC). En 2020, les blocus imposés par des groupes armés ont fait perdre plus de 11 milliards de dollars au pays en quelques mois. Depuis 2021, une relative accalmie a permis de relancer la production, atteignant 1,2 million de barils par jour. Mais cette reprise reste fragile. Les installations vieillissantes et les tensions politiques menacent en permanence l’approvisionnement. « Sans sécurité, il n’y a pas d’investissement. Et sans investissement, il n’y a pas de croissance », résume le directeur régional du FMI pour le Moyen-Orient, Jihad Azour. Une économie parallèle en pleine expansion Face à l’effondrement des structures étatiques, une autre économie s’est développée dans l’ombre : celle du marché noir, des trafics et des devises. À Tripoli, Benghazi ou Sebha, les bureaux de change informels prospèrent, échappant à tout contrôle. « C’est le seul moyen pour beaucoup de familles de survivre », admet Rami, un jeune Libyen de 27 ans qui vend des devises sur WhatsApp. « Le dinar ne vaut plus rien, alors on échange en dollars ou en euros. » Les transferts d’argent, les contrebandes de carburant et les réseaux de migration illégale génèrent des milliards de dinars chaque année. Ce système alimente des milices, mais aussi des familles entières prises au piège d’une économie informelle devenue vitale. Selon un rapport de l’ONU publié en 2023, plus de 40 % des transactions économiques en Libye se feraient désormais hors du cadre légal. Le secteur privé, entre audace et précarité Malgré les risques, certains Libyens osent entreprendre. De jeunes start-ups émergent dans les domaines du numérique, de l’agriculture ou des services. À Misrata, un incubateur a vu naître une dizaine d’entreprises en deux ans, souvent portées par des femmes. « On ne peut pas attendre que l’État se stabilise pour agir », lance Hiba El-Kabir, fondatrice d’une plateforme de commerce en ligne. « Chaque jour est un défi, mais aussi une opportunité. » Le secteur privé reste toutefois embryonnaire. L’accès au financement est quasi inexistant, les banques sont frileuses, et la corruption omniprésente freine toute initiative. En 2022, la Libye se classait 171e sur 180 dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International. Pourtant, selon une étude de l’Union africaine, le pays pourrait créer plus de 500 000 emplois en cinq ans si un environnement favorable au secteur privé était mis en place. La reconstruction, un chantier titanesque Routes défoncées, hôpitaux délabrés, écoles fermées : la Libye a besoin de tout reconstruire. Le coût estimé de la reconstruction dépasse les 100 milliards de dollars. Un montant colossal pour un pays dont les institutions sont encore divisées. Des projets pilotes ont vu le jour, notamment dans le sud du pays, avec le soutien de la Banque africaine de développement. À Sebha, un programme de réhabilitation des réseaux d’eau a permis de redonner accès à l’eau potable à 60 000 habitants. Mais les grands chantiers peinent à démarrer. Les entreprises étrangères hésitent à revenir, faute de garanties. « Nous avons signé un contrat pour moderniser l’aéroport de Tripoli, mais les travaux sont suspendus depuis deux ans », confie un cadre d’un groupe turc sous couvert d’anonymat. La fragmentation politique complique la coordination. Les appels d’offres sont doublés, les décisions bloquées. Sans un gouvernement unifié, les efforts restent dispersés. Et si la jeunesse détenait la clé ? Avec plus de 60 % de la population âgée de moins de 30 ans, la Libye est un pays jeune. Cette jeunesse, souvent éduquée mais sans emploi, pourrait devenir un levier de transformation. « Nous ne voulons pas fuir, nous voulons construire ici », affirme Ayoub, 23 ans, étudiant à l’université de Benghazi. « Mais on a besoin d’un minimum de stabilité. » Des initiatives locales, souvent portées par des ONG, tentent de redonner espoir : formations, microcrédits, ateliers de réconciliation. À Zawiya, un programme de réinsertion a permis à d’anciens combattants de se reconvertir en artisans. Mais le chemin reste long. Tant que les armes parleront plus fort que les urnes, les rêves de cette jeunesse risquent de s’éteindre. La Libye avance, à petits pas, sur une ligne de crête entre chaos et renouveau. L’économie peut-elle vraiment renaître sans paix durable ? Ou faut-il d’abord croire en la reconstruction pour qu’elle devienne réalité ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Liste utile : où lire à propos des meilleurs bookmakers en Côte d’Ivoire ? Les sites de paris peuvent parfois sembler ardus. Tous ces chiffres à l’écran comme si tu  étais soudainement dans la Matrice… Tout ce que nous dirions, c’est que tu avez deux options :  – Écouter Big Dave au pub qui est convaincu que ce nouveau système de paris dont le cousin de son père lui a parlé fera de lui un millionnaire;  – Utiliser les connaissances d’experts en paris du monde entier pour choisir le bookmaker en ligne qui te convient le mieux. C’est finalement ton choix mais on ajoutera que tous les guides dont on parle aujourd’hui sont gratuits et très utiles, surtout si tu commences à plonger dans le monde de paris sportifs !  Bookmakers.ci La plupart des sites de paris en ligne proposent aux parieurs le même produit de base. Mais lorsque tu plonges dans ces choses, il est clair qu’il existe de nombreux facteurs de différenciation entre les meilleurs bookmakers en ligne. Certains, par exemple, choisissent de se concentrer sur des des cotes élevées, d’autres préfèrent les promotions et les offres spéciales. Par conséquent, il vaut mieux apprendre tous ces trucs dans un seul endroit. C’est pourquoi plusieurs guides avec les comparatifs de bookmakers existent aujourd’hui sur le Net.  Bookmakers.ci est l’un des ces sites utiles proposant des avis sur les meilleurs sites de paris sportifs, des codes promotionnels pour les bonus des bookmakers, des actualités sportives. Ce qui est très utile, tu peux y lire sur les paiements locaux ivoiriens, quels sites proposent les dépôts et retraits en XOF via les opérateurs mobiles ou cartes Visa. Parimobile.ci Notre deuxième choix, PariMobile.ci, étant aussi un guide de paris sportifs en Cote d’Ivoire. Ce portail jeune propose aussi des critiques sur les sites de paris sportifs en CIV traitant tels sujets que : la possibilité de s’inscrire sur un bookmaker avec code promo, la disponibilité de transactions financières dans la monnaie locale, la possibilité de toucher un gros jackpot ou de profiter de divers bonus et promotions sur un site de paris particulier.  Pour trouver des bookmakers sportifs fiables, l’équipe de Parimobile.ci compare chaque entreprise avec ses concurrents. Cette comparaison fournit à ses experts une image claire de l’approche du site vis-à-vis des entreprises et des clients. Les meilleurs bookmakers doivent être honnêtes avec leurs clients, on vérifie donc soigneusement chaque information et avis. Une fois l’analyse terminée, les créateurs de Parimobile font un comparatif des meilleurs bookmakers.  De plus, si un certain site publie une mise à jour majeure ( un nouveau bonus ou code promo, le développement de l’application mobile ), Parimobile met à jour les articles respectifs dès que possible.  Sport-ivoire.ci Parmi des liens utiles sur ce grand portail d’actualité, tu trouveras les nouvelles sur le football, basketball, volleyball, d’autres sports. Le plus souvent, ce sont les actus de foot, sans doute. Tout sur les championnats européens, les joueurs de football célèbres, et cetera. Le fil d’actualité est mis à jour chaque minute.  Alors, si tu cherches quelque site pour rester toujours au courant de ce qui se passe dans l’univers de football, nous conseillons de ne pas manquer Sport-ivoire.ci. Ça sera surtout utile à tout parieur, parce qu’avant de faire un pronostic, il faut qu’on sache beaucoup de choses autour du match : les stats, les nouvelles de l’équipe, si quelque joueur est disqualifié et bien plus. Ce sont donc nos meilleurs conseils en ce qui concerne les guides 2022 pour les paris sportifs en Côte d’Ivoire. Choisis ce que tu aimes le plus, parie et gagne ! #### Locafrique pour soutenir le développement économique et la souveraineté alimentaire au Sénégal Locafrique est une institution financière sénégalaise créée en 1977. Elle est reconnue comme la première institution financière du pays et la deuxième de la zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. L’entreprise opère dans une variété de secteurs ; cependant, l’agriculture est devenue l’une des priorités de l’entreprise. Nul n’ignore ce qui se passe actuellement en Europe avec la guerre en Ukraine. Au-delà des divisions au sein de la communauté internationale sur la manière de réagir à la situation, la question de la souveraineté des nations est plus que jamais au centre du jeu. Il y a notamment la souveraineté alimentaire. L’annonce du début des conflits a contribué à une flambée des prix du blé. D’ailleurs, les répercussions de cette guerre se sont faites sentir en Afrique. Le Sénégal, qui importe plus de la moitié de son blé de Russie, est l’un des pays les plus touchés. Face à cette situation, le PDG de Locafrique, Khadim Bâ, a exposé son résumé concernant la situation géopolitique et ses effets directes sur l’économie sénégalaise. Il a aussi tenu à indiquer le partenariat entre l’USAID et Locafrique. Les actions déjà entreprises par Locafrique pour la souveraineté alimentaire Le Sénégal n’est pas le seul pays à gérer la délicate question de la souveraineté alimentaire. Il y a les forces vives du pays, le plus souvent constitués d’entrepreneurs enthousiastes, qui travaillent dur dans de nombreux secteurs essentiels, dont l’agroalimentaire et la pêche. L’actualité au sénégal ne cesse de nous surprendre. Locafrique, en tant qu’entreprise financière importante au Sénégal, elle se bat pour aider à développer l’économie et renforcer la souveraineté alimentaire dans le pays. Déjà en 2013, Locafrique a signé un accord de partenariat avec l’initiative Feed The Future, sur une durée de 10 ans. L’objectif de cet accord est de dynamiser l’agriculture et d’aider financièrement les producteurs. Voici une vidéo relatant les 45 ans de Locafrique : Aujourd’hui, l’action de Locafrique en faveur de la souveraineté alimentaire prend une toute autre dimension. Grâce au partenariat entre l’Agence américaine pour le développement international (USAID) et Locafrique, un financement de 24 millions de dollars a été obtenu pour le secteur agricole. Cette initiative permettra d’accompagner le pays dans la transformation durable de son économie. Ce partenariat a été possible grâce au West Africa Trade & Investment Hub. Un partenariat très fructueux entre West Africa Trade & Investment Hub et Locafrique Le partenariat entre Locafrique et West Africa Trade & Investment Hub est unique en son genre. Il a pour objectif d’insuffler un nouveau souffle aux forces vives du pays. En général, elles sont représentées par des TPE et des PME. Très souvent, le système bancaire traditionnel exclut ces petites entreprises. Selon les données récentes, seule une très faible partie de la population rurale (environ 10 % en Afrique) a accès à un crédit pour l’agriculture. Et ce chiffre est nettement inférieur au Sénégal, car il se situe à 5 %. Face à cela, il est important de proposer des solutions de financement pratiques et innovantes aux Sénégalais. Par ailleurs, il est crucial d’offrir des solutions adaptées aux besoins de chaque entreprise. Ce partenariat permettra ainsi de développer l’inclusion financière des entreprises opérant dans le secteur agroalimentaire. Il a permis d’obtenir une subvention de près de 1,5 million de dollars. Locafrique a également apporté sa contribution afin de soutenir ce projet. Ceci est de l’ordre de 22,7 millions de dollars au total. Grâce à ces financements, les entreprises sénégalaises peuvent avoir des subventions pour développer leur activité. Locafrique et l’USAID travaillent côte à côte pour renforcer l’inclusion financière des entreprises sénégalaises L’Agence américaine USAID, à travers le West Africa Trade & Investment Hub, a lancé un partenariat de co-investissement de 24 millions de dollars avec l’institution financière Locafrique. Cela permet de poursuivre sa dynamique de donner la priorité au secteur agricole au Sénégal, ainsi qu’accroître l’accès au crédit pour les entreprises d’autres secteurs. Depuis des années, les institutions financières hésitent à apporter leur soutien à l’agriculture en raison des risques perçus ou réels. Ainsi, en tant que leader du secteur bancaire au Sénégal, Locafrique s’est engagé pour stimuler l’inclusion financière dans l’agriculture. Grâce à ce partenariat, il est possible de conforter la position de leader de Locafrique dans l’accompagnement des TPE et PME, mais également de l’accompagner dans sa mission qui est de participer au développement économique du pays. Pour cela, Locafrique propose diverses solutions de financement. Le secteur privé joue un rôle crucial dans l’accélération de l’inclusion financière. Le partenariat entre Locafrique et Trade Web va renforcer les objectifs clés des deux sociétés au Sénégal. Cela aidera à soutenir financièrement des projets qui stimulent la croissance économique. D’autre part, il vise aussi à garantir l’accès au financement pour les femmes et les jeunes. Soutenir un modèle commercial vertueux et durable En 2013, un accord de garantie de prêt de 10 ans a été octroyé par l’USAID pour Locafrique. Locafrique, depuis, a exprimé son intérêt commercial à se développer dans l’agriculture. De plus, la société partage les mêmes objectifs de développement que l’USAID. Les priorités de Locafrique sont de développer un marché et un pipeline pour la production agricole commerciale dans les zones secondaires et tertiaires du pays. Il veut aussi améliorer les chaînes d’approvisionnement agricoles grâce à une transformation à plus forte valeur ajoutée, à des rendements plus élevés en riz et en maïs. Il était clair au départ que l’USAID et Locafrique travaillaient dans le même sens et que Locafrique était intéressée par un modèle commercial vertueux et durable. Locafrique est particulièrement fier de leur contribution au développement du Sénégal. La société veut contribuer au bien-être de leurs clients, de protéger les ressources naturelles, d’assurer la viabilité des fournisseurs, et de répondre à la détresse économique des communautés. #### Lutte contre le Covid-19 : Nestlé soutient 850 000 personnes vulnérables en Afrique. Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, le groupe Nestlé soutient plus de 850 000 personnes vulnérables en Afrique centrale et occidentale  à hauteur  de 3,4 millions USD. Ainsi, la société fait don de boissons et d’aliments nutritifs à 170 000 familles de la région, soit 850 000 personnes réparties en Angola, au Burkina Faso, au Cameroun, au Gabon, au Mali, au Niger et au Nigeria. Des masques et d’autres équipements de protection individuelle (Epi) sont également fournis pour garantir la sécurité du personnel médical de première ligne. La société fait par ailleurs don de matériel médical à des hôpitaux au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Sénégal. Elle fournira en outre trois respirateurs à des services de soins intensifs au Burkina Faso. Partenariat Nestlé et Croix Rouge et Croissant-rouge Aussi  des initiatives visant à réduire la transmission du COVID-19 seront mises en œuvre en partenariat avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC).« Pendant cette période difficile, nous offrons notre soutien inconditionnel aux familles et à ceux qui se battent pour les protéger à travers toute l’Afrique centrale et de l’Ouest », a déclaré Rémy Ejel, PDG de Nestlé Central and West Africa Ltd. « Nestlé est présent en Afrique centrale et de l’Ouest depuis plus de 60 ans. Nous vivons et menons nos activités au sein des communautés de la région et nous nous engageons à les aider par tous les moyens possibles », a affirmé M. Ejel. 420 000 USD d’installations sanitaires dans plusieurs pays  La multinationale Nestlé contribuera à hauteur de près de 420 000 USD à l’optimisation des installations sanitaires, d’hygiène et d’approvisionnement en eau au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Sénégal. Ce don à l’IFRC, qui s’inscrit dans un effort de lutte global dans la région, comprend entre autres des contributions en espèces et la fourniture de matériel médical. L’objectif des deux partenaires est de limiter la transmission du virus par l’amélioration des pratiques d’hygiène dans les lieux publics tels que les gares routières, et dans les communautés où les infrastructures sanitaires font défaut. Les deux organisations uniront par ailleurs leurs forces pour sensibiliser la population aux mesures de prévention et à l’importance de manger des aliments sains et nutritifs. Fourniture d’alimentations « accessibles » et « abordables » En Afrique centrale et de l’Ouest, Nestlé s’engage à garantir l’accès des populations à des aliments sains, abordables et nutritifs pour nourrir leurs familles en ces temps incertains. La production se poursuit sur les sites Nestlé de la région, malgré les difficultés rencontrées. Nestlé a mis en œuvre des protocoles d’hygiène renforcés et a pris des mesures de sécurité supplémentaires pour le personnel de première ligne de ses dix usines, de ses centres de distribution et de ses bureaux de vente. Des EPI ont aussi été mis à disposition des fournisseurs, distributeurs et détaillants, y compris à celle des « MAGGI Mammies » et « MAGGI Pappies » travaillant sur les marchés en plein air. « Nous mettons en œuvre pour nous assurer que nos employés, sous-traitants et partenaires restent en bonne santé et en sécurité. C’est notre priorité absolue », a ajouté M. Ejel. « Nous sommes extrêmement reconnaissants de leurs efforts et de leur détermination pour continuer à approvisionner nos communautés en aliments et boissons malgré les difficultés actuelles. » Crédit photo : croix-rouge.fr #### Macky Sall poursuit ses échanges internationaux pour l’avenir du multilatéralisme L’ancien président sénégalais poursuit sa tournée internationale pour briguer le poste deSecrétaire général des Nations unies. Après une série de rencontres sur le continentasiatique, il a été reçu à Athènes ce 2 juillet pour évoquer l’avenir du multilatéralisme.Le calendrier s’accélère et l’empreinte internationale s’affirme. Dans la perspective durenouvellement à la tête du secrétariat général de l’ONU, Macky Sall déploie une stratégiediplomatique d’envergure globale. Conscient que le prochain dirigeant de l’organisationdevra être un grand rassembleur capable de dialoguer avec toutes les régions du monde,l’ancien chef d’État sénégalais multiplie les échanges au plus haut niveau.Après avoir initié une importante campagne de consultations en Asie courant juin – marquéenotamment par un échange particulièrement chaleureux avec le ministre chinois des Affairesétrangères, Wang Yi –, une étape stratégique pour consolider ses appuis au-delà de sessphères d’influence traditionnelles, c’est désormais en Europe que Macky Sall pose sesjalons. Ce jeudi 2 juillet 2026, il a ainsi été chaleureusement reçu à Athènes par le Premierministre grec, Kyriakos Mitsotakis, en présence du chef de la diplomatie hellénique, GiórgosGerapetrítis.Au cœur de ces entretiens : la relance de la coopération pour le développement et lanécessité d’optimiser l’action internationale. Le candidat a pu souligner une belleconvergence de vues avec ses hôtes sur le rôle incontournable que doit jouer l’ONUaujourd’hui. Le choix de la Grèce, pays carrefour entre l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient,illustre parfaitement la volonté de Macky Sall de placer le renouveau du multilatéralisme aucentre de son projet institutionnel.Cette dynamique met en lumière une méthode bien rodée : bâtir des ponts solides entre lespays émergents et les partenaires occidentaux ou asiatiques. Son expérience remarquée àla présidence de l’Union africaine et sa participation active, durant plus d’une décennie, auxgrands sommets mondiaux lui confèrent aujourd’hui une assise indéniable.En tissant méticuleusement cette toile d’alliances intercontinentales, l’homme d’Étatdémontre qu’il possède non seulement le réseau, mais surtout la stature d’un véritablemédiateur global. Une incarnation du leadership diplomatique moderne, prêt à guider lesNations unies vers une gouvernance plus inclusive et concertée. #### Macky Sall renonce à un troisième mandat controversé au Sénégal Le président sénégalais Macky Sall a fait une annonce officielle concernant son troisième mandat. Il a déclaré ne plus vouloir se présenter aux prochaines élections. La décision de Sall de quitter le pouvoir à la fin de son mandat ouvre la voie à des élections ouvertes dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, longtemps considéré comme un bastion de la démocratie dans une région troublée. Une annonce qui apaise les tensions L’annonce de Sall a probablement calmé les craintes d’un recul démocratique au Sénégal. Les rumeurs selon lesquelles le président âgé de 61 ans tenterait de prolonger son séjour au pouvoir ont provoqué des épisodes de violences depuis 2021, au cours desquels des dizaines de personnes ont été tuées. À la veille du discours national de Sall, son plus farouche critique, Ousmane Sonko, avait appelé le public à sortir en masse et à s’opposer à lui. Sonko, un orateur enflammé populaire auprès de la jeunesse désabusée du Sénégal, a dépeint Sall comme un corrompu, un dictateur en puissance. Il incombe à tout le peuple sénégalais de se lever, de lui faire face, a déclaré Sonko dimanche. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Un bilan contrasté Sall a été élu pour la première fois en 2012 pour un mandat de sept ans après avoir battu le président sortant Abdoulaye Wade, dont la décision de briguer un troisième mandat controversé avait provoqué des manifestations violentes dans la rue. Wade avait finalement reconnu sa défaite après un second tour entre lui et Sall, son ancien protégé. Sall a été réélu en 2019 pour un mandat de cinq ans, suite à une révision constitutionnelle qui fixait une limite de deux mandats présidentiels. Le président n’a pas désigné de successeur politique et s’était montré évasif sur un autre mandat. Certains craignaient qu’il ne suive d’autres dirigeants régionaux, notamment en Côte d’Ivoire et au Togo, qui ont utilisé des changements constitutionnels comme prétexte pour remettre leur mandat à zéro et prolonger leur emprise sur le pouvoir. Sall a été salué pour avoir fait du Sénégal l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique, avec une croissance moyenne de 6,5 % entre 2014 et 2019. Il a également lancé des projets d’infrastructures ambitieux, tels qu’un train express reliant Dakar à son nouvel aéroport international. Mais il a aussi été critiqué pour sa gestion de la pandémie de Covid-19, qui a plongé le pays dans une récession en 2020, et pour sa répression de l’opposition et des médias. Quel avenir pour le Sénégal ? Le renoncement de Sall à un troisième mandat ouvre la voie à une compétition politique inédite au Sénégal, où aucun président sortant n’a jamais renoncé volontairement au pouvoir. Le paysage politique est fragmenté et aucun candidat ne se dégage clairement pour succéder à Sall. Parmi les personnalités susceptibles de se présenter figurent l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, arrivé deuxième en 2019 avec 20 % des voix, l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall, gracié en 2019 après avoir été condamné pour détournement de fonds publics, et le chanteur Youssou N’Dour, qui avait soutenu Macky Sall en 2012. Le Sénégal devra également faire face aux défis économiques et sociaux liés à la crise sanitaire, ainsi qu’aux enjeux sécuritaires dans une région marquée par le terrorisme et l’instabilité. Le pays devra également gérer les retombées de la découverte de gisements de gaz et de pétrole au large de ses côtes, qui devraient entrer en production d’ici 2023. #### Madagascar : comment les travailleuses du sexe ont géré la pandémie ? Les visiteurs affluent à Madagascar pour ses plages immaculées, sa vie insulaire décontractée et un certain segment vient pour son tourisme sexuel. Cependant, lorsque la pandémie a frappé, le secteur du tourisme a été touché, laissant de nombreuses travailleuses du sexe mener une double bataille : comment gagner leur vie et comment obtenir des soins médicaux. Même s’il est illégal de vivre des revenus d’une travailleuse du sexe ou d’exploiter une maison close dans le pays, acheter du sexe ne l’est pas, ce qui signifie que la plupart des transactions se font généralement dans les rues ou dans les hôtels. A la différence de ce monde, le luxury escort Paris est un autre domaine. Ces services proposent bien plus que du sexe. En effet, il s’agit d’une relation à part entière qui fournit des prestations haut de gamme. Le tourisme sexuel dans le pays Pour Nathan Stapley, directeur de LAB, une organisation caritative enregistrée au Royaume-Uni travaillant avec une ONG sur l’île de Nosy Be, le tourisme sexuel est quelque chose qu’il voit régulièrement, car de nombreux parents de ses élèves sont dans ce commerce. Il n’y a absolument aucune chance que les travailleuses du sexe puissent gagner autant d’argent autrement. Elles peuvent gagner 100 euros en une semaine, c’est plus qu’elles ne pourraient gagner en un mois. Voici une vidéo parlant du tourisme sexuel à Nosy Be : À Nosy Be, la prositution fait tellement partie du tissu social que 40 % des jeunes femmes vivent leur première expérience sexuelle dans le cadre de la prostitution. Les sites de tourisme sexuel populaires comme Nosy Be ont connu un nombre particulièrement élevé de cas de Covid. Cependant, après des pressions internationales et nationales pour ouvrir les frontières, Madagascar devrait accueillir de nombreux touristes. Les frontières sont fermées depuis près de deux ans maintenant. Cela a eu un impact négatif sur les prostituées, elles ne sont pas en mesure de gagner le même montant qu’elles auraient eu auparavant. Des travailleuses vulnérables La pandémie de Covid a mis la vie des travailleuses du sexe mineures en danger. Une étude de l’UNICEF a montré que les trois quarts des prostituées engagées par des hommes malgaches ont moins de l’âge de consentement, qui est de 14 ans à Madagascar. De plus en plus de familles ont encouragé le mariage de leurs filles à un plus jeune âge pour alléger le fardeau financier. La nature du travail du sexe pendant la pandémie a également évidemment augmenté le risque d’exposition au Covid. Cependant, comme les établissements de santé sexuelle sont restés fermés pendant le confinement, les travailleuses du sexe ne peuvent pas accéder à une contraception gratuite et à des conseils en matière de santé sexuelle. En conséquence, elles courent un risque encore plus élevé d’infection sexuellement transmissibles. Les travailleuses du sexe n’ont pas accès à ces soins, elles ont donc des relations sexuelles non protégées. Actuellement à Madagascar, 19 000 femmes âgées de 15 ans et plus vivent avec le VIH, une augmentation de 159 % par rapport aux chiffres rapportés en 2010. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Madagascar : L’Arche de Noé des lémuriens en péril Au cœur de l’Océan Indien, Madagascar se dresse comme une île sanctuaire, abritant une faune et une flore uniques au monde. Parmi ses trésors les plus précieux se trouvent les lémuriens, ces primates fascinants aux yeux écarquillés et aux queues touffues. Mais aujourd’hui, leur survie est menacée. C’est dans ce contexte crucial que le “Parc des Lémuriens” se dresse comme une arche de Noé, offrant un refuge à ces créatures extraordinaires et un espoir pour leur avenir. Ce qu’il faut retenir Au cœur de l’Océan Indien, Madagascar se dresse comme une île sanctuaire, abritant une faune et une flore uniques au monde. Parmi ses trésors les plus précieux se trouvent les lémuriens, ces primates fascinants aux yeux écarquillés et aux queues touffues. Mais. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Transformation numérique de MadagascarActualités Afrique Un havre de paix pour les lémuriens Situé à 25 kilomètres d’Antananarivo, la capitale de Madagascar, le Parc des Lémuriens s’étend sur 5 hectares de forêt tropicale luxuriante. Créé en 2001 par la passion et la détermination de Madame Rajaonarison, le parc a pour mission de protéger et de réhabiliter les lémuriens menacés de Madagascar. Voici une vidéo montrant ce parc : Une biodiversité exceptionnelle Le parc abrite aujourd’hui plus de 9 espèces de lémuriens, diurnes et nocturnes, représentant une grande diversité de la faune lémurienne de l’île. On y trouve des lémuriens bruns à ventre roux, des sifakas aux pelages blancs immaculés, des hapalémurs gris aux yeux globuleux, et bien d’autres encore. Chaque espèce se distingue par ses caractéristiques uniques, ses vocalisations et ses comportements fascinants. Un centre de recherche et d’éducation Le Parc des Lémuriens ne se contente pas d’offrir un refuge aux lémuriens. Il s’agit également d’un centre de recherche et d’éducation qui s’engage à mieux comprendre ces primates et à sensibiliser le public à leur importance écologique. Des programmes de recherche sont menés en collaboration avec des scientifiques du monde entier, et des ateliers pédagogiques sont organisés pour les enfants et les adultes. Un modèle d’écotourisme responsable Le Parc des Lémuriens s’est également imposé comme un modèle d’écotourisme responsable. En accueillant des visiteurs du monde entier, le parc génère des revenus essentiels à la conservation des lémuriens et au développement durable des communautés locales. Les touristes ont ainsi l’opportunité unique d’observer ces animaux dans leur habitat naturel et de participer à des initiatives de conservation. Un avenir incertain Malgré les efforts du Parc des Lémuriens et d’autres organisations, la survie des lémuriens reste incertaine. La déforestation, la chasse et le changement climatique menacent leur habitat et leur existence même. Il est crucial de continuer à soutenir les initiatives de conservation et de sensibilisation pour que ces primates extraordinaires puissent continuer à peupler les forêts de Madagascar. Le Parc des Lémuriens est bien plus qu’un simple zoo. Il représente un symbole d’espoir pour la survie des lémuriens et un modèle d’écotourisme responsable. En visitant ce havre de paix, en s’informant et en s’engageant, nous pouvons tous contribuer à préserver la magie de Madagascar et à garantir un avenir à ces créatures uniques. #### Madagascar : La CENI et l’OIF valident la fiabilité des listes électorales À l’approche des élections présidentielles malgaches, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’organisation internationale de la Francophonie ont conjointement rassuré la communauté internationale sur la fiabilité des listes électorales à Madagascar. Il faut dire que le processus démocratique sur l’île est scruté de près, tant par les acteurs nationaux qu’internationaux. Ce qu’il faut retenir À l’approche des élections présidentielles malgaches, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et l’organisation internationale de la Francophonie ont conjointement rassuré la communauté internationale sur la fiabilité des listes électorales à. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Transformation numérique de MadagascarActualités Afrique Fiabilité et transparence : c’est, en résumé, les conclusions de la CENI et de l’organisation internationale de la Francophonie après avoir vérifié, analysé et décortiqué la construction des listes électorales à Madagascar. Depuis des mois, la CENI, organe central de la préparation et de l’organisation des élections sur l’île, avait été au cœur des préoccupations politiques. Les nombreux auditeurs et analystes de la commission avaient en effet la lourde charge de vérifier la fiabilité des listes des électeurs, condition sine qua non pour la bonne tenue d’un scrutin démocratique. Le compte rendu de l’organisation était donc particulièrement attendu, tant par l’opposition que par le camp présidentiel d’Andry Rajoelina. C’est désormais chose faite : les différents experts de la Commission électorale nationale indépendante, comme ceux de I’OIF, ont estimé que les 11 millions d’électeurs malgaches avaient été correctement enregistrés. Une quarantaine de recommandations ont toutefois aussi été formulées par la CENI pour ce prochain scrutin – prévu le 9 novembre 2023 – et pour les élections suivantes, en particulier pour améliorer la collaboration entre la commission et les pouvoirs publics et pour mieux lutter contre les anomalies et les doublons, peu nombreux, mais encore persistants dans certains bureaux de vote. Des conclusions rassurantes, qui satisfont tant la majorité. – qui peut se targuer d’organiser la prochaine élection présidentielle dans de bonnes conditions – que l’opposition, désormais assurée de l’impartialité du scrutin. Un soutien international sans précédent Cette « validation » de la constitution des listes électorales va aussi certainement rassurer les nombreux acteurs internationaux qui se sont engagés à aider Madagascar pour l’organisation de ce grand rendez-vous démocratique. Les États-Unis ont ainsi alloué une somme de 900 000 dollars pour soutenir un scrutin « libre, équitable et inclusif ». Une partie de cette enveloppe vise d’ailleurs à renforcer la CENI, tandis que l’autre est destinée à l’éducation civique. D’autres pays, tels que la France, l’Allemagne et le Japon ont également apporté leur soutien, tant financier que matériel, à la CENI. Des gestes qui témoignent de la confiance de la communauté internationale envers le processus électoral malgache… Mais aussi des immenses attentes des partenaires d’Antananarivo. #### Madagascar : la crise politique s’aggrave à l’approche de la présidentielle Madagascar s’apprête à élire son nouveau président le 9 novembre 2023, dans un contexte de forte tension politique et sociale. Le pays, qui connaît une instabilité chronique depuis le coup d’État de 2009, est divisé entre les partisans du chef de l’État sortant Andry Rajoelina et ceux de ses principaux rivaux, dont l’ex-président Marc Ravalomanana. Les candidats de l’opposition dénoncent des irrégularités dans le processus électoral et la candidature de Rajoelina, qui aurait la nationalité française. La situation a dégénéré le 2 octobre, lorsque les forces de l’ordre ont réprimé violemment une manifestation des candidats de l’opposition à Antananarivo, faisant plusieurs blessés et des arrestations. Une élection contestée L’élection présidentielle de 2023 est censée mettre fin à la crise politique qui secoue Madagascar depuis plus d’une décennie. Le pays a connu quatre changements de régime depuis son indépendance en 1960, dont le dernier en 2009, lorsque Andry Rajoelina, alors maire d’Antananarivo, a renversé Marc Ravalomanana avec le soutien de l’armée. Après une période de transition chaotique, marquée par des sanctions internationales et une grave crise économique et sociale, Rajoelina a remporté l’élection présidentielle de 2018 face à Ravalomanana, avec 55% des voix au second tour. Voici une vidéo relatant ces faits : Mais l’opposition n’a jamais reconnu la légitimité de Rajoelina, qu’elle accuse d’avoir truqué le scrutin et d’avoir profité de sa position pour consolider son pouvoir et favoriser ses proches. Elle lui reproche également d’avoir la nationalité française, ce qui serait contraire à la Constitution malgache, qui stipule que le président doit être exclusivement de nationalité malgache. Rajoelina a toujours nié avoir la double nationalité, mais n’a jamais fourni de preuve formelle. Une manifestation réprimée Les 11 candidats à l’élection sont descendus dans la rue pour contester l’organisation des élections dans le pays. Ils sont contre la participation de Andry Rajoeline qui possède la nationalité française. D’autre part, ils revendiquent également des élections transparentes. Mais leur tentative a été violemment réprimée par les forces de l’ordre, qui ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur la foule. Plusieurs personnes ont été blessées, dont deux candidats et un sénateur, qui ont été évacués vers l’hôpital. Deux gardes du corps de Ravalomanana ont été arrêtés. Les affrontements ont duré plusieurs heures dans différents quartiers de la capitale, avant que le calme ne revienne progressivement. Une médiation internationale Face à la montée des tensions, les Nations Unies ont dépêché un émissaire du secrétaire général, Parfait Onanga-Anyanga, pour tenter de trouver une issue pacifique à la crise. Il a rencontré les différents acteurs politiques, dont le FFKM (Conseil des Eglises chrétiennes), les candidats à la présidentielle et les membres du gouvernement collégial. Il a appelé au respect du calendrier électoral et au dialogue entre les parties prenantes. L’Union africaine et l’Union européenne ont également exprimé leur préoccupation face à la situation à Madagascar et ont appelé au respect du processus démocratique et à la non-violence. Elles ont réaffirmé leur soutien à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), chargée d’organiser le scrutin, et ont annoncé l’envoi d’observateurs électoraux. Un avenir incertain A moins d’un mois du premier tour de l’élection présidentielle, le climat politique à Madagascar reste tendu et incertain. Le pays, qui est l’un des plus pauvres du monde, avec un taux de pauvreté de 75% et un indice de développement humain de 0,528, a besoin d’une stabilité institutionnelle et d’une relance économique pour sortir de la crise. Mais les divisions entre les principaux acteurs politiques, qui se disputent le pouvoir depuis des années, risquent de compromettre la tenue d’un scrutin libre, transparent et apaisé. La communauté internationale, qui a accompagné la sortie de crise en 2018, reste vigilante et attentive à l’évolution de la situation à Madagascar. #### Madagascar : la réponse de l’UE au cyclone Batsirai Valentina a été relativement chanceuse : sa petite hutte faite de poteaux en bois et de nattes de bambou avec un toit en feuilles de coco a survécu relativement indemne. Mais beaucoup de ses voisins ont eu moins de chance, avec leurs huttes déchiquetées par les vents du cyclone. L’église protestante voisine et la grande école catholique ont perdu leurs toits, construits en tôle de fer. Mais ils se considèrent chanceux car personne dans leur village n’a été tué. D’autres ont eu beaucoup moins de chance. Le cyclone Batsirai a frappé la côte est de Madagascar les 5 et 6 février 2022, avec des vents soufflant jusqu’à 230 km/h. Le cyclone a déversé des torrents de pluie, coupant une bande de destruction dans le centre de Madagascar d’est en ouest, tuant plus de 120 personnes et provoquant des inondations généralisées. Plus de 500 000 personnes ont été touchées et environ 271 000 personnes ont eu besoin d’aide. Mobiliser l’aide d’urgence Les 9 et 10 février 2022, l’UE a affrété des avions pour transporter le plus rapidement possible une équipe de protection civile de l’UE, des experts de l’aide humanitaire de l’UE et des collègues de diverses organisations d’aide telles que la FICR, l’ONU et d’autres ONG internationales à Madagascar. Voici les dégâts causés par ce cyclone : L’eau et l’électricité avaient été coupées, mais heureusement, le système de téléphonie mobile a survécu, ce qui a permis de commencer à cartographier l’étendue des dégâts. Les agences d’aide et les autorités locales ont échangé des informations et des évaluations. Il est rapidement devenu évident que les défis les plus importants étaient les abris et la nourriture, tandis que les routes endommagées et le manque de véhicules lourds seraient parmi les principaux défis auxquels les acteurs humanitaires seraient confrontés. L’aide fournie par l’UE En 72 heures, le centre de coordination de la réaction d’urgence de l’UE a aidé plus de 60 pompiers de France et d’Allemagne à déployer 2 grands systèmes portables de filtration d’eau. L’objectif était de fournir des milliers de litres d’eau potable aux communautés touchées dans et autour de Mananjary. 14 experts de la protection civile de 6 pays de l’UE ont été déployés par l’UE dans la première phase de l’opération, aidant à la coordination de l’effort de secours international à Madagascar. L’aide humanitaire de l’UE était également bien placée pour apporter son aide, car nous avons déjà plusieurs partenaires humanitaires dans le pays qui aident les communautés suite à la sécheresse dans le sud de Madagascar. Rien qu’en 2021, nous avons fourni 12 millions d’euros à des partenaires qui sont désormais en mesure d’étendre certaines de leurs activités aux zones touchées par les inondations. Un financement d’urgence supplémentaire de 1,85 million d’euros a également été mis à disposition pour aider le pays à faire face aux répercussions du cyclone. #### Madagascar : les défis politiques de la Quatrième République Madagascar est un pays qui a connu de nombreuses crises politiques depuis son indépendance. D’ailleurs, cela est à l’origine de la grande pauvreté du pays depuis des années. Ce qu’il faut retenir Madagascar est un pays qui a connu de nombreuses crises politiques depuis son indépendance. D’ailleurs, cela est à l’origine de la grande pauvreté du pays depuis des années. Depuis 2019, le président Andry Rajoelina et le premier ministre Christian Ntsay. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Transformation numérique de MadagascarActualités Afrique Depuis 2019, le président Andry Rajoelina et le premier ministre Christian Ntsay dirigent le pays, après une élection contestée par l’ancien président Marc Ravalomanana. Quels sont les principaux enjeux politiques de la Quatrième République malgache ? La lutte contre la pauvreté et la corruption Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un indice de développement humain de 0,528 en 2020, classant le pays au 162e rang sur 189. Selon la Banque mondiale, 75 % de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. La pauvreté est aggravée par les crises politiques récurrentes, qui ont affecté la stabilité et la croissance du pays. Le président Rajoelina a fait de la lutte contre la pauvreté et la corruption son principal objectif, en lançant le programme « Initiative pour l’émergence de Madagascar » (IEM), qui vise à développer les infrastructures, l’éducation, la santé, l’agriculture et le tourisme. Toutefois, les résultats sont mitigés, et le pays fait face à des défis majeurs, tels que la dépendance à l’aide extérieure, le manque de diversification économique, la faiblesse des institutions et la pression démographique. La consolidation de la démocratie et de l’État de droit Madagascar a connu plusieurs crises politiques depuis son indépendance en 1960, marquées par des coups d’État, des manifestations populaires et des violences. La dernière crise a eu lieu en 2009, lorsque le maire d’Antananarivo Andry Rajoelina a renversé le président Marc Ravalomanana avec le soutien de l’armée. Cette crise a entraîné une suspension du pays par l’Union africaine et une réduction de l’aide internationale. Après une période de transition dirigée par Rajoelina, une nouvelle Constitution a été adoptée en 2010, instaurant la Quatrième République. Des élections générales ont eu lieu en 2013, portant au pouvoir Hery Rajaonarimampianina. En 2018-2019, une nouvelle crise électorale a opposé Rajoelina et Ravalomanana, qui se sont affrontés au second tour de la présidentielle. Rajoelina a remporté le scrutin avec 55 % des voix, mais Ravalomanana a contesté les résultats devant la Haute Cour constitutionnelle, qui les a validés après plusieurs semaines de tension. La consolidation de la démocratie et de l’État de droit à Madagascar passe par le respect des règles constitutionnelles, le renforcement des institutions indépendantes, la promotion des droits humains et la participation citoyenne. La gestion des ressources naturelles et de l’environnement Madagascar est doté d’une biodiversité exceptionnelle, avec plus de 80 % d’espèces endémiques. Le pays abrite également des ressources minérales importantes, telles que le nickel, le cobalt, l’or ou le graphite. Toutefois, ces richesses sont menacées par la déforestation, l’érosion des sols, le braconnage ou l’exploitation illégale. Le pays fait également face aux effets du changement climatique, qui se traduisent par des sécheresses, des inondations ou des cyclones. #### Madagascar : Les industriels misent sur le protectionnisme pour relancer la production locale en 2025 En 2025, les industriels malgaches plaident pour une intensification des mesures protectionnistes afin de stimuler la production locale et renforcer la compétitivité de l’industrie nationale. Cette démarche s’inscrit dans un contexte économique où le gouvernement cherche à aligner le pays sur les accords régionaux et continentaux, tout en protégeant ses industries naissantes. Ce qu’il faut retenir En 2025, les industriels malgaches plaident pour une intensification des mesures protectionnistes afin de stimuler la production locale et renforcer la compétitivité de l’industrie nationale. Cette démarche s’inscrit dans un contexte économique où le. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Transformation numérique de MadagascarActualités Afrique Plaidoyer pour des mesures protectionnistes Les industriels malgaches mettent en avant la nécessité de réévaluer les droits de douane, notamment en les fixant à un certain pourcentage sur les produits finis, afin de protéger l’industrie nationale contre la concurrence étrangère. Ils soulignent que ces mesures protectionnistes sont indispensables pour favoriser leur développement et assurer leur pérennité. Ce protectionnisme accru est perçu comme un moyen de soutenir l’autosuffisance économique du pays, en offrant aux entreprises locales, en particulier les PME, un accès privilégié au marché intérieur. Les industriels estiment que cela permettra de valoriser davantage les produits “Made in Madagascar” et de stimuler la diversification et la croissance économique. La ZLECAf et l’industrialisation régionale Madagascar a franchi une étape importante en ratifiant l’accord de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), un projet phare de l’Union Africaine visant à créer le plus grand marché libre au monde. Cette adhésion témoigne de l’engagement du pays à saisir les opportunités offertes par cette dynamique continentale. Dans ce contexte, le gouvernement malgache entame les préparatifs pour une édition de la Semaine de la Promotion de l’Industrie de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), soulignant l’importance de l’industrialisation régionale pour le développement économique du pays. La lutte contre la corruption : un enjeu majeur Le gouvernement malgache a fait de la lutte contre la corruption une priorité, reconnaissant son impact négatif sur le développement durable. En 2025, le Premier Ministre a officiellement lancé la nouvelle Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC), avec le soutien du PNUD. Cette stratégie repose sur trois axes stratégiques : mettre fin à l’impunité, favoriser une approche multi-acteurs et promouvoir une culture d’intégrité partagée par tous. La modernisation de la gestion administrative et des finances publiques, notamment par la digitalisation des dossiers, contribue également à la prévention de la corruption et à la lutte contre les fraudes. Protectionnisme et normes commerciales Madagascar organise des consultations techniques sur l’intégration de mesures commerciales dans les Contributions Déterminées au niveau National, soulignant l’importance d’une approche coordonnée pour atteindre les objectifs de développement durable. L’arbitrage entre le protectionnisme souhaité par les industriels et l’intégration dans les marchés régionaux et continentaux représente un défi majeur pour Madagascar. Le gouvernement devra trouver un équilibre entre la protection de ses industries naissantes et le respect de ses engagements internationaux, afin de favoriser un développement économique durable et inclusif. #### Madagascar : protéger un patrimoine naturel unique À l’aube, quand le soleil perce à travers les brumes de la forêt de Ranomafana, un cri aigu fend le silence. C’est le chant d’un indri, le plus grand des lémuriens, une espèce que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Ce moment suspendu, presque irréel, rappelle une vérité troublante : Madagascar est une île à part, un sanctuaire de biodiversité, mais aussi un territoire menacé. Un laboratoire de l’évolution isolé depuis 88 millions d’années Madagascar s’est détachée du continent africain il y a environ 88 millions d’années. Depuis, la vie y a évolué en vase clos, donnant naissance à une faune et une flore d’une richesse inégalée. Plus de 90 % des espèces animales et végétales présentes sur l’île sont endémiques. Cela signifie qu’on ne les trouve nulle part ailleurs dans le monde. Parmi elles, les emblématiques lémuriens, mais aussi des caméléons aux couleurs psychédéliques, des baobabs géants aux formes étranges, ou encore la mystérieuse aye-aye, un primate nocturne au long doigt effilé. “C’est comme marcher dans un monde parallèle”, confie Élise Randrianarivony, biologiste malgache. “Chaque pas dans la forêt peut révéler une espèce inconnue.” Cette singularité biologique fait de Madagascar un trésor pour les scientifiques et les amoureux de la nature. Mais ce trésor est fragile. Très fragile. Une déforestation galopante qui ronge les forêts primaires Chaque année, Madagascar perd environ 100 000 hectares de forêt, selon les données du Global Forest Watch. Une surface équivalente à celle de la ville de Paris, rayée de la carte, remplacée par des terres agricoles, des pâturages ou des zones brûlées. “La forêt a reculé de plus de 40 % en seulement 60 ans”, alerte Jean-Baptiste Rakoto, ingénieur forestier. “Ce n’est pas seulement un problème écologique. C’est aussi une question de survie pour les communautés locales qui dépendent directement de ces écosystèmes.” La principale cause ? Le tavy, une technique traditionnelle de culture sur brûlis. Bien que pratiquée depuis des siècles, son intensification récente, liée à la croissance démographique et à la pauvreté, a un impact dévastateur. À cela s’ajoutent l’exploitation illégale du bois précieux, comme le palissandre, et les feux de brousse incontrôlés. Des espèces au bord de l’extinction La destruction de l’habitat naturel pousse de nombreuses espèces vers l’extinction. Sur les 112 espèces de lémuriens recensées, 98 % sont aujourd’hui menacées, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Certaines, comme le sifaka soyeux, ne comptent plus que quelques centaines d’individus à l’état sauvage. “Les lémuriens sont les ambassadeurs de la biodiversité malgache”, explique Dr. Samuel Andriamasinoro, primatologue. “S’ils disparaissent, ce n’est pas seulement une perte pour Madagascar, c’est une perte pour l’humanité entière.” Mais les menaces ne s’arrêtent pas là. Les amphibiens, les reptiles et même les plantes endémiques sont aussi en danger. Le commerce illégal d’animaux exotiques, alimenté par une demande internationale, accentue la pression sur les espèces les plus rares. Des initiatives locales pour inverser la tendance Face à cette urgence, des initiatives locales émergent avec force et détermination. À Andasibe, un village situé à l’est de l’île, les habitants ont créé une réserve communautaire : Analamazaotra. Ici, les anciens braconniers sont devenus guides, les villageois protègent la forêt, et les revenus du tourisme servent à financer l’école et le dispensaire. “Avant, on coupait les arbres pour survivre. Aujourd’hui, on les protège pour vivre mieux”, témoigne Lalao, 32 ans, guide naturaliste. “On a compris que la forêt est notre avenir.” Des ONG comme Madagascar Fauna and Flora Group ou Fanamby soutiennent ces efforts, en formant les populations, en créant des alternatives économiques durables, et en réintroduisant certaines espèces dans leur habitat naturel. Le parc national de Masoala, dans le nord-est, est un autre exemple de réussite fragile. Grâce à des partenariats entre le gouvernement, les chercheurs et les communautés, il est devenu un modèle de conservation intégrée. Mais ces projets restent dépendants de financements internationaux souvent incertains. Le rôle crucial de l’éducation et de la sensibilisation Protéger la biodiversité ne peut se faire sans une prise de conscience collective. À Antananarivo, la capitale, des programmes éducatifs sont mis en place dans les écoles pour sensibiliser les enfants à l’importance de la nature. Des dessins animés en langue malgache mettent en scène des animaux endémiques pour transmettre des messages écologiques. “Les enfants sont les gardiens de demain”, affirme Hanitra Rasoanaivo, enseignante. “Si on leur montre la beauté de leur île, ils auront envie de la préserver.” Les médias locaux commencent aussi à relayer les enjeux environnementaux. Des émissions de radio communautaire, diffusées jusque dans les zones les plus reculées, parlent de reboisement, de gestion durable des ressources et de changement climatique. Mais le défi reste immense. Dans un pays où près de 80 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, l’environnement n’est pas toujours une priorité immédiate. Un combat mondial pour un joyau insulaire Madagascar ne peut pas sauver seule son patrimoine naturel. La communauté internationale a un rôle crucial à jouer. Des programmes comme REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) financent la protection des forêts tropicales, mais leur mise en œuvre reste complexe. Des scientifiques du monde entier collaborent avec leurs homologues malgaches pour étudier la biodiversité, former des experts locaux, et développer des solutions innovantes. Des fonds sont levés pour créer de nouvelles aires protégées, restaurer les forêts dégradées et soutenir l’écotourisme responsable. “Madagascar est une Arche de Noé”, déclare le biologiste américain Russell Mittermeier. “Si nous échouons à la protéger, ce ne sera pas seulement une tragédie pour l’île, mais pour toute la planète.” À l’heure où le monde s’inquiète du réchauffement climatique et de l’effondrement de la biodiversité, Madagascar nous rappelle que certaines batailles se jouent loin des projecteurs, dans des forêts humides où chantent encore les indris. Pour combien de temps ? #### Madagascar : un projet sur les îles Eparses oppose l’Etat malgache à la France Le Mozambique et la France ne s’entendent pas au sujet de l’île de Juan de Nova, l’une des îles Eparses  qui va abriter selon Paris un projet de réserve. « Le projet du gouvernement de la République française est ainsi un acte de défiance envers Madagascar et va à l’encontre de l’engagement des deux parties à poursuivre le dialogue dans un esprit positif. L’État malgache s’oppose fermement au projet de création d’une réserve naturelle nationale sur l’archipel des Glorieuses par le gouvernement de la République française, ainsi qu’à tout autre acte unilatéral susceptible de porter atteinte de manière directe ou indirecte au droit souverain de Madagascar sur ces îles. », explique Liva Djacoba Tehindrazanarivelo, ministère des affaires étrangères  malgache après une rencontre avec l’ambassadeur de France en Madagascar. Ces îles qui entourent le Madagascar sont très riches en biodiversité et hydrocarbure. En fait ces îles sont sous la souveraineté française pourtant elles sont revendiquées par le Mozambique. Des îles au cœur d’une divergence historique  Ces îles qui entourent  Madagascar, les îles Éparses sont sous la  souveraineté française mais revendiquées par le Madagascar  depuis le début des années 1970.  Une résolution des Nations unies, datant de 1979, demande la restitution par la France de ces îles à Madagascar. L’une des cinq îles Éparses françaises, située dans le canal du Mozambique, est un havre de biodiversité, préservé de la prédation et de la pollution humaine. Paris qui veut sécuriser cette île veut en faire une réserve, point de discorde des deux pays. Antanarivo qui n’entend pas de cette oreille  demande plutôt à la France de laisser tomber son projet. Après sa rencontre avec le  ministre des affaires étrangères, l’ambassadeur de la France à Madagascar n’a pas voulu s’exprimer sur la question. On comprend bien son amertume. Puisqu’ il y a une semaine, selon une source à Madagascar une  délégation française composée du ministre de la Transition écologique était sur ces îles en vue de concrétiser ce projet. La France ne veut rien laisser malgré la résolution de l’Onu Le 23 octobre 2019 le président de la république française effectue une visite éclaire sur l’une des îles Eparses. Réaffirmant ainsi la souveraineté de la France sur ces dernières au grand dam des autorités malgaches. Madagascar veut passer par le dialogue avec la France afin que celle-ci lui rétrocède ses îles . C’est dans ce sens que le président malgache a récemment réitéré son souhait de trouver une solution pour la restitution des îles Éparses à Madagascar. Malheureusement ce même jour, le ministère de la Transition écologique annonçait sur son site internet la mise en place d’une consultation publique sur un projet de décret relatif à la création d’une réserver naturelle nationale sur l’archipel des Glorieuses. Une première réunion d’une commission mixte composée d’une délégation malgache et d’une délégation française a eu lieu en novembre dernier. Mais  les deux pays n’ont pas trouvé de terrain d’entendre. D’ailleurs pour ne pas arranger les choses le mercredi 13 octobre 2019 le président français Emmanuel Macron s’était rendu à Glorieuse une des cinq « îles Éparses » dans le canal du Mozambique et présumées riches en hydrocarbures. Cette courte escale de l’officiel français qui avait duré à peine 2 heures sur un «  territoire extrêmement stratégique » de son propre aveu avait été interprétée comme un acte symbolique de souveraineté. Grâce à ces îles, la France bénéficie d’une zone économique exclusive de 640.000 km2 dans la région et le canal du Mozambique, que l’on soupçonne riche en hydrocarbures. #### Madagascar : un trésor de biodiversité menacé par le réchauffement À l’aube, les forêts humides de l’est de Madagascar s’éveillent dans un concert de chants d’oiseaux et de cris lointains de lémuriens. Mais derrière cette symphonie naturelle se cache une réalité plus sombre : l’un des écosystèmes les plus uniques de la planète est en train de vaciller. Le réchauffement climatique, discret mais implacable, redessine les contours de cette île fascinante, mettant en péril des espèces qui n’existent nulle part ailleurs. Un laboratoire vivant en péril Madagascar est souvent surnommée le “huitième continent” en raison de sa biodiversité exceptionnelle. Isolée du reste du monde depuis plus de 80 millions d’années, l’île abrite environ 5 % de toutes les espèces animales et végétales connues sur Terre. Et plus de 80 % d’entre elles sont endémiques. Parmi les joyaux de cette biodiversité, on trouve les lémuriens, emblèmes de l’île, mais aussi des caméléons aux couleurs irréelles, des baobabs géants et des orchidées que l’on ne voit nulle part ailleurs. “Chaque recoin de la forêt malgache cache une espèce que la science découvre à peine”, explique Dr. Sylvain Andriamihaja, biologiste à l’Université d’Antananarivo. “Mais ces trésors sont aujourd’hui en sursis.” Car le climat change. Et vite. Selon les données de la Banque mondiale, la température moyenne à Madagascar a augmenté de 1,1 °C depuis 1960. Les modèles climatiques prévoient une hausse de 2 à 4 °C d’ici 2100 si rien n’est fait. Pour une île aussi fragile, ces chiffres sont alarmants. Des espèces piégées par l’altitude Dans les hauts plateaux, là où la fraîcheur persistait encore il y a quelques décennies, les forêts de nuages reculent. Ces forêts, essentielles à l’équilibre hydrique de l’île, sont des refuges pour de nombreuses espèces sensibles à la chaleur. Mais à mesure que les températures grimpent, ces espèces n’ont plus où fuir. “Les grenouilles Mantella, par exemple, sont extrêmement sensibles à la température et à l’humidité. Elles vivent dans des microclimats très spécifiques. Si ces conditions changent, elles disparaissent”, avertit Hanta Rakoto, herpétologue malgache. Et ces grenouilles ne sont pas les seules. Les lémuriens, eux aussi, sont en danger. Sur les 107 espèces recensées, 103 sont aujourd’hui menacées d’extinction selon l’UICN. Le réchauffement climatique aggrave la situation en modifiant les cycles de reproduction, en réduisant les ressources alimentaires et en augmentant la fréquence des incendies. Feux, sécheresse et tempêtes : la triple menace Depuis une dizaine d’années, les feux de brousse sont devenus plus fréquents et plus destructeurs. À Madagascar, où la majorité de la population dépend du charbon de bois pour cuisiner, les incendies sont parfois volontaires. Mais le climat plus sec et plus chaud les rend incontrôlables. “Avant, on pouvait prédire la saison des pluies. Aujourd’hui, elle arrive en retard, ou pas du tout”, témoigne Jean-Paul, un agriculteur de la région d’Andasibe. “Nos rizières se dessèchent, et les forêts brûlent plus vite qu’on ne peut les sauver.” Les cyclones, eux aussi, deviennent plus violents. En 2022, le cyclone Batsirai a ravagé l’est de l’île, tuant plus de 120 personnes et détruisant des milliers d’hectares de forêts. Ces événements extrêmes, amplifiés par le réchauffement des océans, dévastent les habitats naturels et compliquent les efforts de conservation. Des communautés en première ligne À Madagascar, plus de 70 % de la population vit en zone rurale et dépend directement des ressources naturelles. Lorsque la forêt recule, ce sont aussi les moyens de subsistance qui s’effondrent. Le lien entre biodiversité et survie humaine est ici immédiat. “Nous utilisons les plantes médicinales de la forêt, nous pêchons dans les rivières, nous cultivons sur des terres fertiles grâce aux forêts. Si elles disparaissent, nous disparaissons aussi”, explique Lalao, mère de famille dans le district de Mananara-Nord. Face à cette réalité, certaines communautés s’organisent. Des initiatives locales, souvent soutenues par des ONG, visent à promouvoir l’agroforesterie, la reforestation, ou encore l’écotourisme durable. Mais ces efforts restent fragiles face à l’ampleur du changement climatique. La science en alerte, les politiques à la traîne Les chercheurs malgaches et internationaux tirent la sonnette d’alarme depuis des années. Des programmes comme le “Madagascar Biodiversity Center” ou le “Durrell Wildlife Conservation Trust” tentent de cartographier les espèces menacées, de protéger les habitats critiques et d’impliquer les populations locales. Mais les moyens manquent. Le pays, l’un des plus pauvres au monde, peine à financer des politiques environnementales ambitieuses. Et malgré les engagements internationaux, les aides restent insuffisantes. “La biodiversité de Madagascar est une richesse pour toute l’humanité. Mais elle est traitée comme un problème local”, déplore le Dr. Andriamihaja. En 2023, un rapport de l’ONU indiquait que sans action rapide, jusqu’à 50 % des espèces endémiques de l’île pourraient disparaître d’ici 2080. Une perte irréversible, non seulement pour la science, mais aussi pour l’équilibre écologique mondial. Un avenir encore possible ? Tout n’est pas perdu. Madagascar possède encore des centaines de milliers d’hectares de forêts intactes. Des espèces rares, comme le sifaka soyeux ou le caméléon Brookesia micra, continuent de survivre dans des poches de nature préservée. Et la jeunesse malgache, de plus en plus consciente des enjeux, commence à se mobiliser. “Nous avons grandi en entendant parler des lémuriens. Aujourd’hui, nous voulons les sauver”, affirme Miora, étudiante en écologie à Tananarive. Des projets éducatifs, des campagnes de sensibilisation et des alliances entre chercheurs, ONG et communautés locales dessinent les contours d’un espoir fragile. Mais le temps presse. Le climat ne ralentit pas. Et chaque degré supplémentaire pourrait faire basculer l’île dans l’irréversible. Alors que les forêts s’amenuisent et que le chant des lémuriens s’éteint peu à peu, une question demeure : jusqu’où laisserons-nous aller la disparition de ce monde à part, avant de réagir ? #### Madagascar : un trésor de biodiversité menacé par le réchauffement À l’aube, dans les forêts brumeuses de l’est de Madagascar, le cri rauque d’un indri résonne à travers les arbres. Ce lémurien, l’un des plus grands du monde, ne vit nulle part ailleurs sur Terre. Pourtant, même ici, sur cette île isolée depuis des millions d’années, les effets du changement climatique se font sentir. La biodiversité unique de Madagascar vacille sous le poids d’un monde qui se réchauffe. Un sanctuaire naturel vieux de 88 millions d’années Séparée du continent africain il y a environ 165 millions d’années, puis de l’Inde il y a 88 millions d’années, Madagascar est devenue un laboratoire vivant de l’évolution. Cette longue isolation a permis à la vie de s’y développer de manière spectaculaire : plus de 90 % des espèces animales et végétales qui y vivent sont endémiques. « C’est comme si le temps s’était arrêté ici », confie Dr. Hanta Razafindrakoto, biologiste à l’Université d’Antananarivo. « Chaque vallée, chaque forêt recèle des espèces qu’on ne trouve nulle part ailleurs. » On y compte plus de 100 espèces de lémuriens, 300 espèces de grenouilles, et des milliers de plantes, dont beaucoup n’ont pas encore été répertoriées. Mais ce paradis biologique est aujourd’hui confronté à une menace invisible et insidieuse : le réchauffement climatique. Des écosystèmes fragiles en première ligne Les forêts humides de l’est, les savanes du sud, les hauts plateaux du centre… Chaque région de Madagascar possède ses propres équilibres écologiques, souvent très sensibles aux variations climatiques. Or, depuis deux décennies, les températures moyennes ont augmenté de 1,1 °C sur l’île, selon les données de la Banque mondiale. Cette hausse, combinée à des cycles de pluie de plus en plus imprévisibles, bouleverse les saisons. « Les grenouilles pondent plus tôt, les plantes fleurissent hors saison, et les lémuriens peinent à trouver leur nourriture habituelle », explique Dr. Samuel Rakoto, écologue au CNRE. Les forêts sèches de l’ouest, déjà menacées par la déforestation, souffrent désormais de sécheresses prolongées. Les feux de brousse, souvent déclenchés pour étendre les cultures, deviennent incontrôlables. En 2023, plus de 50 000 hectares de forêts ont disparu en quelques mois seulement. Le sud de l’île, au bord de l’asphyxie Dans la région d’Androy, au sud, les conséquences sont dramatiques. Cette zone aride connaît sa pire sécheresse depuis 40 ans. Les récoltes de manioc et de maïs ont chuté de 60 %, et plus d’un million de personnes vivent aujourd’hui en insécurité alimentaire aiguë, selon le Programme alimentaire mondial. « On ne reconnaît plus les saisons. Il n’y a plus de pluie, même pendant la saison des pluies », témoigne Mamy, un agriculteur de 42 ans. « Nos enfants ne mangent plus à leur faim. » La famine pousse les familles à migrer vers le nord, abandonnant leurs terres et leurs traditions. Ce déplacement de population fragilise encore davantage les écosystèmes, car les nouveaux arrivants défrichent souvent des zones forestières pour survivre. Des espèces emblématiques en sursis Le sifaka de Coquerel, le aye-aye, le fosa… Ces noms évoquent des créatures presque mythiques, mais leur avenir est désormais incertain. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), 95 % des espèces de lémuriens sont aujourd’hui menacées d’extinction. Leur habitat se réduit, leur alimentation se raréfie, et les corridors forestiers qui permettaient leur déplacement naturel disparaissent. « Nous avons observé une baisse de 30 % des populations de lémuriens dans certaines réserves en moins de dix ans », alerte Dr. Zo Andriamahenina, directeur du parc national d’Ankarafantsika. Les espèces végétales ne sont pas épargnées. Le baobab Grandidier, arbre sacré aux troncs majestueux, voit sa reproduction perturbée par la chaleur excessive et le manque d’eau. Or, ces arbres millénaires jouent un rôle central dans l’écosystème et la culture malgache. Des solutions locales, mais des moyens limités Face à l’urgence, des initiatives tentent de freiner l’effondrement. Des programmes de reforestation communautaire, comme celui de l’association Fanamby, mobilisent les villageois autour de la préservation de leurs forêts. Des techniques agricoles plus résilientes sont introduites pour limiter la pression sur les écosystèmes. « Nous plantons des espèces indigènes, nous formons les jeunes à l’agroforesterie, mais cela reste une goutte d’eau », admet Faniry, coordinatrice de projet dans la région de Sava. « Sans soutien international massif, nous ne pourrons pas enrayer la spirale. » Le gouvernement malgache a adopté un Plan national d’adaptation au changement climatique, mais les financements peinent à suivre. En 2022, moins de 0,5 % du budget national a été alloué à la protection de l’environnement. Un trésor mondial en péril silencieux Madagascar ne représente que 0,4 % de la surface terrestre, mais abrite plus de 5 % de la biodiversité mondiale. Pourtant, son sort reste largement ignoré dans les grandes conférences climatiques. L’île paie le prix fort d’un dérèglement qu’elle n’a presque pas contribué à créer : ses émissions de CO₂ représentent moins de 0,01 % des émissions mondiales. « C’est une injustice écologique criante », dénonce le climatologue français Jean-Marie Blanchard. « Si nous perdons Madagascar, nous perdons une partie irremplaçable de l’histoire du vivant. » Dans les forêts de Ranomafana, les chercheurs continuent de découvrir de nouvelles espèces chaque année. Mais pour combien de temps encore ? Le trésor de biodiversité de Madagascar s’efface lentement, emporté par un climat qui ne pardonne plus. Reste à savoir si le monde aura le courage de regarder cette disparition en face, et d’agir avant qu’il ne soit trop tard. #### Madagascar : une élection présidentielle sous haute tension Madagascar, la grande île de l’océan Indien, s’apprête à vivre une élection présidentielle cruciale pour son avenir. Prévue pour le 28 décembre 2023, cette élection oppose le président sortant Andry Rajoelina, qui brigue un second mandat, à son rival historique Marc Ravalomanana, qui tente de reconquérir le pouvoir après avoir été renversé en 2009. Dans ce contexte, quels sont les enjeux et les défis de ce scrutin ? Voici quelques éléments de réponse. Un duel à distance entre deux anciens putschistes L’élection présidentielle de 2023 s’annonce comme un remake de celle de 2018, qui avait vu Andry Rajoelina l’emporter au second tour avec 55,66% des voix contre 44,34% pour Marc Ravalomanana. Les deux hommes se connaissent bien, puisqu’ils se sont affrontés à plusieurs reprises sur la scène politique malgache depuis plus d’une décennie. Voici une vidéo relatant ces faits : Tous deux sont d’anciens putschistes : Rajoelina a pris le pouvoir en 2009 avec le soutien de l’armée, après avoir mené une révolte populaire contre Ravalomanana, qui avait lui-même accédé à la présidence en 2002 à la suite d’un soulèvement contre Didier Ratsiraka. Depuis lors, les deux rivaux se livrent une guerre sans merci, alternant entre périodes de cohabitation forcée et de confrontation ouverte. Un pays en proie à la pauvreté et à l’insécurité Au-delà de la rivalité personnelle entre les deux candidats, l’élection présidentielle de 2023 se joue sur fond de crise sociale et économique. Madagascar est l’un des pays les plus pauvres du monde, avec un indice de développement humain (IDH) parmi les plus faibles et un taux de pauvreté qui touche près de 80% de la population. Le pays est également confronté à des défis majeurs en matière de sécurité alimentaire, d’accès à l’eau potable, d’éducation et de santé. La pandémie de Covid-19 a aggravé la situation, entraînant une récession de 4,2% du PIB en 2020 et une hausse du chômage et de la précarité. Par ailleurs, le pays fait face à une recrudescence de l’insécurité, notamment dans le sud, où des groupes armés sèment la terreur et pratiquent le vol de zébus, un animal sacré pour les Malgaches. Une campagne électorale sous surveillance internationale Dans ce contexte tendu, la campagne électorale pour l’élection présidentielle s’annonce comme un test pour la démocratie malgache. Les observateurs internationaux seront attentifs au respect des règles du jeu électoral, notamment en matière de transparence du scrutin, d’égalité des chances entre les candidats et de liberté d’expression et de réunion. La communauté internationale espère également que le processus électoral se déroulera dans le calme et sans violence, afin d’éviter une nouvelle crise politique qui pourrait compromettre la stabilité et le développement du pays. Pour cela, il faudra que les deux principaux candidats acceptent le verdict des urnes et reconnaissent la légitimité du vainqueur. Un choix décisif pour l’avenir de Madagascar L’élection présidentielle de 2023 est donc un moment clé pour Madagascar, qui doit choisir entre deux visions opposées du pays. D’un côté, Andry Rajoelina se présente comme le candidat du changement et du progrès, mettant en avant son bilan en matière d’infrastructures, d’énergie et de lutte contre la corruption. De l’autre, Marc Ravalomanana se pose en défenseur des valeurs traditionnelles et du développement rural, critiquant la gestion autoritaire et clientéliste de son adversaire. Quel que soit le résultat du scrutin, il faudra que le futur président soit capable de rassembler les Malgaches autour d’un projet commun pour sortir le pays de la pauvreté et lui offrir un avenir meilleur. #### Madagascar dévoile le Covid Organics : un remède contre le Covid-19 Dans la soirée du 19 avril, lors d’une prise de parole à l’adresse du peuple malgache, diffusée massivement sur toutes les chaînes télévisées locales, le Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, a annoncé la découverte d’un remède traditionnel contre le coronavirus. Le produit a été baptisé « Covid Organics ».   Découverte d’un remède traditionnel malgache contre le Covid-19 La Grande Île n’a pas été épargnée par la pandémie du Covid-19. Les 3 premiers cas positifs ont été recensés le vendredi 20 mars 2020. Comme dans tous les autres pays touchés par la pandémie, le compte à rebours est, alors, lancé pour trouver le remède contre le coronavirus. Le peuple malgache a toujours porté un intérêt particulier pour les remèdes traditionnels à base de plantes médicinale et privilégié l’utilisation des produits naturels à des fins thérapeutiques. La population s’est ruée sur le gingembre, le citron, l’ail et certaines plantes médicinales qui présentent des actions contre les infections et la grippe dès l’annonce des cas positifs. Le Président de la République de Madagascar a sollicité le génie des chercheurs malgaches pour l’élaboration d’un remède traditionnel contre le Covid-19.  Le mercredi 8 avril 2020, le président Andry RAJOELINA a annoncé la découverte d’une piste concernant les propriétés préventives et curatives d’une plante médicinale cultivée en très grande quantité sur l’île et le lancement des essais et des analyses. Lancement officiel du Covid Organics 11 jours après avoir donné l’information concernant la découverte des propriétés d’une plante médicinale, le président malgache Andry RAJOELINA a de nouveau pris la parole pour confirmer le lancement du remède, en déclarant : « Aujourd’hui, j’annonce officiellement ici la réussite et les bons résultats des essais de notre remède (…) On peut dire qu’il a donné un résultat concluant sur les malades du COVID-19 à Madagascar et qu’il peut limiter et atténuer ses effets sur le corps humain. ». La présentation officielle a eu lieu le lundi 20 avril 2020. La « tisane bio » (tambavy), dénommée Covid Oragnics, a été élaborée par les chercheurs de l’Institut Malgache de Recherches Appliquées  (IMRA). Il s’agit d’un « remède traditionnel amélioré (…) préventif et curatif composé d’artemisia et de plantes médicinales malgaches. ». L’Artemisia annua est reconnue pour ces effets contre le paludisme et la malaria. La plante médicinale a été introduite sur l’île de Madagascar dans les années 1970 par le Professeur Rakoto Ratsimamanga Albert, fondateur de l’IMRA.   Le président malgache porte tous ses espoirs sur le Covid Organics. Après 30 jours de confinement dans les 3 plus grandes villes du pays, à savoir : Antananarivo, la capitale, Toamasina et Fianarantsoa, le président Andry Rajoelina a décrété le rétablissement progressif du « cours normal de la vie de la population et ses moyens de subsistance ». Les transports en commun ont repris leur service et les élèves en classe d’examen ont repris le chemin de l’école le mercredi 22 avril 2020. La tisane bio Covid Oragnics sera prescrite « à tous les élèves pour leur permettre de se protéger contre la pandémie ». Le bilan actuel, relatif à la pandémie du coronavirus dans la Grande Île, fait état de 121 cas confirmés, 39 guérisons et 0 décès. L’avis de l’OMS L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnait l’efficacité de certaines plantes médicinales pour « atténuer les symptômes » du Covid-19 mais insiste sur le fait qu’il n’existe « aucune preuve que ces substances peuvent prévenir ou guérir la maladie ». #### Mali  « après la guerre, le temps est venu pour la paix et la réconciliation » (Aliou Diallo) Au Mali, la guerre dure depuis plus de dix ans. Si l’armée nationale a reconquis des villes ces derniers mois, la situation reste problématique. Pour Aliou Diallo, président d’honneur du parti ADP-Maliba, il est plus que jamais temps de préparer la paix et la réconciliation nationale. Il propose pour cela un pacte de stabilité qui implique tous les Maliens, quels que soient leur statut, religion ou ethnie. En novembre 2023, les forces armées maliennes (FAMA) ont repris la ville de Kidal, bastion de la rébellion Touareg depuis plus de dix ans. Cette victoire stratégique a été célébrée à sa juste valeur par la population malienne. On voyait en elle le début de la reconquête des régions nord du pays aux mains des rebelles et des terroristes.   Après les récentes victoires des FAMA Aliou Diallo, président d’honneur du parti ADP-Maliba avait salué « une montée en puissance » des FAMA et leur avait renouvelé son soutien indéfectible. Dans un nouveau message publié le 20 janvier 2024, à l’occasion de la fête de l’armée nationale, il réitère ce message. Pour lui, « les récentes victoires engrangées par nos forces de défense et de sécurité sont un motif d’espoir pour la reconquête du territoire national et la lutte sans merci contre le terrorisme ». Il appelle cependant à faire maintenant le lit de la paix après une décennie guerre fratricide. Il est temps de préparer la paix et la réconciliation « Parce qu’un pays ne peut pas rester tout le temps en guerre, il est plus que jamais temps de préparer la paix et la réconciliation entre tous les enfants du Maliba », a-t-il expliqué Aliou Diallo propose un Pacte de stabilité En homme pragmatique, Aliou Diallo a déjà recommandé à ses compatriotes de sceller un Pacte de stabilité. Il a fait cette proposition lors de son discours du nouvel An 2023. Ce nouvel engagement citoyen et patriotique concerne tout le peuple malien. Des acteurs politiques aux légitimités traditionnelles et religieuses, en passant par les jeunes, les femmes, les paysans et les fonctionnaires. Il doit se faire autour d’un dialogue franc afin de mettre fin aux incompréhensions et aux divisions, mais également de se pardonner. Un « plan Marshall » pour la reconstruction du Mali Ce Pacte de stabilité se présente comme le socle d’une nouvelle société malienne plus unie, plus inclusif, plus égalitaire et plus respectueuse des valeurs ancestrales. En plus de cet engagement historique, Aliou Diallo met sur la table un « plan Marshall » dans le cadre de l’élection présidentielle prochaine. Ce programme de plus de 10.000 milliards de Francs CFA vise la reconstruction totale du Mali et sa souveraineté sur tous les plans (énergétique, industrielle, économique, politique, sécuritaire, alimentaire, etc.). Et pour l’essor économique du pays Grâce à cet ambitieux plan, Aliou Diallo veut propulser l’économie de son pays, créer des emplois et améliorer l’éducation nationale. Cela permettra de bouter les djihadistes hors des frontières du Mali. Tout le monde sait que le terrorisme se nourrit de la pauvreté des populations, du chômage et de l’ignorance. Il faut donc s’attaquer à ces maux pour en venir à bout. Le PDG d’Hydroma croit pouvoir matérialiser sa vision pour le Mali. Pour lui, ce n’est pas une utopie, mais une réalité. Et il compte pour cela sur ses compatriotes. #### Mali : « L’année 2021 doit être celle de la mobilisation générale, de l’engagement et de la vigilance » (Aliou Diallo) A l’instar des acteurs politiques maliens, Aliou Diallo a formulé ses vœux de nouvel an pour son pays, meurtri par huit années de conflits. A cette occasion, le leader d’ADP-Maliba a appelé ses compatriotes à la mobilisation générale et à l’engagement en 2021 afin de parvenir à la refondation de l’Etat du Mali. Le 1er janvier 2021, à la suite du chef de l’Etat malien Bah N’Daw, Aliou Boubacar Diallo a présenté ses vœux à ses compatriotes au bout d’une année particulièrement difficile. Comme la plupart des pays, le Mali fait face à la crise du nouveau coronavirus, qui a déjà fait plus de 270 morts, mais est aussi confronté à un conflit multidimensionnel depuis 2012. « Des centaines de nos compatriotes ont perdu la vie du fait de la COVID-19 ou de l’insécurité persistante dans le pays. A toutes ces familles éplorées, je réitère ma compassion et mon entière solidarité. Puissent-ils tous reposer en paix! », a écrit Aliou Diallo dans son message à la nation.  La transition, un tournant majeur de l’Histoire du Mali Aussi, le Mali a connu en juin 2020 un soulèvement populaire, ayant entraîné la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keita et débouché sur la mise en place d’une transition. « Le Mali est engagé dans un nouveau tournant majeur de son Histoire. Celui-ci est naturellement ponctué d’incertitudes et de doutes mais il porte également beaucoup d’espoirs. J’espère que cette Transition réussira les grandes réformes attendues en matière électorale, institutionnelle et politique pour corriger toutes les tares de notre démocratie », a souhaité le fondateur d’ADP-Maliba.  Selon lui, chaque Malien doit s’impliquer de manière constructive pour parvenir à la refondation de la nation qui n’a que trop souffert. « L’année 2021 doit être l’année de la mobilisation générale, de l’engagement et de la vigilance au service exclusif du Mali. Nous devrons accepter de faire des sacrifices et de surmonter nos différences pour faire face à l’essentiel », a-t-il lancé. Un plan Marshall pour le Mali  Le député de Kayes a également rappelé qu’il a toujours recherché l’union nationale depuis son entrée en politique en 2012. Il en veut pour preuve la formation de l’alliance Benso lors des dernières législatives à Kayes. On pourrait aussi parler de sa participation au Dialogue national inclusif en décembre 2019, alors que toute l’opposition avait boycotté cette initiative. En outre, il a régulièrement fait des propositions à chaque étape de la vie de nation malienne, comme lors de la révolte populaire en juin et juillet. Enfin, Aliou Diallo a réitéré son rêve pour le Mali. Un pays où les populations vivent en paix et en sécurité, où le secteur privé est le principal moteur de croissance et de création d’emploi et où les enfants ont accès à une éducation et un système de santé de qualité. « Ce nouveau Mali est possible. Il est à portée de main. Mais il dépend de notre capacité à nous unir », a lancé le milliardaire malien, qui a concocté un plan Marshall pour réaliser ces objectifs. Cet ambitieux programme estimé à 15.000 milliards de Francs CFA devrait permettre une véritable décentralisation du pays, à travers notamment la construction d’infrastructures et de services (ponts, routes, écoles, hôpitaux, etc.) dans toutes les régions du pays. Favori de la prochaine présidentielle  Aliou Diallo pourra déployer son plan Marshall s’il parvenait à remporter la prochaine élection présidentielle au Mali, prévue en 2022. Il part favori pour ce scrutin, si l’on en croit un récent sondage du cabinet bamakois Statix. Cette enquête réalisée en novembre le place en seconde position avec 25,5% des intentions de vote, derrière le regretté Soumaïla Cissé qui obtenait 26% des voix. Le leader de l’URD est décédé le 25 décembre dernier, deux mois après sa libération par les djihadistes. Le député de Kayes a eu une pensée pour la famille biologique et politique de ce « frère ». #### Mali : Aliou Diallo célèbre la Pâques sous le signe de la paix Comme aux musulmans lors du Ramadan, Aliou Diallo a souhaité une joyeuse fête de Pâques à la communauté chrétienne du Mali ce dimanche 9 avril 2023. Il a profité de l’occasion pour joindre ses prières à celles de tous les fidèles afin que le pays retrouve la paix. Ce qu’il faut retenir Comme aux musulmans lors du Ramadan, Aliou Diallo a souhaité une joyeuse fête de Pâques à la communauté chrétienne du Mali ce dimanche 9 avril 2023. Il a profité de l’occasion pour joindre ses prières à celles de tous les fidèles afin que le pays retrouve la. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Métiers recherchés au MaliActualités Afrique A l’instar de tous les pays laïcs, le Mali a célébré ce dimanche 9 avril 2023 la fête de Pâques. De nombreux musulmans n’ont pas manqué d’adresser leurs vœux, les meilleurs, à leurs frères et sœurs chrétiens. C’est le cas d’Aliou Diallo, qui a formulé des prières à l’endroit de tous les fidèles chrétiens de son pays et d’Afrique. Il a émis le souhait que le Mali « surmonte la crise multidimensionnelle qu’il traverse depuis plus d’une décennie ». La piété, une redoutable arme contre le terrorisme Ce conflit multiforme est marqué par le terrorisme et la rébellion, ainsi que par des conflits communautaires et des troubles politiques. Le terrorisme, en particulier, menace l’existence même de la société malienne qui a toujours été « tolérante, multi culturelle, multi confessionnelle et multi ethnique », rappelle Aliou Diallo.   Des vœux de santé, de prospérité et de paix « C’est dans ces vertus que nous devrons continuer de chercher le chemin du retour de la paix et pérenniser notre légendaire vivre ensemble pour la quiétude et le bien-être de nous tous », a expliqué l’entrepreneur, qui relève que cette année encore, « le carême chrétien coïncide avec le Ramadan des musulmans ». En fin de mois dernier, le milliardaire malien avait profité de l’ouverture de ce mois béni de Ramadan pour formuler « des vœux de santé, de quiétude, de prospérité et de paix à tous les maliens ». Il a également exhorté ses compatriotes à être plus « tolérants, indulgents, solidaires, généreux et courageux ». Le meilleur candidat pour le Mali ? En homme pragmatique, Aliou Diallo milite depuis des décennies pour le retour de la paix au Mali. En tant que philanthrope, l’ex député de Kayes contribue aussi à l’amélioration des conditions de vie et de travail des Maliens à travers sa Fondation Maliba. Mais Aliou Diallo souhaite faire plus. Voilà pourquoi il se présente à la présidentielle de 2024. Donné comme favori de ce scrutin, le PDG d’Hydroma peut compter sur le soutien d’une large partie de ma population qui voit en lui l’homme de la situation au Mali. Le président d’ADP-Maliba aurait les qualités pour rassembler le peuple malien dans ses différences et pour conduire le pays sur la voie du développement durable. #### Mali : Aliou Diallo jette les bases du nouveau pacte social à Kayes Les samedi 26 et dimanche 27 mars dernier, Aliou Diallo a parrainé à Kayes (ouest du Mali) la première édition du festival KAYES KAN FOUGA censé sceller la cohabitation pacifique entre les ethnies. Grâce à cette initiative mise en place par sa Fondation Maliba, le philanthrope malien jette les bases d’un nouveau pacte social au Mali. Un pays miné par des divisions communautaires depuis plus de dix ans. Aliou Diallo chantre de la paix  Depuis son entrée en politique en 2012 via la création de son parti ADP-Maliba, Aliou Diallo se fait le chantre de la paix et de la réconciliation nationale. Il a notamment participé au Dialogue national inclusif (DNI), une initiative largement boycottée par l’opposition mais qui s’est avérée importante pour la vie de la Nation. Il a également formé une coalition parlementaire « Benso » en mai 2020 avant de contribuer personnellement à la résolution de la crise née de la révolte populaire contre Ibrahim Boubacar Keita. Parallèlement, l’ex député de Kayes n’a eu de cesse de promouvoir la culture et l’histoire malienne car pour lui, elles constituent le fondement de la coexistence pacifique. Toutes les « ethnies » présentes  Malheureusement, cette paix sociale est fragilisée depuis plus de dix ans par la guerre dans le nord et le centre du Mali. Ce conflit est le reflet de divisions profondes entre les différentes communautés autrefois si respectueuses les unes des autres. Pour contribuer au retour des valeurs ancestrales, Aliou Diallo a créé un festival à Kayes baptisé KYES KAN FOUGA. Sa première édition a eu lieu les samedi 26 et dimanche 27 mars dernier à Médine à 12 Km de la ville de Kayes. Elle a réuni les autorités locales, les leaders religieux ainsi que les principaux chefs traditionnels. Parmi ceux-ci figurent des bambaras, des dogons, peulhs, soninkés, senoufos et bobos. Toutes ces ethnies ont été invitées à la préservation et à la promotion de la diversité culturelle ainsi qu’au métissage. Promotion du sanankouya ou cousinage à plaisanterie Pour convaincre les différentes communautés, Aliou Diallo a fait appel à la mémoire collective et plus précisément à la Charte du Mandén proclamée à Kouroukan Fouga en 1236 après la célèbre bataille de Kirina remportée par Soundjata Keita (royaume mandingue) sur Soumangourou Kanté (royaume sosso). Considéré comme la première constitution au monde, ce document traite des principales questions sociales, dont les droits et devoirs de la personne humaine, la place des femmes dans la société, la préservation de la nature, etc. Le Kouroukan Fouga a surtout promu le sanankouya ou cousinage à plaisanterie. Cette sorte d’alliance existe encore aujourd’hui entre les Diallo et les Diakité, les Barry et les Sow, les Diarra et les Traoré. 100 millions de Francs CFA pour les ambassadeurs de la paix Lors de son allocution, Aliou Diallo a promis que son festival Kan fuga pérennisera les valeurs ancestrales aujourd’hui menacées par le conflit qui dure depuis 2012. « Cette initiative c’est pour retrouver le chemin de la paix. J’ai voulu inviter toutes ces ethnies pour qu’on scelle un pacte de cohabitation pacifique, de non belligérance, de solidarité et de jumelage ethnique. C’est dans ces conditions que nous pourrons tôt ou tard retrouver le chemin de la réconciliation et de la paix », a soutenu le milliardaire malien. Pour accompagner cette initiative, le PDG d’Hydroma a remis 100 millions de Francs CFA aux représentants des ethnies. Ceux-ci se feront les ambassadeurs de la paix et de la cohésion pacifique auprès de leur communauté. #### Mali : comment Aliou Diallo renforce les capacités de l’hôpital Au Mali, l’homme d’affaires Aliou Diallo a offert vendredi 29 juillet 2022 des équipements médicaux et des produits d’hygiène à des structures sanitaires de Bamako. Ce faisant, il poursuit son œuvre philanthropique pour le renforcement des capacités de l’hôpital malien mal en point depuis plusieurs années. La Fondation Maliba a remis, le vendredi 29 juillet 2022, un lot d’équipements médicaux et de produits d’hygiène à des structures sanitaires de Bamako, la capitale malienne. Il s’agit de l’Hôpital du District de la Commune IV de Lafiabougou et du nouvel Hôpital Périnatal Mohamed VI de Sebenicoro, dont l’inauguration a eu lieu le 7 juillet dernier. C’était sous la présidence du premier ministre malien Choguel Maïga. Assainissement des communes et équipement des centres de santé Les dons de la Fondation Maliba ont été réceptionnés par Mme Diéminatou Sangaré, ministre de la santé et du développement social, lors d’une cérémonie organisée à son ministère. L’organisation fondée par l’homme d’affaires Aliou Diallo a remis exactement 1000 draps de lit, 100 cartons de gel hydroalcoolique, 100 cartons de savon liquide, 100 cartons d’eau de javel et 100 paquets de masques anti-covid. Mme Diéminatou Sangaré a salué ce geste de l’institution, qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie des Maliens depuis plus de dix ans. En effet, la Fondation Maliba n’est pas à sa première initiative. A sa création en 2012, elle a pris l’engagement de soulager aussi longtemps que possible les populations, en particulier celles vivant en zones rurales. Dans le domaine de l’hygiène et de la santé, l’établissement philanthropique distribue régulièrement du matériel d’assainissement et finance des opérations de nettoyage de caniveaux. Elle s’est aussi spécialisée dans le don de produits, en particulier depuis l’apparition du Covid-19. Une diversité de bénéficiaires On se souvient qu’en mars 2020, la Fondation avait offert 200 cartons de masques jetables et 200 autres cartons de gel hydroalcoolique à diverses structures. En septembre de la même année, elle a même construit et équipé un centre de santé communautaire à Kayes N’di, à hauteur de 60 millions de Francs CFA. Trois mois plus tard, en décembre, c’était au tour de l’Hôpital du Point G et de l’hôpital Gabriel Touré de recevoir 5.000 masques jetables, 50 cartons d’eau de javel et 50 cartons de savon liquide. Notons enfin la remise, entre le 8 et le 28 janvier 2021, de 175 paquets de masques jetables, de cartons d’eau de javel, de cartons de savon liquide et de 30 cartons de gel hydroalcoolique. La grande mosquée de Bamako, la brigade spéciale d’intervention, la direction générale de la police nationale et le centre de santé Référence du Quartier-Mali de Bamako faisaient partie des bénéficiaires. Une répartition qui montrerait à quel point Aliou Diallo se préoccupe du bien-être de tous les Maliens. Un accent mis aussi sur l’école et les femmes Outre la santé, la Fondation Maliba mène des actions dans d’autres secteurs. Par exemple l’école, avec la distribution de kits scolaires, l’octroi de bourses pour l’étranger, le paiement d’enseignants et la construction ou la réhabilitation des établissements. L’institution met aussi et surtout l’accent sur le bien-être des femmes ainsi que leur autonomie financière. D’où les nombreuses formations pour la création de commerces et le financement de projets, notamment dans le maraîchage. #### Mali : comment comprendre l’appel d’Aliou Diallo à voter la nouvelle Constitution ? ADP Maliba a appelé, le 10 mai, à voter en faveur de la nouvelle Constitution, lors du référendum du 18 juin prochain. Se faisant, il se met à l’opposé de certains partis   qui souhaitent le rejet de ce projet. Mais la formation politique d’Aliou Diallo a des raisons valables d’adopter la position qui est la sienne. Au Mali, le référendum constitutionnel se tiendra le 18 juin prochain, avec trois mois de retard sur le calendrier initial. Présenté comme décisif, ce scrutin permettra au pays de se doter d’une nouvelle Loi fondamentale, depuis celle de 1992. Le Mali, une République indépendante, indivisible et laïque Le nouveau texte élargit les pouvoirs du président de la République. C’est désormais lui qui fixera la politique de la Nation, et non plus le gouvernement. En outre, le gouvernement sera dorénavant responsable devant lui, et non plus devant l’Assemblée nationale. Par ailleurs, le président nommera le Premier ministre ainsi que les ministres et mettra fin à leurs fonctions. Hors les prérogatives du président, la nouvelle Constitution condamne par exemple le coup d’Etat, devenu « crime imprescriptible ». Autre mesure phare, la reconnaissance du Mali en tant que République souveraine, indivisible et laïque. Un moyen de consolider la démocratie Si certaines voix s’élèvent contre ce texte, qui renforcerait les pouvoirs du président et lui permettrait de se maintenir à la tête du pays, d’autres souhaitent positiver sur l’essentiel. C’est le cas d’ADP-Mali. Le parti d’Aliou Diallo voit dans cette nouvelle Constitution un moyen de consolider la démocratie, l’Etat de droit et même la paix. Il pense aussi qu’il s’agit d’une étape décisive vers une nouvelle ère démocratique. En effet, l’adoption de cette nouvelle Loi fondamentale conduirait à des élections libres en février 2024 et à un retour des civils au pouvoir. Organiser ce référendum pour tenir le calendrier électoral Adepte des solutions de compromis, Aliou Diallo estime qu’il faut se contenter de cette Loi fondamentale pour un retour à l’ordre constitutionnel. Le temps presse et un nouveau report ruinerait le calendrier électoral auquel tient toute la communauté internationale.   Le souhait d’une victoire écrasante du Oui Convaincu de la justesse de sa position, Aliou Diallo appelle à une participation massive en faveur du « Oui » lors du référendum constitutionnel du 18 juin prochain. Il espère une victoire écrasante pour le bien du Mali. Mais avant, il appelle tout le peuple malien, singulièrement les acteurs politiques et la société civile, à œuvrer pour une campagne festive et pacifique. « Cette élection, dotée d’un enjeu décisif, sonne le grand pas pour une démocratie plus consolidée dans la paix, la prospérité et le partage », indique son parti dans un communiqué. ADP-Maliba vulgarise le texte au niveau de ses bases Dans le sillage de son appel, ADP-Maliba a lancé une campagne d’explication de la nouvelle Constitution. Le parti de la Balance travaille davantage sur l’appropriation du document du projet au niveau de ses bases, à l’occasion des rentrées politiques. Ce fut le cas à Nioro du Sahel, à Yanfolila, à Dioïla, à San, à Segou, à Sikasso etc. Dans ses communes, les responsables ont remis des copies aux représentants de sous-sections pour qu’ils partagent le contenu avec les militants et sympathisants. Un référendum largement plébiscité par la population ADP-Maliba a tout à gagner en appelant au vote de la nouvelle Constitution. En effet, la plupart des Maliens et Maliennes y sont favorables. C’est en tout cas ce que montre un sondage présenté le lundi 15 mai à la Maison de la presse par le groupement d’intérêt scientifique des statisticiens et économistes (GISSE). Cette enquête indique que 84,8% des Maliens souhaitent que la Transition organise ce référendum avant la présidentielle prochaine. Contre seulement 10,6% pour qui Assimi Goita et ses camarades doivent laisser cette tache au futur président élu. #### Mali : comment la Fondation Maliba améliore les conditions de vie des populations malgré la crise Face à la défaillance de l’Etat malien depuis de nombreuses années, l’action des organisations caritatives est devenue primordiale pour l’amélioration des conditions de vie des populations. La Fondation Maliba, notamment, intervient dans les zones urbaines et rurales depuis près de trente ans. Son engagement sans faille en faveur du bien-être des Maliens renforce parallèlement la popularité de son fondateur Aliou Diallo. Très orientée autonomisation de la femme et des jeunes  La Fondation Maliba est l’une des organisations caritatives les plus actives au Mali. Depuis près de trente ans, elle travaille au bien-être des populations à travers une série d’actions décisives. Cette association est d’abord réputée pour son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes. En effet, elle a financé des centaines de projets générateurs de revenus pour les femmes avec un impact d’environ 3 500 emplois directs et indirects créés à ce jour. Elle lance aussi régulièrement des programmes de formation en fabrication et commerce de savon.  Par ailleurs, l’organisation d’Aliou Diallo distribue des moulins à grain et fait des dons de matériel de transformation alimentaire (séchage de poisson) à des coopératives. Parallèlement, elle réalise des centaines de forages d’eau équipés en pompes solaires en milieu rural, tout en effectuant des campagnes nationales d’accès à l’eau potable. A ce jour, 400 000 personnes ont pu avoir accès à cette ressource grâce à ses efforts. Désormais, l’objectif est d’atteindre le million de bénéficiaires.  Des efforts toujours soutenus en dépit de la crise  Malgré la crise survenue en 2012 avec l’invasion terroriste dans le nord Mali, la Fondation Maliba a continué de soutenir les populations en difficultés. En premier lieu, elle a apporté des vivres (riz, lait, sucre, mil, etc.) ainsi qu’un appui financier aux veuves et aux orphelins de la tuerie d’Aguelhoc ainsi qu’aux victimes des djihadistes à Tombouctou. Entre 2018 et 2019, l’établissement a également fait don de 22 millions de FCFA de vivres aux déplacés internes des régions de Mopti et Ségou installés dans les camps de la capitale Bamako. Dans le même temps, elle poursuit ses œuvres de charité habituelles. À savoir la formation des femmes, la distribution de matériels scolaires, la construction et la réhabilitation de salles de classe ou encore la réhabilitation et l’équipement de centres de santé. La Fondation Maliba s’occupe par ailleurs de l’embellissement du cadre de vie. En effet, elle distribue régulièrement du matériel d’assainissement (camions, poubelles, etc…) et lance des opérations de nettoyage des caniveaux. Pour bien faire les choses, elle procède aussi annuellement au pavage des rues dans les communes et les villages. Une action qui a des retombées au-delà de la propreté. « Nous avons accompagné des jeunes à mettre en place des unités industrielles de production de pavés. Cela a le triple avantage de créer des emplois, de rendre nos villes plus belles avec des pavés construits sur la base des ordures recyclées. Nous réalisons ainsi une économie circulaire où rien ne se perd et tout se transforme », a souligné Aliou Diallo lors de son allocution pour le nouvel an. Un plan Marshall pour aller au-delà de la philanthropie Depuis 2020, la Fondation Maliba est engagée sur un autre front : la lutte contre la pandémie da la Covid-19. Pour appuyer les actions de l’Etat malien, elle a remis d’importants lots de masques jetables, de gel hydroalcoolique et de savon liquide à des hôpitaux. « Aucun sacrifice n’étant de trop pour notre cher Mali, je me suis investi, à travers ma Fondation MALIBA, durant toute l’année 2021 et comme les autres années, à soulager nos populations », a fait savoir Aliou Diallo, qui ne veut pas se contenter d’actions périodiques et provisoires.  Le président d’honneur d’ADP-Maliba a concocté un plan Marshall pour le Mali, potentiellement doté de 15 000 milliards de Francs CFA. Ce programme d’envergure vise la reconstruction totale de son pays, dévasté par des conflits divers depuis près de dix ans. Il prévoit notamment la construction des infrastructures et services essentiels comme les hôpitaux, routes, ponts, écoles, universités, usines, centrales électriques, etc. Pour pouvoir mettre en œuvre ce plan, l’ex député de Kayes appelle ses compatriotes à le porter au palais de Koulouba en 2022 (date initiale de la présidentielle). D’après certains sondages, le milliardaire malien est le favori de ce scrutin déterminant pour l’avenir du Mali. Les électeurs apprécieraient particulièrement son intégrité, son sens du dialogue, ses capacités managériales et son patriotisme à toute épreuve.  #### Mali : Comment le Covid-19 et la crise du transfert d’argent affecte l’économie Le Mali est un pays de l’Afrique de l’Ouest à économie faible où le taux d’extrême pauvreté atteignait 42,7 % en 2019 selon les experts. Pourtant l’avènement de la crise à Coronavirus qui secoue le monde en rajoute à la souffrance des populations de ce pays. Dont les fonds transférés par la diaspora pour soutenir les parents restés au pays est essentiel. Cette rupture de la traditionnelle solidarité de la diaspora avec le pays d’origine n’est pas sans dégât. L’arrêt d’envoi d’argent de la diaspora au pays Le secrétaire exécutif du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur ne cesse d’exprimer son désarroi depuis l’avènement du Covid-19. Pour le représentant des Maliens de l’extérieur certains de ces compatriotes à cause de la fermeture des entreprises de transfert d’argent, sont bloqués en France et ne peuvent pas rentrer pour apporter de l’argent à leur famille, d’autres sont coincés au Mali et ne peuvent pas retourner en France travailler. Cette situation rend la vie de la population malienne insupportable d’autant plus que ce pays est dépendante des transferts monétaires en provenance de la diaspora dispersée dans 77 pay . Le Mali est le neuvième pays africain bénéficiant le plus des fonds envoyés par ses expatriés et le troisième des pays francophones du continent, après le Sénégal et la République démocratique du Congo (RDC). Selon la Banque mondiale, ces transferts monétaires auraient représenté plus d’un milliard de dollars en 2017, soit 6,7 % du PIB malien. Un calcul qui ne prend pas en compte les transferts d’argent clandestins qui porteraient ce nombre « à plus de 11 % du PIB national », affirme M. Camara. « Ce pourrait même être le double, voire le triple », abonde Dilip Ratha, économiste à la Banque mondiale et auteur d’un récent rapport qui annonce une baisse des envois de fonds des migrants sans précédent dans l’histoire. Le Covid-19 affecte d’autres secteurs d’activité de la diaspora La partie francophone du continent, dont les populations émigrent traditionnellement en Europe, selon toujours le rapport de la banque mondiale, sera plus durement touchée à cause d’une dépréciation de l’euro par rapport au dollar. Le Mali, déjà sujet à des violences intercommunautaires dans le centre et à des attaques djihadistes dans le nord et l’est, sera en première ligne. Près de 30 % des transferts officiels proviennent de la diaspora malienne de France, la plus grande hors d’Afrique, comptant 120 000 personnes. Ces travailleurs sont employés dans des secteurs fortement touchés par la crise et les mesures de confinement : le bâtiment, la restauration, le transport, la vente au détail, l’entretien et la manutention. En plus selon Dilip Ratha,le Covid-19 va causer une chute des transferts monétaires de l’ordre de 20 % dans le monde et de 23 % en Afrique, entraînant une récession aux répercussions multiples. « Les Africains auront des difficultés à subvenir à leurs besoins, à payer nourriture, éducation et soins, prévient-il. Combinée aux récentes invasions de criquets qui détruisent les récoltes, cette crise économique risque de démultiplier les famines », prévient cet expert. #### Mali : face aux élites décadentes, l’indispensable retour de la moralité politique Depuis près de dix ans, le Mali vit une véritable crise existentielle au-delà du terrorisme qui le gangrène. Le pays a enregistré plusieurs coups d’Etat et soulèvements populaires, parfois sanglants. Ces soubresauts avaient pour objectif de renverser des régimes corrompus, comme celui récent d’Ibrahim Boubacar Keita. Mais la situation ne semble pas se décanter pour autant. Face à cet engrenage social, Aliou Diallo pointe l’urgence d’un retour de la moralité politique. Cela fait maintenant près de dix ans que le Mali combat le terrorisme dans sa partie nord. Les djihadistes, aujourd’hui regroupés au sein du GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) d’Iyad ag Ghali, restent très actifs dans cette région malgré la forte présence militaire africaine et française. Ils partagent cette ère avec le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), qui revendique l’indépendance de l’Azawad (Tombouctou, Gao et Kidal, etc.). Ce territoire peuplé par les Touaregs se considère abandonné par le pouvoir central de Bamako et du sud. D’où les profondes frustrations, à l’origine des conflits actuels. Une instabilité politique à Bamako  Paradoxalement, même dans le sud, la population se sent oubliée de ses dirigeants. Elle gronde fréquemment et les militaires exaucent ses vœux. Comme ce fut le cas en août 2020 avec le renversement d’Ibrahim Boubacar Keita par le Colonel Assimi Goita. Ce dernier a donné un coup de main aux Maliens qui manifestaient depuis plus de deux mois contre le pouvoir. La chute d’IBK a été un grand soulagement tant la population ne supportait plus ce régime corrompu jusqu’à la moelle des os. Mais le changement tant espéré n’a pas eu lieu. Au contraire, un nouveau coup d’Etat est intervenu en mai 2021 avec le même colonel Assimi Goita. Alors que Bamako tente en vain de connaitre le mal qui le ronge depuis plusieurs années, AliouDiallo dresse un diagnostic inattendu. « L’abime sécuritaire que nous vivons est avant tout le résultat de la faillite morale de la classe politique malienne. Les magouilles pour prendre ou conserver le pouvoir. Les petits arrangements entre membres d’une oligarchie qui a complètement perdu des yeux la cause du peuple malien. Les fonds publics pillés. C’est un triste spectacle pour la jeunesse malienne et le principal berceau du désespoir de notre pays », analyse le président d’honneur de l’ADP-Maliba dans sa dernière tribune.  Le déclin moral creuse le lit des fanatismes  Cette décadence des valeurs morales chez les élites maliennes facilite l’installation et la progression du terrorisme, ainsi que du grand banditisme. « Un pays désespéré ne peut plus avancer. Ne veut plus avancer. Et les mauvaises herbes ont alors champ libre pour prospérer. Le poisson pourrit toujours par la tête. Quand les élites d’un pays sont décadentes à ce point, le peuple se meurt et est prêt à se lancer dans n’importe quelle folie qui lui donne l’illusion de s’élever », note Aliou Diallo. Ce constat est d’autant amer que « La population malienne dans sa grande majorité est exemplaire dans sa piété respectueuse des autres et de la vie humaine. Elle n’attend qu’une chose : que ses élites se mettent au niveau de leur peuple », ajoute Aliou Diallo. Pour l’homme d’affaires, il sera difficile de faire changer ces élites décadentes, habituées à leurs petits privilèges et vices comme des bébés gâtés. Il dit les voir encore, tapis dans l’ombre et prêts à se couvrir d’un drap de virginité pour revenir au pouvoir. Mais, le peuple veillerait au grain. Il serait déterminé à défendre sa révolution d’août 2020 et à imposer ses valeurs, dont la probité, l’honnêteté, la charité, l’indépendance et l’amour. « Cette victoire morale est indispensable. Il s’agit de notre premier combat et, paradoxalement de celui qui est le plus facile à mener et à remporter », croit savoir Aliou Diallo, qui se positionne comme le meilleur choix pour conduire aux destinées du Mali en 2022. Un entrepreneur brillant et intègre  Le philanthrope et président de la fondation Maliba a préparé un plan Marshall pour la reconstruction du Mali. Ce programme potentiellement doté de 15.000 milliards de Francs se consacrera notamment à combattre, avec la dernière énergie les « péchés » de la politique malienne. Il s’agit notamment de la corruption, de la gabegie, des détournements, des marchés de gré à gré, du népotisme etc. Le riche entrepreneur se dit en capacité de mener cette lutte d’autant qu’il n’a jamais été mêlé à des affaires louches.    #### Mali : l’or, moteur économique et source de tensions Mali : l’or, moteur économique et source de tensions Lorsque le vent soulève la poussière rouge des pistes maliennes, il emporte avec lui des éclats d’or. Dans les villages du sud-ouest du pays, les pierres ne sont jamais anodines. Elles peuvent contenir l’espoir d’une vie meilleure ou être le début d’un conflit silencieux. Car au Mali, l’or ne brille jamais sans conséquences. L’or du Mali : un trésor enfoui dans les entrailles du sol Le Mali est le quatrième producteur d’or du continent africain, derrière l’Afrique du Sud, le Ghana et le Soudan. En 2023, le pays a extrait plus de 70 tonnes d’or, représentant près de 80 % de ses exportations. Un chiffre vertigineux pour une économie largement dépendante de ce métal précieux. « Ici, l’or est partout. Mais il ne nous appartient pas vraiment », confie Amadou, un orpailleur de Kangaba, les mains noircies par la terre. Comme lui, des dizaines de milliers de Maliens vivent de l’orpaillage artisanal, souvent dans des conditions précaires, sans sécurité ni garantie de revenus. Les grandes compagnies minières, majoritairement étrangères, exploitent les gisements industriels. Parmi elles, Barrick Gold et B2Gold contrôlent une large part du marché. Le gouvernement malien perçoit des redevances, mais la redistribution reste floue. « L’or sort du sol, mais on ne voit pas la richesse dans nos écoles ou nos hôpitaux », déplore Fatoumata, institutrice à Kayes. Des communautés partagées entre espoir et désillusion Dans les villages proches des mines, les habitants oscillent entre gratitude et colère. L’arrivée des compagnies minières a parfois apporté des infrastructures : routes, puits, dispensaires. Mais ces bénéfices sont souvent temporaires ou inégalement répartis. « Ils ont construit une école, mais elle manque de professeurs. Ils ont creusé un puits, mais l’eau est polluée », résume Mohamed, chef de village à Sadiola. Les promesses de développement local se heurtent à la réalité d’une exploitation intensive et peu durable. Les conflits fonciers se multiplient. Des terres agricoles sont réquisitionnées pour l’extraction, privant des familles de leurs moyens de subsistance. Certaines communautés se retrouvent déplacées, sans véritable compensation. « On nous a dit que c’était pour le bien du pays. Mais moi, je n’ai plus de champ, plus de maison », raconte Mariam, déplacée depuis 2019. Un orpaillage artisanal en plein essor… et hors de contrôle À côté des mines industrielles, l’orpaillage traditionnel connaît une croissance fulgurante. On estime à plus d’un million le nombre de Maliens impliqués dans ce secteur informel. Des hommes, des femmes, parfois des enfants, creusent à mains nues ou avec des outils rudimentaires. Ce boom s’explique par la crise économique, le chômage et l’attrait des gains rapides. Mais il s’accompagne de dangers : effondrements, intoxications au mercure, tensions entre orpailleurs. « Chaque jour, on risque nos vies pour quelques grammes d’or », confie Issa, jeune orpailleur de Kéniéba. Le gouvernement tente de réguler le secteur, sans grand succès. Les sites artisanaux échappent souvent au contrôle de l’État. Certains sont infiltrés par des groupes armés, qui y prélèvent des taxes ou y recrutent des combattants. « L’or artisanal est devenu un enjeu sécuritaire majeur », avertit un expert de la MINUSMA. Une manne convoitée par des groupes armés Dans le centre et le nord du Mali, l’or est devenu une source de financement pour des groupes jihadistes et des milices locales. Ces derniers contrôlent des sites d’orpaillage, imposent leur loi, et utilisent les revenus pour acheter des armes ou recruter. « Le lien entre or et insécurité est désormais évident », explique un analyste du Sahel. « Là où il y a de l’or, il y a souvent des armes. » En 2022, Human Rights Watch a documenté plusieurs cas d’extorsion, d’enlèvements et d’exécutions sommaires autour des zones aurifères. Le cercle d’Ansongo, dans la région de Gao, est devenu un point névralgique. « On ne sait plus si on creuse pour nourrir nos familles ou pour alimenter la guerre », murmure un orpailleur sous anonymat. Le gouvernement malien, confronté à une insécurité persistante, peine à reprendre le contrôle de ces zones. L’armée est souvent absente, ou intervient de manière sporadique. Pendant ce temps, l’or continue de circuler, parfois vers les pays voisins, parfois vers des circuits opaques. Des alliances opaques et des intérêts croisés La ruée vers l’or malien attire bien au-delà de ses frontières. Des réseaux transnationaux, mêlant trafiquants, négociants et intermédiaires, organisent le transport et la vente du métal. D’après un rapport de l’OCDE, une partie de l’or malien transite par Dubaï, sans passer par les circuits officiels. « L’or est devenu une monnaie parallèle. Il circule plus facilement que le franc CFA », note un douanier à la frontière avec la Guinée. Des cargaisons entières échappent aux taxes, privant l’État de revenus cruciaux. Certains soupçonnent des complicités au sein même des institutions. Des permis miniers seraient attribués sans transparence, des contrats signés dans l’opacité. « Trop d’intérêts sont en jeu. L’or rend aveugle », déplore un ancien fonctionnaire du ministère des Mines. En 2023, le gouvernement a annoncé vouloir renégocier plusieurs conventions minières. Objectif : augmenter la part des revenus perçus par l’État. Mais les négociations s’annoncent tendues, face à des multinationales puissantes et bien implantées. Entre richesse et instabilité, un avenir incertain L’or pourrait être une bénédiction pour le Mali. Il pourrait financer les écoles, les hôpitaux, les routes. Il pourrait offrir un avenir aux jeunes, aujourd’hui tentés par l’exil ou la violence. Mais pour cela, il faudrait repenser en profondeur la gouvernance du secteur. « L’or ne doit pas être une malédiction. Il doit servir le peuple, pas l’appauvrir », insiste Aminata, militante pour la justice économique. Des voix s’élèvent, timidement, pour réclamer plus de transparence, plus d’équité, plus de contrôle. Le Mali est à la croisée des chemins. Entre les mains de quelques-uns, l’or alimente les tensions. Mais entre les mains de tous, il pourrait devenir un levier de paix et de progrès. Alors, dans les profondeurs rouges du sous-sol malien, que cherche-t-on vraiment ? De l’or, ou une promesse de justice ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Mali : la cohérence politique d’Aliou Diallo sur le cas du Niger Aliou Diallo, président d’honneur du parti malien ADP-Maliba, a condamné le coup d’Etat au Niger, alors que la plupart des panafricanistes l’ont applaudi. Se faisant, l’entrepreneur démontre la cohérence de sa politique, basée sur la défense de la démocratie en toute circonstance. Le coup d’Etat au Niger, le mercredi 26 juillet 2023, a été diversement apprécié en Afrique et ailleurs dans le monde. Si pour certains qui se disent « panafricanistes » l’action des militaires nigériens est salutaire,  d’autres hommes politiques comme le malien Aliou Diallo, Président d’Honneur de  l’Alliance Démocratique pour la Mali (ADP MALIBA) ne sont pas d’accord avec cette manière antidémocratique de prendre le pouvoir.  Les Coups d’Etat, des voies sans issue pour nos sociétés Au Mali, Aliou Diallo ne prône pas cette conception de la démocratie à géométrie variable. Dans une nouvelle déclaration, l’ex député de Kayes critique le putsch au Niger. « Les Coups d’Etat sont des voies sans issue. Je m’oppose à la généralisation des Coups d’Etat, comme mode de prise du pouvoir », a dit le président d’honneur du parti ADP-Maliba, Alliance Démocratique pour la Paix. Selon lui, « plus que jamais, c’est par les urnes que doit se décider l’avenir de nos sociétés ». Contre l’entrée du Mali en guerre au Niger C’est pourquoi, il s’est toujours présenté aux élections locales et générales du Mali. L’ex député de Kayes va d’ailleurs candidater à la prochaine présidentielle de son pays, prévue en février 2024. Un sondage, qui commence à dater, le donne favori de ce scrutin crucial pour un retour à l’ordre constitutionnel au Mali. Aliou Diallo s’oppose aussi à l’entrée du Mali en guerre pour défendre les putschistes du Niger contre l’intervention militaire de la CEDEAO. Il appelle  les autorités maliennes à employer les maigres ressources  financières de son pays pour résoudre les problèmes quotidiens des maliens et continuer à équiper  les Forces armées maliennes pour combattre le terrorisme.   Fermement engagé pour la paix Aliou Diallo rappelle d’ailleurs que la nouvelle Constitution malienne stipule en son article 187 que « tout Coup d’Etat ou putsch est un crime imprescriptible ». Par conséquent, le Mali ne doit pas rentrer en guerre pour défendre des putschistes quelle que soit le caractère louable de leurs ambitions. Le philanthrope tient toutefois à faire une précision de taille. S’il condamne l’entrée en guerre de son pays pour défendre les putschistes, le philanthrope ne privilégie pas le recours à la force de la CEDEAO pour rétablir l’ordre constitutionnel. Il faut creuser la voie diplomatique et pacifique. « Je suis pour la paix et resterai toujours pour la paix », a fait savoir le PDG d’Hydroma. Non à la sortie de la CEDEAO Aliou Diallo a toujours effectivement défendu le dialogue et la paix depuis qu’il fait de la politique. On se rappelle notamment que l’homme d’affaires a appelé à des discussions entre le peuple et le régime d’Ibrahim Boubacar Keita lors de la révolte populaire d’août 2021. Il a également joué le médiateur auprès de l’émissaire de la CEDEAO Goodluck Jonathan. Dans sa déclaration du 1er août, Aliou Diallo s’oppose aussi à la sortie du Mali de la CEDEAO. Il estime qu’en tant que membre fondateur, le pays a trop contribué au fonctionnement de l’organisation pour le quitter maintenant. Ce serait son tour de bénéficier de l’aide sous-régionale pour résoudre sa crise multidimensionnelle. Selon lui, il faudra une mutualisation des moyens et stratégies avec les voisins et les autres pays du sahel pour venir à bout du terrorisme. #### Mali : la Ecowas approuve indirectement la nomination de Goïta à la présidence Contrairement à ce que les chefs d’État ouest-africains d’Ecowas avaient décidé après le coup d’État du 18 août 2020 contre Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), ils n’ont pas voulu recourir cette fois à des sanctions économiques contre le Mali. Du moins pas pour le moment. Le 28 mai, la Cour constitutionnelle du Mali a déclaré le colonel Assimi Goïta président du gouvernement de transition, prenant ainsi note de la nouvelle situation à Bamako et achevant le putsch entamé le 24 mai par le chef de la junte qui avait contraint IBK à démissionner. Un sommet a ensuite eu lieu à Accra, au Ghana, le 30 mai 2021, auquel ont participé le président ivoirien Alassane Ouattara, le président nigérian Muhammadu Buhari et le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré. Goïta a également été invitée à ce sommet mais n’a pas participé aux discussions à huis clos. Ecowas prend note L’Ecowas, condamnant les actions au Mali, a ainsi décidé de retirer le pays de leur organisation. L’organisation régionale appelle également à la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil et à la formation d’un nouveau gouvernement inclusif pour mettre en œuvre le programme du gouvernement de transition. Il a également déclaré que la période de transition de 18 mois devait être respectée et que des élections devaient avoir lieu au plus tard le 27 février 2022 afin que le pouvoir puisse être remis aux civils. Voici une vidéo montrant l’annonce de l’Ecowas en anglais : Ecowas a également réaffirmé que les personnalités qui avaient exercé les fonctions de vice-président et de premier ministre du gouvernement de transition ne peuvent, en aucun cas, se présenter comme candidats à la prochaine élection présidentielle. Si les conditions peuvent sembler fermes, Ecowas a clairement décidé de prendre en compte l’état des choses du pays. Les chefs d’État ouest-africains n’ont à aucun moment mentionné Goïta par son nom dans leur déclaration conjointe finale. En appelant à la nomination d’un nouveau Premier ministre et d’un nouveau gouvernement, ils reconnaissent le rôle de l’armée en tant que chef du gouvernement de transition. L’avertissement de Macron Les débats ont été intenses au sein d’Ecowas. Ouattara, particulièrement impliqué dans le dossier, était favorable à l’adoption d’une ligne dure contre Goïta. Mais l’attitude de l’ancien président de transition du Mali, Bah N’Daw, a déplu à plusieurs chefs d’État ouest-africains, qui lui reprochent d’avoir insisté pour retirer du gouvernement deux membres de l’ancienne junte : les colonels Sadio Camara (défense) et Modibo Koné (sécurité). Il l’a fait malgré l’opposition de Goïta et les tentatives de médiation menées notamment par le président togolais Faure Gnassingbé. De son côté, le président Emmanuel Macron a averti que la France pourrait retirer ses forces militaires, qui combattaient des groupes djihadistes dans le pays, dans une interview au Journal du Dimanche le 30 mai. Macron a indiqué qu’il avait déjà affirmé à ses homologues ouest-africains que la France ne travaillerait pas avec un pays sans légitimité démocratique. #### Mali : les enjeux économiques derrière l’or, première ressource du pays À l’aube, quand le soleil dore l’horizon du Sahel, les silhouettes des orpailleurs se dessinent déjà dans la poussière. Ils creusent, tamisent, cherchent. L’or, ce métal qui fait briller les yeux et vaciller les destins, coule dans les veines du Mali depuis des siècles. Mais derrière la splendeur du métal précieux se cachent des enjeux bien plus vastes, où se mêlent espoirs économiques, tensions géopolitiques et fractures sociales. Une richesse ancestrale devenue pilier de l’économie Le Mali est aujourd’hui le quatrième producteur d’or d’Afrique, derrière l’Afrique du Sud, le Ghana et le Soudan. En 2023, le pays a extrait plus de 72 tonnes d’or, représentant près de 80 % de ses exportations totales. Ce chiffre fait de l’or la première ressource du pays, loin devant le coton ou le bétail. « Sans l’or, l’économie malienne serait à genoux », explique Abdoulaye Traoré, économiste à Bamako. « C’est la principale source de devises étrangères et un moteur de croissance essentiel. » Les grandes compagnies minières, majoritairement étrangères, exploitent les gisements industriels dans les régions de Kayes, Sikasso et Koulikoro. Parmi elles, Barrick Gold ou B2Gold contrôlent des mines stratégiques. Ces multinationales versent des redevances à l’État, mais les critiques sur la faible redistribution des bénéfices aux populations locales sont récurrentes. Une manne qui attise les convoitises Dans un contexte régional instable, l’or malien suscite l’intérêt de nombreux acteurs, étatiques comme non-étatiques. Les groupes armés, notamment dans le nord et le centre du pays, ont compris l’importance stratégique du métal jaune. Ils en contrôlent certains circuits, notamment dans l’orpaillage artisanal, et prélèvent des taxes informelles sur les exploitants. « L’or finance des armes, des réseaux de contrebande, parfois même des groupes terroristes », affirme une source sécuritaire malienne sous couvert d’anonymat. « C’est un nerf de la guerre silencieuse qui se joue dans les zones reculées. » En parallèle, des puissances étrangères, comme la Russie ou la Chine, renforcent leur présence dans le secteur minier malien. Ce glissement géopolitique, amorcé après le départ progressif des forces françaises, redessine les alliances autour de l’or. L’ombre de l’orpaillage artisanal Dans les zones rurales, l’orpaillage artisanal fait vivre près de 500 000 personnes directement, et plus de 2 millions indirectement selon les estimations du ministère des Mines. Les sites, souvent informels, se multiplient. Des hommes, des femmes, parfois des enfants, y travaillent dans des conditions précaires, sans protection ni encadrement légal. « J’ai quitté l’école à 14 ans pour venir ici », confie Moussa, 17 ans, rencontré sur un site d’orpaillage à Kéniéba. « Je gagne parfois 20 000 francs CFA par jour, mais c’est dangereux, on peut mourir dans un éboulement. » Outre les risques humains, l’orpaillage artisanal a un coût environnemental considérable : déforestation, pollution des rivières au mercure, destruction des sols. L’État, souvent dépassé, peine à réguler ce secteur informel qui échappe à l’impôt et au contrôle technique. Un déséquilibre dans la redistribution des richesses Malgré les milliards générés par le secteur aurifère, le Mali reste l’un des pays les plus pauvres du monde. En 2022, plus de 43 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté. Ce paradoxe alimente un sentiment d’injustice dans les communautés riveraines des mines. « On voit les camions passer, les machines tourner, mais nos villages n’ont ni route, ni électricité », déplore Aïssata Diallo, habitante de la commune de Sadiola. « L’or part, mais rien ne reste. » Les accords entre l’État et les compagnies minières prévoient pourtant des fonds de développement local. Mais les détournements, la mauvaise gouvernance et le manque de transparence freinent leur mise en œuvre. Un rapport de la Cour des comptes malienne en 2021 pointait des irrégularités dans la gestion de ces fonds dans plus de 60 % des cas examinés. Vers une souveraineté minière renforcée ? Face à ces déséquilibres, les autorités de transition maliennes ont annoncé en 2023 une révision du Code minier. Objectif : augmenter la part de l’État dans les projets aurifères et renforcer le contrôle national sur les ressources stratégiques. « Le Mali doit reprendre le contrôle de son or », a déclaré le ministre des Mines, Lamine Seydou Traoré. « Nous voulons que cette richesse serve d’abord aux Maliens. » Le nouveau code prévoit notamment que l’État puisse détenir jusqu’à 30 % des parts dans les futures exploitations, contre 20 % auparavant. Il impose aussi des obligations plus strictes en matière de contenu local et de protection de l’environnement. Mais ces réformes, saluées par certains comme un pas vers la souveraineté économique, inquiètent aussi les investisseurs étrangers, qui redoutent une instabilité juridique et une hausse des coûts. Une ressource au cœur d’un avenir incertain L’or malien est une richesse autant qu’un fardeau. Il fait vivre des millions de personnes, attire des convoitises internationales, mais alimente aussi des conflits et des inégalités. Sa gestion future pourrait bien déterminer le sort économique et politique du pays dans les années à venir. « L’or est une bénédiction mal exploitée », résume Fatoumata Koné, chercheuse en géopolitique. « Il peut être un levier de développement, ou un piège si on ne change pas de cap. » Alors que les cours mondiaux de l’or restent élevés et que les tensions régionales s’intensifient, une question demeure : le Mali saura-t-il transformer son or en moteur de paix et de prospérité, ou restera-t-il prisonnier de ce métal qui brille autant qu’il brûle ? #### Mali : Nouvelles mesures Covid-19 Le Premier ministre Boubou Cissé a annoncé ce 09 mai 2020, la levée du couvre-feu, alors que la réouverture des écoles primaires, secondaires et supérieures est envisagée à partir du 02 juin, le port obligatoire des masques dans les lieux publics. Levée du couvre-feu et port du masque obligatoire Selon les autorités, le rapport très détaillé du Conseil national de Défense Extraordinaire précise que notre pays frôle les « 700 cas confirmés de Covid 19 avec plus de 2000 personnes-contacts suivies, un peu moins de 300 guérisons » avec plus de 35 décès. Aujourd’hui, 88% des cas, sont enregistrés au District de Bamako désormais épicentre de la pandémie sanitaire dans notre pays. « La tranche d’âge des « 35-54 ans » est la plus touchée avec près de 40% des cas d’infections. » Cette catégorie est suivie par celle des « 55 ans et plus » avec un peu moins de 35%. Puis, vient la tranche d’âge des « 15-34 ans » qui représente 24% des personnes contaminées. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes, aussi bien pour l’infection que pour la mortalité. Des tests labo sont effectués Près de 3000 tests qui ont été réalisés, dans quatre laboratoires de Bamako. Aujourd’hui, les autorités envisagent de renforcer les capacités de tests et de prises en charge dans les différentes régions du pays. A cet effet, l’aéroport International Modibo Keïta Bamako – Sénou va réceptionner ce dimanche (09/05/20), 10 tonnes de matériels dont 5.000 tests. Les autorités précisent que cet avion a été envoyé par son altesse Cheick Mohamed Bin Zayed, prince héritier des Emirats Arabes Unis. Le Programme présidentiel « Un Malien, un masque » est en cours a précisé le Premier ministre dans son allocution, avant de préciser que l’Opération de distribution gratuite de vivres aux familles les plus démunies est à l’œuvre dans le District et à Kayes, touchant 1.350 000 personnes pour 14 000 tonnes avec pour objectif de distribuer 56 000 tonnes. Or pourtant, Le constat pourrait indiquer que l’on n’est pas en situation d’urgence sanitaire. Une organisation parfois confuse Ce samedi, 9 mai, au parking Vox  à Bamako-coura, en commune III, on se bouscule pour avoir les meilleures places dans une sotrama au milieu de la cour. Un kit de lavage des mains, composé d’eau et de savon, se trouve près de l’entrée du transport en commun.  Goundo Konaté est la première à se trouver une place. Sans masque, la cinquantenaire semble insouciante.  Au bout de cinq minutes, le vieux véhicule est bondé  et sur la vingtaine de passagers qu’il contient, un seul s’est lavé les mains, mais demeure sans masque comme tous les autres. Or, le mois dernier, c’est au parking Vox même que le ministre de la Santé et des Affaires sociales Michel Hamala sidibé accompagné d’une forte délégation, dont le président du Conseil Malien des Transporteurs Routiers (CMTR) avait fait don de gels hydro alcooliques, de masques et de gants. Aujourd’hui, le parking enregistre uniquement deux kits de lavage des mains. Cette scène témoigne de l’insouciance de la plupart des Maliens en ces temps de crise sanitaire. Une sensibilisation de la population primordiale « La situation désole et elle a pour nom l’analphabétisme et l’incivisme de nos concitoyens. On avait demandé un soutien financier au gouvernement afin de pouvoir détacher des personnes pour la sensibilisation des passagers au lavage des mains, requête sans suite malheureusement », explique Amadou Salif Diallo, secrétaire général adjoint de la section transport de la Confédération Syndicale des Travailleurs  du Mali (CSTM). Crédit photo: maliactu.net #### Mali : que faire face à une paix devenue très fragile ? Au Mali, les combats entre l’armée nationale et certains groupes rebelles se sont intensifiés ces derniers jours dans la région de Kidal. Ils pourraient raviver les tensions communautaires et nuire sérieusement aux chances d’un retour de la paix.   Mardi, l’armée malienne est parvenue à s’emparer de Kidal, quelques jours après avoir lancé une vaste offensive sur les villes du nord occupées par certains groupes rebelles depuis 2012. Elle contrôle désormais le bastion des indépendantistes tout comme Ber, Aguelhok, Anéfis et Tessalit plus au nord. L’offensive, un danger pour la paix ? La prise de Kidal s’est faite à l’issue de deux jours d’intenses combats qui auraient fait très peu de victimes civiles. Pour le moment il n’y a pas eu de représailles comme le craignaient certaines organisations internationales de défense des droits de l’Homme. Du côté des politiques, Mr Oumar Mariko, président du parti Sadi actuellement en exil, avait appelé dimanche à un cessez-le-feu immédiatement pour éviter un bain de sang. De l’échec de l’accord d’Alger de 2015 L’opposant malien estime que cette guerre éloigne le Mali « des objectifs politiques stratégiques d’unité nationale, de stabilité et de démocratie ». Il redoute qu’elle attise les tensions communautaires et détruise les chances de retrouver la paix au Mali. Comme lui, de nombreux politiques maliens estiment que la reprise des hostilités n’est que la conséquence des échecs politiques. En particulier l’échec de l’accord d’Alger de 2015. Qui vise à mettre fin au conflit malien Signé en juin 2015 à Bamako, après des négociations menées à Alger entre la République du Mali et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), cet accord vise à mettre fin au conflit malien. Il prévoit la création d’une armée intégrant les anciens rebelles, la décentralisation effective et la mise en place des mesures de développement économique spécifiques au nord. Il inclut également des efforts communs pour l’instauration du dialogue, de la justice et de réconciliation nationale. Aliou Diallo a un projet pour le Mali Dans un Mali en proie à une guerre depuis plus de dix ans, des voix appellent à la paix. Comme celle d’Aliou Diallo, un autre poids lourd de la politique malienne. L’homme d’affaires et philanthrope a toujours prôné la paix et la stabilité. Dans plusieurs tribunes, il appelle les fils et filles du Mali à s’unir autour de la mère patrie pour son essor. Cette unité ne pourra se faire, selon lui, sans tous les fils du pays. C’est ensemble que les Maliens pourraient combattre efficacement le terrorisme. L’éducation et l’entrepreneuriat jeunes comme priorités L’ex député de Kayes a rédigé un programme ambitieux pour le Mali, dans lequel il propose des solutions concrètes. Notamment une décentralisation poussée pour un développement harmonieux des régions sur la base de l’exploitation équitable de leurs ressources. Aliou Diallo veut aussi combattre la pauvreté, le chômage et le terrorisme en finançant massivement l’entrepreneuriat jeunes et en construisant des écoles et des universités partout dans le pays. Une alternative crédible pour les Maliens Par ailleurs, il prévoit des routes, des ponts, des usines, des centrales électriques ou encore des marchés modernes sur tout le territoire national. Cela permettra de mettre fin aux frustrations et aux violences qui en découlent. Il n’y aura plus de Maliens de seconde zone donc. Aliou Diallo se présente à la présidentielle prochaine afin de déployer sa vision. De nombreux Maliens le considèrent comme une alternative crédible pour conduire la transition démocratique, car moins clivant. #### Mali : une semaine nationale de la réconciliation pour tenter de résoudre la crise autrement Le Mali a célébré, la semaine dernière, la première édition de  sa semaine nationale de la réconciliation nationale, une initiative visant à renforcer la cohésion sociale et promouvoir la paix. Le pays espère ainsi trouver une autre solution à sa crise, autre que militaire. Ce faisant, les autorités de Bamako rejoignent la position d’homme politique comme Aliou Diallo, qui s’est fait le chantre du dialogue national. Du 15 au 21 septembre 2022, le Mali a organisé la première édition de sa semaine de réconciliation nationale, une initiative instituée en 2019 par la Loi d’Entente nationale pour restaurer la paix et renforcer la cohésion sociale ainsi que le vivre-ensemble. Placée sous le thème « Faisons de la diversité un atout de la cohésion sociale au Mali », cette édition a été marquée par l’intervention du Colonel Assimi Goita. Aliou Diallo, chantre malien du dialogue national Le chef de la junte malienne a appelé ses compatriotes à s’approprier les idéaux de paix et de cohésion sociale. Il les a invités à s’investir pleinement dans le processus de réconciliation nationale par des discussions franches entre communautés sœurs. Selon lui, les Maliens reviendraient aux valeurs fondamentales léguées par leurs aïeux en promouvant le dialogue sincère, facteur de pardon. Assimi Goita a aussi renouvelé son appel aux mouvements signataires de l’accord d’Alger de 2015. Il les exhortés à s’engager résolument dans une dynamique de refondation et à contribuer à l’union sacrée pour relever comme un seul peuple les défis actuels.  Voici une vidéo relatant cette nouvelle : https://www.youtube.com/watch?v=6xXNDQklzw4 En organisant cette semaine de la réconciliation nationale, Bamako souhaite véritablement donner une chance au dialogue pour résoudre sa crise qui dure depuis 2012. Avec cette posture, il reconnait clairement les limites de l’action militaire, rejoignant ainsi des hommes politiques comme Aliou Diallo. Le président du parti ADP-Maliba a toujours estimé que seuls le rassemblement et la concertation pouvaient permettre au Mali de tourner la page des conflits. Une posture qui a motivé sa participation au Dialogue national inclusif (DNI) en décembre 2019. Un plan colossal pour s’attaquer aux racines du mal malien Aliou Diallo croit aussi qu’il faut emprunter d’autres voies de résolution de crise d’autant que la réponse militaire n’a pas permis de régler le problème malien en dix ans de présence de la coalition internationale. Dans une tribune publiée en octobre 2021, l’ex député de Kayes conseille à Bamako de s’attaquer aux racines du mal : la misère, le chômage et la corruption des élites. Ces réalités sont sources de frustration et de déception. Ce qui peut pousser la population à se laisser appâter par les djihadistes ou à se révolter. Pour résoudre ces problèmes, Aliou Diallo propose un Plan Marshall pour le Mali dans le cadre de la prochaine élection présidentielle. Ce programme potentiellement doté de plus de 15.000 milliards de FCFA vise la refondation totale du pays. Cela passera par la construction des infrastructures de développement (ponts, routes, universités, centrales électriques, centres de santé, etc.) et le financement massif de l’entrepreneuriat jeune pour créer des dizaines de milliers d’emplois. Le milliardaire malien promet aussi de mener une lutte sans concession à la mauvaise gouvernance, la gabegie et à la corruption dans l’administration #### Mali face aux mutations culture mondiales : entre opportunités et risques Dans une ruelle poussiéreuse de Bamako, des adolescents dansent sur une chanson coréenne diffusée depuis un téléphone portable. À quelques mètres de là, un vieil homme, assis à l’ombre d’un manguier, fredonne un air traditionnel au son de son ngoni. Deux mondes se croisent, sans se regarder. Le Mali, riche de son passé, vacille entre héritage ancestral et pulsations d’un monde globalisé. Un carrefour d’influences en pleine effervescence Depuis l’avènement d’Internet et la démocratisation des smartphones, le Mali s’est ouvert à un flot ininterrompu de contenus venus des quatre coins du globe. Des séries turques aux clips nigérians, en passant par les tendances TikTok et les débats politiques sur Twitter, les Maliens, notamment les jeunes, naviguent désormais entre plusieurs univers culturels. « Aujourd’hui, un jeune de Mopti connaît mieux les paroles de Burna Boy que les chants en bamanankan », s’étonne Mariam Diallo, enseignante en sociologie à l’Université de Bamako. « Ce n’est ni bon ni mauvais en soi, mais cela change profondément la manière dont les jeunes se perçoivent eux-mêmes. » Selon une étude menée en 2023 par le Centre Malien de Recherche Culturelle, 68 % des jeunes urbains consomment quotidiennement des contenus culturels étrangers, contre seulement 24 % il y a dix ans. Une mutation rapide, qui soulève autant d’enthousiasme que d’inquiétudes. Une jeunesse entre deux mondes Dans les quartiers populaires de Ségou, les jeunes se retrouvent dans des cybercafés ou autour de bornes Wi-Fi pour visionner des vidéos, échanger sur les réseaux sociaux ou s’initier à de nouvelles danses venues d’ailleurs. Le numérique est devenu un pont vers d’autres réalités, mais aussi un miroir déformant. « Je veux être comme les influenceuses que je suis sur Instagram », confie Aminata, 17 ans, les yeux rivés sur son écran. « Elles voyagent, elles s’habillent bien, elles ont du succès. Ici, on est coincés. » Ce sentiment d’écart entre les aspirations modernes et les contraintes locales est partagé par de nombreux jeunes. Il alimente une forme de frustration, mais aussi une créativité nouvelle. Certains artistes maliens, comme le rappeur Iba One ou la chanteuse Ami Yerewolo, mêlent désormais rythmes traditionnels et sonorités contemporaines pour créer un langage hybride, reflet de cette génération en transition. Des traditions sous pression La mondialisation culturelle ne s’impose pas sans tensions. Dans les zones rurales, où les rites, les chants et les coutumes rythment encore la vie quotidienne, l’arrivée de nouvelles influences est perçue avec méfiance. « Nos enfants ne veulent plus apprendre les danses du village. Ils préfèrent les clips qu’ils voient sur YouTube », déplore Adama Konaté, chef de village à Sanankoroba. « Si cela continue, nos traditions vont disparaître. » Des griots aux forgerons, les porteurs de mémoire alertent sur l’érosion des savoirs ancestraux. La transmission orale, pilier de la culture malienne, se heurte désormais à l’instantanéité des réseaux et au désintérêt croissant des plus jeunes. Pourtant, certains tentent de résister. À Djenné, une école de musique traditionnelle accueille chaque année une cinquantaine d’élèves venus apprendre le balafon, le djembé ou le chant peul. « C’est une forme de résistance douce », explique le fondateur, Boubacar Sylla. « Nous ne voulons pas rejeter le monde, mais rappeler d’où nous venons. » L’éveil d’une scène artistique hybride Face à ces bouleversements, une nouvelle scène artistique émerge, à la croisée des chemins. Des cinéastes, des musiciens, des plasticiens puisent dans la richesse culturelle du Mali tout en intégrant les codes contemporains. Le résultat ? Des œuvres puissantes, souvent engagées, qui interrogent l’identité malienne à l’ère globale. Le film « Bamako Transit », sorti en 2022, a ainsi marqué les esprits. Mêlant images d’archives, récits intimes et musique urbaine, il dresse le portrait d’une capitale en mutation. « Ce que je veux montrer, c’est que nous pouvons être modernes sans renier notre âme », explique son réalisateur, Souleymane Traoré. Dans le domaine de la mode, des créateurs comme Fatoumata Coulibaly réinventent les tissus traditionnels, comme le bogolan, pour en faire des pièces avant-gardistes. Leur succès dépasse les frontières : certains défilés ont été présentés à Paris, Lagos ou Dakar. Une identité en quête de repères Le défi pour le Mali n’est pas de choisir entre tradition et modernité, mais de trouver un équilibre. Cette quête identitaire se joue autant dans les salons que dans les rues, dans les écoles que sur les réseaux sociaux. « Il ne faut pas avoir peur du changement », estime le philosophe malien Mahamadou Diarra. « Mais il faut savoir qui nous sommes pour ne pas nous perdre dans ce que les autres veulent que nous soyons. » Le débat est vif, parfois houleux. Certains appellent à une régulation des contenus culturels étrangers, d’autres prônent une éducation culturelle renforcée dès le plus jeune âge. L’État, de son côté, peine à définir une politique claire face à ces transformations rapides. Un futur à inventer ensemble Le Mali, comme tant d’autres pays africains, se trouve à un tournant de son histoire culturelle. Les mutations en cours sont irréversibles, mais elles ne condamnent pas pour autant le passé. Elles ouvrent, au contraire, un champ infini de possibles. Des initiatives locales, comme les festivals de musique traditionnelle ou les ateliers de conte pour enfants, tentent de recréer des ponts entre générations. D’autres misent sur la technologie pour valoriser le patrimoine, à l’image de cette application lancée à Sikasso qui enseigne les proverbes bambaras via des jeux interactifs. Dans ce tumulte, une question demeure : comment préserver l’essence d’une culture tout en l’ouvrant au monde ? Peut-être que la réponse se trouve, justement, dans la capacité du Mali à transformer ces mutations en une force nouvelle, enracinée et en mouvement. A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Mali: Aliou Diallo solidaire des FAMA Aliou Diallo, président-d’honneur de l’ADP-Maliba, a adressé un message de félicitations aux Forces armées du Mali (FAMA) à l’occasion de leur fête nationale, le jeudi 20 janvier 2022. L’ex député de Kayes a loué leur bravoure et leur vaillance dans la lutte contre le terrorisme et pour la protection des Maliens. Il n’a pas manqué de rappeler les actions de sa Fondation en faveur de ces soldats, de leurs familles et toutes les victimes de cette crise multidimensionnelle. Dons de vivres, construction de maisons et de forages d’eau… Dans un message publié sur sa page Facebook il y a une semaine, Aliou Diallo a adressé un message de félicitations aux Forces armées du Mali (FAMA) à l’occasion de leur fête nationale, le jeudi 20 janvier 2022. « Dans cette guerre que subit le Mali, a-t-il écrit, notre vaillante armée nationale et toutes nos forces de défense et de sécurité se trouvent en avant-garde. Ils sont debout sur les remparts et sur tous les fronts. Dans des conditions extrêmement difficiles, de jour comme de nuit, nos FAMA accomplissent leur serment, au péril de leur vie et jusqu’au sacrifice ultime pour plusieurs d’entre – eux ». Il a dit s’incliner devant la mémoire des soldats tombés sur le champ de l’honneur et prier pour le repos de leur âme. Aliou Diallo a également exprimé ses condoléances à leurs familles meurtries, dont les veuves et les orphelins. Il a aussi eu une pensée particulière pour les blessés, les déplacés et toutes les victimes du terrorisme. Face à toutes ces souffrances, le milliardaire malien n’est pas resté de marbre. Depuis le début du conflit, sa Fondation Maliba a apporté tout son soutien aux forces de défense et de sécurité. « Cela s’est traduit par la fourniture des médicaments à certaines garnisons en les aidant aussi à équiper leur infirmerie, par un soutien financier et en vivres aux veuves des soldats tombés, par l’installation de forages d’eau dans des camps militaires », a-t-il souligné. Continuer les actions en faveur des FAMA et de leurs proches  Pour les familles de veuves, la Fondation Maliba a construit, aménagé et mis à disposition des maisons et des appartements. Parallèlement, elle a distribué des vivres (riz, mil, lait, huile, sucre, etc.) aux déplacés. Par ailleurs, depuis le début de la pandémie de Covid-19, elle remet régulièrement des paquets de masques jetables, des cartons d’eau de javel, de savon liquide et de gel hydroalcoolique à des unités comme la Brigade Spéciale d’Intervention et la direction générale de la Police Nationale. « Nous continuerons de fournir cet effort pour nos valeureux soldats qui méritent le soutien de tous les maliens jusqu’à la victoire finale certaine », a assuré Aliou Diallo. Une poursuite sans relâche des efforts serait très opportune au moment où l’armée malienne doit « se débrouiller » sans l’aide de la France et des forces africaines. Bamako mène actuellement un bras de fer contre la communauté internationale qu’elle accuse d’alimenter le conflit sur son territoire. Au plus fort de la crise entre Bamako et Paris en juillet 2021, Emmanuel Macron a annoncé le retrait progressif des soldats français de Barkhane du Mali. Les forces africaines et autres européennes aussi (allemandes, danoises, etc.) ne sont plus les bienvenues au Mali. Pour combler le départ de ces armées, le Mali s’ouvre à la Russie au grand dam de la France.  Multiplier les partenariats avec d’autres puissances  Pour Aliou Diallo, le départ des forces françaises ne devrait pas être perçu comme une calamité face au péril djihadiste. Mais comme une aubaine inespérée. « Au lieu de gémir sur la situation, ou de nous en indigner, essayons au contraire d’en tirer profit pour renforcer nos capacités militaires et notre situation stratégique. Le Mali est un pays digne et fort. Nous n’avons pas besoin de faire la charité à qui que ce soit », a-t-il récemment martelé. L’entrepreneur malien pense qu’il faut maintenant multiplier les partenariats avec d’autres puissances comme les Etats Unis, la Chine et la Turquie. Ces Etats ont les capacités et le savoir-faire pour permettre au Mali de renforcer massivement son appareil militaire afin de vaincre les groupes armés et ramener la sécurité et l’unité sur son territoire. Au-delà de la coopération militaire avec ces nouveaux alliés, Aliou Diallo invite le Mali à recruter et acquérir des armements de pointe. Objectif : bâtir dans quelques années, une armée autonome et assez puissante pour se défendre seule. « Il s’agit d’investissements qui entreront dans le cadre de mon Plan Marshall en créant des emplois et en sécurisant de manière efficace les zones où le gouvernement malien n’a aujourd’hui plus le contrôle », a expliqué Aliou Diallo. Ce programme gigantesque potentiellement doté de 15 000 milliards de Francs CFA vise la reconstruction totale du Mali à l’exemple de l’Allemagne d’après deuxième guerre mondiale. Au niveau de l’armée, il prévoit sa modernisation avec des armes et technologies de pointe, ainsi qu’une école de guerre. #### Mali: le pari de l’entrepreneuriat pour la Fondation Maliba Comme tous les pays du monde, le Mali a célébré le 1er mai 2022 la journée internationale du travail. Ce fut l’occasion pour Aliou Diallo, président-d’honneur d’ADP-Maliba, de saluer le courage et le patriotisme des travailleurs maliens dans un contexte difficile pour l’économie nationale. Le dimanche 1er mai 2022, le Mali a célébré la journée nationale du travail. A cette occasion, Aliou Diallo, président-d’honneur d’ADP-Maliba, a adressé un message de reconnaissance aux travailleurs maliens. Il a loué leur « courage », leur « engagement », leur « résilience » et leur « patriotisme » au moment où le Mali vit une crise multidimensionnelle. En effet, dans un contexte très difficile de crise sécuritaire, sanitaire, alimentaire et politique, avec notamment des sanctions de la CEDEAO, ses compatriotes ont su se battre pour maintenir l’économie nationale à flot. Pour sa part, il contribue au renflouement des caisses de l’Etat à travers sa compagnie Hydroma, pionnière mondiale de l’exploitation de l’hydrogène naturel. Financement de projets et formation en commerce de savons  S’inspirant de sa réussite insolente dans le monde des affaires, Aliou Diallo s’est lancé dans la promotion de l’entrepreneuriat à travers sa Fondation Maliba. Depuis plusieurs années, celle-ci finance des projets générateurs de revenus pour les jeunes et les femmes. A ce jour, elle a pu donner vie à plus de 700 projets et créer environ 3.500 emplois directs et indirects. En permettant aux jeunes maliens et maliennes de se prendre en charge, voire de prétendre à un certain niveau de vie, l’organisation philanthropique contribue à réduire la pauvreté, l’émigration clandestine, l’exode rural et le grand banditisme. L’aide à l’entrepreneuriat prend également la forme de formations, principalement en fabrication et commercialisation de savons modernes. Mais également d’autres produits comme l’eau de javel, le gel hydroalcoolique et le détergent. Une formation a été donnée en janvier 2021 à 1.000 femmes du district de Bamako, une autre en février de la même année à 40 femmes de Nioro du Sahel et 100 femmes de Kayes. La dernière initiative a eu lieu en mars dernier et concernait 230 femmes issues du Cercle de Koutiala. Elle a coûté plus de quarante millions de Francs CFA à Aliou Diallo. Un « Plan Marshall pour le Mali » au service de l’entrepreneuriat  Par ailleurs, la Fondation Maliba appuie les organisations féminines rurales en leur distribuant des moulins à grain. A ce jour, plus de 300 moulins ont été distribués dans des communes comme Yanfolila, Koulikoro, Nioro, Sikasso et Mopti. L’association fait aussi don de matériel de transformation alimentaire (séchage de poisson) à des coopératives, dont celle de Badialan (Commune 3). En axant ses actions sur les femmes, Aliou Diallo souhaite leur donner leur autonomie financière. Le milliardaire pourrait ainsi être à l’origine d’un renouveau du mouvement des nanas benz, ces puissantes femmes d’affaires d’Afrique de l’ouest des années 60 à 70. Pour aller plus loin dans son soutien à l’entrepreneuriat, Aliou Diallo se présente à la prochaine élection présidentielle avec un plan colossal baptisé « Plan Marshall pour le Mali ». Ce programme pharaonique de 15.000 milliardaires de Francs CFA vise la reconstruction totale du Mali. L’un de ses principaux volets, aux côtés de la construction des infrastructures, est le financement massif de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Selon lui, cela permettra la création de dizaines de milliers d’emplois. Ce qui aura le bénéfice de réduire la pauvreté, le grand banditisme, l’exode rural et l’émigration clandestine. #### Manifestations au Kenya contre la hausse des taxes : 11 personnes arrêtées Le mardi 6 juin 2023, des manifestants kényans ont défilé dans la capitale Nairobi pour protester contre la crise du coût de la vie et un nouveau projet de loi de finances qui prévoit d’instaurer ou d’augmenter des taxes sur de nombreux produits et services. La police a tiré des gaz lacrymogènes et arrêté 11 personnes pour tenter de disperser le rassemblement, selon des journalistes de l’AFP sur place. Ce qu’il faut retenir Le mardi 6 juin 2023, des manifestants kényans ont défilé dans la capitale Nairobi pour protester contre la crise du coût de la vie et un nouveau projet de loi de finances qui prévoit d’instaurer ou d’augmenter des taxes sur de nombreux produits et services.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Un projet de loi contesté Le projet de loi de finances 2023, qui doit être débattu cette semaine au parlement, prévoit de nouvelles ou d’augmentées taxes sur une large gamme d’articles, notamment le carburant et la nourriture, mais aussi les produits de beauté, les crypto-monnaies et les influenceurs des réseaux sociaux. Le gouvernement espère ainsi générer 289 milliards de shillings (environ 22 milliards d’euros) de recettes fiscales pour financer un budget de 3,6 trillions de shillings (environ 276 milliards d’euros) pour l’année 2023/24. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Une marche pacifique réprimée Les manifestants, qui ont dit avoir notifié la police de leur intention de marcher, ont baptisé leur mouvement « sita sita » (six six), car il a eu lieu le sixième jour du sixième mois. Ils ont scandé « A bas le projet de loi de finances » et « Ils veulent nous tuer de faim » en se dirigeant vers le parlement, où les députés ont repris leurs travaux après une pause. Ils ont brandi des pancartes portant des slogans tels que « Plus de taxation mènera-t-elle à une baisse du coût de la vie ? » et « La pauvreté est faite par l’homme ». La police a tiré plusieurs salves de gaz lacrymogènes et arrêté 11 personnes, qu’elle a entassées dans un camion, pour essayer de disperser la manifestation, ont rapporté des journalistes de l’AFP sur place. Amnesty Kenya a appelé à la libération inconditionnelle des 11 personnes arrêtées, affirmant que le droit de manifester, de s’exprimer et de participer au débat public est sacré selon notre Constitution et le droit international. L’intervention policière a également suscité une rare critique publique d’un haut fonctionnaire. Aucune manifestation pacifique, surtout si elle porte sur une conversation économique nationale en cours, ne devrait être perturbée ni faire l’objet d’arrestations, a déclaré Korir Sing’oei, secrétaire principal au ministère des affaires étrangères. Un président sous pression Le président William Ruto cherche à remplir les caisses vides de l’Etat et à réparer une économie fortement endettée héritée de son prédécesseur Uhuru Kenyatta, qui a dépensé sans compter pour des grands projets d’infrastructures. Ruto était le vice-président d’Uhuru Kenyatta. Il est accusé par ses détracteurs d’avoir renié les promesses faites pendant la campagne électorale d’août 2022, lorsqu’il s’était présenté comme le champion des Kényans pauvres et avait promis d’améliorer leur situation économique. #### Maroc : comment Casablanca devient un centre financier continental À la tombée du jour, les tours de verre de Casablanca Finance City s’illuminent comme des balises dans la nuit. Au pied de ces gratte-ciel modernes, des hommes en costume croisent des ingénieurs, des consultants et des start-upers venus du monde entier. Dans cette effervescence discrète mais déterminée, une transformation silencieuse s’opère : celle d’un Maroc qui se rêve en plaque tournante de la finance africaine. Un pari audacieux au cœur du Maghreb Il y a à peine une décennie, peu auraient parié sur Casablanca comme futur hub financier. Le Maroc, bien qu’économiquement stable, restait perçu comme tourné vers l’Europe, plus que vers l’Afrique subsaharienne. Mais en 2010, une décision politique change la donne : la création de Casablanca Finance City (CFC), une zone économique spéciale dédiée aux services financiers et professionnels tournés vers l’Afrique. « Nous avons compris que le Maroc pouvait être le pont entre le Nord et le Sud », explique Leïla Benali, ministre de la Transition énergétique, qui a longtemps suivi les projets d’investissement étrangers. « Casablanca est à trois heures de vol de la plupart des grandes capitales africaines. Cette proximité géographique est un atout stratégique. » Depuis sa création, CFC a attiré plus de 200 entreprises, dont des géants comme BNP Paribas, Axa, Boston Consulting Group ou encore Huawei. Ces sociétés bénéficient d’avantages fiscaux, d’un environnement juridique modernisé et d’une plateforme d’échange tournée vers tout le continent. Une architecture pensée pour séduire Casablanca Finance City, ce n’est pas seulement un statut juridique. C’est aussi un quartier entier sorti du sol, avec ses tours ultramodernes, ses infrastructures numériques de pointe et son urbanisme futuriste. Le projet, estimé à plus de 3 milliards de dollars, s’étend sur 100 hectares, à l’emplacement de l’ancien aéroport d’Anfa. « Tout a été conçu pour répondre aux standards internationaux », affirme Mehdi El Alami, urbaniste en chef du projet. « Fibre optique enterrée, immeubles écologiques, espaces verts, sécurité renforcée… Nous avons voulu créer un écosystème propice à l’innovation et à la confiance. » Les tours emblématiques comme la CFC Tower, haute de 122 mètres, abritent désormais des sièges régionaux d’entreprises qui pilotent depuis Casablanca leurs opérations dans plus de 30 pays africains. La ville devient ainsi un centre de décision stratégique, loin du tumulte de Lagos ou de la saturation de Johannesburg. Un hub pour l’investissement africain Au-delà des banques et des assurances, CFC attire aussi des fonds d’investissement, des sociétés de capital-risque et des institutions internationales. En 2023, plus de 4 milliards de dollars ont transité par Casablanca vers des projets africains dans les domaines de l’énergie, des infrastructures ou des technologies. « Nous avons choisi Casablanca pour sa stabilité et son ouverture », confie James Okeke, directeur Afrique de l’Emerging Capital Group. « Ici, nous avons accès à des talents multilingues, à une administration réactive et à un réseau d’affaires africain très dense. » Le Maroc a en effet signé plus de 40 accords de non-double imposition avec des pays africains, facilitant ainsi les flux financiers. Le dirham, monnaie stable et convertible, renforce aussi l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers. Un leadership régional assumé Le développement de CFC s’inscrit dans une stratégie plus large du Maroc : affirmer son rôle de leader économique en Afrique. Depuis plus d’une décennie, Rabat multiplie les projets de coopération Sud-Sud, les investissements dans les banques panafricaines et les tournées diplomatiques dans les capitales africaines. « L’Afrique n’est pas un marché, c’est une ambition », déclarait en 2017 le roi Mohammed VI lors d’un sommet de l’Union africaine. « Le Maroc veut contribuer à l’émergence d’une Afrique forte, unie et prospère. » Cette vision se traduit concrètement : la Banque Centrale Populaire, Attijariwafa Bank ou encore la BMCE sont désormais présentes dans plus de 20 pays africains. Et c’est depuis Casablanca que les décisions majeures sont prises, renforçant le rôle de la ville comme cerveau financier du continent. Des défis à surmonter Malgré ses succès, Casablanca Finance City n’est pas à l’abri des critiques. Certains pointent la lenteur des procédures administratives, la complexité du droit des affaires marocain ou encore le manque d’ouverture totale aux fintechs et aux cryptomonnaies. « Il y a encore un écart entre l’ambition affichée et la réalité opérationnelle », note Nourredine Kabbaj, analyste financier indépendant. « Pour devenir un vrai hub international, Casablanca devra accélérer sur la digitalisation des services publics, la formation des talents et la simplification des normes. » La concurrence est également rude. Kigali, Nairobi ou même Abidjan investissent massivement pour attirer les mêmes entreprises. Mais le Maroc mise sur la régularité, la stabilité politique et une diplomatie économique bien rodée pour garder une longueur d’avance. Un avenir encore en construction Alors que les grues continuent de danser dans le ciel casablancais, la ville se projette déjà vers l’avenir. De nouveaux projets sont en cours : campus universitaires internationaux, incubateurs de start-up africaines, liaisons ferroviaires à grande vitesse… Casablanca veut devenir bien plus qu’un centre financier : une véritable capitale économique africaine. « Nous sommes encore au début de l’histoire », sourit Salma Tazi, directrice d’un cabinet de conseil basé à CFC. « La confiance se construit lentement, mais elle est là. Chaque jour, de nouveaux talents, de nouvelles idées, de nouveaux projets arrivent ici. Casablanca devient un carrefour, un lieu de passage obligé pour qui veut comprendre et investir en Afrique. » Mais la question demeure : dans un continent en perpétuelle mutation, Casablanca saura-t-elle conserver son avance et incarner durablement ce rôle de vigie financière africaine ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Maroc : comment Tanger est devenue un hub industriel stratégique Maroc : comment Tanger est devenue un hub industriel stratégique Au lever du jour, les grues des ports de Tanger s’activent déjà. Des cargos géants venus d’Asie, d’Europe et d’Amérique déchargent leurs conteneurs dans un ballet millimétré. À quelques kilomètres, dans les zones franches, des milliers d’ouvriers prennent leur poste dans des usines flambant neuves. Il y a vingt ans, cette ville n’était qu’un carrefour portuaire modeste. Aujourd’hui, elle est devenue l’un des piliers industriels les plus dynamiques de la Méditerranée. Une position géographique qui change tout Située à l’extrême nord du Maroc, face au détroit de Gibraltar, Tanger occupe une place stratégique entre l’Europe et l’Afrique. À seulement 14 kilomètres des côtes espagnoles, elle est devenue une passerelle naturelle entre deux continents. « Tanger est à moins de 48 heures de route de toutes les grandes capitales européennes. C’est un atout logistique incomparable », explique Nabil El Idrissi, expert en développement industriel. Cette proximité géographique a convaincu de nombreux investisseurs étrangers, notamment dans l’automobile, l’aéronautique et la logistique. Mais ce n’est pas seulement la carte qui a joué. Le Maroc a misé gros sur la transformation de cette ville en hub industriel, avec une volonté politique assumée et des investissements massifs. Tanger Med : le port qui a tout changé Inauguré en 2007, le complexe portuaire Tanger Med a été le point de bascule. Aujourd’hui, il est le plus grand port d’Afrique et le 24e mondial en volume de conteneurs. En 2023, il a traité plus de 8 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds), dépassant même des ports historiques comme celui de Barcelone. « Le port a été un catalyseur. Il a attiré les industries, les infrastructures, les talents », affirme Leïla Bensalah, directrice de la zone logistique de Tanger Med. Autour du port, une zone industrielle géante s’est développée, accueillant plus de 1 100 entreprises venues de 40 pays. Le modèle est simple : un port performant, une logistique intégrée, des zones franches fiscalement attractives. Le tout connecté par autoroute, train à grande vitesse et liaisons maritimes quotidiennes avec l’Europe. Une industrie automobile en plein essor Le secteur qui symbolise le mieux le succès de Tanger est sans doute l’automobile. En 2012, Renault inaugurait à Melloussa, près de Tanger, l’une de ses plus grandes usines hors d’Europe. Dix ans plus tard, le site produit plus de 400 000 véhicules par an, principalement pour l’export. « Ce site est un modèle d’efficacité. Il est alimenté à 100 % en énergie renouvelable et respecte des normes environnementales très strictes », souligne Karim Belkadi, ingénieur chez Renault. Des modèles comme la Dacia Sandero ou le Lodgy y sont assemblés avant d’être expédiés vers 70 pays. Le succès de Renault a attiré d’autres équipementiers : Valeo, Lear, Faurecia, Yazaki… En tout, plus de 250 entreprises de la filière auto sont désormais installées dans la région. Le Maroc est devenu le premier constructeur automobile d’Afrique, devant l’Afrique du Sud. Des zones franches qui séduisent les investisseurs Au cœur de cette dynamique, les zones franches de Tanger offrent un environnement ultra-compétitif. Exonérations fiscales sur 5 ans, absence de droits de douane, procédures simplifiées : tout est pensé pour séduire les multinationales. « Ici, on peut créer une entreprise en moins de 10 jours. C’est un écosystème fluide, rapide, moderne », témoigne Elena Martinez, responsable logistique chez un sous-traitant espagnol installé à Tanger Free Zone. Cette souplesse attire également les secteurs de l’aéronautique, du textile technique, de l’agroalimentaire ou encore de l’électronique. Boeing, Bombardier, Siemens, Bosch : la liste des géants présents à Tanger ne cesse de s’allonger. Une main-d’œuvre jeune, qualifiée et compétitive Autre facteur clé : la main-d’œuvre. Le Maroc a anticipé les besoins en formation. À Tanger, plusieurs centres spécialisés ont vu le jour, comme l’Institut de Formation aux Métiers de l’Industrie Automobile (IFMIA), qui forme chaque année plus de 2 000 techniciens. « Les jeunes sont motivés, bien formés, et le coût du travail reste compétitif par rapport à l’Europe de l’Est », souligne Jean-Luc Moreau, DRH d’un équipementier français. Le salaire moyen dans les usines tourne autour de 350 à 450 euros par mois, un facteur non négligeable pour les industriels. La population de Tanger, jeune à 60 % de moins de 30 ans, constitue un vivier de talents que le pays cherche à valoriser. Des programmes de partenariat avec des écoles européennes et des universités marocaines renforcent cette dynamique. Les défis d’une croissance fulgurante Mais ce développement rapide n’est pas sans défis. La pression sur les infrastructures urbaines, la pollution, les tensions sociales dans certaines zones industrielles sont autant de signaux d’alerte. « Il faut éviter que Tanger devienne une ville-usine. Il faut penser à l’équilibre entre développement économique et qualité de vie », prévient Fatima Zahra El Khatib, urbaniste à l’université Abdelmalek Essaâdi. Le gouvernement marocain a lancé plusieurs projets pour accompagner cette croissance : nouvelles routes, logements sociaux, transports publics, hôpitaux. Mais le rythme est intense, et les attentes sociales grandissent. En parallèle, la montée en puissance de Tanger questionne aussi les équilibres régionaux. D’autres villes marocaines, comme Casablanca ou Fès, cherchent à ne pas être reléguées au second plan. « Tanger est un modèle, mais il ne doit pas être unique. Il faut penser à un développement plus équilibré du territoire », conclut un économiste basé à Rabat. Le destin de Tanger semble désormais lié à celui du Maroc industriel. Mais jusqu’où cette ville portuaire peut-elle aller sans perdre son âme ? #### Maroc : comment Tanger est devenue un hub industriel stratégique Quand on longe les quais du port de Tanger Med au petit matin, le ballet des conteneurs, les klaxons des camions et les cris brefs des dockers composent une symphonie industrielle inattendue. À l’horizon, les silhouettes métalliques des cargos géants témoignent d’un changement profond : cette ville du nord du Maroc, jadis paisible escale méditerranéenne, est devenue l’un des centres névralgiques de l’industrie africaine. Un virage amorcé au début des années 2000 Tout commence avec une décision politique majeure en 2003 : la construction du port Tanger Med. À l’époque, peu imaginaient l’ampleur de ce projet. Situé à 45 kilomètres à l’est de Tanger, ce port en eaux profondes devait, selon les autorités marocaines, repositionner le pays dans les échanges mondiaux. « C’était un pari fou », se souvient Youssef Benhaddou, ingénieur ayant participé aux premières phases du chantier. « On partait de zéro, sur un littoral vierge. Mais les ambitions étaient claires : faire de Tanger une porte d’entrée vers l’Europe, l’Afrique et l’Amérique. » Le port Tanger Med est aujourd’hui le premier port à conteneurs d’Afrique et le premier port de Méditerranée en termes de capacité. En 2023, il a traité plus de 8 millions de conteneurs EVP (équivalent vingt pieds), dépassant des ports historiques comme Valence ou Piraeus. Une position géographique qui change tout Le secret de Tanger ? Sa localisation. À seulement 14 kilomètres de l’Espagne, la ville se trouve au carrefour de deux continents et sur la route maritime la plus fréquentée du monde : le détroit de Gibraltar. « Tanger est à trois jours de navigation de New York, à dix heures de Rotterdam et à deux heures de Casablanca par train », explique Salma El Idrissi, consultante en logistique internationale. « C’est un point de passage stratégique pour les flux Est-Ouest et Nord-Sud. » Cette situation géographique a convaincu de nombreuses multinationales d’y installer leurs bases industrielles. Aujourd’hui, plus de 1 100 entreprises opèrent dans la région, dans des secteurs aussi variés que l’automobile, l’aéronautique, le textile ou l’agroalimentaire. Le boom de l’industrie automobile Le tournant décisif est venu en 2012 avec l’inauguration de l’usine Renault-Nissan à Melloussa, à une trentaine de kilomètres de Tanger. Il s’agit de la plus grande usine automobile d’Afrique, avec une capacité de production de 400 000 véhicules par an. « Ce site a tout changé », affirme Ahmed Tazi, ouvrier depuis dix ans sur la chaîne de montage. « Avant, on allait chercher du travail à Rabat ou à Casablanca. Maintenant, c’est ici que les gens viennent. » Les modèles produits à Tanger, comme la Dacia Sandero ou le Renault Express, sont exportés dans plus de 70 pays. L’industrie automobile représente aujourd’hui plus de 50 % des exportations industrielles du Maroc, avec un chiffre d’affaires dépassant les 10 milliards d’euros en 2022. Autour de Renault, un écosystème de plus de 250 fournisseurs s’est développé, créant des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects. Parmi eux, des noms comme Valeo, Yazaki ou Lear Corporation ont investi massivement dans la région. Un modèle d’intégration logistique Ce qui distingue Tanger, c’est aussi son modèle logistique intégré. Le port Tanger Med est relié à une zone franche industrielle de plus de 2 000 hectares, baptisée Tanger Med Zones, où les entreprises bénéficient d’avantages fiscaux et d’infrastructures de pointe. « Ici, un conteneur peut passer du quai à l’usine en moins de deux heures », assure Fatima Zahra El Amrani, directrice d’un entrepôt logistique. « C’est une fluidité qu’on ne retrouve pas ailleurs en Afrique. » Le réseau ferroviaire à grande vitesse, les autoroutes modernes et les connexions aériennes renforcent encore cette efficacité. En 2018, le Maroc a inauguré la première ligne TGV d’Afrique, reliant Tanger à Casablanca en deux heures. Résultat : les coûts logistiques sont réduits, les délais raccourcis, et la compétitivité de la région dopée. Un vivier de main-d’œuvre qualifiée Mais la réussite de Tanger ne repose pas uniquement sur les infrastructures. L’autre pilier, c’est la formation. Le gouvernement marocain, en partenariat avec les industriels, a investi dans des centres de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché. « Avant d’être embauchée, j’ai suivi six mois de formation dans un centre dédié à l’automobile », raconte Samira, 26 ans, technicienne qualité. « On apprend les gestes, la rigueur, la sécurité. Ça nous prépare vraiment au terrain. » Chaque année, près de 20 000 jeunes sortent diplômés des instituts spécialisés de la région. Une jeunesse dynamique, souvent bilingue, qui attire les investisseurs étrangers en quête de talents à moindre coût. Le salaire moyen dans l’industrie tangéroise reste modeste – autour de 3 000 dirhams par mois (environ 270 euros) – mais il offre une stabilité et des perspectives à une population longtemps marginalisée. Des défis à relever pour l’avenir Malgré ce tableau impressionnant, Tanger fait face à plusieurs défis. L’urbanisation rapide de la ville, qui a vu sa population doubler en vingt ans, met sous pression les infrastructures publiques, les logements et les services sociaux. La question environnementale est aussi cruciale. L’industrialisation massive a un impact sur les ressources en eau, la qualité de l’air et les écosystèmes côtiers. Des ONG locales alertent sur la pollution générée par certaines usines et le manque de contrôle effectif. Enfin, la dépendance à quelques grands groupes, notamment dans l’automobile, expose la région aux aléas du marché mondial. Une diversification plus poussée des secteurs industriels serait nécessaire pour garantir une croissance durable. Pourtant, malgré ces zones d’ombre, Tanger continue d’attirer. En 2023, plus de 3 milliards d’euros d’investissements ont été annoncés, notamment dans les énergies renouvelables, la logistique verte et les technologies de pointe. Alors que le soleil se lève sur les rives du détroit, une question demeure : jusqu’où ira Tanger dans sa métamorphose industrielle ? #### Maroc : l’essor du secteur aéronautique Dans une zone industrielle de Casablanca, le vrombissement discret des machines rivalise avec le silence méticuleux des techniciens. Ici, à des milliers de kilomètres des grandes capitales aéronautiques mondiales, des pièces d’avion prennent forme avec une précision chirurgicale. Le Maroc, longtemps discret sur la scène technologique, est en train de s’imposer comme l’un des acteurs les plus dynamiques de l’aéronautique mondiale. Un décollage amorcé dans les années 2000 Il y a vingt ans, rares étaient ceux qui auraient parié sur le Maroc comme futur hub aéronautique. Pourtant, c’est à cette époque que le pays commence à poser les bases de ce qui deviendra une industrie stratégique. L’implantation de grands noms comme Safran, Boeing ou Bombardier marque un tournant décisif. « Quand nous avons ouvert notre première usine ici en 2001, c’était un pari », confie Jean-Luc Moreau, ancien directeur de site chez Safran. « Aujourd’hui, je suis bluffé par la qualité de la main-d’œuvre marocaine et la rapidité avec laquelle l’écosystème s’est structuré. » Le gouvernement marocain, anticipant le potentiel du secteur, lance une série de réformes et d’incitations fiscales. Des zones industrielles dédiées voient le jour, comme la Midparc à Nouaceur, à deux pas de l’aéroport Mohammed V. En parallèle, des partenariats sont noués avec des écoles d’ingénieurs pour former une nouvelle génération de techniciens spécialisés. Un écosystème en pleine expansion En 2024, le secteur aéronautique marocain compte plus de 140 entreprises, employant près de 20 000 personnes. C’est une croissance fulgurante pour un pays où l’industrie représentait à peine 1 % du PIB au début des années 2000. Le Maroc ne se contente plus de l’assemblage de pièces simples. Il produit aujourd’hui des composants de haute technicité : câblages, pièces de moteurs, éléments de fuselage. Le taux d’intégration locale dépasse désormais les 40 %, un chiffre qui impressionne même les experts du secteur. « On est passé d’un rôle d’exécutant à celui de partenaire technologique », explique Salma El Amrani, ingénieure en chef chez Hexcel Maroc. « Aujourd’hui, nos équipes participent à la conception de pièces utilisées sur les Airbus A320 et les Boeing 737. » Le pays bénéficie aussi de sa position géographique stratégique : à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Un avantage logistique qui séduit les géants de l’aéronautique en quête de réduction des coûts sans sacrifier la qualité. Des formations taillées sur mesure Le cœur de cette réussite réside dans le capital humain. Conscient que l’aéronautique exige des compétences techniques pointues, le Maroc a misé sur la formation. L’Institut des Métiers de l’Aéronautique (IMA), inauguré en 2011, forme chaque année plus de 1 200 techniciens spécialisés. « Nous travaillons main dans la main avec les industriels pour adapter nos programmes en temps réel », explique Rachid Benslimane, directeur de l’IMA. « Ce qui sort de nos ateliers est opérationnel dès le premier jour. » Des universités marocaines ont également noué des partenariats avec des écoles françaises et canadiennes pour former des ingénieurs en aéronautique. Cette montée en compétence est l’un des piliers de la compétitivité marocaine dans un secteur où l’erreur n’a pas sa place. « Le moindre défaut peut coûter des millions, voire des vies. La rigueur est notre quotidien », souligne Youssef, jeune technicien de 26 ans formé à l’IMA, aujourd’hui employé chez Stelia Aerospace. Une ambition tournée vers l’innovation Le Maroc ne veut pas se contenter d’être un atelier du monde. Le pays affiche désormais des ambitions claires en matière d’innovation. Plusieurs entreprises locales investissent dans la recherche et le développement, notamment dans les matériaux composites et la fabrication additive. En 2023, une start-up marocaine, AeroTech Maghreb, a même présenté un prototype de drone de surveillance 100 % conçu et assemblé au Maroc. Une première dans la région. « L’avenir de l’aéronautique se joue sur l’innovation. Si nous voulons rester compétitifs, nous devons inventer, pas seulement produire », affirme Leïla Karroumi, fondatrice de la start-up. Des incubateurs spécialisés commencent à émerger à Casablanca et Rabat, avec le soutien d’investisseurs étrangers et d’institutions publiques. L’objectif : faire du Maroc un pôle d’innovation dans l’aéronautique, capable de rivaliser avec les grands centres européens et asiatiques. Des défis à haute altitude Malgré ses succès, le secteur n’est pas à l’abri des turbulences. La crise du COVID-19 a durement frappé l’aéronautique mondiale, provoquant une chute brutale des commandes. Le Maroc n’y a pas échappé : en 2020, l’activité du secteur a reculé de 40 %. Mais la reprise est déjà amorcée. En 2022, les exportations aéronautiques du Maroc ont atteint 21 milliards de dirhams, en hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Les carnets de commandes se remplissent à nouveau, portés par la reprise du trafic aérien mondial. Autre défi : la montée en gamme. Si le Maroc veut conserver sa place dans la chaîne de valeur, il devra continuer à investir dans la formation, l’automatisation et l’innovation. La concurrence est rude, notamment en Turquie, au Mexique et en Asie du Sud-Est. « Le Maroc a gagné sa place dans le cockpit, mais il doit désormais prouver qu’il peut aussi piloter », résume un consultant du cabinet Deloitte, spécialisé dans l’industrie aéronautique. Un avenir à écrire dans les airs Le ciel marocain n’a sans doute jamais été aussi prometteur. Le pays, qui a su transformer une ambition industrielle en réalité économique, regarde désormais vers l’avenir avec confiance. L’aéronautique, au-delà des chiffres, est devenue un symbole de modernité et de savoir-faire. Mais jusqu’où le Maroc pourra-t-il aller ? Sera-t-il demain un concepteur de ses propres avions, ou restera-t-il un maillon stratégique dans la chaîne mondiale ? Une chose est sûre : les moteurs sont lancés, et le voyage ne fait que commencer. #### Maroc : la montée en puissance du secteur aéronautique Dans une zone industrielle aux portes de Casablanca, le bruit des machines rivalise avec le vrombissement des avions qui passent au-dessus. Ici, au cœur du Maroc, une révolution silencieuse est en marche. Des pièces d’avion de haute précision prennent forme, destinées aux plus grands constructeurs mondiaux. Longtemps considéré comme un outsider, le royaume chérifien s’impose désormais comme un acteur incontournable de l’industrie aéronautique mondiale. Un décollage stratégique amorcé il y a vingt ans Il y a encore deux décennies, le Maroc ne figurait sur aucune carte de l’industrie aéronautique. Mais en 2001, un premier jalon est posé avec l’installation de Safran à Casablanca. Ce choix n’est pas anodin. Le pays offre une stabilité politique, une main-d’œuvre qualifiée et des incitations fiscales attractives. « Quand nous avons commencé, personne n’y croyait vraiment. Aujourd’hui, nous livrons des pièces pour Airbus et Boeing », raconte Ahmed El Khatib, ingénieur chez un sous-traitant local. Le pari s’est avéré payant. Le secteur emploie désormais plus de 20 000 personnes et regroupe plus de 140 entreprises, réparties principalement entre Casablanca, Nouaceur et Tanger. Le gouvernement marocain a accompagné cette montée en puissance avec une stratégie claire : créer des écosystèmes industriels, former une main-d’œuvre spécialisée et attirer les géants du secteur. En 2014, le lancement du Plan d’Accélération Industrielle a donné un coup d’accélérateur décisif. Des géants mondiaux séduits par l’offre marocaine Airbus, Boeing, Safran, Thales, Bombardier… Tous ont désormais une présence au Maroc, que ce soit via des usines, des centres de maintenance ou des partenariats. Le pays est devenu une plateforme de production compétitive, à seulement deux heures de vol de l’Europe. « Le Maroc combine coût, qualité et proximité. C’est un triangle d’or pour les industriels », explique Jean-Luc Moreau, consultant en aéronautique basé à Toulouse. L’implantation de Spirit AeroSystems à Casablanca en 2022 a marqué un tournant. L’entreprise américaine y fabrique des composants pour les fuselages d’avions commerciaux, un segment à haute valeur ajoutée. En 2023, les exportations du secteur ont dépassé les 2 milliards de dollars, en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente. Le royaume ambitionne même de doubler ce chiffre d’ici 2030. Une main-d’œuvre jeune et ultra-formée Le succès du secteur repose en grande partie sur ses ressources humaines. Le Maroc a investi massivement dans la formation. L’Institut des Métiers de l’Aéronautique (IMA), inauguré en 2011 à Nouaceur, forme chaque année plus de 1 000 techniciens spécialisés. « J’ai appris à travailler sur des machines numériques dernier cri. Aujourd’hui, je peux assembler des pièces au micron près », témoigne Salma, 24 ans, technicienne dans une usine de câblage aéronautique. Les formations sont adaptées aux besoins des industriels, en partenariat direct avec les entreprises. Avec une moyenne d’âge de 29 ans dans le secteur, le Maroc mise sur une génération connectée, agile et tournée vers l’innovation. L’anglais technique est enseigné dès les premiers mois de formation, et le savoir-faire marocain est désormais reconnu dans les chaînes de production mondiales. Une intégration croissante dans la chaîne de valeur mondiale Le Maroc ne se contente plus de produire des composants simples. Il monte en gamme. Des pièces complexes, comme des nacelles de moteurs, des systèmes d’interconnexion ou des structures composites, sont désormais fabriquées localement. « Nous avons commencé avec des opérations basiques de câblage. Aujourd’hui, nous assemblons des sous-ensembles entiers pour les cockpits », explique Rachid Benali, directeur d’une PME marocaine partenaire de Bombardier. Cette évolution est le fruit d’une stratégie d’intégration verticale, soutenue par l’État et les donneurs d’ordre. Le Maroc est également en train de se positionner sur les segments de la maintenance (MRO), de l’ingénierie et de la recherche. Des centres d’innovation voient le jour, comme celui de Thales à Rabat, qui emploie une centaine d’ingénieurs en électronique embarquée. Des défis à surmonter pour garder le cap Malgré ses succès, l’industrie aéronautique marocaine reste confrontée à plusieurs défis. La dépendance à l’égard des marchés européens et nord-américains la rend vulnérable aux crises mondiales, comme celle du COVID-19 qui a mis à l’arrêt de nombreuses lignes de production. « Nous devons diversifier nos clients et nos produits. L’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie sont des marchés à explorer », souligne Nadia Lahlou, analyste industrielle à Rabat. L’autre enjeu est celui de la montée en compétence. Pour gravir les échelons de la chaîne de valeur, le pays devra investir davantage dans la recherche et l’innovation. Enfin, la transition écologique du secteur aérien impose de nouveaux standards. Le Maroc devra s’adapter rapidement aux exigences de durabilité, notamment en matière de matériaux composites et de réduction des émissions carbone. Vers un hub aéronautique africain ? Avec sa position géographique stratégique, ses infrastructures modernes et sa politique industrielle proactive, le Maroc a toutes les cartes en main pour devenir le hub aéronautique de l’Afrique. Le pays attire déjà des talents venus de la région, notamment de Tunisie, du Sénégal ou de Côte d’Ivoire. « Si l’on joue bien nos cartes, le Maroc peut devenir pour l’Afrique ce que Toulouse est pour l’Europe », affirme avec enthousiasme Youssef Bensaid, professeur en ingénierie aéronautique à l’Université Hassan II. Le pays envisage même de créer une zone franche dédiée exclusivement à l’aéronautique à Tanger, en complément de celle de Nouaceur. Mais cette ambition ne pourra se réaliser qu’en renforçant les synergies régionales, en développant des partenariats sud-sud et en misant sur l’innovation. Car dans l’aéronautique, comme dans les airs, il faut toujours anticiper les turbulences. Le Maroc parviendra-t-il à transformer cet envol prometteur en vol de croisière durable ? Le ciel reste ouvert, mais la trajectoire semble, pour l’instant, bien tracée. #### Maroc : une success story méconnue dans le domaine de la entrepreneuriat À quelques ruelles du tumulte de Casablanca, dans un café discret aux murs tapissés de carreaux bleus, un jeune entrepreneur tapote frénétiquement sur son ordinateur portable. Il s’appelle Youssef, il a 27 ans, et il vient de signer un partenariat avec une entreprise allemande pour exporter ses meubles design en bois recyclé. Ce que peu de gens savent, c’est que des dizaines de milliers de Marocains comme lui réinventent aujourd’hui l’économie du pays, dans l’ombre des projecteurs médiatiques. Un écosystème en pleine ébullition Le Maroc n’est plus seulement un carrefour entre l’Europe et l’Afrique. C’est devenu un incubateur bouillonnant d’idées, de projets et d’ambitions. Depuis une dizaine d’années, le pays a vu naître une génération d’entrepreneurs qui ne se contentent plus de suivre les règles. Ils les réécrivent. En 2023, le Maroc comptait plus de 250 incubateurs, accélérateurs et espaces de coworking répartis dans les principales villes du pays. Des lieux comme le Technopark de Casablanca, le New Work Lab ou encore le H7 à Rabat offrent aux jeunes porteurs de projets un accès à des formations, des mentors et parfois des financements. “Le changement est palpable. On sent une énergie nouvelle. Les jeunes veulent créer, innover, avoir un impact”, explique Salma El Idrissi, fondatrice de StartUp Maroc, une organisation qui accompagne les jeunes pousses locales. Selon le Global Entrepreneurship Monitor, près de 40 % des Marocains âgés de 18 à 35 ans envisagent sérieusement de lancer leur propre entreprise. Un chiffre impressionnant qui place le pays parmi les plus dynamiques du continent africain. Des secteurs inattendus en pleine mutation Si l’on pense souvent à la tech ou au e-commerce lorsqu’on évoque l’entrepreneuriat, le Maroc surprend par la diversité de ses secteurs en croissance. L’agriculture intelligente, les énergies renouvelables, l’artisanat digitalisé et même la mode éthique attirent de plus en plus de jeunes créateurs. À Marrakech, par exemple, une ancienne styliste reconvertie, Zineb Khalfi, a lancé une marque de vêtements fabriqués à partir de textiles recyclés et teints naturellement. “Je voulais prouver qu’on pouvait faire du beau, du traditionnel et du durable à la fois”, confie-t-elle. Son entreprise emploie aujourd’hui 15 femmes issues de zones rurales. Dans la région de Souss-Massa, un collectif d’agriculteurs a adopté des techniques d’irrigation connectées pour économiser l’eau. Le projet, soutenu par une startup locale, a permis de réduire la consommation d’eau de 60 % en deux ans. “C’est une révolution silencieuse”, résume un ingénieur agronome impliqué dans le projet. Un soutien politique discret mais croissant Le gouvernement marocain, longtemps critiqué pour son inertie, a progressivement pris conscience du potentiel du tissu entrepreneurial. Des initiatives telles que le programme “Intelaka”, lancé en 2020, ont permis à plus de 28 000 jeunes de bénéficier de financements à taux préférentiels pour lancer leur activité. “C’est la première fois que je me suis senti soutenu par l’État”, témoigne Mehdi, fondateur d’une plateforme de livraison écoresponsable à Fès. “Sans ce prêt, je n’aurais jamais pu acheter mes premiers vélos électriques.” Le ministère de l’Industrie a également mis en place des dispositifs pour favoriser l’exportation des produits marocains, en particulier ceux issus des startups innovantes. En 2022, plus de 600 jeunes entreprises ont ainsi pu participer à des salons internationaux ou bénéficier d’un accompagnement personnalisé à l’export. Une diaspora engagée dans la transformation Un autre moteur discret mais puissant de cette success story réside dans la diaspora marocaine. Présente dans toute l’Europe, notamment en France, en Belgique et aux Pays-Bas, elle joue un rôle clé dans le financement et l’accompagnement de nombreuses initiatives locales. “J’ai investi dans trois startups marocaines depuis Paris”, raconte Nadia, ingénieure en informatique. “C’est ma façon de contribuer au développement du pays, même à distance.” Des plateformes comme DiafrikInvest ou Maroc Entrepreneurs facilitent ces connexions entre talents de la diaspora et porteurs de projets au Maroc. Résultat : des transferts de compétences, des financements, mais aussi une ouverture vers des marchés internationaux. En 2021, les transferts de fonds de la diaspora marocaine ont atteint 93 milliards de dirhams, un record historique. Une partie non négligeable de cette somme alimente directement ou indirectement l’écosystème entrepreneurial. Des freins persistants mais contournés Bien sûr, tout n’est pas rose dans le paysage entrepreneurial marocain. Les lenteurs administratives, la difficulté d’accès au crédit pour les plus modestes, ou encore la fiscalité parfois décourageante restent des obstacles réels. “Il m’a fallu huit mois pour immatriculer mon entreprise”, se souvient Amine, développeur d’une application de santé à distance. “Mais j’ai appris à contourner les blocages, à être plus stratégique.” Pour beaucoup, la solution passe par la solidarité entre entrepreneurs. Des réseaux informels se sont créés, où les jeunes chefs d’entreprise s’échangent conseils, contacts et astuces pour naviguer dans un système encore rigide. Les femmes, en particulier, ont dû redoubler d’efforts pour se faire une place. Mais elles sont de plus en plus nombreuses à briser les plafonds de verre. En 2023, 34 % des nouvelles entreprises créées au Maroc l’ont été par des femmes, contre seulement 18 % dix ans plus tôt. Une ambition continentale assumée Ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’ambition. Les jeunes entrepreneurs marocains ne se contentent plus de viser leur quartier ou leur ville. Ils pensent en grand. En africain. En global. “Notre objectif, c’est d’être présents dans dix pays d’Afrique d’ici trois ans”, affirme fièrement Rachid, cofondateur d’une startup de paiement mobile basée à Tanger. “Le Maroc peut devenir une plateforme de l’innovation africaine.” De plus en plus de startups marocaines s’implantent à Dakar, Abidjan ou Kigali. Elles y trouvent des marchés dynamiques, une jeunesse connectée, et un terrain fertile pour leurs idées. Cette stratégie Sud-Sud, encore marginale il y a quelques années, devient aujourd’hui un levier de croissance incontournable. Le Maroc, longtemps perçu comme un pays de transit ou de tourisme, est en train de se réinventer en laboratoire d’innovation. Une transformation silencieuse, portée par des milliers de rêveurs, de codeurs, d’artisans et de visionnaires. Mais cette énergie unique, souvent ignorée, pourra-t-elle résister aux vents contraires de la mondialisation, des crises économiques et des inégalités persistantes ? Le pari est lancé. Et il se joue, chaque jour, dans les ruelles de Casablanca, les ateliers de Fès ou les fermes connectées d’Agadir. Pour approfondir sur entrepreneuriat en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. business rentables en Afrique metiers qui recrutent en Afrique PIB des pays africains #### Maroc : une success story méconnue dans le domaine de la entrepreneuriat Dans une ruelle animée de Casablanca, un jeune homme ajuste la vitrine de sa petite boutique de maroquinerie. À première vue, rien d’extraordinaire. Pourtant, derrière cette devanture discrète se cache l’un des visages d’un Maroc en pleine métamorphose. Loin des projecteurs, le royaume chérifien cultive une révolution silencieuse : celle de l’entrepreneuriat. Une success story qui s’écrit chaque jour, dans les cafés connectés de Rabat, les hubs de Marrakech ou les ateliers de Fès, portée par une jeunesse audacieuse et des idées qui bousculent les codes. Un écosystème en ébullition Depuis une dizaine d’années, le Maroc a vu naître un véritable écosystème entrepreneurial. Start-ups, incubateurs, fonds d’investissement, concours d’innovation : tout un réseau s’est tissé pour accompagner les porteurs de projets. En 2023, le pays comptait plus de 500 start-ups actives, contre à peine 100 une décennie plus tôt. « Il y a dix ans, créer une entreprise était un parcours du combattant. Aujourd’hui, les jeunes ont accès à des formations, des mentors et même des financements », témoigne Leïla Benkirane, cofondatrice de l’incubateur Impact Lab à Casablanca. Le gouvernement marocain a misé gros. Le programme Intelaka, lancé en 2020, a injecté plus de 4 milliards de dirhams (environ 370 millions d’euros) pour soutenir les jeunes entrepreneurs. Résultat : plus de 60 000 projets financés en trois ans, selon les chiffres du ministère de l’Économie. Des femmes en première ligne Ce qui surprend dans cette dynamique, c’est la place croissante des femmes. Longtemps sous-représentées dans le monde des affaires, elles sont aujourd’hui à la tête d’un tiers des nouvelles entreprises créées au Maroc. « J’ai lancé ma marque de cosmétiques avec 10 000 dirhams et un compte Instagram », raconte Samira El Idrissi, 28 ans, dont les produits à base d’argan s’exportent désormais en Europe. « J’ai été soutenue par une communauté de femmes entrepreneures qui m’ont poussée à croire en moi. » Des initiatives comme Womenpreneur Tour ou le réseau AFEM (Association des Femmes Chefs d’Entreprises du Maroc) offrent un accompagnement spécifique aux femmes, combinant coaching, networking et accès à des financements dédiés. La tech, nouveau terrain de jeu Le numérique est devenu le fer de lance de cette nouvelle génération d’entrepreneurs. Des applications de livraison aux plateformes de e-learning, en passant par les fintechs, la tech marocaine rayonne au-delà des frontières. Chakib Berrada, fondateur de la start-up Chari.ma, en est un exemple frappant. Sa plateforme B2B qui connecte les petits commerçants aux fournisseurs a levé plus de 5 millions de dollars en 2022. « Le marché marocain est un laboratoire idéal : il est à la fois complexe et plein d’opportunités. Si une solution fonctionne ici, elle peut s’exporter partout en Afrique », explique-t-il. Avec un taux de pénétration d’Internet de 84 % et une population jeune – plus de 50 % des Marocains ont moins de 30 ans – le pays offre un terreau fertile à l’innovation digitale. Entre tradition et modernité Mais l’entrepreneuriat marocain ne se limite pas au numérique. Il puise aussi dans les savoir-faire ancestraux pour les réinventer. À Fès, des jeunes artisans utilisent l’impression 3D pour moderniser la fabrication de zelliges. À Essaouira, des coopératives féminines mêlent design contemporain et techniques de tissage berbère. « Le Maroc est un pays de contrastes. C’est ce qui en fait une source inépuisable de créativité », souligne Youssef Aït Benhammou, designer et fondateur de l’atelier Dar Moulay. « On peut créer des produits haut de gamme en s’appuyant sur des traditions millénaires. » Ce mariage entre héritage et innovation attire aussi les investisseurs étrangers. En 2023, le secteur artisanal marocain a généré plus de 7 milliards de dirhams à l’export, un record historique. Des défis persistants Malgré cette effervescence, les obstacles restent nombreux. Accès au crédit, lourdeurs administratives, fiscalité complexe : le chemin de l’entrepreneur marocain est encore semé d’embûches. « Il faut parfois attendre des mois pour obtenir un simple agrément », déplore Anas Khallouk, fondateur d’une start-up dans les énergies renouvelables. « Et les banques restent frileuses quand il s’agit de financer des projets non conventionnels. » Le taux d’échec reste élevé : près de 50 % des jeunes entreprises ferment dans les trois premières années. Le manque de visibilité à long terme et l’absence d’un marché intérieur structuré freinent souvent leur croissance. Mais pour beaucoup, ces difficultés sont aussi des moteurs. « Chaque obstacle est une occasion d’innover », affirme Leïla Benkirane. « Et c’est justement cette résilience qui forge les entrepreneurs marocains. » Un modèle pour l’Afrique ? Le Maroc commence à inspirer ses voisins. Des délégations venues du Sénégal, de la Côte d’Ivoire ou du Bénin visitent régulièrement les incubateurs marocains pour s’en inspirer. Le royaume se positionne même comme un hub régional de l’entrepreneuriat, en accueillant des événements comme le Africa Startup Summit ou le Gitex Africa à Marrakech. « Le Maroc a compris que l’avenir de l’Afrique passait par l’entrepreneuriat local », analyse Fatoumata Diallo, experte en développement économique. « Il crée un modèle hybride, entre modernité et enracinement culturel, qui peut être répliqué ailleurs. » En 2023, plus de 20 % des start-ups marocaines avaient une activité tournée vers le continent africain, selon un rapport de StartupBlink. Le royaume devient ainsi un tremplin vers un marché de plus de 1,3 milliard de consommateurs. Dans les ruelles de Casablanca, dans les cafés de Tanger ou les coworkings d’Agadir, une nouvelle génération écrit l’histoire d’un Maroc entreprenant, audacieux, parfois chaotique, mais résolument tourné vers l’avenir. Et si cette success story, encore trop méconnue, annonçait le visage d’une Afrique en pleine renaissance ? Sur le même sujet Entrepreneuriat en Côte d’IvoireEntrepreneuriat au Gabon #### Materner les enfants en Afrique : interroger la monoparentalité dans la littérature africaine La manière dont les écrivains africains abordent le sujet de la maternité transcende les oppositions binaires de façade créées par les féministes radicales occidentales qui opposent les femmes aux hommes dans une tentative de lutter pour l’égalité des sexes, ou, pire encore, subalternent ou méprisent le rôle des hommes. Les thèses des écrivaines africaines vont plus loin en interrogeant l’effondrement des inégalités sociales et les conséquences éventuellement désastreuses qui peuvent en résulter. Cet essai analyse les représentations des femmes africaines dans leur lutte contre les clivages de la monoparentalité dans le contexte actuel de crise économique et de manque de pouvoir pour faire face aux défis que pose cette crise. La vision africaine de la féminité Peut-être convient-il de commencer ce discours en déclarant que la réalité dans la vision cosmologique africaine est imprégnée de métaphysique ou d’ontologie africaine qui ne voit pas les choses comme séparées mais ontologiquement liées les unes aux autres. Voici une vidéo montrant la différence entre la maternité en Afrique et en Occident : C’est ce flux de pensée qui informe la tapisserie de la broderie culturelle et traditionnelle africaine. Nichée dans le repli intérieur de ce tissu socioculturel sur-décoré, cependant, la vision traditionnelle africaine de la féminité configure la construction sociale de la femme africaine et le rôle de participante qui lui est sculpté dans sa société. Dans cette perspective, pratiquement en tout lieu et à toute époque, deux mots ont été employés pour désigner et qualifier la femme africaine : mariage et maternité. Autrement dit, la féminité en Afrique ne peut être atteinte que par la maternité. Par conséquent, Adebayo affirme que le mythe de la mère nourricière omniprésente est partout omniprésent en raison du service de reproduction qu’une femme rend dans la société… Le lien avec la colonisation Évidemment, l’Occident, on le sait, s’est taillé une niche de subjectivité souveraine à travers une représentation culturelle qui considère l’Autre comme inférieur. Cette idée de sujet est moderne et a été le lieu de critiques et de déconstructions depuis plus de deux décennies. Considérée à la lumière de la théorie postcoloniale, dirigée par Edward Said et d’autres ouvriers de tempérament similaire, la littérature africaine moderne interroge l’idéologie coloniale sur la voie de l’interaction entre la culture impériale et les pratiques culturelles autochtones complexes. Le premier acte est défini comme impliquant la répudiation des préjugés, des désirs corporels et des vues exotiques de l’Autre. Le deuxième acte se caractérise par une autoréflexion qui tente de se réapproprier et de réviser les pratiques culturelles autochtones. Situant l’écriture des femmes africaines dans les limites du deuxième acte, la plupart de ces productions créatives sont sorties de la plume des femmes africaines pour défier et changer les années d’adulation monolithique, de représentation stéréotypée et de théorisation de la maternité dans l’idiome patriarcal manifestement délétère. Le point que ce discours gardera en vue est la reconnaissance des textes comme représentation authentique de la réalité. C’est pourquoi les écrivaines et leurs détracteurs ont du respect pour les textes qui frôlent le monde de la relation de genre. En tant que tel, dans les textes littéraires dominants à travers l’histoire, plus important encore en Afrique, l’homme a été promu comme supérieur à la femme. Les écrivains masculins, dans la carapace d’un texte imaginatif, ont projeté leurs propres préjugés et réalité culturelle comme une réalité souveraine, éclipsant les potentialités et les vues de l’autre. #### Mauritanie : la pêche industrielle face au défi de la durabilité Le long des côtes atlantiques de la Mauritanie, les premières lueurs de l’aube révèlent un ballet silencieux. Des dizaines de chalutiers, venus parfois de très loin, croisent au large des eaux poissonneuses du pays. Ces navires ne sont pas là par hasard : ils traquent l’une des richesses les plus convoitées du littoral ouest-africain. Mais à mesure que les cales se remplissent, une inquiétude grandit sur la terre ferme. Peut-on continuer à pêcher autant sans mettre en péril l’avenir des océans ? Un trésor halieutique sous pression La Mauritanie possède l’un des écosystèmes marins les plus riches du continent africain. Grâce au phénomène d’upwelling – une remontée d’eaux profondes riches en nutriments – ses eaux regorgent de sardines, de maquereaux, de céphalopodes et de crustacés. Ce trésor attire depuis des décennies les flottes industrielles du monde entier, notamment d’Europe, de Chine et de Russie. Selon les données du ministère mauritanien de la Pêche, le secteur halieutique représente près de 10 % du PIB national et emploie directement ou indirectement plus de 50 000 personnes. En 2022, les exportations de produits de la mer ont généré plus de 900 millions de dollars. Mais cette manne économique a un prix. “Nous voyons des espèces se raréfier d’année en année”, confie Ahmed Ould Sidi, biologiste marin à Nouadhibou. “Les captures de poulpes ont chuté de 30 % en cinq ans. Les chalutiers raclent les fonds marins sans relâche, et cela a des conséquences sur tout l’écosystème.” Des accords controversés avec les flottes étrangères Pour exploiter ses ressources halieutiques, la Mauritanie a signé plusieurs accords de pêche avec des pays étrangers. L’un des plus importants lie Nouakchott à l’Union européenne. En échange de compensations financières, les navires européens peuvent pêcher dans les eaux mauritaniennes sous certaines conditions. Mais ces accords sont souvent critiqués. “Les compensations versées ne reflètent pas la valeur réelle des captures”, estime Fatimata Kane, juriste spécialisée en droit maritime. “Et surtout, les communautés locales ne bénéficient que très peu de ces revenus. Ce sont les grandes compagnies qui en tirent profit.” En 2021, la Mauritanie a perçu environ 60 millions d’euros de la part de l’UE dans le cadre de leur partenariat halieutique. Une somme jugée insuffisante par plusieurs ONG, au regard des volumes de poissons exportés vers l’Europe. La pêche artisanale en danger Sur les plages de Nouadhibou, les pêcheurs artisanaux observent avec inquiétude les navires industriels au large. “Ils prennent tout, même les petits poissons qu’on laissait avant pour qu’ils grandissent”, déplore Mohamed, pêcheur depuis 25 ans. “Nous, on ne peut plus remplir nos pirogues comme avant.” La pêche artisanale représente pourtant un pilier de l’économie locale. Elle fournit du poisson frais aux marchés intérieurs et emploie des milliers de familles. Mais face à la concurrence déloyale des grandes flottes, ses acteurs peinent à survivre. De plus, les infrastructures manquent : ports mal équipés, absence de chambres froides, routes en mauvais état. “On perd parfois la moitié de notre poisson avant même de le vendre”, confie Aïcha, mareyeuse à Nouakchott. “Et pourtant, on continue, parce qu’on n’a pas le choix.” Des tentatives de régulation encore fragiles Consciente des risques, la Mauritanie a entamé depuis quelques années une réforme de son secteur halieutique. Un plan d’aménagement des pêcheries a été adopté, visant à limiter les captures, instaurer des périodes de repos biologique et renforcer les contrôles en mer. Le pays a également lancé un ambitieux programme de surveillance satellitaire de ses eaux territoriales, avec l’aide de partenaires internationaux. “Nous avons désormais une meilleure visibilité sur les activités de pêche”, affirme le capitaine Isselmou Ould Barka, responsable du centre de surveillance de la pêche à Nouadhibou. “Mais il reste difficile de faire respecter les règles, notamment face aux navires étrangers.” En 2023, plus de 120 infractions ont été enregistrées, allant de la pêche illégale à la falsification des données de capture. Les sanctions existent, mais leur application reste inégale. Vers une pêche durable et équitable ? Malgré les défis, des initiatives locales montrent qu’un autre modèle est possible. À Tanit, un petit port artisanal, un projet pilote de gestion communautaire a vu le jour. Les pêcheurs y ont instauré leurs propres quotas, surveillent les zones de reproduction et interdisent certains engins destructeurs. “Depuis qu’on a commencé, on voit plus de poissons revenir”, se réjouit Boubacar, président de la coopérative locale. “On sait que si on ne protège pas la mer, nos enfants n’auront plus rien.” Des ONG accompagnent également ces démarches, en formant les pêcheurs aux techniques durables, en facilitant l’accès aux marchés équitables, ou en développant des chaînes de valeur locales. Le potentiel est là, mais les moyens manquent encore pour généraliser ces bonnes pratiques à l’échelle nationale. Le dilemme d’un pays en quête de développement Pour la Mauritanie, le dilemme est cruel. D’un côté, la nécessité de préserver un patrimoine naturel vital pour les générations futures. De l’autre, la pression économique d’un pays où plus de 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. “La pêche industrielle rapporte des devises, mais à quel prix ?”, interroge Mariem Mint El Mokhtar, économiste à Nouakchott. “Si on épuise nos ressources, on hypothèque notre avenir. Il faut trouver un équilibre entre exploitation et préservation.” Ce défi n’est pas propre à la Mauritanie. Il résonne dans de nombreux pays côtiers d’Afrique, confrontés aux mêmes tensions entre croissance et durabilité. La mer peut nourrir, enrichir, mais elle peut aussi se vider, si l’on n’écoute pas ses limites. Alors, jusqu’où peut-on pousser les filets sans rompre l’équilibre fragile de l’océan ? #### Mauritanie : protéger la pêche face à la surexploitation Le soleil rougeoyant se couche lentement sur les eaux calmes de Nouadhibou. Dans le silence du soir, seuls les cris des mouettes et le clapotis régulier des vagues viennent troubler l’atmosphère. Sur le quai, Mohamed, pêcheur depuis plus de vingt ans, regarde l’horizon d’un air préoccupé. « Avant, on rentrait avec des filets pleins. Aujourd’hui, on peine à remplir une glacière. » Ce constat amer illustre une réalité de plus en plus alarmante : les ressources halieutiques de la Mauritanie s’épuisent à vue d’œil. Un littoral riche, mais fragilisé La Mauritanie possède l’un des littoraux les plus poissonneux d’Afrique de l’Ouest. S’étendant sur plus de 700 kilomètres, sa zone économique exclusive abrite une biodiversité marine exceptionnelle. Sardines, maquereaux, poulpes, crevettes… Ces espèces ont longtemps fait la richesse du pays. Chaque année, les eaux mauritaniennes attirent une flotte impressionnante de navires, venus d’Europe, de Chine, de Turquie ou encore de Russie. En 2022, plus de 1,5 million de tonnes de poissons ont été pêchées dans la région, selon les chiffres du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime. Un chiffre en apparence prometteur, mais qui cache une réalité plus sombre. « Nous sommes en train de scier la branche sur laquelle repose notre économie », alerte Fatimata Ould Salem, biologiste marine à Nouakchott. « La pression sur les stocks est telle que certaines espèces comme la sardinelle sont en déclin critique. » Des accords de pêche controversés Depuis les années 1980, la Mauritanie a signé plusieurs accords de pêche avec des puissances étrangères. Ces partenariats, souvent très lucratifs, permettent aux flottes industrielles étrangères d’exploiter les ressources locales contre des compensations financières. Le plus emblématique est celui conclu avec l’Union européenne. En échange de 61 millions d’euros par an, les navires européens peuvent pêcher jusqu’à 287 000 tonnes de poissons dans les eaux mauritaniennes. Un accord renouvelé en 2021 pour une durée de cinq ans. Mais sur le terrain, les critiques fusent. « Ces accords profitent plus aux étrangers qu’aux Mauritaniens », déplore Ahmed Mahmoud, représentant d’une coopérative de pêche artisanale à Nouadhibou. « Nos pêcheurs n’ont pas les moyens de rivaliser avec ces géants des mers. » Les communautés locales dénoncent également un manque de transparence dans la gestion des ressources, et pointent du doigt les conséquences sociales et environnementales de cette industrialisation à outrance. La pêche artisanale, victime collatérale En Mauritanie, la pêche artisanale emploie plus de 45 000 personnes directement, selon les données de la FAO. Elle représente un pilier essentiel de l’économie locale, notamment dans les régions côtières. Pourtant, cette activité vit aujourd’hui sous la menace constante de la surexploitation. « Les filets reviennent de plus en plus vides », témoigne Aïcha, vendeuse de poissons sur le marché de Nouakchott. « Les prix montent, les clients râlent, et nous, on perd notre gagne-pain. » La concurrence avec les navires industriels, qui opèrent parfois dans des zones théoriquement réservées à la pêche artisanale, accentue le déséquilibre. Des cas de conflits en mer, parfois violents, ont été signalés ces dernières années. « Il y a quelques mois, un chalutier est passé à quelques mètres de notre pirogue », raconte Idriss, jeune pêcheur de 24 ans. « Il a arraché nos filets. On n’a rien pu faire. » Des écosystèmes au bord de la rupture Au-delà des enjeux humains, c’est tout l’équilibre écologique de la côte mauritanienne qui est menacé. Les techniques de pêche industrielle, comme le chalutage de fond, détruisent les habitats marins et perturbent les cycles de reproduction. Le Parc National du Banc d’Arguin, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, en est un exemple frappant. Refuge pour des millions d’oiseaux migrateurs et zone de reproduction pour de nombreuses espèces marines, il subit lui aussi les effets de la pression halieutique. « On observe une baisse inquiétante de la biomasse dans certaines zones protégées », affirme le chercheur français Jean-Luc Martin, qui collabore avec le CNRS sur place. « Si rien n’est fait, certaines espèces pourraient disparaître localement dans les dix prochaines années. » Des initiatives locales pour inverser la tendance Face à ce constat, des voix s’élèvent pour défendre une pêche durable et équitable. À Nouadhibou, plusieurs ONG travaillent avec les pêcheurs pour promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement. Des zones de repos biologique ont été instaurées, interdisant la pêche pendant certaines périodes afin de permettre la régénération des stocks. Des formations sont également proposées pour sensibiliser les communautés aux enjeux de la conservation. « Nous avons réduit nos sorties en mer, et on commence à voir des résultats », se réjouit Mohamed, membre d’une coopérative engagée. « Ce n’est pas facile, mais on veut préserver notre avenir. » Le gouvernement mauritanien a aussi annoncé en 2023 la révision de plusieurs accords de pêche, ainsi que le renforcement des contrôles en mer. Des drones et des systèmes de surveillance satellitaires ont été déployés pour détecter les infractions. Quel avenir pour les océans mauritaniens ? La Mauritanie se trouve à la croisée des chemins. Entre les pressions économiques, les intérêts internationaux et la nécessité de préserver ses ressources, le pays doit faire des choix cruciaux. Peut-elle devenir un modèle de gestion durable en Afrique de l’Ouest ? Ou sombrera-t-elle dans une crise écologique et sociale irréversible ? « La mer nous a tout donné », murmure Aïcha en rangeant ses poissons. « Mais si on continue comme ça, elle n’aura bientôt plus rien à offrir. » Et si la véritable richesse de la Mauritanie n’était pas dans ce que l’on extrait de ses eaux, mais dans la manière dont on choisit de les protéger ? #### Mauritanie : une success story méconnue dans le domaine de la géopolitique À Nouakchott, le vent du désert emporte bien des secrets. Mais derrière les dunes et le silence apparent, la Mauritanie tisse, depuis plusieurs années, une toile diplomatique discrète mais redoutablement efficace. Tandis que les regards se tournent vers les géants du continent, ce pays sahélien, longtemps marginalisé, s’impose lentement comme un acteur géopolitique de plus en plus incontournable. Un carrefour stratégique entre Maghreb et Afrique subsaharienne Peu de pays africains peuvent se targuer d’avoir une telle position géographique. Bordée par l’océan Atlantique, à la croisée du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest, la Mauritanie occupe un emplacement clé. Elle partage ses frontières avec le Sahara Occidental, l’Algérie, le Mali et le Sénégal — autant de zones sensibles sur le plan sécuritaire et politique. « La Mauritanie est un pont naturel entre le monde arabe et l’Afrique noire », explique Khaled Ould Mahmoud, chercheur en relations internationales basé à Nouakchott. « Cette double appartenance culturelle lui donne une capacité unique à dialoguer avec des partenaires très différents. » Cette position a longtemps été une faiblesse, notamment en raison des tensions ethniques internes et des menaces terroristes. Mais depuis une décennie, les autorités mauritaniennes ont su transformer ce défi en opportunité, en devenant un interlocuteur crédible dans les dossiers régionaux les plus sensibles. Une diplomatie de l’ombre mais redoutablement efficace Alors que d’autres pays africains multiplient les sommets et les déclarations publiques, la Mauritanie avance en silence. Sa diplomatie, peu médiatisée, repose sur des réseaux solides et une posture de neutralité active. En 2017, c’est à Nouakchott que s’est tenue une réunion confidentielle entre des représentants de la Libye, du Tchad et du Soudan, sous l’égide mauritanienne, pour tenter de désamorcer les tensions dans le Fezzan. Aucun communiqué officiel n’a été publié, mais plusieurs observateurs affirment que cette rencontre a permis d’éviter une escalade militaire. « Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani a une approche très subtile des relations internationales », confie un diplomate ouest-africain en poste à Dakar. « Il privilégie les canaux discrets, les médiations silencieuses, mais il obtient des résultats. » La Mauritanie est également l’un des rares pays du Sahel à entretenir des relations stables avec l’ensemble de ses voisins, y compris le Maroc et l’Algérie — deux puissances régionales souvent en désaccord. Un rôle central dans la lutte contre le terrorisme Au cœur du Sahel, la Mauritanie a longtemps été considérée comme une cible vulnérable pour les groupes jihadistes. Pourtant, depuis 2011, aucun attentat majeur n’a été commis sur son sol. Une exception dans une région en proie à une violence endémique. Le secret de cette réussite ? Une stratégie de sécurité intégrée, mêlant réformes militaires, coopération régionale et dialogue communautaire. Le pays a investi plus de 20 % de son budget annuel dans la défense et la sécurité, selon les données du ministère des Finances. Mais au-delà de la force, c’est la finesse de l’approche qui impressionne. « Ils ont compris que la guerre contre le terrorisme ne se gagne pas uniquement avec des armes », analyse Fatimata Sow, analyste sahélienne en sécurité. « Ils ont impliqué les chefs tribaux, les imams, les jeunes. Ils ont coupé les liens entre les groupes armés et les communautés locales. » Résultat : la Mauritanie est aujourd’hui perçue comme un modèle en matière de lutte contre l’extrémisme violent. Elle forme même des officiers d’autres pays du G5 Sahel, comme le Burkina Faso ou le Niger. Un partenaire convoité par les grandes puissances Longtemps ignorée des grandes capitales, la Mauritanie attire désormais l’attention des puissances étrangères. Les États-Unis y ont renforcé leur coopération militaire. La France, présente via l’opération Barkhane jusqu’en 2022, y conserve des liens étroits. Et la Chine, discrète mais déterminée, y investit dans les infrastructures et les ressources minières. En 2023, l’Union européenne a signé un accord de coopération renforcée avec Nouakchott, incluant un volet migratoire sensible. La Mauritanie, qui contrôle une portion stratégique de la route vers les Canaries, est devenue un maillon essentiel du dispositif européen. « La Mauritanie est devenue un partenaire fiable, stable, et capable de gérer des dossiers complexes », affirme un haut fonctionnaire européen. « Elle joue un rôle de tampon entre les zones de crise et les côtes atlantiques. » Et ce n’est pas tout. Le pays s’est récemment rapproché de la Turquie et du Qatar, élargissant encore son spectre d’alliances, tout en maintenant une posture d’équilibre entre blocs concurrents. Des ressources naturelles au service de l’influence La géopolitique ne se joue pas seulement sur les cartes, mais aussi sous la terre. Et la Mauritanie dispose d’un atout de taille : ses ressources naturelles. Fer, or, cuivre, gaz offshore… le sous-sol mauritanien recèle des trésors encore largement inexploités. Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, mené avec le Sénégal et les géants BP et Kosmos Energy, devrait entrer en production en 2024. Il pourrait rapporter plusieurs milliards de dollars au pays sur les deux prochaines décennies. « C’est une arme douce, mais puissante », estime Ahmed Salem, économiste à l’université de Nouakchott. « En devenant un exportateur d’énergie, la Mauritanie peut peser davantage dans les négociations régionales. » Le gouvernement semble en avoir pleinement conscience. Il multiplie les accords bilatéraux, tout en veillant à ne pas tomber dans la dépendance à un seul partenaire. Une stratégie de diversification qui renforce sa marge de manœuvre diplomatique. Une stabilité politique rare dans la région Alors que plusieurs pays du Sahel ont connu des coups d’État récents, la Mauritanie affiche une stabilité politique remarquable. La transition entre Mohamed Ould Abdel Aziz et Mohamed Ould Ghazouani en 2019 s’est faite dans le calme — une première dans l’histoire du pays. Cette stabilité, bien que fragile, est devenue un atout majeur dans les négociations internationales. Elle rassure les investisseurs, crédibilise les engagements diplomatiques et renforce la voix de Nouakchott sur la scène continentale. « Ce n’est pas un hasard si l’Union africaine et la CEDEAO consultent régulièrement la Mauritanie sur les dossiers sensibles », souligne une source diplomatique à Addis-Abeba. « Elle est perçue comme une force de modération, capable de parler à tous. » Mais cette stabilité repose sur un équilibre délicat entre les différentes composantes de la société mauritanienne. Les tensions ethniques, la question des droits humains et les défis économiques restent des lignes de faille potentiellement explosives. Alors, la Mauritanie pourra-t-elle continuer à jouer ce rôle d’équilibriste dans un environnement aussi instable ? Ou finira-t-elle par être rattrapée par les turbulences régionales qu’elle a si habilement esquivées jusqu’ici ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique A lire aussi sur strategie et developpement La trajectoire mauritanienne peut etre comparee au classement PIB Afrique, aux pays les plus developpes d Afrique et aux capitales africaines. Ces reperes donnent un cadre plus large a l’analyse geopolitique. #### Mauritanie face aux mutations innovation mondiales : entre opportunités et risques Dans les rues sablonneuses de Nouakchott, une étrange effervescence règne. Des jeunes connectés, des start-up qui bourgeonnent, des drones qui survolent les dunes… La Mauritanie, longtemps perçue comme figée dans ses traditions, semble prête à sauter dans le train de l’innovation mondiale. Mais à quel prix ? Un pays à la croisée des chemins technologiques Située entre le Maghreb et l’Afrique subsaharienne, la Mauritanie occupe une position stratégique. Pourtant, son développement technologique est resté longtemps en marge des grandes mutations mondiales. Jusqu’à récemment. Depuis 2020, des signaux faibles se sont transformés en tendances claires : montée en puissance des télécommunications, essor de l’e-commerce, utilisation croissante des énergies renouvelables. Le taux de pénétration d’Internet a bondi pour atteindre 47 % en 2023, contre à peine 10 % dix ans plus tôt, selon les données de l’Autorité de régulation. « On a vu arriver les smartphones, puis les applications, et maintenant l’intelligence artificielle. Tout s’est accéléré en moins de cinq ans », raconte Mariem, développeuse de 28 ans à Nouadhibou. « Avant, on ne pensait même pas pouvoir créer une entreprise tech ici. Aujourd’hui, c’est devenu possible. » Mais cette transition rapide soulève aussi des inquiétudes : la Mauritanie a-t-elle les moyens de suivre le rythme effréné de l’innovation mondiale sans perdre le contrôle de son avenir ? Les start-up émergent dans le désert Dans les quartiers périphériques de Nouakchott, des incubateurs voient le jour. Le plus connu, Hadina RIMTIC, a accompagné plus de 50 jeunes entreprises depuis 2018. Parmi elles, SolarNomad, une start-up qui installe des panneaux solaires dans les zones rurales, ou encore SaharApp, une application de livraison par moto-taxi adaptée aux réalités locales. « Nous voulons créer des solutions africaines aux problèmes africains », explique Ahmed Ould Sidi, fondateur de SaharApp. « Le désert n’est pas un obstacle. C’est notre terrain d’innovation. » Le gouvernement, de son côté, commence à soutenir timidement cet écosystème. En 2022, un fonds public de 5 millions de dollars a été lancé pour financer des projets numériques. Une goutte d’eau, mais un signal fort. Pourtant, l’accès au financement reste un défi majeur. Selon une étude de la Banque mondiale, moins de 15 % des start-up mauritaniennes parviennent à obtenir des investissements extérieurs. Le manque d’infrastructures numériques et la faible bancarisation freinent encore la croissance du secteur. La révolution verte s’invite dans le Sahel La transition énergétique est l’un des domaines où la Mauritanie pourrait jouer un rôle clé. Avec un ensoleillement moyen de 3 000 heures par an et des vents constants sur la côte atlantique, le pays dispose d’un potentiel exceptionnel en énergies renouvelables. En 2023, un accord a été signé avec une entreprise allemande pour construire une méga-centrale solaire près d’Atar. Objectif : produire 100 MW d’électricité verte d’ici 2026. Un projet qui pourrait transformer l’économie locale et réduire la dépendance aux énergies fossiles importées. Mais ces projets suscitent aussi des tensions. Les communautés locales s’inquiètent des expropriations et de l’impact environnemental. « On nous parle de progrès, mais on ne nous consulte jamais », déplore Cheikh, éleveur dans la région de l’Adrar. « Et si cette énergie ne profitait qu’aux grandes villes ? » La question de l’inclusion est cruciale. Car une innovation qui exclut creuse les inégalités au lieu de les combler. Une jeunesse connectée, mais vulnérable Avec plus de 60 % de la population âgée de moins de 25 ans, la Mauritanie a une carte maîtresse : sa jeunesse. Curieuse, créative, avide de changement. Mais aussi exposée à de nouveaux risques. Sur TikTok, des influenceurs mauritaniens cumulent des centaines de milliers de vues. Des tutoriels de maquillage aux vidéos de sensibilisation contre le racisme, les jeunes s’emparent des réseaux sociaux pour s’exprimer. Mais la désinformation y prolifère aussi. « Les fake news se répandent plus vite que la vérité », alerte Aïssata, journaliste à Nouakchott. « Et les jeunes, souvent sans formation critique, y sont particulièrement sensibles. » Le système éducatif peine à suivre. L’enseignement du numérique reste marginal, alors que les compétences technologiques deviennent essentielles. En 2022, moins de 5 % des établissements secondaires proposaient des cours d’informatique de manière régulière. La fracture numérique menace de se transformer en fracture sociale. Et avec elle, le risque d’une jeunesse désillusionnée, connectée mais exclue des opportunités. Quand l’intelligence artificielle s’infiltre dans le quotidien Depuis peu, l’intelligence artificielle fait son apparition dans les services publics. En 2023, le ministère de la Santé a lancé un programme pilote utilisant l’IA pour diagnostiquer plus rapidement certaines maladies dans les hôpitaux de Nouakchott. « L’algorithme nous aide à détecter les cas de tuberculose à partir d’images pulmonaires. Cela nous fait gagner un temps précieux », explique le docteur Mohamed El Hacen. « Mais il faut rester vigilant : la technologie ne doit pas remplacer le jugement médical. » Dans l’agriculture aussi, des capteurs intelligents commencent à être utilisés pour surveiller l’humidité des sols ou prévenir les invasions acridiennes. Des outils prometteurs, mais encore peu accessibles aux petits exploitants. Le défi est de taille : comment intégrer ces technologies de pointe dans un tissu économique encore largement informel et peu structuré ? Entre souveraineté numérique et dépendance technologique À mesure que la Mauritanie s’ouvre aux innovations mondiales, une autre question émerge : celle de la souveraineté numérique. Car derrière chaque application, chaque plateforme, se cache une infrastructure souvent étrangère. Les données personnelles des citoyens sont-elles protégées ? Qui contrôle les algorithmes qui influencent les décisions publiques ? En 2022, un rapport du Centre africain pour la cybersécurité a alerté sur la vulnérabilité des systèmes mauritaniens face aux cyberattaques. « Nous avons besoin d’une stratégie claire pour protéger notre cyberspace », affirme Fatimata Ould Mbaye, juriste spécialisée en droit du numérique. « Sinon, nous risquons de perdre notre autonomie dans un monde où l’information est le nouveau pouvoir. » Des initiatives locales émergent pour créer des solutions open source, former des experts en cybersécurité, ou héberger les données sur le sol national. Mais elles restent encore marginales face à l’ampleur des enjeux. La Mauritanie est à un tournant. Entre espoir d’émancipation technologique et risque de dépendance accrue, le pays avance sur une ligne de crête. L’innovation sera-t-elle une chance partagée ou un mirage réservé à quelques-uns ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Meilleurs sites de paris sportifs en RDC : comparatif 2026 Comparer les sites de paris sportifs en RDC Les meilleurs sites de paris sportifs en RDC ne se jugent pas seulement à leurs bonus. Le bon comparatif doit regarder l’agrément, les retraits, le service client, les limites de jeu et la transparence des règles. En RDC, les paris sportifs sont devenus un usage mobile avant d’être un simple loisir de comptoir. Le vrai sujet n’est donc pas de promettre des gains, mais de comprendre les opérateurs, les paiements, les limites et les risques. La priorité reste l’agrément local : un opérateur doit pouvoir expliquer son cadre légal, ses moyens de paiement et ses règles de retrait. Le mobile money change l’usage : dépôt rapide, retrait plus simple, mais aussi risque de multiplier les petites mises sans suivi. Un bonus n’est jamais de l’argent gratuit. Il faut lire les conditions de mise, les cotes minimales et les délais de retrait. Le premier critère est la fiabilité du retrait. Un site peut afficher de bonnes cotes et perdre toute valeur si l’argent reste bloqué. Le deuxième est la clarté des règles de bonus. Le troisième est l’accès au support. Le quatrième est l’historique des transactions. Le cinquième est la possibilité de fixer des limites de dépôt. Mobile money, retraits et sécurité du compte Le pari sportif en ligne progresse là où le smartphone et le paiement mobile réduisent les frictions. Pour un lecteur congolais, le critère important n’est pas seulement la cote affichée : c’est la capacité à déposer, retirer et garder une preuve claire de chaque transaction. Cette logique rapproche les plateformes de services financiers du quotidien, ce qui impose davantage de prudence. Une plateforme solide rend ses règles visibles : identité de l’opérateur, assistance, historique des mises, limites de compte, délais de retrait et procédure en cas de litige. À l’inverse, une application qui insiste surtout sur les jackpots et les bonus, sans expliquer le retrait ni la responsabilité de jeu, doit être traitée avec méfiance. Un parieur occasionnel doit privilégier la simplicité et les limites. Un amateur de football local regardera la profondeur des compétitions proposées. Un utilisateur mobile doit tester le dépôt et le retrait avec de petits montants avant toute mise plus importante. Risques, limites et choix responsable Confondre pari et revenu régulier. Miser depuis plusieurs comptes pour contourner les limites. Choisir un opérateur uniquement parce qu’il promet un bonus élevé. Sur paris sportifs en RDC, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. La plupart des comparatifs insistent sur les cotes et les bonus. Pour un lecteur, l’information la plus utile est souvent ailleurs : combien peut-on perdre sans mettre en danger son budget, comment fermer ou limiter son compte, et que se passe-t-il si un retrait est refusé ? Un opérateur sérieux rend ces réponses visibles avant le dépôt. Cette transparence protège aussi les parieurs occasionnels, qui sont les plus exposés aux décisions prises dans l’émotion d’un match. Points de vigilance avant de miser Choisir un bookmaker en RDC demande de regarder les retraits, la transparence des règles et la capacité à fixer des limites, pas seulement les bonus. Le meilleur réflexe consiste à tester avec un petit montant, puis à vérifier toute la chaîne : dépôt, pari, historique, retrait, service client. Si l’une de ces étapes manque de clarté, il vaut mieux s’arrêter. Dans un marché mobile, la facilité d’accès ne doit jamais remplacer la prudence. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi betPawa vs NgeNge en RDC : lequel choisir ? Betika RDC, betPawa, Winner Bet : paiements et retraits mobile money Sources GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2026 ; Banque mondiale, Global Findex 2025. FAQ Quel critère compte le plus pour choisir un site de paris sportifs en RDC ? Le retrait est le premier critère : délais, frais, preuve de transaction et clarté des conditions. Les bonus et les cotes ne compensent pas un retrait flou ou un support difficile à joindre. Pourquoi le mobile money demande-t-il plus de prudence ? Le dépôt mobile est rapide et peut encourager des mises répétées. Il faut fixer un budget avant de jouer, suivre chaque transaction et considérer le pari comme un loisir, jamais comme un revenu. Quelle erreur éviter avant de miser ? Il ne faut pas choisir une plateforme uniquement pour un bonus. Lisez les conditions, testez avec un petit montant et vérifiez la procédure de retrait avant toute mise importante. #### Métiers qui recrutent en Afrique : secteurs porteurs et compétences Réponse rapide : les métiers qui recrutent en Afrique se trouvent surtout dans l’énergie, le BTP, l’agro-industrie, la santé, le numérique, la logistique, la finance, l’éducation et les services aux entreprises. La demande est tirée par l’urbanisation, les infrastructures, la croissance démographique et la transformation des économies. La Banque africaine de développement rappelle que le continent garde un potentiel de croissance élevé, avec une projection de 3,9 % en 2025 et 4,0 % en 2026 dans son African Economic Outlook 2025. Mais la croissance ne se transforme en emploi que si les pays développent des compétences techniques, des formations courtes et des entreprises capables d’absorber les jeunes actifs. Secteurs qui recrutent et compétences demandées SecteurMétiers recherchésCompétences concrètesÉnergieTechnicien solaire, électromécanicien, soudeur, opérateur pétrole et gazMaintenance, sécurité, lecture de plans, intervention terrainBTP et infrastructuresChef de chantier, topographe, conducteur de travaux, maçon qualifiéGestion d’équipe, normes, estimation, contrôle qualitéAgro-industrieResponsable qualité, technicien froid, transformation alimentaire, logistiqueHygiène, emballage, chaîne du froid, traçabilitéNumériqueDéveloppeur, support IT, data analyst, community manager, cybersécuritéOutils web, anglais technique, résolution de problèmesSantéInfirmier, technicien de laboratoire, gestionnaire de cliniqueFormation certifiante, rigueur, relation patientFinanceComptable, agent mobile money, analyste crédit, conseiller PMEExcel, conformité, relation client, analyse du risque Pays et signaux économiques Les opportunités ne se répartissent pas uniformément. En 2024, la Banque mondiale estime la croissance réelle à environ 7,6 % en Éthiopie, 6,1 % en RDC, 6,1 % au Sénégal, 6,0 % en Ouganda et 6,0 % en Côte d’Ivoire. Ces croissances ne garantissent pas automatiquement un emploi, mais elles signalent des marchés où les besoins en infrastructures, services et compétences peuvent augmenter. Métiers d’avenir : technique + terrain Les profils les plus solides ne sont pas seulement diplômés. Ils savent intervenir sur le terrain, communiquer avec les clients, documenter leur travail et utiliser des outils numériques simples. Un technicien solaire capable d’installer, diagnostiquer et facturer proprement peut être plus employable qu’un profil généraliste sans preuve pratique. Comment se former efficacement Privilégier les formations courtes avec pratique réelle et certification vérifiable.Construire un portfolio : photos de chantiers, cas clients, tableaux de bord, projets terminés.Apprendre l’anglais professionnel dans les secteurs énergie, logistique, numérique et finance.Suivre les zones industrielles, ports, mines, projets routiers et appels d’offres.Compléter un métier manuel par des bases de vente, devis, facturation et service client. À lire aussi Métiers recherchés au MaliFormation pour travailler dans le pétrole en AfriqueBusiness rentable en Afrique Métiers courts vs métiers longs Tous les métiers porteurs ne demandent pas le même temps de formation. Certains métiers techniques peuvent être accessibles avec une formation courte et beaucoup de pratique : installation solaire, froid, soudure, maintenance, support informatique, comptabilité de base. D’autres exigent des parcours plus longs : ingénierie, santé, data avancée, audit, architecture, droit ou gestion de grands projets. Compétences transversales qui font la différence Savoir rédiger un devis clair et défendre un prix.Documenter son travail avec photos, rapports et factures.Lire un cahier des charges simple.Utiliser Excel ou Google Sheets pour suivre coûts, stock et marge.Communiquer en français et, selon les marchés, en anglais professionnel.Respecter les règles de sécurité et les délais. FAQ métiers qui recrutent Quel secteur recrute le plus vite ? Les besoins les plus immédiats se trouvent souvent dans les métiers opérationnels : énergie, BTP, maintenance, logistique, vente, santé de proximité et services numériques simples. Un diplôme suffit-il ? Non. Le diplôme peut ouvrir la porte, mais les employeurs cherchent de plus en plus des preuves : expérience, réalisations, recommandations, portfolio, certification pratique et capacité à travailler sur le terrain. Sources et méthode Banque africaine de développement – African Economic Outlook 2025Banque mondiale – croissance du PIB réelOrganisation internationale du Travail – ILOSTAT Competences transversales qui recrutent Au-dela des secteurs, certaines competences reviennent partout : vente, maintenance, gestion de stock, comptabilite, outils numeriques, anglais professionnel, logistique et relation client. Elles permettent de passer d’un emploi salarie a une activite independante. Pour transformer une competence en revenu, consultez business rentables en Afrique et business rentable au Mali. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Métiers recherchés au Mali en 2026 : secteurs, salaires et conseils En 2026, le marché du travail malien est marqué par une contradiction productive : d’un côté une économie sous pression (sanctions partielles levées, reconstruction institutionnelle post-transition), de l’autre une demande de compétences qui ne faiblit pas dans plusieurs secteurs clés. Comprendre quels métiers recrutent vraiment au Mali permet d’orienter une formation, de cibler un employeur ou d’identifier une niche d’activité indépendante. Les métiers les plus recherchés au Mali en 2026 : tableau par secteur SecteurMétiers recherchésSalaire mensuel brut indicatif (FCFA)PerspectivesBTP et infrastructuresIngénieur génie civil, conducteur de travaux, maçon qualifié150 000 – 600 000Très fortes (chantiers routiers, logements)SantéInfirmier, sage-femme, technicien de laboratoire100 000 – 350 000Fortes (déficit structurel en zones rurales)Éducation et formationEnseignant (secondaire, prof technique), formateur professionnel90 000 – 280 000Stables (croissance démographique)Numérique et techDéveloppeur web/mobile, gestionnaire réseaux sociaux, data analyst120 000 – 500 000Fortes (faible concurrence locale)Finance et comptabilitéComptable, auditeur, gestionnaire PME130 000 – 400 000Stables (PME, ONG, projets)Agro-industrieTechnicien agricole, agent de terrain, transformateur alimentaire80 000 – 250 000Croissantes (politiques de souveraineté alimentaire)Énergie solaireTechnicien installation photovoltaïque, électricien solaire120 000 – 350 000Très fortes (électrification rurale accélérée)Logistique et transportChauffeur poids lourd, gestionnaire de stock, agent douane100 000 – 300 000Fortes (flux commerciaux régionaux) BTP et énergie solaire : les deux secteurs en surtension Le BTP reste le premier employeur formel hors agriculture au Mali. Les projets d’infrastructure routière (route Bamako–Bougouni, chantiers de logements à Bamako et Ségou), les réhabilitations d’écoles et de centres de santé financés par la coopération bilatérale maintiennent une demande constante en ingénieurs, conducteurs de travaux et techniciens qualifiés. Les salaires dans le génie civil formel dépassent régulièrement 400 000 FCFA pour les profils expérimentés. L’énergie solaire est le secteur à la croissance la plus rapide. Le gouvernement malien a accéléré le programme d’électrification rurale depuis 2023, et les organisations humanitaires financent des installations solaires dans les camps déplacés du nord. Un technicien solaire formé et certifié trouve du travail en quelques semaines à Bamako, et peut rapidement passer à son compte en proposant des installations résidentielles ou agricoles. Numérique : la niche la moins saturée au Mali Le Mali compte encore très peu de développeurs web ou mobile formés pour le marché local. La plupart des entreprises et ONG présentes à Bamako font appel à des prestataires étrangers ou à des freelances basés en Côte d’Ivoire ou au Sénégal pour leurs besoins numériques. Cette pénurie crée une opportunité réelle pour quiconque maîtrise le développement WordPress, la gestion de réseaux sociaux ou la création de contenu en français pour le web. Les plateformes de freelance internationale (Upwork, Malt, ComeUp) permettent désormais aux développeurs maliens de travailler pour des clients européens depuis Bamako, avec des tarifs horaires 3 à 5 fois supérieurs à ceux du marché local. Comment trouver un emploi à Bamako en 2026 Cibler les ONG et organisations internationales : PNUD, UNICEF, MSF, OIM et les ONG nationales restent parmi les meilleurs employeurs en termes de salaire et de stabilité à Bamako. Leurs offres sont publiées sur ReliefWeb, DevNetJobs et leurs sites officiels.Réseauter via WhatsApp et Facebook : au Mali, une large part des offres d’emploi circule dans des groupes informels. Rejoindre des groupes Facebook comme “Emplois Mali”, “Offres d’emploi Bamako” ou les pages de grandes entreprises locales est indispensable.Travailler son profil LinkedIn : les entreprises étrangères (mines, BTP, services pétroliers) recrutent via LinkedIn. Un profil soigné en français avec des compétences techniques clairement listées augmente significativement les chances de contact.Se former en continu : les certifications courtes (Coursera, Google, Microsoft) sont reconnues par les employeurs locaux et permettent de se différencier. En numérique, une certification Google Analytics ou Meta Blueprint peut faire la différence. FAQ – Métiers recherchés au Mali en 2026 Quel est le métier le mieux payé au Mali ? Dans le secteur formel, les métiers les mieux rémunérés au Mali sont les ingénieurs (génie civil, mines, pétrole), les médecins spécialistes, les juristes d’entreprise et les cadres financiers travaillant pour des multinationales ou des organisations internationales. Ces profils peuvent dépasser 700 000 à 1 500 000 FCFA par mois dans les grandes structures. Les développeurs informatiques seniors travaillant pour des clients étrangers peuvent atteindre des revenus équivalents en freelance. Peut-on trouver du travail sans diplôme au Mali ? Oui, dans plusieurs secteurs. Le BTP recrute des maçons, carreleurs, peintres et plombiers qualifiés sans exiger de diplôme formel — la compétence pratique et la réputation suffisent. La vente, la livraison et les services de proximité fonctionnent largement sur le réseau et la confiance. Les certifications courtes (formations techniques de 3 à 6 mois) permettent d’accéder à des postes mieux payés en énergie solaire, en informatique ou en comptabilité. Quels secteurs recrutent le plus à Bamako en 2026 ? Les secteurs qui recrutent le plus à Bamako en 2026 sont le BTP (chantiers d’infrastructure), la santé (hôpitaux, cliniques privées, ONG), le numérique (développement, marketing digital), l’agro-industrie (transformation alimentaire, coopératives) et l’énergie solaire (installation, maintenance). La logistique et le commerce (import-export) restent aussi de grands pourvoyeurs d’emplois informels et semi-formels. Où se former pour les métiers porteurs au Mali ? Plusieurs structures de formation permettent d’accéder rapidement aux métiers qui recrutent à Bamako et dans les grandes villes maliennes. CAMPC (Centre Africain de Management et de Perfectionnement des Cadres) : formations en gestion, comptabilité et management pour les professionnels en activité. Reconnues par les entreprises locales et les ONG.Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquée (IPR/IFRA) : formation en agronomie, génie rural et sciences de l’environnement. Excellent point d’entrée pour les carrières dans l’agro-industrie.Formations en ligne (Coursera, YouTube, OpenClassrooms) : accessibles depuis un smartphone avec une connexion 4G. Les cours en numérique, marketing digital, développement web et gestion de projet sont gratuits ou à bas coût et directement valorisables sur le marché.Centres de formation professionnelle régionaux : FAFPA (Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage) subventionne des formations courtes en maçonnerie, électricité, mécanique et couture. Idéal pour les profils sans diplôme cherchant une certification reconnue. La règle pratique : dans un marché du travail où les diplômes sont nombreux mais les compétences opérationnelles rares, une formation courte et certifiante dans un secteur à forte demande (solaire, numérique, BTP technique) vaut souvent plus qu’un diplôme généraliste de 4 ans. À lire aussi : business rentable au Mali — si vous cherchez à compléter vos revenus ou à lancer votre activité en parallèle d’un emploi salarié. Et pour comparer avec les opportunités régionales : métiers qui recrutent en Afrique en 2026. #### Mettre fin à la dépendance pétrolière au Nigéria Les questions de « l’après-pétrole » et de diversification économique ont reçu une attention considérable au Nigéria après la chute des prix des matières premières de 2014, à nouveau pendant la crise économique de 2016 et plus récemment avec la crise mondiale influencée par la pandémie de coronavirus.  Au cours de cette période, la reconnaissance des dangers de la dépendance du Nigéria vis-à-vis du pétrole a conduit à plusieurs initiatives visant à obtenir des changements dans la politique gouvernementale pour résoudre le problème.  La dépendance pétrolière du Nigéria au fil des ans La dépendance du Nigéria vis-à-vis du pétrole est profondément enracinée. Le pays continue de souffrir des effets de la maladie hollandaise qui a commencé lorsque le pétrole a été découvert dans les années 1960, ayant concentré ses efforts principalement sur ses ressources pétrolières ; le potentiel de rendements plus élevés du pétrole rendant d’autres secteurs moins attractifs. Mais, des décennies plus tard, peu de choses ont changé au Nigeria.  Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Bien que le secteur pétrolier continue de générer des rendements, ceux-ci se sont dépréciés au fil des ans, entravant le succès des aspirations de développement du Nigeria ; Vision 20 :20, le Plan de Relance et de Croissance Économique (ERGP), souvent tout juste hors de portée tant ils continuent de s’appuyer sur les performances du marché mondial du pétrole. Le niveau de dépendance du Nigéria Le gouvernement fédéral et les gouvernements des États du Nigéria restent fortement dépendants des revenus pétroliers, comptant sur eux pour fournir des biens publics et sur l’utilisation des dollars du pétrole pour assurer le service de la dette et renforcer la monnaie nationale.  Le secteur pétrolier, cependant, n’a pas amélioré de manière significative le bien-être des Nigérians. Les secteurs non pétroliers offrent beaucoup plus d’opportunités d’emploi que le secteur pétrolier et leurs activités économiques ont contribué à environ 93 % du PIB en 2020. Mettre fin à la dépendance Le Nigeria se trouve actuellement à un tournant de son histoire où les décisions prises maintenant pèseront lourdement sur sa survie économique. Le gouvernement fédéral et les gouvernements des États doivent prendre avec soin des décisions critiques et stratégiques pour positionner son économie en vue d’un avenir sans pétrole. Le pétrole perdra de sa valeur, le Nigéria doit donc renforcer sa résilience en prévision de cet avenir et tirer parti de toutes les opportunités disponibles dans le corridor africain, de l’économie verte en croissance, de la technologie et des non-secteurs qui témoignent de ses avantages uniques. En regardant de plus près les plans à court terme du gouvernement fédéral pour maximiser ses dotations en pétrole et en gaz, il y a des défis évidents. Premièrement, les investissements dans les explorations frontalières tels que prévus dans la loi sur l’industrie pétrolière (PIA) peuvent présenter certains risques en bloquant des revenus qui peuvent ne pas produire les rendements souhaités. #### Migrants africains : ces pays qui deviennent de nouvelles destinations Ils partent sans bruit, loin des projecteurs. Ni l’Europe, ni les États-Unis ne sont leur destination. Une autre carte des migrations africaines se dessine, plus discrète, plus complexe. Elle mène vers des pays inattendus, parfois voisins, parfois à l’autre bout du monde. Pourquoi ces nouvelles routes ? Et que racontent-elles sur les espoirs, les peurs et les réalités d’une jeunesse en mouvement ? Changer de cap : quand l’Europe n’est plus la seule option Depuis plusieurs décennies, l’image dominante du migrant africain est celle d’un homme jeune, traversant la Méditerranée sur une embarcation précaire, rêvant d’Europe. Mais cette image s’effrite. De plus en plus de jeunes Africains tournent le dos à ce rêve devenu cauchemar pour explorer d’autres horizons. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 70 % des mouvements migratoires africains s’effectuent aujourd’hui à l’intérieur du continent. Des pays comme le Rwanda, le Ghana ou encore l’Afrique du Sud deviennent des pôles d’attraction pour une jeunesse avide d’opportunités. “Je voulais juste un endroit où je pourrais travailler, vivre dignement et être respecté”, confie Mamadou, 28 ans, originaire de Guinée, installé à Kigali depuis deux ans. “L’Europe, c’était trop dangereux. Ici, je me sens en sécurité.” Le Rwanda, eldorado inattendu pour une jeunesse en quête de stabilité Le Rwanda attire. Ce petit pays enclavé, autrefois ravagé par le génocide, est aujourd’hui cité en exemple pour sa stabilité politique et sa croissance économique. Depuis 2010, son PIB a presque doublé, et Kigali, sa capitale, s’est transformée en hub technologique régional. Le gouvernement rwandais a mis en place une politique d’accueil volontaire, notamment pour les réfugiés africains bloqués en Libye. Mais au-delà de l’asile, ce sont les opportunités économiques qui retiennent les migrants. “Je travaille dans une start-up qui développe des applications de santé pour les zones rurales”, explique Fatou, une développeuse sénégalaise de 32 ans. “Je n’aurais jamais imaginé faire carrière ici. Mais Kigali m’a donné ma chance.” En 2022, le Rwanda a accueilli plus de 130 000 étrangers, dont une part croissante d’Africains venus pour étudier, travailler ou entreprendre. Gulf Stream : le Moyen-Orient comme terre d’accueil Autre destination en pleine ascension : les pays du Golfe. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït attirent chaque année des dizaines de milliers de travailleurs africains, notamment d’Éthiopie, du Soudan, du Nigéria ou du Kenya. “J’ai quitté Addis-Abeba à 24 ans pour travailler comme infirmière à Dubaï”, raconte Selam, aujourd’hui âgée de 30 ans. “Ce n’est pas facile, mais je gagne trois fois plus qu’en Éthiopie. Je peux envoyer de l’argent à ma famille chaque mois.” En 2023, les Émirats arabes unis comptaient plus de 200 000 ressortissants africains, un chiffre en constante augmentation. Les secteurs de la construction, du service à la personne, de la santé et de l’hôtellerie sont les plus demandeurs. Mais cette migration vers le Golfe n’est pas sans risques. Les ONG dénoncent régulièrement des conditions de travail abusives et des cas d’exploitation. Pourtant, pour beaucoup, le compromis en vaut la peine. Amérique latine : un détour audacieux vers un nouveau monde Ils traversent l’Atlantique, parfois sans parler un mot d’espagnol ou de portugais. Depuis quelques années, des milliers d’Africains choisissent l’Amérique latine comme point de chute… ou comme étape vers d’autres rêves. Le Brésil, le Chili, l’Argentine et même le Mexique voient arriver des migrants venus du Cameroun, de la RDC, de la Côte d’Ivoire ou d’Angola. Certains fuient des conflits, d’autres cherchent simplement un avenir meilleur. “Je suis arrivé au Brésil en 2016, après avoir traversé plusieurs pays”, témoigne Jean-Paul, originaire de Kinshasa. “J’ai vendu des sandwiches dans la rue, puis j’ai trouvé un emploi dans une usine. Aujourd’hui, je suis régularisé.” Le Brésil a délivré plus de 40 000 visas humanitaires à des Africains entre 2015 et 2023. Le pays, historiquement lié à l’Afrique par la traite transatlantique, offre une terre d’accueil inattendue, bien que parfois instable. Les migrations Sud-Sud : une dynamique silencieuse mais puissante Ce que l’on appelle les “migrations Sud-Sud” — entre pays en développement — représentent aujourd’hui plus de 40 % des flux migratoires mondiaux. En Afrique, cette tendance est encore plus marquée. Le Sénégal accueille des Maliens, le Gabon des Congolais, l’Angola des ressortissants de RDC, la Côte d’Ivoire attire des Burkinabés. Ces mouvements sont souvent anciens, liés à l’histoire coloniale, aux échanges commerciaux ou aux liens familiaux. “Je suis venu à Abidjan en 2010 pour vendre des pièces détachées”, raconte Moussa, originaire de Bobo-Dioulasso. “Aujourd’hui, j’ai trois boutiques et mes enfants vont à l’école ici.” Ces migrations sont souvent peu visibles, car elles ne franchissent pas les frontières médiatiques. Pourtant, elles structurent profondément les économies et les sociétés africaines. Des rêves mobiles, des identités mouvantes Ce qui frappe dans ces nouvelles trajectoires migratoires, c’est leur diversité. Les migrants africains ne fuient pas toujours la guerre ou la misère. Beaucoup partent par choix, pour étudier, entreprendre, se réinventer. “Nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des explorateurs”, affirme Aminata, une étudiante malienne en master d’ingénierie au Maroc. “Je veux rentrer un jour, mais avec des compétences et une vision.” Les identités se recomposent, les appartenances se déplacent. Un jeune Nigérian peut se sentir chez lui à Nairobi, une Camerounaise peut bâtir une vie à Buenos Aires. Les frontières deviennent plus souples, les parcours plus complexes. En 2024, plus de 36 millions d’Africains vivent en dehors de leur pays d’origine. La majorité d’entre eux ne cherchent pas à rejoindre l’Occident, mais à construire un avenir ailleurs, parfois juste à quelques centaines de kilomètres de chez eux. Et si, finalement, la véritable révolution migratoire africaine ne se jouait pas en Méditerranée, mais dans les rues de Kigali, les chantiers de Doha, les quartiers de São Paulo ou les marchés de Lomé ? Sur le même sujet Drapeaux africainsCapitale du Nigeria : Abuja #### Migrants envoyés au Rwanda : les Britanniques partagent des opinions tranchées Le récent accord entre le Royaume-Uni et le Rwanda visant à envoyer des demandeurs d’asile au pays africain a suscité des réactions mitigées au sein de la société britannique. Alors que certains saluent cette initiative comme une solution innovante et efficace pour contrôler l’immigration clandestine, d’autres la critiquent avec véhémence, la qualifiant d’inhumane et d’inefficace. Les partisans du plan : fermeté et dissuasion Les défenseurs du plan Rwanda soulignent la nécessité de mettre fin aux traversées illégales de la Manche, qui ont coûté la vie à de nombreux migrants et représentent un coût financier important pour le Royaume-Uni. Ils affirment que l’envoi de migrants au Rwanda permettra de dissuader d’autres personnes de tenter des voyages dangereux et de briser le modèle économique des trafiquants de personnes. Voici une vidéo relatant ces faits : Les opposants au plan : immoralité et inefficacité Les détracteurs du plan Rwanda dénoncent son caractère immoral et contraire aux principes fondamentaux du droit d’asile. Ils craignent que les migrants envoyés au Rwanda ne soient soumis à des conditions de vie précaires et à des violations des droits humains. De plus, ils doutent de l’efficacité du plan, arguant que les migrants trouveront d’autres moyens d’atteindre le Royaume-Uni et que le Rwanda n’a pas la capacité d’accueillir un grand nombre de réfugiés. Des questions juridiques et éthiques soulevées L’accord entre le Royaume-Uni et le Rwanda soulève également des questions juridiques et éthiques importantes. Des organisations de défense des droits humains ont contesté la légalité du plan devant les tribunaux britanniques, tandis que des experts en éthique s’interrogent sur la moralité d’externaliser la responsabilité du Royaume-Uni en matière d’asile à un autre pays. Un débat public polarisé Le débat sur le plan Rwanda a profondément divisé l’opinion publique britannique. Les sondages révèlent que la population est partagée sur la question, avec une légère majorité s’opposant à l’initiative. Les médias et les réseaux sociaux sont devenus des champs de bataille où les partisans et les opposants au plan s’affrontent avec ferveur. Un avenir incertain pour le plan Rwanda L’avenir du plan Rwanda reste incertain. Il est possible que les tribunaux britanniques annulent l’accord, tandis que la pression de l’opinion publique pourrait inciter le gouvernement à le reconsidérer. Le succès ou l’échec du plan dépendra de sa capacité à réduire les traversées illégales de la Manche sans violer les droits humains et les principes du droit international. L’envoi de migrants au Rwanda constitue une approche controversée de la gestion de l’immigration clandestine au Royaume-Uni. Si elle vise à dissuader les traversées dangereuses et à réduire les coûts pour le gouvernement britannique, elle soulève des questions importantes sur la moralité, l’efficacité et la légalité de cette initiative. Le débat public autour du plan Rwanda est révélateur des divisions profondes qui existent au sein de la société britannique sur la question de l’immigration. L’avenir du plan reste incertain, et son impact sur les flux migratoires et le système d’asile britannique reste à observer. #### Mines, famine et infrastructures : les bonnes et les mauvaises nouvelles à Madagascar Les dernières semaines ont apporté une rafale de nouvelles, certaines bonnes, d’autres mauvaises,  en provenance de Madagascar. Une longue sécheresse dans le sud du pays ne montre aucun signe de ralentissement et a été qualifiée de première « famine liée au changement climatique » au monde, mais de bonnes nouvelles viennent du gouvernement malgache sous la forme de plans d’infrastructure ambitieux et de deux juniors minières australiennes, tous deux de plus en plus optimistes quant à leurs projets malgaches. Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) estime que 1,3 million de personnes à Madagascar sont désormais en situation d’insécurité alimentaire, avec quelque 30 000 personnes dans le sud du pays qui connaissent actuellement le niveau d’insécurité alimentaire le plus élevé internationalement reconnu : le niveau cinq, ou « niveau de catastrophe ». Le programme des Nations Unies Dans ce que le PAM a appelé la première « famine liée au changement climatique » au monde, les pratiques agricoles traditionnelles de subsistance de la région ont été rendues inutiles par le manque chronique de précipitations ; un grand nombre de personnes dans la région du Grand Sud sont maintenant réduites à manger des criquets et des fruits de cactus alors que la région endure sa quatrième année de sécheresse. C’est une situation qui ne fera que s’aggraver à l’approche de la période sèche d’octobre-décembre ; le PAM s’attend à ce que le nombre de personnes nécessitant au moins une aide alimentaire s’élève à 1,31 million. Voici une vidéo parlant de la famine dans le pays : En plus des problèmes identifiés par le WPF, l’UNICEF a estimé que 79 pour cent [en français] des enfants malgaches entre six et vingt-trois mois souffrent de malnutrition, même selon les normes locales. L’UNICEF poursuit en disant qu’« on estime que 357 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition aiguë d’ici la fin de 2021, et parmi eux, 120 000 seront gravement malnutris ». Dans la région du Grand Sud, le PAM vise à fournir une aide alimentaire d’urgence à un million de personnes, ainsi qu’une aide alimentaire supplémentaire pour prévenir et traiter la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans. Les mines Au cours de la durée de vie de la mine, l’exploitation de Toliara devrait produire en moyenne 960 000 tonnes par an (t/a) d’ilménite, 66 000 t/a de zircon et 8 000 t/a de rutile. Bien que le gouvernement malgache ait interrompu le projet en 2019, invoquant l’opposition des communautés locales et des conditions financières défavorables pour le gouvernement, le fait que le projet devrait désormais « générer près de 2,0 milliards de dollars américains de recettes publiques directes et de dépenses de développement communautaire au cours de la période 38, année de vie de la mine », peut être une incitation pour l’administration de Rajoelina, soucieuse du développement, à travailler avec l’entreprise et les résidents locaux pour corriger toute irrégularité et réémettre les permis correspondants. Pendant ce temps, Akora Resources, basée à Melbourne, a annoncé des résultats très encourageants du forage de son projet de minerai de fer à Bekisopa, dans le centre-sud de Madagascar. Selon la société, « deux zones de minéralisation massive de minerai de fer, s’étendant jusqu’à une profondeur de 185 mètres » ont été découvertes. Le projet Bekisopa contiendrait environ 100 millions de tonnes de minerai à haute teneur en expédition directe. #### Mise à jour des perspectives de la sécurité alimentaire au Kenya Selon le Kenya Food Security Steering Group (KFSSG) 2021 Long Rains Assessment (LRA), les faibles pluies longues de mars à mai 2021 ont entraîné une production agricole inférieure à la moyenne dans les zones agricoles marginales, réduisant les opportunités de travail occasionnel et la disponibilité alimentaire des ménages, zone de conduite Résultats de niveau Stressé (Phase 2 de l’IPC). Dans les zones pastorales, la régénération des pâturages inférieure à la moyenne a eu un impact négatif sur la production animale, entraînant une production et une consommation de lait inférieures à la moyenne et des prix élevés des aliments de base, entraînant les résultats de la crise au niveau de la zone (Phase 3 de l’IPC). Les restrictions nationales liées au COVID-19 ont continué d’avoir un impact majeur sur les pauvres des villes en limitant les opportunités de revenus et en incitant de nombreux ménages urbains pauvres à s’engager dans des stratégies d’adaptation révélatrices d’une crise (Phase 3 de l’IPC). Un risque de sécheresse À la suite des bulletins de l’Autorité nationale de gestion de la sécheresse (NDMA) de juillet, une alerte à la sécheresse pour les zones arides et semi-arides a été déclarée pour la plupart des zones agricoles pastorales et marginales du Kenya à la suite des longues pluies de mars-mai. Selon l’évaluation des pluies longues du KFSSG en 2021, la population ayant besoin d’une assistance humanitaire dans les zones arides et semi-arides a augmenté de 47 % depuis l’évaluation des pluies courtes en février 2021 en raison des effets cumulatifs des saisons de pluie consécutives inférieures à la moyenne sur les récoltes et la production animale, couplés aux effets prolongés de la pandémie de COVID-19 sur l’économie. Voici une vidéo en anglais relatant la situation : Au 30 août 2021, le Kenya a confirmé 235 298 cas de COVID-19 avec un taux de positivité quotidien des tests de 9,7 % malgré les efforts de vaccination en cours. Le 18 août, le gouvernement a prolongé le couvre-feu de 22 heures à 4 heures du matin pendant 60 jours et a prolongé l’interdiction des rassemblements, réunions et rassemblements politiques à la suite d’une forte augmentation des cas nationaux de COVID-19. Cependant, les véhicules de service public ont recommencé à transporter des passagers à pleine capacité, réduisant probablement les coûts de transport. Une économie fragile Dans les zones urbaines, en particulier les quartiers informels, au moins un ménage pauvre sur cinq est probablement confronté à des résultats de crise (Phase 3 de l’IPC), car les opportunités de revenus restent limitées en raison des effets économiques de la pandémie et des mesures de contrôle prolongées du COVID-19. En juillet, les prix de gros du maïs sur les marchés de référence urbains se situaient dans la moyenne quinquennale à Kisumu et de 7 à 16 en dessous de la moyenne à Nairobi, Mombasa et Eldoret, soutenus par les approvisionnements transfrontaliers. Dans les zones agricoles marginales, les prix du maïs sont de 7 à 17 pour cent inférieurs à la moyenne quinquennale soutenue par les récoltes des longues pluies en cours. Dans les zones pastorales, les prix du maïs étaient de 14 pour cent inférieurs à la moyenne à Turkana en raison des approvisionnements du comté de Trans Nzoia et de l’Ouganda, mais étaient de 6 à 32 pour cent supérieurs à la moyenne dans le reste des marchés pastoraux en raison de la forte demande soutenue pour la consommation humaine et animale. #### Mise en conformité des stades africains aux normes de la Confédération Africaine de Football Le 3 mai 2021, après la publication d’un rapport accablant sur l’état des infrastructures sportives, la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé de reporter les matchs de qualification pour la Coupe du monde 2022. La Confédération Africaine de Football a annoncé la suspension de 23 stades africains de catégorie 3 sur 56 pour non-conformité. Ces 23 stades n’ont pas été approuvés par le Département Sécurité et Sûreté de la CAF, ce qui va obliger les pays concernés à organiser les matchs dans un autre pays disposant de stades homologués. Ces 23 stades (situés au Mali, Libéria, Centrafrique, Namibie, Malawi, Sénégal, Burkina Faso, Burundi, Gambie, Eswatini, Sud Soudan, Somalie, Seychelles, Sao Tomé, Niger, Lesotho, Tchad, Érythrée, Malawi, Maurice, la Réunion, Sierra Leone et Zanzibar) ne pourront donc pas accueillir les qualifications pour la coupe du monde au Qatar en 2022. L’homologation CAF comporte 150 critères en 7 sections distinctes (les sites d’entraînement, les zones réservées aux médias, les zones VIP, les zones réservées aux spectateurs, l’aspect médical, les équipes et officiels de la CAN et le terrain de jeu et ses environnements) dont 20 critères obligatoires et 8 éliminatoires. Ces 8 critères éliminatoires portent sur l’état du terrain, l’éclairage, les bancs des remplaçants, le tunnel joueur, les sièges individuels dans les gradins, les vestiaires, les installations sanitaires et le certificat de sécurité et d’incendie. À ce jour, peu de stades sur le continent africain disposent d’infrastructures aux normes internationales, à l’instar du seul stade officiel du Niger, qui ne répond plus aux normes internationales pour abriter des compétitions officielles. La liste d’insuffisances et de griefs relevés par la CAF concernent la pelouse impraticable, l’absence de sièges sur les des gradins ou encore les vestiaires vétustes. Les compétitions devront donc être délocalisées. Il va falloir une rénovation de fond en comble et pas seulement un simple « make up ». Dans les stades rénovés répondant aux normes CAF, on peut citer par exemple pour le Cameroun, le stade de la Réunification, le stade Roumde Adjia de Garoua (Nord) et le stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé. Alcor Équipements, fabricant français de tribune de stade et de tribune modulaire, a participé au Cameroun à la rénovation des stades de la réunification et du stade Ahmadou Ahidjo qui ont été jugés conformes par la CAF et à la construction des stades de Yamoussoukro et de Nouadhibou en Mauritanie. La prestation d’Alcor a consisté, d’octobre 2020 à janvier 2021, en la pose de 20 000 sièges sur le stade de Yamoussoukro sur tribunes béton (sièges grand public, sièges VIP et VVIP, sièges et tables pour les médias). Ce projet reflétait un des principaux domaines d’expertise de la société, déjà mis en valeur par les réalisations sur le stade de la Réunification à Douala et le Stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé. Cette prestation de pose de sièges était fortement complémentaire de la construction de tribunes modulaires pour augmenter la capacité des stades et les mettre aux normes CAF. Les tribunes modulaires Équipements sont composées à 99% de matériaux recyclables : acier galvanisé pour la structure bouleau pour les planchers, recouverts d’un film de protection phénolique polypropylène pour les coques, teintées dans la masse, avec protection anti-UV Depuis quelques années, Alcor Équipements inscrit son action de mise en conformité des stades en Afrique. Si la décision de la CAF est un coup dur pour de nombreux pays, elle permettra toutefois d’envisager l’avenir et la sécurité de manière plus sereine. #### Mme Kouamé Akissi N’Da, présidente de la coopérative ‘’ ETRANOU’’ Dirigé par Mme Kouamé Akissi N’Da, ‘’Etranou’’ est la seule coopérative de transformation de manioc à Bendressou dans la commune de Toumoudi. Nous avions décidé de parcourir 200km pour aller à la rencontre de la plus grande coopérative dans la région de Bélier. « Celui qui cultive le manioc n’aura jamais faim » ‘’Etranou’’ en langue Baoulé signifie saisissons le très bien pour qu’il nous échappe pas. En tout cas, les trentaines de femmes que nous avons rencontrées sont solidaires autour de leur coopérative. Le lendemain de notre arrivée dans le village de Bendressou, le samedi 11 Janvier 2020, Mme Da et les membres de sa coopérative se sont mis à un exercice de transformation de manioc. Et ceci comporte plusieurs phases. De la phase de l’épluchage, c’est une quinzaine de femmes qui épluchaient le manioc sous un manguier. Après cette phase, les maniocs épluchés sont passés dans une broyeuse pilotée par Bossou Yao Germain, un écolier de 13 ans. « Cela fait moins d’un an que je fais ce travail de broyeuse. Je travail une fois la semaine c’est-à-dire le samedi seulement. On ne m’oblige pas de le faire. Je donne un coup de main à ma grande mère parce que la  broyeuse l’appartienne. Et, c’est elle qui assure ma scolarité et d’autre besoin. Sinon, c’est mon grand-frère, Kouamé Ahouli Donald qui fait le travail. », a indiqué cet élève de CM2 de l’EPP Toumodi Bendressou. Après la broyeuse de Bossou Yao Germain, le manioc passe à la presse pour soutirer de l’eau. Ensuite, le manioc est tamisé par les femmes pour obtenir des grains de maniocs, ces grains dit-on est passé aussitôt à la cuisson. Mais, cette dernière phase est beaucoup plus technique. Une marmite remplie d’eau, fermé par une cuvette remplie aussi à son tour par des grains de manioc, fermé hermétiquement. Une fois, la marmite d’eau bouillie, la vapeur de 190 degré  remonte vers la cuvette qui se chauffe et les graines de maniocs se transforment aussitôt en Attièké. Tout ceci se fait de manière artisanal. La coopérative Etranou ne dispose aucun matériel agricole si n’est que des dabas et des machettes. Selon Mme Bomisso Mathilde Félicité, secrétaire de la coopérative Etranou, soutient que les femmes de coopérative vivent en parfaite harmonie. « Chacune des femmes possède leur champ de manioc. La majorité des femmes possèdent moins 2ha sauf les moins valide c’est-à-dire, les plus âgés parmi nous qui n’arrivent  qu’à cultiver  moins 1ha de manioc. Moi-même, je possède 2ha. Nous avons deux hommes parmi nous. Mais, il faut retenir que nous arrivons à nous acquitter de nos devoirs travaux champêtre. Nous transformons le manioc en Attiéké, en Amidon, en Garri et en placali. », a-t-elle souligné. Comme vous l’aurez compris il s’agit de femmes fortes et indépendantes comme présenté sur busy-women.fr. Visite des sites La présidente de la coopérative Etranou, Mme N’Da nous a fait découvrir ces différents sites. Elle possède trois sites. Deux sites de manioc de 33ha et un site maraicher de piment, tomate, d’aubergine et de gombo. C’est Kouamé Ahouli Donald qui dirige le site maraicher. « Il ya pas de gain proprement dit dans le maraicher. La culture de maraicher dépend de la disponibilité de la personne. En toute chose, il faut un suivi.  Les maraichers sont capricieux comme l’élevage des volailles. Surtout, les tomates, les gombos et les aubergines. Dans cette culture, il ya des attaques des insectes, des maladies des plantes. Mais, si vous suivez les consignes de la CNRA, vous allez réussir dans cette culture parce que la terre ne trahit jamais la personne qui la mette en valeur. Et moi, cela me fait sept ans de culture maraichère et je ne me plains pas. », a dit cet ancien élève de terminal du Lycée Moderne de Daoukro. Mais, Mme N’Da a aussi des champs de manioc. « Je voudras que vous sachiez que c’est depuis 2006  que j’ai commencé à cultiver le manioc. J’ai  aimé la culture de manioc parce que celui qui cultive le manioc n’aura jamais faim. Parce que la transformation s’étend sur plusieurs alimentations tels que l’attiéké, le placali, le garri, le ‘’cocodet, le tapioka, l’attoukou. Cela dépend des habitants de chaque région. Il ya des variétés qui peuvent durer 2 ans dans le sol sans se gâté. Et, je pense que nos autorités doivent encourager cette culture. En 2006, j’ai débuté par un hectare et aujourd’hui, je suis à 33ha. Dans le maraicher, nous avons des variétés de tomate de 90 jours et des gombo de 45 jours, piment 90 jours. », a-t-elle dit. Mais Mme N’Da a aussi un champ de manguier. Ce champ de manguier est une façon pour elle de faire le reboisement plus que l’Etat demande aux planteurs de reboiser. Au lieu de planter les arbres, elle a préféré les manguiers. Et, Mme N’Da attende des bénéfices de ce champ. « Comme les membres de la coopérative, j’ai 33ha de manioc pour donner le bon exemple, en tant que présidente de la coopérative. Et, j’ai dix variétés de cette culture qui sont entre autre le bocou 1, 2, 6, 8. Aussi, j’ai le yavo, olékanka, le yacé, etoua, broni, anpongue, sika, m’bratti. J’ai cultivé également 1ha d’igname pour la consommation familiale. », a-t-elle ajouté. Aussi, la présidente d’Etranou a précisé que la création de la coopérative n’avait qu’une seule objective c’est-à-dire aider les femmes de Bendressou à transformer leurs maniocs. « Avant, les femmes n’arrivaient pas à vendre leurs productions. C’est ainsi que j’ai décidé de regrouper les femmes au sein d’une coopérative pour pouvoir transformer ces produits et de les vendre. Et, toutes les femmes de Bendressou ont obéi à cette idée. Un secteur agricole qui a besoin de soutien Actuellement, nous avons besoin de beaucoup d’aide. Et, je sais que les bailleurs de fonds ne nous ont jamais abandonné et j’attends de leur aide pour développer ma coopérative.  Nous avons besoin de matériel agricole et de la transformation, des matériels de ramassage de nos produits agricoles, la construction d’un magasin de transformation de nos produits. », a-t-elle souhaité. L’époux de Mme N’Da, Nana Kouamé Kouakou Raphaël a soutenu son épouse dans la création de la coopérative Etranou de Bendressou. « Dès ma retraite, j’ai fait un champ d’igname mais la vente était très difficile. Donc, les ignames pourrissaient dans le magasin. C’est ainsi que j’ai cessé de cultiver de l’igname et j’ai embrassé la culture des fruitiers tel que les mangues. Mais, ces mangues commercent à donner à l’heure ou je n’ai plus de force. Je suis un agent du ministère de l’agriculture. J’ai mis mon expérience au profit du développement de l’activité de ma femme. Etant propriétaire terrien, donc l’acquisition des terres n’a pas été un problème. J’ai fait appelle à l’ANADER pour former les habitants de ce village à travailler dans la coopérative mais chacun préfère travailler dans son propre compte et c’est dommage. », a déploré le chef du village  de Bendressou. Selon lui, seul le travail peut permettre à l’homme de vivre paisiblement.   #### Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages Mobile money en Afrique : chiffres et usages Le mobile money est devenu un geste quotidien : payer, recevoir, transférer, épargner, encaisser. Sa croissance transforme la banque, le commerce et la façon de mesurer l’inclusion financière. Le mobile money est devenu une infrastructure économique africaine. Il sert à envoyer de l’argent, payer un commerçant, recevoir un salaire, régler une facture ou vendre en ligne sans terminal bancaire classique. La GSMA estime que le mobile money a dépassé 2 000 milliards de dollars de transactions dans le monde en 2025. La Banque mondiale indique que 58 % des adultes d’Afrique subsaharienne détenaient un compte financier en 2024, contre 49 % en 2021. Toujours selon le Global Findex 2025, 40 % des adultes d’Afrique subsaharienne avaient un compte mobile money en 2024. Les données GSMA et Banque mondiale montrent une adoption massive, surtout en Afrique subsaharienne. Le mobile money touche des utilisateurs longtemps éloignés des banques, notamment grâce au réseau d’agents. Pays moteurs, agents et inclusion financière Dans de nombreux marchés, il remplace une partie des services bancaires de base : dépôt, retrait, transfert, paiement marchand et micro-épargne. Son succès tient à la proximité des agents, à la simplicité du téléphone et à l’absence de compte bancaire traditionnel pour une partie des utilisateurs. Les opérateurs historiques bénéficient de vastes réseaux. Les nouveaux acteurs ont souvent attaqué le marché par les frais plus bas et l’expérience utilisateur. Pour les PME, le sujet n’est pas seulement le coût : il faut aussi regarder la fiabilité, les plafonds, la comptabilité, les remboursements et l’intégration avec les ventes en ligne. L’Afrique de l’Est a ouvert la voie, l’Afrique de l’Ouest a accéléré avec la concurrence des frais, et plusieurs marchés d’Afrique centrale progressent à mesure que les paiements marchands deviennent plus courants. Accepter des paiements sans rapprochement quotidien. Oublier les plafonds et frais de retrait. Utiliser un compte personnel pour une activité professionnelle sans suivi. PME, comptabilité et paiements marchands Sur mobile money en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Pour les ménages comme pour les commerçants, le mobile money laisse une trace. Cette trace peut devenir un avantage : historique de paiement, preuve d’encaissement, suivi des dépenses, séparation des usages. Mais elle peut aussi créer de la confusion si plusieurs activités passent par le même compte. Les PME ont intérêt à traiter le mobile money comme une caisse à part entière. Chaque soir, les paiements doivent être rapprochés avec les ventes, les remboursements et les retraits. Cette discipline simple évite de confondre volume de transactions et bénéfice réel. Points à retenir sur les paiements mobiles Le mobile money est devenu une infrastructure de paiement, de transfert et d’encaissement pour ménages et PME. Le mobile money a d’abord grandi grâce aux transferts entre particuliers. La prochaine étape se joue dans les paiements marchands, les factures, les salaires et les services aux PME. Plus l’usage devient professionnel, plus la transparence des frais, la qualité du support et les exports comptables deviennent importants. À lire aussi Mobile money en Afrique de l’Ouest : Orange Money, MTN, Wave Mobile money et business : comment les PME africaines encaissent Sources GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2026 ; Banque mondiale, Global Findex 2025. FAQ Pourquoi le mobile money progresse-t-il en Afrique ? Il répond à un besoin simple : transférer, payer et encaisser sans compte bancaire classique, grâce à un réseau d’agents accessible. Quels usages sont les plus fréquents ? Transferts entre particuliers, paiements marchands, factures, salaires, achats en ligne et encaissements de petites entreprises. Quel enjeu pour les PME ? Séparer les paiements professionnels, suivre les transactions et éviter de confondre volume encaissé et bénéfice réel. À lire aussi Mobile money en Afrique de l’Ouest : Orange Money, MTN, Wave Mobile money et business : comment les PME africaines encaissent Mobile money et paris sportifs en Afrique : usages et risques À lire aussi Mobile money en Afrique de l’Ouest : Orange Money, MTN, Wave Mobile money et business : comment les PME africaines encaissent Mobile money et paris sportifs en Afrique : usages et risques #### Mobile money en Afrique de l’Ouest : Orange Money, MTN, Wave Orange Money, MTN, Wave : bataille du mobile money En Afrique de l’Ouest, la bataille du mobile money se joue sur les frais, la couverture, la confiance et l’expérience utilisateur. Les gagnants sont ceux qui deviennent utiles tous les jours. Le mobile money est devenu une infrastructure économique africaine. Il sert à envoyer de l’argent, payer un commerçant, recevoir un salaire, régler une facture ou vendre en ligne sans terminal bancaire classique. La GSMA estime que le mobile money a dépassé 2 000 milliards de dollars de transactions dans le monde en 2025. La Banque mondiale indique que 58 % des adultes d’Afrique subsaharienne détenaient un compte financier en 2024, contre 49 % en 2021. Toujours selon le Global Findex 2025, 40 % des adultes d’Afrique subsaharienne avaient un compte mobile money en 2024. Les opérateurs télécoms disposent d’agents, de clients et de marques connues. Leur avantage est la couverture. Leur défi est de garder des frais compétitifs et une expérience simple. Réseaux historiques et nouveaux entrants Dans de nombreux marchés, il remplace une partie des services bancaires de base : dépôt, retrait, transfert, paiement marchand et micro-épargne. Son succès tient à la proximité des agents, à la simplicité du téléphone et à l’absence de compte bancaire traditionnel pour une partie des utilisateurs. Les opérateurs historiques bénéficient de vastes réseaux. Les nouveaux acteurs ont souvent attaqué le marché par les frais plus bas et l’expérience utilisateur. Pour les PME, le sujet n’est pas seulement le coût : il faut aussi regarder la fiabilité, les plafonds, la comptabilité, les remboursements et l’intégration avec les ventes en ligne. Les nouveaux acteurs ont bousculé le marché en simplifiant les usages et en attaquant les commissions. Cette concurrence oblige tout le secteur à améliorer les coûts, la rapidité et la transparence. Accepter des paiements sans rapprochement quotidien. Oublier les plafonds et frais de retrait. Utiliser un compte personnel pour une activité professionnelle sans suivi. Frais, couverture et usage quotidien Sur mobile money en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Pour les ménages comme pour les commerçants, le mobile money laisse une trace. Cette trace peut devenir un avantage : historique de paiement, preuve d’encaissement, suivi des dépenses, séparation des usages. Mais elle peut aussi créer de la confusion si plusieurs activités passent par le même compte. Les PME ont intérêt à traiter le mobile money comme une caisse à part entière. Chaque soir, les paiements doivent être rapprochés avec les ventes, les remboursements et les retraits. Cette discipline simple évite de confondre volume de transactions et bénéfice réel. Points à retenir sur les paiements mobiles La bataille se joue sur les frais, la couverture, la simplicité et l’usage quotidien par les commerçants. Le mobile money a d’abord grandi grâce aux transferts entre particuliers. La prochaine étape se joue dans les paiements marchands, les factures, les salaires et les services aux PME. Plus l’usage devient professionnel, plus la transparence des frais, la qualité du support et les exports comptables deviennent importants. À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages Mobile money et business : comment les PME africaines encaissent Sources GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2026 ; Banque mondiale, Global Findex 2025. FAQ Qui domine le mobile money en Afrique de l’Ouest ? Les opérateurs historiques comme Orange Money et MTN restent puissants, mais Wave a changé la concurrence sur les frais et l’expérience. Pourquoi Wave a-t-il changé le marché ? En simplifiant l’usage et en poussant les frais à la baisse, Wave a obligé les acteurs établis à améliorer leur offre. Que doit comparer un utilisateur ? Frais, couverture d’agents, rapidité, plafonds, support et facilité de retrait. À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages #### Mobile money et business : comment les PME africaines encaissent Mobile money pour PME africaines Pour une PME africaine, le mobile money peut accélérer l’encaissement. Mais sans organisation, il crée aussi confusion entre argent personnel, caisse et bénéfice réel. Le mobile money est devenu une infrastructure économique africaine. Il sert à envoyer de l’argent, payer un commerçant, recevoir un salaire, régler une facture ou vendre en ligne sans terminal bancaire classique. La GSMA estime que le mobile money a dépassé 2 000 milliards de dollars de transactions dans le monde en 2025. La Banque mondiale indique que 58 % des adultes d’Afrique subsaharienne détenaient un compte financier en 2024, contre 49 % en 2021. Toujours selon le Global Findex 2025, 40 % des adultes d’Afrique subsaharienne avaient un compte mobile money en 2024. Il réduit les impayés, facilite la livraison, garde une trace et permet d’encaisser sans terminal bancaire. Pour un commerçant, c’est un outil de confiance si le reçu est contrôlé immédiatement. Encaisser, suivre et rapprocher les paiements Dans de nombreux marchés, il remplace une partie des services bancaires de base : dépôt, retrait, transfert, paiement marchand et micro-épargne. Son succès tient à la proximité des agents, à la simplicité du téléphone et à l’absence de compte bancaire traditionnel pour une partie des utilisateurs. Les opérateurs historiques bénéficient de vastes réseaux. Les nouveaux acteurs ont souvent attaqué le marché par les frais plus bas et l’expérience utilisateur. Pour les PME, le sujet n’est pas seulement le coût : il faut aussi regarder la fiabilité, les plafonds, la comptabilité, les remboursements et l’intégration avec les ventes en ligne. Utilisez un numéro dédié, exportez l’historique, rapprochez les paiements chaque soir et séparez dépenses personnelles et activité. Sans cette discipline, le volume encaissé peut donner une fausse impression de rentabilité. Accepter des paiements sans rapprochement quotidien. Oublier les plafonds et frais de retrait. Utiliser un compte personnel pour une activité professionnelle sans suivi. Comptabilité, compte dédié et erreurs à éviter Sur mobile money en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Pour les ménages comme pour les commerçants, le mobile money laisse une trace. Cette trace peut devenir un avantage : historique de paiement, preuve d’encaissement, suivi des dépenses, séparation des usages. Mais elle peut aussi créer de la confusion si plusieurs activités passent par le même compte. Les PME ont intérêt à traiter le mobile money comme une caisse à part entière. Chaque soir, les paiements doivent être rapprochés avec les ventes, les remboursements et les retraits. Cette discipline simple évite de confondre volume de transactions et bénéfice réel. Points à retenir sur les paiements mobiles Pour une PME, le mobile money aide seulement si les paiements sont rapprochés et séparés de l’argent personnel. Le mobile money a d’abord grandi grâce aux transferts entre particuliers. La prochaine étape se joue dans les paiements marchands, les factures, les salaires et les services aux PME. Plus l’usage devient professionnel, plus la transparence des frais, la qualité du support et les exports comptables deviennent importants. À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages Mobile money en Afrique de l’Ouest : Orange Money, MTN, Wave Sources GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2026 ; Banque mondiale, Global Findex 2025. FAQ Comment utiliser le mobile money en PME ? Utilisez un compte dédié, confirmez chaque paiement, exportez l’historique et rapprochez les ventes chaque jour. Pourquoi séparer compte personnel et activité ? Sans séparation, il devient impossible de savoir si l’entreprise gagne vraiment de l’argent. Quel suivi faire chaque jour ? Comparez commandes, paiements reçus, remboursements, frais et retraits. Ce suivi évite les écarts de caisse. À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages #### Mobile money et paris sportifs en Afrique : usages et risques Le mobile money a transforme les paris sportifs en Afrique en rendant les depots et retraits plus rapides. Cette facilite cree aussi un risque : un joueur peut deposer plus souvent et perdre le controle de son budget. Derniere mise a jour editoriale : mai 2026. Les chiffres publics les plus consolides disponibles portent souvent sur 2024 ou 2023 selon les organismes ; lorsque c’est le cas, l’article l’indique pour eviter de presenter une projection comme un resultat definitif. Pourquoi le mobile money compte Dans beaucoup de pays, le telephone remplace l’agence physique. Les operateurs de paris s’appuient donc sur les portefeuilles mobiles pour reduire les frictions : inscription, depot, retrait, notifications et parfois verification d’identite. La GSMA – mobile money suit l’adoption du mobile money et montre le poids de l’Afrique dans ce marche. Pour les paris sportifs, cette infrastructure explique la croissance rapide des usages hors desktop. Risques a surveiller Risque Prevention Depots impulsifs Fixer une limite hebdomadaire avant de jouer Bonus mal compris Lire les conditions de mise Compte non verifie Conserver les preuves de depot et retrait Surendettement Ne jamais jouer avec l’argent du loyer, des frais scolaires ou du credit Le sujet est lie au guide sur les paris sportifs en Afrique et au comparatif des bookmakers en RDC. Ce qu’un site doit offrir Un site fiable doit afficher clairement les frais, delais de retrait, conditions de bonus, pieces demandees et canaux de support. Les meilleurs parcours sont ceux qui rendent le paiement simple sans masquer les limites, les risques et les conditions. Le vrai impact du paiement mobile Le mobile money reduit la distance entre le joueur et la plateforme. C’est pratique pour deposer, mais cela transforme aussi le rythme de jeu : les micro-depots deviennent plus frequents, les paris peuvent etre places dans les transports ou au travail, et le controle du budget devient plus difficile. Pour les operateurs, le mobile money augmente la conversion et simplifie le retrait. Pour les regulateurs, il pose des questions de protection du consommateur, de verification d’identite et de prevention du jeu excessif. Pour les joueurs, la bonne pratique consiste a separer strictement le portefeuille de jeu du budget familial. Un site de paris sportifs qui utilise le mobile money devrait afficher clairement les frais, delais, plafonds, conditions d’annulation et contacts de support. La transparence du paiement est un signal de qualite aussi important que les cotes. Bonnes pratiques pour les joueurs La premiere regle est de fixer une limite avant le depot. Le mobile money rend le paiement si rapide que la decision peut devenir impulsive. Une limite hebdomadaire, separee du budget familial, protege mieux qu’une simple intention de prudence. La deuxieme regle est de verifier chaque transaction : montant, frais, heure, reference et statut. En cas de retard de retrait, ces informations accelerent la resolution. La troisieme est de se mefier des bonus qui semblent trop simples. Les conditions de mise peuvent immobiliser le solde ou pousser a jouer davantage. Pour les operateurs, la transparence des paiements est un avantage concurrentiel. Des frais clairs, des delais fiables et des limites visibles inspirent plus confiance qu’une promotion agressive sans details. Impact pour les operateurs et les regulateurs Pour les operateurs, le mobile money reduit les abandons au moment du depot et facilite les retraits rapides. Pour les regulateurs, il rend necessaire un suivi plus strict des identites, des limites de depot et de la protection des mineurs. Le sujet est donc a la fois technologique, financier et social. Les plateformes qui communiqueront clairement sur les frais, la securite et le jeu responsable auront un avantage de confiance. Requetes associees a travailler ensuite Les variantes a suivre dans Search Console sont mobile money paris sportifs, retrait bookmaker Afrique, depot mobile money bookmaker, paris sportifs RDC mobile money et bonus paris sportifs Afrique. Ces expressions indiquent un besoin transactionnel, mais aussi une attente de securite. Ce contenu doit donc rester prudent : il explique les usages et les risques, puis renvoie vers les pages paris sportifs en Afrique et meilleurs sites de paris sportifs en RDC. Mobile money, confiance et regulation Le prochain sujet a surveiller est la regulation des paiements. Plus les depots sont simples, plus les autorites doivent encadrer l’identification des comptes, les limites de jeu et la protection des mineurs. Pour les joueurs, le bon reflexe consiste a separer budget de jeu, budget familial et epargne. Cette page renforce le cluster paris sportifs en Afrique et soutient la page bookmakers en RDC, qui capte deja des impressions sur les requetes betPawa, NgeNge et Betika. À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages À lire aussi Mobile money en Afrique : chiffres, pays leaders et usages #### Mode / Marché de Friperie : les clients distants à cause du Covid-19 A l’instar de tous les secteurs d’activités impactés par les conséquences du Covid-19, le marché de la friperie n’est pas exempté des conséquences de cette pandémie. Elle enregistre donc de moins en moins de clients dont c’était le principal moyen d’habillement. En effet, le marché de la friperie est un  cadre où des détaillants déversent des habits de secondes mains en provenance des pays européens et des Etats-Unis d’Amérique. Malheureusement depuis plusieurs mois, ce marché est peu fréquenté à cause des rumeurs qui gonflent au sein de la population au sujet de la Covid-19. Pourtant  prisés par les populations à cause de leur qualité et surtout de leurs prix très accessibles, les habits dont l’origine est la friperie sont désormais stigmatisés voir fuit comme la peste. Les rumeurs stigmatisent le marché de la friperie  au Gabon Alors que dans plusieurs pays africains c’est le moment du déconfinement progressif, la pandémie de la Covid-19 continue de semer la désolation et la mort dans tous les pays. Le tableau sombre de mortalité que présente cette malade dans tous les pays suscite la peur et la crainte dans la population au point que ce fait suscite des rumeurs dans toutes les couches sociales africaines. C’est le cas par exemple au Gabon à propos du marché de la friperie. Dans ce pays, la friperie suscite  des rumeurs qui sont propagées sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs  soutiennent mordicus avec des preuves non vérifiables que ces vêtements sont contaminés depuis l’Europe au Covid-19. Les clients ont désormais peur et ne veulent plus acheter ces vêtements plus connus au Gabon par le nom de « Moutouki ». Pour acheter le « Moutouki », il faut fouiller et d’autres personnes pensent que cela devient une source de contamination. Les marchands de friperie au Gabon et à Côte d’Ivoire stigmatisés par les rumeurs affirmant que leurs vêtements sont contaminés par le Covid-19 Les marchés de friperie en Côte d’Ivoire pas épargnés par les fake news Ce vent de rumeur n’a pas épargné des pays comme la Côte d’Ivoire. A Abidjan, la capitale économique de de la Côte d’Ivoire, le plus grand marché de friperie situé dans le quartier populaire de Yopougon, la plus grande commune du pays par ailleurs peuplé de plus d’un million d’habitants, souffre de ces rumeurs. Kouté c’est le nom de ce sous quartier ou du moins le village Ebrié qui héberge ce grand marché d’habit. Dans la semaine, il ouvre, le mardi et vendredi, (ses jours du  marché) son espace à de nombreux détaillants qui  offrent leurs produits à des clients de tous les niveaux de catégories sociales. Malheureusement depuis l’avènement de la Covid-19 et ses corollaires de désolation et de morts, les populations sont plus distantes de ces lieux  pour éviter de se faire contaminer à travers ses habits exportés. C’est le cas de Dame Mariame qui  refuse d‘aller au Yougou Yougou(Appellation locale qui veut tout simplement dire habit de seconde main) de Kouté . Celle-ci  sera  obligée de faire face à la réalité des grandes surfaces. « Pour la fête de Ramadan, je suis obligée d’acheter les habits de mes enfants dans les supermarchés à cause de la covid-19 pour éviter la contamination.» affirme-t-elle craintive. #### Mohamed Ould Bouamatou : l’instituteur devenu milliardaire ! Mohamed Ould Bouamatou est aujourd’hui l’un des hommes les plus riches de son pays. Fondateur de la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), il détient des actions dans plusieurs groupes, dont la compagnie Mauritania Airways et l’opérateur de téléphonie nationale Mattel, qu’il a contribué à créer. Si un diseur de bonne aventure lui avait prédit un tel avenir il y a 50 ans, il lui aurait certainement jeté la craie à la figure. Jeunesse et premier pas dans le business Mohamed Ould Bouamatou est né le 31 décembre 1953 au sein d’une famille de la tribu maure Ouled Bou Sbaa, une tribu commerçante établie sur un territoire à cheval entre le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal. Après avoir obtenu un diplôme de l’Ecole Normale d’Instituteurs, il débute dans la vie active en tant qu’instituteur. Mais, à 22 ans, il quitte l’enseignement et se lance dans le monde des affaires, ayant déjà une culture de commerçant. Il rejoint d’abord Somipex, une société dirigée par son oncle et spécialisée dans l’import-export. En 1977 alors qu’il a 24 ans, son oncle le nomme directeur général adjoint de l’entreprise. Ascension fulgurante dans les affaires Très ambitieux, Mohamed Ould Bouamatou s’inscrit ensuite au cours du soir de comptabilité et crée rapidement sa propre affaire : une fabrique de pains à Nouakchott. Grâce à son abnégation, il obtient un crédit qui lui permet de fonder une nouvelle société : Cogitrem, avec laquelle il vend des caramels en Mauritanie, au Sénégal et au Mali. Dans les années 1980, Bouamatou est le représentant d’une marque de cubes de bouillons alimentaires (Jumbo) et d’un cigarettier Philip Morris. En 1995, alors âgé de 42 ans, il crée la première banque privée du pays, la Générale de banque de Mauritanie (GBM). Puis se lance dans les assurances et créé les Assurances générales de Mauritanie (AGM). Il devient également actionnaire de diverses entreprises dans le pays qu’il aide à fonder à l’instar de Mattel, le premier opérateur GSM mauritanien, et de Mauritania Airways. En 2018, Bouamatou investit dans la cimenterie. Mohamed Ould Bouamatou, le philanthrope et le militant Parallèlement aux affaires, Bouamatou s’est consacré à la philanthropie avec la création, dès 2000, de la clinique ophtalmologique Mohamed Ould Bouamatou. Cette clinique soigne gratuitement des milliers de personnes atteintes de la cataracte et d’autres maladies de l’œil comme le trachome. Outre la santé, le banquier œuvre aussi dans l’humanitaire et le social. En 2015 il a créé, avec l’aide de deux avocats français, la Fondation pour l’égalité des chances en Afrique. Cette dernière, s’attache à soutenir des projets dans le monde de l’éducation, de la justice, de la santé et des droits de l’Homme. La fondation appuie ainsi l’action des ONG comme Human Right Watch, et soutient les défenseurs de la démocratie et des libertés individuelles en Afrique. Ce qui lui a valu l’inimitié de l’ex président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, et l’exil pendant près de dix ans. Le retour au pays natal dans un contexte de Covid-19 Heureusement, avec l’arrivée au pouvoir du Général Ghazouani, en août 2019, la Mauritanie s’est remise sur les rails d’un Etat de droit. Le nouveau président mauritanien a pris une série de mesures pour désamorcer la tension politique. Il a notamment rétabli Bouamatou et permis l’annulation du mandat d’arrêt contre lui. Grâce à cette décision, le banquier a pu rentrer au pays début mars 2020 et participer pleinement à la vie de la nation mauritanienne. Aussitôt arrivé, le philanthrope a apporté son aide au gouvernement dans la lutte contre le Covid-19. Il a décaissé un milliard d’Ouguiyas (2,6 millions de dollars) et lancé un appel à la solidarité nationale contre la pandémie. Grâce à cette mobilisation et cette réponse rapide, la Mauritanie ne compte plus de cas de coronavirus depuis le 22 avril. Parmi les moins touchés en Afrique, le pays n’a recensé que 7 cas positifs et un seul décès. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Mohamed Ould Bouamatou se joint à la mobilisation contre le Covid-19 L’homme d’affaires mauritanien Mohamed O. Bouamatou a fait un don d’un milliard d’ouguiyas (environ 8 millions de dollars) au gouvernement de son pays afin de contribuer aux efforts déployés contre le coronavirus. Plus globalement, son geste s’inscrit dans une série de contributions des patrons africains, des décideurs publics et des institutions financières afin de freiner la pandémie et préparer la reprise économique. L’Afrique fait fasse à une pandémie forte Longtemps et curieusement épargnée par le coronavirus, l’Afrique doit maintenant faire face à une pandémie en forte progression. Mercredi, le continent enregistrait 414 décès pour 9.178 cas. Moins touchée, la Mauritanie recensait seulement 3 cas, dont un décès. Afin d’enrayer la propagation du virus dans son pays, l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou a fait un don d’un milliard d’ouguiyas (environ 8 millions de dollars) au gouvernement mauritanien.  Selon un communiqué de presse, ce montant a été prélevé sur ses fonds gelés par l’ancien régime du président Mohamed O. Abdel Aziz, qui l’avait contraint à l’exil pendant 10 ans. « Donnez aux hôpitaux, aux soignants, à la recherche, aux ministères de la Santé »  Outre son geste, Bouamatou a appelé tous les patrons mauritaniens et africains à contribuer financièrement à la lutte contre le Covid-19. « En tant que philanthrope, je me permets d’appeler toutes les élites africaines, tous les hommes d’affaires du continent, toutes les entreprises saines, toutes les multinationales actuellement en Afrique, à prendre conscience de cette urgence sanitaire et à participer activement à la lutte contre le virus. Donnez aux hôpitaux, aux soignants, à la recherche, aux ministères de la Santé », a lancé, dans une tribune, le président de la Fondation pour l’Egalité des Chances en Afrique.  Son appel a été largement suivi puisque d’autres hommes d’affaires ont aussi annoncé des dons importants comme Mohamed Ould Nougueid, un magnat du secteur bancaire, de la pêche, de l’import et du BTP. Il a versé un milliard d’ouguiyas tout comme les membres de l’Union nationale du patronat de Mauritanie (UPNM) dirigée par Zine El Abidine. Les partenaires internationaux aux côtés de l’Afrique En Afrique, la Banque mondiale prévoit de fournir jusqu’à 160 milliards d’engagements au cours des 15 prochains mois, afin d’aider les pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie. La Banque Africaine de Développement (BAD) a également annoncé la création d’un fonds doté de 10 milliards de dollars pour aider les pays membres régionaux à lutter contre la propagation du Covid-19. Un montant supplémentaire de 1,35 milliard de dollars sera consacré aux opérations du secteur privé. En outre, le secrétaire général de l’ONU a appelé les dirigeants du G20 à adopter un plan de relance pour les pays en développement. Un appel humanitaire à hauteur de 2 milliards de dollars US a donc été lancé, ainsi que des appels à l’annulation et à la suspension de la dette. L’Afrique, un continent démuni face au coronavirus Ces aides tous azimuts sont d’une importance capitale. L’Afrique étant un continent très pauvre et particulièrement démuni. Les systèmes de santé y sont majoritairement défaillants. « Nous savons à quel point le système de santé est fragile sur le continent africain et ces systèmes sont déjà submergés par de nombreuses épidémies en cours », souligne Michael Yao, responsable des opérations d’urgence de l’OMS en Afrique. Par ailleurs, l’Afrique ne dispose pas des ressources financières, des infrastructures et des capacités humaines nécessaires pour mettre en place une réponse efficace et globale à la hauteur de l’ampleur du Covid-19. #### Monétisation TikTok et Reels en Afrique subsaharienne 2026 En 2026, un créateur de contenu basé à Abidjan, Dakar ou Kinshasa n’a plus besoin d’attendre des années pour décrocher le bouton d’or YouTube. TikTok et Instagram Reels ont radicalement redéfini les règles du jeu pour des milliers de créateurs africains qui, jusqu’ici, se heurtaient aux barrières géographiques et aux critères d’éligibilité d’une plateforme historiquement centrée sur les marchés occidentaux. La course à la monétisation numérique s’est ouverte — et l’Afrique subsaharienne est loin d’en être absente. Pourquoi YouTube ne suffit plus pour les créateurs africains Pendant près d’une décennie, YouTube a représenté la promesse dorée de la création de contenu en Afrique. Pourtant, ses conditions d’accès au Programme Partenaire — 1 000 abonnés et 4 000 heures de visionnage — combinées à des RPM (revenus pour mille vues) particulièrement faibles sur le continent africain, ont découragé de nombreux talents. En pratique, un créateur nigérian ou sénégalais peut générer des millions de vues sur YouTube et percevoir des revenus dix à quinze fois inférieurs à ceux d’un homologue européen pour le même contenu. La raison est simple : les annonceurs locaux investissent encore insuffisamment dans la publicité programmatique, ce qui tire les CPM (coûts pour mille impressions) vers le bas. C’est dans ce contexte que la monétisation TikTok Afrique subsaharienne et les revenus générés par Instagram Reels sont devenus des alternatives sérieuses et complémentaires pour les créateurs de contenu africains. TikTok en Afrique subsaharienne : un écosystème de monétisation en pleine maturité Le TikTok Creator Fund et ses limites continentales TikTok a progressivement élargi son Creator Fund à plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. En 2026, des pays comme le Nigeria, le Ghana, le Kenya et l’Afrique du Sud font partie des marchés éligibles à certains dispositifs de rémunération directe. Cependant, la réalité reste nuancée : les paiements via le Creator Fund restent modestes, souvent entre 0,02 et 0,04 dollar pour mille vues. La véritable révolution est venue avec le TikTok LIVE et les cadeaux virtuels. En Afrique francophone notamment — Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun, RDC — des créateurs ont bâti des communautés soudées qui les soutiennent financièrement via les gifting sessions. Un live quotidien bien animé peut rapporter entre 50 et 300 dollars par session pour les profils les plus populaires. Le Creator Marketplace : la porte d’entrée vers les marques Le TikTok Creator Marketplace s’est imposé comme l’outil le plus rentable pour les créateurs de contenu en Afrique sur les plateformes alternatives à YouTube. Des marques locales (télécoms, banques, agroalimentaire) mais aussi des entreprises internationales cherchant à pénétrer les marchés africains y trouvent des profils authentiques et engagés. MTN, Orange et Airtel investissent massivement dans les partenariats TikTok pour toucher la jeunesse urbaine Les marques de cosmétiques africaines (Dark & Lovely, Cantu Africa) privilegient les créateurs TikTok pour leurs lancements Les startups fintech (Wave, Moov Money) utilisent les créateurs locaux pour vulgariser leurs services Un nano-créateur avec 10 000 abonnés engagés peut prétendre à des collaborations rémunérées entre 100 et 500 dollars par publication sponsorisée. Pour les macro-créateurs (plus de 500 000 abonnés), les tarifs atteignent facilement 2 000 à 10 000 dollars par campagne. Instagram Reels : les revenus en Afrique francophone prennent de l’ampleur Le programme de bonus Reels et son déploiement africain Meta a déployé progressivement son programme de bonus sur les Instagram Reels revenus Afrique francophone. En 2026, certains créateurs d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale rapportent recevoir des invitations au programme Reels Play Bonus, bien que le déploiement reste inégal selon les pays. Ce programme récompense les créateurs en fonction du nombre de vues cumulées sur leurs Reels sur une période donnée. Les montants varient, mais des créateurs ivoiriens et camerounais témoignent de gains allant de 200 à 1 500 dollars mensuels pour des comptes atteignant régulièrement le million de vues. L’affiliation et le marketing d’influence : le vrai moteur de revenus Au-delà des programmes natifs, Instagram Reels est devenu le premier vitrine commerciale pour les créateurs africains en quête de partenariats. La combinaison Stories + Reels + Posts offre un tunnel de conversion redoutable pour les marques. Les secteurs les plus actifs en matière de collaborations Instagram en Afrique subsaharienne en 2026 : Mode et beauté : la mode africaine contemporaine (afroprint, dashiki moderne, wax haute couture) attire des budgets d’influence significatifs Food et lifestyle : les créateurs culinaires valorisant la gastronomie locale (thiéboudienne, jollof rice, ndolé) cartonnent auprès des marques alimentaires Tech et finance : les influenceurs qui vulgarisent les cryptomonnaies, la fintech et l’entrepreneuriat africain sont très recherchés Voyage et tourisme : avec l’essor du tourisme intra-africain, les créateurs de voyage valorisant les destinations du continent multiplient les partenariats Stratégies concrètes pour maximiser ses revenus en 2026 La diversification des plateformes : la règle d’or Les créateurs africains les plus performants en 2026 ne misent jamais sur une seule plateforme. La stratégie dominante consiste à créer du contenu court-format pour TikTok et Reels, à construire une communauté email ou WhatsApp pour la monétisation directe, et à utiliser YouTube comme archive longue durée et source de revenus passifs. Certains créateurs vont plus loin en combinant : La vente de formations en ligne via des plateformes comme Selar (très populaire en Afrique anglophone et francophone) L’accès à des groupes privés WhatsApp ou Telegram monétisés (entre 2 et 10 dollars par mois) La vente de produits physiques (merch, livres, produits artisanaux) via leurs audiences sociales L’importance du contenu en langue locale Une tendance de fond en 2026 : les créateurs qui produisent du contenu en langue locale — wolof, dioula, lingala, haoussa, moore — enregistrent des taux d’engagement bien supérieurs aux moyennes continentales. Ces audiences hyper-fidèles sont particulièrement attractives pour les marques souhaitant toucher des segments de population que le français ou l’anglais n’atteignent pas. La monétisation TikTok en Afrique subsaharienne via les contenus en langues nationales représente une niche encore sous-exploitée mais en croissance rapide, notamment au Sahel et en Afrique centrale. Les obstacles qui persistent en 2026 Malgré les progrès, plusieurs freins structurels ralentissent encore le développement de la monétisation numérique en Afrique subsaharienne : Les paiements internationaux : de nombreux créateurs peinent encore à recevoir leurs revenus en raison des restrictions sur PayPal, Stripe ou les virements SWIFT dans certains pays La connectivité : le coût des données mobiles reste élevé dans plusieurs pays, limitant la consommation et donc l’engagement L’instabilité des politiques plateformes : TikTok et Meta modifient régulièrement leurs algorithmes et programmes de monétisation, souvent sans communication claire vers les marchés africains La fiscalité numérique : plusieurs États africains ont introduit ou renforcé des taxes sur les services numériques, complexifiant la situation des créateurs indépendants FAQ : Monétisation TikTok et Instagram Reels en Afrique Les créateurs d’Afrique francophone peuvent-ils accéder au TikTok Creator Fund en 2026 ? L’accès au Creator Fund TikTok varie selon les pays. En 2026, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et l’Afrique du Sud sont les marchés africains les mieux couverts. Pour les pays d’Afrique francophone (Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun), les options de monétisation directe via le Creator Fund restent limitées, mais le LIVE gifting et le Creator Marketplace sont accessibles et souvent plus rentables. Quel est le revenu moyen d’un créateur TikTok africain en 2026 ? Les revenus varient considérablement selon la taille de l’audience, la niche et la stratégie de monétisation. Un micro-créateur (10 000 à 50 000 abonnés) peut espérer entre 100 et 800 dollars mensuels en combinant partenariats de marque et LIVE gifting. Les créateurs avec plus d’un million d’abonnés actifs peuvent dépasser 5 000 dollars mensuels via une stratégie multi-sources. Instagram Reels est-il plus rentable que TikTok pour les créateurs africains ? Tout dépend de la stratégie. TikTok offre une viralité organique plus rapide, ce qui favorise la croissance d’audience. Instagram Reels, adossé à l’écosystème Meta, permet un ciblage publicitaire plus précis et attire des budgets d’influence souvent plus élevés de la part des grandes marques. La combinaison des deux plateformes reste la stratégie optimale pour les créateurs de contenu africains sur les plateformes alternatives à YouTube. Comment recevoir ses paiements de TikTok ou Meta en Afrique subsaharienne ? Les options les plus utilisées en 2026 incluent : les virements via Payoneer (disponible dans la plupart des pays africains), les paiements mobile money dans certains marchés partenaires, ou le recours à des comptes bancaires dans des pays tiers. Des solutions comme Flutterwave ou Chipper Cash facilitent également la conversion et le rapatriement des revenus numériques. Le contenu en langue africaine locale est-il monétisable sur ces plateformes ? Oui, et c’est même une tendance croissante en 2026. Les algorithmes de TikTok et Instagram favorisent l’engagement, et les contenus en langue locale génèrent souvent des taux d’interaction bien supérieurs à la moyenne. Des marques locales et régionales cherchent activement des créateurs capables de communiquer en wolof, en dioula, en lingala ou en haoussa pour toucher des audiences très ciblées. À lire aussi monétisation YouTube en Afrique francophone formation numérique pour créateurs africains opportunités de business en Afrique subsaharienne financer son activité en Afrique subsaharienne À lire aussi influenceurs africains politique Afrique de l’Ouest #### Monétisation YouTube Afrique francophone : blocages et solutions Ils cumulent des millions de vues sur leurs tutoriels, leurs vlogs ou leurs émissions culturelles. Ils font vivre une langue, des cultures, des débats. Et pourtant, leur compte YouTube affiche zéro dollar. En 2026, des milliers de créateurs africains francophones se heurtent encore à un mur invisible : celui de la monétisation YouTube Afrique francophone bloquée, un problème structurel que la plateforme tarde à résoudre et que les créateurs doivent contourner avec ingéniosité. Pourquoi la monétisation YouTube reste inaccessible dans tant de pays africains La question revient sans cesse dans les forums et groupes Facebook dédiés aux créateurs du continent : pourquoi YouTube ne paie pas en Afrique de l’Ouest et dans d’autres régions francophones ? La réponse tient à plusieurs facteurs techniques et commerciaux que Google — maison mère de YouTube — n’a pas encore pleinement adressés. Le Programme Partenaires YouTube : une liste d’éligibilité très restreinte Le Programme Partenaires YouTube (YPP) conditionne l’accès à la monétisation publicitaire. Pour en faire partie, un créateur doit résider dans un pays éligible au programme. En 2026, cette liste inclut une poignée de pays africains — principalement l’Égypte, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Ghana et la Tanzanie — mais exclut la quasi-totalité de l’Afrique francophone subsaharienne. Résultat : un créateur basé à Dakar, Abidjan, Kinshasa, Bamako ou Lomé ne peut pas activer la monétisation directe sur sa chaîne, quels que soient son nombre d’abonnés ou ses heures de visionnage. Les créateurs africains revenus YouTube limitations subissent ainsi une double peine : ils génèrent de l’audience sans percevoir la rémunération publicitaire correspondante. Les obstacles liés aux systèmes de paiement Même lorsqu’un pays est théoriquement éligible, les limitations pratiques liées aux paiements constituent un frein majeur. YouTube verse ses revenus via AdSense, qui exige : Un compte bancaire ou un mode de paiement électronique accepté par Google Un numéro d’identification fiscale valide dans certains pays Une adresse de facturation vérifiable Un seuil minimum de paiement (100 USD) avant tout virement Dans de nombreux pays d’Afrique francophone, l’accès aux services bancaires internationaux reste limité. Les cartes de débit locales ne sont souvent pas reconnues par AdSense, et les virements SWIFT engendrent des frais prohibitifs pour des montants modestes. Mobile Money (Orange Money, Wave, MTN MoMo), pourtant massivement adopté sur le continent, n’est toujours pas intégré à l’écosystème de paiement de Google en 2026. Les annonceurs absents du marché local La monétisation publicitaire repose sur la présence d’annonceurs qui enchérissent pour diffuser leurs publicités. Or, dans les marchés d’Afrique francophone, le volume d’annonceurs Google Ads actifs reste faible. Même si un créateur parvenait à activer le YPP, le CPM (coût pour mille impressions) y serait structurellement bas — souvent entre 0,10 et 0,50 USD — contre 3 à 10 USD en Europe ou en Amérique du Nord. Cette réalité économique rend les revenus publicitaires YouTube dérisoires pour les créateurs ciblant une audience locale. Les stratégies que les créateurs africains adoptent pour contourner ces blocages Face à ces obstacles systémiques, une génération de créateurs africains francophones a développé des modèles économiques alternatifs, souvent plus robustes que la seule dépendance à la publicité YouTube. Les plateformes de monétisation alternatives pour les créateurs en Afrique Le marché des plateformes de monétisation alternative creators Afrique s’est considérablement enrichi ces dernières années. Voici les solutions les plus adoptées : Patreon et Ko-fi : Ces plateformes de financement participatif récurrent permettent aux abonnés de soutenir directement leurs créateurs favoris, contournant totalement les restrictions géographiques de YouTube. Elles acceptent des paiements par carte internationale, et certains créateurs y génèrent plusieurs centaines d’euros par mois grâce à leur communauté diasporique en Europe. Afrostreamflix et plateformes VOD africaines : Des acteurs régionaux proposent désormais aux créateurs de distribuer leurs contenus vidéo via des modèles de partage de revenus adaptés aux réalités africaines, avec des paiements via Mobile Money. Substack et newsletters monétisées : Les créateurs à forte audience s’appuient sur des newsletters payantes pour diversifier leurs revenus, notamment ceux dont le contenu est à forte valeur informationnelle (finance, entrepreneuriat, actualité). Sponsorings directs : Négocier des partenariats directement avec des marques locales ou panafricaines — télécoms, fintech, agroalimentaire — reste la source de revenus la plus fiable pour de nombreux créateurs francophones à audience significative. TikTok Creator Fund et Instagram Bonuses : Bien que leurs programmes aient leurs propres restrictions, TikTok et Meta ont ouvert des pays africains supplémentaires à leurs fonds de monétisation en 2026, offrant une alternative crédible à YouTube pour les formats courts. Domiciliation à l’étranger : une solution risquée mais répandue Une pratique courante consiste à domicilier son compte AdSense dans un pays éligible — souvent la France, la Belgique ou le Canada pour les créateurs francophones — via un proche ou une structure juridique. Cette approche permet techniquement d’accéder à la monétisation YouTube, mais elle comporte des risques légaux importants (fraude fiscale, violation des CGU de Google) et peut mener à la suspension définitive du compte. Elle n’est en aucun cas recommandée. Le modèle communautaire : monétiser l’audience, pas les vues Les créateurs les plus performants de l’espace francophone africain ont compris que leur véritable actif n’est pas leurs vues YouTube, mais leur communauté. Groupes WhatsApp premium, formations en ligne vendues via des outils comme Gumroad ou Selar.co (une plateforme nigériane en pleine expansion dans l’espace francophone), webinaires payants : autant de leviers qui permettent de monétiser directement, sans intermédiaire algorithmique. Ce que YouTube devrait faire — et ce que les créateurs peuvent revendiquer En 2026, plusieurs associations de créateurs africains francophones ont formalisé des demandes auprès de Google pour une expansion du YPP à des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun et la RDC. L’argument est économique : avec des dizaines de millions d’utilisateurs YouTube actifs dans ces pays, Google laisse de la valeur sur la table en n’investissant pas dans l’écosystème créateur local. Des solutions intermédiaires existent pourtant : intégration du Mobile Money à AdSense, création d’un fonds dédié aux créateurs africains à l’image du TikTok Creator Fund, ou encore abaissement du seuil de paiement pour les marchés émergents. Ces revendications trouvent un écho croissant, et plusieurs sources industrielles indiquent que Google étudie sérieusement une extension du YPP à de nouveaux marchés africains d’ici fin 2026. FAQ : Monétisation YouTube et créateurs africains francophones Puis-je monétiser ma chaîne YouTube si je suis basé en Côte d’Ivoire ou au Sénégal en 2026 ? Non, pas directement via le Programme Partenaires YouTube. Ces pays ne figurent pas encore sur la liste d’éligibilité officielle du YPP. Vous pouvez en revanche monétiser votre audience via des sponsorings directs, des plateformes comme Patreon, ou en vendant des formations et contenus exclusifs. Pourquoi YouTube ne paie pas en Afrique de l’Ouest malgré des millions de vues ? L’absence de paiement tient à deux raisons principales : l’inéligibilité géographique au YPP, et l’absence d’infrastructure de paiement compatible (pas d’intégration Mobile Money, accès limité aux comptes bancaires internationaux). Les vues génèrent des revenus pour Google, mais pas pour les créateurs locaux. Existe-t-il des plateformes de monétisation alternatives adaptées à l’Afrique ? Oui. Selar.co est particulièrement recommandée pour vendre des produits numériques avec paiement Mobile Money. Ko-fi et Patreon fonctionnent bien pour les créateurs dont l’audience est partiellement en Europe ou en Amérique du Nord. Pour la vidéo, des plateformes VOD africaines émergent progressivement avec des modèles de partage de revenus adaptés. Mon contenu peut-il quand même être monétisé par YouTube à mon insu ? Oui. YouTube peut diffuser des publicités sur vos vidéos même si vous n’êtes pas partenaire du YPP. Dans ce cas, les revenus générés vont intégralement à YouTube/Google. C’est une réalité injuste que de nombreux créateurs africains dénoncent activement. Quel est le meilleur pays africain francophone pour domicilier légalement une activité de créateur ? En 2026, le Maroc et la Tunisie offrent les écosystèmes les plus favorables pour les créateurs cherchant un cadre juridique et bancaire compatible avec les paiements internationaux, notamment AdSense. Pour l’Afrique subsaharienne, le Sénégal développe un cadre réglementaire pour l’économie numérique qui pourrait faciliter ces démarches à moyen terme. À lire aussi formation numérique afrique francophone OIF À lire aussi monétisation tiktok afrique subsaharienne À lire aussi visa afrique de l’est travail numérique À lire aussi influenceurs africains politique Afrique de l’Ouest #### Monnaies locales et économies parallèles en Afrique 2026 Quand l’Afrique invente sa propre finance, en dehors des banques Au marché Sandaga de Dakar, un boutiquier règle sa livraison de tissus sans un seul franc CFA en espèces. À Bamako, une association de femmes commerçantes capitalise chaque semaine des milliers d’euros via une application de messagerie. À Lagos, des quartiers entiers fonctionnent avec une monnaie communautaire qui ne figure dans aucun registre officiel. Ce n’est pas de la fiction : c’est l’Afrique de 2026, où les économies parallèles ne sont plus un symptôme de sous-développement, mais une réponse créative, robuste et souvent supérieure aux systèmes financiers formels. Derrière le terme parfois péjoratif d’« économie souterraine », se cache en réalité une architecture financière complexe, dotée de ses propres règles, de ses propres instruments de confiance et, de plus en plus, de ses propres technologies. Comprendre ces systèmes de paiement informels n’est plus seulement une curiosité académique : c’est une clé pour saisir comment plus de 600 millions d’Africains gèrent leur argent au quotidien. La tontine, matrice historique de la finance informelle africaine Tout commence avec la tontine. Ce mécanisme de collecte rotative d’épargne, connu sous des dizaines de noms — njangi au Cameroun, susu au Ghana, djangui en Côte d’Ivoire, xessal au Sénégal — constitue la colonne vertébrale de la finance communautaire africaine depuis des siècles. Son principe est d’une simplicité désarmante : un groupe de personnes cotise régulièrement une somme fixe, et chaque membre reçoit à tour de rôle la cagnotte totale. Ce qui change en 2026, c’est la numérisation de ce modèle ancestral. Les tontines numériques en Afrique de l’Ouest explosent littéralement. Des plateformes comme Wekker (Sénégal), Njangi House (Cameroun) ou encore des groupes WhatsApp structurés avec des bots de gestion automatisée permettent désormais à des membres dispersés entre Dakar, Paris et Montréal de participer à la même tontine en temps réel. La confiance, autrefois garantie par la proximité géographique et les liens familiaux, est aujourd’hui renforcée par des mécanismes de notation entre pairs, des cautions numériques et des historiques de paiement traçables. Des chiffres qui donnent le vertige En Afrique subsaharienne, plus de 80 % des transactions économiques se déroulent encore en dehors du secteur bancaire formel, selon les estimations de la Banque africaine de développement (2025). Le volume annuel des tontines en Afrique de l’Ouest serait supérieur à 50 milliards de dollars, selon certains experts du secteur financier informel. Au Sénégal, près de 60 % des ménages urbains participent à au moins une tontine active. Au Mali, les associations d’épargne informelles financent une part significative du petit commerce, des transports et même de l’immobilier populaire. Systèmes de paiement informels au Sénégal et au Mali : bien plus que du troc Quand on parle de systèmes de paiement informels au Sénégal et au Mali, on dépasse très vite le simple échange de billets sous le manteau. Il s’agit d’écosystèmes complets, avec des intermédiaires spécialisés, des règles implicites mais strictement respectées, et des instruments de crédit sophistiqués. Au Sénégal, les « bana-bana » — ces commerçants itinérants qui structurent une bonne partie du commerce de détail informel — ont développé un système de crédit oral extrêmement élaboré. Un fournisseur de Touba peut livrer des marchandises à un revendeur de Ziguinchor sur la seule foi d’une réputation construite au fil des années, sans contrat écrit ni garantie bancaire. La sanction en cas de défaut n’est pas judiciaire ; elle est sociale et commerciale — et donc souvent bien plus redoutée. Au Mali, dans le contexte de crise institutionnelle que traverse le pays depuis 2021, ces réseaux informels ont renforcé leur rôle structurant. Les « yiriwa » (associations de développement communautaire) ont progressivement intégré des fonctions de micro-financement, de gestion des transferts de la diaspora et même d’arbitrage des litiges commerciaux. En 2026, certaines de ces structures gèrent des flux financiers comparables à ceux de petites institutions de microfinance officielles. L’émergence de monnaies communautaires locales Plus marginales mais en croissance, les monnaies locales en Afrique représentent l’avant-garde de cette réinvention financière. Inspirées des expériences européennes (le Sol Violette à Toulouse, le WIR suisse) mais adaptées aux réalités africaines, ces devises communautaires circulent dans des périmètres géographiques ou sociaux définis. À Nairobi, le projet Bangla-Pesa, documenté par l’ONG Grassroots Economics, a montré qu’une monnaie communautaire pouvait stabiliser les échanges dans un bidonville, réduire la dépendance aux flux de shillings et renforcer la résilience économique locale face aux chocs extérieurs. Le modèle a depuis été répliqué dans plusieurs communautés d’Afrique de l’Est et inspire des expérimentations similaires en Afrique francophone. Ces initiatives posent une question fondamentale : la monnaie est-elle nécessairement l’apanage des États ? En Afrique, la réponse pratique de millions de personnes semble être : pas forcément. Économie souterraine et fintech africaine : une convergence inévitable Le grand bouleversement de la décennie, c’est la rencontre entre cette économie souterraine séculaire et les nouvelles technologies financières. Les fintechs africaines les plus intelligentes l’ont compris : il ne sert à rien de vouloir « formaliser » de force des pratiques informelles. Il vaut mieux s’y adapter, voire s’en inspirer. Des acteurs comme Wave (Sénégal/Mali), Orange Money ou MTN Mobile Money ont réussi leur percée non pas en proposant des produits bancaires classiques, mais en digitalisant des comportements déjà existants : l’envoi d’argent à la famille, le paiement de petits fournisseurs, la gestion de la caisse quotidienne. Le mobile money n’a pas créé de nouveaux comportements financiers ; il a donné une infrastructure numérique à des comportements déjà bien ancrés. En 2026, la prochaine frontière est la tokenisation des tontines. Plusieurs startups en Côte d’Ivoire, au Sénégal et au Nigeria expérimentent des systèmes de jetons numériques (tokens) basés sur la blockchain qui permettent de représenter les parts d’une tontine, d’automatiser les versements et même de céder sa part à un tiers. Ce faisant, elles créent un pont entre l’économie informelle et les marchés de capitaux formels — sans pour autant dénaturer la logique communautaire qui fait le succès du modèle. Les défis à surmonter La réglementation : Les autorités financières de l’UEMOA et de la CEMAC peinent à définir un cadre juridique adapté à ces objets hybrides qui ne sont ni des banques ni de simples associations. La cybersécurité : La numérisation expose les tontines à de nouveaux risques de fraude, d’escroquerie et de piratage qui n’existaient pas dans les modèles purement oraux. L’exclusion numérique : En milieu rural, l’accès aux smartphones et à une connexion stable reste un obstacle majeur à la digitalisation des pratiques informelles. La fiscalité : Les États africains cherchent à capter une partie de la valeur générée par ces systèmes, mais sans les étrangler — un équilibre délicat. Vers une reconnaissance institutionnelle du secteur informel ? La question n’est plus de savoir si les économies parallèles africaines méritent d’être prises au sérieux. Elles le sont déjà — par leurs participants, par les fintechs qui les courtisent et, de plus en plus, par les institutions internationales. Le FMI lui-même a publié en 2024 plusieurs notes de travail reconnaissant que l’économie informelle africaine n’est pas un problème à résoudre mais une réalité à intégrer dans les politiques publiques. Ce changement de paradigme est fondamental. Il suppose de cesser de considérer les systèmes financiers communautaires africains comme des formes dégradées de la finance occidentale, pour les reconnaître comme des innovations à part entière — nées de contraintes spécifiques, certes, mais dotées d’une sophistication et d’une efficacité réelles. En 2026, l’Afrique n’est pas en train de « rattraper » un modèle financier mondial. Elle est en train d’en construire un autre. FAQ — Questions fréquentes sur les économies parallèles et monnaies locales en Afrique Qu’est-ce qu’une tontine et en quoi est-elle différente d’une banque ? Une tontine est un système d’épargne collective rotatif : les membres d’un groupe cotisent régulièrement une somme fixe, et chacun reçoit à tour de rôle la totalité des cotisations. Contrairement à une banque, la tontine ne génère pas d’intérêts, ne nécessite pas de dossier de crédit et repose sur la confiance interpersonnelle plutôt que sur des garanties contractuelles. C’est sa force et sa limite. Les monnaies locales africaines sont-elles légales ? Leur statut juridique varie selon les pays. Dans la plupart des États membres de l’UEMOA (dont le Sénégal et le Mali), les monnaies communautaires ne sont pas explicitement interdites mais évoluent dans un vide juridique. Elles ne peuvent pas se substituer au franc CFA pour les transactions officielles, mais rien n’empêche leur usage dans un cadre purement communautaire. Certains États commencent à réfléchir à des cadres réglementaires expérimentaux. Comment les fintechs africaines s’appuient-elles sur l’économie informelle ? Les fintechs les plus performantes ont compris que l’économie informelle africaine n’est pas un obstacle mais un marché. Elles digitalisent des pratiques existantes (tontines, transferts familiaux, commerce de proximité) plutôt que d’imposer des produits financiers étrangers aux usages locaux. Wave, par exemple, a conçu son interface et ses frais en tenant compte des habitudes de paiement informel au Sénégal. Peut-on investir dans des tontines numériques africaines depuis la diaspora ? Oui, et c’est une pratique en forte croissance. Plusieurs plateformes permettent à des membres de la diaspora africaine en Europe ou en Amérique du Nord de participer à des tontines en Afrique de l’Ouest via des applications mobiles. Les transferts sont effectués en mobile money ou par virement, et la gestion du groupe est souvent assurée via des applications dédiées ou des groupes de messagerie structurés. Le cadre légal reste cependant à clarifier dans plusieurs pays. L’économie informelle africaine est-elle un frein au développement ? C’est une idée reçue de plus en plus contestée. Si l’économie informelle présente des lacunes réelles (absence de protection sociale, difficultés de financement à grande échelle, exposition à la fraude), elle joue aussi un rôle de filet de sécurité irremplaçable et génère des innovations financières que le secteur formel n’aurait pas produites. En 2026, la majorité des économistes spécialisés considèrent que l’enjeu n’est pas de supprimer le secteur informel, mais de le faire dialoguer intelligemment avec les institutions formelles. À lire aussi financement alternatif aux banques dynamiques économiques en Afrique opportunités d’investissement en Afrique économies parallèles et nouveaux acteurs #### Mozambique : le gaz naturel, moteur de croissance à double tranchant Quand le sol commence à trembler doucement sous les pieds des habitants de Palma, ce n’est pas un séisme. C’est le grondement des machines, des camions et des foreuses, qui creusent les entrailles du nord du Mozambique à la recherche d’une richesse enfouie depuis des millénaires : le gaz naturel. Une promesse de prospérité, mais aussi une source d’angoisse pour des milliers de familles. Un trésor découvert au large de Cabo Delgado Tout a commencé en 2010, lorsqu’Anadarko, une entreprise américaine, découvre d’immenses gisements de gaz naturel au large des côtes de Cabo Delgado. Très vite, d’autres multinationales se joignent à la ruée vers l’or bleu : TotalEnergies, ENI, ExxonMobil. Le Mozambique devient soudain l’un des pays les plus courtisés d’Afrique australe. Les chiffres donnent le vertige : plus de 180 milliards de mètres cubes de gaz estimés, plaçant le pays parmi les dix plus grandes réserves mondiales. Les projets d’exploitation affichent des investissements colossaux – plus de 60 milliards de dollars prévus à long terme. “C’est une opportunité historique pour le Mozambique”, déclarait en 2018 le président Filipe Nyusi. “Nous allons transformer notre économie et améliorer la vie de notre peuple.” Les ambitions sont grandes : création d’emplois, développement des infrastructures, hausse des revenus de l’État. Le Fonds monétaire international estime que les recettes fiscales liées au gaz pourraient représenter jusqu’à 7 % du PIB d’ici 2035. Une manne qui attise les convoitises Mais cette manne énergétique a aussi réveillé des forces plus sombres. Depuis 2017, Cabo Delgado est le théâtre d’une insurrection armée menée par des groupes islamistes se revendiquant de l’État islamique. Les attaques ciblent les villages, les infrastructures et même les sites gaziers. En mars 2021, l’assaut de Palma, à quelques kilomètres du méga-projet gazier de TotalEnergies, a semé la panique. Des centaines de civils ont été tués ou déplacés. Total a suspendu ses activités, déclarant un cas de force majeure. “On a entendu les tirs toute la nuit”, raconte Amélia, une habitante réfugiée à Pemba. “Tout le monde a fui. On a tout laissé derrière nous.” Les experts s’accordent à dire que les tensions sont exacerbées par la marginalisation historique de cette région pauvre et éloignée. “Le gaz a aggravé les frustrations locales”, explique João Matola, analyste politique à Maputo. “Les jeunes voient les milliards arriver, mais pas les emplois ni les écoles.” Des promesses économiques encore fragiles Sur le papier, l’exploitation du gaz pourrait transformer l’économie mozambicaine. Le pays, classé parmi les plus pauvres au monde, espère que les revenus permettront de financer la santé, l’éducation et les infrastructures. Mais la réalité est plus complexe. La majorité des contrats sont signés avec des multinationales, et les retombées locales restent limitées. Seuls 3 % des emplois créés sont occupés par des Mozambicains, selon une étude de l’université d’Édimbourg. “On nous avait promis du travail, mais ce sont des étrangers qui construisent les plateformes”, déplore Celso, un jeune diplômé de Nampula. De plus, les revenus ne sont attendus qu’à partir de 2027, une fois les installations terminées et les exportations stabilisées. D’ici là, les dépenses publiques restent contraintes, et la dette continue de peser lourdement. En 2016, le pays a déjà connu un scandale financier lié à des prêts cachés, provoquant une crise économique majeure. Des communautés déplacées, un tissu social bouleversé Pour faire place aux infrastructures gazières, des milliers de familles ont été déplacées de force. À Afungi, près du site de TotalEnergies, les habitants ont vu leurs terres agricoles confisquées. “On m’a donné une maison en béton, mais plus de champs”, témoigne Alberto, ancien cultivateur de manioc. “Je ne peux plus nourrir ma famille.” Le déplacement des communautés a entraîné une perte de repères, de traditions et de cohésion sociale. Les compensations financières sont souvent insuffisantes, et les promesses de relogement ne sont pas toujours tenues. Le tissu social, déjà fragile, se déchire un peu plus chaque jour. Des ONG locales dénoncent également les impacts environnementaux : déforestation, pollution marine, pression sur les ressources en eau. “Le gaz ne doit pas devenir une malédiction”, avertit Lúcia Mbanze, militante écologiste à Beira. “Il faut que les communautés soient protégées et écoutées.” Une dépendance énergétique risquée Le Mozambique mise presque tout sur le gaz pour son avenir économique. Mais cette dépendance comporte des risques. Les prix mondiaux du gaz sont volatils, et la transition énergétique mondiale pourrait réduire la demande à long terme. “Nous devons éviter le syndrome du pétrole”, prévient Pedro Chissano, économiste à l’université Eduardo Mondlane. “Ne pas tout miser sur une seule ressource.” Par ailleurs, la gouvernance reste un défi majeur. La corruption, le manque de transparence et les tensions politiques peuvent freiner les bénéfices attendus. La société civile réclame la création d’un fonds souverain indépendant pour gérer les revenus du gaz, à l’image de la Norvège ou du Ghana. En parallèle, certains appellent à diversifier l’économie : agriculture, tourisme, énergies renouvelables. “Le gaz peut être un levier, mais pas une fin en soi”, insiste Helena, entrepreneure à Maputo. “Il faut investir dans les gens, pas seulement dans les tuyaux.” Entre espoir et incertitude Le Mozambique se trouve à un carrefour décisif. Le gaz naturel peut être une source de renaissance ou un piège doré. Tout dépendra des choix politiques, de la stabilité sécuritaire et de la capacité à inclure les populations locales dans cette transformation. À Palma, les enfants jouent à nouveau dans les ruelles poussiéreuses, sous le regard inquiet de leurs parents. “On ne sait pas ce que demain nous réserve”, murmure Maria, mère de trois enfants. “Mais on espère que ce gaz ne nous volera pas notre avenir.” Et si, finalement, la véritable richesse du Mozambique ne se trouvait pas sous terre, mais dans la manière dont il choisira de bâtir son destin ? #### Mozambique : le pari risqué du gaz naturel Le vent souffle fort sur la côte nord du Mozambique. À Palma, les palmiers frémissent, mais ce ne sont pas les rafales marines qui inquiètent les habitants. C’est le grondement lointain des machines, le ballet incessant des hélicoptères, et la promesse d’un avenir aussi brillant que fragile. Le gaz naturel, enfoui dans les profondeurs de l’océan Indien, attire les géants de l’énergie comme des papillons vers la lumière. Mais à quel prix ? Une découverte qui change tout En 2010, la société américaine Anadarko et l’italienne ENI annoncent une découverte majeure au large du bassin de Rovuma : plus de 180 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Très vite, le Mozambique, pays parmi les plus pauvres du monde, se retrouve propulsé au centre des convoitises énergétiques mondiales. « C’était comme si on avait trouvé un trésor sous nos pieds », se souvient João Matola, ancien ingénieur chez la compagnie nationale ENH. « On parlait déjà de faire du Mozambique le Qatar de l’Afrique. » Les projets s’enchaînent : Mozambique LNG, Coral South FLNG, Rovuma LNG… Les investissements dépassent les 50 milliards de dollars. Les compagnies TotalEnergies, ExxonMobil, ENI et la China National Petroleum Corporation s’installent, transformant les villages côtiers en chantiers géants. Des promesses d’or et de prospérité Pour les autorités mozambicaines, le gaz est une opportunité historique. Le gouvernement mise sur une manne fiscale estimée à plus de 100 milliards de dollars sur trente ans. De quoi financer des routes, des hôpitaux, des écoles, et sortir des millions de personnes de la pauvreté. « Le gaz est notre passeport pour le développement », déclarait en 2018 le président Filipe Nyusi. « Nous avons l’obligation morale de transformer cette richesse en bien-être pour notre peuple. » Des plans ambitieux voient le jour : création de zones économiques spéciales, formation de milliers de techniciens locaux, construction d’infrastructures portuaires et d’usines de liquéfaction. À Maputo, l’enthousiasme est palpable. Les analystes parlent de croissance à deux chiffres et d’un Mozambique bientôt incontournable sur la scène énergétique mondiale. Mais l’ombre grandit dans le nord À mesure que les projets avancent, un autre phénomène émerge dans la province de Cabo Delgado : une insurrection armée. En 2017, un groupe islamiste local, Ansar al-Sunna, lance une série d’attaques contre des villages. Très vite, le conflit s’intensifie. En 2021, les insurgés prennent temporairement le contrôle de Palma, à quelques kilomètres des installations gazières. « On a entendu des tirs toute la nuit. Le matin, tout le monde fuyait vers la mer », raconte Fatima, une habitante déplacée. « Les soldats étaient dépassés. Les insurgés étaient partout. » Face à la menace, TotalEnergies suspend son projet phare, Mozambique LNG, estimé à 20 milliards de dollars. Des milliers d’ouvriers sont évacués. Le rêve gazier vacille. Selon l’ONU, plus de 800 000 personnes ont été déplacées par le conflit, et plus de 4 000 tuées. Le lien entre l’insurrection et les projets gaziers reste flou, mais pour beaucoup, la ruée vers le gaz a exacerbé les tensions sociales, les frustrations locales et les inégalités. Un développement qui exclut ? Dans les villages de Cabo Delgado, nombreux sont ceux qui ne voient pas les retombées promises. Les terres ont été réquisitionnées, les pêcheurs déplacés, les emplois qualifiés souvent confiés à des expatriés. « Ils ont pris notre plage, notre mer, et maintenant on ne peut même plus pêcher », déplore Manuel, pêcheur de Mocímboa da Praia. « Ils disent que c’est pour le bien du pays, mais nous, on ne voit rien. » Des ONG dénoncent un modèle de développement extractiviste, centré sur l’exportation et peu soucieux des communautés locales. En 2022, un rapport d’Amnesty International pointait du doigt des expulsions forcées, des compensations insuffisantes et un manque de transparence dans la gestion des revenus gaziers. Le gouvernement, de son côté, affirme avoir tiré les leçons des erreurs passées. Un fonds souverain a été créé en 2023 pour gérer les revenus du gaz de manière équitable et durable. Mais la méfiance persiste. Les géants de l’énergie sous pression Face à l’instabilité, les compagnies pétrolières adaptent leur stratégie. ENI a lancé en 2022 la production de gaz liquéfié via une plateforme flottante, Coral Sul FLNG, située à 80 km au large, loin des zones de conflit. Une première en Afrique. « C’est une solution innovante et plus sûre dans le contexte actuel », explique un cadre d’ENI sous couvert d’anonymat. « On peut produire sans dépendre de l’infrastructure terrestre. » TotalEnergies, de son côté, a annoncé vouloir reprendre ses activités en 2024, après avoir renforcé la sécurité avec l’aide des forces rwandaises et du bloc régional SADC. Mais les ONG s’inquiètent d’une militarisation croissante de la région, au détriment des civils. « Le gaz ne doit pas devenir un prétexte pour justifier des violations des droits humains », avertit Maria Tavares, juriste mozambicaine. « Il faut un équilibre entre sécurité, développement et justice sociale. » Un avenir incertain, entre espoir et tension Le Mozambique est aujourd’hui à la croisée des chemins. Le potentiel gazier est immense : le pays pourrait devenir le quatrième exportateur mondial de gaz liquéfié d’ici 2030. Mais les défis sont tout aussi colossaux : insécurité persistante, corruption, inégalités, dépendance aux marchés internationaux. La transition énergétique mondiale ajoute une pression supplémentaire. Alors que l’Europe cherche des alternatives au gaz russe, le Mozambique devient un fournisseur stratégique. Mais à long terme, le monde s’éloigne des énergies fossiles. Le pari du gaz est donc aussi un pari sur le temps. « Nous avons une fenêtre de dix à quinze ans pour transformer cette richesse en développement réel », estime Celso Correia, ministre de l’Agriculture. « Après, il sera peut-être trop tard. » Dans les rues de Pemba, la capitale régionale, les enfants jouent entre les carcasses de camions abandonnés. Le gaz est là, quelque part sous la mer. Mais pour beaucoup, il reste une promesse lointaine, presque irréelle. Le Mozambique saura-t-il dompter cette richesse sans se perdre dans ses flammes ? #### Mpox en Afrique, le bilan tragique atteint 1 100 décès L’épidémie de mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe, continue de faire des ravages en Afrique, avec un bilan tragique qui s’élève désormais à 1 100 morts. Les autorités sanitaires sont préoccupées par l’ampleur croissante de cette maladie, qui touche plusieurs pays du continent et semble hors de contrôle. Ce qu’il faut retenir L’épidémie de mpox, anciennement connue sous le nom de variole du singe, continue de faire des ravages en Afrique, avec un bilan tragique qui s’élève désormais à 1 100 morts. Les autorités sanitaires sont préoccupées par l’ampleur croissante de cette maladie. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Une situation alarmante sur le terrain Depuis le début de l’année, les cas de mpox ont explosé, atteignant plus de 34 297 infections signalées selon les données fournies par l’Africa CDC. La majorité des décès proviennent de la République Démocratique du Congo (RDC), qui concentre près de 96 % des cas et des décès liés à cette épidémie. Le Dr Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC, a souligné lors d’une conférence de presse que “l’épidémie n’est pas sous contrôle”, mettant en lumière la nécessité d’une réponse rapide et efficace. Les nouvelles infections continuent d’affluer à un rythme alarmant, avec environ 2 500 nouveaux cas hebdomadaires. Ce chiffre souligne l’urgence d’une action coordonnée pour endiguer la propagation du virus. Des défis dans la surveillance et le dépistage Malgré les efforts déployés pour contrôler l’épidémie, le taux de tests pour confirmer la présence du mpox demeure insuffisant. Les autorités sanitaires ont exprimé leur inquiétude quant aux faiblesses dans les systèmes de surveillance et de dépistage, ce qui complique la gestion efficace de la crise. L’absence d’un protocole robuste pour identifier et isoler les cas suspects contribue à la propagation rapide du virus. Réponses sanitaires et campagnes de vaccination Face à cette situation critique, des campagnes de vaccination ont été lancées dans certaines régions, notamment en RDC. Cependant, le lancement a été retardé dans plusieurs pays en raison de problèmes logistiques et d’approvisionnement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a également déclaré une “urgence de santé publique” pour mobiliser les ressources nécessaires à la lutte contre cette épidémie. Les autorités sanitaires doivent intensifier leurs efforts pour sensibiliser les populations aux risques associés au mpox et promouvoir des comportements préventifs. La coopération internationale est essentielle pour fournir un soutien technique et financier aux pays touchés. Le bilan tragique des décès dus au mpox en Afrique souligne l’urgence d’une action collective pour contrôler cette épidémie. Avec 1 100 vies perdues et un nombre croissant d’infections, il est impératif que les gouvernements et les organisations internationales renforcent leurs efforts pour endiguer la propagation du virus. La mise en place d’un système robuste de surveillance et une campagne efficace de vaccination sont cruciales pour protéger les populations vulnérables et prévenir une crise sanitaire encore plus grave. #### MTN enregistre de solides bénéfices L’opérateur de téléphonie mobile MTN a déclaré qu’il s’attend à enregistrer une forte augmentation de ses revenus pour la période de six mois se terminant en juin 2022. Ce qu’il faut retenir L’opérateur de téléphonie mobile MTN a déclaré qu’il s’attend à enregistrer une forte augmentation de ses revenus pour la période de six mois se terminant en juin 2022. Le groupe a déclaré s’attendre à une augmentation du bénéfice par action (EPS) comprise. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Le groupe a déclaré s’attendre à une augmentation du bénéfice par action (EPS) comprise entre 195 % et 205 %. Compte tenu du BPA de 148 % pour la période correspondante de six mois terminée en juin 2021, cela se traduit par une fourchette de 437 % à 451 % pour la période de six mois terminée le 30 juin 2022. Le BPA enregistre des pertes de valeur. Cela concerne notamment le goodwill, qui affiche une baisse de 25 %. Au total, l’entreprise a enregistré une perte de près de 45 %. Hausse de la valeur de ses actions Il prévoit que le bénéfice global par action (HEPS) augmentera de 40 % à 50 % (ou de 155 % à 194 %). Compte tenu du HEPS de 387 % pour la période correspondante de six mois terminée le 30 juin 2021, cela se traduit par une fourchette de 542 % à 581 % pour la période de six mois terminée le 30 juin 2022, a-t-il déclaré. Voici une vidéo en anglais présentant cet opérateur : https://www.youtube.com/watch?v=F8XlJWPdNHQ HEPS a été impacté négativement par certains éléments non opérationnels et ponctuels d’environ 94 % pour la période de six mois. Celles-ci comprennent l’hyperinflation hors dépréciations, les pertes de change (88 %) et une charge IFRS 2 découlant de la transaction de localisation de MTN Ghana, a indiqué le groupe. Rachat de Telkom Le groupe MTN est actuellement en pourparlers pour acheter Telkom dans le cadre d’un accord qui ferait de la société combinée le plus grand opérateur de téléphonie mobile sud-africain en nombre d’abonnés, a rapporté Bloomberg. MTN a proposé de payer Telkom, partiellement détenu par l’État, en actions ou en une combinaison d’espèces et d’actions, a-t-il déclaré dans un communiqué au début du mois. Selon la société, les discussions ne font que commencer. D’ailleurs, il n’y a encore aucune certitude sur la finalisation de cette transaction. Bloomberg a rapporté que MTN regorge de liquidités, après un programme de cession d’actifs pluriannuel, et cherche à renforcer sa position sur ses principaux marchés africains. Un rapprochement avec Telkom comblerait l’écart avec son rival Vodacom Group Ltd, leader du marché sud-africain contrôlé par le groupe britannique Vodafone. Une industrie en plein essor Une récente vente aux enchères du spectre a rendu l’économie la plus industrialisée du continent encore plus attrayante pour les opérateurs. Alors qu’un accord devrait répondre à certains problèmes de réglementation et de concurrence, il est financièrement logique de s’attaquer à tout Telkom étant donné de nombreux autres actifs sous-évalués dans l’entreprise, a déclaré Peter Takaendesa, responsable des actions chez Mergence Investment Managers. #### Namibie face aux mutations entrepreneuriat mondiales : entre opportunités et risques Au lever du jour, dans les rues encore fraîches de Windhoek, une jeune femme ajuste son foulard avant d’ouvrir la porte de sa petite boutique de cosmétiques naturels. Elle s’appelle Tuli, a 29 ans, et elle fait partie de cette génération de Namibiens qui rêvent de bâtir un avenir en créant leur propre entreprise. Mais dans un monde où les règles du jeu entrepreneurial changent à une vitesse fulgurante, la Namibie avance entre promesses et incertitudes. Un écosystème en ébullition Depuis quelques années, la Namibie connaît une effervescence entrepreneuriale sans précédent. Selon le Global Entrepreneurship Monitor, près de 35 % des jeunes Namibiens envisagent de créer leur entreprise dans les trois prochaines années. Un chiffre impressionnant pour un pays de seulement 2,5 millions d’habitants. Les secteurs les plus dynamiques ? L’agriculture durable, le tourisme responsable, la fintech et les énergies renouvelables. Des domaines porteurs, en phase avec les grandes tendances mondiales. « Nous avons une jeunesse créative, connectée et avide de changement », affirme Elias Mutjavikua, directeur d’un incubateur à Swakopmund. « Mais il faut leur donner les moyens de transformer leurs idées en entreprises viables. » Les incubateurs, espaces de coworking et programmes de mentorat se multiplient, souvent soutenus par des partenariats internationaux. Mais derrière cette façade prometteuse, les défis restent immenses. Les défis d’un marché restreint La Namibie, avec sa faible densité de population et son économie encore largement dépendante de l’exploitation minière, peine à offrir un marché intérieur suffisant pour soutenir une croissance rapide des start-ups. « J’ai lancé ma plateforme de e-commerce pour promouvoir l’artisanat local », raconte Ndeshi, fondatrice de NamiCraft. « Mais après quelques mois, j’ai compris que je devais viser l’international pour survivre. Le marché local est trop petit. » Cette réalité pousse de nombreux entrepreneurs à se tourner vers l’exportation ou à adapter leurs modèles pour répondre à une clientèle régionale, notamment en Afrique australe. Mais cela suppose une logistique efficace, des infrastructures numériques solides, et surtout, un accès au financement. Or, sur ce point, la Namibie accuse un retard préoccupant. Accès au financement : une quête semée d’embûches Obtenir un prêt bancaire pour lancer une entreprise en Namibie relève souvent du parcours du combattant. Les exigences en matière de garanties sont élevées, et les taux d’intérêt peuvent atteindre 12 % ou plus. Résultat : beaucoup de jeunes se tournent vers des solutions alternatives, comme le financement participatif ou les fonds d’investissement à impact social. Mais ces options restent rares et très compétitives. « J’ai présenté mon projet à trois fonds différents, sans succès », confie Petrus, ingénieur reconverti dans l’agritech. « On me dit que mon idée est bonne, mais pas assez “scalable”. C’est frustrant. » Face à cette impasse, certains se tournent vers les crypto-monnaies ou les plateformes décentralisées pour lever des fonds, au risque de s’exposer à une volatilité dangereuse. D’autres abandonnent tout simplement, découragés par les obstacles administratifs et financiers. La tentation du numérique Le numérique apparaît comme une planche de salut pour de nombreux entrepreneurs namibiens. Grâce à une couverture Internet relativement bonne et à une population jeune et connectée, les start-ups digitales se multiplient dans le pays. Applications de livraison, plateformes éducatives, solutions de paiement mobile : les idées fusent. « Notre application aide les éleveurs à suivre la santé de leur bétail en temps réel », explique Kauna, cofondatrice de LivestockTrack. « Cela change tout dans les zones rurales. » Mais là encore, les défis sont nombreux. Le coût de la data reste élevé, les compétences techniques sont encore rares, et les géants du numérique absorbent souvent les talents les plus prometteurs. La Namibie risque de devenir un vivier de main-d’œuvre pour d’autres marchés, sans bénéficier pleinement de cette révolution digitale. Entre innovation locale et pression globale Dans un monde de plus en plus interconnecté, les entrepreneurs namibiens doivent composer avec une concurrence mondiale féroce. Les grandes plateformes internationales, les marques bien établies et les start-ups étrangères mieux financées occupent rapidement les niches les plus lucratives. « Nous avons lancé une gamme de cosmétiques à base de plantes du désert », raconte Tuli, la jeune entrepreneure de Windhoek. « Mais très vite, des marques sud-africaines ont copié notre concept avec plus de moyens. C’est décourageant. » Pour se différencier, certains misent sur l’authenticité locale, l’impact social ou l’innovation frugale. Mais cela nécessite un accompagnement stratégique, une protection de la propriété intellectuelle, et surtout, une vision nationale claire. Quel avenir pour l’entrepreneuriat namibien ? À la croisée des chemins, la Namibie doit faire des choix cruciaux. Encourager l’entrepreneuriat ne peut se limiter à des discours. Il faut repenser l’éducation, simplifier les procédures administratives, créer des passerelles entre le monde académique et l’entreprise, et surtout, investir massivement dans les infrastructures numériques et énergétiques. « Ce n’est pas seulement une question économique », insiste Elias Mutjavikua. « C’est une question de souveraineté. Si nous ne créons pas nos propres solutions, d’autres le feront à notre place. » Alors que le monde évolue à grande vitesse, la Namibie cherche encore sa place dans cette nouvelle carte de l’entrepreneuriat mondial. Entre espoirs et incertitudes, une question demeure : saura-t-elle transformer ses défis en tremplin, ou restera-t-elle à la périphérie de cette révolution silencieuse ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### NetEnt vs Pragmatic Play : deux univers, une seule mise Certaines expériences de jeu murmurent ; d’autres rugissent. Mais derrière presque chaque rouleau lancé en ligne, deux noms résonnent inlassablement : NetEnt et Pragmatic Play. Ce ne sont pas de simples développeurs de logiciels — ce sont des architectes d’adrénaline, des sculpteurs de hasard. Chacun insuffle son propre rythme, une tension singulière, à la mécanique du jeu. Ainsi, lorsqu’un joueur ouvre le lobby et choisit entre eux, il ne se demande plus seulement « à quelle machine jouer ? », mais plutôt : « dans quelle atmosphère ai-je envie d’entrer ? » Explorons leurs différences — au-delà des graphismes et des gains, dans l’âme même de leur conception. Fondations : l’un construit pour durer, l’autre pour accélérer NetEnt existe depuis assez longtemps pour sembler incontournable. Depuis la fin des années 1990, il a bâti son empire sur l’élégance, la précision et un RTP fiable. Ses jeux iconiques — Starburst, Gonzo’s Quest, Blood Suckers — font désormais partie de la mémoire collective du jeu en ligne. Pragmatic Play, en revanche, est une course. Il avance vite, publie sans relâche, et s’adapte instantanément. Des titres comme Sweet Bonanza, Gates of Olympus ou Big Bass Bonanza envahissent les lobbies avec intensité et énergie. Dans les casinos modernes comme Cresus Casino, les deux fournisseurs se côtoient. Mais ils proposent des portes d’entrée radicalement différentes vers l’univers du jeu. Langage visuel : précision contre puissance NetEnt travaille les tons froids. Ses graphismes sont réfléchis, presque minimalistes. Les animations sont fluides, épurées. Le son sert le jeu, sans jamais le dominer. Une machine NetEnt ne crie pas. Elle suggère. Pragmatic Play, à l’inverse, attire avec ses couleurs, ses sons, ses mouvements. Les symboles rebondissent, les effets explosent, la musique s’intensifie. Le design est un feu d’artifice : vibrant, dynamique, conçu pour éveiller les sens. NetEnt crée des ambiances. Pragmatic produit de l’action. Structure et mécanique de jeu L’ADN d’un fournisseur se cache dans le comportement de ses jeux — bien plus que dans leur apparence. NetEnt privilégie l’équilibre : gains en cascade, systèmes win-both-ways, jokers collants, bonus intégrés subtilement. Chaque mécanique est pensée pour le rythme. Pragmatic Play pousse les extrêmes. Les rouleaux s’illuminent de multiplicateurs, de fonctions gamble, de bonus à fort impact. Ici, tout repose sur le potentiel, pas la certitude. Si vous recherchez un jeu maîtrisé, NetEnt vous attend. Si vous préférez le chaos et l’adrénaline, Pragmatic vous prend par la main. RTP et volatilité : deux approches du risque La plupart des slots NetEnt affichent un RTP compris entre 96 et 97 %, avec une volatilité modérée. Ces jeux conviennent aux sessions longues, aux gains réguliers, aux stratégies calmes. Pragmatic Play favorise une volatilité plus élevée. Le RTP est similaire, mais les gains sont plus rares, plus intenses. Certains spins seront vides. D’autres exploseront en bonus et multiplicateurs. Une vraie montagne russe. Ces deux styles coexistent sur des plateformes comme Cresus Casino, où les joueurs peuvent filtrer selon la volatilité, les bonus, ou la fréquence des gains. Thèmes et univers NetEnt publie peu, mais chaque jeu est ciselé. Narcos, Jumanji, Dead or Alive II — chaque slot est une immersion sonore et visuelle, un décor pensé, une ambiance complète. Pragmatic Play est beaucoup plus prolifique. Ses slots abordent tous les thèmes : mythologie, animaux, saisons, folklore… à raison de dizaines de nouveautés par trimestre. Moins de profondeur individuelle, mais une richesse de choix. Et sur les plateformes à jour, les joueurs apprécient ce flot constant de nouvelles expériences — une promesse que Pragmatic respecte à la lettre. Au-delà des rouleaux Bien qu’ils soient surtout connus pour leurs machines à sous, les deux éditeurs ont élargi leurs horizons. NetEnt s’est aventuré dans le live casino avec précaution, en misant sur la qualité. Pragmatic Play, lui, a lancé une gamme complète de jeux avec croupiers en direct — rapide, fluide, visuellement marquée. Cette diversité est essentielle dans les plateformes complètes, où l’on veut explorer plus que des rouleaux. Dans un écosystème riche en fournisseurs, contenu live et bonus variés, comme celui accessible ici : https://cresus-casino.app/, la diversité devient la norme. Performance mobile Le joueur moderne passe d’un écran à l’autre. Un slot doit fonctionner aussi bien sur mobile que sur un grand écran. Les deux fournisseurs offrent une expérience fluide. NetEnt mise sur une compression élégante, sans sacrifier la finesse visuelle. Pragmatic privilégie l’interaction directe, avec des boutons larges, des effets clairs, et une vitesse de chargement optimisée. Sur les plateformes mobiles comme Cresus Casino, chacun brille à sa manière. NetEnt séduit les joueurs posés. Pragmatic accompagne ceux en mouvement. Qui gagne — NetEnt ou Pragmatic Play ? La réponse n’est pas dans le verdict. Certains jours, on veut la finesse d’un spin maîtrisé. D’autres, l’éclat d’un enchaînement fou. Parfois, c’est le silence qui attire. D’autres fois, c’est le frisson. Sur des plateformes comme Cresus Casino, ces deux styles vivent en harmonie. Les rouleaux ne se ressemblent pas, mais tous partagent la même promesse : Choisir le rythme. Trouver sa voix. Et laisser le jeu vous suivre là où vous êtes. #### Neuf anciens combattants sénégalais rentrent au pays après avoir servi la France Neuf anciens combattants sénégalais, qui ont servi la France dans les guerres d’Indochine et d’Algérie, sont rentrés au Sénégal vendredi pour finir leurs jours paisiblement, après une longue bataille avec les autorités françaises pour obtenir leurs droits. Voici leur histoire. Ce qu’il faut retenir Neuf anciens combattants sénégalais, qui ont servi la France dans les guerres d’Indochine et d’Algérie, sont rentrés au Sénégal vendredi pour finir leurs jours paisiblement, après une longue bataille avec les autorités françaises pour obtenir leurs droits.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalActualités Afrique Un accueil chaleureux Les neuf tirailleurs sénégalais, âgés de 85 à 103 ans, ont été accueillis à l’aéroport de Dakar par le ministre sénégalais des Forces armées, Sidiki Kaba, et par l’ambassadeur de France au Sénégal, Philippe Lalliot. Ils ont reçu des fleurs, des médailles et des écharpes tricolores. Ils ont aussi été salués par des militaires sénégalais et français, ainsi que par des membres de leurs familles. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Un parcours de combattant Les neuf anciens combattants font partie des quelque 200 000 tirailleurs sénégalais qui ont combattu pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie. Certains ont été faits prisonniers par les Japonais ou les Vietnamiens, d’autres ont été blessés ou décorés pour leur bravoure. Après les indépendances africaines, ils ont été démobilisés et ont perdu une partie de leurs pensions et de leurs droits sociaux. Une lutte pour la justice Depuis des années, les anciens combattants sénégalais se battent pour obtenir la revalorisation de leurs pensions et la reconnaissance de leur statut. En 2010, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de la décote qui affectait les pensions des anciens combattants originaires des anciennes colonies françaises. En 2017, le président Emmanuel Macron a promis de faciliter l’accès à la nationalité française pour les tirailleurs sénégalais qui le souhaitent. En 2019, il a rendu hommage aux soldats africains morts pour la France lors des commémorations du 75e anniversaire du débarquement en Provence. Un retour au pays natal Les neuf anciens combattants sénégalais qui sont rentrés vendredi au Sénégal ont bénéficié d’un programme initié par l’association “La Maison du Combattant” et soutenu par le ministère français des Armées. Ce programme vise à offrir aux tirailleurs sénégalais qui vivent en France la possibilité de retourner dans leur pays natal pour y passer leurs dernières années. Il prévoit également un accompagnement médical et social, ainsi qu’un soutien financier. Les neuf anciens combattants sénégalais ont exprimé leur joie et leur fierté de rentrer au Sénégal, tout en gardant un lien avec la France. Ils ont aussi témoigné de leur attachement à l’armée française et à ses valeurs. Ils ont enfin rendu hommage à leurs camarades tombés au champ d’honneur. #### Newrest Ghana Limited reçoit la certification Halal nationale Le Comité national de certification halal (NHCC) du Ghana a délivré un certificat de conformité halal à NEWREST Ghana Limited, une société qui fournit des services de restauration en vol aux compagnies aériennes internationales et nationales au Ghana et à l’étranger. La délivrance du certificat de conformité halal à NEWREST Ghana Limited signifie que NEWREST Ghana produit des aliments et des boissons conformes aux normes islamiques et aux protocoles de sécurité alimentaire qui doivent être respectés avant consommation. Une entreprise conforme au Halal signifie en général que l’établissement respecte toutes les normes et tous les protocoles de sécurité alimentaire halal et générale. Le travail de ce comité Le travail du Comité national de certification halal implique l’inspection des produits et des entreprises de la conceptualisation à la production, selon une déclaration publiée par le NHCC signée par AlhajiAwaisu Bio, le secrétaire exécutif du Bureau de l’imam en chef national du Ghana (ONCI), copiée par le Ghanaian Times. Dans l’exercice de ses fonctions, le comité considère, pour analyse, les produits et services à valeur ajoutée associés au produit ou à l’entreprise pour s’assurer qu’il est conforme aux principes, à l’esthétique et à la consommation islamiques. Voici une vidéo en anglais parlant du marché des produits alimentaires pendant le Ramadan : En général, le comité s’est assuré que l’entreprise disposait des machines et des ressources humaines nécessaires pour produire des aliments destinés à la consommation publique au Ghana et à l’étranger, conformément aux systèmes commerciaux, moraux et juridiques islamiques. La certification et l’inspection de la société NEWREST ont été effectuées sous la supervision d’AlhajiAwaisu Bio Salisu, le secrétaire exécutif du Bureau de l’imam en chef national du Ghana (ONCI) et d’AlhajiKhuzaima Mohammed Osman, l’inspecteur en chef Halal et directeur de formation qui représente le mouvement des musulmans de Tijjaniya du Ghana au sein du comité. Une certification soumise sous de nombreux contrôles Le Comité national de certification halal (NHCC) est un consortium indépendant qui a été créé en 2017 dans le cadre d’un effort de collaboration entre le Bureau de l’imam en chef national du Ghana (ONCI) et le Mouvement des musulmans Tijjaniya du Ghana (TMMG). Le Gadagme Muslims Council of Ghana (GMC) a récemment rejoint le consortium pour élargir sa portée et s’efforce de garantir que les musulmans ghanéens mangent, boivent, consomment et utilisent des aliments, des boissons et des cosmétiques conformes à la norme halal. Le (NHCC) prévoit de lancer prochainement une campagne nationale sur la consommation halal dans la communauté musulmane afin de promouvoir la consommation de produits et d’aliments halal, ajoute le communiqué, ajoutant qu’il y avait de nombreux produits cosmétiques sur le marché qui n’étaient pas des plaintes halal et donc pas tant mieux pour nos femmes, mais elles ne savent pas. La déclaration a exhorté tous les vendeurs de produits alimentaires, restaurants, hôtels, maisons d’hôtes, sociétés pharmaceutiques, abattoirs, abattoirs et entreprises de transformation alimentaire opérant au Ghana, à s’inscrire pour faire inspecter leurs entreprises et leurs processus alimentaires afin de garantir la conformité Halal. #### NgeNge pari sportif RDC : avis, inscription et retraits 2026 NgeNge est le seul bookmaker de paris sportifs 100 % congolais opérant en RDC en 2026. Contrairement à betPawa (international) ou Betika (kenyan), NgeNge a été fondé et opère depuis Kinshasa, avec des équipes locales, un service client en lingala et en français, et une intégration native des opérateurs mobile money congolais. Voici un avis complet sur NgeNge en 2026. NgeNge en RDC : points forts et limites CritèreNgeNgebetPawa (comparaison)Origine100 % congolais (Kinshasa)International (Afrique)Service clientFR + Lingala, joignable par WhatsAppFR, chat en ligneDépôt mobile moneyM-Pesa, Orange Money, Airtel MoneyM-Pesa, Airtel MoneyRetrait minimum~1 000 CDF~1 000 CDFCouverture football localExcellente (Linafoot)PartielleCouverture championnats européensBonneTrès bonneCote minimale1,011,01Bonus de bienvenueOui (variable)Oui Comment s’inscrire sur NgeNge en RDC Accéder au site ou télécharger l’application NgeNge depuis le Play Store ou le site officiel.Renseigner votre numéro de téléphone congolais — c’est votre identifiant principal.Créer un mot de passe et confirmer votre inscription via le code SMS reçu.Effectuer votre premier dépôt via M-Pesa, Orange Money ou Airtel Money. Le solde est disponible immédiatement.Choisir un événement sportif et placer votre premier pari. Retraits sur NgeNge : délais et méthodes NgeNge traite les retraits vers les numéros mobile money enregistrés dans le compte. Les délais sont généralement de quelques minutes à 2 heures pour M-Pesa et Airtel Money. Pour Orange Money, le délai peut atteindre 24 heures selon la région. Le montant minimum de retrait est d’environ 1 000 CDF. Il n’y a pas de frais de retrait prélevés par NgeNge côté plateforme (les éventuels frais sont ceux de l’opérateur mobile money). FAQ – NgeNge RDC 2026 NgeNge est-il légal en RDC ? Oui, NgeNge opère légalement en République Démocratique du Congo. C’est un opérateur local enregistré à Kinshasa, ce qui lui confère un statut juridique clair et des recours plus accessibles en cas de litige que les plateformes étrangères sans présence locale. NgeNge ou betPawa : lequel choisir ? NgeNge est préférable si vous misez principalement sur le football congolais (Linafoot), si vous avez besoin d’un service client en lingala ou si vous utilisez Orange Money. betPawa est meilleur si vous pariez sur les grands championnats européens et cherchez une interface ultra-simple. Les deux sont fiables — beaucoup de parieurs congolais ont des comptes sur les deux plateformes. Pour une comparaison détaillée, voir betPawa vs NgeNge RDC. NgeNge propose-t-il un bonus de bienvenue ? Oui, NgeNge propose un bonus sur le premier dépôt pour les nouveaux inscrits. Les conditions varient selon les promotions en cours. Consulter la section “Promotions” de l’application NgeNge pour les détails actualisés (rollover requis, cote minimale, délai d’utilisation). À lire aussi : guide complet paris sportifs en RDC 2026, comment parier sur le football en RDC et meilleurs sites paris sportifs RDC : comparatif. #### Niger : l’ambassadeur de France, un otage diplomatique Depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum, le Niger est plongé dans une crise politique et sécuritaire. La France, qui soutient le retour à l’ordre constitutionnel, est dans le collimateur des putschistes, qui réclament le départ de son ambassadeur à Niamey, Sylvain Itté. Ce dernier est confiné dans l’enceinte de l’ambassade, privé de ses prérogatives diplomatiques et soumis à un blocus alimentaire. Emmanuel Macron a dénoncé, vendredi 15 septembre, une situation de prise en otage et a réaffirmé son soutien au diplomate français. Un ambassadeur isolé et affamé Sylvain Itté est arrivé au Niger en septembre 2020, après avoir été nommé ambassadeur de France par Emmanuel Macron. Il a été témoin du processus électoral qui a conduit à la victoire de Mohamed Bazoum, candidat du parti au pouvoir, face à Mahamane Ousmane, ancien président soutenu par une coalition d’opposition. Le scrutin a été marqué par des violences et des contestations, mais a été validé par la Cour constitutionnelle. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le 26 juillet 2023, un groupe de militaires a pris le contrôle du palais présidentiel et a annoncé la destitution de Mohamed Bazoum, accusé de haute trahison et de violation de la Constitution. Les putschistes ont instauré un Conseil national de restauration de la démocratie (CNRD), dirigé par le colonel Mamadou Djibo, et ont promis d’organiser des élections “libres et transparentes” dans un délai non précisé. La France, qui considère le Niger comme un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, a condamné le coup d’État et a appelé au respect de la légalité constitutionnelle. L’ambassadeur Sylvain Itté a maintenu le contact avec les autorités légitimes et les acteurs politiques nigériens, tout en exprimant sa préoccupation face à la situation sécuritaire du pays, confronté aux attaques des groupes jihadistes. Ces prises de position ont déplu aux putschistes, qui ont déclaré l’ambassadeur persona non grata et ont exigé son départ immédiat du territoire nigérien. Sylvain Itté a refusé de se plier à cette injonction et s’est retranché dans l’ambassade de France à Niamey, où il est resté depuis lors. Selon Emmanuel Macron, l’ambassadeur est pris en otage littéralement par les militaires au pouvoir, qui empêchent la livraison de nourriture et menacent son intégrité physique s’il sort de l’enceinte diplomatique. Le président français a déclaré que Sylvain Itté mangeait avec des rations militaires et qu’il était entouré d’une petite équipe réduite au strict minimum. Un ambassadeur utile et courageux Malgré les pressions et les difficultés qu’il subit, Sylvain Itté continue d’exercer sa mission diplomatique avec détermination et professionnalisme. Il dispose encore des moyens de travailler et de communiquer avec les interlocuteurs nigériens et français. Il a notamment contribué à la libération d’un ressortissant français, Stéphane Jullien, qui avait été arrêté par les forces de sécurité nigériennes le 8 septembre. Ce dernier était le représentant des expatriés auprès des ambassades et des consulats. La France avait demandé sa libération immédiate, estimant qu’il s’agissait d’une arrestation arbitraire. Sylvain Itté a également joué un rôle important dans la coordination des efforts humanitaires en faveur des populations nigériennes affectées par la crise alimentaire et sanitaire. Il a facilité l’acheminement de l’aide française et européenne, ainsi que le déploiement des vaccins contre le Covid-19. Le diplomate français a reçu le soutien et la reconnaissance de la communauté internationale, qui a condamné le coup d’État au Niger et a appelé au respect du statut de l’ambassadeur. L’Union africaine, l’Union européenne, les Nations unies et les États-Unis ont notamment exprimé leur solidarité avec Sylvain Itté et ont demandé aux putschistes de lever le blocus imposé à l’ambassade de France. Un ambassadeur qui reste en poste Pour l’instant, la France n’a pas l’intention de rapatrier Sylvain Itté, malgré les risques qu’il encourt. Le président Emmanuel Macron a affirmé que le diplomate resterait en poste tant qu’il le souhaiterait et que c’était une décision qui lui appartenait. La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a déclaré que la France n’avait pas le désir d’obéir aux injonctions d’autorités putschistes, que nous ne reconnaissons pas. Elle a ajouté que la France restait attachée au Niger et à son peuple, et qu’elle continuerait à œuvrer pour le rétablissement de la démocratie et de la stabilité dans le pays. La situation de l’ambassadeur de France au Niger illustre la complexité et la sensibilité du rôle diplomatique dans un contexte de crise. Sylvain Itté fait preuve d’un courage et d’un engagement exemplaires, qui méritent le respect et l’admiration de tous. #### Nigeria : comment l’IPOB a-t-il gagné du terrain là où d’autres ont échoué ? Fin juin, Nnamdi Kanu, chef du peuple autochtone du Biafra, a été de nouveau arrêté. Il a été arrêté pour la première fois en octobre 2015 pour trahison, trouble à l’ordre public et violations des droits humains. Il a sauté la caution et a fui le Nigeria en 2017. La réarrestation de Kanu a été accueillie avec euphorie dans les cercles gouvernementaux. C’est parce qu’il s’est imposé comme un ennemi de l’État en approuvant le recours à la violence dans sa campagne pour que le Biafra soit établi en tant qu’État Igbo distinct. Le peuple autochtone du Biafra (IPOB) est devenu une force importante du nationalisme Igbo sous la direction de Nnamdi Kanu en 2012. Avant cela, ses dirigeants avaient été impliqués dans des agitations pro-Biafra à travers Radio Biafra, une station à Londres. Le groupe international pour la gestion de crise, une organisation non gouvernementale a indiqué que les dirigeants de l’IPOB ne sont pas clairs sur la façon dont ils voient le territoire du nouveau Biafra. Tactiques de mobilisation L’IPOB se nourrit des doléances de la guerre Nigeria-Biafra (1967-1970). Il considère la période de la guerre comme le génocide du Biafra, un million de personnes auraient été massacrées par le gouvernement militaire nigérian. Le groupe se mobilise également autour de l’ethnicité et de l’économie précaire du pays. Voici une vidéo annonçant l’arrestation du leader de l’IPOB : Ce n’est pas la première organisation à s’agiter autour de la sécession des Igbo. Des individus et des groupes affligés se sont souvent mobilisés pour soulager le traumatisme du passé de la guerre. En 1999, après le retour du Nigeria à un régime démocratique, le Mouvement pour l’État souverain du Biafra a été créé par un avocat, Ralph Uwazuruike. En 2001, il a été interdit et en 2005 son chef a été emprisonné pour des accusations de trahison. Parmi les autres précurseurs de l’IPOB figurent le Mouvement sioniste du Biafra et la Voix du Biafra International. Il s’agissait d’une radio gérée et financée par les diasporas Igbo. Mais tous manquaient du savoir-faire technologique, de l’attrait, des jeunes membres et de la rhétorique militante qui ont donné à l’IPOB sa large visibilité. Le rôle du gouvernement Le gouvernement nigérian doit assumer une partie de la responsabilité de la radicalisation d’acteurs non étatiques comme IPOB. L’État a cherché à éteindre les agitations des jeunes désabusés par une brutalité sans filtre. Et compte tenu de son obsession pour le groupe, l’État nigérian a involontairement élevé Kanu au rang de héros culte. Il l’a fait à peu près de la même manière que Boko Haram a été élevé en 2009 à la suite de l’assassinat extrajudiciaire de son chef initial, Muhammad Yusuf, alors qu’il était en garde à vue. L’activisme public de l’IPOB peut être anéanti par des moyens militaires. Mais son idéologie semble susceptible de rester active, alimentant des endroits comme les circonscriptions de Tiv, Yoruba, du delta du Niger et de la ceinture moyenne. Dans le passé, tous ont connu des campagnes sécessionnistes bruyantes. #### Nigéria : L’industrie du kidnapping prospère, le pays pris en otage Le Nigéria est en proie à une vague d’enlèvements contre rançon qui terrorise ses habitants et met à rude épreuve les forces de l’ordre. Des centaines de personnes, hommes, femmes et enfants, sont kidnappées chaque mois par des groupes armés qui exigent des rançons exorbitantes pour leur libération. Ce fléau, qui touche particulièrement le nord-ouest et le centre du pays, a pris des proportions alarmantes et menace la stabilité du pays. Des chiffres alarmants et une situation qui se dégrade Le nombre d’enlèvements contre rançon au Nigéria a explosé ces dernières années. Selon l’ONG SBM Intelligence, plus de 3 500 personnes ont été kidnappées en 2022, soit une augmentation de 50% par rapport à 2021. Les groupes armés, connus localement sous le nom de “bandits”, sévissent dans les zones rurales, où l’État est souvent absent. La situation est particulièrement grave dans l’État de Zamfara, où des villages entiers ont été désertés par leurs habitants terrorisés. Voici une vidéo relatant ces faits : Des victimes innocentes et des familles brisées Les victimes des kidnappings sont des personnes ordinaires, souvent pauvres et sans défense. Des écoliers, des étudiants, des agriculteurs, des commerçants et même des chefs religieux ont été kidnappés. Les familles des victimes sont souvent contraintes de payer des rançons exorbitantes pour obtenir la libération de leurs proches, ce qui peut les plonger dans la pauvreté. Des témoignages poignants racontent le traumatisme psychologique subi par les victimes et leurs familles après ces épreuves terribles. Des “bandits” aux motivations complexes Les groupes armés responsables des kidnappings sont connus sous le nom de “bandits”. Leurs motivations sont complexes et varient selon les groupes. Certains sont des bandits opportunistes qui cherchent à s’enrichir rapidement. D’autres sont des groupes armés ethniques qui luttent pour l’accès aux ressources naturelles. D’autres encore ont des liens avec des groupes terroristes comme Boko Haram. Un gouvernement impuissant et des solutions inefficaces Le gouvernement nigérian a été incapable de mettre un terme à la vague d’enlèvements. Les forces de l’ordre sont souvent mal équipées et peu nombreuses pour faire face à la menace. Le gouvernement a mis en place des opérations militaires et des programmes de dialogue avec les bandits, mais ces initiatives ont eu un succès limité. La corruption au sein des forces de l’ordre et l’impunité dont jouissent les bandits constituent des obstacles majeurs à la lutte contre ce fléau. Un pays en danger et un avenir incertain La vague d’enlèvements contre rançon a un impact dévastateur sur le Nigéria. L’économie est fragilisée, l’éducation est perturbée et la population est terrorisée. Le pays est en danger de sombrer dans le chaos si aucune solution durable n’est trouvée. La communauté internationale doit se mobiliser pour aider le Nigéria à faire face à cette crise et à protéger ses citoyens. Le Nigéria est pris en otage par l’industrie du kidnapping. La situation est alarmante et exige une action urgente de la part du gouvernement et de la communauté internationale. Il est crucial de trouver des solutions durables pour mettre fin à ce fléau et garantir la sécurité des populations. #### Nigeria : la nouvelle politique pétrolière qui inquiète les marchés Dans les rues animées de Lagos, les conversations ont changé de ton. Ce ne sont plus les embouteillages ou les coupures d’électricité qui dominent les discussions, mais une décision prise à Abuja, au sommet de l’État. Une nouvelle politique pétrolière, à peine annoncée, a déjà provoqué des remous sur les marchés internationaux. Et dans ce pays où l’or noir est roi, chaque mouvement dans le secteur énergétique a des répercussions bien au-delà des frontières. Un virage inattendu dans la stratégie pétrolière Le gouvernement nigérian a surpris tout le monde en dévoilant, début avril, une réforme ambitieuse de sa politique pétrolière. L’objectif affiché : réduire progressivement les exportations de brut pour favoriser le raffinage local et stimuler l’économie nationale. « Nous ne pouvons plus continuer à exporter notre richesse brute pour ensuite importer des produits raffinés à prix fort », a déclaré le ministre du Pétrole, Ekene Obi, lors d’une conférence de presse à Abuja. « Cette réforme est une question de souveraineté économique. » Concrètement, le Nigeria prévoit de réduire ses exportations de brut de 20 % d’ici fin 2025. Le brut ainsi retenu serait destiné à alimenter les raffineries locales, dont la gigantesque raffinerie de Dangote, inaugurée en 2023 et présentée comme la plus grande d’Afrique. Mais cette décision, saluée par certains comme un acte de courage économique, a immédiatement fait frissonner les marchés mondiaux. Des marchés internationaux en alerte Le Nigeria est le premier producteur de pétrole d’Afrique et le sixième fournisseur de brut des États-Unis. Chaque baril qui disparaît du marché mondial compte. À peine l’annonce faite, le prix du Brent a bondi de 4 %, atteignant 92 dollars le baril, son plus haut niveau depuis neuf mois. « Une réduction de l’offre nigériane crée automatiquement une tension sur les marchés, surtout dans un contexte déjà marqué par l’instabilité au Moyen-Orient », explique Sarah Lemoine, analyste en énergie chez Global Commodities Watch. Les grandes compagnies pétrolières, qui exploitent des gisements au Nigeria depuis des décennies, ont également exprimé leurs inquiétudes. Certaines, comme Shell et TotalEnergies, redoutent une perte de rentabilité si les exportations sont limitées. « Ce genre de décision, sans concertation préalable, envoie un mauvais signal aux investisseurs », confie un cadre de la filiale nigériane d’un groupe pétrolier européen, sous couvert d’anonymat. Le pari risqué du raffinage local Au cœur de cette réforme, le pari de l’industrialisation locale repose en grande partie sur la raffinerie de Dangote, d’une capacité de 650 000 barils par jour. Mais le projet, bien que titanesque, n’a pas encore atteint sa pleine capacité de production. « Nous avons encore des défis techniques à surmonter, mais nous sommes confiants », a affirmé Aliko Dangote lui-même, lors d’une récente visite du site. « Le Nigeria doit cesser d’être un simple exportateur de matières premières. » Pour l’instant, le pays continue d’importer près de 80 % de ses produits pétroliers raffinés, notamment l’essence. Une situation paradoxale pour une nation qui produit plus de 1,3 million de barils par jour. Si la raffinerie de Dangote parvient à fonctionner à plein régime, elle pourrait transformer l’économie nigériane. Mais en attendant, la transition risque de créer des déséquilibres temporaires sur le marché intérieur comme à l’international. Une population déjà sous pression Pour les Nigérians, cette réforme arrive dans un contexte de forte inflation, avec une hausse des prix de 33 % sur un an, selon la Banque centrale. La suppression des subventions sur les carburants, décidée en 2023, a déjà provoqué une flambée des prix à la pompe. « Je dépensais 5 000 nairas par semaine pour le transport, maintenant c’est presque le double », se plaint Chinedu, chauffeur de taxi à Abuja. « Et on nous dit que ce n’est que le début. » La crainte d’une nouvelle hausse des prix du carburant, en raison d’une offre locale encore instable, alimente les tensions sociales. Des syndicats ont déjà appelé à des manifestations, accusant le gouvernement de sacrifier les citoyens au nom de la croissance future. « Le peuple ne peut pas être la variable d’ajustement de toutes les politiques économiques », a lancé Ayodele Musa, leader de la Nigerian Labour Congress, lors d’un rassemblement à Ibadan. Un enjeu géopolitique sous-jacent Au-delà des considérations économiques, cette nouvelle politique a aussi une dimension géopolitique. En réduisant ses exportations, le Nigeria entend rééquilibrer ses relations avec les grandes puissances importatrices. « Le Nigeria envoie un message clair : nous ne voulons plus être seulement un fournisseur de brut », analyse le politologue sénégalais Mamadou Diop. « C’est une tentative de reprendre le contrôle sur sa ressource stratégique. » Mais cette volonté d’émancipation pourrait aussi fragiliser certaines alliances. Les États-Unis, la Chine et l’Inde, principaux clients du brut nigérian, observent la situation avec prudence. Des négociations discrètes ont déjà été engagées pour comprendre les contours réels de la réforme. En parallèle, l’OPEP surveille de près les décisions d’Abuja. Si le Nigeria réduit sa production ou ses exportations de manière unilatérale, cela pourrait créer des tensions au sein du cartel pétrolier. Vers un nouvel équilibre énergétique ? La décision du Nigeria s’inscrit dans une tendance plus large observée sur le continent africain : celle d’une volonté croissante de transformer localement les ressources naturelles. Des pays comme l’Angola, l’Algérie ou le Ghana ont eux aussi amorcé des politiques similaires, avec des fortunes diverses. Mais le Nigeria, en tant que poids lourd économique et énergétique, pourrait bien ouvrir une nouvelle voie. Si sa stratégie réussit, elle pourrait inspirer d’autres nations à repenser leur modèle extractif. « C’est un moment charnière », estime l’économiste nigérian Ifeanyi Nwankwo. « Soit le Nigeria parvient à maîtriser cette transition, soit il risque de plonger dans une instabilité énergétique et sociale. » Les prochains mois seront donc décisifs. Entre les défis techniques, les pressions internationales et les attentes de la population, le gouvernement nigérian devra marcher sur une ligne de crête. Et si cette réforme audacieuse n’était que le début d’une reconfiguration plus vaste du pouvoir énergétique en Afrique ? #### Nigeria : la révolution des fintech et l’inclusion bancaire Dans une ruelle animée de Lagos, un jeune homme scanne un code QR avec son téléphone. Quelques secondes plus tard, une notification confirme le transfert d’argent. Pas de banque, pas de file d’attente, pas de papier. Juste une application. Ce geste devenu banal incarne une révolution silencieuse qui redéfinit l’économie nigériane : celle des fintech. Un terrain fertile pour l’innovation financière Le Nigeria, première économie d’Afrique, compte plus de 200 millions d’habitants. Pourtant, jusqu’à récemment, une grande partie de sa population restait exclue du système bancaire traditionnel. En 2011, seulement 30 % des adultes nigérians avaient accès à un compte bancaire formel. Aujourd’hui, ce chiffre dépasse les 60 %, selon la Banque centrale du Nigeria (CBN). Cette progression fulgurante n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un écosystème dynamique de start-ups, de politiques publiques incitatives et d’une population avide de solutions pratiques. « Nous avons sauté des étapes. Là où d’autres pays ont mis des décennies à bâtir leur infrastructure bancaire, nous avons pris un raccourci numérique », explique Chinedu Okeke, cofondateur de la fintech Paystack, rachetée par Stripe en 2020 pour plus de 200 millions de dollars. Des start-ups qui bousculent les géants Les fintech nigérianes ne se contentent pas de proposer des services bancaires. Elles les réinventent. Flutterwave, Opay, Kuda, Carbon, PiggyVest… Ces noms, autrefois inconnus, sont désormais sur toutes les lèvres. Leurs applications permettent d’envoyer de l’argent, de payer des factures, d’épargner ou même d’investir, le tout depuis un simple smartphone. En 2021, les fintech nigérianes ont levé plus de 1,4 milliard de dollars, soit plus de la moitié des investissements dans les start-ups africaines cette année-là. Un record. « Le Nigeria est devenu le laboratoire de la finance numérique en Afrique », affirme Sarah Mensah, analyste chez TechCabal Insights. « Ce qui fonctionne ici peut être exporté partout sur le continent. » Le modèle est simple : contourner les lourdeurs administratives des banques traditionnelles pour offrir des services plus rapides, plus accessibles et souvent moins chers. Une stratégie qui séduit particulièrement les jeunes, qui représentent plus de 60 % de la population. Une inclusion bancaire par le bas Dans les zones rurales, où les agences bancaires sont rares et les frais élevés, les fintech sont devenues une bouée de sauvetage. Grâce aux téléphones mobiles – dont le taux de pénétration dépasse les 90 % – des millions de Nigérians peuvent désormais ouvrir un compte, recevoir un microcrédit ou épargner quelques nairas. « Avant, je gardais mon argent sous mon matelas », confie Amina, une vendeuse de légumes à Kano. « Maintenant, je peux le déposer sur mon téléphone et l’utiliser pour acheter des marchandises. C’est plus sûr. » Les femmes, longtemps marginalisées dans les circuits financiers, profitent particulièrement de cette transformation. Selon une étude de la GSMA, l’adoption des services financiers mobiles par les femmes nigérianes a augmenté de 25 % entre 2019 et 2022. Des défis réglementaires et technologiques Mais cette révolution n’est pas sans obstacles. La rapidité de l’innovation a souvent devancé la réglementation. En 2021, la CBN a interdit aux banques de traiter avec les plateformes de cryptomonnaies, provoquant un tollé dans l’écosystème numérique. « Nous avançons à tâtons. Il faut un équilibre entre innovation et sécurité », reconnaît un haut responsable de la banque centrale sous couvert d’anonymat. Les questions de cybersécurité, de protection des données et de fraude restent également préoccupantes. En 2022, le Nigeria a enregistré plus de 70 000 cas de fraudes liées aux services financiers numériques, selon la Nigeria Inter-Bank Settlement System (NIBSS). Un chiffre en hausse constante. Par ailleurs, l’infrastructure technologique reste fragile. Les coupures d’électricité fréquentes, la mauvaise qualité du réseau internet et le coût élevé des smartphones freinent encore l’adoption dans certaines régions. Vers une transformation du paysage bancaire Face à cette montée en puissance des fintech, les banques traditionnelles n’ont eu d’autre choix que de s’adapter. Certaines ont lancé leurs propres applications mobiles, d’autres ont noué des partenariats avec des start-ups pour élargir leur base de clients. « Nous ne les voyons pas comme des concurrents, mais comme des catalyseurs », déclare Uche Eze, directeur de l’innovation chez First Bank of Nigeria. « Ensemble, nous pouvons construire un écosystème plus inclusif. » La Banque centrale, de son côté, a lancé en 2021 le eNaira, sa propre monnaie numérique, dans le but de renforcer l’inclusion financière et de mieux contrôler les flux monétaires. Une première sur le continent africain. Un futur encore à écrire La révolution fintech au Nigeria n’en est qu’à ses débuts. De nouveaux acteurs émergent chaque mois, portés par une jeunesse inventive et une diaspora influente. Les technologies d’intelligence artificielle, de blockchain et de paiement sans contact promettent de repousser encore les limites. Mais au-delà des chiffres et des levées de fonds, c’est une nouvelle relation à l’argent qui est en train de naître. Plus fluide, plus personnelle, plus accessible. « Pour la première fois, j’ai l’impression que la banque me comprend », confie Tunde, un chauffeur de moto-taxi à Ibadan. La question reste ouverte : cette révolution numérique parviendra-t-elle à combler durablement les fractures sociales et économiques du Nigeria, ou ne fera-t-elle que les déplacer ailleurs ? #### Nigeria : la révolution des fintech et l’inclusion bancaire Au cœur de Lagos, entre les klaxons des danfos et les étals débordants de fruits tropicaux, une révolution silencieuse est en marche. Elle ne fait pas de bruit, mais elle change des vies. Une vendeuse de rue scanne un QR code pour recevoir un paiement. Un étudiant investit dans les cryptomonnaies depuis son téléphone. Un agriculteur du nord reçoit un microcrédit sans jamais franchir le seuil d’une banque. C’est la fintech nigériane qui redessine les contours de l’inclusion financière dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Un système bancaire traditionnel longtemps excluant Pendant des décennies, le Nigeria a souffert d’un système bancaire élitiste, peu accessible à la majorité de sa population. En 2011, seulement 30 % des Nigérians adultes avaient accès à un compte bancaire formel selon la Banque mondiale. Les longues files d’attente, les frais élevés, l’absence d’agences en zones rurales : autant d’obstacles qui ont maintenu des millions de personnes en marge. “Je devais parcourir 40 kilomètres pour trouver une banque. Et même là, ils demandaient des documents que je n’avais pas,” se souvient Musa, un petit commerçant de l’État de Kaduna. “J’ai abandonné l’idée pendant des années.” Cette exclusion n’était pas qu’un problème logistique. Elle freinait l’épargne, limitait l’accès au crédit et empêchait l’entrepreneuriat de se développer. Mais le vent a tourné avec l’arrivée des technologies financières. Une explosion de startups et d’innovations locales Depuis 2015, le Nigeria est devenu l’un des écosystèmes fintech les plus dynamiques d’Afrique. En 2023, plus de 270 startups fintech y étaient actives, attirant à elles seules près de 1,2 milliard de dollars en investissements, selon le cabinet Briter Bridges. Des noms comme Flutterwave, Paystack ou Opay sont désormais familiers, même dans les villages reculés. Ces entreprises ont compris une chose simple : pour toucher les exclus, il faut aller là où ils sont, avec des solutions adaptées à leur réalité. “Nous avons conçu notre application pour fonctionner même avec une connexion 2G, et nous avons traduit l’interface en haoussa et yoruba,” explique Ifeoma Okonkwo, responsable produit chez une fintech locale. “On ne peut pas imposer un modèle occidental ici. Il faut écouter les gens.” Résultat : des applications de paiement mobile, des portefeuilles électroniques, des services de micro-assurance, des plateformes de prêt entre particuliers. Le tout accessible via smartphone, ou même par simple SMS. Le mobile, levier d’inclusion massif Au Nigeria, plus de 187 millions de cartes SIM étaient actives en 2023. Ce taux de pénétration du mobile, supérieur à 85 %, a permis aux fintechs de contourner les infrastructures bancaires classiques. “Je n’ai jamais eu de compte en banque, mais je reçois mes paiements sur mon téléphone grâce à Opay,” raconte Chiamaka, conductrice de moto-taxi à Enugu. “Je peux aussi envoyer de l’argent à ma mère, ou économiser pour réparer ma moto.” Le mobile banking a ainsi permis d’atteindre des populations longtemps oubliées : femmes rurales, jeunes sans emploi, travailleurs informels. Selon Enhancing Financial Innovation & Access (EFInA), le taux d’inclusion financière est passé de 53 % en 2016 à 64 % en 2022. Une progression notable, même si 38 millions d’adultes restent encore exclus. Des obstacles persistants malgré les avancées Mais tout n’est pas encore gagné. L’instabilité de la connexion Internet, la méfiance envers les plateformes numériques, ou encore le manque d’éducation financière freinent encore l’adoption à grande échelle. “Beaucoup de gens ont peur de se faire arnaquer. Ils ont entendu des histoires de fraudes, de comptes piratés. Il faut construire la confiance,” souligne Tunde Balogun, analyste chez Fintech Nigeria Association. Le cadre réglementaire pose aussi des défis. En 2021, la Banque centrale du Nigeria a interdit aux banques de traiter des transactions en cryptomonnaies, perturbant de nombreuses startups. Mais en 2023, un assouplissement progressif a été amorcé, reconnaissant le rôle croissant des actifs numériques dans l’économie. Enfin, l’inclusion numérique reste une condition sine qua non. Plus de 30 % des Nigérians n’ont toujours pas accès à Internet, en particulier dans les zones rurales du nord. Les femmes, grandes gagnantes de la révolution fintech Paradoxalement, celles qui étaient les plus exclues sont aujourd’hui parmi les premières bénéficiaires. Les fintechs ont ouvert de nouvelles portes aux femmes, souvent tenues à l’écart des circuits bancaires traditionnels. “Avant, je devais cacher mes économies sous mon lit. Maintenant, je les mets dans mon portefeuille numérique et je peux suivre chaque transaction,” confie Aisha, tisseuse de paniers à Kano. “J’ai même pu emprunter pour acheter plus de matériaux.” Des plateformes comme HerVest ou Bankly ciblent spécifiquement les femmes entrepreneures, avec des services adaptés à leurs besoins : épargne groupée, microcrédit, assurance santé. Selon une étude de McKinsey, l’inclusion financière des femmes pourrait ajouter 229 milliards de dollars au PIB de l’Afrique d’ici 2025. Le Nigeria, avec ses 100 millions de femmes, a un rôle central à jouer dans cette transformation. Vers une transformation durable de l’économie nigériane ? La révolution fintech ne se limite pas aux paiements. Elle redéfinit la manière dont les Nigérians interagissent avec l’argent, l’épargne, l’investissement. Des plateformes comme Cowrywise ou Rise permettent désormais à de jeunes travailleurs d’investir dans des actifs internationaux, avec des montants aussi faibles que 1 000 nairas (environ 1 euro). “C’est la première fois que je me sens maître de mon avenir financier,” témoigne Emeka, développeur à Abuja. “Je n’ai pas besoin d’un banquier. Mon téléphone suffit.” À l’échelle macroéconomique, cette inclusion accrue stimule la consommation, renforce la résilience des ménages et élargit la base fiscale. Mais elle pose aussi de nouveaux défis en matière de cybersécurité, de protection des données et de régulation. Alors que le Nigeria se prépare à accueillir une population de 400 millions d’habitants d’ici 2050, la question n’est plus de savoir si la fintech peut changer le pays, mais comment elle le fera. Et si la véritable richesse du Nigeria ne se trouvait pas dans son pétrole, mais dans les millions de micro-transactions qui naissent chaque jour dans la paume d’une main connectée ? #### Nigeria : Lagos, capitale culturelle et économique de l’Afrique de l’Ouest Le vacarme des klaxons se mêle aux chants des vendeurs ambulants, tandis que les gratte-ciel scintillent sous le soleil brûlant. Lagos ne dort jamais. Elle vibre, elle déborde, elle aspire. Pour qui ose s’y aventurer, la ville offre un spectacle sans fin, entre chaos apparent et génie créatif. Mais qu’est-ce qui fait de Lagos bien plus qu’une simple métropole africaine ? Une mégalopole en perpétuelle mutation Avec plus de 21 millions d’habitants, Lagos est la ville la plus peuplée d’Afrique subsaharienne. Chaque jour, près de 2 000 personnes s’y installent, attirées par la promesse d’un avenir meilleur. Pourtant, cette croissance fulgurante n’a rien de linéaire. Elle est chaotique, imprévisible, presque sauvage. « Lagos est un organisme vivant », confie Chinedu Okonkwo, urbaniste et chercheur basé à l’Université de Lagos. « Elle se transforme chaque semaine. Ce que vous voyez aujourd’hui peut avoir disparu demain, remplacé par un immeuble de bureaux ou un marché improvisé. » La ville s’étend désormais bien au-delà de ses frontières historiques, grignotant les zones marécageuses et les bidonvilles pour donner naissance à de nouveaux quartiers, parfois luxueux, parfois précaires. Des projets pharaoniques comme Eko Atlantic, une ville futuriste construite sur l’océan Atlantique, témoignent de cette ambition démesurée. Le moteur économique du Nigeria Lagos génère à elle seule près de 30 % du PIB nigérian. C’est ici que bat le cœur économique du pays, grâce à ses ports, ses banques, ses start-up et ses marchés tentaculaires. Le port d’Apapa, le plus grand d’Afrique de l’Ouest, voit transiter chaque année des millions de tonnes de marchandises. « Si vous voulez faire des affaires en Afrique de l’Ouest, vous devez passer par Lagos », affirme Fatima Balogun, cheffe d’entreprise dans le secteur de l’import-export. « C’est une ville rude, mais elle offre des opportunités qu’on ne trouve nulle part ailleurs. » Les secteurs du numérique, de la finance et du divertissement y connaissent une croissance fulgurante. Des entreprises comme Flutterwave, Paystack ou Andela, devenues des références dans la tech africaine, y ont vu le jour. Le quartier de Yaba, surnommé le « Yabacon Valley », attire chaque année des centaines de jeunes développeurs et entrepreneurs. Un carrefour culturel bouillonnant Lagos n’est pas seulement une puissance économique. C’est aussi une capitale culturelle incontournable. Berceau de l’afrobeat, patrie de Fela Kuti, la ville continue de faire rayonner la musique nigériane dans le monde entier. Des artistes comme Burna Boy, Wizkid ou Tems y puisent leur énergie. « Lagos, c’est la scène. Tout le monde veut y jouer, y chanter, y tourner un clip », raconte Ayodele Akinbiyi, producteur musical. « C’est brut, c’est réel, c’est vivant. » Le cinéma n’est pas en reste. Nollywood, deuxième industrie cinématographique mondiale en nombre de films produits, trouve son épicentre à Lagos. Chaque semaine, de nouvelles productions sont tournées dans les rues, les studios ou les appartements de la ville. Les arts visuels, la mode, la danse et la littérature y sont également florissants. La Lagos Fashion Week attire chaque année des créateurs venus de tout le continent. Quant à la foire d’art contemporain Art X Lagos, elle est devenue un rendez-vous majeur pour les collectionneurs internationaux. Une ville de contrastes saisissants À Lagos, les extrêmes se frôlent sans jamais vraiment se rencontrer. Les tours de verre de Victoria Island côtoient les bidonvilles de Makoko, où des milliers de familles vivent sur des pilotis au-dessus de la lagune. « C’est une ville de paradoxes », observe Ngozi Ibe, sociologue. « On peut croiser une Bentley à un feu rouge, juste à côté d’un enfant qui vend des sachets d’eau. » Le coût de la vie y est l’un des plus élevés d’Afrique, mais le taux de pauvreté reste alarmant. Les infrastructures peinent à suivre le rythme de la croissance démographique. L’électricité est souvent instable, les embouteillages légendaires, et les inondations fréquentes pendant la saison des pluies. Malgré cela, les habitants font preuve d’une résilience impressionnante. « On s’adapte, on improvise, on avance », résume simplement Kunle, chauffeur de taxi. « C’est ça, Lagos. » Une jeunesse qui invente l’avenir Plus de 60 % de la population de Lagos a moins de 25 ans. Cette jeunesse, ultra-connectée, éduquée et ambitieuse, redéfinit les codes et les rêves. Elle crée, elle proteste, elle entreprend. En 2020, le mouvement #EndSARS a secoué le Nigeria tout entier, avec Lagos comme épicentre. Des milliers de jeunes sont descendus dans les rues pour dénoncer les violences policières. Ce soulèvement a marqué un tournant dans la conscience politique de la jeunesse nigériane. « On ne veut plus attendre que les choses changent. On veut les changer nous-mêmes », affirme Tolu, étudiante en sciences politiques. « Lagos nous pousse à être audacieux. » Les incubateurs de start-up, les espaces de coworking et les collectifs artistiques se multiplient. Les jeunes investissent les réseaux sociaux, les plateformes de streaming, les marchés internationaux. Ils exportent une nouvelle image du Nigeria, moderne et créative. Un futur entre promesses et incertitudes Lagos fascine autant qu’elle effraie. Elle incarne les espoirs et les défis d’une Afrique en pleine mutation. D’ici 2050, la ville pourrait dépasser les 30 millions d’habitants, selon les projections de l’ONU. Mais cette croissance sera-t-elle soutenable ? Les autorités misent sur des projets d’infrastructure ambitieux : métro urbain, nouvelles routes, logements sociaux. Mais la corruption, la mauvaise gouvernance et les inégalités sociales restent des obstacles majeurs. Pourtant, malgré tout, Lagos continue d’attirer. Elle inspire des romans, des chansons, des films. Elle façonne des destins. Elle fait rêver, même quand elle fait souffrir. « Lagos est une tempête. On ne peut pas la contrôler, mais on peut apprendre à danser sous la pluie », murmure un vieil homme assis sur un banc à Tafawa Balewa Square. Alors, Lagos sera-t-elle demain le visage de la réussite africaine ou le symbole de ses contradictions les plus profondes ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaÉducation en Afrique #### Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain ? Le trio Afrique du Sud, Égypte, Nigeria domine une grande partie des discussions sur le PIB africain. Mais ces trois économies ne gagnent pas pour les mêmes raisons et ne présentent pas les mêmes risques. Trois géants, trois modèles PaysForce principaleRisque à surveillerAfrique du Sudfinance, industrie, infrastructurescroissance faible, énergie, chômageÉgyptedémographie, grands projets, industriedette, devises, inflationNigeriapopulation, pétrole, services, techchange, inflation, infrastructures Pourquoi l’Afrique du Sud reste devant L’Afrique du Sud garde un avantage dans la profondeur de son système financier, la qualité relative de ses infrastructures, l’industrie et les services aux entreprises. Sa faiblesse reste la croissance: le pays pèse lourd, mais avance lentement. Pourquoi l’Égypte remonte L’Égypte combine population, industrie, tourisme, canal de Suez et grands projets. Son économie peut gagner rapidement en taille, mais elle reste exposée aux tensions sur les devises et au coût de la dette. Pourquoi le Nigeria reste incontournable Même quand son PIB en dollars recule, le Nigeria reste un marché impossible à ignorer. Sa population, ses villes, sa culture entrepreneuriale et ses services numériques lui donnent une profondeur unique. Le problème est moins le potentiel que la conversion de ce potentiel en croissance stable. Pour replacer ce duel dans la hiérarchie complète, voir le top 30 des pays les plus riches d’Afrique et le classement PIB Afrique 2026. Sources et méthode Les chiffres sont à lire comme des ordres de grandeur, car les projections changent avec les taux de change, l’inflation et les révisions statistiques. Sources utilisées: FMI, World Economic Outlook, Banque mondiale, PNUD. Le match ne se joue pas seulement sur le PIB Comparer ces trois pays uniquement par le PIB donne une image trop courte. L’Afrique du Sud garde une profondeur financière et industrielle rare. L’Égypte dispose d’un État très présent, d’une population nombreuse et d’une position stratégique. Le Nigeria a le plus grand réservoir de consommateurs, une culture entrepreneuriale puissante et une influence culturelle qui dépasse son économie officielle. Pour une entreprise, le choix dépend du métier. Une banque, une société minière, une marque alimentaire ou une plateforme numérique ne regardent pas les mêmes signaux. Le bon marché est celui où le problème client est clair, où le paiement est possible et où la distribution peut être maîtrisée. Ce que chacun doit régler PaysDéfi décisifAfrique du Sudrelancer la croissance et stabiliser l’énergieÉgypteréduire la pression sur les devises et la detteNigeriastabiliser le change, l’inflation et les infrastructures Fiches par pays : PIB Maroc, PIB Kenya, PIB Côte d’Ivoire et classement complet des pays les plus riches d’Afrique. 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### Nigeria, Angola, Ouganda : où travailler dans le pétrole ? Pour travailler dans le pétrole en Afrique, Nigeria, Angola et Ouganda ne représentent pas le même type d’opportunité. Le Nigeria et l’Angola sont des marchés historiques ; l’Ouganda attire pour ses projets plus récents autour du lac Albert. Le choix dépend du métier visé. Un profil forage ou production regarde les bassins actifs ; un profil logistique ou HSE regarde aussi les pipelines, bases-vie, ports, routes et sous-traitants. Comparer les trois pays Pays Lecture emploi Nigeria Marché vaste, ancien, concurrentiel, avec nombreux sous-traitants Angola Production offshore, besoin de profils techniques et logistiques Ouganda Projets Tilenga, Kingfisher et EACOP, besoins liés au démarrage Dans les trois cas, les emplois ne sont pas seulement chez les opérateurs. Les contrats passent souvent par l’ingénierie, la maintenance, le transport, l’inspection, la sécurité, la restauration industrielle ou la base-vie. Le Nigeria offre un volume d’opportunités plus important, mais aussi une concurrence plus forte et un environnement complexe. L’Angola demande souvent des profils techniques solides, notamment offshore. L’Ouganda attire davantage l’attention sur les phases de développement et d’infrastructures. Pourquoi l’Ouganda attire l’attention Les projets du lac Albert, Tilenga et Kingfisher, sont associés à l’oléoduc EACOP vers la Tanzanie. Les communications de projet évoquent un plateau d’environ 230 000 barils par jour. Cela crée des besoins temporaires et permanents, mais aussi une forte concurrence. Un candidat doit donc suivre les sous-traitants, les appels d’offres, les projets de construction et les besoins HSE, pas seulement les annonces des grandes compagnies. Le calendrier des projets est essentiel. Une phase de construction ne recrute pas les mêmes profils qu’une phase de production. Pendant la construction, les besoins logistiques, HSE, transport, génie civil et base-vie peuvent être importants. En production, les postes deviennent plus spécialisés et plus stables. Comment postuler intelligemment Préparez un CV orienté poste : HSE, maintenance, logistique, instrumentation, forage, magasin, transport. Ajoutez certificats, disponibilité, langues, permis, expériences terrain et références vérifiables. Pour bâtir le parcours, consultez formation pétrole en Afrique puis emploi pétrole en Afrique. Le candidat doit donc suivre les projets comme un portefeuille d’opportunités. Il faut identifier les opérateurs, mais aussi les entreprises qui transportent, entretiennent, inspectent, nourrissent, sécurisent et logent les équipes. C’est souvent là que les premières expériences se construisent. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. TotalEnergies Uganda, projet Tilenga EACOP, pipeline est-africain FMI, World Economic Outlook et Regional Economic Outlook avril 2026 #### Nouvelle gouvernance pour la Guinée Le président Alpha Condé a été réélu le 18 octobre 2020 pour un nouveau mandat, inaugurant la quatrième république. Il a introduit de nouvelles pratiques de travail et administratives destinées à rendre le fonctionnement de l’État guinéen encore plus efficace qu’auparavant. Début février 2021, le président Alpha Condé a prononcé un discours public annonçant la mise en œuvre d’un pacte administratif basé sur le principe de gouverner autrement qui fournit une feuille de route pour le peuple guinéen. Ce nouveau style de gouvernance a déjà donné lieu à plusieurs actes symboliques comme les visites inopinées du président guinéen dans certains départements de l’Etat, ministères, autorités financières et établissements publics pour évaluer la ponctualité de certains chefs de département. Certains responsables de l’État qui n’étaient pas au bureau au moment d’une telle visite surprise ont été pris au dépourvu et sanctionnés, tandis que les chefs de départements ministériels, à commencer par les ministres, ont été appelés à assumer toutes leurs responsabilités afin de garantir la bonne exécution et suivi des tâches administratives. Mises à jour urbaines Ce nouveau programme ambitieux de politique publique s’étendra également au développement du logement social, en particulier pour les jeunes. Le gouvernement guinéen a déjà investi massivement dans l’éducation, en particulier dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique à travers le projet de construction de quatre centres universitaires dans les quatre régions géographiques du pays, l’extension de l’Université Gamal Abdel Nasser à Conakry et un complexe éducatif en Labé, et la sélection rigoureuse du personnel enseignant qualifié dans la gestion des outils informatiques, ainsi que l’accès aux technologies numériques. Voici l’annonce de la réélection de Alpha Condé : Concernant les télécommunications, l’installation d’un câble sous-marin en fibre optique de 17 000 km reliant l’Europe à l’Afrique, donnant à la Guinée l’accès au haut débit, a accéléré le développement du pays. Trois opérateurs téléphoniques assurent une saine concurrence, doter la Guinée d’un système téléphonique performant dont la prochaine étape est l’installation de la 4G. Désormais, toutes les capitales de préfecture et sous-préfecture sont couvertes par des réseaux mobiles et chaque Guinéen possède désormais un ou deux téléphones. L’informatisation du système éducatif, demandée par le Président, est en phase de développement. Initiatives présidentielles pour les jeunes, les femmes et la sécurité alimentaire Les initiatives et programmes pour les jeunes et les femmes visant à préserver l’environnement sont abordés d’une nouvelle manière: la création de 100000 emplois pour les jeunes et la mise en place de fonds d’investissement avec des programmes de formation dédiés aux jeunes, la mise en place de fonds et programmes de formation et l’école des bourses pour les femmes, la mise en œuvre de programmes de reboisement, la planification nationale de la collecte des déchets recyclables et la construction d’unités de production d’énergie propre. Quant au pacte avec la communauté rurale, il repose sur l’idée de consommer ce que nous produisons et de produire ce que nous consommons. L’amélioration de la qualité de vie des petits agriculteurs passera désormais par la fourniture de nouveaux intrants, la création de chaînes à haute valeur ajoutée, le développement de la culture maraîchère et rizicole, qui en était jusqu’à présent à ses balbutiements, et surtout mécanisation de l’agriculture et de la transformation des produits agricoles et alimentaires en Guinée afin d’augmenter la valeur de la production agricole. #### Opportunité du Référencement/SEO pour les entreprises africaines L’optimisation des moteurs de recherche, ou plus communément appelée simplement référencement, définit les règles d’optimisation du site Web d’une entreprise afin qu’elle puisse atteindre un classement plus élevé dans les résultats organiques des moteurs de recherche, tels que Google. C’est l’un des meilleurs moyens d’améliorer la visibilité d’un site Web en le rendant plus convivial, plus rapide et plus facile à utiliser. Et les sociétés africaines ont plus que jamais besoin d’un bon référencement afin de toucher un public plus large. Et pour cela, elles auront besoin de travailler avec une agence de référencement naturel. Le SEO présente de nombreuses opportunités de développement pour les entreprises africaines. Le référencement dans le contexte africain : son importance et ses usages Il y a eu une augmentation substantielle de l’utilisation du référencement en Afrique dans son ensemble par rapport aux années précédentes. De plus en plus de sociétés africaines utilisent le référencement et en récoltent les avantages. Avec la pandémie actuelle, de plus en plus d’entreprises, avec la réouverture progressive des économies, s’appuient sur le référencement pour stimuler divers facteurs afin de leur permettre d’être exposées et de faire des affaires grâce au contenu de leur site Web. Une solution plus abordable Lorsque l’on examine les stratégies de marketing pour les entreprises, cela semble coûter beaucoup plus cher qu’il ne l’aidera à générer des bénéfices réels. Mais avec le référencement, c’est une technique plus efficace et plus abordable. Les propriétaires de petites entreprises et les start-ups n’ont souvent pas le capital nécessaire pour utiliser ces stratégies, mais en travaillant avec une agence seo, il est possible de se démarquer, de générer plus d’affaires et de constituer un capital régulièrement. Cela facilite le trafic sur les sites Web Il y a aujourd’hui plus de personnes qui utilisent les moteurs de recherche que les années précédentes. De plus en plus de gens utilisent des mots-clés pour rechercher un produit ou un service spécifique. Et le référencement est la méthode la plus efficace pour apporter à la fois du trafic organique et nouveau sur les sites Web. Le SEO permet aux entreprises de mieux figurer dans les moteurs de recherche. Elles peuvent utiliser des outils d’analyse pour suivre le trafic d’un site Web afin de réaliser une comparaison. Aide à trouver de nouveaux clients Les entreprises ne peuvent pas se développer en conservant uniquement leurs clients existants. Ainsi, la recherche de nouveaux clients est essentielle à la croissance et au succès d’une entreprise. La survie à long terme d’une entreprise repose sur un afflux constant de nouveaux clients et la fidélisation de ceux déjà présents. Avec le référencement, elle assure un afflux constant vers un certain site Web. Un investissement à long terme Comme pour d’autres stratégies marketing, il ne sera pas possible de remarquer de différences distinctives immédiates, mais en mesurant les performances sur quelques mois et années. D’ailleurs, il est facile de voir la différence que le référencement a fait pour une entreprise. C’est un investissement à long terme, lorsqu’il est entretenu, assure une visibilité à long terme pour une entreprise. Alors que les entreprises déploient tous leurs efforts pour se faire davantage remarquer, les sociétés africaines réalisent l’importance et les avantages associés à l’utilisation du référencement. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Où rechercher les sites de paris sportifs Les bookmakers de l’Afrique sont des entreprises qui prennent des paris sportifs en ligne. Le betting devient plus populaire dans nos pays chaque jour. Par conséquent, le marché se développe. Dans la lutte concurrentielle, les sociétés de paris attirent les clients grâce à l’utilisation de techniques de marketing et de campagnes pub à grande échelle. Aujourd’hui, des dizaines de bookmakers travaillent sur le marché du pari sur le continent. Cependant, le nombre de citoyens qui ont fait de paris sportifs en passe-temps favori augmente de façon exponentielle. Il est assez difficile maintenant de trouver un bon bookmaker en ligne. Pour le faire, on te conseille de choisir un bookmaker en tenant compte de telles choses :  – Légalité.  – Fiabilité et sécurité.  – Paiements en temps opportun.  – Marchés et cotes.  – Bonus.  – Attitude envers les clients.  – Les paris en direct. En fait, trouver le bookmaker idéal est impossible. Après tout, chacun a sa propre compréhension de ce que le bookmaker peut être considéré comme le meilleur. Toutefois, il existe des guides divers sur Internet francophone pour les joueurs africains qui guident des parieurs lors de choix de sites pour parier. On peut souligner deux sites importants à ce sujet : Bookmakers.sn ( pour les joueurs du Sénégal ) et Bookmakers.ci ( pour les joueurs de la Côte d’Ivoire ). Bookmakers recommandés Dans la variété des bookmakers sur le marché, il est facile de se perdre, même pour un joueur expérimenté, sans parler d’un débutant. Pour plus de commodité, les sites Bookmakers.sn et Bookmakers.ci ont créé leurs TOP des meilleurs bookmakers qui ont gagné la confiance des joueurs et prouvé leur honnêteté au cours des années de travail. Sur les pages de ces deux portails, les visiteurs pourront facilement trouver le bon bookmaker pour eux-mêmes. Et on n’aura pas besoin de passer plus de temps à étudier toutes les évaluations, à lire des centaines de commentaires pour chaque entreprise ou à s’intéresser davantage à l’avis de ses collègues. Il suffit d’examiner attentivement des listes. Chaque bookmaker présenté sur Bookmakers. sn /ci est à juste titre à sa place, après avoir passé les étapes difficiles de la sélection. On vérifie donc les bonus de bienvenue, la commodité de paiements, si le bookmaker paye toujours des gains, les licences, les marchés sportifs, la disponibilité de l’app mobile et certes les cotes.  Quelle est l’utilité du classement des meilleurs bookmakers ? Chaque bookie a des faiblesses et des forces. Et vraiment, il est tout simplement impossible de comprendre à quel point le bookmaker est bon ou pas. Cependant, les parieurs n’ont pas le temps d’étudier à fond chaque entreprise, de sorte que le TOP proposé par Bookmakers.cm et Bookmakers.ci permettra d’économiser considérablement les efforts, le temps et l’argent des parieurs. Les classements des communautés comprennent des bookmakers avec une excellente réputation et des commentaires positifs des joueurs. Et le plus important – les meilleurs bookmakers de l’Afrique sur ces deux portails sont évalués objectivement. Contrairement à d’autres classements de sites en ligne, il est vraiment important pour Bookmakers d’aider les pareurs de ces pays. Leurs équipes sont toujours du côté des utilisateurs ordinaires et défendent leurs intérêts. Les créateurs veulent vraiment aider les utilisateurs à comprendre quel bookmaker est le meilleur.  Les critiques décrivent l’histoire réelle de la coopération, les avis des parieurs, les difficultés ou les points faibles des bookmakers. Avec l’aide de commentaires, tu apprends les avantages possibles en collaboration avec le bookmaker. Une telle solution simple peut te faire gagner beaucoup de temps. Sur la base de quoi sont choisis les meilleurs ? Étant donné que les activités des bookmakers sur le territoire de l’Afrique sont parfois contrôlées, seules les entreprises légales entrent dans les classements Bookmakers.ci et Bookmakers.sn. Ceci est une garantie de la fiabilité de la société et, en cas de litige, permettra de résoudre tout par l’intermédiaire d’organisations autorisées. Il n’est pas nécessaire de s’inquiéter des tricheurs, de s’inquiéter du dépôt ou de la chance de tomber sur des escrocs. Dans les listes de Bookmakers, toutes les agences sont seulement éprouvées par le temps. Conclusion Nous te donc recommandons de visiter ces portails utiles : Bookmakers.sn ou Bookmakers.ci – ça dépend de ton géo. Les critiques peuvent t’aider à trouver un bookmaker commode et de parier sans perdre beaucoup d’argent.  #### Ouganda : Bobi Wine suspend sa campagne présidentielle Espoir présidentiel, Kyagulyanyi Ssentamu Robert, et musicien, populairement connu sous le nom de Bobi Wine, a suspendu sa campagne électorale après que des membres de son équipe de campagne aient été blessés et sa voiture abattue à la suite d’affrontements entre le personnel de sécurité et ses partisans. Il a été arrêté à plusieurs reprises, vu des dizaines de ses partisans tués ou blessés par les autorités ougandaises et mardi, son personnel de sécurité et sa voiture ont été abattus par des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour l’empêcher d’assister à un rassemblement. Il a déclaré qu’avec effet, il suspend sa campagne jusqu’à nouvel ordre. Ils vont aller au siège de la commission électorale pour savoir pourquoi ils sont torturés par les institutions de sécurité… leur campagne est affecté par la brutalité policière. Museveni pour la vie ? Depuis 2017, Bobi Wine est entré en politique dans le but de mettre fin au règne de plusieurs décennies du président Yoweri Museveni, âgé de 76 ans, après avoir modifié la loi pour supprimer les limites d’âge qui l’empêcheraient de se présenter aux prochaines élections. Voici l’arrestation de ce candidat : Le dirigeant de longue date devrait briguer un sixième mandat aux élections générales prévues le 14 janvier 2021. L’épidémie de mardi survient après l’arrestation de Wine le 18 novembre, déclenchant une répression majeure de ses partisans qui sont descendus dans les rues pour exiger sa libération. 54 personnes ont été tuées lors de ces manifestations. À l’époque, les autorités avaient déclaré qu’il avait été arrêté pour avoir prétendument participé à des rassemblements et des processions non autorisés au milieu de la menace du COVID-19 en Ouganda, a déclaré le porte-parole de la police CP Fred Enanga, dans un communiqué. Lors d’un discours télévisé dimanche, le président Museveni a annoncé que ceux qui avaient été tués lors des manifestations après l’arrestation de Wine seraient indemnisés. Regard vers 2021 Bien que Wine dise que sa campagne est suspendue jusqu’à nouvel ordre, il est probable qu’il ira de l’avant. Cette période proche des élections est un schéma répété en Ouganda. Ses périodes de campagne suivent le même modèle de candidats et de leurs partisans qui résistent aux intimidations et aux pressions de l’État, ou se retirent, laissant la porte grande ouverte à Museveni. Le président sortant de 76 ans a essentiellement expulsé tous les autres candidats viables. Kizza Besigye s’est retiré des élections de 2021, laissant Wine, 38 ans, la figure de l’opposition la plus visible de la course – jusqu’à mercredi. Parmi les autres candidats figurent l’ancien commandant de l’armée Mugisha Muntu, Nancy Linda Kalembe, la seule femme sur le bulletin de vote, et John Katumba, âgé de 24 ans. Wine, cependant, a reçu toute l’attention de la répression de Museveni. S’exprimant via un flux Facebook en direct la semaine dernière, vendredi, Wine a dit à ses partisans de « ne pas écouter ce que M. Museveni vous dit qu’ils sont financés par des étrangers; ils sont financés par des Ougandais qui estiment qu’ils sont sur la bonne voie. Combattre un dictateur n’est pas facile car aujourd’hui il vous fera chanter que vous êtes violent et l’autre jour, il dira que vous êtes financé par des étrangers. “Crédit photo www.voanews.com/” #### Ouganda : cette génération aspire au changement Le chef de l’opposition Bobi Wine fait face à une brutalité policière massive en Ouganda alors qu’il fait campagne pour le changement politique et le pouvoir du peuple. Il explique pourquoi aucune intimidation ne l’empêchera de poursuivre sa campagne menée par des jeunes. Pour un homme qui vient d’être libéré après un séjour de deux jours en prison, Robert Kyagulanyi Ssentamu, alias Bobi Wine, était en forme lorsque les journalistes l’ont rencontré au siège de la plateforme de l’unité nationale (NUP) à Kampala. La décision du musicien devenu politicien de se présenter aux élections présidentielles du 14 janvier 2021 a été l’une de ces décisions qui ont changé la vie. Une personne suivie de près Depuis lors, Wine est resté dans la ligne de mire de l’Organisation ougandaise de la sécurité intérieure, chargée par Museveni de contre-espionnage et de surveillance de l’opposition. L’affrontement le plus grave de cette année a eu lieu le 18 novembre après l’arrestation de Wine à Luuka, à l’est de Kampala, pour avoir organisé un rassemblement en violation de la réglementation sur la pandémie de coronavirus. Les candidats sont censés limiter les rassemblements à 200 personnes. Voici une vidéo relatant ces faits : Lorsque les partisans de Wine sont descendus dans les rues de Kampala et d’autres villes pour protester, des officiers de l’armée et de la police, ainsi que des hommes en civil, ont ouvert le feu. Après deux jours d’affrontements, 54 personnes étaient mortes. Certains d’entre eux étaient des ouvriers ou des étudiants impliqués dans des événements, selon leurs proches. Plus de problèmes à venir Les militants des droits de l’homme demandent une enquête indépendante sur ce qui a été le choc politique le plus grave en Ouganda depuis une décennie. Mais beaucoup s’attendent à plus de problèmes avant ce qui sera probablement l’une des campagnes électorales les plus difficiles depuis des années, alors que l’économie souffre des effets de la pandémie et du ralentissement du commerce régional. C’était la deuxième arrestation de Wine depuis sa nomination à la présidence, et l’une des nombreuses qu’il endure depuis 2017, lorsqu’il a remporté un siège à une élection partielle pour devenir député sur le ticket du Forum de l’opposition pour le changement démocratique (FDC). Des tactiques de blocage L’arrestation de Wine en novembre n’a pas été une surprise et il insiste sur le fait que cela n’a rien à voir avec les réglementations de santé publique. La semaine suivante, Wine faisait campagne dans le district de Kayunga, au nord-ouest de Kampala, lorsque son producteur de musique Daniel Oyerwot a été touché à la bouche par une balle en caoutchouc lors de nouveaux affrontements entre ses partisans et les forces de sécurité. Après cela, Wine se rendait sur un autre site de campagne à Jinja, à l’est de la capitale, lorsque les forces de sécurité ont bloqué sa voiture, lui tirant dessus et en faisant sauter les pneus. Il a ensuite suspendu temporairement sa campagne début décembre pour soulever la question de la violence d’État auprès de la Commission électorale nationale. “Crédit photo https://africa.fnst.org/” #### Ouganda : la hausse de la consommation de café pourrait stimuler l’économie Il y a une nouvelle tendance qui se prépare en Ouganda auprès de la jeune génération. On peut la trouver dans une tasse de cappuccino ou d’espresso remplie d’arômes. En effet, même s’ils sont le deuxième producteur de café du continent africain, les Ougandais sont généralement des buveurs de thé. Cependant, les temps culturels d’aujourd’hui voient l’essor des cafés dans le pays. Pour les Ougandais, il s’agit simplement de le leur présenter d’une manière qui leur permettre de l’apprécier de différentes façons. Certains le préfèrent doux, d’autres sont des débutants et il y en a qui sont des experts qui aiment les mélanges de café plus forts. Les exportations se développent Comme les Ougandais n’ont pas historiquement été de grands consommateurs de café, l’industrie nationale d’exportation est impressionnante, avec plus d’un demi-million d’agriculteurs dans le pays dépendant de la production locale de café. Selon l’autorité ougandaise de développement du café, les exportations ont augmenté de 17 %, à 4,17 millions de sacs de 60 kg entre 2015 et 2018. Et un rapport du gouvernement de mai de cette année a montré que la valeur des exportations de café a connu une hausse de 18 % à 416,2 millions de dollars, au cours de l’exercice 2018-2019. Le café dans le pays était considéré comme un produit d’homme blanc et réservé aux personnes riches. Seul 1 % des Ougandais en consommait. On assiste aujourd’hui au changement de taux de consommation de café, il passe de 1 % sur une décennie, pour revenir à près de 6 % à l’heure actuelle, ce qui est un avantage pour un producteur de café local. Cherchant à exploiter l’or liquide brun foncé et à développer l’industrie nationale du café en Ouganda, les acteurs du secteur utilise des stratégies afin d’augmenter la consommation locale. Cela devrait créer des emplois et permettre aux jeunes talents de se lancer dans cette industrie. Enorme potentiel pour l’industrie nationale du café La jeune génération est très enthousiaste à l’idée d’intégrer ce marché. Beaucoup d’investisseurs exportent du café à l’étranger, parce que le thé est privilégié dans le pays. Cependant, afin de soutenir l’économie locale, les Ougandais devraient participer à la croissance du pays en consommant ces produits. C’est d’ailleurs, l’avis d’un jeune avocat. Shafiq Jemba a expliqué qu’ils doivent inspirer les gens et les encourager à consommer du café en Ouganda. En ces temps de bouleversements économiques mondiaux liés au coronavirus, l’Ouganda, qui enregistre un volume important d’exportation de café, pourrait bien faire plus afin d’insuffler de la vie à son marché intérieur et siroter une bonne tasse de cafés pour stimuler l’économie locale. L’exportation de café se développe, car cette boisson n’est pas beaucoup consommée dans le marché interne. Mais les choses pourraient changer. Les Ougandais pourraient prendre conscience du fait de l’importance de la consommation de ce produit qui les aiderait à avoir un marché local du café plus florissant. L’objectif serait d’augmenter le taux de consommation du café pour les prochaines années. #### Ouganda : le pétrole du lac Albert, entre promesses et controverses Au lever du soleil, les eaux calmes du lac Albert reflètent les montagnes bleutées de l’ouest de l’Ouganda. Des pêcheurs, silhouettes discrètes sur leurs pirogues, jettent leurs filets dans le silence. Mais sous cette surface paisible, un trésor enfoui agite les convoitises et les inquiétudes. Depuis la découverte de vastes réserves de pétrole en 2006, cette région frontalière de la République démocratique du Congo est devenue l’épicentre d’un bouleversement aux multiples visages. Une manne pétrolière longtemps attendue Les réserves du lac Albert sont estimées à plus de 6,5 milliards de barils de pétrole, dont environ 1,4 milliard seraient exploitables commercialement. Une richesse qui place l’Ouganda parmi les pays les plus prometteurs d’Afrique de l’Est en matière d’hydrocarbures. Le gouvernement de Kampala y voit une opportunité historique. « C’est une nouvelle ère pour notre économie », déclarait en 2022 Ruth Nankabirwa, ministre de l’Énergie. « Nous allons enfin pouvoir financer nos propres infrastructures, nos écoles, nos hôpitaux. » Pour concrétiser cette ambition, l’État ougandais a signé des accords majeurs avec TotalEnergies, la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) et la Tanzania Petroleum Development Corporation. Deux projets phares ont vu le jour : le développement des champs pétroliers de Tilenga et Kingfisher, et la construction de l’East African Crude Oil Pipeline (EACOP), un oléoduc de 1 443 kilomètres reliant l’ouest de l’Ouganda au port de Tanga, en Tanzanie. Des promesses économiques sous tension Le potentiel économique est colossal. Le gouvernement prévoit que le pétrole pourrait générer jusqu’à 2 milliards de dollars de revenus annuels pendant les premières années d’exploitation. L’oléoduc EACOP, à lui seul, représente un investissement de 3,5 milliards de dollars. « Ce projet va créer plus de 10 000 emplois directs et indirects », affirme Patrick Mwesigye, économiste à l’Université de Makerere. « Il pourrait aussi booster le PIB de l’Ouganda de 8 à 10 % en quelques années. » Mais ces projections suscitent aussi des doutes. La Banque mondiale a refusé de financer l’EACOP, invoquant des risques environnementaux et sociaux. Plusieurs ONG internationales, comme Human Rights Watch et Friends of the Earth, dénoncent un manque de transparence dans la gestion des contrats et des compensations foncières. « Les communautés locales sont souvent laissées dans l’ombre », déplore Sarah Atim, militante ougandaise. « Elles sont déplacées, parfois sans indemnisation équitable. » Un impact environnemental redouté Le lac Albert est l’un des écosystèmes les plus riches d’Afrique. Il abrite plus de 300 espèces de poissons, des hippopotames, des crocodiles, et borde le parc national de Murchison Falls, une réserve emblématique du pays. Or, les installations pétrolières se rapprochent dangereusement de ces zones protégées. À Tilenga, les forages sont prévus à l’intérieur même du parc, avec des routes et des pipelines traversant des habitats sensibles. « Nous risquons de perdre des espèces uniques », alerte le biologiste John Musoke. « Une fuite de pétrole dans le lac serait une catastrophe. » En 2023, un rapport indépendant a révélé que certains travaux avaient déjà endommagé des zones humides vitales. TotalEnergies affirme respecter les normes internationales, mais les écologistes restent sceptiques. « Il y a une logique de profit à court terme qui prime sur la préservation du vivant », regrette Musoke. Les voix des communautés oubliées Dans les villages de Buliisa et Kikuube, proches des installations, les habitants racontent une autre histoire. Celle de terres expropriées, de promesses non tenues, et d’un avenir incertain. « On nous a dit que le pétrole allait changer nos vies », confie Margaret, 42 ans, mère de cinq enfants. « Mais depuis qu’ils sont arrivés, je n’ai plus accès à mes champs. On m’a donné de l’argent, mais ça ne suffit pas pour recommencer ailleurs. » Plus de 100 000 personnes seraient concernées par des déplacements liés aux projets pétroliers. Si certains ont reçu des compensations, d’autres attendent encore, parfois depuis des années. « Le processus est lent, opaque, et souvent injuste », explique un rapport de l’ONG Global Rights Alert. « Les femmes, en particulier, sont les grandes perdantes, car elles ne détiennent pas toujours les titres fonciers. » Face à ces tensions, des manifestations ont éclaté. Des journalistes et des militants ont été arrêtés. Le climat se tend, alors que les premiers barils sont attendus pour 2025. Un oléoduc controversé jusqu’à Paris L’EACOP traverse non seulement des réserves naturelles, mais aussi des zones densément peuplées. Il longe le lac Victoria, source d’eau pour plus de 40 millions de personnes. Les risques de pollution sont jugés élevés. En Europe, la controverse a pris une ampleur inattendue. En 2022, 26 ONG ont porté plainte contre TotalEnergies en France, accusant l’entreprise de violer la loi sur le devoir de vigilance. Des banques comme HSBC, BNP Paribas ou Standard Chartered ont refusé de financer le projet. « Ce pipeline est un désastre climatique », affirme Clémence Dubois, de l’organisation 350.org. « Il émettra plus de 34 millions de tonnes de CO₂ par an, soit plus que la totalité des émissions du Danemark. » TotalEnergies, de son côté, insiste sur les efforts de compensation et de réduction d’impact. Mais la bataille de l’image est lancée, et l’Ouganda se retrouve au cœur d’un débat mondial sur la justice climatique. Une course contre le temps À mesure que les forages avancent, l’Ouganda entre dans une zone grise. Entre espoir de développement et crainte de dérives, le pays joue une partie délicate. Le pétrole peut-il vraiment sortir la population de la pauvreté, ou risque-t-il d’enfermer le pays dans une spirale de dépendance et de conflits ? « Nous avons vu ce que le pétrole a fait au Nigeria ou au Soudan du Sud », murmure un ancien chef de village. « Si nous ne faisons pas attention, nous pourrions suivre le même chemin. » Alors que les machines s’activent au bord du lac, les questions restent suspendues comme une brume sur l’eau. Et si, sous les promesses brillantes, se cachait une réalité plus sombre ? Sur le même sujet Pétrole en Afrique en 2026Capitale du Nigeria : Abuja #### Ouganda : les enjeux du pétrole du lac Albert À l’aube, la brume s’élève lentement au-dessus des eaux calmes du lac Albert. Sur les rives, les pêcheurs jettent leurs filets, comme ils le font depuis des générations. Mais sous cette surface paisible, un autre monde s’agite. Un monde d’or noir, de promesses et de tensions. Car ici, entre les montagnes de l’Ouganda et les plaines de la République démocratique du Congo, se joue une partie cruciale de l’avenir énergétique de l’Afrique de l’Est. Un trésor enfoui sous les eaux En 2006, la découverte de vastes réserves de pétrole brut dans la région du lac Albert a bouleversé les perspectives économiques de l’Ouganda. Estimées à plus de 6,5 milliards de barils, dont 1,4 milliard récupérables, ces ressources ont rapidement attiré l’attention des géants de l’énergie. TotalEnergies, la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) et la Uganda National Oil Company (UNOC) se sont lancés dans une course stratégique pour exploiter ce gisement prometteur. « C’est une opportunité historique pour notre pays », affirme James Mugisha, ingénieur pétrolier à Kampala. « Nous avons le potentiel de transformer notre économie, de créer des milliers d’emplois et de réduire notre dépendance aux importations. » Mais cette richesse soudaine soulève aussi des inquiétudes. Car le pétrole du lac Albert ne coule pas sans conséquences. Le projet EACOP : un pipeline controversé Pour acheminer le pétrole brut du lac Albert jusqu’au port tanzanien de Tanga, un méga-projet a vu le jour : l’East African Crude Oil Pipeline (EACOP). Long de 1 443 kilomètres, il s’agit du plus long oléoduc chauffé au monde. Son coût estimé dépasse les 10 milliards de dollars. Ce pipeline, traversant des zones sensibles et des terres agricoles, suscite une vive opposition. Des ONG environnementales dénoncent les risques pour la biodiversité, notamment dans le parc national de Murchison Falls, et les impacts sur les communautés locales. « Nous avons été expulsés de nos terres sans compensation équitable », témoigne Grace Namusoke, une agricultrice du district de Hoima. « Ils ont promis des écoles, des routes, des emplois. Mais nous n’avons rien vu venir. » En 2022, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à suspendre le projet EACOP, pointant du doigt les atteintes aux droits humains et à l’environnement. Une pression internationale qui n’a pas empêché le gouvernement ougandais de poursuivre les travaux. Entre ambition nationale et dépendance étrangère Le président Yoweri Museveni ne cache pas sa détermination. Pour lui, le pétrole est un levier de souveraineté et de développement. « Ceux qui s’opposent à notre progrès ne veulent pas que l’Afrique se développe. Nous n’allons pas les écouter », a-t-il déclaré lors d’un discours en 2023. Pourtant, la dépendance à des partenaires étrangers comme TotalEnergies ou la CNOOC pose question. Les contrats signés sont peu transparents, et les bénéfices réels pour la population restent flous. « Il y a un manque criant de contrôle démocratique sur la gestion de ces ressources », alerte Sarah Akena, économiste à l’Université Makerere. « Le risque est grand de voir les revenus pétroliers alimenter la corruption plutôt que le développement. » En 2023, l’Ouganda a perçu ses premiers revenus issus du pétrole, mais ceux-ci restent modestes : environ 6 millions de dollars, selon le ministère de l’Énergie. Une goutte d’or noir dans un océan d’attentes. Un impact social profond Au-delà des chiffres, le pétrole transforme déjà le tissu social de la région. À Hoima, surnommée la « capitale pétrolière » de l’Ouganda, les loyers ont doublé en cinq ans. Des hôtels de luxe émergent, tandis que les écoles peinent à accueillir tous les enfants déplacés par les projets d’infrastructure. « Il y a une fracture entre les anciens habitants et les nouveaux arrivants, attirés par l’argent du pétrole », observe le révérend Paul Okello. « La jeunesse est pleine d’espoir, mais aussi de frustration. » Selon un rapport de Human Rights Watch, plus de 100 000 personnes ont été affectées par les expropriations liées aux projets pétroliers. Certaines attendent toujours leur indemnisation, plusieurs années après avoir quitté leurs terres. Pour beaucoup, le pétrole n’est pas encore synonyme de progrès, mais plutôt de promesses non tenues. Un dilemme écologique majeur Le lac Albert est un écosystème unique, abritant plus de 300 espèces de poissons, des hippopotames, des crocodiles et une avifaune exceptionnelle. Toute pollution pétrolière pourrait avoir des conséquences irréversibles. En 2021, une fuite lors d’un forage d’exploration a contaminé une zone humide proche du lac. L’incident a été rapidement maîtrisé, mais il a ravivé les craintes d’une catastrophe plus grave. « Le pétrole est une malédiction si l’on ne prend pas de précautions extrêmes », avertit Josephine Kabagambe, biologiste au sein de la Wildlife Conservation Society. « Un seul accident pourrait ruiner la pêche, principale source de revenus pour des milliers de familles. » Les autorités affirment avoir mis en place des normes strictes. Mais les capacités de surveillance restent limitées, et les mécanismes de recours pour les populations affectées sont souvent inaccessibles. Quel avenir pour l’Ouganda pétrolier ? Alors que les premiers barils devraient être exportés en 2025, l’Ouganda se trouve à un carrefour. Le pétrole peut-il réellement transformer le pays, ou risque-t-il de reproduire le scénario du « syndrome hollandais », où les ressources naturelles affaiblissent les autres secteurs économiques ? Certains appellent à une gestion inclusive et transparente, à l’image du modèle norvégien. D’autres misent sur une diversification rapide de l’économie, pour ne pas tout miser sur l’or noir. « Le pétrole est un outil, pas une fin en soi », rappelle l’analyste politique David Owor. « Tout dépendra de la manière dont il sera utilisé. Pour construire ou pour diviser. » Dans les villages autour du lac Albert, les regards se tournent vers l’horizon. Entre espoir et incertitude, les habitants attendent de voir si les promesses du pétrole seront enfin tenues. Et si, un jour, le grondement des machines cédera la place au murmure d’un développement durable. Mais à quel prix, et pour qui ? #### Ouganda : rejet du projet de loi sur les infractions sexuelles Le projet de loi ougandais de 2019 sur les infractions sexuelles condamne les actes sexuels consensuels et permettrait à certains actes non consensuels de rester impunis, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Le projet de loi, approuvé par le Parlement le 3 mai 2021, viole le droit international des droits de l’homme en criminalisant les actes sexuels consensuels entre adultes et ne répond pas encore à sa définition du consentement. Tout en offrant des dispositions visant à prévenir et à punir la violence sexuelle, il condamne également davantage les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) et les travailleurs du sexe. Les législateurs ougandais devraient se concentrer sur la fin de la violence sexuelle endémique plutôt que de voir cela comme une opportunité d’imposer des dispositions abusives qui criminalisent la vie sexuelle des adultes consentants, a déclaré Mausi Segun, Directeur Afrique à Human Rights Watch. La législation sur les infractions sexuelles devrait promouvoir les droits des survivants et des victimes potentielles de violence, et non pas consacrer les violations des droits dans la loi. Les détails de ce projet de loi Le projet de loi comprend des dispositions positives pour lutter contre la violence sexuelle, notamment la protection des droits des victimes d’agression sexuelle pendant les procédures pénales et la criminalisation du harcèlement sexuel par des personnes en position d’autorité, a déclaré Human Rights Watch. Voici une vidéo en anglais parlant de ces faits : Mais elle punit également tout « acte sexuel entre personnes du même sexe », ainsi que les relations sexuelles anales entre personnes de tout sexe, avec jusqu’à 10 ans de prison, en violation flagrante du droit à la vie privée et à la non-discrimination. Il prévoit même que si les Ougandais accomplissent ces actes sexuels en dehors de l’Ouganda, ils peuvent être poursuivis en Ouganda. Il comprend également des dispositions qui établissent une discrimination fondée sur le statut VIH et qui pourraient punir ceux qui signalent des crimes et autoriser la peine de mort pour certaines infractions. Des dispositifs déjà en place Le code pénal ougandais criminalise déjà les relations homosexuelles consensuelles par le biais d’une disposition qui punit les relations charnelles contre l’ordre de la nature jusqu’à la prison à vie. En 2014, le Parlement a adopté la loi anti-homosexualité, qui criminalisait en outre les actes homosexuels, restreignait la liberté d’association et incitait à la discrimination à l’égard des personnes LGBT. La Cour constitutionnelle a annulé la loi de 2014 au motif que les législateurs avaient adopté le projet de loi sans le quorum requis. La condamnation des actes homosexuels consensuels signifie que les survivants LGBT de violences sexuelles ont peu de chances de demander l’accès à la justice ou d’obtenir justice. À la suite de l’adoption de la loi contre l’homosexualité, des victimes de violence homosexuelles et transgenres ont déclaré à Human Rights Watch et à Amnesty International qu’elles hésitaient à donner suite à une plainte de la police contre leurs agresseurs par crainte d’être elles-mêmes arrêtées. #### Paiements numériques en Afrique subsaharienne : tendances au cours de la dernière décennie Entre 2008 et 2010, la pauvreté au Kenya a été réduite de 2 % grâce à un meilleur accès aux services d’argent mobile. Cet impact se traduit par le fait que 194 000 ménages kenyans ne vivent plus en dessous du seuil de pauvreté, les réductions les plus importantes étant constatées dans les ménages dirigés par des femmes. C’est l’un des nombreux avantages des paiements numériques. L’argent mobile réduit les coûts d’acheminement de l’argent d’un endroit à un autre. Au lieu de transporter physiquement des fonds, les fonds d’argent mobile sont transférés numériquement entre les téléphones mobiles des utilisateurs et nécessitent uniquement que les utilisateurs aient un numéro de téléphone pour participer au transfert. Ce type de plateforme de paiement est particulièrement utile pour les personnes qui ne sont pas bien connectées aux systèmes financiers formels et qui n’ont pas accès à un compte bancaire. Expansion de la propriété Au cours de la dernière décennie, nous avons constaté une croissance considérable du nombre de propriétaires de comptes dans une banque ou une institution réglementée telle qu’une coopérative de crédit, une institution de microfinance ou un fournisseur de services d’argent mobile. En Afrique subsaharienne, les fortes augmentations de la possession de comptes sont largement dues à la croissance de la possession de comptes d’argent mobile. Environ un tiers des adultes en Afrique subsaharienne ont désormais un compte d’argent mobile, contre 10 % des adultes dans le monde, ce qui souligne la part disproportionnée des propriétaires de comptes d’argent mobile résidant en Afrique subsaharienne.  Voici une vidéo relatant ces faits : Entre 2014 et 2021, le Bénin, le Cameroun, la République du Congo, le Gabon, le Ghana, le Malawi, la République du Togo et la Zambie ont connu des taux de croissance particulièrement élevés (augmentations supérieures à 10 %) de la possession d’argent mobile. Expansion de l’utilisation La possession d’un compte n’est que la première étape pour assurer l’inclusion financière, mais il est également important de déterminer si et comment les comptes sont utilisés par les consommateurs pour comprendre comment l’inclusion financière peut se traduire par une amélioration des moyens de subsistance. Les principaux leviers pour cela sont les envois de fonds et l’épargne.  En Afrique subsaharienne, 53 % des adultes ont envoyé ou reçu des envois de fonds nationaux en 2021. Le Cameroun, le Gabon, le Ghana, le Kenya, la Namibie, le Sénégal et l’Ouganda avaient tous une concentration plus élevée d’envois de fonds, environ les deux tiers de la population adulte envoyant ou recevoir de tels paiements. En ce qui concerne les envois de fonds, les chercheurs ont constaté que les ménages ayant accès aux services d’argent mobile sont mieux à même de faire face aux événements négatifs de la vie lorsqu’ils se produisent. Lorsqu’un ménage subit un choc, les ménages ayant accès à l’argent mobile sont plus susceptibles de recevoir un envoi de fonds de leurs réseaux personnels tels que la famille et les amis, de recevoir un montant total d’argent plus important et de le recevoir d’un ensemble plus diversifié de personnes. L’augmentation des envois de fonds répartit le risque associé à cet événement de vie négatif sur un réseau plus large de personnes. #### Pandora Papers : à l’intérieur des actifs secrets d’un législateur nigérian Avec plus de 20 ans à la Chambre des représentants, Nicholas Mutu, 61 ans, est le membre le plus ancien de la chambre législative basse du Nigeria, la Chambre des représentants. Mais en dehors de son séjour record au Parlement, M. Mutu, qui représente la circonscription fédérale de Bomadi/Patani dans l’État du Delta riche en pétrole, mais frappé par la pauvreté, a également fait la une des journaux à propos d’allégations liées à la fraude. Le 3 février 2020, la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) l’a traduit en justice devant la Haute Cour fédérale d’Abuja pour fraude et abus de pouvoir présumés. L’affaire est en cours. Les problèmes de M. Mutu avec la justice sont sur le point de s’aggraver. Une enquête de l’a maintenant révélé comme un contrevenant en série à la loi sur le Code de conduite et le Tribunal du Nigeria qui interdit aux titulaires de charges publiques de s’engager ou de diriger des entreprises privées, à l’exception de l’agriculture, pendant leur mandat. Les résultats de cette enquête Notre enquête a également révélé comment M. Mutu a créé une société offshore aux Seychelles, un paradis fiscal, pour acheter secrètement une propriété londonienne évaluée à 566 millions de nairas. Les détails de la propriété secrète du législateur à Londres ont été obtenus dans le cadre de l’enquête Pandora Papers, une fuite massive d’entreprises spécialisées dans la création de sociétés offshore dans des territoires paradisiaques tels que les îles Vierges britanniques et le Panama. Voici une vidéo en anglais relatant cette affaire : Le projet Pandora Papers , la plus grande collaboration transfrontalière de journalistes de l’histoire, est une enquête sur un grand nombre de sociétés offshore auparavant cachées, exposant des actifs secrets, des accords secrets et des fortunes cachées des super-riches, dont plus de 130 milliardaires, et les puissants, dont plus de 30 dirigeants mondiaux et des centaines d’anciens et de fonctionnaires en exercice à travers le monde. Les documents confidentiels présentent également un groupe mondial de fugitifs, condamnés, célébrités, stars du football et autres, notamment des juges, des agents des impôts, des chefs d’espionnage et des maires. Mr Mutu et sa propriété à Londres Selon les dossiers conservés par Alemán, Cordero, Galindo & Lee (Alcogal), un cabinet d’avocats offshore, M. Mutu, en 2010, alors qu’il était législateur, a constitué le Forest Group of Company aux Seychelles. En 2012, cette société offshore a acheté une propriété dans le nord de Londres pour 620 000,00 livres sterling et l’a vendue en 2014 pour 730 000,00 livres sterling, soit environ 566 millions de nairas en utilisant le taux du marché parallèle de 775 nairas pour une livre, selon les registres du registre foncier britannique. Il n’y a aucune preuve que M. Mutu a déclaré cet actif aux autorités nigérianes comme l’exige la loi. Lors d’un bref appel téléphonique, le législateur a affirmé qu’il n’avait jamais été administrateur de la société offshore, qu’elle était détenue et contrôlée par sa femme et non par lui, et qu’elle n’avait jamais possédé de propriété au Royaume-Uni. “Crédit photo theyesng.com” #### Pariez sur l’avenir : l’industrie du jeu d’argent en ligne en Afrique De nombreux opérateurs iGaming de premier plan considèrent désormais l’Afrique comme une région lucrative dans laquelle se développer. Grâce à leur dynamisme économique et leur enthousiasme pour les paris sportifs en ligne, des pays comme l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya offrent de nombreuses opportunités pour les investisseurs. Ces dernières années, les stars se sont alignées pour faire de l’Afrique un marché tentant pour les investisseurs de l’industrie iGaming. La croissance économique soutenue du continent, combinée à une accélération du taux de pénétration du haut débit mobile abordable et à la volonté des gouvernements locaux de réglementer les jeux en ligne afin d’ajouter une source de revenus à leurs coffres, ont fourni un terrain fertile pour l’épanouissement de dynamiques des marchés remplis de joueurs dévoués, particulièrement passionnés par les jeux d’argent. Les joueurs africains ont aujourd’hui accès à diverses plateformes de jeux d’argent, à l’instar de onlinebingoaustralia.co. Une relance économique de nombreux pays africains Ayant connu une croissance soutenue depuis un quart de siècle, seulement interrompue en raison des effets délétères du Covid-19, les économies africaines sont, dans leur ensemble, en hausse. Après avoir surmonté la tempête pandémique avec des pertes plus contenues que les autres continents, l’Afrique cherche à reprendre sa marche vers la pertinence économique en 2021 avec une croissance moyenne attendue du PIB supérieure à 3 % pour la région. Voici une vidéo en anglais parlant des jeux d’argent en Afrique : L’augmentation du revenu disponible pour les classes moyennes de certains pays subsahariens, combinée au développement rapide des infrastructures de communication dans la région, fait de l’Afrique l’un des marchés les plus intéressants pour les investissements dans l’industrie iGaming. Le développement des infrastructures de communication Comme mentionné, l’un des principaux facteurs de cette reprise est l’épanouissement d’infrastructures modernes sur tout le continent, mis en évidence par la disponibilité croissante et la baisse des coûts de la connectivité Internet mobile à large bande. Les résidents africains représentent désormais 11,5 % de tous les internautes. Étant donné que le nombre d’utilisateurs couverts par les réseaux 3G et 4G a doublé au cours des cinq dernières années et que le coût des données et des smartphones a diminué de moitié au cours de la même période, il est facile de voir les possibilités s’ouvrir pour les entreprises iGaming. Alors que le jeu en ligne en Afrique était jusqu’à présent dominé par les sociétés de paris sportifs, qui ont l’avantage de proposer un service léger (en termes de consommation de données), le haut débit bon marché ouvre enfin la possibilité d’offrir des jeux de casino modernes aux joueurs locaux. Un secteur encore non réglementé Alors que certains pays, comme la Tanzanie, ont été les premiers à développer des réglementations sur les jeux de hasard en Afrique, de nombreux autres sont à la traîne. Les jeux d’argent en ligne, en particulier, sont rarement réglementés.  D’une part, cela signifie que les opérateurs étrangers sont libres d’offrir leurs services dans une grande partie du continent ; d’autre part, cela a créé des incertitudes dans les juridictions où les autorités régionales cherchent à imposer et à appliquer des lois non reconnues au niveau fédéral, comme dans le cas du Nigeria. #### Parimobile.Cm – tout sur les bookmakers en Afrique Aujourd’hui, je veux vous proposer de découvrir un bon blog sur lequel je suis tombé récemment – parimobile.cm. Pourquoi ce site est cool et intéressant ? Tout est dans mon avis ci dessous. Ce qu’il faut retenir Aujourd’hui, je veux vous proposer de découvrir un bon blog sur lequel je suis tombé récemment – parimobile.cm. Pourquoi ce site est cool et intéressant ? Tout est dans mon avis ci dessous. Bookmakers pour les Camerounais Ce blog est destiné avant tout aux. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Bookmakers pour les Camerounais Ce blog est destiné avant tout aux parieurs, alors on a beaucoup d’articles et guides sur le choix des sites de betting et leurs services. Lors du choix d’un site de paris, on fait attention à la fiabilité du bookmaker, ses fonctionnalités, bonus, choix de paris, même l’interface et la vitesse de la plateforme peuvent jouer un rôle.  Alors, le blog Parimobile Cameroun vous aidera à choisir votre meilleur site de pari sportif très vite. Il y en a des articles présentations de tous les bookmakers africains et surtout camerounais, textes sur les applications mobiles, les promotions, et ainsi de suite. Codes promo pour aujourd’hui Un autre critère important lors du choix de bookmaker est l’offre de bonus et codes promotionnels. Pour de nombreux débutants, c’est une bonne raison de choisir tel ou tel site de paris. Le Parimobile publie constamment des codes promo actuels pour chaque bookmaker  – 1xBet, Betmomo, Premier Bet Cameroun (Zone)  et d’autres portails populaires. Si vous cherchez un code promo 2022, naviguez sur ce portail, retrouvez un article dédié à votre bookmaker et copiez le code actuel pour en profiter.  Joueurs du football  Le football est le sport le plus populaire de la planète et compte des millions de fans. Les salaires des joueurs de football, ainsi que le montant des autres primes, sont souvent confidentiels. Mais aujourd’hui, trouver la bonne information ne sera pas difficile. Je trouve sur Parimobile Cameroun beaucoup d’actualités chaque jour où je peux apprendre tout sur le foot :  – combien gagnent les joueurs  – dans quel club se passe votre joueur préféré  – quel est le prix du transfert de stars joueurs du Cameroun  – pronos et actus sur les prochains matchs. Paiements  Où trouver un site de pari en ligne qui utilise MTN Money ou Orange ? Quels sont les dépôts et retraits minimum sur votre bookmaker favori ? Toutes les réponses à vos questions sur le paiement chez un bookmaker camerounais sont révélées dans les articles du Parimobile Cameroun. C’est vraiment super.  Instructions en détails, tutos, tableaux avec le choix du paiement, frais, limites, dépot min et max chez un bookmaker– tout ça est dans ce portail. Tout simplement choisissez un article avec le paiement souhaité comme MTN ou Orange, ou un article sur certain site de pari, et consultez toutes les informations nécessaires. Alors, je vous conseille fortement ce blog sportif où il y a tous les outils pour parier, gagner et apprendre plus sur le football au Cameroun ! #### Parimobile.sn : tout sur les bookmakers au Sénégal Le monde des paris sportifs est passionnant et ouvert à tous, mais divers sites consacrés aux critiques de sites de paris aident à en savoir beaucoup plus et éviter de perdre le temps pour choisir son bookmaker soi-même. Parmi ces sites, on peut recommander Parimobile.sn. On va parler de cette communauté plus en détail.  Quels sont les avantages de Parimobile Sénégal Parimobile Sénégal accueille tous les amateurs de faire un pari sportif en fournissant les informations les plus récentes et fiables sur les bookmakers, les applications et les bonus pour les joueurs. Cette communauté vise à rendre le pari intéressant, compréhensible et rentable pour tous les utilisateurs, en prenant en charge le travail le plus long et le plus dur, à savoir la collecte et le traitement d’informations sur des bookmakers et les événements sportifs à partir de diverses sources.  Tout ce dont vous avez besoin pour parier, et encore plus ! Devenir un joueur réussi, c’est cool, mais de réaliser un rêve dans la vie n’est pas facile, parce que le pari, un type particulier de divertissement de jeu, qui a ses propres règles, et il y a beaucoup de nuances importantes, sans la connaissance desquels il ne sera pas possible de deviner les résultats et gagner de l’argent. Parimobile.sn est un portail où sont recueillies et constamment mis à jour les matériaux nécessaires pour les débutants et les amateurs expérimentés de paris sportifs, à savoir :  – Les cotes des bookmakers, qui vous permettront de choisir avec succès un partenaire pour les paris en tenant compte des préférences individuelles et des conditions qu’ils offrent aux nouveaux clients. Les meilleurs sites sont compilés sur la base de nombreux critères, et sur chacun de ceux présentés dans la liste de bookmakers, vous pouvez lire un examen détaillé avec des commentaires.   – L’équipe de PariMobile peut aider les joueurs à résoudre les problèmes avec les paris sportifs, pour ça, vous devez envoyer votre demande à l’adresse e-mail indiqué.  – Pronostics et paris sportifs : football, hockey sur glace, tennis, basketball et autres sports. On analyse les marchés des bookmakers, les statistiques, la qualité du jeu des équipes et des joueurs individuels afin de donner les pronos les plus précis possibles, qui peuvent être consultés gratuitement.   – Promotions et cadeaux de bookmakers. De nombreuses entreprises offrent des bonus pour l’enregistrement, le dépôt, etc, et sur ce site, vous saurez lequel d’entre eux est le plus attrayant, et vous pouvez également évaluer les conditions de pari.   – Examens des applications par rapport à la fonctionnalité, l’originalité de la conception, les performances et les exigences techniques pour les appareils.   – Un fil d’actualité où vous pouvez trouver les dernières informations sur vos équipes préférées, les changements d’entraîneurs, les dates des matchs, ainsi que les changements dans les règles d’acceptation des paris. Équipe professionnelle Afin de publier constamment de nouvelles données, de mettre à jour les classements et les pronos, Parimobile.Sn a rassemblé les meilleurs dans leur entreprise. Les principes clé du travail de la team : seulement l’information actuelle et l’évaluation objective d’un travail de bookmakers (1xBet, 1Win, Betwinner, Lonase.Bet etc); mise à jour régulière de critiques, de pronos et de classements; l’interaction avec l’utilisateur : vous pouvez contacter par e-mail ou le déposer plainte ou critique sur la coopération avec un ou un autre bookmakerle développement continu de projet se développe et se modernise avec l’industrie des paris sportifs, laissant les débutants et les experts dans le domaine des paris sportifs être au courant des moments les plus importants; créer un espace virtuel interactif où vous pouvez trouver rapidement et facilement des informations sur les paris, les opérateurs de paris en ligne et tout ce qui y est associé. Conclusion Alors, si vous êtes à la recherche d’un portail qui pourrait vous aider à retrouver le meilleur bookmaker, le plus gros bonus, les codes promotionnels actuels : bienvenue à Parimobile Sénégal. Si vous êtes un parieur avec expérience, visitez aussi cette communauté pour partager vos connaissances avec les débutants.    #### Paris sportifs en Afrique : sites, pays et réglementation Réponse rapide : les paris sportifs progressent en Afrique parce qu’ils combinent football, usage massif du mobile, paiements numériques et plateformes locales. Les marchés les plus visibles sont notamment le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Sénégal et le Cameroun, mais la réglementation varie fortement d’un pays à l’autre. Le mobile money est un facteur décisif. La GSMA indique que l’Afrique subsaharienne concentre une part majeure des comptes mobile money mondiaux et reste l’un des centres de gravité du secteur. Pour les opérateurs de paris, cela facilite les dépôts, les retraits et les petits paiements fréquents. Pour les joueurs, cela rend aussi le contrôle du budget plus important. Critères pour comparer un site de paris sportifs CritèrePourquoi c’est décisifAutorisation localeUn opérateur régulé réduit les risques de blocage, litige ou non-paiementDépôts et retraitsMobile money, carte, virement, points physiques : les options varient selon les paysDélais de paiementUn bon site annonce clairement ses délais et ses limites de retraitCotesUn petit écart de cote répété change fortement le résultat sur la duréeMarchés disponiblesFootball européen, compétitions africaines, football local, basket, tennisJeu responsableLimites de dépôt, auto-exclusion, contrôle du temps et prévention de l’endettement Pourquoi la RDC attire autant de recherches La RDC génère des requêtes autour de Winner Bet, NgeNge, betPawa, Betika et des sites de paris sportifs disponibles localement. L’intention de recherche est très pratique : l’utilisateur veut savoir quel site fonctionne, comment déposer, comment retirer, quel opérateur est fiable et quelles différences existent entre les marques. Réglementation : ne pas généraliser l’Afrique Il n’existe pas un seul cadre africain des paris sportifs. Chaque pays fixe ses licences, son âge légal, sa fiscalité, ses obligations de publicité et ses règles de paiement. Une plateforme visible dans un pays peut ne pas être autorisée dans un autre. C’est pourquoi un guide sérieux doit toujours distinguer disponibilité commerciale et autorisation réglementaire. Risques à ne pas minimiser Parier avec de l’argent destiné aux dépenses essentielles.Multiplier les comptes pour courir après des bonus.Confondre pronostic sportif et revenu régulier.Utiliser des plateformes sans information claire sur les retraits.Ignorer les limites d’âge et la réglementation locale. À lire aussi Meilleurs bookmakers en RDCCode promo 1xBetBusiness rentable en Afrique Comment comparer les opérateurs par pays Le bon réflexe consiste à raisonner pays par pays. Un site populaire au Nigeria ne propose pas forcément les mêmes moyens de paiement en RDC ou au Sénégal. Les bonus peuvent aussi varier selon les licences, les partenaires locaux et les règles commerciales. Données utiles pour comprendre le marché La progression des paris sportifs est liée à trois tendances mesurables : l’usage du smartphone, la diffusion du mobile money et la popularité du football. La GSMA souligne le poids de l’Afrique subsaharienne dans le mobile money mondial, ce qui explique pourquoi les dépôts et retraits par téléphone sont devenus centraux dans de nombreux marchés. FAQ paris sportifs en Afrique Quel est le meilleur site de paris sportifs ? Il n’existe pas de meilleur site unique pour toute l’Afrique. Le bon choix dépend du pays, de l’autorisation locale, des moyens de retrait, des cotes, du service client et des limites de jeu responsable. Les bonus sont-ils vraiment intéressants ? Un bonus n’a de valeur que si les conditions de retrait sont claires. Il faut regarder le wagering, la durée de validité, les cotes minimales, les sports autorisés et les plafonds de gains. Comment réduire le risque ? Fixer un budget maximal, ne jamais emprunter pour parier, éviter de rejouer pour récupérer une perte, et privilégier les opérateurs transparents sur les retraits et les limites de compte. Sources et méthode GSMA – State of the Industry Report on Mobile Money 2025GSMA – The Mobile Economy Africa 2025Banque mondiale – population totale Comment lire la reglementation des paris sportifs ? La reglementation varie selon les pays : licence locale, fiscalite, controle des paiements, publicite, age minimum et dispositifs de jeu responsable. Un site peut etre connu dans un pays et ne pas offrir les memes garanties dans un autre. Pour les recherches plus transactionnelles, le dossier meilleurs sites de paris sportifs en RDC et l’article mobile money et paris sportifs completent cette approche. #### Paris sportifs en RDC 2026 : guide complet, légalité et mobile money Les paris sportifs en RDC ont explosé depuis 2020, portés par l’adoption du mobile money (M-Pesa, Airtel Money, Orange Money) et la disponibilité des smartphones à prix abordables. En 2026, on estime que plusieurs millions de Congolais parient régulièrement via mobile — la grande majorité à Kinshasa, mais aussi à Lubumbashi, Goma et Bukavu. Ce guide explique le cadre légal, les opérateurs disponibles, les méthodes de paiement et les précautions à prendre. Les paris sportifs sont-ils légaux en RDC ? Oui, les paris sportifs sont légaux en République Démocratique du Congo, sous réserve que l’opérateur soit agréé par l’autorité compétente. Le cadre réglementaire ivoirien est géré par l’OCC (Office Congolais de Contrôle) en coordination avec les ministères concernés. Les opérateurs légaux doivent obtenir une licence d’exploitation, afficher leurs règles clairement et respecter les limites de jeu imposées par la réglementation. En pratique, plusieurs plateformes internationales opèrent sans agrément local explicite — elles sont techniquement accessibles depuis la RDC mais pas formellement agréées. La règle simple : préférer les plateformes qui ont un bureau local ou un service client joignable en RDC, qui proposent les méthodes de paiement locales (M-Pesa, Airtel Money) et qui affichent clairement leurs conditions. Les principaux opérateurs de paris sportifs en RDC en 2026 OpérateurPrésence localeDépôt via mobile moneyCote minimaleNotebetPawa✓ Bureaux à KinshasaM-Pesa, Airtel Money1,01Très populaire, interface simpleNgeNge✓ RDC uniquementM-Pesa, Orange Money1,01100 % local, service client FRBetikaPartiel (service en ligne)M-Pesa1,10Bonus d’inscription attractifWinner Bet✓ Agences physiquesM-Pesa, Airtel Money1,05Fiable, bonne couverture football1xBet✗ (international)Virement mobile via tiers1,01Large offre, support limité en FR Comment parier avec le mobile money en RDC Créer un compte : télécharger l’application (betPawa, NgeNge, Betika) ou accéder au site mobile. Renseigner son numéro de téléphone, son nom complet et créer un mot de passe. La vérification d’identité est souvent demandée pour les retraits supérieurs à 50 $.Déposer via mobile money : sélectionner “Déposer” → choisir M-Pesa ou Airtel Money → entrer le montant → confirmer avec le PIN mobile money. Le solde est crédité en quelques secondes.Choisir un pari : sélectionner un événement sportif (football, basket, tennis), choisir le résultat (1/X/2 ou handicap), entrer la mise. Toujours vérifier la cote et le gain potentiel avant de valider.Retirer ses gains : accéder à “Retrait” → entrer le numéro M-Pesa ou Airtel Money → confirmer le montant. Les délais varient de quelques minutes à 24 heures selon l’opérateur. Risques et précautions pour les parieurs congolais Ne misez que ce que vous pouvez perdre : les paris sportifs ne sont pas un revenu. La grande majorité des parieurs perdent à long terme. Fixer un budget mensuel et ne jamais le dépasser.Méfiez-vous des “tipsters” sur WhatsApp et Facebook : de nombreuses arnaques circulent en RDC sous forme de “pronostics garantis” payants. Aucun pronostic n’est garanti dans les paris sportifs.Vérifiez les conditions du bonus : les bonus d’inscription nécessitent souvent de parier 5 à 10 fois le montant avant tout retrait. Lisez les conditions avant de déposer.Protégez votre compte : utiliser un mot de passe unique, ne jamais partager ses identifiants, activer la double authentification si disponible. FAQ – Paris sportifs en RDC 2026 Quel est le meilleur site de paris sportifs en RDC ? betPawa et NgeNge sont les deux opérateurs les plus populaires en RDC en 2026. betPawa offre une interface très simple adaptée aux débutants et des cotes compétitives sur le football africain et européen. NgeNge est l’opérateur 100 % congolais, avec un service client en français et une très bonne intégration des méthodes de paiement locales. Pour un comparatif détaillé, consultez l’article betPawa vs NgeNge en RDC : lequel choisir ? Peut-on retirer ses gains via M-Pesa en RDC ? Oui, M-Pesa est le principal canal de retrait pour les paris sportifs en RDC. La plupart des opérateurs actifs au Congo (betPawa, NgeNge, Winner Bet, Betika) supportent les retraits vers M-Pesa. Les délais sont généralement de 5 minutes à 24 heures. Certains opérateurs imposent un montant minimum de retrait (souvent l’équivalent de 5 à 10 USD). Pour les détails sur les paiements par opérateur, voir Betika RDC, betPawa, Winner Bet : paiements et retraits mobile money. Les paris en ligne sont-ils sûrs en RDC ? Les opérateurs agréés localement (betPawa, NgeNge, Winner Bet) offrent un niveau de sécurité satisfaisant pour les parieurs congolais. Les risques principaux ne viennent pas de la plateforme elle-même, mais des usages : partager ses identifiants, tomber dans des escroqueries de “tipsters” sur les réseaux sociaux, ou dépasser son budget. Pour les plateformes sans présence locale, les recours en cas de litige sont limités. À lire aussi dans le même cluster : meilleurs sites de paris sportifs en RDC : comparatif 2026 et betPawa vs NgeNge en RDC. #### Partenaires commerciaux de l’Afrique : Chine, Europe, États-Unis et nouveaux acteurs Depuis les deux dernières décennies, les relations commerciales entre l’Afrique et ses partenaires étrangers connaissent une transformation majeure. Avec une économie en pleine croissance et des ressources naturelles abondantes, le continent attire l’intérêt des puissances mondiales. Découvrez ici les trois principaux partenaires commerciaux des pays africains. Ce qu’il faut retenir Analyse des principaux partenaires commerciaux de l’Afrique : Chine, Union européenne, États-Unis, Turquie, Inde et pays du Golfe. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Quels sont les principaux partenaires commerciaux de l’Afrique ? Les partenaires commerciaux de l’Afrique varient selon les pays et les secteurs, mais la Chine, l’Union européenne, les États-Unis, l’Inde, la Turquie et les pays du Golfe occupent une place majeure. Les échanges portent surtout sur les matières premières, l’énergie, les infrastructures, l’agroalimentaire, les biens manufacturés et les services. La Chine : le principal partenaire économique Au cours des dernières années, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de l’Afrique. Son économie dynamique et son besoin accru de matières premières expliquent cette coopération. En 2023, le commerce bilatéral entre les deux entités a dépassé 280 milliards de dollars. Cela reflète une étroite interdépendance. Les investissements chinois se concentrent principalement sur les infrastructures comme les routes, les ports et les réseaux énergétiques. Ces projets favorisent le développement économique local. Récemment, cet article montre que le Turkménistan souhaite davantage s’associer avec l’Afrique. Cela illustre l’attrait croissant du continent pour d’autres nations émergentes. L’Union européenne : un partenaire historique Depuis l’époque coloniale, l’Union européenne (UE) joue un rôle économique majeur en Afrique. Bien que la nature des relations ait évolué, l’UE demeure un allié préféré, notamment grâce aux accords de partenariats économiques (APE) signés avec plusieurs pays. Ces accords facilitent l’accès aux marchés européens pour les exportations africaines. Les secteurs les plus concernés sont l’agriculture, les matières premières et les textiles. L’UE se distingue également par ses programmes d’aide au développement. Ceux-ci visent à réduire les inégalités et à stimuler la croissance durable. Par exemple, l’initiative Global Gateway ambitionne de concurrencer la Chine grâce au renforcement des infrastructures africaines. Les États-Unis : une influence en évolution Historiquement, les États-Unis ont été moins présents en Afrique que la Chine ou l’UE. Toutefois, cette tendance a vu le jour pour limiter l’influence de la Chine sur le continent africain. Le programme Prosper Africa et la loi AGOA (African Growth and Opportunity Act) facilitent les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique. Ces initiatives permettent aux produits africains d’accéder au marché américain sans droits de douane. En outre, les États-Unis investissent dans des domaines stratégiques comme les énergies renouvelables et la technologie. Cette approche reflète une volonté de diversifier les relations commerciales et d’offrir des alternatives à l’hégémonie chinoise. Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « partenaires commerciaux », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirCapitales, économies et enjeux africainsBusiness rentable en Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “partenaires commerciaux” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. #### Pascal Affi N’Guessan se lance dans la course présidentielle ivoirienne de 2025 À 18 mois des élections présidentielles ivoiriennes de 2025, le paysage politique s’anime avec l’annonce de la candidature de Pascal Affi N’Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI). Lors d’une rencontre tenue le 4 mai 2024, l’opposant a officiellement déclaré son intention de se présenter comme représentant de son parti, dévoilant sa vision pour une Côte d’Ivoire plus démocratique. Une candidature attendue mais controversée L’annonce de la candidature d’Affi N’Guessan n’a pas surpris les observateurs avertis de la scène politique ivoirienne. En effet, l’homme politique avait déjà été candidat en 2015 et 2020, bien qu’il n’ait pas participé au scrutin cette dernière année. Cependant, cette déclaration marque une rupture significative avec son ancien allié stratégique, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Un message de changement et d’espoir Dans son discours d’annonce, Affi N’Guessan a mis l’accent sur la nécessité d’un renouveau politique : “Nous porterons en 2025 la voix du peuple de Côte d’Ivoire, ce peuple qui se sent peu respecté, peu considéré. Nous porterons son combat pour la justice et la dignité, face aux héritiers d’un système à bout de souffle. L’alternance sera une rupture et un nouveau départ.” Le candidat a clairement exprimé son ambition de remporter l’élection, affirmant qu’il ne se présentait pas simplement pour participer, mais pour gagner, avec et pour le peuple ivoirien. Des défis à relever Malgré la détermination affichée par Affi N’Guessan, sa candidature soulève des questions quant à son poids réel dans le jeu politique ivoirien. Les analystes soulignent notamment son échec aux élections régionales de 2023, où il n’a pas réussi à obtenir la majorité des voix. Cette performance mitigée pourrait affecter sa crédibilité en tant que candidat présidentiel. Un contexte politique en évolution La décision d’Affi N’Guessan de se présenter intervient dans un contexte politique complexe. En 2020, son parti avait appelé au boycott de l’élection présidentielle, qui avait vu le président sortant Alassane Ouattara remporter une victoire écrasante avec 94% des voix, contre seulement 0,99% pour le FPI selon les chiffres de la Commission électorale indépendante (CENI). Cette nouvelle candidature marque donc un changement de stratégie pour le FPI et son leader, qui semblent désormais prêts à s’engager pleinement dans le processus électoral. Perspectives pour 2025 L’annonce de la candidature d’Affi N’Guessan ouvre la voie à une campagne électorale qui s’annonce intense. Alors que d’autres partis politiques se préparent également à désigner leurs candidats, la course à la présidence ivoirienne promet d’être compétitive. Les mois à venir seront cruciaux pour Affi N’Guessan et son parti. Ils devront convaincre l’électorat de la pertinence de leur programme et de leur capacité à apporter le changement promis. La réception de cette candidature par la population et les autres acteurs politiques sera déterminante pour évaluer les chances de succès du candidat du FPI. En conclusion, l’entrée en lice de Pascal Affi N’Guessan dans la course présidentielle de 2025 ajoute une nouvelle dimension à la scène politique ivoirienne. Reste à voir comment cette candidature influencera la dynamique électorale et si elle parviendra à mobiliser un soutien significatif au sein de la population ivoirienne. #### Passeport africain : pourquoi certaines nationalités voyagent plus facilement ? Passeport africain et mobilité internationale Un passeport fort facilite les déplacements, mais il révèle aussi la place d’un pays dans les réseaux diplomatiques et économiques. La mobilité est un capital invisible. La force d’un passeport africain se mesure à la mobilité réelle qu’il donne : voyages sans visa, visa à l’arrivée, e-visa, accords régionaux et crédibilité consulaire. Un classement est utile, mais il ne remplace jamais la vérification avant le départ. Le Henley Passport Index compare l’accès sans visa préalable à 227 destinations. Les Seychelles et Maurice restent les passeports africains les plus performants dans les classements internationaux récents. L’écart entre pays africains tient autant à la diplomatie qu’à la stabilité administrative et aux accords bilatéraux. Un passeport plus accepté réduit les coûts, les délais et l’incertitude. Pour un entrepreneur, cela peut faciliter salons, rendez-vous et prospection. Pour un étudiant, cela simplifie les démarches. Pour une famille, cela rend les urgences plus gérables. Pourquoi certains passeports ouvrent plus de portes La mobilité dépend d’accords négociés, de la réciprocité, du niveau de confiance entre administrations et parfois de la perception du risque migratoire. Les petits États touristiques peuvent obtenir des facilités larges, tandis que des pays plus peuplés ou plus instables font face à davantage de restrictions. Même lorsqu’un pays est accessible sans visa, le voyageur peut devoir présenter billet retour, réservation, assurance, justificatif de ressources ou certificat sanitaire. Les règles changent rapidement. La bonne pratique consiste à vérifier l’ambassade, la compagnie aérienne et la plateforme officielle du pays d’arrivée avant d’acheter un billet non remboursable. Ressources financières, dossier d’hébergement, assurance, transit et contrôles à l’arrivée restent déterminants. La mobilité réelle dépend donc du document, mais aussi de la situation personnelle du voyageur. Se fier uniquement à une carte partagée sur les réseaux sociaux. Confondre e-visa, visa à l’arrivée et exemption complète. Oublier les règles de transit. Voyage, études, affaires et limites pratiques Sur passeports africains et mobilité, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Un classement de passeports donne un repère utile, mais le voyageur doit vérifier les règles exactes du pays de destination. Certains pays acceptent l’entrée sans visa, mais demandent billet retour, assurance, preuve de ressources, adresse d’hébergement ou formulaire numérique. Les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement si un document manque. Le bon réflexe consiste à contrôler trois sources : site officiel du pays d’arrivée, compagnie aérienne et ambassade ou consulat. Cette vérification évite les mauvaises surprises, surtout lorsque le voyage comporte une escale dans un pays tiers. Points à vérifier avant de voyager La mobilité facilite études, affaires, soins et événements professionnels, pas seulement le tourisme. La mobilité ne sert pas seulement aux vacances. Elle facilite les études, les conférences, les missions professionnelles, les soins, les salons commerciaux et les regroupements familiaux. Un passeport plus accepté réduit les coûts cachés du déplacement : temps, formulaires, rendez-vous et incertitude. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Passeports africains les plus puissants : classement Quels pays africains peut-on visiter sans visa ? Sources Henley Passport Index. FAQ Pourquoi certains passeports africains ouvrent-ils plus de portes ? La mobilité dépend des accords bilatéraux, de la stabilité administrative et de la confiance entre États. Que révèle un classement de passeports ? Il donne une mesure de l’accès sans visa préalable, mais ne résume pas toutes les conditions d’entrée. Quelle limite garder en tête ? Le passeport ne suffit pas toujours. Ressources, assurance, transit et documents personnels restent déterminants. #### Passeports africains les plus puissants : classement Passeports africains les plus puissants Les passeports africains les plus puissants offrent une mobilité plus large, mais leur force ne tient pas au hasard. Elle reflète des accords diplomatiques, la confiance consulaire et la stabilité administrative. La force d’un passeport africain se mesure à la mobilité réelle qu’il donne : voyages sans visa, visa à l’arrivée, e-visa, accords régionaux et crédibilité consulaire. Un classement est utile, mais il ne remplace jamais la vérification avant le départ. Le Henley Passport Index compare l’accès sans visa préalable à 227 destinations. Les Seychelles et Maurice restent les passeports africains les plus performants dans les classements internationaux récents. L’écart entre pays africains tient autant à la diplomatie qu’à la stabilité administrative et aux accords bilatéraux. Ces deux États insulaires bénéficient d’une image touristique, d’accords internationaux et de flux migratoires moins sensibles que ceux de pays plus peuplés. Leur passeport ouvre davantage de destinations sans visa préalable. Classements, visas et mobilité réelle La mobilité dépend d’accords négociés, de la réciprocité, du niveau de confiance entre administrations et parfois de la perception du risque migratoire. Les petits États touristiques peuvent obtenir des facilités larges, tandis que des pays plus peuplés ou plus instables font face à davantage de restrictions. Même lorsqu’un pays est accessible sans visa, le voyageur peut devoir présenter billet retour, réservation, assurance, justificatif de ressources ou certificat sanitaire. Les règles changent rapidement. La bonne pratique consiste à vérifier l’ambassade, la compagnie aérienne et la plateforme officielle du pays d’arrivée avant d’acheter un billet non remboursable. Il faut regarder la date, le nombre de destinations, la différence entre sans visa et visa à l’arrivée, puis vérifier les règles du pays visé. Un classement facilite la comparaison, mais ne remplace pas la préparation du voyage. Se fier uniquement à une carte partagée sur les réseaux sociaux. Confondre e-visa, visa à l’arrivée et exemption complète. Oublier les règles de transit. Vérifications avant de voyager Sur passeports africains et mobilité, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Un classement de passeports donne un repère utile, mais le voyageur doit vérifier les règles exactes du pays de destination. Certains pays acceptent l’entrée sans visa, mais demandent billet retour, assurance, preuve de ressources, adresse d’hébergement ou formulaire numérique. Les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement si un document manque. Le bon réflexe consiste à contrôler trois sources : site officiel du pays d’arrivée, compagnie aérienne et ambassade ou consulat. Cette vérification évite les mauvaises surprises, surtout lorsque le voyage comporte une escale dans un pays tiers. Points à vérifier avant de voyager Un passeport puissant réduit les démarches, mais chaque voyage exige de vérifier les conditions exactes d’entrée. La mobilité ne sert pas seulement aux vacances. Elle facilite les études, les conférences, les missions professionnelles, les soins, les salons commerciaux et les regroupements familiaux. Un passeport plus accepté réduit les coûts cachés du déplacement : temps, formulaires, rendez-vous et incertitude. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Quels pays africains peut-on visiter sans visa ? Passeport africain : pourquoi certaines nationalités voyagent plus facilement ? Sources Henley Passport Index. FAQ Quel est le passeport africain le plus puissant ? Les Seychelles et Maurice figurent souvent en tête des classements africains de mobilité internationale. Pourquoi les Seychelles et Maurice sont bien classés ? Ces pays bénéficient d’accords internationaux, d’une image touristique et de flux migratoires généralement moins sensibles. Sans visa veut-il dire sans condition ? Non. Billet retour, assurance, ressources, hébergement ou règles de transit peuvent rester obligatoires. #### Pays africains les plus riches par habitant 2026 Le PIB par habitant change complètement la lecture de la richesse africaine. Il ne cherche pas à mesurer la taille d’un marché, mais la valeur économique rapportée à la population. C’est un indicateur utile pour approcher le pouvoir d’achat, mais il reste imparfait: il ne dit rien de la répartition des revenus, de l’économie informelle ou du coût réel de la vie. Pays africains les plus riches par habitant en 2026 PaysPourquoi il apparaît haut dans le classementSeychellestourisme haut de gamme, population réduiteMauriceservices, finance, tourismeGabonpétrole, bois, faible populationBotswanadiamants, stabilité institutionnelleAfrique du Sudindustrie, finance, infrastructuresAlgériehydrocarbures et marché intérieurLibyepétrole, mais forte volatilitéMarocindustrie, tourisme, exportTunisieservices et industrieNamibiemines, tourisme, population limitée Pourquoi le classement diffère du PIB total Le Nigeria, l’Éthiopie ou la RD Congo pèsent lourd dans le PIB total grâce à leur population et à la taille de leur marché. Mais leur PIB par habitant reste plus bas, car la richesse produite est divisée entre beaucoup plus d’habitants. À l’inverse, les Seychelles, Maurice, le Gabon ou le Botswana peuvent apparaître très haut par habitant sans être les plus grandes économies du continent. Comment utiliser cet indicateur Pour vendre des produits grand public, le PIB total et l’urbanisation comptent souvent davantage.Pour des services premium, le PIB par habitant et la concentration urbaine deviennent plus utiles.Pour juger du développement, il faut aussi regarder l’éducation, la santé et la stabilité. À lire en complément: le classement des pays les plus riches d’Afrique, le classement PIB Afrique 2026 et le classement IDH en Afrique. Sources et méthode Les chiffres sont à lire comme des ordres de grandeur, car les projections changent avec les taux de change, l’inflation et les révisions statistiques. Sources utilisées: FMI, World Economic Outlook, Banque mondiale, PNUD. Ce que le PIB par habitant cache parfois Un bon niveau de PIB par habitant peut coexister avec de fortes inégalités. Dans un pays pétrolier, minier ou touristique, une partie importante de la richesse peut être concentrée dans quelques secteurs, quelques villes ou quelques groupes sociaux. L’indicateur donne une moyenne, pas une photographie de la vie quotidienne. Pour estimer un marché, il faut donc le croiser avec le prix des loyers, la taille de la classe moyenne, le coût de l’énergie, la bancarisation, l’accès au crédit et la stabilité des revenus. C’est souvent là que l’écart apparaît entre un chiffre séduisant et une opportunité commerciale réelle. Quand cet indicateur devient vraiment utile Il devient intéressant pour les services premium, l’assurance, la santé privée, l’éducation, le tourisme, la finance ou certains produits importés. Pour les produits de grande consommation, la taille de la population et la fréquence d’achat peuvent compter davantage. 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### Pays les plus développés d’Afrique 2026 : classement IDH Les pays les plus développés d’Afrique ne sont pas forcément les plus grands par PIB. Le classement par développement humain met souvent en avant les Seychelles, Maurice, l’Algérie, la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Botswana, le Gabon ou le Maroc selon les années et les mises à jour du PNUD. L’IDH mesure trois dimensions : santé, éducation et niveau de vie. Il répond donc mieux à la question « où les conditions humaines sont-elles les plus favorables ? » que le PIB total. Pays les plus développés d’Afrique 2026 : classement IDH Pays Lecture Seychelles Très haut développement humain dans les derniers classements du PNUD Maurice Education, santé, services et revenu par habitant élevés Algérie Développement humain élevé, revenu énergétique et services publics Tunisie Education et santé relativement solides Afrique du Sud Economie profonde, mais fortes inégalités Les petits Etats insulaires peuvent dominer le classement car leur population est limitée et leurs services publics sont plus faciles à déployer à l’échelle nationale. L’IDH ne récompense pas seulement la richesse monétaire. Il valorise les pays qui transforment leurs ressources en espérance de vie, en années de scolarisation et en revenu national par habitant. C’est pour cela qu’un pays de taille moyenne peut apparaître plus développé qu’une grande puissance économique du continent. Pourquoi l’IDH complète le PIB Un pays peut avoir un PIB important sans être le plus développé. Si la richesse est concentrée, si l’école ne suit pas ou si les services de santé restent inégaux, le développement humain progresse moins vite que la production économique. C’est pour cela que le classement PIB Afrique 2026 doit être croisé avec l’IDH. Le premier montre la puissance économique ; le second montre une partie de la qualité de vie. Les Seychelles et Maurice apparaissent régulièrement haut dans les classements parce qu’ils combinent revenus élevés, systèmes de santé relativement solides et niveaux d’éducation favorables. A l’inverse, de grands pays peuvent rester pénalisés par les inégalités régionales, le chômage des jeunes ou la difficulté à fournir des services publics homogènes. Pourquoi l’IDH complète le PIB Pour choisir un pays où investir, travailler ou s’installer, le meilleur indicateur n’existe pas seul. Il faut regarder le PIB, le revenu par habitant, l’IDH, la sécurité, les infrastructures, les écoles, le coût du logement et la stabilité réglementaire. La bonne question n’est donc pas seulement « quel pays est le plus développé ? », mais « développé pour quel usage : vivre, créer une entreprise, recruter, étudier ou exporter ? » Pour un lecteur, l’intérêt de l’IDH est très concret. Il aide à comprendre où les conditions sociales sont les plus favorables pour étudier, travailler, recruter ou s’installer. Il ne remplace pas une analyse pays, mais il évite de réduire le développement à un simple montant de PIB. Ce que le lecteur doit retenir Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. PNUD, Human Development Report 2025 Banque mondiale, donnees pays et Macro Poverty Outlook 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### Pays les plus pauvres d’Afrique 2026 : comprendre le classement Parler des pays les plus pauvres d’Afrique demande de la prudence. Un classement brut peut être trompeur s’il réduit des situations humaines complexes à une colonne de chiffres. Le PIB par habitant donne un signal, mais il ne suffit pas à comprendre la pauvreté. Les pays qui apparaissent en bas des classements cumulent souvent plusieurs fragilités: conflits, enclavement, dépendance à quelques matières premières, faible accès à l’électricité, pression démographique, chocs climatiques ou institutions sous tension. Pays souvent classés parmi les plus pauvres d’Afrique PaysFacteurs qui pèsentBurundifaible PIB par habitant, pression foncière, économie ruraleSoudan du Sudconflit, dépendance pétrolière, institutions fragilesRépublique centrafricaineinsécurité, enclavement, infrastructures limitéesMozambiqueécarts régionaux, dette, chocs climatiquesMadagascarpauvreté rurale, vulnérabilité climatiqueNigerdémographie rapide, climat sahélien, sécuritéSoudanconflit, inflation, désorganisation productiveÉrythréedonnées rares, économie peu ouverte Pourquoi le PIB par habitant ne suffit pas Deux pays avec un niveau de PIB par habitant proche peuvent offrir des réalités très différentes. La sécurité, l’accès à l’école, la santé, les routes, la stabilité des prix et la capacité de l’État à fournir des services publics changent profondément la vie quotidienne. Les signaux à regarder pour comprendre la pauvreté la part de l’économie informelle et agricole;le coût du transport et de l’énergie;l’accès au crédit pour les petites entreprises;la stabilité politique et sécuritaire;les dépenses d’éducation et de santé;la dépendance aux importations alimentaires. Pour une lecture opposée, voir aussi les pays les plus riches d’Afrique en 2026 et le PIB par habitant en Afrique. Sources et méthode Les chiffres sont à lire comme des ordres de grandeur, car les projections changent avec les taux de change, l’inflation et les révisions statistiques. Sources utilisées: FMI, World Economic Outlook, Banque mondiale, PNUD. Pourquoi certains pays restent coincés La pauvreté durable naît rarement d’une seule cause. Elle vient souvent d’un empilement: routes insuffisantes, accès irrégulier à l’électricité, école fragile, conflits, faible productivité agricole, dépendance aux importations et difficulté à financer les petites entreprises. Ce point est important: un pays pauvre n’est pas un pays sans potentiel. C’est souvent un pays où le potentiel coûte plus cher à révéler. Former, transporter, stocker, sécuriser, irriguer, connecter: chaque étape demande plus d’effort et plus de capital. Les leviers qui changent vraiment la trajectoire routes rurales et corridors commerciaux;électricité fiable pour ateliers, froid et transformation;écoles techniques courtes reliées aux besoins locaux;financement simple pour les petites activités productives;stabilité administrative et sécurité des échanges. 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### Pays les plus riches d’Afrique : richesse, inégalités et pôles économiques L’Afrique, un continent aux multiples facettes, regorge de ressources naturelles, de cultures vibrantes et d’une population jeune et dynamique. Pourtant, la répartition de la richesse sur ce vaste territoire demeure contrastée, avec des disparités importantes entre les nations et au sein de chaque pays. Alors que certains pays concentrent une grande partie de la fortune du continent, d’autres peinent à sortir du cycle de la pauvreté. Quels sont les pays les plus riches d’Afrique ? La réponse dépend de l’indicateur utilisé : produit intérieur brut, PIB par habitant, ressources naturelles ou patrimoine privé. Dans les classements économiques africains, les pays qui reviennent le plus souvent sont l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigéria, le Kenya et le Maroc. Ils concentrent une part importante des entreprises, des grandes fortunes, des investissements et des infrastructures financières du continent. Pour comprendre quel est le pays le plus riche d’Afrique, il faut donc distinguer la taille de l’économie nationale, le niveau de vie moyen et la concentration de la richesse entre quelques acteurs. Une concentration de la richesse dans quelques pays En 2023, selon le rapport “Africa Wealth Report 2024” de Henley & Partners et New World Wealth, seulement cinq pays concentraient plus de la moitié des millionnaires et la quasi-totalité des milliardaires du continent africain. L’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigéria, le Kenya et le Maroc se distinguent comme les pôles économiques majeurs de la région, attirant les investissements étrangers et générant une richesse considérable. Voici une vidéo relatant ces faits : L’Afrique du Sud, puissance économique continentale : Avec ses 154 000 millionnaires et 11 milliardaires, l’Afrique du Sud se positionne comme la nation la plus riche du continent. Son économie diversifiée, ses ressources naturelles abondantes et son marché financier développé en font un pôle d’attraction majeur pour les investisseurs et les entrepreneurs. L’Égypte, une économie en plein essor : Deuxième pays le plus riche d’Afrique, l’Égypte compte 62 000 millionnaires et 6 milliardaires. Son économie, portée par le tourisme, le pétrole et le gaz, attire également de nombreux investissements étrangers, contribuant à la croissance de la richesse nationale. Le Nigéria, un géant démographique au fort potentiel : Premier pays d’Afrique en termes de population, le Nigéria possède 51 000 millionnaires et 3 milliardaires. Son économie en pleine croissance, tirée par le secteur pétrolier et gazier, ainsi que par une population jeune et dynamique, offre un fort potentiel pour l’avenir. Le Kenya, un hub technologique et financier en Afrique de l’Est : Avec 32 000 millionnaires et 5 milliardaires, le Kenya se distingue comme un hub technologique et financier en Afrique de l’Est. Son économie stable et diversifiée attire de plus en plus d’investisseurs et d’entrepreneurs, contribuant à la concentration de la richesse dans le pays. Le Maroc, une destination touristique et un centre d’affaires majeur : Comptant 26 000 millionnaires et 3 milliardaires, le Maroc se positionne comme une destination touristique majeure et un centre d’affaires important en Afrique du Nord. Son économie ouverte et son infrastructure moderne en font un pays attractif pour les investissements étrangers, favorisant l’accumulation de richesses. Des inégalités persistantes au sein des nations et à l’échelle du continent Si la richesse se concentre dans certains pays d’Afrique, il est crucial de souligner les inégalités importantes qui persistent au sein de chaque nation et à l’échelle du continent. De larges segments de la population africaine vivent dans la pauvreté, tandis qu’une minorité privilégiée contrôle une grande partie des richesses. Des disparités criantes au sein des pays : Au sein des nations africaines les plus riches, des écarts de revenus considérables existent entre les élites et la population. La corruption, l’accès limité à l’éducation et aux services de santé, ainsi que les discriminations basées sur le genre et l’origine ethnique contribuent à perpétuer ces inégalités. Un fossé entre les pays riches et pauvres : Les disparités de richesse entre les nations africaines sont également frappantes. De nombreux pays peinent à attirer des investissements et à développer leur économie, laissant une grande partie de leur population dans la pauvreté. L’instabilité politique, les infrastructures défaillantes et le manque de ressources entravent la croissance économique et la répartition équitable de la richesse dans ces pays. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 Réponse rapide Le classement des pays les plus riches d’Afrique dépend de l’indicateur : PIB total, PIB par habitant, richesse privée ou diversification. Il faut donc lire les classements avec méthode.Pour approfondirTop 10 des pays les plus riches d’Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “le pays le plus riche d'afrique” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. A lire aussi : Pour le classement actualise des pays les plus riches d'Afrique, consultez notre dossier dedie. Voir le dossier principal #### Pays producteurs de pétrole en Afrique : liste, enjeux et emplois Réponse rapide : selon l’Annual Statistical Bulletin 2025 de l’OPEP, les plus gros producteurs africains de pétrole brut en 2024 sont le Nigeria, la Libye, l’Angola, l’Algérie et l’Égypte. Le total africain ressort à environ 6,1 millions de barils par jour dans le tableau OPEP de production mondiale de brut. Classement 2024 des producteurs africains de pétrole brut Les chiffres ci-dessous sont exprimés en milliers de barils par jour. Ils concernent le pétrole brut, pas l’ensemble des liquides pétroliers ni le gaz naturel. PaysProduction 2024, en milliers de barils/jourNigeria1 345Libye1 136Angola1 125Algérie907Égypte450Congo260Gabon224Ghana132Tchad111Guinée équatoriale57 Ce que ces chiffres disent vraiment Le Nigeria reste le premier producteur africain de brut dans les données OPEP 2024, mais sa production dépend fortement de la sécurité dans le delta du Niger, des investissements, des infrastructures de transport et de la lutte contre les pertes. La Libye dispose d’un potentiel élevé, mais sa production reste sensible à la situation politique. L’Angola demeure un producteur offshore majeur, tandis que l’Algérie combine pétrole et gaz dans son rôle énergétique régional. Pétrole, budget public et diversification Le pétrole peut financer les budgets publics, les importations et les infrastructures, mais il expose aussi les États aux chocs de prix. Quand le baril baisse, les recettes fiscales et les devises peuvent se contracter rapidement. C’est pourquoi la question centrale n’est pas seulement de produire, mais de transformer les revenus en routes, électricité, formation, industrie et services. Quels emplois autour du pétrole ? L’emploi pétrolier ne se limite pas aux ingénieurs de forage. Les besoins couvrent la maintenance, la sécurité, la soudure, la logistique, le contrôle qualité, l’environnement, la comptabilité, la conformité, les ports, la restauration industrielle et la formation technique. Les pays qui réussissent le mieux sont ceux qui développent du contenu local et des compétences transférables. Gaz et transition énergétique La transition énergétique ne rend pas ces compétences inutiles. Elle augmente au contraire le besoin de profils capables de comprendre le pétrole, le gaz, l’électricité, la sécurité industrielle et les contraintes environnementales. L’Algérie, l’Égypte, le Nigeria, le Mozambique ou le Sénégal sont aussi observés pour leurs trajectoires gazières, même si cette page se concentre sur le pétrole brut. À lire aussi Formation et emploi pétrole en AfriqueTchad : rôle géopolitiquePays les plus riches d’Afrique Comment lire les chiffres pétroliers La production de pétrole brut ne correspond pas toujours aux exportations. Une partie peut être consommée localement, raffinée, stockée ou affectée par des interruptions techniques. Les chiffres annuels lissent aussi des situations très différentes : un pays peut produire fortement pendant quelques mois puis ralentir à cause d’un incident, d’un conflit ou d’une maintenance. Pays pétroliers et risques économiques Plus un budget public dépend du pétrole, plus il est vulnérable aux prix mondiaux. Lorsque le baril monte, les recettes augmentent ; lorsqu’il baisse, les dépenses publiques, les importations et la monnaie peuvent être sous pression. C’est la raison pour laquelle la diversification est un enjeu central au Nigeria, en Angola, au Gabon, au Congo ou en Algérie. FAQ pétrole en Afrique Quel est le premier producteur africain de pétrole ? Dans le tableau OPEP 2024 utilisé ici, le Nigeria arrive devant la Libye et l’Angola pour la production de pétrole brut. Le pétrole crée-t-il beaucoup d’emplois ? L’extraction elle-même est capitalistique et crée moins d’emplois directs que l’agriculture ou les services. En revanche, les emplois indirects peuvent être importants dans la maintenance, les ports, la sécurité, la logistique, la restauration industrielle, le contrôle environnemental et la formation. Sources et méthode OPEP – Annual Statistical Bulletin 2025Banque mondiale – PIB courantU.S. EIA – International energy data Petrole, PIB et developpement Un pays producteur de petrole n’est pas automatiquement un pays developpe. Il faut regarder la transformation locale, les raffineries, la gouvernance, la fiscalite, l’emploi et l’utilisation des recettes publiques. Pour comparer la rente petroliere aux autres indicateurs, consultez le PIB des pays africains et les pays les plus developpes d Afrique. Emplois liés aux pays producteurs de pétrole Les pays producteurs de pétrole créent aussi des besoins en maintenance, sécurité, logistique et services industriels. Pour les profils candidats, voir notre guide emploi pétrole en Afrique : métiers, pays et formations. #### Perspectives de la sécurité alimentaire en Afrique australe La plupart des régions de la région ont reçu des précipitations moyennes à supérieures à la moyenne, facilitant la participation aux activités agricoles et favorisant des conditions de culture favorables, notamment au Zimbabwe, au Malawi, au Lesotho et dans certaines parties du Mozambique et de Madagascar. Dans ces régions, des récoltes moyennes à supérieures à la moyenne sont probables. Les améliorations des performances pluviométriques ont également eu des effets positifs sur les conditions de pâturage et de bétail. Des conditions sèches ont été observées dans les régions du nord-est du Mozambique et du sud de Madagascar. Dans le sud de Madagascar, des conditions de sécheresse ont été signalées et les conditions de culture ont été négativement affectées, ce qui a réduit les perspectives de production. De grands défis à surmonter De nombreux ménages pauvres au Zimbabwe, dans certaines parties du Mozambique, au Lesotho et dans l’extrême sud du Malawi, touchés par la sécheresse de 2019/20, connaissent actuellement une crise, car c’est le pic de la période de soudure. Alors que le reste de la région est principalement confronté à des effets de stress jusqu’à ce que le début de la récolte commence fin mars / début avril. En avril et en mai, la sécurité alimentaire dans la plupart des pays avec des précipitations favorables et des conflits limités devrait s’améliorer avec une amélioration minimale et stress au moins jusqu’en septembre. Voici une initiative qui pourrait aider le continent : Malgré les conditions favorables dans une grande partie de la région, le conflit a perturbé la saison agricole et certaines perturbations dues aux cyclones tropicaux et aux mauvaises conditions macroéconomiques au Zimbabwe. Dans les zones touchées par le conflit du nord du Mozambique et de la RDC, les résultats de la crise devraient persister tout au long de la période de projection, car les populations déplacées ont des difficultés à s’engager dans des activités agricoles et ont un accès limité aux revenus. Dans les régions du sud de Madagascar, des résultats similaires devraient se poursuivre en raison des conditions de sécheresse. Alors que les mauvaises conditions macroéconomiques devraient perdurer au Zimbabwe, le pouvoir d’achat des ménages dans les zones urbaines devrait rester faible, où les résultats de stress devraient persister. Relancer l’économie après le coronavirus La plupart des pays d’Afrique australe se remettent de la deuxième vague de COVID-19, où les cas ont considérablement augmenté dans la région en décembre et ont commencé à diminuer en février. Les pays de la région ont adopté différents niveaux de mesures de restriction pour réduire la propagation du virus; cependant, cela a eu des répercussions économiques. L’emploi formel et informel a été affecté négativement et le revenu de la plupart des ménages a diminué, en particulier au Zimbabwe, au Malawi et au Mozambique. En conséquence, les ménages pauvres des zones urbaines continueront vraisemblablement à connaître des résultats de Stress au cours de la période de projection. #### Pétrole en Afrique en 2026 : pays producteurs, enjeux et impacts Pétrole en Afrique en 2026 : pays producteurs, enjeux et impacts L’exploitation pétrolière en Afrique reste un sujet central tant pour l’économie du continent que pour les débats environnementaux et géopolitiques. Plusieurs pays africains, comme le Nigeria, l’Angola, le Soudan du Sud ou le Gabon, dépendent fortement des revenus issus du pétrole pour financer leur développement. Cette ressource, tout en représentant un moteur économique, soulève des questions sur la durabilité, la gouvernance et les conséquences sociales et écologiques. Exploitation du pétrole en Afrique : réponse rapide L’exploitation du petrole en Afrique concerne a la fois les revenus publics, l’emploi, les risques environnementaux et la transition energetique. Les pays producteurs doivent transformer la rente en infrastructures, formation et diversification economique. Pour un classement pays par pays, voir pays producteurs de petrole en Afrique. Top 20 des pays producteurs de pétrole en Afrique en 2026 Les principaux pays producteurs de pétrole en Afrique incluent notamment le Nigéria, l’Angola, l’Algérie, la Libye, l’Égypte, le Congo, le Gabon, le Ghana et l’Ouganda. En 2026, la question n’est plus seulement de produire davantage, mais de mieux répartir les revenus, limiter les impacts environnementaux et préparer la transition énergétique. En 2026, l’Afrique connaît des changements significatifs dans son secteur pétrolier. La transition énergétique mondiale, les pressions pour réduire les émissions de carbone et la fluctuation des prix internationaux poussent les pays producteurs à repenser leurs stratégies. Il devient essentiel d’analyser à la fois les bénéfices économiques et les impacts environnementaux et sociaux liés à cette exploitation. Un moteur économique majeur pour de nombreux pays africains Le pétrole constitue une source importante de revenus pour plusieurs économies africaines. Les recettes pétrolières financent l’infrastructure, l’éducation, la santé et d’autres services publics essentiels. Dans certains pays comme le Nigeria ou l’Angola, le secteur pétrolier représente plus de 30 % du PIB et une part significative des exportations nationales. Ces revenus ont permis le développement de villes, la création d’emplois et l’investissement dans des projets industriels. Cependant, la dépendance à cette ressource expose ces pays aux fluctuations des prix mondiaux et rend leur économie vulnérable aux crises pétrolières et aux changements de politique énergétique internationale. Les enjeux environnementaux et climatiques L’exploitation pétrolière en Afrique entraîne des impacts environnementaux majeurs. Les fuites de pétrole, la déforestation pour les infrastructures et la pollution des sols et des eaux constituent des menaces pour les écosystèmes locaux. Des zones comme le delta du Niger sont particulièrement touchées, avec des conséquences sur la pêche, l’agriculture et la santé des populations. Par ailleurs, la pression internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre oblige les producteurs africains à envisager des solutions plus durables. La mise en place de technologies moins polluantes, le respect des normes environnementales et l’investissement dans les énergies renouvelables deviennent des enjeux clés pour concilier développement économique et protection de l’environnement. Questions de gouvernance et transparence La gestion des ressources pétrolières en Afrique pose également des défis de gouvernance. La corruption, les conflits liés au contrôle des ressources et la mauvaise répartition des revenus peuvent freiner le développement local. Dans plusieurs pays, les bénéfices du pétrole ne profitent pas toujours aux populations locales, ce qui entraîne des tensions sociales et des mouvements de contestation. Des initiatives comme l’Extractive Industries Transparency Initiative (EITI) cherchent à améliorer la transparence et à garantir que les revenus pétroliers soient utilisés pour le développement national. La mise en place de réglementations plus strictes et d’une surveillance indépendante devient essentielle pour renforcer la confiance des citoyens et des investisseurs. L’impact social sur les communautés locales Les activités pétrolières ont des effets directs sur les communautés locales. Les populations vivant près des zones d’exploitation peuvent bénéficier d’emplois, mais elles subissent également des nuisances telles que la pollution, le bruit et la dégradation des terres agricoles. L’accès à l’eau potable et à des ressources naturelles s’en trouve parfois compromis. Certaines compagnies mettent en place des programmes de responsabilité sociale, finançant écoles, infrastructures et services de santé pour les communautés locales. Toutefois, l’efficacité de ces mesures dépend de leur suivi et de l’implication des gouvernements dans la redistribution équitable des bénéfices. Perspectives et transition énergétique en Afrique L’avenir de l’exploitation pétrolière en Afrique est fortement influencé par la transition énergétique mondiale. Alors que la demande mondiale évolue vers des énergies plus propres, les pays africains cherchent à diversifier leurs économies et à investir dans les énergies renouvelables, comme le solaire ou l’éolien. Cette diversification permettrait de réduire la dépendance au pétrole tout en créant de nouvelles sources de revenus et d’emplois. Certaines compagnies pétrolières investissent également dans des technologies de capture et de stockage du carbone ou dans l’amélioration de l’efficacité énergétique pour limiter leur impact environnemental. La combinaison d’une exploitation responsable, d’une gouvernance transparente et d’une diversification énergétique pourrait représenter un équilibre durable pour l’Afrique dans les décennies à venir. Sur le même sujet Éducation en AfriqueCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Les opportunités liées au pétrole en Afrique ne concernent pas seulement l’extraction : maintenance, sécurité, logistique, environnement et formation technique comptent aussi.Pour approfondirPays producteurs de pétrole en Afrique FAQ ciblée Google Search Console Quelle est la réponse rapide sur le pétrole en Afrique ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut évoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. À lire aussi sur les ressources africaines Pour completer cette analyse, consultez le classement des pays producteurs de petrole en Afrique, le PIB des pays africains et les pays les plus riches d Afrique. Le petrole pese sur la puissance economique, mais il ne suffit pas a mesurer le developpement. Les principaux pays producteurs de pétrole en Afrique Le Nigeria, l’Angola, l’Algerie, la Libye, l’Egypte et le Congo figurent parmi les producteurs a surveiller. Le poids reel varie selon les reserves, la production effective, les exportations, les raffineries et la stabilite politique. Le dossier pays producteurs de petrole en Afrique complete cette analyse avec une approche classement et donnees pays. #### PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays PIB Afrique 2026 : classement complet et analyse par pays Le continent africain représente aujourd’hui l’une des zones de croissance les plus dynamiques de la planète. Avec 54 États souverains, des ressources naturelles colossales, une démographie en pleine expansion et des pôles d’innovation émergents, l’Afrique redessine progressivement la carte économique mondiale. Comprendre le PIB Afrique 2026, c’est saisir à la fois les réalités présentes et les trajectoires futures d’un continent en pleine transformation structurelle. Cette page hub est conçue pour être votre point d’entrée unique sur la richesse des pays africains. Que vous soyez investisseur, chercheur, journaliste, étudiant ou simple curieux, vous trouverez ici une synthèse rigoureuse du classement des PIB africains, des comparaisons régionales et mondiales, des analyses par habitant, ainsi que des fiches détaillées sur les économies les plus significatives du continent. Chaque section renvoie vers des guides approfondis pour aller plus loin dans votre compréhension de la puissance économique africaine en 2026. Le classement général des PIB africains en 2026 Qui sont les économies les plus puissantes d’Afrique en 2026 ? Le Nigeria, l’Égypte et l’Afrique du Sud continuent de dominer le podium en termes de PIB nominal, mais le classement global réserve des surprises. Des pays comme l’Éthiopie, la Tanzanie ou le Maroc progressent à un rythme soutenu, bousculant des hiérarchies longtemps figées. Le continent affiche une hétérogénéité saisissante : entre les mastodontes régionaux et les petites économies insulaires, les écarts de PIB atteignent plusieurs centaines de milliards de dollars. Comprendre ce classement, c’est aussi comprendre les modèles de développement qui sous-tendent chaque trajectoire — extractivisme pétrolier, agriculture extensive, services numériques ou tourisme. Pour une vue exhaustive du classement, des chiffres actualisés et une analyse économique approfondie, consultez notre article dédié : Classement PIB Afrique 2026 par pays : chiffres et analyse. Top 30 des pays les plus riches d’Afrique Au-delà du strict podium, le top 30 des économies africaines offre une lecture plus fine des équilibres continentaux. On y découvre des nations aux profils très différents : des économies pétrolières comme l’Angola ou l’Algérie, des hubs financiers comme Maurice ou le Kenya, des puissances agricoles comme l’Éthiopie, et des économies diversifiées comme le Maroc. Ce classement élargi met aussi en lumière des économies émergentes souvent sous-estimées, telles que la Côte d’Ivoire, la Tanzanie ou le Ghana, qui s’affirment comme de nouveaux moteurs régionaux. Analyser ces 30 premières places permet de dégager les grandes logiques géographiques et sectorielles qui structurent la richesse du continent. Retrouvez le classement complet, commenté et illustré, dans notre guide : Top 30 pays les plus riches d’Afrique 2026 : classement PIB. PIB par habitant en Afrique : la richesse réellement distribuée Le PIB nominal d’un pays ne dit pas tout de la prospérité de ses habitants. Un État peut afficher un PIB global élevé tout en maintenant une large part de sa population dans la pauvreté, si les richesses sont concentrées ou mal redistribuées. Le PIB par habitant constitue ainsi un indicateur complémentaire indispensable pour évaluer le niveau de vie réel. En Afrique, ce prisme révèle un continent profondément dual : les Seychelles, Maurice ou la Libye surclassent des géants démographiques comme le Nigeria ou la RDC. La croissance démographique joue un rôle central — un PIB qui croît moins vite que la population génère mécaniquement un recul du PIB par habitant, piège dans lequel plusieurs pays africains continuent de s’enliser. Pour une analyse complète du PIB par habitant sur le continent, consultez : Pays africains les plus riches par habitant 2026. Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : le trio de tête décrypté Trois pays dominent le PIB africain depuis plusieurs décennies, mais leur suprématie est loin d’être homogène. Le Nigeria, première économie du continent, s’appuie sur ses hydrocarbures et une démographie de 220 millions d’habitants, mais souffre d’une volatilité chronique liée aux cours du pétrole et d’une infrastructure encore insuffisante. L’Afrique du Sud, économie la plus industrialisée du continent, traverse une période de transitions douloureuses — coupures d’électricité, chômage structurel — qui freinent sa compétitivité. L’Égypte, quant à elle, mise sur le Canal de Suez, le tourisme et un ambitieux programme d’infrastructures pour consolider sa position. Ces trois mastodontes dessinent à eux seuls plus de la moitié du PIB continental. Découvrez le duel au sommet dans notre analyse : Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain ?. PIB de l’Afrique face à la France : une comparaison éclairante Comparer le PIB cumulé de l’Afrique à celui de la France peut sembler iconoclaste, mais cet exercice est riche d’enseignements. La France, sixième puissance économique mondiale, génère à elle seule un PIB comparable — voire supérieur selon les années — à celui de l’ensemble des 54 nations africaines réunies. Ce constat, souvent cité pour illustrer les inégalités mondiales de développement, mérite d’être nuancé : il reflète aussi des décennies de politiques monétaires contraignantes, de désindustrialisation imposée et de termes de l’échange défavorables. La trajectoire actuelle laisse cependant entrevoir un rééquilibrage progressif, à mesure que les économies africaines gagnent en sophistication et en valeur ajoutée. Pour les chiffres précis et une mise en perspective complète : PIB Afrique vs France : comparaison simple et chiffres clés. Fiche pays : le PIB du Maroc en 2026 Le Maroc s’est imposé comme l’une des économies les plus stables et les plus diversifiées du continent africain. Avec un PIB qui franchit des paliers significatifs en 2026, le Royaume chérifien bénéficie d’une stratégie de développement cohérente sur le long terme : montée en gamme industrielle dans l’automobile et l’aéronautique, leadership continental dans les phosphates, développement accéléré des énergies renouvelables, et positionnement comme hub financier et logistique entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne. L’accueil de la Coupe du monde 2030 et les grands projets d’infrastructure viennent amplifier cette dynamique. Le Maroc illustre ce qu’une politique économique structurée peut produire à l’échelle d’une génération. Explorez l’économie marocaine en détail : PIB du Maroc en 2026 : chiffres, secteurs clés et comparaison africaine. Fiche pays : le PIB du Kenya en 2026 Le Kenya occupe une place à part dans le paysage économique africain. Première économie d’Afrique de l’Est, il est surtout reconnu comme le laboratoire mondial de l’innovation financière et numérique sur le continent. M-Pesa, lancé depuis Nairobi, a révolutionné la finance mobile bien avant que le reste du monde ne comprenne l’enjeu. Aujourd’hui, la Silicon Savannah attire des investissements technologiques massifs, tandis que l’agriculture, le tourisme et les services continuent de structurer la croissance. Le Kenya affiche en 2026 un profil économique remarquablement équilibré, même si des défis liés à la dette publique et aux inégalités persistent. Sa trajectoire en fait un modèle étudié bien au-delà des frontières africaines. Pour tout savoir sur l’économie kenyane : PIB du Kenya en 2026 : chiffres, secteurs et Silicon Savannah. Fiche pays : le PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 La Côte d’Ivoire est sans conteste l’une des réussites économiques les plus impressionnantes d’Afrique subsaharienne au cours de la dernière décennie. Première économie de l’UEMOA, elle combine la domination mondiale sur le marché du cacao — dont elle produit environ 40 % de la production mondiale — avec un dynamisme des services financiers centré sur Abidjan, véritable capitale économique de l’Afrique de l’Ouest francophone. Le taux de croissance ivoirien figure régulièrement parmi les plus élevés du monde, soutenu par des investissements publics massifs dans les infrastructures et une classe moyenne en pleine expansion. En 2026, la Côte d’Ivoire confirme son statut de hub régional incontournable. Analyse complète disponible ici : PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 : chiffres, cacao et hub financier Abidjan. Fiche pays : le PIB du Ghana en 2026 Le Ghana est souvent présenté comme le symbole de la démocratie économique africaine — un pays qui a réussi à allier stabilité politique, alternance démocratique et croissance soutenue. Producteur d’or depuis des siècles, il a ajouté le pétrole à son portefeuille de ressources depuis la découverte du champ de Jubilee en 2007. Cependant, le Ghana a également traversé une crise de la dette significative ces dernières années, qui a mis à l’épreuve la résilience de son modèle. En 2026, le pays entame une phase de reconstruction économique et de diversification, cherchant à réduire sa dépendance aux matières premières pour développer ses secteurs de services et d’industrie légère. Retrouvez notre analyse du Ghana : PIB du Ghana en 2026 : or, pétrole et démocratie économique. Fiche pays : le PIB de l’Éthiopie en 2026 Avec plus de 125 millions d’habitants, l’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique et l’une des économies qui croît le plus vite au monde depuis deux décennies. Ce géant de la Corne de l’Afrique s’appuie sur une agriculture diversifiée — café, fleurs, céréales — et sur un programme industriel ambitieux matérialisé par les parcs industriels de Hawassa et d’Adama. Les investissements massifs dans les infrastructures, notamment le barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), témoignent d’une vision de puissance régionale à long terme. Malgré les turbulences politiques liées au conflit du Tigré et les pressions sur la dette extérieure, l’Éthiopie maintient une trajectoire de croissance qui force le respect des analystes économiques. Pour une analyse complète : PIB de l’Éthiopie en 2026 : croissance, agriculture et ambitions. Fiche pays : le PIB de l’Angola en 2026 L’Angola est la troisième économie d’Afrique subsaharienne, une position qu’elle doit essentiellement à ses réserves pétrolières offshore, parmi les plus importantes du continent. Après des décennies de guerre civile et une reconstruction laborieuse, le pays s’est engagé dans une ambitieuse politique de diversification économique pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures, qui représentent encore l’essentiel de ses recettes d’exportation. L’agriculture, le tourisme et les services sont identifiés comme les piliers de la transformation structurelle. En 2026, l’Angola bénéficie d’un regain d’attractivité pour les investisseurs étrangers, notamment dans les infrastructures, l’agribusiness et les énergies renouvelables, même si les défis de gouvernance et d’inclusion sociale demeurent prégnants. Toute l’analyse sur l’Angola : PIB de l’Angola en 2026 : pétrole, reconstruction et diversification. Fiche pays : le PIB de la Tanzanie en 2026 La Tanzanie incarne la croissance stable et régulière que de nombreux économistes du développement appellent de leurs vœux pour l’Afrique. Sans ressources pétrolières majeures — bien que des réserves de gaz naturel en mer soient en cours de valorisation — elle s’appuie sur un tourisme d’exception (Kilimandjaro, Zanzibar, Serengeti), une agriculture productive et des investissements publics dans les infrastructures. Le grand projet de pipeline de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP) reliant l’Ouganda à Tanga pourrait transformer la donne économique du pays. En 2026, la Tanzanie affiche l’un des profils de croissance les plus enviables d’Afrique de l’Est, confirmant son rôle de stabilisateur régional. Découvrez l’économie tanzanienne en profondeur : PIB de la Tanzanie en 2026 : tourisme, gaz et croissance stable. Fiche pays : le PIB de l’Algérie en 2026 L’Algérie est la plus grande économie d’Afrique du Nord en termes de superficie et l’une des plus importantes en PIB nominal. Ses réserves d’hydrocarbures — gaz naturel et pétrole — lui ont longtemps assuré une rente confortable, mais aussi une vulnérabilité structurelle aux chocs des marchés mondiaux des matières premières. Depuis plusieurs années, le gouvernement algérien affiche une volonté de diversification économique en dehors des secteurs extractifs, avec des investissements dans l’agriculture saharienne, le tourisme, les technologies et l’industrie manufacturière. En 2026, la hausse des prix de l’énergie a redonné des marges de manœuvre budgétaires à Alger, mais la transformation structurelle de l’économie reste un chantier ouvert et prioritaire. Pour l’analyse complète de l’économie algérienne : PIB de l’Algérie en 2026 : chiffres, pétrole et diversification. Au-delà du PIB : l’Indice de Développement Humain en Afrique Le PIB, qu’il soit nominal ou par habitant, mesure la production économique mais ne rend pas compte à lui seul du bien-être des populations. L’Indice de Développement Humain (IDH), qui intègre l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le revenu par habitant, offre une lecture complémentaire et souvent plus parlante pour les citoyens. En Afrique, le classement IDH diffère sensiblement du classement PIB : les Seychelles, Maurice et l’Algérie dominent cet indicateur, devant des économies nominalement plus puissantes comme le Nigeria. Ce décalage interroge la qualité de la croissance et la capacité des États à transformer la richesse produite en développement humain réel. Pour comprendre ce que révèle l’IDH sur le développement africain, consultez : Pays les plus développés d’Afrique 2026 : classement IDH. Et pour un débat de fond sur les outils de mesure : PIB ou IDH : comment mesurer le développement d’un pays africain ?. Enfin, si les Seychelles, Maurice et l’Algérie dominent le classement IDH africain, leurs recettes respectives méritent d’être examinées en détail : Seychelles, Maurice, Algérie : pourquoi dominent-ils l’IDH africain ?. Les pays les plus pauvres d’Afrique : comprendre les écarts Toute analyse honnête de la richesse africaine doit également regarder en face les économies les plus fragilisées du continent. Le Burundi, le Malawi, la République centrafricaine, le Niger, le Mozambique ou encore la RDC figurent régulièrement parmi les pays à plus faible PIB par habitant au monde. Ces situations ne sont pas une fatalité : elles résultent d’une combinaison de facteurs historiques, géopolitiques, climatiques et institutionnels sur lesquels les politiques publiques, l’aide internationale et l’investissement privé peuvent agir. Comprendre ces écarts est indispensable pour saisir la complexité réelle du PIB Afrique 2026 et les défis qui restent à relever pour un développement continental inclusif. Pour une analyse nuancée et respectueuse de ces situations : Pays les plus pauvres d’Afrique 2026 : comprendre le classement. Tous nos guides sur le PIB et la richesse des pays africains Cette page hub est le point de départ d’un cluster éditorial complet. Retrouvez ci-dessous l’ensemble de nos guides détaillés pour approfondir chaque dimension de la richesse économique africaine : Top 30 pays les plus riches d’Afrique 2026 : classement PIB complet Classement PIB Afrique 2026 par pays : chiffres et analyse Pays africains les plus riches par habitant en 2026 PIB de l’Afrique comparé à la France : chiffres et mise en perspective Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain en 2026 ? PIB du Maroc en 2026 : chiffres, secteurs clés et comparaison africaine PIB du Kenya en 2026 : chiffres, secteurs et Silicon Savannah PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 : cacao, services et hub financier d’Abidjan PIB du Ghana en 2026 : or, pétrole et démocratie économique PIB de l’Éthiopie en 2026 : croissance, agriculture et ambitions continentales PIB de l’Angola en 2026 : pétrole, reconstruction et diversification économique PIB de la Tanzanie en 2026 : tourisme, gaz naturel et croissance stable PIB de l’Algérie en 2026 : chiffres, rente pétrolière et diversification Pays les plus développés d’Afrique en 2026 : le classement IDH complet Pays les plus pauvres d’Afrique en 2026 : comprendre et contextualiser le classement PIB ou IDH : quel indicateur choisir pour mesurer le développement en Afrique ? Seychelles, Maurice, Algérie : les secrets de leur leadership sur l’IDH africain Conclusion Le PIB des pays africains en 2026 dessine un continent en mouvement, porté par des dynamiques aussi diverses que complémentaires : puissances pétrolières en quête de diversification, économies émergentes tirant parti du numérique et de l’agriculture, et petits États insulaires affichant des niveaux de vie remarquables. Si le Nigeria, l’Égypte et l’Afrique du Sud conservent leur leadership, de nouveaux acteurs comme l’Éthiopie, la Tanzanie ou la Côte d’Ivoire redéfinissent progressivement les équilibres continentaux. Pour approfondir chaque dimension de cette réalité économique — classement global, PIB par habitant, analyses régionales ou fiches pays —, explorez nos guides dédiés. Les Afriques vous accompagne pour décrypter, chiffres à l’appui, la puissance économique africaine d’aujourd’hui et de demain. Questions fréquentes Quel est le pays avec le PIB le plus élevé en Afrique en 2026 ? Le Nigeria reste la première économie africaine en 2026 en termes de PIB nominal, devant l’Égypte et l’Afrique du Sud. Avec un PIB dépassant les 500 milliards de dollars, il s’appuie principalement sur ses revenus pétroliers et une population de plus de 220 millions d’habitants, qui en fait le marché de consommation le plus vaste du continent. Quel pays africain a le PIB par habitant le plus élevé ? Les Seychelles affichent le PIB par habitant le plus élevé d’Afrique, suivies de Maurice et de la Guinée équatoriale. Ces petits États bénéficient respectivement d’économies touristiques très développées et de revenus pétroliers concentrés sur une population réduite, ce qui gonfle mécaniquement l’indicateur par tête. Quelle est la croissance économique moyenne de l’Afrique en 2026 ? En 2026, la croissance économique moyenne du continent africain est estimée entre 3,5 % et 4,5 % selon les projections du FMI et de la Banque africaine de développement. Cette moyenne masque toutefois de fortes disparités : certains pays comme l’Éthiopie ou le Sénégal affichent des taux supérieurs à 6 %, tandis que des économies fragilisées stagnent voire reculent. Pourquoi le PIB de la RDC est-il faible malgré ses richesses naturelles ? La République démocratique du Congo possède un sous-sol parmi les plus riches du monde — cobalt, coltan, or, diamants —, mais son PIB par habitant reste l’un des plus bas du continent en raison de décennies de conflits armés, d’instabilité institutionnelle et d’une infrastructure quasi inexistante. Ce paradoxe illustre le phénomène dit de « malédiction des ressources », où l’abondance naturelle profite peu au développement humain en l’absence d’une gouvernance solide. Comment le PIB africain se compare-t-il au reste du monde ? L’ensemble du continent africain représente environ 3 à 4 % du PIB mondial, un chiffre encore modeste au regard de ses 1,4 milliard d’habitants et de ses immenses ressources. Toutefois, avec une croissance démographique soutenue, une classe moyenne en expansion et des investissements croissants dans les infrastructures et le numérique, l’Afrique est appelée à peser davantage dans l’économie mondiale au cours des deux prochaines décennies. À lire aussi PIB de l’Angola en 2026 : pétrole, reconstruction et diversification PIB du Ghana en 2026 : or, pétrole et démocratie économique PIB de la Tanzanie en 2026 : tourisme, gaz et croissance stable PIB de l’Éthiopie en 2026 : croissance, agriculture et ambitions PIB de l’Algérie en 2026 : chiffres, pétrole et diversification Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain ? PIB total vs PIB par habitant : quelle lecture privilégier ? La réponse à la question « quels sont les pays les plus riches d’Afrique en 2026 ? » dépend avant tout de l’indicateur retenu. Le PIB total (ou PIB nominal) mesure le poids économique brut d’un pays — sa capacité de production, son attractivité pour les investisseurs, son influence régionale. Le PIB par habitant, en revanche, rapporte cette richesse à la population et offre une approximation du niveau de vie réel. Ces deux lectures peuvent conduire à des classements radicalement différents : le Nigeria, géant démographique à 200 millions d’habitants, affiche un PIB par habitant bien inférieur à celui de la Libye ou de Maurice, dont les populations sont incomparablement plus réduites. En 2026, les grandes économies africaines restent concentrées autour de quelques pôles — Afrique du Sud, Égypte, Nigeria, Algérie, Maroc — mais la hiérarchie se recompose rapidement sous l’effet de la démographie, des matières premières, des infrastructures et de la montée des services numériques. Tableau : Top 30 des pays africains par PIB nominal en 2026 Le tableau ci-dessous présente les 30 premières économies africaines en 2026, classées par PIB nominal, avec le PIB par habitant correspondant et les principaux moteurs de leur économie. Ces données permettent d’appréhender d’un coup d’œil la diversité des modèles de développement à l’œuvre sur le continent. Rang Pays PIB nominal 2026 PIB/habitant Principaux moteurs économiques 1 Afrique du Sud 480,0 Md $ 7 503 $ Économie diversifiée, finance et industrie 2 Égypte 429,6 Md $ 3 904 $ Poids démographique, industrie et grands projets 3 Nigeria 377,4 Md $ 1 556 $ Marché intérieur massif, pétrole et services 4 Algérie 317,2 Md $ 6 628 $ Hydrocarbures et demande intérieure 5 Maroc 194,3 Md $ 5 107 $ Industrie exportatrice, tourisme, finance 6 Angola 152,4 Md $ 3 754 $ Pétrole et reconstruction économique 7 Kenya 147,3 Md $ 2 714 $ Services, technologie et logistique régionale 8 RD Congo 123,4 Md $ 1 122 $ Mines, population et potentiel intérieur 9 Éthiopie 121,5 Md $ 1 081 $ Croissance rapide, industrie et agriculture 10 Ghana 118,3 Md $ 3 314 $ Or, cacao, services 11 Côte d’Ivoire 112,1 Md $ 3 313 $ Agro-industrie, port et consommation 12 Tanzanie 94,9 Md $ 1 362 $ Mines, tourisme, croissance urbaine 13 Ouganda 73,4 Md $ 1 476 $ Agriculture, énergie, services 14 Cameroun 65,1 Md $ 2 125 $ Hub d’Afrique centrale 15 Tunisie 60,7 Md $ 4 893 $ Industrie, services et export Sources : FMI, Banque mondiale, projections 2026. Les données PIB par habitant sont calculées sur la base des populations estimées pour l’année 2026. À lire aussi PIB de l’Angola en 2026 : pétrole, reconstruction et diversification PIB du Ghana en 2026 : or, pétrole et démocratie économique PIB de la Tanzanie en 2026 : tourisme, gaz et croissance stable PIB de l’Éthiopie en 2026 : croissance, agriculture et ambitions PIB de l’Algérie en 2026 : chiffres, pétrole et diversification PIB du Kenya en 2026 : chiffres, secteurs et Silicon Savannah À lire aussi Pib Afrique 2026 Classement Pays Africains #### PIB Afrique vs France : comparaison simple et chiffres clés Comparer le PIB de l’Afrique à celui de la France est utile seulement si l’on rappelle que l’Afrique est un continent de 54 pays, pas une économie unique. La comparaison donne un ordre de grandeur, mais elle peut vite devenir trompeuse. La France concentre une production élevée dans un seul cadre institutionnel, fiscal et monétaire. L’Afrique additionne des économies très différentes : pays pétroliers, marchés industriels, pays agricoles, hubs financiers, économies touristiques et pays en reconstruction. Pourquoi la comparaison attire autant La population africaine est très supérieure à celle de la France, mais le PIB par habitant reste nettement plus faible dans la plupart des pays africains. C’est ce contraste qui rend la comparaison parlante : le potentiel démographique est immense, mais la productivité moyenne, l’industrialisation et l’accès au capital restent inégaux. Une lecture sérieuse doit donc distinguer PIB total, PIB par habitant et croissance. Le continent peut croître plus vite que la France tout en partant d’un revenu moyen beaucoup plus bas. La comparaison avec la France permet d’expliquer un paradoxe simple : l’Afrique dispose d’une population et de ressources considérables, mais la production par habitant reste très inférieure à celle d’une économie avancée. Le sujet n’est donc pas seulement la taille, mais la productivité, la transformation locale et la capacité à financer les infrastructures. Les pays qui portent le PIB africain Bloc Rôle dans la comparaison Afrique du Sud Finance, industrie et services Egypte Population, industrie, tourisme et canal de Suez Nigeria Marché intérieur, pétrole, services et tech Algérie Hydrocarbures et dépenses publiques Maroc Industrie exportatrice, logistique et tourisme Ces grandes économies expliquent une grande partie du poids africain. Mais l’addition ne crée pas un marché unique : fiscalité, monnaies, langues, règles douanières et infrastructures varient fortement. Il faut aussi éviter de comparer une économie intégrée à un continent morcelé. La France a une monnaie, une fiscalité et un cadre administratif unifiés. L’Afrique juxtapose des règles, des devises, des langues et des coûts logistiques très différents. Un entrepreneur ne rencontre donc pas « le marché africain », mais une succession de marchés à qualifier. Ce que cela change pour une entreprise Une entreprise française qui regarde l’Afrique ne doit pas raisonner « continent » de manière abstraite. Elle doit choisir des corridors : Abidjan-Dakar, Lagos-Abuja, Casablanca-Tanger, Nairobi-Mombasa ou Le Caire-Alexandrie. Les capitales économiques africaines donnent une lecture plus opérationnelle que le PIB continental. Pour compléter, utilisez le classement PIB Afrique 2026 et le guide des pays les plus riches d’Afrique. La bonne utilisation de cette comparaison consiste à identifier les écarts de potentiel. Une population jeune peut soutenir la demande, mais seulement si les revenus, l’emploi formel et les infrastructures suivent. C’est là que les grandes villes, les ports et les corridors régionaux deviennent des indicateurs plus concrets que le PIB agrégé. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. FMI, World Economic Outlook et Regional Economic Outlook avril 2026 Banque mondiale, donnees pays et Macro Poverty Outlook 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB de l’Algérie en 2026 : chiffres, pétrole et diversification En 2026, l’Algérie s’impose comme la 3e économie africaine avec un PIB nominal estimé à 230 milliards de dollars. Portée par la rente pétrolière de Sonatrach et un ambitieux programme de diversification, l’économie algérienne navigue entre opportunités (solaire saharien, agriculture, industrie) et fragilités structurelles (dépendance aux hydrocarbures, chômage des jeunes). Tour d’horizon complet des chiffres, tendances et enjeux qui définissent l’économie algérienne en 2026. PIB de l’Algérie en 2026 : chiffres, pétrole et diversification Indicateur Valeur 2026 (estimée) PIB nominal ~230 milliards USD PIB par habitant (nominal) ~4 900 USD PIB par habitant (PPA) ~12 500 USD Croissance annuelle prévue 3,5 – 4,5 % Inflation ~5 – 7 % Rang continental 3e en Afrique Monnaie Dinar algérien (DZD) Économie de l’Algérie en 2026 : les chiffres clés Les hydrocarbures représentent encore environ 20 % du PIB et plus de 60 % des recettes d’exportation algériennes. La Sonatrach (compagnie nationale d’hydrocarbures) est la première entreprise africaine par les revenus. Cette dépendance est à la fois une force (revenus stables par période de cours élevés) et une vulnérabilité (chocs lors des effondrements des prix du pétrole comme en 2015-2016 ou 2020). Les autres secteurs importants incluent l’agriculture (céréales, maraîchage, phoeniciculture saharienne), le BTP (programme de logements massif depuis les années 2000), l’industrie manufacturière (sidérurgie, agroalimentaire) et les services publics (santé, éducation, énergie subventionnée). Structure de l’économie algérienne Secteur privé sous-développé : l’économie algérienne reste dominée par les entreprises publiques. Le développement du secteur privé est freiné par la bureaucratie, la difficulté d’accès au crédit et les obstacles à l’investissement étranger. Chômage des jeunes : le taux de chômage des 15-24 ans dépasse 25 %. La création d’emplois dans les secteurs hors hydrocarbures est l’enjeu social prioritaire. Transition énergétique : l’Algérie dispose d’un potentiel solaire exceptionnel (Sahara). Plusieurs projets de production et d’exportation d’électricité solaire vers l’Europe sont en discussion. Les défis de la diversification économique algérienne Économie algérienne en 2026 : quelles perspectives de croissance ? Selon les projections du FMI et de la Banque mondiale, l’Algérie devrait maintenir un taux de croissance compris entre 3,5 % et 4,5 % en 2026, soutenu principalement par la hausse des revenus pétroliers et gaziers et par les investissements publics dans les infrastructures. Hors hydrocarbures, la croissance reste plus modeste — autour de 2,5 à 3 % — ce qui témoigne des difficultés persistantes à dynamiser le secteur privé. Plusieurs leviers sont néanmoins activés par les autorités algériennes pour stimuler l’économie hors rente : Le plan de relance industrielle : l’État mise sur la substitution aux importations dans l’agroalimentaire, la pétrochimie et l’électronique. Des zones industrielles intégrées ont été lancées dans plusieurs wilayas pour attirer les investisseurs nationaux et étrangers. La réforme bancaire : le secteur bancaire, encore largement public, fait l’objet de tentatives de modernisation pour faciliter l’accès au crédit des PME et des startups. Le développement des exportations hors hydrocarbures : dattes, ciment, acier, produits pharmaceutiques et engrais figurent parmi les filières prioritaires identifiées par le gouvernement pour diversifier les sources de devises. L’économie numérique : Alger ambitionne de devenir un hub tech régional, avec des incitations fiscales pour les startups et le développement d’une Algérie Telecom renforcée. Malgré ces efforts, l’économie algérienne reste exposée à la volatilité des prix du Brent : une chute durable sous les 70 dollars le baril mettrait sous pression les équilibres budgétaires, le pays ayant besoin d’un prix d’équilibre fiscal estimé autour de 90 à 100 USD/baril pour couvrir ses dépenses publiques. Algérie 2026 : position régionale et comparaison avec les voisins africains Dans le paysage économique africain de 2026, l’Algérie occupe une position singulière. Troisième PIB continental en valeur nominale, elle devance largement ses voisins du Maghreb mais reste distancée par le Nigeria et l’Afrique du Sud, deux économies plus diversifiées et plus intégrées aux marchés financiers internationaux. Pays PIB nominal 2026 (estimé) PIB/habitant nominal Nigeria ~400 Md USD ~1 700 USD Afrique du Sud ~390 Md USD ~6 200 USD Algérie ~230 Md USD ~4 900 USD Égypte ~400 Md USD ~3 500 USD Maroc ~155 Md USD ~3 900 USD Éthiopie ~145 Md USD ~1 100 USD Points de différenciation clés : L’Algérie affiche le PIB par habitant le plus élevé d’Afrique du Nord hors Libye, grâce aux transferts sociaux financés par la rente pétrolière (subventions énergie, logement, santé). Comparée au Maroc, l’Algérie dispose d’une économie plus grande en valeur absolue mais moins diversifiée et moins ouverte aux investissements directs étrangers (IDE) : le Maroc attire structurellement plus d’IDE grâce à sa stabilité réglementaire et ses accords de libre-échange. Face à l’Égypte, l’Algérie bénéficie d’une dette extérieure très faible (l’un des ratios dette/PIB les plus bas du continent), ce qui lui confère une solidité financière appréciable à moyen terme. Sur le plan de l’intégration continentale, l’Algérie n’a pas encore ratifié la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans sa pleine dimension opérationnelle, ce qui limite son accès préférentiel aux marchés subsahariens. En résumé, l’économie algérienne en 2026 est solide sur le plan macroéconomique mais face à un impératif de transformation structurelle pour assurer sa compétitivité à l’horizon 2030-2035, dans un contexte de transition énergétique mondiale qui pèsera inévitablement sur la demande de ses hydrocarbures. FAQ – PIB de l’Algérie 2026 Le PIB nominal de l’Algérie est estimé à environ 230 milliards de dollars en 2026, ce qui la place au 3e rang africain derrière le Nigeria (~400 Md) et l’Afrique du Sud (~390 Md). Son PIB par habitant nominal d’environ 4 900 USD est le plus élevé d’Afrique du Nord après la Libye, et supérieur à celui de l’Égypte et du Maroc. Quel est le PIB de l’Algérie en 2026 ? En PIB nominal total, oui — l’Algérie (~230 Md USD) dépasse le Maroc (~155 Md USD). Mais la comparaison en PIB par habitant est plus nuancée : l’Algérie est à ~4 900 USD, le Maroc à ~3 900 USD. En PPA, l’Algérie (~12 500 USD) devance aussi le Maroc (~10 500 USD). L’Algérie bénéficie de ses rentes pétrolières pour maintenir un niveau de vie supérieur, mais le Maroc présente une économie plus diversifiée et un environnement des affaires plus ouvert. L’Algérie est-elle plus riche que le Maroc ? Les perspectives dépendent largement des cours mondiaux des hydrocarbures et du succès des réformes de diversification. À court terme, les recettes gazières restent soutenues par la demande européenne (substitution au gaz russe post-2022). À moyen terme, la réussite de la transition vers une économie hors hydrocarbures conditionnera le niveau de vie des Algériens dans les années 2030. À lire aussi : PIB du Maroc en 2026 et classement des pays les plus riches d’Afrique. Voir aussi : Salaires en Algérie — Salaire moyen en Algérie en 2026 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays Quels sont les principaux secteurs de l’économie algérienne en 2026 ? L’économie algérienne en 2026 repose encore majoritairement sur les hydrocarbures (pétrole et gaz naturel), qui représentent environ 20 % du PIB et plus de 60 % des recettes d’exportation. Les autres secteurs importants sont l’agriculture (dattes, céréales, maraîchage), le BTP, l’industrie manufacturière (sidérurgie, agroalimentaire, pétrochimie), et les services publics. L’État cherche activement à développer le tourisme saharien, l’économie numérique et les énergies renouvelables — notamment le solaire — comme nouveaux moteurs de croissance hors rente pétrolière. Pourquoi l’économie algérienne peine-t-elle à se diversifier malgré ses revenus pétroliers ? Plusieurs freins structurels expliquent les difficultés de diversification de l’économie algérienne : une bureaucratie lourde qui décourage l’initiative privée, un accès limité au crédit bancaire pour les PME, des restrictions historiques à l’investissement étranger (notamment la règle des 51/49 % assouplie mais non supprimée), une dépendance aux importations pour de nombreux biens de consommation, et une faible culture entrepreneuriale héritée du modèle d’économie dirigée. De plus, la facilité des revenus pétroliers a longtemps réduit l’urgence des réformes structurelles, un phénomène souvent appelé ‘malédiction des ressources’ ou ‘Dutch disease’. À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB de l’Angola en 2026 : pétrole, reconstruction et diversification L’Angola est la 7e économie d’Afrique en 2026, avec un PIB nominal d’environ 110 milliards de dollars. Deuxième producteur de pétrole africain après le Nigeria, l’Angola a reconstruit son économie après 27 ans de guerre civile (1975-2002) à une vitesse remarquable. Le défi des années 2020 est de réduire la dépendance aux hydrocarbures tout en maintenant une croissance inclusive. PIB de l’Angola en 2026 : les chiffres clés Indicateur Valeur 2026 (estimée) PIB nominal ~110 milliards USD PIB par habitant (nominal) ~3 100 USD PIB par habitant (PPA) ~7 200 USD Croissance annuelle prévue 3,0 – 4,5 % Inflation ~15 – 20 % (en baisse) Rang continental 7e en Afrique Monnaie Kwanza angolais (AOA) Secteurs de l’économie angolaise Pétrole et gaz : le secteur pétrolier représente environ 40 % du PIB et 90 % des exportations. Sonangol (compagnie nationale) est l’un des principaux opérateurs du Golfe de Guinée. La production est en déclin graduel depuis 2015, ce qui pousse à diversifier. Diamants : l’Angola est le 3e producteur mondial de diamants. La Catoca Mine (province de Lunda Sul) est l’une des plus grandes mines de diamants d’Afrique. Agriculture : le pays avait avant la guerre civile un secteur agricole important (café, coton, sisal). La reconstruction de ce secteur est en cours, avec un potentiel important dans les provinces fertiles du centre et du nord. BTP et infrastructure : les investissements chinois massifs depuis les années 2000 ont permis de reconstruire les routes, ports et logements. Luanda a été classée parmi les villes les plus chères du monde pour les expatriés. FAQ – PIB de l’Angola 2026 Quel est le PIB de l’Angola en 2026 ? Le PIB nominal de l’Angola est estimé à environ 110 milliards de dollars en 2026, faisant du pays la 7e économie africaine. En parité de pouvoir d’achat, l’économie angolaise est évaluée à environ 290 milliards de dollars. L’Angola est-il le pays le plus riche d’Afrique centrale ? En termes de PIB total, oui — l’Angola (~110 Md USD) est la première économie d’Afrique centrale, devant la RDC (~70 Md USD) et le Cameroun (~55 Md USD). En PIB par habitant, l’Angola (~3 100 USD) dépasse aussi la RDC (~600 USD) et le Cameroun (~1 500 USD). Cette position est essentiellement due aux revenus pétroliers, pas à une diversification économique avancée. Pourquoi Luanda est-elle si chère malgré la pauvreté de l’Angola ? Le paradoxe de Luanda est classique dans les économies pétrolières : les revenus du pétrole créent une demande pour des services et des logements aux standards internationaux (pour les expatriés et les élites locales), faisant grimper les prix bien au-delà du niveau de revenu moyen de la population. La dollarisation de facto de nombreux secteurs (immobilier, restauration de luxe, véhicules) explique pourquoi Luanda peut être plus chère que Paris pour certains postes de dépenses. À lire aussi : Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : le trio de tête et classement des pays les plus riches d’Afrique. Voir aussi : Salaires en Angola — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif Voir aussi : Investir en Angola — Investir en Afrique 2026 : guide par pays 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB de l’Éthiopie en 2026 : croissance, agriculture et ambitions L’Éthiopie est la 4e économie d’Afrique en 2026, avec un PIB nominal d’environ 175 milliards de dollars. C’est aussi l’un des pays à la croissance la plus soutenue d’Afrique depuis 20 ans, avec un taux annuel moyen supérieur à 8 % entre 2005 et 2020. Cette croissance soulève néanmoins des questions sur sa durabilité face aux tensions internes et à la pression démographique — l’Éthiopie est le 2e pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 125 millions d’habitants. PIB de l’Éthiopie en 2026 : les chiffres clés Indicateur Valeur 2026 (estimée) PIB nominal ~175 milliards USD PIB par habitant (nominal) ~1 400 USD PIB par habitant (PPA) ~3 200 USD Croissance annuelle prévue 6,0 – 7,5 % Inflation ~20 – 25 % (forte) Rang continental 4e en Afrique Monnaie Birr éthiopien (ETB) Moteurs de la croissance éthiopienne Agriculture : l’Éthiopie est le 1er producteur de café arabica d’Afrique, le 2e producteur mondial de sorgho et un exportateur majeur de fleurs coupées, de sésame et de khat. L’agriculture emploie plus de 70 % de la population active. Industrie textile : les zones industrielles d’Hawassa, Jimma et Adama attirent des investissements asiatiques (Chine, Bangladesh) pour produire des vêtements à destination du marché américain et européen (AGOA). Énergie hydroélectrique : le Grand Renaissance Dam (GERD) sur le Nil Bleu a démarré sa production en 2022. L’Éthiopie vise à exporter de l’électricité vers le Kenya, le Soudan et Djibouti. Hub continental : Addis-Abeba abrite le siège de l’Union Africaine et Ethiopian Airlines, la compagnie aérienne la plus rentable d’Afrique, qui dessert 140 destinations mondiales. FAQ – PIB de l’Éthiopie 2026 Quel est le PIB de l’Éthiopie en 2026 ? Le PIB nominal de l’Éthiopie est estimé à environ 175 milliards de dollars en 2026. Malgré ce chiffre élevé en absolu, le PIB par habitant reste faible (~1 400 USD) en raison de la grande population du pays (plus de 125 millions d’habitants). En PPA, l’économie éthiopienne est évaluée à environ 400 milliards de dollars. L’Éthiopie va-t-elle dépasser le Kenya économiquement ? En PIB nominal total, l’Éthiopie (~175 Md) dépasse déjà le Kenya (~130 Md) grâce à sa taille démographique. Mais en PIB par habitant, le Kenya (~2 350 USD) reste très au-dessus de l’Éthiopie (~1 400 USD). Le Kenya dispose également d’une économie plus diversifiée, d’un secteur financier plus développé et d’un niveau d’infrastructure urbaine supérieur. Quels sont les risques économiques en Éthiopie ? L’Éthiopie fait face à plusieurs risques structurels : une inflation très élevée (20-25 %), des tensions ethniques et politiques (conflit du Tigré 2020-2022, instabilité dans l’Oromia), une dette extérieure croissante (notamment envers la Chine), et une dépendance aux marchés agricoles internationaux. La paix et la stabilité politique sont les conditions principales du maintien de la trajectoire de croissance. À lire aussi : PIB du Kenya en 2026 et classement des économies africaines 2026. Voir aussi : Salaires en Éthiopie — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 : chiffres, cacao et hub financier Abidjan La Côte d’Ivoire est la 1ère économie de l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) en 2026, avec un PIB nominal d’environ 90 milliards de dollars. Première mondiale du cacao, hub financier d’Abidjan, principal exportateur d’Afrique de l’Ouest hors Nigeria, elle affiche une croissance parmi les plus soutenues du continent depuis 2012. PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 : les chiffres clés IndicateurValeur 2026 (estimée)PIB nominal~90 milliards USDPIB par habitant (nominal)~2 700 USDPIB par habitant (PPA)~7 100 USDCroissance annuelle prévue6,0 – 6,5 %Inflation~3,5 %Rang continental (PIB nominal)~8-9e en AfriqueMonnaieFranc CFA (XOF) Secteurs moteurs de l’économie ivoirienne en 2026 Cacao : la Côte d’Ivoire produit environ 40 à 45 % du cacao mondial. C’est le moteur historique de l’économie. La transformation locale (chocolat, beurre de cacao) reste insuffisante — moins de 30 % du cacao brut est transformé sur place, mais les politiques industrielles de la dernière décennie cherchent à corriger ce déséquilibre.Pétrole et gaz : les gisements offshore (bloc CI-27, etc.) génèrent des recettes importantes. La découverte de nouveaux gisements en 2023 a renforcé les perspectives énergétiques du pays pour la décennie.Services financiers (Abidjan) : la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), les sièges régionaux de banques (Société Générale, BNP Paribas, Ecobank) et les assurances font d’Abidjan le principal centre financier francophone subsaharien.Agro-industrie : café, noix de cajou (1er exportateur mondial brut), caoutchouc naturel, huile de palme. La Côte d’Ivoire est structurellement excédentaire en produits agricoles.Immobilier et BTP : Abidjan connaît un boom immobilier porté par la croissance de la classe moyenne et les investissements publics (métro, pont, routes). Les prix à Cocody, Plateau et Marcory ont doublé en 10 ans. Secteurs moteurs de l’économie ivoirienne en 2026 Abidjan et Lagos sont souvent comparées comme pôles économiques d’Afrique de l’Ouest. La métropole ivoirienne mise sur la qualité des infrastructures, la stabilité du franc CFA et un environnement réglementaire plus lisible. Lagos domine par le volume (économie 5 fois plus grande), la densité entrepreneuriale et la taille de son marché intérieur. Pour les entreprises françaises et européennes, Abidjan reste la porte d’entrée préférentielle en Afrique de l’Ouest francophone. Défis structurels de la Côte d’Ivoire Malgré une croissance de 6 à 7 % par an depuis 2012, la Côte d’Ivoire reste confrontée à des inégalités persistantes : le taux de pauvreté dépasse encore 35 % en milieu rural (contre moins de 15 % à Abidjan). Les régions du nord — historiquement marquées par le conflit armé des années 2000 — restent sous-industrialisées et sous-bancarisées. La dépendance aux cours mondiaux du cacao est un risque systémique : une chute de 30 % du cours comme en 2016-2017 peut réduire les recettes d’exportation de plusieurs milliards en quelques mois. La diversification industrielle reste l’enjeu principal pour la prochaine décennie. FAQ – PIB de la Côte d’Ivoire 2026 Quel est le PIB de la Côte d’Ivoire en 2026 ? Le PIB nominal de la Côte d’Ivoire est estimé à environ 90 milliards de dollars en 2026. C’est la première économie de l’UEMOA (zone franc CFA ouest-africaine) et l’une des économies africaines à la croissance la plus soutenue depuis 2012, avec un taux annuel moyen de 6 à 8 %. Pourquoi la Côte d’Ivoire croît-elle si vite ? La croissance ivoirienne repose sur quatre piliers : la rente cacaoyère, les investissements publics massifs en infrastructure depuis 2012 (sous Ouattara), l’afflux d’IDE attirés par la stabilité relative et les réformes du climat des affaires, et la croissance de la classe moyenne urbaine (consommation intérieure). Le pays a aussi profité de la réouverture post-conflit des années 2010, qui a libéré un important potentiel de rattrapage. La Côte d’Ivoire est-elle plus riche que le Sénégal ou le Mali ? Oui, très significativement. Le PIB nominal ivoirien (~90 Md USD) est environ 4 fois celui du Sénégal (~22 Md) et 8 fois celui du Mali (~11 Md). Le PIB par habitant ivoirien (~2 700 USD) dépasse aussi celui du Sénégal (~1 800 USD) et du Mali (~700 USD). La Côte d’Ivoire est l’économie dominante d’Afrique de l’Ouest francophone, loin devant ses voisins de l’UEMOA. Abidjan, capitale économique de l’Afrique de l’Ouest francophone Abidjan concentre à elle seule plus de 70 % du PIB ivoirien et l’essentiel des sièges régionaux d’entreprises opérant en zone UEMOA. Le quartier d’affaires du Plateau, le port autonome d’Abidjan (premier port d’Afrique de l’Ouest par le trafic de conteneurs), et la zone industrielle de Yopougon forment un triangle productif qui n’a pas d’équivalent dans la sous-région francophone. La ville attire des investissements dans l’immobilier de bureau, les centres commerciaux, la logistique et les services aux entreprises. La nouvelle zone de Cocody (The Plateau II, projets Westway) vise à développer un second centre d’affaires moderne pour répondre à la demande croissante de bureaux aux normes internationales. Investir en Côte d’Ivoire : ce qu’il faut savoir Le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) permet une création d’entreprise en 24 heures selon les procédures simplifiées. Le code des investissements offre des avantages fiscaux substantiels pour les projets industriels (exonération d’impôts pendant 5 à 15 ans selon la zone et la taille). Les risques à surveiller : l’instabilité politique cyclique liée aux élections (cycle électoral tous les 5 ans), la dépendance aux cours du cacao, et une congestion urbaine à Abidjan qui renchérit les coûts logistiques. Les entreprises françaises (Total, BNP, Orange, Bolloré) dominent plusieurs secteurs, mais la concurrence chinoise s’est renforcée dans le BTP et les infrastructures. Perspectives économiques de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2030 La Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre le statut de pays émergent d’ici 2030 avec un PIB nominal dépassant 120 milliards USD et un PIB par habitant de plus de 3 000 USD. Le Plan National de Développement (PND 2021-2025) priorise la diversification économique, la réduction des inégalités régionales et le renforcement du capital humain. Les secteurs clés pour la prochaine décennie incluent la transformation cacaoyère (viser 50 % de cacao transformé localement contre 30 % actuellement), le numérique (plan Côte d’Ivoire Numérique), le tourisme balnéaire (côte d’Abidjan, Grand-Bassam, San-Pédro) et l’agritech. La succession politique après l’ère Ouattara constitue le principal risque systémique à surveiller pour la stabilité de cet élan de croissance. À lire aussi : classement des pays les plus riches d’Afrique en 2026, investir en Côte d’Ivoire depuis la France et Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain ? Sur le même sujet : PIB du Maroc en 2026 et PIB du Kenya en 2026. Voir aussi : Salaires en CDI — Salaire moyen en Côte d’Ivoire 2026 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB de la Tanzanie en 2026 : tourisme, gaz et croissance stable La Tanzanie est l’une des économies d’Afrique de l’Est à la croissance la plus régulière, avec un PIB nominal d’environ 90 milliards de dollars en 2026. Son économie repose sur trois piliers complémentaires : le tourisme (Kilimandjaro, Serengeti, Zanzibar), l’agriculture (café, thé, coton, sisal) et le développement d’un secteur gazier offshore prometteur. PIB de la Tanzanie en 2026 : les chiffres clés Indicateur Valeur 2026 (estimée) PIB nominal ~90 milliards USD PIB par habitant (nominal) ~1 400 USD PIB par habitant (PPA) ~3 100 USD Croissance annuelle prévue 6,0 – 6,5 % Inflation ~4 – 5 % Rang continental ~10e en Afrique Monnaie Shilling tanzanien (TZS) Secteurs moteurs de l’économie tanzanienne Tourisme : la Tanzanie est l’une des premières destinations touristiques d’Afrique. Le Serengeti, le Kilimandjaro, le lac Victoria et l’île de Zanzibar attirent chaque année plus de 1,5 million de visiteurs internationaux. Le secteur représente environ 17 % du PIB et 25 % des recettes d’exportation. Agriculture : employant 65 % de la population active, l’agriculture tanzanienne produit du café, du thé, du coton, du sisal et des fleurs. Le pays est le 3e producteur mondial de sisal. Gaz naturel offshore : des découvertes importantes de gaz naturel dans l’Océan Indien (environ 57 trillions de pieds cubes répertoriés) positionnent la Tanzanie comme futur exportateur d’énergie, avec un premier terminal LNG prévu pour les années 2030. Or et mines : la Tanzanie est le 4e producteur d’or africain. Les mines de Geita, Bulyanhulu et North Mara génèrent des recettes d’exportation importantes. FAQ – PIB de la Tanzanie 2026 Quel est le PIB de la Tanzanie en 2026 ? Le PIB nominal de la Tanzanie est estimé à environ 90 milliards de dollars en 2026, avec une croissance soutenue de 6 à 6,5 % par an. En parité de pouvoir d’achat (PPA), l’économie tanzanienne est évaluée à environ 230 milliards de dollars. La Tanzanie est-elle plus riche que le Kenya ? Non, le Kenya (~130 Md USD) dépasse la Tanzanie (~90 Md USD) en PIB nominal total, et très largement en PIB par habitant (Kenya : ~2 350 USD vs Tanzanie : ~1 400 USD). Le Kenya dispose d’un secteur financier, technologique et de services bien plus développé. La Tanzanie compense par une croissance légèrement plus stable et un potentiel de ressources naturelles (gaz, or, tourisme) encore largement inexploité. Pourquoi investir en Tanzanie ? La Tanzanie présente plusieurs atouts pour les investisseurs : stabilité politique (élections régulières, absence de conflits majeurs depuis l’indépendance), ressources naturelles abondantes (gaz, or, terres agricoles), potentiel touristique parmi les plus riches d’Afrique, et position géographique stratégique pour le commerce vers les pays enclavés (Zambie, Malawi, RDC, Rwanda, Burundi). À lire aussi : PIB du Kenya 2026 et classement des pays les plus riches d’Afrique. Voir aussi : Salaires en Tanzanie — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB du Ghana en 2026 : or, pétrole et démocratie économique Le Ghana est l’une des économies les plus structurées d’Afrique de l’Ouest, avec un PIB nominal d’environ 80 milliards de dollars en 2026. 1er producteur d’or africain, 2e producteur de cacao mondial, exportateur de pétrole depuis 2010 : le Ghana dispose d’une base productive solide. Le pays sort néanmoins d’une crise financière sévère (2022-2023) qui a nécessité un programme du FMI et une restructuration de la dette. Indicateur Valeur 2026 (estimée) PIB nominal ~80 milliards USD PIB par habitant (nominal) ~2 350 USD PIB par habitant (PPA) ~6 400 USD Croissance annuelle prévue 4,5 – 5,5 % Inflation ~13 – 18 % (en baisse) Rang continental ~12e en Afrique Monnaie Cedi ghanéen (GHS) Secteurs clés de l’économie ghanéenne Or : le Ghana est le 1er producteur d’or d’Afrique depuis 2019 (devant l’Afrique du Sud). L’or représente environ 45 % des exportations. L’exploitation artisanale (galamsey) pose d’importants problèmes environnementaux et sociaux. Cacao : le Ghana est le 2e producteur mondial de cacao après la Côte d’Ivoire. La transformation locale est plus avancée qu’en CDI — environ 40 % du cacao est transformé sur place. Pétrole et gaz : depuis la découverte du champ de Jubilee en 2007, le Ghana exporte du pétrole brut. Les réserves restent modestes comparées au Nigeria, mais représentent un complément de revenus important. Services financiers et tech : Accra est un hub technologique croissant en Afrique de l’Ouest anglophone, avec un écosystème startup actif (Farmerline, mPedigree, Rancard). Secteurs clés de l’économie ghanéenne FAQ – PIB du Ghana 2026 Le PIB nominal du Ghana est estimé à environ 80 milliards de dollars en 2026, en rebond après la crise de 2022-2023. Le programme FMI et la restructuration de la dette ont stabilisé les finances publiques. En PPA, l’économie ghanéenne est évaluée à environ 210 milliards de dollars. Le Ghana est-il plus riche que la Côte d’Ivoire ? Non, la Côte d’Ivoire (~90 Md USD) dépasse légèrement le Ghana (~80 Md USD) en PIB nominal total. En PIB par habitant, les deux pays sont proches (Ghana : ~2 350 USD, CDI : ~2 700 USD). La Côte d’Ivoire bénéficie d’une croissance plus soutenue depuis 2012, tandis que le Ghana a souffert de la crise financière 2022-2023. Le Ghana est-il plus riche que la Côte d’Ivoire ? La crise ghanéenne de 2022-2023 a résulté de la conjonction de plusieurs facteurs : endettement excessif (dette publique à 100 % du PIB), inflation importée post-Covid (choc des prix alimentaires et énergétiques), chute du cedi (monnaie locale) et effets du conflit ukrainien sur les marchés mondiaux. Le pays a dû recourir au FMI en 2023 pour un programme de 3 milliards USD et a procédé à une restructuration de sa dette obligataire. À lire aussi : PIB Côte d’Ivoire 2026 et classement des économies africaines 2026. Voir aussi : Salaires en Ghana — Salaire moyen au Ghana en 2026 Voir aussi : Investir au Ghana — Investir en Afrique 2026 : guide par pays 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays À lire aussi PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB du Kenya en 2026 : chiffres, secteurs et Silicon Savannah Le Kenya est la 6e économie d’Afrique en 2026, avec un PIB nominal d’environ 130 milliards de dollars. Hub technologique et financier de l’Afrique de l’Est, il associe une croissance soutenue, un écosystème startup dynamique (Silicon Savannah) et une position stratégique pour le commerce régional vers l’Éthiopie, l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda. PIB du Kenya en 2026 : les chiffres clés et perspectives IndicateurValeur 2026 (estimée)PIB nominal~130 milliards USDPIB par habitant (nominal)~2 350 USDPIB par habitant (PPA)~6 200 USDCroissance annuelle prévue5,0 – 5,5 %Inflation~5,0 %Rang continental (PIB nominal)6e en AfriqueMonnaieShilling kényan (KES) Secteurs moteurs de l’économie kényane en 2026 Services financiers et fintech : M-Pesa (Safaricom) reste l’un des systèmes de paiement mobile les plus avancés du monde. Nairobi concentre des sièges régionaux de banques, fonds d’investissement et startups fintech desservant toute l’Afrique de l’Est.Technologie (Silicon Savannah) : Nairobi est le hub tech le plus actif d’Afrique subsaharienne après Lagos. Des entreprises comme Andela, Twiga Foods, Sendy ou Copia y ont démarré. Google, Microsoft et Meta ont des bureaux régionaux à Nairobi.Agriculture et agroalimentaire : thé, café, fleurs coupées (2e exportateur mondial derrière les Pays-Bas), horticulture et fruits. Le secteur représente encore 25 % du PIB et emploie 40 % de la population active.Tourisme : safaris, parcs nationaux (Masai Mara, Amboseli) et côte de l’Océan Indien. Le secteur génère plus de 2 milliards USD de recettes annuelles. La desserte aérienne de Nairobi (hub Kenya Airways) facilite les arrivées depuis l’Europe.Énergie géothermique : le Kenya tire 50 % de son électricité de sources géothermiques (vallée du Rift), ce qui lui donne un avantage compétitif énergétique unique en Afrique de l’Est. Défis de l’économie kényane en 2026 La dette publique a fortement augmenté ces dernières années, dépassant 70 % du PIB en 2024, ce qui a conduit à des tensions politiques et sociales importantes (manifestations de juin 2024 contre la loi de finances). Le gouvernement Ruto a engagé des mesures d’austérité pour rassurer les créanciers internationaux, au prix d’une pression sur les ménages kényans. La sécheresse récurrente dans les régions du nord (ASAL — Arid and Semi-Arid Lands) affecte les populations pastorales et crée des besoins humanitaires récurrents. La dépendance aux importations alimentaires et énergétiques rend le Kenya vulnérable aux fluctuations des cours mondiaux. FAQ – PIB du Kenya 2026 Quel est le PIB du Kenya en 2026 ? Le PIB nominal du Kenya est estimé à environ 130 milliards de dollars en 2026, plaçant le pays au 6e rang africain. En parité de pouvoir d’achat (PPA), l’économie kényane est évaluée à environ 340 milliards de dollars, reflétant le coût de vie plus accessible qu’en Europe ou Amérique du Nord. Le Kenya est-il le pays le plus riche d’Afrique de l’Est ? Oui, le Kenya est la première économie d’Afrique de l’Est par le PIB nominal, devant l’Éthiopie (~175 Md USD mais population beaucoup plus grande, donc PIB/habitant bien plus faible), la Tanzanie (~90 Md), l’Ouganda (~50 Md) et le Rwanda (~16 Md). En termes de richesse par habitant et d’infrastructure urbaine, Nairobi est la métropole la plus développée de la région. Pourquoi le Kenya attire-t-il autant d’investissements étrangers ? Plusieurs facteurs expliquent l’attractivité du Kenya : sa position géographique de hub régional (port de Mombasa, aéroport de Nairobi), son écosystème éducatif (Université de Nairobi, Strathmore), son infrastructure financière (Nairobi Securities Exchange), sa stabilité relative et son avance technologique (M-Pesa, Silicon Savannah). Ces atouts en font la porte d’entrée naturelle pour des entreprises souhaitant s’implanter en Afrique de l’Est et dans les pays sans littoral (Éthiopie, Rwanda, Ouganda, RDC). Le système M-Pesa : comment la fintech a transformé l’économie kényane M-Pesa est plus qu’un service de paiement mobile : c’est l’infrastructure financière sur laquelle repose une large part de l’économie kényane. Lancé par Safaricom en 2007, il compte plus de 30 millions d’utilisateurs actifs au Kenya et a été répliqué dans plus de 10 pays africains. En donnant accès à des services financiers à des millions de Kényans non-bancarisés, M-Pesa a permis le développement d’une économie numérique sans équivalent en Afrique subsaharienne. Des études économiques ont montré que M-Pesa a sorti environ 2 % de la population kényane de la pauvreté entre 2008 et 2016 en permettant aux femmes chefs de ménage d’accéder au crédit et à l’épargne. Pour les startups africaines, le modèle kényan reste la référence sur laquelle s’appuient les innovations en fintech, agritech et logistique. Investir au Kenya : points d’attention Le Kenya offre un environnement d’investissement attractif mais exigeant. La concurrence est forte dans les secteurs tech et services, où les startups locales sont bien établies. La corruption reste un défi réel dans certains secteurs (immobilier, marchés publics). Pour les investisseurs étrangers, s’associer à un partenaire local solide et bien positionné dans les réseaux politiques et d’affaires de Nairobi est souvent la condition du succès. Le cadre juridique kényan est robuste (héritage du common law britannique) et offre des recours fiables en cas de litige commercial. Perspectives économiques du Kenya à l’horizon 2030 Le Kenya vise un statut de pays à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030, selon le plan Vision 2030. Les secteurs technologiques, la logistique (expansion du port de Mombasa, standard gauge railway vers Kampala), le tourisme durable et les énergies renouvelables (géothermie, éolien, solaire dans le nord) devraient soutenir une croissance de 5 à 6 % par an. Le principal risque à court terme est la soutenabilité de la dette publique : les remboursements sur les eurobonds et les prêts chinois (SGR) absorbent une part croissante des recettes fiscales. Des accords avec le FMI (programme ECF en cours) permettent de sécuriser les finances publiques mais imposent des ajustements douloureux pour les ménages kényans. À lire aussi : classement des pays les plus riches d’Afrique en 2026 et Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain ? Sur le même sujet : PIB du Maroc en 2026 et PIB du Côte d’Ivoire en 2026. Voir aussi : Salaires en Kenya — Salaire moyen au Kenya en 2026 Voir aussi : Investir au Kenya — Investir au Kenya en 2026 : guide pratique 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### PIB Maroc 2026 : +3.2% de croissance, ce qu’il faut savoir En 2026, le Maroc affiche un PIB nominal estimé à 155 milliards de dollars, confirmant sa place de 5e économie africaine. Porté par l’industrie automobile, les phosphates, le tourisme et la transition énergétique, le Royaume enregistre une croissance de 3,5 à 4 %. Cet article décrypte les chiffres clés du PIB marocain en 2026 — en dollars, en parité de pouvoir d’achat et par habitant — ainsi que les secteurs et défis qui façonnent cette trajectoire. PIB du Maroc en 2026 : les chiffres clés IndicateurValeur 2026 (estimée)PIB nominal~155 milliards USDPIB par habitant (nominal)~3 900 USDPIB par habitant (PPA)~10 500 USDCroissance annuelle prévue3,5 – 4,0 %Inflation~3,2 %Rang continental (PIB nominal)5e en AfriqueMonnaieDirham marocain (MAD) Secteurs moteurs de l’économie marocaine en 2026 Phosphates et engrais : le Maroc détient 70 % des réserves mondiales de phosphate et le groupe OCP est le premier exportateur mondial d’engrais phosphatés. Le secteur représente environ 20 % des recettes d’exportation.Industrie automobile : avec les usines Renault (Tanger) et Stellantis (Kénitra), le Maroc est devenu le premier constructeur automobile d’Afrique. La filière représente plus de 8 milliards de dollars d’exportations annuelles.Tourisme : le Maroc a retrouvé ses niveaux pré-Covid et vise 17 millions de touristes en 2026. La Coupe du Monde 2030 (co-organisée avec l’Espagne et le Portugal) accélère les investissements hôteliers.Énergies renouvelables : le complexe solaire de Noor (Ouarzazate) et les parcs éoliens d’Essaouira font du Maroc un leader continental en énergie propre. L’objectif de 52 % d’électricité renouvelable en 2030 est en bonne voie.Services financiers et offshoring : Casablanca Finance City (CFC) attire des sièges régionaux de banques et cabinets d’audit internationaux. Le secteur BPO emploie plus de 120 000 personnes. Comparaison avec les autres grandes économies africaines PaysPIB nominal 2026 (est.)PIB/hab (nominal)Nigeria~400 Md USD~1 700 USDAfrique du Sud~390 Md USD~6 400 USDÉgypte~360 Md USD~3 100 USDÉthiopie~175 Md USD~1 400 USDMaroc~155 Md USD~3 900 USDTanzanie~90 Md USD~1 400 USD Enjeux et risques pour l’économie marocaine La dépendance aux transferts de la diaspora (environ 12 milliards USD en 2025) et aux recettes touristiques expose le Maroc aux chocs extérieurs. Le stress hydrique s’aggrave chaque année : plusieurs régions agricoles ont subi des récoltes déficitaires depuis 2022 en raison des sécheresses. Le pays mise sur le dessalement d’eau de mer et l’irrigation efficiente pour sécuriser sa production alimentaire à long terme. Les inégalités territoriales restent importantes : le PIB par habitant de Casablanca dépasse 9 000 USD tandis que certaines provinces du Sud restent en dessous de 1 500 USD. La Coupe du Monde 2030 représente une opportunité historique de rééquilibrage par l’infrastructure. PIB par habitant au Maroc en 2026 : que dit vraiment ce chiffre ?Le PIB par habitant nominal du Maroc est estimé à environ 3 900 dollars en 2026, ce qui place le pays dans la catégorie des économies à revenu intermédiaire inférieur selon la classification de la Banque mondiale. Ce chiffre mérite cependant d’être nuancé : exprimé en parité de pouvoir d’achat (PPA), il grimpe à environ 10 500 dollars, reflétant un niveau de vie réel significativement plus élevé que ne le suggère la conversion directe en dollars.À titre de comparaison, l’Égypte affiche un PIB par habitant nominal de 3 100 USD, le Nigeria de 1 700 USD, et la Tanzanie de 1 400 USD. Le Maroc se positionne donc nettement au-dessus de la moyenne subsaharienne, et se rapproche progressivement du seuil des économies à revenu intermédiaire supérieur (fixé à 4 466 USD par la Banque mondiale pour 2026).L’objectif officiel du gouvernement marocain est d’atteindre un PIB par habitant de 6 000 dollars d’ici 2030, dans le cadre du Nouveau Modèle de Développement (NMD) lancé en 2021. Pour y parvenir, le Maroc mise sur la montée en gamme industrielle, l’essor du secteur numérique et la réduction des inégalités territoriales entre le Grand Casablanca et les régions rurales du Sud et de l’Oriental. Perspectives du PIB marocain à horizon 2027-2030 : quelles trajectoires ?Les institutions internationales convergent vers un scénario de croissance soutenue pour le Maroc sur la période 2026-2030. Le FMI projette un taux de croissance annuel moyen de 3,8 % à 4,5 % sur cette fenêtre, sous réserve d’une pluviométrie correcte et d’une stabilité de l’environnement géopolitique régional.Plusieurs catalyseurs structurels devraient alimenter cette dynamique :La Coupe du Monde 2030 (co-organisée avec l’Espagne et le Portugal) représente un choc d’investissement estimé à plus de 10 milliards de dollars en infrastructures hôtelières, sportives et de transport d’ici à l’échéance.Le projet Xlinks (câble électrique sous-marin reliant le Maroc au Royaume-Uni) et les ambitions d’exportation d’hydrogène vert vers l’Europe pourraient faire du Maroc un hub énergétique transatlantique dès 2027-2028.Le statut de hub logistique africain se consolide avec l’extension du port Tanger Med, désormais premier port d’Afrique et de Méditerranée, et le développement du réseau LGV (ligne à grande vitesse) vers Marrakech et Agadir.L’intégration dans les chaînes de valeur mondiales s’accélère, notamment dans les secteurs de l’aéronautique (Safran, Airbus), de l’électronique et de l’agroalimentaire transformé.Les risques pesant sur ces projections restent réels : la vulnérabilité au stress hydrique, la dépendance aux importations énergétiques fossiles (malgré les progrès en renouvelables), et l’exposition aux fluctuations des prix des phosphates sur les marchés mondiaux constituent les principales sources d’incertitude macroéconomique. PIB du Maroc en 2026 en dollars : conversion et comparaison internationaleExprimé en dollars américains, le PIB nominal du Maroc est estimé à environ 155 milliards USD en 2026, selon les projections du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale. Cette valeur est calculée sur la base du taux de change moyen du dirham marocain (MAD) face au dollar, soit approximativement 1 USD = 10,1 MAD en 2026.En parité de pouvoir d’achat (PPA), le PIB marocain atteint quant à lui environ 380 milliards de dollars internationaux, un chiffre qui reflète mieux le niveau de vie réel des ménages en tenant compte des différences de prix entre pays. Le PIB par habitant en PPA s’établit ainsi à ~10 500 USD, soit près du triple du PIB par habitant nominal (~3 900 USD).À titre de comparaison internationale, le PIB du Maroc en 2026 représente :Environ 0,15 % du PIB mondial total (~105 000 Md USD).Près de 40 % du PIB de l’Afrique du Sud, deuxième économie subsaharienne.Une valeur supérieure à celle de pays comme la Bulgarie (~100 Md USD) ou la Croatie (~80 Md USD) en Europe.La conversion du PIB marocain en dollars reste sensible aux fluctuations du dirham, dont la valeur est gérée par Bank Al-Maghrib dans une bande de fluctuation contrôlée face à un panier euro/dollar. Perspectives de croissance du PIB marocain : 2026 et au-delàLe taux de croissance du PIB marocain en 2026 est estimé entre 3,2 % et 4,0 % selon les différentes sources institutionnelles (FMI, Banque mondiale, Haut-Commissariat au Plan marocain). Cette dynamique repose sur plusieurs catalyseurs structurels :Coupe du Monde 2030 : co-organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, la compétition génère dès aujourd’hui un afflux massif d’investissements dans les infrastructures (stades, routes, hôtels, aéroports). L’impact économique cumulé est estimé à plus de 10 milliards USD sur la période 2024-2030.Reconstruction post-séisme : à la suite du séisme d’Al Haouz de septembre 2023, le plan de reconstruction du gouvernement — doté de 120 milliards de dirhams (~12 Md USD) — soutient l’activité dans le BTP et les secteurs connexes jusqu’en 2027.Intégration africaine : l’adhésion du Maroc à la CEDEAO, en cours de négociation, pourrait ouvrir un marché de 400 millions de consommateurs et renforcer les exportations industrielles marocaines vers l’Afrique de l’Ouest.Transition énergétique : le développement de l’hydrogène vert, avec des accords signés avec l’Allemagne et l’Union européenne, positionne le Maroc comme futur exportateur d’énergie propre dès 2030.Les principaux risques pesant sur ces prévisions restent la sécheresse chronique — qui affecte directement la valeur ajoutée agricole (environ 12-14 % du PIB) —, la volatilité des prix des phosphates sur les marchés mondiaux, et un environnement géopolitique régional incertain (Sahel, tensions en Méditerranée). PIB Maroc 2026 : l’essentiel en un coup d’œil La croissance du PIB au Maroc en 2026 devrait atteindre 3,5 à 4 %, portée par les récoltes agricoles, la demande touristique accrue et les exportations automobiles. Cet accroissement place le PIB du Maroc 2026 à environ 155 milliards de dollars, consolidant la 5e position économique du continent africain. Ce taux de croissance reste supérieur à la moyenne mondiale, reflétant la résilience des structures économiques marocaines face aux incertitudes géopolitiques. Pour les décideurs, investisseurs et analystes cherchant le PIB Maroc 2026 en chiffres, trois indicateurs dominent : le PIB nominal (155 Md USD), le PIB par habitant en 2026 (3 900 USD en nominal, 10 500 USD en parité de pouvoir d’achat) et la contribution sectorielle. Les phosphates, l’automobile et le tourisme générent à eux seuls plus de 50 % de la richesse créée, tandis que la transition énergétique ouvre de nouveaux relais de croissance. FAQ – PIB du Maroc 2026 Quel est le PIB du Maroc en 2026 ? Le PIB nominal du Maroc est estimé à environ 155 milliards de dollars en 2026, selon les projections du FMI. En parité de pouvoir d’achat (PPA), ce chiffre monte à environ 400 milliards de dollars, reflétant le coût de vie plus bas qu’en Europe. Le Maroc est-il le pays le plus riche d’Afrique du Nord ? Non, l’Égypte dépasse le Maroc en PIB nominal total (~360 Md contre ~155 Md USD). Mais le Maroc affiche un PIB par habitant légèrement supérieur à l’Égypte en nominal (~3 900 vs ~3 100 USD) et une économie plus diversifiée. L’Algérie se situe entre les deux (~230 Md USD), tirée par les hydrocarbures. Pourquoi le Maroc croît plus vite que ses voisins ? La diversification économique du Maroc (phosphates, automobile, tourisme, renouvelables, services) le rend moins dépendant d’un seul secteur que l’Algérie (hydrocarbures) ou la Libye. Les investissements précoces en infrastructures (autoroutes, TGV, ports) et l’ouverture aux IDE créent un environnement favorable à la croissance. La stabilité politique relative par rapport au reste du Maghreb est également un atout pour les investisseurs étrangers. Le Maroc et la Coupe du Monde 2030 : un multiplicateur économique L’organisation conjointe de la Coupe du Monde FIFA 2030 avec l’Espagne et le Portugal est probablement le plus grand catalyseur économique de la décennie pour le Maroc. L’événement exige des investissements massifs en infrastructure : 6 stades agrandis ou rénovés (Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger, Agadir, Fès), une extension des capacités hôtelières dans chaque ville-hôte, le développement du réseau ferroviaire grande vitesse (extension du TGV Tanger-Casablanca vers le sud), et la modernisation des aéroports. L’impact économique direct est estimé à plus de 10 milliards USD sur la période 2026-2030, sans compter les retombées touristiques pendant et après l’événement. Pour les entrepreneurs marocains et les investisseurs étrangers, cette échéance crée des fenêtres d’opportunité concrètes dans le BTP, l’hôtellerie, la restauration et le transport. Investir au Maroc : ce que les étrangers doivent savoir Le Maroc est régulièrement classé parmi les destinations d’investissement les plus attractives d’Afrique par les indices de la Banque mondiale et de la BAD. La Charte de l’Investissement réformée (2023) a simplifié les procédures, réduit les délais d’approbation et élargi les avantages fiscaux pour les projets industriels et technologiques. Les zones franches d’exportation (Tanger Med, Atlantic Free Zone à Kénitra) offrent des conditions particulièrement favorables pour les industries manufacturières orientées export. Perspectives économiques du Maroc à l’horizon 2030 Le FMI et la Banque mondiale projettent une croissance marocaine de 3,5 à 4,5 % par an jusqu’en 2030, portée par les IDE liés à la Coupe du Monde, le développement de l’industrie verte (exportation d’hydrogène vert vers l’Europe via les câbles sous-marins) et la montée en gamme industrielle dans l’automobile et l’aéronautique. Le Maroc ambitionne de doubler son PIB par habitant d’ici 2035, passant de ~3 900 USD à plus de 7 000 USD, grâce aux réformes structurelles de l’éducation et de la protection sociale engagées depuis 2022. L’intégration régionale (accord avec l’UEMOA, partenariats avec les pays du Sahel) et les échanges avec l’Afrique subsaharienne représentent un axe de croissance encore sous-exploité que le gouvernement cherche à activer via des IDE marocains en Afrique. À lire aussi : classement des pays les plus riches d’Afrique en 2026 et Nigeria, Afrique du Sud, Égypte : qui domine le PIB africain ? Sur le même sujet : PIB du Kenya en 2026 et PIB du Côte d’Ivoire en 2026. Voir aussi : Salaires en Maroc — Salaire moyen au Maroc en 2026 Voir aussi : Investir au Maroc — Investir au Maroc en 2026 : guide complet 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays Quel est le PIB du Maroc en 2026 en dollars ? Le PIB nominal du Maroc en 2026 est estimé à environ 155 milliards de dollars selon les projections du FMI et de la Banque mondiale. Cela place le Maroc au 5e rang des économies africaines, derrière le Nigeria (~400 Md USD), l’Afrique du Sud (~390 Md USD), l’Égypte (~360 Md USD) et l’Éthiopie (~175 Md USD). En parité de pouvoir d’achat (PPA), le PIB marocain dépasse les 300 milliards de dollars internationaux, ce qui reflète mieux le niveau de vie réel de la population. Quel est le PIB par habitant du Maroc en 2026 ? En 2026, le PIB par habitant du Maroc est estimé à environ 3 900 dollars en termes nominaux, et à environ 10 500 dollars en parité de pouvoir d’achat (PPA). Ce chiffre place le Maroc dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire inférieur, mais en progression constante. L’objectif du Nouveau Modèle de Développement (NMD) est d’atteindre 6 000 dollars par habitant nominal d’ici 2030, grâce à la montée en gamme industrielle, au développement du tourisme et à l’essor des énergies renouvelables. Quel est le PIB du Maroc en 2026 en dollars ? Le PIB nominal du Maroc en 2026 est estimé à environ 155 milliards de dollars américains (USD), selon les projections du FMI et de la Banque mondiale. En parité de pouvoir d’achat (PPA), cette valeur monte à environ 380 milliards de dollars internationaux, ce qui reflète mieux le niveau de vie réel de la population. Le PIB par habitant nominal s’établit quant à lui à environ 3 900 USD, contre 10 500 USD en PPA. Quelle est la croissance du PIB marocain prévue en 2026 ? La croissance du PIB marocain en 2026 est estimée entre 3,2 % et 4,0 % selon les institutions internationales (FMI, Banque mondiale) et le Haut-Commissariat au Plan marocain. Elle est tirée par l’industrie automobile, les exportations de phosphates via le groupe OCP, le tourisme (avec la perspective de la Coupe du Monde 2030) et les investissements liés à la reconstruction post-séisme d’Al Haouz. Le principal risque à la baisse reste la sécheresse, qui pèse sur le secteur agricole représentant environ 13 % du PIB. #### PIB ou IDH : comment mesurer le développement d’un pays africain ? PIB ou IDH : deux lectures du développement Le PIB répond à une question : combien l’économie produit. L’IDH en pose une autre : cette richesse se traduit-elle en santé, éducation et niveau de vie ? Le développement d’un pays ne se résume pas à la richesse produite. L’IDH ajoute la santé, l’éducation et le revenu par habitant, ce qui explique pourquoi certains pays moins peuplés ressortent mieux que de grandes puissances économiques. Le rapport du PNUD publié en 2025 utilise des données 2023 pour comparer santé, éducation et revenu. Les Seychelles et Maurice figurent parmi les pays africains les mieux classés, avec une catégorie de développement humain très élevée. L’Algérie reste souvent citée parmi les pays du continent les mieux positionnés hors îles, grâce à ses indicateurs sociaux. Le PIB est utile pour parler puissance économique, dette, marché ou investissement. L’IDH est plus adapté pour comparer les conditions de vie. Les deux indicateurs se complètent, surtout dans les pays où la richesse naturelle ne profite pas également à toute la population. Quand utiliser chaque indicateur Les Seychelles et Maurice disposent de populations plus réduites, d’économies de services, d’un tourisme structurant et d’une capacité plus forte à diffuser l’accès à l’école et à la santé. Cela ne signifie pas absence de fragilité, mais explique pourquoi leur classement diffère des grands pays producteurs de pétrole ou des économies très peuplées. L’IDH permet de voir si la richesse se transforme en espérance de vie, années de scolarisation et revenu moyen. Il met en lumière les pays qui ont converti une partie de leur croissance en services publics. Il ne dit pas tout : il ne mesure pas finement les inégalités internes, la qualité de l’emploi ou les libertés politiques. Un pays africain peut avoir une forte croissance, un PIB important et un IDH moyen. Cela signale souvent un problème de diffusion : emploi, école, santé, infrastructures ou inégalités territoriales. Dire “pays développé” sans préciser l’indicateur. Comparer IDH et PIB comme s’ils mesuraient la même chose. Oublier que les données publiées ont souvent deux ans de décalage. Croiser les chiffres pour éviter les conclusions rapides Sur développement humain en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. L’IDH est plus complet que le PIB, mais il reste une moyenne nationale. Il peut masquer des écarts importants entre capitale et zones rurales, entre régions côtières et intérieures, ou entre ménages aisés et ménages précaires. Un pays bien classé peut encore avoir de fortes tensions sur le logement, l’emploi ou le coût de la vie. Points à retenir sur les indicateurs de développement Le PIB mesure la production économique, l’IDH mesure mieux la transformation de cette richesse en conditions de vie. La lecture la plus honnête consiste donc à utiliser l’IDH comme point de départ, puis à regarder les indicateurs de pauvreté, d’éducation réelle, de santé publique et d’accès aux services. Le développement se mesure dans les chiffres, mais il se vérifie surtout dans la vie quotidienne. L’école, la santé et l’accès aux services de base transforment la croissance en développement humain. C’est là que certains pays progressent mieux que d’autres : ils ne se contentent pas de produire de la richesse, ils en convertissent une partie en capacités concrètes pour les habitants. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Pays les plus développés d’Afrique : classement IDH Seychelles, Maurice, Algérie : pourquoi dominent-ils l’IDH africain ? Sources PNUD, Human Development Report 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. FAQ Faut-il privilégier PIB ou IDH ? Cela dépend de la question. Le PIB mesure la production ; l’IDH aide à comparer santé, éducation et revenu moyen. Quand le PIB est-il utile ? Il est utile pour parler de taille de marché, dette, investissements, exportations et poids économique global. Pourquoi croiser plusieurs indicateurs ? Un pays peut produire beaucoup sans diffuser cette richesse. Croiser PIB, IDH et inégalités évite une lecture trop rapide. 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### Pierre Kayondo, l’ancien préfet rwandais accusé de génocide, écroué à Paris Paris, le 24 septembre 2023, Pierre Kayondo a été arrêté pour sa présumée implication dans le génocide de 1994 au Rwanda. Cette arrestation intervient à la suite d’une longue enquête sur son rôle présumé dans l’organisation et la facilitation des massacres de la minorité Tutsi dans la région de Gitarama, où il occupait le poste de député. De plus, Kayondo est également accusé d’être actionnaire de la radio Mille Collines, une station de radio qui a diffusé des incitations à la haine et au meurtre pendant cette période sombre de l’histoire rwandaise. Qui est Pierre Kayondo ? Pierre Kayondo est né aux alentours de 1953 au Rwanda, où il appartient à l’ethnie majoritaire des Hutus. Après avoir poursuivi des études de droit, il devient avocat avant de se lancer dans la sphère politique en rejoignant le MRNDD, le parti du président Juvénal Habyarimana, assassiné en avril 1994, un événement qui a déclenché le génocide. En 1992, Kayondo est nommé préfet de Kibuye, une province de l’ouest du Rwanda, où résident de nombreuses personnes de l’ethnie Tutsi. Il y reste jusqu’en février 1994, date à laquelle il est élu député de la préfecture de Gitarama, située au centre du pays. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le rôle présumé de Kayondo dans le génocide Les charges pesant contre Pierre Kayondo sont graves. Selon une plainte déposée en septembre 2021 par le Collectif des parties civiles du Rwanda (CPCR), une organisation en France qui traque les présumés génocidaires, Kayondo aurait joué un rôle actif dans l’organisation des tueries à Ruhango et Tambwe, toutes deux situées dans la préfecture de Gitarama. Il aurait facilité la formation de groupes de miliciens interahamwe, fourni des armes et participé à des réunions visant à coordonner les massacres. Le CPCR affirme avoir recueilli plusieurs témoignages accablants contre Kayondo, l’accusant notamment d’avoir ordonné ou supervisé des tueries dans des églises, des écoles et des collines où des Tutsi s’étaient réfugiés. Il est également accusé d’avoir distribué des machettes et des gourdins aux miliciens interahamwe, qui ont agi comme le bras armé du génocide. Pierre Kayondo est également accusé d’être actionnaire de la radio Mille Collines, une station de radio qui a joué un rôle majeur dans la diffusion de la propagande génocidaire et dans la coordination des massacres. Son arrestation en France Après avoir fui le Rwanda à la fin du génocide en juillet 1994, lorsque le Front patriotique rwandais (FPR), dirigé par Paul Kagame, a pris le pouvoir, Pierre Kayondo a trouvé refuge en France. Il y a vécu pendant près de trois décennies, principalement au Havre, dans le nord-ouest du pays. Son arrestation fait suite à une enquête approfondie en France, ouverte fin 2021 à la suite de la plainte déposée par le CPCR. Mardi dernier, il a été interpellé par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), agissant sur la base d’un mandat d’amener émis par un juge d’instruction français. Le même jour, Pierre Kayondo a été présenté à ce juge d’instruction, qui l’a mis en examen pour génocide, complicité de génocide, complicité de crimes contre l’humanité et entente en vue de commettre ces crimes. Il a ensuite été placé en détention provisoire dans l’attente de la poursuite de la procédure. Les suites judiciaires possibles Pierre Kayondo est l’un des nombreux Rwandais soupçonnés d’avoir participé au génocide et visés par la justice française en vertu du principe de compétence universelle, qui autorise la France à juger des crimes graves commis à l’étranger. Pendant de nombreuses années, la France a été critiquée pour son apparente complaisance envers les présumés génocidaires, en raison de ses liens avec l’ancien régime rwandais dirigé par Habyarimana. Cependant, ces dernières années, la justice française a intensifié ses efforts pour traiter les dossiers liés au génocide rwandais. Quatre procès ont déjà eu lieu devant les cours d’assises françaises, conduisant à la condamnation à la réclusion à perpétuité de cinq accusés. Deux autres procès sont prévus prochainement, notamment celui de l’ancien gendarme Philippe Hategekimana, qui a fait appel de sa condamnation en juin, et celui du médecin Sosthène Munyemana, dont le procès doit commencer en novembre. Il est probable que le procès de Pierre Kayondo prenne plusieurs années avant de se dérouler, car il devra attendre la fin de l’instruction et l’examen d’éventuels recours. Le génocide au Rwanda a été une tragédie majeure, entraînant la mort de plus de 800 000 personnes, principalement des Tutsis, entre avril et juillet 1994. Les auteurs de ces crimes horribles continuent d’être traduits en justice dans le cadre d’efforts internationaux visant à faire rendre des comptes pour les atrocités commises lors de cette période sombre de l’histoire rwandaise. #### Plongée dans l’écosystème culture émergent de Niger Dans une ruelle poussiéreuse de Niamey, entre les murs ocres d’un ancien entrepôt transformé en galerie, des jeunes s’affairent autour d’une installation faite de ferraille, de tissus recyclés et de lumière tamisée. La musique s’échappe d’un vieux haut-parleur, mêlant rythmes traditionnels haoussa et beats électroniques. Ici, dans l’un des pays les plus méconnus d’Afrique de l’Ouest, une révolution silencieuse est en marche. Celle de la culture. Celle du Niger. Un bouillonnement discret au cœur du Sahel Longtemps perçu comme un désert culturel, le Niger commence à faire mentir les clichés. Dans les villes comme Niamey, Zinder ou Agadez, une nouvelle génération d’artistes, de musiciens, de cinéastes et de créateurs numériques bouscule les normes et redéfinit les contours de l’identité nigérienne. « On a grandi avec l’idée que la culture, c’était ailleurs. En France, au Nigeria, au Mali. Mais aujourd’hui, on veut créer ici, parler de nous, à notre manière », explique Mahamadou Issoufou, 27 ans, fondateur du collectif Studio Sahara, un espace de création artistique basé à Niamey. Ce bouillonnement est encore discret, presque souterrain. Mais il s’appuie sur une énergie farouche et une volonté de se réapproprier les récits. Le tout dans un contexte socio-politique tendu, entre instabilité sécuritaire et contraintes économiques. La culture devient alors un acte de résistance autant qu’un souffle d’espoir. Le street art comme cri de rue À Zinder, ancienne capitale du sultanat de Damagaram, les murs parlent. Littéralement. Depuis 2020, des fresques colorées surgissent sur les façades délabrées des quartiers populaires. Des visages de femmes touarègues, des slogans en tamasheq, des scènes de la vie quotidienne. Le tout signé par des artistes comme Djamila Harouna, pionnière du street art féminin au Niger. « On nous disait que le graffiti, ce n’était pas pour nous. Que c’était un truc de banlieue parisienne. Mais nos murs aussi ont des choses à dire », confie-t-elle, bombe de peinture à la main. Le mouvement, bien que spontané, s’organise. Des festivals de rue voient le jour, comme “Tagga”, qui a réuni plus de 4 000 visiteurs en 2023 malgré un budget dérisoire. Les artistes s’inspirent des motifs traditionnels peuls ou songhaïs, mais les détournent pour porter des messages contemporains : justice sociale, écologie, droits des femmes. Le cinéma renaît de ses cendres Dans les années 1970, le Niger brillait sur la scène du cinéma africain grâce à des figures comme Oumarou Ganda, premier Nigérien à obtenir un prix au FESPACO. Puis, le silence. Aujourd’hui, une nouvelle vague de cinéastes tente de raviver cette flamme. Amadou Saley, 34 ans, a réalisé en 2022 un court-métrage remarqué, “Sous le sable”, qui raconte l’histoire d’un jeune réfugié climatique dans le nord du pays. Le film a été projeté dans des festivals à Dakar, Tunis et même Berlin. « On n’a pas de studios, pas de subventions, mais on a des histoires puissantes. Et des téléphones portables pour les filmer », dit-il en souriant. Les projections en plein air se multiplient, souvent dans des villages sans électricité. Grâce à des générateurs et des écrans portables, les films nigériens reviennent au peuple. Une forme de cinéma itinérant, populaire, qui reconnecte les communautés à leur propre imaginaire. Les musiques hybrides d’une jeunesse connectée Sur YouTube, les clips de Momo le Chaman, rappeur originaire de Maradi, cumulent des centaines de milliers de vues. Son style ? Un mélange de poésie haoussa, de trap américaine et de percussions touarègues. À 22 ans, il incarne cette génération qui navigue entre tradition et mondialisation. « Nos parents écoutaient Ali Farka Touré, nous on écoute Burna Boy. Mais on veut aussi créer notre propre son. Un son du Niger », explique-t-il dans son petit studio improvisé, calfeutré sous un toit en tôle. Les plateformes numériques jouent un rôle crucial. Spotify, Audiomack, TikTok : autant de vitrines pour des artistes souvent exclus des circuits traditionnels. En 2023, le Niger a vu naître plus de 50 nouveaux titres enregistrés localement et diffusés en ligne, un record pour le pays. Les radios communautaires, très écoutées dans les zones rurales, relaient ces créations. Résultat : une effervescence musicale qui traverse les clivages ethniques et linguistiques, et qui redonne à la jeunesse nigérienne une voix, au sens propre comme au figuré. Artisanat et design : entre héritage et innovation À Agadez, les bijoutiers touaregs perpétuent un savoir-faire ancestral. Mais certains jeunes artisans, comme Aïchatou Abdoulaye, réinterprètent les formes classiques pour en faire des pièces contemporaines. « Je mélange l’argent traditionnel avec du cuir recyclé ou du plastique fondu. C’est notre manière de parler du présent avec les outils du passé », dit-elle en montrant une bague inspirée d’un ancien talisman. Le design nigérien émerge lentement, porté par des initiatives comme le Marché des Créateurs de Niamey ou le projet “Sahara Studio”, qui accompagne les jeunes dans la valorisation des matériaux locaux. Bois de néré, calebasse, tissus indigo : tout est matière à création. Cette dynamique attire même l’attention de l’étranger. En 2024, deux designers nigériens ont été invités à la Biennale de Design de Saint-Étienne, en France. Une reconnaissance timide, mais symbolique, pour un secteur en pleine ébullition. Une culture qui cherche encore son souffle Malgré cette effervescence, les obstacles restent nombreux. Le manque de financements, l’absence d’infrastructures, la censure parfois implicite, freinent l’expression artistique. « Créer ici, c’est comme peindre avec de la poussière. Ça ne tient pas longtemps, mais c’est beau quand même », résume l’écrivain Abdoul Karim Dodo, auteur du roman “Le Vent du Nord”. Les pouvoirs publics commencent timidement à s’intéresser à cette nouvelle scène. Un fonds de soutien à la création a été évoqué en 2023, sans suite concrète pour l’instant. Reste la société civile, les ONG culturelles, et surtout les artistes eux-mêmes, qui avancent coûte que coûte. « On ne veut pas attendre que tout soit parfait pour créer. On crée avec ce qu’on a. C’est ça, notre force », affirme Zara Gado, fondatrice du podcast “Voix du Sahel”, qui donne la parole aux jeunes artistes nigériens. Dans un pays souvent réduit à ses défis, cette effervescence culturelle raconte une autre histoire. Celle d’un peuple qui, entre poussière et lumière, réinvente son avenir à travers l’art. Et si c’était là, dans les marges, que naissait le vrai visage du Niger contemporain ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Plongée dans l’écosystème économie émergent de Maroc Dans les ruelles animées de Casablanca, entre les klaxons impatients et les effluves de menthe fraîche, un autre bruit commence à se faire entendre. Celui des claviers, des idées qui fusent et des ambitions qui s’éveillent. Le Maroc n’est plus seulement le carrefour entre l’Europe et l’Afrique. Il devient un laboratoire économique, un terrain fertile où germe une nouvelle génération d’entrepreneurs et de projets innovants. Un tournant discret mais décisif Depuis quelques années, les indicateurs économiques du Maroc montrent une mutation silencieuse. Le pays, longtemps dépendant de secteurs traditionnels comme l’agriculture ou le textile, amorce une transition vers une économie plus diversifiée, plus numérique, plus verte. Selon le Haut-Commissariat au Plan, le secteur tertiaire représente désormais plus de 55 % du PIB national. Mais au-delà des chiffres, ce sont les dynamiques locales qui intriguent. À Rabat, Marrakech ou Agadir, des incubateurs poussent comme des oasis dans le désert. Des start-up marocaines lèvent des fonds, s’exportent, innovent. « Il y a dix ans, personne ne croyait qu’on pouvait créer une entreprise tech ici. Aujourd’hui, les investisseurs commencent à se battre pour entrer au capital », raconte Yassine El Mahdi, fondateur de la plateforme de paiement mobile YallaPay. À 32 ans, il fait partie de cette génération qui ne veut plus attendre que le changement vienne d’en haut. Casablanca, le nouveau hub de l’innovation Casablanca, la capitale économique, se transforme. Dans le quartier de Sidi Maârouf, les tours de verre abritent désormais des centres R&D, des co-working spaces, et des antennes de multinationales. Le Technopark, ouvert en 2001, a vu naître plus de 1 200 entreprises, dont certaines sont aujourd’hui présentes dans toute l’Afrique francophone. La ville accueille chaque année le salon Africa IT Expo, qui attire des milliers de visiteurs de tout le continent. « Casablanca est devenue une porte d’entrée vers le marché africain pour les entreprises européennes. Et inversement, un tremplin pour les start-up africaines qui veulent se frotter à l’international », explique Fatima Zahra Benomar, consultante en innovation numérique. Cette dynamique est soutenue par des politiques publiques ambitieuses. Le Plan Maroc Digital 2020, bien que critiqué pour ses lenteurs, a posé les bases d’une transformation numérique. Des programmes comme Intelaka, lancé en 2020, ont permis à plus de 40 000 jeunes de financer leurs projets grâce à des prêts à taux réduit. Une jeunesse qui refuse l’exil Longtemps, le rêve des jeunes Marocains était ailleurs. En France, au Canada, ou dans les Émirats. Mais ce rêve s’effrite. « Aujourd’hui, je préfère construire quelque chose ici. Le marché est vierge, les besoins sont immenses, et on peut vraiment avoir de l’impact », confie Salma, 27 ans, ingénieure et cofondatrice d’une start-up spécialisée dans l’agritech à Meknès. Selon une étude de la Banque mondiale, 70 % des jeunes Marocains se disent prêts à entreprendre, mais seuls 8 % passent à l’acte. Le principal frein ? L’accès au financement et la peur de l’échec. Pourtant, les mentalités évoluent. Des success stories comme celle de Chari.ma, une plateforme B2B qui a levé plus de 5 millions de dollars en 2022, inspirent toute une génération. « On commence à comprendre que l’entrepreneuriat, ce n’est pas un plan B. C’est une voie d’avenir », affirme Mehdi Kabbaj, mentor dans l’accélérateur LaFactory. Il observe une montée en puissance des projets à impact social, souvent portés par des femmes. Un phénomène encore marginal, mais en nette progression. Des secteurs en pleine effervescence Si le numérique attire tous les regards, d’autres secteurs connaissent un véritable boom. L’économie verte, par exemple, devient un axe stratégique. Le Maroc, pionnier en matière d’énergies renouvelables, investit massivement dans le solaire et l’éolien. La centrale Noor à Ouarzazate, l’une des plus grandes au monde, symbolise cette ambition. Le tourisme durable, l’agriculture intelligente, la logistique ou encore la fintech sont autant de domaines où le pays se positionne comme un acteur émergent. En 2023, le Maroc a attiré plus de 3,6 milliards de dollars d’investissements directs étrangers, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente. « On sent que quelque chose est en train de se passer. C’est comme si le Maroc s’était réveillé », résume Sofia Tazi, économiste à l’Université Al Akhawayn. Elle souligne cependant les défis persistants : bureaucratie lourde, corruption, inégalités régionales. « Le potentiel est énorme, mais il faut accompagner cette croissance avec des réformes structurelles. » Une Afrique qui regarde vers le nord Le Maroc ne se contente plus d’être un pont entre l’Europe et l’Afrique. Il veut être un moteur régional. Sa stratégie africaine, amorcée depuis plus de dix ans, commence à porter ses fruits. Les banques marocaines, comme Attijariwafa Bank, sont aujourd’hui présentes dans plus de 20 pays africains. Les entreprises du royaume investissent dans les télécoms, les BTP, l’agroalimentaire. « Le Maroc est en train de redéfinir sa place sur l’échiquier africain. Il ne veut plus être un simple spectateur, mais un acteur stratégique », analyse Idriss Azzouzi, chercheur au Policy Center for the New South. Cette ambition s’appuie aussi sur une diplomatie économique active, notamment avec l’Afrique de l’Ouest. Mais cette expansion soulève aussi des critiques. Certains y voient une forme de néocolonialisme économique. D’autres, au contraire, saluent une coopération Sud-Sud nécessaire. Dans tous les cas, le regard que l’Afrique porte sur le Maroc évolue. Et inversement. Vers une économie plus inclusive ? La question de l’inclusion reste centrale. Car malgré les avancées, une grande partie de la population reste à l’écart de cette dynamique. Le taux de chômage des jeunes avoisine les 30 %, et près de 80 % des emplois sont encore informels. Des initiatives locales tentent d’y remédier. À Fès, un programme de formation au codage gratuit, baptisé « 1337 », accueille des jeunes sans diplôme. À Tanger, des coopératives de femmes transforment l’huile d’argan en produits exportables. « Ce sont ces micro-initiatives qui changent la donne, lentement mais sûrement », affirme Leïla Benslimane, sociologue engagée dans l’économie sociale et solidaire. Le défi est immense : créer un modèle économique qui n’exclut personne, qui valorise les territoires oubliés, qui intègre les femmes, les jeunes, les ruraux. Une utopie ? Peut-être. Mais au Maroc, l’utopie commence souvent par une idée, un garage, un rêve. Et si l’avenir économique de l’Afrique se jouait aussi dans les ruelles de Casablanca, les ateliers de Marrakech ou les plaines de l’Atlas ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Plongée dans l’écosystème entrepreneuriat émergent de RD Congo Dans les ruelles animées de Kinshasa, entre les klaxons des taxis-bus et les cris des vendeurs ambulants, un autre son commence à se faire entendre : celui du clavier d’un développeur, du vrombissement d’une imprimante 3D ou du bourdonnement discret d’un générateur dans une start-up improvisée. Un vent nouveau souffle sur la République démocratique du Congo, porté par une génération d’entrepreneurs qui redessinent les contours de l’économie locale. Une jeunesse qui refuse d’attendre Dans un pays où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, l’entrepreneuriat n’est plus un choix, mais une nécessité. Le chômage des jeunes atteint des niveaux alarmants, frôlant les 70 % dans certaines régions urbaines. Pourtant, au lieu de céder au découragement, une nouvelle génération choisit de créer ses propres opportunités. « On a compris que personne ne viendra nous sauver. Alors on a décidé de se sauver nous-mêmes », confie Grâce Mbuyi, 27 ans, fondatrice de Makasi Tech, une start-up spécialisée dans la réparation et la revente de smartphones recyclés. Elle emploie aujourd’hui 12 jeunes dans un petit atelier de Limete, à Kinshasa. Ce dynamisme entrepreneurial s’exprime dans tous les secteurs : agriculture, technologie, énergie, artisanat, services. Les incubateurs poussent comme des champignons : Ingenious City, Kobo Hub, PULSE, ou encore Silikin Village offrent des formations, du mentorat, et parfois un peu de financement à ceux qui osent tenter l’aventure. La tech congolaise, une promesse en gestation Si l’on en croit les chiffres de la Banque mondiale, seulement 9 % de la population congolaise a accès à Internet. Pourtant, cela n’a pas empêché l’émergence d’une scène tech dynamique, portée par des jeunes formés localement ou à l’étranger, souvent revenus au pays avec une idée en tête. « On a les talents, on a les idées, ce qui nous manque, c’est l’infrastructure », explique Patrick Banza, cofondateur de WapiPay, une application de paiement mobile qui ambitionne de connecter les zones rurales aux services financiers. « Mais même sans 4G, on peut innover. On travaille avec l’USSD, les SMS, tout ce qui fonctionne. » Des solutions low-tech, adaptées au contexte local, voient le jour. Des applications pour l’agriculture, la santé, ou encore l’éducation, comme Schoolap, qui propose des contenus pédagogiques numériques pour les élèves du secondaire. En 2023, la start-up a franchi la barre des 200 000 utilisateurs actifs. Des femmes en première ligne Longtemps tenues à l’écart de l’économie formelle, les femmes congolaises prennent aujourd’hui une place centrale dans l’écosystème entrepreneurial. Selon une étude menée par le PNUD en 2022, près de 40 % des nouvelles entreprises créées à Kinshasa sont portées par des femmes. À Lubumbashi, dans le sud du pays, Aïcha Kalenga a lancé une entreprise de transformation de manioc en farine sans gluten. « Je voulais valoriser un produit local tout en répondant à un besoin de santé », explique-t-elle. Son entreprise emploie aujourd’hui 25 personnes, dont 80 % sont des femmes issues de milieux défavorisés. Les réseaux féminins se multiplient : Women in Tech DRC, Mama Entrepreneurs, ou encore SheLeadsAfrica organisent des ateliers, des concours de pitchs et des formations pour renforcer les compétences et la visibilité des femmes entrepreneures. Des défis colossaux, mais une détermination intacte Malgré l’effervescence, les obstacles restent nombreux. L’accès au financement est l’un des plus critiques. Moins de 5 % des start-ups congolaises parviennent à obtenir un prêt bancaire. Les taux d’intérêt dépassent souvent les 20 %, et les garanties exigées sont inaccessibles pour la plupart des jeunes entrepreneurs. « J’ai dû vendre ma moto pour financer mon premier stock », raconte Junior Kayembe, fondateur d’une entreprise de livraison de repas à moto. « Aucune banque ne voulait me suivre. Pourtant aujourd’hui, je livre plus de 200 repas par jour. » À cela s’ajoutent les coupures d’électricité, les lenteurs administratives, l’instabilité politique et les conflits dans l’Est du pays. Mais malgré tout, l’écosystème résiste, porté par une volonté farouche de réussir. Un soutien international timide mais croissant Face à cet élan, les partenaires internationaux commencent à s’intéresser de plus près à l’entrepreneuriat congolais. L’Union européenne a lancé en 2023 un programme de 10 millions d’euros pour soutenir les incubateurs et les PME. La Banque africaine de développement, de son côté, finance des projets d’électrification rurale portés par des entrepreneurs locaux. Des acteurs privés aussi s’impliquent. En 2022, Orange Digital Ventures a investi dans deux start-ups congolaises. Le géant américain Google a récemment organisé un bootcamp à Kinshasa, attirant plus de 500 jeunes développeurs. Mais pour beaucoup, ce n’est qu’un début. « On a besoin de plus que des subventions ponctuelles. Il faut une vraie stratégie d’accompagnement à long terme », estime Chantal Ilunga, directrice d’un fonds d’investissement à impact basé à Goma. Une révolution silencieuse en marche Ce qui se joue aujourd’hui en RDC dépasse la simple création d’entreprises. C’est une transformation profonde de la société, une reprise en main de son destin par une jeunesse qui refuse d’être réduite à des statistiques. Dans les rues de Bukavu, les marchés de Kisangani, ou les quartiers populaires de Kinshasa, des idées naissent, des projets prennent forme, des vies changent. Loin des projecteurs, une révolution silencieuse est en cours. « On ne veut pas seulement réussir pour nous-mêmes. On veut construire un pays où nos enfants auront le choix », dit calmement Grâce Mbuyi, les yeux brillants d’espoir. Et si c’était là, dans ces ateliers bricolés, ces applications rudimentaires, ces coopératives rurales, que se dessinait l’avenir économique de la RDC ? Sur le même sujet Entrepreneuriat en Côte d’IvoireEntrepreneuriat au Gabon #### Plongée dans l’écosystème environnement émergent de Burkina Faso Dans les rues poussiéreuses de Ouagadougou, un étrange ballet s’organise chaque matin. Des jeunes en tricycles collectent des déchets plastiques, des femmes transforment des feuilles de moringa en poudre, et des ingénieurs conçoivent des fours solaires dans de petits ateliers de fortune. Ce n’est pas une utopie verte. C’est le nouveau visage du Burkina Faso. Un pays en alerte, une jeunesse en mouvement Le Burkina Faso, pays sahélien enclavé, a longtemps été perçu comme vulnérable face aux défis environnementaux : désertification galopante, raréfaction de l’eau, pression démographique. Mais depuis quelques années, un changement discret s’opère. Un écosystème environnemental émerge, porté par une jeunesse inventive et des initiatives locales audacieuses. « On a compris que personne ne viendrait sauver notre terre à notre place », confie Aïcha Zongo, 27 ans, fondatrice de Faso Green, une coopérative de compostage à Bobo-Dioulasso. « Alors on a décidé d’agir. Avec ce qu’on a. » Selon le ministère de l’Environnement, plus de 500 micro-initiatives écologiques ont vu le jour entre 2018 et 2023, allant du recyclage artisanal à l’agroforesterie en passant par l’énergie solaire. Un chiffre modeste, mais révélateur d’une dynamique souterraine. La révolution silencieuse du plastique Chaque jour, Ouagadougou produit environ 200 tonnes de déchets solides, dont une bonne partie est constituée de plastique non biodégradable. Face à l’inaction des autorités, des collectifs citoyens ont pris les choses en main. À l’entrée du quartier de Tampouy, un hangar en tôle abrite l’atelier de Recycl’Art, une start-up sociale fondée par deux anciens étudiants en biologie. Ici, les sachets d’eau usagés deviennent des sacs à dos, des nattes ou des objets décoratifs. « On récupère environ 3 tonnes de plastique par mois », explique Idrissa Ouattara, cofondateur. « Ce n’est pas énorme, mais c’est un début. Et surtout, on sensibilise. Les gens commencent à voir le plastique autrement. » Dans les écoles, les enfants participent à des concours de collecte. Dans les marchés, certains commerçants refusent désormais les sachets à usage unique. Une lente mutation des mentalités s’amorce. Les arbres reviennent, un par un Le Burkina Faso perd en moyenne 105 000 hectares de forêts chaque année. Mais dans certaines régions, la tendance s’inverse. Grâce à des techniques ancestrales remises au goût du jour, des paysans reboisent leurs terres, arbre après arbre. À Yacouta, dans la province du Yatenga, Moussa Kaboré, agriculteur de 52 ans, montre fièrement ses parcelles verdoyantes. « J’utilise le zaï, une technique traditionnelle. Je creuse des trous, j’y mets du compost, et les arbres repoussent. » Cette méthode, combinée à l’agroforesterie, a permis de reverdir plus de 3 millions d’hectares au Sahel selon l’ONG Tree Aid. Le Burkina Faso y joue un rôle de pionnier dans le projet de Grande Muraille Verte, une ceinture végétale censée traverser toute l’Afrique sahélienne. « Ce n’est pas juste planter des arbres », précise Fatimata Diallo, responsable de programme. « C’est restaurer une relation entre l’homme et la terre. » Le soleil, nouvelle source d’énergie populaire Avec plus de 300 jours d’ensoleillement par an, le Burkina Faso possède un potentiel solaire immense. Pourtant, près de 60 % de la population n’a toujours pas accès à l’électricité. Face à ce paradoxe, des solutions locales émergent. À Koupéla, une petite ville de l’est, l’ingénieur autodidacte Souleymane Traoré fabrique des fours solaires à partir de matériaux de récupération. « Je vends mes fours à 15 000 francs CFA. Ils permettent de cuisiner sans bois ni charbon. » Dans les zones rurales, des coopératives féminines utilisent ces fours pour sécher des fruits, produire des savons ou stériliser de l’eau. « Cela change la vie des femmes », témoigne Mariam Sanou, présidente d’une association locale. « Moins de fumée, moins de corvées, plus de temps pour les enfants. » Le gouvernement a lancé en 2022 un programme d’électrification solaire de 300 villages, avec l’appui de partenaires internationaux. Mais c’est souvent l’ingéniosité populaire qui comble les manques. Une économie verte en gestation Derrière chaque projet écologique, c’est une nouvelle économie qui se dessine. Une économie verte, inclusive, adaptée au contexte local. Des centaines de jeunes burkinabè y voient une opportunité d’emploi et d’impact. « On ne veut pas seulement planter des arbres. On veut créer des entreprises durables », affirme Issouf Nikiéma, 30 ans, fondateur d’une start-up de briques écologiques à base de terre compressée. « On construit des maisons qui respirent et qui coûtent moins cher. » Le secteur attire aussi des investissements. En 2023, le fonds panafricain Green Africa a injecté 2,5 millions d’euros dans des projets verts au Burkina Faso. Un signal fort. Mais les défis restent immenses : manque de financement, absence de cadre légal, instabilité politique. « Il faut que l’État joue son rôle de facilitateur », plaide l’économiste Sylvie Yaméogo. « Sinon, ces initiatives resteront isolées. » Une conscience nouvelle face à l’urgence Au-delà des projets et des chiffres, c’est une conscience écologique qui émerge, diffuse, fragile encore, mais bien réelle. Dans les écoles, les radios communautaires, les mosquées, un nouveau discours s’installe : celui de la responsabilité collective. « Avant, on pensait que la nature était là pour nous servir. Maintenant, on comprend qu’elle peut aussi se venger », murmure le vieux chef coutumier de Kombissiri. « Il faut écouter les signes. » Le Burkina Faso, pays de résilience, ne se contente plus de subir. Il invente, expérimente, résiste. Dans l’ombre des crises sécuritaires, une autre bataille se joue : celle pour la survie écologique. Et elle se mène à coups de compost, de graines, de soleil et de volonté. La question est désormais posée : ce frémissement vert peut-il devenir un véritable tournant pour le pays ? Ou restera-t-il une parenthèse fragile dans un monde en surchauffe ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Plongée dans l’écosystème environnement émergent de Centrafrique Dans les profondeurs luxuriantes de la forêt équatoriale, le silence est trompeur. Il cache une effervescence nouvelle, une lutte discrète mais déterminée pour redonner souffle à une terre longtemps oubliée. En Centrafrique, un écosystème environnemental émerge, porté par des acteurs inattendus, des alliances improbables et une urgence palpable. Une nature blessée, mais pas vaincue La République centrafricaine, souvent résumée à ses crises politiques, recèle pourtant l’un des biotopes les plus riches du continent africain. Forêts denses, savanes ouvertes, rivières puissantes : la biodiversité y est exceptionnelle. Pourtant, ces dernières décennies, cette richesse naturelle a été mise à rude épreuve. « Quand j’étais enfant, on entendait les éléphants depuis le village. Aujourd’hui, ils se font rares », confie Joseph Gonda, un ancien pisteur devenu guide naturaliste dans la région de Dzanga-Sangha. La déforestation illégale, le braconnage et l’exploitation minière artisanale ont laissé des cicatrices profondes. Selon un rapport de l’Observatoire des forêts d’Afrique centrale, la Centrafrique a perdu près de 1,2 million d’hectares de couverture forestière entre 2001 et 2021. Pourtant, malgré ce constat alarmant, une dynamique nouvelle semble se dessiner. Des communautés en première ligne Ce changement ne vient pas d’en haut. Il naît d’abord dans les villages, là où l’environnement est à la fois source de vie et de survie. À Bayanga, aux confins sud-ouest du pays, les communautés locales s’organisent autour d’initiatives de conservation communautaire. « Nous avons compris que si la forêt disparaît, notre avenir disparaît aussi », explique Marie-Claire Bétou, présidente d’une coopérative de femmes spécialisées dans la transformation des produits forestiers non ligneux. Miel sauvage, noix de karité, champignons : ces ressources deviennent des alternatives durables à l’exploitation du bois ou à la chasse. Avec l’appui d’ONG internationales, plusieurs villages ont mis en place des patrouilles communautaires pour surveiller les réserves naturelles. Ces sentinelles de la forêt, souvent armées de simples jumelles et de carnets de notes, jouent désormais un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité. L’éveil d’une jeunesse verte Dans les rues poussiéreuses de Bangui, un vent nouveau souffle aussi. Des groupes d’étudiants, d’artistes et de militants écologistes se rassemblent régulièrement pour organiser des campagnes de sensibilisation. Le collectif « Terre Verte RCA », né en 2020, compte aujourd’hui plus de 500 membres actifs dans tout le pays. « Nous voulons montrer qu’écologie et développement ne sont pas incompatibles », affirme Nadège Mokassa, 27 ans, cofondatrice du collectif. Elle organise des ateliers de recyclage dans les écoles et des opérations de reboisement dans les quartiers périphériques de la capitale. En 2023, ces jeunes ont planté plus de 15 000 arbres dans les zones urbaines et périurbaines. Un chiffre modeste à l’échelle nationale, mais symbolique d’un changement de mentalité. Pour beaucoup, l’environnement n’est plus un luxe, mais une nécessité vitale. Des projets pilotes à la croisée des mondes Dans la réserve spéciale de Dzanga-Sangha, un projet pilote attire l’attention des experts internationaux. Il s’agit d’un partenariat inédit entre le gouvernement centrafricain, le WWF et les peuples autochtones BaAka pour gérer durablement les ressources naturelles de la zone. « C’est la première fois que les BaAka participent réellement aux décisions concernant leur territoire ancestral », souligne Emmanuel Kossi, coordinateur du programme. Les chasseurs-cueilleurs, longtemps marginalisés, sont désormais formés comme écogardes, guides touristiques ou animateurs de sensibilisation. Le projet a permis de stabiliser la population de gorilles de plaine, une espèce gravement menacée. Il a aussi généré des revenus alternatifs pour les habitants, grâce à l’écotourisme et à la valorisation des savoirs traditionnels. Ce modèle, encore fragile, pourrait inspirer d’autres régions du pays. Mais il nécessite des financements constants et une volonté politique durable. Une diplomatie environnementale en gestation Sur la scène internationale, la Centrafrique commence à faire entendre sa voix. En 2022, elle a rejoint l’Initiative pour la Grande Muraille Verte, un projet panafricain visant à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. Le pays bénéficie également du soutien du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Ces appuis permettent de financer des projets de reforestation, de gestion intégrée des bassins versants et de lutte contre l’érosion des sols. Mais les défis restent immenses. L’instabilité politique chronique, le manque d’infrastructures et la faiblesse des institutions freinent la mise en œuvre à grande échelle. « Il faut construire un cadre de gouvernance environnementale solide, sinon tous ces efforts resteront ponctuels », avertit un expert de la Banque africaine de développement. Un avenir suspendu à un fil La Centrafrique est à la croisée des chemins. Son patrimoine naturel exceptionnel peut devenir un levier de développement durable, mais il peut aussi s’éroder à jamais si rien n’est fait. Entre les mains de ses habitants, de ses jeunes, de ses anciens, se joue une partie silencieuse mais décisive. « Nous n’avons pas le luxe d’attendre », murmure Marie-Claire Bétou, les yeux tournés vers la canopée. « La forêt nous parle. Il faut juste apprendre à l’écouter à nouveau. » Et si, dans ce pays souvent relégué aux marges, se dessinait un modèle africain de résilience écologique ? Pour approfondir sur environnement en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. pays les plus developpes d'Afrique business rentables en Afrique capitales africaines #### Plongée dans l’écosystème innovation émergent de Zimbabwe Dans une ruelle poussiéreuse de Harare, à l’intérieur d’un ancien entrepôt transformé en hub technologique, des jeunes tapotent frénétiquement sur leurs claviers. L’air est chargé d’électricité, d’optimisme, et d’une ambition farouche : réinventer le Zimbabwe. Loin des clichés d’un pays en crise, une nouvelle génération d’innovateurs émerge, portée par une énergie créative et une foi inébranlable dans le potentiel du numérique. Un réveil technologique inattendu Depuis quelques années, le Zimbabwe connaît une effervescence discrète mais puissante dans le domaine de l’innovation. Malgré un contexte économique difficile, le pays voit naître des start-ups, des laboratoires d’idées et des incubateurs à un rythme surprenant. « Quand on n’a rien, on est obligé d’inventer », lance Tendai Moyo, ingénieur logiciel de 27 ans et cofondateur de ShashaPay, une application de paiement mobile locale. « On ne peut pas attendre que la Silicon Valley nous sauve. Alors on crée nos propres solutions, pour nos propres problèmes. » Selon le Zimbabwe Economic Policy Analysis and Research Unit (ZEPARU), le nombre de start-ups technologiques enregistrées dans le pays a doublé entre 2019 et 2023. Cette croissance est portée par une jeunesse ultra-connectée — plus de 60 % des Zimbabwéens ont moins de 25 ans — et une pénétration d’Internet qui dépasse désormais les 65 % dans les zones urbaines. Des hubs d’innovation qui bousculent les codes À Harare, Bulawayo ou Mutare, des espaces de coworking et d’incubation voient le jour, souvent à l’initiative de la société civile ou de la diaspora revenue au pays. Impact Hub Harare, Moto Republik ou encore TechVillage sont devenus des épicentres de créativité. « On vient ici pour apprendre, mais surtout pour rêver ensemble », explique Rutendo Chikukwa, designer UX chez AfroSoft. « Avant, on pensait que l’innovation, c’était pour les autres. Aujourd’hui, on y croit. » Ces lieux hybrides proposent mentorat, formations, accès à Internet haut débit et parfois même des financements. Ils accueillent aussi des concours d’innovation, des hackathons et des ateliers sur l’intelligence artificielle, la blockchain ou l’agriculture intelligente. En 2022, le ZimHack, un hackathon national, a réuni plus de 1 200 participants venus de tout le pays. Le projet gagnant : une application de télémédecine low-cost, conçue pour les zones rurales isolées. Des solutions locales pour des défis locaux Ce qui distingue l’écosystème zimbabwéen, c’est sa capacité à répondre à des problèmes spécifiques. Ici, pas de gadgets superflus, mais des outils concrets pour améliorer la vie quotidienne. EcoFarmer, par exemple, permet aux petits agriculteurs d’accéder à des prévisions météorologiques par SMS, à des conseils agronomiques et à une micro-assurance récolte. L’application a déjà séduit plus de 800 000 utilisateurs. Autre exemple : VaxiMate, une plateforme développée par deux étudiants de l’Université du Zimbabwe, qui suit la chaîne du froid des vaccins dans les zones reculées. « On a perdu un neveu à cause d’un vaccin inefficace. Ça nous a poussés à trouver une solution », confie Tapiwa Ncube, l’un des cofondateurs. Ces innovations sont souvent frugales, conçues avec peu de moyens mais une grande ingéniosité. Elles s’appuient sur des technologies accessibles — SMS, USSD, Android low-cost — pour toucher les populations les plus vulnérables. Une diaspora qui revient avec des idées Longtemps partie chercher ailleurs ce que le pays ne pouvait offrir, une partie de la diaspora zimbabwéenne revient aujourd’hui, porteuse de compétences et de réseaux précieux. « Je suis rentré de Londres en 2020, en pleine pandémie », raconte Simba Dube, ancien consultant chez Deloitte, aujourd’hui fondateur de ZimAI, une start-up spécialisée dans la reconnaissance vocale en langues locales. « C’était le bon moment. Le pays a soif de renouveau. » Ce retour s’accompagne parfois d’investissements. Le fonds Diaspora Angels Zimbabwe, lancé en 2021, a déjà financé 15 start-ups à hauteur de 1,2 million de dollars. L’objectif : créer un pont entre l’expertise extérieure et les talents locaux. « On ne vient pas pour sauver le pays, mais pour construire avec ceux qui sont restés », insiste Nyasha Tembo, investisseuse basée à Toronto. « Le Zimbabwe a tout ce qu’il faut pour devenir un hub technologique régional. » Des obstacles encore bien réels Mais tout n’est pas simple. L’environnement économique reste instable, avec une inflation élevée et une monnaie nationale fragile. L’accès au financement reste difficile pour les jeunes entrepreneurs, et la réglementation peine à suivre le rythme de l’innovation. « Il nous faut souvent six mois pour enregistrer une entreprise », déplore Tinashe Mlambo, fondateur de ZimRide, une application de covoiturage. « Et les banques refusent de nous prêter sans garanties irréalistes. » Le manque de formation technique est également un frein. Si les universités produisent des diplômés brillants, peu sont préparés aux exigences du monde entrepreneurial. Les formations pratiques, les stages et les partenariats avec les entreprises sont encore trop rares. Enfin, la coupure fréquente d’électricité et la qualité inégale de la connexion Internet ralentissent le développement de certaines initiatives, notamment dans les zones rurales. Un avenir encore à écrire Malgré les défis, l’écosystème zimbabwéen de l’innovation avance, porté par une énergie contagieuse. Les jeunes, les femmes, les ingénieurs, les artistes, tous semblent animés par le même désir : réinventer leur avenir, à leur manière. « On ne veut pas copier la Silicon Valley », affirme Fungai Mapfumo, développeuse freelance. « On veut créer quelque chose qui nous ressemble. Une innovation africaine, zimbabwéenne, humaine. » Le gouvernement commence à prendre la mesure du phénomène. En 2023, il a lancé le National Innovation Fund, doté de 10 millions de dollars, pour soutenir les projets technologiques à fort impact social. Une goutte d’eau, certes, mais un signal encourageant. Et si le Zimbabwe, contre toute attente, devenait l’un des laboratoires d’innovation les plus surprenants d’Afrique australe ? #### Plongée dans l’écosystème société émergent de Algérie À la tombée du jour, dans les rues animées d’Alger, un nouveau souffle traverse les cafés bondés, les espaces de coworking et les incubateurs d’idées. Quelque chose change, imperceptiblement mais sûrement. Une génération de jeunes Algériens, connectés, créatifs et déterminés, est en train de faire émerger un écosystème social inédit. Un mouvement silencieux, mais puissant, qui redéfinit les contours de la société algérienne. Une jeunesse qui refuse le statu quo Ils ont entre 20 et 35 ans, sont nés dans une Algérie marquée par l’histoire, mais regardent résolument vers l’avenir. Leurs armes ? L’innovation sociale, l’entrepreneuriat, la culture numérique. Leur ambition ? Transformer leur environnement sans attendre que les institutions bougent. « On a grandi avec des blocages, mais on a appris à contourner les murs », confie Samia, 28 ans, fondatrice d’un collectif artistique à Oran. « Aujourd’hui, on crée nos propres solutions, nos propres espaces. » Cette génération post-Hirak, nourrie par les espoirs de changement, refuse de rester spectatrice. Elle s’organise en réseaux, crée des associations, lance des startups sociales, et surtout, tisse des liens là où il n’y en avait pas. Des espaces hybrides comme catalyseurs Dans les grandes villes comme Alger, Constantine ou Tizi Ouzou, de nouveaux lieux apparaissent : des cafés culturels, des fablabs, des hubs communautaires. Ces espaces hybrides accueillent des débats, des ateliers, des projections, des hackathons. Ils deviennent des carrefours d’idées et de collaborations improbables. « Ici, on peut parler de tout, sans filtre », explique Mourad, cofondateur du Lab DZ, un espace de coworking à Alger. « C’est un laboratoire vivant, on y croise des développeurs, des artistes, des activistes, et même des retraités curieux. » Ces lieux incarnent une nouvelle façon de faire société : horizontale, participative, inclusive. Ils permettent de sortir de l’isolement, de mutualiser les ressources, et surtout, de rêver ensemble. Une économie sociale en gestation Au-delà des initiatives culturelles, un tissu économique alternatif prend forme. Des coopératives agricoles connectées aux circuits courts, des plateformes de vente artisanale en ligne, des projets d’économie circulaire émergent dans tout le pays. En 2023, plus de 1 500 projets à impact social ont été recensés par l’Observatoire algérien de l’innovation citoyenne. Un chiffre en hausse de 40 % par rapport à l’année précédente. « L’économie sociale, c’est notre réponse à la crise de l’emploi et à l’inefficacité des structures classiques », affirme Yacine, ingénieur reconverti en entrepreneur solidaire. « On ne cherche pas juste à gagner de l’argent, on veut créer du sens. » Ces initiatives, souvent portées par des femmes et des jeunes, s’ancrent dans les réalités locales tout en s’inspirant de modèles mondiaux. Elles redéfinissent la notion même de réussite. Le numérique comme levier d’émancipation Internet, longtemps perçu comme un luxe, est devenu un outil d’émancipation. Grâce aux réseaux sociaux, aux plateformes collaboratives et aux formations en ligne, les Algériens s’approprient de nouveaux savoirs et s’organisent autrement. « On a lancé notre média en ligne avec trois téléphones et beaucoup de volonté », raconte Leïla, 24 ans, cofondatrice d’un podcast féministe. « Aujourd’hui, on est écoutées dans tout le Maghreb. » Les initiatives numériques permettent de contourner la censure, de créer des communautés transnationales, et de faire entendre des voix longtemps marginalisées. Elles participent à l’émergence d’une société plus ouverte, plus critique, plus connectée. Des fractures persistantes Mais cette effervescence ne doit pas masquer les défis. L’écosystème naissant reste fragile, souvent dépendant de financements internationaux ou de bénévolat. L’accès au numérique reste inégal, notamment dans les zones rurales. Et les tensions politiques peuvent freiner les élans. « Il y a encore beaucoup de peur, d’autocensure, de résignation », observe Nadia, sociologue à l’université de Bejaïa. « Mais chaque petit pas compte. Ce qui se passe est inédit. » L’État, de son côté, oscille entre soutien ponctuel et contrôle. Des programmes d’appui à l’entrepreneuriat social existent, mais peinent à répondre aux attentes d’une jeunesse en quête d’autonomie réelle. Vers une société en recomposition Ce qui se joue en Algérie dépasse la simple question économique ou technologique. C’est une recomposition en profondeur du tissu social, portée par des acteurs multiples, souvent invisibles. Des femmes qui créent des réseaux d’entraide dans les quartiers populaires. Des jeunes qui réinventent la citoyenneté à travers des campagnes de sensibilisation. Des collectifs qui réhabilitent des espaces abandonnés pour les transformer en lieux de vie partagée. « Ce n’est pas une révolution, c’est une germination », dit poétiquement Karim, urbaniste engagé. « On ne voit pas encore les fruits, mais les graines sont là, partout. » Dans ce bouillonnement discret, l’Algérie esquisse peut-être les contours d’un nouveau modèle de société, plus résilient, plus horizontal, plus ancré dans les réalités locales. Une société qui ne demande pas la permission pour exister, mais qui se construit, jour après jour, à travers les gestes simples et les rêves collectifs. Et si le véritable changement venait de là, des marges, des interstices, des initiatives modestes mais tenaces ? Pour approfondir sur societe en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. pays les plus developpes d'Afrique capitales africaines PIB des pays africains #### Plongée dans l’écosystème société émergent de Éthiopie Le soleil se lève sur les hauteurs d’Addis-Abeba. Dans les ruelles encore fraîches du quartier de Bole, des jeunes entrepreneurs se croisent, ordinateur sous le bras, café à la main. À première vue, rien d’extraordinaire. Et pourtant, derrière les murs de verre des incubateurs, une révolution silencieuse est en marche. L’Éthiopie, longtemps perçue à travers le prisme de la pauvreté ou des conflits, est en train de réécrire son récit. Un nouvel écosystème social et économique émerge, porté par une génération déterminée à changer les règles du jeu. Une jeunesse en quête de sens et de solutions Avec plus de 70 % de sa population âgée de moins de 30 ans, l’Éthiopie est l’un des pays les plus jeunes du continent africain. Cette jeunesse, longtemps marginalisée dans les décisions politiques et économiques, prend aujourd’hui les devants. « On ne peut pas attendre que le changement vienne d’en haut. Nous avons décidé de le construire nous-mêmes », affirme Sena Tesfaye, 27 ans, fondatrice de YegnaTech, une start-up qui développe des solutions numériques pour l’éducation rurale. Son entreprise, lancée avec trois amis dans un petit appartement d’Arada, a déjà touché plus de 50 000 élèves dans les régions d’Amhara et d’Oromia. Les jeunes Éthiopiens ne cherchent pas seulement à innover : ils veulent répondre à des besoins concrets. Agriculture durable, accès à la santé, énergies renouvelables… Les projets naissent au croisement de la technologie et de l’impact social. Des incubateurs qui bousculent les codes À Addis-Abeba, le paysage urbain change. Les cafés traditionnels côtoient désormais des hubs technologiques où se croisent ingénieurs, designers, et activistes. Parmi eux, IceAddis, le tout premier incubateur technologique du pays, joue un rôle clé. Fondé en 2011, IceAddis a accompagné plus de 200 projets en une décennie. « Nous ne sommes pas là pour créer des licornes, mais pour construire des solutions durables pour l’Éthiopie », explique son cofondateur, Markos Lemma. L’incubateur propose des formations, du mentorat, mais surtout un espace où les idées peuvent germer hors des cadres traditionnels. En parallèle, des structures comme BlueMoon, fondée par l’économiste Eleni Gabre-Madhin, misent sur l’agro-entrepreneuriat. Leur objectif : moderniser l’agriculture, qui emploie encore 70 % de la population active, tout en créant de la valeur ajoutée locale. Le retour des diasporas et la circulation des idées Depuis quelques années, un phénomène discret mais massif transforme le tissu social du pays : le retour de la diaspora. Des milliers d’Éthiopiens formés à l’étranger reviennent au pays, porteurs de compétences, de réseaux et d’une vision nouvelle. « J’ai travaillé dix ans dans la finance à Londres. Mais je sentais que je pouvais avoir un impact plus grand ici », confie Daniel Mekonnen, qui a lancé une plateforme de microcrédit basée sur la blockchain à Bahir Dar. Son initiative a permis à plus de 3 000 femmes rurales d’accéder à des financements sans passer par les banques traditionnelles. Ce retour n’est pas seulement économique. Il est aussi culturel. Les diasporas réinjectent dans le pays des idées, des pratiques managériales, mais aussi une confiance nouvelle. Elles jouent un rôle de pont entre les réalités locales et les standards internationaux. Un tissu associatif en pleine effervescence Au-delà des start-up, un autre visage de l’Éthiopie émerge : celui d’une société civile plus active, plus structurée. Des ONG locales, des collectifs citoyens, des mouvements féministes ou écologistes s’organisent pour répondre aux défis sociaux. « Pendant trop longtemps, on a cru que les solutions venaient de l’aide internationale. Aujourd’hui, les communautés elles-mêmes prennent le relais », explique Meaza Ashenafi, juge et militante de longue date pour les droits des femmes. À Hawassa, un collectif de jeunes artistes a transformé une ancienne usine textile en centre culturel. À Dire Dawa, des associations locales réhabilitent les systèmes d’irrigation traditionnels pour lutter contre la sécheresse. Ces initiatives, souvent invisibles aux radars internationaux, tissent un nouveau type de lien social, horizontal, inclusif. Des tensions persistantes, mais des lignes qui bougent Ce renouveau ne se fait pas sans heurts. L’Éthiopie reste confrontée à des tensions ethniques, des défis politiques et une inflation galopante qui fragilise les plus pauvres. Mais malgré ces obstacles, la dynamique du changement semble irréversible. « Ce qui est nouveau, c’est que les gens ne se contentent plus de subir. Ils agissent, à leur échelle », observe Solomon Getachew, sociologue à l’université d’Addis-Abeba. Il note une montée de l’engagement local, notamment chez les femmes et les jeunes, souvent exclus des sphères de pouvoir traditionnelles. Les autorités, conscientes de ce bouillonnement, commencent à intégrer ces acteurs dans leurs politiques. Des fonds publics sont alloués à l’innovation sociale, et des réformes éducatives visent à encourager l’entrepreneuriat dès le secondaire. Vers un modèle éthiopien du développement ? L’Éthiopie n’imite pas. Elle invente. Loin des modèles importés, elle semble tracer sa propre voie, à la croisée de la tradition et de la modernité. Ce que certains appellent déjà le « modèle éthiopien émergent » repose sur une hybridation : entre technologies de pointe et savoirs ancestraux, entre initiatives locales et ambitions globales. « Nous avons nos propres défis, mais aussi nos propres réponses », affirme Hiwot Alemu, cofondatrice d’un réseau de coopératives féminines dans la région du Tigré. Pour elle, le développement ne peut être qu’endogène : « Ce n’est pas une question d’argent, mais de vision partagée. » Dans les rues d’Addis-Abeba, les chantiers se multiplient. Les grues côtoient les ânes, les tours de verre s’élèvent à côté des maisons en tôle. Ce contraste n’est pas une contradiction, mais le reflet d’une société en mutation rapide, qui cherche encore son équilibre. Et si l’Éthiopie, au lieu de rattraper un modèle occidental, était en train d’en inventer un autre ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Plongée dans l’écosystème société émergent de Namibie À l’aube, quand le soleil se lève sur les dunes rouges du désert du Namib, un autre type d’énergie se réveille dans les rues de Windhoek. Ce n’est pas celle du vent ou du sable, mais celle de jeunes entrepreneurs, de communautés solidaires, de start-ups audacieuses et de traditions qui se réinventent. En Namibie, un écosystème social nouveau prend forme, discret mais puissant, tissé entre modernité et mémoire ancestrale. Une jeunesse qui invente ses propres règles Ils ont moins de 35 ans, souvent diplômés, parfois autodidactes, et refusent de quitter leur pays pour chercher fortune ailleurs. À Windhoek, Swakopmund ou Katima Mulilo, une génération de jeunes Namibiens se mobilise pour bâtir une société différente, plus équitable et plus enracinée dans les réalités locales. « On ne veut plus dépendre de l’aide internationale ou copier des modèles venus d’Europe », affirme Tuli Ndapewa, 29 ans, fondatrice de GreenRoots, une start-up d’agriculture urbaine. « On a nos propres solutions, nos propres rêves. » Le chômage des jeunes dépasse les 40 % dans certaines régions du pays, mais cela ne freine pas leur créativité. Des incubateurs comme Dololo ou StartUp Namibia accompagnent ces initiatives, avec un soutien croissant du secteur privé et de la diaspora. En 2023, plus de 500 projets entrepreneuriaux ont été enregistrés dans le pays, dont 60 % portés par des femmes. Des chiffres qui révèlent une dynamique silencieuse mais déterminée. Les nouvelles solidarités communautaires Dans les villages reculés du nord, les anciennes structures communautaires se transforment. Les “mahangu clubs”, ces groupes d’entraide autour de la culture du millet, deviennent aussi des espaces de micro-finance et de formation numérique. « Nous avons toujours partagé nos récoltes, maintenant nous partageons aussi nos connaissances », explique Paulus Haikali, chef traditionnel dans la région d’Omusati. « Les jeunes nous montrent comment utiliser WhatsApp pour vendre notre artisanat. » Ces réseaux informels deviennent de véritables piliers économiques. Selon une étude de l’université de Namibie, près de 70 % des ménages ruraux participent à une forme d’économie solidaire, qu’il s’agisse de tontines, de coopératives agricoles ou de réseaux de soins communautaires. Cette résilience collective, héritée des pratiques ancestrales, s’adapte aux défis contemporains : changement climatique, exode rural, accès aux soins. Elle redéfinit les contours d’une société plus horizontale, où chacun a sa place. Quand la technologie s’ancre dans la terre Contrairement à d’autres pays africains où la tech semble parfois déconnectée des réalités locales, en Namibie, elle s’enracine dans le quotidien. L’exemple le plus frappant : l’application Oshili, développée par trois étudiants de l’université de Windhoek, qui connecte directement les éleveurs de chèvres aux marchés urbains. « Avant, on vendait nos bêtes à perte à des intermédiaires », raconte Johannes Katjiteo, éleveur dans la région d’Otjozondjupa. « Maintenant, avec Oshili, je fixe mon prix et je parle directement au client. » Le taux de pénétration mobile dépasse les 110 % dans le pays. Même dans les zones rurales, les smartphones sont omniprésents. Des projets comme iNamibia ou TechHub Swakopmund forment des centaines de jeunes au codage, à la cybersécurité et à l’entrepreneuriat numérique. Mais la technologie ne remplace pas la tradition : elle la complète. Des bases de données numériques recensent les plantes médicinales locales, des podcasts en langues autochtones émergent, et des jeux vidéo racontent les légendes San et Herero. Un pont entre passé et futur. Des femmes au cœur du changement Dans les rues de Katutura, un quartier populaire de Windhoek, les couleurs éclatantes des tissus wax côtoient les logos d’entreprises locales. Ici, les femmes ne sont pas seulement commerçantes : elles sont cheffes d’entreprise, formatrices, militantes. « On a longtemps été invisibles dans les décisions économiques. Ce temps est fini », lance fièrement Martha Kambonde, fondatrice de SheBuilds, une coopérative de femmes dans le bâtiment. « On construit des maisons, mais aussi une nouvelle société. » Le gouvernement namibien a mis en place plusieurs programmes d’appui aux femmes entrepreneures. En 2022, plus de 3000 femmes ont bénéficié d’un micro-crédit pour lancer leur activité. Mais au-delà des chiffres, c’est un changement culturel qui s’opère. Les normes patriarcales reculent lentement, portées par une jeunesse plus consciente et des modèles féminins de réussite de plus en plus visibles. L’art comme miroir de la société émergente Les galeries de Windhoek vibrent d’une nouvelle énergie. Peintures, installations, vidéos : les artistes namibiens explorent les tensions entre modernité et mémoire, entre identité nationale et diversité culturelle. « L’art est notre manière de raconter ce que les chiffres ne disent pas », confie Elago Shilongo, jeune plasticien dont les œuvres questionnent les cicatrices du colonialisme. « On parle de terres, de langues, de rêves brisés mais aussi de renaissance. » Le Festival National de la Culture, relancé en 2021, attire chaque année des milliers de visiteurs. Des artistes San, Himba, Damara ou Kavango s’y rencontrent, échangent, créent ensemble. Une mosaïque d’identités qui refuse l’homogénéisation. Dans les écoles, des programmes pilotes intègrent désormais les arts visuels et la musique traditionnelle dans les cursus. Une manière de reconnecter les jeunes à leurs racines tout en les ouvrant au monde. Un futur qui se construit en marchant La Namibie n’a pas encore trouvé toutes les réponses. Les inégalités persistent, le climat se dérègle, les tensions foncières couvent. Mais quelque chose d’unique est en train de naître : une société qui se cherche autrement, hors des sentiers battus. « On ne veut pas juste rattraper le “retard”. On veut inventer notre propre manière d’avancer », résume Ndinelao Amukoto, urbaniste à Windhoek. « Et ça, personne ne peut le faire à notre place. » Alors que les projecteurs restent souvent braqués sur les géants du continent, la Namibie trace son chemin, discret mais singulier. Une société en mouvement, qui ne prétend pas être un modèle, mais qui pose des questions essentielles. Et si le vrai progrès ne résidait pas dans la vitesse, mais dans la direction que l’on choisit ? #### Plongée dans l’écosystème société émergent de Sénégal Dans les ruelles sablonneuses de Dakar, un jeune entrepreneur ajuste les câbles d’un panneau solaire sur le toit d’un conteneur recyclé. À l’intérieur, des ordinateurs bourdonnent doucement. Ce n’est ni une start-up de la Silicon Valley, ni un projet humanitaire étranger. C’est une initiative 100 % sénégalaise, née d’une volonté farouche de bâtir un avenir différent. À l’ombre des baobabs et des immeubles en béton, un nouvel écosystème sociétal prend forme, discret mais puissant. Une jeunesse qui invente ses propres règles Le Sénégal est jeune. Très jeune. Près de 60 % de sa population a moins de 25 ans. Dans ce vivier d’énergie, les idées fusent, les codes changent. Les jeunes ne veulent plus attendre que les solutions viennent d’en haut. Ils créent les leurs. À Rufisque, Aïssatou, 23 ans, a lancé une plateforme de troc numérique. “Je n’avais pas d’argent, mais j’avais des compétences. Alors j’ai pensé : pourquoi ne pas échanger ce que je sais faire contre ce dont j’ai besoin ?” explique-t-elle. Son application, baptisée Yoonu, est utilisée par plus de 12 000 personnes en périphérie dakaroise. Ce type d’initiative illustre un changement de paradigme : le développement ne passe plus seulement par les grandes institutions. Il se construit, au jour le jour, au coin des rues, dans les garages, sur les réseaux sociaux. Et il est souvent porté par des jeunes qui refusent de fuir leur pays. Des communautés solidaires et résilientes Au-delà des start-ups et des applis, c’est toute une culture de la solidarité qui s’ancre dans les quartiers. À Pikine, une coopérative de femmes transforme les déchets plastiques en pavés écologiques. “On ne voulait plus dépendre des aides. On voulait être utiles, produire quelque chose de concret”, confie Fatou Ndiaye, responsable du projet. Chaque semaine, des dizaines de kilos de plastiques sont collectés, fondus, moulés. Les pavés sont ensuite vendus à des collectivités locales. En deux ans, la coopérative a généré plus de 15 millions de francs CFA de chiffre d’affaires. Mais au-delà de l’argent, c’est une dignité retrouvée. “On ne nous regardait plus. Maintenant, on nous écoute”, dit Khady, l’une des ouvrières. Ces femmes ne se contentent pas de survivre. Elles bâtissent un modèle économique ancré dans le tissu social, circulaire, autonome. La technologie comme levier d’émancipation Le numérique n’est plus un luxe. Il devient un outil d’émancipation. Dans les quartiers populaires de Dakar, des fablabs émergent, souvent logés dans des containers ou des garages aménagés. On y apprend à coder, à réparer des imprimantes 3D, à créer des objets connectés. “On veut que les jeunes comprennent qu’ils peuvent être producteurs de technologie, pas seulement consommateurs”, explique Mamadou Diop, fondateur du LabSén, un espace de fabrication numérique ouvert à tous. Depuis 2021, plus de 800 jeunes y ont été formés gratuitement. Le gouvernement commence à suivre le mouvement. Des partenariats publics-privés se multiplient pour soutenir ces initiatives. Mais la dynamique vient d’abord du terrain. De ceux qui n’attendent plus. Un retour aux traditions, réinventées Ce nouvel écosystème ne renie pas les racines. Au contraire, il les réinterprète. Dans les villages du Sine Saloum, des jeunes diplômés reviennent pour relancer l’agriculture familiale, mais avec des méthodes modernes. “On utilise la permaculture, les drones pour surveiller les cultures, les plateformes de vente en ligne”, détaille Ibrahima, 29 ans, ingénieur agronome. Avec son collectif, il a transformé 40 hectares de terres laissées à l’abandon en une exploitation rentable et écologique. Le modèle attire. Des jeunes urbains viennent passer quelques mois dans ces fermes pour apprendre. “On ne veut pas opposer ville et campagne. On veut les reconnecter”, dit Ibrahima. Une forme de néo-ruralité sénégalaise, qui allie savoirs ancestraux et innovations technologiques. Des espaces de parole et de contestation Le changement ne se limite pas à l’économie. Il touche aussi la parole publique. Sur les places, dans les cafés, sur TikTok, les Sénégalais débattent, questionnent, dénoncent. Le mouvement Y’en a marre, né en 2011, a ouvert la voie. D’autres ont suivi. “Les réseaux sociaux sont devenus des agora”, observe la sociologue Aminata Sarr. “Les jeunes y expriment leur colère, mais aussi leurs rêves.” Des podcasts politiques, des web-séries satiriques, des vidéos d’éducation civique circulent massivement. En 2023, une pétition en ligne contre un projet minier a recueilli 200 000 signatures en une semaine. Elle a forcé le gouvernement à suspendre le chantier. Une première. “C’est la preuve que notre voix compte”, affirme Cheikh, 21 ans, étudiant à Saint-Louis. Une économie informelle qui se formalise Le Sénégal vit encore largement de son économie informelle, qui représente plus de 40 % du PIB. Mais cette économie se transforme. Des plateformes comme Weebi ou SunuBus permettent aux petits commerçants et aux transporteurs d’accéder à des outils numériques de gestion. “Avant, je notais tout sur un cahier. Maintenant, j’ai une appli qui me dit combien j’ai vendu, ce que je dois acheter, combien je dois à mes fournisseurs”, explique Moussa, vendeur de fruits à Thiès. Grâce à ces outils, il a pu obtenir un microcrédit et agrandir son étal. Ce mouvement discret mais profond participe à la structuration d’un tissu économique plus stable, plus fiable. Et il ouvre la voie à une inclusion financière plus large, notamment pour les femmes et les jeunes. “L’avenir du Sénégal ne se joue pas seulement dans les bureaux des ministères ou les discours des ONG. Il se construit, chaque jour, dans les gestes simples de ceux qui refusent de subir”, résume la journaliste Rokhaya Fall. Alors, ce nouvel écosystème social sénégalais, fragile mais audacieux, parviendra-t-il à changer durablement les règles du jeu ? Ou sera-t-il absorbé par les logiques anciennes qu’il cherche à dépasser ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Plus d’un million de morts liés à la pollution de l’air en Afrique en 2019 La pollution de l’air était responsable de 1,1 million de décès en Afrique en 2019. La pollution de l’air des ménages, principalement due aux cuisinières intérieures, représente 700 000 décès. La pollution de l’air extérieur a augmenté et a fait 400 000 morts. Ces chiffres ont été rapportés par une équipe de chercheurs dirigée par le Boston College et le Programme des Nations Unies pour l’environnement. En outre, la pollution de l’air coûte aux pays africains des milliards en PIB et peut être corrélée à une perte dévastatrice du développement intellectuel des enfants africains, ont constaté les chercheurs. Dans le premier examen à l’échelle du continent des impacts de grande envergure de la pollution de l’air en Afrique, l’équipe de chercheurs a constaté que si les décès dus à la pollution de l’air domestique ont légèrement diminué, les décès causés par la pollution de l’air extérieure ou ambiante sont en hausse. Les Pompes funèbres 91 ont beaucoup travailler durant cette période en raison de la hausse des décès. La pollution de l’air extérieur est très préoccupante Le résultat le plus inquiétant a été l’augmentation du nombre de décès dus à la pollution de l’air ambiant. Même si cette augmentation est encore modeste, elle risque d’augmenter de façon exponentielle en raison du développement des villes africains au cours des prochaines décennies. Le continent africain subit une transformation massive. La population de l’Afrique est en passe de tripler au cours de ce siècle, passant de 1,3 milliard en 2020 à 4,3 milliards en 2100. Les villes se développent, les économies se développent et l’espérance de vie a presque doublé. La combustion de combustibles fossiles a entraîné une augmentation de la pollution de l’air extérieur qui, en 2019, a tué 29,15 personnes pour 100 000 habitants, contre 26,13 décès pour 100 000 habitants en 1990, selon le rapport. La deuxième cause de décès en Afrique Les sources intérieures et extérieures se combinent pour faire de la pollution de l’air la deuxième cause de décès en Afrique, faisant plus de morts que le tabac, l’alcool, les accidents de la route et la toxicomanie. Seul le sida fait plus de morts. La pollution de l’air a tué environ 6,7 millions de personnes dans le monde en 2017. Et l’Afrique fait partie des continents les plus touchés. La pollution de l’air en Afrique a des impacts négatifs majeurs sur la santé, le capital humain et l’économie. Ces impacts augmentent en ampleur à mesure que les pays se développent. En examinant le bilan sur le développement du cerveau des enfants, les chercheurs ont déterminé que l’exposition à la pollution de l’air chez les nourrissons et les jeunes enfants a entraîné la perte de 1,96 milliard de points de QI à travers le continent. L’équipe a étudié les tendances de la pollution de l’air en Afrique pour déterminer les impacts sur la santé humaine et le développement économique dans 54 pays africains. L’équipe de chercheurs a consacré une attention particulière à trois pays subsahariens en développement rapide, dont le Rwanda, le Ghana et l’Éthiopie. #### Plus de 2 500 travailleurs domestiques ont des contrats légaux au Maroc Environ 2 574 travailleurs domestiques ont un contrat avec leur employeur au Maroc. Près de 2 228 d’entre eux sont inscrits à la Caisse nationale de sécurité sociale et bénéficient d’une assurance. Ce chiffre représente une réalisation importante. Il y a eu un grand changement depuis l’application de la loi 19-12. Par ailleurs, le nombre de travailleurs domestiques sans contrat reste inconnu, faute de statistiques. Une conférence a été organisée par le ministère du Travail. Cela a été fait pour examiner les réalisations de la loi 19-12 et les recommandations pour l’améliorer. Il s’agit d’un texte législatif important. Il place le Maroc parmi les pays conformes à la réglementation internationale du travail. Qu’est-ce que la loi 19-12 ? Approuvée en 2016 et adoptée en 2018, la loi 19-12 oblige les employeurs à avoir des contrats écrits avec leurs travailleurs domestiques. Le contrat doit limiter les heures de travail à 40 heures par semaine pour les mineurs de 16 à 18 ans et à 48 heures pour les adultes. Les travailleurs domestiques sous contrat ont droit à toutes les prestations de la CNSS. Ils ont également droit à un jour de repos par semaine et à un congé payé après six mois de travail continu. Les vacances peuvent durer 1,5 jour pour chaque mois de travail. Ci-dessous une vidéo parlant de cette nouvelle loi : La loi impose un salaire net minimum de 13,46 MAD par heure, soit au moins 1 548 MAD par mois. Le logement et la nourriture ne peuvent être déduits du salaire. Alors que les responsables marocains considèrent la loi comme une réussite, le texte juridique a été critiqué par plusieurs ONG internationales. L’ONG a principalement mis en évidence les écarts d’heures de travail et de salaire minimum. Des améliorations doivent toujours être faites Avant la loi, les travailleurs domestiques n’avaient pas plusieurs droits. En général, ils travaillent de manière informelle. Cependant, les personnes bénéficiant d’avantages juridiques et sociaux est en augmentation. En 2018, Human Rights Watch a critiqué le texte juridique du Maroc pour les écarts entre les travailleurs domestiques et les autres travailleurs. En effet, cette organisation a remarqué qu’il y avait une certaine négligence de la part du gouvernement. Cela se constate surtout au  niveau du respect du nombre d’heures de travail. Heureusement, les autorités ont pris compte de ces remarques et ont apporté des améliorations. Les travailleurs domestiques peuvent travailler jusqu’à 48 heures, quatre heures de plus que les autres. Ils peuvent en outre recevoir un salaire minimum qui est 40 % inférieur au salaire minimum des autres travailleurs. Cette situation a été mal perçue pour les organismes internationaux cherchant à garantir l’équité dans le monde du travail. Depuis la mise en application de cette nouvelle loi, les travailleurs domestiques disposent désormais de certains droits. La réglementation du secteur a aidé à des milliers de travailleurs de se mettre en conformité. De plus, ils peuvent obtenir divers avantages sociaux et soins de santé adaptés. Le Maroc est en passe de devenir le pays africain avec une réglementation du travail respectant les normes. #### Portraits de jeunes leaders de la culture au Algérie Dans une ruelle animée d’Alger, entre les murs écaillés d’un ancien théâtre abandonné, une voix s’élève. Celle de Nour, 27 ans, qui transforme ce lieu oublié en scène vivante pour une nouvelle génération d’artistes. Elle n’est pas seule. Partout en Algérie, des jeunes leaders culturels réinventent l’expression, la mémoire et l’avenir à travers des projets aussi audacieux qu’inspirants. Une génération qui refuse le silence Ils ont grandi dans un pays où la culture a longtemps été tenue en marge. Pourtant, ces jeunes femmes et hommes ont choisi de faire du patrimoine algérien un terrain de création et de résistance. Leur mot d’ordre : « Nous ne voulons plus attendre que les choses changent, nous les changeons nous-mêmes », affirme Karim B., 31 ans, fondateur du collectif artistique El Fenna. Depuis 2019, El Fenna organise des expositions éphémères dans des lieux publics, mêlant art urbain, musique et poésie. « On veut que l’art sorte des galeries fermées. Que les gens le voient, le touchent, qu’il leur parle », explique Karim. Le collectif a déjà investi plus de 20 villes, d’Oran à Tamanrasset, et collaboré avec plus de 80 artistes locaux. Selon une étude du ministère de la Culture publiée en 2023, plus de 60 % des projets culturels enregistrés en Algérie proviennent d’initiatives citoyennes portées par des jeunes de moins de 35 ans. Une dynamique qui bouleverse les codes établis. Le numérique comme terrain de conquête À Constantine, c’est sur Instagram et YouTube que se joue la révolution culturelle. Le vidéaste et réalisateur Sofiane M., 25 ans, y publie des micro-documentaires sur les traditions oubliées du Constantinois. Son dernier épisode, consacré aux conteurs de rue, a dépassé les 400 000 vues en une semaine. « On m’a souvent dit que les jeunes ne s’intéressent plus à notre culture. C’est faux. Il faut juste la raconter autrement », confie-t-il. Son projet, baptisé “Mémoire Vive”, est soutenu par une campagne de financement participatif qui a récolté 1,2 million de dinars en moins d’un mois. La culture numérique devient ainsi un levier puissant. En 2022, plus de 70 % des jeunes Algériens déclaraient utiliser les réseaux sociaux comme principale source d’information culturelle, selon un rapport de l’Observatoire maghrébin des médias. Des espaces pour faire vibrer les idées À Tizi Ouzou, une ancienne bâtisse coloniale a été transformée en un centre culturel autogéré : La Maison Bleue. Derrière ce projet se trouve Leïla H., 29 ans, architecte et militante. « On voulait un lieu libre, où chacun peut venir créer, débattre, apprendre. » La Maison Bleue accueille chaque mois des ateliers de théâtre, des projections de films amazighs, des rencontres littéraires. L’entrée est gratuite, les intervenants bénévoles. « Ce n’est pas un business, c’est un acte de foi en notre génération », insiste Leïla. Depuis son ouverture en 2021, plus de 12 000 visiteurs y sont passés. Le lieu est devenu un point de ralliement pour les artistes de toute la Kabylie. Il a même reçu le prix de l’innovation culturelle du Goethe-Institut en 2023. Redonner vie aux traditions oubliées À Ghardaïa, au cœur de la vallée du Mzab, Yacine A., 32 ans, redonne vie à l’art du tissage traditionnel. Son atelier, Tiss’Algérie, emploie une dizaine de femmes de la région et forme chaque année des jeunes à ce savoir-faire ancestral. « Le tissage, ce n’est pas juste du tissu. C’est une langue, une mémoire, une façon de raconter notre histoire », explique-t-il. Grâce à des partenariats avec des designers algériens de la diaspora, ses créations s’exportent aujourd’hui jusqu’à Paris et Montréal. En 2023, Tiss’Algérie a été sélectionné par l’UNESCO dans le cadre du programme “Jeunes Gardiens du Patrimoine”. Une reconnaissance qui montre que tradition et modernité peuvent cohabiter, et même se nourrir l’une de l’autre. La culture comme outil d’émancipation Pour beaucoup, l’engagement culturel est aussi une manière de revendiquer des droits, de briser les tabous. À Annaba, l’association Femmes en Scène organise depuis 2020 un festival de théâtre féministe. Sa fondatrice, Samira Z., 34 ans, explique : « On donne la parole à celles qu’on n’écoute jamais. » Le festival met en lumière des pièces écrites et jouées par des femmes, souvent issues de milieux populaires. Les thèmes abordés vont des violences domestiques à l’émancipation sexuelle, en passant par les luttes sociales. « Ce n’est pas toujours facile. On reçoit des menaces. Mais on tient bon. » En quatre éditions, le festival a attiré plus de 15 000 spectateurs et donné naissance à plusieurs troupes de théâtre indépendantes. Une preuve que l’art peut être un levier de transformation sociale puissant. Un souffle nouveau, mais fragile Malgré l’énergie et la créativité, les obstacles restent nombreux. Manque de financements, lourdeurs administratives, censure implicite… Les jeunes leaders culturels avancent souvent à contre-courant. « Il faut être prêt à tout faire soi-même. À se battre pour chaque autorisation, chaque soutien », confie Nour, de retour à Alger. Mais la détermination est là. Et elle se transmet. Dans les écoles, les cafés, les places publiques, une autre Algérie culturelle émerge. Elle est jeune, libre, audacieuse. Et elle ne demande qu’à être entendue. Alors, ces visages qui façonnent la culture algérienne de demain réussiront-ils à inscrire leur empreinte dans le marbre de l’histoire, ou seront-ils condamnés à l’éphémère ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Portraits de jeunes leaders de la économie au Mali À l’ombre des baobabs et au cœur du tumulte de Bamako, une génération silencieuse est en train de changer le destin économique du Mali. Ils n’ont pas encore trente-cinq ans, mais ils dirigent déjà des entreprises, développent des technologies, créent des emplois. Ils n’attendent plus que le monde les découvre. Voici les visages de cette jeunesse qui redéfinit les règles du jeu. Une nouvelle génération d’entrepreneurs audacieux Dans un petit bureau du quartier ACI 2000, Mariam Diallo, 29 ans, pianote sur son ordinateur portable. Elle dirige une start-up de services financiers numériques qui permet aux commerçants des marchés de Bamako de recevoir des paiements via mobile money. “Je voulais que les femmes comme ma mère puissent vendre leurs produits sans dépendre du cash”, explique-t-elle, les yeux brillants. Le Mali, souvent perçu à travers le prisme de ses défis sécuritaires, abrite pourtant un écosystème entrepreneurial en pleine ébullition. En 2023, plus de 1 500 nouvelles entreprises ont été enregistrées par des jeunes de moins de 35 ans, selon l’Agence pour la Promotion des Investissements (API-Mali). Parmi eux, Cheick Koné, 32 ans, a lancé une entreprise de transformation de mangues à Sikasso. “Chaque saison, des tonnes de fruits pourrissent faute de débouchés. J’ai décidé d’agir”, dit-il. Aujourd’hui, son unité emploie 25 personnes et exporte vers la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Des idées nées dans la rue, mûries à l’université Beaucoup de ces jeunes leaders ont grandi dans des conditions modestes. Leurs idées sont souvent nées de l’observation du quotidien. “Je voyais les enfants marcher des kilomètres pour aller à l’école, alors j’ai pensé à créer une solution de transport scolaire abordable”, raconte Awa Traoré, 27 ans, fondatrice de FasoBus, un service de minibus communautaires à Bamako. La plupart ont été formés localement. L’Université de Bamako, l’Institut Africain de Management ou encore le Centre de Leadership et d’Entrepreneuriat du Mali (CLE-Mali) ont vu passer ces talents. “Ils ne cherchent pas à fuir le pays. Ils veulent le transformer”, affirme Mahamadou Sissoko, professeur d’économie à l’ENA de Bamako. Le numérique joue un rôle central. Grâce à l’accès croissant à Internet — 38 % des Maliens sont désormais connectés — les jeunes entrepreneurs s’inspirent de modèles venus du Nigeria, du Kenya ou du Ghana. Ils adaptent ensuite ces idées au contexte local. Des femmes en première ligne Contrairement aux idées reçues, les femmes sont nombreuses à prendre les rênes de cette révolution économique. Selon une étude de la Banque Mondiale, 42 % des start-ups dirigées par des jeunes au Mali sont fondées ou co-fondées par des femmes. Fatoumata Sangaré, 33 ans, a lancé une plateforme de vente de produits artisanaux fabriqués par des femmes rurales. “Je veux que nos tissus, nos bijoux, nos savons naturels soient visibles dans le monde entier”, dit-elle. Sa plateforme, MaliCréa, a déjà permis à plus de 300 artisanes de vendre en ligne. Ces femmes doivent cependant affronter des obstacles spécifiques : normes sociales, accès limité au financement, manque de mentorat. Mais elles avancent, soutenues par des réseaux comme Women in Tech Mali ou le programme SheTrades de l’ITC. Le défi du financement L’un des plus grands obstacles reste l’accès au capital. Les banques traditionnelles exigent souvent des garanties inaccessibles pour les jeunes. “J’ai frappé à toutes les portes. On me demandait des titres fonciers que je n’avais pas”, se souvient Oumar Keita, fondateur d’une entreprise de recyclage à Ségou. Face à cela, des alternatives émergent. Des fonds d’investissement comme le Mali Start-Up Fund ou des plateformes de financement participatif commencent à combler le vide. En 2022, plus de 3 milliards de francs CFA ont été injectés dans des projets portés par des jeunes. Le gouvernement tente aussi d’agir. Le Programme National pour l’Entrepreneuriat des Jeunes (PNEJ) a permis de financer plus de 800 micro-entreprises depuis sa création. Mais le besoin reste immense. Une vision ancrée dans le local, tournée vers l’Afrique Ce qui frappe chez ces jeunes leaders, c’est leur attachement au territoire. “Je n’ai jamais rêvé de partir. Mon rêve, c’est de réussir ici”, affirme Aminata Diarra, créatrice d’une marque de cosmétiques bio à partir de beurre de karité produit à Kayes. Leur ambition dépasse pourtant les frontières. Beaucoup visent le marché ouest-africain. “Nos produits doivent circuler librement dans la CEDEAO. Le Mali ne peut pas se développer seul”, soutient Idrissa Coulibaly, ingénieur en agroalimentaire. Ils sont aussi de plus en plus présents dans les salons internationaux, les concours de start-ups, les incubateurs panafricains. Leur discours est clair : le Mali est prêt à prendre sa place dans l’économie numérique africaine. Un avenir incertain, mais une énergie contagieuse Rien n’est joué. L’instabilité politique, les coupures d’électricité, l’insécurité dans certaines régions freinent les ambitions. Mais ces jeunes avancent, portés par une foi inébranlable dans leur capacité à changer les choses. “On ne peut pas attendre que tout soit parfait. On doit commencer avec ce qu’on a”, dit sobrement Mariam Diallo, en refermant son ordinateur. Autour d’elle, quatre jeunes stagiaires discutent d’une nouvelle fonctionnalité pour leur application mobile. Ils ne sont pas encore célèbres. Mais ils façonnent déjà un nouveau récit pour le Mali. Celui d’un pays où les idées naissent dans les rues de Bamako, se développent dans des garages, et finissent par changer des vies. La question est désormais simple : le monde est-il prêt à écouter ces voix venues du Sahel ? #### Portraits de jeunes leaders de la économie au Ouganda Dans les ruelles animées de Kampala, entre les klaxons des boda-bodas et les éclats de voix des marchés, une nouvelle génération de jeunes Ougandais réinvente les codes de l’économie. Ils n’ont pas attendu l’autorisation de réussir. Ils ont simplement décidé que le moment était venu. Leurs idées bousculent les traditions, leurs entreprises attirent les regards, et leurs voix commencent à compter. Qui sont ces jeunes leaders qui façonnent l’avenir économique du pays, parfois dans l’ombre, souvent à contre-courant ? Une jeunesse en éveil face aux défis économiques Le taux de chômage des jeunes au Ouganda dépasse les 13 %, selon les derniers chiffres de la Banque mondiale. Pourtant, cette statistique ne dit rien de l’énergie qui bouillonne dans les quartiers populaires de Kampala, Gulu ou Mbarara. Là, une jeunesse connectée, éduquée et audacieuse refuse de rester spectatrice. « On nous a souvent dit que l’économie, c’était pour les anciens, pour les élites. Mais aujourd’hui, on comprend que c’est notre terrain de jeu aussi », confie Sarah Nambassa, 27 ans, fondatrice d’une plateforme de e-commerce dédiée aux produits artisanaux ougandais. En deux ans, son entreprise a généré plus de 200 000 dollars de chiffre d’affaires et emploie désormais 15 personnes. Ce réveil entrepreneurial s’appuie sur plusieurs facteurs : une population jeune (plus de 75 % des Ougandais ont moins de 30 ans), une pénétration croissante d’Internet (près de 50 % en 2023), et une volonté farouche de transformer les obstacles en opportunités. Les techpreneurs : l’innovation comme moteur À 31 ans, Moses Kintu incarne cette génération de techpreneurs qui mise sur l’innovation locale. En 2020, il a lancé AgriLink, une application mobile qui connecte directement les petits producteurs agricoles aux marchés urbains. « Les agriculteurs perdaient jusqu’à 40 % de leurs récoltes faute de débouchés. J’ai voulu créer un pont entre eux et les consommateurs », explique-t-il. AgriLink revendique aujourd’hui plus de 12 000 utilisateurs actifs et a permis à certains producteurs de tripler leurs revenus. L’application a été primée par l’Union africaine et attire désormais des investisseurs kenyans et nigérians. « Ce n’est pas la Silicon Valley ici, mais on a des idées et on comprend nos réalités mieux que personne », affirme Moses avec un sourire. Pour lui, l’avenir de l’économie ougandaise passe par une tech inclusive, ancrée dans les besoins locaux. Femmes leaders : casser les plafonds de verre Dans un pays où les femmes représentent plus de la moitié de la population active mais moins de 20 % des propriétaires d’entreprises formelles, certaines n’hésitent plus à bousculer les normes. Rebecca Atwine, 29 ans, a fondé une entreprise de recyclage de plastique à Jinja. « J’ai grandi près du Nil, et voir les déchets s’accumuler m’a brisé le cœur. J’ai voulu faire quelque chose de concret », raconte-t-elle. Son entreprise transforme chaque mois plus de 10 tonnes de plastique en matériaux de construction écologiques, tout en employant une majorité de femmes issues de milieux défavorisés. Elle a récemment été invitée à intervenir à l’Université Makerere pour inspirer d’autres jeunes femmes. « Le plus dur, ce n’est pas de monter une entreprise, c’est de convaincre qu’une femme peut diriger. Mais une fois qu’on le fait, on ne revient pas en arrière », dit-elle avec détermination. La finance inclusive, un levier de transformation Un autre visage de cette jeunesse en mouvement, c’est celui de Brian Okello, 26 ans, fondateur de FinBridge, une fintech spécialisée dans les microcrédits pour les populations non bancarisées. « Au Ouganda, plus de 60 % des adultes n’ont pas accès à un compte bancaire. C’est un frein énorme pour l’entrepreneuriat », explique-t-il. FinBridge utilise un système d’évaluation de crédit basé sur les données mobiles et les historiques de paiement d’électricité ou d’eau. En moins de trois ans, la startup a accordé plus de 5 000 microprêts, avec un taux de remboursement de 91 %. « On ne prête pas seulement de l’argent, on redonne de la dignité », résume Brian. Son ambition ? Étendre son modèle à toute l’Afrique de l’Est d’ici 2026. Entre tradition et modernité : valoriser les savoirs locaux Le renouveau économique ougandais ne se limite pas aux technologies. Il s’enracine aussi dans la culture, les savoir-faire ancestraux et les produits du terroir. C’est le pari de Lillian Kaggwa, 30 ans, qui a lancé une marque de cosmétiques bio à base d’ingrédients locaux comme le beurre de karité, l’huile de moringa ou le miel de forêt. « Nos grands-mères savaient soigner la peau mieux que n’importe quelle crème importée. Je veux remettre ces savoirs au goût du jour », affirme-t-elle. En moins d’un an, sa marque est distribuée dans trois pays d’Afrique de l’Est et attire l’attention de la diaspora ougandaise en Europe. Au-delà du business, Lillian milite pour une économie plus enracinée : « On peut être moderne sans renier nos racines. C’est même notre plus grande force. » Un écosystème encore fragile, mais en pleine mutation Malgré leur dynamisme, ces jeunes leaders évoluent dans un environnement complexe. Accès limité au financement, infrastructures défaillantes, bureaucratie pesante : les obstacles ne manquent pas. Pourtant, beaucoup refusent de se laisser freiner. « On n’attend plus que l’État vienne nous sauver. On construit nos propres chemins », lance David Musoke, cofondateur d’un espace de coworking à Entebbe. Il accueille chaque mois plus de 200 jeunes entrepreneurs, développeurs ou freelances. « L’écosystème commence à se structurer. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est plus de collaboration, plus de visibilité. » Des initiatives comme le Youth Startup Academy, soutenue par la Corée du Sud, ou le programme d’incubation de l’Université de Makerere, montrent que les lignes bougent. Mais le chemin reste long. Ces jeunes leaders ne cherchent pas la gloire. Ils cherchent à prouver que l’économie ougandaise peut se réinventer par sa jeunesse, pour sa jeunesse. Et si c’était là le vrai visage de l’avenir ? #### Portraits de jeunes leaders de la environnement au Namibie Le vent souffle fort sur les plaines arides de la Namibie. Entre dunes rouges et savanes dorées, une nouvelle génération se lève, portée non pas par la force des armes ou des slogans, mais par la conviction que la nature est un héritage à défendre. Ils n’ont pas trente ans, mais déjà, ils changent le visage de la lutte environnementale dans leur pays. Une jeunesse éveillée face à l’urgence climatique « On ne peut plus attendre. Le désert avance, les pluies reculent. Si nous ne faisons rien, il ne restera que le sable », affirme Tuhafeni Amukoto, 27 ans, fondateur de Green Roots Namibia, une ONG locale basée à Windhoek. Comme lui, des dizaines de jeunes Namibiens ont décidé de ne pas rester spectateurs. Dans un pays où plus de 70 % du territoire est semi-aride, les effets du changement climatique sont visibles à l’œil nu : les nappes phréatiques s’assèchent, les récoltes diminuent, et les communautés rurales sont de plus en plus vulnérables. En 2023, une étude du ministère de l’Environnement a révélé que la température moyenne en Namibie avait augmenté de 1,2 °C en seulement trois décennies. « Ce n’est pas une abstraction pour nous. C’est notre quotidien », insiste Tuhafeni. Des projets locaux, un impact global À Swakopmund, au bord de l’Atlantique, une autre voix s’élève : celle de Lize Eises, 24 ans, biologiste marine et militante écologique. Elle a lancé Ocean Echo, une initiative de sensibilisation des jeunes à la pollution plastique sur les côtes namibiennes. « Chaque marée ramène des centaines de déchets. Ce que nous consommons à Windhoek finit dans l’océan. Il fallait agir », explique-t-elle. Grâce à ses campagnes de nettoyage et ses ateliers dans les écoles, Lize a mobilisé plus de 3 000 jeunes en deux ans. Son initiative a même été repérée par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), qui l’a invitée à la Conférence des jeunes pour le climat à Nairobi. « J’ai compris que notre combat à Swakopmund rejoignait celui des jeunes du monde entier », confie-t-elle avec fierté. Réconcilier traditions et écologie Dans le nord du pays, à proximité de la région d’Omusati, un autre visage de cette jeunesse engagée émerge : celui de Ndapewa Kuutondokwa, 29 ans, issue de la communauté Owambo. Elle travaille à réconcilier les pratiques ancestrales avec les exigences de la conservation moderne. « Nos grands-parents savaient vivre avec la nature. Mais ces savoirs se perdent. Je veux les transmettre, les adapter », dit-elle. Avec son collectif EcoHeritage, elle organise des cercles intergénérationnels, où anciens et jeunes discutent de la gestion durable des ressources : agriculture sans pesticides, préservation des points d’eau, fabrication de savons naturels à base de plantes locales. Son approche a séduit plusieurs écoles rurales, qui ont intégré ces pratiques dans leur programme. « Les enfants apprennent à cultiver sans nuire à la terre. C’est plus qu’une leçon de biologie, c’est une leçon de vie », souligne un enseignant de l’école d’Oshikuku. Technologie verte et innovation locale À Katutura, quartier populaire de Windhoek, le bruit des imprimantes 3D se mêle aux discussions animées d’un petit groupe de jeunes. Ici, dans un ancien garage transformé en laboratoire, vit le projet EcoTechLab, fondé par Michael Shikongo, 25 ans, ingénieur autodidacte. « On récupère les déchets électroniques, on les démonte, et on crée des objets utiles : filtres à eau, lampes solaires, systèmes d’irrigation low-cost », explique-t-il, les yeux brillants. L’idée est simple : rendre la technologie accessible et durable. Depuis son lancement en 2021, EcoTechLab a formé plus de 150 jeunes, dont beaucoup n’avaient pas accès à l’université. « Ils repartent avec des compétences concrètes et une conscience écologique. C’est ça, l’avenir », affirme Michael. Le projet a récemment obtenu un micro-financement du Fonds pour l’innovation verte en Afrique australe, permettant d’ouvrir deux nouveaux ateliers dans les régions de Kavango et d’Erongo. Mobiliser par l’art et la culture À Lüderitz, ville portuaire au charme colonial, une voix s’élève d’une manière différente. Celle de Kesia Uiras, 22 ans, slameuse et poétesse. Elle utilise la scène pour dénoncer la déforestation, la pollution et l’inaction politique. « Les mots frappent là où les chiffres échouent », dit-elle. Ses textes, poignants, évoquent les arbres qu’on abat, les rivières qui meurent, et les enfants qui grandissent sans connaître la pluie. Lors d’un festival local, elle a ému aux larmes un public de pêcheurs et de touristes. Avec son collectif Art4Earth, elle organise des performances dans les quartiers défavorisés, mêlant musique, peinture et théâtre. « L’écologie, ce n’est pas que pour les scientifiques. C’est une affaire de cœur, de culture », affirme-t-elle. Des défis immenses, un espoir tenace Bien sûr, tout n’est pas simple. Le manque de financements, l’indifférence des autorités, et parfois même l’hostilité de certaines communautés freinent ces élans. Mais les jeunes leaders namibiens ne baissent pas les bras. « On nous dit souvent qu’on est trop idéalistes. Mais si on n’imagine pas un autre futur, qui le fera ? », lance Tuhafeni, le regard tourné vers l’horizon. Pour lui, comme pour tant d’autres, l’engagement écologique est une urgence, mais aussi une promesse : celle d’un pays qui choisit la vie plutôt que l’épuisement. En Namibie, la jeunesse ne se contente plus de rêver. Elle plante, elle nettoie, elle crée, elle parle. Et peut-être, dans ce souffle nouveau, se trouve la clé d’un avenir plus juste, plus vert, plus vivant. Mais la question demeure : le monde écoutera-t-il ces voix venues du désert, avant qu’il ne soit trop tard ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Pourquoi Algérie devient un acteur clé de la environnement africaine Le vent souffle fort sur les hauts plateaux du Tell, soulevant des tourbillons de poussière rouge. Au loin, des panneaux solaires scintillent sous le soleil implacable. Ici, dans le silence du désert algérien, une transformation silencieuse est en cours. L’Algérie, longtemps associée à ses ressources fossiles, s’impose désormais comme un acteur incontournable de la transition écologique en Afrique. Un géant énergétique en mutation Depuis des décennies, l’Algérie s’est construite sur l’exploitation de ses vastes réserves de gaz naturel et de pétrole. Le pays est le premier exportateur de gaz en Afrique et le troisième producteur de pétrole du continent. Mais aujourd’hui, une autre ambition émerge : celle de devenir un moteur de la transition énergétique. “Nous avons compris que notre avenir ne peut plus dépendre uniquement des hydrocarbures,” affirme Leïla Benmoussa, ingénieure en énergie renouvelable à Oran. “L’Algérie a un potentiel solaire immense, et il est temps de l’exploiter.” Avec plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an, le pays figure parmi les régions les plus ensoleillées du monde. Une étude de la Commission africaine de l’énergie estime que l’Algérie pourrait produire plus de 13 000 TWh d’énergie solaire par an, soit plus de 40 fois sa consommation actuelle d’électricité. Le Sahara, une mer de lumière Dans le sud algérien, à Adrar, des milliers de panneaux solaires tapissent le sol aride. Le projet solaire de Hassi R’Mel, l’un des plus vastes du continent, alimente désormais des dizaines de milliers de foyers. Et ce n’est qu’un début. Le gouvernement a lancé un plan ambitieux : installer 15 000 MW de capacité solaire d’ici 2035. Ce programme, baptisé “Solar 1000”, prévoit la construction de plusieurs centrales solaires réparties sur tout le territoire. “Le désert est notre avenir,” déclare Mourad Ziani, coordinateur du projet à Hassi R’Mel. “Nous transformons une contrainte géographique en opportunité stratégique.” Selon l’Agence internationale de l’énergie, l’Algérie pourrait devenir un fournisseur majeur d’électricité verte pour l’Europe via des câbles sous-marins reliant le Maghreb à l’Espagne et à l’Italie. Une diplomatie verte qui s’affirme Sur la scène internationale, l’Algérie adopte un ton nouveau. Lors du sommet africain sur le climat à Nairobi en 2023, le ministre de l’Environnement algérien a surpris en annonçant un fonds de 100 millions de dollars pour soutenir des projets écologiques dans le Sahel. “L’Algérie veut jouer un rôle de leader, pas seulement en Afrique du Nord, mais sur tout le continent,” analyse Fatoumata Diallo, chercheuse sénégalaise en géopolitique environnementale. “Elle comprend que l’environnement est devenu un levier d’influence et de coopération.” Le pays a également renforcé sa coopération avec le Nigeria, le Niger et le Mali dans le cadre de l’Initiative de la Grande Muraille Verte, un projet panafricain de reboisement visant à lutter contre la désertification. Des villes qui respirent à nouveau À Alger, les embouteillages sont toujours là, mais l’air est un peu plus respirable. Depuis 2021, la capitale teste des bus électriques et des zones à faibles émissions. Des toits végétalisés apparaissent sur les immeubles du centre-ville, tandis que les parcs urbains sont réhabilités. “On sent que quelque chose change,” confie Nassim, un jeune architecte. “Il y a une prise de conscience, surtout chez les jeunes. On veut des villes plus propres, plus vertes.” Le gouvernement a lancé un programme de reforestation urbaine, avec l’objectif de planter 10 millions d’arbres d’ici 2027. Un projet soutenu par des ONG locales et des écoles, dans une dynamique participative inédite. Une jeunesse mobilisée Dans les universités, les amphis débordent lors des conférences sur le climat. Des start-up vertes émergent à Constantine, Tlemcen ou Béjaïa. L’une d’elles, “Green Sahara”, fabrique des briques écologiques à partir de sable et de déchets plastiques recyclés. “On ne veut plus attendre que les solutions viennent d’en haut,” explique Samira, 24 ans, fondatrice de la start-up. “On veut créer un modèle algérien de développement durable.” Les mouvements écologistes gagnent en visibilité. En 2022, plus de 200 manifestations et actions citoyennes ont été recensées à travers le pays, selon une étude de l’Observatoire maghrébin de l’environnement. Un chiffre en forte hausse par rapport aux années précédentes. Entre défis et promesses Mais tout n’est pas simple. La dépendance économique aux hydrocarbures reste forte : ils représentent encore 93 % des exportations du pays. Les infrastructures sont vieillissantes, et la bureaucratie freine de nombreux projets verts. “Le potentiel est là, mais il faut une volonté politique constante,” avertit Ahmed Tebbani, économiste à l’université d’Alger. “La transition écologique ne se décrète pas, elle se construit sur le long terme.” Le changement climatique, lui, n’attend pas. Le nord du pays subit des sécheresses de plus en plus sévères, tandis que les incendies de forêt ont ravagé plus de 100 000 hectares en 2021 et 2022. Pourtant, quelque chose semble avoir basculé. L’Algérie, forte de ses ressources, de son ensoleillement et de ses compétences, pourrait bien devenir l’un des pivots de la renaissance écologique africaine. Mais la question demeure : le pays saura-t-il transformer cette promesse en réalité durable, pour lui-même et pour tout un continent en quête d’équilibre ? Pour approfondir sur economie en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. PIB des pays africains business rentables en Afrique pays les plus riches d'Afrique #### Pourquoi est-il maintenant temps de prendre au sérieux la présence en ligne de votre entreprise ? C’est de notoriété publique, une présence en ligne est un must. Aujourd’hui, la technologie change rapidement le comportement des consommateurs et la façon dont les affaires sont menées ; Pourtant, de nombreuses entreprises n’ont pas encore de présence en ligne. Nous avons exposé deux raisons principales pour lesquelles il est maintenant temps de prendre au sérieux la présence en ligne de votre entreprise. Le digital joue aujourd’hui une place cruciale dans le développement de votre marque. Outre la création d’un site Web, il faudra également penser à la création de son contenu afin d’améliorer son référencement. Et dans cette optique des professionnels comme redacteur-francais.com peuvent vous aider à rédiger vos articles. Croissance numérique en Afrique du Sud Près de 50 % de notre population totale a accès à Internet. 24 % sont des utilisateurs actifs des médias sociaux ; 156 % ont accès à des abonnements mobiles. 18 % accèdent aux médias sociaux via des appareils mobiles. Nous ne pouvons que nous attendre à voir une augmentation du nombre de Sud-Africains ayant accès à Internet. Voici une vidéo parlant de l’accès à Internet en Afrique : Internet abordable pour tous les Sud-Africains Le plan d’infrastructure national de l’Afrique du Sud  définit les objectifs du gouvernement concernant les technologies de communication et la fourniture d’un haut débit abordable à tous les ménages. Bien qu’il y ait certainement des défis à relever pour atteindre ces objectifs, quiconque regarde les médias pour des rapports sur les progrès des gouvernements reconnaîtra les réalisations importantes et les étapes franchies vers la réalisation de ces objectifs. Alors que les appareils à large bande et mobiles deviennent plus abordables pour les Sud-Africains, les propriétaires d’entreprise devraient désormais mettre en œuvre des stratégies qui garantissent une présence en ligne active qui vous permettra de rivaliser avec vos concurrents pour l’attention et la fidélité de vos clients. Une présence en ligne compétitive nécessite une stratégie continue pour bien se classer dans les pages de résultats de recherche Google afin que Google puisse servir vos pages Web au lieu de vos concurrents, c’est un autre sujet pour un autre blog. Un site Web est un must absolu Vous vous souvenez de l’époque où le fait d’avoir une ligne fixe donnait à toute entreprise une forme de crédibilité et de confiance ? Un site Web fait la même chose pour votre entreprise. C’est votre bien immobilier en ligne qui ajoute un niveau de confiance aux clients nouveaux et existants. Un autre must est de vous assurer que votre site Web est réactif aux appareils mobiles. Les gens n’ont plus la patience de faire défiler et de zoomer pour lire le contenu de votre site Web et quitteront rapidement votre site Web à la recherche d’un autre site Web réactif. Si votre entreprise ne peut pas se permettre le coût d’un site Web, passez du temps à apprendre à créer votre propre site Web WordPress ou essayez WIX qui propose des sites Web gratuits pouvant être personnalisés en fonction de votre entreprise. Nous recommandons toutefois un site Web auto-hébergé pour les économies de coûts à long terme et pour la flexibilité qu’il offre par rapport à un site Web hébergé par WordPress ou Wix. #### Pourquoi l’Afrique a besoin d’un nouveau système financier ? Plusieurs pays africains espèrent un allégement de la dette alors que le coronavirus frappe leurs économies. Mais, peut-être, ils doivent d’abord construire leur propre système financier avec l’aide de la diaspora africaine. Les ministres des Finances africains suivront de près ce qui se passe en Zambie. Fin septembre, le pays sud-africain a déclaré vouloir parler à ses créanciers d’un retard temporaire dans le service de ses dettes. Les détenteurs d’obligations libellées en euros ont été invités à lui faire savoir avant le 20 octobre ce qu’ils pensaient de l’idée. Trois jours seulement après l’annonce, S&P Global Ratings, la plus grande des agences de notation internationales, a abaissé la note de crédit du pays. La Zambie est actuellement confrontée à des difficultés importantes pour respecter ses obligations commerciales et est probablement un précurseur d’un manquement aux obligations commerciales. Dette, récession, absence de plans de relance Les analystes examinent attentivement chaque cas individuel. Mais la question clé est toujours: qu’en est-il de la capacité d’un pays à rembourser ses dettes envers les créanciers privés ? La cote de crédit de la Zambie était déjà faible avant la révision à la baisse, avec des paiements d’intérêts élevés pour assurer le service de sa dette, nuisant à la capacité de remboursement du pays. Sur chaque dollar que le pays gagne, il doit dépenser 46 cents uniquement en paiements d’intérêts. Ci-dessous une vidéo parlant des dettes africaines : La récession causée par la pandémie COVID-19 frappe plus durement les pays africains que d’autres. Ils n’ont pas les moyens d’amortir le choc avec des programmes d’aide valant des milliards. Dans le même temps, la demande mondiale pour leurs matières premières s’effondre. Et les envois de fonds, l’argent que les Africains vivant à l’étranger envoient chez eux, diminuent également. Les pays du G20 ont offert un certain allégement de la dette à l’Afrique subsaharienne. Mais le Kenya et d’autres pays craignent qu’un tel allégement puisse nuire à leur cote de crédit, comme cela s’est produit avec la Zambie. Réparer la responsabilité et les fardeaux du passé L’allégement de la dette échouera toujours à moins qu’il n’y ait aussi des réformes à long terme, dans la gouvernance, la lutte contre la corruption, la transparence et le cadre politique général. Même si le soutien en période de pandémie a du sens, les pays eux-mêmes sont toujours au centre de la solution. Cependant, les causes de la dette sont plus anciennes que les gens ne le pensent et remontent au-delà de l’indépendance des puissances coloniales. Pendant cinq siècles, la relation de l’Afrique avec le capital l’a placée dans une position très désavantageuse en ce qui concerne sa relation avec le crédit. Et les prêteurs ne se sont jamais préoccupés du développement économique local, mais plutôt de l’accès le plus économique aux matières premières africaines, dont les conséquences sont bien connues. Le Ghana, qui est l’un des pays les plus riches d’Afrique de l’Ouest, dépense cinq fois plus pour le remboursement de la dette que pour son système de santé. #### Pourquoi l’Afrique devient un acteur plus important dans l’économie mondiale ? Depuis plus d’un siècle, les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique étaient presque exclusivement axés sur l’extraction et l’exportation de ressources naturelles. Mais depuis le tournant du millénaire, l’élan a changé, et au cours des dernières années, la tendance s’est finalement inversée. Les investisseurs mondiaux viennent maintenant en Afrique plus souvent pour la promesse de son peuple que pour ses propriétés physiques.
 Ce qu’il faut retenir Depuis plus d’un siècle, les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique étaient presque exclusivement axés sur l’extraction et l’exportation de ressources naturelles. Mais depuis le tournant du millénaire, l’élan a changé, et au cours des dernières. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Partenaires commerciaux de l’AfriqueActualités Afrique Le pétrole et les mines comptent désormais pour une minorité des entrées de capitaux à long terme, avec davantage d’investisseurs axés sur les télécommunications, la vente au détail et les services. Les industries extractives ont représenté plus de la moitié des IDE une seule fois au cours des sept dernières années, selon une base de données des nouveaux investissements maintenue par les professionnels d’EY. Une destination plus attractive Mais les tendances à long terme mesurées sur des décennies plutôt que sur des années montrent que les pays africains sont désormais des destinations d’investissement plus attrayantes. Tout cela se passe dans la dernière région du monde offrant un dividende démographique : l’Afrique subsaharienne sera bientôt le seul endroit avec des taux de natalité au niveau de remplacement ou plus. Voici la liste des lieux où investir : Les nouvelles chaînes de valeur qui se développent s’appuient sur les plateformes de télécommunications, l’agroalimentaire et l’énergie. Mais l’évolution à l’écart des industries extractives n’est pas seulement fonction de l’amélioration du climat d’investissement en Afrique subsaharienne, par exemple, les industries extractives représentent une part plus faible de l’investissement total, mais le taux augmente et diminue en réponse aux prix du pétrole. Les pays ailleurs dans le Sud global sont devenus plus développés, avec des coûts de main-d’œuvre plus élevés et des marchés de consommation en maturation qui suggèrent des rendements à long terme plus faibles là-bas. Une croissance du PIB attendue Les perspectives économiques à court terme de l’Afrique subsaharienne étaient décidément mitigées, avant même que le coronavirus ne commence à étrangler l’économie mondiale. La croissance du PIB devait croître à un taux de 3,6 % en 2020, selon les prévisions du Fonds monétaire international, un point décimal supérieur à la prévision mondiale, mais ensuite, cela a été ramené à une contraction de 1,6 %. Le fardeau de la dette est en augmentation, étant donné que de nombreux pays africains de premier plan ont été accueillis sur les marchés mondiaux des euro, obligations dans les années 2010 et ont accepté des prêts bilatéraux, souvent à des taux d’intérêt inférieurs à ceux du financement commercial, mais supérieurs à ceux pratiqués par les multilatéraux. Les ratios dette/PIB revenaient aux niveaux observés au début des années 2000, avant un important cycle d’allégement de la dette du Club de Paris, un groupe de 22 créanciers souverains occidentaux. En 2020, le déficit budgétaire national moyen était de 4 %, supérieur à la norme recommandée de 3 %. #### Pourquoi l’Internet mobile est-il si cher dans certains pays africains ? Au Malawi, les gens paient environ 87 % du revenu national brut par habitant pour 1 Go de données mobiles. Les Rwandais ne paient que 2 %. Pourquoi un tel écart ? Ce n’est qu’en Amérique que les données mobiles sont plus chères Les coûts sont un défi pour la plupart des Africains. En moyenne, les fournisseurs africains facturent 3,30 dollars par gigaoctet, comme le montre une enquête mondiale du fournisseur britannique Cable UK. Seul le continent américain a des prix plus élevés. Étant donné que les revenus en Afrique sont bas et que les prix des téléphones mobiles sont généralement assez élevés, si les gens expriment cela dans un rapport, la différence devient encore plus grande. Par cette mesure, les prix en Afrique sont donc beaucoup plus élevés que dans d’autres parties du monde, et surtout par rapport aux pays industrialisés. La tendance est néanmoins à un ajustement positif. Cela devient plus abordable dans la plupart des régions d’Afrique, surtout si vous regardez le prix des données par rapport au revenu national brut par habitant. Le Malawi en est un exemple concret Le Malawi est un exemple extrême de prix gonflés. Un gigaoctet de données mobiles ici coûte en moyenne 27,41 dollrs, selon Cable UK. Les Nations Unies recommandent que cette quantité de données ne coûte pas plus de 2 % du revenu national brut par habitant. Au Malawi, le coût équivalent est de 87 %. Voici une vidéo relatant ces faits : Les prix du Bénin et du Tchad s’écartent également considérablement de la recommandation de l’ONU. Là aussi, l’Internet mobile est bien plus cher qu’il ne serait approprié compte tenu de la puissance économique du pays. De nombreuses raisons aux prix élevés Un facteur de coût majeur pour les fournisseurs est l’infrastructure. Ils ont dû passer de la 2G à la 3G à la 4G et maintenant à la 5G. Cela nécessite des investissements constants, qui doivent être refinancés. De plus, en Afrique, de nombreuses régions sont difficiles d’accès, il est particulièrement coûteux d’y installer des infrastructures. S’il n’y a qu’un ou deux fournisseurs dans un pays, ils sont peu incités à baisser les prix. Un troisième facteur est beaucoup plus difficile à prouver avec les données. Les prix des téléphones portables dépendent également des politiques de chaque pays. Le gouvernement est-il prêt à aider les fournisseurs ? Le gouvernement est-il prêt à rendre l’accès plus abordable pour le grand public et à aider à couvrir et cela change d’un pays à l’autre ? Espoir d’amélioration au Malawi En août, le gouvernement du Malawi a annoncé une première étape pour relancer le marché. Le président Lazarus Chakwera a l’intention de délivrer une licence à un opérateur tiers aux côtés d’Airtel Malawi et de TNM. Cela est lié à l’espoir que les données mobiles deviendront enfin plus abordables. Les gens n’auront alors plus à se demander s’ils peuvent se permettre d’utiliser un smartphone à tout moment. #### Pourquoi le blackjack est-il aussi populaire ? Le blackjack est un jeu légendaire au casino. La majorité des casinos en ligne regorgent de joueurs s’affrontant sur un blackjack tableau. Ce jeu doit sa popularité à certaines de ses caractéristiques intéressantes. Découvrez ici quelques raisons pour lesquelles le blackjack est aussi populaire. Ce qu’il faut retenir Le blackjack est un jeu légendaire au casino. La majorité des casinos en ligne regorgent de joueurs s’affrontant sur un blackjack tableau. Ce jeu doit sa popularité à certaines de ses caractéristiques intéressantes. Découvrez ici quelques raisons pour. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine La simplicité du blackjack Ce jeu de cartes se caractérise plus par sa simplicité en comparaison aux autres jeux comme le baccarat et le poker. Le blackjack est simple à maîtriser. Les règles qui l’encadrent sont aisées à assimiler en raison de leurs nombres réduits. Vous n’aurez pas donc besoin de suivre une formation ou un cours particulier pour savoir comment y jouer. Cependant, précisons qu’il existe également des stratégies et règles de blackjack en ligne pouvant vous aider à vite démarrer. Découvrez juste ici le jeu de blackjack si vous souhaitez y jouer immédiatement. L’offre de promotions et de tournois Presque dans tous les jeux de casinos mobiles, des bonus de bienvenue sont offerts aux nouveaux joueurs, leur permettant d’améliorer leurs compétences et leurs chances de gagner. Ils leur servent également à augmenter leur bankroll. Il en va également ainsi pour le jeu de blackjack. Aussi, avec le temps ou pendant votre ascension dans le jeu, vous pouvez être invité par d’autres joueurs à un tournoi de blackjack. La majorité des tournois de blackjack ont lieu dans les week-ends ou sont des événements d’une journée. La prise de décisions au blackjack Il existe certains jeux de casino où vous n’êtes que spectateur après avoir misé. C’est le cas par exemple des machines à sous vidéo et de la roulette. A contrario, le jeu de blackjack offre une approche pratique de jeu en impliquant les joueurs. En effet, une fois la distribution de carte faite, les joueurs peuvent créer leurs propres mouvements. Peu importe le poste ou le rôle que vous occupez, que ce soit debout, frappé, doublé ou divisé, la décision vous appartient entièrement. Pour faire simple, vous êtes au cœur de l’action du jeu, raison pour laquelle le blackjack est considéré parmi les jeux pleins d’actions et d’implication. #### Pourquoi le conflit éthiopien au Tigray était évitable ? Pendant des années avant son renversement en 1991, l’armée nationale a été enfermée dans une guerre prolongée contre les mouvements rebelles dans le nord. Il était courant à l’époque d’entendre les médias d’État rapporter la capture ou la reprise de villes aux mains des forces rebelles. Le défilé des prisonniers de guerre faisait la une des journaux quotidiens. Cependant, vous entendriez une histoire complètement différente si vous aviez le courage de vous connecter aux émissions rebelles, qui étaient interdites, ou à la radio étrangère. Trente ans plus tard, les Éthiopiens ont été confrontés à un autre épisode de conflit armé interne dans le nord et se sont retrouvés à nouveau collés à la radio et à la télévision pour ne pas manquer les informations sur l’avancée et le retrait des forces armées. Élections et coronavirus Le 31 mars, le Conseil électoral national éthiopien a annoncé qu’en raison de la pandémie de COVID-19, les élections nationales ne se tiendraient pas comme prévu. La décision a donné lieu à une énigme constitutionnelle. La Constitution, semble-t-il, n’a pas de réponse définitive concernant le sort d’un titulaire dont le mandat prend fin avant la tenue d’une élection dans le pays. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Par conséquent, le parlement national a demandé l’avis de la Chambre de la fédération. Cette deuxième chambre du parlement fédéral éthiopien s’est prononcée en faveur de la prolongation du mandat de l’administration en place jusqu’aux prochaines élections. Mais tout le monde n’a pas appuyé la décision du gouvernement de demander conseil à la Chambre de la fédération. Ni avec la décision rendue par la Chambre. Le gouvernement de l’État de Tigray et un certain nombre d’autres partis d’opposition ont considéré cette décision comme un contrôle illégitime du pouvoir. Ils ont appelé à un dialogue national qui devrait conduire à la mise en place d’un gouvernement de transition. Intervention fédérale La Constitution permet au gouvernement fédéral d’intervenir dans les gouvernements des États. Cela va de la décision de donner des directives sur des questions qui sont normalement laissées au gouvernement de l’État à la révocation d’un gouvernement d’État et à la prise de ses responsabilités. Bien qu’une option constitutionnellement valide, et plus tentante une fois que Tigray a attaqué le Commandement du Nord, c’était une décision politiquement imprudente qui est lourde de conséquences désastreuses. Une intervention fédérale en Éthiopie n’est pas ce que nous voyons dans d’autres pays fédéraux, étant donné que certains gouvernements des États commandent une force lourdement armée sous la forme d’une force de police spéciale. L’État du Tigray compterait 250 000 miliciens et forces spéciales bien armés. Une intervention fédérale qui intervient dans ce contexte devient inévitablement un conflit armé, sinon une guerre civile. C’est pourquoi l’affirmation de l’administration actuelle selon laquelle elle poursuit une opération d’application de la loi tombe à plat face aux informations faisant état de missiles de roquettes et de bombardements aériens qui dominent l’actualité du conflit. Les actions et réactions des deux gouvernements révèlent les limites de la loi et de la violence pour apaiser les tensions intergouvernementales. #### Pourquoi le développement économique de l’Afrique met l’accent sur les questions fiscales et commerciales ? L’Afrique connaît des changements sociaux et économiques rapides, à commencer par le continent qui s’efforce de formaliser un accord de libre-échange à l’échelle de l’Afrique, qui a le potentiel de devenir la plus grande zone de libre-échange au monde. Les nations africaines déplacent également activement leurs économies de la dépendance aux matières premières extractibles vers une orientation plus large des biens et services qui comprend les télécommunications, les médias et les services financiers. Une énergie juvénile est un autre facteur, les trois quarts des habitants de l’Afrique ont actuellement 35 ans ou moins, le Forum économique mondial prévoyant que 40% des naissances dans le monde seront africaines d’ici 2050. Suivant le même calendrier, la population urbaine de l’Afrique devrait tripler de 2050, avec des villes intelligentes en cours de planification et de développement.  Commerce continental : sur le point de croître Un développement clé dans la région est l’arrivée de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA). Lancé en 2018 avec des réductions progressives du commerce à partir du 1er janvier 2021, le pacte vise à accélérer le commerce intra-africain et à renforcer la position commerciale de l’Afrique sur le marché mondial en renforçant la voix commune et l’espace politique de l’Afrique dans les négociations commerciales mondiales. L’accord vise également à sortir 30 millions de personnes de la pauvreté, à augmenter les revenus de 68 millions de personnes et à réduire les formalités administratives.  Voici une vidéo relatant ces faits : Avant l’AfCFTA, les entreprises souhaitant opérer sur tout le continent devaient naviguer dans un patchwork de huit pactes commerciaux différents, y compris le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA – 21 pays), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC – 16 pays), et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO—15 pays). Que signifie ces développements pour les entreprises ? Cela permettra un changement profond. Pouvoir traiter l’Afrique comme un marché unique devrait permettre d’énormes économies d’échelle. Cependant, dans le même temps, cela signifie que les grandes entreprises doivent examiner attentivement leur empreinte pour prendre des décisions concernant la rationalisation de leur chaîne d’approvisionnement. Par exemple, une grande entreprise multinationale peut aujourd’hui opérer avec une usine en Afrique australe, avec d’autres usines en Afrique de l’Ouest et en Afrique du Nord, des sites choisis dans chaque cas pour bénéficier des accords commerciaux régionaux antérieurs. Au fur et à mesure que l’AfCTFA prend forme, ces entreprises pourraient être en mesure de consolider leurs opérations pour desservir plus efficacement les marchés africains. La rationalisation nécessitera une analyse rigoureuse des gammes de produits, des chaînes d’approvisionnement et de la production. Les entreprises devront examiner de près non seulement les taux de droits de douane, mais aussi les règles d’origine. Ils devront également examiner attentivement les classifications des marchandises classées dans une série de positions tarifaires à six à huit chiffres. #### Pourquoi le fisc kenyan lorgne les réseaux sociaux ? Imaginez ceci : vous passez de bonnes vacances de Noël dans un endroit fabuleux à l’étranger. Vous entrez dans un restaurant chic et commandez un repas exquis. Et parce que vous avez une bande de fidèles abonnés sur les réseaux sociaux, vous décidez de prendre de bonnes photos du somptueux repas et de les partager. Sinon, comment les gens sauraient-ils que vous avez mangé de la nourriture que vos camarades de village n’ont jamais vue de leur vie et dont vous ne pouvez même pas prononcer le nom ? Mais au Kenya, il y a maintenant un autre suiveur caché, qui suit chaque pas que vous faites, chaque photo que vous publiez, chaque repas que vous mangez, chaque voiture que vous affichez, chaque maison que vous montrez. La caméra ne ment pas KRA dispose d’une équipe dédiée dont le travail, en dehors d’autres analyses de risque fondées sur le renseignement, consiste à examiner les modes de vie des contribuables ciblés. Cela peut dans certains cas impliquer de consulter les profils de médias sociaux d’individus ciblés. N’est-ce pas une atteinte à la vie privée des gens ? Non, a déclaré l’autorité. La KRA n’enfreint le droit à la vie privée de personne, car ce qu’elle publie est destiné à être visionné en public et sur les réseaux sociaux publics. Voici une vidéo en anglais parlant de l’économie dans le pays : Comment la KRA s’y prend-elle pour concilier le mode de vie d’une personne, tel qu’il est décrit sur les réseaux sociaux – avec sa conformité fiscale ? Après tout, les biens ou les biens qu’ils présentent en ligne peuvent ne pas leur appartenir. Eh bien, il s’avère que le fisc dispose d’une équipe de surveillance des médias très efficace qui scrute le paysage pour voir si ce que nous affichons enfreint les règles de déclaration fiscale. KRA peut alors vérifier si les sources de revenus déclarées et les impôts payés correspondent au mode de vie décrit. Notez également que KRA est autorisé à accéder et à échanger des informations avec d’autres agences gouvernementales via le cadre de l’équipe multi-agences. Classe affaires ou classe économique ? Il y a eu une augmentation constante du nombre de contribuables individuels qui se sont précipités pour vérifier leur statut de conformité fiscale. Récemment, nous avons enregistré une augmentation de plus de 60 % du nombre de demandes de certificats de conformité fiscale déposées sur la plateforme en ligne i-Tax. Une fois le choc initial d’un fisc fouineur passé, les Kenyans ont cherché à se soulager en créant leurs propres médias humoristiques pour expliquer ce que faisait le fisc. Alors, qu’est-ce qui a amené la KRA à concevoir ces méthodes ingénieuses pour chasser les fraudeurs fiscaux ou ceux qui sont très conservateurs avec la vérité en matière de déclarations fiscales ? En termes simples, des objectifs fiscaux. Une partie des conditions attachées à un récent prêt de 2,34 milliards de dollars du FMI au Kenya est que le pays augmente ses recettes fiscales, d’où le fisc traque les Kenyans en ligne. #### Pourquoi le Ghana a-t-il investi 1 milliard de dollars au géant pétrolier norvégien ? Le 30 juillet, le ministre de l’Énergie Matthew Prempeh, dans une présentation PowerPoint de 10 pages et une thèse décousue sur la « transition énergétique mondiale », a demandé au Parlement d’emprunter 1,6 milliard de dollars pour racheter des participations dans deux licences pétrolières offshore pas encore en développement. Le ministre a demandé au Ghana d’emprunter 1,6 milliard de dollars pour des prêts ultérieurs, à des conditions commerciales, à sa compagnie pétrolière nationale, la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC) afin qu’il puisse acheter des participations plus importantes dans deux blocs pétroliers exploités par deux sociétés norvégiennes, Aker Energy et AGA. Le gouvernement veut emprunter 1,3 milliard de dollars pour racheter des participations dans les blocs, et 350 millions de dollars supplémentaires pour couvrir sa part des coûts de développement. Un groupe expert dans le secteur pétrolier Aker et AGM sont tous deux contrôlés par le milliardaire norvégien du transport maritime Kjell Inge Røkke, qui a initialement tenté d’acquérir le permis juste avant les élections de 2008 au Ghana. Pour justifier pourquoi le Ghana devrait prendre un tel risque financier, un document de stratégie a été diffusé au cabinet à Accra dénonçant les tentatives des pays riches de persuader les économies en développement de laisser leurs actifs d’hydrocarbures bloqués. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Prempeh a déclaré que les découvertes déjà réalisées dans les deux blocs pourraient ajouter 200 000 barils par jour à la capacité du Ghana d’ici quatre à cinq ans, faisant plus que doubler la production. Il a déclaré que cinq agences avaient évalué les deux licences entre 2 et 2,55 milliards de dollars. Si le gouvernement agit pour protéger l’intérêt national, pourquoi alors Aker veut-il vendre un actif aussi apparemment lucratif ? Aker Energy est une coentreprise à 50/50 entre Aker, une société pétrolière norvégienne de 7,5 milliards de dollars, et une société de portefeuille d’actifs familiaux, TRG. La répartition du groupe Les deux tiers d’Aker appartiennent en fait au même TRG, qui à son tour appartient à Rokke et à sa femme. Bref, la famille Rokke détient plus de 80 % d’Aker Energy. AGM Petroleum est une affaire un peu plus simple. En 2018, par l’intermédiaire de Petrica Holdings, TRG a acquis toutes les actions d’AGM auprès d’investisseurs basés à Gibraltar. Le mémorandum de Prempeh a été rédigé le 30 juillet. Elle est parvenue au président du parlement le 2 août et il l’a renvoyée à une commission paritaire des finances et de l’énergie. Le comité s’est réuni le lendemain, a lu des essais sur la transition énergétique et, après deux heures de délibérations, a décidé que le changement le plus important à apporter était de réduire le plafond des dépenses de la GNPC de 1,3 milliard de dollars à 1,1 milliard de dollars. Le point de vue du ministre, sur la façon dont la transition énergétique a refroidi le sentiment des investisseurs dans l’industrie des combustibles fossiles, forçant ainsi les compagnies pétrolières nationales (NOC) à devenir elles-mêmes des opérateurs, a été pleinement adopté. La contribution d’investissement de 350 millions de dollars au développement du champ Pecan, jusqu’à ce qu’il produise du pétrole, espérons-le en 2024, n’a pas été touchée. #### Pourquoi le prix du cacao baisse au Cameroun ? Prix du cacao au Cameroun : pourquoi il peut baisser Une baisse locale du prix du cacao peut surprendre quand le marché mondial reste tendu. Pourtant, les cours, le change, la qualité, les stocks et les anticipations des acheteurs ne bougent pas toujours ensemble. Le cacao africain n’est pas seulement une matière première exportée : c’est un revenu paysan, un enjeu de devises, un marché mondial et une question de transformation locale. Les prix élevés ne signifient pas automatiquement que tous les producteurs gagnent davantage. Selon l’ICCO, l’Afrique représentait environ 71,3 % de la production mondiale estimée en 2023/24. La Côte d’Ivoire restait le premier producteur avec environ 1,674 million de tonnes estimées en 2023/24, devant le Ghana. Le Cameroun était estimé autour de 320 000 tonnes en 2023/24, devant plusieurs producteurs africains mais loin des deux géants ouest-africains. Le prix international donne une tendance, mais le producteur vend dans un circuit concret. Transport, humidité, qualité, marges commerciales et calendrier de campagne peuvent réduire le prix payé. Les acheteurs anticipent aussi les corrections de marché. Cours mondial, prix local et qualité du lot Le prix payé au producteur dépend du calendrier de campagne, de la qualité, du circuit d’achat, des taxes, du transport et du pouvoir de négociation. Quand les cours internationaux flambent, l’effet local peut être retardé ou partiel. À l’inverse, une baisse mondiale peut frapper vite les revenus si les acheteurs anticipent le retournement. Le Cameroun a un espace pour mieux valoriser son cacao : fermentation, séchage, traçabilité, contrats plus transparents et transformation locale. Produire plus ne suffit pas si la qualité baisse ou si la valeur ajoutée part ailleurs. Les coopératives, les exportateurs et l’État jouent donc un rôle central dans la part réellement captée par les producteurs. La date du prix annoncé, l’acheteur, le lieu, la qualité exigée et le mode de paiement comptent. Comparer seulement deux montants sans ces informations peut conduire à une conclusion fausse. Commenter un prix sans date ni source. Confondre cours international et prix payé au village. Oublier les coûts de séchage, transport et pertes de qualité. Ce que les producteurs doivent surveiller Sur cacao au Cameroun et en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Dans le cacao, la qualité se joue beaucoup après la récolte. Fermentation, séchage, stockage et transport peuvent améliorer ou dégrader la valeur d’un lot. Un cacao humide, mal trié ou mélangé se vend moins bien, même quand les cours internationaux sont élevés. C’est une des raisons pour lesquelles deux producteurs d’une même zone peuvent obtenir des prix différents. Points à vérifier sur les prix et la filière Une baisse locale peut venir du marché mondial, de la qualité, du change, du calendrier ou des anticipations des acheteurs. La montée en gamme passe par des pratiques collectives : formation, matériel de séchage, regroupement des volumes, traçabilité et négociation plus transparente. Sans ces étapes, la hausse des prix mondiaux risque de profiter davantage aux intermédiaires qu’aux producteurs. Transformer une partie du cacao sur place ne règle pas tout, mais cela permet de capter davantage de valeur : broyage, poudre, beurre, chocolat, emplois techniques et meilleure maîtrise de la chaîne. Le défi est industriel autant qu’agricole : énergie, qualité, financement et accès aux marchés doivent suivre. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Prix du cacao au Cameroun : cours, ONCC et enjeux Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana : qui produit le plus de cacao ? Sources ICCO, statistiques cacao 2025. FAQ Pourquoi le prix du cacao peut-il baisser au Cameroun ? Une baisse peut venir des cours mondiaux, d’un changement de qualité, du calendrier, du change ou des anticipations des acheteurs. Quelle différence entre cours mondial et prix local ? Le cours mondial est une référence. Le prix local inclut transport, qualité, taxes, marges et conditions de vente. Que doit surveiller un producteur ? La date du prix, l’acheteur, l’humidité, la qualité exigée et les frais prélevés avant paiement. #### Pourquoi le prix du carburant produit au Nigeria suscite-t-il tant de controverses ? Le prix du carburant au Nigeria est devenu un sujet de débat intense, particulièrement après les récentes augmentations qui ont frappé le pays. La compagnie pétrolière nationale, la NNPCL (Nigerian National Petroleum Company Limited), a annoncé une hausse significative des prix de l’essence, atteignant 1 030 nairas le litre, soit une augmentation de plus de 15 % en l’espace d’un mois. Ce contexte soulève des questions sur les implications économiques et sociales de cette décision, ainsi que sur la gestion des ressources pétrolières dans un pays riche en hydrocarbures. Les raisons derrière l’augmentation des prix Cette flambée des prix est principalement attribuée à la suppression des subventions gouvernementales qui maintenaient les coûts du carburant à un niveau artificiellement bas. Avant cette réforme, le gouvernement dépensait des milliards de dollars pour subventionner le prix de l’essence, une mesure qui a longtemps été critiquée pour son impact sur les finances publiques. L’arrivée au pouvoir du président Bola Ahmed Tinubu a marqué un tournant, avec une volonté affichée d’assainir les finances de l’État et d’attirer des investissements étrangers. Cependant, cette transition vers un système où le prix du carburant est fixé par le marché a provoqué un choc pour de nombreux Nigérians, déjà confrontés à une crise économique profonde. En effet, depuis la mise en œuvre de ces réformes, le prix du carburant a triplé, aggravant ainsi l’inflation qui dépasse désormais 30 %. Les citoyens expriment leur mécontentement face à cette situation, soulignant que leurs salaires n’ont pas suivi cette hausse vertigineuse des coûts. Les conséquences sur la population L’augmentation du prix du carburant a des répercussions directes sur le quotidien des Nigérians. De nombreux ménages dépendent du carburant pour faire fonctionner des générateurs électriques en raison des fréquentes coupures d’électricité. Les hausses successives des prix rendent ces dépenses encore plus lourdes à supporter. Par exemple, un conducteur a récemment exprimé son désarroi en déclarant qu’il devait désormais dépenser 90 000 nairas pour faire le plein de son véhicule, alors qu’il n’y a pas si longtemps, il s’en sortait avec 50 000 nairas. Les syndicats et les organisations de la société civile ont également commencé à s’organiser pour exprimer leur mécontentement face à cette situation. Le Congrès du Travail du Nigeria a appelé à une annulation immédiate des hausses de prix et à une réévaluation des politiques gouvernementales concernant les subventions. Cette mobilisation pourrait être le signe d’un mécontentement croissant au sein de la population face aux décisions économiques prises par le gouvernement. Le rôle des compagnies pétrolières La NNPCL joue un rôle central dans ce débat. En abandonnant son rôle d’intermédiaire dans l’industrie pétrolière, elle a ouvert la voie à des négociations directes entre distributeurs et raffineries. Cela signifie que les prix peuvent désormais fluctuer en fonction des forces du marché, ce qui complique encore davantage la situation pour les consommateurs. Les experts estiment que tant que les tensions économiques persisteront, d’autres ajustements de prix pourraient suivre. Par ailleurs, la société pétrolière Dangote a récemment annoncé une légère baisse du prix de son carburant, passant de 990 à 970 nairas par litre. Cette initiative pourrait être perçue comme une tentative d’atténuer les tensions et de répondre aux critiques croissantes concernant la gestion des prix dans le secteur. Les perspectives d’avenir Les réformes économiques engagées par l’administration actuelle visent à stabiliser l’économie nigériane sur le long terme. Cependant, les conséquences immédiates sur le pouvoir d’achat et le niveau de vie des Nigérians soulèvent des inquiétudes quant à leur efficacité. Alors que le pays cherche à attirer des investissements étrangers et à diversifier son économie, il est crucial que les autorités prennent en compte les besoins et les préoccupations de la population. Les discussions autour du prix du carburant au Nigeria sont donc loin d’être terminées. Avec une inflation galopante et un mécontentement croissant parmi les citoyens, il est probable que ce sujet reste au cœur des débats politiques et économiques dans les mois à venir. #### Pourquoi le Rwanda est la prochaine grande opportunité pour les investisseurs en propriété intellectuelle ? Le Rwanda est un pays enclavé, situé au sud de l’équateur, dans le centre-est de l’Afrique, frontalier de la Tanzanie, de la République démocratique du Congo, du Burundi et de l’Ouganda. Sa capitale, située au centre du pays, est Kigali et la monnaie locale est le franc rwandais, émis par la Banque nationale du Rwanda. Les deux dernières décennies ont été celles de la reconstruction et de la réconciliation, après les années 90 troublées qui ont laissé le pays marqué par la guerre civile et le génocide de 1994, au cours duquel plus de 800 000 civils ont été tragiquement tués. Ce qu’il faut retenir Le Rwanda est un pays enclavé, situé au sud de l’équateur, dans le centre-est de l’Afrique, frontalier de la Tanzanie, de la République démocratique du Congo, du Burundi et de l’Ouganda. Sa capitale, située au centre du pays, est Kigali et la monnaie locale. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Kigali, ville verte du RwandaActualités Afrique Près de 30 ans plus tard, le Rwanda lutte toujours pour guérir et reconstruire, mais il montre des signes de reprise régulière. Même après le tournant du millénaire, le pays avait un accès insuffisant à l’énergie, en particulier dans les zones rurales, et nécessite encore aujourd’hui d’importants investissements dans ses infrastructures pour parvenir à un développement socio-économique. Système actuel des marques au Rwanda Les demandes de marque sont relativement simples dans cette juridiction. Le Rwanda est membre de la Convention de Paris depuis 1984 et de l’Accord sur les aspects de la propriété intellectuelle qui touchent au commerce de l’Organisation mondiale du commerce depuis 1996. Il est également membre du Protocole de Madrid sur les marques depuis mars 2013. Voici comment le président du pays a changé le Rwanda : https://www.youtube.com/watch?v=QARe_aHa7bY La protection est possible soit par un enregistrement national auprès de l’office local des marques, soit par un enregistrement international via l’OMPI ou via le Protocole de Madrid. Les types de marques déposées au Rwanda comprennent les biens et services ainsi que les marques collectives et de certification. Il est également possible de revendiquer la priorité dans cette juridiction. La classification de Nice s’applique et le Rwanda est une juridiction multiclasse. La protection de marques notoirement connues est également possible. Regarder vers l’avant La recherche de marque avant le dépôt n’est pas obligatoire bien qu’elle soit fortement recommandée. La recherche officielle prendra 10 à 12 jours pour être conclue. Les marques déposées au Rwanda sont valables 10 ans à compter de la date de dépôt et peuvent être renouvelées consécutivement pour la même période. En termes d’obligation d’utilisation et d’annulation, la période de non-utilisation est de trois ans. Bien qu’il y ait de la place pour le développement, il est clair que le Rwanda dispose déjà d’un système de marque solide en place. Ceci, associé à une population croissante et à des prévisions impressionnantes de croissance économique, signifie que le pays devrait définitivement être sur les radars des investisseurs à la recherche de nouvelles opportunités. #### Pourquoi le travail indépendant n’atteindra pas son potentiel en Afrique de si tôt ? Selon un rapport de Payoneer, l’Afrique abrite 10,1% des freelances mondiaux. Alors que les taux de chômage en Afrique continuent de monter en flèche, les Africains qualifiés se tournent de plus en plus vers les indépendants. Des soupirs de soulagement collectif déferlent sur les gouvernements africains alors que les chômeurs qualifiés ont la possibilité de gagner un revenu. Bien que ce soit une bonne chose, il faut dire que la pige en Afrique n’atteindra jamais son potentiel. Emplois indépendants créés en Afrique Le nombre d’emplois indépendants créés en Afrique pour les Africains est négligeable. Les freelances en Afrique n’ont d’autre choix que de chercher des emplois sur des plateformes de freelances étrangères. Il n’est pas rare de trouver sur ces sites, des emplois pour lesquels les Africains ne sont pas autorisés à postuler, bien qu’ils possèdent les compétences pour les délivrer. Certaines plateformes limitent complètement l’adhésion des Africains, n’autorisant que les pigistes d’autres continents. Voici des conseils pour travailler en tant que freelance en Afrique : De telles décisions sont informées par des perceptions négatives de l’Afrique. On suppose que les Africains ne possèdent pas les compétences pour exécuter les projets qui sont affichés sur les plateformes. Ceci en dépit du fait que l’Afrique comprend l’un des plus grands bassins de talents de la main-d’œuvre au monde. Rien n’indique que l’Afrique proposera ses propres plateformes de freelance équivalentes à des géants comme Upwork, Fiverr ou Freelancer. Les rares qui existent actuellement ont des volumes de travail faibles et incohérents ; et les salaires sont également bas. Connectivité Internet Alors que le monde se prépare à migrer vers la technologie 5G, la majeure partie de l’Afrique utilise encore la 3G et la 2G, si elle dispose d’une connectivité Internet. La connectivité et la pénétration d’Internet en Afrique sont faibles et caractérisées par des vitesses lentes. Selon la Worldwide Broadband Speed ​​League 2019, certaines nations africaines ont des vitesses inférieures à 1MBP. La connectivité Internet a une corrélation directe avec les opportunités de freelance. Avec des vitesses aussi lentes, effectuer des recherches en ligne pour un écrivain indépendant, par exemple, serait une tâche fastidieuse. Internet lent en dessous des vitesses moyennes mondiales n’est pas le seul problème. Les indépendants en Afrique doivent également faire face aux coûts élevés d’Internet. L’Afrique subsaharienne a les prix du haut débit les plus élevés dans le monde. Les Africains qualifiés désireux d’essayer la pige sont découragés par ces prix élevés. Un Internet abordable et rapide est un facteur qui déterminera la croissance de la pige en Afrique. Méthodes de paiement En 2014, PayPal a fait une entrée bizarre sur le marché nigérian. Le Nigéria est la plus grande économie d’Afrique. PayPal permet uniquement aux utilisateurs nigérians d’effectuer des paiements sur des sites Web étrangers, mais pas de recevoir de l’argent. PayPal a probablement fondé sa décision sur le stéréotype selon lequel les Nigérians sont des escrocs et qu’ils utiliseraient PayPal pour recevoir de l’argent de victimes à l’étranger. Un exemple de l’effet de cette décision a été observé lorsque Rukky Kofi, un pigiste nigérian, a obtenu un emploi d’un client étranger où les salaires seraient payés exclusivement via PayPal. #### Pourquoi les Gambiens votent avec des billes ? Lorsqu’ils se rendront aux urnes le samedi 4 décembre pour élire un président, les bulletins de vote ne seront pas utilisés. Au lieu de cela, à son arrivée dans un bureau de vote, et après vérification de son identité, un électeur sera dirigé vers une série de tambours peints aux couleurs du parti du candidat. En saillie du haut de chaque tambour se trouve un tuyau dans lequel l’électeur insère une bille remise par un fonctionnaire électoral. Au moment où il tombe, une cloche sonne afin que les fonctionnaires puissent entendre si quelqu’un essaie de voter plus d’une fois. À la fermeture des bureaux de vote, les billes de chaque baril sont comptées et comptées, comme ce serait le cas avec les bulletins de vote. Ce mode de scrutin a été introduit après l’indépendance en 1965 en raison du taux élevé d’analphabétisme en Gambie. Scénario cauchemardesque évité Certains responsables électoraux avaient secrètement espéré que l’abandon des billes serait l’un d’entre eux. Ils avaient fait valoir qu’avec l’ouverture de l’espace démocratique et la possibilité de plus de candidats participant aux futures élections, les billes et les tambours pourraient s’avérer trop encombrants. Dans le passé, seuls trois tambours environ étaient nécessaires dans chaque bureau de vote. Pendant les 22 années au pouvoir de M. Jammeh, il semblait inutile de contester. En fait, la Gambie n’a eu que trois présidents dans son histoire. Voici une vidéo montrant ce type de vote : M. Jammeh a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 1994, renversant le leader indépendantiste Dawda Jawara. De nombreux observateurs admettent que la seule élection que M. Jammeh a remportée équitablement était en 1996, alors qu’il y avait encore une période de lune de miel après le coup d’État et que ses excès autoritaires n’avaient pas encore pris racine. Les élections ultérieures, disent-ils, ont été fixées en sa faveur, et sa défaite en 2016 a semblé le prendre, ainsi que son successeur Adama Barrow, par surprise. Le président Barrow se présente à nouveau, cette fois sur le ticket de son parti nouvellement formé. À un moment donné, il semblait qu’il ferait face à 22 candidats, un scénario cauchemardesque pour la commission électorale étant donné que le système du marbre et du tambour reste en place car il n’y avait pas de réelle volonté politique de le changer. Jammeh divise toujours Qu’il y ait tous ces candidats est un témoignage de combien le pays a changé et est en train de changer. Autrefois, les gens avaient trop peur de contester M. Jammeh ou considéraient cela comme une perte de temps. De nos jours, dans ce que l’on appelle régulièrement « la Nouvelle Gambie », cette peur a disparu et la liberté d’expression abonde. Un comédien appelé Wagan a une émission télévisée hebdomadaire dans laquelle il se moque de tous les principaux politiciens, y compris le président, quelque chose d’impensable il y a cinq ans. Les journalistes commentent quoi que ce soit sans craindre d’être emmenés, torturés ou tués comme cela s’est produit sous M. Jammeh. Certaines de ces atrocités ont été révélées lors de la Commission vérité, réconciliation et réparations (TRRC), qui a entendu les témoignages de près de 400 personnes de janvier 2019 à mai 2021. #### Pourquoi les hommes d’aujourd’hui préfèrent une escorte qu’une maîtresse ? Il existe un phénomène émergent chez les hommes mariés en ce qui concerne les relations sexuelles extra-conjugales. De plus en plus d’hommes choisissent aujourd’hui d’avoir une escorte plutôt qu’une maîtresse. Ils larguent souvent leurs maîtresses pour une escorte. Avoir une maîtresse était très à la mode auparavant. En effet, il existe de nombreux risques associés au fait d’avoir une maîtresse. Pourquoi dépenser une fortune à jongler avec deux femmes que vous satisfaisiez à peine alors que vous pouvez avoir plusieurs femmes, et encore une expérience érotique époustouflante ? Il y a de nombreuses raisons à la popularité grandissante de luxury escort Paris. Une escorte de luxe est une femme qui offre des services de qualité et garantit une grande confidentialité. Les escortes sont professionnelles Par rapport aux maîtresses, les escortes respectent les particularités sexuelles d’un homme sans les juger. Elles sont en effet des professionnelles. Voici des conseils pour choisir une escorte : https://www.youtube.com/watch?v=9q3pfiIguVw La plupart des escortes sont très coquines et ont l’habitude de répondre aux envies de leurs clients. Elles respectent les règles d’engagement Les services d’une escorte de luxe ont l’aspect d’un accord contractuel, qui l’oblige à suivre afin de fidéliser un nombre élevé de clients. Toute violation signifie une perte de confiance et un risque de perte d’activité. Les hommes trouvent cela plus approprié que de rechercher la satisfaction d’une maîtresse qui pourrait avoir d’autres relations secrètes formant un dangereux triangle amoureux. Des personnes plus sensuelles Les escortes maîtrisent l’art de la séduction. Elles sont des femmes à part entière. Elles sont bien plus attirantes qu’une simple maîtresse. Un homme est visuel, un attrait supplémentaire l’y attire. Une escorte travaille son apparence physique et améliore son attrait, contrairement à une maîtresse qui après vous avoir séduit tombera progressivement dans l’aspect accablant de la familiarité. Des femmes très classes Selon une citation : « Cette femme n’est pas une prostituée, de la même manière qu’un ingénieur en assainissement n’est pas un concierge ». C’est son travail de divertir les messieurs. D’ailleurs, elles le font de manière professionnelle. Ce sont des personnes qui prennent bien soins d’eux. De plus, elles sont très sociables. Et contrairement aux idées reçues, vous pourrez aussi être en bonne compagnie avec ces personnes. Il n’est pas seulement ici question de sexe, mais bien d’une relation à part entière. Des personnes avec qui vous pouvez discuter normalement Comme indiqué précédemment, les escortes ne sont pas seulement des compagnons de sexe. En effet, les escortes de luxe peuvent vous accompagner, que ce soit lors d’un voyage d’affaires, d’une soirée ou d’autres événements. Vous pourrez en surprendre plus d’un si vous êtes accompagné d’une escorte. Vous pouvez parler de tout avec une escorte, même vos envies les plus intimes. Elles garderont toujours leur professionnalisme et garderont vos secrets. C’est d’ailleurs la particularité d’un tel service. Vous n’aurez pas à vous soucier des informations que vous allez leur fournir lors de votre rendez-vous. Vous pouvez facilement être en confiance avec les escortes. #### Pourquoi les jeux de bingo en ligne sont si populaires en Afrique ? Le bingo est l’un des jeux les plus recherchés dans les casinos terrestres, car il permet aux joueurs de s’amuser et de créer des liens tout en ayant la chance de gagner des prix équitables. Cependant, en avançant rapidement en 2021, le battage médiatique autour des jeux de bingo a chuté dans les casinos physiques.   Pourtant, les jeux de bingo en ligne font de fortes vagues et rassemblent quotidiennement de nouveaux fanboys. Le nombre d’amateurs de casino qui cherchent à s’essayer aux jeux de bingo est si élevé que l’expression bingo en ligne Afrique du Sud est devenue l’une des expressions les plus recherchées sur Internet.   D’énormes gains Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les parieurs recherchent le meilleur casino de bingo en ligne en Afrique du Sud ? La raison en est que les sites de bingo en ligne offrent d’énormes jackpots allant jusqu’à 100 000 ZAR.  Voici des conseils pour jouer au bingo : https://www.youtube.com/watch?v=XclAaxWZqsw Quel prix tentant c’est. Si, par chance, vous atterrissez sur un casino en ligne qui offre un jackpot progressif, vous pourriez avoir droit à des friandises encore plus importantes.  Maintenant, cela vous dit que jouer au bingo en ligne, c’est comme s’inscrire pour un plaisir fou et se mettre en pole position en payant des récompenses alléchantes en même temps.   Pourquoi jouer sur wild sultan casino ? Si vous êtes amateurs de jeux d’argent, de machines à sous ou de jeux de hasard en ligne, en savoir plus sur wild sultan casino vous donne l’opportunité de bénéficier des nombreux atouts de cette plateforme. Wild Sultan casino compte parmi les meilleurs sites de jeux en ligne du moment. C’est une plateforme certifiée, fiable et sécurisée (vos données bancaires sont en sécurité). En outre, le casino wild sultan dispose de nombreux bonus et offres promotionnelles destinées à maximiser les chances de gains des joueurs : Le bonus de bienvenue Wild Sultan : il est valable sur vos deux premiers dépôts et vous permet de bénéficier de100% de bonus jusqu’à 100 € sur votre premier dépôt et de 50% jusqu’à 100€sur votre second dépôt. Les spins race : vous obtenez un point à chaque fois que vous déposez 1 euro sur une machine à sous. Les joueurs ayant le plus de point à la fin du mois sont récompensés en cash. Le happy hour : une formule qui vous permet de bénéficier de 25% de bonus pour un montrant maximum de 500€ effectué entre 18 h et 00 h le lundi et le mercredi. Le grand jackpot Wild Sultan : le casino met en place un grand jackpot de 2000 euros que peuvent viser les joueurs ayant gravi le plus de niveaux. Toujours disponible Contrairement aux jeux de bingo physiques qui dépendent du temps et de l’emplacement, vous pouvez jouer à des jeux de bingo en ligne à peu près à tout moment. Une fois que vous avez un compte dans un casino en ligne, vous pouvez commencer un jeu de bingo en ligne où que vous soyez et quand vous le souhaitez. La meilleure chose à propos des jeux de bingo en ligne est qu’il y a toujours des jeux de bingo en cours 24 heures sur 24, tous les jours de la semaine, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, en vacances ou non. De nombreux bonus et promotions Les sites de bingo en ligne offrent aux anciens et aux nouveaux joueurs de nombreux bonus et promotions comme des bonus sans dépôt, des crédits gratuits, entre autres incitations intéressantes.  Cela signifie que les nouveaux joueurs peuvent accéder gratuitement à différents jeux de bingo en ligne. Et quant aux nouveaux joueurs, ils peuvent explorer autant de jeux de bingo que possible dans le but d’augmenter leurs chances de gagner. Quoi qu’il en soit, les bonus attirent de nouveaux joueurs vers les jeux de bingo en ligne, gardent les anciens heureux et satisfaits et augmentent la popularité des jeux.  Expérience de jeu sécurisée Les sites de bingo en ligne fonctionnent sur un hébergement Web robuste et disposent de technologies de pointe qui offrent une expérience de jeu sécurisée à leurs joueurs. Cela inclut l’utilisation de méthodes de cryptage SSL 128 bits ou 256 bits qui protègent les données personnelles et bancaires des joueurs, quel que soit l’appareil qu’ils utilisent. De plus, des sites de bingo en ligne réputés proposent également des méthodes de paiement sûres qui permettent aux joueurs de retirer ou de déposer de l’argent sans tracas. Gardez à l’esprit que ce niveau de sécurité ne peut être fourni que par les meilleurs des meilleurs sites de bingo qui respectent les normes de sécurité de l’industrie.  #### Pourquoi Madagascar veut récupérer les crânes de ses héros conservés au Musée de l’Homme à Paris ? Madagascar est une île située dans l’océan Indien, au large de la côte est de l’Afrique. Elle est connue pour sa biodiversité exceptionnelle, sa culture riche et variée, et son histoire marquée par la colonisation française. Parmi les épisodes les plus sombres de cette période, il y a la répression sanglante des révoltes des peuples malgaches contre l’occupant, qui a fait des milliers de morts et de prisonniers. Certains de ces résistants ont été décapités par les troupes coloniales, et leurs crânes ont été emportés en France pour être exposés ou étudiés comme des objets ethnographiques. Aujourd’hui, ces restes humains sont conservés au Musée de l’Homme à Paris, où ils attendent une restitution qui tarde à venir. Qui sont ces crânes que Madagascar réclame à la France ? Madagascar réclame trois crânes appartenant au peuple Sakalave, qui vit dans l’ouest de l’île. Ils ont été collectés à la fin du XIXe siècle, en pleine conquête coloniale, par le naturaliste Guillaume Grandidier. Parmi eux, il y a celui du roi Toera, décapité en 1897 à Ambiky, ancienne capitale royale du Menabe, lors d’une attaque des troupes françaises pour mater une rébellion. Toera était le dernier roi d’une dynastie remontant au XVIIe siècle, et il est devenu un symbole de la résistance malgache à la colonisation. Voici une vidéo montrant ce musée : Les deux autres crânes sont ceux de deux guerriers sakalaves, dont les noms ne sont pas connus. Ils ont été tués lors d’une bataille en 1898 à Morondava, où les Sakalaves ont tenté de repousser les Français qui voulaient s’emparer du port stratégique. Ces crânes ont été envoyés au Musée d’histoire naturelle de Paris, puis transférés au Musée de l’Homme en 1938. Pourquoi ces crânes sont-ils importants pour les Malgaches ? Ces crânes ne sont pas de simples ossements. Ils sont porteurs d’une mémoire historique et d’une identité culturelle pour les Malgaches. Chez les Sakalaves, le culte des ancêtres est très important. Tous les quatre ans, des milliers de personnes se réunissent autour du bain dans un fleuve des reliques royales célébrant leurs ancêtres. Le crâne du roi Toera fait partie de ces reliques sacrées, mais il manque à l’appel depuis plus d’un siècle. Son absence est vécue comme une blessure par les Sakalaves, qui souhaitent le récupérer pour lui rendre hommage et le réintégrer dans son tombeau. Les autres crânes sont également chargés de sens pour les Malgaches. Ils représentent le courage et le sacrifice de ceux qui se sont battus pour la liberté et la souveraineté de leur pays face à l’oppression coloniale. Ils sont aussi le témoignage d’une violence et d’une injustice qui ont marqué l’histoire de Madagascar. Les restituer serait un geste de reconnaissance et de réparation pour les victimes et leurs descendants. Quels sont les obstacles à la restitution des crânes ? La restitution des crânes n’est pas une affaire simple. Elle implique des enjeux juridiques, scientifiques et politiques. Du côté français, il faut créer une dérogation au principe d’inaliénabilité des collections publiques, qui interdit normalement de céder des biens appartenant au patrimoine national. Une proposition de loi sur la restitution à des États étrangers de restes humains appartenant aux collections publiques a été déposée le 26 avril 2023 au Sénat, et doit être adoptée définitivement le 20 décembre 2023. Cette loi vise à simplifier la procédure de restitution, qui jusqu’ici se faisait au cas par cas, comme pour la Vénus hottentote rendue à l’Afrique du Sud en 2002. Du côté malgache, il faut s’assurer de l’authenticité des crânes, qui n’ont pas été enregistrés de manière précise au moment de leur collecte. Des analyses ADN sont nécessaires pour confirmer leur origine et leur identité. Il faut aussi prévoir les conditions de leur rapatriement, de leur conservation et de leur exposition. Le gouvernement malgache a créé une commission nationale chargée de suivre le dossier des restitutions, et a sollicité l’aide de l’Unesco pour accompagner le processus. Quel est l’avenir des restitutions de restes humains ? La restitution des crânes de Madagascar n’est pas un cas isolé. De nombreux pays ont réclamé à la France la restitution de restes humains appartenant à leurs peuples autochtones, victimes de la colonisation ou du racisme scientifique. C’est le cas de l’Algérie, qui a déjà reçu 24 crânes en 2020, de l’Argentine, qui demande les restes du cacique Liempichun Sakamata depuis 2015, ou encore de l’Australie, qui sollicite les restes de 55 aborigènes ou insulaires du détroit de Torrès depuis 2009. Ces demandes sont le signe d’une prise de conscience mondiale sur la nécessité de respecter la dignité des peuples et des cultures, et de réparer les torts causés par le passé. Elles sont aussi l’occasion d’un dialogue entre les pays concernés, et d’une coopération entre les institutions muséales et les communautés d’origine. La restitution des restes humains n’est pas une perte pour la science, mais une opportunité pour la connaissance. Elle permet de renouveler les recherches, de valoriser les sources locales, et de favoriser les échanges interculturels. La restitution des crânes de Madagascar est donc un enjeu majeur pour l’histoire et la mémoire des deux pays. Elle est attendue avec impatience par les Malgaches, qui espèrent retrouver une partie de leur patrimoine et de leur identité. Elle est aussi un geste fort de la part de la France, qui reconnaît ainsi sa responsabilité dans les crimes coloniaux, et qui témoigne de son respect pour la culture et la souveraineté malgaches. #### Pourquoi Mauritanie devient un acteur clé de la économie africaine À l’aube, dans les rues sablonneuses de Nouakchott, un vent chaud soulève la poussière. Les klaxons des taxis chinois se mêlent aux appels du muezzin. Ici, dans cette capitale longtemps en marge des grands circuits économiques africains, quelque chose est en train de changer. Silencieusement, mais sûrement, la Mauritanie redessine sa place sur la carte du continent. Un sous-sol qui change la donne Depuis des décennies, la Mauritanie vivait à l’ombre de ses voisins plus médiatisés. Pourtant, le pays regorge de ressources naturelles convoitées. Fer, or, cuivre, quartz, pétrole offshore… Le sous-sol mauritanien est une promesse pour les investisseurs. En 2023, la production de minerai de fer a dépassé les 13 millions de tonnes, faisant de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) l’un des principaux employeurs du pays. Mais ce n’est que le début. Le gisement de Tasiast, exploité par la société canadienne Kinross, est désormais l’une des plus grandes mines d’or d’Afrique de l’Ouest. “Quand j’ai commencé ici, on parlait à peine d’or. Aujourd’hui, on exporte des tonnes chaque mois”, confie Ahmed, ingénieur géologue à Tasiast. “C’est une révolution silencieuse.” Le gaz naturel, nouvel eldorado En 2015, une découverte inattendue au large des côtes mauritaniennes a bouleversé les équilibres : un immense champ gazier, appelé Grand Tortue Ahmeyim (GTA), partagé avec le Sénégal. Depuis, les regards se tournent vers les eaux profondes de l’Atlantique. Le projet, mené par BP et Kosmos Energy, représente un investissement de plus de 4,8 milliards de dollars. La première phase de production devrait débuter en 2024, avec une capacité estimée à 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an. “Ce gaz, c’est notre avenir”, affirme Mariem Mint Sidi, économiste au ministère du Pétrole. “Il peut transformer notre économie, financer nos écoles, nos hôpitaux, nos routes.” Le FMI prévoit une croissance du PIB mauritanien de 5,3 % en 2024, largement portée par le secteur énergétique. Une dynamique qui attire déjà les grandes puissances, de la Chine aux États-Unis, en passant par l’Union européenne. Un hub stratégique entre Maghreb et Afrique subsaharienne La Mauritanie n’est pas seulement riche en ressources. Sa position géographique en fait un carrefour naturel entre le monde arabe et l’Afrique noire. C’est un pont entre deux univers, un trait d’union entre le désert et la savane. Le port en eau profonde de Nouadhibou, modernisé en 2022, est désormais un point d’entrée majeur pour les marchandises en direction du Sahel. Des projets d’infrastructures ferroviaires et routières visent à relier le pays au Mali, au Sénégal et même à la Méditerranée. “Nous voulons être la porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest”, explique Mohamed Lemine, directeur de l’Agence pour la Promotion des Investissements. “La stabilité politique que nous avons su maintenir est un atout rare dans la région.” En effet, malgré les tensions régionales, la Mauritanie est restée relativement épargnée par l’instabilité qui frappe le Sahel. Un facteur clé qui rassure les investisseurs étrangers. Une transition énergétique discrète mais ambitieuse Alors que le monde cherche à se libérer des énergies fossiles, la Mauritanie explore une voie hybride. Le pays mise sur le gaz pour sa croissance immédiate, tout en investissant dans les énergies renouvelables. Avec plus de 3 000 heures d’ensoleillement par an et des vents constants sur la côte atlantique, le potentiel est immense. En 2022, le gouvernement a signé un accord avec la société britannique Chariot pour développer un projet d’hydrogène vert à grande échelle : Nour Project. Ce projet, qui pourrait produire jusqu’à 10 GW d’électricité verte, placerait la Mauritanie parmi les leaders africains de la transition énergétique. “C’est une vision à long terme”, souligne Fatimetou Ba, ingénieure dans le secteur des énergies renouvelables. “Nous voulons produire pour nous, mais aussi pour l’Europe.” Un tissu entrepreneurial en pleine ébullition Au-delà des grands projets, une autre révolution se joue à l’échelle locale. Dans les quartiers populaires de Nouakchott, des incubateurs de startups voient le jour. Des jeunes, formés à l’étranger ou sur place, lancent des projets dans la fintech, l’agriculture intelligente ou la logistique. Oumar, 29 ans, a créé une plateforme de paiement mobile adaptée aux zones rurales. “Il y a cinq ans, personne ne croyait en l’innovation ici. Aujourd’hui, on a des investisseurs qui nous appellent de Dakar, de Paris, même de Dubaï.” Le gouvernement soutient cette dynamique à travers des incitations fiscales et des partenariats avec des institutions internationales. La Banque Mondiale a récemment alloué 60 millions de dollars pour le développement du numérique dans le pays. Les défis d’un essor rapide Mais cette montée en puissance ne va pas sans risques. La dépendance aux matières premières expose le pays à la volatilité des marchés mondiaux. La question de la redistribution des richesses reste sensible dans un pays marqué par de fortes inégalités sociales et ethniques. Le chômage des jeunes, estimé à plus de 30 %, demeure un défi majeur. “Il ne suffit pas de croître, il faut inclure”, avertit Khadija Ould Brahim, sociologue à l’Université de Nouakchott. “Sinon, la frustration pourrait tout balayer.” La corruption, bien que moins visible que chez certains voisins, reste un frein à l’investissement. Des réformes judiciaires et administratives sont en cours, mais leur efficacité reste à prouver. Enfin, l’environnement fragile du pays, entre désertification et montée des eaux sur la côte, pourrait freiner certains projets si la question climatique n’est pas intégrée dès maintenant. La Mauritanie est-elle prête à devenir un acteur majeur de l’économie africaine sans perdre son âme ? Le pari est lancé. Reste à savoir si le vent du désert soufflera dans la bonne direction. Pour approfondir sur economie en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. PIB des pays africains pays les plus riches d'Afrique business rentables en Afrique #### Pourquoi Mozambique devient un acteur clé de la innovation africaine Dans les ruelles animées de Maputo, les néons des cafés technologiques brillent tard dans la nuit. Des jeunes aux yeux brillants pianotent sur leurs ordinateurs portables, entre deux gorgées de café local. Il y a dix ans, personne n’aurait imaginé que le Mozambique deviendrait l’un des épicentres de l’innovation africaine. Et pourtant, le pays est en train de réécrire son avenir, ligne de code après ligne de code. Une renaissance numérique inattendue Longtemps marqué par les séquelles d’un conflit civil dévastateur et les défis d’un développement lent, le Mozambique semblait condamné à rester à la traîne. Mais depuis quelques années, une transformation silencieuse s’opère. Le pays investit massivement dans les technologies numériques, attirant l’attention des investisseurs africains et internationaux. « Ce que nous vivons ici, c’est une renaissance. Nous avons sauté des étapes pour rattraper le temps perdu », confie Eunice Matola, fondatrice de la start-up de paiement mobile MboraPay. « Il y a cinq ans, personne ne croyait à notre projet. Aujourd’hui, nous avons plus de 200 000 utilisateurs actifs. » Selon l’Autorité de régulation des communications du Mozambique, le taux de pénétration d’Internet mobile est passé de 18 % en 2015 à plus de 52 % en 2023. Un bond spectaculaire, favorisé par la baisse du coût des smartphones et l’extension de la couverture 4G dans les zones rurales. Les start-up locales bousculent les codes Maputo, Beira, Nampula… les hubs technologiques se multiplient. Des incubateurs comme Ideario Hub ou Orange Corners Mozambique offrent aux jeunes entrepreneurs un espace pour innover, réseauter et se former. Les idées fusent : applications agricoles, plateformes d’e-commerce, fintechs inclusives… « Nous avons lancé une appli qui connecte les pêcheurs artisanaux aux marchés urbains », explique João Cossa, cofondateur de PeskaLink. « Avant, ils vendaient à perte. Aujourd’hui, ils fixent eux-mêmes leurs prix et doublent leurs revenus. » Le Mozambique s’impose ainsi comme un laboratoire d’innovation sociale, où la technologie répond à des besoins concrets. En 2022, plus de 120 start-up ont été enregistrées dans le pays, un record historique selon le ministère de l’Économie et des Finances. Un gouvernement qui mise sur l’avenir Contrairement à d’autres pays africains où la bureaucratie freine l’innovation, le gouvernement mozambicain a choisi de jouer un rôle actif. En 2021, il a lancé le programme national de transformation numérique, doté d’un budget de 200 millions de dollars sur cinq ans. « Nous voulons faire du Mozambique un hub régional de technologie et de services numériques », a déclaré le ministre de la Science et de la Technologie, Daniel Nivagara. « Cela passe par l’éducation, l’infrastructure et un cadre légal favorable. » Des partenariats avec la Banque mondiale, l’Union européenne et des géants comme Huawei ou Microsoft ont permis d’installer des centres de formation, des data centers et même un laboratoire national d’intelligence artificielle à Maputo. Une jeunesse connectée et ambitieuse Avec une population dont 70 % a moins de 30 ans, le Mozambique dispose d’un vivier de talents exceptionnel. Les jeunes, souvent polyglottes et autodidactes, se forment en ligne, participent à des hackathons et créent leurs propres entreprises dès l’université. « Mon rêve, c’est de créer un moteur de recherche en langue changana », confie Celso Nhantumbo, 22 ans, étudiant en informatique. « Pourquoi devrions-nous toujours dépendre de Google ou Facebook ? Nous avons nos propres réalités. » Des initiatives comme le Mozambique Innovation Challenge ou le programme Girls in Tech Mozambique encouragent cette effervescence. En 2023, plus de 40 % des projets incubés étaient portés par des femmes, un chiffre en nette progression par rapport à 2018. Des défis persistants, mais une dynamique irréversible Tout n’est pas rose. L’accès à l’électricité reste inégal, notamment dans le nord du pays. La corruption et l’instabilité dans certaines régions freinent encore les investissements. Et le système éducatif peine à suivre la cadence technologique. Mais la dynamique semble désormais trop forte pour être arrêtée. « Nous avons compris que l’innovation, ce n’est pas un luxe. C’est une nécessité », affirme Carla Mabjaia, directrice du Centre d’Innovation de l’Université Eduardo Mondlane. Les Mozambicains ne veulent plus attendre que le monde change pour eux. Ils le changent eux-mêmes, avec les moyens du bord, une connexion Wi-Fi et une volonté farouche de s’en sortir. Un modèle pour l’Afrique lusophone et au-delà Le Mozambique inspire désormais ses voisins. L’Angola, la Guinée-Bissau ou encore le Cap-Vert observent avec intérêt cette montée en puissance technologique. Des délégations viennent régulièrement visiter les incubateurs mozambicains, à la recherche de partenariats et de bonnes pratiques. « Le Mozambique montre que l’innovation n’est pas réservée aux capitales riches ou aux pays anglophones », souligne Pedro Lopes, entrepreneur cap-verdien. « C’est un message fort pour toute l’Afrique lusophone. » Et si, demain, les prochaines licornes africaines parlaient portugais et venaient de Maputo ou de Pemba ? Le Mozambique a encore beaucoup à prouver, mais une chose est certaine : il ne regarde plus vers le passé. Il code, il crée, il avance. Et si cette terre longtemps oubliée devenait l’un des moteurs de l’Afrique de demain ? Pour approfondir sur innovation en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. business rentables en Afrique PIB des pays africains metiers qui recrutent en Afrique #### Pourquoi Ouganda devient un acteur clé de la entrepreneuriat africaine À Kampala, le soleil se lève sur les collines verdoyantes, baignant la ville d’une lumière douce. Dans un café du centre-ville, un jeune homme en costume ouvre son ordinateur portable, prêt à présenter sa startup à un investisseur kenyan. Il s’appelle Brian, il a 26 ans, et il n’est pas seul. Chaque matin, des centaines de jeunes Ougandais comme lui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale, transformant leur pays en un véritable laboratoire d’innovation. L’Ouganda, longtemps discret sur la scène économique africaine, est en train de se réinventer. Et tout le monde commence à le remarquer. Un vivier de jeunesse bouillonnante L’Ouganda détient l’une des populations les plus jeunes au monde : plus de 77 % de ses habitants ont moins de 30 ans. Cette jeunesse, confrontée à un taux de chômage élevé, ne se contente plus d’attendre des opportunités. Elle les crée. « Nous n’avons pas le luxe d’attendre que le gouvernement nous donne du travail. Nous devons inventer notre propre avenir », lance Fiona Nabisere, fondatrice de SheSells, une plateforme de e-commerce dédiée aux produits artisanaux fabriqués par des femmes rurales. En 2023, le Global Entrepreneurship Monitor a classé l’Ouganda parmi les pays ayant le taux d’activité entrepreneuriale le plus élevé d’Afrique, avec près de 28 % de la population adulte impliquée dans une entreprise en phase de démarrage ou déjà opérationnelle. Un chiffre impressionnant, qui surpasse même celui de puissances économiques comme le Nigeria ou l’Afrique du Sud. Une culture de la débrouillardise devenue moteur La résilience est un mot qui revient souvent lorsqu’on parle des Ougandais. En l’absence d’un filet social solide, les citoyens ont appris à se débrouiller, à innover avec peu. Cette mentalité a donné naissance à une culture entrepreneuriale unique, fondée sur l’adaptation et la créativité. Dans les rues de Kampala, des kiosques en tôle vendent des applications mobiles, des services de livraison ou encore des solutions d’énergie solaire. À Gulu, dans le nord du pays, d’anciens enfants-soldats reconvertis en agripreneurs développent des fermes intelligentes connectées. « L’innovation, ici, c’est une question de survie », explique David Okello, directeur d’un incubateur local. « Les jeunes ne cherchent pas à créer la prochaine licorne. Ils veulent résoudre des problèmes concrets : l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation. Et souvent, ils y parviennent. » Des hubs technologiques en pleine effervescence Depuis une décennie, l’Ouganda voit fleurir des hubs technologiques dans ses principales villes. Hive Colab, Outbox, Innovation Village… Ces espaces de coworking et d’incubation accueillent chaque année des centaines de jeunes pousses dans les secteurs de la fintech, de l’agritech ou de la santé numérique. Le gouvernement, malgré ses lacunes, a commencé à soutenir ces initiatives. En 2020, le ministère des Technologies de l’information et des Communications a lancé le National ICT Innovation Hub, un centre dédié à la promotion des startups locales. « L’écosystème est encore jeune, mais il est très dynamique », affirme Grace Nakimera, responsable chez Outbox. « Nous voyons de plus en plus d’investisseurs étrangers s’intéresser à ce qui se passe ici. L’Ouganda est en train de devenir un terrain fertile pour l’innovation inclusive. » En 2022, les startups ougandaises ont levé plus de 30 millions de dollars en capital-risque, un record pour le pays. Et ce n’est qu’un début. Une diaspora qui investit dans l’avenir Un autre facteur clé du dynamisme entrepreneurial ougandais réside dans sa diaspora. Installés à Londres, Toronto ou Dubaï, des milliers d’Ougandais de l’étranger investissent dans des projets locaux, apportant capitaux, compétences et réseaux. « J’ai quitté Kampala il y a dix ans pour étudier à Boston. Aujourd’hui, je reviens pour lancer une entreprise de recyclage de plastique », raconte Moses Kaggwa, qui a investi 150 000 dollars dans son projet de transformation de déchets en matériaux de construction. Selon la Banque mondiale, la diaspora ougandaise a envoyé plus de 1,2 milliard de dollars de transferts en 2023, une somme qui alimente non seulement la consommation, mais aussi de plus en plus l’investissement productif. Des plateformes comme RemitFund ou DiasporaConnect facilitent désormais la mise en relation entre investisseurs de la diaspora et entrepreneurs locaux, créant ainsi un pont vital entre l’extérieur et l’intérieur du pays. Des femmes au cœur de la transformation Dans ce paysage entrepreneurial en ébullition, les femmes jouent un rôle central. L’Ouganda compte parmi les pays africains avec l’un des taux les plus élevés de femmes entrepreneures : près de 40 % des entreprises y sont dirigées par des femmes, selon le rapport Mastercard Index of Women Entrepreneurs. « Être femme et entrepreneure en Ouganda, c’est un défi quotidien. Mais c’est aussi une fierté », confie Sarah Mutesi, fondatrice d’une entreprise de biocosmétiques à base de plantes locales. « Nous montrons que le changement peut venir de nous. » Des programmes comme Women in Tech ou le Uganda Women Entrepreneurship Program offrent mentorat, financement et visibilité à ces entrepreneures, qui transforment les communautés rurales et urbaines à travers des projets à fort impact social. Un avenir suspendu à des choix cruciaux Malgré cet élan, l’Ouganda reste confronté à de nombreux défis : infrastructures défaillantes, accès limité au crédit, instabilité politique. La liberté d’expression, essentielle à l’innovation, est parfois mise à mal. Et la corruption freine encore de nombreuses initiatives. Mais l’énergie qui anime la jeunesse ougandaise semble inépuisable. Elle pousse, elle invente, elle transforme. Derrière chaque application mobile, chaque ferme urbaine, chaque boutique en ligne, il y a une histoire de résilience, de courage et d’espoir. « Ce pays n’a peut-être pas encore tout, mais il a ce qu’il faut pour réussir : des idées, des rêves, et des gens prêts à se battre pour les réaliser », affirme Brian, en refermant son ordinateur avec un sourire. Alors que l’Afrique cherche ses futurs géants de l’innovation, l’Ouganda pourrait bien être l’un d’eux. La question est : saura-t-il saisir cette chance avant qu’elle ne lui échappe ? Pour approfondir sur innovation en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. business rentables en Afrique metiers qui recrutent en Afrique PIB des pays africains #### Pourquoi Rwanda devient un acteur clé de la environnement africaine Quand le soleil se lève sur Kigali, la ville semble respirer un calme rare en Afrique. Les rues sont propres, les collines verdoyantes, et l’air étonnamment pur. Pourtant, derrière cette tranquillité apparente, le Rwanda mène une révolution silencieuse. Une transformation profonde, presque insoupçonnée, qui le place aujourd’hui au cœur des enjeux environnementaux du continent africain. Un petit pays, de grandes ambitions écologiques Le Rwanda, souvent surnommé le “pays aux mille collines”, n’est pas le plus vaste ni le plus riche des pays africains. Mais depuis deux décennies, il s’impose comme un laboratoire écologique à ciel ouvert. « Nous n’avons pas de pétrole, pas de grandes ressources naturelles. Notre capital, c’est notre environnement », explique Jean-Marc Uwizeye, conseiller au ministère rwandais de l’Environnement. « Et nous avons décidé d’en faire un levier de développement. » Dès 2008, le pays bannissait les sacs plastiques, devenant l’un des premiers au monde à adopter une telle mesure. Aujourd’hui, plus de 80 % des Rwandais vivent dans des zones où des programmes de reforestation ou de gestion durable des terres ont été mis en place. En 2023, le Rwanda a investi plus de 150 millions de dollars dans des projets verts, allant de l’énergie solaire aux transports électriques. Une prouesse pour un pays dont le PIB reste modeste. La propreté de Kigali, un symbole devenu modèle Marcher dans les rues de Kigali, c’est faire l’expérience d’une capitale africaine sans déchets, sans embouteillages massifs, sans pollution sonore excessive. Chaque dernier samedi du mois, les citoyens participent à l’Umuganda, une journée nationale de travaux communautaires. Nettoyage, plantation d’arbres, entretien des routes : tout le monde s’y met, du président aux écoliers. « L’Umuganda, ce n’est pas seulement une corvée. C’est notre manière de nous reconnecter à la terre », confie Claudine, une habitante du quartier de Kacyiru. « On se sent responsables de notre environnement. » Ce modèle de gouvernance participative inspire désormais d’autres pays. En 2022, le Bénin, le Sénégal et le Malawi ont envoyé des délégations à Kigali pour étudier le système. Des politiques environnementales portées par une volonté politique forte Au Rwanda, l’écologie n’est pas une mode. Elle est inscrite dans la Constitution. Le gouvernement a créé une institution dédiée : le Rwanda Environment Management Authority (REMA), dotée de pouvoirs étendus pour surveiller, conseiller et sanctionner. « Ce qui fait la différence ici, c’est la cohérence entre les discours et les actes », analyse Dr. Fatou Diop, spécialiste ouest-africaine des politiques environnementales. « Le Rwanda a réussi à intégrer l’environnement dans toutes ses politiques publiques : urbanisme, agriculture, éducation. » En 2021, le pays a lancé sa Stratégie nationale pour le climat à l’horizon 2050. Objectif : atteindre la neutralité carbone, tout en maintenant une croissance économique soutenue. Un pari audacieux, mais qui semble déjà porter ses fruits. Une économie verte en plein essor Le virage écologique du Rwanda ne se limite pas à la protection de la nature. Il crée aussi de l’emploi et attire des investissements. Le Green Fund, un fonds public-privé lancé en 2012, a mobilisé plus de 200 millions de dollars pour financer des projets durables. Grâce à lui, plus de 150 000 emplois verts ont été créés, selon les chiffres officiels. Des start-ups locales se lancent dans la production de briques écologiques, le recyclage des déchets électroniques ou encore l’agrivoltaïsme. Des entreprises étrangères, séduites par la stabilité du pays et sa vision verte, investissent dans les énergies renouvelables. « Le Rwanda est devenu un hub pour les investisseurs responsables », affirme Thomas Keller, consultant allemand basé à Kigali. « Ici, on sent une vraie volonté de construire un modèle africain de développement durable. » Une diplomatie verte qui s’affirme Sur la scène internationale, Kigali prend la parole avec assurance. En 2016, le Rwanda a accueilli la conférence qui a abouti à l’amendement de Kigali, un accord historique visant à réduire les gaz HFC, puissants contributeurs au réchauffement climatique. Depuis, le pays multiplie les initiatives : participation active aux COP, partenariats avec les Nations Unies, coopération sud-sud avec d’autres pays africains. En 2022, le Rwanda a lancé avec le Ghana et l’Éthiopie une coalition pour la restauration des écosystèmes dégradés, couvrant plus de 10 millions d’hectares. « Le Rwanda n’est plus un simple participant. C’est un moteur », résume l’activiste kényane Wanjira Mutoni. « Il montre que l’Afrique peut être à l’avant-garde des solutions climatiques. » Des défis persistants, mais une vision claire Tout n’est pas parfait. La pression démographique reste forte, les ressources en eau sont fragiles, et les inégalités sociales persistent. Le défi est de concilier écologie et inclusion. « Il faut que la transition verte profite à tous, pas seulement aux élites urbaines », prévient Aimable Niyonzima, chercheur à l’Université du Rwanda. « Sinon, on risque de créer de nouvelles fractures. » Mais malgré ces obstacles, le pays poursuit sa route. Avec méthode. Avec ambition. Et avec une conviction rare sur le continent : celle que l’environnement n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale. Le Rwanda, petit par la taille, mais grand par la vision, est-il en train de montrer la voie à toute l’Afrique ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Pourquoi Sénégal devient un acteur clé de la entrepreneuriat africaine Au lever du jour, dans les rues animées de Dakar, des jeunes entrepreneurs installent leurs stands, connectent leurs smartphones, et se préparent à une nouvelle journée de business. Ce n’est pas un simple marché : c’est une scène d’innovation, un laboratoire à ciel ouvert où se réinvente l’avenir économique de l’Afrique. Le Sénégal, longtemps perçu comme un pays stable mais discret, est en train de devenir un acteur central de l’entrepreneuriat sur le continent. Comment ce petit pays d’Afrique de l’Ouest a-t-il réussi à se hisser parmi les locomotives de l’innovation africaine ? Une jeunesse bouillonnante et connectée Avec plus de 75 % de sa population âgée de moins de 35 ans, le Sénégal possède une des jeunesses les plus dynamiques du continent. Cette génération, ultra-connectée et souvent multilingue, porte en elle une soif d’indépendance économique et de transformation sociale. « Ici, on ne veut plus attendre que l’État nous donne du travail. On veut créer nos propres entreprises, nos propres solutions », affirme Fatou Ndiaye, fondatrice d’une start-up spécialisée dans l’agritech à Thiès. À seulement 27 ans, elle emploie déjà 12 personnes et vend ses services à des coopératives rurales dans trois régions. Le taux de pénétration d’Internet au Sénégal dépasse aujourd’hui 88 %, selon l’Autorité de régulation des télécommunications. Les smartphones sont omniprésents, et les réseaux sociaux servent à la fois de vitrines commerciales, de canaux de formation et de plateformes de financement participatif. Un écosystème en pleine structuration Depuis quelques années, les incubateurs, espaces de coworking et fonds d’investissement locaux se multiplient. Des structures comme le CTIC Dakar, Teranga Tech ou encore Jokkolabs ont accompagné des centaines de jeunes pousses dans leur développement. « Ce qui distingue Dakar, c’est sa capacité à fédérer les talents autour d’une vision commune », explique Mamadou Diop, directeur du CTIC. « Nous ne voulons pas copier la Silicon Valley. Nous voulons créer un modèle qui nous ressemble, ancré dans nos réalités. » En 2023, le Sénégal comptait plus de 150 start-up actives dans les domaines de la fintech, de l’agriculture intelligente, de l’e-santé ou encore de l’éducation numérique. Certaines, comme MaTontine ou Paps, ont levé plusieurs millions de dollars auprès d’investisseurs internationaux. Un soutien politique de plus en plus affirmé L’État sénégalais a compris l’enjeu stratégique de l’entrepreneuriat. En 2020, il a lancé la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide (DER), un organisme public doté d’un budget annuel de plus de 30 milliards de francs CFA, destiné à financer et accompagner les jeunes entrepreneurs. « La DER a été un tournant pour moi », confie Ibrahima Sow, créateur d’une application de livraison à Kaolack. « Grâce à leur financement, j’ai pu acheter mes premiers scooters et recruter une équipe. » En parallèle, le gouvernement a mis en place des réformes fiscales pour alléger les charges des jeunes entreprises et faciliter leur immatriculation. Le temps de création d’une entreprise est passé de 58 jours en 2014 à moins de 6 jours aujourd’hui, selon la Banque mondiale. Un carrefour culturel et régional stratégique Situé à la croisée de l’Afrique de l’Ouest francophone et anglophone, le Sénégal bénéficie d’une position géographique avantageuse. Son port de Dakar, l’un des plus importants de la région, en fait une porte d’entrée vers l’intérieur du continent. Mais au-delà de la logistique, le pays jouit d’une stabilité politique rare dans la région, d’une tradition démocratique bien ancrée, et d’une vie culturelle rayonnante. Ces éléments attirent de plus en plus de talents africains et de partenaires étrangers. « J’ai choisi de m’installer à Dakar parce que c’est l’un des rares endroits en Afrique où je peux coder, réseauter, et faire du business dans un environnement sûr et stimulant », témoigne Uche Okeke, développeur nigérian venu lancer une plateforme d’e-learning. Un leadership féminin en pleine ascension Les femmes jouent un rôle central dans cette renaissance entrepreneuriale. Elles sont de plus en plus nombreuses à diriger des entreprises innovantes, à lever des fonds et à inspirer les nouvelles générations. En 2022, selon un rapport de la Banque africaine de développement, 34 % des start-up sénégalaises étaient dirigées par des femmes, un chiffre supérieur à la moyenne continentale. Des figures comme Adama Kane (founder de JokkoSanté) ou Marième Mbaye (fondatrice de BioEssence) sont devenues des références. « Être une femme entrepreneure au Sénégal, ce n’est pas un défi, c’est une responsabilité », lance Marième avec conviction. « Nous avons le devoir d’ouvrir la voie pour celles qui viendront après nous. » Des défis persistants, mais un élan irréversible Tout n’est pas encore gagné. Les obstacles restent nombreux : difficultés d’accès au financement bancaire, infrastructures parfois défaillantes, lenteur administrative dans certaines régions, ou encore manque de formation technique spécialisée. Mais l’énergie est là. Et elle semble contagieuse. En 2023, le Sénégal a attiré plus de 120 millions de dollars d’investissements dans ses start-up, selon Partech Africa, soit une hausse de 38 % par rapport à l’année précédente. Une performance que peu de pays africains peuvent revendiquer. « Le Sénégal est en train de devenir un hub pour toute l’Afrique de l’Ouest », observe Ndeye Diallo, analyste chez VC4A. « Ce qui se passe ici pourrait bien inspirer d’autres capitales africaines. » Alors que les regards se tournent vers les géants économiques du continent, le Sénégal trace sa propre route, discrète mais déterminée. Et si, dans quelques années, c’était à Dakar que se jouait l’avenir de l’innovation africaine ? A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Pourquoi Toyota domine les routes du Nigeria ? La marque Toyota s’est taillée une place au Nigeria depuis plus de trois décennies. Avant cette période, Toyota, comme d’autres marques japonaises, Mitsubishi, Nissan et Honda étaient considérées comme des marques pour les personnes de l’échelon inférieur de la société. À cette époque, les Nigérians ne s’intéressaient qu’aux marques européennes et américaines telles que Peugeot, Volkswagen, Volvo et Mercedes Benz, les modèles américains comme Ford, General Motors, Chrysler concurrençant fortement les marques européennes. L’histoire de la marque dans le pays Cependant, l’arrivée des marques japonaises menées par Toyota a changé l’équation par la suite. Il convient de rappeler que même dans les années 1970, le concessionnaire Toyota au Nigéria était perçu comme un mauvais investissement par beaucoup jusqu’à ce que la légende de l’industrie automobile nigériane, le chef Michael Ade Ojo, par l’intermédiaire de sa société Elizade Motors, entre dans les affaires de Toyota. Voici pourquoi Toyota est très présente en Afrique : Il a été suivi par des entreprises comme Wextex et Globe Motors tandis que Honda Place, THP, Allens Motors, John Holt et Kewalrams ont répondu avec Honda, Nissan et Mitsubishi. Pour prouver que ces voitures japonaises n’étaient pas prises en compte à l’époque, aucune d’entre elles n’a été prise en compte par le gouvernement fédéral lorsqu’il a créé des usines pour produire des voitures particulières, des bus et des camions. Lors de la création de ces usines, Peugeot et Volkswagen ont été créés pour produire des voitures particulières, de petites camionnettes et des minibus, tandis que les constructeurs de camions Mercedes ont été créés pour produire de gros bus, des camions et des tracteurs. L’image des marques japonaises au Nigeria Cela confirme en grande partie que les marques japonaises n’étaient pas alors reconnues comme suffisamment bonnes pour le marché nigérian. Le récit a changé lorsque ces agents du changement ont introduit des modèles japonais non seulement efficaces et durables, mais aussi luxueux et très économiques. Depuis lors, Toyota n’a jamais cessé de prendre les devants en dominant le marché avec sa gamme de modèles à la fois dans les segments du marché des voitures neuves et d’occasion. À l’heure actuelle, huit voitures particulières sur dix circulant sur les routes nigérianes sont soit des Toyota, soit des Lexus (famille Toyota). Ceux-ci incluent des modèles comme Sienna, Dyna, Hiace, Tacoma, Hilux, 4Runner, Land Cruiser, Prado, RVA 4 tandis que les modèles Lexus tels que Lexus 300, 330, 350, 460, 470 (berlines et SUV) dominent le segment des véhicules de luxe. Les modèles les plus populaires Les modèles Toyota comme Crown, Corona, Cresida, Carina 1 et II, Celica ont ouvert la voie à la domination de Toyota lorsqu’ils ont été introduits plus tôt dans le pays. Ils se sont bien comportés en termes de fiabilité, de fiabilité du rendement énergétique, de durabilité, de confort et de sécurité, ce qui a fait de la marque la plus recherchée au Nigeria.  Aujourd’hui, la domination de la marque Toyota a amené certaines personnes à qualifier Toyota de natif du Nigéria, une position dont Peugeot jouissait autrefois. #### Pourquoi Tunisie devient un acteur clé de la innovation africaine Dans les ruelles animées de la Médina de Tunis, entre les parfums sucrés du jasmin et le bourdonnement des scooters, une révolution silencieuse prend forme. Loin des projecteurs habituels, la Tunisie tisse peu à peu sa toile dans le monde de l’innovation africaine. Une dynamique inattendue, portée par une jeunesse connectée, des incubateurs audacieux et une volonté politique affirmée. Mais comment ce petit pays du Maghreb est-il en train de devenir un moteur technologique pour tout un continent ? Un écosystème numérique en pleine effervescence Depuis quelques années, la Tunisie connaît une véritable métamorphose numérique. Le pays compte aujourd’hui plus de 700 startups actives, selon le ministère tunisien des Technologies de la communication. Un chiffre impressionnant pour une population de 12 millions d’habitants. Au cœur de cette dynamique : la Startup Act, une loi pionnière adoptée en 2018. Elle offre un cadre juridique unique en Afrique, avec des avantages fiscaux, un congé spécial pour les salariés créateurs d’entreprise et un fonds d’amorçage soutenu par l’État. « La Startup Act a changé la donne. Avant, créer une entreprise tech ici était un parcours du combattant. Aujourd’hui, on a enfin les outils pour rêver grand », confie Leïla Ben Amor, fondatrice de la plateforme éducative EdVenture, incubée à Tunis. Cette loi a inspiré d’autres pays africains comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, qui cherchent à adapter le modèle tunisien à leurs propres réalités. Une jeunesse éduquée et connectée La Tunisie bénéficie d’un atout majeur : un vivier de jeunes talents hautement qualifiés. Chaque année, plus de 10 000 ingénieurs sortent des universités et écoles du pays, notamment de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis (ENIT) et de l’Institut supérieur d’informatique. « Ce qui m’a frappé en arrivant ici, c’est la qualité des développeurs. Beaucoup parlent trois langues, maîtrisent les dernières technologies et ont une vraie culture de l’innovation », témoigne Mark Jensen, investisseur américain basé à Berlin, qui a récemment ouvert un bureau en Tunisie pour sa société de capital-risque. Avec un taux de pénétration d’Internet de plus de 70 %, la jeunesse tunisienne est également très présente sur les réseaux sociaux, les forums tech et les plateformes d’apprentissage en ligne. Une génération curieuse, inventive et avide de changement. Des hubs technologiques en pleine expansion De Tunis à Sfax, en passant par Sousse ou Bizerte, des incubateurs et technopôles fleurissent dans tout le pays. Le plus emblématique reste le pôle El Ghazala, qui accueille plus de 90 entreprises et startups dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle et de la cybersécurité. Mais d’autres structures émergent, comme Flat6Labs Tunis, un accélérateur régional qui accompagne chaque année des dizaines de jeunes pousses, ou le Startup Village de Djerba, qui mise sur l’innovation dans les zones rurales. « Le modèle centralisé ne suffit plus. On veut créer des mini-Silicon Valleys dans tout le pays, pour que chaque région puisse innover à sa manière », explique Yassine Ferchichi, directeur du programme Smart Tunisia. Cette décentralisation de l’innovation attire de plus en plus de partenaires internationaux, notamment des institutions européennes et africaines désireuses de soutenir un modèle durable. Une passerelle entre l’Afrique et l’Europe La position géographique de la Tunisie est un atout stratégique rarement souligné. À seulement deux heures de vol de Paris, Rome ou Barcelone, le pays se situe à la croisée des chemins entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne. Cette proximité permet aux startups tunisiennes de se projeter rapidement à l’international. Plusieurs d’entre elles, comme Expensya (gestion de dépenses) ou InstaDeep (intelligence artificielle), ont levé des fonds à l’étranger et ouvert des filiales en Europe et en Afrique de l’Ouest. « La Tunisie est un pont. On comprend les réalités africaines, on parle le français, l’arabe et parfois l’anglais, et on est à quelques heures des grands marchés européens », résume Amine Karray, co-fondateur de la startup logistique Kargo. Cette double appartenance culturelle et géographique fait de la Tunisie un acteur naturel pour connecter les écosystèmes d’innovation du Nord et du Sud. Des défis persistants mais surmontables Malgré ses avancées, la Tunisie doit encore relever plusieurs défis pour consolider sa place dans l’innovation africaine. Les lourdeurs administratives, les difficultés d’accès au financement et la fuite des cerveaux restent des obstacles majeurs. « Beaucoup de jeunes rêvent de partir. Il faut leur donner des raisons de rester, de créer ici, de croire en leur pays », alerte Rim Mahjoub, enseignante en entrepreneuriat à l’université de Carthage. Le financement des startups reste également limité. Moins de 5 % des startups tunisiennes accèdent à des levées de fonds supérieures à 500 000 dollars. Les investisseurs locaux sont encore frileux, et les banques peu enclines à soutenir des projets à haut risque. Mais des initiatives comme le Fonds des fonds Anava, doté de 200 millions de dinars (environ 60 millions d’euros), visent à structurer l’investissement dans l’innovation tunisienne. Un modèle pour le continent ? La Tunisie inspire. Plusieurs pays africains envoient des délégations pour étudier son modèle d’innovation. Des partenariats se nouent avec Kigali, Dakar, Abidjan ou encore Le Caire. L’Union africaine a même cité la Tunisie comme exemple dans son rapport sur la transformation numérique du continent. « Ce que la Tunisie montre, c’est qu’avec peu de moyens mais beaucoup de volonté, on peut créer un écosystème dynamique, inclusif et tourné vers l’avenir », analyse Fatou Diop, experte en innovation basée à Nairobi. Le pays ne prétend pas être une Silicon Valley africaine. Mais il trace un chemin original, adapté à ses réalités, et qui pourrait bien inspirer une nouvelle génération d’innovateurs africains. Alors que le continent cherche ses champions technologiques, la Tunisie avance, discrètement mais sûrement. Et si l’avenir numérique de l’Afrique se jouait aussi sur les rives de la Méditerranée ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Pourquoi utiliser un VPN gratuit depuis l’Afrique ? Il ne fait aucun doute que la cybercriminalité est une préoccupation pour les entreprises en Afrique. Figurant parmi les continents où la cybercriminalité est une menace majeure, les PME disposant de ressources de sécurité limitées devraient investir dans toutes les bases de la sécurité des sites Web, des certificats SSL aux logiciels anti-malware. Ce que de nombreuses PME ne considèrent pas, ce sont les VPN. Un réseau privé virtuel fournit une couche supplémentaire de sécurité et de confidentialité en ligne qui permet aux propriétaires d’entreprise et à leurs équipes de travailler sur plusieurs sites et appareils. L’époque où les VPN n’étaient utilisés que pour les joueurs qui avaient besoin de l’anonymat en ligne pour garantir une expérience transparente est révolue. De plus, les entreprises peuvent tirer profit d’un vpn gratuit. Une confidentialité accrue lors de l’utilisation d’applications et de plateformes sociales Même si la loi PoPI est pleinement en vigueur et que les lois sur la confidentialité soient plus strictes, beaucoup d’entre nous ne lisent toujours pas les termes et conditions lors du téléchargement d’une nouvelle application ou de l’inscription à une nouvelle plateforme de médias sociaux. Si une plateforme vous demande la permission d’utiliser vos données et que vous avez accepté les conditions, vous n’avez pas à vous inquiéter si vous êtes remarqué par l’application ou son réseau de partenaires. Comme un vpn gratuit pc masque votre adresse IP, les sites Web et les applications ne peuvent pas suivre vos navigations en ligne et ne pourront finalement pas collecter votre historique afin de vous cibler avec leurs campagnes publicitaires. Sécurité sur les sites et appareils distants Les VPN ne protègent pas qu’un seul appareil. Ce logiciel peut être utilisé sur plusieurs appareils, pour sécuriser et chiffrer les données sur différents terminaux. D’ailleurs, même avec un VPN gratuit, vous pouvez parfaitement sécuriser un grand nombre d’appareils depuis l’Afrique. Que vous ayez une équipe de cinq ou cinquante personnes, un VPN est indispensable si vous gérez votre entreprise à domicile, où vous pouvez sécuriser les données, peu importe la localisation de vos employés. Sécurité supplémentaire pour les services bancaires en ligne Les banques en ligne se développent en Afrique. Ces services ont rendu les transactions personnelles et professionnelles tellement plus faciles. Que vous soyez en déplacement, au bureau ou à l’hôtel, vous pouvez gérer vos finances à tout moment. L’inconvénient est que ces informations hautement sensibles peuvent facilement être interceptées sur un réseau public. La fraude aux applications bancaires mobiles a considérablement augmenté au cours des dernières années. En utilisant un VPN, vous pouvez être assuré que vos données personnelles soient masquées et uniquement visibles pour vous, quel que soit le réseau que vous utilisez. Anonymat assuré lors de la navigation en ligne En plus de tout ce qui précède, les VPN sont également utiles pour naviguer en ligne en tout anonymat. Étant donné que les sites Web peuvent suivre votre comportement en ligne, ils auront la possibilité de modifier les offres et les prix s’ils constatent que vous êtes revenu sur leur page Web après votre première visite. En utilisant un VPN, votre adresse IP ne peut pas être tracée et tous les prix et offres que vous avez initialement trouvés lors de votre phase de recherche restent les mêmes. #### Présidentielle au Mali : la candidature problématique de Boubou Cissé La présidentielle malienne devrait se tenir en février 2022. Elle opposera une trentaine de candidats, dont des personnalités proches de l’ancien régime d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Il s’agit notamment de l’ex premier ministre Boubou Cissé, qui ira vraisemblablement à ce scrutin sous la bannière de l’Union pour la république et la démocratie (URD), qui était pourtant le principal parti d’opposition au défunt régime. Une possibilité qui fait beaucoup de bruit à Bamako. On le sentait venir depuis un bon moment. L’ancien premier ministre Boubou Cissé a jeté son dévolu, le mois dernier, sur l’Union pour la république et la démocratie (URD), en adhérant à l’un des trois partis traditionnels du Mali. Cette adhésion s’imposait au regard des textes de l’URD sur lequel il veut s’appuyer pour arriver au palais de Koulouba. En effet, le règlement intérieur de cette formation politique stipule que nul ne peut concourir à la présidentielle pour son compte, s’il n’est pas l’un de ses membres. Maintenant que c’est fait, Boubou Cissé peut penser à une éventuelle candidature au scrutin de février 2022. Mais, il doit avant tout montrer sa capacité à réunifier l’URD, éclatée en plusieurs factions depuis le décès de son président Soumaïla Cissé, en décembre 2020. Le parti n’a toujours pas trouvé un leader naturel. Or le temps presse. L’argument financier a beaucoup pesé Boubou Cissé se présente ainsi comme un choix d’urgence. Certains cadres de l’URD l’auraient déjà adoubé. Selon eux, l’ex premier ministre partage l’idéal de paix et de justice de son prédécesseur. Il serait surtout un bon candidat en raison de l’influence de sa famille biologique et de l’important soutien financier de celle-ci à l’URD. Par ailleurs, Boubou Cissé disposerait d’un bon réseau à l’international. Ce qui est toujours important en Afrique de l’Ouest quand on a des ambitions présidentielles. Ces derniers mois d’ailleurs, le futur candidat a multiplié les déplacements à l’étranger. Notamment à Paris, Bruxelles, Abidjan, Ouagadougou, Nouakchott et Niamey. Des oppositions internes et externes L’arrivée de Boubou Cissé à l’URD ne plaît pas forcément à tout le monde. Certains voient en lui un opportuniste venu profiter de la position du parti pour accéder au palais de Koulouba. Une dissidence se mettrait déjà en place pour écourter ses rêves. Elle est notamment portée par le secrétaire à la communication du parti, Demba Traoré,  le président par intérim Salikou Sanogo, et l’ex-ministre Mamadou Igor Diarra, l’un des derniers ralliés. Mais, l’opposition la plus tenace à Boubou Cissé ne devrait pas venir de l’intérieur. Elle surgira certainement du peuple malien qui ne veut plus avoir affaire aux personnalités proches de l’ancien régime d’IBK. Le soulèvement populaire de juin et juillet 2020 avait pour but de balayer cette vieille classe politique accusée de tous les maux du Mali. Si Ibrahim Boubacar Keita et certains de ses amis sont « out » pour le scrutin de février prochain, d’autres ont pu revêtir de nouveaux habits. Ce serait le cas de Boubou Cissé, qui fut tour à tour ministre des Mines et du pétrole, ministre de l’Économie et des Finances et premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keïta. Il était donc une pièce maîtresse de l’ancien régime qui a été incapable de sortir les Maliens du bourbier pendant dix ans. Guerre au nord, conflits communautaires, pauvreté, émigration clandestine, détournements de fonds, surfacturations, etc. ont été le quotidien de la population. On pense ainsi que Boubou Cissé ne pourra rien apporter de nouveau. Un pion de la France ? Sa candidature relèverait même d’une insulte au peuple malien, qui a donné sa vie, il y a un an, pour faire partir IBK. Par conséquent, on appelle la Cour constitutionnelle à l’invalider afin de respecter les sacrifices et la volonté commune d’un changement radical. Par ailleurs, on ne voudrait pas que le technocrate de 47 ans se présente d’autant qu’il serait sous le parrainage de la France. L’ancien colonisateur ayant perdu son pion IBK et n’ayant aucun moyen de plier les militaires au pouvoir, aurait choisi Boubou Cissé à défaut de trouver mieux. Pour ne pas se mouiller, Paris aurait activé le président nigérien Mohamed Bazoum pour faire le travail à sa place. On en veut pour preuve les récentes critiques de l’homme fort de Niamey à l’égard de Bamako. « Il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être », a-t-il notamment laissé entendre. Une déclaration qui a provoqué l’ire des nouvelles autorités maliennes. Outre Bazoum, d’autres poulains de la France pousseraient de leurs côtés pour envoyer Boubou Cissé à Koulouba, comme le burkinabé Rock Christian. Des chefs d’Etat vomis par leur propre peuple. Des candidats valeureux en face Quoiqu’il en soit, les Maliens sont décidés à refermer cette porte dérobée que la France ouvre pour son protégé Boubou Cissé. On compte pour l’instant sur la sagesse de la Cour constitutionnelle pour mettre fin aux ambitions de l’ancien premier ministre. Si rien n’est fait au niveau de cette vénérable institution, on n’hésiterait à opter pour un vote sanction. Mais, il y a sûrement mieux à faire avec d’autres candidats annoncés. On pense notamment, parmi tant d’autres, à l’homme d’affaires Aliou Diallo d’ADP MALIBA, déjà 3ème aux dernières présidentielles et favori des sondages.   #### Présidentielle au Sénégal : Ousmane Sonko, l’opposant écarté du scrutin par le Conseil constitutionnel Le 5 janvier 2024, le Conseil constitutionnel du Sénégal a annoncé le rejet de la candidature de l’opposant Ousmane Sonko à l’élection présidentielle du 25 février. Cette décision met fin à un long bras de fer entre le leader du parti Pastef-Les Patriotes et l’État sénégalais, qui l’accuse de multiples délits et crimes. Qui est Ousmane Sonko, quel est son projet politique, pourquoi est-il visé par la justice, et quelles sont les conséquences de son exclusion pour la démocratie sénégalaise ? Ousmane Sonko, un ancien inspecteur des impôts devenu opposant radical Ousmane Sonko est né le 15 juillet 1974 à Thiès, la troisième ville du pays. Il est diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) en 2001 et devient inspecteur des impôts et des domaines. Il se fait remarquer par ses critiques virulentes contre le régime du président Abdoulaye Wade (2000-2012), qu’il accuse de corruption et de mauvaise gestion des ressources publiques. Voici une vidéo relatant ces faits : En 2014, il crée son parti politique, Pastef-Les Patriotes, dont le nom signifie “Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité”. Il se présente comme le porte-parole de la jeunesse sénégalaise, qui représente plus de 60% de la population et qui souffre du chômage, de la pauvreté et du manque d’opportunités. Il défend un discours souverainiste, panafricaniste et social, qui prône la rupture avec le système néocolonial et la redistribution des richesses nationales. En 2017, il est élu député à l’Assemblée nationale avec 1,93% des voix. Il devient le chef de file de l’opposition parlementaire et s’oppose fermement au président Macky Sall (2012-2024), qu’il accuse de dérive autoritaire et de détournement des ressources naturelles du pays, notamment le pétrole et le gaz découverts récemment. Ousmane Sonko, un opposant ciblé par plusieurs affaires judiciaires Depuis 2021, Ousmane Sonko fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires qui menacent sa carrière politique et sa liberté. En février 2021, il est accusé de viol et de menaces de mort par une employée d’un salon de massage où il se rendait régulièrement pour des soins. Il nie les faits et dénonce un complot ourdi par le pouvoir pour l’éliminer de la course à la présidentielle. Le 3 mars 2021, alors qu’il se rend au tribunal pour être entendu par le juge, il est arrêté pour trouble à l’ordre public après que ses partisans ont affronté les forces de l’ordre sur son passage. Son arrestation provoque une vague de manifestations violentes dans tout le pays, qui font au moins 13 morts et des centaines de blessés. Le 8 mars 2021, il est libéré sous contrôle judiciaire après avoir bénéficié d’une levée de son immunité parlementaire. Le 1er juin 2021, il est condamné par contumace à deux ans de prison ferme pour débauche de mineure dans l’affaire du salon de massage. Il ne se présente pas au procès et dénonce une mascarade judiciaire. Le lendemain, il est arrêté à nouveau pour appel à l’insurrection, association de malfaiteurs et blanchiment d’argent. Il entame une grève de la faim pour protester contre sa détention arbitraire. Le 12 décembre 2021, il est condamné à six mois de prison avec sursis pour diffamation envers le président Macky Sall, qu’il avait accusé de corruption dans l’attribution des contrats pétroliers. Il fait appel de cette décision, mais la Cour suprême la confirme le 4 janvier 2024, ce qui le rend inéligible pour l’élection présidentielle selon la loi électorale. Ousmane Sonko, un candidat à la présidentielle malgré tout Malgré ses déboires judiciaires, Ousmane Sonko ne renonce pas à sa candidature à la présidentielle. Il bénéficie du soutien de ses militants, qui organisent des manifestations et des collectes de fonds pour financer sa campagne. Il bénéficie aussi du soutien de certains acteurs de la société civile et de l’opposition, qui dénoncent la répression du pouvoir et l’absence de dialogue politique. Le 15 décembre 2021, il obtient une victoire judiciaire inattendue. Un juge ordonne sa réinscription sur les listes électorales, qu’il avait été radié après sa condamnation pour débauche de mineure. Il dépose alors son dossier de candidature devant le Conseil constitutionnel, en espérant que celui-ci valide sa participation au scrutin. Mais le 5 janvier 2024, le Conseil constitutionnel rejette sa candidature au motif que son dossier est incomplet. Selon son avocat, Me Ciré Clédor Ly, le Conseil constitutionnel n’a pas précisé quelle pièce manquait à son dossier. Il accuse le Conseil constitutionnel d’être inféodé au pouvoir et de bafouer les droits du candidat. Ousmane Sonko, un opposant qui menace la stabilité du Sénégal L’exclusion de Ousmane Sonko de la présidentielle suscite la colère et l’indignation de ses partisans, qui appellent à la mobilisation générale pour faire respecter la volonté populaire. Ils accusent le président Macky Sall de vouloir se maintenir au pouvoir par tous les moyens et de museler l’opposition. Le rejet de la candidature de Ousmane Sonko fait craindre une nouvelle flambée de violences dans le pays, qui est considéré comme un modèle de démocratie en Afrique. Le Sénégal a connu quatre alternances pacifiques depuis son indépendance en 1960 et n’a jamais connu de coup d’Etat ni de guerre civile. Mais le climat politique s’est détérioré ces dernières années, avec l’accroissement des inégalités sociales, la montée du mécontentement populaire et la répression des mouvements contestataires. Le pays fait face aussi à des défis sécuritaires, avec la menace du terrorisme islamiste dans la région du Sahel et la crise migratoire qui pousse des milliers de jeunes à tenter la traversée périlleuse vers l’Europe. Le Sénégal a besoin d’un dialogue inclusif et apaisé entre les acteurs politiques, les institutions et la société civile pour préserver sa stabilité et son développement. Le cas de Ousmane Sonko est un test pour la démocratie sénégalaise, qui doit garantir le respect des droits fondamentaux et le pluralisme politique. #### Présidentielle malienne : ADP-Maliba à la recherche d’une coalition ? Après avoir rassemblé large autour de son leader, lors des législatives de mars/avril 2020, ADP-Maliba voudrait-il former une nouvelle coalition pour la présidentielle de 2022 ? Cette semaine, la formation politique d’Aliou Diallo a eu des échanges fructueux avec deux importants partis : le RPDM de Cheick Modibo Diarra et l’URD de feu Soumaïla Cissé. ADP-Maliba est surtous les fronts en ce moment. Le parti de la Balance effectue, depuis plusieurs semaines, la réorganisation de ses structures au Mali. Il procède aussi à l’implantation de nouveaux bureaux, à la création de sections africaines (au Sénégal notamment) et à leur dynamisation à travers des rentrées politiques (Côte d’Ivoire) ou des tournées (République du Congo, Gabon). En plus de ces actions, ADP-Maliba initie des rencontres avec les formations politiques de premier plan au Mali. Il s’agit du Rassemblement pour le Développement du Mali (RPDM) de l’astrophysicien Cheick Modibo Diarra, et de l’Union pour la république et la démocratie (URD) de Soumaïla Cissé, aujourd’hui dirigée par le PR Salikou Sanogo. Une convergence de vue entre les partis ADP-Maliba a d’abord eu des échanges fraternels et amicaux avec le RPDM à son siège, sis au quartier du fleuve à Bamako, le mardi 23 février 2021. Selon un communiqué officiel, « les deux partis ont une convergence de vue et entendent poursuivre les échanges. Les deux vont se retrouver dans un futur proche ». Le lundi 1er mars 2021, c’était au tour de l’URD de recevoir l’ADP-Maliba à son QG sis à Badalabougou, pour de nouveaux échanges fraternels et amicaux. ADP-Maliba était représenté par son président M. Youba Ba, à la tête d’une forte délégation. Les deux camps ont aussi noté une convergence de vue et ont convenu de poursuivre les échanges très prochainement. Une coalition aux législatives de Kayes en mars 2020 Ce rapprochement d’ADP-Maliba avec les autres formations politiques maliennes s’inscrit dans la vision de son leader Aliou Boubacar Diallo. L’homme d’affaires souhaite rassembler les Français dans toutes leurs diversités politiques. Il a ainsi déjà formé une coalition en mars/avril 2020, lors des élections législatives à Kayes. Le chef de file de l’opposition malienne avait mené à la victoire la liste Benso (« La maison de l’entente »), qui comprenait l’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA), le Rassemblement pour le Mali (RPM) et l’Union pour la république et la démocratie (URD). Aliou Diallo a pris dans la foulée, la tête du groupe parlementaire « Benso », composé de 20 élus, dont 9 de l’ADP-Maliba, 5 du CODEM et 3 de SADI. Aliou Diallo favori de la présidentielle malienne En octobre 2020, l’ex député de Kayes s’était rapproché de l’ancien premier ministre Moussa Mara du parti Yelema, pour une éventuelle alliance en vue de la prochaine présidentielle. « Nous avons discuté de la situation nationale et des perspectives d’avenir pour notre pays », avait-il confié à l’issue de la rencontre. Les deux hommes font partie des favoris de la prochaine élection présidentielle prévue courant 2022. Selon un sondage du cabinet bamakois Statix, Aliou Diallo récolte 25,5% des intentions de vote au premier tour, juste derrière le regretté Soumaïla Cissé (26%). Moussa Mara arrive 3e avec 14% des voix et l’astrophysicien Checik Modibo Diarra prend la 4e place avec 11,7% des intentions de vote. #### Présidentielle malienne : tous déjà dans les starting-blocks ? Les autorités de la Transition malienne ont décidé que la présidentielle se tiendra en mars et avril 2022, soit dans moins d’un an. Si certains partis politiques semblent déjà en ordre de bataille depuis quelques mois, d’autres continuent de se chercher un candidat. Faisons le point.  La prochaine élection présidentielle au Mali aura lieuen mars et avril 2022. C’est ce qu’ont décidé les autorités de Transition dominées par les militaires, exclus du jeu. Ce scrutin vise donc à rendre le pouvoir aux civils après le coup d’État d’aout 2020. Mais les civils sont-ils prêts pour ce rendez-vous de la démocratie malienne ? Ont-ils les épaules assez larges pour relever ce défi ? En effectuant un scanner rapide du paysage politique malien, l’on peut affirmer que l’homme de la situation ne viendra peut-être pas des partis traditionnels. Les cadors désorientés  En effet, les formations historiques du Mali sont largement vomies par la population, qui aspire à un changement de système. Le Rassemblement pour le Mali (RPM), ex parti au pouvoir, est accusé d’être à l’origine de tous les maux actuels du pays : corruption, pauvreté, insécurité, etc. D’où le soulèvement populaire de juin et juillet 2020 qui a emporté le régime d’Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Depuis la chute de ce dernier, le RPM est sans repère. Le parti manque de leaders et n’est apparemment pas prêt d’en trouver rapidement.  L’Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA-PASJ), autre vieux parti politique, n’est pas épargnée non plus par les critiques. Après avoir dirigé le pays de 1992 à 2002, l’ADEMA-PASJ porte également le poids du délicatement actuel de l’Etat malien. Cette formation politique offre une véritable guerre de tranchée entre les différents clans. Au point que les observateurs avertis craignent son implosion.  Quant au troisème parti historique du pays, l’Union pour la république et la démocratie (URD), il a dû mal à faire le deuil de Soumaïla Cissé, décédé en décembre 2020. Depuis, il n’a pas encore trouvé un digne successeur. Face au déficit de leaders dans ses rangs, le parti serait même tenté de recruter ailleurs. On parle de plus en plus de l’ancien premier ministre Boubou Cissé comme candidat de l’URD. Un « mercenariat politique » pas du tout du goût des militants et du peuple malien en général. Aliou Diallo et Moussa Mara en pole position  Etrangement, si les supposés grands partis sont déboussolés en ce moment, notons que les formations politiques dites de seconde zone respirent plutôt la sérénité. C’est le cas notamment de Yéléma qui a déjà misé sur son président, l’ancien premier ministre Moussa Mara. Celui-ci a investi le terrain depuis plusieurs mois pour vendre son programme politique. Il a avec lui l’expérience des postes clés au sommet de l’Etat et surtout sa jeunesse (46 ans). Un atout majeur alors que la population malienne, très jeune aussi (65% ont moins de 25 ans), réclame une nouvelle génération de dirigeants. Outre Yéléma, un autre parti fait est déjà dans les starting-blocks depuis des mois. Il s’agit d’ADP-Maliba fondé par Aliou Boubacar Diallo. S’il ne peut pas prétendre être le « Macron malien » au niveau de l’âge (61 ans), ce milliardaire malien peut en revanche se présenter comme une alternative crédible au Mali, grâce à la « fraîcheur » de ses idées. Dans son ambitieux plan « Marshall » pour le Mali potentiellement doté de 15.000 milliards de Francs CFA, il promet notamment la création de nombreuses PME et PMI pour résoudre le problème du chômage au Mali. Il prône également une lutte impitoyable contre la corruption, la gabegie et la prédation sur les ressources naturelles. Selon un récent sondage du cabinet Statix, le milliardaire malien est le favori de la prochaine élection présidentielle. Il obtiendrait 27% des intentions de vote au premier tour, devant Moussa Mara (17%). Un premier sondage en novembre 2020 le plaçait déjà deuxième avec 25,5% juste derrière Soumaïla Cissé (26%) et devant Moussa Mara (14%). Reste maintenant à voir si le cabinet Statix dit vrai. Pour cela, il faudra attendre dans un an. #### Présidentielle malienne : vers une prolongation de la transition ? Alors qu’il ne leur reste plus que onze mois pour organiser des élections générales, les nouvelles autorités maliennes n’ont toujours pas avancé sur un seul des gros chantiers de la transition. Un triste constat qui laisse la porte ouverte à une prolongation de leur mandat. Ce qu’il faut retenir Alors qu’il ne leur reste plus que onze mois pour organiser des élections générales, les nouvelles autorités maliennes n’ont toujours pas avancé sur un seul des gros chantiers de la transition. Un triste constat qui laisse la porte ouverte à une prolongation. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Métiers recherchés au MaliActualités Afrique Après la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keita enaoût 2020, la communauté internationale a donné dix-huit mois aux nouveauxdirigeants maliens pour organiser des élections générales. Mais, sept mois après l’installation du Conseil National de Transition (CNT), celui-ci n’a relevé aucun des grands défis que lui avait fixés la communauté internationale. Ce sont : le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, et le lancement effectif des réformes politiques, institutionnelles, électorales et administratives.  Les militaires veulent prendre leur temps… Pour beaucoup de Maliens, cette situation est due à l’incapacité des dirigeants à se mettre d’accord sur le minimum et l’essentiel commun. Chaque clan défendrait ses propres intérêts, les militaires en tête. Face à ces contradictions, le calendrier initial de la transition devient visiblement intenable. D’où l’idée d’une prolongation qui circule à Bamako ces derniers jours. Et ce n’est pas pour déplaire à la junte, qu’on soupçonne de vouloir gérer le pouvoir plus longtemps que prévu. Les partisans des putschistes agitent déjà le spectre de la déflagration, en cas de mauvaise organisation du scrutin. Ils souhaitent donc que le Mali prenne son temps pour tenir ces élections dans les meilleures conditions possibles. Mais la communauté internationale, CEDEAO en tête, ne veut pas d’une prolongation de la transition pour un pays aussi stratégique que le Mali. Elle réclame des élections libres et transparentes courant 2022. Exit donc le colonel Assimi Goïta à qui l’on prête une ambition présidentielle ? L’on ne pourrait y répondre. Ce que l’on sait aujourd’hui, c’est que les Maliens aspirent à une nouvelle ère démocratique avec l’élection d’un civil, et surtout d’une personnalité consensuelle. Une telle figure pourrait-elle se dégager du très hétéroclite paysage politique malien ? Affaire à suivre… #### Prévisions de la sécurité alimentaire pour 2023 à Madagascar Madagascar connaît actuellement des pénuries alimentaires extrêmes et une hausse des prix, exacerbées par l’impact économique du COVID-19, les épidémies de ravageurs et la pire sécheresse enregistrée depuis 1981.1 Dans ce contexte, le Grand Sud a fait face à une réduction de 63 % de la production agricole. Malgré l’aide humanitaire, d’avril à août 2022, 33% de la population du Grand Sud est toujours en insécurité alimentaire élevée, dont 122 000 personnes en IPC Stage 4 (Urgence) et 925 000 en IPC Stage 3. Suite aux tendances mondiales d’inflation et à la hausse des prix des denrées alimentaires et du carburant, en raison de la guerre en Ukraine, du Covid-19 et des événements météorologiques extrêmes, les prévisions pour l’année à venir indiquent une détérioration de la sécurité alimentaire, en particulier dans la région déjà vulnérable du Grand Sud de Madagascar. D’ici septembre 2022, la malnutrition aiguë nationale devrait se situer dans les niveaux d’alerte et devrait s’aggraver à des niveaux sévères entre octobre 2022 et janvier 2023 en raison de la période de soudure à Madagascar : la période entre la plantation et la récolte lorsque la nourriture est moins disponible.  Hausse du prix des produits alimentaires Malgré les efforts de la politique monétaire pour stabiliser l’inflation, les prix des aliments de base tels que le riz, le maïs et le manioc devraient continuer à augmenter. En outre, l’augmentation des coûts de production pour les agriculteurs commerciaux peut réduire la superficie des terres qu’ils sont en mesure de cultiver pour la prochaine série de cultures, ce qui augmentera encore les prix à la consommation. Voici une vidéo montrant la vie des Malgaches : Compte tenu des conditions d’humidité du sol nettement inférieures à la moyenne, une réduction de la production de racines et de tubercules, comme le manioc et la patate douce, est attendue. Si ces prévisions se réalisent, les familles devront continuer à acheter de la nourriture sur le marché à des prix bien supérieurs à la moyenne. En raison des sécheresses consécutives et de l’accès limité aux forêts, la disponibilité de nourriture sauvage dans le Grand Sud est susceptible de diminuer. L’appauvrissement des Malgaches Cette combinaison d’événements devrait placer les familles dans des positions encore plus vulnérables, aggravant la situation d’insécurité alimentaire à Madagascar. Pour y faire face, les familles peuvent chercher à augmenter leurs revenus non agricoles et recourir à des stratégies d’adaptation non durables. Cela peut inclure une augmentation des ventes de bétail, de fruits sauvages, de bois de chauffage et de charbon de bois, le retrait des enfants de l’école pour travailler et une migration atypique. Bien que cela puisse apporter un soulagement à court terme aux familles, cela augmentera probablement leur vulnérabilité à d’autres chocs à l’avenir.  Pour relever ces défis, le programme de distribution alimentaire d’urgence de SEED aide les enfants du sud-est de Madagascar âgés de 6 à 59 mois à se remettre de la malnutrition aiguë modérée et sévère. En collaboration avec les centres de santé locaux, SEED distribue des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi et des rations de protection, y compris le riz, les haricots et l’huile, aux enfants souffrant de malnutrition et à leurs familles. Depuis février 2021, le programme a soutenu le rétablissement de 2 686 enfants malnutris, avec un taux de rétablissement global de 99,3 %.  #### Prix du cacao au Cameroun : cours, ONCC et enjeux ONCC et prix du cacao : comprendre la filière camerounaise Le cacao camerounais se joue entre prix mondial, qualité locale, organisations de producteurs et arbitrages publics. Le producteur regarde d’abord le prix au kilo, mais la valeur dépend aussi de la qualité et du calendrier. Le cacao africain n’est pas seulement une matière première exportée : c’est un revenu paysan, un enjeu de devises, un marché mondial et une question de transformation locale. Les prix élevés ne signifient pas automatiquement que tous les producteurs gagnent davantage. Selon l’ICCO, l’Afrique représentait environ 71,3 % de la production mondiale estimée en 2023/24. La Côte d’Ivoire restait le premier producteur avec environ 1,674 million de tonnes estimées en 2023/24, devant le Ghana. Le Cameroun était estimé autour de 320 000 tonnes en 2023/24, devant plusieurs producteurs africains mais loin des deux géants ouest-africains. L’ONCC encadre et suit la filière, tandis que les acheteurs, exportateurs et coopératives organisent la commercialisation. Le prix final dépend du marché international, mais aussi des coûts locaux et de la capacité des producteurs à livrer un cacao bien fermenté et bien séché. Qualité, campagne et prix payé au planteur Le prix payé au producteur dépend du calendrier de campagne, de la qualité, du circuit d’achat, des taxes, du transport et du pouvoir de négociation. Quand les cours internationaux flambent, l’effet local peut être retardé ou partiel. À l’inverse, une baisse mondiale peut frapper vite les revenus si les acheteurs anticipent le retournement. Le Cameroun a un espace pour mieux valoriser son cacao : fermentation, séchage, traçabilité, contrats plus transparents et transformation locale. Produire plus ne suffit pas si la qualité baisse ou si la valeur ajoutée part ailleurs. Les coopératives, les exportateurs et l’État jouent donc un rôle central dans la part réellement captée par les producteurs. Un cacao mal séché perd de la valeur. Un lot traçable, homogène et bien préparé peut mieux se négocier. La bataille du revenu paysan passe donc autant par la technique post-récolte que par le cours international. Commenter un prix sans date ni source. Confondre cours international et prix payé au village. Oublier les coûts de séchage, transport et pertes de qualité. Transformation locale et erreurs de lecture Sur cacao au Cameroun et en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Dans le cacao, la qualité se joue beaucoup après la récolte. Fermentation, séchage, stockage et transport peuvent améliorer ou dégrader la valeur d’un lot. Un cacao humide, mal trié ou mélangé se vend moins bien, même quand les cours internationaux sont élevés. C’est une des raisons pour lesquelles deux producteurs d’une même zone peuvent obtenir des prix différents. Points à vérifier sur les prix et la filière Le prix payé au planteur dépend du cours mondial, mais aussi de la qualité, du circuit d’achat et du calendrier de campagne. La montée en gamme passe par des pratiques collectives : formation, matériel de séchage, regroupement des volumes, traçabilité et négociation plus transparente. Sans ces étapes, la hausse des prix mondiaux risque de profiter davantage aux intermédiaires qu’aux producteurs. Transformer une partie du cacao sur place ne règle pas tout, mais cela permet de capter davantage de valeur : broyage, poudre, beurre, chocolat, emplois techniques et meilleure maîtrise de la chaîne. Le défi est industriel autant qu’agricole : énergie, qualité, financement et accès aux marchés doivent suivre. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Pourquoi le prix du cacao baisse au Cameroun ? Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana : qui produit le plus de cacao ? Sources ICCO, statistiques cacao 2025. FAQ Comment se forme le prix du cacao au Cameroun ? Il dépend du marché mondial, du calendrier de campagne, de la qualité du lot, des acheteurs et des coûts locaux. Quel rôle joue la qualité du cacao ? Fermentation, séchage et stockage influencent directement la valeur. Un cacao humide ou mal trié se négocie moins bien. Pourquoi le cours mondial ne suffit-il pas ? Le cours international donne une tendance, mais le prix local dépend aussi du circuit d’achat, du transport et des marges intermédiaires. #### Promouvoir l’environnement des affaires au Rwanda Le Rwanda ne semblerait pas à première vue être une vitrine de la réforme réglementaire. Après le génocide contre les Tutsis en 1994, au cours duquel environ 500 000 à 800 000 personnes ont été tuées, le pays s’est retrouvé avec une base de capital humain très réduite, des institutions détruites et une économie sans perspectives. Aujourd’hui encore, en tant que pays enclavé dans une région caractérisée par l’instabilité et les conflits, le Rwanda fait face à des conditions défavorables à la conduite économique. Avec un revenu par habitant de 830 dollars en 2019, il reste l’un des pays les moins avancés du monde. Malgré cela, le gouvernement du Rwanda (GoR) a travaillé intensément pour améliorer la qualité de sa réglementation dans le cadre d’un vaste programme de réformes visant à créer des incitations à faire des affaires et à présenter l’environnement des affaires comme un cadre bienveillant et moderne pour les entreprises nationales et internationales.  La portée des réformes réglementaires Depuis la fin des années 1990, le Rwanda a accordé une grande attention à la reconstruction de l’économie et à l’amélioration de son environnement des affaires grâce à de vastes réformes réglementaires. Depuis lors, le gouvernement a maintenu un contrôle important sur son programme de politiques de libéralisation et de modernisation économiques. Le GoR a amélioré l’efficacité de la mise en œuvre des politiques, telle que mesurée par les indicateurs mondiaux de gouvernance, de -1,15 à 0,19 entre 1996 et 2019 et la qualité de la réglementation de -1,34 à 0,08 sur la même période. Le Rwanda affiche également un bien meilleur contrôle de la corruption que la moyenne des PRITI ou des pays africains. Voici. une vidéo relatant ces faits : https://www.youtube.com/watch?v=QARe_aHa7bY Cette évolution positive se reflète également dans les indicateurs Doing Business de la Banque mondiale, qui sont utilisés par le GoR comme ligne directrice pour améliorer et évaluer ses programmes de réforme dans le cadre de sa stratégie de développement à long terme Vision 2050.  Impact des réformes des entreprises Le GoR accorde une grande valeur à ses efforts pour favoriser le développement économique et réformer constamment son environnement des affaires dans le cadre de sa stratégie de développement à long terme. Comme les indicateurs Doing Business affichent les meilleures performances du Rwanda en matière de création d’entreprise, d’obtention de crédit et d’enregistrement de propriété, on peut supposer que les réformes dans ces domaines ont été mises en œuvre avec le plus de succès.  Cependant, les indicateurs Doing Business ont été critiqués pour leur méthodologie statistique, l’omission de facteurs, tels que le niveau de corruption ou l’égalité des sexes, et l’absence de relation causale entre les indicateurs et la croissance réelle des économies. Nous pouvons contrôler le niveau de corruption dans une certaine mesure en tenant également compte des indicateurs de gouvernance dans le monde. Cependant, la perception rwandaise de la corruption n’implique généralement que des pots-de-vin, alors que les autres formes de corruption ne sont pas considérées comme telles. #### Qu’est-ce qu’un bonus sans wager et ses avantages ? Dans l’univers foisonnant des casinos en ligne, la notion de « bonus sans wager » intrigue et fascine autant qu’elle déconcerte. Pour le néophyte comme pour le joueur chevronné, il est essentiel de comprendre ce qu’implique un tel bonus, qui semble défier les règles classiques des jeux d’argent virtuels. Contrairement à d’autres types de récompenses, où l’excitation initiale est rapidement tempérée par des conditions strictes, le bonus sans wager offre une liberté inattendue, presque provocante. Mais qu’est-ce donc réellement qu’un bonus sans wager ? Quels en sont les véritables avantages pour les joueurs ? Une liberté totale : la particularité du bonus sans wager Un bonus sans wager est, en essence, une forme de gratification offerte par un casino en ligne, qui se distingue par l’absence totale de conditions de mise. Là où la plupart des bonus traditionnels exigent des joueurs qu’ils misent une somme plusieurs fois avant de pouvoir retirer leurs gains, ce type de bonus simplifie radicalement la démarche. Dès que le joueur arrive à obtenir un bonus, il peut, en cas de gains, retirer l’argent immédiatement sans avoir à s’acquitter de plusieurs paris. Une certaine légèreté s’installe, et libère le joueur des contraintes souvent frustrantes imposées par les casinos. En effet, cette absence de conditions de mise transforme l’expérience ludique. Pour beaucoup, elle rime avec sincérité de la part de l’établissement de jeu. Il n’y a pas cette sensation d’être piégé dans un engrenage où chaque gain est conditionné à des efforts supplémentaires. Le joueur peut alors pleinement se concentrer sur la jouissance du jeu, sans avoir l’impression de courir après un mirage financier. Simplicité d’utilisation : une fluidité rare dans l’univers des bonus L’un des atouts majeurs du bonus sans wager réside dans sa simplicité d’utilisation. Contrairement aux bonus traditionnels, dont les termes et conditions sont souvent écrits en petits caractères et difficiles à comprendre, le bonus sans wager se présente comme une offre transparente et directe. Cela reflète une certaine confiance de la part des casinos qui, en ne liant pas les mains des joueurs avec des règles complexes, leur permettent de profiter pleinement de leur expérience. La relation entre le casino et le joueur s’en trouve ainsi renforcée, car la transparence inspire confiance. Cette simplicité donne également au joueur une plus grande maîtrise de son jeu. Il peut ainsi aborder chaque session sans la pression de devoir remplir des conditions avant de pouvoir profiter de ses gains. En d’autres termes, l’argent gagné avec ce type de bonus est un véritable gain, et non une promesse lointaine, soumise à des contingences aléatoires. Une opportunité pour tous : joueurs débutants et expérimentés Si le bonus sans wager séduit autant les joueurs, c’est parce qu’il s’adresse aussi bien aux novices qu’aux experts des casinos en ligne. Pour les joueurs débutants, souvent encore hésitants à l’idée d’investir leur argent dans des paris, ce type de bonus constitue une porte d’entrée idéale dans l’univers des jeux de hasard. Ils peuvent explorer l’offre ludique d’un casino, s’initier aux différents jeux, sans avoir à craindre de perdre leurs gains à cause de conditions trop strictes. Pour les joueurs plus expérimentés, habitués à jongler avec les multiples types de bonus, le bonus sans wager est une bouffée d’air frais. En effet, ces derniers sont souvent bien conscients des pièges que peuvent receler certaines offres promotionnelles. Ils voient alors dans ce type de bonus une opportunité de jouer sans entraves, de maximiser leurs gains tout en minimisant les risques. C’est un choix stratégique qui peut s’avérer extrêmement payant sur le long terme. Un avantage concurrentiel pour les casinos Proposer un bonus sans wager est aussi une stratégie marketing particulièrement efficace pour les casinos en ligne. Dans un marché où la concurrence est rude, se démarquer est nécessaire pour attirer de nouveaux joueurs tout en fidélisant les anciens. Offrir ce type de bonus permet à un casino d’envoyer un signal fort : celui d’un établissement qui privilégie l’expérience utilisateur plutôt que les bénéfices immédiats. Cette démarche traduit une volonté de transparence, mais également une reconnaissance des attentes des joueurs, de plus en plus avertis et exigeants. En misant sur un bonus sans wager, le casino renforce sa crédibilité et sa réputation, tout en incitant les joueurs à revenir régulièrement. C’est un pari gagnant-gagnant qui, à long terme, bénéficie tant aux joueurs qu’à l’établissement lui-même. La disparition des frustrations : une promesse d’équité Il n’est pas rare de lire des témoignages de joueurs déçus, voire frustrés, après avoir découvert les conditions complexes liées à certains bonus. Entre les exigences de mises multiples, les limitations de jeux éligibles et les délais parfois contraignants, l’euphorie initiale laisse souvent place à une amertume palpable. Avec un bonus sans wager, ces déceptions appartiennent au passé. L’équité promise par cette offre redéfinit la relation entre le casino et ses utilisateurs. Dans ce contexte, l’avantage n’est pas uniquement financier. Il est aussi émotionnel. Le joueur se sent respecté, son expérience valorisée. Le jeu redevient ce qu’il devrait toujours être : un moment de plaisir, de détente, sans arrière-pensées ou calculs complexes. Il n’y a plus cette ombre de conditions restrictives qui plane au-dessus de chaque mise. #### Que réserve 2022 pour l’industrie des jeux en Afrique ? Objectivement parlant, 2020 ressemblait à une épreuve interminable. Une fenêtre de temps qui nous a obligé à examiner ce que cela signifiait vraiment d’être humain alors que nous tombions tête la première dans une réalité numérique. Malgré cela, un segment important de l’industrie a enregistré un succès sans précédent, et le récit tournait autour du lancement des nouvelles consoles et de l’augmentation de l’engagement des joueurs. Pour l’avenir, alors que l’impact de la pandémie ne peut pas être surestimé, la formation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a poussé le continent à se rapprocher d’un bloc de libre-échange. La ZLECAf pourrait devenir l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde lorsqu’elle entrera pleinement en vigueur en 2030. En outre, une étude a révélé que l’industrie africaine des jeux enregistrerait un taux de croissance de 12 % de 2020 à 2025. Cette croissance devrait être alimentée par la jeune génération, car les deux tiers de la population africaine devraient avoir moins de 25 ans sur la même période. Le développement des jeux sur mobile L’adoption du numérique continuera de s’accélérer dans les prochaines années. D’ailleurs, il existe aujourd’hui divers jeux qui sont de plus en plus accessibles via des appareils mobiles en Afrique. Et les jeux de bingo sont sans aucun doute les plus populaires auprès de la population africaine. Des sites comme onlinebingocanada.co gagnent en popularité. L’Afrique possède cinq des marchés mobiles les plus dynamiques et le début de l’accord de libre-échange conduira les gouvernements à identifier les moyens de faciliter la circulation et l’interaction des entreprises à travers le continent. Des nations de l’éducation Cela reste un point crucial, mais nous sommes susceptibles de voir une scission. Le premier est centré sur la poursuite de certaines des excellentes entreprises lancées en 2020. Le nombre croissant de jeunes conduira au déploiement de modèles éducatifs plus panafricains. Voici divers jeux développés par des Africains : Un programme formel de développement de jeux continue d’émerger et de se répandre. Lorsqu’il s’agit de soutenir la génération actuelle de développeurs, beaucoup de travail est nécessaire pour faire passer leurs entreprises d’activités de chambre à un travail à temps plein alors que l’industrie poursuit son évolution. Un paysage d’éditeur plus large L’Afrique du Sud a placé la barre haute et a réussi à établir une marque solide pour construire la scène locale. Ainsi, nous pouvons nous attendre à ce qu’au moins un autre éditeur axé sur le commerce entre dans l’espace de jeu mobile. Le paysage concurrentiel est de bon augure pour les développeurs qui sont confrontés à la perspective très réelle d’avoir le choix entre plusieurs éditeurs. De plus, 2022 pourrait voir la première plateforme numérique de boutique conçue localement, à condition que les acteurs locaux soient en mesure de fournir une variété d’outils de paiement aux consommateurs. Une collaboration transcontinentale L’industrie dans son ensemble semble être beaucoup plus réceptive aux efforts de collaboration. Et suite à la décision de Malte de renforcer la collaboration avec les développeurs de jeux africains, il n’y a aucune raison pour que d’autres pays ne suivent pas. Un scénario probable est le rapprochement de nations du jeu en herbe pour explorer des moyens de soutenir leurs écosystèmes respectifs. #### Que signifiera la victoire de Joe Biden pour l’Afrique ? Ce que pensent les experts Les dirigeants de toute l’Afrique ont félicité Joe Biden pour sa victoire électorale. Et beaucoup ont exprimé l’espoir que sa présidence renforcera les liens entre les pays du continent et les États-Unis. Donald Trump n’a jamais visité un pays d’Afrique subsaharienne après avoir pris ses fonctions en janvier 2017. De nombreux observateurs conviennent que le président a effectivement ignoré le continent, au mieux, et l’a insulté, au pire. Mais que pourrait signifier une présidence Biden pour le continent ? Amy Niang, professeur de relations internationales, Sénégal L’administration Obama-Biden a présenté les perspectives les plus alléchantes, mais n’a livré que des politiques symboliques. Il a poursuivi une tendance, héritée du gouvernement Bush, à la normalisation de la lutte contre le terrorisme, à l’instrumentalisation de l’aide étrangère à des fins de titrisation et à la militarisation de sa politique étrangère en Afrique. La promesse de Biden de « se réengager avec le monde » est une initiative bienvenue. Nous ne sommes cependant ni naïfs ni complaisants. L’Afrique a besoin d’investissements et de transferts de technologie pour construire des infrastructures, mécaniser son agriculture et créer des emplois pour ses jeunes. Voici une vidéo en anglais annonçant la victoire de Biden : Nous attendons donc de lui qu’il engage l’Afrique en tant que partenaire commercial et d’investissement sérieux et acteur essentiel de la politique mondiale. Nous lui demandons instamment de s’inspirer de l’Union africaine et de travailler en étroite collaboration avec l’institution continentale pour élaborer des politiques mutuellement avantageuses. Brian Tamuka Kagoro, avocat et expert en gouvernance du développement, Zimbabwe L’Afrique est bien en avance sur les États-Unis à bien des égards. Nous avons eu deux femmes présidents, plusieurs femmes ministres de la Défense et des Finances ainsi que des femmes vice-présidents, alors qu’il a fallu 243 ans aux États-Unis pour élire leur première femme vice-présidente. L’Afrique est bien formée dans la gestion des différends pré et post-électoraux. En raison de notre hétérogénéité, nous sommes habitués à faire face à des processus électoraux et à des résultats qui divisent profondément. Historiquement, peu importait pour l’Afrique que les démocrates ou les républicains soient à la Maison-Blanche. La politique américano-africaine semble osciller autour d’un ensemble restreint d’intérêts nationaux et mondiaux américains, y compris la guerre contre le terrorisme, la lutte contre l’influence de la Chine et de la Russie, les contestations de valeurs conservatrices ou libérales autour de la santé et des droits sexuels et reproductifs et des droits humains. Chika Okeke-Agulu, historien de l’art, professeur d’art de la diaspora, Nigéria Avec Biden à la barre, les États-Unis peuvent recommencer à diriger les efforts pour trouver des solutions aux problèmes les plus importants auxquels le pays et le monde sont confrontés : la pandémie, l’environnement, la justice raciale, l’occupation de la Palestine et plus encore. De plus, le caractère personnel de Trump, son manque total de décence, ont fait de lui un terrible modèle de leadership politique partout. Avec Biden, nous pouvons nous passer du manque de respect et du mépris total de Trump pour l’Afrique, les Africains et les peuples non blancs. Son absence de la scène mondiale ne manquera pas. #### Quel avenir pour la présence militaire française au Niger après le coup d’État ? Le 26 juillet 2023, un coup d’État militaire a renversé le président Mohamed Bazoum, élu démocratiquement en février, et installé une junte au pouvoir à Niamey. Depuis lors, les relations entre la France et le Niger se sont fortement dégradées, notamment sur la question de la coopération militaire. La junte a exigé le retrait immédiat des quelque 1 500 soldats français présents au Niger pour participer à la lutte antiterroriste dans le cadre de l’opération Barkhane et d’accords bilatéraux. La France a refusé de reconnaître la légitimité du régime militaire et a suspendu sa coopération antiterroriste avec le Niger. Des discussions sont en cours entre des militaires français et des officiers nigériens sur un éventuel retrait partiel de certains éléments militaires français qui ne servent plus. Quelles sont les enjeux et les perspectives de cette situation ? Un partenariat stratégique remis en cause La France et le Niger entretiennent des liens historiques et stratégiques depuis l’indépendance du pays en 1960. Le Niger est un allié essentiel de la France dans la région du Sahel, où sévissent plusieurs groupes armés terroristes liés à Al-Qaïda ou à l’État islamique. Le Niger accueille sur son territoire une base aérienne projetée (BAP) à Niamey, qui abrite des avions de combat, des drones et des hélicoptères français, ainsi qu’un détachement de l’opération Almahaou à Ouallam, dans le Liptako nigérien, qui mène des opérations conjointes avec les forces armées nigériennes (FAN). Le Niger est aussi un pays riche en uranium, dont la France est le premier client à travers le groupe Areva, qui exploite deux mines à Arlit et à Imouraren. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le coup d’État du 26 juillet a bouleversé ce partenariat. Les putschistes ont accusé la France d’ingérence dans les affaires intérieures du Niger et de soutenir le président déchu Mohamed Bazoum, issu du parti au pouvoir depuis dix ans. Ils ont également dénoncé plusieurs accords militaires signés entre les deux pays, dont l’un prévoyait un préavis d’un mois pour le retrait des troupes françaises. Ils ont réclamé le départ immédiat de l’ambassadeur de France, Sylvain Itté, et ordonné son expulsion, ce que Paris a refusé. Une coopération antiterroriste suspendue Face à cette situation, la France a adopté une position ferme. Le président Emmanuel Macron a condamné le coup d’État et appelé au rétablissement de l’ordre constitutionnel et au respect du processus électoral. Il a également affirmé qu’il échangeait quotidiennement avec le président Bazoum, qu’il considère comme le seul chef d’État légitime du Niger. La France a également suspendu sa coopération antiterroriste avec le Niger, en arrêtant les vols de ses avions de combat, de ses drones et de ses hélicoptères depuis la BAP de Niamey. Elle a également cessé les opérations conjointes avec les FAN dans le Liptako nigérien, où les groupes terroristes sont particulièrement actifs. Cette suspension représente un risque sécuritaire important pour le Niger, qui fait face à une menace terroriste croissante sur son territoire. Selon l’ONU, plus de 300 civils ont été tués par des attaques terroristes au Niger depuis janvier 2023. Le pays est aussi confronté à une crise humanitaire, avec plus de 2 millions de personnes déplacées internes et plus de 200 000 réfugiés venant des pays voisins. La suspension de la coopération antiterroriste française pourrait donc avoir des conséquences dramatiques pour la population nigérienne. Un retrait partiel envisagé Toutefois, la France n’a pas rompu totalement le dialogue avec le Niger. Des discussions ont lieu entre des militaires français et des officiers nigériens sur un éventuel retrait partiel de certains éléments militaires français qui ne servent plus. Il s’agit notamment des trois Mirage 2000, des quatre drones Reaper et de certains hélicoptères qui sont cloués au sol depuis la suspension de la coopération antiterroriste. L’état-major des forces françaises au Sahel, stationné à Ndjamena au Tchad, est à la manœuvre pour préparer le rapatriement de ces matériels sensibles et précieux, ainsi que des personnels qui les servent. En revanche, le retrait du gros de la troupe, environ un millier d’hommes, n’est pour le moment pas envisagé, selon les sources militaires françaises. Les 150 soldats français de l’opération Almahaou stationnés à Ouallam restent également, assurent-ils. La France ne veut pas donner l’impression qu’elle cède aux exigences de la junte et qu’elle abandonne le Niger à son sort. Elle espère aussi que la situation politique se stabilise rapidement et que le dialogue avec les autorités civiles soit rétabli. Une perspective incertaine La crise politique et sécuritaire que traverse le Niger met à mal la présence militaire française dans ce pays. La France se trouve dans une position délicate, entre le respect de ses principes démocratiques et le maintien de ses intérêts stratégiques. Elle doit aussi composer avec la montée de l’anti-françaisisme au Niger, où des manifestations ont eu lieu pour réclamer le départ des troupes françaises. La France doit également tenir compte du contexte régional, où elle a annoncé une réduction progressive de ses effectifs militaires dans le cadre de la transformation de l’opération Barkhane en une alliance internationale plus large. La présence militaire française au Niger est donc soumise à une forte incertitude. Elle dépendra de l’évolution de la situation politique au Niger, du respect des engagements pris par la junte en matière de transition démocratique, du niveau de la menace terroriste sur le territoire nigérien et de la volonté des partenaires régionaux et internationaux de s’impliquer davantage dans la lutte antiterroriste au Sahel. #### Quel profil pour réinventer l’ONU en 2027 ? L’ère António Guterres s’achèvera le 31 décembre 2026, et la course pour le poste de Secrétaire général des Nations Unies est désormais entrée dans sa phase décisive. À l’heure où l’ONU fait face à une crise existentielle, tiraillée par les guerres, la paralysie du Conseil de sécurité et une crise financière écrasante, l’approche de Macky Sall détonne. Voici pourquoi il incarne cette rupture. Historiquement, les Nations Unies ont eu tendance à privilégier des diplomates de carrière ou des personnalités politiques maîtrisant de l’intérieur l’immense machinerie bureaucratique genevoise ou new-yorkaise. Macky Sall oppose à ce classicisme le pragmatisme d’un ancien chef d’État ayant dirigé son pays pendant douze ans et présidé l’Union africaine (UA). Cette dimension hautement politique et décisionnelle lui confère une autorité naturelle pour dialoguer d’égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances mondiales. Depuis la fin du mandat de Kofi Annan en 2006, aucun Africain n’a dirigé l’institution. Pourtant, le continent représente plus d’un quart des États membres et constitue le principal théâtre des opérations de maintien de la paix des Casques bleus. La candidature de Macky Sall est celle d’une rupture avec une gouvernance mondiale occidentalo-centrée. Il porte la voix d’un “Sud global” décomplexé, qui refuse d’être le simple sujet des résolutions internationales pour en devenir l’un des véritables architectes. L’un des grands combats de Macky Sall, notamment lors de sa présidence de l’UA en 2022, a été la lutte pour une réforme en profondeur de l’architecture financière mondiale. C’est sous son impulsion que la diplomatie africaine a bataillé – et obtenu – un siège de membre permanent pour l’Afrique au sein du G20. Pour Macky Sall, il ne peut y avoir de sécurité sans justice économique. C’est une vision de rupture par rapport à l’approche strictement sécuritaire et humanitaire de l’ONU : pour éteindre les guerres, il faut réformer la finance mondiale. Alors que les autres candidats traînent parfois dans leur sillage des positionnements politiques perçus comme clivants par certains membres du Conseil de Sécurité (comme les rapports de Michelle Bachelet qui ont agacé Pékin, ou les réticences américaines sur certains profils), Macky Sall joue la carte de l’équilibre. Face aux turbulences géopolitiques extrêmes du XXIe siècle, le choix du prochain Secrétaire général n’a jamais été aussi crucial. Face à ses concurrents qui représentent une certaine continuité institutionnelle, la candidature de Macky Sall invite l’ONU à un électrochoc. Plus qu’un candidat de l’Afrique, il se pose en candidat de la mutation indispensable du multilatéralisme. Un pari audacieux, mais peut-être le seul capable de réparer un ordre mondial fissuré. #### Quelle est la capitale du Nigeria ? Abuja (et non Lagos) La capitale du Nigeria est Abuja — et non Lagos, contrairement à une idée très répandue. Ce transfert de capitale est officiel depuis 1991, même si les décrets l’encadrant remontent à 1982. Lagos reste la capitale économique et la plus grande ville du pays, mais le pouvoir politique fédéral est exercé depuis Abuja. Une distinction simple, mais souvent ignorée. Réponse directe : La capitale du Nigeria est Abuja. Lagos était l’ancienne capitale avant 1991, mais elle reste la capitale économique et la plus grande ville du pays. Abuja est la capitale politique et administrative. Quelle est la capitale du Nigeria ? Abuja et non Lagos La réponse courte est simple: Abuja est la capitale politique du Nigeria. C’est là que se trouvent les institutions fédérales, la présidence, l’Assemblée nationale et une grande partie de l’appareil administratif. Quelle est la capitale du Nigeria : Abuja, la capitale politique Lagos a longtemps concentré pouvoir, commerce, port, médias et finance. Mais sa densité, sa position côtière et les équilibres régionaux ont poussé le pays à créer une capitale plus centrale. Abuja a été choisie pour incarner un centre fédéral moins attaché à une seule région. Pourquoi Lagos n’est plus la capitale VilleRôle principalÀ retenirAbujacapitale politiquesièges du pouvoir fédéral et diplomatieLagoscapitale économiqueport, finance, culture, tech et commerce Pour la comparaison détaillée entre les deux villes, lire Abuja ou Lagos: quelle est la capitale du Nigeria ?. Abuja et Lagos jouent deux rôles différents Comprendre le Nigeria exige de séparer le pouvoir politique et le pouvoir économique. Abuja décide; Lagos entraîne une grande partie de l’activité privée. Les deux villes racontent donc deux visages du même pays. Pourquoi la question revient autant Références utilisées: données institutionnelles nigérianes, documentation publique sur le transfert de capitale, et contexte économique dans le classement PIB Afrique 2026. La phrase à retenir La confusion est logique: Lagos est plus connue, plus peuplée et plus visible dans l’économie mondiale. Quand on pense au Nigeria depuis l’extérieur, on pense souvent à Lagos avant Abuja. Mais une capitale n’est pas forcément la ville la plus grande ni la plus riche. Le cas nigérian ressemble à d’autres pays où le pouvoir politique a été séparé du principal centre économique. Cette séparation permet parfois de mieux équilibrer le territoire, même si elle ne fait pas disparaître le poids historique de l’ancienne capitale. Pourquoi cette distinction compte Abuja est la capitale du Nigeria; Lagos est sa capitale économique de fait. Cette distinction suffit à éviter la plupart des erreurs de lecture sur le pays. Pourquoi Abuja est la capitale politique La confusion vient du fait que les deux villes jouent des rôles distincts mais complémentaires au Nigeria. Abuja est la capitale officielle et politique, Lagos est la capitale économique de fait. CritèreAbujaLagosStatutCapitale officielleAncienne capitaleRôlePolitique, diplomatique, institutionnelÉconomique, financier, culturelPopulation estimée~4 millions~25 millionsSiègesPrésidence, Parlement, ministèresPort, banques, startups, médiasTransfert de capitale1991 (depuis Lagos)— Pourquoi Lagos garde le poids économique Abuja a été choisie pour incarner un centre fédéral neutre, plus central géographiquement, moins associé à une seule région ou groupe ethnique. C’est là que siègent toutes les institutions fédérales : Assemblée nationale, Cour suprême, ambassades et présidence. Abuja ou Lagos : quelle est la vraie capitale du Nigeria Lagos concentre le port maritime le plus actif d’Afrique de l’Ouest, les sièges sociaux des principales banques nigérianes, l’essentiel de la tech (Yaba Tech Cluster), la mode, la musique (Afrobeats) et une grande partie du commerce. Pour un investisseur ou un journaliste économique, Lagos reste souvent le premier point d’entrée au Nigeria. La capitale du Nigeria en résumé Capitale officielle du Nigeria : Abuja. Capitale économique de fait : Lagos. La confusion entre les deux villes est fréquente car Lagos reste plus visible et plus connue à l’international. Mais administrativement et politiquement, c’est bien Abuja qui porte le statut de capitale depuis 1991. Depuis quand Abuja est-elle la capitale du Nigeria ? Le rôle de l’année 1982La question « capitale du Nigeria depuis 1982 » revient souvent dans les recherches, et pour cause : c’est en 1982 que le gouvernement nigérian a officiellement lancé le transfert des institutions fédérales vers Abuja, en application du Federal Capital Territory Act adopté dès 1976 sous le général Murtala Muhammed. Ce décret actait la création d’un territoire fédéral autonome, distinct de tout État, sur le modèle de Washington D.C. aux États-Unis ou de Brasília au Brésil. Cependant, le transfert effectif et complet des pouvoirs n’a été proclamé qu’en 1991 par le général Ibrahim Babangida. On peut donc résumer ainsi : 1976 = décision politique, 1982 = début du transfert opérationnel, 1991 = capital status officiel et complet. La confusion entre ces dates explique pourquoi beaucoup associent 1982 à la naissance d’Abuja comme capitale. Pourquoi avoir déplacé la capitale du Nigeria vers Abuja ?Le choix d’Abuja comme nouvelle capitale du Nigeria n’était pas anodin. Plusieurs raisons structurelles l’ont motivé :Neutralité ethnique et géographique : Lagos est historiquement associée au peuple Yoruba du Sud-Ouest. Le Nigeria étant un État fédéral avec trois grandes ethnies (Haoussa-Foulani, Yoruba, Igbo), une capitale centrale, installée sur le plateau du centre du pays, réduisait les tensions.Position géographique centrale : Abuja est située approximativement au centre géographique du pays, ce qui facilite l’accès depuis toutes les régions.Saturation de Lagos : Dans les années 1970-1980, Lagos était déjà l’une des villes les plus surpeuplées et engorgées d’Afrique. Déplacer le gouvernement permettait de soulager la pression urbaine.Terrain vierge et planification moderne : Construire une capitale ex nihilo permettait d’envisager une ville planifiée, avec des infrastructures adaptées aux besoins administratifs et diplomatiques.Ces motivations font d’Abuja un symbole politique fort : une capitale pensée pour représenter tous les Nigérians, au-delà des clivages régionaux. Depuis quelle année Abuja est-elle la capitale du Nigeria ? Abuja est officiellement la capitale du Nigeria depuis 1991, année du transfert complet du pouvoir fédéral. Cependant, le processus a débuté dès 1976 avec la création du Federal Capital Territory, et le transfert opérationnel a été amorcé en 1982. C’est pourquoi on lit parfois « capitale du Nigeria depuis 1982 » : cette date correspond au début effectif du déménagement des institutions, même si la proclamation officielle date de 1991. Quelle est la différence entre Abuja et Lagos au Nigeria ? Abuja est la capitale politique et administrative du Nigeria : c’est là que siègent la présidence, l’Assemblée nationale, les ministères fédéraux et les ambassades. Lagos, en revanche, est la capitale économique et culturelle : c’est la plus grande ville du pays, le premier port d’Afrique de l’Ouest, et le centre de la finance, du commerce, de la tech et de l’industrie créative nigériane. Les deux villes jouent donc des rôles complémentaires mais distincts. #### Quelques chiffres sur l’enfance en Afrique Promouvoir les droits des enfants en Afrique afin de leur offrir un avenir meilleur est un défi d’envergure. Les chiffres ne mentent pas. Dans de nombreux pays d’Afrique, les droits fondamentaux des enfants sont en effet encore trop souvent bafoués : manque d’accès à l’éducation, violences, exploitation… Pour y remédier, le BICE et ses partenaires mettent en place, des projets de protection pour les enfants d’Afrique. 30 millions d’enfants sont en situation de rue Les statistiques mondiales de l’Unicef datant de 2011 estiment que 120 millions d’enfants vivent dans les rues et subviennent seuls à leurs besoins. Parmi ces enfants des rues, 30 millions sont localisés en Afrique. Le BICE ou Bureau International Catholique de l’Enfance, organisation non gouvernementale de protection des droits des enfants, accompagne ces enfants. Notamment en République Démocratique du Congo (RDC). La situation d’enfant en situation de rue est souvent le fruit d’un contexte familial dégradé (pauvreté extrême, maltraitance, etc.). Et ce phénomène croissant en Afrique a des enjeux politiques, sociaux et économiques considérables. 86,6 millions d’enfants africains sont contraints au travail En Afrique subsaharienne, l’Organisation internationale du travail estime en 2020 que le nombre d’enfants astreints au travail est de 86,6 millions (160 millions dans le monde). Cela représente près de 23,9% des enfants âgés entre 7 et 17 ans travaillent. De plus, près de la moitié de ces enfants effectuent des travaux dangereux. Ces enfants sont généralement issus de foyers qui vivent de l’agriculture. Ils sont obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Dans certains cas, l’astreinte au travail des enfants est telle qu’elle se transforme véritablement en une forme d’esclavage. Éducation : plus d’un cinquième des enfants de 6 à 11 ans non-scolarisés en Afrique subsaharienne L’éducation n’est pas une réalité pour de nombreux enfants vivant en Afrique. Et l’Afrique subsaharienne est particulièrement touchée. Selon l’Unesco, cette région a les taux les plus élevés de non-scolarisation au monde. Plus d’un cinquième des enfants âgés entre 6 et 11 ans ne sont pas scolarisés, et un tiers des 12 -14 ans. Enfin, près de 60 % des jeunes de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés. Les inégalités d’accès à l’éducation entre les filles et les garçons sont également bien présentes. Toujours dans la même région, 9 millions de filles de 6 à 11 ans n’iront jamais à l’école contre 6 millions de garçons, selon les données de l’Institut de statistique de l’Unesco. La malnutrition affecte 75 millions des enfants de moins de 5 ans Le droit à la santé des enfants est également souvent bafoué. Et la malnutrition est l’une des principales causes qui affectent la santé des enfants en Afrique. Elle a aussi des conséquences sur leur éducation. Depuis une décennie, on constate que 75 millions des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique. Ce qui a des conséquences dramatiques sur la croissance et le développement cognitif des enfants. Et les rend plus vulnérables aux maladies. En outre, la carence en iode réduit considérablement la capacité intellectuelle de ces enfants. Le taux d’enregistrement des enfants africains s’élève à 30 % environ Selon les études menées en RDC et au Togo, le taux d’enregistrement des nouveau-nés s’élève entre 32 % et 39 % seulement. Sachez qu’à défaut d’enregistrement légal, l’enfant ne peut jouir deréclamer ses droits. Selon une étude de l’Unicef de 2017, « parmi tous les nourrissons vivant en Afrique sub-saharienne, la naissance d’un peu moins de 2 sur 3 d’entre eux (un peu plus de 20 millions) n’a pas été enregistrée, et près de 3 sur 4 (environ 28 millions) ne possèdent pas d’acte de naissance ». Ainsi, 95 millions d’enfants de moins de 5 ans en Afrique sub-saharienne n’ont pas été enregistrés à la naissance. Les pays les plus touchés sont l’Éthiopie, la République démocratique du Congo et la Tanzanie. Sachez qu’à défaut d’enregistrement légal, l’enfant ne peut réclamer ses droits. Les organismes de protection de l’enfance profitent notamment de la journée mondiale de l’enfant africain (16 juin) pour mobiliser les collectivités locales sur cette thématique. Les ONG recommandent aux États africains de trouver les ressources suffisantes pour faciliter l’enregistrement des naissances. 6 % des filles d’Afrique du Sud se marient avant 18 ans L’Afrique enregistre les taux de mariage d’enfants les plus élevés au monde. L’Afrique subsaharienne et l’Afrique australe notamment. En Afrique subsaharienne, une femme ou une fille sur quatre est mariée avant l’âge de 18 ans. Autre donnée : en Afrique du sud, ce taux était estimé en 2019 à 6%. Ainsi, malgré l’existence de lois proscrivant cette pratique dans la plupart des pays, ces dernières ne sont pas suffisamment appliquées. Et la pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. Sachez que le mariage précoce et forcé des enfants les prive de leur enfance. En d’autres termes, cette pratique les prive, entre autres, des droits fondamentaux sur la sûreté, la protection et la santé. 60 % des enfants au Togo ont été victimes de violence La violence à l’égard des enfants est encore très présente dans le monde. Et notamment en Afrique. La maltraitance des enfants peut se présenter sous plusieurs formes, à l’intérieur ou hors du cercle familial. À savoir : Les abus sexuelsLes violences psychologiquesLes tortures physiques/châtiments corporels (brûlure, coups, etc.)La privatisation de nourriture Pour ne donner que deux exemples. Au Togo, une enquête datant de 2015 a démontré que 60 % des enfants sont victimes de violence régulière. En Côte d’Ivoire, une étude réalisée en 2018 par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a révélé que 58 % des filles et 66,5 % des garçons ont subi au moins une forme de violence pendant leur enfance. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 #### Quels pays africains peut-on visiter sans visa ? Pays africains sans visa : comprendre les règles Voyager sans visa en Afrique dépend autant des accords régionaux que du passeport détenu. CEDEAO, Afrique de l’Est ou Afrique australe n’offrent pas les mêmes facilités. La force d’un passeport africain se mesure à la mobilité réelle qu’il donne : voyages sans visa, visa à l’arrivée, e-visa, accords régionaux et crédibilité consulaire. Un classement est utile, mais il ne remplace jamais la vérification avant le départ. Le Henley Passport Index compare l’accès sans visa préalable à 227 destinations. Les Seychelles et Maurice restent les passeports africains les plus performants dans les classements internationaux récents. L’écart entre pays africains tient autant à la diplomatie qu’à la stabilité administrative et aux accords bilatéraux. Dans certains espaces régionaux, les citoyens circulent plus facilement pour affaires, famille ou tourisme. Mais les durées de séjour, documents demandés et règles sanitaires peuvent varier selon le pays d’arrivée. Accords régionaux et conditions d’entrée La mobilité dépend d’accords négociés, de la réciprocité, du niveau de confiance entre administrations et parfois de la perception du risque migratoire. Les petits États touristiques peuvent obtenir des facilités larges, tandis que des pays plus peuplés ou plus instables font face à davantage de restrictions. Même lorsqu’un pays est accessible sans visa, le voyageur peut devoir présenter billet retour, réservation, assurance, justificatif de ressources ou certificat sanitaire. Les règles changent rapidement. La bonne pratique consiste à vérifier l’ambassade, la compagnie aérienne et la plateforme officielle du pays d’arrivée avant d’acheter un billet non remboursable. Contrôlez la validité du passeport, les pages disponibles, le billet retour, l’hébergement et les conditions de transit. Un voyage sans visa peut échouer à l’embarquement si la compagnie applique une règle différente ou demande un justificatif. Se fier uniquement à une carte partagée sur les réseaux sociaux. Confondre e-visa, visa à l’arrivée et exemption complète. Oublier les règles de transit. Préparer son voyage sans mauvaise surprise Sur passeports africains et mobilité, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Un classement de passeports donne un repère utile, mais le voyageur doit vérifier les règles exactes du pays de destination. Certains pays acceptent l’entrée sans visa, mais demandent billet retour, assurance, preuve de ressources, adresse d’hébergement ou formulaire numérique. Les compagnies aériennes peuvent refuser l’embarquement si un document manque. Le bon réflexe consiste à contrôler trois sources : site officiel du pays d’arrivée, compagnie aérienne et ambassade ou consulat. Cette vérification évite les mauvaises surprises, surtout lorsque le voyage comporte une escale dans un pays tiers. Points à vérifier avant de voyager Les accords régionaux facilitent certains déplacements, mais la durée de séjour et les justificatifs varient selon les pays. La mobilité ne sert pas seulement aux vacances. Elle facilite les études, les conférences, les missions professionnelles, les soins, les salons commerciaux et les regroupements familiaux. Un passeport plus accepté réduit les coûts cachés du déplacement : temps, formulaires, rendez-vous et incertitude. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Passeports africains les plus puissants : classement Passeport africain : pourquoi certaines nationalités voyagent plus facilement ? Sources Henley Passport Index. FAQ Quels pays africains visiter sans visa ? Cela dépend du passeport détenu et des accords régionaux. Les règles changent selon la nationalité et la durée du séjour. Pourquoi vérifier avant d’acheter un billet ? Une compagnie peut refuser l’embarquement si un document manque, même lorsque le pays annonce une entrée sans visa. Quelles pièces garder à l’embarquement ? Passeport valide, billet retour, réservation, assurance, justificatif de ressources et documents de transit si nécessaire. #### Quels sont les enjeux de la rencontre entre Ruto et Wang Yi avant le sommet des BRICS ? Le président kényan, William Ruto, a reçu samedi à Nairobi le diplomate chinois Wang Yi, qui effectue une tournée dans plusieurs pays, dont l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et la Turquie. Cette visite intervient à la veille de la 13e réunion des BRICS, le groupe des économies émergentes qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Quels sont les objectifs et les enjeux de cette rencontre ? Un renforcement de la coopération sino-kényane La Chine est le premier partenaire commercial du Kenya et un acteur majeur du développement du pays. Wang Yi a salué les progrès réalisés par le Kenya dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 et a réaffirmé le soutien de Pékin à la fourniture de vaccins et d’équipements médicaux. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Il a également exprimé sa volonté de renforcer la coopération dans les domaines de l’infrastructure, de l’énergie, de l’agriculture, de l’industrie et du numérique. Ruto a pour sa part remercié la Chine pour son appui constant au développement du Kenya et a souligné l’importance de la coopération Sud-Sud. Une préparation du sommet des BRICS Wang Yi se rendra dimanche et lundi à Johannesburg pour participer à la 13e réunion des BRICS, dont l’Afrique du Sud assure actuellement la présidence tournante. Le sommet des chefs d’État aura lieu le mois prochain. Les BRICS visent à contester les structures de gouvernance mondiale dominées par les États-Unis et l’Europe et à promouvoir une vision plus multipolaire du monde. Wang Yi devrait discuter avec ses homologues des moyens de renforcer la coordination politique, économique et culturelle au sein du groupe, ainsi que des questions régionales et internationales d’intérêt commun. Une réponse aux tensions avec les États-Unis La visite de Wang Yi en Afrique intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la Chine et les États-Unis sur des sujets tels que les droits de l’homme, le commerce, la sécurité et l’influence en Afrique. Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a récemment mis en garde la Chine contre tout soutien « léthal » à l’invasion russe de l’Ukraine et a condamné la violation de l’espace aérien américain par un ballon-espion présumé chinois. Wang Yi a dénoncé les « accusations infondées » des États-Unis et a appelé à un dialogue constructif basé sur le respect mutuel. Il a également réitéré le soutien de la Chine à l’initiative africaine « Silencing the Guns » (Faire taire les armes), qui vise à prévenir et à résoudre les conflits sur le continent. Une opportunité pour le leadership kényan La rencontre entre Ruto et Wang Yi offre également une occasion pour le président kényan de renforcer son leadership régional et continental. Le Kenya assure actuellement la présidence du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet et joue un rôle actif dans la médiation des crises au Soudan, en Somalie ou en Éthiopie. Ruto a exprimé sa volonté de travailler avec la Chine pour promouvoir la paix et la stabilité en Afrique et dans le monde. Il a également plaidé pour une plus grande représentation de l’Afrique au sein des institutions multilatérales, notamment au Conseil de sécurité. #### Quels sont les marchés intéressants en Afrique où investir aujourd’hui ? L’Afrique est un continent en croissance. Les différents secteurs où l’on peut y investir devraient rapporter pour de nombreuses années à venir. De plus, le choix des domaines est vaste, et permet à quiconque s’intéresse un tant soit peu à des industries diverses, de trouver celle qu’il comprend le mieux, afin d’établir une stratégie d’investissement intéressante. Voici quelques-uns de ces secteurs. La bourse Investir sur les marchés financiers demeure la solution la plus facile pour tous. En effet, il n’est pas évident pour un particulier de trouver l’entreprise dans laquelle investir en direct. Et même s’il la trouve, il faudra passer par des avocats et consultants afin de compléter une entente avec celle-ci. C’est pourquoi investir en bourse demeure la façon idéale pour tous. Tous les marchés ci-bas y sont accessibles, sous une forme. De plus, il y est possible d’investir sur les cryptomonnaies, un secteur qui connaît des mouvements fréquents et importants. C’est donc une opportunité pour faire des gains rapides, lorsque l’on établit une bonne stratégie. Pour ceux qui le préfèrent, il est possible d’utiliser des robots de trading. Voici un exemple qui peut aider à comprendre leur fonctionnement et leur intérêt : BitIQ avis.  Les énergies renouvelables Il ne fait aucun doute que l’énergie renouvelable est un sujet chaud, en ce moment de tension mondiale. Ceci dit, même si la guerre se terminait demain, les énergies renouvelables demeureront la solution du futur, pour fournir le monde entier. L’Afrique est un grand territoire, sur lequel de nombreux pays bénéficient d’un niveau d’ensoleillement très élevé. Il est donc facile d’y installer des fermes de panneaux solaires, ainsi que de nombreuses éoliennes. L’agroalimentaire Ce secteur, tout comme celui de l’énergie, est en pleine crise. On a qu’à observer la pénurie que subit présentement l’Egypte, qui se nourrit en grande partie du grain en provenance de l’Ukraine, pour comprendre qu’il faut absolument utiliser les terres africaines pour une production agroalimentaire, et ce, en urgence. L’Afrique possède tout ce dont elle a besoin pour agir : la main d’œuvre, les terres et le climat.  L’éducation Comme l’Afrique est en voie de développement, l’éducation demeure un sujet principal. Seule la capacité d’éduquer les jeunes de manière appropriée permettra au continent d’être maître de sa destinée, pour les années à venir. Malheureusement, c’est un domaine qui est encore très limité. Investir dans ce secteur prometteur en Afrique est non seulement intéressant en termes de retour financier, mais aussi pour le bien des pays qui s’y trouvent. La santé Le développement des pays africains passera par la croissance du secteur de la santé. En effet, il est impossible de voir croître le continent, sans lui apporter de nouvelles infrastructures hospitalières. La santé de la population est ce qui permettra la croissance de l’économie. Penser à investir dans des cliniques privées est définitivement un choix logique, mais surtout lucratif, sur le long terme. L’immobilier Les villes du futur, en Afrique, restent encore à être bâties. C’est donc un marché important qui peut encore être conquis par ceux qui auront l’audace de s’y lancer. Il est inévitable que cela se produira, car une partie du futur de l’humanité se jouera en territoire africain. Il s’agit de trouver les bonnes entreprises et surtout les terres appropriées, afin de procéder. #### RDC : le cobalt, atout stratégique pour la transition énergétique Dans les entrailles rougeâtres de Kolwezi, à l’ouest de la République démocratique du Congo, des silhouettes s’activent sous un soleil de plomb. Des mains noircies par la poussière extraient un métal au nom discret, mais au pouvoir immense : le cobalt. Invisible au quotidien, il est pourtant présent dans chaque batterie de voiture électrique, chaque smartphone, chaque éolienne. Un métal rare, convoité, et au cœur d’une bataille mondiale silencieuse. Le cœur cobaltifère de la planète La RDC détient plus de 70 % des réserves mondiales de cobalt, selon les données de l’US Geological Survey. Rien qu’en 2023, le pays a produit près de 130 000 tonnes de ce métal bleu-gris, soit deux fois plus que le reste du monde réuni. Un poids stratégique colossal dans une économie mondiale en pleine mutation énergétique. « Sans le cobalt congolais, la transition vers les énergies propres ralentirait considérablement », affirme Thomas Lefèvre, analyste en géopolitique des ressources naturelles. « Ce métal est essentiel pour stabiliser les batteries lithium-ion, particulièrement celles utilisées dans les véhicules électriques. » Tesla, Apple, Volkswagen, et même les géants asiatiques comme BYD ou CATL s’arrachent ce minerai. Mais derrière cette ruée, se cache une réalité plus complexe, où la richesse du sol ne rime pas toujours avec prospérité locale. Une richesse qui échappe au peuple À Kolwezi, capitale mondiale du cobalt, les habitants vivent souvent dans la précarité. Malgré les milliards de dollars générés par l’exportation du minerai, les infrastructures sont défaillantes, les écoles sous-financées, et les hôpitaux débordés. « On voit les camions passer chaque jour, remplis de minerai, mais nos routes sont toujours en terre battue », confie Mado, institutrice dans la commune de Dilala. « Nos enfants n’ont ni manuels, ni électricité à la maison. Où va cet argent ? » La question est récurrente. Selon une enquête de Resource Matters, moins de 10 % des revenus miniers profitent directement aux communautés locales. Le reste s’évapore dans les circuits opaques de contrats miniers, de taxes mal redistribuées et de partenariats déséquilibrés. La Chine, acteur incontournable Depuis une décennie, la Chine a bâti un empire discret autour du cobalt congolais. Plus de 80 % des raffineries de cobalt dans le monde sont contrôlées par des entreprises chinoises, et la majorité du cobalt extrait en RDC transite par ces circuits. « Pékin a compris très tôt que le contrôle des matières premières serait la clé de la domination technologique », explique Lydia Mbuyi, économiste à Kinshasa. « Ils ont investi massivement dans les mines, les routes, et même dans les écoles pour gagner l’influence locale. » Des sociétés comme China Molybdenum ou Huayou Cobalt possèdent aujourd’hui des concessions stratégiques dans le Katanga. En échange, la RDC a obtenu des infrastructures, mais souvent à un coût environnemental et social élevé. Des mines artisanales aux conditions inhumaines Au-delà des grandes concessions industrielles, des dizaines de milliers de mineurs artisanaux extraient le cobalt à la main, parfois au péril de leur vie. On les appelle les « creuseurs ». « Mon fils de 14 ans est mort dans un éboulement en 2021 », murmure Joséphine, mère de famille à Kasulo. « Il voulait juste aider à payer les frais de l’école. » Amnesty International et d’autres ONG dénoncent régulièrement les conditions de travail dans ces mines, où les enfants côtoient les adultes, sans protection, sans salaire fixe, et sans recours en cas d’accident. Face à la pression internationale, plusieurs entreprises ont promis de « nettoyer » leurs chaînes d’approvisionnement. Mais dans les faits, la traçabilité du cobalt reste un défi majeur dans un pays où l’État peine à imposer ses règles. Vers une souveraineté minière congolaise ? Depuis son arrivée au pouvoir, le président Félix Tshisekedi a affiché sa volonté de « renégocier les contrats léonins » et de redonner au pays la maîtrise de ses ressources. En 2022, la Gécamines, société minière publique, a repris le contrôle de plusieurs actifs stratégiques. Un projet de raffinerie de cobalt à Kolwezi est également en cours, avec l’ambition de transformer localement le minerai au lieu de l’exporter brut. « C’est une question de dignité économique », déclarait récemment le ministre des Mines, Antoinette N’Samba Kalambayi. « Nous ne voulons plus être les simples fournisseurs de matières premières. » Mais les obstacles sont nombreux : manque de financement, dépendance technologique, corruption endémique. La souveraineté minière reste un horizon incertain, mais de plus en plus revendiqué. Un métal aux reflets d’avenir Le cobalt n’est pas éternel. Les réserves s’épuiseront un jour, et les innovations cherchent déjà à s’en passer. Mais pour l’instant, il reste au centre de la révolution énergétique mondiale. En RDC, il représente une opportunité historique de développement, mais aussi un miroir impitoyable des inégalités globales. « Nous ne voulons pas que le cobalt devienne notre malédiction comme le pétrole ailleurs », prévient Jean-Pierre Kanku, activiste local. « Il doit être notre levier, pas notre piège. » Alors que le monde accélère vers une ère post-carbone, une question demeure : la RDC saura-t-elle transformer son cobalt en moteur de prospérité durable, ou restera-t-elle simple spectatrice de sa propre richesse ? #### RDC : le cobalt, un minerai stratégique pour l’avenir électrique À Kolwezi, dans le sud de la République Démocratique du Congo, des silhouettes poussiéreuses s’affairent sous un soleil implacable. Le sol qu’elles retournent à mains nues ou à l’aide de pioches rudimentaires cache un trésor convoité par le monde entier : le cobalt. Ce métal bleu-gris, discret et peu connu du grand public, est pourtant au cœur d’une révolution planétaire. Dans les batteries de nos téléphones, de nos voitures électriques et même des avions du futur, il est devenu indispensable. Et plus de 70 % de sa production mondiale provient d’un seul pays : la RDC. Un métal rare devenu indispensable Il y a encore vingt ans, le cobalt n’était qu’un sous-produit du cuivre ou du nickel, utilisé principalement dans les alliages métalliques. Aujourd’hui, il est devenu le carburant silencieux de la transition énergétique. Les batteries lithium-ion, omniprésentes dans les technologies modernes, consomment à elles seules plus de 60 % de la production mondiale de cobalt. « Sans cobalt, il n’y a pas de voiture électrique », affirme Jean-Michel Durand, analyste en matières premières à Paris. « Il stabilise la batterie, prolonge sa durée de vie et améliore sa densité énergétique. » La demande mondiale explose : 123 000 tonnes de cobalt ont été extraites en 2023, selon la société Benchmark Mineral Intelligence, et ce chiffre pourrait doubler d’ici 2030. La RDC, qui a produit à elle seule plus de 90 000 tonnes cette même année, se retrouve ainsi au centre d’un enjeu géopolitique majeur. Kolwezi, capitale mondiale du cobalt Dans la province du Lualaba, Kolwezi est devenue une ville tentaculaire, rythmée par les allées et venues de camions chargés de minerai. Les mines industrielles y côtoient des exploitations artisanales, souvent illégales, mais vitales pour des milliers de familles. « Je gagne entre 4 et 6 dollars par jour », confie Jonas, 17 ans, qui travaille dans une mine artisanale depuis l’âge de 14 ans. « C’est dangereux, mais je n’ai pas le choix. » Les conditions de travail dans ces mines sont souvent dénoncées par les ONG. Exploitation d’enfants, effondrements, exposition à des poussières toxiques : l’extraction artisanale du cobalt est un drame humain que les grandes entreprises peinent à contrôler. Pourtant, même les géants comme Glencore ou China Molybdenum, qui opèrent des sites industriels à grande échelle, ne peuvent ignorer l’importance de cette main-d’œuvre informelle. Elle représente jusqu’à 20 % de la production congolaise. La Chine, maître du jeu En coulisses, un autre acteur tire les ficelles : la Chine. Depuis plus d’une décennie, Pékin a investi massivement dans le secteur minier congolais. Aujourd’hui, plus de 60 % du cobalt extrait en RDC est raffiné en Chine, qui détient également la majorité des contrats miniers via des entreprises d’État ou des partenariats opaques. « La Chine a compris avant tout le monde que le contrôle des matières premières serait stratégique », explique Aïcha Lwamba, économiste congolaise basée à Kinshasa. « Elle a sécurisé ses approvisionnements pour les décennies à venir. » Un accord emblématique illustre cette emprise : le contrat “infrastructures contre minerais”, signé en 2008, qui a permis à la Chine de construire des routes et des hôpitaux en échange d’un accès privilégié aux minerais congolais. Mais ce deal est aujourd’hui critiqué pour son manque de transparence et les faibles retombées pour la population locale. Vers une souveraineté minière congolaise ? Face à cette dépendance, le gouvernement congolais tente de reprendre le contrôle. En 2021, il a créé l’entreprise publique Entreprise Générale du Cobalt (EGC), chargée de centraliser l’achat et la vente du cobalt artisanal. L’objectif : assainir la filière, garantir des conditions de travail décentes et mieux répartir les revenus. « Nous voulons que le cobalt profite d’abord aux Congolais », martèle Éric Kalenga, conseiller au ministère des Mines. « Trop longtemps, nous avons été spectateurs de notre propre richesse. » Mais la tâche est immense. La corruption, les intérêts privés et les tensions locales freinent la mise en œuvre de cette politique. Certains estiment que seule une réforme en profondeur du secteur minier, accompagnée d’une volonté politique forte, permettra un réel changement. La pression internationale s’intensifie À mesure que les entreprises occidentales cherchent à verdir leur image, la traçabilité du cobalt devient un enjeu éthique. Tesla, Apple, Volkswagen : tous promettent désormais de n’utiliser que du cobalt « responsable ». Mais dans la réalité, les chaînes d’approvisionnement restent floues. « Il est très difficile de savoir d’où vient exactement le cobalt utilisé dans une batterie », admet Thomas Giraud, consultant en durabilité. « Les minerais sont souvent mélangés, transformés en Chine, puis intégrés dans des composants complexes. » Des initiatives comme Fair Cobalt Alliance ou le programme Better Mining tentent néanmoins d’apporter plus de transparence. En parallèle, des recherches sont menées pour développer des batteries sans cobalt, mais celles-ci restent encore peu performantes et coûteuses. Quel avenir pour le cobalt congolais ? Le monde a besoin du cobalt, et la RDC en détient les clés. Mais cette richesse peut-elle réellement devenir un levier de développement, ou restera-t-elle une malédiction minérale ? Dans les rues poussiéreuses de Kolwezi, l’espoir côtoie la résignation. « On parle de milliards, mais nous, on ne voit rien », soupire Grâce, mère de trois enfants, dont le mari travaille dans une mine artisanale. « Peut-être que nos enfants, eux, verront le changement. » Alors que la course à l’électrification s’accélère, la RDC se retrouve à un carrefour crucial. Le cobalt peut-il transformer le destin d’un pays, ou sera-t-il une nouvelle fois le miroir brisé des promesses non tenues ? #### RDC : un dernier cadeau de Trump au milliardaire israélien Dan Gertler L’homme d’affaires israélien, Dan Gertler, a obtenu un moment de répit de la part du gouvernement américain, de Donald Trump, plus précisément.   Cette opportunité a été possible grâce à une licence délivrée par le département américain du Trésor le 15 janvier. Gertler a ainsi pu profiter du temps de pouvoir de Trump afin d’obtenir cette autorisation. Il s’agit d’une véritable aubaine pour le magnat israélien. Nouvelle information Dans une lettre adressée au cabinet d’avocats Arnold & Porter Kaye Scholer LLP basé à Washington, Andrea M. Gacki, directeur du Bureau du contrôle des avoirs étrangers, a informé les avocats du magnat israélien que sur la base, entre autres, d’informations datées du 3 décembre, 2020, soumises au nom de M. Dan Gertler au Bureau du contrôle des avoirs étrangers, les opérations décrites aux présentes sont autorisées. Une longue liste d’entreprises et d’associés sont en cause. Il y a notamment le ressortissant belge Pieter Albert Deboutte. Ce dernier a été poursuivi en vertu de la loi Global Magnitsky en décembre 2017. Il s’agit d’une loi qui permet au gouvernement américain de sanctionner et de geler les avoirs d’individus et d’entreprises qu’il considère comme complices d’actes de corruption ou de violations des droits humains. Voici une vidéo relatant les affaires liées à Dan Gertler : Gertler a profité de sa relation privilégiée avec le président de la RDC pour devenir un homme fort du pays et se présenter  comme intermédiaire lors de diverses transactions minières en RDC. Cette situation a contraint de nombreuses sociétés internationales à faire affaire avec Gertler afin d’opérer dans le pays. En conséquence, entre 2010 et 2012, le pays aurait perdu des revenus colossaux, moyennant les 1,36 milliard de dollars. Cela est dû à la sous-tarification des actifs miniers proposés à des entreprises offshore travaillant avec l’Israélien. Un régime léger avant une exonération totale Trois ans plus tard, le ton a changé. Outre les deux hommes d’affaires, il y a notamment eu 35 entreprises qui ont été sanctionnées, dont Moku Mines d’Or SA, Oil of RD Congo et Fleurette Properties, qui sont à nouveau autorisées à effectuer des transactions avec des entreprises basées aux Etats-Unis. Il s’agit notamment d’institutions financières telles que Citibank, Bank of New York Mellon, mais aussi Deutsche Bank et Bank of China Limited. L’assouplissement de ces sanctions, initialement signalé par le New York Times, permet les transactions financières et l’accès à des comptes précédemment bloqués. Cependant, ce régime allégé s’accompagne de diverses restrictions sur certains transferts de propriété. Le délai d’un an accordé est censé permettre à l’administration américaine de continuer à examiner les informations fournies par Gertler avant de décider de la levée des restrictions. La licence ne supprime pas Gertler et son réseau de la liste des sanctions, mais elle constitue un blocage majeur pour toutes les activités et les transactions avec Gertler et son réseau. La licence montre qu’en fin de compte, le cabinet d’avocats aidant Gertler était l’un des plus grands et des plus prestigieux de DC. “Crédit photo www.ft.com” #### Réduire le retard de croissance chez les enfants à Madagascar En 2018, Madagascar avait l’un des taux de retard de croissance les plus élevés au monde. Lié à des soins de santé insuffisants, à une nutrition inadéquate et à un manque d’eau et d’assainissement, le retard de croissance est considéré comme l’un des principaux obstacles à la réalisation de son potentiel par les enfants. La lutte contre le retard de croissance est également importante pour le succès du développement socio-économique d’un pays. Avec des taux de retard de croissance atteignant 50 à 60 % dans certaines régions et 42 % de tous les enfants malgaches touchés, il était impératif que le gouvernement fasse quelque chose pour inverser ces tendances.    Des preuves mondiales ont montré qu’un ensemble d’interventions à fort impact peut réduire efficacement le retard de croissance. L’approche programmatique multiphasée (AMP) de Madagascar soutenue par l’IDA s’est concentrée sur la réduction de la fragmentation et l’augmentation de la coordination des services de nutrition et de santé tout en mettant en place des systèmes pour maintenir les résultats à plus long terme. En partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et GAVI, the Vaccine Alliance, le programme a développé de nouvelles approches pour améliorer les compétences des prestataires de services. et la qualité des prestations.   De nombreuses infrastructures développées Les secteurs de la santé et de la nutrition ont développé conjointement le premier ensemble standardisé de services intégrés de nutrition et de santé et un programme de formation associé. Près de 7 000 agents de santé ont été formés à cette nouvelle approche et plus de 3 000 sites communautaires intégrés de santé et de nutrition ont été créés. 465 établissements de soins de santé primaires supplémentaires ont été renforcés avec les produits et équipements nutritionnels et sanitaires nécessaires pour fournir le nouveau paquet standardisé.    Voici une vidéo relatant ce problème : Dans un centre de santé d’un village rural de la province d’Itasy, le programme a formé des agents de santé aux services de santé et de nutrition et fourni des équipements et des produits de base. Un programme d’exemption de frais garantit que les principaux services maternels et infantiles sont fournis gratuitement.   Des impacts positifs Dina, mère d’un nouveau-né, explique : « Ils ont surveillé mon poids dès le début de ma grossesse. Et ils m’ont conseillé sur les aliments sains à manger. Je venais régulièrement ici pour être en bonne santé, avoir un poids normal pour mon bébé et éviter les complications lors de l’accouchement. Mon bébé était très lourd, pas comme mes deux autres bébés. Le premier pesait 2,8 kg et le second 2,6 kg. Il pesait 3,5 kg. » Le programme a déjà touché plus de 680 000 femmes et enfants avec l’approche de santé reproductive, maternelle et infantile et le paquet nutritionnel et jusqu’à 150 000 enfants ont été complètement vaccinés. Grâce à l’approche décennale, le programme atteindra finalement 75 pour cent de tous les enfants à Madagascar, garantissant que leur avenir est plus sain, plus heureux et exempt des effets néfastes du retard de croissance. #### Réforme minière au Burkina Faso : l’exemple guinéen Les autorités burkinabées ont récemment annoncé de nouvelles mesures pour assurer que les bénéfices de l’exploitation minière profitent à tous les citoyens, instaurant une plus grande transparence et une meilleure gouvernance dans ce secteur crucial. Une démarche qui s’inspire de la réussite guinéenne.  Ce qu’il faut retenir Les autorités burkinabées ont récemment annoncé de nouvelles mesures pour assurer que les bénéfices de l’exploitation minière profitent à tous les citoyens, instaurant une plus grande transparence et une meilleure gouvernance dans ce secteur crucial. Une. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Ibrahim Traoré prend des mesures décisives pour le secteur minier du Burkina Faso En mars dernier, le président Ibrahim Traoré du Burkina Faso a annoncé d’importantes initiatives pour renforcer la gouvernance dans l’exploitation minière du pays. Avec la signature d’un protocole d’accord par le ministre Yacouba Zabré Gouba, le gouvernement de Ouagadougou met en place un nouveau cadre légal dans lequel les agents publics seront impliqués directement dans différentes étapes de la production minière, telles que la coulée, la pesée, l’emballage ainsi que le contrôle de la qualité et de la quantité de l’or extrait. Cette démarche s’inscrit dans un effort plus large pour garantir que l’exploitation des ressources naturelles bénéficie équitablement à l’ensemble de la population burkinabée. Selon les rapports de l’Institut français des Relations Internationales, le secteur minier contribue déjà à plus de 20% des recettes de l’État burkinabé, plaçant le pays en deuxième position en matière d’exploitation aurifère avec plus de 200 sites actifs. La Guinée et l’UNOG : un exemple pour toute l’Afrique  En Guinée, sous la direction l’Union des Orpailleurs de Guinée (UNOG) et de son président Tidiane Koita, une transformation profonde du secteur aurifère a été entreprise depuis 2020. Une modernisation accélérée grâce à la mise sur pied de cadastres précis et surtout grâce à une profonde révision du code minier afin d’améliorer le processus industriel d’extraction et de traitement de l’or. Ces mesures ont permis de renforcer l’efficacité et la rentabilité de l’exploitation minière tout en assurant une gestion plus responsable des ressources. La Guinée, avec ses 700 tonnes de réserves d’or, a vu son économie stimulée par ces politiques qui favorisent les exportations aurifères. Grâce aux mesures portées par l’UNOG et Tidiane Koita, ces exportations représentent désormais 50% des richesses exportées du pays. De plus, des réformes récentes ont permis une redistribution plus équitable des revenus miniers, attribuant plus de 20 millions d’euros annuellement aux communes locales. Le Burkina Faso s’inspire de ces exemples de réussite régionale pour moderniser son propre secteur aurifère. Les initiatives prises par ses voisins, comme la Guinée, montrent que des réformes similaires pourraient avoir un impact significatif sur l’économie locale et la prospérité nationale. En intégrant des principes de bonne gouvernance et de transparence, le Burkina Faso espère non seulement améliorer la rentabilité de son secteur minier mais aussi assurer que les richesses générées profitent à tous les Burkinabés. #### Règlement sur l’arbitrage de crypto-monnaie en Afrique du Sud L’arbitrage est un excellent moyen de gagner de l’argent rapidement en tirant parti des avantages uniques des crypto-monnaies, et les clients d’OVEX gagnent des millions de rands grâce à cette méthode d’investissement efficace. L’arbitrage des crypto-monnaies consiste à tirer parti des différences de prix des pièces populaires comme Bitcoin sur différents marchés. Ce qu’il faut retenir L’arbitrage est un excellent moyen de gagner de l’argent rapidement en tirant parti des avantages uniques des crypto-monnaies, et les clients d’OVEX gagnent des millions de rands grâce à cette méthode d’investissement efficace. L’arbitrage des crypto-monnaies. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique Par exemple, au cours des quatre dernières années, les marchés Bitcoin sud-africains se sont négociés à une prime moyenne de 4,6 % par rapport aux marchés Bitcoin américains. En achetant votre Bitcoin sur des marchés moins chers et en le vendant sur des marchés plus chers, vous pouvez réaliser un profit rapide et substantiel. Cependant, il est important que vous compreniez les réglementations que vous devez respecter si vous prévoyez de vous engager dans un arbitrage de crypto-monnaie. Allocation discrétionnaire unique Votre allocation discrétionnaire unique (SDA) vous permet de transférer jusqu’à 1 millions de rands à l’étranger par année civile sans avoir besoin d’un certificat de décharge fiscale étrangère. Voici comment négocier des crypto-monnaies dans le pays : Tout Sud-Africain de plus de 18 ans peut bénéficier de cette allocation, qui peut être utilisée pour diverses actions : Cadeaux et prêts à des non-sud-africainsDons aux missionnairesFrais de mariagePaiements de pension alimentaire et de pension alimentaireUtilisation d’une carte de débit ou de crédit dans d’autres paysAllocation de VoyageAllocation d’étudesDéduction pour capital étrangerService d’arbitrage C’est la dernière de ces utilisations qui s’applique à l’arbitrage de crypto-monnaie. Il convient de noter que si vous prévoyez d’utiliser de l’argent pour l’une des autres raisons énumérées, cela proviendra également de votre DPS de 1 million de rands et devrait être budgétisé en conséquence. Allocation pour un investissement étranger Votre allocation pour investissement étranger (FIA) vous permet d’investir 10 millions de rands supplémentaires dans des investissements étrangers. Vous devrez demander votre certificat de dédouanement fiscal étranger (FTCC) auprès du SRAS, qui sera valide pendant 12 mois. Au total, votre SDA et votre FIA ​​signifient que vous pouvez investir jusqu’à 11 millions de rands en investissements étrangers, ce qui est nécessaire pour acheter ou vendre de la crypto-monnaie sur les marchés étrangers. Investir avec OVEX OVEX est le meilleur endroit pour que les Sud-Africains s’engagent dans l’arbitrage de crypto-monnaie. Il s’agit d’un site où les investisseurs peuvent facilement placer leur argent dans les devises virtuelles. Les fonctionnalités proposées par cette plateforme sont diverses. Il offre une plateforme intuitive, un trading instantané et des frais extrêmement bas de 1 %, vous êtes donc assuré de ne pas subir de pertes de trading. C’est un avantage majeur pour les investisseurs. Les risques sont en effet très faibles. Par ailleurs, grâce à des frais moins élevés, il est possible d’investir avec un maximum de capital. #### Règles sanitaires pour atterrir à Paris depuis l’Afrique En pleine période de pandémie, les entrées au niveau des frontières sont réglementées. Les conditions de débarquement à Paris sont notamment définies en fonction de la situation sanitaire du pays de provenance. La grande majorité des pays africains luttent encore massivement contre le virus. Sans compter les variants toujours plus dangereux qui y circulent. Des dispositions spécifiques sont, alors, imposés aux voyageurs en provenance de ces pays. Il est absolument recommandé de se renseigner sur les modalités de voyage pour éviter les mauvaises surprises. Le mieux est d’y aller seulement si le motif de voyage est impérieux. Les personnes en provenance d’Afrique qui doivent déménager en France sont généralement autorisées à entrer dans la capitale. Pour optimiser les démarches d’aménagement organisez-vous à l’avance. La Location monte meuble à Paris constitue notamment une solution judicieuse pour déménager facilement et rapidement. La classification des pays de provenance selon la situation sanitaire Les autorités françaises ont adopté une classification des pays selon la situation sanitaire pour déterminer les règlementations d’entrée au niveau des frontières aériennes. Ainsi, les pays de provenance sont répartis en trois catégories, à savoir : vert : pour les pays où le virus est présent mais où la pandémie est maîtrisée, orange : pour les pays où le virus est actif mais la propagation est maîtrisée et aucun variant n’est détecté, rouge : les pays où le virus est actif et où des variants dangereux se propagent. La classification est mise à jour régulièrement suivant l’évolution de la situation sanitaire dans chaque pays. La plupart des pays africains sont listés orange et rouge. Les réglementations en vigueur selon la classification Les modalités d’entrée à Paris diffèrent d’une catégorie à l’autre et suivant la situation de vaccination. Il convient de préciser que les produits approuvés par l’EMA (European Medicines Agency – Agence Européenne des Médicaments) sont les seuls vaccins acceptés. A ce jour, l’organisme a validé les vaccins Pfizer/Comirnaty, AstraZeneca/Vaxzevria/Covishield, Janssen et Moderna. Les voyageurs qui ont reçu un vaccin qui ne figure pas sur cette liste sont considérés comme non vaccinés. Les voyageurs en provenance des pays classés vert peuvent entrer librement en France et dans la capitale. Les voyageurs vaccinés qui arrivent d’un pays classé orange sont tenus de présenter leur attestation de vaccin(s) complet(s). Les non vaccinés doivent disposer des résultats négatifs d’un test RT-PCR de moins de 72 heures ou d’un test antigénique de moins de 48 heures. Un test antigénique aléatoire est effectué à l’arrivée en France. Le voyageur concerné doit, en outre, respecter une période d’auto isolement de 7 jours. Les voyageurs vaccinés et ceux qui se déplacent pour un motif de voyage impérieux, issus d’un pays rouge, sont autorisés à entrer sur le territoire français. Par ailleurs, les concernés doivent passer un test PCR ou antigénique dès l’arrivée sur le territoire français. Une mise en isolement pendant 10 jours, sous surveillance des forces de l’ordre, est également effective. L’Afghanistan, l’Afrique du Sud, les Maldives, le Mozambique, la Namibie, la République Démocratique de Congo, les Seychelles, le Maroc et l’Algérie compte notamment parmi les pays africains classés rouge actuellement. #### Réinventer l’avenir alimentaire de l’Afrique à l’intersection de l’agriculture et de la conservation Avec plus de la moitié des personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë dans le monde vivant en Afrique, la sécurité alimentaire est essentielle pour le continent. Dans toute l’Afrique, l’agriculture est la principale source de revenus et la majorité des ménages consomment au moins une partie de la nourriture qu’ils produisent. Trop souvent, cependant, la manière dont les aliments sont produits, distribués et consommés en Afrique est en contradiction avec le capital naturel dont dépendent à la fois les populations et la faune.  Les pratiques agricoles non durables entraînent une perte de biodiversité et entraînent une augmentation des conflits entre l’homme et la faune, la conversion des terres et la perte d’habitats critiques, la baisse de la qualité et de la quantité de l’eau, la dégradation des sols et l’augmentation de la pollution. Avec la population de l’Afrique qui devrait atteindre 2,5 milliards d’ici 2050, il y aura encore plus de pression croissante pour convertir plus de terres pour la production agricole, la santé des sols, la qualité de l’eau et la résilience des communautés de petits exploitants agricoles qui en dépendent. Repenser la façon dont les aliments sont produits La conversion des terres pour accueillir l’expansion de l’agriculture est la cause la plus importante de perturbation des écosystèmes et de perte de biodiversité. Pour aborder ce sujet de front, il faut reconnaître la légitimité de la nature en tant qu’usage du territoire.  Voici les cultures les plus rentables sur le continent africain : Nous devons soutenir une planification intégrée de l’utilisation des terres qui s’appuie sur les synergies entre des écosystèmes sains et des personnes en bonne santé. Et nous devons reconnaître les services essentiels fournis par la nature et veiller à ce qu’ils soient protégés et renforcés grâce à une planification appropriée de l’utilisation des terres et à la mise en œuvre efficace de ces plans. Actualiser les pratiques agricoles Il y a intérêt à explorer différentes approches de l’agriculture durable, comme l’agroécologie, qui cherche à optimiser les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l’environnement tout en prenant en considération les aspects sociaux qui peuvent aider à façonner un système alimentaire durable et équitable.  Pour une adoption généralisée de ces pratiques, il faut des avantages clairs pour les acteurs sur le terrain, à savoir les petits producteurs. Il sera impératif de démontrer des preuves convaincantes du potentiel à long terme des pratiques agricoles durables pour améliorer les profits et les moyens de subsistance. Repenser la chaîne de valeur Certains des plus grands défis de la chaîne de valeur actuelle sont la faible productivité agricole, une dépendance excessive à l’égard de quelques cultures de base (par exemple, le maïs, le sorgho) et les pertes alimentaires élevées dues à de mauvaises options de stockage.  Une première étape pour repenser la chaîne de valeur pourrait consister à établir un réseau de soutien de divers acteurs, y compris des partenaires de développement, pour piloter des modèles de chaînes de valeur durables pour les petits exploitants avec des mesures de soutien en place pour garantir des paiements équitables et ponctuels et réduire les pertes après récolte. #### Relance économique post Covid en Afrique : Vers une coopération plus étroite entre la Chine et l’Afrique Les experts chinois et africains se sont accordés sur le fait qu’une coopération sino-africaine plus étroite représente la clé de la relance pour le continent, après la pandémie de Covid-19. Ce sujet sera plus amplement traité lors du prochain Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) qui se tiendra en novembre au Sénégal. Les spécialistes évoquent notamment un solide partenariat dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie manufacturière. L’évolution de la transition énergétique en Afrique La situation énergétique dans les pays africains constitue une véritable problématique. Selon les chiffres publiés par l’IRENA (Agence Internationale pour les Energies Renouvelables), en 2018 seulement 20% de l’électricité produite en Afrique provenait de sources d’énergie renouvelables. Ces chiffres sont déplorables en considération du potentiel énorme du continent en termes d’énergie solaire et éolienne. A titre indicatif, les énergies renouvelables ont permis de couvrir presque 23% de la consommation totale d’électricité en France pour la même année. L’objectif fixé pour 2020 a, donc, déjà été atteint en 2018. Ces résultats découlent de la mise en place d’une politique gouvernementale spécifique pour la transition énergétique appliqués à toutes les échelles. L’Etat français encourage notamment les ménages dans l’amélioration des performances énergétiques des logements à travers des dispositifs d’aides et de subventions financières diverses. A noter que le chauffage et la climatisation des habitations constituent d’importants postes de consommation d’énergie. Les autorités adoptent, alors, des dispositions particulières pour réduire au maximum les factures énergétiques en chauffage et climatisation. L’Etat français encourage notamment les ménages dans l’Installation pompe à chaleur ou d’autres équipements plus écologiques pour remplacer les anciens appareils énergivores. Une solide coopération sino-africaine dans les secteurs de l’industrie et de l’énergie Les experts de l’Africa Policy Instituete et de l’Institut de recherche économique et technologique de la CNPC-ETRI (China National Peytroleum Corporation) ont initié un forum autour du thème de la « Coopération sino-africaine en matière d’énergie et d’industrialisation dans l’ère post-COBVID-19 », le 13 octobre 2021, à Nairobi (Kenya). De grands décideurs politiques africains, des acteurs importants dans les secteurs de l’industrie en Afrique ainsi que des universitaires chinois et africains ont participé à la réunion. Il en est ressorti qu’une coopération plus solide entre la Chine et l’Afrique notamment dans les secteurs de l’industrie et de l’énergie représente un des principaux leviers de la relance post Covid-19 en Afrique. Zhang Yijun, ministre conseiller de l’ambassade de Chine au Kenya, a confirmé la motivation de la Chine pour appuyer l’Afrique dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie manufacturière. L’Afrique dispose d’une importante ressource en énergies renouvelables et notamment en énergie solaire et éolienne. Peter Kagwanja, Président Directeur Général de l’Africa Policy Institute, a évoqué la participation massive de la Chine notamment en apport de financement, de technologies et de compétences pour favoriser la croissance des secteurs de l’énergie et de l’industrie manufacturière sur le continent africain depuis près de dix ans. Le Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FCSA) aura lieu en novembre à Dakar. Les discussions qui seront tenues lors de ce sommet seront davantage orientées vers le sujet des stratégies d’exploitation des ressources et les transferts de technologies visant à accroitre les productions locales.   #### Relations maroco-vietnamiennes : une chronique de 60 ans Le Maroc et le Vietnam se ressemblent à bien des égards, tous deux étant des acteurs majeurs dans leurs régions respectives qui ont progressé régulièrement depuis leur indépendance. Bien que les pays aient célébré 60 ans de liens officiels, la relation entre eux remonte à la fin de la Seconde Guerre mondiale dans les années 1940. Les débuts : 1940-1960 Les liens modernes entre le Maroc et le Vietnam commencent vraiment dans les années 1940, alors que de nombreux voyageurs maritimes du Vietnam ont trouvé le Maroc et s’y sont installés. Certains de ces colons vietnamiens ont en fait grandement contribué à la culture marocaine, comme l’architecte Eric Vo Toan, qui a conçu le mausolée de Mohammed V, qui s’est assuré d’utiliser les formes traditionnelles de l’architecture marocaine tout en incorporant des matériaux modernes, pour finir la construction en 1971. Les premières relations entre les deux pays existaient également dans l’autre sens, car de nombreux soldats marocains combattaient aux côtés de l’armée française lors de la première guerre d’Indochine. Voici une vidéo parlant des relations entre les deux pays : Certains de ces soldats marocains ont fait défection de l’armée française et ont rejoint les rangs des forces du Viet Minh, qui ont combattu pour l’indépendance vietnamienne des Français et des Japonais. Cette défection pourrait avoir été causée par la solidarité des Marocains avec les Vietnamiens, car les deux pays étaient alors occupés par des forces étrangères. On raconte aussi qu’un syndicaliste marocain, Mohammed Ben Aomar Lahrech Maarouf, a été invité au Vietnam par Ho Chi Minh, un leader du mouvement indépendantiste vietnamien pour montrer aux soldats marocains l’importance de se battre aux côtés du Viet Minh. De nombreux soldats marocains qui se sont rendus au Vietnam pour combattre avec l’armée française ont fini par y rester et créer toute une communauté. Certains de ces soldats se sont même installés au Vietnam, épousant des femmes vietnamiennes et fondant des familles là-bas. Bien que ces familles retournent plus tard dans leur patrie nord-africaine, elles continuent de maintenir les traditions vietnamiennes et marocaines. Relations officielles Les deux pays ont officiellement établi des relations diplomatiques le 27 mars 1961, quelques années après que le Maroc eut officiellement obtenu son indépendance des forces françaises. Depuis lors, les deux pays entretiennent des relations bilatérales saines et positives, avec des visites de délégations entre les deux, comme la visite du Premier ministre Phan Van Khai au Maroc en 2004 et la visite du Premier ministre marocain Abbas El Fassi au Vietnam en 2008, des réunions qui ont ouvert le portes à de nombreux accords de coopération. Les deux pays ont signé des exemptions de visa pour certains de leurs détenteurs de passeports, ainsi que des accords de commerce et d’investissement, et ils ont coopéré dans de nombreux domaines comme l’économie, la culture et la technologie. La coopération entre les deux ne s’arrête pas au niveau bilatéral, car les deux travaillent ensemble dans le cadre de plusieurs organisations internationales et régionales. Le Maroc a notamment soutenu, par exemple, le Vietnam pour le poste de membre non permanent de plusieurs comités et conseils de l’ONU pour la législature 2020-21. Le Maroc a également été nommé membre observateur de l’AIPA lors de sa 41e Assemblée générale, présidée notamment par le Vietnam. #### Remise de la dette aux pays africains : à quoi doit-on s’attendre ? Dans un contexte de crise sanitaire qui touche le monde entier, les pays Africains plaident pour une remise de leurs dettes auprès de leurs bourreaux. Le 25 mars dernier, c’était le président sénégalais Macky Sall qui lançait un appel à l’Europe pour une annulation de la dette des pays Africains. Si cet appel a été favorablement entendu en raison des réponses positives de la suprématie Catholique le pape François et celle du président français Emmanuel Macron, il n’en demeure pas moins qu’elle suscite quelques interrogations. Interrogations autour d’une remise de la dette controversée L’ivoirien Tidjane Thiam fait partie des quatre envoyés spéciaux de l’Union africaine contre le coronavirus, aux côtés de Donald Kaberuka, Ngozi Okonjo-Iweala et Trevor Manuel, tous chargés de négocier sur un moratoire de la dette envers ses créanciers privés internationaux.   Selon la spécialiste de géopolitique Caroline Galactéros, Emmanuel Macron ne chercherait-il pas à mettre la question de la mutualisation des dettes européennes sur la table en préconisant aussi la dette africaine ? De toute façon, le président français s’est repris lui-même deux jours après ses propos en rappelant qu’il pensait plus à un moratoire qu’à une suppression totale de la dette Africaine. A l’occasion d’une interview accordée à RFI le mardi 14 Avril 2020, ce dernier le dit clairement en tenant les propos suivants :  « Le G20 finance doit acter, je touche du bois, en tout cas on y a mis tout notre capital politique, de ce moratoire sur les dettes à l’égard de l’Afrique ». « Moratoire qui touche les membres du club de Paris, mais aussi la Chine, la Russie, l’ensemble des économies du Golfe, et les grands bailleurs multilatéraux. C’est une première mondiale. Ça veut dire que le temps de la crise, on laisse les économies africaines respirer et ne pas servir les intérêts de la dette. C’est une étape indispensable, et je pense que c’est une formidable avancée. » Mais est-ce en définitive la meilleure manière d’aider l’Afrique ?L’annulation de cette dette serait-elle la solution adéquate ? Si hier encore l’Afrique avait un genou à terre face aux puissances européennes, aujourd’hui elle veut complètement s’affaisser en fléchissant le second genou. Alors que l’on s’attendait à une prise de conscience et une ouverture d’esprit après la pandémie à Covid-19 que connait presque tous les pays du monde actuel, l’Afrique s’enfonce encore dans le gouffre suscitant de nombreuses inquiétudes autour de sa capacité à se détacher un jour de ses « maitres. » La réaction de Madagascar : une leçon à méditer par les Africains ? Bien que ne s’agissant pas de la dette, le choix de Madagascar d’utiliser son propre remède dans cette situation de crise où tous les regards des pays africains sont tournés vers les pays développés pour la trouvaille d’un éventuel remède pouvant sauver le monde, devrait être une sonnette d’alarme pour tous les pays africains. L’Afrique doit-il tout attendre des autres ? Comme nous pouvons le deviner, une remise totale de leur dette aux pays africains  pourrait être un véritable « cadeau empoisonné » venant de la grande métropole. Peut-on imaginer une remise totale de la dette africaine sans contrepartie ?    Que devrions-nous attendre de cette remise de dette même si pour l’heure il ne s’agit que de moratoire ? Les gouvernants et économistes africains devraient s’en préoccuper un peu plus pour mieux préparer le futur du contient vu les grands enjeux économiques à venir. #### Renforcer l’industrie du jeu en Afrique grâce à la technologie Le marché mondial du jeu continue de connaître une croissance exponentielle. Bien qu’il y ait encore des inquiétudes, il existe des arguments selon lesquels l’industrie du jeu peut être bénéfique pour un pays si elle est bien réglementée.  Les deux plus grands marchés du jeu en Afrique sont l’Afrique du Sud et le Nigeria. Les revenus bruts des jeux de l’Afrique du Sud devraient atteindre 2,5 milliards de dollars en 2021. Au cours de l’exercice 2019-2020, les revenus générés par le secteur s’élevaient à 33 milliards de rands (2,2 milliards de dollars). Cela s’est traduit par des impôts s’élevant à 3,2 milliards de rands (220 millions de dollars) pour le gouvernement sud-africain. Selon le ministre nigérian des fonctions spéciales et des affaires intergouvernementales, George Akume, l’industrie nigériane du jeu, a rapporté en 2019 plus de 250 milliards de nairas (607 millions de dollars). Le Kenya est un autre marché de jeu d’intérêt, se classant actuellement au troisième rang en Afrique. La taille estimée du secteur est de 40 millions de dollars, à partir de 2020, et continue de croître selon les données fournies par Slotegrator. Au Ghana, les revenus des jeux sur console ont atteint 6,3 millions de dollars en 2018. Un secteur en plein essor Ces chiffres décrivent un secteur au potentiel énorme et les gouvernements africains peuvent tirer beaucoup plus parti de cette industrie en investissant les bénéfices dans le sport et d’autres projets de développement.  Voici une vidéo en anglais relatant le développement des jeux en ligne au Kenya : En effet, plusieurs pays ont autorisé les jeux de casino, car ils stimulent la croissance économique. Les plus grands avantages sont l’augmentation de l’emploi, l’augmentation des recettes fiscales pour les gouvernements étatiques et locaux et la croissance des ventes au détail locales, mais cela dépend d’une réglementation efficace du secteur. Les Africains ont aujourd’hui accès à divers sites de casino via différents supports. Des plateformes comme onlinepokiesnz.co.nz leur permettent de trouver le bon site de casino. La technologie pour stimuler l’industrie des jeux La croissance de la population jeune en Afrique et l’adoption de la technologie Internet et des smartphones ont encore stimulé la croissance de ce secteur. Le continent connaît une forte croissance de l’industrie du jeu en ligne. Près de 30 % de la population africaine jouent actuellement à une forme de jeu en ligne. Avec le lancement des réseaux 4G et 5G à travers l’Afrique, la connectivité Internet a également augmenté. L’implication du puissant réseau 4G et du développement de sites Web en Afrique a conduit à l’afflux de joueurs dans son paysage de jeu en ligne. Les réseaux 4G n’ont cessé d’augmenter dans de nombreux pays africains et certains pays ont déjà commencé à déployer des réseaux 5G. Il s’agit notamment de pays comme l’Afrique du Sud et le Kenya, et le Nigéria a annoncé qu’eux aussi commenceraient bientôt à déployer la 5G. Mais pour s’assurer que ces revenus soient maximisés, il doit y avoir une surveillance du secteur par les régulateurs et les gouvernements. Il existe quelques exemples récents de gouvernements africains qui rationalisent leurs efforts pour assurer la transparence dans ce secteur tout en assurant la garantie des revenus.  #### Report de la présidentielle au Sénégal : les raisons et les enjeux Le Sénégal, considéré comme un modèle de démocratie en Afrique, connaît une situation inédite. Le président Macky Sall a annoncé le report sine die de l’élection présidentielle qui devait se tenir le 25 février 2024. Cette décision intervient après la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur le processus électoral, suite à l’invalidation de la candidature de Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, pour cause de double nationalité. Quelles sont les raisons et les enjeux de ce report ? Quelles sont les réactions des acteurs politiques et de la société civile ? Quelles sont les perspectives pour la sortie de crise ? Un report motivé par un conflit entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire Le président Macky Sall a justifié son report de l’élection présidentielle par la volonté de respecter la séparation des pouvoirs et de garantir la transparence du processus électoral. Il a invoqué un « conflit ouvert » entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, l’organe chargé de valider les candidatures à la présidentielle. En effet, le Parti démocratique sénégalais (PDS), le principal parti d’opposition, a accusé deux juges du Conseil constitutionnel d’avoir été corrompus pour écarter Karim Wade du scrutin. Voici une vidéo relatant ces faits : Le PDS a demandé et obtenu la création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire. Le Conseil constitutionnel a réfuté ces allégations et affirmé son indépendance et son impartialité. Le président Macky Sall a déclaré qu’il attendait les résultats de cette commission avant de convoquer à nouveau le corps électoral. Un report contesté par l’opposition et la société civile Le report de l’élection présidentielle a suscité la colère et l’indignation de l’opposition et de la société civile, qui y voient une manœuvre du président Macky Sall pour se maintenir au pouvoir. Ils accusent le chef de l’État d’avoir violé la Constitution, qui prévoit que le mandat présidentiel est de cinq ans renouvelable une fois, et que l’élection présidentielle doit avoir lieu 35 jours au moins et 90 jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président en exercice. Ils dénoncent également un coup de force contre le Conseil constitutionnel, qui avait validé 20 candidatures sur 62 à la présidentielle, dont celle du Premier ministre Amadou Bâ, désigné comme dauphin par Macky Sall. Ils réclament le respect du calendrier électoral initialement prévu et appellent à la mobilisation populaire pour défendre la démocratie. Un report qui ouvre une période d’incertitude et de dialogue Le report de l’élection présidentielle plonge le Sénégal dans une période d’incertitude et de dialogue. Le président Macky Sall a proposé d’engager un dialogue national ouvert avec toutes les forces vives de la nation, afin de réunir les conditions d’une élection libre, transparente et inclusive. Il a également appelé au calme et à la sérénité, en évitant toute violence ou provocation. Le PDS a accepté le principe du dialogue, mais a posé comme préalable le respect du calendrier électoral initial. D’autres partis d’opposition ont refusé de participer au dialogue, estimant qu’il s’agit d’une diversion. La société civile a exprimé sa disponibilité à jouer un rôle de médiation et d’observation, tout en demandant au président Macky Sall de clarifier sa position sur son éventuelle candidature à un troisième mandat. Le report de l’élection présidentielle au Sénégal est un événement historique qui met à l’épreuve la stabilité politique et la maturité démocratique du pays. Il pose des questions sur la crédibilité des institutions, la légitimité du pouvoir, le respect des règles constitutionnelles et le dialogue entre les acteurs politiques. Il appelle à une solution consensuelle et pacifique, qui préserve l’intérêt supérieur de la nation et le bien-être des citoyens. #### Révolution tranquille de la crypto-monnaie en Afrique Les transactions de crypto-monnaie en Afrique se développent rapidement. Sur un continent qui embrasse déjà l’argent mobile, la monnaie virtuelle offre des avantages pour une population jeune et technophile. L’Afrique subit une révolution économique qui n’a rien à voir avec les banques. Cela malgré peu de signes d’une refonte des politiques économiques dépassées. Les transferts mensuels de crypto-monnaie vers et depuis l’Afrique inférieurs à 8 500 euros ont augmenté de 55 % au cours de l’année écoulée. En juin, le marché a atteint près de 310 millions d’euros. Ces chiffres, qui sont basés sur les données de la société de recherche américaine Chainalysis, devraient continuer à augmenter. Qu’est-ce qu’une crypto-monnaie ? En termes simples, une crypto-monnaie est de l’argent virtuel. Les gens peuvent l’utiliser tout comme de l’argent réel pour acheter des choses ou envoyer à d’autres personnes. La « crypto » de la crypto-monnaie provient de la cryptographie compliquée (codes cryptés) utilisée pour la créer et enregistrer les transactions. Les crypto-monnaies visent à éliminer les intermédiaires, tels que les sociétés de cartes de crédit ou les banques. Cela rend moins coûteux le transfert d’argent d’un portefeuille virtuel à un autre. Les crypto-monnaies ne sont également contrôlées par aucune autorité centrale, ce qui les protège théoriquement de toute ingérence des gouvernements. Un terrain fertile pour la crypto-monnaie La crypto-monnaie fonctionne essentiellement comme l’argent mobile. C’est donc plus facile à comprendre pour les Africains que pour les Occidentaux qui avaient déjà plus d’inclusion financière et un accès facile aux systèmes bancaires. Veuillez découvrir dans la prochaine ligne une vidéo expliquant ces faits : L’Afrique est bien placée pour profiter du boom de la crypto-monnaie. Elle compte une génération croissante de jeunes professionnels adaptables et d’entrepreneurs potentiels. De plus, le taux de chômage élevé dans de nombreux pays africains signifie que les jeunes contournent les secteurs traditionnels et explorent de nouvelles façons de gagner de l’argent. Les jeunes sont intéressés par l’argent virtuel en raison du manque d’emplois pour les jeunes qui quittent l’école et l’université. Avec le système de crypto-monnaie, les gens peuvent créer leur propre entreprise. Ils peuvent travailler pour de grandes marques en dehors de leur propre pays grâce à la crypto-monnaie et gagner leur vie. Éviter l’instabilité monétaire Les monnaies locales peu fiables et l’hyperinflation ont également joué un rôle dans le boom de la crypto-monnaie. Lorsque le dollar zimbabwéen a explosé en 2015, certaines personnes se sont plutôt tournées vers le commerce de Bitcoin. L’émergence de crypto-monnaies pourrait en fait aider certaines économies africaines à long terme. Ces devises concurrentes fonctionnent aux côtés des devises nationales donnera à l’économie africaine un niveau de résilience accru. La diaspora croissante de l’Afrique a également sauté dans le train de la crypto-monnaie pour envoyer des fonds à travers les frontières à moindre coût. C’est un mouvement logique. Pour les Africains de la diaspora qui envoient de l’argent chez eux,  le coût des virements bancaires est astronomique. Mais il y a des crypto-monnaies qui permettent aux gens d’envoyer pratiquement de l’argent en Afrique gratuitement. Un service populaire est la société d’envoi de fonds BitPesa, basée à Nairobi, la capitale du Kenya. #### Riches ou pauvres, au Zimbabwe, l’effondrement des soins de santé est mortel pour tous Elle habite maintenant chez des parents à Chipinge, à 400 km de Harare. Mais elle ne peut pas recevoir de traitement car les deux hôpitaux publics qui proposent des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie au Zimbabwe, l’hôpital général de Parirenyatwa à Harare et l’hôpital central Mpilo à Bulawayo, ont été contraints de fermer ces services en janvier lorsque les hôpitaux ont été submergés de patients COVID. Gladys, qui n’avait pas consulté un médecin pour sa blessure à la joue avant que les hôpitaux ne ferment leurs unités de cancérologie, a reçu le soutien de Noble Hands Zimbabwe, une organisation caritative qui aide les personnes atteintes d’albinisme, après avoir entendu parler de son sort sur les réseaux sociaux. La fermeture de ces unités hospitalières en raison de la pandémie est un coup dur pour les personnes atteintes de cancer dans tout le pays. Une maladie mortelle dans le pays Chaque année au Zimbabwe, 5 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués et plus de 1 500 décès sont enregistrés. Le cancer est sur le point de dépasser le VIH et le sida en tant que principale cause de décès au Zimbabwe. La maladie est souvent diagnostiquée tardivement et avec très peu d’oncologues dans les hôpitaux publics, la plupart des patients atteints de cancer perdent la vie prématurément, a révélé un rapport de 2019 déposé par la commission du cancer du parlement du Zimbabwe. Voici une vidéo en anglais parlant de cette situation dans le pays : Les ressources pour les patients atteints de cancer étaient déjà minces avant la pandémie, avec moins de 300 radiographes enregistrés pour exercer au Zimbabwe en 2019. L’hôpital de Parirenyatwa a accueilli 7 000 patients atteints de cancer en 2018 et 2 000 sont décédés. Ce sont toutes des personnes qui ne pourraient pas du tout recevoir de traitement pendant la pandémie de COVID-19. Une étude réalisée en 2020 par l’Organisation mondiale de la santé a révélé que le Zimbabwe avait enregistré 32,1 % de décès prématurés par cancer en 2016, contre 23,3 % en Afrique du Sud. On s’attend à ce que ce taux de mortalité augmente. Tourisme médical, une industrie en plein essor Avant sa mort, l’ancien président Robert Mugabe se rendait régulièrement à l’étranger pour des soins médicaux. Lorsqu’il est décédé d’un cancer en 2019, c’était à l’hôpital Gleneagles de Singapour. L’hôpital singapourien de 258 lits possède une gamme de spécialités médicales et chirurgicales et a été accrédité par la Joint Commission International (JCI), qui mesure les meilleures pratiques en matière de qualité et de sécurité des patients, une chimère pour la plupart des patients zimbabwéens. On estime que 20 000 citoyens zimbabwéens ont dépensé 4 milliards de dollars en tourisme médical au cours de la dernière décennie, principalement en Inde. Cela équivaut à 400 millions de dollars par an, soit 20 000 dollars par personne. Le ministre de la Santé, Constantino Chiwenga, a répondu en promettant d’interdire le tourisme de santé, affirmant qu’il saignait les réserves de change, et à la place d’améliorer les établissements de santé au Zimbabwe. #### Rodrigue Nguesso veut « accompagner le développement du Congo » Devant les défis planétaires qui se jouent devant nos yeux, Rodrigue Nguesso, le conseiller Spécial du président congolais souhaite renforcer le développement économique du pays. Ce qu’il faut retenir Devant les défis planétaires qui se jouent devant nos yeux, Rodrigue Nguesso, le conseiller Spécial du président congolais souhaite renforcer le développement économique du pays. Le coronavirus semble avoir rebattu certaines cartes et il est d’une importance. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Le coronavirus semble avoir rebattu certaines cartes et il est d’une importance capitale pour l’Afrique de saisir cette chance. Actuellement en charge du refinancement de la dette de l’état et des relations bilatérales entre le Congo de Brazzaville et le Congo de Kinshasa, Rodrigue Nguesso souhaiterait voir son pays sortir grandi à la fin de cette crise mondiale. Le Congo, une chance à saisir pour un pays en pleine progression Alors que le Congo semblait aller dans le bon sens ces derniers mois, la crise sanitaire provoquée par le coronavirus a su faire déjouer les plans du pays. Devant une économie mondiale à l’arrêt, l’Afrique, bien que moins touchée que les autres continents par la crise sanitaure, s’est retrouvée victime de la mondialisation et elle a dû, elle aussi revoir ses ambitions à la baisse, ne trouvant plus de demande chez ses partenaires commerciaux en Europe ou en Asie. Cependant, comme l’explique Rodrigue Nguesso, il faut saisir cette période de flottement pour permettre de développer encore plus le pays : « Il nous est pour le moment compliqué d’exporter au regard de la situation sanitaire mondiale actuelle. De fait, nous devons réallouer nos forces de travail pour développer les infrastructures internes à notre pays. Les responsables politiques doivent mettre en place des politiques pour accompagner le développement du Congo en profondeur », explique-t-il. Rodrigue Nguesso a le regard tourné vers l’avenir Pour le conseiller spécial du président congolais, la question de doit pas faire de débats. Évidemment, il va être nécessaire de tirer des conclusions de cette crise, mais elle ne doit pas pour autant geler le développement du Congo dans les mois et les années à venir. « Le pays doit continuer de grandir. Il s’agit d’un pont d’une importance capitale qui nous permettra de sortir grandis de cette crise. La classe politique et le peuple congolais doivent s’unir et travailler main dans la main afin de préparer le Congo de demain », conclue Rodrigue Nguesso. #### Rwanda : Kigali, la ville verte qui inspire le continent À l’aube, Kigali s’éveille dans un silence presque irréel. Les collines verdoyantes se parent d’une brume légère, les rues sont propres, les trottoirs impeccablement dessinés, et aucun sac plastique ne vole dans le vent. Cette capitale d’Afrique centrale semble évoluer à contre-courant de l’image habituelle des grandes métropoles africaines. Et pourtant, c’est bien ici, au cœur du Rwanda, que se dessine l’une des villes les plus ambitieuses et écologiques du continent. Kigali, une capitale sans plastique Depuis 2008, le Rwanda a interdit l’usage des sacs plastiques non biodégradables. Une mesure radicale, mais qui a transformé le paysage urbain de Kigali. Aujourd’hui, les visiteurs sont souvent frappés par la propreté des rues. Il est presque impossible de trouver un déchet traînant sur le sol. « Quand je suis arrivée à Kigali, j’ai cru que j’étais en Suisse », raconte Amina, une touriste marocaine. « Je n’avais jamais vu une ville africaine aussi propre. » Les contrôles sont stricts. À l’aéroport, les bagages sont inspectés pour s’assurer qu’aucun plastique interdit ne franchit la frontière. Les contrevenants s’exposent à des amendes, voire à la confiscation de leurs biens. Mais cette rigueur a porté ses fruits. Kigali est régulièrement classée parmi les villes les plus propres d’Afrique. En 2023, elle a même été saluée par le Programme des Nations Unies pour l’environnement comme un « modèle de durabilité urbaine ». Le secret d’une ville bien ordonnée Au-delà de l’interdiction du plastique, Kigali repose sur une vision urbanistique claire. Le gouvernement a mis en place un plan directeur ambitieux, visant à faire de la capitale une ville durable d’ici 2050. Les constructions anarchiques y sont rares. Les quartiers sont soigneusement planifiés, les routes bien entretenues, et les espaces verts intégrés dans chaque zone résidentielle. Le centre-ville est dominé par des bâtiments modernes, mais les collines environnantes conservent leur végétation luxuriante. « C’est une ville qui respire. On a de l’espace, de l’air pur, et on sent que tout est pensé pour le bien-être des habitants », explique Jean-Baptiste, un architecte rwandais de 34 ans. Le système de transport est également en pleine mutation. Des bus hybrides ont été introduits, et un projet de téléphérique urbain est en cours pour désengorger les routes tout en réduisant l’empreinte carbone. Umuganda, la force collective Chaque dernier samedi du mois, les Rwandais se retrouvent pour une activité peu commune : le Umuganda. Cette tradition nationale consiste à consacrer quelques heures à des travaux communautaires — nettoyage des rues, entretien des espaces publics, ou construction d’infrastructures locales. « C’est plus qu’un devoir civique, c’est un moment de solidarité. On se retrouve entre voisins, on travaille ensemble, et on renforce notre lien social », témoigne Clarisse, une habitante du quartier de Kacyiru. Cette initiative, inscrite dans la loi, mobilise toute la population, des simples citoyens aux membres du gouvernement. Elle contribue largement à la propreté et à l’entretien de la ville, mais aussi à l’esprit collectif qui règne dans la capitale. Selon les autorités, le Umuganda représente chaque année l’équivalent de plus de 10 millions de dollars de travaux réalisés sans dépenses publiques. Une ambition verte assumée Le Rwanda ne cache pas ses ambitions : devenir un leader africain de la durabilité. En 2021, le pays a lancé le programme « Rwanda Green City », un projet pilote de quartier écologique à Kigali. Ce quartier, qui s’étendra sur 620 hectares dans la zone de Kinyinya, intégrera des logements à faible consommation énergétique, des systèmes de recyclage des eaux usées, des panneaux solaires, et des pistes cyclables. Il pourrait accueillir jusqu’à 30 000 habitants. « C’est une première en Afrique. Nous voulons montrer qu’il est possible de construire des villes modernes, durables et accessibles », affirme Ernest Nsabimana, ministre rwandais des Infrastructures. Le projet est soutenu par des partenaires internationaux, dont la Banque allemande de développement (KfW) et l’Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat). Il est perçu comme un laboratoire urbain pour tout le continent. Une jeunesse engagée et formée La transformation de Kigali repose aussi sur une génération de jeunes Rwandais conscients des enjeux environnementaux. Dans les écoles, l’éducation au développement durable est intégrée dès le primaire. Des clubs écologiques fleurissent dans les lycées. À l’université de Kigali, une filière en ingénierie environnementale attire de plus en plus d’étudiants. Parmi eux, Sandrine, 22 ans, rêve de concevoir des bâtiments autonomes en énergie. « Je veux participer à la construction d’un Rwanda qui respecte la nature. C’est notre avenir. » Des start-up locales innovent dans le recyclage, l’énergie solaire ou l’agriculture urbaine. L’écosystème entrepreneurial est soutenu par des incubateurs et des aides publiques, faisant de Kigali un pôle d’innovation verte en Afrique de l’Est. Un modèle pour les autres capitales ? Face à l’urbanisation galopante du continent, Kigali attire l’attention. Des délégations venues du Kenya, du Ghana, du Maroc ou du Sénégal viennent étudier son modèle. Certaines villes, comme Addis-Abeba ou Accra, s’inspirent déjà de ses politiques de gestion des déchets ou d’urbanisme durable. Mais peut-on vraiment reproduire Kigali ailleurs ? La petite taille du pays, sa densité maîtrisée, et la centralisation du pouvoir facilitent la mise en œuvre des politiques. Tous les pays ne disposent pas de ces leviers. « Kigali est une source d’inspiration, mais chaque ville doit trouver sa propre voie », estime Fatou Diarra, urbaniste malienne. « Ce qui compte, c’est l’engagement politique et la volonté collective. » Alors que l’Afrique s’apprête à accueillir plus de 1,3 milliard d’urbains d’ici 2050, Kigali pose une question essentielle : et si la ville africaine de demain était verte, inclusive et résolument tournée vers l’avenir ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Rwanda : le pays qui veut devenir la “Silicon Valley” africaine À la tombée du jour, les néons de Kigali s’allument un à un, dessinant les contours d’une ville qui semble regarder vers le futur. Ici, les gratte-ciel en verre côtoient les collines verdoyantes, et dans les cafés branchés, les jeunes parlent plus souvent d’intelligence artificielle que de politique. Le Rwanda, petit pays enclavé d’Afrique de l’Est, nourrit une ambition audacieuse : devenir la Silicon Valley du continent. Une vision née des cendres Il y a à peine trente ans, le Rwanda était à genoux. Le génocide de 1994 a laissé le pays exsangue, traumatisé, presque sans infrastructures. Pourtant, sous l’impulsion du président Paul Kagame, une transformation radicale s’est mise en marche. « Nous n’avons pas de pétrole, pas de diamants. Mais nous avons des cerveaux », martèle souvent Kagame lors de ses discours. Cette phrase est devenue un mantra national, un appel à miser sur le capital humain et l’innovation technologique. En 2000, le gouvernement lance la Vision 2020, un plan stratégique pour faire du Rwanda une économie basée sur la connaissance. Depuis, chaque réforme, chaque investissement, chaque partenariat public-privé semble orienté vers un seul objectif : faire du pays un hub technologique incontournable en Afrique. Le miracle de Kigali Innovation City À la périphérie de Kigali, un projet titanesque sort doucement de terre : Kigali Innovation City. Ce complexe de 70 hectares, financé à hauteur de 2 milliards de dollars, doit accueillir des universités, des incubateurs, des entreprises technologiques et des centres de recherche. « C’est notre propre Silicon Valley », explique Jean-Claude Musoni, responsable du projet au Rwanda Development Board. « Nous voulons attirer les meilleurs talents africains et offrir un environnement propice à l’innovation locale. » Le projet a déjà attiré des partenaires de poids : la Carnegie Mellon University Africa y a installé son campus, et des géants comme Mastercard, Google ou Volkswagen y multiplient les initiatives. D’ici 2030, Kigali Innovation City ambitionne de générer plus de 50 000 emplois directs et indirects. Une jeunesse connectée et ambitieuse Dans les rues de Kigali, les jeunes n’ont pas peur de rêver en grand. Ils codent, innovent, créent des applications pour résoudre des problèmes locaux. À 23 ans, Diane Uwimana a lancé une start-up de santé numérique qui permet aux patients ruraux d’accéder à des consultations à distance. « On n’a pas besoin d’attendre que les solutions viennent d’ailleurs », dit-elle, les yeux brillants. « On peut les construire ici, avec ce qu’on a. » Le Rwanda mise massivement sur l’éducation technologique. Les écoles primaires sont équipées de tablettes, et le programme One Laptop per Child a permis de distribuer plus de 270 000 ordinateurs portables aux élèves depuis 2008. L’anglais, langue des affaires et de la tech, est devenu officiel aux côtés du kinyarwanda et du français. Un État stratège et hyper-connecté Le gouvernement rwandais ne se contente pas d’observer. Il pilote activement la transition numérique. Le pays a investi dans un réseau national de fibre optique de plus de 7 000 kilomètres, couvrant 96 % du territoire. Même dans les zones rurales, l’accès à Internet est désormais une réalité. Le Rwanda a aussi été l’un des premiers pays africains à adopter la 4G à l’échelle nationale, grâce à un partenariat public-privé avec Korea Telecom. Aujourd’hui, le pays prépare déjà l’arrivée de la 5G. « L’État joue un rôle de catalyseur », souligne Albert Nsengiyumva, expert en développement numérique. « Il crée un environnement favorable, simplifie les démarches administratives, et surtout, il croit sincèrement dans le potentiel de la technologie pour transformer la société. » Des défis persistants sous la surface Mais derrière cette vitrine high-tech, des défis demeurent. Le chômage des jeunes reste élevé, autour de 21 %, et les inégalités numériques persistent entre zones urbaines et rurales. L’accès à l’électricité, bien qu’en nette amélioration, reste encore irrégulier dans certaines régions. Des voix s’élèvent aussi pour dénoncer un certain autoritarisme politique et un manque de liberté d’expression. « L’innovation a besoin d’un écosystème libre, où les idées circulent sans peur », affirme Anicet Kabanda, chercheur rwandais basé à Nairobi. « Or, ce n’est pas toujours le cas ici. » Par ailleurs, la dépendance à l’aide internationale et aux investisseurs étrangers soulève des questions sur la durabilité du modèle. Kigali Innovation City, par exemple, repose en grande partie sur des financements extérieurs. Un modèle pour l’Afrique ? Malgré tout, le Rwanda fascine. De Lagos à Accra, de Nairobi à Dakar, de nombreux pays observent son modèle avec attention. Il incarne une Afrique qui ose, qui se réinvente, qui refuse de rester à la traîne dans la révolution numérique. En 2023, le pays a accueilli le sommet Transform Africa, réunissant plus de 4 000 décideurs et entrepreneurs du continent. À cette occasion, la ministre des TIC, Paula Ingabire, a déclaré : « Nous ne voulons pas seulement consommer la technologie. Nous voulons la créer. » Et si le Rwanda n’était que le début ? Si d’autres nations africaines, riches de leur jeunesse et de leur créativité, suivaient la même trajectoire ? Le rêve d’une Silicon Valley africaine n’est peut-être plus une utopie. Mais il reste à savoir : qui écrira le code du futur du continent ? #### Rwanda : le pays qui veut devenir la “Silicon Valley” africaine Le soleil se lève sur Kigali avec une précision presque chirurgicale. Dans les rues impeccables de la capitale rwandaise, les motos-taxis électriques glissent en silence, pendant que les écrans LED des startups locales s’allument dans les incubateurs flambant neufs. Ici, au cœur des collines verdoyantes, un rêve technologique prend forme : celui de transformer un pays marqué par son passé en une puissance numérique du futur. Une ambition née d’un traumatisme En 1994, le Rwanda s’effondrait dans l’un des génocides les plus dévastateurs du XXe siècle. Moins de trente ans plus tard, ce petit pays d’Afrique de l’Est affiche l’un des taux de croissance les plus élevés du continent, avec un PIB en hausse de 8,2 % en 2022 selon la Banque mondiale. Mais au-delà des chiffres, c’est une vision qui guide le pays. Le président Paul Kagame, aux commandes depuis plus de deux décennies, a fait du numérique un pilier central de la reconstruction nationale. “Nous ne pouvons pas changer notre passé, mais nous pouvons façonner notre avenir”, déclarait-il lors du lancement de la stratégie Rwanda Vision 2050. Cette stratégie mise sur l’innovation, l’éducation et les infrastructures pour faire du Rwanda un hub technologique régional. Et les résultats commencent à se faire sentir. Kigali Innovation City : un projet pharaonique À quelques kilomètres du centre-ville, les grues s’activent sur un chantier qui attire déjà les regards de la Silicon Valley. Kigali Innovation City (KIC), c’est un projet de plus de 2 milliards de dollars, financé par le gouvernement rwandais et des partenaires internationaux comme la Banque africaine de développement et le groupe japonais SoftBank. Ce complexe futuriste prévoit des universités de pointe, des centres de recherche, des sièges d’entreprises technologiques et des logements pour les talents venus du monde entier. “C’est notre réponse à la fuite des cerveaux”, explique Diane Gashumba, ancienne ministre de la Santé reconvertie dans les affaires numériques. “Nous créons ici un écosystème où les jeunes Africains peuvent innover sans avoir à partir.” Le MIT, Carnegie Mellon University Africa et le Centre africain d’intelligence artificielle y ont déjà posé leurs jalons. D’ici 2030, le site ambitionne d’accueillir plus de 50 000 professionnels du secteur technologique. Des startups locales qui bousculent les codes Le Rwanda ne se contente pas d’attirer les géants de la tech. Il nourrit aussi ses propres champions. L’exemple le plus emblématique est sans doute Andela Rwanda, une antenne de la célèbre entreprise de formation de développeurs, qui forme des ingénieurs logiciels pour des clients comme Microsoft ou IBM. Mais d’autres poussent en silence, comme Yego Innovision, une plateforme de transport intelligent qui a digitalisé le secteur des taxis-motos, ou encore Zipline, une startup spécialisée dans la livraison de médicaments par drones, déjà opérationnelle dans plusieurs pays africains. “Nous avons les idées, l’énergie et la volonté. Ce qui nous manquait, c’était l’infrastructure. Aujourd’hui, Kigali nous donne tout ça”, confie Kevin Mugisha, fondateur de AgriTech360, une application qui connecte les agriculteurs aux marchés urbains en temps réel. En 2023, plus de 200 startups ont été enregistrées dans le pays, avec une croissance annuelle moyenne de 25 %. Un chiffre impressionnant pour un pays de seulement 13 millions d’habitants. Une politique numérique volontariste Le gouvernement rwandais n’a pas attendu que le secteur privé prenne les devants. Dès 2000, il lançait le programme NICI (National Information and Communication Infrastructure), une feuille de route sur 20 ans pour digitaliser l’administration, l’éducation et les services de santé. Résultat : aujourd’hui, plus de 90 % des services publics sont accessibles en ligne via la plateforme Irembo. Les citoyens peuvent y renouveler leur carte d’identité, payer leurs impôts ou enregistrer une naissance en quelques clics. “Le Rwanda est l’un des rares pays africains où l’État agit comme un catalyseur de l’innovation, et non comme un frein”, observe Julie Owono, experte en gouvernance numérique. “C’est un modèle qui attire de plus en plus de regards, même en dehors du continent.” Le pays investit également massivement dans la connectivité. Plus de 95 % de la population est couverte par la 4G, et le réseau national de fibre optique s’étend sur plus de 7 000 kilomètres. Des défis encore bien réels Mais derrière cette vitrine technologique, des défis persistent. Le taux de chômage des jeunes reste élevé, à près de 21 %. L’accès à l’éducation numérique en zones rurales est encore limité, malgré les efforts du gouvernement. Par ailleurs, certains observateurs pointent du doigt une gouvernance jugée trop centralisée. “Le Rwanda mise beaucoup sur l’ordre et l’efficacité, mais cela peut freiner la liberté d’expression et l’esprit critique, essentiels dans un écosystème d’innovation”, estime un analyste basé à Nairobi, sous couvert d’anonymat. Il y a aussi la question de la souveraineté numérique. Alors que le pays accueille de plus en plus d’investisseurs étrangers, certains s’interrogent : qui contrôlera les données ? Qui bénéficiera réellement de cette transformation ? Un modèle pour l’Afrique ? Malgré les incertitudes, le Rwanda fascine. Il attire des délégations venues du Nigeria, du Ghana, du Kenya et même d’Europe, curieuses de comprendre comment un pays sans ressources naturelles majeures est en train de devenir un leader technologique. “Le Rwanda n’est pas encore la Silicon Valley de l’Afrique, mais il en trace le chemin avec une précision chirurgicale”, affirme Thomas Mburu, consultant en innovation basé à Johannesburg. “Et ce qui est fascinant, c’est qu’il le fait à sa manière, sans copier les modèles occidentaux.” Le pays a su transformer son traumatisme en moteur de résilience. Et dans les rues silencieuses de Kigali, entre les incubateurs, les hubs et les écoles de code, une génération est en train de naître. Une génération qui croit que l’Afrique peut inventer son propre futur technologique. Mais la grande question demeure : ce rêve numérique profitera-t-il à tous, ou seulement à une élite urbaine connectée ? #### Safari en Afrique : les 4 étapes pour un premier voyage réussi Le continent africain abrite quelques-unes des meilleures réserves animalières au monde. Si vous projetez de faire un safari, c’est là qu’il faut vous rendre pour une expérience inoubliable. Découvrez dans cet article quatre conseils pratiques pour préparer un safari réussi en Afrique. Ce qu’il faut retenir Le continent africain abrite quelques-unes des meilleures réserves animalières au monde. Si vous projetez de faire un safari, c’est là qu’il faut vous rendre pour une expérience inoubliable. Découvrez dans cet article quatre conseils pratiques pour préparer un. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Conseil 1 : choisir la destination idéale Du parc national du Kenya au circuit safari en Tanzanie, vous avez une multitude d’options pour découvrir le monde animal en Afrique. Certains des parcs les plus reconnus en dehors de ceux du Kenya et de la Tanzanie sont ceux du Botswana et de l’Afrique du Sud. Il existe toutefois d’autres pépites qui mériteraient votre attention. C’est le cas par exemple du parc de la Pendjari dans le nord du Bénin. Votre choix dépend de facteurs tels que les caractéristiques du site et la faune présente. Faites vos recherches sur la sécurité des sites ainsi que sur la langue parlée dans le pays pour vous faciliter l’aventure. Conseil 2 : visiter l’Afrique à la bonne saison Il n’y a rien de mieux que la saison sèche pour observer les animaux dans les meilleurs parcs nationaux en Afrique. La végétation se raréfie et les points d’eau sont plus fréquentés lors de cette saison. C’est le moment idéal pour bien distinguer la faune à travers les herbes asséchés. En période pluvieuse, la verdure reprend ses droits et il est difficile de voir les animaux. En plus, certains terrains peuvent devenir impraticables. Pour votre sécurité, il serait préférable d’éviter cette saison. Conseil 3 : se munir d’un équipement complet Il est important de se munir d’un équipement complet, surtout pour un voyage de safari dans un pays chaud. Parmi les incontournables, il y a la trousse de premiers secours et les jumelles pour observer la faune. Ensuite, prévoyez des vêtements légers, incluant des chapeaux et des lunettes de soleil. Enfin, si vous êtes amateur de photographie et de beaux souvenirs, un appareil photo ne serait pas de trop. Priorisez ceux avec de bons zooms, pour ne pas avoir à trop vous rapprocher pour prendre vos clichés. Conseil 4 : procéder à une mise à jour médicale pour vous protéger Le safari est une aventure dans des régions assez reculées de l’Afrique. Il est donc primordial de se prémunir de vaccins adaptés pour éviter des maladies. Il vous suffit de vous rendre dans un hôpital et de vous renseigner sur les vaccins les plus recommandés pour la région où vous allez.Par ailleurs, certains pays africains imposent des vaccins à l’entrée. Renseignez-vous également sur ce point et faites ces vaccins avant votre voyage. Enfin, pour compléter votre équipement médical, emportez des médicaments contre le paludisme et la colique afin d’éviter tout désagrément. #### Safari en Tanzanie : les animaux emblématiques à observer lors d’une aventure africaine Rien que d’évoquer un safari en Tanzanie, il est difficile de ne pas ressentir une vive excitation tant ce pays offre une immersion unique au cœur de la faune sauvage. La Tanzanie séduit par ses paysages spectaculaires et abrite l’un des plus vastes écosystèmes du continent africain. Entre le mythique Serengeti, le fascinant cratère du Ngorongoro ou les rives des immenses lacs, chaque site réserve son lot de rencontres inoubliables avec des animaux sauvages parmi les plus impressionnants d’Afrique. Quels sont donc les grands mammifères et oiseaux à découvrir durant un safari ? Voici un guide pour ne rien manquer de cette expérience hors du commun. Quels sont les membres du big five visibles en Tanzanie ? Impossible de parler de safari sans mentionner le fameux big five. Cette expression regroupe cinq espèces iconiques qui font rêver les voyageurs : le lion, l’éléphant, le rhinocéros, le buffle et le léopard. Chacune possède ses territoires favoris et ses comportements typiques, mais toutes peuplent les réserves tanzaniennes. Le lion, véritable roi des animaux, impressionne par ses groupes soudés et ses chasses collectives dans les plaines du Serengeti. L’éléphant, majestueux géant, se déplace lentement autour des points d’eau et forme souvent de grands troupeaux dans le parc national du Tarangire ou aux abords du lac Manyara. Le buffle, massif et imprévisible, vit en harde nombreuse, broutant côte à côte dans la savane, notamment dans le Serengeti et la région de Selous. Repérer un rhinocéros relève parfois de l’exploit : très discret et menacé, ce mastodonte se montre rarement. Pourtant, le cratère du Ngorongoro figure parmi les meilleurs endroits pour tenter sa chance et croiser ce géant paisible. Enfin, le léopard est le maître de la discrétion. Solitaire, élégant et agile, il préfère les branches d’acacia où il se repose à l’abri des regards. Les guides expérimentés savent scruter chaque arbre à la recherche de la silhouette tachetée de ce prédateur mystérieux. La quête du big five procure un sentiment d’accomplissement indéniable. Toutefois, l’aventure ne s’arrête pas là, car la Tanzanie regorge aussi d’autres mammifères fascinants à observer. Si vous souhaitez planifier votre expédition, il peut être pertinent de consulter une agence de voyage pour la Tanzanie afin d’organiser votre séjour. Quels mammifères peut-on croiser au-delà du big five ? La magie d’un safari animalier réside aussi dans la diversité incroyable des autres espèces présentes. Dès les premiers kilomètres sur les pistes, on aperçoit souvent les zèbres dont les rayures contrastées forment de véritables tableaux vivants. Les girafes, haut perchées, évoluent gracieusement entre les acacias, tandis que les antilopes (comme les impalas ou les gazelles) bondissent élégamment pour échapper aux prédateurs. Les hippopotames attirent toujours l’attention lorsqu’ils émergent à la surface des rivières ou paressent près des marécages. À la tombée de la nuit, ils quittent l’eau pour brouter les herbes fraîches. Les gnous, quant à eux, orchestrent la grande migration annuelle, spectacle naturel grandiose qui attire les passionnés du monde entier venus admirer ces colonnes de milliers d’animaux traversant la savane. Il ne faut pas oublier les petits mammifères surprenants comme les mangoustes, agiles et furtives, ou les phacochères trottinant maladroitement. Les hyènes, chacals et babouins jouent également un rôle essentiel dans la richesse de la faune locale. En observant attentivement, il arrive d’apercevoir des dik-diks minuscules, bondissant entre les buissons pour se mettre à l’abri. Pour les amateurs de primates, les forêts du nord révèlent parfois la présence de troupes de colobus noirs et blancs, reconnaissables à leur fourrure soyeuse et leurs cris perçants. Chaque sortie réserve ainsi son lot de surprises, et il n’est pas rare de tomber sur des scènes inattendues qui rendent le safari encore plus mémorable. Quel spectacle offrent les oiseaux durant un safari ? Un safari en Tanzanie ne se limite pas à l’observation des mammifères. Plus de mille espèces d’oiseaux habitent le territoire, ajoutant une dimension sonore et visuelle exceptionnelle à chaque excursion. Les lacs accueillent d’immenses colonies de flamants roses, créant des nuées colorées, tandis que l’aigle martial plane majestueusement dans le ciel. Certains visiteurs sont fascinés par les guêpiers multicolores virevoltant à toute allure, tandis que d’autres espèrent repérer l’autruche imposante ou les calaos farouches. Les zones humides regorgent de hérons, cigognes et jacanas, alors que les plaines ouvertes permettent d’admirer alouettes, vanneaux et francolins. Avec un peu de chance et beaucoup de patience, il est même possible d’apercevoir la rarissime grue couronnée ou le secrétaire, oiseau terrestre emblématique aux longues pattes fines. L’aspect ornithologique d’un safari complète parfaitement la découverte de la faune majeure, et chaque halte devient une occasion de s’émerveiller devant la richesse de la biodiversité tanzanienne. A lire aussi sur les dynamiques africaines Pour replacer ce sujet dans une lecture continentale, consultez aussi PIB des pays africains, business rentables en Afrique, capitales africaines et metiers qui recrutent en Afrique. #### Sahara occidental : pourquoi l’Algérie est furieuse contre la dernière résolution de l’ONU ? Les divergences stratégiques et politiques et les conflits médiatiques ont longtemps marqué les relations entre ces deux voisins maghrébins depuis au moins quatre décennies. Cependant, l’hostilité a pris une tournure décisive et plus inquiétante ces derniers mois, culminant avec la rupture de toutes les relations, diplomatiques, commerciales, de l’Algérie avec le Maroc. Non contente de cette rupture diplomatique soudaine, du barrage d’accusations non prouvées, d’attaques hominem et de déclarations virulentes qu’elle a lancées contre l’éternel « ennemi marocain », l’Algérie est récemment allée jusqu’à faire une déclaration tout aussi scandaleuse à l’ONU. En effet, un jour à peine après l’adoption de la résolution 2602 par le Conseil de sécurité de l’ONU (CSNU), Alger, déjà furieuse, a mis en garde le CSNU contre les tentatives de poursuite de la nouvelle résolution de l’ONU sur cette région. Ces mesures ont été adoptées en 2017. Une tension entre les deux pays Ce n’est un secret pour personne que les événements de Guerguerat le 13 novembre 2020, lorsque les forces de sécurité marocaines ont délogé un groupe de miliciens du Polisario qui avaient bloqué la route entre le sud du Maroc et le nord du Maroc, ainsi que la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du pays, ont été mise à l’épreuve. Voici une vidéo en anglais montrant les propos du roi marocain à ce sujet : Depuis douze mois, le Polisario et l’Algérie ont travaillé sans relâche pour déclencher un conflit régional au Sahara occidental et obliger le Conseil de sécurité de l’ONU à intervenir. Ils ont publié une série de communiqués de presse alléguant une « guerre qui fait rage » et laissant entendre que la situation pourrait empirer si l’ONU ne respecte pas son engagement de permettre aux Sahraouis d’exercer leur droit à l’autodétermination par le biais d’un référendum. Trois objectifs à atteindre Toutes ces gesticulations et discours agressifs de l’Algérie et du Front Polisario visaient à atteindre trois objectifs. Premièrement, ils voulaient persuader le Conseil de sécurité de discuter des événements du 13 novembre et de faire revenir le Maroc au statu quo d’avant le 13 novembre. En d’autres termes, l’Algérie était déterminée à anticiper ou à s’opposer ouvertement à l’approbation tacite par le Conseil de sécurité de la souveraineté marocaine sur Guerguerat à tout prix. Leur deuxième objectif était d’amener le Conseil de sécurité à reconsidérer sa position sur la prépondérance ou la centralité d’une solution politique réaliste et de compromis au conflit du Sahara. Ils souhaitaient que le Conseil de sécurité réintroduise une révision du mandat de la MINURSO, par exemple en rétablissant l’option référendaire et en ne mentionnant pas l’Algérie comme partie intégrante du conflit. Troisièmement, au lieu d’un mandat d’un an, ils aspiraient à réduire la durée du mandat de la MINURSO à six mois, comme entre 2017 et 2018. Pour l’ Algérie et le Front Polisario, un tel changement augmenterait la pression sur le Maroc et l’obligerait à faire des concessions qui leur permettraient de rattraper les déboires diplomatiques qu’ils ont subis ces derniers mois. #### Salaire moyen au Cameroun en 2026 : Douala, Yaoundé et secteurs Le Cameroun est la première économie de la zone CEMAC (Afrique centrale francophone). Son double pôle économique — Douala (commerce, industrie, port) et Yaoundé (administration, services, ONG) — crée deux marchés du travail aux dynamiques différentes. Ce guide présente les niveaux de salaires réels au Cameroun en 2026. SMIG et salaire moyen au Cameroun en 2026 IndicateurMontant 2026SMIG officiel~62 500 FCFA/moisSalaire moyen secteur formel~180 000 – 250 000 FCFA/moisSalaire moyen à Douala (formel)~250 000 – 400 000 FCFA/moisFonctionnaire catégorie A (débutant)~150 000 – 220 000 FCFA/mois Grille salariale par secteur au Cameroun SecteurDébutant (FCFA/mois)Confirmé (FCFA/mois)Pétrole et industries (SNH, Tradex)300 000 – 600 000800 000 – 2 000 000Banque et assurance200 000 – 400 000500 000 – 1 500 000Agro-industrie (cacao, café, huile de palme)100 000 – 200 000280 000 – 600 000BTP et génie civil120 000 – 220 000350 000 – 800 000Télécoms (MTN, Orange)200 000 – 350 000450 000 – 1 000 000Enseignement privé80 000 – 150 000200 000 – 400 000ONG et coopération (Yaoundé)300 000 – 600 000700 000 – 2 000 000Commerce et distribution80 000 – 150 000200 000 – 450 000 Douala vs Yaoundé : quel marché salarial est plus attractif ? La réponse dépend du profil. Douala offre des salaires supérieurs dans le privé (commerce, industrie, port, BTP) grâce à la densité d’entreprises locales et internationales. Yaoundé est plus intéressante pour les profils cherchant des postes dans la fonction publique, les ONG, les organisations régionales (CEMAC) ou les ambassades — des employeurs dont les grilles salariales sont souvent supérieures aux normes locales. FAQ – Salaires au Cameroun 2026 Quel est le salaire moyen au Cameroun en 2026 ? Dans le secteur formel camerounais, le salaire moyen tourne autour de 180 000 à 250 000 FCFA par mois. À Douala, ce chiffre monte à 250 000–400 000 FCFA pour les postes qualifiés. Ces moyennes cachent une grande disparité : le secteur informel, qui emploie plus de 70 % des actifs, génère des revenus souvent inférieurs à 100 000 FCFA par mois. Quel est le SMIG au Cameroun en 2026 ? Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) au Cameroun est d’environ 62 500 FCFA par mois — l’un des plus bas de la zone franc CFA. Il n’a pas été significativement revalorisé depuis plusieurs années, ce qui explique que de nombreux salariés formels touchent des rémunérations proches du SMIG dans les secteurs à faible valeur ajoutée. Quels métiers sont les mieux payés au Cameroun ? Les métiers les mieux rémunérés au Cameroun en 2026 sont dans le secteur pétrolier (ingénieurs, géologues, logisticiens offshore), la finance (banque d’investissement, conformité, risques), les télécoms (cadres MTN et Orange) et les ONG internationales (coordinateurs de programmes, directeurs de projets). Les profils bilingues (français-anglais) bénéficient d’un premium salarial systématique. À lire aussi : business rentable au Cameroun et métiers qui recrutent en Afrique en 2026. Voir aussi : Comparez avec les autres pays africains — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen au Ghana en 2026 : Accra, secteurs et chiffres Le salaire moyen au Ghana en 2026 est estimé à 3 000–5 500 GHS par mois dans le secteur formel (environ 190–350 USD), selon les données du Ghana Statistical Service. Le Ghana est l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest et bénéficie d’une économie diversifiée autour du cacao, de l’or et d’un secteur technologique en croissance à Accra. Salaire minimum au Ghana en 2026 Le salaire journalier minimum au Ghana est fixé à 19,97 GHS par jour en 2026 (National Daily Minimum Wage), soit environ 1,50 USD/jour ou 30 USD pour 20 jours travaillés. Ce chiffre est revu chaque année par le National Tripartite Committee (gouvernement, syndicats, employeurs). La dépréciation progressive du cedi face au dollar a limité les gains réels ces dernières années, malgré des hausses nominales régulières. Salaires par secteur au Ghana Secteur Salaire moyen (GHS/mois) Salaire moyen (USD/mois) Technologies / IT 6 000 – 18 000 380 – 1 140 Mines et extraction 5 000 – 20 000 315 – 1 265 Finance et banque 5 500 – 16 000 350 – 1 010 Pétrole et gaz (offshore) 8 000 – 25 000 505 – 1 580 Télécommunications 5 000 – 14 000 315 – 885 Éducation (universités) 4 000 – 10 000 253 – 632 Commerce 2 500 – 7 000 158 – 443 Agriculture (gérants) 2 000 – 4 500 127 – 285 Accra : hub économique et tech de l’Afrique de l’Ouest Accra concentre plus de 40 % de l’activité économique formelle du Ghana. La ville attire des investissements technologiques croissants avec des initiatives comme le Silicon Accra, et héberge des bureaux régionaux de Google, Microsoft et Vodafone. Les salaires dans le secteur tech sont en forte hausse : Développeur full-stack senior : 8 000–18 000 GHS/mois (500–1 140 USD) Manager produit : 7 000–15 000 GHS/mois Data analyst : 5 000–12 000 GHS/mois Consultant finance/audit : 6 000–14 000 GHS/mois Impact de la crise économique sur les salaires Le Ghana a traversé une crise économique sévère en 2022-2023 (défaut partiel sur la dette, dépréciation du cedi de 40 %). En 2024-2026, le pays s’est restructuré avec l’aide du FMI, et les salaires nominaux ont augmenté mais les salaires réels (corrigés de l’inflation) ont progressé plus lentement. La situation s’améliore en 2026 avec une inflation revenue sous 15 % et une stabilisation du cedi. Le Ghana dans le contexte africain Avec un PIB du Ghana en 2026 estimé à 83 milliards USD, le pays se classe parmi les économies moyennes d’Afrique de l’Ouest. Son PIB par habitant de 2 500 USD est l’un des plus élevés de la région après le Nigeria. Retrouvez notre comparatif des salaires africains 2026 pour situer le Ghana dans l’ensemble continental. FAQ — Salaire au Ghana 2026 Quel est le salaire minimum au Ghana en 2026 ? Le salaire minimum journalier est de 19,97 GHS (environ 1,50 USD), soit environ 30 USD pour 20 jours travaillés. Ce minimum est l’un des plus bas en Afrique de l’Ouest en valeur absolue, bien que la dépréciation du cedi explique en partie ce niveau. Quel est le salaire moyen à Accra en 2026 ? Dans le secteur formel d’Accra, le salaire médian se situe entre 4 500 et 7 000 GHS par mois (280–440 USD). Les profils tech, finance et mines gagnent souvent 2 à 4 fois ce niveau. Accra est 20 à 35 % plus chère que la moyenne nationale en termes de salaires. Les salaires au Ghana sont-ils en hausse en 2026 ? Nominalement oui, mais la dépréciation passée du cedi a érodé les gains réels. Depuis la stabilisation de 2025, les salaires en USD ont recommencé à progresser, notamment dans le secteur tech et les mines. Les salaires en GHS ont augmenté de 15–20 % en 2025 mais l’inflation a absorbé une partie de cette hausse. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen au Kenya en 2026 : Nairobi, Silicon Savannah et grille Le salaire moyen au Kenya en 2026 se situe entre 50 000 et 80 000 KSh par mois dans le secteur formel urbain (soit 385–615 USD), selon les estimations du Kenya National Bureau of Statistics. Le Kenya est l’économie la plus diversifiée d’Afrique de l’Est et abrite le hub technologique surnommé Silicon Savannah, qui propulse les salaires IT vers des niveaux parmi les plus élevés du continent africain. Salaire minimum au Kenya en 2026 Le salaire minimum légal au Kenya varie selon les catégories de travailleurs et les zones géographiques. En 2026, le minimum général pour les travailleurs non qualifiés à Nairobi est d’environ 15 201 KSh par mois (environ 117 USD), tel que fixé par le Labour Relations Act. Ce minimum est révisé chaque année par le gouvernement, généralement en mai. Il existe des grilles distinctes pour l’agriculture, le travail domestique et le secteur informel. Salaires par secteur au Kenya Secteur Salaire moyen (KSh/mois) Salaire moyen (USD/mois) Technologies / IT 80 000 – 200 000 615 – 1 540 Finance et banque 70 000 – 180 000 538 – 1 385 Télécommunications 60 000 – 150 000 462 – 1 154 Tourisme et hôtellerie 40 000 – 90 000 308 – 692 Santé (médecins) 80 000 – 200 000 615 – 1 540 Éducation (université) 50 000 – 120 000 385 – 923 Commerce et distribution 30 000 – 70 000 231 – 538 Agriculture (gérants) 20 000 – 45 000 154 – 346 Silicon Savannah : les salaires tech à Nairobi Nairobi est devenu le principal hub technologique africain, attirant des investissements de Google, Microsoft, Safaricom et des centaines de startups. Le quartier de Westlands et l’écosystème iHub concentrent les profils tech les mieux rémunérés : Développeur senior : 120 000 – 220 000 KSh/mois (900–1 700 USD) Data scientist / ML engineer : 150 000 – 280 000 KSh/mois Product manager : 130 000 – 250 000 KSh/mois UX designer : 80 000 – 160 000 KSh/mois Junior developer : 40 000 – 80 000 KSh/mois (premier emploi) Ces salaires placent les profils tech kenyans parmi les mieux rémunérés d’Afrique subsaharienne, même si Lagos (Nigeria) reste compétitive pour certains profils. Nairobi vs reste du Kenya L’écart salarial entre Nairobi et le reste du pays est prononcé : Nairobi : +40 à +60 % au-dessus de la moyenne nationale Mombasa : +10 à +20 % (tourisme, port, logistique) Kisumu : proche de la moyenne nationale Zones rurales : 50 à 70 % en dessous des niveaux de Nairobi Kenya dans le contexte est-africain Avec un PIB du Kenya en 2026 estimé à 127 milliards USD, le pays est la troisième économie d’Afrique subsaharienne et la première d’Afrique de l’Est. Son PIB/habitant de 2 300 USD est le double de celui de la Tanzanie voisine, ce qui se reflète dans les niveaux de rémunération. Retrouvez notre comparatif des salaires africains pour situer le Kenya sur le continent. FAQ — Salaire au Kenya 2026 Quel est le salaire minimum au Kenya en 2026 ? Le salaire minimum général à Nairobi est d’environ 15 201 KSh par mois (≈117 USD). Ce minimum est révisé annuellement par le ministère du Travail et varie selon les catégories professionnelles et les zones géographiques. Les développeurs IT sont-ils bien payés au Kenya ? Oui — Nairobi est l’un des marchés IT les plus rémunérateurs d’Afrique. Un développeur senior peut gagner 120 000 à 220 000 KSh/mois (900–1 700 USD). Les plateformes de travail à distance (Andela, Toptal, Upwork) permettent à certains profils kenyans de toucher des salaires équivalents aux standards européens. Quel secteur offre les meilleurs salaires au Kenya ? Le secteur IT (startups, multinationales tech, fintech) et la finance proposent les salaires les plus élevés. Les organisations internationales (ONU, ONG) présentes à Nairobi versent également des salaires très compétitifs pour les profils locaux qualifiés. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen au Mali en 2026 : secteurs, Bamako et conseils Salaire moyen au Mali en 2026 : secteurs, Bamako et conseils Quel est le SMIG au Mali en 2026 ? Fixé à environ 45 000 FCFA par mois, le salaire minimum interprofessionnel garanti reste l’un des plus bas de la zone UEMOA. Dans un contexte de transition politique et de pression économique, comprendre les niveaux de rémunération — du SMIG aux cadres — est essentiel pour négocier un salaire, chercher un emploi ou recruter au Mali. La nouvelle grille salariale au Mali 2026 : salaire minimum et salaire moyen IndicateurMontant 2026SMIG officiel~45 000 FCFA/moisSalaire moyen secteur formel~130 000 – 180 000 FCFA/moisSalaire moyen à Bamako (formel)~160 000 – 250 000 FCFA/moisFonctionnaire catégorie B (débutant)~90 000 – 140 000 FCFA/mois Grille des salaires par secteur à Bamako SecteurDébutant (FCFA/mois)Confirmé (FCFA/mois)ONG et organisations humanitaires200 000 – 400 000600 000 – 2 000 000Mines et or (SOMISY, Endeavour)150 000 – 300 000400 000 – 1 200 000Banque et microfinance120 000 – 220 000300 000 – 700 000BTP et génie civil100 000 – 200 000280 000 – 600 000Santé (cliniques privées)80 000 – 160 000220 000 – 500 000Énergie solaire100 000 – 180 000250 000 – 500 000Télécoms (Orange, Moov)150 000 – 280 000350 000 – 800 000Agriculture et agro-industrie60 000 – 120 000150 000 – 350 000 Le SMIG au Mali en 2026 : montant, base légale et application réelleLe SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) au Mali est officiellement fixé à 45 000 FCFA brut par mois, soit environ 68 euros au taux de change 2026. Ce montant est encadré par le Code du travail malien et s’applique à l’ensemble des salariés du secteur privé formel, quelle que soit la branche professionnelle.Qui est concerné par le SMIG ? Tout employeur du secteur formel est légalement tenu de verser au minimum ce salaire. En pratique, son application reste limitée : plus de 80 % de la main-d’œuvre malienne évolue dans le secteur informel, où les rémunérations sont souvent inférieures à ce seuil, sans recours légal effectif.Comparaison régionale du SMIG dans la zone UEMOA (2026) :PaysSMIG mensuelMali~45 000 FCFASénégal~63 000 FCFACôte d’Ivoire~75 000 FCFABurkina Faso~52 000 FCFANiger~42 000 FCFALe SMIG malien n’a pas été revu à la hausse depuis plusieurs années, malgré une inflation qui érode le pouvoir d’achat des ménages. Les syndicats, notamment l’UNTM (Union Nationale des Travailleurs du Mali), réclament régulièrement une révision à la hausse pour le porter à au moins 65 000 FCFA.SMIG vs salaire réel : Dans les grandes entreprises formelles de Bamako, peu de salariés sont réellement payés au SMIG. Ce plancher concerne surtout les emplois non qualifiés, les gardiens, agents de nettoyage ou manœuvres dans les PME. Comment négocier son salaire au Mali en 2026 : conseils pratiquesQue vous soyez à la recherche d’un premier emploi ou en reconversion professionnelle, négocier son salaire au Mali obéit à des règles spécifiques au marché local. Voici les points clés à connaître avant un entretien.1. Connaître sa valeur marchande par secteurAvant toute négociation, renseignez-vous sur les grilles salariales de votre secteur (voir tableau ci-dessus). Les ONG, mines et banques paient significativement plus que les PME locales pour un même profil. Un comptable confirmé peut espérer 250 000 FCFA dans une banque, contre 120 000 FCFA dans une PME de commerce.2. Valoriser les compétences raresLa maîtrise de l’anglais, du français technique, des logiciels de comptabilité (Sage, QuickBooks) ou des outils SIG (pour les mines et ONG) peut justifier une prime de 20 à 40 % sur la base salariale standard.3. Intégrer les avantages en natureAu Mali, le salaire brut ne reflète pas toujours le package total. Les entreprises formelles offrent souvent : logement ou indemnité de logement (30 000 à 80 000 FCFA), transport, prise en charge médicale, prime de rendement. Ces avantages peuvent représenter 20 à 50 % du salaire de base.4. Timing et contexte de la négociationLa négociation est mieux acceptée après une première proposition de l’employeur. Il est recommandé de formuler une fourchette plutôt qu’un chiffre fixe, et de s’appuyer sur des données concrètes (expérience, diplômes, réalisations chiffrées).5. Attention aux charges socialesL’INPS (Institut National de Prévoyance Sociale) prélève environ 3,6 % côté salarié et 14 % côté employeur. Le salaire net est donc inférieur au brut affiché. Pensez à négocier sur la base du net ou à clarifier ce point avec le recruteur. FAQ – Salaires au Mali 2026 Quel est le salaire moyen au Mali en 2026 ? Dans le secteur formel malien, le salaire moyen tourne autour de 130 000 à 180 000 FCFA par mois. À Bamako pour des postes qualifiés, ce chiffre monte à 160 000–250 000 FCFA. Ces chiffres cachent une grande disparité avec le secteur informel, qui représente la majorité de l’emploi et génère des revenus souvent inférieurs à 80 000 FCFA par mois. Quel est le SMIG au Mali en 2026 ? Le SMIG malien est fixé à environ 45 000 FCFA par mois, soit environ 68 euros au taux de change 2026. C’est l’un des SMIG les plus bas de la zone UEMOA. Il reflète le niveau de développement économique du pays et les difficultés des entreprises à maintenir des charges salariales élevées dans un contexte d’incertitude politique et économique. Quel est le meilleur employeur au Mali en termes de salaire ? Les employeurs les mieux rémunérateurs au Mali sont les ONG et organisations humanitaires internationales (MSF, OCHA, PAM, CICR), les sociétés minières (Endeavour Mining, Barrick, SOMISY), les banques internationales et les télécoms (Orange Mali, Moov Africa). Ces secteurs versent des salaires souvent 2 à 5 fois supérieurs à la moyenne nationale pour des profils comparables. À lire aussi : métiers les plus recherchés au Mali en 2026 et business rentable au Mali. Voir aussi : Comparez avec les autres pays africains — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays Le SMIG au Mali va-t-il augmenter en 2026 ? À ce jour, aucune revalorisation officielle du SMIG malien n’a été annoncée pour 2026. Il reste fixé à environ 45 000 FCFA par mois. Les centrales syndicales, dont l’UNTM, maintiennent une pression pour une hausse à 65 000 FCFA, mais les autorités de la transition n’ont pas encore donné suite. Toute révision dépendrait d’une concertation tripartite entre gouvernement, patronat et syndicats. Quelle est la différence entre le SMIG et le salaire moyen au Mali ? Le SMIG (45 000 FCFA/mois) est le plancher légal en dessous duquel aucun employeur formel ne peut rémunérer un salarié. Le salaire moyen dans le secteur formel est nettement supérieur, entre 130 000 et 180 000 FCFA par mois. L’écart s’explique par le fait que le SMIG concerne principalement les emplois non qualifiés, tandis que la moyenne inclut techniciens, cadres moyens et supérieurs. Dans le secteur informel, de nombreux travailleurs gagnent en réalité moins que le SMIG légal. Métiers les plus recherchés au Mali en 2026 : tableau par secteur Au-delà des niveaux de rémunération, identifier les métiers en tension permet d’orienter une formation, de cibler un recruteur ou de se positionner sur une niche d’activité indépendante. En 2026, plusieurs secteurs affichent une demande de compétences soutenue malgré le contexte de transition politique. Secteur Métiers recherchés Salaire mensuel brut indicatif (FCFA) Perspectives BTP et infrastructures Ingénieur génie civil, conducteur de travaux, maçon qualifié 150 000 – 600 000 Très fortes (chantiers routiers, logements) Santé Infirmier, sage-femme, technicien de laboratoire 100 000 – 350 000 Fortes (déficit structurel en zones rurales) Éducation et formation Enseignant (secondaire, prof technique), formateur professionnel 90 000 – 280 000 Stables (croissance démographique) Numérique et tech Développeur web/mobile, gestionnaire réseaux sociaux, data analyst 120 000 – 500 000 Fortes (faible concurrence locale) Finance et comptabilité Comptable, auditeur, gestionnaire PME 130 000 – 400 000 Stables (PME, ONG, projets) Agro-industrie Technicien agricole, agent de terrain, transformateur alimentaire 80 000 – 250 000 Croissantes (politiques de souveraineté alimentaire) Énergie solaire Technicien installation photovoltaïque, électricien solaire 120 000 – 350 000 Très fortes (électrification rurale accélérée) Logistique et transport Chauffeur poids lourd, gestionnaire de stock, agent douane 100 000 – 300 000 Fortes (flux commerciaux régionaux) BTP et énergie solaire : les deux secteurs en surtension au Mali Le BTP reste le premier employeur formel hors agriculture au Mali. Les projets d’infrastructure routière (route Bamako–Bougouni, chantiers de logements à Bamako et Ségou), les réhabilitations d’écoles et de centres de santé financés par la coopération bilatérale maintiennent une demande constante en ingénieurs, conducteurs de travaux et techniciens qualifiés. Les salaires dans le génie civil formel dépassent régulièrement 400 000 FCFA pour les profils expérimentés, ce qui en fait l’un des secteurs les plus rémunérateurs hors ONG et mines. L’énergie solaire connaît une expansion accélérée, portée par les programmes d’électrification rurale et les politiques de réduction de la dépendance aux hydrocarbures. La demande en techniciens photovoltaïques et en électriciens spécialisés dépasse largement l’offre de main-d’œuvre formée localement, créant de réelles opportunités pour les profils techniques issus des centres de formation professionnelle (CFPT) ou autodidactes certifiés. Conseil pratique : dans ces deux secteurs, les certifications techniques (BTS génie civil, habilitation électrique, formation solaire reconnue) constituent un levier direct de négociation salariale, souvent plus déterminant que l’ancienneté. #### Salaire moyen au Maroc en 2026 : chiffres, villes et secteurs En 2026, le SMIC marocain — officiellement appelé SMIG — s’établit à 3 111 MAD brut par mois, avec une revalorisation progressive annoncée pour 2026-2027 dans le cadre du dialogue social. Que vous soyez salarié, employeur ou candidat à l’expatriation, connaître le SMIG au Maroc en 2026, les écarts par secteur et par ville est indispensable pour négocier ou benchmarker votre rémunération. SMIC marocain 2026 : SMIG et salaire minimum légal Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) au Maroc est fixé à 3 111 MAD par mois depuis 2024 (environ 310 USD), suite aux revalorisations progressives engagées depuis 2022. Dans le secteur agricole, le SMAG (salaire minimum agricole garanti) est légèrement inférieur, à 2 300 MAD/mois environ. Le gouvernement a annoncé une nouvelle revalorisation progressive pour 2026-2027 dans le cadre du dialogue social. Salaires moyens par secteur au Maroc Secteur Salaire moyen (MAD/mois) Salaire moyen (USD/mois) Technologies / IT 12 000 – 25 000 1 200 – 2 500 Finance et banque 9 000 – 20 000 900 – 2 000 Industrie automobile 6 000 – 15 000 600 – 1 500 Tourisme et hôtellerie 4 500 – 9 000 450 – 900 Commerce et distribution 4 000 – 8 000 400 – 800 Éducation (privé) 5 000 – 10 000 500 – 1 000 Santé (public) 5 500 – 12 000 550 – 1 200 Agriculture 2 300 – 4 000 230 – 400 Salaires à Casablanca vs autres villes Casablanca, capitale économique du Maroc, concentre les sièges sociaux des grandes entreprises et les hubs de services offshore (Casablanca Finance City, CasaShore). Les salaires y sont en moyenne 20 à 35 % supérieurs au niveau national : Casablanca : +25 à +35 % au-dessus de la moyenne nationale Rabat : +15 à +20 % (forte présence de l’administration et des organisations internationales) Tanger : +10 à +15 % (zone industrielle automobile, free-zone) Marrakech : niveaux proches de la moyenne nationale, forte demande dans le tourisme Fès, Meknès, Oujda : 10 à 20 % en dessous de la moyenne nationale Secteurs porteurs pour les salaires en 2026 Le Maroc bénéficie d’atouts sectoriels qui alimentent la hausse des salaires qualifiés : Industrie automobile : Renault (Tanger), Stellantis, et une centaine d’équipementiers emploient plus de 200 000 personnes. Les profils ingénieurs (5–15 ans d’expérience) peuvent atteindre 15 000–25 000 MAD/mois. Offshore et BPO : Casablanca et Rabat hébergent des centres de services pour des entreprises françaises et européennes. Les salaires en IT, finance et comptabilité y sont 30 à 50 % plus élevés que dans le secteur public. Énergie renouvelable : Le Maroc vise 52 % d’énergie renouvelable en 2030. Les profils ingénieurs en énergie solaire et éolienne sont en forte demande. Tourisme : Rebond post-pandémie avec 14 millions de visiteurs en 2025. Les métiers de l’hôtellerie haut de gamme offrent des salaires compétitifs + avantages en nature. Le Maroc dans le contexte africain Avec un PIB du Maroc en 2026 d’environ 160 milliards USD et un PIB par habitant de 4 200 USD, le Maroc se classe parmi les économies africaines intermédiaires. Le revenu national brut (RNB) par habitant en parité de pouvoir d’achat dépasse 9 000 USD, ce qui place le Maroc dans la catégorie “revenu intermédiaire supérieur” selon la Banque mondiale. Consultez aussi notre comparatif des salaires africains pour situer le Maroc dans la région. Évolution du SMIG marocain depuis 2022 Au Maroc, le terme SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) est souvent utilisé par analogie avec la France, mais l’appellation officielle est SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). En 2026, le SMIG est fixé à 3 111 MAD brut par mois pour le secteur non agricole, soit environ 310 USD, après les revalorisations successives engagées depuis l’accord social de 2022. Pour le secteur agricole, c’est le SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti) qui s’applique, établi à environ 2 300 MAD/mois. Une nouvelle revalorisation progressive est attendue sur la période 2026-2027, conformément aux engagements du gouvernement Akhannouch dans le cadre du dialogue social tripartite (gouvernement, patronat, syndicats). Ces seuils constituent un plancher légal : tout employeur du secteur formel est tenu de les respecter sous peine de sanctions prévues par le Code du travail marocain. En pratique, le salaire médian dans le secteur formel dépasse ce minimum, mais une part significative des travailleurs du secteur informel — estimé à près de 30 % de l’emploi total — reste hors de ce cadre réglementaire. Catégorie Salaire minimum 2026 (MAD/mois) Équivalent USD SMIG (secteur non agricole) 3 111 MAD ~310 USD SMAG (secteur agricole) ~2 300 MAD ~230 USD Comment évolue le SMIG marocain depuis 2022 ? La trajectoire de revalorisation du SMIG au Maroc s’est accélérée depuis 2022, sous la pression de l’inflation importée (énergie, alimentation) et des mobilisations syndicales. Voici les principales étapes de cette hausse progressive : 2022 : Le SMIG était d’environ 2 828 MAD/mois, avant la première tranche de revalorisation de l’accord social de juillet 2022. 2023 : Première revalorisation effective portant le SMIG à environ 2 970 MAD/mois (+5 %). 2024 : Deuxième tranche appliquée, portant le seuil à 3 111 MAD/mois. 2026-2027 : Une nouvelle revalorisation est prévue, dont le taux exact sera fixé à l’issue des négociations du dialogue social en cours. Les syndicats (CDT, UMT, FDT) réclament un SMIG à 3 500 MAD à horizon 2027. Cette progression reste modeste face à une inflation cumulée de plus de 15 % sur la période 2021-2024 au Maroc, ce qui signifie que le pouvoir d’achat réel des salariés au SMIG a partiellement été érodé malgré les hausses nominales. Le gouvernement a compensé partiellement via des aides directes (soutien aux prix des carburants jusqu’en 2023, aide alimentaire ciblée). SMIC marocain 2026 : quel montant exact et quelle évolution ? Le SMIC marocain 2026 — le SMIG — est fixé à 3 111 MAD bruts par mois (environ 310 USD), soit environ 17,10 MAD de l’heure pour une durée légale de travail de 44 heures par semaine. Cette valeur est le fruit des revalorisations successives engagées depuis 2022, dans le cadre de l’accord social tripartite (gouvernement, patronat, syndicats) signé en avril 2022. Pour 2026-2027, le gouvernement marocain a confirmé une nouvelle hausse progressive du SMIG, avec une augmentation attendue de l’ordre de 5 % supplémentaires, portant potentiellement le seuil à environ 3 266 MAD/mois d’ici fin 2026. Cette revalorisation vise à compenser l’inflation et à soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs les plus vulnérables. SMIG 2024 (base actuelle) : 3 111 MAD/mois brut SMIG 2026 (projection confirmée) : ≈ 3 266 MAD/mois brut SMAG 2026 (secteur agricole) : ≈ 2 420 MAD/mois Équivalent horaire SMIG : ≈ 17,10 à 17,98 MAD/heure À titre de comparaison, le SMIC marocain reste inférieur au SMIC français (environ 1 766 € en 2026), mais il est l’un des plus élevés d’Afrique du Nord, devant la Mauritanie et le Sénégal, et comparable à celui de la Tunisie. Comment est calculé le salaire net à partir du SMIC marocain ? Beaucoup de salariés et de recruteurs confondent salaire brut et salaire net au Maroc. Voici comment passer du SMIG brut au salaire net perçu en 2026 : Le salaire net est obtenu après déduction de deux types de cotisations à la charge du salarié : CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) : 4,48 % du salaire brut plafonné AMO (Assurance Maladie Obligatoire) : 2,26 % du salaire brut IGR (Impôt Général sur le Revenu / IR) : taux progressif de 0 % à 38 %, avec abattement forfaitaire de 20 % pour frais professionnels Pour un salarié au SMIG de 3 111 MAD brut, le salaire net mensuel est estimé entre 2 700 et 2 850 MAD, selon la situation familiale (déductions pour enfants à charge, etc.). Les salariés au SMIG bénéficient souvent d’une exonération partielle ou totale d’IR grâce aux abattements. Exemple concret : pour un salaire brut de 8 000 MAD, le net après déductions CNSS + AMO + IR (tranche basse) avoisine 6 400 à 6 700 MAD. Pour un cadre à 20 000 MAD brut, le net tourne autour de 15 000 à 16 000 MAD, selon les avantages en nature déclarés. Il est recommandé d’utiliser un simulateur de salaire en ligne (comme celui proposé par la CNSS ou des plateformes RH marocaines) pour obtenir une estimation précise selon votre situation. FAQ — Salaire au Maroc 2026 Quel est le salaire moyen au Maroc en 2026 ? Le salaire moyen dans le secteur formel marocain est estimé à environ 5 500 MAD par mois (environ 550 USD), avec des écarts importants selon les secteurs. Les profils qualifiés en IT, finance et industrie peuvent atteindre 15 000 à 25 000 MAD/mois à Casablanca ou Tanger. Quel est le SMIG au Maroc en 2026 ? Le SMIG au Maroc est fixé à 3 111 MAD par mois en 2026, soit environ 310 USD. Une revalorisation progressive est prévue d’ici 2027 dans le cadre des accords du dialogue social national. Les salaires au Maroc sont-ils en hausse en 2026 ? Oui — les salaires formels ont augmenté de 8 à 12 % entre 2023 et 2026 dans les secteurs porteurs (IT, automobile, BPO). L’inflation étant maîtrisée autour de 2,5 % en 2025-2026, la hausse des salaires réels est positive, notamment pour les profils qualifiés dans les zones économiques spéciales. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays Quel est le SMIG au Maroc en 2026 ? Le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) au Maroc est fixé à 3 111 MAD brut par mois en 2026 dans le secteur non agricole, soit environ 310 USD. Dans le secteur agricole, le SMAG est d’environ 2 300 MAD/mois. Une nouvelle revalorisation progressive est attendue pour la période 2026-2027 dans le cadre du dialogue social entre le gouvernement, le patronat et les syndicats. Ce seuil est souvent désigné par le terme ‘SMIC marocain’ par analogie avec le système français, mais l’appellation légale officielle reste SMIG. Quelle est la différence entre SMIC et SMIG au Maroc ? En France, on parle de SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance). Au Maroc, l’équivalent légal s’appelle SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). Les deux désignent le salaire plancher en dessous duquel aucun employeur du secteur formel ne peut rémunérer un salarié. Lorsque les internautes cherchent ‘SMIC marocain 2026’, ils font en réalité référence au SMIG marocain, fixé à 3 111 MAD/mois en 2026. À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays Quel est le SMIC marocain en 2026 ? Le SMIC marocain (appelé SMIG) est fixé à 3 111 MAD brut par mois en base 2024, avec une revalorisation progressive prévue pour 2026 qui devrait porter ce montant à environ 3 266 MAD/mois (soit environ 326 USD). Dans le secteur agricole, le SMAG est légèrement inférieur, à environ 2 420 MAD/mois. Ces chiffres s’entendent en salaire brut, avant déduction des cotisations CNSS, AMO et de l’impôt sur le revenu (IR). Quelle est la différence entre le SMIG et le SMAG au Maroc ? Le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) s’applique aux salariés du secteur non agricole : industrie, commerce, services, BTP, etc. Le SMAG (Salaire Minimum Agricole Garanti) concerne les travailleurs du secteur agricole. En 2026, le SMIG est d’environ 3 111 à 3 266 MAD/mois, tandis que le SMAG est d’environ 2 420 MAD/mois. Cette différence s’explique historiquement par les spécificités du travail saisonnier et des conditions d’emploi dans l’agriculture marocaine. #### Salaire moyen au Nigeria en 2026 : Lagos, Abuja et grille sectorielle Le Nigeria est la plus grande économie d’Afrique et Lagos est le principal hub d’emploi du continent. Mais les salaires nigérians sont exprimés en naira (NGN), une monnaie qui a perdu plus de 60 % de sa valeur face au dollar depuis 2022. Ce guide présente les niveaux de salaires réels au Nigeria en 2026, en naira et en équivalent USD pour faciliter la comparaison. Salaire minimum et salaire moyen au Nigeria en 2026 IndicateurNaira (NGN)Équivalent USD approx.Salaire minimum fédéral70 000 NGN/mois~45 USDSalaire moyen secteur formel250 000 – 500 000 NGN~160 – 320 USDSalaire moyen à Lagos (formel)400 000 – 800 000 NGN~255 – 510 USDSalaire moyen à Abuja (administrations)350 000 – 700 000 NGN~225 – 450 USD Salaires par secteur au Nigeria en 2026 SecteurDébutant (NGN/mois)Confirmé (NGN/mois)Tech (développement, data, cloud)300 000 – 600 0001 000 000 – 5 000 000Pétrole et gaz (NNPC, Total, Shell)500 000 – 1 000 0002 000 000 – 8 000 000Banque (GTBank, Zenith, Access)200 000 – 450 000600 000 – 2 000 000Télécoms (MTN, Airtel, Glo)250 000 – 500 000700 000 – 2 500 000Santé (Lagos, Abuja)100 000 – 250 000350 000 – 900 000Enseignement privé80 000 – 200 000300 000 – 700 000ONG et humanitaire300 000 – 700 0001 000 000 – 4 000 000 L’impact de la dévaluation du naira sur les salaires réels La dépréciation du naira (de 450 NGN/USD en 2022 à plus de 1 500 NGN/USD en 2026) a fortement réduit le pouvoir d’achat des salariés nigérians payés en monnaie locale. Un salaire de 500 000 NGN représentait ~1 100 USD en 2022 ; en 2026, le même salaire vaut environ 320 USD. Ce phénomène pousse les entreprises tech à adopter des salaires partiellement dollarisés pour conserver les talents, notamment les développeurs et data scientists qui ont accès au marché mondial du travail à distance. FAQ – Salaires au Nigeria 2026 Quel est le salaire moyen au Nigeria en 2026 ? Dans le secteur formel nigérian, le salaire moyen se situe entre 250 000 et 500 000 NGN par mois (~160 à 320 USD). À Lagos, pour des postes qualifiés dans la tech ou la finance, les rémunérations dépassent facilement 1 million de NGN (~650 USD). Ces chiffres sont à mettre en perspective avec un coût de la vie élevé à Lagos. Vaut-il mieux travailler au Nigeria ou à l’étranger en 2026 ? Pour les profils tech et digitaux, le travail à distance pour des clients étrangers (Europe, États-Unis) en USD est devenu très attractif face à la dévaluation du naira. Un développeur nigérian facturant 3 000 USD/mois à des clients étrangers gagne environ 4 500 000 NGN — soit 5 à 10 fois le salaire d’un poste équivalent en entreprise locale. Cette dynamique alimente le phénomène du “Japa” (émigration des talents). Quel est le salaire minimum au Nigeria en 2026 ? Le salaire minimum fédéral nigérian a été relevé à 70 000 NGN par mois en 2024, soit environ 45 USD au taux de 2026. Plusieurs États fédérés (Lagos, Rivers) appliquent des minima locaux plus élevés. En pratique, le secteur informel — qui emploie plus de 80 % de la main-d’œuvre — ignore largement ce plancher légal. À lire aussi : PIB Nigeria, Afrique du Sud, Égypte 2026 et métiers qui recrutent en Afrique. Voir aussi : Comparez avec les autres pays africains — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen au Sénégal en 2026 : secteurs, villes et comparaisons Combien gagne-t-on en moyenne au Sénégal en 2026 ? La réponse varie énormément selon le secteur, le niveau de qualification et la ville. Ce guide présente les salaires réels dans les principaux secteurs de l’économie sénégalaise, du SMIG aux cadres supérieurs en passant par les ONG et le secteur numérique. Salaire minimum et salaire moyen au Sénégal en 2026 IndicateurMontant 2026SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti)~70 000 FCFA/moisSalaire moyen national (secteur formel)~200 000 – 250 000 FCFA/moisSalaire médian estimé (tous secteurs)~120 000 – 150 000 FCFA/moisSalaire moyen à Dakar (formel)~280 000 – 350 000 FCFA/mois Grille des salaires par secteur au Sénégal SecteurDébutant (FCFA/mois)Expérimenté (FCFA/mois)BTP et génie civil120 000 – 200 000350 000 – 700 000Banque et finance200 000 – 350 000500 000 – 1 500 000Santé (infirmier, sage-femme)100 000 – 180 000250 000 – 450 000Enseignement secondaire80 000 – 150 000200 000 – 350 000Numérique et tech150 000 – 300 000400 000 – 900 000ONG et organisations internationales300 000 – 600 000700 000 – 2 000 000Commerce et distribution80 000 – 150 000200 000 – 400 000Hôtellerie et tourisme80 000 – 150 000200 000 – 450 000 Les secteurs les mieux payés au Sénégal Les salaires les plus élevés au Sénégal se concentrent dans trois domaines : les institutions internationales et ONG (PNUD, Banque mondiale, FAO, MSF — dont les grilles salariales sont indexées sur des standards internationaux), le secteur pétrolier et gazier (depuis la production de Sangomar, des ingénieurs locaux sont recrutés avec des packages attractifs), et la finance-assurance (SGBS, Ecobank, BICIS, BHS). Le numérique est le secteur à la plus forte progression salariale depuis 2023. Un développeur senior basé à Dakar travaillant pour des clients internationaux peut percevoir 800 000 à 1 500 000 FCFA par mois, soit l’équivalent de cadres supérieurs bancaires. FAQ – Salaires au Sénégal 2026 Quel est le salaire moyen à Dakar en 2026 ? Dans le secteur formel dakarois, le salaire moyen tourne autour de 280 000 à 350 000 FCFA par mois. Mais cette moyenne masque de grandes disparités : le secteur informel, qui emploie plus de 60 % de la population active à Dakar, génère des revenus bien inférieurs, souvent entre 60 000 et 120 000 FCFA par mois. Quel est le SMIG au Sénégal en 2026 ? Le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) au Sénégal est fixé à environ 70 000 FCFA par mois (autour de 105 euros au taux de change 2026). Ce chiffre est l’un des plus bas de la région UEMOA. En pratique, la plupart des employeurs du secteur formel versent des salaires supérieurs au SMIG légal. Comment augmenter son salaire au Sénégal ? Les stratégies les plus efficaces pour augmenter ses revenus au Sénégal en 2026 : se former dans un secteur à forte demande (numérique, énergie, finance), cibler les employeurs internationaux (ONG, multinationales, banques de développement) dont les grilles salariales sont supérieures aux normes locales, ou développer une activité complémentaire dans le numérique ou les services à forte valeur ajoutée. Voir aussi : business rentable au Sénégal. À lire aussi : métiers recherchés au Mali en 2026 et métiers qui recrutent en Afrique. Voir aussi : Comparez avec les autres pays africains — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays Salaires en Afrique : vue d’ensemble 2026 Le salaire moyen en Afrique varie de 80 à 600 USD par mois selon les pays et les secteurs. Cette disparité s’explique par des niveaux de développement très différents, des structures économiques contrastées et des politiques salariales divergentes. En 2026, la croissance économique africaine (3,8 % selon le FMI) se traduit par une hausse graduelle des salaires, portée par l’urbanisation et la montée du secteur formel. Comparatif salaire minimum par pays africain en 2026 Le tableau ci-dessous présente les salaires minimums légaux et les salaires moyens estimés dans les principales économies africaines. Les montants sont exprimés en USD pour faciliter la comparaison. PaysSalaire minimum mensuel (USD)Salaire moyen (USD)Ville principale Maroc310450–700Casablanca Algérie200350–550Alger Nigeria130200–500Lagos Kenya117300–600Nairobi Côte d’Ivoire105250–450Abidjan Ghana90200–400Accra Sénégal85200–400Dakar Cameroun78180–380Douala RDC60150–300Kinshasa Mali55150–280Bamako Sources : OIT, banques centrales nationales, enquêtes salaires 2025-2026. Valeurs indicatives — les salaires varient fortement selon le secteur et le niveau d’expérience. Salaires par secteur en Afrique Certains secteurs versent des salaires nettement supérieurs à la moyenne nationale dans tous les pays africains : Technologies et IT : 800–2 500 USD/mois à Nairobi, Lagos, Casablanca et Accra — portés par les hubs tech (Silicon Savannah, Lagos Tech, CasaShore) Banque et finance : 500–1 500 USD/mois dans les grandes capitales économiques Mines et hydrocarbures : 600–3 000 USD/mois en RDC (cobalt), Angola (pétrole), Algérie (gaz) Télécommunications : 400–1 200 USD/mois — secteur en forte croissance avec la 4G/5G Éducation et santé publique : 150–350 USD/mois — souvent le secteur le plus large en emplois Où les salaires africains progressent le plus vite ? Selon les données de l’OIT et des banques centrales africaines, les pays qui ont enregistré les plus fortes hausses salariales entre 2023 et 2026 sont : Éthiopie : +22 % en termes nominaux (inflation forte mais croissance réelle présente) Kenya : +14 % dans le secteur formel, tirés par le secteur tech et le tourisme Côte d’Ivoire : +11 % avec la croissance du secteur tertiaire à Abidjan Maroc : +9 % portés par l’industrie automobile, le tourisme et les services offshore Ghana : +8 % (en USD — la dépréciation du cedi a limité les gains réels) Analyses par pays : salaires détaillés Pour chaque pays, retrouvez notre analyse complète avec la grille sectorielle, les différences ville/campagne et les conseils de négociation salariale : Pays — analyse complète Salaire moyen au Nigeria en 2026 Salaire moyen au Mali en 2026 Salaire moyen au Cameroun en 2026 Salaire moyen en Côte d’Ivoire en 2026 Salaire moyen au Sénégal en 2026 Salaire moyen au Maroc en 2026 Salaire moyen au Kenya en 2026 Salaire moyen en RDC en 2026 Salaire moyen au Ghana en 2026 Salaire moyen en Algérie en 2026 Salaire et PIB : quel lien ? Le niveau des salaires est étroitement corrélé au PIB par habitant. Les pays dont le PIB/habitant dépasse 2 000 USD (Maroc, Algérie, Afrique du Sud, Botswana) affichent des salaires moyens significativement plus élevés. À l’inverse, les économies rurales avec un fort secteur informel (Mali, Niger, Burkina) ont des niveaux de rémunération très bas dans le secteur formel, mais une proportion importante de travailleurs hors grille salariale. Pour les entrepreneurs qui envisagent de créer une activité sur le continent, consultez notre guide sur les business rentables en Afrique 2026. FAQ — Salaire en Afrique 2026 Quel est le salaire moyen en Afrique en 2026 ? La moyenne panafricaine est très difficile à calculer en raison des disparités entre pays. En se limitant aux économies formelles, le salaire médian tourne autour de 200–300 USD par mois. Les pays les mieux rémunérés (Maroc, Algérie, Afrique du Sud) affichent des moyennes trois à cinq fois supérieures aux économies les moins développées. Dans quel pays africain les salaires sont-ils les plus élevés ? En termes absolus (USD), les pays avec les salaires les plus élevés sont l’Afrique du Sud (~850 USD/mois de moyenne), le Maroc (~600 USD), l’Algérie (~480 USD) et la Tunisie (~420 USD). En parité de pouvoir d’achat, le classement peut varier car le coût de la vie différencie fortement ces pays. Le salaire minimum est-il respecté en Afrique ? Le respect du salaire minimum varie fortement. Dans les pays avec un secteur formel développé (Maroc, Afrique du Sud, Kenya), les grandes entreprises respectent généralement les minima légaux. Mais dans les économies à fort secteur informel, une proportion importante de travailleurs gagne en dessous du SMIC légal, notamment dans l’agriculture, le commerce de rue et le travail domestique. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays Comprendre le salaire moyen en Afrique en 2026, c’est se confronter à un continent de contrastes saisissants. Entre un ingénieur tech à Lagos rémunéré à plus de 2 000 USD par mois et un ouvrier agricole au Mali touchant moins de 100 USD, l’éventail des revenus reflète des réalités économiques, géographiques et sectorielles profondément différentes. Avec 54 pays, des dizaines de devises, des niveaux de développement variés et une urbanisation galopante, l’Afrique ne peut se résumer à un seul chiffre. Cette page hub vous propose un panorama structuré des salaires à travers les grandes économies du continent — francophones comme anglophones — en 2026. Vous y trouverez des données comparatives, une analyse des écarts ville-campagne, un zoom sur les secteurs les mieux rémunérés, et des repères concrets pour négocier votre salaire ou évaluer une opportunité professionnelle. Explorez ensuite nos guides pays pour des chiffres précis et actionnables. Vue d’ensemble : les salaires en Afrique en 2026 En 2026, le salaire moyen mensuel en Afrique varie considérablement d’un pays à l’autre, oscillant entre 80 USD dans les économies les plus fragiles et plus de 1 500 USD dans les pays à revenus intermédiaires ou riches en ressources. Les économies les plus dynamiques — Maroc, Afrique du Sud, Kenya, Nigeria — tirent les moyennes vers le haut, tandis que des nations comme la RDC ou le Mali restent freinées par l’instabilité et la faiblesse des infrastructures. Le pouvoir d’achat, ajusté selon le coût de la vie local, nuance fortement ces comparaisons : un salaire de 400 USD à Abidjan n’offre pas le même niveau de vie qu’à Nairobi ou Casablanca. Pour une analyse chiffrée et méthodologique complète, consultez notre comparatif complet des salaires moyens en Afrique en 2026, qui détaille les sources, les méthodologies et les grandes tendances continentales. Nigeria : la plus grande économie d’Afrique et ses disparités salariales Avec une population de plus de 220 millions d’habitants et le PIB le plus élevé du continent, le Nigeria présente un marché du travail à deux vitesses. À Lagos, hub financier et commercial, les professionnels du secteur bancaire, de la tech et des télécoms peuvent prétendre à des salaires mensuels dépassant 1 500 USD. À Abuja, capitale fédérale, les postes dans la fonction publique et les organisations internationales offrent également des rémunérations attractives. Mais dans les États ruraux du nord, les revenus moyens plongent sous les 150 USD par mois. Le salaire minimum national reste faible et son application inégale. La dépréciation du naira depuis 2023 a également rogné le pouvoir d’achat de nombreux travailleurs. Pour les détails sectoriels et la grille de Lagos à Kano, lisez notre guide salaire moyen au Nigeria en 2026. Kenya : Silicon Savannah et dynamisme salarial à Nairobi Le Kenya s’est imposé comme le pôle technologique de l’Afrique de l’Est, avec Nairobi surnommée la « Silicon Savannah ». En 2026, les développeurs, data scientists et professionnels de la fintech y perçoivent des salaires proches des standards internationaux, souvent entre 800 et 2 500 USD par mois. Le secteur agricole, qui emploie encore une large part de la population rurale, offre des revenus nettement inférieurs, autour de 100 à 200 USD mensuels. La forte présence d’ONG et d’organisations internationales à Nairobi crée également un segment premium du marché de l’emploi. Le Kenya affiche l’un des taux d’alphabétisation les plus élevés d’Afrique subsaharienne, ce qui soutient la montée en compétences des travailleurs. Pour une grille salariale complète par secteur et par ville, consultez notre guide salaire moyen au Kenya en 2026. Maroc : un marché du travail structuré entre Casablanca et l’arrière-pays Le Maroc figure parmi les économies africaines les plus diversifiées, avec des secteurs comme le tourisme, l’industrie automobile, l’offshoring et les services financiers qui tirent les salaires vers le haut. En 2026, le salaire moyen à Casablanca dans le secteur privé formel avoisine 700 à 900 EUR par mois pour les cadres, tandis que le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) sert de plancher légal. Les inégalités entre Casablanca, Rabat et les régions rurales restent marquées, avec des revenus agricoles souvent deux à trois fois inférieurs aux salaires urbains. Le développement des zones industrielles et des centres d’appels a créé une classe moyenne salariée en expansion. Pour tous les chiffres par ville et par secteur, retrouvez notre analyse salaire moyen au Maroc en 2026. Algérie : le poids du secteur public et du SNMG En Algérie, l’État demeure le premier employeur du pays, et le Salaire National Minimum Garanti (SNMG) constitue le repère de référence pour des millions de travailleurs. En 2026, le SNMG a été revalorisé pour atténuer les effets de l’inflation, mais les salaires réels dans le secteur privé varient fortement selon les branches. Les hydrocarbures, secteur historiquement dominant, offrent les rémunérations les plus élevées, souvent majorées de primes et d’avantages en nature. Le secteur de la construction et des BTP, stimulé par les grands projets d’infrastructure, propose également des salaires compétitifs. À l’inverse, le commerce informel, qui emploie une fraction importante de la population active, échappe aux grilles officielles. Retrouvez les données complètes sur les tranches salariales dans notre guide salaire moyen en Algérie en 2026. Côte d’Ivoire : Abidjan, locomotive salariale de l’UEMOA Première économie de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la Côte d’Ivoire affiche en 2026 des indicateurs salariaux parmi les plus solides de la sous-région. Abidjan concentre l’essentiel des emplois formels bien rémunérés : secteur bancaire, télécoms, agroalimentaire, BTP et services aux entreprises. Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) ivoirien sert de plancher légal, mais les grandes entreprises multinationaux et les groupes panafricains proposent des packages bien supérieurs. L’essor du numérique et de la fintech à Abidjan crée de nouveaux débouchés avec des rémunérations attractives pour les jeunes diplômés. Les écarts avec l’intérieur du pays restent toutefois importants. Pour la grille sectorielle détaillée, lisez notre guide salaire moyen en Côte d’Ivoire en 2026. Sénégal : entre Dakar dynamique et zones rurales en retrait Le Sénégal connaît en 2026 un regain d’attractivité économique porté notamment par le démarrage de l’exploitation pétrolière et gazière offshore. Dakar, qui concentre plus de 60 % du PIB national, offre des opportunités professionnelles dans les services, les télécoms, la construction et désormais le secteur énergétique. Les expatriés et les cadres locaux des multinationales bénéficient de salaires compétitifs, tandis que les emplois dans l’administration publique restent encadrés par la grille indiciaire de la fonction publique. En dehors de Dakar, à Saint-Louis, Ziguinchor ou Thiès, les salaires moyens sont sensiblement inférieurs. L’agriculture, principale activité des zones rurales, génère des revenus très variables selon les saisons. Pour les comparaisons ville par ville et secteur par secteur, consultez notre guide salaire moyen au Sénégal en 2026. Cameroun : Douala et Yaoundé, deux logiques salariales distinctes Au Cameroun, la dualité entre Douala — capitale économique — et Yaoundé — capitale administrative — structure profondément le marché du travail. Douala concentre les emplois industriels, portuaires, bancaires et commerciaux, avec des salaires moyens plus élevés dans le secteur privé formel. Yaoundé, ville de fonctionnaires et d’institutions, offre une stabilité salariale via l’emploi public, mais avec des niveaux de rémunération souvent moins compétitifs que le privé doualaïen. En 2026, le secteur extractif (pétrole, bois, mines) demeure parmi les mieux rémunérés, suivi par les télécoms et la banque. Le SMIG camerounais, revu à la hausse ces dernières années, reste un indicateur clé pour le secteur informel. Notre guide salaire moyen au Cameroun en 2026 détaille tous ces chiffres par secteur et par ville. Mali : un marché du travail sous contraintes conjoncturelles Le Mali traverse en 2026 une période économique difficile, marquée par les effets des crises sécuritaires et des sanctions régionales passées. Bamako reste le principal bassin d’emploi formel, avec des opportunités dans les secteurs minier (or), bancaire et des télécoms. Les salaires dans le secteur aurifère, dominé par des groupes internationaux, figurent parmi les plus élevés du pays. En revanche, la grande majorité de la population active malienne évolue dans l’agriculture de subsistance ou le commerce informel, avec des revenus très modestes, souvent inférieurs à 100 USD par mois. Les organisations humanitaires et les ONG présentes à Bamako proposent des packages attractifs aux profils qualifiés. Pour un panorama complet des niveaux de salaires et des conseils pratiques, consultez notre guide salaire moyen au Mali en 2026. Ghana : Accra, économie libérale et salaires en reconstruction Le Ghana, longtemps cité comme modèle de stabilité démocratique et de croissance en Afrique de l’Ouest, fait face en 2026 aux conséquences de la crise de la dette de 2022-2023. La restructuration économique en cours pèse sur les salaires réels, notamment dans la fonction publique. Malgré cela, Accra reste une ville attractive pour les professionnels, avec un secteur financier développé, une scène tech émergente et une forte présence de multinationales. Les salaires dans l’industrie pétrolière au large de Takoradi figurent parmi les plus élevés du pays. Le cedi, après une dépréciation marquée, se stabilise progressivement, ce qui influence directement les comparaisons en USD. Pour les données chiffrées et la grille sectorielle, lisez notre guide salaire moyen au Ghana en 2026. RDC : mines, Kinshasa et l’extrême dualité des revenus La République Démocratique du Congo présente en 2026 l’une des dualités salariales les plus extrêmes du continent. D’un côté, les grandes mines industrielles du Katanga et du Lualaba — cobalt, cuivre, coltan — emploient des milliers de travailleurs avec des salaires nettement supérieurs à la moyenne nationale, dans un cadre réglementé par les conventions minières. De l’autre, l’immense majorité de la population congolaise survit avec moins de 2 USD par jour, dans une économie informelle omniprésente. Kinshasa, mégapole de plus de 17 millions d’habitants, offre des opportunités dans les télécoms, la banque et les ONG, mais les salaires y sont souvent grevés par un coût de la vie élevé et une inflation persistante. Retrouvez tous les détails dans notre guide salaire moyen en RDC en 2026. Secteurs les mieux rémunérés en Afrique en 2026 Quel que soit le pays considéré, certains secteurs d’activité se distinguent systématiquement par leurs niveaux de rémunération élevés en 2026. Les hydrocarbures et les industries extractives (pétrole, gaz, mines) arrivent en tête dans les pays producteurs comme le Nigeria, l’Algérie, l’Angola ou la RDC. Le secteur financier et bancaire offre des packages compétitifs dans les grandes métropoles (Lagos, Nairobi, Casablanca, Johannesburg). Les télécoms et la tech, portées par l’explosion du mobile money et des startups, recrutent massivement avec des salaires attractifs. Le secteur de la santé qualifié et les organisations internationales complètent ce tableau. À l’inverse, l’agriculture de subsistance, l’artisanat et le commerce informel génèrent les revenus les plus modestes. Pour identifier les métiers porteurs et les compétences les plus recherchées sur le continent, consultez notre article métiers qui recrutent en Afrique. Écarts ville-campagne : une fracture persistante L’un des traits les plus constants du marché du travail africain en 2026 reste la profonde fracture salariale entre les grandes métropoles et les zones rurales. À Nairobi, Lagos, Casablanca ou Abidjan, les salaires moyens dans le secteur formel peuvent être trois à cinq fois supérieurs à ceux pratiqués dans les campagnes environnantes. Cette concentration des richesses dans les pôles urbains alimente une migration interne massive, avec des jeunes actifs qui convergent vers les grandes villes en quête d’emplois mieux rémunérés. Le développement des zones économiques spéciales, des agropoles et des pôles industriels régionaux cherche à rééquilibrer cette répartition, mais les effets restent encore limités. Le télétravail, bien qu’en progression, ne concerne qu’une fraction minoritaire des actifs africains. Cette réalité doit être intégrée dans toute comparaison salariale sérieuse entre pays ou entre régions d’un même pays. Comment négocier son salaire en Afrique : repères pratiques Négocier efficacement son salaire en Afrique suppose de maîtriser quelques repères fondamentaux. Premièrement, toujours se référer aux salaires du marché dans votre secteur et votre ville spécifiques, et non à des moyennes nationales trop agrégées. Deuxièmement, distinguer le salaire brut du salaire net, les charges sociales et les avantages en nature (logement, véhicule, assurance santé) qui peuvent représenter 20 à 40 % du package total. Troisièmement, prendre en compte le contexte monétaire : dans les pays à forte inflation ou à devise instable (naira, cedi, franc congolais), négocier une indexation ou un paiement partiel en devise forte peut s’avérer stratégique. Quatrièmement, se positionner en valorisant des compétences rares — bilinguisme, expertise tech, certifications internationales — qui permettent de prétendre à la tranche haute des fourchettes salariales. Nos guides pays détaillent les fourchettes par poste et par niveau d’expérience. Tous nos guides sur le salaire moyen en Afrique Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays et par région Salaire moyen au Nigeria en 2026 : Lagos, Abuja et grille sectorielle complète Salaire moyen au Kenya en 2026 : Nairobi, Silicon Savannah et grille par secteur Salaire moyen au Maroc en 2026 : chiffres officiels, villes et secteurs porteurs Salaire moyen en Algérie en 2026 : chiffres détaillés, secteurs et SNMG Salaire moyen en Côte d’Ivoire en 2026 : grille sectorielle et données Abidjan Salaire moyen au Sénégal en 2026 : secteurs, villes et comparaisons régionales Salaire moyen au Cameroun en 2026 : Douala, Yaoundé et données par secteur Salaire moyen au Mali en 2026 : secteurs, Bamako et conseils pratiques Salaire moyen au Ghana en 2026 : Accra, secteurs et chiffres actualisés Salaire moyen en RDC en 2026 : Kinshasa, secteur minier et données complètes Métiers qui recrutent en Afrique : secteurs porteurs et compétences recherchées en 2026 Conclusion : l’Afrique des salaires, un continent à plusieurs vitesses Le salaire moyen en Afrique en 2026 ne peut se réduire à un seul chiffre. C’est une mosaïque de réalités économiques, où coexistent des marchés du travail ultra-compétitifs dans les grandes métropoles et des économies rurales encore très éloignées des standards internationaux. Les tendances de fond — urbanisation, numérisation, montée en puissance des ressources naturelles et des services financiers — dessinent néanmoins des trajectoires encourageantes pour les travailleurs qualifiés. Comprendre ces dynamiques, c’est se donner les moyens de mieux négocier, de mieux se positionner et de mieux anticiper les opportunités. Explorez nos guides pays pour accéder aux données les plus précises et les plus actualisées disponibles sur le marché du travail africain en 2026. Questions fréquentes Quel est le salaire moyen en Afrique en 2026 ? Il n’existe pas de salaire moyen unique pour l’ensemble du continent africain en 2026, tant les écarts sont importants entre les pays. Les économies les plus avancées comme le Maroc, l’Afrique du Sud ou le Kenya affichent des salaires moyens pouvant dépasser 600 à 900 USD par mois en milieu urbain, tandis que des pays comme la RDC ou le Mali se situent bien en dessous de 200 USD mensuels. Consultez notre comparatif complet par pays pour des chiffres détaillés. Quels sont les pays africains où les salaires sont les plus élevés en 2026 ? En 2026, les pays africains offrant les salaires moyens les plus élevés sont l’Afrique du Sud, le Maroc, le Kenya, l’Algérie et le Nigeria dans ses secteurs formels. Ces économies combinent un secteur privé structuré, des industries extractives ou technologiques développées et une base de travailleurs qualifiés qui soutiennent les niveaux de rémunération. Le pouvoir d’achat réel reste cependant à nuancer selon le coût de la vie local. Dans quels secteurs les salaires sont-ils les plus élevés en Afrique ? Les secteurs les mieux rémunérés en Afrique en 2026 sont les hydrocarbures et l’industrie minière, les télécommunications, la finance et la banque, ainsi que la technologie et les startups numériques. Les organisations internationales et les ONG offrent également des packages très compétitifs pour les profils qualifiés bilingues. Notre article sur les métiers qui recrutent en Afrique liste en détail les compétences les plus valorisées. Quelle est la différence de salaire entre une grande ville africaine et une zone rurale ? L’écart salarial entre les grandes métropoles africaines et les zones rurales est considérable : il varie généralement d’un facteur 3 à 5 selon les pays. Un salarié du secteur formel à Lagos, Nairobi ou Casablanca peut percevoir trois à cinq fois le revenu d’un actif agricole dans une zone rurale du même pays. Cette fracture alimente une forte migration interne vers les villes et constitue l’un des défis majeurs du développement économique africain. Comment comparer son salaire en Afrique avec les standards internationaux ? Pour comparer efficacement son salaire africain aux standards internationaux, il faut d’abord convertir sa rémunération en USD ou en EUR à taux de change courant, puis l’ajuster selon la parité de pouvoir d’achat (PPA) du pays concerné. Un salaire de 500 USD à Dakar ou Douala offre un pouvoir d’achat local souvent supérieur au même montant à Paris ou Londres. Nos guides pays intègrent ces éléments de comparaison pour vous aider à vous positionner avec précision sur votre marché du travail local. À lire aussi Salaire moyen en Algérie en 2026 : chiffres, secteurs et SNMG Salaire moyen au Ghana en 2026 : Accra, secteurs et chiffres Salaire moyen en RDC en 2026 : Kinshasa, mines et secteurs Salaire moyen au Kenya en 2026 : Nairobi, Silicon Savannah et grille Salaire moyen au Maroc en 2026 : chiffres, villes et secteurs Salaire moyen au Nigeria en 2026 : Lagos, Abuja et grille sectorielle À lire aussi Salaire moyen en Algérie en 2026 : chiffres, secteurs et SNMG Salaire moyen au Ghana en 2026 : Accra, secteurs et chiffres Salaire moyen en RDC en 2026 : Kinshasa, mines et secteurs Salaire moyen au Kenya en 2026 : Nairobi, Silicon Savannah et grille Salaire moyen au Maroc en 2026 : chiffres, villes et secteurs Salaire moyen au Nigeria en 2026 : Lagos, Abuja et grille sectorielle #### Salaire moyen en Algérie en 2026 : chiffres, secteurs et SNMG Salaire moyen en Algérie en 2026 : chiffres, secteurs et SNMG En 2026, le SNMG en Algérie devrait atteindre 25 000 DZD par mois, soit environ 165 euros au taux de change actuel. Le salaire moyen dans le secteur formel oscille entre 40 000 et 70 000 DZD (265–465 €). Portée par ses rentes en hydrocarbures et une politique de subventions massives, l’Algérie affiche des niveaux de rémunération parmi les plus stables d’Afrique du Nord — mais avec de fortes disparités selon les secteurs et les villes. Le SNMG en Algérie en 2026 et son équivalent en euros Le Salaire National Minimum Garanti (SNMG) en Algérie est fixé à 20 000 DZD par mois depuis les revalorisations de 2022-2023, soit environ 145 USD. Une revalorisation à 25 000 DZD a été annoncée pour 2026 dans le cadre du programme de protection sociale. Ces ajustements réguliers témoignent de la priorité gouvernementale accordée à la stabilité sociale, dans un contexte de dépréciation progressive du dinar. Salaires par secteur en Algérie Secteur Salaire moyen (DZD/mois) Salaire moyen (USD/mois) Hydrocarbures (Sonatrach) 80 000 – 250 000 580 – 1 815 Banque et assurances 60 000 – 150 000 435 – 1 090 Technologies / IT 55 000 – 140 000 400 – 1 015 Médecine (public) 60 000 – 180 000 435 – 1 305 Enseignement supérieur 55 000 – 120 000 400 – 870 Construction et BTP 40 000 – 90 000 290 – 653 Fonction publique (moyen) 40 000 – 75 000 290 – 544 Agriculture 20 000 – 40 000 145 – 290 Le rôle des hydrocarbures sur les salaires L’économie algérienne reste fortement dépendante des hydrocarbures, qui représentent 60 % des recettes de l’État et 95 % des recettes d’exportation. Sonatrach, la compagnie pétrolière nationale, est le premier employeur du secteur privé qualifié et verse les salaires les plus élevés du marché : Ingénieur pétrochimiste senior : 150 000–250 000 DZD/mois (1 090–1 815 USD) Ingénieur process (5 ans d’exp.) : 90 000–150 000 DZD/mois Technicien spécialisé : 50 000–90 000 DZD/mois Opérateur de terrain : 35 000–65 000 DZD/mois (+ primes terrain) Alger vs autres villes Alger concentre les sièges sociaux, les ministères et les banques, ce qui tire les salaires vers le haut dans la capitale : Alger : +15 à +25 % au-dessus de la moyenne nationale Oran : deuxième ville économique, salaires proches d’Alger dans l’industrie Annaba, Constantine : proches de la moyenne nationale Zones rurales (Sud) : primes de poste dans le secteur pétrolier compensent l’éloignement Algérie dans le contexte africain et maghrébin Avec un PIB de l’Algérie en 2026 estimé à 240 milliards USD et un PIB/habitant de 5 200 USD, l’Algérie est la troisième économie africaine et la première d’Afrique du Nord après l’Égypte. Ses salaires sont légèrement inférieurs à ceux du Maroc en USD mais supérieurs en PPA grâce au subventionnement massif des biens de base (énergie, alimentation). Retrouvez notre comparatif des salaires africains 2026. Salaire moyen en Algérie en 2026 : public vs privé L’une des fractures les plus importantes du marché du travail algérien réside dans l’écart entre le secteur public et le secteur privé formel. Si la fonction publique garantit stabilité et avantages sociaux (retraite, mutuelle, congés), les rémunérations y restent encadrées par des grilles indiciaires fixées par l’État. Fonctionnaire catégorie 1–5 (agents d’exécution) : 40 000 – 55 000 DZD/mois Fonctionnaire catégorie 6–10 (maîtrise) : 55 000 – 85 000 DZD/mois Fonctionnaire catégorie 11–17 (cadres supérieurs) : 90 000 – 160 000 DZD/mois Secteur privé formel (PME) : 40 000 – 80 000 DZD/mois selon le poste Multinationales implantées en Algérie : 80 000 – 200 000 DZD/mois pour les profils qualifiés Le secteur informel, qui représente une part significative de l’emploi algérien selon le BIT, échappe à ces statistiques officielles. De nombreux travailleurs y perçoivent des revenus inférieurs au SNMG, sans protection sociale associée. Évolution du salaire moyen en Algérie : tendances 2022–2026 Entre 2022 et 2026, les salaires en Algérie ont évolué sous l’effet conjugué de trois facteurs : la revalorisation du SNMG, l’inflation importée et la dépréciation progressive du dinar algérien (DZD) face à l’euro et au dollar. 2022 : Revalorisation du SNMG de 18 000 à 20 000 DZD. Hausse des salaires de la fonction publique de 5 % en moyenne. 2023 : Inflation à 9,3 % selon l’ONS — érosion du pouvoir d’achat réel malgré les hausses nominales. 2024 : Stabilisation partielle grâce à la politique de subventions étatiques sur l’énergie et les produits de première nécessité. 2025 : Annonce d’une revalorisation progressive du SNMG à 25 000 DZD et d’une hausse des grilles de la fonction publique. 2026 : Mise en œuvre attendue des nouvelles grilles salariales, avec un salaire minimum cible à 25 000 DZD/mois. En termes réels (corrigés de l’inflation), la progression des salaires algériens reste modérée. Le maintien du pouvoir d’achat repose davantage sur les subventions aux carburants, au logement social et aux produits alimentaires que sur des hausses salariales structurelles. SMIC Algérie 2026 en euros : conversion et pouvoir d’achat réel La question du SMIC algérien (SNMG) converti en euros est l’une des plus recherchées par la diaspora algérienne en France et en Europe. En 2026, le SNMG est fixé à 25 000 DZD par mois. Voici sa conversion selon les taux de référence : Montant en DZD Équivalent en EUR (taux officiel ~150 DZD/€) Équivalent en EUR (taux marché parallèle ~220 DZD/€) 25 000 DZD (SNMG 2026) ≈ 167 € ≈ 114 € 40 000 DZD (bas de la moyenne) ≈ 267 € ≈ 182 € 70 000 DZD (haut de la moyenne) ≈ 467 € ≈ 318 € 250 000 DZD (senior Sonatrach) ≈ 1 667 € ≈ 1 136 € ⚠️ Attention à l’écart entre taux officiel et marché parallèle : Le dinar algérien (DZD) n’est pas librement convertible. La Banque d’Algérie fixe un taux officiel, mais un marché informel (le « square ») propose des taux nettement moins favorables au DZD. Pour les transferts d’argent depuis l’Europe, le taux effectif se situe généralement entre les deux. En termes de pouvoir d’achat réel, le SNMG algérien de 25 000 DZD permet néanmoins de couvrir les besoins essentiels grâce au système massif de subventions étatiques : loyer subventionné, énergie quasi-gratuite, carburant parmi les moins chers au monde (< 0,30 €/litre), et prix administrés sur les denrées de base (pain, huile, semoule). En parité de pouvoir d'achat (PPA), le SNMG algérien est donc significativement plus élevé que sa simple conversion en euros ne le laisse supposer. Évolution du SNMG en Algérie : historique et perspectives Pour comprendre le SMIC algérien en 2026, il est utile de retracer son évolution sur les dernières années. Le gouvernement algérien a régulièrement revalorisé le SNMG pour préserver le pouvoir d’achat des travailleurs dans un contexte de dépréciation progressive du dinar : Année SNMG (DZD/mois) Équivalent EUR approx. (taux officiel) 2012 18 000 DZD ≈ 180 € 2017 18 000 DZD ≈ 155 € 2020 20 000 DZD ≈ 140 € 2022–2023 20 000 DZD ≈ 135 € 2026 (annoncé) 25 000 DZD ≈ 167 € Bien que le SNMG ait augmenté en valeur nominale, sa valeur en euros a eu tendance à stagner voire à baisser sur la décennie, reflétant la dépréciation du dinar face aux devises fortes. La revalorisation à 25 000 DZD annoncée pour 2026 représente une hausse de +25 % par rapport au niveau de 2020, une décision saluée par les syndicats (UGTA) mais jugée insuffisante par certains économistes au regard de l’inflation importée. Le gouvernement du président Tebboune a inscrit cette revalorisation dans un plan plus large de protection sociale visant à accompagner la diversification économique hors hydrocarbures à l’horizon 2030. FAQ — Salaire en Algérie 2026 Quel est le SNMG en Algérie en 2026 ? Le SNMG est de 20 000 DZD par mois (environ 145 USD), avec une revalorisation à 25 000 DZD prévue courant 2026. Ce minimum s’applique à tous les salariés du secteur formel public et privé. Quel est le salaire moyen en Algérie en 2026 ? Le salaire moyen dans le secteur formel est estimé entre 50 000 et 70 000 DZD par mois (360–510 USD). Hors secteur pétrolier et administration, la médiane dans le privé tourne autour de 45 000–55 000 DZD. Les subventions de l’État (énergie, transport, logements sociaux) compensent partiellement le niveau salarial. Comment évolue le pouvoir d’achat en Algérie ? La dépréciation du dinar (−35 % face à l’euro entre 2019 et 2026) a érodé le pouvoir d’achat en termes importés. Mais les subventions massives sur le carburant, l’électricité et certains produits alimentaires maintiennent un niveau de vie relatif. Le gouvernement cherche à réduire ces subventions progressivement, ce qui exercera une pression sur le pouvoir d’achat réel. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays Quel est le SNMG en Algérie en 2026 en euros ? En 2026, le salaire moyen en Algérie dans le secteur formel se situe entre 40 000 et 70 000 DZD par mois, ce qui correspond approximativement à 270–475 euros au taux de change officiel (1 EUR ≈ 147 DZD). Toutefois, ce chiffre doit être relativisé par le coût de la vie local : grâce aux subventions d’État sur l’énergie et l’alimentation, le pouvoir d’achat réel est sensiblement supérieur à ce que suggère la conversion en devises. Quel est le salaire moyen en Algérie en 2026 en euros ? Le Salaire National Minimum Garanti (SNMG) en Algérie est en cours de revalorisation à 25 000 DZD par mois en 2026 (soit environ 170 USD ou 170 EUR), contre 20 000 DZD fixés lors des ajustements de 2022-2023. Cette hausse s’inscrit dans le cadre du programme gouvernemental de protection sociale et vise à compenser partiellement l’inflation des années précédentes. Elle s’applique à tous les salariés du secteur formel, public comme privé. À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays Quel est le SMIC en Algérie en 2026 en euros ? Le SMIC algérien (SNMG) est fixé à 25 000 DZD par mois en 2026. Au taux de change officiel de la Banque d’Algérie (environ 150 DZD pour 1 €), cela représente environ 167 euros par mois. Au taux du marché parallèle (environ 220 DZD/€), cela équivaut à environ 114 euros. Cette différence s’explique par la non-convertibilité officielle du dinar algérien. Le SNMG algérien de 2026 a-t-il réellement augmenté par rapport aux années précédentes ? Oui, en valeur nominale. Le SNMG est passé de 20 000 DZD (en vigueur depuis 2020) à 25 000 DZD annoncés pour 2026, soit une hausse de +25 %. Cependant, en euros, la revalorisation est quasi nulle en raison de la dépréciation continue du dinar. En revanche, grâce au système algérien de subventions (énergie, alimentation, logement), le pouvoir d’achat domestique reste plus élevé que ce que suggère la simple conversion en devises étrangères. #### Salaire moyen en Côte d’Ivoire en 2026 : grille par secteur à Abidjan La Côte d’Ivoire est la première économie de l’UEMOA, et Abidjan concentre les employeurs les mieux rémunérateurs d’Afrique de l’Ouest francophone. Mais les écarts entre secteurs, niveaux de qualification et statuts (formel/informel) sont considérables. Ce guide présente les salaires réels en Côte d’Ivoire en 2026. Salaire minimum et salaire moyen en Côte d’Ivoire en 2026 IndicateurMontant 2026SMIG officiel~75 000 FCFA/moisSalaire moyen secteur formel~250 000 – 320 000 FCFA/moisSalaire moyen à Abidjan (Plateau, Zone 4)~350 000 – 500 000 FCFA/moisSalaire médian tous secteurs~130 000 – 170 000 FCFA/mois Grille salariale par secteur à Abidjan SecteurDébutant (FCFA/mois)Confirmé (FCFA/mois)Services financiers (banque, assurance)250 000 – 450 000600 000 – 2 000 000Pétrole et industries extractives300 000 – 600 000800 000 – 2 500 000BTP et immobilier150 000 – 300 000400 000 – 900 000Télécoms et numérique200 000 – 400 000500 000 – 1 200 000Agro-industrie (cacao, café)120 000 – 200 000300 000 – 700 000Santé (hôpitaux privés)150 000 – 250 000350 000 – 700 000Enseignement privé100 000 – 200 000250 000 – 450 000ONG et coopération internationale350 000 – 700 000800 000 – 2 500 000 Pourquoi les salaires sont-ils plus élevés à Abidjan ? Abidjan concentre 70 % du PIB ivoirien et l’essentiel des sièges régionaux d’entreprises. La présence de banques internationales (Société Générale, BNP, Ecobank, Standard Chartered), de multinationales (Total, Orange, MTN, Unilever, Nestlé) et d’organisations internationales (BAD, BOAD, BRVM) crée une demande pour des profils qualifiés avec des grilles salariales alignées sur les standards régionaux. Cela tire vers le haut les rémunérations de tout l’écosystème local. FAQ – Salaires en Côte d’Ivoire 2026 Quel est le salaire moyen en Côte d’Ivoire en 2026 ? Dans le secteur formel, le salaire moyen ivoirien tourne autour de 250 000 à 320 000 FCFA par mois. À Abidjan dans les quartiers d’affaires (Plateau, Zone 4, Cocody), les salaires moyens sont significativement plus élevés. Le secteur informel, qui représente plus de 55 % de l’emploi, génère des revenus bien inférieurs, souvent entre 60 000 et 150 000 FCFA. Quel est le SMIG en Côte d’Ivoire en 2026 ? Le SMIG ivoirien est fixé à environ 75 000 FCFA par mois (autour de 113 euros). C’est légèrement supérieur au SMIG sénégalais (70 000 FCFA) mais inférieur à ce que pratiquent la plupart des employeurs formels d’Abidjan. En pratique, les entreprises du secteur agro-industriel et des services versent entre 100 000 et 200 000 FCFA aux postes non qualifiés. Vaut-il mieux travailler en Côte d’Ivoire ou au Sénégal ? La Côte d’Ivoire offre des salaires en moyenne légèrement supérieurs au Sénégal, notamment dans la finance, les télécoms et l’agro-industrie. Mais le coût de la vie à Abidjan (loyer, transport) est aussi plus élevé que Dakar. La comparaison dépend surtout du secteur et du niveau de poste visé. Pour les profils technologiques, Dakar offre un écosystème startup plus dynamique, tandis qu’Abidjan est plus forte pour les postes corporate dans les grandes entreprises régionales. À lire aussi : PIB de la Côte d’Ivoire 2026, business rentable en Afrique et métiers qui recrutent en Afrique. Voir aussi : Comparez avec les autres pays africains — Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif complet par pays 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaire moyen en RDC en 2026 : Kinshasa, mines et secteurs Salaire moyen en RDC en 2026 : Kinshasa, mines et secteurs Le salaire moyen en RDC (République Démocratique du Congo) en 2026 varie fortement selon les secteurs : de 60 USD/mois pour les travailleurs peu qualifiés à plusieurs centaines de dollars dans les mines et les entreprises internationales. La RDC est la deuxième économie d’Afrique centrale et un géant minier mondial (cobalt, cuivre, coltan), mais le secteur informel représente plus de 80 % des emplois, ce qui rend difficile toute statistique salariale précise. Salaire moyen en RDC en 2026 : chiffres et tendances Le salaire minimum garanti (SMIG) en RDC est fixé par secteur d’activité. Pour les travailleurs du secteur tertiaire à Kinshasa, il oscille autour de 8 650 CDF par jour soit environ 3 USD, ce qui représente un peu moins de 60–70 USD par mois (basé sur 20 jours travaillés). Ce niveau reste très faible par rapport au coût de la vie à Kinshasa, l’une des villes les plus chères d’Afrique centrale relativement aux revenus locaux. Le SMIG en RDC en 2026 Secteur Salaire moyen (USD/mois) Remarques Mines (ingénieurs) 800 – 3 000 Katanga, Kasaï — multinationales Mines (ouvriers qualifiés) 200 – 500 Primes incluses Banque et finance 400 – 1 200 Kinshasa — secteur en croissance Télécommunications 300 – 900 Airtel, Orange, Vodacom ONG et organisations int. 500 – 2 500 Personnel national qualifié Fonction publique 100 – 400 Très variable selon grade Commerce informel 60 – 200 Estimation — très variable Agriculture 40 – 100 Salaire ou autosuffisance Salaires par secteur en RDC La RDC détient 70 % des réserves mondiales de cobalt et des gisements de cuivre parmi les plus riches du monde (province du Katanga, Lualaba). Les entreprises minières — Glencore, Ivanhoe Mines, CMOC (Chine) — versent des salaires très supérieurs à la moyenne nationale : Ingénieur minier senior : 1 500 – 3 500 USD/mois Technicien spécialisé : 400 – 800 USD/mois Ouvrier qualifié sur site : 200 – 400 USD/mois (+ logement + transport) Main d’œuvre non qualifiée : 80 – 150 USD/mois La transition énergétique mondiale, portée par les batteries électriques (Tesla, BYD, CATL), génère une demande croissante pour le cobalt congolais, ce qui devrait maintenir la pression haussière sur les salaires miniers jusqu’en 2030. Le secteur minier : moteur salarial de la RDC Kinshasa, avec 17 millions d’habitants, est l’une des plus grandes villes d’Afrique. Le coût d’un logement décent dans les quartiers résidentiels (Gombe, Lingwala) est de 400 à 1 200 USD/mois, ce qui représente plusieurs fois le SMIG. La majorité de la population kinoise survit grâce à l’économie informelle, aux solidarités familiales et aux revenus multiples (cumul d’emplois). Kinshasa : une ville chère pour des salaires bas Un secteur en forte croissance est celui des paris sportifs et de l’économie numérique. Des opérateurs comme BetPawa RDC, 1xBet et d’autres plateformes embauchent des agents locaux et des équipes de modération, offrant des revenus complémentaires à des milliers de jeunes kinois. Ce secteur s’inscrit dans la dynamique d’une économie digitale qui se structure progressivement. Paris sportifs et économie digitale en RDC FAQ — Salaire en RDC 2026 Il est difficile de donner un chiffre fiable en raison du poids du secteur informel. Dans le secteur formel, le salaire médian tourne autour de 150–250 USD/mois à Kinshasa. Dans les provinces minières, les travailleurs qualifiés gagnent 2 à 10 fois plus que la moyenne nationale. Quel est le salaire moyen en RDC en 2026 ? Le secteur minier (cobalt, cuivre, or) est de loin le mieux rémunéré, suivi des ONG et organisations internationales, puis du secteur bancaire et des télécoms. Les entreprises multinationales versent systématiquement des salaires supérieurs à la norme locale. Dans quel secteur les salaires sont-ils les plus élevés en RDC ? Kinshasa est paradoxalement chère pour les produits importés (alimentation transformée, électronique, véhicules), ce qui crée un décalage fort entre les salaires et le coût de la vie. Le logement dans les quartiers sécurisés est hors de portée pour la majorité. Les produits locaux (manioc, poisson, légumes du marché) restent abordables et constituent la base alimentaire de la population. 📌 Guide complet : Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays À lire aussi Salaire moyen en Afrique 2026 : comparatif par pays #### Salaires des développeurs de logiciels en Afrique du Sud : les langages de programmation qui rapportent le plus Le nombre d’emplois dans le développement de logiciels et les technologies de l’information (IT) en Afrique du Sud a diminué au cours des trois premiers mois de 2022 par rapport à la même période l’an dernier. C’est selon le rapport sur les perspectives d’emploi de CareerJunction pour mars 2022. Ce qu’il faut retenir Le nombre d’emplois dans le développement de logiciels et les technologies de l’information (IT) en Afrique du Sud a diminué au cours des trois premiers mois de 2022 par rapport à la même période l’an dernier. C’est selon le rapport sur les perspectives. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique L’informatique est restée le secteur d’emploi le plus performant en Afrique du Sud sur la plateforme de recrutement de CareerJunction. Cependant, l’activité d’embauche pour les professions de ce domaine a diminué de 3 % au cours des trois derniers mois. Les nomades numériques se développent CareerJunction a déclaré que la baisse pourrait être en partie attribuée à l’augmentation de l’émigration avec l’assouplissement des restrictions de voyage et à la tendance croissante des nomades numériques dans l’espace informatique. Voici une vidéo relatant le marché du travail pour les développeurs en Afrique : En ce qui concerne la rémunération dans l’industrie informatique, CareerJunction a déclaré qu’il y avait des tendances salariales volatiles entre le quatrième trimestre 2020 et le premier trimestre 2022. Selon CareerJunction, les trois principales compétences rares dans le secteur informatique en Afrique du Sud sont le développement de logiciels, l’architecture technique ou commerciale et l’analyse commerciale. La répartition des employés selon la zone géographique D’autres statistiques intéressantes du rapport incluaient que plus de 64 % des candidats à un emploi en informatique sur CareerJunction résidaient dans le Gauteng, tandis que 49,3 % étaient prêts à déménager pour un emploi.Notamment, 5 % des candidats venaient de l’étranger, tandis que 0% venaient du Cap Nord. En termes de niveau d’éducation, 68 % des candidats avaient un diplôme de l’enseignement supérieur, la plupart étant titulaires d’un diplôme ou d’un diplôme de premier cycle. Les autres secteurs d’emploi en Afrique du Sud connaissant des baisses plus préoccupantes de l’activité d’embauche comprennent les professions enseignantes et médicales, avec des baisses respectives de 8 % et 14 %. À l’opposé, les postes d’administration, de bureau et de support ont connu une augmentation de 17 % des embauches. L’une des raisons à cela peut être qu’un nombre croissant d’entreprises locales reviennent à un environnement de travail plus lié au bureau alors que les restrictions de Covid-19 continuent de s’assouplir. Les secteurs de la finance et de la gestion d’entreprise ont également vu leurs embauches augmenter de 10 % et 4 %, respectivement. Dans l’ensemble, CareerJunction a constaté une augmentation encourageante de 39 % de l’activité de recrutement en Afrique du Sud en comparant mars 2021 et mars 2022. #### Se rendre au Kenya en 2020 : les informations à savoir Le Kenya abrite en son sein plusieurs merveilles de la nature. Les animaux, la savane et les safaris l’ont rendu célèbre de par le monde. Malheureusement, les conflits latents qui bercent son histoire ont aussi contribué à asseoir sa notoriété. S’y rendre constitue cependant toujours une expérience à part. En voici un aperçu. Concernant le côté administratif et les papiers nécessaires aux dernières nouvelles Se rendre au Kenya se révèle assez aisé. Le papier obligatoire est le visa, et peu importe la durée du séjour. Il est possible de faire la demande en ligne. Cette démarche nécessite moins de déplacement, mais aussi plus de temps. Afin d’éviter de tomber sur des arnaqueurs, nous vous conseillons de vous rendre sur le site de l’ambassade. De là, il y a plusieurs étapes à suivre. Dernièrement, il était possible d’obtenir un visa tourisme seulement avec un passeport valide et quelques liquidités. Il est préférable de se renseigner pour savoir si cette information reste valable à l’approche de votre départ. L’avantage avec ce visa, c’est qu’il permet un séjour de 3 mois maximum. Mais les vacanciers peuvent le rallonger d’encore 3 mois une fois sur place. Les mineurs doivent disposer de leur propre passeport. En fait, la règlementation les concernant est définie par le pays d’où ils ressortent. Précautions sanitaires à prendre malgré les grandes avancées dans le domaine Le Kenya est conscient des risques qu’il fait prendre aux touristes qui le visitent. Voilà pourquoi il fournit de grands efforts en matière de sécurité sanitaire. Seulement, la quasi-absence de moyens rend cette tâche ardue. Ainsi, le touriste se doit à lui-même de faire les vaccins qui seront déclarés nécessaires. Celui contre la fièvre jaune n’a plus vraiment lieu d’être. Cependant, mieux vaut prévenir que guérir. En plus, cette piqûre n’a rien de bien impressionnant. Ne pas oublier de vérifier sa mise à jour concernant les vaccins universels. Les maladies les plus répandues sont le paludisme et l’hépatite A. Néanmoins, une piqûre en rapport avec la typhoïde se révèle nécessaire. Les vacanciers qui ne resteront pas longtemps s’arrêtent là. Ceux qui envisagent d’y séjourner plus longuement se feront vacciner contre la rage et la méningite à méningocoque. S’héberger chez l’habitant demeure assez peu recommandé dans cette zone. S’assurer de sa sécurité et celle des siens avant d’entreprendre le voyage Les principales crises qui traversent ce néanmoins beau pays concernent toujours la politique. Des élections sont prévues pour 2022. Logiquement, l’année 2020 ne devrait pas encore souffrir de tensions liées à ces futurs votes. Le souci concerne le COVID-19. Cette pandémie frappe durement le monde entier depuis mars 2020. Les conséquences au niveau économique et social risquent d’être lourdes. Surtout pour les pays fragiles comme le Kenya. Malgré cela, le pays foncera sur le tourisme dans l’espoir de se redresser. Sachez qu’un voyage au kenya contribuera sûrement à améliorer le niveau de vie de plusieurs habitants. De toute manière, les conflits ne se passeront que dans les grandes villes. Le plus important reste de suivre les informations aussi assidûment que possible. Pour les temps à venir, nous conseillons également de s’adresser à une agence pour l’organisation. #### Sécheresse et déforestation : comment les enfants malgaches en paient le prix ? Le sud de Madagascar a été martelé par deux années de sécheresse qui ont laissé 1,5 million de personnes, la moitié de la population de la région, confrontées à une famine extrême. Les enfants sont particulièrement à risque. Selon l’UNICEF, environ 500 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et 110 000 d’entre eux souffrent de malnutrition sévère. Alors même que la grande île de l’océan Indien entre dans sa saison cyclonique et est frappée par une série de tempêtes tropicales, les sécheresses, qui, selon les scientifiques, devraient être principalement attribuées à la variabilité naturelle, et non au changement climatique, auront un impact à long terme sur les vies et moyens de subsistance. Des enfants dans des situations précaires L’infirmière Ralaininina Roselein Danny a essayé d’aider autant d’enfants parmi les plus vulnérables que possible. Ancien guide touristique, il a abandonné son ancien métier pour travailler dans le service de pédiatrie d’une clinique à Ambovombe, dans la région d’Androy à Madagascar. Voici une vidéo parlant de la situation dans cette région : Danny est constamment en mouvement. Il pèse et mesure les enfants frêles que les mères inquiètes amènent à la clinique ; distribue des compléments alimentaires hypercaloriques ; et, dans les cas les plus extrêmes, des bâtons coulent dans les bras émaciés. Les sécheresses consécutives, les pires de mémoire d’homme, ont brûlé et ratatiné les récoltes chaque fois que les gens ont planté, érodant leur capacité à faire face à chaque mauvaise récolte. Le vent rouge La sécheresse et la faim ne sont pas nouvelles pour les habitants du sud de Madagascar. Le mot pour famine est « kéré » en malgache, et historiquement il y a eu de nombreux épisodes. Les saisons des pluies imprévisibles sont un problème depuis aussi longtemps que les personnes âgées de la région d’Androy s’en souviennent. Mais ce ne sont pas seulement les sécheresses qui sont à l’origine de l’insécurité alimentaire. En raison de la déforestation généralisée, les faibles pluies se sont combinées à la désertification pour créer une menace supplémentaire connue sous le nom de « tio mena » ou vent rouge, les tempêtes de sable qui attisent et enterrent les cultures dans les champs. Lorsque cela se produit, les plus pauvres, ceux qui ont vendu leurs biens et ne peuvent pas se permettre de se nourrir commercialement, n’ont que des cactus sauvages et de l’argile blanche mélangés à du tamarin pour subvenir à leurs besoins. La pluie est très rare L’adaptation à la détérioration des conditions agricoles de Madagascar nécessite une irrigation, des semences résistantes à la sécheresse et des barricades d’arbres et d’arbustes pour lier le sol et tenir le sable à distance. Mais dans le sud du pays, la plupart des villages comme celui de Jaqueline n’ont ni puits ni accès direct à l’eau. Les agences d’aide ont mis en place des programmes pour introduire une agriculture durable, dite climato-intelligente, mais pour l’instant seulement dans une petite partie du Grand Sud. #### Secteur minier artisanal en RDC : enjeux 2026 Sous les collines de l’est du Congo, des milliers de mains creusent chaque jour la terre à la recherche d’or, de coltan ou de cassitérite. Ces hommes et ces femmes font tourner l’une des industries les plus stratégiques de la planète, tout en restant, paradoxalement, les plus exposés à ses dangers. En 2026, le secteur minier artisanal en République Démocratique du Congo se trouve à un carrefour décisif : entre pression internationale pour la traçabilité des minerais, fragmentation des chaînes d’approvisionnement et vulnérabilité chronique des petits exploitants, les défis sont aussi profonds que les gisements que l’on y exploite. Un secteur qui fait vivre des millions de Congolais L’exploitation minière informelle au Congo n’est pas un phénomène marginal. Selon les estimations les plus récentes, entre 1,5 et 2 millions de mineurs artisanaux opèrent en RDC, auxquels il faut ajouter plusieurs millions de dépendants indirects — commerçants, transporteurs, artisans locaux. Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema et du Haut-Katanga, l’artisanat minier constitue souvent la principale source de revenus monétaires pour des communautés entières. Or, malgré ce poids économique considérable, ces acteurs évoluent dans un cadre juridique et organisationnel profondément inégal. Le Code minier congolais, révisé en 2018, reconnaît officiellement la zone d’exploitation artisanale (ZEA), mais dans les faits, la majorité des mineurs artisanaux travaillent encore en dehors de ces périmètres délimités, dans une exploitation minière informelle qui les prive d’accès au crédit, aux équipements de sécurité et aux marchés formels. La chaîne d’approvisionnement du coltan : du sous-sol au smartphone Le coltan — contraction de colombo-tantalite — est l’un des minerais emblématiques de la RDC. Indispensable à la fabrication de condensateurs utilisés dans les téléphones mobiles, les ordinateurs portables et les équipements militaires, il alimente une chaîne d’approvisionnement coltan RDC qui relie les flancs de la forêt congolaise aux usines de Chine, d’Europe et d’Amérique du Nord. Une filière fragmentée et opaque La chaîne type commence avec le mineur artisanal (creuseur), qui vend sa production à un négociant local (comptoir), lequel revend à un exportateur agréé, avant que le minerai ne parte vers des fonderies internationales. À chaque maillon, les marges se rétrécissent pour le producteur initial. En 2026, les cours internationaux du tantale se maintiennent à des niveaux élevés en raison de la demande liée à la transition énergétique et à l’électronique grand public — mais cette valeur ajoutée profite rarement au creuseur congolais. Les problèmes structurels sont nombreux : Asymétrie d’information : les mineurs ignorent souvent les cours mondiaux réels et vendent à prix imposé. Présence de groupes armés : dans certaines zones de l’est, des milices prélèvent des taxes illégales sur les sites ou contrôlent directement l’extraction. Faible pouvoir de négociation : l’isolement géographique et l’absence d’organisation collective fragilisent la position des mineurs face aux comptoirs. Manque de traçabilité : le mélange de minerais de provenance différente (blending) reste courant, compliquant toute certification sérieuse. Certifications et diligence raisonnée : où en est-on en 2026 ? Face aux scandales liés aux “minerais de sang” révélés dans les années 2000 et à la pression croissante des consommateurs et des régulateurs, plusieurs mécanismes de certification ont été déployés en RDC. La question des orpaillage artisanal RDC certifications est au cœur des politiques de développement du secteur. Les principaux dispositifs en place Le Mécanisme de Certification de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs) impose aux exportateurs une validation de la chaîne de traçabilité. Le iTSCi (ITRI Tin Supply Chain Initiative), géré par le Responsible Minerals Initiative, couvre une partie significative des sites de cassitérite, wolframite et coltan dans les provinces concernées. Plus récemment, le standard CRAFT (Code of Risk-mitigation for ASM engaging in Formal Trade) a été conçu spécifiquement pour les sites artisanaux, avec des exigences progressives et adaptées aux réalités de terrain. En 2026, le règlement européen sur la diligence raisonnée dans les chaînes d’approvisionnement en minerais — entré pleinement en vigueur pour les importateurs de l’UE — renforce la pression sur les fonderies et négoces européens pour qu’ils documentent l’origine de leurs approvisionnements. Cela crée, en théorie, une incitation forte à intégrer les mineurs artisanaux congolais dans des filières certifiées. Les limites persistantes des certifications Pourtant, la réalité reste complexe. Les coûts d’adhésion aux systèmes de certification restent prohibitifs pour les petits exploitants individuels, qui doivent souvent se regrouper en coopératives pour y accéder. De plus, l’extension géographique des programmes de certification reste insuffisante : une large partie des sites actifs en 2026 n’est toujours pas couverte. Enfin, les certifications n’éliminent pas à elles seules les risques sécuritaires, ni ne garantissent des prix équitables aux producteurs. Les risques spécifiques aux petits exploitants indépendants Parmi les risques mineurs artisanaux Afrique centrale, la dimension sanitaire et sécuritaire occupe une place prépondérante. En RDC, les accidents de mines restent fréquents : effondrements de galeries, intoxications au mercure (utilisé dans l’orpaillage), maladies respiratoires liées à la poussière de silice. L’absence d’équipements de protection individuelle adéquats aggrave ces risques. Vulnérabilité économique et sociale Au-delà de la sécurité physique, les mineurs artisanaux indépendants sont exposés à une vulnérabilité économique structurelle : Absence de protection sociale : ni assurance maladie, ni retraite, ni indemnisation en cas d’accident. Endettement : beaucoup travaillent dans un système de creusage à compte, remboursant en minerais des avances consenties par des négociants, ce qui perpétue leur dépendance. Travail des enfants : malgré les progrès législatifs, le phénomène reste documenté sur certains sites, en particulier dans les zones non certifiées. Déplacement forcé : l’attribution de concessions à des entreprises industrielles entraîne parfois l’expulsion de communautés de mineurs artisanaux sans compensation adéquate. Le rôle des coopératives et des organisations de la société civile Face à ces défis, les coopératives minières jouent un rôle croissant en 2026. Des structures comme la FENACOMIC (Fédération Nationale des Coopératives Minières du Congo) cherchent à agréger les mineurs artisanaux pour améliorer leur pouvoir de négociation et leur accès aux programmes de certification. Des ONG internationales, comme Pact ou Global Witness, documentent les abus et plaident pour des réformes structurelles. Mais leur impact reste limité sans un engagement fort de l’État congolais et des acheteurs industriels. Vers une formalisation équitable : conditions et perspectives En 2026, plusieurs pistes font consensus parmi les experts pour améliorer durablement la situation des mineurs artisanaux congolais. La cartographie systématique des sites artisanaux actifs est une condition préalable à toute politique efficace. La simplification administrative des procédures d’enregistrement des coopératives et des ZEA est indispensable pour réduire la part d’exploitation minière informelle au Congo. Le financement de l’accès à la certification par des mécanismes de subvention ou de fonds de garantie permettrait d’inclure les sites les plus petits et les plus isolés. Enfin, la dimension du prix juste ne peut être ignorée. Tant que les mineurs artisanaux recevront une fraction infime de la valeur mondiale de leur production, les incitations à s’inscrire dans des filières légales et certifiées resteront insuffisantes. La responsabilité des acheteurs industriels, des fonderies et des entreprises technologiques — soumises à des exigences de diligence raisonnée croissantes — est ici déterminante. FAQ — Questions fréquentes sur le secteur minier artisanal en RDC Qu’est-ce que l’orpaillage artisanal en RDC ? L’orpaillage artisanal désigne l’extraction manuelle ou semi-mécanisée d’or par des individus ou de petits groupes, sans recours à des équipements industriels lourds. En RDC, il est pratiqué principalement dans les provinces aurifères de l’est du pays (Ituri, Nord-Kivu, Maniema) et représente une part significative de la production nationale d’or, souvent exportée de manière informelle. Comment fonctionne la chaîne d’approvisionnement du coltan en RDC ? La chaîne type commence au niveau du creuseur artisanal, qui vend sa production à un négociant local (comptoir). Ce dernier revend à un exportateur agréé, qui achemine le minerai vers des fonderies étrangères — principalement en Asie et en Europe — avant transformation en composants électroniques. La traçabilité est souvent défaillante entre les premiers et derniers maillons de cette chaîne. Quels sont les principaux systèmes de certification des minerais artisanaux en RDC ? Les principaux dispositifs incluent le Mécanisme de Certification de la CIRGL, l’iTSCi pour la cassitérite, la wolframite et le coltan, ainsi que le standard CRAFT conçu pour les petits sites artisanaux. En 2026, le règlement européen sur la diligence raisonnée renforce également les obligations des importateurs européens de minerais. Quels risques courent les mineurs artisanaux indépendants en Afrique centrale ? Les risques sont multiples : accidents physiques (effondrements, intoxications), vulnérabilité économique (absence de protection sociale, endettement), présence de groupes armés sur certains sites, travail des enfants et risque de déplacement forcé lors de l’attribution de concessions industrielles. Ces risques sont amplifiés par l’absence de cadre formel de protection. La formalisation du secteur artisanal bénéficie-t-elle réellement aux mineurs ? La formalisation peut apporter des avantages réels — accès à la certification, meilleur pouvoir de négociation, sécurité renforcée — mais seulement si elle s’accompagne d’une simplification administrative, d’un soutien financier à l’adhésion aux programmes de traçabilité et d’une garantie de prix équitables. Sans ces conditions, la formalisation risque de n’être qu’un outil de contrôle supplémentaire au détriment des mineurs les plus vulnérables. À lire aussi opportunités d’investissement minier en RDC chaînes d’approvisionnement minières en Afrique situation économique et minière congolaise économie minière et enjeux sectoriels RDC #### Sénégal : “Baye Fall” déchaîne la jeunesse et bouscule l’ordre établi La ferveur électrique qui a enflammé le stade Caroline Faye de M’bour vendredi soir ne peut laisser personne indifférent. Des milliers de jeunes, galvanisés par l’énergie vibrante de Bassirou Diomaye Faye, alias “Baye Fall”, candidat antisystème du Pastef, ont transformé ce meeting de clôture en une véritable démonstration de force. “Baye Fall”, l’incarnation du changement A 43 ans, cet homme au verbe incisif et au parcours atypique cristallise les aspirations d’une jeunesse sénégalaise en quête de rupture. Enseignant de philosophie, activiste infatigable et fervent défenseur de la justice sociale, il s’est imposé comme la figure de proue d’une nouvelle génération qui refuse le statu quo. Son surnom, “Baye Fall”, emprunté à la confrérie mouride, symbolise sa volonté de s’affranchir des dogmes et de tracer sa propre voie. Voici une vidéo relatant les élections dans ce pays : Une jeunesse en colère et déterminée Le meeting de M’bour a donné voix à une jeunesse meurtrie par le chômage, l’émigration et la corruption. “On est fatigués des mêmes discours creux !” s’exclame Awa, étudiante en sociologie. “On veut du concret, du changement, et Baye Fall est le seul capable de le faire.” Des slogans tels que “Macky Sall, dégage !” et “Le Sénégal a besoin d’un nouveau souffle !” ponctuaient les discours, illustrant la frustration d’une génération qui se sent oubliée par les politiques. Un programme audacieux pour un Sénégal nouveau Le candidat du Pastef propose un programme ambitieux axé sur la rupture avec les pratiques népotiques et clientélistes du passé. Il promet de créer des emplois décents, de réformer l’éducation et de garantir l’accès aux services de base pour tous. Parmi ses priorités figurent également la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance et la protection de l’environnement. Un duel incertain face au “Macky” Le président sortant Macky Sall, candidat à un troisième mandat controversé, est désormais face à un challenger inattendu. La ferveur populaire autour de “Baye Fall” a rebattu les cartes et l’incertitude plane sur l’issue du scrutin. Le “Macky”, qui s’appuie sur son bilan et sa machine électorale bien rodée, ne peut plus ignorer la force de cette nouvelle vague contestataire. Un scrutin sous haute tension L’appel à la mobilisation lancé par “Baye Fall” a trouvé un écho retentissant auprès de la jeunesse. La crainte de fraudes et de manipulations lors du vote est omniprésente. La tension monte et le Sénégal retient son souffle en attendant le verdict des urnes. Des observateurs nationaux et internationaux seront présents pour garantir la transparence du scrutin. Le meeting de M’bour a marqué un tournant dans la campagne présidentielle sénégalaise. La vague de soutien populaire qui porte “Baye Fall” symbolise l’aspiration profonde d’une jeunesse à prendre son destin en main et à bâtir un Sénégal nouveau. Le 25 février prochain, les urnes diront si le “Macky” a su répondre aux attentes de son peuple ou si le vent du changement a définitivement soufflé sur le pays. #### Sénégal : l’avenir de la entrepreneuriat se joue-t-il ici ? Dans les ruelles animées de Dakar, entre les klaxons des taxis et les effluves de poisson grillé, une génération silencieuse est en train de redéfinir les règles du jeu. Ils n’ont pas encore trente ans, mais portent déjà sur leurs épaules les espoirs d’un continent. Leur arme ? L’entrepreneuriat. Et leur terrain de jeu préféré semble être le Sénégal. Un écosystème en pleine effervescence Il y a dix ans, parler de startups au Sénégal relevait presque de la science-fiction. Aujourd’hui, les incubateurs poussent comme des baobabs après la pluie. Le pays compte plus de 30 structures d’accompagnement à Dakar seulement, dont les emblématiques Jokkolabs, Impact Hub ou encore DER Startup House. « En 2015, on avait du mal à trouver un espace de coworking ouvert au public. Aujourd’hui, les jeunes viennent pitcher leurs idées comme s’ils étaient à la Silicon Valley », s’émerveille Khadim Fall, fondateur de la plateforme de e-commerce PayDunya. Le gouvernement sénégalais a flairé le potentiel. En 2018, il lançait la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide (DER), dotée d’un budget initial de 30 milliards de francs CFA. Objectif : financer, former et propulser les porteurs de projets. En cinq ans, plus de 150 000 entrepreneurs ont été soutenus, selon les chiffres officiels. Des jeunes qui refusent l’exil Le visage de l’entrepreneur sénégalais a changé. Il est jeune, connecté, multilingue. Et surtout, il a décidé de rester. « Mon père est parti en France à 19 ans. Moi, j’ai choisi de rester ici et de construire quelque chose », confie Aminata Diop, 27 ans, fondatrice de TerangaTech, une startup qui développe des solutions solaires pour les zones rurales. Ce choix est loin d’être anodin. Le Sénégal, comme beaucoup de pays africains, fait face à un chômage endémique des jeunes. En 2023, près de 40 % des moins de 35 ans étaient sans emploi stable. Mais au lieu de céder à la tentation de l’Europe, une partie de cette jeunesse transforme la précarité en opportunité. « L’entrepreneuriat est devenu une forme de résistance. On crée nos propres emplois parce que personne ne le fera à notre place », ajoute Aminata, le regard déterminé. Entre tradition et innovation Ce qui rend l’écosystème sénégalais si singulier, c’est sa capacité à mêler modernité et racines profondes. À Saint-Louis, une coopérative de femmes transforme le typha, une plante invasive, en matériaux de construction écologiques. À Ziguinchor, un ancien ingénieur reconverti fabrique des drones pour surveiller les cultures de riz. « On ne copie pas la Silicon Valley. On fait du made in Sénégal », résume fièrement Moussa Sarr, fondateur de Baobab Robotics, une startup qui conçoit des robots pour l’agriculture locale. Cette hybridation entre savoir-faire ancestral et technologie de pointe séduit même au-delà des frontières. En 2022, le Sénégal a attiré plus de 60 millions de dollars de financement pour ses startups, un record dans la sous-région. Des femmes en première ligne Longtemps cantonnées à l’économie informelle, les femmes sénégalaises prennent désormais d’assaut les sphères de l’innovation. Elles dirigent des entreprises dans la fintech, l’agritech, la mode ou encore l’éducation numérique. Fatoumata Ndiaye, 34 ans, a fondé Kalista, une application de micro-crédit destinée aux vendeuses de marché. « Elles n’ont pas besoin de pitié, elles ont besoin d’outils pour se développer », explique-t-elle. Selon une étude de la Banque mondiale, le Sénégal est l’un des pays africains où la proportion de femmes entrepreneures est la plus élevée : près de 41 % des entreprises créées en 2022 l’ont été par des femmes. « Ici, on ne parle pas d’empowerment comme un slogan. C’est une réalité quotidienne », insiste Fatoumata en sirotant un café Touba dans son bureau de la Médina. Des défis encore colossaux Mais tout n’est pas rose sous le soleil de l’Atlantique. Les obstacles restent nombreux : accès au financement, infrastructures numériques inégales, lenteurs administratives, manque de mentors expérimentés. « On passe plus de temps à remplir des dossiers qu’à développer notre produit », déplore Idrissa Kane, qui tente de lancer une application de livraison à Thiès. Le tissu économique reste dominé par l’informel, qui représente près de 95 % des emplois. Et beaucoup de jeunes entrepreneurs naviguent entre débrouille et précarité, sans véritable filet de sécurité. « Il faut une réforme en profondeur de l’environnement des affaires. On ne peut pas parler de start-up nation avec des coupures d’électricité quotidiennes », résume un expert du secteur, sous couvert d’anonymat. Un modèle pour l’Afrique de demain ? Malgré les failles, le Sénégal inspire. Il montre qu’un pays peut miser sur sa jeunesse, sur l’innovation locale, sur la force de la communauté. Il prouve aussi que l’entrepreneuriat n’est pas réservé à une élite urbaine, mais peut devenir un levier d’inclusion et de transformation sociale. « Ce que je vois ici, c’est une révolution silencieuse. Les jeunes ne manifestent pas, ils créent », observe Marie-Hélène Verdier, chercheuse française installée à Dakar depuis 10 ans. Dans les cafés, les ateliers, les salons d’innovation, les idées fusent. Des applications pour connecter les pêcheurs aux marchés, des plateformes pour numériser les écoles coraniques, des solutions pour recycler les déchets plastiques en briques de construction. Et si, au fond, le futur de l’Afrique se jouait ici, dans cette étroite bande de terre entre désert et océan, où l’espoir a pris la forme d’un business plan griffonné sur un cahier d’écolier ? Pour approfondir sur entrepreneuriat en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. business rentables en Afrique metiers qui recrutent en Afrique business rentable en Cote d'Ivoire #### Sénégal : l’essor du gaz naturel et ses retombées économiques Au large des côtes sénégalaises, sous les eaux profondes de l’Atlantique, une révolution silencieuse est en marche. Depuis quelques années, les regards se tournent vers les gisements de gaz naturel découverts dans la région, porteurs d’espoirs et de bouleversements. Dans les rues de Dakar comme dans les villages de Saint-Louis, une question revient sans cesse : le gaz changera-t-il vraiment le destin du Sénégal ? Des réserves colossales au large des côtes Tout commence en 2014, lorsque les compagnies pétrolières Cairn Energy, Kosmos Energy et BP annoncent la découverte de vastes réserves de gaz offshore dans la zone frontalière entre le Sénégal et la Mauritanie. Le champ Grand Tortue Ahmeyim (GTA) devient rapidement l’un des projets les plus prometteurs d’Afrique de l’Ouest. Selon les estimations, le champ GTA contient environ 15 trillions de pieds cubes de gaz naturel. “C’est un tournant historique pour notre pays”, déclare Abdoulaye Diop, ingénieur sénégalais impliqué dans le projet. “Nous avons toujours eu l’ambition de devenir un hub énergétique régional, et cette découverte nous en donne enfin les moyens.” Le projet est mené en partenariat avec la Mauritanie, et piloté par BP et Kosmos. Il prévoit une production initiale de 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, avec une montée en puissance progressive. Le premier gaz est attendu pour 2024, une échéance qui suscite autant d’enthousiasme que de prudence. Un levier de croissance pour l’économie sénégalaise Le gaz naturel représente une opportunité inédite pour l’économie du Sénégal, qui repose encore largement sur l’agriculture, les services et les transferts de la diaspora. Avec l’exploitation des gisements, le gouvernement espère générer des milliards de dollars de recettes fiscales sur les prochaines décennies. Le Fonds monétaire international (FMI) estime que les revenus issus du gaz pourraient représenter jusqu’à 7 % du PIB du Sénégal d’ici 2035. “C’est une manne qui, bien gérée, peut transformer l’économie nationale”, explique Fatou Sow, économiste à l’Université Cheikh Anta Diop. “Mais cela exige transparence, rigueur et vision à long terme.” Le gouvernement sénégalais a déjà mis en place un fonds souverain pour canaliser les revenus du gaz vers des projets d’infrastructure, d’éducation et de santé. Un modèle inspiré de la Norvège, souvent cité en exemple pour sa gestion prudente de la rente pétrolière. Des emplois, mais pour qui ? Dans les quartiers populaires de Dakar, l’espoir est palpable. Beaucoup voient dans le gaz une chance d’échapper au chômage, qui touche près de 20 % des jeunes. “Je veux travailler sur les plateformes offshore”, confie Mamadou, 24 ans, étudiant en mécanique. “Mais on ne sait pas si on aura vraiment notre place.” Le défi est de taille : le secteur gazier requiert des compétences techniques pointues, encore rares au Sénégal. Pour y répondre, des programmes de formation ont été lancés, notamment par l’Institut national du pétrole et du gaz (INPG), avec le soutien de partenaires internationaux. Mais certains s’inquiètent d’une main-d’œuvre étrangère trop présente. “On ne veut pas que ce soit encore un secteur capté par des expatriés”, avertit Aïssatou Ndiaye, responsable syndicale. “Les Sénégalais doivent être au cœur de cette aventure.” Un impact environnemental sous surveillance Exploiter du gaz naturel en mer profonde n’est pas sans conséquences pour l’environnement. Les ONG locales redoutent une pollution des eaux, une pression accrue sur les écosystèmes marins et des risques pour la pêche artisanale, vitale pour des milliers de familles. À Saint-Louis, ville côtière proche du site d’exploitation, les pêcheurs sont inquiets. “Depuis que les travaux ont commencé, les poissons se font plus rares”, témoigne Babacar, pêcheur depuis 30 ans. “On ne sait pas ce qui se passe en mer, on n’a pas été consultés.” Les autorités assurent que des études d’impact ont été menées et des mesures de mitigation prévues. Mais la méfiance persiste. “Il faut une gouvernance environnementale exemplaire”, insiste Aminata Fall, militante écologiste. “Sinon, les retombées positives du gaz pourraient être annulées par des dégâts irréversibles.” Une géopolitique régionale en mutation Le développement du gaz au Sénégal s’inscrit dans un contexte plus large de recomposition énergétique en Afrique de l’Ouest. Avec la Mauritanie, le pays ambitionne de devenir un fournisseur régional d’énergie, capable d’exporter vers l’Europe mais aussi de répondre à la demande locale. Le projet GTA a déjà attiré l’attention de puissances étrangères. L’Union européenne, en quête de diversification énergétique depuis la crise ukrainienne, voit dans le gaz africain une alternative stratégique. “Le Sénégal devient un acteur clé sur l’échiquier énergétique”, analyse Pierre Laurent, chercheur à l’IFRI. “Cela lui donne un poids géopolitique nouveau.” Mais cette montée en puissance pourrait aussi attiser des tensions, notamment autour de la frontière maritime avec la Mauritanie, ou avec d’autres pays de la région qui convoitent des ressources similaires. La stabilité politique et la coopération régionale seront déterminantes. Une promesse à tenir pour les générations futures Le gaz naturel n’est pas une ressource éternelle. Son exploitation s’étalera sur quelques décennies, peut-être moins si la transition énergétique mondiale s’accélère. Le Sénégal joue donc une course contre la montre : transformer cette richesse temporaire en développement durable. Pour cela, les choix faits aujourd’hui seront cruciaux. “On a une fenêtre d’opportunité, mais elle est étroite”, résume Cheikh Mbaye, conseiller au ministère de l’Énergie. “Il faut investir dans l’éducation, l’industrie locale, les énergies renouvelables. Sinon, le gaz ne sera qu’un feu de paille.” Dans les écoles, les universités, les ateliers, une nouvelle génération se prépare. Elle regarde les plateformes gazières au large avec autant de fascination que de prudence. Car derrière les chiffres et les promesses, une question demeure : le Sénégal saura-t-il éviter la malédiction des ressources ? #### Sénégal : la colère monte contre le report de la présidentielle Le vendredi 9 février 2024, des milliers de Sénégalais ont manifesté dans les rues de Dakar pour protester contre le report de l’élection présidentielle, initialement prévue le 24 février. Des heurts ont éclaté entre les forces de sécurité et les manifestants, qui accusent le président Macky Sall de vouloir se maintenir au pouvoir. Ce qu’il faut retenir Le vendredi 9 février 2024, des milliers de Sénégalais ont manifesté dans les rues de Dakar pour protester contre le report de l’élection présidentielle, initialement prévue le 24 février. Des heurts ont éclaté entre les forces de sécurité et les manifestants. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalActualités Afrique Un « coup d’État constitutionnel » dénoncé par l’opposition L’annonce du report de la présidentielle au 15 décembre prochain a provoqué la colère de l’opposition et de la société civile, qui y voient un « coup d’État constitutionnel ». Ils soupçonnent Macky Sall, au pouvoir depuis 2011, de chercher à se présenter pour un troisième mandat, alors qu’il avait promis de ne pas le faire. Ils dénoncent également l’élimination de plusieurs candidats potentiels, comme l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall ou le fils de l’ex-président Abdoulaye Wade, Karim Wade, tous deux condamnés pour des affaires de corruption. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Une mobilisation massive malgré la répression Malgré l’interdiction des rassemblements et le déploiement des forces de l’ordre, les manifestants ont tenté de se rendre à la place de la Nation, lieu symbolique de la contestation. Ils ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène et de matraques. Des barricades ont été dressées et des pneus brûlés dans plusieurs quartiers de la capitale. Des affrontements ont également eu lieu dans d’autres villes du pays, comme Thiès ou Kaolack. Selon un bilan provisoire, au moins deux personnes ont été tuées et une cinquantaine blessées. Un appel à la résistance et à la désobéissance civile Face à la situation, les leaders de l’opposition et les organisations de la société civile ont appelé à poursuivre la mobilisation jusqu’au rétablissement du calendrier électoral initial. Ils ont lancé un mot d’ordre de résistance et de désobéissance civile, en demandant aux citoyens de s’habiller en blanc ou aux couleurs nationales lors des prières musulmanes et chrétiennes. Ils ont également prévu une nouvelle manifestation mardi prochain. « C’est juste le début d’un combat. Si le gouvernement s’entête, nous serons obligés de mener d’autres actions », a déclaré Assane Sene, un professeur syndiqué. Un climat politique tendu depuis 2021 Le Sénégal traverse une crise politique sans précédent depuis 2021, lorsque Macky Sall a annoncé sa volonté de réviser la Constitution pour instaurer un quinquennat renouvelable une fois au lieu d’un septennat. Ce projet a été rejeté par référendum, mais le président a maintenu son intention de ne pas briguer un troisième mandat. Depuis lors, les tensions se sont exacerbées entre le pouvoir et l’opposition, qui dénonce une dérive autoritaire et une instrumentalisation de la justice. Des manifestations ont régulièrement émaillé le paysage politique sénégalais, faisant des dizaines de morts et des centaines d’arrestations. #### Sénégal : la nouvelle stratégie énergétique face aux défis climatiques Le vent souffle fort sur les côtes sénégalaises, mais ce ne sont plus seulement les pêcheurs qui scrutent l’horizon. Désormais, c’est tout un pays qui regarde vers l’océan, vers le ciel, vers l’avenir. Une révolution énergétique discrète mais déterminée est en marche, portée par l’urgence climatique et le rêve d’indépendance énergétique. Le Sénégal, longtemps dépendant des hydrocarbures importés, prépare un virage audacieux. Un pays sous pression climatique Le Sénégal n’est pas épargné par les effets du changement climatique. Depuis deux décennies, les saisons deviennent imprévisibles, les pluies plus rares, les températures plus extrêmes. Le littoral recule, grignoté par l’océan. À Saint-Louis, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, plus de 10 000 habitants ont déjà été déplacés à cause de l’érosion côtière. « Nous avons perdu notre maison en une nuit », raconte Aissatou Ndiaye, habitante du quartier de Guet Ndar. « L’eau est montée, les vagues ont tout emporté. C’est comme si la mer voulait reprendre ce qui lui appartenait. » Face à cette réalité, le gouvernement sénégalais n’a plus le luxe de l’attentisme. Réduire les émissions de gaz à effet de serre, diversifier les sources d’énergie, et protéger les communautés vulnérables sont devenus des priorités nationales. Le pari des énergies renouvelables Depuis 2016, le Sénégal a lancé plusieurs projets d’envergure pour intégrer les énergies renouvelables dans son mix énergétique. Aujourd’hui, près de 30 % de l’électricité produite dans le pays provient de sources renouvelables, principalement le solaire et l’éolien. Le parc éolien de Taïba Ndiaye, inauguré en 2020, est le plus grand d’Afrique de l’Ouest. Avec ses 46 turbines, il alimente plus de deux millions de Sénégalais. « C’est une fierté nationale », affirme Moussa Diop, ingénieur sur le site. « Nous prouvons que l’Afrique peut produire une énergie propre, stable et compétitive. » En parallèle, des centrales solaires ont vu le jour à Bokhol, Malicounda et Santhiou Mékhé. Ces installations permettent non seulement de réduire la dépendance au fioul importé, mais aussi de stabiliser les prix de l’électricité. Le gaz naturel, une solution de transition ? Mais le Sénégal ne mise pas uniquement sur le vent et le soleil. En 2023, le pays a franchi une étape décisive avec le lancement de l’exploitation du champ gazier offshore de Grand Tortue Ahmeyim, à la frontière avec la Mauritanie. Ce projet, mené avec BP et Kosmos Energy, pourrait faire du Sénégal un acteur majeur du gaz en Afrique. Le gouvernement présente ce gaz comme une énergie de transition, moins polluante que le charbon ou le pétrole. « Nous devons être pragmatiques », explique Antoine Félix Diome, ministre de l’Énergie. « Le gaz nous permettra de financer la transition vers les renouvelables, tout en assurant la sécurité énergétique. » Cependant, cette stratégie suscite des débats. Certains experts redoutent un nouvel enfermement dans une dépendance fossile, tandis que d’autres y voient une opportunité de développement économique rapide. Le dilemme est réel, et le temps presse. Une stratégie nationale en mutation En 2021, le Sénégal a adopté une Stratégie nationale de développement bas carbone à l’horizon 2050. Ce document trace une feuille de route ambitieuse : réduction de 23 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, électrification rurale à 100 %, et intégration massive des énergies propres. Pour y parvenir, l’État mise sur des partenariats public-privé, des financements internationaux, et une coopération renforcée avec les institutions africaines. La Banque africaine de développement a déjà engagé plus de 300 millions de dollars dans des projets énergétiques sénégalais. « Le Sénégal devient un laboratoire de la transition énergétique en Afrique », estime Fatoumata Ba, consultante en politiques climatiques. « Ce qui se passe ici pourrait inspirer d’autres pays du Sahel. » Les défis de l’accès à l’énergie Malgré les progrès, l’accès à l’électricité reste inégal. En zone urbaine, plus de 90 % des ménages sont raccordés, mais en zone rurale, ce chiffre tombe à 45 %. Des milliers de villages vivent encore dans l’obscurité, ou dépendent de groupes électrogènes coûteux et polluants. Pour y remédier, des micro-réseaux solaires sont en cours de déploiement dans les régions isolées. À Kolda, un projet pilote alimente déjà une centaine de foyers. « Avant, on utilisait des lampes à pétrole », raconte Mamadou Sarr, chef de village. « Maintenant, nos enfants peuvent étudier le soir, et les femmes peuvent conserver les aliments au frais. » Ces initiatives locales sont cruciales pour faire de la transition énergétique une réalité partagée, et non un luxe réservé aux grandes villes. Une jeunesse mobilisée Dans les rues de Dakar, les voix s’élèvent. Des collectifs citoyens, des étudiants, des artistes s’emparent de la question climatique. Chaque vendredi, des jeunes se rassemblent devant le ministère de l’Environnement, pancartes à la main, slogans en wolof et en français. « Ce n’est pas seulement une crise écologique, c’est une crise sociale », affirme Khadim Gueye, 22 ans, membre du mouvement Fridays for Future Sénégal. « Nous voulons un avenir où l’énergie rime avec justice, où personne n’est laissé de côté. » Cette jeunesse, connectée, engagée, exige des comptes et des résultats. Elle pousse les décideurs à aller plus loin, plus vite. Et peut-être, à inventer un nouveau modèle africain de développement durable. Le Sénégal est à la croisée des chemins. Entre le soleil qui brûle, le vent qui souffle, et le gaz qui dort sous les flots, il cherche sa voie. Mais dans ce pays où l’énergie a toujours été une question de survie, peut-elle devenir un outil de renaissance ? #### Sénégal : la nouvelle stratégie énergétique face aux défis climatiques Le vent souffle fort sur la côte sénégalaise. À quelques kilomètres de Dakar, d’immenses pales blanches tournent lentement dans le ciel, comme des sentinelles du futur. Sous leur ombre, des ingénieurs observent les écrans, concentrés. Quelque chose est en train de changer. Le Sénégal, longtemps dépendant des énergies fossiles, amorce un virage audacieux. Une transition énergétique qui pourrait redéfinir son avenir, mais aussi celui de toute l’Afrique de l’Ouest. Un pays à la croisée des chemins Depuis plusieurs années, le Sénégal fait face à une pression croissante : croissance démographique, urbanisation rapide, besoin d’industrialisation… et une crise climatique qui frappe déjà les côtes et les campagnes. Les coupures d’électricité, fréquentes dans certaines régions, freinent le développement économique. Pourtant, le pays possède un potentiel énergétique colossal encore largement inexploité. « Nous avons du soleil plus de 300 jours par an, des vents puissants sur le littoral, et même des gisements de gaz naturel offshore. Il était temps de repenser notre modèle », explique Fatou Diop, ingénieure en énergie renouvelable à Thiès. Jusqu’à récemment, plus de 80 % de l’électricité sénégalaise provenait de centrales thermiques alimentées au fioul ou au charbon. Une dépendance coûteuse et polluante. Mais depuis 2020, le gouvernement a lancé une stratégie ambitieuse : atteindre 30 % d’énergie renouvelable dans le mix national d’ici 2025. Et ce n’est qu’un début. Le pari des énergies renouvelables Le parc éolien de Taïba Ndiaye, inauguré en 2020, symbolise ce tournant. Avec ses 46 turbines, il produit 158 mégawatts, soit 15 % de la capacité électrique du pays. C’est le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest. « Quand je vois ces éoliennes, je pense à mes enfants. On leur laisse quelque chose de propre, de durable », confie Mamadou Sarr, habitant du village voisin. Mais le vent n’est pas seul à souffler dans les voiles de la transition. Le solaire connaît aussi un essor spectaculaire. La centrale de Bokhol, dans le nord du pays, alimente déjà plus de 160 000 foyers. D’autres projets, comme ceux de Santhiou Mékhé ou de Malicounda, sont en cours de construction, avec un objectif clair : rendre l’énergie plus accessible et moins chère. Selon l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER), le coût de production du kilowatt solaire est passé de 23 FCFA à moins de 10 FCFA en cinq ans. Une baisse spectaculaire qui rend cette énergie de plus en plus compétitive face aux sources traditionnelles. Le gaz naturel, une énergie de transition ? En parallèle, le Sénégal mise sur une autre carte : le gaz naturel. En 2014, d’importants gisements ont été découverts au large de Saint-Louis, partagés avec la Mauritanie. Le projet Grand Tortue Ahmeyim, développé avec BP et Kosmos Energy, devrait entrer en production fin 2024. Il pourrait propulser le pays parmi les principaux producteurs de gaz en Afrique. Mais ce choix divise. Pour certains, le gaz est une opportunité de réduire les importations de fioul et de financer les énergies vertes. Pour d’autres, c’est un risque de retarder la transition. « Le gaz peut être une étape, mais il ne faut pas s’y enfermer. L’urgence climatique exige des choix courageux », estime Cheikh Ndiaye, climatologue à l’Université Cheikh Anta Diop. Le gouvernement, lui, parle de « mix intelligent ». Macky Sall, président du Sénégal, a déclaré en 2023 : « Nous ne pouvons pas sauter des étapes. Le gaz est pour nous une énergie de transition, pas une fin en soi. » Des villages électrifiés, des vies transformées Au-delà des grandes infrastructures, la transition énergétique sénégalaise se joue aussi dans les zones rurales. Là où l’électricité n’arrivait pas, des mini-centrales solaires changent le quotidien. Dans le village de Ndiobène, au centre du pays, l’installation de panneaux photovoltaïques a permis d’alimenter une école, un centre de santé et plusieurs ateliers artisanaux. « Avant, on utilisait des lampes à pétrole. C’était dangereux et cher. Maintenant, mes enfants peuvent faire leurs devoirs le soir », témoigne Aminata Fall, mère de trois enfants. L’électrification rurale est devenue un levier de développement, mais aussi un facteur de cohésion sociale. En 2022, plus de 600 localités ont été raccordées grâce à des solutions solaires hybrides. L’objectif est d’atteindre 100 % d’électrification d’ici 2030, un défi immense dans un pays où plus de 40 % de la population vit encore en dehors des réseaux classiques. Un modèle pour l’Afrique de l’Ouest ? Le Sénégal n’est pas seul dans cette course. Le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana développent eux aussi des projets renouvelables. Mais Dakar semble vouloir jouer un rôle de pionnier régional. En 2023, le pays a rejoint l’initiative Desert to Power de la Banque africaine de développement, qui vise à créer une ceinture solaire du Sahel capable d’alimenter 250 millions de personnes. « Si le Sénégal réussit, il peut inspirer toute la sous-région. Nous avons besoin de leaders climatiques africains, capables de montrer que développement et écologie ne sont pas incompatibles », affirme Mariam Koné, experte en politiques énergétiques à l’Union africaine. Des partenariats avec l’Allemagne, la Chine ou encore le Maroc se multiplient. Et les financements suivent : la Banque mondiale, l’Union européenne et plusieurs fonds d’investissement injectent des milliards de francs CFA dans des projets verts. Des défis encore nombreux Malgré ces avancées, les obstacles restent nombreux. Le manque de formation technique, les lenteurs administratives, ou encore l’instabilité des réseaux freinent parfois l’essor des énergies propres. Et la question du stockage, cruciale pour le solaire et l’éolien, reste peu résolue. « On produit beaucoup, mais on perd aussi beaucoup, faute de batteries ou de réseaux adaptés », déplore Issa Ba, technicien en maintenance à Kaolack. La formation des jeunes, la modernisation du réseau national et la gouvernance des projets seront déterminantes dans les prochaines années. Mais peut-être le plus grand défi est ailleurs : dans la capacité à faire accepter ce changement à toute une société. Car la transition énergétique ne se décrète pas, elle se construit, jour après jour, dans les foyers, les entreprises, les écoles. Alors que les éoliennes continuent de tourner au loin, une question demeure : le Sénégal saura-t-il transformer cet élan en révolution durable ? Ou cédera-t-il, comme tant d’autres, aux sirènes du court terme ? Le vent, lui, ne s’arrêtera pas de souffler. #### Sénégal : Le bilan des victimes suite au chavirement d’une pirogue s’élève à 14 Une tragédie s’est déroulée au Sénégal lorsque qu’une pirogue a chaviré, entraînant la perte de vies humaines. Les événements comme celui-ci rappellent les dangers auxquels sont confrontées les personnes qui dépendent des transports maritimes dans certaines régions du monde. Nous verrons dans cet article les circonstances entourant le chavirement de la pirogue et les conséquences tragiques qui en ont découlé. Nous discuterons également des mesures de sécurité maritime et des défis auxquels sont confrontés les pays pour prévenir de telles tragédies. Le chavirement de la pirogue L’incident s’est produit au large des côtes du Sénégal, lorsque la pirogue transportant des passagers a chaviré. Les détails exacts de l’accident ne sont pas encore clairs, mais il semble que la pirogue ait été confrontée à des conditions météorologiques difficiles, notamment des vents violents et une mer agitée. Malheureusement, cet accident a entraîné la perte de nombreuses vies innocentes. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le bilan des victimes Le bilan des victimes du chavirement de la pirogue s’est élevé à 14 décès confirmés. Parmi les victimes, on compte des hommes, des femmes et des enfants qui se trouvaient à bord de la pirogue. Les autorités locales ont mis en place des opérations de sauvetage pour retrouver d’autres éventuelles personnes disparues et fournir une assistance aux survivants. Les défis de la sécurité maritime Cet incident met en évidence les défis auxquels sont confrontés de nombreux pays en matière de sécurité maritime. Dans certaines régions, les conditions météorologiques peuvent être imprévisibles et dangereuses, mettant en péril la sécurité des voyageurs maritimes. De plus, le manque de réglementation et de surveillance adéquates peut contribuer à des situations dangereuses, où les pirogues surchargées ou mal entretenues risquent de se renverser. Les mesures de sécurité et les efforts de prévention Pour éviter de telles tragédies, il est essentiel de mettre en place des mesures de sécurité et de renforcer les efforts de prévention. Cela comprend des inspections régulières des embarcations pour s’assurer de leur conformité aux normes de sécurité, la formation des capitaines et des équipages sur les procédures d’urgence et la sensibilisation du public aux risques liés aux voyages maritimes. Les autorités locales et les organisations internationales travaillent de concert pour renforcer la sécurité maritime et réduire les accidents tragiques. Le chavirement de la pirogue au large des côtes du Sénégal a entraîné la perte de 14 vies, mettant en évidence les dangers auxquels sont confrontées les personnes qui dépendent des transports maritimes. Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes de l’accident, il est essentiel de prendre des mesures pour renforcer la sécurité maritime. Cela comprend la mise en place de réglementations adéquates, la formation des capitaines et des équipages, ainsi que la sensibilisation du public aux risques. La sécurité des voyages maritimes est un enjeu mondial, et il est crucial que les pays collaborent pour prévenir de telles tragédies à l’avenir. #### Sénégal : Le secteur de l’énergie participe à la lutte contre le COVID-19 Le jeudi 2 avril 2020, Mr Mouhamadou Makhtar Cissé Ministre du Pétrole et des Énergies du Sénégal entouré de ses collaborateurs a remis à son homologue de la Santé et de l’Action Sociale Abdoulaye Diouf SARR, une contribution de 1.064.260.000 FCFA (en nature et en numéraire) collectée auprès de tous les acteurs du pétrole et de l’énergie. Cette contribution de plus d’un milliard de francs servira à la lutte contre la propagation du COVID-19 à la suite de l’appel lancé par le Président de la République son Excellence Monsieur Macky SALL et relayé par le Ministre par une circulaire.  La séance s’est tenue par visioconférence entre les sièges des deux ministères situés respectivement À Fann Résidence et au Building Administratif Mamadou Dia à Dakar. Les acteurs du secteur de l’énergie resteront mobilisés Le Ministre Cissé a assuré  son homologue que les acteurs du secteur de l’énergie resteraient mobilisés par ailleurs à assurer une qualité et une continuité de service, pendant ces moments difficiles, tout en observant et en faisant observer scrupuleusement les mesures prises par les autorités au niveau de leurs structures respectives.  Il a aussi partagé leurs vives félicitations et encouragements à l’endroit du personnel de la santé et de l’action sociale.   Les deux ministres entourés de leurs collaborateurs se sont félicités de la collaboration et de l’initiative. Il faut signaler que le personnel du Ministère s’est joint spontanément à cet élan de solidarité pour verser sa contribution à côté des sociétés sous tutelle, les Compagnies pétrolières et sous traitants, les Entreprises du sous-secteur hydrocarbures, les Entreprises du sous-secteur Electricité et les producteurs indépendants d’électricité. Mr Diouf SARR a remercié Mr CISSÉ de ce geste et l’a assuré qu’il en sera fait un bon usage et qu’au sortir de la crise le secteur du pétrole sera le fleuron de l’économie nationale de lance qui aidera le pays à rebondir et atteindre l’émergence. Le Sénégal compte à ce jour 219 cas identifiés Le Sénégal compte à ce jour 219 cas identifiés, dont 2 décès et 72 guéris. Le Président de la République a fait adopter une batterie de mesures allant de la réduction des heures de travail dans l’administration, au télétravail pour le personnel non indispensable et l’interdiction des rassemblements publics et privés. Il a aussi déclaré l’état d’urgence et prolongé le couvre-feu entre 20h et 6h du matin jusqu’au 4 mai. Liste des Donateurs (disponible avec les montants sur le site web du ministère du pétrole et des énergies : www.energie.gouv.sn)  1. Association Sénégalaise des Pétroliers (ASP)  2. Société Africaine de Raffinage (SAR)  3. Touba Oil  4. Senelec  5. Transport Ibrahima Sakho  6. Khoury Transport  7. Transport Ahmed Djioum Gazal et Fils  8. GIE Keur Khadim  9. Daniel Haddad et Fils  10. Transports Amadou Dieye  11. Entracom  12. Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (CRSE)  13. PETROSEN  14. Groupement Professionnel de l’Industrie du Pétrole au Sénégal (GPP)  15. Fondation Total Sénégal  16. BP Sénégal  17. Woodside  18. DG Woodside  19. Star Energy  20. Elton  21. Ciel Oil  22. WMS Oil SA  23. Senstock  24. Meridam West Africa  25. Lekela Power  26. Senergy 2  27. Energy Ressources Senegal  28. Techno Solaire Sa  29. Tobene Power  30. Kounoune Power  31. Petrotive Senegal  32. Vinci Energie  33. Akilee Sa  34. Vivo Energie  35. Personnel Ministère du Pétrole et des Energies  36. West African Energy  37. Locafrique Holdind/Dermon Oil and Gas  38. Excellec SA  39. ETM  40. Association des Transporteurs du Pétrole (ATP) #### Sénégal : les députés ouvrent la voie aux candidatures de l’opposition pour l’élection présidentielle Le parlement sénégalais a adopté samedi un projet de loi qui permettrait à deux figures de l’opposition, Khalifa Sall et Karim Wade, de se présenter à l’élection présidentielle prévue en février 2024. Cette décision intervient après un dialogue national initié par le président Macky Sall, qui achève son deuxième et dernier mandat. Un projet de loi qui rétablit les droits des personnes condamnées Le projet de loi modifie l’article L28-3 du code électoral, qui stipule que toute personne condamnée à une peine d’emprisonnement supérieure à cinq ans est radiée de la liste électorale et ne peut donc pas se porter candidate à une élection. Le nouveau texte prévoit que la personne condamnée recouvre ses droits en étant réinscrite sur la liste électorale une fois écoulé le reliquat de la peine pour laquelle elle a bénéficié d’une grâce ou d’une amnistie. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Cette disposition concerne directement Khalifa Sall et Karim Wade, deux poids lourds de l’opposition sénégalaise, qui n’ont pas pu participer à l’élection présidentielle de 2019 en raison de leurs condamnations respectives pour des affaires financières. Khalifa Sall, ancien maire de Dakar, a été condamné en 2018 à cinq ans de prison pour escroquerie portant sur des fonds publics. Il a été gracié en 2019 par le président Macky Sall, sans pour autant être réhabilité. Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, a été condamné en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite. Il a été libéré en 2016 après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle, mais il vit actuellement en exil au Qatar. Une avancée saluée par la majorité et l’opposition Le projet de loi a été adopté par 124 voix contre une seule au sein du parlement, où la majorité présidentielle dispose d’une large domination. Le ministre de l’Intérieur Antoine Félix Abdoulaye Diome a expliqué que le texte ne se limitait pas à la modification de l’article L28-3, mais qu’il comportait également d’autres avancées issues du dialogue national. Il a cité notamment la révision de la Constitution et du code électoral, ainsi que la création d’un organe indépendant chargé d’organiser les élections. Le vote a été salué par les partisans de Khalifa Sall et Karim Wade, qui ont exprimé leur satisfaction et leur fierté. Ils ont également appelé à la libération d’Ousmane Sonko, un autre leader de l’opposition, actuellement en détention provisoire pour troubles à l’ordre public après avoir été accusé de viol. Ils ont dénoncé une dérive autoritaire du régime et une instrumentalisation de la justice pour écarter les adversaires politiques. Un geste d’apaisement dans un contexte tendu Le vote intervient dans un contexte politique tendu au Sénégal, marqué par des manifestations violentes en mars dernier suite à l’arrestation d’Ousmane Sonko. Ces troubles ont fait au moins 13 morts et des centaines de blessés, selon Amnesty International. Le président Macky Sall avait alors lancé un appel au calme et au dialogue, tout en affirmant sa volonté de poursuivre les réformes engagées. Le projet de loi adopté samedi est perçu comme un geste d’apaisement et d’ouverture en vue de l’élection présidentielle de 2024, à laquelle Macky Sall ne pourra pas se représenter selon la Constitution. Il pourrait ainsi favoriser une compétition plus inclusive et plus démocratique, selon certains observateurs. Toutefois, il reste encore des incertitudes sur les conditions d’application du texte et sur la volonté réelle des candidats potentiels de l’opposition de participer au scrutin. #### Sénégal : Saint-Louis face à la montée des eaux Le vent souffle fort sur la Langue de Barbarie. Les vagues s’écrasent contre les maisons en tôle, emportant parfois un pan de mur, un souvenir, une vie. À Saint-Louis, l’eau ne frappe plus à la porte : elle entre sans prévenir. Depuis des années, la mer grignote la ville historique, joyau du patrimoine mondial, comme si elle voulait l’engloutir lentement, inexorablement. Une ville entre ciel, fleuve et océan Fondée en 1659 sur une île étroite entre le fleuve Sénégal et l’océan Atlantique, Saint-Louis fut la première capitale de l’Afrique occidentale française. Son architecture coloniale, ses balcons en fer forgé, ses ruelles sablonneuses en font un lieu chargé d’histoire et de mémoire. Mais cette position géographique, autrefois stratégique, est devenue une malédiction. « Nous vivons entre deux eaux. Quand le fleuve déborde, il inonde les terres. Quand l’océan avance, il les emporte », raconte Fatou Ndiaye, institutrice dans le quartier de Guet Ndar. Ce quartier de pêcheurs, coincé sur la Langue de Barbarie, est l’un des plus exposés à l’érosion côtière. Depuis 1950, le niveau de la mer a augmenté de plus de 20 centimètres au large du Sénégal. D’ici 2100, il pourrait monter de 80 centimètres supplémentaires, selon le GIEC. À Saint-Louis, cela signifie que près de 80 % de la ville pourrait être submergée à long terme. La brèche de 2003 : une blessure ouverte En octobre 2003, pour éviter une crue du fleuve Sénégal, les autorités décident d’ouvrir une brèche artificielle dans la Langue de Barbarie. Large de 4 mètres à l’origine, elle s’est élargie à plus de 7 kilomètres aujourd’hui. Une ouverture qui a changé à jamais l’équilibre naturel de la région. « C’est comme si on avait scié la branche sur laquelle on était assis », soupire Mamadou Diop, ancien ingénieur hydraulicien. « La brèche a accéléré l’érosion. Chaque année, la mer avance de plusieurs mètres. Des centaines de maisons ont été englouties. » Selon les données de l’ONG Wetlands International, plus de 4 000 personnes ont été déplacées depuis l’ouverture de la brèche. Beaucoup vivent aujourd’hui dans des camps temporaires, comme celui de Khar Yalla, au nord de la ville. Des familles déracinées, une identité en péril À Khar Yalla, les tentes en toile s’alignent sur le sable brûlant. Il n’y a ni arbres, ni ombre, ni mer. Pour les pêcheurs de Guet Ndar, c’est un exil intérieur. « Ici, je me sens mort », confie Ibrahima Sow, 52 ans, pêcheur depuis l’adolescence. « Je ne vois plus l’océan. Je ne sens plus le sel dans l’air. » La mer ne leur a pas seulement pris leur maison. Elle a emporté leur mode de vie. Les pirogues sont restées là-bas, sur la côte. Les enfants ne vont plus à l’école. Les femmes peinent à vendre du poisson qu’on ne pêche plus. Le tissu social se délite. « On nous a arrachés à notre histoire », dit Aminata Ba, sociologue à l’université Gaston Berger. « À Saint-Louis, la mer est une mémoire vivante. En la perdant, on perd une part de nous-mêmes. » Des solutions qui peinent à contenir la mer Face à la menace, les autorités sénégalaises ont lancé plusieurs projets de protection côtière. Des digues en blocs de roche ont été érigées, des plantations de filaos tentent de fixer le sable. En 2018, un projet financé par la Banque mondiale a permis de reloger près de 1 000 familles dans des logements sociaux. Mais ces mesures restent ponctuelles, souvent insuffisantes. « La mer est plus forte que nos murs », affirme Cheikh Fall, chef de chantier sur la digue de Goxu Mbath. « Chaque saison des pluies, on recommence. » Le coût de la protection de Saint-Louis est estimé à plus de 200 millions d’euros sur les vingt prochaines années. Une somme colossale pour un pays où les priorités sont nombreuses. Et pendant ce temps, la mer continue son travail de sape, centimètre par centimètre. Un laboratoire du changement climatique Saint-Louis est aujourd’hui considérée comme l’une des villes les plus menacées d’Afrique par la montée des eaux. L’UNESCO, qui l’a inscrite au patrimoine mondial en 2000, tire régulièrement la sonnette d’alarme. En 2022, elle a même évoqué la possibilité de la classer en péril. « Ce qui se passe ici est un avertissement pour le monde entier », souligne Marie-Claire Dubois, experte en climat à l’UNEP. « Saint-Louis est un laboratoire à ciel ouvert des effets du changement climatique. Si on ne parvient pas à la sauver, d’autres villes suivront. » En Afrique, plus de 100 millions de personnes vivent à moins de 10 mètres du niveau de la mer. Lagos, Abidjan, Dar es Salaam, Le Cap… Toutes sont concernées. Saint-Louis, en première ligne, pourrait bien être le miroir d’un avenir proche. Espoirs, résistances et mémoire Malgré tout, la ville résiste. Chaque matin, les pêcheurs de Guet Ndar mettent leur pirogue à l’eau. Les femmes fument le poisson comme leurs mères avant elles. Les enfants jouent dans le sable, insouciants du danger qui rôde. Il y a dans cette ville une résilience têtue, presque poétique. « On ne partira pas », affirme Khady Fall, mère de six enfants. « C’est ici que nos ancêtres sont enterrés. C’est ici que nos enfants doivent vivre. » Des artistes, des chercheurs, des militants s’organisent pour documenter, alerter, préserver. Des projets de tourisme durable voient le jour. Des expositions racontent la mémoire des quartiers disparus. Saint-Louis devient aussi un lieu de réflexion sur la mémoire, la perte et l’adaptation. Alors que les vagues continuent de frapper les rives, une question demeure : combien de temps encore Saint-Louis pourra-t-elle tenir ? Et surtout, que sommes-nous prêts à faire pour que son histoire ne soit pas engloutie à jamais ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Sénégal : un pays en crise politique et sociale Le Sénégal, pays d’Afrique de l’Ouest réputé pour sa stabilité démocratique, traverse une période de turbulences politiques et sociales depuis plusieurs semaines. L’arrestation et le procès de l’opposant Ousmane Sonko, accusé de diffamation par le président Macky Sall, ont provoqué des manifestations violentes dans tout le pays, faisant plusieurs morts et des centaines de blessés. Dans ce contexte tendu, quelles sont les causes et les conséquences de cette crise ? Quelles sont les perspectives pour l’avenir du Sénégal ? Ousmane Sonko, le leader de l’opposition qui défie Macky Sall Ousmane Sonko est à la tête du parti Pastef (Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité), créé en 2014. Ancien inspecteur des impôts, il se présente comme le porte-parole de la jeunesse sénégalaise, qui représente plus de 60 % de la population. Il dénonce la corruption, le népotisme et la mauvaise gestion du pouvoir en place, et propose un projet alternatif basé sur la souveraineté économique, la justice sociale et la réforme des institutions. Il se classe troisième à l’élection présidentielle de 2019, avec 15 % des voix, derrière Macky Sall (58 %) et Idrissa Seck (21 %). Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Depuis lors, il est devenu la principale figure de l’opposition au président Sall, qui brigue un troisième mandat controversé en 2024. Il est accusé par le chef de l’Etat d’avoir diffamé l’armée sénégalaise en affirmant qu’elle était impliquée dans des trafics illicites en Casamance, région du sud du pays en proie à une rébellion indépendantiste depuis les années 1980. Il est arrêté le 16 mars 2023 et transféré au tribunal de Dakar sous forte escorte policière. Il affirme avoir été malmené par les forces de l’ordre et hospitalisé dans une clinique privée. Il appelle ses partisans à se mobiliser pour faire face au « coup d’Etat constitutionnel » de Macky Sall. Des manifestations sans précédent dans tout le pays L’arrestation et le procès d’Ousmane Sonko ont déclenché une vague de contestation populaire sans précédent dans l’histoire du Sénégal. Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Dakar et d’autres villes du pays pour réclamer la libération du leader de l’opposition et le respect de l’Etat de droit. Les affrontements avec les forces de sécurité ont été violents : jets de pierres, barricades enflammées, tirs de gaz lacrymogènes et de balles réelles. Le bilan est lourd : au moins six morts, dont un adolescent de 17 ans, et plus de 500 blessés, selon Amnesty International. Les manifestants ont également ciblé des symboles du pouvoir et des intérêts étrangers : des bâtiments publics, des stations-service, des supermarchés, des banques, des médias proches du régime ont été saccagés ou incendiés. Des personnalités politiques, religieuses ou culturelles ont apporté leur soutien au mouvement, comme le rappeur Akon ou le chanteur Youssou N’Dour. Des appels à la désobéissance civile ont été lancés sur les réseaux sociaux, sous les hashtags #FreeSenegal ou #MackyDegage. #### Seychelles, Maurice, Algérie : pourquoi dominent-ils l’IDH africain ? Seychelles, Maurice, Algérie : trois modèles de développement Seychelles, Maurice et Algérie incarnent trois modèles différents : petite économie touristique, île de services diversifiée et grand pays à base énergétique avec politique sociale. Le développement d’un pays ne se résume pas à la richesse produite. L’IDH ajoute la santé, l’éducation et le revenu par habitant, ce qui explique pourquoi certains pays moins peuplés ressortent mieux que de grandes puissances économiques. Le rapport du PNUD publié en 2025 utilise des données 2023 pour comparer santé, éducation et revenu. Les Seychelles et Maurice figurent parmi les pays africains les mieux classés, avec une catégorie de développement humain très élevée. L’Algérie reste souvent citée parmi les pays du continent les mieux positionnés hors îles, grâce à ses indicateurs sociaux. Leur avance tient à la santé, à l’éducation et au revenu moyen, pas à un seul facteur. Le tourisme aide les îles, mais l’organisation administrative, les infrastructures et la continuité des politiques publiques comptent autant. Ce que l’IDH mesure vraiment Les Seychelles et Maurice disposent de populations plus réduites, d’économies de services, d’un tourisme structurant et d’une capacité plus forte à diffuser l’accès à l’école et à la santé. Cela ne signifie pas absence de fragilité, mais explique pourquoi leur classement diffère des grands pays producteurs de pétrole ou des économies très peuplées. L’IDH permet de voir si la richesse se transforme en espérance de vie, années de scolarisation et revenu moyen. Il met en lumière les pays qui ont converti une partie de leur croissance en services publics. Il ne dit pas tout : il ne mesure pas finement les inégalités internes, la qualité de l’emploi ou les libertés politiques. Une île touristique reste exposée aux chocs extérieurs. Un pays dépendant des hydrocarbures reste vulnérable aux prix mondiaux. L’IDH indique un niveau atteint, pas une garantie automatique pour l’avenir. Dire “pays développé” sans préciser l’indicateur. Comparer IDH et PIB comme s’ils mesuraient la même chose. Oublier que les données publiées ont souvent deux ans de décalage. Fragilités et limites du classement Sur développement humain en Afrique, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. L’IDH est plus complet que le PIB, mais il reste une moyenne nationale. Il peut masquer des écarts importants entre capitale et zones rurales, entre régions côtières et intérieures, ou entre ménages aisés et ménages précaires. Un pays bien classé peut encore avoir de fortes tensions sur le logement, l’emploi ou le coût de la vie. Points à retenir sur les indicateurs de développement Ces pays ressortent grâce à une combinaison de revenu, santé, éducation et politiques publiques plus diffusées. La lecture la plus honnête consiste donc à utiliser l’IDH comme point de départ, puis à regarder les indicateurs de pauvreté, d’éducation réelle, de santé publique et d’accès aux services. Le développement se mesure dans les chiffres, mais il se vérifie surtout dans la vie quotidienne. L’école, la santé et l’accès aux services de base transforment la croissance en développement humain. C’est là que certains pays progressent mieux que d’autres : ils ne se contentent pas de produire de la richesse, ils en convertissent une partie en capacités concrètes pour les habitants. La réponse dépend du sujet, mais la règle reste la même : vérifier la source, la date, le pays concerné et les conditions concrètes avant de décider. Les sources n’utilisent pas toujours la même année, la même devise, le même périmètre ou la même méthode. C’est pourquoi les écarts doivent être expliqués plutôt que copiés sans contexte. À lire aussi Pays les plus développés d’Afrique : classement IDH PIB ou IDH : comment mesurer le développement d’un pays africain ? Sources PNUD, Human Development Report 2025 ; Banque mondiale, PIB en dollars courants. FAQ Pourquoi ces pays dominent-ils l’IDH africain ? Ils combinent de meilleurs indicateurs de santé, d’éducation et de revenu moyen que beaucoup d’autres pays africains. Quelles fragilités restent à surveiller ? Les îles restent exposées aux chocs touristiques et climatiques. L’Algérie dépend encore fortement des hydrocarbures. Pourquoi comparer avec le PIB ? Le PIB montre la taille économique ; l’IDH montre davantage la conversion de la richesse en conditions de vie. 📌 Guide complet : PIB Afrique 2026 : classement et analyse par pays #### SICPA joue de son influence en Côte d’Ivoire L’entreprise suisse spécialiste en solutions d’authentification s’appuie sur un réseau influent d’anciens ministres et responsables politiques pour vendre ses services aux gouvernements. Mais les plaintes et l’enquête dont l’entreprise fait l’objet par le Ministère Public de la Confédération helvétique risquent de ne pas jouer en sa faveur.  Ce qu’il faut retenir L’entreprise suisse spécialiste en solutions d’authentification s’appuie sur un réseau influent d’anciens ministres et responsables politiques pour vendre ses services aux gouvernements. Mais les plaintes et l’enquête dont l’entreprise fait l’objet par le. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Entrepreneuriat en Côte d’IvoireActualités Afrique Selon le Financial Afrik, la société suisse SICPA poursuivrait son expansion sur le marché africain, et serait actuellement en négociation avec le gouvernement ivoirien pour obtenir le marché de gré à gré. Irrité par le manque à gagner considérable que représentent les produits illicites transitant par ses frontières, le gouvernement ivoirien chercherait une solution de codification et traçabilité, notamment des produits soumis à accise qui lui permette de remplir ses obligations vis-à-vis de l’OMS. Un nombre croissant de pays dans le monde, soucieux de lutter efficacement contre ces problématiques complexes, tout en satisfaisant aux enjeux de digitalisation des finances publiques, adoptent les technologies digitales modernes de marquage, de traçabilité et d’interopérabilité. Des enjeux que le président ivoirien Alassane Ouattara a placé au cœur de son action gouvernementale par Vision de la Stratégie Côte d’Ivoire 2030, dont le démarrage avait été salué par le Premier ministre Patrick Archi au mois de juin de l’année dernière.  Afin de faciliter son développement sur le continent africain, SICPA a recours à des lobbyistes de renom. D’après Financial Afrik, Dominique Strauss-Kahn aurait ainsi facilité le rapprochement de SICPA avec les autorités togolaises et œuvrerait à renforcer la position de l’entreprise suisse au Maroc. SICPA compte aussi dans son rang l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy Éric Besson, où il travaille sur la zone Afrique. Il est en cela aidé par l’ancien ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson. Un réseau d’influence sur lequel SICPA peut capitaliser en Côte d’Ivoire. Les chances de la société d’emporter la confiance du gouvernement ivoirien risquent toutefois d’être entachées par un certain nombre d’affaires dont est accusée la société. En effet, depuis 2015, le Ministère Public de la Confédération (MPC) mène une enquête sur SICPA et son directeur général pour des accusations de corruption d’« agents publics étrangers » en Amérique latine.  Banchi Don-Mello Rose, Secrétaire Exécutif de l’Union des Grandes Entreprises Industrielles de Côte d’Ivoire ou UGECI, soutient de son côté que la Côte d’Ivoire et ses acteurs économiques « ne soutiennent aucune solution particulière », mais souhaitent seulement que l’Etat ivoirien choisisse « une solution efficace et opérationnelle contre le commerce illicite ». Cette solution devra être « la moins chère possible afin de rester compétitifs en particulier en cette période de lutte contre la vie chère où les entreprises font face à une forte inflation de leurs couts de production », et que les industriels « comptent sur l’Etat pour jouer pleinement son rôle de garant des industries nationales ».  #### Soins de santé en Afrique du Sud : comment l’inégalité contribue à l’inefficacité ? L’Afrique du Sud a un système de santé à deux niveaux et très inégal. Le secteur public est financé par l’État et dessert la majorité, 71 %, de la population. Le secteur privé est en grande partie financé par des contributions individuelles à des régimes d’aide médicale ou d’assurance maladie et dessert environ 27 % de la population.  Le secteur public est sous-financé alors que la plupart des Sud-Africains ne peuvent pas se permettre le coût exorbitant des soins privés. Pour équilibrer la balance, le gouvernement a déposé le Régime national d’assurance maladie. La proposition était de fournir des soins de santé universels en achetant des services à des professionnels de la santé par le biais d’un fonds national d’assurance maladie. Ces services seraient ensuite dispensés dans des établissements privés et publics. Mais il reste de nombreuses questions sans réponse sur le fonctionnement exact de ce système et de nombreux doutes à son sujet.  Quelles sont les solutions ? Il y a une énorme opportunité de réformer le système. La plus grande leçon tirée du COVID-19 est que s’il y a une mauvaise utilisation de la santé aux niveaux inférieurs, les gens courent un risque accru de maladie grave et de décès dus au COVID-19. Les comorbidités sont un facteur de risque pour le COVID-19. Si le secteur de la santé faisait un meilleur travail de diagnostic et de traitement des personnes vivant avec le diabète au niveau communautaire, par exemple, les résultats seraient meilleurs. Voici les défis liés aux soins de santé en Afrique : Si le pays disposait d’un solide réseau de soins de santé primaires avec des agents de santé communautaires compétents et bien formés, il aurait eu de meilleures chances de contenir la propagation du COVID-19 et de relier les gens aux soins plus tôt afin de réduire les décès. Nous devons également examiner l’efficacité des hôpitaux. Certaines questions fondamentales doivent être posées, telles que faisons-nous le travail qui devrait être fait dans un hôpital ? Oui, il est difficile de refuser les gens. Mais tant de choses sont mal faites dans les hôpitaux du secteur public. Comment l’Afrique du Sud doit-elle gérer la nature inégale de l’offre de soins de santé ? Le pays doit trouver un moyen de s’assurer que la disponibilité des soins est répartie plus uniformément dans tout le système. Nous ne pouvons pas examiner les secteurs privé et public séparément. L’un a un impact sur l’autre. Le système de santé sud-africain est inefficace, tant public que privé. Le coût des soins de santé est trop élevé. À long terme, l’amélioration de la qualité des soins dans le secteur public équilibrerait le besoin des gens d’avoir une assurance médicale coûteuse. Les cadres institutionnels de l’Afrique du Sud perpétuent l’inégalité au lieu de s’y attaquer. Les soins de santé financés par l’État ne sont pas attribués en fonction des besoins, mais déterminés par la part relative de la population de chaque province. Dans ce scénario, le financement des provinces du Cap occidental et du Cap oriental serait à peu près le même, malgré un contexte de mise en œuvre très différent. Lorsque vous considérez la vaste zone couverte par le Cap oriental, il est clair que les dispositions actuelles ne traitent pas l’inégalité d’accès. #### Soudan : la guerre civile fait des victimes innocentes à Omdourman Le dimanche 5 novembre 2023, un drame s’est produit à Omdourman, une banlieue de Khartoum, la capitale du Soudan. Plus de 20 civils ont été tués et d’autres blessés par la chute d’obus sur un marché, selon une ONG locale. Ce massacre est le dernier en date d’une guerre civile qui oppose depuis avril deux généraux rivaux pour le contrôle du pouvoir : Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée, et Mohamed Hamdane Daglo, chef des Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire. Ce conflit sanglant a déjà fait plus de 9 000 morts, selon une estimation de l’ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), et a provoqué le déplacement de plus de 6 millions de personnes. Quelles sont les causes et les conséquences de cette guerre ? Quelles sont les perspectives de paix ? Un coup d’État manqué à l’origine du conflit La guerre civile au Soudan a éclaté le 15 avril 2023, suite à un coup d’État manqué contre le général al-Burhan, qui dirigeait le Conseil souverain, l’organe de transition mis en place après la chute du dictateur Omar el-Béchir en 2019. Le général Daglo, qui était le numéro deux du Conseil souverain et le chef des FSR, une ancienne milice janjawid impliquée dans le génocide au Darfour, a tenté de renverser al-Burhan avec le soutien de l’Égypte et des Émirats arabes unis. Mais al-Burhan a résisté avec l’appui de l’Arabie saoudite et du Qatar. Depuis lors, les deux camps se livrent une guerre sans merci pour le contrôle du pays, en utilisant des armes lourdes, des avions de combat et des drones. Voici une vidéo relatant ces faits : Une situation humanitaire catastrophique La guerre civile au Soudan a eu des conséquences désastreuses pour la population civile, qui subit les bombardements, les exactions et les pénuries. Selon l’ONU, plus de 6 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur du pays ou vers les pays voisins, notamment l’Éthiopie, le Tchad et l’Ouganda. Plus de 13 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence, notamment en matière de nourriture, d’eau, de santé et d’éducation. La situation est particulièrement critique au Darfour, où les FSR ont repris le contrôle de plusieurs villes et commis des massacres contre les civils. Le risque de famine est élevé dans cette région déjà ravagée par des années de conflit. Une impasse politique et militaire Malgré plusieurs tentatives de médiation internationale, notamment sous l’égide de l’Union africaine et de l’ONU, les belligérants n’ont pas réussi à trouver une issue politique à la crise. Les pourparlers qui ont eu lieu fin octobre à Djeddah, en Arabie saoudite, n’ont pas abouti à un cessez-le-feu durable ni à un accord sur les modalités d’une transition démocratique. Les deux généraux s’accusent mutuellement de violer les trêves et de torpiller les négociations. Sur le terrain, aucun des deux camps n’a réussi à prendre un avantage décisif. L’armée contrôle toujours une grande partie du sud et du sud-est du pays, tandis que les FSR dominent l’ouest et le sud-ouest. La capitale Khartoum est divisée entre les zones tenues par al-Burhan et celles occupées par Daglo. Une urgence pour la communauté internationale La guerre civile au Soudan représente un danger pour la paix et la sécurité régionales. Elle menace de déstabiliser les pays voisins, qui accueillent des millions de réfugiés et qui sont confrontés à leurs propres crises internes, comme l’Éthiopie, le Tchad ou l’Égypte. Elle favorise également la prolifération des groupes armés et des trafics illicites dans la région. Elle compromet enfin les efforts de développement et de démocratisation du Soudan, qui avait connu un soulèvement populaire historique en 2019 contre la dictature d’Omar el-Béchir. Face à cette situation dramatique, la communauté internationale doit redoubler d’efforts pour faire pression sur les belligérants et les amener à accepter un dialogue inclusif et une transition pacifique vers un régime civil et démocratique. #### Souveraineté numérique africaine : IA et 5G face à la Chine À Dakar, Abidjan, Kinshasa ou Nairobi, les antennes 5G de Huawei quadrillent désormais les skylines urbaines. Derrière cette révolution de connectivité se dessine un enjeu que peu de gouvernements africains osent nommer franchement : qui contrôle réellement les données qui circulent sur ces réseaux ? En 2026, la bataille pour la souveraineté numérique africaine n’est plus une question théorique réservée aux juristes ou aux ingénieurs — c’est un front géopolitique à part entière, où l’intelligence artificielle, les câbles sous-marins et les centres de données sont devenus des armes aussi stratégiques que le pétrole ou l’uranium. La 5G chinoise en Afrique francophone : partenariat ou dépendance ? Depuis le lancement des premiers corridors 5G commerciaux en Afrique subsaharienne, Huawei demeure l’opérateur dominant dans au moins 70 % des pays francophones du continent. Au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun ou en République Démocratique du Congo, les contrats signés avec le géant de Shenzhen ont permis une accélération inédite de la couverture réseau — souvent à des coûts inférieurs de 30 à 40 % par rapport aux offres occidentales concurrentes. Mais cette aubaine tarifaire a un revers structurel. Les équipements Huawei intègrent, par conception, des architectures propriétaires qui limitent drastiquement la possibilité pour les États africains d’auditer indépendamment les flux de données. En 2026, plusieurs rapports émanant de l’Union africaine et du cabinet de cybersécurité kényan Serianu ont mis en évidence des vulnérabilités systémiques dans les cœurs de réseau déployés en Afrique de l’Ouest, liées à des mises à jour logicielles effectuées à distance depuis des serveurs basés en Chine. La question du huawei 5g afrique francophone souveraineté numérique 2026 n’est donc plus anecdotique. Elle engage la capacité même des États à protéger leurs communications gouvernementales, leurs transactions financières et les données personnelles de leurs citoyens. Les clauses opaques des contrats d’infrastructure Un rapport confidentiel de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), partiellement divulgué en début d’année 2026, révèle que plusieurs contrats liant des États africains à des fournisseurs chinois d’infrastructures numériques comportent des clauses dites de « maintenance prioritaire ». En langage diplomatique, cela signifie que des techniciens basés en Chine disposent d’un accès à distance permanent aux équipements de cœur de réseau — sans obligation d’en informer les autorités locales en temps réel. Côte d’Ivoire : contrat de 780 millions de dollars signé en 2023 avec Huawei Marine pour le déploiement d’un backbone national, avec clause de maintenance à distance non plafonnée. Sénégal : déploiement 5G confié à 80 % à des équipements Huawei dans les zones urbaines de Dakar et Thiès. RDC : trois datacenters construits par China Telecom à Kinshasa, hébergeant une partie des données fiscales de l’État. IA chinoise vs africaine : la guerre invisible des données L’intelligence artificielle est le terrain où se joue la dimension la plus silencieuse — et la plus redoutable — de cette compétition. En 2026, les grandes plateformes d’IA déployées sur le continent africain sont massivement d’origine sino-américaine : Alibaba Cloud, Baidu AI, AWS et Google Vertex AI se partagent l’essentiel du marché des solutions enterprise. Les acteurs africains, malgré des écosystèmes startups dynamiques à Lagos, Nairobi ou Le Cap, peinent à rivaliser en puissance de calcul et en volumes de données d’entraînement. Or, l’IA se nourrit de données locales. Chaque modèle de reconnaissance vocale entraîné sur des conversations en wolof, en lingala ou en dioula produit de la valeur économique et culturelle — valeur qui est aujourd’hui captée hors du continent. La géopolitique des données, qu’on désigne souvent sous l’acronyme ia chinoise vs africaine géopolitique données, révèle une asymétrie fondamentale : les entreprises chinoises et américaines traitent des données africaines pour des usages qui échappent totalement au contrôle des régulateurs locaux. Des initiatives africaines qui émergent malgré tout Face à cette réalité, certains États et acteurs privés africains tentent de reprendre la main. Le Maroc, le Rwanda et le Ghana se distinguent en 2026 par des politiques volontaristes de localisation des données (data localization) et de soutien aux champions technologiques locaux : Rwanda : le gouvernement a lancé en 2025 le programme « AI Kigali », visant à former 10 000 ingénieurs en IA d’ici 2028 et à construire un datacenter souverain alimenté à l’énergie solaire. Maroc : Rabat a adopté en janvier 2026 un cadre légal obligeant les fournisseurs cloud étrangers à héberger localement les données des administrations publiques. Ghana : l’Accra Digital Centre ambitionne de devenir le hub régional de traitement de données pour l’Afrique de l’Ouest anglophone. Ces initiatives sont prometteuses, mais insuffisantes face à la vitesse d’expansion des acteurs chinois et à leurs capacités de financement quasi illimitées via les mécanismes de la Belt and Road Initiative (BRI) numérique. Cybersécurité et dépendance technologique : le talon d’Achille francophone La cybersécurité en Afrique francophone reste le maillon le plus faible de toute cette chaîne. Selon le rapport 2026 de l’organisation INTERPOL sur la cybercriminalité en Afrique, les pertes financières liées aux cyberattaques sur le continent ont atteint 4,1 milliards de dollars en 2025, en hausse de 65 % sur deux ans. Plus préoccupant encore : la majorité des intrusions documentées dans les systèmes gouvernementaux d’Afrique subsaharienne exploitent des failles dans des équipements ou logiciels dont les mises à jour de sécurité sont contrôlées par des tiers étrangers. La cybersécurité afrique francophone dépendance chine est ainsi une équation à double tranchant. D’un côté, les équipements chinois permettent une couverture réseau rapide et bon marché. De l’autre, ils créent une dépendance structurelle qui expose les États à des risques d’espionnage industriel, de sabotage des infrastructures critiques ou de coupure de service en cas de détérioration des relations diplomatiques. Vers un cadre réglementaire africain de cybersécurité L’Union africaine a franchi un premier pas en adoptant, en mars 2026, une Politique continentale de cybersécurité et de protection des données personnelles (PCPD-2026). Ce texte, inspiré à la fois du RGPD européen et des recommandations de l’UIT, pose les jalons d’une certification obligatoire des équipements réseaux déployés dans les infrastructures critiques africaines. Il reste cependant non contraignant pour les États membres, ce qui en limite considérablement la portée pratique à court terme. Des voix comme celle de l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla ou du technologiste ivoirien Thierry Zézé appellent à aller plus loin : créer un Agence africaine du numérique souverain, dotée d’un pouvoir de sanction réel, capable d’auditer les contrats d’infrastructure et d’imposer des standards minimaux d’indépendance technologique. Les infrastructures numériques africaines : vers une réelle indépendance ? La question des infrastructures numériques afrique indépendance technologique ne peut être dissociée du financement. Les câbles sous-marins, les datacenters et les réseaux de fibre optique coûtent des milliards de dollars — argent que la majorité des États africains n’ont pas, d’où le recours massif aux financements chinois via Exim Bank of China ou aux partenariats public-privé avec des géants comme Alibaba ou Huawei. Deux pistes alternatives émergent pourtant en 2026 : Le modèle européen de cofinancement : via le programme Global Gateway de l’UE, plusieurs projets de câbles sous-marins alternatifs sont en cours de déploiement entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest, avec des clauses explicites d’audit indépendant et de propriété partagée. Les obligations vertes africaines : le Rwanda et le Kenya ont levé des fonds sur les marchés internationaux via des green bonds fléchés vers des infrastructures numériques sobres en énergie et propriété locale. Ces alternatives restent marginales. En 2026, l’Afrique francophone demeure structurellement dépendante des fournisseurs extérieurs pour au moins 85 % de ses infrastructures numériques critiques. Renverser cette tendance exigera des décisions politiques courageuses, une coopération régionale renforcée — notamment au sein de la CEDEAO et de la CEEAC — et une génération d’ingénieurs et de juristes africains formés aux enjeux du numérique souverain. FAQ — Vos questions sur la souveraineté numérique africaine Pourquoi la 5G Huawei est-elle problématique pour la souveraineté africaine ? Les équipements Huawei intègrent des architectures propriétaires qui limitent la capacité des États africains à auditer indépendamment leurs réseaux. Des accès à distance permanents accordés à des techniciens basés en Chine soulèvent des risques réels d’espionnage et de dépendance opérationnelle. Existe-t-il des alternatives africaines crédibles à l’IA chinoise ? Des startups comme Lelapa AI (Afrique du Sud), Ubenwa (Nigeria) ou Instadeep (Tunisie/UK) développent des solutions d’IA adaptées aux contextes africains. Mais elles manquent encore de puissance de calcul et de données d’entraînement massives pour rivaliser avec Baidu ou Alibaba Cloud. Qu’est-ce que la « Belt and Road Initiative numérique » et en quoi concerne-t-elle l’Afrique ? La BRI numérique est la déclinaison technologique des Nouvelles Routes de la Soie chinoises. Elle finance des infrastructures numériques (câbles, datacenters, réseaux 4G/5G) en Afrique en échange de contrats préférentiels pour les entreprises chinoises, créant une dépendance structurelle à long terme. Quels pays africains sont les plus avancés en matière de souveraineté numérique ? En 2026, le Rwanda, le Maroc et le Ghana se distinguent par des politiques de localisation des données, de soutien aux champions technologiques locaux et de formation massive aux métiers du numérique. L’Afrique du Sud dispose également d’un écosystème tech mature, mais reste exposée aux mêmes dépendances infrastructurelles. La politique continentale de cybersécurité de l’Union africaine est-elle suffisante ? La PCPD-2026 adoptée par l’UA représente une avancée symbolique importante, mais elle reste non contraignante pour les États membres. Sans mécanisme de sanction réel et sans financement dédié, elle risque de demeurer un texte de principe sans effet pratique significatif à court terme. À lire aussi stratégie chinoise en Afrique transformation numérique africaine opportunités d’investissement technologique normes ESG et infrastructure critique #### Start-up africaines : les secteurs qui attirent le plus d’investisseurs Dans une salle bondée d’un hôtel de Nairobi, des dizaines de jeunes entrepreneurs présentent leurs projets à un parterre d’investisseurs venus du monde entier. Certains ont à peine 25 ans, d’autres déjà plusieurs levées de fonds derrière eux. Tous ont un objectif : convaincre que l’Afrique est bien plus qu’un continent émergent. C’est un terrain d’innovation bouillonnant, et certains secteurs y attirent des millions de dollars chaque année. La fintech, locomotive de l’innovation africaine Impossible de parler de start-up africaines sans évoquer la fintech. En 2023, ce secteur a concentré à lui seul plus de 40 % des investissements en capital-risque sur le continent, selon le cabinet Partech Africa. Des solutions de paiement mobile aux plateformes de crédit instantané, les innovations financières répondent à un besoin criant : l’inclusion. « Avant, je devais faire deux heures de route pour envoyer de l’argent à ma mère au village. Aujourd’hui, je le fais en 30 secondes sur mon téléphone », raconte Aïcha, une commerçante à Dakar. Des entreprises comme Flutterwave (Nigeria), Wave (Sénégal) ou Chipper Cash (Ouganda) ont levé des dizaines de millions de dollars, séduisant des investisseurs comme Sequoia Capital ou Y Combinator. Ces start-up offrent des services agiles, adaptés à des millions de personnes non bancarisées. Et leur croissance est fulgurante. « L’Afrique est le seul continent où les paiements mobiles sont plus utilisés que les banques traditionnelles. C’est un terrain d’expérimentation unique », souligne Marc-André Lemoine, analyste chez AfricInvest. La santé numérique, un marché vital Autre secteur en pleine ébullition : la santé. Avec des systèmes hospitaliers souvent saturés et un accès inégal aux soins, les solutions numériques se multiplient pour combler les lacunes. En Égypte, la plateforme Vezeeta permet de prendre rendez-vous avec un médecin en quelques clics. Au Kenya, m-TIBA permet aux patients de stocker et gérer leur budget santé sur leur téléphone. Ces innovations attirent des investisseurs soucieux d’impact social autant que de rentabilité. En 2022, plus de 130 millions de dollars ont été investis dans des start-up africaines de la healthtech. « Ce n’est pas juste une question de profits. C’est une question de survie », affirme Dr. Fadel Sarr, médecin et entrepreneur sénégalais. « Nos solutions sauvent des vies, et les investisseurs l’ont compris. » Des fonds comme AXIAN ou Novastar Ventures misent sur ces entreprises qui conjuguent technologie et santé publique. Le potentiel est immense : l’OMS estime que 50 % des Africains n’ont toujours pas accès à des soins de base. L’agritech, nourrir un continent en mutation Sur une terre où plus de 60 % de la population dépend de l’agriculture, les innovations dans l’agritech sont devenues cruciales. Des start-up développent des outils pour améliorer les rendements, prédire les récoltes ou connecter les producteurs aux marchés. « Avant, je vendais mes tomates à perte. Aujourd’hui, grâce à une appli, je sais quand et où les vendre au meilleur prix », explique Joseph, agriculteur au Ghana. Des entreprises comme Twiga Foods (Kenya), AgroCenta (Ghana) ou Hello Tractor (Nigeria) transforment les pratiques agricoles. Elles attirent des fonds internationaux, mais aussi des partenariats publics-privés. En 2023, l’agritech a représenté près de 80 millions de dollars d’investissements sur le continent. « L’agriculture africaine est en train de passer à l’ère numérique. Et les investisseurs veulent en être », analyse Fatoumata Diabaté, consultante en innovation rurale. Les énergies renouvelables, l’atout vert de l’Afrique Avec un ensoleillement record et des zones encore non électrifiées, l’Afrique est un terrain idéal pour les start-up de l’énergie verte. Des micro-réseaux solaires aux solutions de stockage, les innovations ne manquent pas. En Tanzanie, Zola Electric équipe des milliers de foyers avec des kits solaires. Au Nigeria, Arnergy développe des systèmes d’énergie solaire pour les PME. Ces entreprises séduisent des investisseurs soucieux de durabilité. En 2022, plus de 200 millions de dollars ont été injectés dans les start-up africaines des énergies renouvelables. L’Agence internationale de l’énergie estime que l’Afrique pourrait générer 10 % de l’énergie solaire mondiale d’ici 2040. « L’énergie, c’est la base de tout. Sans électricité, pas d’école, pas d’hôpital, pas d’entreprise », rappelle Grace Moyo, fondatrice d’une start-up solaire au Zimbabwe. « Les investisseurs voient que l’impact est immédiat. » Le e-commerce et la logistique, un duo inséparable Avec une population jeune et de plus en plus connectée, le commerce en ligne explose sur le continent. Mais il ne peut croître sans une logistique efficace. C’est là que les start-up innovent le plus. Jumia, souvent surnommée « l’Amazon africain », a ouvert la voie. Mais d’autres, plus agiles, prennent le relais : Sokowatch (Kenya), Max.ng (Nigeria), ou Yobante Express (Sénégal) réinventent la livraison du dernier kilomètre. « Le vrai défi, ce n’est pas de vendre en ligne. C’est de livrer à temps, dans une rue sans nom, au fond d’un quartier », sourit Idriss, livreur à Abidjan. En 2023, le secteur logistique a attiré plus de 150 millions de dollars d’investissements. Les solutions mêlant GPS, intelligence artificielle et réseaux communautaires séduisent les fonds de capital-risque. « L’Afrique invente une logistique adaptée à sa réalité. Et ça, c’est une mine d’or pour les investisseurs », note Rania El-Amin, analyste au Caire. L’éducation numérique, une révolution silencieuse Dans des pays où les salles de classe débordent et les enseignants manquent, le numérique devient un levier d’accès à l’apprentissage. Les start-up de l’edtech se multiplient, portées par une demande explosive. Au Rwanda, la plateforme Andela forme des développeurs pour le marché international. En Afrique du Sud, uLesson propose des cours interactifs via une application mobile. Ces solutions attirent des millions d’utilisateurs… et de dollars. « J’ai appris à coder sur mon téléphone, depuis ma chambre. Aujourd’hui, je travaille pour une entreprise allemande », témoigne Moussa, 21 ans, basé à Bamako. En 2022, l’edtech africaine a levé plus de 100 millions de dollars. Et ce n’est qu’un début : selon l’UNESCO, plus de 100 millions d’enfants africains n’ont pas accès à une éducation de qualité. Le numérique pourrait combler ce fossé. « Investir dans l’éducation, c’est investir dans l’avenir du continent », résume Lamine Bakayoko, fondateur d’une start-up éducative en Côte d’Ivoire. Face à une jeunesse avide de changement et à des besoins immenses, les start-up africaines réinventent les modèles. Les investisseurs, eux, commencent à comprendre que l’Afrique n’est pas seulement un marché… mais peut-être bien le futur laboratoire de l’innovation mondiale. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Startups en Afrique francophone : pays, secteurs et financements Startups en Afrique francophone : marchés et secteurs Les startups francophones avancent dans un environnement exigeant : marchés plus fragmentés, financement plus sélectif, mais besoins très concrets en paiement, logistique, santé, éducation et services aux PME. L’Afrique francophone possède des marchés jeunes, urbains et connectés, mais elle ne se finance pas comme Nairobi, Lagos ou Le Cap. Les fondateurs doivent prouver plus vite la traction, la distribution et la capacité à vendre dans plusieurs villes. Partech estime le financement equity des startups africaines à 2,2 milliards de dollars en 2024. Le financement equity en Afrique francophone est tombé à 229 millions de dollars en 2024, en baisse de 31 % sur un an selon Partech. Les hubs francophones les plus visibles restent Abidjan, Dakar, Casablanca, Tunis, Douala et Cotonou, chacun avec des forces différentes. Fintech, outils de gestion, commerce B2B, santé, éducation, agritech, logistique et énergie légère restent les pistes les plus solides. Les projets qui vendent à des PME ou réduisent un coût visible sont souvent plus crédibles. Financement, traction et preuves attendues Un marché francophone peut être prometteur mais fragmenté : réglementation, langue administrative, pouvoir d’achat, paiement, logistique et fiscalité varient d’un pays à l’autre. Avant une levée, un investisseur veut voir des clients réels, une rétention mesurable et un coût d’acquisition crédible. Un incubateur aide à structurer, rencontrer et tester. Un business angel peut financer tôt avec son réseau. Un fonds cherche une trajectoire de croissance plus ambitieuse et des preuves plus solides. Beaucoup de fondateurs perdent du temps parce qu’ils demandent à un fonds ce qu’ils devraient d’abord obtenir du marché : validation, revenus et répétition. Un investisseur veut voir des clients, des revenus, une rétention et une équipe capable d’exécuter. Une belle présentation sans usage réel ne suffit plus dans un marché de capital plus prudent. Lever trop tôt pour masquer un produit peu utilisé. Présenter un marché continental sans plan pays par pays. Négliger la gouvernance, les comptes et les contrats. Clients payants et erreurs à éviter Dans l’écosystème des startups en Afrique francophone, les données de financement peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier l’année des levées, le périmètre géographique, la nature du financement et les pays réellement concernés. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le coût du capital, la réglementation, le taux de change ou l’accès aux investisseurs changent. La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Dans un marché plus sélectif, un investisseur ne finance pas une idée générale sur “l’Afrique”. Il veut comprendre le problème précis, le client qui paie, le coût pour l’acquérir, la fréquence d’usage et la marge possible. Les fondateurs qui présentent des chiffres simples, vérifiables et cohérents inspirent davantage confiance que ceux qui promettent une expansion continentale immédiate. Points à vérifier avant de chercher un financement Les startups francophones doivent prouver plus vite leurs clients, leurs revenus et leur capacité à vendre pays par pays. La préparation d’une levée commence donc bien avant le pitch deck. Elle passe par des contrats propres, une comptabilité lisible, des indicateurs d’usage, une équipe clairement répartie et une stratégie pays par pays. Le financement arrive plus facilement quand le risque principal a déjà été réduit par le marché. Dans les écosystèmes francophones, les fondateurs gagnent en crédibilité lorsqu’ils montrent des clients actifs plutôt qu’une ambition abstraite. Un petit portefeuille de clients récurrents, bien compris et bien servi, vaut souvent mieux qu’une grande promesse de marché sans chiffres d’usage. À lire aussi Abidjan, Dakar, Casablanca : hubs startups francophones Financement startup Afrique : incubateurs, fonds et erreurs Sources Partech Africa Tech Venture Capital Report 2024 ; UNCTAD, World Investment Report 2025. FAQ Quels secteurs portent les startups francophones ? Les secteurs les plus solides répondent à un besoin mesurable : paiement, outils pour PME, logistique, santé, éducation, agriculture et énergie légère. Pourquoi le financement est-il plus sélectif ? Les investisseurs demandent clients actifs, revenus récurrents, marge, rétention et gouvernance claire, surtout dans des marchés fragmentés. Quelle preuve compte le plus ? La meilleure preuve reste le client qui paie et revient. Une levée ou un incubateur ne remplace pas l’usage réel. #### Streaming interactif : comment les casinos se transforment en spectacle Pendant des décennies, l’expérience du casino se définissait par son architecture — lumières vives, machines à sous qui sonnent, tables bondées et le bourdonnement d’une présence physique. Puis est venu le jeu en ligne, et tout a changé. Les joueurs ont échangé le smoking contre un écran tactile, le visage de poker contre une icône de profil.Aujourd’hui, une nouvelle transformation est en marche — celle qui ramène le frisson du spectacle à l’écran. Le streaming interactif est arrivé, et il redéfinit le monde de l’iGaming en une fusion d’art du spectacle, de technologie et de participation. Dans cet univers en pleine évolution, Frumzi Casino se positionne comme l’un des pionniers qui transforment le jeu d’argent en une expérience qui ressemble moins à un pari et davantage à un véritable show. Des écrans statiques aux expériences vivantes Aux débuts des casinos en ligne, tout reposait sur l’efficacité. Des tours rapides, des transactions instantanées, des interfaces minimalistes. Les joueurs cherchaient le résultat, pas l’atmosphère. Mais le besoin humain d’immersion n’a jamais disparu. Les gens ne veulent pas seulement jouer ; ils veulent ressentir. Le streaming interactif comble cet écart. Il combine l’immédiateté de la diffusion en direct avec les mécanismes d’engagement du jeu. Le résultat : chaque main, chaque lancer, chaque bonus devient partie intégrante d’un récit partagé. Chez Frumzi Casino, cette approche transforme le jeu numérique en événement social. Au lieu de simples graphismes statiques, les joueurs interagissent désormais avec de vrais croupiers, discutent en direct et vivent des parties qui évoluent selon leurs choix. Le plancher du casino n’est plus un lieu — c’est une production en direct accessible depuis n’importe où dans le monde. L’évolution du rôle de l’animateur de casino Les croupiers traditionnels étaient formés pour la précision et le calme. Leur rôle consistait à gérer le jeu, non à divertir. Mais à l’ère du streaming interactif, les hôtes sont devenus de véritables artistes. À la fois croupiers, acteurs et influenceurs. Ce changement n’est pas un hasard. Le streaming repose sur la personnalité. Les spectateurs restent non seulement pour le jeu, mais aussi pour le charisme de la personne derrière la caméra. L’animateur moderne sait comment interagir avec le chat, créer du suspense et des moments mémorables. On peut parler d’une « Netflixisation » du jeu. Chaque diffusion possède son propre ton, rythme et scénario. Le public se connecte non pour les gains, mais pour les histoires, la tension et l’énergie partagée. Frumzi Casino mise sur ce type d’expérience, créant un environnement où chaque partie devient un épisode d’une série en direct. La technologie comme scénographie Derrière la caméra, la transformation du casino en ligne en véritable spectacle repose sur une technologie aussi sophistiquée qu’un studio télévisé. Encodage en temps réel, superpositions interactives, angles de caméra dynamiques — tous ces éléments fusionnent pour former une expérience fluide. Les joueurs peuvent cliquer, réagir et participer sans latence, sans rupture d’immersion. Et voici le point essentiel : cette technologie n’est pas seulement fonctionnelle. Elle est théâtrale. Chaque lumière, chaque son, chaque animation est minutieusement synchronisé pour maximiser l’émotion. Le plaisir d’un tour bonus gagné n’est pas qu’une question de probabilité — c’est une mise en scène. C’est là que l’art du design de jeu rencontre la rigueur analytique. L’interface devient une scène, et le joueur, à la fois spectateur et acteur. Les données derrière chaque clic racontent une histoire d’attente, de chance et d’émotion humaine. La psychologie de l’interaction en direct Ce qui rend le streaming interactif si puissant, ce n’est pas seulement son esthétique. C’est la psychologie de l’attention partagée. Les êtres humains réagissent naturellement aux signaux sociaux. Quand quelqu’un célèbre un gain important en direct, les autres le ressentent aussi. Cette contagion émotionnelle crée une dynamique collective. Les casinos comme Frumzi Casino comprennent que ce lien stimule bien plus efficacement l’engagement que n’importe quelle interface statique. L’interaction en temps réel s’appuie sur les mêmes mécanismes que les réseaux sociaux : validation, participation et identité. Les joueurs ne se connectent plus seulement pour miser ; ils se connectent pour appartenir. Dans une ère dominée par les expériences à distance, ce sentiment de communauté vaut bien plus que n’importe quel jackpot. Monétisation et essor du spectacle virtuel Le streaming interactif a également redéfini la notion de valeur. Autrefois, la réussite se mesurait en dépôts et retraits. Désormais, c’est le temps passé et la fidélité créée qui comptent. Le streaming gamifié permet d’introduire de nouvelles formes de récompenses : paliers de visionnage, sondages interactifs, bonus exclusifs pour les participants en direct. La frontière entre divertissement et mise devient floue. Mais cet équilibre est fragile. L’enjeu est de conserver le frisson sans provoquer la lassitude. Un bon design interactif donne au joueur le contrôle — la liberté d’entrer et de sortir du spectacle à son rythme. Les développeurs de Frumzi savent qu’une fidélité authentique ne se force pas ; elle se cultive. Chaque diffusion doit ressembler à une conversation, non à une transaction. Les données, coulisses du spectacle En tant qu’analyste, je dis souvent que les données sont les machinistes invisibles de tout grand spectacle. Le streaming produit un flot immense d’informations comportementales : réactions, temps de visionnage, rythme des mises, ton du chat. Analysées correctement, ces données permettent aux casinos d’ajuster leurs émissions en temps réel. Elles révèlent quels segments captivent, quels bonus excitent, quels moments font décrocher. Chez Frumzi Casino, cette approche transforme l’analyse en art. Il ne s’agit plus seulement d’optimiser les conversions ; il s’agit d’orchestrer l’émotion. Un tour lancé au bon moment ou un commentaire bien placé peut transformer une partie ordinaire en souvenir marquant. L’avenir : réalités hybrides et immersion totale La prochaine étape du streaming interactif est déjà visible. À mesure que les technologies de réalité virtuelle et augmentée progressent, les casinos explorent la fusion du physique et du numérique en un seul espace réactif. Imaginez-vous assis dans un théâtre virtuel : la roue de la roulette tourne devant vous, l’hôte vous parle grâce à la capture de mouvement, et les visualisations de données s’animent en rythme avec les mises. Chaque son, chaque vibration renforce l’immersion. Les plateformes comme Frumzi Casino sont prêtes à mener cette évolution. Leur attention portée à l’innovation et à la conception communautaire montre qu’elles ne créent pas seulement des jeux, mais des expériences qui évoluent et s’adaptent en direct. La question économique : pourquoi ça marche D’un point de vue commercial, le streaming interactif offre quelque chose que les modèles classiques n’avaient pas : la résilience. Contrairement aux casinos en ligne statiques, les écosystèmes de streaming reposent sur la fidélisation. Les joueurs reviennent pour les événements programmés, les spectacles limités dans le temps, les séries en direct récurrentes. Cette régularité stabilise l’engagement et favorise la croissance organique. Cela ouvre aussi la porte à de nouvelles collaborations. Streamers, influenceurs et créateurs de contenu deviennent des acteurs essentiels des casinos modernes. Ils élargissent le public, diversifient les voix et apportent une authenticité nouvelle dans un univers autrefois anonyme. Résultat : un modèle plus durable, où divertissement, analyse et identité de marque se rejoignent dans une même expérience partagée. Une nouvelle culture du casino En fin de compte, le streaming interactif n’est pas une mode ; c’est une évolution culturelle. Il redéfinit ce que signifie jouer, regarder et se connecter. Le joueur moderne ne veut plus l’isolement ; il veut la participation. Il ne veut plus un algorithme impersonnel ; il veut une histoire. Et les meilleurs casinos de demain — ceux comme Frumzi Casino — écrivent ces histoires en temps réel, un stream après l’autre. Ce n’est plus le jeu comme performance ; c’est la performance comme lien. L’écran devient une scène, les données un dialogue, et chaque joueur, un acteur du spectacle. #### Succès de la première édition du Salon du Livre Africain de Paris Le Salon du Livre Africain est un nouvel événement culturel autour de la littérature francophone africaine. La première édition s’est tenue du 24 au 26 septembre dernier à la Mairie du 6ème arrondissement de Paris. La manifestation a attiré un très grand nombre de participants et de visiteurs. Une première réussie Le Salon du Livre Africain est le tout premier événement culturel mettant à l’honneur les livres écrits par des auteurs africains et les ouvrages abordant le sujet de l’Afrique. Cette première édition a attiré un grand nombre de personnes, désireuses de découvrir la littérature africaine francophone. La manifestation a été créée, organisée et dirigée par Erick Monjour. L’artiste peintre contemporain français est né à Madagascar. Il passe sa vie entre la métropole et la Grande Île, où il est connu dans le milieu de l’art. Le salon a réuni au moins 60 maisons d’édition et une bonne centaine d’auteurs. Les visiteurs s’y sont pressés. Des artistes, des libraires et autres catégories de particuliers et de professionnels étaient aussi présents. Le programme était bien rempli. La remise du prix Senghor 2021, remporté par Annie Lulu, auteure congolo-roumaine de l’ouvrage autobiographique intitulée La Mer noire dans les Grands Lacs et l’hommage au défunt René Maran pour les cent ans de son trophée Goncourt attribué pour son livre Batouala, ont notamment marqué les esprits. Sans oublier les sessions enrichissantes comme les séances de lecture, de dédicaces et les échanges conviviales entre les visiteurs et les intervenants sur des sujets divers, parfois très étendus mais toujours rattachés à la littérature francophone africaine. Des écrivains ont même pu se livrer entièrement sur leurs inspirations, leur passion pour la littérature africaine et leur vie personnelle à l’occasion de rencontres plus intimistes. Avec environ 4000 visiteurs enregistrés, ce premier volet du Salon du Livre Africain a connu un franc succès. Le prochain rendez-vous est fixé pour 2023. Un événement La mairie du 6me arrondissement de Paris, un haut lieu de la culture La réussite du premier Salon du Livre Africain doit notamment son succès au choix pertinent de l’endroit de la rencontre. Le bâtiment de la mairie du 6ème arrondissement, établi dans le quartier latin, constitue un haut lieu de la culture. L’édifice comprend notamment des salles dédiées à diverses manifestations culturelles. Les prochains évènements en date sont : l’exposition Charles Baudelaire prévu pour le 16 septembre au 16 octobre, « La flânerie en Capitale » de Lionel TREBOIT programmé pour le  22 octobre au 13 novembre 2021. La mairie du 6ème arrondissement de Paris jouit d’une localisation géographique privilégiée, à proximité des transports. Les visiteurs peuvent notamment prendre le train N, le TER ou encore les lignes 10 ou 4 du métro. Les lignes de bus 68, 70, 84, 86, 95, 96 desservent aussi le lieu. En outre, ceux qui préfèrent prendre les transports individuels peuvent s’y rendre avec leur voiture personnelle. Plusieurs parcs de stationnement sont situés à proximité du bâtiment de la mairie du 6ème arrondissement de Paris. Vous pouvez aussi solliciter les services du Taxi Fontenay Le Fleury qui vous récupère à l’endroit de votre choix et vous dépose devant l’édifice, pour vous accommoder au mieux. #### Succès Masra, le Premier ministre qui défie le fils de Déby à la présidentielle au Tchad Le 10 mars 2024, le Premier ministre du Tchad, Succès Masra, a créé la surprise en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle du 6 mai, face au Président de transition, le général Mahamat Idriss Déby Itno, fils du défunt maréchal Idriss Déby Itno. Succès Masra, qui était un opposant farouche au régime de Déby père, a accepté de rejoindre le gouvernement de la junte militaire au nom de la réconciliation nationale. Mais il affirme aujourd’hui vouloir être le “pilote principal” de l’avion Tchad et proposer une alternative crédible aux Tchadiens. Qui est cet économiste de 40 ans qui se présente comme un “transformateur” et quelles sont ses chances de remporter le scrutin ? Un ancien opposant devenu Premier ministre Succès Masra est né le 20 décembre 1983 à N’Djamena. Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université Paris-Dauphine et d’un master en administration publique de l’Université Harvard. Il a travaillé comme haut fonctionnaire à la Banque africaine de développement (BAD) avant de rentrer au Tchad en 2018 pour créer son parti politique, Les Transformateurs. Il se positionne alors comme un opposant radical au maréchal Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 1990. Il dénonce la mauvaise gouvernance, la corruption, la répression et l’absence de démocratie dans le pays. Il organise des manifestations pacifiques qui sont souvent interdites ou violemment dispersées par les forces de l’ordre. Il échappe même à plusieurs tentatives d’assassinat, selon lui. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Le 19 avril 2021, Idriss Déby Itno est tué par des rebelles en se rendant au front dans le nord du pays. Le lendemain, son fils Mahamat Idriss Déby Itno, chef d’état-major adjoint de l’armée, est proclamé chef de l’Etat par un conseil militaire de transition (CMT) composé de 15 généraux. Succès Masra dénonce alors un “coup d’Etat” et appelle à la résistance civile. Il rejette toute légitimité au CMT et exige une transition dirigée par des civils. Il participe à plusieurs marches de protestation qui sont sévèrement réprimées par les forces de sécurité. Le 20 octobre 2022, il est blessé par balle lors d’une manifestation qui fait des centaines de morts et des milliers d’arrestations, selon l’opposition et les ONG internationales. Le 1er janvier 2024, il crée la stupeur en acceptant le poste de Premier ministre proposé par Mahamat Idriss Déby Itno. Il explique avoir signé un “accord de réconciliation nationale” avec le Président de transition pour mettre fin aux violences et ouvrir la voie à un dialogue inclusif. Il affirme avoir obtenu des garanties sur la tenue d’élections libres et transparentes et sur le respect des droits humains. Il assure qu’il n’a pas trahi ses convictions ni ses militants, mais qu’il a fait preuve de courage et de responsabilité pour éviter que le Tchad ne sombre dans le chaos. Un candidat qui se veut rassembleur et réformateur Le 10 mars 2024, lors d’un meeting d’investiture devant des centaines de militants enthousiastes, Succès Masra annonce sa candidature à l’élection présidentielle du 6 mai. Il se présente comme le candidat du changement et de l’espoir pour les Tchadiens. Il dit vouloir “réparer les cœurs” et “réunir le peuple” après des décennies de divisions et de conflits. Il promet de mettre en œuvre un programme ambitieux de transformation du pays, fondé sur la justice sociale, le développement économique, la sécurité, l’éducation, la santé, l’environnement et la culture. Il se dit prêt à affronter Mahamat Idriss Déby Itno, qu’il considère comme son principal adversaire, mais aussi à dialoguer avec lui pour trouver des solutions pacifiques aux problèmes du Tchad. Il réfute les accusations de ceux qui le soupçonnent d’être un “candidat prétexte” destiné à donner une apparence de pluralisme à un scrutin joué d’avance en faveur du fils de Déby. Il assure qu’il n’a pas négocié de rester Premier ministre après l’élection, mais qu’il veut être le “pilote principal” de l’avion Tchad. Il lance un appel aux autres candidats de l’opposition, dont certains ont boycotté le processus électoral, à se joindre à lui pour former une coalition gagnante. Il se dit confiant dans la mobilisation des électeurs, notamment des jeunes et des femmes, qui représentent plus de la moitié de la population. Il se dit aussi vigilant sur le respect des règles démocratiques et sur la transparence du scrutin. Un défi de taille face au fils de Déby Succès Masra a-t-il une chance de remporter l’élection présidentielle du 6 mai ? Le défi est de taille face au Président de transition, Mahamat Idriss Déby Itno, qui bénéficie du soutien de l’armée, du parti au pouvoir, du clan Déby et d’une partie de la communauté internationale. Le fils de Déby a annoncé sa candidature le 2 mars 2024, après avoir prolongé la transition de deux ans et renié sa promesse faite à l’Union africaine (UA) de ne pas se présenter aux élections. Il dit vouloir poursuivre l’œuvre de son père et assurer la stabilité du Tchad, confronté à des menaces sécuritaires internes et externes. Il dit aussi vouloir engager des réformes politiques et institutionnelles pour répondre aux aspirations du peuple. Mais le bilan du régime de Déby père est loin d’être reluisant. Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres et les plus corrompus du monde, malgré ses richesses pétrolières. Le pays est classé 187e sur 189 au classement de l’indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le pays souffre d’un déficit chronique d’infrastructures, de services publics, d’emplois et d’opportunités pour sa jeunesse. Le pays est aussi marqué par des violations récurrentes des droits humains, des restrictions des libertés publiques, des arrestations arbitraires, des tortures et des exécutions extrajudiciaires. Le pays est enfin divisé par des clivages ethniques, religieux et régionaux qui alimentent les tensions et les violences. Succès Masra peut-il incarner une alternative crédible et fédératrice face à ce bilan ? Il dispose d’atouts indéniables : il est jeune, diplômé, charismatique, populaire auprès des couches urbaines et éduquées. Il a une vision moderne et ambitieuse pour le Tchad. Il a su se faire respecter par la junte militaire en obtenant des concessions importantes. Il a aussi su se faire entendre par la communauté internationale en plaidant pour une transition pacifique et démocratique. Mais il doit aussi faire face à des obstacles majeurs : il est contesté par une partie de l’opposition qui le voit comme un traître ou un opportuniste. Il est méconnu par une partie de la population qui vit en milieu rural ou dans les régions périphériques. Il est menacé par les forces hostiles au changement qui peuvent recourir à la fraude ou à la violence pour entraver son ascension. Le 6 mai 2024, les Tchadiens auront donc à choisir entre deux candidats aux profils et aux projets radicalement différents : Succès Masra, le Premier ministre qui défie le fils de Déby à la présidentielle au Tchad. #### Supply Chain Africa Launches Africa’s Icons of Trade and Mobility Magazine Edition FOR IMMEDIATE RELEASE Ce qu’il faut retenir FOR IMMEDIATE RELEASE {Lagos, Nigeria, February 1st, 2023} – Africa’s Icons of Trade and Mobility is the second issue of Supply Chain Africa’s e-magazine. Supply Chain Africa has launched its second magazine edition, Africa’s Icons of Trade and Mobility on. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine {Lagos, Nigeria, February 1st, 2023} – Africa’s Icons of Trade and Mobility is the second issue of Supply Chain Africa’s e-magazine. Supply Chain Africa has launched its second magazine edition, Africa’s Icons of Trade and Mobility on 26th December 2022. This follows the release of its premiere issue, The Covinnovation on the 18th of July, 2022. The theme of this edition, Africa’s Icons of Trade and Mobility, is Supply Chain Africa newsroom’s classification of Africa’s supply chain leaders. These spotlighted “Big 10” brands are masters and common names in the logistics and procurement sector in Africa and are shortlisted based on criteria designed by the Supply Chain Africa newsroom. In addition to the headline story, The Big 10, this edition also features a story on Rwanda, the country spotlight for this edition and the innovations, economics, business, landmarks and supply chain infrastructure of the country and why it has come to be tagged, “Africa’s Singapore”. A female-focused story on how the African government and corporations can enable underserved women-owned entrepreneurs on the continent will also feature in this edition. Elaborating on the condition of funding women-owned businesses in Africa, Editor-in-Chief and Co-Founder of Supply Chain Africa said, “Although public procurement comprises 30 to 40 percent of GDP in developing countries, only one per cent of the $11 trillion spent annually on public procurement is awarded to women-owned businesses.” Sharing his thoughts in a recent article on Africa’s mobility and transportation systems in Africa, Maj. Adebayo Adeleke, CEO, and Founder of Supply Chain Africa said that, “supply chain will be the frontier for wealth creation in Nigeria and Africa as we move into the economy of the future on the continent. Free access to the Big 10 Magazine is available on Supply Chain Africa’s website where guests can read this publication. Are you or your organisation interested in building supply chain thought leadership leveraging our web and social publishing channels? Contact us via info@supplychainafrica.org For more information and updates about Supply Chain Africa, please follow our social media handles – @supply.chain.africa on Instagram, Supply Chain Africa on LinkedIn and @supplychain_AF on Twitter. Supply Chain Africa is a digital platform advancing African supply chains and enabling life and business on the African continent. We connect the world to Africa’s supply chain trends and innovations while highlighting expertise, peculiarities, and change makers #### Tanzanie : inondations dévastatrices liées à El Niño font au moins 155 morts Des pluies torrentielles, s’abattant sans répit sur la Tanzanie depuis plusieurs semaines, ont provoqué des inondations et des glissements de terrain d’une ampleur inédite. Attribuées au phénomène climatique El Niño, ces intempéries ont causé un véritable désastre humanitaire, faisant au moins 155 morts et affectant gravement les moyens de subsistance de dizaines de milliers de personnes. Des régions entières submergées par les eaux Dans les régions du sud et de l’est du pays, particulièrement touchées, les rivières, en furie, ont débordé de leur lit, submergeant des villages entiers et emportant tout sur leur passage. Les glissements de terrain, déclenchés par les pluies diluviennes, ont enseveli des maisons sous des tonnes de boue et de débris, ne laissant aucune chance aux habitants pris au piège. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Un bilan humain encore provisoire et des dégâts matériels considérables Les secours, déployés en nombre, s’activent pour retrouver les survivants et porter assistance aux sinistrés. Le bilan humain, encore provisoire, pourrait malheureusement s’alourdir dans les prochaines heures. Les dégâts matériels, quant à eux, sont considérables : infrastructures détruites, récoltes perdues, bétail décimé… Des milliers de familles se retrouvent sans abri et privées de leurs moyens de subsistance. El Niño, un phénomène climatique aux conséquences dramatiques El Niño, phénomène climatique complexe résultant du réchauffement anormal des eaux de surface de l’océan Pacifique équatorial, est à l’origine de ces pluies torrentielles dévastatrices. Ce phénomène perturbe les régimes de pluies à travers le monde, provoquant des sécheresses dans certaines régions et des inondations d’une rare intensité dans d’autres. La Tanzanie, particulièrement vulnérable aux effets d’El Niño Pays d’Afrique de l’Est, la Tanzanie est particulièrement exposée aux effets néfastes d’El Niño. Les saisons des pluies, souvent exceptionnellement intenses, provoquent régulièrement des inondations et des glissements de terrain meurtriers. La catastrophe actuelle en est une nouvelle illustration dramatique. Un appel à la solidarité internationale et à une action collective contre le changement climatique Face à l’ampleur de la catastrophe, la communauté internationale se mobilise pour venir en aide à la Tanzanie. Organisations humanitaires, pays amis et institutions internationales unissent leurs efforts pour apporter un soutien matériel et financier aux populations sinistrées. Au-delà de l’urgence humanitaire, ce drame met en lumière les effets dévastateurs du changement climatique. L’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses, constitue une menace croissante pour les populations les plus vulnérables de la planète. Il est impératif de renforcer les mesures de prévention et de préparation aux catastrophes naturelles, tout en accélérant la transition vers un modèle énergétique durable et respectueux de l’environnement. Un message d’espoir et de solidarité En ces moments de deuil et de désespoir, la Tanzanie ne doit pas être abandonnée. La solidarité internationale et l’engagement collectif contre le changement climatique sont essentiels pour reconstruire le pays et protéger les populations futures de telles tragédies. Unis face à l’adversité, nous pouvons transformer cette épreuve en une opportunité de bâtir un monde plus résilient et plus durable. #### Tanzanie : le changement de stratégies de Magufuli sur le coronavirus rétablira-t-il la confiance dans le pays ? La Tanzanie, le plus grand pays d’Afrique de l’Est, nuit à sa réputation dans la région en raison de sa gestion de la pandémie de Covid-19. Le récent revirement du président John Magufuli fera-t-il une différence ? Après que la région a signalé son premier cas de coronavirus en mars 2020, la Tanzanie a et continue de marcher seule après que le président Magufuli ait refusé de se joindre à ses homologues régionaux pour adopter une position commune contre le virus. Mais après des mois à nier l’évidence, plusieurs hauts fonctionnaires, anciens et actuels, sont morts de ce que beaucoup soupçonnent d’être un coronavirus. Le gouvernement n’a pas commenté ce qui a tué les hauts fonctionnaires. Des méthodes peu conventionnelles Les hauts responsables décédés comprennent: le secrétaire en chef de la State House John Kijazi, l’ancien vice-ministre des Finances Gregory Teu, l’ancien gouverneur de la Banque de Tanzanie Benno Ndulu et le premier vice-président de Zanzibar Maalim Seif Sharrif Hamad, dont le parti ACT Wazalendo a confirmé qu’il avait été testé positif pour Covid-19 juste avant sa mort. Voici les propos du président concernant le vaccin : S’exprimant lors des funérailles de Kijazi, Magufuli a exhorté les Tanzaniens à participer à trois jours de prière pour les maladies respiratoires qui étaient devenues un défi en Tanzanie. Les autorités demandent aux médecins de s’abstenir de désigner des maladies respiratoires non spécifiées comme Covid-19 ou d’accepter des patients qui prétendent présenter des symptômes spécifiques au virus. L’économie sur les vies Plutôt que d’opter pour un verrouillage ou un couvre-feu comme l’ont fait les pays voisins, Magufuli a déclaré très tôt la Tanzanie indemne de coronavirus après trois jours de prières. En mai 2020, l’administration Magufuli avait cessé de tester les personnes et de publier des données sur le nombre d’infections. À ce moment-là, le pays avait signalé 509 cas avec 21 décès. Alors que d’autres pays ont signalé de nouveaux cas, des récupérations et des décès et ont même pris des mesures telles que des tests à leurs frontières, les responsables tanzaniens dansaient et chantaient que Covid ne pouvait pas survivre dans leur corps après les prières. Mais l’analyste diplomatique et politique Wetengere Kitojo à Dar es Salaam dit que contrairement à ce que certains croient, la Tanzanie respecte toutes les directives émises par des experts de la santé. Indépendamment de ce que disent les autres dans la région, le gouvernement est sérieux dans la protection des gens d’une manière qui n’affecte pas l’économie. La Tanzanie ne devrait pas être dictée à ce sujet. La Tanzanie met ses voisins en danger Dans une déclaration publiée le 21 février, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom, a qualifié la situation en Tanzanie de préoccupante et l’a exhorté à suivre des protocoles scientifiques. Cela souligne la nécessité pour la Tanzanie de prendre des mesures énergiques à la fois pour protéger sa propre population et protéger la population de ces pays et au-delà. Le jour même de la déclaration de l’OMS, Magufuli a légèrement modifié son discours habituel concernant Covid. Après des mois de refus d’imposer un verrouillage ou de divulguer des données sur la hausse des cas, il est sorti d’un service religieux demandant aux Tanzaniens de mettre des masques fabriqués localement au lieu de ceux importés #### Tanzanie : le chef de l’opposition à Zanzibar arrêté à la veille du vote Un parti d’opposition à Zanzibar a déclaré que son candidat à la présidentielle avait été arrêté alors qu’il votait. Mais la police a contesté les affirmations du parti selon lesquelles des officiers avaient tué neuf personnes. Le parti d’opposition tanzanien Alliance pour le changement et la transparence (ACT Wazalendo) a déclaré que les autorités avaient arrêté leur candidat à la présidence de la région insulaire semi-autonome de Zanzibar et tué au moins neuf personnes un jour avant les élections nationales de mercredi 28 octobre. Selon ACT, ceux qui ont été tués tard lundi soir tentaient d’empêcher les forces de sécurité de distribuer des boîtes qui, d’après elles, contenaient des bulletins électoraux pré-remplis. ACT affirme que la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles réelles lors de l’incident et que certaines des personnes tuées ont été abattues à leur domicile. Candidat arrêté Maalim Seif Sharif Hamad, le candidat du parti ACT à la présidence de Zanzibar, a été arrêté mardi matin alors qu’il tentait de participer à un vote anticipé. Hamad, dont le parti cherche à obtenir l’indépendance de la Tanzanie, était auparavant vice-président de la région semi-autonome de Zanzibar et s’est présenté à plusieurs reprises à sa présidence. Ci-dessous une vidéo en anglais parlant des élections dnas le pays : https://www.youtube.com/watch?v=aj4L8hsdXms Hamad est considéré comme le principal challenger à Zanzibar du président sortant Hussein Ali Mwinyi du parti au pouvoir Chama Cha Mapinduzi (CCM). La police de Zanzibar a déclaré que Hamad avait été arrêté parce qu’il ne faisait pas partie des personnes désignées pour participer au vote anticipé. Il a ensuite été libéré. Le vote de mercredi verra la Tanzanie et Zanzibar voter aux élections présidentielles et parlementaires au cours desquelles les résidents de Zanzibar voteront pour le président tanzanien ainsi que pour leur propre gouvernement. Les « zombies » patrouillent dans les rues Tout au long de la journée de mardi, des soldats lourdement armés, des forces de sécurité et des membres d’une milice du parti au pouvoir connue sous le nom de « zombies » ont envahi les rues de Zanzibar. Les journalistes disent qu’ils ont été chassés des zones où la police battait des citoyens avant de les emmener dans des camions. Les résidents ont également fait état de connexions Internet très lentes mardi et ont exprimé leurs craintes qu’il ne soit complètement fermé le jour du scrutin. L’ambassadeur américain Donald Wright s’est rendu sur Twitter pour exprimer son inquiétude : « Je suis alarmé par les rapports de Zanzibar et d’ailleurs faisant état de violences, de morts et de détentions. Il n’est pas trop tard pour éviter d’autres effusions de sang! Les forces de sécurité doivent faire preuve de retenue. » Le président resserre sa prise Des groupes de défense des droits comme Amnesty International (AI) et Human Rights Watch (HRW) affirment que le président tanzanien John Magufuli et son gouvernement ont systématiquement muselé l’opposition politique et la presse libre au cours de son premier mandat de cinq ans et craignent que les choses n’empirent. En septembre, le convoi de Lissu a été soumis à des gaz lacrymogènes par les autorités lors d’un différend sur la route à emprunter. Lissu soutient la candidature de Hamad à la candidature de Zanzibar. #### Tanzanie : le tourisme de Zanzibar en pleine mutation Le vent chaud de l’océan Indien caresse doucement les plages de sable blanc de Zanzibar. Mais derrière cette carte postale figée, l’île change. Lentement, profondément. Le tourisme, jadis simple et discret, se transforme. Et avec lui, c’est tout un équilibre fragile qui vacille. Un archipel entre deux mondes Zanzibar, joyau semi-autonome de la Tanzanie, a longtemps été une escale pour les voyageurs en quête d’exotisme, de calme et d’histoire. Avec ses ruelles enchevêtrées de Stone Town, ses marchés d’épices enivrants et ses récifs coralliens, l’île attirait un tourisme modeste, souvent européen, amateur de culture et de nature. Mais depuis quelques années, les chiffres s’emballent. En 2023, Zanzibar a accueilli plus de 700 000 visiteurs étrangers, soit une hausse de 45 % par rapport à 2019, selon les données de la Tanzania Tourist Board. La pandémie n’a été qu’une parenthèse. Depuis, les avions reviennent, plus gros, plus nombreux. Et les hôtels poussent comme des champignons sur la côte est. “Il y a dix ans, il n’y avait que quelques lodges ici. Aujourd’hui, j’en compte plus de trente dans un rayon de deux kilomètres”, s’étonne Salim, un pêcheur de Paje. “Les touristes aiment la plage, mais nous, on commence à manquer d’espace.” Le boom des investissements étrangers Ce changement n’est pas un hasard. Zanzibar est devenue une cible stratégique pour les investisseurs, notamment du Moyen-Orient et d’Asie. Des resorts de luxe, des villas privées, des marinas sont en cours de construction, parfois à l’abri des regards, souvent au détriment des zones naturelles ou des terres communautaires. En 2022, le gouvernement a lancé le projet “Blue Economy” pour stimuler la croissance bleue, misant sur le tourisme haut de gamme et les investissements étrangers. Mais cette stratégie soulève des inquiétudes. “On parle de développement durable, mais on vend nos plages à des promoteurs étrangers sans consulter les communautés locales”, déplore Fatma Ali, une militante environnementale de Nungwi. Certains projets sont pharaoniques : un complexe hôtelier de 400 chambres à Matemwe, une île artificielle près de Fumba, ou encore un aéroport international agrandi pour accueillir des vols directs depuis Dubaï et Doha. Le visage de Zanzibar change, et vite. Les traditions à l’épreuve Dans les villages, les anciens observent ce tumulte avec méfiance. L’île, majoritairement musulmane, voit débarquer des touristes parfois peu soucieux des codes locaux. Bikinis sur les plages publiques, alcool dans les rues, fêtes jusqu’à l’aube… La cohabitation devient délicate. “Ce n’est pas que nous n’aimons pas les visiteurs”, explique Sheikh Omar, imam à Kizimkazi. “Mais ils doivent comprendre que Zanzibar n’est pas Ibiza. Ici, nous avons nos valeurs, notre foi, notre rythme.” Des campagnes de sensibilisation ont été lancées, notamment via des panneaux multilingues et des formations pour les guides touristiques. Mais le fossé culturel persiste. Et certains habitants dénoncent une forme de colonisation douce, où les traditions s’effacent sous les dollars du tourisme. Une jeunesse entre rêves et frustrations Pour les jeunes Zanzibari, le tourisme est à la fois une promesse et une déception. Il offre des emplois – serveurs, chauffeurs, animateurs – mais rarement des carrières. Les postes à responsabilité restent souvent occupés par des expatriés ou des Tanzaniens du continent. “J’ai étudié l’hôtellerie pendant trois ans, mais je suis toujours réceptionniste à mi-temps”, confie Amina, 24 ans, diplômée de l’université de Zanzibar. “Les salaires sont bas, et les opportunités réelles sont rares.” Pourtant, l’île regorge de talents. Des start-up locales émergent, notamment dans l’écotourisme et les expériences culturelles. Des jeunes proposent des circuits en dhow (bateau traditionnel), des ateliers de cuisine swahilie ou des visites guidées de plantations d’épices. Mais ces initiatives peinent à rivaliser avec les gros opérateurs internationaux. La pression environnementale s’intensifie Le développement rapide a un coût. Les écosystèmes marins sont menacés par la surpêche, la pollution plastique et l’ancrage des bateaux de plaisance. Les plages sont grignotées par l’érosion, exacerbée par le changement climatique et les constructions en bord de mer. “Les coraux blanchissent, les dauphins fuient certaines zones, et les tortues viennent de moins en moins pondre sur nos plages”, alerte Moses Khamis, biologiste marin à Jambiani. “Si on continue comme ça, on va tuer la poule aux œufs d’or.” Des ONG locales tentent de limiter les dégâts. Des zones marines protégées ont été créées, et des campagnes de nettoyage mobilisent régulièrement les habitants. Mais sans une régulation stricte et une réelle volonté politique, ces efforts risquent de ne pas suffire. Vers un modèle plus équilibré ? Face à ces défis, des voix s’élèvent pour repenser le tourisme à Zanzibar. Des entrepreneurs prônent un modèle plus inclusif, où les bénéfices sont partagés avec les communautés locales. Des architectes plaident pour une construction respectueuse du paysage et de l’identité culturelle. Et certains responsables politiques commencent à écouter. En 2023, le gouvernement a suspendu plusieurs projets immobiliers jugés illégaux ou destructeurs. Un nouveau plan d’aménagement du territoire est en cours de discussion, intégrant des critères environnementaux et sociaux. Mais le chemin reste incertain. “Zanzibar ne doit pas devenir une vitrine artificielle pour touristes fortunés”, insiste Zuberi Hamad, urbaniste et conseiller auprès du ministère du Tourisme. “Notre avenir dépend de notre capacité à préserver ce qui fait notre singularité.” Alors que les touristes continuent d’affluer, l’île se cherche. Entre modernité et mémoire, croissance et respect, Zanzibar avance sur une ligne de crête. La mutation est en marche. Mais jusqu’où ira-t-elle ? #### Tanzanie : Zanzibar, entre tradition et modernité touristique Le vent salé de l’océan Indien s’engouffre dans les ruelles étroites de Stone Town, emportant avec lui des parfums d’épices, des éclats de voix en swahili et des souvenirs d’un passé vibrant. À Zanzibar, l’histoire murmure à chaque coin de rue, mais les pas des voyageurs d’aujourd’hui résonnent de plus en plus fort. L’archipel tanzanien fascine, séduit, et parfois interroge : jusqu’où peut-il aller sans se perdre lui-même ? Un carrefour millénaire entre l’Afrique, l’Orient et l’Occident Située à une quarantaine de kilomètres des côtes tanzaniennes, Zanzibar n’est pas seulement une île : c’est un point de rencontre. Depuis plus de mille ans, navigateurs arabes, marchands indiens, explorateurs européens et peuples bantous y ont laissé leur empreinte. Cette mosaïque culturelle se lit dans l’architecture de Stone Town, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, où les balcons sculptés côtoient les portes cloutées et les mosquées centenaires. “Ici, chaque pierre raconte une histoire”, confie Salma, guide locale de 34 ans. “Mais ce que les visiteurs ne voient pas toujours, c’est que nous vivons encore avec ces histoires.” La langue swahilie, les tenues traditionnelles, les marchés aux poissons animés, tout cela témoigne d’une identité forte. Pourtant, cette singularité est aujourd’hui mise à l’épreuve par une modernisation rapide, portée par un tourisme en plein essor. Un boom touristique aux multiples visages En 2023, Zanzibar a accueilli plus de 620 000 touristes internationaux, un chiffre en hausse de 35 % par rapport à l’année précédente, selon l’Office du tourisme de Tanzanie. Les plages de sable blanc, les eaux turquoise et les hôtels de luxe attirent les voyageurs du monde entier, en particulier d’Europe, d’Asie et du Golfe. “Nous n’avons jamais vu autant de visiteurs”, témoigne Juma, propriétaire d’une maison d’hôtes à Nungwi. “C’est bon pour l’économie, mais cela change aussi notre manière de vivre.” Le secteur touristique représente désormais plus de 30 % du PIB de Zanzibar. De nouveaux resorts surgissent dans le nord et l’est de l’île, souvent construits par des investisseurs étrangers. Si certains emploient localement et respectent l’environnement, d’autres soulèvent des inquiétudes : pression foncière, pollution côtière, acculturation. “Parfois, j’ai l’impression que nous devenons des figurants dans notre propre décor”, souffle Amina, artisane à Stone Town. La jeunesse entre héritage et aspirations nouvelles Dans les écoles de Zanzibar, les enfants apprennent encore les poèmes swahilis et les récits des sultans. Mais sur les smartphones, ce sont les influenceurs de Dubaï ou de Paris qui font rêver. La jeunesse zanzibarie est à la croisée des chemins. “Je suis fier d’être Zanzibari, mais je veux aussi réussir, voyager, créer ma marque”, explique Hamisi, 22 ans, qui vend des vêtements inspirés du style traditionnel kitenge sur Instagram. Le gouvernement local tente de concilier les deux mondes. Des programmes encouragent l’entrepreneuriat local dans le tourisme, la formation linguistique, et la valorisation des savoir-faire artisanaux. Mais les moyens restent limités, et la tentation de céder aux modèles importés grandit. “Il ne faut pas que notre culture devienne une simple attraction”, avertit le professeur Bakari, historien à l’Université de Zanzibar. “Elle doit continuer à vivre, à évoluer, mais selon nos propres choix.” Un fragile équilibre écologique Au-delà de la culture, c’est aussi l’environnement naturel de Zanzibar qui est mis à l’épreuve. Les récifs coralliens, qui abritent des centaines d’espèces marines, sont menacés par le réchauffement climatique, mais aussi par certaines pratiques touristiques non régulées. “Les bateaux de plongée jettent parfois l’ancre sur les coraux, et la surfréquentation de certains sites fragilise l’écosystème”, explique Fatma, biologiste marine à Jambiani. Des initiatives locales émergent pour sensibiliser les visiteurs et les opérateurs : éco-tours, nettoyage des plages, interdiction des plastiques à usage unique. Mais la pression reste forte, notamment dans les zones les plus populaires. “Le tourisme peut être une bénédiction ou une malédiction, tout dépend de comment on le gère”, résume Ali, pêcheur à Matemwe. Des traditions qui résistent, parfois en silence Dans les villages de l’intérieur, loin des resorts et des circuits organisés, la vie suit un autre rythme. Les femmes préparent le pilau dans des marmites fumantes, les hommes discutent à l’ombre des manguiers, et les enfants jouent au bao, un jeu ancestral. “Nous ne sommes pas contre le changement”, affirme Mzee Hassan, doyen du village de Kizimkazi. “Mais nous voulons qu’il respecte ce que nous sommes.” Certains rites restent intacts : les mariages traditionnels, les fêtes de l’Aïd, les danses ngoma. D’autres s’adaptent, comme les cérémonies de dhow (bateau traditionnel), désormais proposées aux touristes curieux. C’est dans cette tension entre préservation et adaptation que se joue l’avenir culturel de Zanzibar. Vers une nouvelle vision du tourisme ? Face aux défis, une autre voie semble possible. De jeunes entrepreneurs, des ONG locales et même certains hôteliers misent sur un tourisme plus éthique : circuits solidaires, hébergements communautaires, expériences immersives respectueuses. “Nous ne voulons pas seulement montrer notre île, nous voulons la partager”, affirme Leila, cofondatrice de “Zanzibar Roots”, une agence qui propose des séjours chez l’habitant. Le gouvernement tanzanien, de son côté, a lancé un plan stratégique pour un “tourisme durable à l’horizon 2030”, avec des objectifs clairs : limiter les constructions anarchiques, promouvoir les produits locaux, protéger les sites naturels. Mais la route est longue, et les tensions entre intérêts économiques, impératifs écologiques et respect des traditions restent vives. Alors que les vagues continuent de lécher les plages immaculées de Zanzibar, une question persiste : l’île parviendra-t-elle à rester fidèle à son âme tout en accueillant le monde entier ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Tchad : histoire, situation politique et rôle géopolitique en Afrique Quelle est la situation du Tchad aujourd’hui ? Le Tchad occupe une position stratégique entre Afrique centrale, Sahel et Afrique du Nord. Son histoire politique, ses enjeux de sécurité et son rôle militaire régional expliquent pourquoi le pays est régulièrement cité dans les analyses géopolitiques africaines. Dans les rues poussiéreuses de N’Djamena, les conversations s’animent autour d’un café chaud ou sous l’ombre d’un acacia. Ici, au cœur du Sahel, se joue peut-être une partie silencieuse mais décisive de la géopolitique mondiale. Le Tchad, longtemps relégué aux marges de l’attention internationale, attire désormais les regards des grandes puissances. Pourquoi ce pays enclavé, frappé par les crises, devient-il soudain un enjeu stratégique majeur ? Un carrefour entre instabilité et influence Le Tchad partage ses frontières avec six pays, dont la Libye, le Soudan et la République centrafricaine, tous secoués par des conflits internes. Cette position géographique en fait une pièce maîtresse dans le puzzle sécuritaire du Sahel. « Le Tchad est un verrou. S’il cède, c’est toute la région qui s’effondre », affirme Idriss Mahamat, analyste en géostratégie basé à Dakar. Depuis des années, le pays sert de base arrière pour les opérations militaires françaises et africaines contre les groupes djihadistes actifs au Mali et au Niger. En 2021, la mort du président Idriss Déby Itno sur le champ de bataille n’a fait que renforcer cette centralité. Son fils, Mahamat Idriss Déby, a pris la tête d’un Conseil militaire de transition, avec le soutien tacite de Paris. Une transition qui dure, attisant les tensions internes mais garantissant, pour l’instant, une certaine stabilité aux yeux des puissances étrangères. Les appétits croissants des grandes puissances La France n’est plus seule. Depuis quelques années, la Russie, la Chine, mais aussi la Turquie s’intéressent de près au Tchad. Chacun avance ses pions, discrètement. « On voit arriver des conseillers russes, des projets chinois dans les infrastructures, et des ONG turques très actives dans l’éducation et la santé », confie une source diplomatique européenne à N’Djamena. « C’est une guerre d’influence feutrée, mais très réelle. » La Russie, en particulier, semble vouloir reproduire au Tchad le modèle qu’elle applique déjà en Centrafrique : soutien militaire en échange d’accès aux ressources. Des rumeurs persistantes évoquent la présence de mercenaires du groupe Wagner dans le nord du pays, à la frontière libyenne. La Chine, elle, joue la carte du développement. Routes, hôpitaux, télécommunications : Pékin finance et construit, en échange de contrats miniers et pétroliers. Le Tchad possède en effet des réserves de pétrole estimées à plus de 1,5 milliard de barils, encore largement sous-exploitées. Une jeunesse en quête de voix Mais au-delà des stratégies internationales, c’est la jeunesse tchadienne qui pourrait bouleverser la donne. Plus de 65 % des Tchadiens ont moins de 25 ans. Une génération connectée, éduquée, et de plus en plus politisée. « On ne veut plus que notre avenir se décide à Paris, à Moscou ou à Pékin », lance Sarah, 22 ans, étudiante à l’Université de N’Djamena. « On veut une vraie démocratie, pas une façade. » Des mouvements citoyens comme Wakit Tama ou Iyina (« Ça suffit ! » en arabe tchadien) mobilisent dans les rues et sur les réseaux sociaux. En avril 2022, de violentes manifestations ont secoué la capitale après l’annonce du prolongement de la transition militaire. La répression a été brutale : au moins 50 morts selon les ONG. Mais loin de décourager les jeunes, ces événements semblent avoir renforcé leur détermination. « Le Tchad n’est pas qu’un pion sur l’échiquier mondial. C’est notre maison, et on veut en reprendre les clés », affirme Moussa, 28 ans, militant associatif. Les ressources, enjeu masqué mais central Outre le pétrole, le sous-sol tchadien recèle de l’or, de l’uranium, et d’importantes nappes d’eau fossile. Des richesses qui attisent les convoitises, mais dont la population ne profite que très peu. Selon la Banque mondiale, plus de 42 % des Tchadiens vivent sous le seuil de pauvreté. L’indice de développement humain classe le pays à la 190e place sur 191. Pourtant, les revenus pétroliers ont généré plusieurs milliards de dollars depuis les années 2000. « Où va cet argent ? Certainement pas dans les écoles ou les hôpitaux », déplore un ancien haut fonctionnaire sous couvert d’anonymat. « Le système est verrouillé par une élite qui se partage les dividendes de la rente. » La transparence sur les contrats miniers et pétroliers reste opaque. Des initiatives comme l’ITIE (Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives) peinent à s’imposer dans un climat politique tendu. Un terrain militaire de plus en plus convoité Le Tchad abrite l’une des plus importantes bases militaires françaises en Afrique, avec plus de 1 000 soldats stationnés à N’Djamena. Les États-Unis y ont également une présence discrète, notamment via des drones de surveillance opérant depuis le nord du pays. Mais cette présence militaire commence à être contestée. « Les gens en ont assez que leur pays serve de terrain de guerre pour les autres », explique Mahamat Saleh, journaliste indépendant. « On parle de lutte contre le terrorisme, mais on voit peu d’amélioration dans la vie quotidienne. » La montée en puissance de la Russie dans la région pousse aussi les Occidentaux à redéfinir leurs positions. En 2023, des discussions ont eu lieu entre Washington et N’Djamena pour renforcer la coopération sécuritaire, face à la menace croissante des groupes armés au sud de la Libye. Le Tchad devient ainsi un nœud stratégique, non seulement pour le contrôle du Sahel, mais aussi comme point d’observation sur les dynamiques de l’Afrique centrale et de la Corne de l’Afrique. Vers un tournant historique ? Le pays est à la croisée des chemins. Entre les ambitions des puissances étrangères, les aspirations d’une jeunesse en éveil, et les défis sécuritaires, le Tchad pourrait bien devenir le théâtre d’un basculement géopolitique majeur. « Ce qui se passe ici est un miroir de ce qui attend d’autres pays africains : le choc entre les vieilles alliances, les nouvelles influences, et une population qui ne veut plus rester spectatrice », analyse Fatima Djibrine, politologue à l’Université de Maroua. Alors, l’avenir de la géopolitique se joue-t-il vraiment au Tchad ? Ou n’est-il que le reflet d’un continent en pleine reconfiguration, où chaque pays, même le plus discret, peut devenir le centre d’un nouvel ordre mondial ? Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « histoire de tchad », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirCapitales d’Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “histoire de tchad” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. A lire aussi sur geopolitique et economie africaine Pour relier le role strategique du Tchad aux dynamiques continentales, consultez le classement PIB Afrique, les pays producteurs de petrole en Afrique et les capitales africaines. #### Tchad : l’eau, ressource stratégique pour l’économie et la paix À l’aube, les premiers rayons du soleil effleurent les rives asséchées du lac Tchad. Autrefois vaste comme une mer intérieure, il ne reste aujourd’hui qu’un fragment d’eau, encerclé par le sable et les souvenirs. Pour les habitants des villages alentours, chaque goutte compte. Car ici, l’eau n’est pas seulement une question de survie : elle est devenue le cœur battant d’un équilibre fragile entre prospérité et tension. Un territoire desséché, une économie assoiffée Le Tchad, enclavé au cœur du Sahel, est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique. Avec plus de 60 % de sa population vivant de l’agriculture ou de l’élevage, la dépendance à l’eau est totale. Pourtant, les chiffres sont implacables : le lac Tchad a perdu 90 % de sa superficie depuis les années 1960, passant de 25 000 à moins de 1 500 km². « On ne reconnaît plus le lac. Là où on allait pêcher, il n’y a plus que du sable », raconte Mahamat, pêcheur à Bol. « Les poissons ont disparu, et avec eux, notre gagne-pain. » La raréfaction de l’eau a entraîné une chute brutale des rendements agricoles. Les cultures de mil, de sorgho et de niébé, autrefois abondantes, souffrent désormais d’une sécheresse chronique. Résultat : l’insécurité alimentaire touche près de 5 millions de personnes au Tchad, selon le Programme alimentaire mondial. Les tensions invisibles d’une ressource convoitée Lorsque l’eau devient rare, elle attise les convoitises. Dans les régions rurales, les conflits entre agriculteurs et éleveurs se multiplient. Les premiers accusent les seconds de faire paître leurs troupeaux sur des terres cultivées, tandis que les éleveurs dénoncent la fermeture des points d’eau traditionnels. « Avant, on partageait les puits. Maintenant, chacun veut les garder pour lui », confie Amina, une agricultrice de la région du Guéra. « Les disputes sont devenues fréquentes, parfois violentes. » Ces tensions, bien que locales, s’inscrivent dans une dynamique plus large. Le manque d’eau alimente les déplacements de population, la pauvreté, et parfois même le recrutement par des groupes armés. Dans le bassin du lac Tchad, Boko Haram a su exploiter ces vulnérabilités pour renforcer son emprise. Des projets colossaux pour une goutte d’espoir Face à l’urgence, le gouvernement tchadien et ses partenaires internationaux multiplient les initiatives. L’un des projets les plus ambitieux reste le Transaqua : un gigantesque canal de 2 400 km censé transférer l’eau du bassin du Congo vers le lac Tchad. Un rêve d’ingénieur, au coût estimé à plus de 50 milliards de dollars, qui suscite autant d’espoir que de scepticisme. À une échelle plus modeste, des programmes de réhabilitation des points d’eau, de forages solaires et d’irrigation goutte-à-goutte ont vu le jour. En 2023, l’UNICEF a permis l’accès à l’eau potable pour près de 700 000 personnes dans les zones rurales du pays. « L’eau, c’est la dignité », souligne Fatimé, coordinatrice d’un projet hydraulique à Moundou. « Quand une femme n’a plus à marcher trois heures pour remplir un seau, c’est toute une communauté qui respire. » Une ressource stratégique sous surveillance Au-delà de son rôle vital, l’eau devient un enjeu géopolitique. Le bassin du lac Tchad est partagé entre quatre pays : le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. La gestion de cette ressource transfrontalière nécessite une coopération rare dans une région marquée par les tensions. La Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), créée en 1964, tente de coordonner les efforts. Mais les moyens restent limités, et les intérêts parfois divergents. Certains pays privilégient l’agriculture, d’autres la pêche ou l’hydroélectricité. « L’eau ne connaît pas les frontières, mais les politiques, si », déplore un diplomate africain sous couvert d’anonymat. « Tant que les États ne joueront pas collectif, la crise de l’eau continuera d’alimenter l’instabilité. » Les femmes, premières victimes et actrices du changement Dans les zones rurales du Tchad, ce sont les femmes qui portent le fardeau de la crise de l’eau. Chaque jour, elles parcourent des kilomètres pour atteindre les rares points d’eau encore accessibles. Cette tâche, épuisante et chronophage, les éloigne de l’éducation, de l’emploi et même de leur sécurité. Pourtant, ce sont aussi elles qui portent les solutions. De nombreuses associations féminines se mobilisent pour construire des puits, former les villageoises à la gestion de l’eau ou sensibiliser aux bonnes pratiques d’hygiène. « Quand on donne de l’eau aux femmes, elles construisent l’avenir », affirme Mariam, présidente d’un collectif local à Abéché. « Ce n’est pas juste une question de survie, c’est une question de pouvoir. » Un futur incertain, suspendu à une nappe invisible Le Tchad repose sur un trésor souterrain encore peu exploité : les nappes phréatiques du bassin du Nubien, l’une des plus grandes réserves d’eau fossile au monde. Mais leur extraction nécessite des technologies coûteuses et soulève des questions environnementales majeures. Faut-il puiser dans ces réserves pour répondre aux besoins immédiats, au risque d’épuiser un capital non renouvelable ? Ou investir dans des solutions durables, comme la collecte des eaux de pluie, la réutilisation des eaux usées ou la lutte contre la désertification ? Le choix est complexe, et le temps presse. Car au Tchad, l’eau n’est plus seulement un élément naturel. Elle est devenue une ligne de fracture, mais aussi un possible trait d’union entre les peuples. Et si, au cœur du désert, c’était justement cette ressource invisible qui détenait les clés de la paix ? #### Tchad : l’eau, ressource stratégique pour l’économie et la paix Dans les rues poussiéreuses de N’Djamena, les enfants courent entre les flaques laissées par les rares pluies. À quelques kilomètres de là, des femmes attendent patiemment leur tour devant un puits, jerrican à la main. L’eau, ici, n’est pas seulement une nécessité vitale. Elle est devenue un enjeu stratégique, un levier économique, et parfois, un facteur de tension ou de paix. Une ressource rare dans un pays aride Le Tchad, vaste pays enclavé au cœur de l’Afrique, est l’un des plus affectés par la sécheresse et la désertification. Plus de 60 % de son territoire est classé comme désertique ou semi-aride. Le lac Tchad, autrefois l’un des plus grands réservoirs d’eau douce du continent, a vu sa superficie chuter de 90 % depuis les années 1960. « On dépend totalement du lac pour l’irrigation et la pêche. Mais il recule chaque année », témoigne Mahamat, pêcheur à Bol. « Nos filets sont souvent vides. Certains partent vers la ville, d’autres se battent pour ce qu’il reste. » Cette raréfaction de l’eau met en péril la sécurité alimentaire, l’élevage, l’agriculture, et alimente les migrations internes. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), plus de 40 % de la population tchadienne n’a pas accès à une source d’eau potable fiable. Un moteur de développement économique Pourtant, l’eau pourrait être bien plus qu’un problème : elle peut devenir une opportunité. L’agriculture irriguée, encore marginale, représente un potentiel immense. Des projets pilotes dans le sud du pays ont démontré qu’avec un accès régulier à l’eau, les rendements agricoles peuvent quadrupler. « Nous avons installé un système d’irrigation solaire dans notre village », explique Aïssatou, agricultrice dans la région du Logone. « Avant, on récoltait une fois par an. Maintenant, c’est trois fois. On vend au marché, on envoie nos enfants à l’école. » Le gouvernement, avec l’appui de partenaires internationaux, a lancé plusieurs programmes de gestion intégrée de l’eau. Le projet PROSEPA, par exemple, vise à construire 150 forages et à réhabiliter des réseaux d’adduction d’eau dans les zones rurales. L’objectif : réduire les distances parcourues par les femmes et améliorer la productivité agricole. Des tensions autour des points d’eau Mais l’eau, quand elle est rare, peut aussi diviser. Dans certaines régions du centre et du nord du Tchad, les affrontements entre éleveurs nomades et agriculteurs sédentaires se multiplient. Le manque d’eau et de pâturages pousse les premiers à pénétrer sur des terres cultivées, déclenchant des conflits parfois meurtriers. « Mon frère est mort à cause d’un puits », raconte Halima, habitante de la région du Batha. « Deux groupes voulaient l’utiliser en même temps. Les couteaux sont sortis. C’est devenu une guerre de clans. » Ces tensions, souvent exacerbées par l’absence d’autorités locales ou de mécanismes de médiation, fragilisent la cohésion sociale. Selon International Crisis Group, plus de 200 personnes ont été tuées dans des conflits liés à l’eau et aux pâturages au Tchad entre 2021 et 2023. Des initiatives locales pour la paix Face à cette réalité, des initiatives communautaires émergent. Dans le Guéra, un comité de gestion de l’eau, composé à parts égales d’éleveurs et d’agriculteurs, a été mis en place pour réguler l’accès aux puits et aux mares. « On se réunit chaque semaine. On décide qui peut utiliser quel point d’eau, à quel moment », explique Moussa, président du comité. « Depuis, il n’y a plus eu de bagarre. On parle ensemble, on se comprend. » Ces mécanismes de gouvernance locale, soutenus par des ONG comme Oxfam ou le CCFD-Terre Solidaire, montrent que l’eau peut aussi être un vecteur de dialogue et de réconciliation. Là où elle divisait, elle peut désormais rassembler. Le défi de l’urbanisation Dans les villes, l’eau devient un autre défi. À N’Djamena, la capitale, la population a doublé en vingt ans, atteignant près de 1,5 million d’habitants. Le réseau d’eau potable, vétuste et sous-dimensionné, ne suit pas le rythme. « On a de l’eau une fois tous les deux jours. Et encore, elle est parfois trouble », déplore Fatimé, habitante du quartier de Gassi. « On est obligé d’acheter des bidons à 500 francs CFA. C’est trop cher pour nous. » La Société Tchadienne des Eaux (STE), chargée de la distribution, fait face à des pertes techniques estimées à plus de 40 %. Des projets de modernisation sont en cours, mais les financements manquent, tout comme les capacités techniques. Selon la Banque mondiale, il faudrait investir plus de 150 millions de dollars sur dix ans pour assurer un accès universel à l’eau potable en milieu urbain au Tchad. Vers une diplomatie de l’eau ? Enfin, l’eau devient aussi un enjeu géopolitique. Le bassin du lac Tchad est partagé entre quatre pays : le Tchad, le Nigeria, le Niger et le Cameroun. Tous dépendent de ce réservoir pour leur agriculture, leur pêche et leur consommation domestique. En 2021, une initiative conjointe a été lancée pour revitaliser le lac à travers un projet de transfert d’eau depuis le fleuve Congo. Un projet pharaonique, estimé à plus de 14 milliards de dollars, qui divise les experts mais témoigne de l’importance stratégique de cette ressource. « L’eau est notre avenir. Si nous ne coopérons pas, nous sombrerons tous », a déclaré Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, lors d’un sommet à Abuja. « Mais si nous unissons nos forces, l’eau peut devenir un pont entre nos peuples. » Au Tchad, l’eau est bien plus qu’un liquide vital. Elle est au cœur des espoirs, des luttes et des transformations. Et si, dans ce pays de contrastes, elle devenait un outil de paix durable ? #### Tchad : la gestion de l’eau, un enjeu vital pour l’économie Le soleil tape fort sur les rives asséchées du lac Tchad. Autrefois vaste étendue d’eau nourrissant des millions de personnes, il ne reste aujourd’hui qu’un miroir d’eau fragmenté, encerclé par la poussière et les incertitudes. Dans ce pays enclavé d’Afrique centrale, la gestion de l’eau n’est plus seulement une question environnementale : elle est devenue une urgence économique, sociale et politique. Un pays secoué par la soif Le Tchad figure parmi les pays les plus vulnérables au changement climatique. Plus de 60 % de sa population dépend directement de l’agriculture et de l’élevage, deux secteurs entièrement tributaires de l’eau. Pourtant, selon l’ONU, moins de 9 % des terres arables sont irriguées. Le reste dépend des pluies, de plus en plus irrégulières. « Chaque saison, c’est une loterie », confie Mahamat Moussa, cultivateur dans la région du Kanem. « Si la pluie ne vient pas, on perd tout. Et même quand elle vient, elle est souvent trop soudaine, trop violente. » Le pays est traversé par des contrastes saisissants : au sud, les précipitations sont abondantes, tandis qu’au nord, le désert avance. Entre les deux, une zone sahélienne fragile, où la moindre variation climatique peut engendrer famines, exodes et conflits. Le lac Tchad, un géant qui s’efface Symbole de cette crise, le lac Tchad a perdu plus de 90 % de sa surface en cinquante ans. De 25 000 km² dans les années 1960, il est passé à moins de 2 500 km² aujourd’hui. Ce recul dramatique affecte directement plus de 30 millions de personnes réparties entre le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. « Le poisson a disparu. Les filets reviennent vides. Les jeunes partent vers la ville ou traversent la frontière », raconte Amina, vendeuse de poissons fumés à Bol, une ville riveraine. « Même l’eau pour boire devient rare. » Les autorités tchadiennes, conscientes de l’enjeu, ont multiplié les appels à l’aide internationale. Des projets comme la Transaqua, visant à transférer de l’eau du bassin du Congo vers le lac Tchad, sont évoqués depuis des décennies. Mais les financements tardent et les tensions géopolitiques freinent toute avancée concrète. Une économie assoiffée Sans accès fiable à l’eau, l’économie tchadienne reste prisonnière de sa dépendance au pétrole, qui représente plus de 90 % des exportations. L’agriculture, pourtant potentiellement riche, stagne. Les rendements sont faibles, les pertes post-récoltes élevées, et les investissements quasi inexistants. Selon la Banque mondiale, 40 % de la population tchadienne vit sous le seuil de pauvreté. L’insécurité alimentaire touche plus de 5 millions de personnes chaque année. Et derrière ces chiffres, une cause récurrente : le manque d’eau. « L’eau, c’est la base. Sans elle, pas de cultures, pas de bétail, pas d’industrie », explique Idriss Mahamat, ingénieur hydrologue à N’Djamena. « On parle souvent de routes ou d’électricité, mais l’eau est le vrai moteur de développement ici. » Des tensions qui montent La rareté de l’eau alimente aussi les conflits. Dans les zones rurales, les affrontements entre éleveurs nomades et agriculteurs se multiplient. Les premiers cherchent des pâturages et des points d’eau pour leurs troupeaux, les seconds protègent leurs champs déjà fragiles. En 2022, plus de 400 incidents violents liés à la gestion de l’eau ont été recensés dans le sud du pays. Des villages entiers se vident, des familles fuient les violences, et les autorités peinent à arbitrer. « Quand il n’y a qu’un puits pour dix villages, la tension est inévitable », soupire Fatimé Abakar, préfète d’un canton du Mayo-Kebbi Est. « Il nous faut des infrastructures, des médiateurs, des solutions locales. » Des initiatives locales porteuses d’espoir Malgré ce tableau sombre, des initiatives émergent. Des ONG, des coopératives villageoises et quelques entrepreneurs tentent de changer la donne, goutte après goutte. Dans le Guéra, un projet pilote d’irrigation solaire a permis à 300 familles de cultiver toute l’année. « Avant, on ne plantait que pendant trois mois. Maintenant, on a des légumes même en saison sèche », témoigne Mariam, agricultrice de Mongo. « Et on vend au marché, on gagne un peu d’argent. » À N’Djamena, des start-up développent des systèmes de filtration low-cost pour rendre l’eau potable accessible dans les quartiers périphériques. Des écoles intègrent l’éducation à la gestion de l’eau dans leurs programmes. Des campagnes sensibilisent les jeunes à l’économie de l’eau. Ces efforts restent modestes, mais ils montrent une voie : celle d’une résilience construite localement, adaptée aux réalités du terrain. L’avenir suspendu à une goutte La gestion de l’eau au Tchad n’est pas une affaire technique. C’est une affaire de survie. Une question de dignité, de paix, de prospérité. Chaque puits creusé, chaque canal réparé, chaque goutte économisée peut faire la différence entre la vie et l’exil, entre la paix et les armes. Les experts s’accordent : sans une politique nationale ambitieuse, sans coopération régionale, sans investissements massifs, le pays risque de sombrer dans une crise hydrique chronique. Mais avec une volonté collective, le Tchad pourrait devenir un modèle de gestion durable dans le Sahel. « L’eau, c’est notre avenir », dit simplement Salma, une lycéenne de Moundou. « Si on apprend à la respecter, peut-être qu’elle nous sauvera. » Alors, dans ce pays où chaque goutte compte, la vraie question est peut-être celle-ci : combien de temps reste-t-il avant que la soif ne devienne la norme, et que l’eau, devenue rare, ne redessine les frontières de l’économie et de la vie ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Télécoms en Afrique francophone : Airtel et Orange face à la saturation Au Cameroun, au Mali, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal, la guerre des forfaits data fait rage. Mais derrière les offres à moins d’un dollar le gigaoctet et les promotions agressives sur les appels illimités, les grands opérateurs télécoms d’Afrique francophone livrent une bataille autrement plus silencieuse : celle des marges. En 2026, alors que le taux de pénétration mobile dépasse les 80 % dans plusieurs pays de la sous-région, Airtel Africa et Orange MEA (Moyen-Orient & Afrique) doivent réinventer leur modèle économique. La croissance extensive — ajouter toujours plus d’abonnés — ne suffit plus. Place à la croissance intensive, au pricing chirurgical et à la diversification des revenus. Un marché mobile à maturité : les signaux qui ne trompent pas La saturation du marché mobile en Afrique francophone n’est plus une hypothèse prospective : c’est une réalité comptable. L’ARPU (Average Revenue Per User), indicateur clé de la rentabilité des opérateurs, stagne ou recule dans la quasi-totalité des marchés francophones subsahariens depuis plusieurs trimestres. Selon les données consolidées disponibles début 2026, l’ARPU voix a chuté de plus de 15 % en cinq ans dans des marchés comme le Cameroun ou le Burkina Faso, sous l’effet combiné de la pression concurrentielle, de la substitution par les applications OTT (WhatsApp, Telegram) et de la baisse du pouvoir d’achat des ménages. Pour les analystes du secteur, la tendance est claire : la baisse de l’ARPU télécoms en Afrique subsaharienne face à la concurrence n’est pas conjoncturelle. Elle est structurelle. Dans ce contexte, maintenir — et a fortiori améliorer — les marges EBITDA devient un exercice de haute précision. Les chiffres qui illustrent la pression Cameroun : Orange et MTN Cameroon concentrent environ 75 % des parts de marché, mais l’entrée d’acteurs régionaux low-cost érode les prix moyens des forfaits. Mali : Orange Mali affiche une position dominante, mais la montée en puissance de Moov Africa (groupe Maroc Telecom) intensifie la pression tarifaire sur les segments prépayés. Côte d’Ivoire : Le marché à quatre opérateurs (Orange, MTN, Moov Africa, Wave) est l’un des plus compétitifs du continent, avec des prix data parmi les plus bas d’Afrique de l’Ouest. Dans ce tableau, la rentabilité des opérateurs télécom en Afrique francophone en 2026 repose moins sur la conquête de nouveaux clients que sur la capacité à extraire davantage de valeur de la base existante. Les stratégies de pricing : l’art de vendre plus cher sans le dire La stratégie pricing d’Airtel et Orange au Cameroun, au Mali et dans les autres marchés francophones clés converge vers plusieurs axes complémentaires. Il ne s’agit pas de hausser brutalement les tarifs — politiquement et commercialement suicidaire — mais d’optimiser la valeur perçue pour justifier des offres à plus forte marge. 1. La segmentation tarifaire ultra-fine Orange MEA a généralisé dans ses filiales africaines une logique de micro-segmentation : plutôt qu’un catalogue de forfaits standardisés, l’opérateur propose désormais des offres personnalisées générées algorithmiquement, en fonction de l’historique de consommation de chaque abonné. Un utilisateur qui consomme principalement de la data vidéo le soir se verra proposer un forfait “soirée streaming” légèrement plus cher qu’un forfait classique, mais perçu comme taillé sur mesure. Cette approche, déployée notamment au Sénégal et en Côte d’Ivoire, permet d’augmenter l’ARPU sans déclencher de résistance tarifaire frontale. Airtel Africa adopte une logique similaire via sa plateforme de smart bundling : des bundles voix + data + mobile money packagés ensemble, dans lesquels la composante financière (Airtel Money) joue un rôle de rétention et de monétisation secondaire. Le client pense acheter un forfait data ; il souscrit en réalité à un écosystème. 2. La montée en gamme par la data et la 4G/5G Le glissement progressif des abonnés du prépayé voix vers les forfaits data représente le principal levier de revalorisation de l’ARPU. En 2026, la pénétration de la 4G dépasse les 40 % dans les principales agglomérations d’Afrique francophone. Orange accélère ses déploiements réseau en s’appuyant sur des cofinancements publics (notamment dans le cadre des plans numériques nationaux au Sénégal et au Mali) pour amortir le coût des infrastructures et préserver ses marges opérationnelles. La 5G, encore embryonnaire dans la région, est davantage un argument de positionnement premium qu’une réalité commerciale de masse. Mais elle permet déjà à Orange de justifier des offres entreprises à forte valeur ajoutée — connectivité dédiée, SLA garantis, IoT industriel — dont les marges sont structurellement supérieures au marché grand public. 3. La réduction des coûts opérationnels par la technologie L’optimisation des marges ne passe pas uniquement par le haut du compte de résultat. Les deux groupes investissent massivement dans l’automatisation des opérations réseau (SON — Self-Optimizing Networks), la virtualisation des fonctions réseau (NFV) et l’intelligence artificielle appliquée à la maintenance prédictive. Au Cameroun, Orange a réduit ses coûts de maintenance réseau de près de 20 % en trois ans grâce au déploiement d’outils de diagnostic automatisé, selon des sources sectorielles. La mutualisation des infrastructures passives (tours, pylônes) via des sociétés indépendantes de towerco — IHS Towers, SBA Communications ou les structures locales — est également un outil puissant de déconsolidation du capex, permettant de libérer du cash et d’améliorer le retour sur capital employé. Le mobile money : le relais de croissance qui change tout Si la voix décroche et que la data se banalise, le mobile money est devenu le véritable moteur de valeur des opérateurs en Afrique francophone. Orange Money, présent dans quatorze pays africains, affiche une croissance à deux chiffres de ses revenus financiers. Airtel Money, repositionné comme une entité quasi-autonome cotée séparément depuis 2021, génère des marges EBITDA nettement supérieures à celles du cœur de métier télécom. En 2026, la bataille pour la super-app financière en Afrique francophone est pleinement engagée. Orange finalise l’intégration de services d’épargne, de micro-crédit et d’assurance dans son application Orange Money, en partenariat avec des fintechs locales et des institutions financières traditionnelles. Airtel Money explore des passerelles avec des exchanges de cryptomonnaies régulés pour capter une clientèle jeune et urbaine. Ce pivot vers la finance mobile transforme structurellement le profil de rentabilité des opérateurs : les marges brutes sur les services financiers dépassent souvent 50 %, contre 30 à 35 % pour les services de connectivité classiques. Les défis réglementaires et fiscaux : le grain de sable dans la machine L’optimisation des marges se heurte toutefois à un obstacle croissant : la pression fiscale des États. Dans plusieurs pays d’Afrique francophone, les gouvernements, confrontés à des déficits budgétaires persistants, ont durci la fiscalité sur les télécommunications. Taxes sur les services de communication électronique, prélèvements sur les transferts d’argent mobile, redevances de spectre en hausse : le fardeau fiscal représente en moyenne 25 à 35 % du chiffre d’affaires des opérateurs dans la région. Face à cette réalité, Airtel et Orange adoptent une posture de dialogue régulateur proactif, en se positionnant comme des partenaires du développement numérique national plutôt que comme de simples exploitants de licences. L’argument est rodé : taxer excessivement les opérateurs, c’est réduire leur capacité d’investissement réseau et compromettre les objectifs de couverture numérique des États. Perspectives 2026-2028 : vers un duopole de valeur ? À l’horizon des deux prochaines années, le marché télécom de l’Afrique francophone devrait connaître une nouvelle vague de consolidation. Les opérateurs les plus fragiles — ceux qui n’ont pas atteint la masse critique nécessaire pour amortir leurs coûts fixes — seront contraints à des cessions ou des fusions. Cette consolidation bénéficiera mécaniquement aux leaders, Airtel et Orange en tête, en réduisant la pression concurrentielle et en permettant une rationalisation tarifaire progressive. La rentabilité des opérateurs télécom en Afrique francophone en 2026 sera donc le fruit d’une équation complexe : pricing intelligent, diversification vers les services financiers, maîtrise des coûts et gestion fine des relations réglementaires. Les gagnants seront ceux qui auront su transformer la contrainte de la saturation en levier d’innovation commerciale. FAQ — Questions fréquentes sur les télécoms en Afrique francophone Pourquoi l’ARPU des opérateurs télécoms baisse-t-il en Afrique francophone ? La baisse de l’ARPU résulte de plusieurs facteurs conjugués : la saturation des marchés mobiles avec des taux de pénétration élevés, la concurrence intense entre opérateurs qui tire les prix vers le bas, la substitution des appels traditionnels par les applications OTT gratuites comme WhatsApp, et la pression sur le pouvoir d’achat des consommateurs dans un contexte économique difficile. Comment Orange et Airtel compensent-ils la baisse des revenus voix ? Les deux groupes misent principalement sur trois leviers : la montée en puissance des services data haut débit (4G/5G), le développement des services financiers mobiles (Orange Money, Airtel Money) à forte marge, et la segmentation tarifaire avancée qui permet de personnaliser les offres pour maximiser la valeur extraite de chaque abonné. Quelle est la situation concurrentielle au Cameroun et au Mali pour ces opérateurs ? Au Cameroun, Orange fait face à MTN Cameroon dans un duopole de fait, avec une pression croissante sur les prix data. Au Mali, Orange détient une position dominante mais voit Moov Africa (groupe Maroc Telecom) gagner des parts de marché sur le segment prépayé. Dans les deux pays, la stratégie pricing d’Airtel et Orange au Cameroun et au Mali s’oriente vers la valeur ajoutée plutôt que vers la guerre des prix. Le mobile money est-il vraiment plus rentable que les télécoms classiques ? Oui, de manière significative. Les services de mobile money génèrent des marges brutes souvent supérieures à 50 %, contre 30 à 35 % pour la connectivité mobile traditionnelle. C’est pourquoi Airtel Money a été partiellement cotée en bourse séparément, pour valoriser ce segment à sa juste mesure, et pourquoi Orange Money est au cœur de la stratégie de croissance d’Orange MEA en Afrique. La 5G va-t-elle transformer le marché télécom francophone africain à court terme ? Pas à court terme pour le grand public. En 2026, la 5G en Afrique francophone reste principalement un outil de conquête du marché entreprises — connectivité industrielle, IoT, services cloud dédiés — plutôt qu’une offre grand public de masse. Son déploiement commercial à grande échelle est davantage attendu à l’horizon 2028-2030, sous réserve de financements d’infrastructure et d’un cadre réglementaire adapté. À lire aussi investissements étrangers dans les télécoms obligations ESG des opérateurs télécom opportunités d’investissement télécom africain financement des infrastructures numériques #### Tenue Safari Afrique du Sud : le guide vestimentaire complet Vous avez réservé votre safari en Afrique du Sud et, dans l’excitation du moment, vous avez failli glisser un t-shirt rouge vif dans votre valise. Erreur fatale. Ce que vous portez dans la brousse ne relève pas du style personnel — c’est une question de sécurité, de confort et de respect de l’environnement. Les guides du Kruger, de Sabi Sand ou de Madikwe le répètent à chaque groupe : les mauvaises tenues gâchent les sorties, effraient les animaux et exposent les visiteurs à des risques inutiles. Voici ce qu’il faut vraiment savoir avant de boucler votre sac. Pourquoi la tenue de safari n’est pas une simple question d’esthétique Beaucoup de voyageurs pensent que le dress code safari appartient à l’imagerie coloniale — les shorts kaki et les chemises à épaulettes d’un autre temps. En réalité, ces choix vestimentaires répondent à une logique écologique et pratique très précise. En Afrique du Sud, les safaris se déroulent dans des conditions climatiques et fauniques spécifiques qui imposent des contraintes réelles. Les animaux perçoivent les couleurs vives comme une menace ou une anomalie dans leur environnement naturel. Un groupe habillé en tenues neutres reste discret et s’intègre au paysage de la savane. De plus, les insectes — tiques, moustiques, mouches tsé-tsé dans certaines zones — ciblent facilement les peaux exposées et les tissus sombres qui absorbent la chaleur. Savoir comment s’habiller pour un safari en Afrique du Sud relève donc d’une préparation aussi sérieuse que le choix de votre lodge. Les erreurs vestimentaires les plus fréquentes Porter des couleurs vives ou du blanc Le blanc reflète la lumière et attire les insectes piqueurs. Les couleurs vives — rouge, orange, jaune — perturbent les animaux et vous rendent visible de très loin. Les guides locaux sont formels : bannissez le blanc, le bleu marine foncé (qui attire les mouches tsé-tsé), le rouge et toute couleur fluo de votre garde-robe safari. Négliger la protection solaire vestimentaire Les game drives du matin débutent avant l’aube, quand il fait encore froid. En milieu de journée, les températures peuvent dépasser 35°C dans le Kruger. Porter des vêtements à manches courtes toute la journée expose les bras aux coups de soleil sévères et aux piqûres d’insectes. Beaucoup de voyageurs sous-estiment aussi la puissance des UV en game drive ouvert : le vent donne une impression de fraîcheur trompeuse. Choisir des matières synthétiques bon marché Les tissus synthétiques type polyester bas de gamme ne respirent pas, provoquent une transpiration excessive et dégagent des odeurs qui peuvent alerter certains animaux. Ils sèchent certes rapidement, mais l’inconfort qu’ils génèrent lors de longues heures dans un véhicule tout-terrain est réel. Oublier la superposition des couches C’est l’erreur classique des premiers safaris : partir en t-shirt pour un départ à 5h30 du matin en pensant qu’il fera chaud. Dans le Bush veld sud-africain, les matins sont frais, parfois proches de 10°C en hiver austral (juin à août). Sans couches superposables, le plaisir du safari se transforme rapidement en supplice frigorifique. Le vrai kit vestimentaire conseillé par les guides locaux Voici le kit validé par les rangers du Kruger National Park et des réserves privées de la région de Limpopo. Ces conseils pour les vêtements de safari en Afrique du Sud sont issus de retours terrain concrets, pas de catalogues de mode outdoor. Les couleurs à privilégier absolument Kaki et beige : la référence universelle, discrète et résistante Vert olive et vert sauge : idéal pour se fondre dans la végétation de la savane Brun et terre de Sienne : parfait pour les paysages secs du Kruger Gris clair : acceptable et confortable par forte chaleur La base du kit vestimentaire 2 à 3 chemises à manches longues en coton léger ou en tissu technique respirant : protection solaire et anti-insectes sans surchauffe Un pantalon cargo léger convertible (se transformant en short) : polyvalent, avec poches pratiques pour le carnet de notes ou l’anti-moustique Un fleece ou une veste légère pour les game drives du matin et du soir Un coupe-vent imperméable fin pour la saison des pluies (novembre à février) 2 paires de chaussettes hautes en coton : protection contre les tiques lors des bush walks Des chaussures de marche fermées ou des bottines légères : jamais de sandales ouvertes lors des marches guidées Un chapeau à large bord (type safari hat ou chapeau de brousse) : indispensable en véhicule découvert Un tour de cou ou un bandana : protection contre la poussière de piste et les coups de soleil sur la nuque Ce qu’il faut prévoir en plus selon la saison En hiver austral (juin à août), les nuits et les matins sont froids dans le Kruger et les réserves du Limpopo. Ajoutez une doudoune légère compressible, des gants fins et un bonnet pour les game drives nocturnes. En été (novembre à mars), misez sur des tissus ultra-respirants, une protection solaire SPF 50+ et un répulsif anti-moustiques puissant. Ce que vous devez savoir pour le Kruger Park spécifiquement Pour savoir quoi porter dans le Kruger Park, il faut intégrer deux réalités propres à ce parc : les game drives se font en véhicule ouvert ou semi-ouvert, et la poussière de latérite rouge est omniprésente sur les pistes. Cette poussière fine s’infiltre partout et tache durablement les vêtements clairs. Les rangers recommandent de garder un sac réutilisable dans le véhicule pour protéger votre appareil photo et vos affaires personnelles lors des traversées poussiéreuses. Privilégiez des vêtements que vous ne craindrez pas de salir : le Kruger, ce n’est pas un shooting photo, c’est une immersion dans la nature sauvage. Pour les bush walks guidés — disponibles dans certaines zones du parc et dans les réserves privées adjacentes —, les chaussures fermées sont obligatoires et les rangers peuvent refuser l’accès aux personnes portant des tenues inadaptées. C’est une règle de sécurité, pas un caprice esthétique. Les accessoires souvent oubliés mais indispensables Lunettes de soleil polarisées : protègent les yeux lors des longues heures en véhicule découvert Guêtres basses : pour les bush walks, elles empêchent les tiques de remonter sous le pantalon Un sac à dos de 20L en tissu neutre : pour emporter eau, jumelles et protection solaire lors des sorties Des vêtements de rechange emballés dans un sac imperméable : les averses soudaines de la saison humide sont imprévisibles FAQ : vos questions sur la tenue de safari en Afrique du Sud Peut-on porter du camouflage militaire pour un safari en Afrique du Sud ? Non. Le port de tenues camouflage militaires est illégal pour les civils en Afrique du Sud et dans plusieurs autres pays africains. Cette règle est strictement appliquée aux frontières et dans les parcs. Optez pour des motifs unis en tons naturels à la place. Faut-il acheter des vêtements de marque spécialisée safari ? Pas nécessairement. Les grandes marques comme Craghoppers, Columbia ou Rohan proposent d’excellents vêtements techniques, mais des tenues de randonnée standard dans les bonnes couleurs fonctionnent très bien. L’essentiel est la couleur neutre et la qualité du tissu, pas le logo sur la poche. Les enfants doivent-ils respecter le même code vestimentaire ? Absolument. Les mêmes règles s’appliquent aux enfants : couleurs neutres, manches longues pour les game drives, chaussures fermées pour les activités pédestres. Certains lodges proposent d’ailleurs des kits safari pour enfants à la location. Comment gérer la lessive pendant un séjour safari d’une semaine ? La plupart des lodges et des camps du Kruger proposent un service de laverie, parfois inclus dans le forfait. Prévoir 3 à 4 tenues de game drive suffit pour une semaine. Les tissus techniques sèchent rapidement et peuvent être rincés à la main le soir. Peut-on porter des bijoux ou des montres brillantes lors d’un safari ? Les reflets métalliques des bijoux et montres peuvent attirer l’attention des animaux et vous désigner dans le groupe. Laissez vos bijoux de valeur à l’hôtel et portez une montre avec cadran mat si possible. La discrétion est toujours la meilleure alliée en brousse. #### Thinking Huts dévoile la première école imprimée en 3D de Madagascar Thinking Huts, une organisation à but non lucratif dédiée à rendre l’éducation plus accessible avec des solutions technologiques axées sur l’humanitaire, a annoncé aujourd’hui l’achèvement de son école imprimée en 3D très attendue à Madagascar. Un projet de 7 ans en préparation, Thinking Huts ouvre la première école imprimée en 3D de Madagascar, nom du projet « Bougainvillea », piloté à Fianarantsoa. En partenariat avec l’université Ecole de Management et d’Innovation Technologique (EMIT), Thinking Huts cherche à créer des emplois et à soutenir la catalyse de la croissance économique dans le cadre d’un partenariat de long terme. « Bougainvillea » fait référence à la promesse de Thinking Huts d’accroître l’accès à l’éducation qui se renforce au fil du temps et la fleur a été plantée avec la communauté. Une solution aux problèmes d’éducation Les deux dernières années ont mis en lumière l’urgence de solutions innovantes centrées sur l’humain pour résoudre les problèmes les plus urgents au monde, a déclaré Maggie Grout, fondatrice et PDG de Thinking Huts. Ils sont impatients de grandir alors qu’ils répondent au besoin d’écoles tout en rassemblant les gens et en inspirant la prochaine génération à faire une différence. Ce n’est que le commencement. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : La conception architecturale a été créée par Bruno Silva et Yash Mehta de Defining Humanity sur la base de la vision en nid d’abeille de Grout. La construction locale a été gérée par SECOA. Pour l’impression 3D du pilote, Thinking Huts s’est associé à 14 Trees, une entreprise qui a imprimé des bâtiments au Kenya et au Malawi. Répondre aux différents besoins du pays Hut v1.0 (Bougainvillea) sera reproduit dans les zones urbaines et rurales où le besoin est le plus grand, car Thinking Huts localise la conception en fonction des commentaires de la communauté et des considérations environnementales. Les campus en nid d’abeilles à l’échelle de plusieurs huttes communicantes sont les prochains sur la feuille de route. S’inspirant de la ruche, il symbolise le rassemblement des personnes pour former une communauté qui ne prospère que si chacun travaille à une mission commune. L’impression 3D permet de réduire les déchets et le temps de construction. Les murs imprimés en 3D de l’école sont constitués d’un mélange de ciment qui résiste à la pression environnementale. Des matériaux d’origine locale composent le toit, la porte et les fenêtres, cette conception hybride implique des fabricants locaux dans le processus de construction tout en enseignant des compétences opérationnelles 3D qui peuvent être utilisées pour de futurs projets de construction. Des partenaires locaux de confiance supervisent les opérations quotidiennes de l’école, coordonnent l’entretien et suppléent les enseignants. Pourquoi choisir Madagascar ? Madagascar a été choisi comme premier emplacement en raison des relations personnelles sur le terrain, du soutien local, du besoin estimé de plus de 22 000 écoles en raison du surpeuplement et des longues distances à parcourir, ainsi que des opportunités d’énergie solaire. Selon l’UNESCO, un enfant malgache sur trois ne terminera pas l’école primaire. Pour ceux qui le font, 97 % des enfants malgaches de dix ans sont incapables de lire des phrases simples. Thinking Huts abordera respectivement les objectifs de développement durable (ODD) 4 et 9 des Nations Unies, une éducation de qualité et l’innovation et l’infrastructure industrielles. #### TOGO : Faure Eyadema investit malgré les vives contestations de l’opposition C’est dans la matinée de ce dimanche 3 mai que Faure Eyadema a prêté serment. Réélu à 70, 78 % lors du scrutin présidentiel du 22 février 2020 devant le candidat Agbéyomé Kodjo qui a lui réuni officiellement 19,46 % des suffrages. Le chef de l’Etat togolais qui débute ainsi officiellement un quatrième mandat présidentiel de 5 ans. En effet, ce dernier qui a succédé à 38 ans de règne de son père en 2005 est ainsi investi malgré les vives contestations de l’opposition dans un contexte très tendu. Investi en pleine pandémie du Coronavirus Preuve que la vie politique togolaise ne s’arrêtera pas en dépit de la pandémie du covid-19 la cérémonie, pourtant sobre, a quand même réuni du beau monde. Tous les présidents des différentes institutions, les membres du gouvernement et les diplomates étaient présents à la cérémonie. Elle a été marquée par trois étapes, dont la première était la prestation de serment du Président. La suite a été constituée de la remise de collier du grand maitre de l’ordre du Mono et du drapeau national à Faure Gnassingbé. Aboudou Assouma, président de la Cour constitutionnelle, a ensuite fait un discours dans lequel il s’est voulu très clair. Toutes les personnes qui sont tentées de contredire les résultats de l’élection présidentielle du 22 février ont ainsi été mises en garde.Les frontières étant fermées, coronavirus oblige, aucun chef d’Etat n’était présent à cette investiture. Obligation a été faite à tous les invités de porter un masque et de respecter les consignes de distanciation sociale.  « Le Chef de l’Etat, Sem Faure Gnassingbé a prêté serment (…) conformément à l’article 64 de la Constitution. Un nouveau quinquennat axé sur la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l’unité nationale »,  a confié à quelques  journalistes présent Yawa Tsègan, présidente de l’Assemblée nationale, qui a adressé également les félicitations de la représentation nationale au locataire du palais  de la Marina. Vives protestations de l’opposition : vers une nouvelle crise politique ? « Il est difficile de savoir qui a réellement gagné cette élection, car il y a eu de nombreuses fraudes, Sur des éléments tangibles, il est impossible de proclamer un vainqueur et cela pose des problèmes de légitimité. » assure David Dosseh, porte-parole de l’organisation de la société civile Togo Debout. Depuis la proclamation des résultats, l’opposition dénonce des bourrages d’urnes, des procès-verbaux présignés et des reports de résultats falsifiés. Gabriel Agbéyomé Kodjo, arrivé en deuxième position continue de contester les résultats officiels. Après le scrutin du 22 février 2020 il avait déclaré : « Nous sommes largement en tête partout ». Ce dernier en réaction à la cérémonie d’investiture a publié un tweet ainsi libellé  sur son compte « Triste journée pour les Togolais qui continuent leur chemin de croix malgré leur ferme volonté de se construire une nouvelle trajectoire de vie » et de renchérir « L’heure de l’alternance a sonné. Ensemble pour un Togo juste fraternel et humain ». L’Alternative, Liberté et Fraternité, trois journaux proches de l’opposition, ont été suspendus fin mars par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication. Candidat malheureux de la présidentielle, Aimée Gogué prédit déjà une nouvelle crise après la prise de fonction du président élu le 22 février. « La fixation par la Cour constitutionnelle du 3 mai 2020 comme date de prestation de serment du supposé vainqueur du simulacre d’élection du 22 février 2020, au lieu de clore le processus électoral, ouvre plutôt la porte à une nouvelle crise politique », a-t-il écrit dans une tribune.  Crédit photo: francetvinfo.fr #### Togo : Faure Gnassingbé engage le Togo dans la voie du régime parlementaire Le président togolais Faure Gnassingbé a œuvré pour un changement de régime. Dans quelques jours, le Togo sera un régime parlementaire. Un modèle qui a de nombreux atouts pour les électeurs. Ce qu’il faut retenir Le président togolais Faure Gnassingbé a œuvré pour un changement de régime. Dans quelques jours, le Togo sera un régime parlementaire. Un modèle qui a de nombreux atouts pour les électeurs. À l’exception de quelques pays sur le continent (Ethiopie, Maurice…). Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine À l’exception de quelques pays sur le continent (Ethiopie, Maurice…), rares sont les Etats africains à avoir adopté un régime parlementaire. Pourtant, indiquait le politologue français Jean-Louis Thiebault, « l’option pour le régime présidentiel (…) est associée aux pays situés au-dessous du seuil de la démocratie ». En faisant adopter une nouvelle constitution, mettant en exergue un régime désormais parlementaire, le président togolais Faure Gnassingbé a décidé d’emmener son pays dans une nouvelle ère. Si la plupart des médias se sont concentrés sur le futur poste de président du Conseil des ministres, force est de constater que le passage d’un régime présidentiel à un régime parlementaire est une avancée démocratique. Ce régime permet notamment de redonner « aux citoyens un certain contrôle » sur l’Etat, résument des membres du think-tank Audace Institut Afrique, dans leur ouvrage « Le régime parlementaire, catalyseur du développement en Afrique ». L’exécutif redevable de ses actes devant le législatif Alors que les législatives auront lieu le 29 avril prochain, au Togo, la nouvelle Constitution désirée par Faure Gnassingbé veut rééquilibrer les pouvoirs en limitant les prérogatives du Président de la République au profit d’un renforcement de l’Assemblée nationale. Objectifs ? « Cela permettra de favoriser une gouvernance transparente et responsable, puisque le pouvoir exécutif sera davantage redevable de ses actes devant le législatif », résume un spécialiste de la vie politique togolaise. Comme dans plusieurs pays occidentaux, les députés se devront d’être à l’écoute du peuple, puisque les citoyens, comme l’indique l’article 93 de la nouvelle constitution, pourront réclamer un référendum. Avec un régime présidentiel, « la démocratie se limite à un bulletin dans l’urne et la société civile n’a ensuite aucun moyen de contrôle de l’action des dirigeants », déplore le think-tank Audace Institut Afrique. Le régime parlementaire renforce, lui, l’implication des citoyens. Le choix de Faure Gnassingbé pour une nouvelle ère politique Mais au-delà d’une démocratie plus juste, le régime parlementaire serait la voie vers un développement plus important, assure l’institution africaine du professeur Mamadou Koulibaly, qui a réalisé une étude montrant que « de bonnes institutions sont la clé du recul de la pauvreté ». Selon lui, « l’analyse des différents modèles constitutionnels montre que cette conception parlementaire est la plus adaptée à la voie de progrès souhaitée pour l’Afrique » et que « plus les régimes s’en rapprochent, mieux la démocratie et l’état de droit fonctionnent. Plus ils s’en éloignent, plus la démocratie fonctionne mal ». Faure Gnassingbé a fait le choix d’un régime parlementaire qui doit permettre de débuter une nouvelle ère. Le mois prochain, les Togolais rejoindront donc la liste des rares démocraties africaines à avoir délaissé le régime présidentiel… #### Togo : l’avenir de la environnement se joue-t-il ici ? Dans les collines verdoyantes du plateau de Danyi, au sud-ouest du Togo, une brume légère flotte au-dessus des champs de manioc et de caféiers. Ici, loin des grandes villes et des projecteurs médiatiques, une révolution silencieuse est en marche. Une révolution verte, portée par des communautés rurales, des scientifiques engagés et des jeunes entrepreneurs convaincus que l’avenir de l’environnement africain pourrait bien commencer ici, dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest. Un territoire discret, mais stratégique Le Togo ne figure pas souvent en tête des classements mondiaux sur l’environnement. Pourtant, ce pays de 8,5 millions d’habitants possède une diversité écologique remarquable : savanes, forêts tropicales, zones côtières, mangroves… un condensé d’écosystèmes en seulement 57 000 km². « Le Togo est un laboratoire à ciel ouvert », affirme Dr. Kossi Agbényéga, écologue à l’Université de Lomé. « Sa petite taille permet de tester rapidement des politiques environnementales et d’en observer les effets sur le terrain. » Depuis une décennie, le gouvernement togolais a multiplié les initiatives : interdiction des sachets plastiques en 2011, reboisement massif, création de zones protégées, et plus récemment, des investissements dans les énergies renouvelables. Résultat : le Togo est aujourd’hui l’un des rares pays africains à produire plus de 50 % de son électricité à partir de sources renouvelables, notamment grâce à la centrale solaire de Blitta, la plus grande d’Afrique de l’Ouest avec ses 136 000 panneaux photovoltaïques. Une jeunesse qui refuse de rester spectatrice Dans les rues de Lomé, la capitale, une nouvelle génération fait entendre sa voix. Étudiants, artistes, développeurs… tous veulent participer à la transformation écologique du pays. « On ne peut plus attendre que les solutions viennent d’ailleurs », lance Aïcha Mensah, 27 ans, fondatrice de GreenTogo, une start-up qui transforme les déchets organiques en compost. « Nous avons les idées, l’énergie, et surtout, l’urgence. » Chaque mois, des hackathons environnementaux réunissent des dizaines de jeunes autour de problèmes concrets : pollution de l’eau, déforestation, gestion des déchets. En 2023, plus de 300 projets ont été soumis dans le cadre du concours national Éco-Innovation. Certains projets ont déjà un impact tangible. À Kara, au nord du pays, une coopérative de jeunes femmes a mis en place un système de filtration d’eau à base de charbon actif local. En moins d’un an, 12 villages ont vu leur taux de maladies hydriques chuter de 40 %. Des forêts qui renaissent de leurs cendres Entre 1990 et 2010, le Togo a perdu près de 40 % de sa couverture forestière, selon la FAO. Une hémorragie due à l’agriculture sur brûlis, au bois de chauffe et à l’exploitation illégale. Mais depuis 2015, un ambitieux programme de reboisement a vu le jour. Chaque 1er juin, à l’occasion de la Journée nationale de l’arbre, des millions de Togolais plantent des arbres. En 2023, plus de 10 millions de plants ont été mis en terre. « Ce n’est pas qu’un geste symbolique », explique Yawo Dossou, ingénieur forestier à Kpalimé. « Nous accompagnons les communautés sur plusieurs années, avec des formations, des semences adaptées, et un suivi technique. » Dans certaines zones, la forêt revient. À Agou, des parcelles qui ressemblaient à des champs de cendres il y a dix ans sont aujourd’hui couvertes de jeunes tecks et d’acacias. Les oiseaux reviennent, les sols retiennent mieux l’eau, et les agriculteurs voient leurs rendements augmenter. Les défis de l’urbanisation galopante Mais tout n’est pas vert. À Lomé, la population a doublé en vingt ans. Les quartiers périphériques s’étendent sans planification, les déchets s’accumulent, les inondations se multiplient. « L’environnement urbain est notre plus grand défi », reconnaît Françoise Améganvi, urbaniste à la mairie de Lomé. « Il faut concilier croissance démographique, développement économique et durabilité. » Des projets pilotes émergent : éco-quartiers, jardins urbains, recyclerie communautaire… mais les moyens manquent. En 2022, le budget alloué à l’environnement représentait moins de 1 % du budget national. Les ONG comblent en partie ce vide. L’association Terre Verte, par exemple, a mis en place un système de tri et de collecte des déchets dans trois quartiers de Lomé, avec la participation des habitants. En un an, plus de 120 tonnes de déchets ont été valorisées. Une agriculture à la croisée des chemins Au Togo, plus de 60 % de la population vit de l’agriculture. Mais les sols s’épuisent, les pluies deviennent imprévisibles, et les rendements stagnent. « Le changement climatique est déjà là », affirme Komlan Kpodo, cultivateur à Sokodé. « On ne peut plus compter sur les saisons comme avant. » Face à cela, certains agriculteurs expérimentent l’agroécologie : rotation des cultures, compost naturel, haies vives, associations végétales. Les résultats sont encourageants : hausse des rendements, réduction de l’érosion, meilleure résilience face aux sécheresses. Des centres de formation, comme celui de Tchébébé, forment chaque année des centaines de paysans aux techniques durables. Le bouche-à-oreille fait le reste. « Quand mon voisin a doublé sa récolte de maïs sans engrais chimique, j’ai voulu comprendre », sourit Aminata, une agricultrice de 38 ans. « Aujourd’hui, je forme à mon tour d’autres femmes. » Un pays qui attire l’attention internationale Ces dernières années, le Togo a commencé à attirer des regards venus de loin. En 2021, le pays a été sélectionné pour participer à l’initiative AFR100, un programme panafricain visant à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030. Des bailleurs internationaux, comme la Banque mondiale ou le Fonds vert pour le climat, soutiennent désormais des projets environnementaux au Togo. En 2023, un financement de 30 millions de dollars a été accordé pour renforcer la résilience côtière face à l’érosion marine. « Le Togo est devenu un terrain d’expérimentation pour les solutions climatiques en Afrique », estime Marie-Laure Delmas, experte en développement durable à l’AFD. « Ce qui fonctionne ici pourrait être répliqué ailleurs. » Mais la réussite dépendra aussi de la capacité du pays à maintenir ses engagements, à impliquer ses citoyens, et à résister aux pressions économiques à court terme. Alors, le Togo peut-il vraiment devenir un modèle environnemental pour l’Afrique ? Ou n’est-ce qu’un mirage dans un paysage encore fragile ? La réponse se joue peut-être, en ce moment même, dans un champ de manioc, un quartier périphérique, ou une salle de classe. Et si l’avenir de l’environnement africain commençait ici, dans le silence fertile des collines togolaises ? Pour approfondir sur environnement en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. pays les plus developpes d'Afrique business rentables en Afrique PIB des pays africains #### Togo : les 60 ans de l’indépendance célébrés malgré la pandémie du coronavirus Pour cause de coronavirus le Togo a été contraint de célébrer dans une grande sobriété les 60 ans de son indépendance ce lundi 27 avril. Cette pandémie qui, selon le site internet de Tv5 Monde, a occasionné à la date du 28 avril 6 décès pour 99 cas dépistés positif. Pour y faire face le Président togolais Faure Gnassingbé, récemment réélu, avait  décrété le 2 avril « l’état d’urgence sanitaire » en plus d’un couvre-feu entre 20 heures et 6 heures du matin jusqu’à nouvel ordre pour éviter la propagation du coronavirus. Une unité spéciale anti-pandémie composée de 5.000 agents de forces de défense et de sécurité a également été mise en place dans ce cadre. Cette situation a obligé l’Etat togolais à annulé le grand traditionnel défilé militaire, une première dans l’histoire de ce pays a reconnu dans un communiqué le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi. Le Covid-19 a terni cette commoration qui avait été prévue grandiose Les mêmes manifestations publiques et populaires notamment les défilés et autres réjouissances ont également été annulées dans toutes les régions du pays à cause de l’urgence sanitaire qui interdit le rassemblement de plus de 100 personnes et impose une distanciation sociale. Une modeste cérémonie de prise d’armes s’est déroulée dans la cour du palais présidentiel en présence du chef de l’Etat. Celle-ci n’a duré que 5 minutes et était composée ainsi : passage en revue, levée des couleurs et hymne national en présence des représentants des institutions de la République togolaise, des ministres, du bureau de l’Assemblée nationale et du Chef d‘état-major des forces armées. Des actes symboliques forts posés pour cette célébration particulière des 60 ans d’indépendance Le dimanche Faure Gnassingbé a rallumé la flamme de l’indépendance « dans le strict respect des mesures barrières prises par le gouvernement » selon le même communiqué du ministre.  Le Président de la République togolaise a publié un message sur son compte twitter se libellant ainsi : « En ces moments difficiles qui ne permettent pas à nos concitoyens de célébrer et de rendre hommage à ce long parcours que nous avons connu, je voudrais en notre nom à tous dire avec fierté que nous viendrons à bout de cette pandémie. Puissent le courage et la détermination nous donner la force de poursuivre la construction de notre nation ». Sylvanus Olympio, leader du Comité du parti de l’unité togolaise a proclamé l’indépendance le 27 avril 1960 du pays dont il deviendrai le 1er président. Le gouvernement a également pris des mesures de soutien à la consommation, à la production et à la sauvegarde de l’emploi à hauteur de 400 milliards de francs CFA (environ 610 millions d’euros). L’indépendance du Togo, proclamée le 27 avril 1960, a connu une trajectoire particulière. Ce pays d’Afrique de l’Ouest a d’abord été colonisé par les Portugais, puis les Allemands à partir de 1884 et enfin les Britanniques et Français à partir entre 1914 et 1916. Lors d’élection supervisées par l’Organisation des Nations Unies (ONU) Sylvanus Olympio est élu président aux dépends de Nicolas Grunitzky, candidat qui avait le plein soutien de la France. Le Togo inaugurera le premier coup d’Etat de l’Afrique indépendante en 1963 avec comme putschiste, Gnassingbé Eyadema, père de l’actuel chef de l’Etat togolais auquel il a succédé en février 2005 après le décès par crise cardiaque de celui à 68 ans après un règne de 38 ans. #### Togocom lance le 1er réseau 5G d’Afrique de l’Ouest au Togo TOGOCOM a activé son réseau commercial 5G et propose désormais à ses clients une connexion mobile à très haut débit, grâce à une technologie de connectivité de pointe. Le réseau 5G, également rendu possible par leurs partenaires Nokia, est désormais pleinement opérationnel à Lomé. La 5G, un disrupteur technologique majeur pour le Togo Avec une disponibilité de bande passante beaucoup plus grande, des vitesses de transfert de données beaucoup plus élevées, jusqu’à 100 fois plus rapides que la 4G, et une latence extrêmement inférieure, la 5G offrira à nos entreprises clientes une nouvelle expérience de la technologie et, à long terme, apportera de nouvelles, des produits et services plus innovants pour les consommateurs togolais. Cette technologie connective de nouvelle génération générera des perturbations importantes pour le paysage technologique au Togo et ouvrira la voie à de plus grandes opportunités pour la communauté entrepreneuriale togolaise. Une première pour l’Afrique de l’Ouest Le Togo est le premier pays d’Afrique de l’Ouest et le troisième État africain à déployer la technologie 5G. Ce nouveau réseau permettra d’accélérer le développement économique et numérique et d’accélérer un accès plus large à l’éducation (apprentissage virtuel, apprentissage interactif, qualifications à distance…) et à la santé (services médicaux en ligne, chirurgie robotisée…). Voici une vidéo annonçant cette nouvelle : Il y a un peu plus d’un an, le 6 novembre 2019, un engagement a été pris pour faire du Togo un pôle régional de la numérisation et de la technologie dans le cadre de son Plan national de développement (PND) et un modèle de croissance sociale et économique. Cet engagement permettra au peuple togolais d’accéder à des produits et services innovants dans les domaines de l’éducation, de la santé et des services publics à travers le pays. Une technologie majeure La 5G apportera de nouveaux usages qui faciliteront l’émergence de nouveaux services adaptés aux différents secteurs de l’économie (énergie, santé, industrie, transports…). Cependant, le gouvernement a un autre objectif pour cette initiative : qu’elle profite à l’ensemble du peuple togolais. Il est donc crucial que nous nous assurions que le déploiement du réseau 5G ne se limite pas à nos espaces urbains, mais aussi qu’il contribue à étendre la couverture du réseau afin que toutes les régions du Togo, même les plus isolées, puissent bénéficier de cette nouvelle technologie. TOGOCOM continue d’exécuter sa stratégie de 7 ans comme prévu. Après 1 an, hors lancement du réseau 5G, plusieurs investissements ont été convenus et plusieurs initiatives mises en œuvre pour améliorer son parcours client ainsi que la couverture et la vitesse du réseau en accélérant le déploiement de la 3G et de la 4G à travers le pays. Il reste encore beaucoup à faire, mais les gens de TOGOCOM sont prêts à relever ces défis au quotidien. Qui est TOGOCOM ? TOGOCOM est le leader du marché togolais des télécoms, au service des Togolais où qu’ils résident dans le pays. Le groupe est né de la consolidation des activités de Togo Télécom, l’opérateur historique de téléphonie fixe du Togo, et de Togocel, l’opérateur de réseau mobile du pays. TOGOCOM a pour ambition de devenir un modèle de qualité de service répondant aux plus hauts standards internationaux, notamment en termes de couverture et de débit du réseau, de satisfaction client et de disponibilité des produits et services. #### Top 3 plateformes sur football et paris sportifs au Cameroun Les Camerounais sont fous de sport, en particulier de football. Les événements sportifs ne sont pas seulement une source de grand divertissement pour les fans africains, mais aussi une opportunité de gagner de l’argent en plaçant des paris sportifs. De nombreux parieurs intelligents gagnent beaucoup d’argent en pariant sur le sport et les paris sportifs en ligne. Mais comment trouver un site fiable pour parier ? Comment éviter les escrocs ? Un bon guide avec un comparateur de bookmakers peut résoudre ce problème. Alors, on parle aujourd’hui de meilleurs sites avec les astuces et avis des bookmakers camerounais. C’est parti ! 1 – Parimobile Cameroun Parimobile.cm Cameroun est un outil de comparaison complet pour les produits de paris et de marchés au Cameroun à ce jour. Ils comparent différentes offres et rédigent des guides détaillés afin que vous puissiez prendre les bonnes décisions lorsque vous choisissez le bon site pour jouer. Tous les créateurs de contenu sur Parimobile.sm ont une connaissance approfondie du marché. Ces experts examinent les sites de paris sportifs pour aider les parieurs du pays à se renseigner sur les dernières tendances, conseils et offres de l’industrie. Qu’il s’agisse de vous montrer comment placer des paris ou d’examiner les différents types de paris disponibles, ils vous aident à maximiser votre plaisir du jeu en ligne. La sûreté et la sécurité sont également extrêmement importantes pour les créateurs Parimobile, et ils visent à s’assurer que les joueurs sont entièrement protégés et que leurs informations sont sécurisées sur les sites proposés. 2 – Bookmakers Cameroun Les critiques du guide en ligne Bookmakers.cm contiennent à la fois des avantages et des inconvénients pour vous aider à prendre des décisions éclairées sur les meilleurs endroits pour parier au Cameroun. Ce guide est pareil au précédent, et aussi utile. Alors, leur objectif est de vous aider à découvrir tout ce que vous devez savoir sur les paris camerounais, y compris les meilleurs sites à visiter, où accéder aux cotes les plus compétitives et où vous pouvez trouver les meilleures offres et promotions dispo a pays.  Les articles sur Bookmakers.cm expliquent comment placer des paris et vous montrer les différents types de paris sportifs. Ils examinent également l’éventail de jeux de casino, les méthodes bancaires camerounais et bien plus encore. Que vous soyez intéressé par les courses de chevaux, la Premier League, le foot ou les machines à sous, l’équipe Bookmakers.cm vous aidera à tirer le meilleur parti de vos activités de jeu en ligne. Les joueurs peuvent comparer les fonctionnalités, les bonus et les promotions des books en un seul endroit, ce qui facilite la recherche de tout ce que vous devez savoir. 3 – Camfoot.com Les sports sont populaires partout dans le monde. Il n’est donc pas étonnant qu’il soit populaire dans tous les pays africains. Tout comme le sport, les paris sportifs sont également demandés. Les nouvelles sportives, cependant, sont une autre chose. Si vous voulez découvrir les nouveautés dans le monde du sport en Afrique, voici notre site préféré à considérer  – Camfoot.com. Camfoot.com rapporte à peu près tout. Leur site a une section de nouvelles sportives, de statistiques de top championnats de football, un blog avec les articles sur le sujet. Camfoot vous fournit également un excellent site mobile. Compte tenu de l’ampleur de leur couverture médiatique, vous trouverez tout ce que vous voulez sur les sports africains. Conclusion Les paris sportifs n’ont jamais été aussi populaires qu’en ce moment dans le pays et il existe un énorme marché de parieurs. De nombreux sites de paris étrangers et locaux ont inondé le marché local. Les parieurs ont l’embarras du choix et il est devenu difficile de choisir un bookmaker en ligne. Nous avons pris le temps de retrouver des experts en paris pour que vous puissiez choisir les meilleurs books et commencer à profiter de votre voyage de jeu.  Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Top 6 des mégaprojets à suivre de près à Dubai en 2025   L’émirat se référerait à ce symbole ultime de développements visionnaires et de projets architecturaux à l’extrême. Avec les voyages d’affaires et les vacances de luxe déjà en mode de consolidation, l’émirat accueillera des mégaprojets qui changeront le ciel d’ici fin 2025. De telles fondations permettent d’améliorer les infrastructures et d’inciter les habitants et les touristes à assumer leurs responsabilités et leurs besoins en matière de consommation de manière durable. Le changement à Dubaï en particulier repose sur une planification stratégique et des investissements massifs dans le tourisme, les transports et l’immobilier. Tous ces mégaprojets amélioreront la qualité de vie, créeront des emplois et attireront les investisseurs internationaux. Des aéroports de classe mondiale aux communautés respectueuses de l’environnement, l’engagement de Dubaï en faveur de l’innovation et de la durabilité ne se dément pas. Top 6 des mégaprojets à suivre de près à Dubaï en 2025 Examinons les six principaux mégaprojets de Dubaï qui façonneront la ville. L’expansion de l’aéroport international Al Maktoum La phase initiale d’expansion de l’aéroport international Al Maktoum, anciennement connu sous le nom de Dubai World Central Airport, a commencé. L’emplacement des projets à venir dans les Émirats arabes unis, d’une superficie d’environ 56 kilomètres carrés, sera cinq fois plus grand que cet aéroport international. Les déplacements dans les terminaux de passagers et les installations de fret ultramodernes se feront en toute fluidité. Les longues files d’attente pour l’enregistrement traditionnel et l’immigration seront éliminées dans le cadre des premiers ajustements, qui seront simples et sans tracas. Cette plaque tournante accueillera tous les vols à destination et en provenance de Dubaï au cours des dix prochaines années. L’expansion de l’aéroport international Al Maktoum Dubaï prévoit d’améliorer les plages d’Al Mamzar et de Jumeirah, les destinations balnéaires les plus visitées de la ville. Les nouveaux projets de construction à Dubaï, dont le budget s’élève à 355 millions AED, comprennent la construction de ponts piétonniers flottants, de terrasses de restauration au-dessus de l’eau, de pistes cyclables et d’allées paysagères. Les touristes et les habitants apprécieront la rénovation de cette plage et y trouveront de nombreuses possibilités de loisirs. La réalisation de ces nouveaux projets à Dubaï prendrait près de 18 mois. Ce qui augmenterait considérablement l’attrait du tourisme balnéaire à Dubaï. Relance des projets de plage Le projet de récifs de Dubaï, qui s’inscrit dans le cadre d’une mission de conservation marine, prévoit la construction de structures de récifs artificiels d’une capacité de 400 000 mètres cubes. Le système de protection vise à sauvegarder la biodiversité des océans. Il favorise la croissance de l’industrie de la pêche et promeut les activités de tourisme écologique. En outre, outre les avantages qu’il présente en matière de conservation, il abrite son développement immobilier flottant, qui comprend des logements, des installations hôtelières et d’autres zones de recherche. Dans ce contexte, il s’inscrit parfaitement dans la culture de durabilité et de gestion responsable de l’environnement de Dubaï. Initiative récifale de Dubaï Les îles artificielles de Palm Jebel Ali agrandiront le littoral de Dubaï d’environ 110 kilomètres. Le projet combinera des propriétés résidentielles, des hôtels et des attractions récréatives dans sa luxueuse zone de développement. Des cascades se déversent dans de vastes espaces verts sont remarquables, offrant des expériences uniques au bord de l’eau. Le projet accueillera plus de 35 000 familles et contribuera à l’essor de l’industrie immobilière de Dubaï.Découvrez plus sur le marché immobilier de cette ville via ce guide de Dubai, une véritable mine d’informations. Développement de Palm Jebel Ali La Dubai Creek Tower est un mégaprojet de Dubaï récemment proposé par Emaar, qui devrait faire partie des points de repère emblématiques et renommés de la ville. Elle sera plus haute que le Burj Khalifa, car elle s’inspire de la fleur de lys. La place entourant la tour sera dotée de caractéristiques telles que des effets d’eau et des illuminations de pointe, ainsi qu’une culture immersive. Elle deviendrait le cœur du développement du Dubai Creek Harbour. Elle offrirait également des vues uniques et des services luxueux. Tour et place de Dubaï Creek Le DubaiMall sera agrandi, selon les responsables d’Emaar qui gèrent ce centre commercial de premier plan. La construction du centre commercial coûte 1,5 milliard de Dhs. Ce qui démontre la croissance importante des possibilités de shopping et de divertissement à Dubaï et l’évolution du développement des centres commerciaux. Le développement prévu comprend plus de 240 établissements de vente au détail haut de gamme, des restaurants gastronomiques et plusieurs options de divertissement. Dans le cadre des objectifs plus récents de la ville, le deuxième volet de cet objectif est d’attirer des millions de touristes chaque année. Sur la base de l’exemple mentionné précédemment, on peut conclure que Dubaï continue d’innover en ajoutant les projets de construction de Dubaï à venir à sa vaste liste d’offres et en restant actif dans le domaine de la vente au détail et du tourisme. Extension du DubaiMall Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Tourisme : ces sites africains classés au patrimoine mondial de l’UNESCO À l’aube, la brume s’accroche encore aux flancs du Kilimandjaro. Au loin, un éléphant solitaire traverse la plaine, comme s’il gardait les secrets d’un continent ancestral. L’Afrique, souvent résumée à ses paysages de savane, cache pourtant des trésors millénaires, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. Des cités oubliées aux forêts primaires, ces lieux racontent une autre histoire. Celle d’un continent riche, complexe, et profondément humain. Une richesse patrimoniale encore méconnue En 2024, l’Afrique compte 147 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, répartis dans 38 pays. Pourtant, beaucoup de voyageurs ignorent encore l’existence de ces merveilles. “On pense souvent à l’Égypte ou à l’Afrique du Sud, mais il y a des joyaux incroyables au Bénin, en Tanzanie ou au Mali”, explique Aïcha Diallo, guide culturelle à Dakar. Parmi ces sites, on trouve 96 biens culturels, 50 naturels et 1 mixte. Un équilibre fragile, souvent menacé par les conflits, le changement climatique ou la pression touristique. Mais ces lieux résistent, portés par la mémoire des peuples et la volonté de préserver l’héritage commun de l’humanité. La vieille ville de Djenné, entre terre et silence Au cœur du Mali, la ville de Djenné semble figée dans le temps. Ses maisons en banco, ce mélange de terre et de paille, s’élèvent telles des sculptures organiques. La Grande Mosquée, la plus grande construction en adobe du monde, domine la ville avec majesté. “Quand on entre à Djenné, on a l’impression d’arriver dans un rêve”, confie Mamadou Keita, architecte malien. “Chaque ruelle, chaque façade raconte une époque où la ville était un centre intellectuel et commercial majeur de l’Afrique de l’Ouest.” Inscrite à l’UNESCO depuis 1988, Djenné est aujourd’hui menacée par les inondations et l’instabilité régionale. Pourtant, chaque année, les habitants se réunissent pour enduire la mosquée de boue fraîche, perpétuant un rituel ancestral. Un acte de résistance silencieuse face à l’oubli. Les forêts denses du bassin du Congo Plus au sud, dans la République démocratique du Congo, s’étendent les parcs nationaux de Garamba, Kahuzi-Biega ou encore Salonga. Ces forêts primaires abritent des espèces uniques : gorilles des plaines orientales, okapis, éléphants de forêt. “C’est un sanctuaire pour la biodiversité, mais aussi pour l’humanité”, rappelle le biologiste congolais Jean-Baptiste Mbala. “Ces forêts stockent des milliards de tonnes de carbone. Leur préservation est cruciale pour l’équilibre climatique mondial.” Le parc national des Virunga, le plus ancien d’Afrique, est classé depuis 1979. Mais il est aussi l’un des plus menacés. Exploitation pétrolière, braconnage, milices armées : les dangers sont multiples. Pourtant, des rangers continuent d’y risquer leur vie chaque jour. Leur combat est celui de la survie d’un patrimoine vivant. L’île de Gorée, mémoire de l’esclavage À quelques kilomètres de Dakar, l’île de Gorée flotte sur l’Atlantique comme une cicatrice ouverte. Ses maisons pastel cachent une histoire douloureuse : celle de la traite négrière. La Maison des Esclaves, avec sa “porte du non-retour”, attire chaque année des milliers de visiteurs venus du monde entier. “Quand j’ai franchi cette porte, j’ai senti un vertige”, raconte Marie Lemoine, touriste française d’origine guadeloupéenne. “C’est comme si les murs pleuraient encore.” Classée en 1978, Gorée est devenue un symbole universel. Mais au-delà du tourisme, l’île cherche à transmettre une mémoire vivante. Des artistes, des chercheurs et des habitants y organisent des rencontres, des expositions, des cérémonies. Pour que l’histoire ne soit pas seulement racontée, mais ressentie. Les ruines de Great Zimbabwe, un empire oublié Peu de gens savent qu’un des plus grands empires d’Afrique subsaharienne a laissé derrière lui des murs de pierre gigantesques, sans mortier, au cœur du Zimbabwe. Le site de Great Zimbabwe, classé en 1986, s’étend sur plus de 700 hectares. C’était la capitale d’un royaume florissant entre le XIe et le XVe siècle. “Ces ruines prouvent que les Africains ont bâti de grandes civilisations bien avant la colonisation”, insiste Tendai Moyo, historien zimbabwéen. “Mais on a longtemps nié cette réalité.” Les structures circulaires, les tours de granit, les passages secrets témoignent d’un savoir-faire architectural impressionnant. Aujourd’hui, le site attire de plus en plus de visiteurs africains, en quête de leurs racines. Une forme de réappropriation historique, discrète mais puissante. Le site rupestre de Tadrart Acacus, désert en péril Dans le sud-ouest de la Libye, les montagnes de Tadrart Acacus abritent des peintures rupestres vieilles de plus de 12 000 ans. Des scènes de chasse, de danse, de vie quotidienne, gravées sur la pierre comme un journal de l’humanité. “C’est un musée à ciel ouvert”, s’émerveille Salim Ben Youssef, archéologue tunisien. “Ces œuvres montrent que le Sahara n’a pas toujours été un désert. Il y a eu des lacs, des troupeaux, des villages.” Mais le site est aujourd’hui en grand danger. Vandalisme, pillages, érosion naturelle : les fresques s’effacent peu à peu. L’UNESCO l’a placé sur la liste du patrimoine en péril. Une alerte lancée au monde entier, pour sauver ce qui peut encore l’être. Au fil des siècles, l’Afrique a sculpté son histoire dans la pierre, la terre, le sable et la mémoire. Ces sites classés sont bien plus que des destinations touristiques : ce sont des témoins fragiles d’un passé vibrant, souvent méconnu, parfois oublié. La question reste ouverte : saurons-nous les protéger à temps, ou les laisserons-nous disparaître dans le silence des dunes et des ruines ? #### Tout savoir sur le visa pour partir au Cameroun Vous avez prévu de voyager au Cameroun dans les prochaines semaines ou les prochains mois ? Ce guide dédié  répond à la question comment obtenir un visa pour partir au Cameroun et vous livre toutes les informations à connaitre sur les formalités d’entrée sur le territoire camerounais. Est-il obligatoire d’obtenir un visa pour entrer au Cameroun ? Les ressortissants du Tchad, de la République Centrafricaine, du Nigéria, du Congo-Brazzaville, de la Guinée Équatoriale et du Gabon peuvent entrer sur le territoire camerounais sans visa. L’exemption de visa s’applique aussi pour les passagers qui font une escale à l’aéroport pendant moins de 24 heures ainsi qu’aux titulaires d’un passeport diplomatique chinois, italien ou turc. Les voyageurs qui possèdent un passeport diplomatique ou un passeport de service d’autres États et ceux qui disposent d’un ordre de mission doivent réaliser les procédures nécessaires pour obtenir leur visa à leur arrivée. Si vous prévoyez de séjourner au Cameroun dans le cadre d’un voyage de villégiature, de travail ou pour toute autre raison valable, mais que vous n’êtes pas concernés par les situations citées précédemment, vous êtes tenu de vous d’obtenir un visa. Le visa touristique est nécessaire si le voyage dure moins de 30 jours. Les membres des ONG et autres institutions doivent obtenir un « visa visiteur » pour entrer sur le territoire camerounais et y rester pour 30 jours. Ceux qui prévoient un séjour de plus de 30 jours au Cameroun doivent obligatoirement obtenir un visa temporaire ayant une validité de 3 mois ou un visa long séjour valable pendant 3 à 6 mois. Dans tous les cas, les formalités d’obtention du visa sont similaires. Par ailleurs, il est absolument recommandé d’obtenir le visa bien avant la date de départ prévue. Les démarches à réaliser pour obtenir un visa d’entrée au Cameroun La demande de visa pour le Cameroun peut se faire auprès du Consulat établi dans votre pays d’origine ou après d’une agence en ligne agréée et dédiée comme Action-Visas. Assurez-vous de la fiabilité de la plateforme avant de commencer les procédures au risque de perdre votre argent. Les documents à fournir sont les mêmes que vous optiez pour la démarche auprès du Consulat ou que vous choisissiez plutôt de passer par le web, à savoir : le formulaire de demande à imprimer depuis le site du Consulat Général du Cameroun de votre pays/votre ville (diploconsult.com pour les Français) ou auprès de l’agence en ligne. Le document doit être remplien bonne et due forme puir transmis dans le dossier de demande de visa, le scan du passeport avec une date de validité d’au moins 6 mois à compter de la date de la fin du séjour au Cameroun et au moins 2 pages vierges côte à côte, une copie du billet d’avion aller- retour, du titre de transport aller-retour ou du carnet de passage en douane, le justificatif de l’hébergement pendant le séjour avec les coordonnées complètes (adresse postale, numéro de téléphone pour contact rapide, emaile, etc) de la personne qui vous reçoit chez lui. Si vous séjournez chez un particulier, document doit porter le visa du maire en place au moment de votre demande et de votre séjour. Ceux qui prévoient de séjourner dans un hôtel ou toute autre structure d’hébergement touristique doivent fournir une copie de la réservation confirmée par l’établissement, 2 photos d’identité identiques et récentes, en couleur et au format 4×4 cm, une copie de l’acte de naissance ou du livret de famille, un justificatif de résidence de moins de 3 mois ; Vous pouvez soumettre une facture d’électricité, de téléphone ou un certificat délivré par la mairie de votre ville de résidence. En plus de ces documents, la copie des pièces d’identité des parents ainsi qu’une autorisation parentale est obligatoire pour chaque enfant mineur qui voyage seul. Une demande de visa auprès du Consulat de votre ville ou de votre pays est traitée dans un délai maximal de 72 heures ouvrables à compter de la date de soumission du dossier de demande de visa. Il convient de noter que le consulat ne délivre pas de visas le vendredi. Ce jour n’est donc pas à compter dans le délai prévu. Si vous passez par une agence en ligne agréée, vous devez compter en moyenne un délai de 7 jours ouvrés (ne pas compter le vendredi) à partir de la date de dépôt de votre dossier de demande pour recevoir votre visa pour le Cameroun. Il est tout à fait possible de réaliser les procédures en vue de l’obtention du visa pour le Cameroun plusieurs mois avant la date de départ prévue ou en urgence. Les frais à payer pour obtenir le visa d’entrée au Cameroun Les frais consulaires pour l’obtention d’un visa simple entrée pour un séjour de 30 jours à 90 jours au Cameroun s’élèvent à 115 Euros. Selon la situation du demandeur et le motif du voyage, la validité du visa peut varier entre 30 jours et 3 mois. Comptez 230 Euros de frais consulaires pour l’obtention d’un visa d’entrées multiples, valables pendant 6 mois. Vous pouvez, par ailleurs, opter pour le service « express » pour 10 Euros de plus afin de recevoir une réponse plus rapide. A ces frais s’ajoutent les frais de services si vous effectuez les procédures via une agence en ligne agréée comme Action-Visas. Cette solution est la plus judicieuse si le bureau du Consulat est éloigné de votre domicile ou qu’aucune institution représentant le Cameroun n’est installée dans votre ville. si vous allez au Togo, le visa sera également obligatoire. #### Transitions en Afrique : le provisoire devenu permanent, une malédiction à exorciser Depuis les indépendances dans les années 1960, l’Afrique est en proie à des transitions politiques instables. Coups d’état, régimes autoritaires, élections truquées… La liste des maux qui gangrènent le continent est longue. Face à cette situation, les populations africaines s’interrogent : quand les transitions prendront-elles fin ? Et comment sortir de ce cycle infernal de l’instabilité ? Les racines du mal : héritage colonial et structures étatiques fragiles Les difficultés actuelles de l’Afrique trouvent leurs racines dans l’histoire coloniale. Les frontières tracées à la hâte par les puissances européennes ont souvent regroupé des ethnies rivales et des cultures différentes, créant des États artificiels et fragiles. De plus, les colons ont mis en place des systèmes politiques et économiques qui ne correspondaient pas aux réalités locales, ce qui a contribué à l’instabilité post-coloniale. Voici une vidéo relatant ces faits : Des transitions interminables : coups d’état, régimes autoritaires et élections truquées Après les indépendances, de nombreux pays africains ont connu des transitions politiques chaotiques. Coups d’état, régimes autoritaires et élections truquées sont devenus monnaie courante. Ces transitions interminables ont empêché les pays africains de se développer et de se stabiliser. Les populations africaines lassées de l’instabilité Les populations africaines sont lassées de l’instabilité et de la corruption qui gangrènent leurs pays. Elles aspirent à la paix, à la démocratie et au développement. Mais face à des dirigeants souvent autocrates et à des systèmes politiques sclérosés, elles semblent impuissantes. Un provisoire devenu permanent : les conséquences néfastes L’instabilité politique chronique en Afrique a des conséquences néfastes sur le développement économique et social du continent. Les investissements étrangers sont dissuadés, les infrastructures sont défaillantes et les services publics sont de mauvaise qualité. La pauvreté, la faim et les maladies restent des fléaux qui touchent une grande partie de la population. Un cercle vicieux difficile à briser L’instabilité politique en Afrique alimente un cercle vicieux difficile à briser. La pauvreté et le manque d’opportunités économiques créent du mécontentement social, qui peut être exploité par des leaders populistes et des groupes armés. Ces derniers prennent le pouvoir par la force et instaurent des régimes autoritaires qui ne font qu’aggraver la situation. Exorciser la malédiction : des solutions pour sortir du cycle infernal Pour sortir du cycle infernal de l’instabilité, l’Afrique a besoin d’une rupture radicale avec son passé. Il est nécessaire de renforcer les institutions démocratiques, de lutter contre la corruption et de promouvoir le développement économique et social. La communauté internationale a également un rôle à jouer en soutenant les efforts des pays africains et en encourageant les réformes politiques et économiques. Une nouvelle génération pleine d’espoir Malgré les difficultés, il y a des lueurs d’espoir en Afrique. Une nouvelle génération de leaders politiques compétents et intègres émerge. La société civile africaine est également de plus en plus active et exigeante. Les populations africaines sont déterminées à vivre dans des pays pacifiques, démocratiques et prospères. Un long chemin à parcourir, mais des raisons d’y croire Le chemin vers la stabilité et la prospérité en Afrique sera long et difficile. Mais il y a des raisons d’y croire. Les Africains ont le potentiel et la volonté de construire un avenir meilleur pour leur continent. La communauté internationale doit les accompagner dans cette entreprise ambitieuse et vitale pour l’avenir de l’humanité. Les transitions en Afrique ont pris trop de temps et ont causé trop de souffrances. Il est temps de mettre fin à ce cycle infernal de l’instabilité et d’exorciser la malédiction qui frappe le continent depuis trop longtemps. L’Afrique a besoin d’un nouveau souffle, d’une nouvelle vision et d’un nouvel élan pour enfin prendre son destin en main et construire un avenir radieux pour ses populations. #### Trois façons dont l’économie numérique africaine peut s’améliorer en 2021 L’économie numérique de l’Afrique se souviendra sûrement de 2020 comme d’une sorte d’énorme quiz pop qui a reçu les commentaires suivants : De solides réalisations sur lesquelles bâtir. Le COVID-19 a en effet conduit des millions de citoyens à utiliser une variété de services mobiles allant de la livraison de repas au paiement mobile en passant par la vidéoconférence. Ces nouveaux usages ont mis la pression sur les réseaux haut débit, mais ils ont tenu bon. Cette situation concerne notamment les zones urbaines. D’ailleurs, Internet en Afrique est pareil sur tout le continent. Il est irrégulier et oscille entre des constructions solides à la pointe de la technologie et des équipements rudimentaires et insuffisants. Amélioration du réseau existant Les cinq dernières années ont vu l’expansion de nombreux câbles sous-marins ou terrestres sur le continent, accélérant les courbes d’adoption du haut débit qui oscillent désormais autour de 30 à 40 %. Malgré ces progrès, l’année 2020 a révélé l’échec de ces réseaux à répondre aux besoins des populations, explique Guy Zibi, fondateur du cabinet de conseil Xalam Analytics et expert des marchés technologiques. Voici comment est l’économie numérique en Afrique : Selon Zibi, avant de couvrir tout son territoire, l’Afrique doit d’abord améliorer son réseau existant en se concentrant sur la « connexion utile ». Une notion popularisée par l’Alliance pour un Internet abordable, qui estime qu’une connectivité efficace est une connectivité supérieure à 10 mégabits. En d’autres termes, les opérateurs doivent désormais s’assurer que dans les zones offrant la meilleure couverture, le débit peut facilement prendre en charge des applications sophistiquées et gourmandes en données telles que Youtube, Zoom ou le stockage en nuage. Démocratiser la connexion haut débit Qu’en est-il des populations non connectées ? En 2020, un consortium international dirigé par Facebook a installé 2Africa, le plus long câble sous-marin à fibre optique du continent. En Guinée, la dorsale nationale a commencé à être commercialisée et pourrait un jour être connectée au réseau ouest-africain d’Orange, connu sous le nom de Djoliba. Alors qu’il explore le marché africain, l’opérateur d’infrastructure de réseau Liquid Telecom a achevé son projet de liaison entre l’Afrique du Sud et le Caire, câblant ainsi une grande partie de l’Afrique de l’Est. De plus, les inégalités d’accès au numérique continuent de creuser un double écart. Le premier est lié à la couverture géographique, qui néglige 22 % de la population, qui n’a accès ni à la 3G ni à la 4G. Miser sur le cloud Le marché explose, les investisseurs affluent, mais les entreprises sont-elles prêtes? En octobre 2020, Standard Bank a finalisé la vente de tous ses data centers à Africa Data Centers, filiale de Liquid Telecom spécialisée dans la gestion de ces «data fermes». Le choix de l’une des quatre plus grandes banques sud-africaines lui permet de développer plus rapidement de nouvelles applications tout en externalisant une partie de ses coûts. Cependant, l’arrivée des deux géants du secteur, Microsoft et Amazon, couplée à la construction intensive de plusieurs data centers sur le continent (Nigeria, Ghana, Kenya, Afrique du Sud) devrait accélérer la transition. Lorsqu’ils n’abordent pas directement leurs clients, ces deux géants américains de la technologie font appel à des revendeurs comme Vodacom pour commercialiser leurs produits. #### Trois nouveaux contrats entre le Gabon et Perenco Perenco Exploration a signé trois contrats pour des blocs au Gabon, a annoncé le ministère des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures et du Gaz. La société a signé des accords sur les blocs Ezila, Onembo et Evaro, dans la province Ogooué-Maritime du nord du pays, couvrant une superficie totale de 5161 km². Il s’agit de la région dans laquelle Perenco s’est historiquement concentrée, offrant ainsi un avantage en termes d’infrastructure.  Ce qu’il faut retenir Perenco Exploration a signé trois contrats pour des blocs au Gabon, a annoncé le ministère des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures et du Gaz. La société a signé des accords sur les blocs Ezila, Onembo et Evaro, dans la province Ogooué-Maritime du nord du. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Entrepreneuriat au GabonActualités Afrique L’investissement dans la phase d’exploration sera de 90 millions de dollars. Le ministre gabonais des Mines, du Pétrole, des Hydrocarbures et du Gaz, Vincent de Paul Massassa et le ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Marie Ogandaga ont participé à la signature de ces nouveaux accords. Perenco était représenté par son responsable dans le pays, Baptiste Breton.  Sécuriser les investissements dans le pays Les ministres ont noté l’importance du nouveau code des hydrocarbures pour sécuriser les investissements. Massassa a comparé le travail de sécurisation de l’intérêt pour l’exploration à la traversée d’un désert, car le pays a du mal depuis 2014. Selon le ministre, ces nouveaux accords auront un impact majeur sur la confiance des opérateurs et permettront d’accroître l’intérêt des investisseurs. Breton a souligné l’importance du code et a déclaré que l’entreprise ferait tout son possible pour développer des ressources potentielles sur ses trois nouveaux blocs.  Massassa a poursuivi en disant qu’il y avait un intérêt accru pour les opportunités de pré-sel dans le pays, qui n’a pas encore été largement testé. CNOOC, Assala Energy et Petronas se sont tous engagés pour des travaux sous le nouveau code des hydrocarbures. L’Etat ouest-africain est en train de tenir son 12e tour de licence, qui devait se terminer le 10 janvier. Cependant, cela a été repoussé au 30 avril.  Un acteur majeur au Gabon Perenco produit environ 90 000 barils de pétrole par jour à partir du pays. La société détient un certain nombre d’intérêts, notamment des champs matures qu’elle a achetés à Total en 2017. Il s’agit d’un acteur majeur dans l’industrie pétrolière au Gabon. Cette association dure depuis des années, et il y a un intérêt mutuel entre les deux entités.  Cet accord signé témoigne d’ailleurs de l’attractivité du bassin sédimentaire et du nouveau code des hydrocarbures, jugé plus flexible en termes de fiscalité. En signant ce contrat, la société franco-britannique pourra renforcer sa position dans le domaine la recherche pétrolière où l’on a constaté de nombreuses découvertes. #### Tunisie : le tourisme reprend-il vraiment après la pandémie ? Le vent chaud de la Méditerranée caresse à nouveau les ruelles de Sidi Bou Saïd. Les terrasses se remplissent, les rires résonnent, les vendeurs de jasmin reprennent leur place. Après des années d’incertitude, la Tunisie semble sourire de nouveau à ses visiteurs. Mais derrière les façades blanches et bleues, une question persiste : le tourisme tunisien est-il réellement en train de renaître, ou s’agit-il d’un simple mirage d’après-crise ? Un secteur à genoux, puis le silence Avant la pandémie, le tourisme représentait près de 14 % du PIB tunisien. En 2019, le pays avait accueilli plus de 9 millions de visiteurs, un record historique. Puis, en mars 2020, tout s’est arrêté. Les frontières se sont fermées, les avions ont été cloués au sol, et les plages sont devenues désertes. « C’était comme si le temps s’était figé », confie Leïla Ben Messaoud, propriétaire d’une maison d’hôtes à Djerba. « J’ai dû renvoyer mes trois employés. Pendant deux ans, je n’ai eu que le chant des cigales pour compagnie. » Les pertes ont été colossales. Selon la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, plus de 70 % des établissements ont connu des fermetures temporaires, et certains ne rouvriront jamais. À Hammamet, Sousse ou encore Tozeur, les enseignes abandonnées témoignent encore de cette période noire. Un frémissement timide mais réel Depuis 2022, les chiffres repartent à la hausse. En 2023, la Tunisie a enregistré 8,8 millions de visiteurs, frôlant le niveau d’avant-crise. Les recettes touristiques ont dépassé les 5 milliards de dinars, selon la Banque centrale tunisienne, un signe encourageant. « On sent que les gens ont envie de revenir », explique Hichem Touiti, guide touristique à Kairouan. « Les Français, les Allemands, mais aussi de plus en plus d’Algériens et de Libyens. » Les vols internationaux se multiplient, les croisières reprennent leur escale à La Goulette, et les festivals locaux recommencent à attirer les foules. Le retour du Festival international de Carthage, après deux ans d’interruption, a rassemblé plus de 200 000 spectateurs en 2023. Des touristes différents, des attentes nouvelles Mais les visages de ceux qui reviennent ne sont plus tout à fait les mêmes. Moins de groupes organisés, davantage de voyageurs indépendants, souvent jeunes, en quête d’authenticité. Ils délaissent les resorts pour les maisons d’hôtes, les circuits classiques pour les expériences immersives. « Avant, on vendait du soleil et des plages. Aujourd’hui, on vend des histoires, des rencontres, du vécu », observe Amine Gharbi, fondateur de l’agence alternative “Tunis Autrement”. Les circuits éco-responsables dans le désert du Dahar, les ateliers de poterie à Sejnane ou les séjours en immersion dans les médinas séduisent une clientèle plus sensible à l’impact de son voyage. Une mutation que les professionnels du secteur tentent d’accompagner, parfois à tâtons. Une reprise freinée par des défis persistants Malgré cet élan, de nombreux obstacles freinent la reprise complète. L’inflation galopante, qui a atteint plus de 9 % en 2023, pèse sur les coûts d’exploitation. Les tensions politiques internes, les coupures d’électricité et les pénuries d’eau dans certaines régions inquiètent les investisseurs. « On a besoin de stabilité pour planifier, pour investir », déplore Samira Jaziri, directrice d’un hôtel à Mahdia. « Les touristes ne veulent pas seulement du soleil, ils veulent de la sécurité, de la qualité, de la transparence. » Autre défi : la formation du personnel. Après deux ans d’inactivité, de nombreux professionnels qualifiés ont quitté le secteur. Le manque de main-d’œuvre qualifiée est criant, notamment dans les régions intérieures où l’offre touristique peine à se structurer. Le pari du tourisme intérieur et régional Face à l’incertitude des marchés européens, la Tunisie mise aussi sur ses voisins. En 2023, plus de 2,5 millions d’Algériens ont franchi la frontière, un record. Les Libyens, eux aussi, affluent, attirés par les soins médicaux, le shopping ou simplement les plages. Le tourisme intérieur connaît également un regain. Les Tunisiens redécouvrent leur propre pays, stimulés par des offres adaptées à leur pouvoir d’achat. « On part en week-end à Zaghouan ou à Tabarka. C’est moins cher, et on se sent chez nous », explique Fathi, un jeune père de famille de Tunis. Cette dynamique régionale, encore fragile, pourrait devenir un pilier durable du secteur, à condition d’investir dans les infrastructures et la promotion ciblée. Vers un nouveau modèle touristique ? La crise a agi comme un révélateur. Elle a mis en lumière les failles d’un modèle trop dépendant du tourisme balnéaire de masse. Aujourd’hui, la Tunisie tente de se réinventer. Le ministère du Tourisme a lancé plusieurs initiatives pour diversifier l’offre : développement du tourisme saharien, culturel, médical, rural. Des projets pilotes voient le jour, comme les routes des kasbahs dans le sud ou les circuits archéologiques dans le nord-ouest. Mais cette transformation demande du temps, des moyens, et surtout une vision claire. « Il faut arrêter de courir après les chiffres et penser à long terme », insiste Mehdi Kacem, chercheur en tourisme durable. « La Tunisie a tout pour réussir, mais elle doit choisir quel visage elle veut montrer au monde. » Alors que les avions atterrissent à nouveau à Monastir et que les souks de Tunis retrouvent leur animation, une chose est certaine : le tourisme tunisien est à la croisée des chemins. Reste à savoir s’il s’agit d’un simple retour à la normale… ou du début d’une véritable renaissance. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Tunisie : le tourisme reprend-il vraiment après la pandémie ? Dans les ruelles étroites de la médina de Sousse, les volets colorés s’ouvrent à nouveau. Les senteurs d’épices flottent dans l’air chaud tandis que les premiers groupes de touristes déambulent, appareils photo en main. Après des années de silence relatif, la Tunisie semble se réveiller. Mais derrière les sourires des marchands et les plages repeuplées, une question persiste : ce retour du tourisme est-il durable… ou simplement une illusion passagère ? Un secteur à genoux, puis un frémissement La pandémie de Covid-19 a été un coup de massue pour l’économie tunisienne. Le tourisme, qui représentait près de 14 % du PIB avant 2020, s’est effondré brutalement. En 2020, les arrivées touristiques ont chuté de 78 %, selon les chiffres du ministère du Tourisme. Les hôtels ont fermé, les guides ont perdu leur emploi, les plages sont restées désertes. « Je n’ai pas eu un seul client pendant dix-huit mois », raconte Khaled, chauffeur de taxi à Hammamet. « J’ai dû vendre ma voiture pour nourrir ma famille. » Mais depuis l’été 2022, les signaux de reprise se multiplient. En 2023, la Tunisie a accueilli plus de 8,5 millions de visiteurs, frôlant les chiffres records de 2019. Le ministère du Tourisme espère franchir la barre symbolique des 9 millions en 2024. « On sent un vrai frémissement », confirme Amel Hachani, directrice d’un hôtel à Monastir. « Les réservations reprennent, surtout de la part des Européens. » Les Européens reviennent… lentement La Tunisie a longtemps été une destination privilégiée pour les touristes français, allemands et italiens. Le rapport qualité-prix, les plages méditerranéennes et l’hospitalité tunisienne en faisaient une valeur sûre. Mais les crises successives – attentats en 2015, instabilité politique, puis pandémie – ont terni l’image du pays. « Avant, je venais chaque année à Djerba », confie Sophie, une retraitée française croisée à l’aéroport de Tunis-Carthage. « J’avais arrêté après les attentats, mais cette année j’ai eu envie de revenir. L’accueil est toujours aussi chaleureux. » En 2023, les touristes français ont représenté environ 1,2 million de visiteurs, en hausse de 30 % par rapport à 2022. L’Italie et l’Allemagne suivent, mais à un rythme plus lent. La majorité des arrivées provient cependant du Maghreb, avec près de 3 millions d’Algériens et 2 millions de Libyens. « Le marché européen est encore frileux », admet Rached Ben Othman, expert en tourisme. « Il faudra du temps pour regagner la confiance. » Un tourisme encore trop concentré La reprise du tourisme tunisien reste largement centrée sur les zones balnéaires : Djerba, Hammamet, Sousse. Ces destinations concentrent plus de 70 % des nuitées hôtelières. Le tourisme culturel, saharien ou écologique reste marginal. « C’est dommage, car la Tunisie a un patrimoine exceptionnel », regrette Leïla, guide à Kairouan. « Mais les circuits classiques ignorent souvent l’intérieur du pays. » Le désert du Grand Erg oriental, les villages berbères de Tataouine, les oasis de Tozeur… autant de trésors encore peu valorisés. Le ministère a lancé plusieurs campagnes pour diversifier l’offre, mais les infrastructures restent insuffisantes dans les régions intérieures. « Il n’y a pas assez de routes, pas assez d’hôtels de charme, pas assez de guides formés », explique un ancien responsable de l’ONTT. « C’est un potentiel immense, mais encore sous-exploité. » La menace du tourisme de masse Avec la reprise, certains s’inquiètent d’un retour du tourisme de masse, aux conséquences souvent désastreuses pour l’environnement et les communautés locales. À Djerba, les plages sont parfois jonchées de déchets. À Hammamet, les constructions illégales se multiplient. « On ne peut pas répéter les erreurs du passé », avertit Youssef Gharbi, militant écologiste. « Il faut un tourisme plus respectueux, plus durable. » Le gouvernement affirme avoir pris conscience de ces enjeux. Plusieurs projets d’hôtels éco-responsables ont vu le jour, notamment dans le sud. Des chartes de bonne conduite sont en discussion avec les agences de voyage. Mais sur le terrain, les pratiques évoluent lentement. « Les grands groupes cherchent encore la rentabilité à court terme », observe une consultante en tourisme durable. « C’est un changement de mentalité qui prendra du temps. » Les jeunes Tunisiens veulent réinventer l’accueil Une nouvelle génération d’entrepreneurs tente de changer la donne. À Tunis, Sidi Bou Saïd ou Mahdia, des maisons d’hôtes ouvrent leurs portes, misant sur l’authenticité et la rencontre. Des circuits alternatifs proposent des immersions dans les villages, des ateliers de cuisine ou des randonnées dans les montagnes de l’Atlas. « On veut montrer une autre Tunisie », explique Inès, 29 ans, fondatrice de l’agence “Sahra Voyages”. « Celle des traditions, des artisans, des paysages oubliés. » Ces initiatives séduisent une clientèle plus jeune, plus curieuse, souvent venue de France ou du Canada. Elles reposent sur un modèle plus équitable, où les bénéfices sont partagés avec les communautés locales. « On dort chez l’habitant, on mange local, on respecte l’environnement », détaille Mehdi, guide dans le nord-ouest. « Les gens repartent avec des souvenirs vrais. » Entre espoir et incertitude La Tunisie semble sur la voie d’une renaissance touristique. Mais cette reprise reste fragile, suspendue à des facteurs externes : la stabilité politique, la sécurité régionale, les aléas climatiques. Un attentat, une crise diplomatique, une nouvelle pandémie… et tout pourrait s’arrêter. Pour l’instant, les plages se remplissent, les souks bruissent à nouveau, et les sourires reviennent. Mais dans les coulisses, beaucoup gardent les yeux ouverts. Le tourisme tunisien pourra-t-il se réinventer durablement, ou retombera-t-il dans ses vieux travers ? Et si, au fond, l’avenir du tourisme tunisien dépendait moins du nombre de visiteurs… que de la manière dont il choisira de les accueillir ? #### Tunisie : les illusions perdues Un an après le coup d’État institutionnel de Kais Saied, coïncidant avec la décision de dissoudre le parlement et de renvoyer le premier ministre chez lui, la Tunisie est divisée entre partisans et opposants du président. Le 25 juillet, exactement un an après avoir dissous le parlement, le président convoque un référendum au cours duquel les Tunisiens sont appelés à exprimer leur opinion sur la nouvelle Constitution. En vertu de la Charte, dont le texte publié il y a quelques jours a soulevé de nombreuses polémiques, le président verrait ses pouvoirs augmenter, assumant un plus grand contrôle également sur le gouvernement et le pouvoir judiciaire, effectuerait deux mandats de cinq ans, mais pourrait prolonger son mandat, et serait en mesure de dissoudre le parlement.  Le chef de l’État, en revanche, ne serait soumis à aucun contrôle, puisque la nouvelle Constitution, contrairement à celle de 2014, approuvée après la « Révolution de jasmin », ne comprend pas de dispositions pour la destitution du président. Et pour nourrir les craintes d’une dérive autoritaire dans le pays, haut et fort dénoncée par les opposants à Saied, le 5 juillet dernier est venue la condamnation d’un tribunal de Tunis qui gèle les avoirs de l’ancien président du parlement, Rashid Ghannouchi, et neuf autres personnalités du parti Ennahda. Le parti islamique est en première ligne pour s’opposer à la centralisation des pouvoirs entre les mains du président. Économie faible en démocratie ? Lorsque Saied a dissous le Parlement il y a un an, les Tunisiens sont descendus dans la rue pour célébrer. Sa décision, intervenue après des impasses politiques et institutionnelles, avait été saluée par de nombreux citoyens, frustrés par une classe politique inefficace, corrompue et incapable. La mauvaise performance de l’économie tunisienne dans les années qui suivirent la révolution et la désillusion générale vis-à-vis de la classe politique avaient projeté le consensus d’une grande partie de l’opinion publique et des élites libérales du pays à Saïed. Le chômage et le manque de services publics, une constante déjà pendant les longues années du régime de Zine el Abidine Ben Ali, n’avaient pas connu d’améliorations significatives, répandant chez les Tunisiens la conviction que la démocratie ne conduirait pas à une amélioration de leurs conditions de vie.  Voici une vidéo parlant de la révolution en Tunisie : Et aujourd’hui, selon une enquête auprès de plus de 23 000 citoyens arabes, la région espère que la démocratie apportera également la stabilité économique. Le Réseau Baromètre Arabe révèle que la plupart des citoyens de la région nord-africaine souhaitent voir un gouvernement efficace dans leur pays, quels que soient le système politique et le niveau de démocratie établi dans la vie publique. Une Constitution sur mesure ? Un an exactement après la percée du président, les voix critiques de ceux qui craignent la dérive autoritaire se multiplient, mais Saied bénéficie du soutien silencieux d’une large partie de la population, qui lui reconnaît le mérite d’une démarche douloureuse mais nécessaire pour éradiquer la corruption et le clientélisme. Et le président le confirme : dans une lettre ouverte, il a adressé l’invitation au peuple tunisien à approuver la nouvelle Constitution pour éviter la désintégration de l’État, lutter contre la corruption et enfin atteindre les objectifs de la révolution.  En réalité, après une vague de polémique, le président est intervenu pour amender le texte en deux points très controversés : a réintroduit la mention relative à la Tunisie comme partie de la communauté islamique ajoutant que l’État doit œuvrer à la réalisation des objectifs de l’Islam et précisant qu’aucune restriction ne peut être apportée aux droits et libertés garantis sauf par la loi et les nécessités imposées par un ordre démocratique. #### Tunisie : un tourisme en quête de durabilité Quand il a ouvert les volets de sa chambre d’hôtes à Tozeur, Karim n’imaginait pas que les palmiers centenaires qui bordaient l’oasis seraient menacés par l’afflux de visiteurs. Aujourd’hui, il se demande si le tourisme qui fait vivre sa région ne risque pas de la détruire. Un modèle à bout de souffle Depuis les années 1970, la Tunisie s’est imposée comme une destination phare du tourisme balnéaire en Méditerranée. Avec plus de 9 millions de visiteurs en 2019, le pays a longtemps misé sur les plages de Hammamet, les complexes hôteliers de Djerba et les circuits organisés dans le désert. Mais ce modèle, centré sur le tout-inclus et les grands tours opérateurs européens, montre aujourd’hui ses limites. “On a construit des hôtels à la chaîne sans penser à l’environnement ni aux communautés locales”, regrette Fatma Ben Amor, urbaniste et militante écologiste à Sousse. “Résultat : des plages bétonnées, des nappes phréatiques surexploitées, et une économie qui profite peu aux Tunisiens.” Les crises successives – révolution de 2011, attentats de 2015, pandémie de COVID-19 – ont fragilisé un secteur déjà vulnérable. Et elles ont révélé une urgence : repenser le tourisme tunisien pour le rendre plus résilient, plus équitable, et surtout, plus durable. La montée d’un tourisme alternatif Dans les ruelles de la médina de Tunis, de jeunes entrepreneurs réinventent la manière de voyager. Hébergements écoresponsables, circuits culturels hors des sentiers battus, ateliers artisanaux : une nouvelle génération mise sur l’authenticité et le respect des territoires. “Nos clients ne veulent plus juste bronzer au bord d’une piscine”, explique Leïla Gharbi, fondatrice de l’agence Darja Voyages. “Ils veulent comprendre, rencontrer, apprendre. Et surtout, laisser une empreinte positive.” À Matmata, un village troglodyte du sud, des familles rouvrent leurs maisons creusées dans la roche pour accueillir des visiteurs curieux de modes de vie ancestraux. À Kairouan, des coopératives de femmes proposent des stages de tissage et de cuisine traditionnelle. Ces initiatives, encore modestes, séduisent un public en quête de sens. Selon une étude de l’Observatoire du Tourisme Tunisien, 63 % des voyageurs interrogés en 2023 déclaraient vouloir privilégier des expériences responsables et locales. Un chiffre en forte hausse par rapport à 2018. Des oasis sous pression Mais dans certaines régions, l’urgence est palpable. À Nefta, aux portes du désert, l’oasis peine à survivre face à la multiplication des hôtels et des tournages de films. “L’eau est notre or”, soupire Ahmed, agriculteur de 62 ans. “Mais elle part pour les piscines des touristes, pas pour nos palmiers.” La surexploitation des ressources hydriques est l’un des enjeux majeurs du tourisme tunisien. Dans le sud, certaines nappes phréatiques mettent des siècles à se renouveler. L’irrigation intensive, couplée à la hausse des températures, menace l’équilibre millénaire des palmeraies. Des projets pilotes tentent de concilier activité touristique et préservation. À Chenini, un village berbère perché sur une crête, un écolodge fonctionne à l’énergie solaire et recycle ses eaux usées pour arroser un jardin communautaire. “On montre qu’un autre modèle est possible”, affirme son propriétaire, Mourad Hédi. “Mais il faut du soutien, des formations, des lois claires.” Un cadre réglementaire en mutation Face à ces défis, les autorités tunisiennes ont amorcé une transition. En 2022, un Plan National pour un Tourisme Durable a été lancé, avec l’appui de l’Union européenne. Objectif : réduire l’empreinte écologique du secteur, valoriser le patrimoine culturel, et renforcer l’implication des communautés locales. Parmi les mesures envisagées : la certification environnementale des établissements, l’interdiction de construire dans certaines zones sensibles, ou encore la création de circuits écotouristiques labellisés. Mais la mise en œuvre reste lente. “Il y a une vraie volonté politique, mais peu de moyens”, analyse Youssef Daghfous, chercheur en économie du tourisme. “Et surtout, des résistances de la part des grands acteurs du secteur, qui craignent de perdre leurs avantages.” Le ministère du Tourisme prévoit toutefois d’allouer 30 % des nouvelles aides publiques à des projets durables d’ici 2025. Un signal encourageant, mais qui devra s’accompagner d’un changement de mentalité plus profond. Les jeunes, moteurs du changement Dans les universités tunisiennes, les étudiants en tourisme ne rêvent plus de carrières dans les resorts de luxe. “Je veux créer une ferme pédagogique ouverte aux voyageurs”, confie Ines, 23 ans, étudiante à l’Institut supérieur du tourisme de Tozeur. “Mon but, c’est d’éduquer, pas de vendre du soleil.” Des incubateurs soutenus par des ONG locales accompagnent ces jeunes porteurs de projets. À Nabeul, le programme “Tourism Lab” a permis à 18 start-ups de voir le jour en deux ans, autour de thématiques comme l’agritourisme, l’artisanat ou la mobilité douce. Ces initiatives, souvent portées par des femmes, redessinent les contours d’un tourisme plus inclusif. “On n’attend plus que le changement vienne d’en haut”, affirme Rim, fondatrice d’un café culturel à Mahdia. “On construit notre propre vision du tourisme, à notre échelle.” Un équilibre encore fragile Malgré ces signaux positifs, la route vers un tourisme durable reste semée d’embûches. Le poids du secteur dans l’économie – près de 14 % du PIB – rend toute transformation complexe. Et la tentation de relancer le tourisme de masse après la crise du COVID-19 est forte. Pourtant, les Tunisiens semblent de plus en plus conscients des enjeux. “On ne peut pas continuer comme avant”, résume Karim, l’hôte de Tozeur. “Si on tue notre environnement, on tue aussi notre avenir.” Alors que les plages se remplissent à nouveau et que les souks retrouvent leur effervescence, une question demeure : la Tunisie saura-t-elle concilier accueil des voyageurs et respect de ses terres ? Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Un ancien ministre des Affaires étrangères se présente à la présidentielle en Côte d’Ivoire Marcel Amon-Tanoh, allié de longue date du président Alassane Ouattara et jusqu’à récemment en tant que ministre des Affaires étrangères, a déclaré qu’il se présenterait à l’élection présidentielle ivoirienne en octobre. Il a ainsi décidé de rompre avec le parti au pouvoir. La campagne a été plongée dans l’incertitude plus tôt ce mois-ci lorsque le choix d’Ouattara de lui succéder après une décennie au pouvoir, le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, est décédé subitement, laissant le parti RHDP au pouvoir se démener pour choisir un candidat de remplacement. Pour une meilleure stabilité dans le pays L’élection du 31 octobre est considérée comme un test clé de stabilité pour la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao. La première victoire électorale d’Ouattara en 2010 a déclenché une guerre civile menée en grande partie selon des critères régionaux et ethniques qui a tué environ 3 000 personnes. Les tensions politiques se sont intensifiées ces derniers mois. Le RHDP a déclaré récemment avoir demandé à Ouattara de revenir sur sa décision de ne pas se présenter pour un troisième mandat. Ses opposants ont dit que se présenter à nouveau violerait les limites de mandat imposées par la constitution ivoirienne. Amon-Tanoh, le candidat idéal A la fin de l’année dernière, le gouvernement a accusé un autre candidat pour la présidence, l’ancien premier ministre et ancien chef rebelle Guillaume Soro, d’avoir comploté un coup d’Etat contre le gouvernement d’Ouattara. Il est maintenant en exil en Europe. Amon-Tanoh a démissionné en mars de son poste de ministre des Affaires étrangères, poste qu’il occupait depuis fin 2016, après qu’Ouattara ait annoncé que Gon Coulibaly serait le candidat du RHDP. Amon-Tanoh avait été largement considéré comme un favori à la prochaine élection présidentielle. Un nouveau parti Amon-Tanoh a déclaré qu’ils ont construit des ponts entre les différents partis politiques, mais ceux-ci ne vont pas diviser les citoyens. C’est un discours annonçant sa candidature, une forme de réprimande implicite au bilan d’Ouattara en matière de réconciliation des Ivoirins après la guerre civile. Des sources proches d’Amon-Tanoh ont indiqué qu’il créerait son propre parti politique prochainement. Personne ne sait combien de soutien il serait capable de mobiliser indépendamment d’Ouattara, dont il a été un allié proche pendant des décennies. Le RHDP a déclaré qu’Ouattara annoncerait s’il prévoyait de se présenter dans les prochains jours. L’autre principal candidat déclaré dans la course est Henri Konan Bedie, qui a déjà été président de la Côte d’Ivoire de 1993 à 1999. C’est une situation assez compliquée qui se produit dans le pays. En effet, même au sein d’un même parti, on a constaté des distorsions. Cette élection qui va se dérouler en octobre sera probablement sous tension, en raison des contextes politiques actuels. Chacun a des points de vue différents qui peuvent favoriser une autre crise dans le pays. La démission d’Amon-Tanoh était un signe avant-coureur qui laissait entendre la candidature de ce dernier à la prochaine élection afin de garantir le changement dans le pays. #### Un combat crucial pour la biodiversité et l’avenir de Madagascar Madagascar, joyau de la biodiversité mondiale, est confrontée à un défi environnemental majeur : la destruction massive de ses forêts. Autrefois recouverte à 90% de forêts tropicales, l’île n’en compte plus aujourd’hui que 8% environ. Ce phénomène alarmant met en péril non seulement une richesse naturelle inestimable, mais aussi l’avenir même de Madagascar et de ses habitants. Des causes multiples et complexes La déforestation à Madagascar est le résultat d’une combinaison de facteurs complexes et interdépendants. L’agriculture sur brûlis, pratiquée par les populations locales pour cultiver des terres fertiles, est l’une des causes principales de la destruction des forêts. Voici une vidéo relatant ces faits : L’exploitation illégale de bois précieux, alimentée par la demande croissante sur les marchés internationaux, joue également un rôle important. A cela s’ajoutent d’autres facteurs tels que l’urbanisation galopante, l’extraction minière et le développement des infrastructures. Des conséquences désastreuses pour l’environnement et les populations La disparition des forêts à Madagascar a des conséquences désastreuses sur l’environnement et les populations locales. La perte de biodiversité est immense : des milliers d’espèces animales et végétales uniques au monde sont menacées d’extinction. L’érosion des sols s’accélère, entraînant des glissements de terrain et une dégradation des terres agricoles. Les ressources en eau diminuent, fragilisant l’accès à l’eau potable pour les populations. Les changements climatiques sont exacerbés par la déforestation, augmentant la fréquence et l’intensité des cyclones et des sécheresses. Une mobilisation nationale et internationale pour sauver les forêts Face à l’urgence de la situation, des initiatives se multiplient à Madagascar et à l’international pour sauver les dernières forêts. Le gouvernement malgache a mis en place des plans de reforestation et de lutte contre l’exploitation illégale de bois. Des organisations non gouvernementales (ONG) travaillent sur le terrain avec les communautés locales pour promouvoir des pratiques agricoles durables et sensibiliser à la protection de l’environnement. Des initiatives de financement international, telles que l’Initiative for Global Sustainability (IGS), soutiennent des projets de conservation et de restauration des forêts. Un combat pour l’avenir de Madagascar La lutte pour sauver les forêts de Madagascar est un combat crucial pour l’avenir de l’île. Il s’agit de préserver un patrimoine naturel unique au monde, de protéger les ressources vitales pour les populations locales et de lutter contre les effets du changement climatique. Ce combat ne peut être remporté qu’à travers une mobilisation collective et un engagement fort de la part de tous les acteurs concernés : gouvernement, ONG, communautés locales, secteur privé et communauté internationale. Chaque geste compte pour sauver les forêts de Madagascar Même à distance, chacun peut contribuer à la sauvegarde des forêts de Madagascar. En soutenant des organisations qui œuvrent pour la protection de l’environnement, en faisant des choix de consommation responsables et en sensibilisant son entourage à l’importance de la biodiversité, chaque geste compte. L’avenir des forêts de Madagascar, et par conséquent l’avenir de l’île, dépend de l’action collective et de la prise de conscience de chacun. Ensemble, nous pouvons relever ce défi et préserver ce trésor inestimable pour les générations futures. #### Un financement important pour le développement du port de Bujumbura Le port de Bujumbura est le plus grand port du Burundi et du lac Tanganyaika. Le port a été construit dans les années 1950 et bien que ses installations et équipements soient anciens, ils sont considérés comme étant en assez bon état pour diverses réparations. En 2010, quelque 170 000 tonnes de marchandises ont été traités dans ce port. 100 000 d’entre eux ont été acheminées via le lac et 70 000 par voie terrestre. Ce qu’il faut retenir Le port de Bujumbura est le plus grand port du Burundi et du lac Tanganyaika. Le port a été construit dans les années 1950 et bien que ses installations et équipements soient anciens, ils sont considérés comme étant en assez bon état pour diverses réparations.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Malheureusement, les différentes crises auxquelles la région a été confrontée ont eu un impact sur les investissements. De plus, un mauvais entretien des infrastructures de transport a favorisé la hausse des prix des marchandises dans le pays. Cependant, un investissement de 23,4 millions d’euros a été réalisé pour le développement de ce port.  Un accord signé avec la BAD La banque africaine de développement ou BAD a accordé un investissement de 23,4 millions d’euros pour le développement de ce port. Le FAD (Fonds africain de développement) va fournir 17,3 millions d’euros et les 6,1 millions restant seront accordés par la FAT (Facilité d’appui à la transition). Cet investissement va permettre de développer le secteur du transport au Burundi.  Les accords de subvention ont été signés le 18 février entre Daniel Ndoye, responsable de la BAD au Burundi et Domitien Ndihokybwayo, ministre des Finances du pays. Grâce à cet argent, le Burundi pourra alors disposer du financement nécessaire pour enclencher la première phase du projet de développement du corridor de transport du lac. Ce projet comprend en outre la rénovation entière du port de Bujumbura. Avec ce financement, le pays pourra améliorer la connectivité régionale et maximiser l’efficacité et la capacité du port.  Un investissement essentiel pour le développement de la région Compte tenu de la pacification de la région et des perspectives de développement économique, le port de Bujumbura devrait servir de plaque tournante des transports. Le port est situé au carrefour des corridors de transport Centre et Nord. La signature de cet accord avec la BAD constitue donc une aide précieuse pour la région afin de favoriser les échanges commerciaux avec d’autres pays africains.  Le projet, cofinancé par la BAD et le gouvernement du Burundi, bénéficie également d’une subvention de l’Union européenne, moyennant la somme de 19,7 millions d’euros. Cependant, cet accord n’a pas encore été signé. Toute la population du Burundi va bénéficier de ces différentes aides internationales au niveau économique et commercial.  #### Un masque fang à l’origine d’un litige judiciaire Un couple de retraités du sud de la France a vendu à un brocanteur, pour 150 euros, un masque africain qui leur appartenait et qui s’est révélé être une pièce rarissime, datant du XIXe siècle et appartenant au peuple fang du Gabon. Six mois plus tard, ils ont découvert que le brocanteur avait revendu le masque pour plus de quatre millions d’euros lors d’une vente aux enchères à Montpellier. Depuis, ils ont saisi la justice pour faire annuler la vente et réclamer un dédommagement. L’histoire du masque Le masque en bois sculpté avait été ramené en France par un aïeul du couple, René-Victor Edward Maurice Fournier, qui avait été lieutenant-gouverneur du Moyen-Congo dans les années 1910. Il l’avait collecté vers 1917, dans des circonstances inconnues, lors d’une tournée au Gabon. Le masque était resté dans la famille pendant plus d’un siècle, sans que personne ne connaisse sa valeur réelle. Il était conservé dans un cagibi de la résidence secondaire du couple dans le Gard. Voici une vidéo relatant ces faits : La vente au brocanteur En septembre 2021, le couple, âgé de 88 ans et 81 ans, a décidé de vendre sa maison et de se débarrasser des objets qui s’y trouvaient. Ils ont fait appel à un brocanteur, qui s’est montré intéressé par le masque africain. Il leur a proposé de l’acheter pour 150 euros, en leur demandant des documents pour retracer son origine. Le couple a accepté, sans se douter qu’il s’agissait d’une pièce exceptionnelle. La découverte du pot aux roses Six mois plus tard, en mars 2022, le couple a lu dans le journal que le masque qu’ils avaient vendu allait être mis aux enchères à Montpellier. La photo et la description confirmaient qu’il s’agissait bien de leur ancien masque. Le catalogue de la salle de vente précisait qu’il s’agissait d’un rarissime masque du XIXe siècle, apanage d’une société secrète du peuple fang au Gabon, dont l’esthétique avait inspiré les peintres Modigliani ou Picasso et dont il ne restait dans le monde qu’une dizaine d’exemplaires. L’estimation était comprise entre 300 000 et 400 000 euros. La vente aux enchères Le 26 mars 2022, le masque a été adjugé pour 4,2 millions d’euros, hors frais, pratiquement un record pour un objet de ce type. La vente a été marquée par les protestations de Gabonais présents dans la salle, qui réclamaient la restitution du masque à son pays d’origine. Le brocanteur, qui avait réalisé une énorme plus-value, a ensuite proposé au couple de retraités de leur verser 300 000 euros, mais il n’a jamais honoré sa promesse. Le litige judiciaire Le couple a alors saisi la justice pour faire annuler la vente au brocanteur et réclamer un dédommagement de 4,2 millions d’euros, correspondant au prix du masque hors frais de vente. Ils estiment avoir été trompés sur la valeur réelle du masque et avoir subi un préjudice moral. Leur avocat invoque le code civil, qui prévoit que si le consentement a été vicié par l’erreur, le dol ou la violence, la partie à laquelle le consentement a fait défaut peut demander l’annulation du contrat. Le brocanteur se défend en affirmant qu’il n’a pas menti sur la valeur du masque et qu’il n’a pas exercé de pression sur les vendeurs. Il soutient que le prix qu’il leur a proposé était conforme au marché des objets africains et qu’il n’était pas tenu de les informer de l’estimation des commissaires-priseurs. Le tribunal judiciaire d’Alès doit trancher ce litige le 31 octobre 2023. En attendant, les comptes bancaires du brocanteur restent bloqués, sur décision de la cour d’appel de Nîmes. #### Un militant ghanéen fait face à une accusation de trahison Le militant ghanéen de FixTheCountry, Oliver Barker-Vormawor, fait face à une accusation de trahison. Il comparaîtra devant le tribunal de district d’Ashaiman le lundi 14 février pour la première fois après son arrestation la semaine dernière vendredi. L’article 182 (b) de la loi sur les infractions pénales décrit le crime de trahison comme la tentative d’exécuter tout plan par des moyens illégaux qui usurpent le pouvoir exécutif de l’État. Ce qu’il faut retenir Le militant ghanéen de FixTheCountry, Oliver Barker-Vormawor, fait face à une accusation de trahison. Il comparaîtra devant le tribunal de district d’Ashaiman le lundi 14 février pour la première fois après son arrestation la semaine dernière vendredi.. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Les avocats d’Akoto Ampaw demandent au tribunal de lui accorder une libération sous caution, mais le procureur s’oppose au plaidoyer en raison de la nature de l’affaire. Le tribunal de district de De Ashaiman place M. Barker-Vormawor en garde à vue jusqu’à la prochaine audience, le 28 février 2022. La police arrête un militant à cause d’un message qu’il partage sur les réseaux sociaux, ce qui suggère de dire qu’il organisera un coup d’État si le gouvernement adopte l’e-Levy. Des rumeurs de disparition Des rumeurs commencent à se répandre vendredi soir disant qu’il est porté disparu, jusqu’à ce que des agents de sécurité l’arrêtent après son arrivée à l’aéroport international de Kotoka depuis le Royaume-Uni. Voici une vidéo en anglais montrant cette arrestation : Aucune communication officielle n’a lieu lors de l’arrestation jusqu’à samedi, lorsque la police ghanéenne révèle que le commandement de la police régionale de Tema s’est emparé de la déclaration du coup d’État. Oliver fait une grève de la faim M. Barker-Vormawor entame une grève de la faim en garde à vue. Les membres disent que depuis son arrestation, il refuse de manger comme forme de protestation. Les membres du groupe demandent aux autorités de libérer l’avocat 48 heures après son arrestation. Les prix du carburant ont augmenté après que les prix à la pompe ont atteint 1,07 dollar le litre. Les chiffres suscitent l’indignation des consommateurs de pétrole qui expriment leur déception à travers le hashtag des réseaux sociaux #FixTheCountry. Le prix moyen du carburant par litre vers décembre 2020 4,7 Ghc par litre, mais den, les prix du carburant ont atteint 6,1 Ghc par litre. Les militants de Fix The Country sont un groupe indépendant et apolitique de Ghanéens ordinaires, de célébrités de la classe moyenne qui appellent à une réforme sociale et économique dans le pays. Ils émergent le 4 mai 2021 après que des milliers de Ghanéens sur les réseaux sociaux ont sauté sur Twitter hashtag #FixTheCountry pour protester contre la mauvaise gouvernance et les difficultés de l’économie ghanéenne. Dans les 24 heures suivant le début du hashtag, la campagne en ligne attire l’attention du pays en promouvant les appels aux manifestations de rue. Les dirigeants de la manifestation annoncent le dimanche 9 mai 2020 comme jour des manifestations de rue, mais la police ghanéenne obtient une injonction contre eux. #### Un nouveau fonds vert pour soutenir la transition énergétique en Afrique du Sud L’Afrique du Sud, les Pays-Bas et le Danemark ont annoncé le lancement d’un nouveau fonds vert pour soutenir la transition énergétique en Afrique du Sud. Ce fonds, doté de 100 millions d’euros, vise à financer des projets innovants dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la mobilité verte. Ce qu’il faut retenir L’Afrique du Sud, les Pays-Bas et le Danemark ont annoncé le lancement d’un nouveau fonds vert pour soutenir la transition énergétique en Afrique du Sud. Ce fonds, doté de 100 millions d’euros, vise à financer des projets innovants dans les domaines des. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Emploi pétrole en AfriqueActualités Afrique Le contexte du fonds vert L’Afrique du Sud est le pays le plus émetteur de gaz à effet de serre du continent africain, principalement à cause de sa dépendance au charbon pour produire de l’électricité. Le pays s’est engagé à réduire ses émissions de 42% d’ici 2025 par rapport à un scénario de référence, mais il fait face à des défis économiques et sociaux importants. Le fonds vert vise à accompagner la transition énergétique du pays en créant des opportunités de croissance verte et en favorisant l’inclusion sociale. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Les objectifs du fonds vert Le fonds vert a pour objectif de mobiliser des investissements privés pour financer des projets qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’adaptation au changement climatique en Afrique du Sud. Il cible principalement les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la mobilité verte, qui présentent un fort potentiel de réduction des émissions et de création d’emplois. Le fonds vise également à soutenir les initiatives locales et les petites et moyennes entreprises qui proposent des solutions innovantes et durables. Les partenaires du fonds vert Le fonds vert est une initiative conjointe de l’Afrique du Sud, des Pays-Bas et du Danemark, qui apportent chacun 33 millions d’euros. Il est géré par le Fonds sud-africain pour l’énergie verte (SAFEGE), une institution financière publique spécialisée dans le financement des projets verts. Le fonds bénéficie également du soutien technique de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque européenne d’investissement (BEI), qui apportent leur expertise dans le domaine du financement climatique. Les perspectives du fonds vert Le fonds vert a été officiellement lancé le 15 juin 2023 lors d’un événement virtuel réunissant les ministres de l’énergie et de l’environnement des trois pays partenaires. Il devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année 2023 et commencer à financer les premiers projets en 2024. Le fonds espère attirer d’autres bailleurs de fonds internationaux et nationaux pour augmenter sa capacité financière et son impact environnemental et social. #### Un nouveau modèle peut parvenir à la santé pour tous en Afrique Pour de nombreuses personnes, le déploiement des vaccins COVID-19 en moins d’un an a marqué le début de la fin de la phase aiguë de la pandémie. Mais pas pour l’Afrique. Dix-huit mois après l’approbation des premiers vaccins, seuls 16 % de la population du continent ont été entièrement vaccinés, en grande partie en raison d’un manque de soutien international constant dans l’acquisition et le déploiement des vaccins. Les institutions régionales africaines ont été des leaders mondiaux dans la réponse aux défis liés à la pandémie au niveau local. Par exemple, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies ont joué un rôle central dans la coordination d’une stratégie pandémique continentale. Le Partenariat panafricain pour accélérer les tests COVID-19 a considérablement augmenté la capacité de test dans 43 pays, fournissant plus de 90 millions de kits de test. L’Union africaine a formé un partenariat avec Africa CDC, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et la Banque africaine d’import-export pour créer une plateforme numérique pour l’achat à guichet unique de fournitures médicales. Une nouvelle approche Mais l’exemple peut-être le plus puissant de l’approche du bien commun de l’Afrique face à la pandémie est le partenariat du gouvernement sud-africain avec le CDC africain, l’Organisation mondiale de la santé et d’autres parties prenantes pour étendre la capacité des pays à revenu faible et intermédiaire à produire leurs propres vaccins à ARNm. À une époque où certains géants pharmaceutiques des pays riches thésaurisent la technologie, de tels efforts répondent à un besoin critique. Voici une vidéo en anglais relatant ces faits : Il y a également eu un leadership dynamique au niveau national, où les approches pangouvernementales se sont avérées très efficaces. Au Togo, par exemple, le ministre de l’Information a travaillé dans tous les départements, du bureau du président et du ministère des Finances à la poste, pour mettre en place un programme de transfert d’argent numérique qui a fourni une aide d’urgence à des centaines de milliers de personnes au cours de ses deux premiers mois. Le pouvoir de l’intelligence collective Plus largement, la réponse de l’Afrique au COVID-19 a démontré le pouvoir de l’intelligence collective pour faire avancer l’objectif de la santé pour tous au sein et entre les gouvernements. Il a illustré la valeur des politiques d’innovation conçues pour faire progresser le bien commun, plutôt que d’encourager la poursuite du profit privé et de demander ensuite au secteur public d’intervenir pour corriger les défaillances du marché prévisibles. En identifiant et en travaillant vers des objectifs collectifs, tels que le développement d’un vaccin africain à ARNm ou l’augmentation de la capacité de test, tous les pays du continent sont en mesure de récolter les bénéfices de nouveaux biens publics. Mais l’expérience du COVID-19 en Afrique a également démontré que l’innovation coordonnée du secteur public pour le bien commun ne suffit pas. Les pays ont également besoin d’une capacité budgétaire pour investir sérieusement à long terme dans la santé et la préparation et la riposte aux pandémies. #### Un nouveau record du trafic enregistré par le port de Maputo Le grand port de Maputo a été découvert par Vasco de Gama en 1498 et se trouve sur l’estuaire abrité de Rio Espirito Santo dans le sud du Mozambique. Le port possède un potentiel régional important en tant que passerelle importante vers l’Afrique du Sud et d’autres pays africains, notamment le Zimbabwe et le Botswana. C’est le port le plus proche de l’Afrique australe et des pays en développement d’Asie ainsi que le port le plus proche de Limpopo et de Johannesburg.  Ce qu’il faut retenir Le grand port de Maputo a été découvert par Vasco de Gama en 1498 et se trouve sur l’estuaire abrité de Rio Espirito Santo dans le sud du Mozambique. Le port possède un potentiel régional important en tant que passerelle importante vers l’Afrique du Sud et. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Dans le cadre du programme de relance économique très réussi du pays, une concession de 25 ans pour gérer et développer le port a été attribuée à un consortium européen de gestion portuaire en septembre 2000, qui a ensuite formé une coentreprise mozambicaine, la Maputo Port Development Company (MPDC). Le port a depuis lors connu un développement exceptionnel et atteindre en 2019 un trafic record.  Plus de 21 millions de tonnes de marchandises acheminées La cargaison manutentionnée au port de Maputo en 2019 a atteint 21 millions de tonnes, battant le record de 19,5 millions de tonnes enregistrées en 2018, a indiqué la MPDC. La croissance observée en 2019 est principalement due au traitement de plus grandes quantités de chrome et à une croissance substantielle du nombre de conteneurs et du tonnage de magnétite. Le communiqué a montré que le chrome représentait 30 % de toutes les cargaisons manutentionnées, avec 6,4 millions de tonnes ou 82 % du total des cargaisons arrivant par la route au port de la capitale mozambicaine. Cependant, l’effort conjoint entrepris par la compagnie portuaire et ferroviaire mozambicaine CFM, la compagnie ferroviaire sud-africaine TFR et le port de Maputo continue de produire des résultats positifs pour obtenir un meilleur équilibre entre le fret routier et ferroviaire.  Une croissance prévue en 2020 En 2020, après l’achèvement du projet de récupération du quai, la première phase sera livrée en mai 2020 et la deuxième étape en juillet, une croissance supplémentaire et une plus grande efficacité dans le traitement du fret sont attendues. La rénovation créera non seulement un quai beaucoup plus performant, mais améliorera également le taux d’occupation en augmentant la zone d’amarrage. L’acquisition de nouveaux équipements pour le traitement du fret, dont deux grues mobiles, des pelles, des chargeuses, des tracteurs et d’autres matériels, a également contribué aux résultats obtenus dans le traitement des cargaisons. Il s’agit d’un développement majeur pour une telle industrie en pleine croissance en Mozambique.  #### Un politicien nigérian condamné à neuf ans de prison au Royaume-Uni pour un complot de trafic d’organes Le sénateur Ike Ekweremadu, son épouse Beatrice et le docteur Obinna Obeta ont été reconnus coupables d’avoir amené un jeune vendeur de rue au Royaume-Uni pour lui prélever un rein destiné à la fille malade des Ekweremadu. C’est une toute première dans le pays. Le contexte du complot Sonia Ekweremadu, la fille du sénateur, souffre d’une insuffisance rénale et a besoin d’une dialyse régulière. Son père, qui a été vice-président du Sénat nigérian pendant 12 ans, a cherché à lui trouver un donneur compatible. Il a fait appel au docteur Obeta, qui avait lui-même reçu une greffe de rein au Royal Free Hospital de Londres en juillet 2021, d’un autre homme prétendument victime de trafic en provenance du Nigeria. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Le docteur Obeta a recruté la victime, désignée par la lettre C, à Lagos, en lui offrant une récompense pouvant aller jusqu’à 7 000 livres sterling (8 810 dollars) et la promesse d’un travail au Royaume-Uni. C ignorait qu’il devait fournir un rein en échange. L’échec du plan La victime a été amenée au Royaume-Uni en février 2022 avec un faux passeport et un faux visa. Il a été logé chez les Ekweremadu à Enfield, dans le nord de Londres, et soumis à des tests sanguins pour vérifier sa compatibilité avec Sonia. En mars 2022, il a été conduit à l’unité rénale privée du Royal Free Hospital, où il devait subir la transplantation. Cependant, un consultant médical a annulé l’opération après avoir eu des soupçons sur les circonstances entourant le don. La victime a pris la fuite et a dormi dans la rue pendant plusieurs jours avant de signaler le complot à la police britannique en mai. Le verdict et la peine Le jury de l’Old Bailey a déclaré les trois accusés coupables en mars 2023 du chef d’accusation de trafic aux fins d’exploitation. Le vendredi 5 mai 2023, le juge Jeremy Johnson les a condamnés à des peines de prison. Le juge Johnson a qualifié le complot de « commerce méprisable » et a déclaré que les accusés avaient fait preuve d’un « mépris total » pour le bien-être, la santé et la dignité de la victime. Il a souligné que le sénateur Ekweremadu avait fait partie du Sénat nigérian lorsqu’il avait interdit le trafic d’organes. Il a dit à son adresse : « Vous avez joué un rôle de premier plan dans l’infraction. Vous l’avez fait afin d’obtenir un avantage matériel, à savoir un rein humain pour votre fille. Je suis sûr que vous êtes le moteur tout au long. » Il a ajouté : « Votre condamnation représente une chute très importante de grâce. » En référence au fait que les Ekweremadu avaient corrompu une secrétaire médicale du Royal Free, le juge a déclaré : « Vous avez participé à la corruption d’un membre du personnel hospitalier. » Le juge Johnson a condamné le sénateur Ekweremadu à neuf ans et huit mois de prison, dont les deux tiers doivent être purgés en détention. Son épouse Beatrice a écopé de quatre ans et six mois, dont la moitié en détention. Le docteur Obeta a été condamné à 10 ans de prison, dont les deux tiers en détention. #### Un tribunal ougandais condamne le trafiquant de perroquets congolais à 7 ans de prison Le 12 mai, un juge du tribunal ougandais spécialisé dans les crimes contre les espèces sauvages a condamné Bob Mbaya Kabongo à une peine de sept ans de prison pour avoir fait passer en contrebande 122 perroquets gris d’Afrique dans le pays depuis la République démocratique du Congo. Son arrestation, ses poursuites et sa condamnation rapides ont été bien accueillies par les organisations de conservation ainsi que par l’Uganda Wildlife Authority. Le 14 avril, Mbaya a été arrêté avec les gris d’Afrique (Psittacus erithacus) à Kisoro, dans l’ouest de l’Ouganda. L’opération conjointe de l’armée, la police et l’Uganda Wildlife Authority ou UWA ont permis l’arrestation du ressortissant congolais. L’Ouganda combat le trafic d’animaux Comparaissant devant le tribunal, Mbaya a plaidé coupable d’importation d’animaux sauvages en Ouganda sans permis valide et de possession illégale d’espèces protégées en violation de la loi ougandaise sur la faune. En lisant sa peine, la magistrate en chef Gladys Kamasanyu a déclaré qu’une peine privative de liberté enverra un message aux autres étrangers que l’Ouganda n’est pas une plaque tournante de l’abus des créatures de la faune. Voiciune vidéo en anglais relatant cette nouvelle : Bashir Hangi, responsable des communications pour l’UWA, a déclaré que ce qui est important, c’est que la loi a suivi son cours, et ils ont vu la justice rendue par les huissiers de justice. Bien sûr, ils demandent des sanctions plus sévères à l’avenir, mais pour l’instant, ils les remercient et les applaudissent. Les organisations de conservation au-delà des frontières ougandaises ont également salué le succès des poursuites contre Mbaya. Un avertissement sévère C’est un avertissement sévère à tout trafiquant potentiel que si vous pensez que vous allez mettre le feu à votre maison parce que vous allez courir chez un voisin, la même chose vous attend, a déclaré Adams Cassinga, fondateur et PDG de ConservCongo, une ONG qui travaille à la protection de la biodiversité en RDC, a déclaré que jusqu’à 90 % des produits de la faune commercialisés illégalement en Ouganda provenaient de l’autre côté de la frontière. Il a déclaré que l’arrestation et la condamnation de Mbaya avaient envoyé un message puissant aux trafiquants d’espèces sauvages. Ils n’ont plus de place pour se cacher. Ils vont les chercher, et s’ils sautent d’un piège, ils tomberont dans le suivant, jusqu’à ce que le trafic d’espèces sauvages devienne une chose du passé. Rowan Martin, directeur basé à Londres du programme de conservation de l’Afrique du World Parrot Trust, est d’accord. Une peine de cette taille crée un précédent important et devrait avoir un effet dissuasif fort. Il a déclaré qu’un certain nombre de mesures doivent être prises pour mieux protéger les espèces menacées du trafic illégal, à commencer par le renforcement de la législation dans plusieurs pays où les perroquets gris d’Afrique sauvages peuvent encore être piégés légalement. C’est le cas en RDC, bien que l’exportation de perroquets soit interdite. #### Une centaine de personnes tuées par les inondations au Soudan Le ministère soudanais de l’Intérieur a indiqué que 101 personnes ont été tuées et 46 autres blessées à la suite des fortes pluies et des inondations depuis juin. Cela a également favorisé la montée du Nil dans la région. Les inondations ont également entraîné l’effondrement total de plus de 24 000 maisons et l’effondrement partiel de 40 000 habitations. Ce qu’il faut retenir Le ministère soudanais de l’Intérieur a indiqué que 101 personnes ont été tuées et 46 autres blessées à la suite des fortes pluies et des inondations depuis juin. Cela a également favorisé la montée du Nil dans la région. Les inondations ont également entraîné. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine De nombreux commerces et bâtiments ont aussi été touchés par ces inondations au Soudan. Les gens essaient de stopper les flots avec des sacs de sable et de cailloux dans le Sud de Khartoum. Les autorités ont enregistré une hausse du niveau du Nil depuis fin juillet, atteignant aujourd’hui près de 17,5 m. Un record historique Le Nil a atteint son plus haut niveau en cent ans. Une centaine de personnes ont été tuées par noyade, effondrement de maisons et accidents de la route causés par les inondations. Aujourd’hui, des milliers de familles soudanaises dorment à l’extérieur, attendant un abri, de la nourriture et des médicaments. Les autorités soudanaises ont déclaré l’état d’urgence de trois mois après des inondations record. Les eaux menacent également d’endommager les anciennes pyramides de Méroé du Soudan, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une veuve de 40 ans fait partie des victimes. Elle a déclaré qu’elle dormait actuellement dans la rue après que la rivière a soudainement détruit sa maison dans le nord de Khartoum. Elle a confié qu’elle s’occupait de sa sœur et de ses cinq enfants et qu’elle attendait un abri et de l’aide. La réaction du gouvernement soudanais Les autorités soudanaises ont lancé un appel urgent aux organisations et à la société civile pour qu’ils fournissent une assistance. Les agences des Nations Unies ont commencé cette semaine à fournir des médicaments, des tentes et de l’eau potable. L’aide est nécessaire de la part du gouvernement et de ses partenaires au sein des Nations Unies et des ONG en plus de la société civile. Les besoins urgents concernent les bâches en plastique, les tentes, les fournitures sanitaires et l’approvisionnement en eau potable. Ces inondations sont aussi une véritable menace pour les anciennes pyramides du pays. Le musée national du Soudan a également été touché par les eaux cette semaine après que les inondations ont frappé le centre de Khartoum. L’UNESCO a commencé à évacuer les artefacts du musée jeudi, et a déclaré qu’elle préserverait tous les sites du patrimoine mondial touchés. #### Une commission d’historiens pour éclairer l’histoire de l’Algérie et de la France L’histoire de l’Algérie et de la France est marquée par la colonisation, la guerre et la décolonisation, qui ont laissé des traces profondes et parfois douloureuses dans les mémoires des deux peuples. Pour mieux se comprendre et se réconcilier, les présidents Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune ont décidé de créer une commission mixte d’historiens français et algériens, chargée d’étudier les archives de cette époque sans tabou. Cette commission a tenu sa première réunion le 19 avril 2023 à Alger. Quels sont ses objectifs, sa composition et ses méthodes de travail ? Un travail historique sans tabou La commission mixte d’historiens français et algériens a pour objectif d’étudier l’ensemble de la période historique allant du début de la colonisation française en Algérie, au XIXe siècle, à la guerre de libération et à l’indépendance de l’Algérie, au XXe siècle. Elle doit dresser un inventaire des archives déposées en France et en Algérie, qui traitent particulièrement de la conquête coloniale, des violences commises par les deux camps, des massacres, des disparitions, des tortures, des exactions, mais aussi des résistances, des solidarités, des échanges culturels et humains. Voici une vidéo relatant l’histoire de la guerre en Algérie : Elle doit également aborder d’autres sujets sensibles, comme le sort des harkis, des pieds-noirs, des rapatriés, des immigrés ou encore des enfants nés pendant ou après la guerre. La commission doit rendre compte de ses travaux dans un rapport commun, qui sera publié et diffusé largement. Une commission indépendante et paritaire La commission mixte d’historiens français et algériens est composée de dix membres, cinq du côté algérien et cinq du côté français. Les co-présidents sont Benjamin Stora, professeur des universités et spécialiste reconnu de l’histoire de l’Algérie contemporaine, et Mohamed El Korso, professeur à l’université d’Oran et directeur du Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC). Les autres membres sont Florence Hudowicz, conservatrice du patrimoine au ministère français de la Culture, Jacques Frémeaux, professeur des universités à Paris-Sorbonne et auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire coloniale française, Jean-Jacques Jordi et Tramor Quemeneur, historiens et enseignants universitaires français spécialisés sur l’Algérie, ainsi que Fatima Zohra Guechi, Malika Rahal, Sidi Mohammed Lakhdar Barka et Abderrahmane Bouchène, historiens et chercheurs algériens. La commission est indépendante et dispose d’un accès complet aux archives des deux pays. Elle peut solliciter les avis et les observations d’autres historiens dont les travaux et expertises sont reconnus en la matière. Une commission attendue et espérée La création de la commission mixte d’historiens français et algériens répond à une attente forte des deux sociétés, qui souhaitent connaître la vérité sur leur passé commun et apaiser les mémoires blessées. Elle s’inscrit dans le processus engagé par Emmanuel Macron depuis son premier mandat pour reconnaître les responsabilités de la France dans les crimes commis pendant la colonisation et la guerre d’Algérie. Elle fait suite au rapport Stora remis au président français en janvier 2022, qui formulait une vingtaine de recommandations pour construire une mémoire commune et réconciliée. Elle s’accompagne également d’autres gestes symboliques forts, comme le pardon demandé aux harkis, la reconnaissance du sort des pieds-noirs, l’ouverture prochaine d’un musée de l’Histoire de France et de l’Algérie à Montpellier ou encore la restitution de certains biens culturels algériens spoliés pendant la colonisation. Une commission porteuse d’avenir La commission mixte d’historiens français et algériens n’a pas pour vocation de juger ou de condamner, mais de faire la lumière sur l’histoire de l’Algérie et de la France, dans toute sa complexité, sa diversité et sa richesse. Elle ne cherche pas à imposer une vérité unique ou officielle, mais à favoriser le dialogue, le débat et la compréhension mutuelle. Elle ne vise pas à ressasser le passé ou à raviver les rancoeurs, mais à ouvrir une page nouvelle dans les relations entre les deux pays, fondée sur la confiance, le respect et la coopération. Elle espère ainsi contribuer à renforcer les liens entre les deux peuples, qui partagent une histoire, une langue, une culture et des intérêts communs. #### Une échauffourée entre le Sénégal et le MFDC met des centaines de soldats dans une situation difficile Des centaines de Gambiens déplacés à l’intérieur du Fonis, près de la frontière entre la Gambie et la Cassamance, ont besoin d’aide humanitaire dans un contexte d’échauffourée entre l’armée sénégalaise et le MFDC. L’armée sénégalaise a lancé samedi une opération contre le Mouvement des forces démocratiques de Cassamance (MFDC) dans une forme de représailles à la suite d’un fracas entre les deux parties il y a un mois et demi qui a fait quatre morts et la capture de sept soldats sénégalais servant le Mission CEDEAO en Gambie. Ce qu’il faut retenir Des centaines de Gambiens déplacés à l’intérieur du Fonis, près de la frontière entre la Gambie et la Cassamance, ont besoin d’aide humanitaire dans un contexte d’échauffourée entre l’armée sénégalaise et le MFDC. L’armée sénégalaise a lancé samedi une. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Développement durable au SénégalActualités Afrique Le président a annoncé lundi une promesse de don de 5 millions de dalasis pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI), qui sera décaissée par l’intermédiaire de l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NDMA), l’organisme responsable des questions liées aux catastrophes dans le pays. M. Barrow avait également demandé à la vice-présidente, le Dr Isatou Touray, de travailler avec les agences gouvernementales compétentes pour répondre d’urgence aux besoins pressants des personnes déplacées. Des centaines de réfugiées Au moins 115 personnes se sont réfugiées à Bujinha, le village natal de la mère de l’ancien président Yahya Jammeh à la suite de l’opération militaire sénégalaise de samedi contre le MFDC dans la région méridionale de la Cassamance. Les réfugiés sont originaires des villages de Karrol, Kappa, Karan, Monom, Karunor et Funtang dans le district de Foni Kansala. D’autres se sont réfugiés dans différents villages de Kampant. Voici une vidéo relatant ces faits : L’alkalo (chef du village) de Bujinha, Abdoulie Bojang, surnommé Aba, a déclaré que les réfugiés ont commencé à arriver dans son village samedi. Ils sont ici depuis samedi en raison des opérations militaires dans la région de Cassamance, a-t-il confirmé. Quand ils sont arrivés ici, ils les ont hébergés dans leurss maisons, mais ils n’ont pas de nattes et de matelas pour eux et c’est dommage. Aucune aide M. Bojang a déclaré que depuis l’arrivée des déplacés internes, aucune réponse humanitaire n’a été reçue du gouvernement ou d’une quelconque ONG. M. Bojang, qui a fui en laissant ses fils derrière lui, a reproché au dirigeant gambien Adama Barrow d’avoir laissé cette situation laide se produire. C’est très triste qu’ils aient dû quitter leur village et venir à cause de cette bagarre entre le Sénégal et le MFDC, a-t-il déclaré. Ils ont laissé leurs denrées derrière eux et sont devenus un fardeau pour les autres. Même si ces gens sont leur famille, ils sont toujours obligés de vivre avec eux. C’est vraiment un fardeau. M. Bojang, qui avait vu les balles à l’œil nu à cause des coups de feu, a déclaré que la brousse autour de Karrol avait été incendiée à cause des coups de feu et avait mis les animaux dans le besoin. #### Une enquête sur la tentative d’assassinat du dirigeant malien Assimi Goïta Peu après 9h (heure locale), durant la sortie des fidèles et de l’imam Amadou Kallé, une personne armée d’un couteau a essayé de tuer le dirigeant malien. Cet événement a eu lieu au moment où Assimi Goïta s’est préparé à l’égorgement du mouton, comme la tradition l’exige. Heureusement, l’individu armé a été maîtrisé rapidement par les services de sécurité du président. L’agresseur a ensuite été emmené à l’arrière d’une camionnette. Selon un commissaire de police interrogé par l’AFP, l’agresseur était un enseignant qui était vêtu d’un boubou marron, le visage en partie caché sous un chèche bleu. Zones d’incertitude Il y avait un deuxième homme, soupçonné d’être son complice, qui a également été emmené par les forces de sécurité. En fait, il est membre des forces spéciales et était armé d’un pistolet, que la garde présidentielle n’a pas reconnu. Voici la vidéo parlant de cette nouvelle : Bien que plusieurs témoins présents sur les lieux aient déclaré dans un premier temps que « deux ou trois personnes étaient impliquées dans cette attaque », il semble, d’après les premiers constats de l’enquête, que l’agresseur ait agi seul. Des enquêtes sont en cours pour savoir combien de personnes étaient impliquées, a déclaré une source au sein de la présidence. Pour le moment, nous ne pouvons que confirmer qu’un assaillant a été arrêté. Le camp présidentiel a également affirmé que ce dernier était sous l’emprise de la drogue. Ses motivations restent inconnues. Le procureur de la République près la cour d’appel de Bamako a annoncé le 21 juillet qu’une enquête serait ouverte pour examiner cette atteinte à la sûreté de l’État et cette tentative de meurtre. Le président Goïta a été escorté hors des lieux par une dizaine d’hommes, garde présidentielle, policiers et militaires, sous les applaudissements d’hommes et de femmes en tenue de fête. Le visage serein, il a même pris le temps de saluer les curieux qui s’étaient rassemblés à l’entrée de la mosquée. Que Dieu lui donne la force, ont scandé certains d’entre eux en bambara. Appel à l’apaisement Arrivé à son domicile à Kati, Goïta a prononcé une allocution aux Maliens, en direct sur les ondes de l’ORTM, au cours de laquelle il a appelé au pardon et à la cohésion après l’attentat. Le chef d’État était avec le premier ministre et les membres du gouvernement. Ils ont en outre montré leur soutien au président malien. Cette situation semble être très courant en Afrique. Récemment, les autorités malgaches ont démantelé une tentative visant à tuer le président du pays.   Des proches du président disent qu’une enquête est en cours pour faire la lumière sur cette tentative d’assassinat, que Goïta préfère qualifier d’incident isolé. Après son discours, Goïta, comme à son habitude, a abattu un mouton à son domicile. Il s’est ensuite rendu sur la tombe de sa mère au cimetière de Kalabancoro pour fêter convenablement Tabaski, a déclaré un de ses proches. “Crédit photo www.mtvsomali.com” #### Une forte croissance du marché du bien-être en Afrique Le secteur de la santé et du bien-être est l’un des secteurs les plus dynamiques et les plus en développement au monde. Il offre des conseils et des services qui traitent différents troubles. Chaque année, des millions de personnes cherchent à se retirer de leur mode de vie frénétique pendant quelques jours pour tenter de se reposer, de se ressourcer et de récupérer. D’ailleurs, aujourd’hui, une Thérapeute à Toulouse peut accompagner les gens à se sentir bien et à mieux gérer leur stress. Et l’Afrique n’est pas en reste par rapport à cette tendance. Certes, le continent manque encore de compétences, mais l’industrie du bien-être présente de nombreuses opportunités. Le bien-être, un secteur très prometteur en Afrique Plus de 16 millions d’emplois pourront être créés par le secteur de la santé et du bien-être en Afrique. Selon Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique ou CEA, l’Afrique pourra se positionner en tant que leader dans les années à venir dans le domaine de la santé et du bien-être. Près de 14 % de toutes les opportunités dans ce secteur se trouveront sur le continent. L’Afrique se situera alors à la deuxième place juste derrière les États-Unis. De nombreuses opportunités d’affaires seront à saisir dans ce secteur. Cependant, la plupart des investissements se concentrent dans le domaine de l’informel. Voici une vidéo parlant de cette industrie en Afrique : Les personnes opérant dans ce secteur n’ont pas toujours les compétences nécessaires. La plupart des gens apprennent souvent sur le tas. Le manque d’infrastructures pour la formation est un obstacle majeur au développement de ce secteur. Les instituts de beauté et de bien-être font eux-mêmes les formations. En général, ce sont les personnes qui ont le plus d’expérience qui se chargent des formations. Et la plupart des professionnels africains ne sont pas passés par des écoles. Il faut dire que les écoles spécialisées dans ce domaine sont peu nombreuses. De plus, les frais de formation ne sont pas toujours accessibles à tous les budgets. Avec une forte croissance des demandes, il est important de disposer des professionnels adaptés pour y répondre. Et tout cela passe par la formation. Développer la formation sur le continent Même si l’industrie du bien-être est en plein essor, l’Afrique est toujours confrontée à un manque de compétences dans le domaine. De plus, les formations sont relativement faibles et il n’y a pas beaucoup d’établissements pour les faire. La plupart des centres de bien-être ont des difficultés à trouver une main-d’œuvre compétence. C’est pour cela que de plus en plus d’entrepreneurs cherchent à développer ces compétences en ouvrant des écoles. C’est le cas de Mariane Ouattara, une sénégalaise, consciente du manque de compétences, qui a décidé d’ouvrir une école spécialisée dans la cosmétique. L’Afrique ne dispose pas encore d’un nombre adapté d’écoles dans le domaine. Cela ne contribue pas ainsi au développement du secteur du bien-être. Investir dans la formation professionnelle est donc indispensable afin de répondre à ce besoin de main-d’œuvre qualifiée.   #### Une histoire de succès et de nouveaux défis au Sénégal Salatou Sambou, pêcheur et père de cinq enfants, est impliqué dans l’APAC (Aire de Conservation Indigène et Communautaire) de Kawawana au Sénégal depuis 2008. L’un des premiers membres du consortium APAC, il est aujourd’hui leur coordinateur régional pour les écosystèmes marins et côtiers en Afrique de l’Ouest. Grâce aux efforts des pêcheurs locaux et des communautés Jola de la Basse Casamance, le consortium a pu donner vie à l’ICCA de Kawawana. Aujourd’hui, après être devenue la première APAC officiellement reconnue par les autorités régionales du Sénégal, Kawawana couvre une zone côtière et maritime de 9 665 hectares entièrement gouvernée, gérée et entretenue par les communautés locales. Un long travail Des années de travail acharné ont permis le retour de la faune dans les habitats fluviaux et marins de Kawawana, ce qui a valu au projet une reconnaissance internationale. Les eaux saumâtres de la région abritent un écosystème unique et fragile fortement menacé par l’activité humaine. Les pêcheurs locaux ont décidé d’agir pour protéger leur territoire et leur source de vie et ont réussi à trouver un équilibre entre leur besoin de ressources et la nécessité de protéger la faune. Depuis le dernier rapport de Mongabay sur la zone conservée en 2018, un certain nombre de réalisations ont été réalisées, et un certain nombre de défis émergent. Voici une vidéo relatant la croissance du pays : Aujourd’hui, les rivières de l’APAC comptent deux fois plus d’espèces de poissons qu’il y a 10 ans, dont des espèces telles que le renard géant (Polydactylus quadrifilis) et la courbine de manioc (Pseudotolithus senegalensis). Kawawana s’est élargi pour inclure trois domaines d’intérêt : la rivière, les terres (couvrant une superficie de 20 000 hectares) et un fonds communautaire. Ceci est important, car l’ICCA n’était initialement impliquée que dans les questions affectant les voies navigables. En créant ces zones d’intervention, l’ICCA vise à étendre les zones locales de conservation de la biodiversité tout en offrant des opportunités aux villageois qui ne vivent pas nécessairement de la pêche. Des projets qui vont aider le pays Grâce à ces projets de sensibilisation, la vie des habitants de Kawawana s’est considérablement améliorée. Le départ des jeunes vers les métropoles a diminué et le fonds communautaire a permis à environ 250 personnes de monter des projets d’entreprise, selon un rapport de Christian Chatelain et Sylvie Trécourt publié en mars 2021. Mais les succès de l’ICCA ne sont pas venus facilement. Les problèmes incluent un exode des jeunes, ainsi que l’indifférence de l’État et des autorités locales envers les braconniers. La pression du braconnage est particulièrement forte tant sur le fleuve que sur terre, y compris la pêche illégale et non réglementée, ainsi que la coupe du bois et les feux de brousse. De plus, comme de nombreuses aires protégées dans le monde, le changement climatique et la pandémie de COVID-19 ont eu un impact significatif sur la conservation. #### Une relation de partenariat entre l’Afrique et la Chine Le conseiller d’État chinois et ministre des Affaires étrangères Wang Yi a écrit un article. Cela a été publié lors de la commémoration du 20e anniversaire du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC). Son article a été publié dans plusieurs journaux africains. Wang Yi a souligné les nombreuses réalisations louables des relations afro-sino. Il y a notamment le commerce Chine-Afrique atteignant 208,7 milliards de dollars en 2019, soit 20 fois plus qu’en 2000. La Chine est désormais le plus grand partenaire commercial de l’Afrique pendant 11 années consécutives. La coopération afro-sino a conduit à des projets phares. On note particulièrement la construction du Centre de conférences de l’Union africaine (UA), le chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti et le chemin de fer Mombasa-Nairobi. L’image de la Chine La Chine est grillée par les médias occidentaux pour son engagement avec l’Afrique. Il a été décrit comme un néocolonisateur où les prêts pour des projets d’infrastructure ne sont accordés que pour l’accès aux ressources. L’Afrique se développe enfin. Les prêts accordés aux États africains se font sans l’ingérence humiliante de l’Occident dans la souveraineté. Et lorsque l’Occident considérait l’Afrique comme le « continent en faillite », la Chine restait un partenaire fidèle. La coopération afro-sino présente de nombreux avantages. Par exemple, il a semé la fabrication automobile au Nigeria. Voici une vidéo montrant les relations entre l’Afrique et la Chine : Historiquement, les relations afro-sino ont toujours été bonnes. La Chine n’a pas colonisé un pouce des terres africaines. En fait, le même engagement humiliant avec les élites occidentales était partagé par l’Afrique et la Chine. Il s’agit du colonialisme raciste. Cette lutte mutuelle prépare le terrain pour la coopération partagée du FOCAC aujourd’hui. L’Afrique se relève Le pillage colonial et la rivalité de la guerre froide ont causé des souffrances atroces au peuple africain. C’est pour cette raison que les relations afro-sino suivent les cinq principes de la coexistence pacifique établis par le dialogue Sud-Sud. Malheureusement, ces cinq principes jugés si importants dans le Sud ont été absents des interactions afro-occidentales. Si les gouvernements occidentaux et leurs médias d’entreprise se soucient réellement de capturer les cœurs et les esprits de ceux d’Afrique et du Sud, ils doivent être conscients que ces principes sont importants. Alors que l’Occident dépeint la Chine comme un acteur pragmatique en Afrique, il doit également comprendre que la Chine a fait des progrès grâce à son observation de ces cinq principes. La triste vérité est que les principes fondamentaux que l’Occident prétend défendre, tels que la démocratie et le développement, ont été refusés aux Africains, non seulement dans des conditions de pillage colonial, mais aussi sous le fardeau de la dette en raison de la politique initiée par le consensus de Washington qui a accordé des prêts en échange de et la libéralisation économique. Ces conditions ont privé les États de choisir même son système politico-économique de base adapté à ses propres conditions historiques. #### Une tentative de coup d’État en Guinée Un coup d’État signalé dans l’État ouest-africain de Guinée-Bissau a tué de nombreux membres des forces de sécurité, a déclaré son président. Umaro Cissoko Embaló a déclaré que la situation était sous contrôle, la qualifiant d’attaque ratée contre la démocratie. Des coups de feu ont éclaté mardi près d’un bâtiment gouvernemental dans la capitale Bissau, où le président aurait assisté à une réunion du cabinet. Des soldats auraient détenu le président et ses ministres. Des hommes armés lourdement armés non identifiés ont attaqué le palais du gouvernement alors que le président Embaló rencontrait le Premier ministre Nuno Gomes Nabiam à l’intérieur, selon des informations provenant du terrain. Des coups de feu ont été signalés Les dirigeants régionaux d’Afrique de l’Ouest ont décrit l’incident comme une tentative de coup d’État et ont exhorté les troupes à retourner dans leurs casernes. Mais ce qui s’est passé reste flou : on ne sait pas encore qui était le tireur et le président n’a pas donné de chiffre exact pour les personnes tuées. L’un des pays les plus pauvres du monde, l’ancienne colonie portugaise a connu neuf coups d’État ou tentatives de coup d’État depuis 1980. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Aux prises avec une dette extérieure massive et une économie qui dépend fortement de l’aide étrangère, le pays est également devenu un point de transit pour la drogue latino-américaine, ce qui l’a conduit à être surnommé par certains le premier narco-État d’Afrique. Mardi soir, M. Embaló a déclaré que l’attaque bien préparée et organisée aurait pu être liée à des personnes impliquées dans le trafic de drogue”, mais n’a pas donné plus de détails. Alors que M. Embaló a remporté l’élection présidentielle de décembre 2019, il a dû faire face à une confrontation de dernière minute avec le Parlement avant de prendre ses fonctions en février suivant. Les coups d’État semblent faire leur grand retour Les coups d’État semblent faire leur grand retour en Afrique de l’Ouest et du Centre. Au cours des deux dernières années, des prises de contrôle militaires ont eu lieu au Mali, au Tchad, au Burkina Faso et en Guinée, ainsi que plus à l’est au Soudan. Alors que les événements en Guinée-Bissau se déroulaient, le bloc politique et économique régional de la CEDEAO, ainsi que la Station unie, ont émis des condamnations. Mais une chose que ces coups d’État montrent clairement, c’est qu’il y a très peu d’organismes internationaux qui peuvent émettre des moyens de dissuasion. La CEDEAO a émis des sanctions contre le Mali et le Burkina Faso, mais ils n’ont pas arrêté la vague de coups d’État dans la région. La Guinée-Bissau a également fait l’objet de sanctions au cours de la dernière décennie. Dans une récente interview, le chef de la commission de la CEDEAO a déclaré que les sanctions contre la Guinée-Bissau avaient été efficaces, car elles avaient aidé le pays à revenir à la paix. Cette évaluation semble maintenant avoir été prématurée. #### Une vague de cyberattaques vise les sites web du gouvernement sénégalais Le vendredi 27 mai 2023, plusieurs sites web officiels du gouvernement sénégalais ont été victimes d’une cyberattaque qui les a rendus inaccessibles pendant plusieurs heures. L’attaque a été revendiquée par un groupe de hackers se faisant appeler Mysterious Team, qui affirme agir en solidarité avec le peuple sénégalais et son droit à choisir librement son président. Un contexte politique tendu L’attaque intervient dans un contexte de tensions politiques croissantes au Sénégal, considéré comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique de l’Ouest. Le pays est secoué depuis plus de deux ans par des manifestations parfois violentes sur divers sujets, dont la crainte que le président Macky Sall ne brigue un troisième mandat lors de l’élection présidentielle de février 2024. L’opposition accuse également le gouvernement de Sall d’utiliser la justice pour cibler des adversaires potentiels, comme le populaire homme politique Ousmane Sonko, qui est arrivé troisième à la présidentielle de 2019. Les autorités nient que les affaires judiciaires en cours contre Sonko soient motivées politiquement. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : Une attaque par déni de service Le porte-parole du gouvernement, Abdou Karim Fofana, a confirmé dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi que les sites web du gouvernement avaient été victimes d’une attaque par déni de service (DDoS), qui consiste à saturer les serveurs cibles avec un trafic internet excessif dans le but de les mettre hors ligne . Il a assuré que toutes les mesures étaient prises pour rétablir le fonctionnement normal des sites. Samedi après-midi, le site de la présidence était de nouveau en ligne, mais d’autres sites officiels semblaient toujours hors service, comme ceux du gouvernement et du ministère des finances. Sur son compte Twitter, le groupe Mysterious Team se présente comme des “cyber guerriers du Bangladesh” et dit “travailler pour la justice pour les peuples innocents du Sénégal”. Le lien entre le Bangladesh et le Sénégal n’est pas clair. Contacté par Reuters sur les raisons de sa cible, un représentant du groupe a déclaré : “Nous sommes solidaires avec le peuple sénégalais et nous voulons que le président Macky Sall quitte le pouvoir”. Une menace croissante pour la cybersécurité Le groupe Mysterious Team est peu connu, mais il a déjà mené des cyberattaques contre le ministère de la santé éthiopien et des médias indiens, selon le European Repository of Cyber Incidents, un consortium de recherche indépendant qui analyse les incidents cybernétiques. Cette attaque illustre la menace croissante que représentent les hackers pour la cybersécurité des États et des organisations. En avril 2023, une cyberattaque attribuée à la Russie avait visé plusieurs institutions françaises, dont l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) et le ministère des affaires étrangères. En mai 2023, une cyberattaque contre un oléoduc américain avait provoqué une pénurie d’essence dans plusieurs États. Face à ces risques, les autorités sénégalaises ont annoncé qu’elles allaient renforcer leur dispositif de cybersécurité et coopérer avec leurs partenaires internationaux pour identifier et poursuivre les auteurs de l’attaque. Elles ont également appelé les citoyens à rester vigilants et à ne pas se laisser manipuler par des informations erronées ou malveillantes diffusées sur internet. #### UNICEF Sénégal et Mastercard Foundation s’associent dans la riposte à la pandémie L’UNICEF et la Fondation Mastercard ont uni leurs forces pour soutenir la réponse du gouvernement sénégalais à la pandémie de COVID-19 au Sénégal. Le programme de partenariat de 5 millions de dollars répondra à de nombreux objectifs. Acquérir des matériels adaptéss Ce programme contribuera à une réponse médicale inclusive à Covid-19 grâce à l’achat de matériel médical et à la formation du personnel de santé pour faciliter l’accès aux services vitaux. Voici le programme de Mastercard Foundation en anglais : Cela comprend des équipements pour la gestion des cas de COVID-19 tels que des respirateurs, des ventilateurs et des concentrateurs d’oxygène, ainsi que des équipements de protection du personnel pour assurer la sécurité des agents de santé et des patients. Contrôler les infections D’autre part, il favorisera aussi à la prévention et au contrôle des infections (IPC) ainsi qu’à la participation des jeunes à travers le soutien aux agents de santé, au personnel d’hygiène et aux jeunes volontaires pour prévenir et contrôler la transmission du COVID-19 en s’assurant que des mesures de préparation aux épidémies sont en place, et qu’il existe des capacités pour mettre en œuvre rapidement des mesures de contrôle. Dans le même ordre d’idées, les jeunes sénégalais seront soutenus pour produire et distribuer des stations de lavage des mains comme mesure de première ligne de prévention et de contrôle des infections. L’enseignement à distance Ce fonds aidera aussi à favoriser l’enseignement à distance, y compris des solutions d’apprentissage en ligne. Cela se fera en collaboration avec le ministère de l’Éducation. L’objectif est de mettre en place une stratégie nationale en rapport avec la formation en ligne. D’autre part, il vise aussi à déployer un programme national afin de garantir une meilleure continuité de l’enseignement. L’impact du coronavirus dans le pays Le COVID-19 a un impact sur le bien-être des enfants, leur santé, leur éducation et leur protection. Quelque 3,5 millions d’enfants et d’adolescents du pays ont été touchés par les fermetures d’écoles, qui ont affecté de manière disproportionnée les filles et exacerbé les inégalités entre les sexes. Pour minimiser l’impact à long terme sur les enfants les plus vulnérables, une réponse multisectorielle est nécessaire. Ce partenariat entre l’UNICEF et la Fondation Mastercard permettra de soutenir les efforts du gouvernement non seulement pour soutenir la prévention et la réponse médicale au COVID-19, mais aussi pour garantir des solutions d’apprentissage en ligne innovantes et émergentes à court terme tout en renforçant le système éducatif à long terme pour garantir que chaque enfant ait accès à un apprentissage de qualité. Un travail énorme a été fait pour lutter contre la pandémie et ses effets au Sénégal. La Fondation s’est engagée à travailler en collaboration dans tous les secteurs pour tirer parti de l’élan nécessaire pour maîtriser la pandémie, réduire ses effets sur les plus jeunes et mettre en place les bases d’un avenir plus inclusif. La Mastercard Foundation collabore avec des organismes afin d’aider les jeunes africains à se développer efficacement. Il s’agit de l’une des plus grandes fondations au monde. Elle a pour objectif de promouvoir la formation et l’inclusion financière afin de créer un monde équitable et inclusif. “Crédit photo https://help.unicef.org/africa” #### Villa Verte, une maison d’hôtes au cœur de la nature à côté du Cap Les belles maisons ne manquent pas à Cape Town. Mais ceux qui combinent l’influence du design, la beauté naturelle et une histoire intéressante sont considérablement plus rares. La nouvelle Villa Verte à Hout Bay, propriété sœur de la Maison Noir voisine, possède ce trio d’hospitalité. Lorsque Jim Brett et Ed Gray ont décidé de lancer une maison d’hôtes à usage exclusif à Hout Bay, au Cap, c’était avec l’intention de créer une autre espace semblable à un sanctuaire inspiré par la beauté naturelle de la réserve naturelle de l’Oudekraal et ses environs. Pour concrétiser cette vision, le couple a acquis une parcelle de terrain juste à côté de la Villa Maison Noir et rêvé de remplacer le bâtiment terne de style des années 1970 installé sur le site par quelque chose de beaucoup plus originale. Une maison qui s’intègre parfaitement avec la nature Le couple a voulu s’inspirer des traditionnels kraals africains. Leur riche expérience dans le domaine de l’architecture, leur passion et leur savoir-faire les ont aidés à imaginer une propriété qui rendrait justice à ce cadre exceptionnel. D’ailleurs, les constructions actuelles se rapprochent de plus en plus de la nature. Un chalet en bois design séduit un grand nombre de personnes aujourd’hui. Voici une vidéo présentant cette maison : Brett et Gray ont une passion pour le design et l’art. Ce projet a fourni la toile vierge parfaite sur laquelle poursuivre le voyage créatif qu’ils ont commencé avec Villa Maison Noir. La Villa Verte, ainsi appelée pour son cadre densément boisé, devait être une vitrine pour la conception de meubles, les œuvres d’art et l’artisanat passionnants. Mais d’abord, la structure devait être conçue, et pour y parvenir, le couple a fait appel au talentueux architecte local Thomas Leach. Une maison très bien pensée La Villa Verte fait éco de la même structure de la Villa Maison Noir. On y découvre notamment ses cinq toits en pointe qui symbolisent les cinq éléments. Cette maison d’hôtes combine parfaitement les espaces ouverts et privés.  Cela se poursuit fortement dans toute la structure, avec des chambres privées en porte-à-faux dans les arbres. La structure se présente comme une cabane magnifiquement aménagée nichée dans les arbres. Les occupants seront en plus exposés à la vue panoramique sur les montagnes qui les entourent. Les invités pourront respirer dans les vastes espaces de vie intérieurs.   D’autres clins d’œil à la nature comprennent la forme circulaire de la villa. Des courbes et des cercles sont utilisés dans toute la propriété, car rien dans la nature n’est carré ou rectangulaire, même dans sa forme la plus cellulaire, a indiqué Leach. Les éléments circulaires représentent le cercle de la vie, la durabilité, l’unité, l’inclusivité, l’unité et l’égalité. Cette approche s’étend de l’architecture extérieure au design intérieur. De ces formes organiques à la palette de couleurs, aux textures de papier peint et de tissu, l’expérience est conçue pour réconforter et inspirer. Chacune des quatre suites a une disposition et des perspectives uniques. Le papier peint personnalisé de Cara Saven crée des cocons de fleurs ou de feuillages dans chaque espace. Les douces et es baignoires autoportantes avec vue garantissent que même les salles de bains offrent une expérience saisissante de l’environnement. “Crédit photo https://archello.com/” #### Violents combats à Khartoum et au Darfour malgré une trêve au Soudan Le Soudan est actuellement le théâtre de violents combats entre les forces gouvernementales et les rebelles, malgré l’annonce d’une trêve par le gouvernement. Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans la capitale Khartoum et dans la région du Darfour. Ce qu’il faut retenir Le Soudan est actuellement le théâtre de violents combats entre les forces gouvernementales et les rebelles, malgré l’annonce d’une trêve par le gouvernement. Les combats se sont intensifiés ces derniers jours dans la capitale Khartoum et dans la région du. Pour replacer cette information dans une lecture plus large du continent, il est utile de la relier aux dynamiques économiques, sociales et politiques qui traversent les pays africains. À lire aussi Actualités AfriqueÉconomie africaine Le conflit au Darfour Le conflit au Darfour a commencé il y a plus de 15 ans, lorsque des rebelles du Darfour se sont rebellés contre le gouvernement soudanais. Depuis lors, des milliers de personnes ont été tuées et des millions ont été déplacées. Les rebelles accusent le gouvernement de discriminer les minorités ethniques et religieuses, et de ne pas respecter les droits de l’homme. Le gouvernement, quant à lui, accuse les rebelles de terrorisme et de vol. Voici une vidéo relatant ces faits : Les violents combats à Khartoum Les violents combats à Khartoum ont commencé il y a plusieurs semaines, lorsque des manifestants ont pris d’assaut le siège du parti au pouvoir, le Congrès national soudanais (CNS). Les manifestants réclamaient la fin du règne du président Omar al-Béchir, qui a été au pouvoir depuis 1989. Les forces de sécurité ont répondu à la manifestation avec des tirs de gaz lacrymogène et des balles réelles, faisant plus de 100 morts et des centaines de blessés. La trêve annoncée par le gouvernement Après les violences à Khartoum, le gouvernement soudanais a annoncé une trêve dans tout le pays. Le gouvernement a également annoncé son intention de former un nouveau gouvernement de transition et de tenir des élections libres et justes. Cependant, malgré l’annonce de la trêve, les violences se sont intensifiées à Khartoum et dans la région du Darfour. Les conséquences des combats Les combats ont eu des conséquences désastreuses pour la population soudanaise. Les civils sont les plus touchés par les violences, et les violences ont entraîné des déplacements massifs de population. De plus, les combats ont entraîné des pénuries alimentaires et des coupures d’eau et d’électricité. Les organisations humanitaires tentent de venir en aide aux personnes touchées par les combats, mais leur travail est rendu difficile par les violences. L’avenir du Soudan Alors que les combats se poursuivent, la situation au Soudan est très incertaine. Les manifestants continuent de réclamer le départ du président Omar al-Béchir, et le gouvernement soudanais semble déterminé à maintenir son autorité. La communauté internationale doit maintenant faire pression sur les deux parties pour qu’elles parviennent à un accord et mettent fin aux violences. Seul le temps nous dira si les violences cesseront et si le Soudan retrouvera la paix. #### Visa Égypte : tout ce qu’il faut savoir pour voyager en 2024 L’Égypte est une destination touristique prisée pour ses richesses culturelles, historiques et naturelles. Mais pour pouvoir entrer sur le territoire égyptien, les voyageurs français doivent être munis d’un visa valide. Quelles sont les modalités d’obtention du visa pour l’Égypte ? Quels sont les types de visa disponibles ? Quels sont les documents requis et les frais à payer ? Voici un guide complet pour vous aider à préparer votre voyage en Égypte. Qu’est-ce que le visa en ligne pour l’Égypte ? Le visa en ligne pour l’Égypte, ou e-Visa pour l’Égypte, est un système d’autorisation de voyage électronique pour les citoyens de pays éligibles souhaitant visiter l’Égypte à des fins touristiques. Il est possible d’obtenir l’e-Visa pour l’Égypte en ligne, sans avoir à se rendre physiquement à l’ambassade, ce qui vise à simplifier le processus de demande d’autorisation de voyage grâce à la plateforme en ligne. Voici d’autres conseils utiles en vidéo : Quels sont les types de visa en ligne pour l’Égypte ? Le visa en ligne pour l’Égypte peut être délivré en tant que visa à entrée unique ou à entrées multiples. Le visa à entrée unique permet un seul séjour de 30 jours en Égypte, tandis que le visa à entrées multiples, valable 6 mois, autorise plusieurs séjours dans le pays. Les deux types de visa permettent un séjour continu de jusqu’à 30 jours en Égypte par entrée. Qui peut demander le visa en ligne pour l’Égypte ? Les citoyens français font partie des plus de 70 pays éligibles au visa en ligne pour l’Égypte. Ils doivent avoir un passeport valide au moins 6 mois après la date d’arrivée prévue en Égypte, une adresse e-mail et une carte bancaire pour payer les frais du visa. Comment demander le visa en ligne pour l’Égypte ? Pour demander le visa en ligne pour l’Égypte, il suffit de suivre ces étapes : Créer un compte sur le portail officiel du gouvernement égyptien : https://visa2egypt.gov.eg/eVisa/. Remplir le formulaire de demande avec les informations personnelles, les détails du passeport, les dates du voyage et le type de visa souhaité. Payer les frais du visa avec une carte Visa, MasterCard ou autre carte de débit. Les frais sont de 25 USD pour le visa à entrée unique et de 60 USD pour le visa à entrées multiples. Recevoir le visa approuvé par e-mail sous forme de fichier PDF. Il faut compter au moins 7 jours avant le départ pour faire la demande et recevoir le visa. Imprimer le visa et le présenter aux autorités égyptiennes à l’arrivée avec le passeport. Quelles sont les autres options pour obtenir un visa pour l’Égypte ? Les voyageurs français qui ne souhaitent pas demander le visa en ligne pour l’Égypte peuvent opter pour le visa à l’arrivée ou le visa traditionnel. Le visa à l’arrivée est disponible uniquement pour le visa à entrée unique et coûte 25 USD. Il peut être obtenu aux guichets dédiés des aéroports internationaux égyptiens. Il faut prévoir du temps et de la monnaie exacte pour cette option. Le visa traditionnel nécessite de se rendre à l’ambassade ou au consulat d’Égypte en France avec les documents requis : passeport, formulaire de demande, photo d’identité, réservation d’hôtel ou lettre d’invitation, billet d’avion aller-retour, assurance voyage et justificatifs de revenus. Le délai d’obtention du visa peut varier selon la période et le type de visa demandé. Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### Visa résidence numérique Afrique de l’Est : guide 2026 Pendant que l’Europe durcit ses politiques migratoires et que l’Asie du Sud-Est sature sous l’afflux des digital nomads, une autre géographie s’impose discrètement sur la carte mondiale du travail indépendant : l’Afrique de l’Est. En 2026, le Kenya, la Tanzanie et le Rwanda ont considérablement structuré leurs offres de visa afrique de l’est travail numérique, transformant la région en destination sérieuse pour les freelances internationaux — y compris ceux de la diaspora africaine souhaitant renouer avec le continent sans renoncer à leurs clients étrangers. Pourquoi l’Afrique de l’Est devient un hub pour les travailleurs numériques La région dispose d’atouts structurels difficiles à ignorer. Nairobi concentre le plus grand écosystème tech du continent africain, surnommé « Silicon Savannah ». Kigali est régulièrement citée comme la ville la mieux gérée d’Afrique subsaharienne. Dar es Salaam, longtemps sous-estimée, s’est dotée d’une infrastructure fibre optique couvrant désormais une large partie du territoire tanzanien. À cela s’ajoutent des fuseaux horaires compatibles avec les marchés européen et du Moyen-Orient, une population anglophone et francophone croissante, et des coûts de vie nettement inférieurs à ceux des grandes métropoles occidentales. Pour un freelance basé à Paris ou Montréal, s’installer un an ou deux à Nairobi permet de diviser son coût de vie par deux ou trois tout en maintenant ses revenus en euros ou en dollars. C’est précisément cette équation qui rend le visa long terme afrique de l’est freelancer aussi attrayant. Les principaux programmes de résidence numérique en 2026 Kenya : le Digital Nomad Visa Lancé officiellement en 2024 et réformé début 2026, le visa de nomade numérique kenyan est désormais l’un des plus structurés du continent. Il s’adresse aux ressortissants étrangers exerçant une activité indépendante ou salariée à distance pour des employeurs établis hors du Kenya. Durée : 1 an, renouvelable une fois Revenu minimum requis : équivalent de 1 500 USD net mensuel (vérifiable via relevés bancaires ou contrats clients) Frais de dossier : environ 1 000 USD, non remboursables Délai de traitement : 4 à 8 semaines via le portail eDHS (Department of Immigration Services) Droit de travailler localement : interdit sans permis de travail complémentaire Le visa kenyan autorise l’ouverture d’un compte bancaire local, ce qui facilite grandement la gestion des paiements en KES (shilling kenyan) pour les dépenses courantes. La résidence numérique kenya tanzanie fait l’objet d’une discussion régionale active au sein de l’EAC (Communauté d’Afrique de l’Est) pour harmoniser les critères d’ici 2027. Tanzanie : un cadre en construction, mais des opportunités réelles La Tanzanie n’a pas encore de visa dédié aux nomades numériques au sens strict du terme, mais son visa de résidence temporaire de classe C, combiné à une extension de séjour longue durée, est de facto utilisé par de nombreux travailleurs indépendants étrangers installés à Zanzibar ou Dar es Salaam. Durée : jusqu’à 1 an, avec renouvellement possible Coût : entre 500 et 800 USD selon la durée et le type de résidence Condition principale : justifier d’un hébergement fixe et d’une assurance santé valide Statut fiscal : flou, ce qui est à la fois un avantage à court terme et un risque à moyen terme Zanzibar, en particulier, attire une communauté croissante de freelances grâce à ses tarifs immobiliers compétitifs, sa connexion internet en forte amélioration et une atmosphère propice à la créativité. Un projet de visa numérique spécifique à l’archipel est en cours de finalisation selon les autorités zanzibarites — à surveiller pour fin 2026. Rwanda : le pays le plus accueillant sur le plan administratif Le Rwanda ne dispose pas non plus d’un visa nomade numérique officialisé, mais son Visitor’s Pass de 30 jours est renouvelable en ligne sans quitter le territoire, et le pays offre une résidence temporaire d’un an accessible depuis le portail Irembo. Le cadre est simple, prévisible et — fait rare — respecté. Coût annuel : environ 300 USD pour une résidence temporaire Délai : 5 à 10 jours ouvrés Atout majeur : zéro corruption documentée dans les démarches administratives en ligne Fiscalité du travailleur indépendant en Afrique de l’Est : ce qu’il faut vraiment savoir C’est souvent le point le plus mal compris — et le plus risqué. La fiscalité travailleur indépendant afrique de l’est varie considérablement d’un pays à l’autre, et surtout selon la durée du séjour. Le seuil de résidence fiscale : 183 jours Dans les trois pays cités, la règle des 183 jours s’applique : au-delà de cette durée sur une année civile, vous êtes considéré comme résident fiscal local. Concrètement, cela signifie que vos revenus — même générés hors du pays — peuvent théoriquement être soumis à l’impôt local. Au Kenya, l’impôt sur le revenu des non-résidents est de 30 % sur les revenus de source kenyane, mais les revenus étrangers des titulaires du visa nomade ne sont pas imposés localement — à condition de ne pas avoir de « permanent establishment » (établissement stable) au Kenya. En 2026, l’administration fiscale kenyane (KRA) a précisé par circulaire que les freelances titulaires du visa numérique restent fiscalement non-résidents pour leurs revenus étrangers, à condition de conserver leur résidence fiscale dans leur pays d’origine. Conventions fiscales et doubles impositions Le Kenya a signé des conventions fiscales avec une vingtaine de pays, dont plusieurs États membres de l’UE et quelques pays africains. La Tanzanie et le Rwanda ont des réseaux plus limités. Pour un freelance français ou belge, il est donc impératif de vérifier si son pays d’origine a signé une convention de non-double imposition avec le pays d’installation est-africain avant de s’y installer. En l’absence de convention, le risque de double imposition est réel, même si les crédits d’impôt étrangers peuvent partiellement compenser. Consulter un fiscaliste international spécialisé Afrique reste la démarche la plus prudente avant tout déménagement. TVA et obligations déclaratives locales Un freelance résidant plus de 183 jours au Kenya devra s’enregistrer auprès de la KRA (Kenya Revenue Authority) et obtenir un PIN (Personal Identification Number). Si son chiffre d’affaires local dépasse l’équivalent de 5 millions KES (environ 38 000 USD), l’enregistrement à la TVA locale devient obligatoire. En Tanzanie et au Rwanda, des seuils similaires existent, mais les mécanismes d’application restent moins systématiques. Conseils pratiques pour préparer son installation Ouvrir un compte bancaire international avant le départ : Wise, Revolut Business ou une banque avec correspondants locaux facilitent les transferts sans frais excessifs. Souscrire une assurance santé internationale : obligatoire dans les dossiers, et indispensable en pratique. Documenter ses revenus étrangers : contrats, factures, relevés — les ambassades et les administrations fiscales locales sont de plus en plus exigeantes. Rejoindre un espace de coworking local : au-delà du confort de travail, c’est le meilleur moyen de s’intégrer à l’écosystème tech local (Nairobi Garage, kLab à Kigali, Buni Hub à Dar es Salaam). Anticiper le renouvellement : les délais administratifs en Afrique de l’Est peuvent être plus longs qu’annoncé. Déposez votre dossier de renouvellement au moins 8 semaines avant l’expiration. FAQ — Vos questions sur les visas numériques en Afrique de l’Est Un ressortissant africain peut-il bénéficier du visa nomade numérique kenyan ? Oui. Le visa nomade numérique kenyan est ouvert à tous les ressortissants étrangers, quelle que soit leur nationalité, y compris les citoyens d’autres États africains. Les ressortissants de la Communauté d’Afrique de l’Est (Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Burundi, RDC, Soudan du Sud) bénéficient toutefois de procédures simplifiées via les accords EAC. Puis-je travailler pour des clients locaux avec un visa nomade numérique ? Non, pas directement. Le visa nomade numérique est conçu pour les travailleurs dont les clients et employeurs sont établis hors du pays d’accueil. Pour facturer des entreprises kenyanes, tanzaniennes ou rwandaises de manière régulière, un permis de travail ou une structure juridique locale est nécessaire. Que se passe-t-il si je dépasse les 183 jours sans avoir prévu mon statut fiscal ? Vous devenez automatiquement résident fiscal local pour l’année en cours dans la plupart des législations est-africaines. Cela ne signifie pas nécessairement que vous paierez plus d’impôts — notamment si vos revenus proviennent de l’étranger — mais cela crée des obligations déclaratives. L’ignorer expose à des pénalités lors de renouvellements de visa ou de retours au pays. Le Rwanda est-il vraiment plus simple que le Kenya pour s’installer ? Sur le plan administratif pur, oui. Les démarches rwandaises sont presque entièrement dématérialisées, les délais sont tenus et la corruption administrative est quasi inexistante. En revanche, l’écosystème tech est moins dense qu’à Nairobi, et les opportunités de networking professionnel restent plus limitées. Tout dépend de vos priorités : simplicité administrative (Rwanda) ou densité d’opportunités (Kenya). Existe-t-il des aides ou programmes d’accompagnement pour la diaspora africaine souhaitant s’installer en Afrique de l’Est ? Oui, plusieurs programmes existent. Au Rwanda, le programme Kwanda facilite le retour de la diaspora africaine. Au Kenya, la Diaspora Unit du ministère des Affaires étrangères propose des ressources et des accompagnements personnalisés. Des organisations comme la African Diaspora Network ou des cabinets de relocation spécialisés à Nairobi peuvent également guider les démarches de bout en bout. À lire aussi se former au travail numérique monétiser son activité numérique opportunités numériques en Afrique de l’Est alternatives pour travailleurs numériques africains À lire aussi diplôme numérique Afrique francophone reconnaissance #### Visa Schengen pour Algériens via l’Afrique du Sud 2026 Depuis Alger, obtenir un visa Schengen relève parfois du parcours du combattant : rendez-vous indisponibles, délais interminables, refus répétés. Face à cette réalité que vivent des milliers de ressortissants algériens chaque année, une stratégie alternative s’est imposée discrètement mais sûrement — transiter par l’Afrique du Sud pour y déposer sa demande de visa européen dans de meilleures conditions. En 2026, cette option mérite d’être examinée sérieusement, avec méthode et sans illusions. Pourquoi les Algériens cherchent des alternatives pour le visa Schengen ? La situation consulaire en Algérie reste tendue. Plusieurs ambassades européennes — françaises, espagnoles, italiennes — font face à une demande structurellement supérieure à leurs capacités de traitement. Les créneaux de rendez-vous sont souvent pris d’assaut en quelques minutes sur les plateformes officielles, laissant de nombreux candidats dans l’impossibilité matérielle de déposer leur dossier. À cela s’ajoute un taux de refus qui, selon les statistiques publiées par Eurostat, reste parmi les plus élevés pour les nationalités du Maghreb. Ce contexte pousse de nombreux ressortissants algériens en voyage ou en transit à l’étranger à explorer la possibilité de déposer leur demande de visa Schengen depuis un pays tiers, notamment l’Afrique du Sud. Visa Afrique du Sud pour Algérien : premier obstacle à franchir Avant même d’évoquer le visa Schengen, il faut régler une question préalable : les Algériens ont-ils besoin d’un visa pour entrer en Afrique du Sud ? La réponse est oui. L’Afrique du Sud n’est pas accessible sans visa pour les détenteurs d’un passeport algérien. Pour obtenir le visa Afrique du Sud pour Algérien, il faut s’adresser à l’ambassade sud-africaine à Alger. Les documents généralement requis comprennent : Un passeport valide au moins 30 jours après la date de retour prévue Un formulaire de demande de visa dûment rempli Des photos d’identité récentes Une preuve de réservation d’hébergement en Afrique du Sud Un billet d’avion aller-retour ou un itinéraire confirmé Une preuve de ressources financières suffisantes (relevés bancaires des trois derniers mois) Une lettre d’invitation si applicable En 2026, le délai de traitement oscille entre 5 et 15 jours ouvrables. Il est fortement recommandé d’entamer cette démarche au moins un mois avant la date de départ envisagée. Algérien visa Schengen Afrique du Sud : est-ce légalement possible ? C’est la question centrale. Un ressortissant algérien se trouvant légalement sur le territoire sud-africain peut-il déposer une demande de visa Schengen auprès d’une ambassade européenne à Johannesburg ou au Cap ? La réponse est oui, mais avec des conditions importantes. La plupart des ambassades des pays Schengen acceptent les demandes de visa déposées par des ressortissants de pays tiers résidant ou séjournant légalement en Afrique du Sud, sous réserve de justifier d’une présence régulière et d’un lien avec le pays (visa valide, contrat de travail, lettre d’invitation professionnelle, etc.). Les ambassades européennes accessibles à Johannesburg et Pretoria L’Afrique du Sud accueille des représentations diplomatiques de la quasi-totalité des pays de l’espace Schengen. Parmi les plus sollicitées par les ressortissants algériens : Ambassade de France à Pretoria et Consulat général à Johannesburg — les délais y sont généralement plus courts qu’à Alger Ambassade d’Allemagne à Pretoria — réputée pour son traitement rigoureux mais relativement rapide Ambassade des Pays-Bas à Pretoria — une option intéressante pour les voyages en transit vers l’espace Schengen Ambassade d’Espagne à Pretoria — particulièrement pertinente pour les voyageurs ciblant la péninsule ibérique En 2026, plusieurs de ces ambassades ont adopté des systèmes de prise de rendez-vous en ligne accessibles depuis n’importe quel pays. Il est donc possible — et recommandé — de réserver son créneau avant même d’arriver en Afrique du Sud. Ce que les ambassades vérifient pour un dossier déposé hors du pays de résidence Déposer un dossier depuis un pays tiers ne dispense pas de justifier son lien avec ce pays. Les consulats européens en Afrique du Sud examineront attentivement : La validité et la nature du visa sud-africain (tourisme, affaires, travail) La cohérence du projet de voyage en Europe Les preuves de ressources financières suffisantes pour couvrir le séjour dans les deux pays Les liens avec le pays d’origine (travail, famille, biens immobiliers) L’historique de voyages antérieurs Un dossier incomplet ou incohérent — par exemple, un visa sud-africain touriste sans explication convaincante sur la raison du dépôt depuis Johannesburg — peut entraîner un refus ou une demande d’entretien supplémentaire. Ressortissant algérien en voyage en Afrique du Sud : conseils pratiques pour optimiser sa demande Pour les ressortissants algériens en voyage en Afrique du Sud qui souhaitent saisir cette opportunité, voici une approche structurée : Planifier suffisamment tôt : prévoir un séjour en Afrique du Sud d’au moins 3 à 4 semaines pour laisser le temps au consulat de traiter la demande Choisir le bon consulat : privilégier l’ambassade du pays qui sera la destination principale ou le premier port d’entrée dans l’espace Schengen Constituer un dossier solide : assurance voyage internationale, réservations d’hôtel en Europe, invitation si applicable, relevés bancaires détaillés Justifier la présence en Afrique du Sud : une lettre d’invitation professionnelle, un programme de conférence ou une réservation d’activité touristique renforcent la crédibilité du dossier Conserver tous les justificatifs : billets, reçus, communications — tout ce qui prouve un séjour organisé et légitime Alternatives à l’Afrique du Sud pour obtenir un visa Schengen depuis l’étranger L’Afrique du Sud n’est pas la seule option. D’autres pays africains ou arabes sont régulièrement utilisés par les ressortissants algériens comme points de dépôt alternatifs : Maroc : Casablanca abrite des consulats européens actifs, avec des délais parfois plus courts. L’accès est simple pour les Algériens (visa non requis pour les séjours courts) Tunisie : Tunis dispose de représentations consulaires européennes bien établies, sans visa requis pour les Algériens Turquie : Istanbul est devenu un hub de dépôt de visas pour de nombreuses nationalités africaines Émirats Arabes Unis : Dubaï concentre des consulats de nombreux pays Schengen, accessibles aux Algériens disposant d’un visa émirati Chaque alternative présente ses propres contraintes d’accès, de délais et de coûts. L’Afrique du Sud, malgré la nécessité d’un visa préalable, offre un environnement consulaire relativement détendu et des délais de traitement compétitifs pour certains pays européens. FAQ : Visa Schengen pour Algériens via l’Afrique du Sud Un Algérien peut-il déposer un visa Schengen en Afrique du Sud sans y résider ? Oui, un séjour légal temporaire (avec visa touriste ou affaires valide) est généralement suffisant pour déposer une demande auprès de la plupart des ambassades européennes à Pretoria ou Johannesburg. Il faut néanmoins justifier la raison de ce dépôt depuis l’Afrique du Sud. Combien de temps faut-il prévoir pour obtenir un visa Schengen en Afrique du Sud en 2026 ? Les délais varient selon le pays et la période, mais comptez en moyenne entre 10 et 21 jours ouvrables. Certains consulats proposent un traitement accéléré moyennant des frais supplémentaires. Le visa Afrique du Sud pour Algérien est-il difficile à obtenir ? Non, le visa sud-africain est relativement accessible pour les Algériens disposant d’un dossier complet et de ressources financières démontrables. Il est obtenu à l’ambassade sud-africaine à Alger, avec un délai de traitement de 5 à 15 jours ouvrables. Peut-on se faire refuser le visa Schengen même en déposant le dossier depuis l’Afrique du Sud ? Absolument. Le changement de lieu de dépôt ne modifie pas les critères d’évaluation du dossier. La nationalité, le profil financier, les antécédents de voyage et la cohérence du projet restent les éléments déterminants. Quel pays Schengen est le plus accessible depuis l’Afrique du Sud pour les Algériens ? Il n’existe pas de réponse universelle, mais l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique sont souvent cités pour leurs délais de traitement raisonnables et la clarté de leurs procédures depuis l’Afrique du Sud. Chaque cas reste individuel. À lire aussi travailler en Europe depuis l’Afrique opportunités pour les Algériens à l’étranger contexte économique algérien actuel situation économique de l’Algérie #### Vital Kamerhe, principal allié du président, jugé pour corruption en RDC Le procès pour corruption de Vital Kamerhe, le principal allié du président congolais, Félix Tshisekedi, s’est ouvert brièvement le lundi 11 mai dans la capitale du pays. Cependant, il a été ajourné le 25 mai. L’affaire a été reportée au 25 mai, car des enquêtes supplémentaires doivent être effectuées, a indiqué le président du tribunal à l’issue de cette première audition d’environ deux heures diffusée par la chaîne d’Etat RTNC. En détention provisoire depuis le 8 avril, Vital Kamerhe a comparu avec deux autres accusés pour un présumé détournement de fonds de près de 50 millions de dollars destiné à financer des travaux publics. Durant les deux dernières décennies, aucune affaire de ce genre n’a eu lieu dans l’histoire du pays. Ceci est d’autant plus rare quand il s’agit d’un acteur politique aussi important. La chasse à la corruption est ouverte Les poursuites contre Vital Kamerhe s’inscrivent dans une vaste enquête anti-corruption qui vise en outre à rendre la justice congolaise beaucoup plus intransigeante face à l’impunité des élites depuis l’indépendance du pays en 1960. Le procès s’est ouvert dans l’enceinte même de la prison de Makala. Les avocats de Vital Kamerhe ont déclaré qu’ils avaient demandé une libération provisoire. Une première a été rejetée mi-avril. Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont conclu un accord politique pour former leur plateforme Cap For Change, qui dirige la RDC en coalition avec les membres de l’opposition composés par les alliés de l’ancien président Joseph Kabila. D’ailleurs, au Parlement, ils sont toujours majoritaires. Cet accord révèle les intentions de Vital Kamerthe de se présenter aux élections présidentielles de 2023. Il est à noter qu’il a déjà tenté sa chance en 2011. Plan d’action sur 100 jours Kamerhe, qui aurait été chargé d’autoriser les dépenses publiques, est accusé d’avoir détourné des fonds destinés à financer des travaux majeurs dans le cadre d’un plan d’action d’urgence de 100 jours que Tshisekedi a lancé après sa prise de fonction en janvier 2019. Il serait accusé d’avoir détourné près de 50 millions de dollars de fonds pour la construction de 4 500 maisons destinées aux pauvres. Il a déclaré qu’il a agit au nom du président pour veiller à ce que le travail soit réalisé. Kamerhe, qui n’a pas démissionné ou qui n’a pas été limogé depuis son inculpation, a nié ces allégations, affirmant que tous les contrats du secteur public étaient hérités des gouvernements précédents. Même si l’arrestation de Kamerhe est perçue comme un signal fort dans la lutte anti-corruption, certains restent sceptiques, considérant l’affaire comme un éventuel règlement de compte au sein de la coalition au pouvoir. Des députés du parti de Kamerhe ont dénoncé l’arrestation arbitraire et l’humiliation subis par leur chef, tandis que sur les réseaux sociaux, ses partisans disent que le procès est une tentative de le retirer de la course présidentielle de 2023. Les avocats de Kamerhe ont déclaré qu’ils avaient déposé une demande de libération provisoire, après qu’une demande antérieure avait été refusée le mois dernier. Credit photo : francetvinfo.fr #### Vivre et apprendre avec le changement climatique dans le sud-est de Madagascar Au cours de l’année écoulée, Madagascar a connu des cyclones, des sécheresses et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes. Alors que les arguments théoriques se poursuivent sur le rôle du changement climatique dans la cause de ces événements, Madagascar est désormais classé 10e dans l’indice de risque climatique pour les enfants qui évalue plusieurs classements du climat par rapport à la vulnérabilité des enfants (UNICEF, 2021). L’équipe WASH et écoles de SEED s’est entretenue avec des enseignants et des élèves d’écoles précédemment construites par SEED pour leur demander comment ils vivent avec le changement climatique et l’impact qu’il a eu sur leur environnement d’apprentissage. De plus en plus de personnes à Madagascar vivent des expériences plus extrêmes et imprévisibles événements météorologiques. Cette année, quatre grosses tempêtes ont frappé Madagascar pendant sa saison cyclonique. La tempête tropicale Ana (22 janvier), le cyclone tropical Batsirai (5 février), la tempête tropicale Dumako (16 février) et le cyclone tropical Emnati (23 février) ont tué au total 205 personnes et déplacé des milliers d’autres (UNOCHA, 2022). Le sud-est de Madagascar a connu de fortes inondations et des destructions d’infrastructures, avec 23 000 maisons endommagées par le seul cyclone Emnati. Une région touchée par les changements climatiques Les risques naturels, tels que les inondations, les sécheresses et les cyclones, deviennent des catastrophes naturelles lorsqu’ils frappent des zones peuplées qui ne disposent pas des infrastructures ou des systèmes financiers pour y faire face. En conséquence, les populations les plus vulnérables sont les plus à risque et subiront davantage de catastrophes à mesure que le changement climatique se poursuivra. Partout dans le monde, les conditions météorologiques extrêmes ont été associées à des perturbations importantes de l’éducation dans divers pays. Par exemple, au Costa Rica, une étude a révélé que les élèves des villages plus humides et plus chauds étaient plus à risque d’absentéisme et de mauvais résultats scolaires. Dans la région d’Anosy à Madagascar, l’accès des enfants à l’éducation était immédiatement ressenti, car 122 écoles ont été endommagées à la suite du cyclone Emnati en février de cette année. Voici une vidéo relatant ces faits : L’école primaire de Vatambe, construite par SEED au début de 2021, était l’une des écoles touchées par le cyclone. Bien que le bâtiment ait bien résisté au cyclone, une partie du toit a été arrachée dans un bâtiment, exposant les salles de classe aux intempéries et affectant fortement l’accès des élèves à un environnement d’apprentissage sûr. Les enfants sont des victimes Les cours à l’école primaire de Vatambe ont été interrompus pendant deux semaines à la suite des cyclones de février. Les élèves de l’école ont expliqué les difficultés qu’ils ont rencontrées même pour se rendre à l’école après que les tempêtes ont touché les routes et les ponts. Cela rendait la venue à l’école risquée pour les élèves et les enseignants, ce qui avait un impact sur l’enseignement avant les examens à venir, car les gens restaient à la maison. Dans des contextes tels que le Madagascar rural, l’éducation des enfants peut être extrêmement sensible à la variabilité des pluies. D’une part, les chocs pluviométriques et les inondations ont un impact sur la fréquentation scolaire en perturbant les trajets vers les écoles et les infrastructures existantes.  Sur le même sujet Capitale du Nigeria : AbujaPays les plus riches d’Afrique #### WhatsApp Business en Côte d’Ivoire : vendre sans boutique WhatsApp Business peut servir de première boutique en Côte d’Ivoire, à condition d’être organisé comme un vrai canal de vente. Le catalogue, les réponses rapides, les statuts et les listes clients permettent de tester une offre sans local. Ce modèle convient aux produits faciles à expliquer : alimentation, beauté, accessoires, services professionnels, livraison, formation courte ou maintenance. Le client doit comprendre le prix, le délai et le mode de paiement en quelques messages. Le minimum à mettre en place Outil Usage Catalogue Présenter les produits avec prix et photos propres Réponses rapides Gagner du temps sur les questions fréquentes Statuts Montrer nouveautés, preuves de livraison et avis Tableau de suivi Noter commandes, paiements, livraisons et relances Une page WhatsApp désordonnée fait perdre confiance. Il faut des photos nettes, une promesse réaliste, des horaires de réponse et une politique claire en cas de retard ou de rupture. WhatsApp Business fonctionne parce qu’il correspond aux usages quotidiens. Mais il ne remplace pas une méthode commerciale. Sans catalogue clair, prix visibles, délai de réponse et preuve de livraison, le canal devient vite un fil de discussion difficile à gérer. Comment obtenir les premières ventes La méthode la plus simple consiste à cibler un petit groupe : collègues, voisins, parents d’élèves, commerçants, restaurateurs ou PME. On propose une offre précise, puis on mesure les questions et objections. Les objections révèlent souvent ce qu’il faut améliorer. Le paiement et la livraison doivent être sécurisés : confirmation écrite, reçu, preuve de dépôt, adresse claire et suivi après livraison. Le commerce social marche quand la confiance est visible. Les statuts sont utiles pour créer la confiance : nouveaux produits, arrivages, avis clients, coulisses de préparation et preuves de livraison. Le but n’est pas de publier beaucoup, mais de montrer que l’activité existe, livre réellement et répond aux clients. Quand passer à l’étape suivante Si les commandes deviennent régulières, il faut structurer : numéro dédié, petit fichier client, règles de relance, mini stock, packaging et éventuellement page web. Mais il ne faut pas passer trop tôt à un local fixe. Pour choisir l’offre à vendre, commencez par le guide business rentable en Côte d’Ivoire ou le plan business avec 200 000 FCFA. Le suivi est la différence entre une vente occasionnelle et un vrai petit commerce. Il faut noter qui a demandé quoi, qui a commandé, qui doit être relancé et quel produit revient souvent. Ces informations guident les achats suivants et réduisent les stocks inutiles. Sources et méthode Les chiffres doivent être lus comme des ordres de grandeur récents : les séries économiques sont révisées, et les projections 2026 restent dépendantes des taux de change, de l’inflation et des prix des matières premières. GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money Banque mondiale, donnees pays et Macro Poverty Outlook 📌 Guide complet : Business rentable en Afrique 2026 : idées par pays #### Yamoussoukro ou Abidjan : capitale politique et économique Yamoussoukro et Abidjan : deux rôles distincts Yamoussoukro est la capitale officielle de la Côte d’Ivoire depuis 1983 — mais avant elle, c’est Abidjan qui occupait ce rôle. Aujourd’hui encore, Abidjan concentre la quasi-totalité des institutions financières, des ambassades et des sièges d’entreprises. Comprendre cette dualité, c’est comprendre comment fonctionne vraiment la Côte d’Ivoire : entre symbole politique et réalité économique. En Afrique, la capitale politique n’est pas toujours le centre économique. Lagos, Abidjan, Casablanca ou Douala montrent que l’argent, les ports, les sièges sociaux et les emplois suivent souvent une géographie différente de celle des institutions. Une capitale politique concentre l’État, les ministères et les ambassades. Une capitale économique concentre les entreprises, les ports, la finance, les sièges régionaux, les marchés et l’emploi privé. Plusieurs pays africains fonctionnent avec deux centres : Abuja et Lagos, Yamoussoukro et Abidjan, Rabat et Casablanca. Le transfert de capitale a donné à Yamoussoukro un rôle institutionnel et symbolique. La ville porte une ambition d’équilibre territorial, mais toutes les fonctions n’y ont pas basculé avec la même intensité. L’activité économique suit les infrastructures, la main-d’œuvre, les banques, les réseaux logistiques et l’histoire commerciale. Une ville portuaire ou industrielle peut garder son poids même après le transfert de capitale. C’est ce qui explique la force durable de Lagos, Abidjan, Casablanca ou Douala. La capitale officielle et le centre économique La séparation entre capitale politique et capitale économique peut équilibrer le territoire, mais elle peut aussi créer des doublons coûteux. Pour les entreprises, l’enjeu est simple : se placer près des clients, des fournisseurs, des décideurs privés et des infrastructures. Pour l’État, le défi consiste à ne pas laisser une seule ville absorber tous les investissements. Port, banques, entreprises, ambassades, médias, universités et services spécialisés maintiennent Abidjan au centre du pays. Pour les affaires, la distinction officielle compte moins que la concentration réelle des réseaux. Croire que la capitale officielle est toujours la plus dynamique. Oublier le rôle des ports et corridors routiers. Comparer les villes sans distinguer administration, finance et commerce. Sur capitales économiques africaines, les données peuvent bouger vite. Le bon réflexe consiste à vérifier la date des chiffres, la source utilisée, le pays concerné et les conditions pratiques. Une information utile aujourd’hui peut devenir trompeuse si le taux de change, la réglementation, les frais, le prix mondial ou l’accès au financement changent. Ce que cette dualité change pour le pays La lecture la plus fiable combine donc trois niveaux : un chiffre public récent, un exemple concret et une vérification locale. C’est cette combinaison qui permet de passer d’une idée séduisante à une décision plus solide. Une entreprise ne s’installe pas seulement là où se trouve le pouvoir politique. Elle cherche les clients, les banques, les fournisseurs, les talents, les entrepôts, le port, l’aéroport et les autres entreprises. C’est pourquoi une capitale économique peut rester dominante pendant des décennies, même quand la capitale administrative change. Cette concentration attire les investissements, mais elle crée aussi des coûts : loyers élevés, congestion, pression foncière et inégalités urbaines. La vraie question pour un pays n’est donc pas seulement de nommer une capitale, mais de connecter ses villes entre elles pour éviter qu’une seule absorbe toute l’activité. Vivre dans une capitale économique donne accès à plus d’emplois, d’écoles privées, d’hôpitaux, de banques et de services. Mais cette concentration peut aussi rendre la ville plus chère et plus inégalitaire. Le sujet n’est donc pas seulement économique : il touche au logement, au transport et à la qualité de vie. Points à retenir sur les capitales économiques Yamoussoukro est la capitale officielle, mais Abidjan reste le centre économique et diplomatique le plus actif. La Côte d’Ivoire illustre une transition incomplète mais fréquente : une capitale officielle peut porter le symbole national, tandis que l’ancienne métropole conserve les entreprises, les services spécialisés et les réseaux internationaux. À lire aussi Abuja ou Lagos : quelle est la capitale du Nigeria ? Sources Banque mondiale, PIB en dollars courants ; Banque africaine de développement, African Economic Outlook 2025. Quelle est la capitale de la Côte d’Ivoire ? La capitale officielle et politique de la Côte d’Ivoire est Yamoussoukro. Ce statut lui a été conféré par décret présidentiel en 1983, sous Félix Houphouët-Boigny, président fondateur du pays, qui souhaitait doter sa ville natale d’un rayonnement national et symbolique. Yamoussoukro abrite notamment la célèbre Basilique Notre-Dame de la Paix, l’une des plus grandes églises du monde, ainsi que plusieurs institutions d’État et grandes écoles. Cependant, dans les faits, Abidjan continue de jouer le rôle de capitale économique, administrative de fait et diplomatique. La quasi-totalité des ministères opérationnels, des ambassades étrangères, des sièges de grandes entreprises, des banques et des médias sont établis à Abidjan. Cette dualité est connue et assumée par les autorités ivoiriennes, sans qu’un transfert complet ait jamais été finalisé. En résumé : si l’on vous demande quelle est la capitale de la Côte d’Ivoire, la réponse juridique et officielle est Yamoussoukro. Mais si l’on vous demande où bat le cœur économique du pays, la réponse est sans ambiguïté Abidjan. Yamoussoukro aujourd’hui : entre ambition et réalité Située à environ 240 km au nord d’Abidjan, Yamoussoukro est une ville de taille moyenne qui compte aujourd’hui entre 300 000 et 400 000 habitants. Loin de la mégapole abidjanaise (plus de 6 millions d’habitants dans l’agglomération), elle présente un visage très différent : larges avenues peu fréquentées, infrastructures modernes héritées des années 1970-80, calme administratif et forte présence d’établissements d’enseignement supérieur comme l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), l’une des meilleures grandes écoles d’ingénieurs et de commerce d’Afrique de l’Ouest. Ces dernières années, le gouvernement ivoirien a réaffirmé sa volonté de renforcer le statut de Yamoussoukro en y déplaçant progressivement certaines administrations et en développant des zones économiques spéciales dans la région. Des projets d’autoroute et de liaison ferroviaire avec Abidjan sont régulièrement évoqués pour réduire la distance psychologique et logistique entre les deux villes. Pour les investisseurs et les entreprises, Yamoussoukro représente aujourd’hui une opportunité de second rang : coûts fonciers bien inférieurs à Abidjan, proximité avec les corridors routiers du centre du pays, et appui institutionnel pour les projets liés à l’agriculture, à l’agroalimentaire et à l’enseignement. La ville n’a pas encore absorbé les fonctions d’Abidjan, mais elle s’affirme lentement comme un pôle complémentaire dans la géographie économique ivoirienne. Quelle était la capitale de la Côte d’Ivoire avant Yamoussoukro ? Avant le transfert officiel de capitale en 1983, Abidjan était la capitale de la Côte d’Ivoire à part entière — à la fois siège du gouvernement, centre diplomatique et moteur économique du pays. Cette situation remonte à la période coloniale française : Abidjan s’est développée autour de son port naturel, de son chemin de fer et de sa position géographique favorable sur le Golfe de Guinée. C’est le président Félix Houphouët-Boigny qui décide en 1983 de transférer la capitale vers Yamoussoukro, sa ville natale, située au centre du pays. L’objectif affiché était double : rééquilibrer le développement territorial ivoirien et donner à l’intérieur du pays un rôle institutionnel comparable à celui du littoral. Mais le transfert est resté partiel. Si Yamoussoukro accueille la Basilique Notre-Dame de la Paix — l’une des plus grandes églises du monde — et quelques institutions officielles, Abidjan n’a jamais véritablement cédé sa place. Les ministères, les ambassades étrangères, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) et les grandes banques sont toujours installés à Abidjan. Ce précédent ivoirien n’est pas isolé en Afrique. Le Nigeria a vécu la même transition entre Lagos et Abuja en 1991. La Tanzanie a transféré sa capitale de Dar es Salaam à Dodoma. Dans chacun de ces cas, la ville historique a conservé son poids économique, tandis que la nouvelle capitale peinait à attirer les investissements privés à la même échelle. Yamoussoukro aujourd’hui : quel statut réel pour la capitale officielle ? Yamoussoukro est officiellement la capitale politique de la Côte d’Ivoire, mais son rayonnement institutionnel reste limité dans les faits. La ville compte environ 400 000 habitants — loin derrière les plus de 6 millions d’Abidjan. Elle abrite l’Assemblée nationale, la Fondation Félix Houphouët-Boigny et quelques établissements d’enseignement supérieur, dont l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB), reconnu à l’échelle régionale. Sur le plan des infrastructures, Yamoussoukro dispose d’un aéroport international et d’un réseau routier qui la connecte aux principales villes du pays. Le gouvernement ivoirien a régulièrement affiché sa volonté de renforcer le statut de la capitale, notamment à travers des projets de transfert progressif d’administrations. Mais ces intentions se heurtent à une réalité simple : les fonctionnaires, les diplomates et les investisseurs privés préfèrent s’installer là où se trouvent déjà les services, les écoles internationales, les hôpitaux spécialisés et les connexions aériennes directes — c’est-à-dire Abidjan. Pour un voyageur, un investisseur ou un étudiant qui prépare un séjour en Côte d’Ivoire, la distinction est donc essentielle : la capitale administrative est Yamoussoukro, mais le centre de gravité du pays reste Abidjan. Les démarches consulaires, les grandes entreprises et les principaux événements économiques se concentrent dans la métropole côtière, même si le cadre constitutionnel désigne Yamoussoukro comme capitale. FAQ Quelle est la capitale officielle de la Côte d’Ivoire ? La capitale officielle est Yamoussoukro. Abidjan reste le centre économique et administratif le plus actif. Pourquoi Abidjan reste-t-elle centrale ? Port, banques, entreprises, médias, services spécialisés et réseaux internationaux y sont concentrés. Que signifie cette dualité ? Elle traduit un écart entre symbole politique et concentration économique réelle. Quelle est la capitale de la Côte d’Ivoire : Yamoussoukro ou Abidjan ? La capitale officielle et politique de la Côte d’Ivoire est Yamoussoukro, depuis le décret présidentiel de 1983. Abidjan, en revanche, est la capitale économique et administrative de fait : elle concentre les ambassades, les ministères actifs, les sièges des grandes entreprises, les banques et le port principal du pays. Les deux villes jouent donc des rôles complémentaires mais distincts. Pourquoi Yamoussoukro est-elle la capitale de la Côte d’Ivoire et non Abidjan ? C’est le président Félix Houphouët-Boigny qui a décidé en 1983 de faire de Yamoussoukro, sa ville natale, la capitale officielle du pays. L’objectif était double : réduire la concentration excessive des pouvoirs à Abidjan et donner un rayonnement national à une ville du centre du pays. Malgré ce transfert symbolique et institutionnel, Abidjan n’a jamais perdu son poids économique dominant, si bien que la dualité entre les deux villes persiste encore aujourd’hui. Quelle était la capitale de la Côte d’Ivoire avant Yamoussoukro ? Avant 1983, Abidjan était la capitale de la Côte d’Ivoire. Elle remplissait à la fois le rôle de capitale politique, de centre diplomatique et de moteur économique du pays. C’est le président Félix Houphouët-Boigny qui a décidé de transférer la capitale vers Yamoussoukro, sa ville natale, pour rééquilibrer le développement territorial. Malgré ce transfert officiel, Abidjan a conservé la quasi-totalité des fonctions économiques et diplomatiques du pays. Quelle est la véritable capitale de la Côte d’Ivoire : Yamoussoukro ou Abidjan ? Yamoussoukro est la capitale officielle et constitutionnelle de la Côte d’Ivoire depuis 1983. Abidjan est la capitale économique de fait : elle concentre les ambassades, les sièges des grandes entreprises, les banques, le port et la majorité de la population urbaine. Dans la pratique, la plupart des institutions gouvernementales et des représentations diplomatiques restent installées à Abidjan, ce qui en fait le centre réel du pouvoir et des affaires dans le pays. #### Zambie : l’avenir de la société se joue-t-il ici ? À l’aube, une brume légère flotte encore sur les collines verdoyantes de Lusaka. Dans le calme du matin, des silhouettes s’activent déjà dans les rues de la capitale zambienne. Des jeunes en uniforme se pressent vers les écoles, des vendeuses installent leurs étals de légumes, et dans les cafés, on parle bas… de politique, d’électricité, de dettes, et d’avenir. Car ici, en Zambie, quelque chose est en train de changer. Et certains affirment que ce pays discret d’Afrique australe pourrait bien devenir le laboratoire d’un nouveau modèle de société. Un pays jeune, au cœur d’un tournant Avec une population dont plus de 60 % a moins de 25 ans, la Zambie est l’un des pays les plus jeunes du continent. Cette jeunesse, longtemps tenue à l’écart des décisions, commence à faire entendre sa voix. Les élections de 2021 en ont été le révélateur : Hakainde Hichilema, un homme d’affaires devenu figure de l’opposition, a été élu président avec une participation record des jeunes électeurs. « C’était la première fois que je me sentais écoutée », confie Mwansa, 22 ans, étudiante en sciences politiques. « On ne veut plus seulement survivre. On veut construire quelque chose de différent. » Ce désir de renouveau ne se limite pas à la politique. Il imprègne les sphères de l’éducation, de l’économie et des relations sociales. Dans les universités, les débats sur le rôle des femmes, le climat ou le numérique se multiplient. Dans les quartiers, des collectifs citoyens s’organisent pour améliorer l’accès à l’eau, à l’électricité ou à Internet. L’économie verte comme moteur d’espoir La Zambie est riche en cuivre. Elle en est même le huitième producteur mondial. Mais cette dépendance aux matières premières a longtemps freiné la diversification de son économie. Aujourd’hui, le pays tente un virage audacieux : devenir un leader africain de l’économie verte. Des projets pilotes de fermes solaires ont vu le jour dans les provinces rurales. À Kitwe, un ancien bassin minier, une start-up transforme les déchets plastiques en briques de construction. Et dans le parc national de Kafue, des initiatives de tourisme durable génèrent des revenus tout en préservant la biodiversité. « La transition écologique est une chance pour nous », estime Chisala Mumba, économiste au Centre de recherche pour le développement inclusif. « Nous pouvons créer des emplois, réduire notre dépendance aux importations, et surtout, construire une économie plus résiliente. » Le gouvernement affirme vouloir atteindre 40 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030. Un objectif ambitieux, mais qui séduit les investisseurs. En 2023, la Zambie a attiré plus de 1,2 milliard de dollars d’investissements dans les énergies propres, un record national. Une société civile en pleine ébullition Longtemps étouffée sous des régimes autoritaires, la société civile zambienne connaît un regain d’énergie. Des ONG locales, des artistes, des journalistes indépendants et des militants écologistes s’unissent pour faire pression sur les autorités et proposer des solutions. À Lusaka, le collectif « Voices of the Ground » organise des forums publics dans les quartiers populaires. À Livingstone, des jeunes femmes animent des ateliers sur les droits reproductifs. Et sur les réseaux sociaux, des campagnes virales dénoncent la corruption ou les violences policières. « Ce n’est pas une révolution violente », explique Thabo Zulu, sociologue. « C’est une mutation lente, mais profonde. Les citoyens prennent conscience de leur pouvoir. Ils veulent participer, pas seulement subir. » La liberté d’expression, bien que toujours fragile, progresse. En 2022, la Zambie a gagné 24 places dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières. Un signe que les lignes bougent. Un système éducatif en quête de transformation Mais pour que cette dynamique s’ancre durablement, l’éducation reste la clé. Or, le système éducatif zambien est à bout de souffle. Classes surchargées, manque de manuels, enseignants mal formés : les défis sont énormes. Le gouvernement a lancé un vaste plan de réforme en 2021, avec pour objectif de numériser l’enseignement et de mettre l’accent sur les compétences pratiques. Des tablettes ont été distribuées dans certaines écoles rurales, et des modules sur l’entrepreneuriat, l’environnement ou la citoyenneté ont été introduits dans les programmes. « On veut préparer les jeunes à penser, pas seulement à réciter », affirme Grace Banda, directrice d’une école pilote à Ndola. « Ils doivent être capables d’innover, de débattre, de s’adapter. » Les résultats sont encore inégaux, mais certains signaux sont encourageants : le taux d’alphabétisation chez les jeunes atteint désormais 91 %, et le nombre de filles scolarisées au secondaire a doublé en dix ans. Des tensions sociales sous-jacentes Malgré cet élan, la Zambie reste traversée par des tensions profondes. Les inégalités entre villes et campagnes, riches et pauvres, hommes et femmes, restent marquées. Le taux de pauvreté dépasse encore 54 %, et l’accès aux soins de santé demeure inégal. La dette extérieure pèse lourd : 14 milliards de dollars, dont une partie due à des prêts chinois. En 2020, le pays a été le premier en Afrique à faire défaut sur sa dette depuis la pandémie de COVID-19. Depuis, les négociations avec le FMI et les créanciers sont tendues. « Il y a un risque de désillusion si les promesses ne se concrétisent pas rapidement », prévient Joseph Mwila, analyste politique. « Les attentes sont immenses, et la patience des citoyens a des limites. » Des manifestations sporadiques ont eu lieu ces derniers mois, notamment contre la hausse des prix de l’électricité et des carburants. Le gouvernement appelle au dialogue, mais la rue reste vigilante. Un miroir pour l’Afrique ? Ce qui se joue en Zambie dépasse ses frontières. Car les questions qui agitent ce pays – jeunesse en quête de sens, transition écologique, démocratie participative – résonnent dans de nombreuses capitales africaines. « La Zambie n’est pas un modèle, mais un laboratoire », résume la politologue kenyane Amina Oloo. « Elle teste des idées, prend des risques, explore des chemins encore peu empruntés. » Dans un continent souvent tiraillé entre traditions et modernité, entre croissance et durabilité, la trajectoire zambienne intrigue. Peut-elle réussir là où d’autres ont échoué ? Peut-elle inspirer une nouvelle manière de penser la société ? À Lusaka, Ndola ou Chipata, l’avenir ne se murmure plus : il se débat, s’écrit, se construit. Et si, dans le tumulte de ses contradictions, la Zambie esquissait les contours d’un futur africain plus audacieux ? Pour approfondir sur societe en Afrique Ce sujet gagne en valeur lorsqu’il est relie aux indicateurs economiques, aux capitales, aux metiers et aux opportunites de business du continent. pays les plus developpes d'Afrique capitales africaines PIB des pays africains #### Zimbabwe : agriculture et innovations pour relancer l’économie Quand le soleil se lève sur les plaines du Mashonaland, il éclaire des terres fertiles longtemps négligées, mais désormais au cœur d’une renaissance inattendue. Au Zimbabwe, un pays autrefois surnommé le grenier de l’Afrique australe, l’agriculture revient sur le devant de la scène, portée par une génération d’innovateurs et de paysans déterminés à réécrire leur histoire. Une terre meurtrie, mais pas vaincue Le Zimbabwe a connu des décennies de turbulences économiques. Après la réforme agraire controversée du début des années 2000, la production agricole s’est effondrée. Le pays, qui exportait autrefois du maïs, du tabac et du coton en abondance, est devenu dépendant des importations alimentaires et de l’aide humanitaire. « Je me souviens quand nos silos débordaient », raconte Tendai Moyo, un agriculteur de 62 ans dans la région de Gweru. « Puis tout s’est arrêté. Les tracteurs sont restés immobiles, les champs abandonnés. » Mais depuis quelques années, un frémissement traverse les campagnes. Porté par une volonté politique nouvelle et une jeunesse connectée, le secteur agricole renaît lentement. En 2023, la production de maïs a atteint 2,3 millions de tonnes, une hausse de 58 % par rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’Agriculture. La technologie entre dans les champs Dans les vallées du Manicaland, on voit désormais des drones survoler les cultures et des panneaux solaires alimenter des pompes à eau. Le Zimbabwe mise sur les technologies agricoles pour surmonter les défis climatiques et logistiques. « Nous utilisons des capteurs de sol connectés pour surveiller l’humidité et ajuster l’irrigation en temps réel », explique Rutendo Chikafu, ingénieure agronome et fondatrice de SmartFarm Zim, une start-up basée à Mutare. « Cela permet de réduire les pertes d’eau jusqu’à 40 % et d’augmenter les rendements. » Des applications mobiles comme e-Mkambo ou Agrishare mettent en relation producteurs et acheteurs, réduisant le rôle des intermédiaires et améliorant les revenus des agriculteurs. En 2022, plus de 120 000 utilisateurs zimbabwéens ont utilisé ces plateformes, selon une étude de l’Université du Zimbabwe. Le retour du petit exploitant Contrairement aux grandes exploitations commerciales des années 1980, la relance actuelle s’appuie sur les petits producteurs. Ils représentent aujourd’hui près de 70 % de la production alimentaire nationale. À Murehwa, dans l’est du pays, Sarah Nhira cultive du sorgho, du niébé et des légumes bio sur une parcelle de deux hectares. « On nous a longtemps dit que seule la monoculture à grande échelle était rentable. Mais aujourd’hui, la diversité, c’est notre force », dit-elle. Avec l’aide de coopératives communautaires, les petits agriculteurs accèdent à des semences améliorées, à des formations et à des microcrédits. Le programme Pfumvudza, lancé par le gouvernement en 2020, encourage la culture sur de petites surfaces selon des techniques de conservation des sols. En trois ans, il a touché plus de 2 millions de ménages. Le pari de l’agro-industrie Relancer l’agriculture ne suffit pas. Pour créer de la valeur, le Zimbabwe mise aussi sur la transformation locale. Des usines de décorticage de riz, de conditionnement de fruits ou de fabrication d’huile de tournesol émergent dans plusieurs provinces. À Chinhoyi, une ancienne ferme de tabac a été reconvertie en unité de transformation de manioc. « Nous produisons de la farine sans gluten, très demandée à l’export », explique Tapiwa Dube, directeur de Cassava Foods Ltd. « En 2023, nous avons vendu plus de 300 tonnes vers l’Afrique du Sud et le Kenya. » Le gouvernement a lancé une stratégie agro-industrielle pour 2021-2025, visant à créer 500 000 emplois et à augmenter les exportations agricoles de 60 %. Une ambition qui reste fragile, mais qui attire l’attention d’investisseurs régionaux. Des freins persistants Malgré ces signaux positifs, les défis restent nombreux. L’accès au crédit demeure limité, avec des taux d’intérêt dépassant souvent les 30 %. L’infrastructure de transport, en particulier les routes rurales, est souvent délabrée. Et les effets du changement climatique se font sentir chaque année un peu plus fort. « Une sécheresse peut réduire nos récoltes de moitié », déplore John Bhasera, secrétaire permanent au ministère de l’Agriculture. « Nous devons investir massivement dans l’irrigation et la résilience climatique. » La question de la propriété foncière reste également sensible. De nombreux agriculteurs ne disposent pas de titres de propriété officiels, ce qui limite leur capacité à emprunter ou à investir. Une jeunesse prête à semer l’avenir Dans les écoles agricoles et les incubateurs d’entreprises, une nouvelle génération de Zimbabwéens se prépare à prendre le relais. Ils sont ingénieurs, biologistes, entrepreneurs, et voient dans la terre non pas un fardeau, mais une opportunité. « L’agriculture, ce n’est plus la houe et la sueur. C’est l’innovation, la science, la stratégie », affirme Takudzwa Mhlanga, 28 ans, diplômé en agroéconomie et fondateur de GreenRoots Africa. « Nous voulons nourrir notre pays, mais aussi le monde. » Des concours d’innovation agricole attirent chaque année des centaines de jeunes. En 2023, le projet AgriDrone, développé par trois étudiants de l’Université de Harare, a remporté le prix national de la technologie pour son système de surveillance des cultures par intelligence artificielle. Le Zimbabwe, encore convalescent, semble prêt à se relever par ses champs. La terre, longtemps source de conflits, pourrait-elle redevenir un moteur d’unité et de prospérité ? La réponse se joue peut-être, en silence, dans les sillons fraîchement tracés de ses campagnes. #### Zimbabwe : indignation alors que les dirigeants de Polad acquièrent de nouvelles voitures flashy Les partis de l’OPPOSITION accusent le président Emmerson Mnangagwa d’avoir fourni des véhicules de pointe aux dirigeants de Political Actors Dialogue (POLAD) dans le cadre du parti au pouvoir, le grand plan de Zanu PF visant à créer un État à parti unique au Zimbabwe. Mnangagwa a remis récemment 19 véhicules Isuzu D-Max à des dirigeants de partis politiques marginaux ayant participé à l’élection présidentielle de 2018. POLAD a été créé par Mnangagwa en 2018 en tant que plate-forme pour dialoguer avec d’autres candidats à l’élection présidentielle lors de l’élection de cette année-là. Les véhicules ont été donnés vendredi exactement trois ans après la tenue des élections nationales dans le pays. Une décision qui n’a pas fait l’unanimité Cependant, certains candidats à cette élection présidentielle, dont le leader de l’Alliance MDC, Nelson Chamisa, ont snobé le groupe. Chamisa, qui a perdu de justesse face à Mnangagwa, accuse le leader du Zanu PF d’avoir truqué le résultat du scrutin. Voici une vidéo en anglais relatant cette nouvelle : L’idée de donner aux opposants perdants des véhicules de luxe fait partie de Mnangagwa et Zanu PF pour mettre en place un État à parti unique, a déclaré le porte-parole de Zapu, Iphithule Maphosa, à NewZimbabwe.com. Quelle meilleure façon d’assurer le succès de la stratégie que de fréquenter les soi-disant dirigeants de l’opposition et de les entraîner dans l’opulence parrainée par un État en faillite dont les ressources ont été monopolisées par une junte militaire appelée Zanu PF. Zapu a également snobé POALD. Il a déclaré que la priorité de donner aux dirigeants de l’opposition les véhicules coûteux était très déplacée car le pays avait des besoins économiques plus urgents et plus pressants à affronter. La négligence des dirigeants Qui se soucie des gens qui se vautrent dans une pauvreté abjecte et que le gouvernement néglige son devoir de fournir des besoins essentiels tels que les soins de santé, l’éducation, la protection sociale et autres ? Mnangagwa et tous ses comparses de l’opposition s’en moquent. Ils veulent juste continuer à se nourrir dans les coffres de l’État et d’autres viennent de rejoindre le train de la sauce. Le peuple peut continuer à souffrir, les soi-disant dirigeants continuent de piller et de piller, a déclaré Maphosa. Ses sentiments ont été repris par le porte-parole provincial du MDC Alliance Bulawayo, Swithern Chirowodza. Mnangagwa essaie de créer un Etat à parti unique, ce qu’il n’a pas réussi à réaliser lors des massacres de Gukurahundi, a-t-il déclaré. En créant des groupes de clients qui voient, entendent, sentent et ne ressentent aucun mal, Mnangagwa veut tromper le monde en lui faisant croire qu’il est respecté et obéi à travers l’éventail politique zimbabwéen. Malheureusement pour lui, nous pouvons voir à travers sa théâtralité. Les cadeaux POLAD montrent comment Emmerson Mnangagwa a transformé d’autres personnes en ses yoyos politiques. La coloration est presque la même avec les véhicules Zanu PF. Mnangagwa anoita vamwe varume zvituta vakomana nokungokara mota chete. “Crédit photo www.herald.co.zw” #### Zimbabwe : l’agriculture renaît grâce aux nouvelles technologies Au lever du soleil, dans la vallée de Mazowe, les champs autrefois craquelés par la sécheresse scintillent de rosée. Les sillons sont droits, les plants vigoureux, et les récoltes prometteuses. Pourtant, il y a cinq ans à peine, cette terre semblait condamnée. Aujourd’hui, quelque chose a changé. Une révolution silencieuse est en marche, portée non pas par le climat, mais par des drones, des capteurs et des applications mobiles. Une renaissance agricole inattendue Le Zimbabwe, longtemps considéré comme le grenier de l’Afrique australe, a vu son agriculture s’effondrer au début des années 2000. Réformes foncières chaotiques, sécheresses répétées, inflation galopante : les causes étaient multiples. Mais depuis peu, les signaux sont au vert. Les surfaces cultivées augmentent, les rendements s’améliorent, et les jeunes reviennent à la terre. À la source de ce renouveau : la technologie. « Avant, je cultivais sans savoir ce que je faisais. Aujourd’hui, je peux prédire la météo, surveiller l’humidité du sol et vendre mes récoltes directement depuis mon téléphone », raconte Tendai Moyo, producteur de maïs à Mutoko. À 32 ans, il fait partie d’une nouvelle génération d’agriculteurs connectés, armés de smartphones et de données satellitaires. Des outils numériques au service des petits exploitants Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la révolution numérique ne profite pas qu’aux grandes exploitations. Au Zimbabwe, plus de 70 % des agriculteurs sont des petits producteurs. Pour eux, l’accès à l’information a longtemps été un obstacle majeur. Aujourd’hui, des applications comme e-Livestock ou Agrishare leur ouvrent des perspectives inédites. e-Livestock, par exemple, permet de tracer les animaux grâce à des puces RFID, réduisant les vols et facilitant l’accès aux marchés. Agrishare, quant à elle, fonctionne comme un Uber de la machinerie agricole : tracteurs, moissonneuses, pulvérisateurs peuvent être loués à l’heure via une simple application mobile. « Je n’aurais jamais pu acheter un tracteur. Mais grâce à Agrishare, je peux en louer un pour une journée à un prix abordable. Cela a doublé ma production de sorgho », témoigne Memory Chikore, agricultrice dans le district de Gokwe. Des drones pour surveiller les cultures Dans les plaines du Mashonaland, des drones bourdonnent au-dessus des champs. Ils ne sont pas là pour filmer, mais pour analyser. Équipés de caméras multispectrales, ces engins détectent les maladies, évaluent la croissance des plantes et identifient les zones de stress hydrique. « Grâce aux drones, nous avons réduit de 40 % l’usage d’engrais et d’eau », explique Joseph Nyasha, ingénieur agronome à Harare. « On applique les traitements là où c’est nécessaire, pas à l’aveugle. C’est plus écologique, plus économique, et les rendements sont meilleurs. » Ces technologies, autrefois réservées aux pays riches, deviennent progressivement accessibles grâce aux partenariats avec des start-ups locales et des ONG. En 2023, plus de 300 coopératives agricoles au Zimbabwe ont été équipées de drones grâce à un programme financé par l’Union africaine. L’intelligence artificielle au bout des doigts Mais la révolution ne s’arrête pas aux airs. Dans les poches des agriculteurs, les smartphones deviennent des outils de diagnostic. Des applications comme PlantVillage Nuru utilisent l’intelligence artificielle pour identifier instantanément les maladies des cultures à partir d’une simple photo. « Il suffit de prendre une photo de la feuille malade, et l’application vous dit s’il s’agit d’un mildiou ou d’une carence en azote », explique Farai Dube, formateur agricole à Bulawayo. « Avant, les gens attendaient des semaines pour avoir un expert. Maintenant, ils ont la réponse en quelques secondes. » Selon une étude menée par le ministère de l’Agriculture, l’usage de ces applications a permis de réduire les pertes post-récolte de 25 % en deux ans. Un chiffre considérable dans un pays où chaque sac de maïs compte. Un écosystème en pleine transformation Derrière cette mutation, un écosystème technologique se développe à grande vitesse. Des incubateurs comme TechVillage à Bulawayo ou Impact Hub à Harare accompagnent des dizaines de start-ups agricoles. Le gouvernement, de son côté, encourage l’innovation via le programme Smart Agriculture lancé en 2020. « Nous voulons faire du Zimbabwe un leader de l’agriculture intelligente en Afrique », affirme le ministre de l’Agriculture, Anxious Masuka. « Cela passe par la formation, le financement et la connectivité. Nous avons déjà connecté plus de 1 000 centres agricoles ruraux à Internet. » Les universités ne sont pas en reste. À l’Université de Zimbabwe, un laboratoire de robotique développe des prototypes de capteurs solaires pour surveiller la température du sol. À Chinhoyi, des étudiants conçoivent des systèmes d’irrigation automatisés à bas coût. Des défis persistants, mais un espoir palpable Tout n’est pas encore parfait. L’accès à l’électricité reste un frein majeur dans les zones rurales. La fracture numérique est réelle : seuls 38 % des agriculteurs ont un smartphone. Et les infrastructures logistiques peinent à suivre la croissance de la production. Mais malgré ces obstacles, l’enthousiasme est palpable. « Il y a cinq ans, je pensais quitter la ferme. Aujourd’hui, je forme d’autres jeunes à l’agriculture de précision », raconte Proud Ncube, 27 ans, dans la région de Manicaland. « On peut nourrir notre pays, et même exporter. Il suffit de croire en la technologie. » En 2023, le Zimbabwe a enregistré une hausse de 18 % de sa production céréalière. Le pays, qui importait du blé, commence à en exporter vers la Zambie. Les marchés locaux se remplissent de produits frais, et les revenus agricoles repartent à la hausse. Alors que les défis climatiques s’intensifient, cette transformation soulève une question essentielle : et si l’avenir de l’agriculture africaine se jouait non pas dans les labours, mais dans les algorithmes ? #### Zimbabwe : la culture du tabac à l’épreuve de l’insécurité alimentaire Le Zimbabwe est un pays qui s’est toujours illustré par sa culture du tabac. Une culture qui a longtemps été la principale source de revenus pour les agriculteurs et qui représente toujours un important secteur de l’économie. Cependant, cette culture est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis, notamment l’insécurité alimentaire, qui menace la survie des agriculteurs et des consommateurs. Dans cet article, nous allons étudier la manière dont le Zimbabwe aborde ces défis et comment le tabac est utilisé pour aider à lutter contre l’insécurité alimentaire. Les défis de l’insécurité alimentaire au Zimbabwe L’insécurité alimentaire est un problème grave au Zimbabwe. Selon les estimations, environ 4,1 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, ce qui représente environ 40 % de la population. Les principales causes de l’insécurité alimentaire sont la pauvreté, la dégradation des terres agricoles, la sécheresse et les conflits. La faible productivité agricole est également un facteur important, car elle entraîne des prix élevés des denrées alimentaires et une mauvaise qualité des produits. Voici une vidéo relatant cette nouvelle : De plus, le Zimbabwe est confronté à un autre défi majeur : le manque de financement pour l’agriculture. Les agriculteurs manquent de fonds pour acheter des semences et des engrais, ce qui entraîne une baisse de la production agricole et une hausse des prix des produits alimentaires. La situation est encore plus grave dans les zones rurales, où les agriculteurs sont les plus touchés par la pauvreté et l’insécurité alimentaire. La culture du tabac comme solution à l’insécurité alimentaire La culture du tabac est une des principales sources de revenus pour les agriculteurs du Zimbabwe. En effet, le tabac est l’une des principales exportations du pays et représente environ 25 % de ses exportations totales. Cependant, le tabac est également utilisé pour lutter contre l’insécurité alimentaire. En effet, les agriculteurs peuvent utiliser les revenus du tabac pour acheter des semences et des engrais, ce qui leur permet d’augmenter leur production agricole et de réduire leurs coûts de production. De plus, les agriculteurs peuvent également utiliser les revenus du tabac pour acheter des denrées alimentaires, ce qui leur permet de mieux nourrir leur famille et de lutter contre l’insécurité alimentaire. De plus, le tabac est également utilisé pour aider à réduire la pauvreté. En effet, les agriculteurs peuvent utiliser les revenus du tabac pour acheter des biens et des services, ce qui leur permet de mieux s’en sortir financièrement et d’améliorer leurs conditions de vie. De plus, le tabac est également utilisé pour aider à financer des programmes d’aide alimentaire dans les zones rurales les plus touchées par l’insécurité alimentaire. L’avenir de la culture du tabac au Zimbabwe Bien que le tabac soit un moyen efficace de lutter contre l’insécurité alimentaire, il est important de reconnaître que cette culture a également des effets négatifs sur l’environnement et la santé. En effet, la culture du tabac entraîne une dégradation des sols et de l’eau, ce qui peut avoir des conséquences négatives sur l’agriculture et la santé des populations. De plus, le tabac est également lié à des problèmes de santé tels que le cancer et les maladies cardiovasculaires. Malgré ces effets négatifs, le tabac reste une des principales sources de revenus pour les agriculteurs du Zimbabwe et une des principales industries du pays. Dans les années à venir, il est donc important que le Zimbabwe continue à promouvoir la culture du tabac, tout en prenant des mesures pour réduire les effets négatifs sur l’environnement et la santé. Il est également important que le pays continue à utiliser le tabac pour lutter contre l’insécurité alimentaire, en encourageant les agriculteurs à utiliser les revenus du tabac pour acheter des denrées alimentaires et des semences et en finançant des programmes d’aide alimentaire dans les zones les plus touchées. La culture du tabac est une tradition ancrée dans la culture du Zimbabwe et elle est une des principales sources de revenus pour les agriculteurs du pays. Cependant, cette culture est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis, notamment l’insécurité alimentaire, qui menace la survie des agriculteurs et des consommateurs. Heureusement, le tabac peut être utilisé pour aider à lutter contre l’insécurité alimentaire, en permettant aux agriculteurs d’acheter des denrées alimentaires et des semences et en finançant des programmes d’aide alimentaire. Dans les années à venir, il est donc important que le Zimbabwe continue à promouvoir la culture du tabac, tout en prenant des mesures pour réduire les effets négatifs sur l’environnement et la santé. #### Zimbabwe : la décision de la Cour suprême laisse le MDC dans le désarroi Le principal parti d’opposition du Zimbabwe, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), est affaibli par les tensions à la direction et les querelles politiques. Le MDC a tenu une conférence meurtrière pour choisir un nouveau chef en décembre et cela a abouti à une bataille juridique. Thokozani Khupe, du MDC, s’est présenté comme le chef du parti contre Douglas Mwonzora. Elle a perdu le vote et a intenté une action en justice pour rejeter les résultats, affirmant que le vote avait été truqué. Ce n’est qu’une parmi une série de batailles juridiques qui ont affaibli et divisé l’opposition. En avril, Khupe du MDC a obtenu un jugement de la Cour suprême pour utiliser le nom officiel du parti, MDC-T. Le chef de l’opposition Nelson Chamisa s’est opposé à Khupe et, lors des élections nationales de 2018, était le candidat d’une coalition de partis politiques appelée MDC-Alliance. Khupe a marqué son autorité sur le parti en rappelant des membres élus du parlement, leur faisant perdre leurs sièges. Vague d’expulsion Quelque 31 législateurs ont été expulsés en vertu de l’article 129 de la Constitution, qui stipule qu’un membre du parlement perd son siège s’il cesse d’être membre du parti sous lequel il élu. Settlement Chikwinya, un législateur MDC-Alliance pour Mbizo, Kwekwe a déclaré à The Africa Report : « Le rappel d’un membre du parlement enlève le droit de bénéficier d’une représentation pour l’électorat et le droit de représenter par le membre du parlement. » Lovemore Madhuku, expert en droit constitutionnel et professeur à l’Université du Zimbabwe, explique qu’un député perd son siège simplement parce que le parti lui rappelle qu’il a été élu au parlement au moment de l’élection. Ils perdent leur siège mais ils pourraient encore être capables et avoir confiance dans les électeurs. Chamisa pas étouffé Chamisa accuse la Cour suprême de partialité et d’ingérence politique. Lors des élections, Nelson Chamisa dirigeait la MDC-Alliance, reconnue comme un parti politique. Il est apparu sur le bulletin de vote et les députés ont fait campagne en utilisant le nom MDC-Alliance au lieu du MDC-T. Voici une vidéo en anglais relatant le mouvement de l’opposition : À Gwanda, dans le Matabeleland Sud, Alice Masawi, secrétaire de district du MDC-Alliance, raconte à The Africa Report comment les expulsions des représentants au parlement ont violé les droits de vote de l’électorat. Une circonscription sans représentation au parlement manque en termes de transmission de ses problèmes, il n’y a pas de réponse législative et elle est laissée. Réduction de l’espace Une publication de 2020 Crisis in Zimbabwe Coalition, The Southern Africa Power Matrix – Covid-19 and the Shrinking Democratic Space in SADC, expose comment les gouvernements autoritaires de la région de la SADC ont fermé l’espace démocratique à la suite de l’épidémie de pandémie mondiale, le coronavirus. L’épidémie de la pandémie de Covid-19 en Afrique australe au début de mars 2020 a vu la plupart des gouvernements adopter des lois d’urgence, des décisions qui ont de lourdes conséquences pour la participation politique et l’inclusion, risquant une nouvelle crise démocratique, lit-on dans le rapport. “Crédit photo www.zimeye.net” #### ZMR lance Touch Motor en Afrique : un système pod intelligent conçu pour la nouvelle génération africaine portée par la technologie Lancé en mars 2026 sur les principaux marchés urbains d’Afrique, au Kenya, au Nigeria et en Afrique du Sud, Touch Motor associe design modulaire, commande par écran tactile et connectivité sociale, ouvrant de nouvelles perspectives commerciales aux détaillants africains. Nairobi, Kenya – ZMR a annoncé aujourd’hui le lancement très attendu de Touch Motor, un système pod de nouvelle génération qui fera son entrée sur le marché africain en mars 2026. Conçu pour la jeunesse dynamique et technophile de la nouvelle Afrique, Touch Motor combine technologie de pointe, performances durables et expérience socialement connectée, redéfinissant le vapotage moderne. Touch Motor introduit une structure détachable avant-arrière unique, permettant aux utilisateurs de remplacer le module pod de 10 ml tout en conservant le module batterie avec écran de 1000 mAh. Le verrouillage magnétique offre une expérience robuste de type « cartouche », prolongeant nettement la durée de vie du produit et augmentant la fréquence de réachat, tout en proposant aux détaillants un produit à forte valeur et à demande prévisible sur le long terme. Au cœur de l’appareil se trouve un écran IPS tactile intégral de 2,4 pouces, avec une interface intuitive par balayage incurvé, affichant en temps réel le niveau de batterie, le mode de bouffée et l’heure. Grâce à trois modes de puissance réglables — Light, Balance et Boost — les utilisateurs peuvent personnaliser facilement leur expérience, tandis que les détaillants bénéficient d’une réelle opportunité de montée en gamme grâce à des niveaux de performance différenciés. En outre, Touch Motor est proposé en 10 coloris signature et 10 saveurs, permettant aux consommateurs d’exprimer leur identité et leurs préférences, une tendance culturelle en forte progression sur les grands marchés urbains africains. L’appareil se connecte également à l’application ZMR via Bluetooth, permettant aux utilisateurs VIP d’interagir avec des amis à proximité, de partager leurs expériences et d’accéder à des avantages réservés aux membres. Cela crée une dynamique sociale distinctive qui favorise la fidélisation, les achats répétés et le bouche-à-oreille au bénéfice des détaillants. ZMR met l’accent sur le rapport qualité-prix autant que sur l’innovation. Grâce à son pod longue durée de 10 ml, à son système d’alimentation efficace et à son module batterie réutilisable, Touch Motor s’impose comme l’un des systèmes pod premium les plus économiques de la région, particulièrement adapté aux marchés où la valeur économique et la durabilité sont des critères d’achat essentiels. La sécurité reste au cœur de la mission de ZMR. Touch Motor intègre un verrouillage de sécurité enfant, une protection contre les fuites, les courts-circuits, la surutilisation, la surcharge et la batterie faible. Des informations claires à l’écran renforcent la transparence pour l’utilisateur et encouragent un usage responsable réservé aux adultes. Le produit est destiné exclusivement aux fumeurs adultes de 18 ans et plus. « Touch Motor incarne l’engagement de ZMR à créer une valeur concrète pour l’écosystème de la distribution en Afrique », a déclaré le directeur régional Afrique de ZMR. « Nous proposons aux détaillants un produit premium différenciant et offrons aux jeunes consommateurs adultes une nouvelle manière d’exprimer leur identité et de se connecter entre eux. Telle est notre vision pour la nouvelle Afrique : une technologie qui rapproche les personnes, de manière responsable. » Touch Motor sera officiellement disponible à partir de mars 2026 et sera lancé sur trois marchés clés — le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud — en commençant par les grandes villes et leurs zones périphériques, avant une extension de la distribution via des partenaires et points de vente sélectionnés. ZMR accueille dès à présent les distributeurs et partenaires retail à travers l’Afrique. À propos de ZMR ZMR est une marque mondiale de vape axée sur l’innovation, engagée en faveur d’une technologie responsable, d’un haut niveau de sécurité produit et de nouvelles expériences consommateurs inspirantes. En mettant l’accent sur les appareils intelligents, l’innovation aromatique et la connectivité sociale, ZMR entend accompagner l’évolution du mode de vie moderne de la nouvelle Afrique. Sur le même sujet Éducation en AfriquePétrole en Afrique en 2026 A lire aussi sur innovation et nouveaux marches Le lancement de produits technologiques en Afrique s’inscrit dans une dynamique plus large : business rentables en Afrique, metiers qui recrutent en Afrique et classement PIB Afrique. Ces liens aident a replacer l’innovation dans la taille reelle des marches. #### Zones économiques spéciales en Côte d’Ivoire : Yamoussoukro, San Pedro, Korhogo Les zones économiques spéciales en Côte d’Ivoire sont des espaces industriels conçus pour attirer les investisseurs grâce à des infrastructures renforcées, une fiscalité plus attractive et une spécialisation par filière. Les principales zones économiques spéciales en Côte d’Ivoire ZonePositionnementIntérêt pour les investisseursYamoussoukroAgro-industrie et pharmaciePosition centrale et accès routiersSan PedroCacao, logistique et exportProximité du port et transformation localeKorhogoTextile et cotonDéveloppement industriel du nord du paysAbidjan et BouakéIndustrie, services et logistiqueBassin économique et main-d’œuvre qualifiée À quelques kilomètres d’Abidjan, des bulldozers soulèvent la poussière rouge de la savane. Là où il n’y avait que brousse et silence, s’élèvent désormais des entrepôts modernes, des routes flambant neuves et une promesse : celle d’un avenir industriel pour la Côte d’Ivoire. Dans l’ombre des palmiers, une transformation silencieuse est en marche. Un tournant stratégique pour l’économie ivoirienne Depuis 2020, la Côte d’Ivoire mise sur un modèle économique audacieux pour accélérer sa croissance : les zones économiques spéciales (ZES). Ces territoires à fiscalité allégée et à infrastructures renforcées ont pour ambition d’attirer des investissements étrangers massifs. Et les résultats commencent à se faire sentir. « Nous avons reçu plus de 2,5 milliards de dollars d’intentions d’investissement en moins de trois ans », affirme Koffi N’Guessan, directeur de l’Agence de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI). « C’est une révolution silencieuse qui se joue ici. » La stratégie repose sur un maillage du territoire avec des pôles industriels spécialisés. De San Pedro à Korhogo, en passant par Abidjan et Bouaké, chaque zone est pensée pour répondre à des besoins précis : agro-industrie, transformation minière, logistique ou encore textile. La ZES de Yamoussoukro : un laboratoire industriel À Yamoussoukro, capitale politique du pays, une zone pilote a vu le jour sur plus de 940 hectares. Elle abrite déjà plusieurs entreprises agroalimentaires et pharmaceutiques, attirées par des exonérations fiscales pouvant aller jusqu’à 10 ans. « Nous avons choisi Yamoussoukro pour sa position centrale et sa proximité avec des axes routiers majeurs », explique Fatou Diabaté, responsable du projet pour le ministère du Commerce. « C’est un hub logistique naturel. » Les entreprises installées bénéficient d’un accès facilité aux matières premières, d’un guichet unique administratif et d’un raccordement prioritaire aux réseaux d’eau et d’électricité. Une aubaine dans un pays où les coupures de courant restent fréquentes. En 2023, la zone a enregistré une croissance de 18 % de ses activités industrielles, un record national. San Pedro : la porte d’entrée du cacao transformé Deuxième port du pays, San Pedro est au cœur d’un autre projet phare. Longtemps simple point d’exportation du cacao brut, la ville se transforme en plateforme de transformation industrielle. « Nous voulons que 50 % de notre cacao soit transformé localement d’ici 2025 », annonce fièrement Mamadou Sangaré, directeur de la zone économique spéciale de San Pedro. « Cela créera des milliers d’emplois et augmentera nos revenus d’exportation. » La zone, qui s’étend sur 1 200 hectares, accueille déjà des unités de broyage et de fabrication de chocolat. Grâce à des partenariats public-privé, elle ambitionne de devenir la première zone agro-industrielle d’Afrique de l’Ouest. En 2022, plus de 410 000 tonnes de fèves ont été traitées sur place, contre à peine 180 000 en 2018. Korhogo : le pari du textile et du coton Au nord du pays, la ville de Korhogo se prépare à accueillir une zone dédiée à la filière coton. Une initiative saluée par les producteurs locaux, longtemps dépendants des fluctuations du marché mondial. « Avant, on vendait notre coton brut à bas prix. Maintenant, on parle de filatures, de tissages, de vêtements fabriqués ici », se réjouit Ibrahim Coulibaly, cultivateur à Ferkessédougou. Le projet prévoit la création de 15 000 emplois directs d’ici 2026. Des usines de filature et de confection sont en cours de construction, avec l’appui d’investisseurs turcs et indiens. Cette zone vise aussi à réduire les importations de vêtements, évaluées à plus de 300 millions de dollars par an. Une manière de relocaliser la valeur ajoutée tout en renforçant la souveraineté économique du pays. Des avantages fiscaux qui séduisent Ce qui attire les investisseurs, au-delà des infrastructures, ce sont les incitations fiscales. Dans les ZES, les entreprises bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur les bénéfices pendant cinq à dix ans, selon le secteur d’activité. Les droits de douane sont également réduits, tout comme la TVA sur les équipements importés. Un cadre qui permet à certains groupes de réduire de 30 % leurs coûts d’installation. « C’est un environnement très compétitif, qui rivalise avec le Maroc ou le Rwanda », estime Jean-Luc Moreau, directeur Afrique de l’Ouest pour un groupe industriel français. « La Côte d’Ivoire a compris qu’il fallait créer un écosystème favorable à la production locale. » En parallèle, le gouvernement met l’accent sur la formation professionnelle, avec la création de centres techniques au sein même des zones. Des défis à relever malgré l’élan Mais tout n’est pas encore gagné. Plusieurs projets accusent des retards, notamment à Bouaké et Odienné, en raison de problèmes fonciers ou d’accès à l’électricité. « Il faut accélérer la mise en œuvre des infrastructures de base », reconnaît un haut fonctionnaire du ministère de l’Économie. « Les investisseurs sont exigeants et ne peuvent pas attendre indéfiniment. » La question de l’impact environnemental se pose aussi. À San Pedro, des ONG dénoncent la déforestation liée à l’extension de la zone industrielle. Le gouvernement promet des mesures de compensation, mais la vigilance reste de mise. Enfin, la stabilité politique est un facteur clé. Si la Côte d’Ivoire a retrouvé une certaine sérénité depuis 2011, les tensions régionales et les échéances électorales futures pourraient peser sur la confiance des investisseurs. Pourtant, malgré ces défis, l’élan est là. Et il semble irréversible. « Ce que nous construisons aujourd’hui, ce sont les fondations d’une Côte d’Ivoire industrielle », résume Koffi N’Guessan. « Ce n’est pas un rêve. C’est déjà une réalité. » Une nouvelle carte économique en train de naître Dans les terres rouges de Yamoussoukro, les docks de San Pedro ou les champs de coton de Korhogo, une nouvelle carte économique se dessine. Plus résiliente, plus locale, plus ambitieuse. La Côte d’Ivoire, longtemps connue pour ses matières premières, veut désormais être reconnue pour sa capacité à transformer, à innover, à produire. Les zones économiques spéciales ne sont peut-être que le début d’un basculement plus profond. Mais la question demeure : ce modèle tiendra-t-il ses promesses à long terme, ou risque-t-il de creuser de nouvelles inégalités entre les régions ? Sur le même sujet Entrepreneuriat en Côte d’IvoireCapitale du Nigeria : Abuja Réponse rapide Cette page répond d’abord à la requête « zes », puis élargit le sujet avec les informations utiles pour comprendre le contexte africain.Pour approfondirTop 10 des pays les plus riches d’Afrique FAQ ciblee Google Search Console Quelle est la reponse rapide sur “zes” ? Cette requete renvoie a un besoin de reponse directe : definition, classement, contexte pays ou comparaison. L’article ci-dessus donne le detail ; pour aller plus loin, consultez nos dossiers sur le PIB des pays africains, les pays les plus developpes d Afrique et les business rentables en Afrique. Pourquoi cette information peut evoluer ? Les donnees economiques, les nominations, les regles sectorielles et les classements changent avec les mises a jour officielles. Il faut donc verifier l’annee de publication et la source avant de reprendre un chiffre. #### الأوروبي لموسم 2022/2023 لورينزو بيليجريني –  أفضل مساعد في الدوري الدوري الأوروبي هي بطولة تشارك فيها الأندية الكبرى من جميع أنحاء العالم القديم. إنه لأمر مرموق الفوز بها و بإحدى الجوائز الفردية. يعد التسجيل الآن في 1xBet مصر فرصة لمتابعة مباريات من عالم هذه البطولة وكسب المال في كل مواجهة. في الدوري الأوروبي هناك صراع على لقب أفضل مساعد. وفي موسم 2022/2023، فاز لورينزو بيليجريني بالجائزة الفردية المرموقة. قام لاعب خط وسط روما بأربع تمريرات دقيقة. وكان كابتن الفريق أحد قادة هجوم النادي، فلا غرابة أن يكون من بين الفائزين بجائزة شخصية. ومن الجدير بالذكر أن بيليجريني تقاسم الجائزة مع عدد من الفنانين الآخرين. ومع ذلك، كان “روما” هو الذي وصل في النهاية إلى أبعد من البقية في البطولة. وصل النادي الروماني إلى النهائي. صحيح أن “الذئاب” ما زالوا يخسرون أمام “إشبيلية” في المواجهة الحاسمة. بالمناسبة، من السهل أيضًا متابعة مبارياتها في منصة موثوقة. أما بيليجريني فقد قدم موسمًا جيدًا. كان الفريق يفتقر إلى الكثير للفوز باللقب المنشود. ومع ذلك، فإن الجائزة الفردية يجب أن تكون بمثابة عزاء للورينزو. لا يزال من السهل المراهنة على مباريات روما في شركة موثوقة. ضمن 1xBet يمكن لكل مشجع من مصر أن يجد شيئًا مثيرًا للاهتمام لنفسه. هنا يمكن لأي شخص أن يكسب المال مما يجيده، سواء كان ذلك في كرة القدم أو غيرها من المسابقات. لماذا حصل الإيطالي على الجائزة؟ لورينزو هو أحد الشخصيات المركزية في التشكيلات التكتيكية لروما. لذلك، كان في كثير من الأحيان هو من يبدأ هجمات النادي، ويبحث عن شركاء في الملعب بتمريراته. سمح هذا للرومان بالتقدم حتى الآن في فئة البطولة. يمكنك مراقبة التقدم الحالي في منصة موثوقة. قم بالتسجيل وتحديد مصرxBet برومو كود 1 وستحصل بالتأكيد على مكافأة تستحقها. يمكن استثمارها بما في ذلك في المعارك التي يشارك فيها النادي الروماني. لقد لعب بيليجريني منذ فترة طويلة دورًا مهمًا في هذا الفريق. لقد كانت خبرته، فضلاً عن الفهم الجيد لما يستطيع شركاؤه القيام به، هي التي جعلته في النهاية صانع ألعاب ممتازًا. وبالعودة إلى بيليجريني، يمكن الإشارة إلى أنه تمكن من تقديم 4 تمريرات حاسمة والفوز بجائزته بسبب: رؤية جيدة للملعب مما ساعده في العثور على شركاء بانتظام بتمريراته؛ سرعة التفكير لأن الخصوم غالبًا ما كانوا غير مستعدين للتصرفات التي قد يتخذها الإيطالي؛ الكيمياء مع شركاء مثل تامي أبراهام وباولو ديبالا وآخرين، غالبًا ما يحولون تمريرات بيليجريني إلى تسديدات دقيقة؛ الصفات القيادية والمسؤولية – لم يتردد اللاعب في أخذ زمام المبادرة وهذا غالبًا ما أفاد فريقه. وهكذا فاز لورنزو بالجائزة الفردية بجدارة. تعرض الآن شركة متابعة فريقها. قم بإنشاء حساب شخصي في 1xBet وأدخل برومو كود مصر وقم بتعبئة حسابك، ويمكنك البدء في اللعب في أفضل الظروف. هنا ستتاح لك الفرصة لكسب المال مما تجيده. ### Pages #### Contactez la rédaction Contactez la rédaction LesAfriques.com grâce à ce formulaire : Votre nom (obligatoire) Votre adresse de messagerie (obligatoire) Objet Votre message #### Mentions légales 1. Présentation du site. En vertu de l’article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique, il est précisé aux utilisateurs du site lesafriques.com l’identité des différents intervenants dans le cadre de sa réalisation et de son suivi : Propriétaire : ZB Publishing – LLC – 30 Gould St STE N 82801 SHERIDAN – USAResponsable publication : PAUL WYATT – contactLe responsable publication est une personne physique ou une personne morale.Webmaster : PAUL WYATT Hébergeur : Alwaysdata – 62 RUE TIQUETONNE 75002 PARIS 2. Conditions générales d’utilisation du site et des services proposés. L’utilisation du site lesafriques.com implique l’acceptation pleine et entière des conditions générales d’utilisation ci-après décrites. Ces conditions d’utilisation sont susceptibles d’être modifiées ou complétées à tout moment, les utilisateurs du site lesafriques.com sont donc invités à les consulter de manière régulière. Ce site est normalement accessible à tout moment aux utilisateurs. Une interruption pour raison de maintenance technique peut être toutefois décidée par Paul Wyatt, qui s’efforcera alors de communiquer préalablement aux utilisateurs les dates et heures de l’intervention. Le site lesafriques.com est mis à jour régulièrement par Paul Wyatt. De la même façon, les mentions légales peuvent être modifiées à tout moment : elles s’imposent néanmoins à l’utilisateur qui est invité à s’y référer le plus souvent possible afin d’en prendre connaissance. 3. Description des services fournis. Le site lesafriques.com a pour objet de fournir une information concernant l’ensemble des activités de la société. Paul Wyatt s’efforce de fournir sur le site lesafriques.com des informations aussi précises que possible. Toutefois, il ne pourra être tenue responsable des omissions, des inexactitudes et des carences dans la mise à jour, qu’elles soient de son fait ou du fait des tiers partenaires qui lui fournissent ces informations. Tous les informations indiquées sur le site lesafriques.com sont données à titre indicatif, et sont susceptibles d’évoluer. Par ailleurs, les renseignements figurant sur le site lesafriques.com ne sont pas exhaustifs. Ils sont donnés sous réserve de modifications ayant été apportées depuis leur mise en ligne. 4. Limitations contractuelles sur les données techniques. Le site utilise la technologie JavaScript. Le site Internet ne pourra être tenu responsable de dommages matériels liés à l’utilisation du site. De plus, l’utilisateur du site s’engage à accéder au site en utilisant un matériel récent, ne contenant pas de virus et avec un navigateur de dernière génération mis-à-jour 5. Propriété intellectuelle et contrefaçons. Paul Wyatt est propriétaire des droits de propriété intellectuelle ou détient les droits d’usage sur tous les éléments accessibles sur le site, notamment les textes, images, graphismes, logo, icônes, sons, logiciels. Toute reproduction, représentation, modification, publication, adaptation de tout ou partie des éléments du site, quel que soit le moyen ou le procédé utilisé, est interdite, sauf autorisation écrite préalable de : Paul Wyatt. Toute exploitation non autorisée du site ou de l’un quelconque des éléments qu’il contient sera considérée comme constitutive d’une contrefaçon et poursuivie conformément aux dispositions des articles L.335-2 et suivants du Code de Propriété Intellectuelle. 6. Limitations de responsabilité. Paul Wyatt ne pourra être tenue responsable des dommages directs et indirects causés au matériel de l’utilisateur, lors de l’accès au site lesafriques.com, et résultant soit de l’utilisation d’un matériel ne répondant pas aux spécifications indiquées au point 4, soit de l’apparition d’un bug ou d’une incompatibilité. Paul Wyatt ne pourra également être tenue responsable des dommages indirects (tels par exemple qu’une perte de marché ou perte d’une chance) consécutifs à l’utilisation du site lesafriques.com. Des espaces interactifs (possibilité de poser des questions dans l’espace contact) sont à la disposition des utilisateurs. Paul Wyatt se réserve le droit de supprimer, sans mise en demeure préalable, tout contenu déposé dans cet espace qui contreviendrait à la législation applicable en France, en particulier aux dispositions relatives à la protection des données. Le cas échéant, Paul Wyatt se réserve également la possibilité de mettre en cause la responsabilité civile et/ou pénale de l’utilisateur, notamment en cas de message à caractère raciste, injurieux, diffamant, ou pornographique, quel que soit le support utilisé (texte, photographie…). 7. Gestion des données personnelles. En France, les données personnelles sont notamment protégées par la loi n° 78-87 du 6 janvier 1978, la loi n° 2004-801 du 6 août 2004, l’article L. 226-13 du Code pénal et la Directive Européenne du 24 octobre 1995. A l’occasion de l’utilisation du site lesafriques.com, peuvent êtres recueillies : l’URL des liens par l’intermédiaire desquels l’utilisateur a accédé au site lesafriques.com, le fournisseur d’accès de l’utilisateur, l’adresse de protocole Internet (IP) de l’utilisateur. En tout état de cause Paul Wyatt ne collecte des informations personnelles relatives à l’utilisateur que pour le besoin de certains services proposés par le site lesafriques.com. L’utilisateur fournit ces informations en toute connaissance de cause, notamment lorsqu’il procède par lui-même à leur saisie. Il est alors précisé à l’utilisateur du site lesafriques.com l’obligation ou non de fournir ces informations. Conformément aux dispositions des articles 38 et suivants de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur dispose d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition aux données personnelles le concernant, en effectuant sa demande écrite et signée, accompagnée d’une copie du titre d’identité avec signature du titulaire de la pièce, en précisant l’adresse à laquelle la réponse doit être envoyée. Aucune information personnelle de l’utilisateur du site lesafriques.com n’est publiée à l’insu de l’utilisateur, échangée, transférée, cédée ou vendue sur un support quelconque à des tiers. Seule l’hypothèse du rachat de Paul Wyatt et de ses droits permettrait la transmission des dites informations à l’éventuel acquéreur qui serait à son tour tenu de la même obligation de conservation et de modification des données vis à vis de l’utilisateur du site lesafriques.com. Le site n’est pas déclaré à la CNIL car il ne recueille pas d’informations personnelles. . Les bases de données sont protégées par les dispositions de la loi du 1er juillet 1998 transposant la directive 96/9 du 11 mars 1996 relative à la protection juridique des bases de données. 8. Liens hypertextes et cookies. Le site lesafriques.com contient un certain nombre de liens hypertextes vers d’autres sites, mis en place avec l’autorisation de Paul Wyatt. Cependant, Paul Wyatt n’a pas la possibilité de vérifier le contenu des sites ainsi visités, et n’assumera en conséquence aucune responsabilité de ce fait. La navigation sur le site lesafriques.com est susceptible de provoquer l’installation de cookie(s) sur l’ordinateur de l’utilisateur. Un cookie est un fichier de petite taille, qui ne permet pas l’identification de l’utilisateur, mais qui enregistre des informations relatives à la navigation d’un ordinateur sur un site. Les données ainsi obtenues visent à faciliter la navigation ultérieure sur le site, et ont également vocation à permettre diverses mesures de fréquentation. Le refus d’installation d’un cookie peut entraîner l’impossibilité d’accéder à certains services. L’utilisateur peut toutefois configurer son ordinateur de la manière suivante, pour refuser l’installation des cookies : Sous Internet Explorer : onglet outil (pictogramme en forme de rouage en haut a droite) / options internet. Cliquez sur Confidentialité et choisissez Bloquer tous les cookies. Validez sur Ok. Sous Firefox : en haut de la fenêtre du navigateur, cliquez sur le bouton Firefox, puis aller dans l’onglet Options. Cliquer sur l’onglet Vie privée. Paramétrez les Règles de conservation sur : utiliser les paramètres personnalisés pour l’historique. Enfin décochez-la pour désactiver les cookies. Sous Safari : Cliquez en haut à droite du navigateur sur le pictogramme de menu (symbolisé par un rouage). Sélectionnez Paramètres. Cliquez sur Afficher les paramètres avancés. Dans la section “Confidentialité”, cliquez sur Paramètres de contenu. Dans la section “Cookies”, vous pouvez bloquer les cookies. Sous Chrome : Cliquez en haut à droite du navigateur sur le pictogramme de menu (symbolisé par trois lignes horizontales). Sélectionnez Paramètres. Cliquez sur Afficher les paramètres avancés. Dans la section “Confidentialité”, cliquez sur préférences. Dans l’onglet “Confidentialité”, vous pouvez bloquer les cookies. 9. Droit applicable et attribution de juridiction. Tout litige en relation avec l’utilisation du site lesafriques.com est soumis au droit français. Il est fait attribution exclusive de juridiction aux tribunaux compétents de Paris. 10. Les principales lois concernées. Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978, notamment modifiée par la loi n° 2004-801 du 6 août 2004 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés. Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique. 11. Lexique. Utilisateur : Internaute se connectant, utilisant le site susnommé. Informations personnelles : « les informations qui permettent, sous quelque forme que ce soit, directement ou non, l’identification des personnes physiques auxquelles elles s’appliquent » (article 4 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978). #### Politique de confidentialité Qui sommes-nous ? L’adresse de notre site Web est : https://lesafriques.com. Utilisation des données personnelles collectées Commentaires Quand vous laissez un commentaire sur notre site web, les données inscrites dans le formulaire de commentaire, mais aussi votre adresse IP et l’agent utilisateur de votre navigateur sont collectés pour nous aider à la détection des commentaires indésirables. Une chaîne anonymisée créée à partir de votre adresse de messagerie (également appelée hash) peut être envoyée au service Gravatar pour vérifier si vous utilisez ce dernier. Les clauses de confidentialité du service Gravatar sont disponibles ici : https://automattic.com/privacy/. Après validation de votre commentaire, votre photo de profil sera visible publiquement à coté de votre commentaire. Médias Si vous êtes un utilisateur ou une utilisatrice enregistré·e et que vous téléversez des images sur le site web, nous vous conseillons d’éviter de téléverser des images contenant des données EXIF de coordonnées GPS. Les visiteurs de votre site web peuvent télécharger et extraire des données de localisation depuis ces images. Formulaires de contact Cookies Si vous déposez un commentaire sur notre site, il vous sera proposé d’enregistrer votre nom, adresse de messagerie et site web dans des cookies. C’est uniquement pour votre confort afin de ne pas avoir à saisir ces informations si vous déposez un autre commentaire plus tard. Ces cookies expirent au bout d’un an. Si vous vous rendez sur la page de connexion, un cookie temporaire sera créé afin de déterminer si votre navigateur accepte les cookies. Il ne contient pas de données personnelles et sera supprimé automatiquement à la fermeture de votre navigateur. Lorsque vous vous connecterez, nous mettrons en place un certain nombre de cookies pour enregistrer vos informations de connexion et vos préférences d’écran. La durée de vie d’un cookie de connexion est de deux jours, celle d’un cookie d’option d’écran est d’un an. Si vous cochez « Se souvenir de moi », votre cookie de connexion sera conservé pendant deux semaines. Si vous vous déconnectez de votre compte, le cookie de connexion sera effacé. En modifiant ou en publiant une publication, un cookie supplémentaire sera enregistré dans votre navigateur. Ce cookie ne comprend aucune donnée personnelle. Il indique simplement l’ID de la publication que vous venez de modifier. Il expire au bout d’un jour. Contenu embarqué depuis d’autres sites Les articles de ce site peuvent inclure des contenus intégrés (par exemple des vidéos, images, articles…). Le contenu intégré depuis d’autres sites se comporte de la même manière que si le visiteur se rendait sur cet autre site. Ces sites web pourraient collecter des données sur vous, utiliser des cookies, embarquer des outils de suivis tiers, suivre vos interactions avec ces contenus embarqués si vous disposez d’un compte connecté sur leur site web. Statistiques et mesures d’audience Utilisation et transmission de vos données personnelles Durées de stockage de vos données Si vous laissez un commentaire, le commentaire et ses métadonnées sont conservés indéfiniment. Cela permet de reconnaître et approuver automatiquement les commentaires suivants au lieu de les laisser dans la file de modération. Pour les utilisateurs et utilisatrices qui s’enregistrent sur notre site (si cela est possible), nous stockons également les données personnelles indiquées dans leur profil. Tous les utilisateurs et utilisatrices peuvent voir, modifier ou supprimer leurs informations personnelles à tout moment (à l’exception de leur nom d’utilisateur·ice). Les gestionnaires du site peuvent aussi voir et modifier ces informations. Les droits que vous avez sur vos données Si vous avez un compte ou si vous avez laissé des commentaires sur le site, vous pouvez demander à recevoir un fichier contenant toutes les données personnelles que nous possédons à votre sujet, incluant celles que vous nous avez fournies. Vous pouvez également demander la suppression des données personnelles vous concernant. Cela ne prend pas en compte les données stockées à des fins administratives, légales ou pour des raisons de sécurité. Transmission de vos données personnelles Les commentaires des visiteurs peuvent être vérifiés à l’aide d’un service automatisé de détection des commentaires indésirables. Informations de contact Vous pouvez nous contacter ici : formulaire de contact